Bombardement chimique en Syrie : les intox à l’épreuve des faits


Syrie, attaque chimique de l’aviation du régime contre la population civile à Khan Cheikhoun 4 avril 2017

Ce que l’on sait de l’attaque de Khan Cheikhoun du 4 avril, au-delà des manipulations diffusées notamment par le gouvernement russe et le régime syrien.

LE MONDE |  12.04.2017

Le 4 avril vers 6 h 30 du matin, quatre explosions secouent la localité de Khan Cheikhoun, située à une cinquantaine de kilomètres d’Idlib et à une vingtaine de kilomètres de la ligne de front du nord d’Hama, qui sépare forces du régime et groupes rebelles dans le nord-ouest de la Syrie. Quatre-vingt-sept personnes perdent la vie et 557 sont blessées après avoir été atteintes par des gaz chimiques, selon la direction de la santé de la province.
Une exposition aux gaz que plus personne ne conteste, pas même le gouvernement syrien. Mais plusieurs autres points font l’objet de controverses, parfois sur la foi d’arguments fallacieux. Explications.
Premières divergences : l’heure du raid aérien syrien

CE QUE DIT LE RÉGIME SYRIEN
Le gouvernement syrien a reconnu, le 6 avril, avoir conduit un raid aérien le 4 avril, mais plusieurs heures après l’horaire rapporté par les témoignages sur place, tout en niant avoir lui-même utilisé des armes chimiques et en mettant en doute le bilan avancé par les services de secours :
« Le premier raid aérien mené par l’armée de l’air a eu lieu à 11 h 30 ce jour-là et il a attaqué et détruit un dépôt d’armes chimiques appartenant au Front Al-Nosra. »

POURQUOI C’EST FAUX
Les premiers témoignages ont rapidement accusé un « Sukhoï 22 » des forces aériennes syriennes d’avoir bombardé la ville vers 6 h 30 heure locale. Une vidéo a notamment été postée deux heures plus tard (elle est datée du 3 avril car la plate-forme YouTube indique l’heure californienne).
L’heure du raid aérien – matinale et inhabituelle dans ce secteur – prend de court les équipes médicales et de la défense civile. Celles-ci s’appuient sur les réseaux d’alerte aérienne des zones rebelles, composés d’observateurs qui scrutent le ciel et les échanges radio et déterminent les caps empruntés par les avions qui décollent des bases aériennes gouvernementales.
Ces derniers repèrent bien, ce matin-là – à 6 h 28 heure locale –, le décollage d’un Sukhoï 22 de l’armée de l’air syrienne de l’aéroport militaire de Chayrat – qui sera bombardé en représailles par les Etats-Unis le 6 avril. Heure d’arrivée estimée sur Khan Cheikhoun (parmi une douzaine de cibles potentielles) : sept minutes plus tard.

A 6 h 28 le 4 avril, le réseau d’alerte aérienne des zones rebelles relève le décollage du Sukhoï 22 à Chayrat et alerte une douzaine de localités se trouvant sur sa trajectoire.
A 6 h 28 le 4 avril, le réseau d’alerte aérienne des zones rebelles relève le décollage du Sukhoï 22 à Chayrat et alerte une douzaine de localités se trouvant sur sa trajectoire.
Selon les coordonnées radar rendues publiques par le Pentagone, l’armée américaine repère, elle, le Sukhoï 22 au-dessus de Khan Cheikhoun entre 6 h 37 et 6 h 46 heure locale. Le réseau d’alerte des zones rebelles avait vu juste. La version officielle syrienne a du plomb dans l’aile.

