Un nouveau groupe de déplacés de la campagne orientale de Deir Ez-Zor quitte le camp du « Al-Hol”


 

camp d’Al-Hol (AFP)

Camp Al-Hol (AFP)
Enab Baladi – 13/03/2020

Un nouveau groupe de personnes déplacées a quitté le camp «Al-Hol» au sud du gouvernorat d’Hassaka, dans le nord-est de la Syrie, dont la majorité étaient des femmes et des enfants.

Le “Centre des médias à Deir Ez-Zor”, dépendant de “l’auto-administration” pour le nord-est de la Syrie, a publié via “Facebook” aujourd’hui, vendredi 13 mars, des photos montrant les camions qui transportaient les familles quittant le camp.

Il a souligné que les familles sont originaires des villes d’Al-Baghouz, Al-Chaafah et Al-Sussah dans la campagne orientale de Deir Ez-Zor, et ont commencé collectivement à partir du camp d’Al-Hol en transport, accompagnées du « Bureau des relations publiques » de « l’auto-administration », et les déposant à la ville d’Al-Sour dans la campagne de Deir Ez-Zor.

Pour sa part, la page locale du “Furat Post” a indiqué que ceux qui sont partis sous caution des cheikhs et dignitaires tribaux de la région du camp “Al-Hol”, sont arrivés dans la ville d’Al-Chaafah après une détention de près d’un an et demi.

«l’Auto-Administration» a ouvert le camp «Al-Hol» à la mi-avril 2016, pour accueillir les personnes déplacées fuyant les zones contrôlées par «l’État islamique» et les réfugiés des zones frontalières de l’Irak près d’Al-Hol, à l’est de Hassaka.

Le dernier groupe quittant le camp d’Al-Hol a eu lieu le 22 janvier, date à laquelle l’agence Hawar de l ‘«auto-administration» kurde a déclaré que le groupe comprenait 109 familles, dont 385 femmes et enfants.

Elle a souligné que les partants sont originaires de la campagne orientale de Deir Ez-Zor, en particulier des villes de Bassira, Thibiane, Hajin et Al-Baghouz, soulignant qu’ils n’étaient pas liés à l’organisation « Daech ».

L’accord des tribus

Le 23 mai 2019, «l’auto-administration» avec les responsables du camp sont parvenus à un accord pour renvoyer les femmes et les enfants déplacés dans leurs villes, et ceci après avoir tenu une réunion dans la ville d’Ayn Issa dans la campagne de Raqqa, appelée «Forum des tribus».

Le forum a réuni des cheikhs et des dignitaires tribaux du nord-est de la Syrie, ainsi que des dirigeants et des représentants de la coprésidence du « Conseil exécutif pour l’autogestion pour le nord et l’est de la Syrie », tels que Abdel Hamid Al-Mahbach, Perivan Khaled, Elizabeth Kouriya, Amina Awsi, et le responsable du camp du nord et de l’est de la Syrie, Cheikhmos Ahmed.

Le Forum a produit des résultats exigeant le retrait des femmes et des enfants des régions du nord et de l’est de la Syrie, qui ont été déplacés vers le camp d’Al-Hol en raison des conditions dans lesquelles sont passées leurs régions lors des batailles contre “l’État islamique”, selon l’agence “ANHA” d’autogestion.

L’administration a indiqué plus tôt que le camp comptait 31 436 Syriens déplacés répartis dans 9 220 familles, dont des familles appartenant à des éléments de l’organisation Daech.

Le camp «al-Hol», à l’est de Hassaka, a vu un grand nombre de déplacés internes provenant de zones sous le contrôle de l’organisation, lors de l’attaque des «FDS» contre ses derniers bastions, et a pu le contrôler, annonçant la fin de l’organisation le 23 mars 2019 .

Le camp a été créé dans les années 90 pour accueillir cinq mille réfugiés irakiens et comprend aujourd’hui 35 000 Syriens, et autant d’ Iraquiens, et environ 10 000 de 30 à 40 autres pays.

 

عائدون إلى بلداتهم.. دفعة جديدة من أهالي ريف دير الزور الشرقي تغادر “الهول”

غادرت دفعة جديدة من النازحين مخيم “الهول” جنوبي محافظة الحسكة شمال شرقي سوريا، أغلبيتهم من النساء والأطفال.

ونشر “المركز الإعلامي بدير الزور”، التابع لـ”الإدارة الذاتية” لشمال شرقي سوريا، عبر “فيس بوك” فجر اليوم، الجمعة 13 من آذار، صورًا تظهر الشاحنات التي نقلت العائلات المغادرة للمخيم.

ولفت إلى أن العائلات تنحدر من بلدات الباغوز والشعفة والسوسة بريف دير الزور الشرقي، وانطلقت بشكل جماعي من مخيم الهول عبر آليات نقلتهم برفقة “مكتب العلاقات العامة” التابع لـ”الإدارة الذاتية”، لإيصالهم إلى مدينة الصور بريف دير الزور، وتسليمهم لذويهم.

#مجلس ديرالزور#لجنة العلاقات العامة44 عائلة من نازحي مخيم الهول …. تعود لمنازلهم مجلس ديرالزور المدني وبتنسيق…

Gepostet von ‎المركز الإعلامي بديرالزور‎ am Donnerstag, 12. März 2020

من جانبها قالت صفحة “فرات بوست” المحلية، إن المغادرين بكفالة وجهاء وشيوخ المنطقة من مخيم “الهول”، وصلوا إلى بلدة الشعفة بعد احتجاز دام قرابة عام و نصف.

وافتتحت “الإدارة الذاتية” مخيم “الهول” منتصف نيسان 2016، لاستقبال النازحين الفارين من مناطق خاضعة لتنظيم “الدولة الإسلامية” واللاجئين من مناطق العراق الحدودية القريبة من بلدة الهول شرقي الحسكة.

وكانت أحدث دفعة خرجت من مخيم “الهول”، في 22 من من كانون الثاني الماضي، وقالت حينها وكالة “هاوار” التابعة لـ”الإدارة الذاتية” الكردية، إن الدفعة شملت 109 عائلات، مؤلفة من 385 شخصًا من نساء وأطفال.

ولفتت إلى أن المغادرين هم من مناطق ريف دير الزور الشرقي، وتحديدًا من بلدات البصيرة وذيبان وهجين والباغوز، مؤكدة أنهم ليسوا على ارتباط بتنظيم “الدولة”.

“اتفاق العشائر”

توصلت “الإدارة الذاتية” مع المسؤولين عن المخيم، في 23 من أيار 2019، إلى اتفاق لإعادة النازحين من النساء والأطفال إلى بلداتهم، وجاء ذلك بعد عقد ملتقى في بلدة عين عيسى بريف الرقة، حمل اسم “ملتقى العشائر”.

جمع الملتقى شيوخ عشائر ووجهاء من شمال شرقي سوريا، بقيادات ونواب من الرئاسة المشتركة لـ“المجلس التنفيذي للإدارة الذاتية لشمالي وشرقي سوريا”، مثل عبد حامد المهباش، وبيريفان خالد، وإليزابيت كورية، وأمينة أوسي، ومسؤول المخيمات في شمالي وشرقي سوريا، شيخموس أحمد.

ونتجت عن الملتقى مخرجات تقضي بإخراج النساء والأطفال من أبناء مناطق شمالي وشرقي سوريا، الذين نزحوا إلى مخيم “الهول” نتيجة للأوضاع التي مرت بها مناطقهم في أثناء المعارك ضد “تنظيم الدولة”، وفق وكالة “ANHA” التابعة لـ“الإدارة الذاتية“.

وأشارت الإدارة في وقت سابق إلى أن المخيم يحتوي 31 ألفًا و436 شخصًا من النازحين السوريين موزعين على 9220 عائلة، بينهم عوائل تابعة لعناصر من التنظيم.