Le régime syrien n’a pas simplement bombardé « des stocks d’armement » dans lesquels « il y avait du chimique »

CE QUE DIT LA RUMEUR
La chaîne YouTube Eurasie Express a publié, le 7 avril, une interview de Bassam Tahhan, présenté comme « spécialiste du Moyen-Orient et de la Syrie ». Dans cette intervention, relayée également sur le blog Les Crises, qui dénonce régulièrement la supposée « propagande » des médias occidentaux, M. Tahhan se montre pour le moins catégorique :
« Tout ça, c’est une mise en scène pour justifier des représailles qui n’ont pas lieu d’être, parce qu’il n’y a pas eu d’attaque chimique, enfin, je suis catégorique là-dessus. »
Et d’enfoncer le clou, affirmant que le régime syrien a en réalité visé des stocks d’armes chimiques des djihadistes du Front Al-Nosra, qui se fait désormais appeler Front Fatah Al-Cham :
« Tout ce qu’il y a eu, c’est que l’aviation syrienne a bombardé des stocks d’armement, et dans ces armements, il y avait du chimique. »
C’est aussi la version développée par le régime syrien et le porte-parole de la défense russe au lendemain de l’attaque.

POURQUOI CELA NE TIENT PAS
Le régime syrien a-t-il pu seulement bombarder un entrepôt d’armes chimiques ? Olivier Lepick, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique, joint par Le Monde, réfute cette théorie :
« Si un tel stock existait, il serait très improbable qu’il soit sous le contrôle des groupes rebelles. Il s’agit indubitablement d’une attaque perpétrée à l’aide d’une arme chimique et non d’une fuite qui aurait été occasionnée par des dégâts collatéraux. Pour disposer d’une arme chimique, il faut non seulement posséder un agent toxique, mais il faut aussi que ce dernier soit couplé à un dispositif de dissémination spécifique (bombes, roquettes, aérosols). »
Compte tenu du nombre important de victimes recensées, services médicaux, organisations non gouvernementales, tout comme des sources françaises estiment – mais avec grande prudence – qu’il pourrait s’agir d’un neurotoxique organophosphoré de type sarin.
Des silos détruits par une attaque bien antérieure au 4 avril
Confirmant les scènes filmées dans la ville et les premiers constats médicaux dressés par les équipes de secours – blocage de l’appareil respiratoire, sécrétions buccales (bave), convulsions… – l’équipe de Médecins sans frontières dépêchée le 5 avril auprès de l’hôpital de Bab Al-Hawa, dans la province d’Idlib, décrit aussi « des symptômes concordants avec une exposition à un agent neurotoxique de type gaz sarin ». L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques a fait savoir le 6 avril qu’une « enquête [était] en cours » sur l’attaque.
Le correspondant du quotidien britannique The Guardian, Kareem Shaheen, s’est rendu dans la ville, la zone où s’est abattu le missile : autour du « petit cratère noirci » où aurait explosé le missile chimique, « il n’y avait rien d’autre qu’un espace délaissé couvert de poussière et des silos à moitié détruits puant la céréale oubliée et le fumier »

Il s’agirait donc de silos à grains, une information corroborée par le journaliste syrien Hadi Abdallah, qui a visité ce même « entrepôt ».

Pourrait-il avoir contenu des stocks chimiques lors de la frappe du 4 avril ? D’une part, le point d’impact du projectile et sa taille expliquent difficilement le niveau de dégâts constaté dans les silos en question. D’autre part, et surtout, ils ont été détruits par un raid aérien antérieur au 4 avril – six mois auparavant, selon les habitants –, comme le signale Christiaan Triebert, membre du collectif d’investigation Bellingcat :

Un autre déroulé des faits ces jours-là, qualifiés d’« enchaînement de crimes qui dépassent l’entendement » par le directeur de la santé de la province d’Idlib lors d’un entretien au Monde, pourrait plaider en faveur de la thèse d’une attaque préméditée contre Khan Cheikhoun le 4 avril : celui des frappes qui ont visé les hôpitaux de la région avant et après l’attaque chimique.
Lundi 3 avril, l’hôpital national de Maarat Al-Nouman, principal établissement de la région et centre de coordination des services d’urgence, est entièrement détruit par une série de frappes. Vers 11 heures le lendemain à Khan Cheikhoun, c’est l’hôpital local qui est attaqué, puis le centre de la défense civile de la même ville.