وشهد مخيم “الهول”، شرقي الحسكة، تدفق أعداد كبيرة من النازحين من المناطق التي كانت خاضعة لسيطرة التنظيم، خلال شن “قوات سوريا الديمقراطية” (قسد) هجومًا ضد معاقله الأخيرة، وتمكنت من السيطرة عليها معلنة عن إنهاء التنظيم في 23 من آذار 2019.

وأنشئ المخيم في التسعينيات لاستيعاب خمسة آلاف لاجئ عراقي، ويضم اليوم 35 ألفًا من السوريين، ومثلهم تقريبًا من العراقيين، وحوالي عشرة آلاف من 30 إلى 40 دولة أخرى.

Syrie: Un horrible massacre commis par un avion de guerre russe aujourd’hui


Défense civile syrienne
@ SyriaCivilDefe ·
15h
Un horrible massacre commis par un avion de guerre russe, à l’aube d’aujourd’hui, jeudi, 14 civils, dont 5 femmes et 2 enfants, ont été tués avec un premier résultat et 20 autres ont été blessés, en ciblant une ferme avicole dans laquelle vivent plusieurs familles déplacées, dans la ville de Maarat Masrine, au nord d’Idleb. # Idlib _ sous le feu # Casques blancs

الدفاع المدني السوري

مجزرة مروعة ارتكبتها طائرة حربية روسية، فجر اليوم الخميس، أدت لمقتل 14 مدنيا بينهم 5 نساء وطفلين بحصيلة أولية وإصابة 20 آخرين، جراء استهداف مزرعة لتربية الدواجن يقطن بها عدة عوائل نازحة، في مدينة معرة مصرين شمال مدينة إدلب. #إدلب_تحت_النار #الخوذ_البيضاء

Cibler les réfugiés: la honte de l’humanité !


Cibler les réfugiés: la honte de l’humanité !

5 mars 2020 – L’avis d’Al-Quds Al-Arabi

En réponse à une question posée par des militants de réfugiés de différentes nationalités lors d’un récent atelier de recherche dans une université britannique s’ils changeraient d’avis s’ils connaissaient l’ampleur des risques auxquels ils seraient confrontés, la réponse des Syriens et des Irakiens en particulier s’est concentrée sur le fait de dire qu’ils seraient morts dans les deux cas, et qu’en cas d’asile illégal ils auraient un rôle à jouer dans une décision concernant leur vie ou leur mort, au lieu de rester à la merci des criminels de guerre dans leur pays.

D’autre part, des militants ont diffusé une vidéo d’un jeune palestinien avertissant les réfugiés des dangers de traverser la mer et des mensonges des passeurs sur la facilité d’accès ouvrant la porte aux rêves européens devant eux, à un moment où un pourcentage élevé d’entre eux se noie et meurt chaque jour, et s’ils parviennent à atteindre les îles grecques, ils feront face aux fléaux et seront entassés dans camps indignes, même cette option n’existe plus avec la décision des autorités grecques d’affronter les réfugiés par la force pour les renvoyer en Turquie. L’organisation britannique «Forensic Architects» a confirmé hier le meurtre d’un demandeur d’asile syrien par les gardes-frontières grecs et a documenté l’utilisation de balles réelles contre les demandeurs d’asile essayant de passer du côté grec.
Tandis que d’autres organisations, comme l’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’homme, ont condamné les graves violations des droits de l’homme commises par les autorités grecques, et la Fédération internationale de la Croix-Rouge a condamné l’utilisation des migrants comme “armes politiques” et a appelé l’Union européenne à respecter la “dignité humaine”, le ministre français des Affaires étrangères Jean Yves La Drian, a maintenu cette «utilisation politique» des réfugiés en disant que «l’Europe ne se pliera pas au chantage» pratiquée par la Turquie et que «ses frontières resteront fermées».

Cela se produit à un moment où les «criminels de guerre» représentés par le régime syrien et ses alliés continuent de viser les civils qui sont restés avec des exécution sur le terrain, arrestation et disparition forcées, ou en ciblant ceux qui ont fui leur brutalité avec des frappes aériennes et des bombardements, comme cela s’est produit hier lorsque des raids russes ont visé un rassemblement de personnes déplacées après minuit, près de La ville de Maarat Mesrine dans la campagne nord d’Idleb, qui a entraîné la mort de 16 civils, dont des enfants, pour rejoindre plus de 2100 civils, dont 600 enfants, tués depuis le début de l’accord de Sotchi en septembre 2018, et la décision de l’offensive syro-russe d’envahir Idleb depuis novembre 2019 elle a entraîné le déplacement de plus d’un million et 30 mille civils.

La Turquie, en autorisant les réfugiés à quitter ses territoires vers l’Europe est une décision lourde au sens politique et symbolique, d’une part, elle donne un élan à la propagande de la droite extrémiste européenne, et d’autre part, elle les montre livrées à leur destin et augmente le niveau de sentiments de disposition au sein des tendances politiques turques de droite.

Tout cela n’excuse pas le régime syrien, qui est le premier responsable de cette catastrophe et l’organisateur du dynamisme de l’extermination et du déplacement, et il était notable que son président Bachar Al-Assad est sorti pour parler du «chantage» de la Turquie en Europe en lui envoyant des réfugiés à un moment où il n’a pas cessé de les bombarder durant 9 ans, ce qui nous ramène à l’idée exprimée par les réfugiés dans l’atelier de recherche susmentionné, que la décision d’asile est la dernière chose que les personnes ciblées par les formes de mort et de destruction doivent faire pour pouvoir sauver leur vie d’un système basé sur l’extermination de ses citoyens.

استهداف اللاجئين: عار البشرية!٠

٥ آذار ٢٠٢٠
رأي القدس

ردا على سؤال قدمه ناشطون للاجئين من جنسيات مختلفة خلال ورشة بحثية جرت مؤخرا في جامعة بريطانية إن كانوا سيغيرون رأيهم لو عرفوا حجم المخاطر التي سيواجهونها، تركز جواب السوريين والعراقيين منهم بخاصة على القول إنهم كانوا سيموتون في الحالتين، وأنه في حالة اللجوء غير الشرعي فإنه سيكون لهم دور في قرار يخص حياتهم أو موتهم بعكس أمر بقائهم تحت رحمة مجرمي الحرب في بلدانهم.

في المقابل تداول ناشطون فيديو لشاب فلسطيني يحذر اللاجئين من مخاطر ركوب البحر ومن أكاذيب مهربي البشر على سهولة الوصول وانفتاح باب الأحلام الأوروبية أمامهم، في الوقت الذي تتعرض فيه نسبة عالية منهم للغرق والموت كل يوم، وإذا تمكنوا من الوصول إلى الجزر اليونانية فسيلاقون الويلات فيحشرون في معسكرات لا تليق بالبشر، وحتى هذا الخيار ما عاد موجودا مع قرار السلطات اليونانية مواجهة اللاجئين بالقوة لإرجاعهم إلى تركيا، وقد أكدت منظمة «فورنزك اركيتكتشر» البريطانية أمس مقتل طالب لجوء سوري بنيران حرس الحدود اليوناني، وتوثيقها لاستخدام الحرس الرصاص الحي ضد طالبي اللجوء الذين يحاولون العبور إلى الجانب اليوناني.
وفي الوقت الذي أعلنت فيه منظمات أخرى، كالمرصد الأورومتوسطي لحقوق الإنسان استنكار الانتهاكات الجسيمة لحقوق الإنسان المرتكبة من قبل السلطات اليونانية، وإدانة الاتحاد الدولي للصليب الأحمر لاستخدام المهاجرين كـ«أسلحة سياسية» داعيا الاتحاد الأوروبي إلى احترام «كرامة الإنسان»، ثبّت وزير الخارجية الفرنسي جان ايف لودريان هذا «الاستخدام السياسي» للاجئين بقوله إن «أوروبا لن ترضخ للابتزاز» الذي تمارسه تركيا وأن «حدودها ستبقى مغلقة».