Enfin la référence aux djihadistes du « Front Al-Nosra » par Bassam Tahhan, n’est pas anodine. Emanation d’Al-Qaida, son successeur, le Front Fatah Al-Cham, et son paravent Tahrir Al-Cham sont en effet actifs dans la région. Un détachement de Jund Al-Aqsa, un groupe djihadiste qui a depuis été expulsé de la zone et qui a rallié les territoires contrôlés par l’organisation Etat islamique, a également opéré dans la région.
De plus, les frappes aériennes se sont intensifiées depuis le lancement, par les rebelles, à la mi-mars, d’une offensive contre Hama, une capitale provinciale située à une trentaine de kilomètres au sud de Khan Cheikhoun. « Le régime veut casser le triangle Idlib-Jisr Al-Choghour-Khan Cheikhoun qui fait peser une menace sur la vallée du Ghab et la zone côtière, deux zones stratégiques. Pour ce faire, il s’efforce de briser la volonté de la population », confiait alors au Monde Samir Al-Taqi, un ancien conseiller du ministère des affaires étrangères syrien.
Assad « n’avait aucun intérêt à faire ces frappes », l’argument qui fait diversion

CE QUE DIT LA RUMEUR
Cet argument a été repris par le site russe Sputniknews, qui cite le politologue iranien Mosib Naimi, selon qui une telle attaque de la part du régime syrien serait « absurde ». Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout la France ! à la présidentielle, est sur la même ligne : « Quand il s’agit de tomber dans le panneau d’éventuelles manipulations, tout le système est derrière. Assad n’avait aucun intérêt à faire ces frappes chimiques », déclare-t-il dans un entretien au Monde, estimant qu’« on part d’une fausse information, ou d’une information pas vérifiée ».

CELA NE CHANGE RIEN AU FOND
Certes, cette attaque ne semble pas servir les intérêts du régime syrien sur la scène internationale, en témoignent les frappes américaines qui ont suivi. Reste qu’il ne s’agit que d’un élément d’interprétation, pas d’un fait qui remettrait en question l’implication du régime syrien.
Or, ce dernier ne conteste pas être à l’origine du bombardement de Khan Cheikhoun, se contentant d’affirmer avoir bombardé des stocks d’armes chimiques et n’avoir pas lui-même employé d’armes chimiques. Version, on l’a vu, hautement contestable.
Clamer que le crime ne profite pas à Bachar Al-Assad ne change rien à ces faits.
« Les premiers résultats d’enquête de l’ONU » n’incriminent pas les rebelles

CE QUE DIT LA RUMEUR
Un article du site Algérie Network, repris sur plusieurs pages Facebook peu fiables comme Vladimir Poutine Fanclub ou Soutien national en Bleu Marine, affirme que les premiers éléments réunis par les Nations unies indiqueraient que « ce sont les rebelles qui ont utilisé du gaz sarin ».

POURQUOI C’EST FAUX
L’article en question, publié le 7 avril et qui a depuis été partagé plus de 20 000 fois sur Facebook, ne dit pas clairement qu’il traite de l’attaque de Khan Cheikhoun. Et pour cause : il s’agit en réalité d’une reprise d’un article et de vidéos YouTube qui datent de 2013 et n’ont rien à voir avec les faits en question.
Par ailleurs, il ne s’agissait pas d’un rapport des Nations unies, mais d’un rapport de Richard Lloyd, ancien inspecteur de l’ONU, pour le Massachusetts Institute of Technology. Il estimait que l’attaque au gaz sarin de la Ghouta, une banlieue de Damas, le 21 août 2013, ne pouvait être le fait des forces du régime syrien, et l’attribuait donc aux rebelles.
Cette thèse elle-même fait l’objet d’une controverse, puisque la contre-analyse d’Elliot Higgins sur le site d’enquête britannique Bellingcat a, par la suite, mis en doute les conclusions de M. Lloyd. Rien ne permet, selon M. Higgins, d’affirmer que les forces du régime ne pouvaient techniquement pas être responsables de l’attaque.
L’enquête des Nations unies, qui a établi l’usage à grande échelle de gaz sarin, n’a pas désigné de coupable car les inspecteurs n’avaient pas été mandatés pour établir la responsabilité de cet usage.