يجري هذا في الوقت الذي يستمر فيه «مجرمو الحرب» الذين يمثلهم النظام السوري وحلفاؤه باستهداف من بقوا من المدنيين بالإعدام الميداني وبالاعتقال والتغييب، ثم باستهداف من هربوا من بطشهم بالغارات الجوّية والقصف، كما حصل أمس حين استهدفت الغارات الروسية تجمعا للنازحين بعد منتصف الليل، قرب بلدة معرة مصرين في ريف إدلب الشمالي، مما أدى لمقتل 16 مدنيا بينهم أطفال، لينضموا إلى أكثر من 2100 مدني بينهم 600 طفل قتلوا منذ بداية اتفاق سوتشي في سبتمبر/ أيلول 2018، وكان قرار الهجوم السوري ـ الروسي لاجتياح إدلب منذ تشرين الثاني/نوفمبر 2019 أدى لنزوح أكثر من مليون و30 ألف مدني.

سماح تركيا للاجئين بالخروج منها إلى أوروبا هو قرار ثقيل بالمعاني السياسية والرمزية، فهو من جهة يعطي دفعة لدعاية اليمين المتطرّف الأوروبي، وهو من جهة أخرى، يظهرهم متروكين لمصائرهم ويرفع منسوب مشاعر التخلّص منهم داخل اتجاهات سياسية يمينية تركيّة أيضا.
كل هذا لا يعفي النظام السوري، الذي هو المسؤول الأول عن هذه الكارثة ومنظّم ديناميّة الإبادة والتهجير، وكان لافتا خروج رئيسه بشار الأسد للحديث عن «ابتزاز» تركيا لأوروبا عبر إرسال اللاجئين إليها في الوقت الذي لم يتوقف عن قصفهم خلال 9 سنوات، وهو ما يعيدنا إلى الفكرة التي عبّر عنها اللاجئون في الورشة البحثية المذكورة آنفا، فقرار اللجوء هو آخر ما تبقّى لدى هؤلاء المستهدفين بأشكال الموت والتدمير ليفعلوه كي ينجوا بحيواتهم من أنظمة مؤسسة على إبادة مواطنيها.

il faut sauvergarder les droits des civils à Idlib


L'armée-d'Assad-Libère-la-syrie-du-peuple-syrien

Sergio Paul Pinheiro : il faut sauvergarder les droits des civils à Idlib

2 mars 2020

En Syrie, après pratiquement neuf années de violences, le conflit armé se poursuit.  Et sur le terrain, les abus continuent de se multiplier, a indiqué la Commission d’enquête de l’ONU dans son rapport publié ce lundi à Genève.

« Après près de neuf années de violences, les femmes, les enfants et les hommes syriens continuent de faire face à des niveaux de souffrance et de douleur sans précédent », a dit aux médias Sergio Paulo Pinheiro, Président de la Commission.

Le juriste brésilien a déploré les raids aériens aveugles menés par les forces progouvernementales dans le sud d’Idlib qui ont tué et blessé des dizaines de civils.

Syrian troops deliberately shoot elderly women


The Telegraph

Exclusive: Syrian troops deliberately shoot elderly women

Bashar al-Assad’s Syrian government forces have been captured identifying and then shooting elderly women, in recordings leaked to The Telegraph.