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/04/12/bombardement-chimique-de-khan-cheikhoun-en-syrie-les-intox-a-l-epreuve-des-faits_5110175_4355770.html

Statistiques: أ75.000 آلف مختفٍ قسرياً في سوريا disparitions forcées en Syrie


 

53-ans-d'état-d'urgence

  أ75.000 آلف مختفٍ قسرياً في سورية  

وثّقت الشبكة السورية لحقوق الإنسان 75 ألف حالة اختفاء قسري في مختلف المحافظات السورية على مدى السنوات الست الماضية، وعلى يد الجهات الرئيسية الفاعلة في سورية٠

القوات الحكومية لنظام الأسد

وأوضحت الشبكة في تقرير صادر عنها، اليوم الثلاثاء، أن ما لايقل عن 71533 شخصا اختفى قسرياً على يد القوات الحكومية السورية، 7319 منهم من أفراد تنظيمات مخالفة للحكومة، و64214 مدنياً، بينهم ما لايقل عن 4109 أطفال، و2377 سيدة، مشيراً إلى أن العدد الأكبر منهم ينحدر من محافظات ريف دمشق ودرعا ودمشق٠

داعش وفتح الشام (جبهة النصرة سابقا)٠

كما قدّر التقرير وجود 1479 شخصاً اختفى قسرياً على يد عناصر تنظيم الدولة الإسلامية “داعش”، بينهم 118 طفلاً، و87 سيدة. و 892 شخصاً على يد تنظيم جبهة فتح الشام “جبهة النصرة سابقاً” بينهم 41 طفلاً، و3 سيدات. وأشار إلى 306 حالات اختفاء قسري على يد فصائل المعارضة المسلحة، بينهم 29 طفلاً، و14 سيدة٠

قوات الإدارة الذاتية الكردية

وحمّل التقرير قوات الإدارة الذاتية الكردية المسؤولية عن اختفاء 397 شخصاً، بينهم 61 طفلاً، و11 سيدة، مشيراً إلى اتباعها سياسة الإخفاء القسري تجاه خصومها في الأحزاب السياسية والمعارضين لسياستها في المناطق الخاضعة لسيطرتها، إضافة إلى اتباعها الخطف والإخفاء وسيلة لتخويف الناس من عواقب مخالفتها خاصة قوانين التجنيد الإجباري.

وبحسب المصدر نفسه، فإن النظام السوري هو أسوأ الأنظمة الممارسة لمنهجية الإخفاء القسري في العصر الحديث، منذ أحداث الثمانينيات في عهد الأسد الأب (حافظ)، حين قاربت حصيلة المختفين قسرياً 17 ألفا، إلى عهد ابنه (بشار) الذي بلغ عدد المختفين خلاله أكثر من 75 ألفاً.

75.000 disparitions forcées en Syrie

30 août 2015

Le Réseau syrien des droits de l’homme a documenté 75.000 cas de disparitions forcées dans diverses provinces syriennes au cours des six dernières années, effectuées par les principaux acteurs de la Syrie.

Les forces gouvernementales du régime syrien:

Dans un rapport publié mardi, le Réseau a déclaré que au moins 71,533 personnes ont été victimes de disparitions forcées exécutées par des troupes gouvernementales syriennes, dont 7319 membres opposants au gouvernement, et 64 214 civils, dont au moins 4109 enfants, et 2377 femmes, soulignant que le plus grand nombre d’entre eux est originaires des provinces de Damas, Deraa et Damas.

Daech et Fateh Al-Cham (ex Front al-Nosra):

Le rapport estime également la présence de 1479 personnes victimes de disparitions forcées effectuées par l’organisation de l’Etat islamique “Daech,” dont 118 enfants et 87 femmes. Et 892 disparu-e-s par Fatah al-Cham « anciennement appelé front al-Nosra », dont 41 enfants et 3 femmes. Il a fait remarquer 306 cas de disparitions forcées par les groupes armés d’opposition, dont 29 enfants et 14 femmes.

Les forces Kurdes PYD :

Le rapport a fait porté aux forces de l’auto-gestion kurdes la responsabilité de la disparition de 397 personnes, dont 61 enfants et 11 femmes, soulignant son recours à la politique de disparition forcée contre ses adversaires dans les rangs des partis politiques et les opposants à sa politique dans les zones sous son contrôle, pour effrayer les gens des conséquences de la violation des lois spécifiques.

Selon la même source, le régime syrien est le pire régime pratiquant systématiquement les disparitions forcées, ceci depuis les événements des années quatre-vingt à l’époque du père d’Assad (Hafez), dont le résultat du nombre de disparus s’approchait de 17.000 personnes, tandis qu’au temps du règne de son fils (Bachar) le nombre a atteint plus de 75000.

Bachar al Assad en tête de liste, ainsi que des membres de l’insurrection


 

Assad-au-CPI

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 Le matin

Assad au sommet d’une liste de criminels de guerre

SYRIE — Vingt dossiers d’inculpation concernant des responsables syriens, Bachar al Assad en tête de liste, ainsi que des membres de l’insurrection ont été remis à la Cour pénale internationale (CPI).
le 11.06.2014 

Bachar al Assad a été placé en tête d’une liste de criminels de guerre présumés, en compagnie de responsables syriens et de membres de l’insurrection. Vingt dossiers d’inculpation ont été remis à la Cour pénale internationale, a annoncé mardi le directeur du Syria Accountability Project qui réclame des poursuites.

Chacun des dossiers mentionne une atteinte spécifique aux statuts de Rome, sur lesquels se fonde la CPI, a poursuivi David Crane, qui fut procureur du tribunal spécial pour la Sierra Leone. Quatre autres listes confidentielles de criminels de guerre présumés ont été dressées par des enquêteurs de l’ONU, mais aucun nom n’a été divulgué.

David Crane n’en a pas cité d’autres que celui d’Assad. Il précise toutefois que sa liste comporte ceux d’autres représentants de l’élite politique et militaire ainsi que de membres de l’Etat islamique en Irak et au Levant et du Front al Nosra.

«Nous avons une vingtaine d’inculpations concernant ceux qui portent le plus de responsabilité. Il s’agit d’une initiative neutre. Nous ne nous en prenons pas qu’à Assad et à ses sbires, mais nous documentons tous les incidents survenus des deux côtés», a-t-il expliqué après une réunion avec d’autres anciens procureurs consacrée à la torture dans les centres de détention syriens.

Les 55’000 clichés fournis par un photographe de la police militaire syrienne surnommé «César» ont apporté des «preuves évidentes» du recours systématique à la torture et du décès de 11’000 détenus dans des conditions qui évoquent les camps de concentration nazis, ont souligné les intervenants.

1400 pages d’allégations

«Nous obtenons rarement ce genre de preuves, qui sont pour la plupart circonstanciées», a observé David Crane. Les photos, qui montrent par exemple des victimes dont les yeux ont été arrachés et présentant des signes de malnutrition, ont été publiées en janvier.

«Qu’on ne s’y trompe pas, ces photos ne peuvent pas avoir été truquées. C’est la conséquence de ce qui s’est passé au sommet de la chaîne de responsabilité. Il ne s’agit pas d’un acte commis par un colonel incontrôlable ou un commandant fou, mais de la politique du gouvernement», a quant à lui affirmé Sir Desmond de Silva, co-auteur d’une analyse des photos de ce César et ancien procureur en chef pour la Sierra Leone.

David Crane, professeur à la faculté de droit de l’université de Syracuse, dans l’Etat de New York, a créé le Syria Accountability en 2011 pour répertorier les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis par les deux parties. Ses dossiers comptent aujourd’hui 1400 pages d’allégations crédibles avec date, lieu et auteur présumé, dit-il.

 

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