 

Syrie: Erdogan exhorte Poutine à “freiner” le régime d’Assad à Idleb


AFP-21 fév 2020

Syrie: Erdogan exhorte Poutine à “freiner” le régime d’Assad à Idleb

AFP / Mohammed AL-RIFAI Une jeune Syrien porte une pancarte avec une caricature représentant les présidents russe Vladimir Poutine et syrien Bachar al-Assad, lors d’une manifestation le 21 février à Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie

 

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a exhorté vendredi son homologue russe Vladimir Poutine à “freiner” le régime syrien dans la province rebelle syrienne d’Idleb, au coeur d’une intense activité diplomatique destinée à mettre fin aux combats et à une situation humanitaire désastreuse.

L’offensive menée par le régime du président Bachar al-Assad avec l’appui de Moscou pour reprendre Idleb, dernier bastion rebelle dans le nord-ouest du pays, a sérieusement mis à mal l’entente entre MM. Erdogan et Poutine qui coopéraient étroitement depuis 2016 en vue de mettre fin au conflit en Syrie, où ils soutiennent pourtant des camps opposés.

Lors d’un entretien téléphonique avec le maître du Kremlin, M. Erdogan “a souligné que le régime doit être freiné à Idleb et que la crise humanitaire doit prendre fin”, a indiqué la présidence turque.

M. Erdogan a en outre souligné qu’une solution à la situation explosive à Idleb passait par “la pleine mise en oeuvre de l’accord de Sotchi” parrainé en 2018 par les deux dirigeants pour faire taire les armes dans la province mais qui vacille depuis plusieurs semaines.

Vladimir Poutine a de son côté assuré à son homologue turc être “gravement préoccupé” par les “actions agressives” des jihadistes dans la région d’Idleb. Selon le Kremlin, les deux hommes ont convenu d'”intensifier les consultations bilatérales à propos d’Idleb, dans le but de réduire les tensions, garantir un cessez-le-feu et neutraliser la menace terroriste”.

Avant cet entretien, M. Erdogan a discuté au téléphone de la situation à Idleb avec les dirigeants français Emmanuel Macron et allemande Angela Merkel qu’il a appelés à “des actions concrètes pour empêcher une catastrophe humanitaire”, selon la présidence turque.

– “Déterminant” –

Jeudi, la chancellerie allemande avait annoncé que Mme Merkel et M. Macron avaient exprimé leur “inquiétude” concernant la “situation humanitaire catastrophique” à Idleb lors d’un entretien téléphonique avec M. Poutine, dont le pays est le principal soutien du régime de Damas.

Ils “ont exprimé leur volonté de rencontrer le président Poutine et le président turc Erdogan pour trouver une solution politique à la crise”, a ajouté la chancellerie.

AFP / Abdulaziz KETAZ Combattants syriens soutenus par la Turquie, le 20 février 2020 dans le village de al-Nayrab, au sud-est d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie

 

A Moscou, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a indiqué vendredi que “la possibilité de la tenue d’un sommet est en discussion”.

Dans des déclarations à la presse à Istanbul avant de parler avec son homologue russe, M. Erdogan a affirmé que cet entretien “déterminera notre attitude pour la suite” concernant Idleb.

“Aussi longtemps que le régime poursuivra sa cruauté, il est hors de question pour nous de nous retirer de là-bas”, a-t-il ajouté.

Aux termes d’un accord avec Moscou, la Turquie, qui soutient des groupes rebelles, dispose de douze postes d’observation militaires dans la province d’Idleb, dont plusieurs se retrouvent désormais dans des zones que le régime d’Assad a reconquises à la faveur de son offensive lancée en décembre avec l’appui de l’aviation russe.

La Turquie a annoncé jeudi que deux de ses soldats avaient été tués par une frappe aérienne attribuée au régime syrien, portant à 16 le nombre de militaires turcs tués dans le nord-ouest de la Syrie depuis début février.

AFP / Omar HAJ KADOUR Soldats turcs déployés dans le village de al-Nayrab, au sud-est de la ville d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, le 20 février 2020

 

Le ton ne cesse de montrer entre Ankara et Moscou, qui semble déterminé à aider le régime syrien à reconquérir Idleb à tout prix, ce qui fait craindre un affrontement sur le terrain entre les deux pays.

Environ 900.000 personnes, en vaste majorité des femmes et des enfants, ont fui depuis décembre, selon l’ONU. Jamais la Syrie, en guerre depuis 2011, n’a connu un tel exode sur une période aussi courte.

– “Enormes souffrances” –

Si la Turquie se préoccupe autant de la situation dans cette région frontalière, c’est parce qu’elle redoute l’arrivée sur son sol d’une nouvelle vague de réfugiés. Le pays accueille déjà plus de 3,6 millions de Syriens.

Les dirigeants de l’Union européenne, réunis vendredi à Bruxelles, ont appelé à la cessation de l’offensive militaire “inacceptable” à Idleb.

Jeudi, l’armée russe a indiqué avoir mené des frappes pour stopper une attaque de factions armées soutenues par Ankara contre des positions du régime, appelant la Turquie à “cesser de soutenir les actions des groupes terroristes et de leur donner des armes”.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une ONG, a rapporté que des groupes appuyés par la Turquie avaient lancé une offensive dans la région d’Al-Nayrab, au sud d’Idleb, faisant état de 25 combattants tués dans les deux camps.

Selon Moscou et l’OSDH, l’artillerie turque a bombardé des positions du régime pour soutenir cette attaque.

M. Erdogan a sommé à plusieurs reprises les forces d’Assad de se retirer de certains secteurs à Idleb avant fin février, menaçant sinon de recourir à la force.

Syrie : malgré l’appel à un cessez-le-feu, les hostilités continuent, déplore l’envoyé de l’ONU


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Syrie : malgré l’appel à un cessez-le-feu, les hostilités continuent, déplore l’envoyé de l’ONU

19 février 2020

L’envoyé de l’ONU pour la Syrie a relayé, mercredi, au Conseil de sécurité l’appel du Secrétaire général des Nations Unies à un cessez-le-feu dans le nord-ouest du pays. Un appel qui n’a pas été entendu, a déploré le médiateur onusien.

« Depuis mon exposé il y a deux semaines, je ne peux faire part d’aucun progrès pour mettre un terme à la violence en cours dans le nord-ouest de la Syrie ou pour revenir au processus politique », a déclaré l’Envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour le pays, Geir Pedersen, aux membres du Conseil de sécurité.

Mardi soir, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, avait appelé à un cessez-le-feu immédiat dans le nord-ouest de la Syrie où la situation humanitaire se détériore rapidement en raison des combats.

Malgré l’appel à un cessez-le-feu du chef de l’ONU, son Envoyé spécial pour la Syrie n’a pu que déplorer la poursuite des hostilités dans le nord-ouest du pays. Des hostilités qui se traduisent par de lourdes frappes aériennes et des attaques terrestres.

Près de 900.000 personnes déplacées depuis début décembre

L’offensive actuelle des forces gouvernementales syriennes a déplacé, à plusieurs reprises, près de 900.000 personnes depuis le début du mois de décembre avec des centaines de civils tués au cours de la même période.

« Ces personnes sont déplacées par des températures glaciales en quête d’une sécurité devenue de plus en plus difficile à trouver », a alerté M. Pedersen.

80% des personnes déplacées par les violences sont des femmes et des enfants, a indiqué l’envoyé de l’ONU, précisant que « de jeunes enfants meurent de froid » dans cette tragédie.

Ces derniers jours, l’émissaire onusien a souligné auprès de hauts responsables russes et turques « qu’ils peuvent et doivent » trouver un moyen d’aboutir à une désescalade de la situation dans le nord-ouest de la Syrie « maintenant ». Mais ses démarches n’ont pas abouti à ce jour.

« Ma première préoccupation porte sur les civils syriens piégés dans les combats », a souligné M. Perdersen aux membres des Conseil de sécurité, appelant ces derniers à peser de tout leur poids pour obtenir le retour à une solution politique au conflit syrien.

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