L’entrainement des factions de l’armée libre par les américains : des antécédents décourageants


Rif de Hama déc 2013

Image d’archive – ASL – Hama- 2013

L’entrainement des factions de l’armée libre par les américains : des antécédents décourageants

Adnan Ahmed-21 juillet 2019

De récentes fuites médiatiques sur la reprise par les Etats-Unis de la formation du « Armée Commando » de l’armée syrienne libre après l’arrêt du soutien aux factions de l’opposition syrienne il y a près de deux ans soulèvent des questions sur les raisons et les objectifs du retour des États-Unis sur la scène syrienne après l’annonce faite, il y a quelques mois, par le président Donald Trump que son pays se prépare à retirer ses troupes de Syrie alors que l’expérience précédente n’encourage pas les factions de l’opposition à accueillir le soutien américain. Washington a abandonné les factions qu’il a soutenu et les a laissé une proie facile à d’autres. La plupart d’entre elles se sont estompées, à la différence des « Forces démocratiques de la Syrie » (FDS) dominées par les Kurdes.

Support renouvelé?
L’agence de presse « Anatolie », a annoncé mercredi dernier, d’après des sources non nommées, que Washington avait repris la formation de membres de « l’Armée commando » à la base Al-Tanaf, située sur le triangle frontalier syro-jordano-irakienne, ainsi que dans des camps en Jordanie. Selon l’agence, les membres de l’Armée Libre s’entraînent au combat dans des environnements désertiques et montagneux, à des opérations d’atterrissage et d’assaut, dans des conditions climatiques difficiles, soulignant que des officiers de l’armée et des services de renseignement américains supervisent les exercices ainsi que des conseillers de la coalition Internationale contre l’organisation « Daech ». Le site Web de « l’armée des commando de la révolution » a publié sur Facebook des images et des séquences vidéo des exercices avec les forces de la coalition.
Les sources, qui ont parlé à l’agence « Anatolie » ont indiqué que les forces américaines à Al-Tanaf avaient ouvert la porte pour rejoindre « l’Armée des commandos » afin d’augmenter le nombre de combattants, notamment de la population de l’est. Elle a expliqué que le but est de redonner de l’énergie à l’armée libre est d’éliminer les cellules de « Daech » dans la région, en plus de se préparer à contrôler la frontière syro-irakienne, où sont basés des groupes iraniens dans les villes d’Al-Boukamal et de sa Badia.

Le général Brigade Fatih Hassoun, chef de l’armée libre, a déclaré que « ce que les pays font est au service de leurs intérêts, et que ces intérêts recoupent parfois les intérêts de la révolution. Les États-Unis ont soutenu les forces démocratiques de la Syrie FDS pour lutter contre « Daech » et la pression exercée par la Turquie, actuellement, ils soutien l’armée libre à Roukban pour couper le chemin sur l’Iran et ses milices,. Tous ces intérêts tactiques changent avec les priorités changeantes en Syrie et dans la région. Aujourd’hui, leurs priorités sont de réduire l’influence iranienne en Syrie et lui mettre fin au sud ».

Une source liée à « l’Armée De Ousoud al-Charqiya/les lions de l’Est » qui oeuvre dans la région, a précisé que Washington considère la base d’Al-Tanaf comme un point central pour réduire l’influence iranienne et pour couper la route de Téhéran vers la profondeur de la Syrie, il « s’efforce de restaurer le rôle des factions de l’armée présentes dans la zone, pour mener des actions potentielles contre les milices iraniennes basées dans la région ».

Cependant, le chef de l’Armée Libre Mustafa Sayjari, a écarté dans une interview avec « al-Arabi al-Jadid », la validité des discussions sur la formation des factions de l’Armée Libre dans al-Roukban. « Au cours de notre communication avec les autorités américaines, nous n’avons reçu aucune confirmation à ce sujet », a déclaré Sayjari, qui faisait partie d’une délégation de l’Armée libre qui s’est rendue à Washington l’année dernière pour discuter de cette relation. Sur les images et les vidéo publiés par « l’Armée des Commandos » sur son compte « Facebook » pour les exercices, il sera considéré comme « des exercices internes et non pas basé sur un nouveau support ».

De son côté, Abou Anas al-Hariri, ancien chef de l’armée libre dans le sud de la Syrie, s’est exprimé dans un communiqué adressé au « al-Arabi al-Jadid », que désormais, des entrainements de « l’armée des commandos » et les « forces d’Ahmad al-Abdo » ainsi que « les lions de l’Est » s’entrainent dans la région appelé zone 55 se trouvaient en territoire syrien, à partir de la base d’al-Tanaf, qui est gérée par les forces américaines. Hariri, qui dirigeait une faction dans le sud de la Syrie qui avait déjà été soutenue par la salle américaine le « MOK », a déclaré que ces troupes entraînées seraient affectées à servir les intérêts américains, et que la plupart de dirigeants de ces factions se trouvent actuellement en Jordanie et y reçoivent le soutien et les instructions.

Selon Hariri, davantage de troupes seront formées jusqu’à atteindre environ 65 000 combattants afin qu’ils soient déployés à la frontière irakienne pour couper la ligne d’approvisionnement iranienne, contrôler la sécurité et pour protéger la base d’al-Tanaf et constituer une force militaire pour affronter l’Iran ultérieurement si nécessaire. D’une manière générale, construire une force suivant la salle des opérations américaines comme l’avait fait la Russie dans le sud avec la faction de la « jeunesse sunnite ».

« Ces forces seront une version arabe des Forces démocratiques de la Syrie », a-t-il déclaré, « mais elles ne disposeront pas d’un véritable commandement central ou d’un projet politique indépendant. Elles n’auront pas de décision à l’abri des ordres de la base al-Tanaf, ni seront permanentes, leur rôle sera d’atteindre des objectifs spécifiques, et se termine une fois cet objectif est atteint et meurent cliniquement avec l’interruption du soutien. Il a souligné qu’aujourd’hui, les États-Unis entretenaient de bonnes relations avec certaines factions du nord de la Syrie, telles que « l’Armée d’Al-Ezza/ armée de la fierté », et que des efforts étaient déployés pour renforcer ces liens.

Pour ce qui est de l’abstention de Washington à fournir un soutien réel et continu aux factions de l’Armée Libre, comme c’est le cas pour l’organisation de FDS, Hariri a constaté que c’était complètement différent, car les FDS disposent d’un « cadre » central et fédéral et a été utilisée pour combattre l’organisation « Daech », limiter l’expansion des factions de l’opposition et les empêcher de contrôler les centres de pouvoir économique de l’est de l’Euphrate, en particulier le pétrole, aussi, pour faire le chantage à la Turquie, il a ajouté que « FDS » était parfaitement compatible avec les projets américains pour l’arène syrienne et la région en général, et que « les États-Unis ne les abandonneraient pas avant d’atteindre leur objectif de division et de contrôle de la région. Et soumettre la Turquie au pôle américain, surtout après son parti pris envers la Russie, alors que les factions de l’Armée Libre ont pour objectif principal de combattre le régime d’Assad, ce qui n’est pas une priorité pour les États-Unis ».

La base al-Tanaf de la coalition internationale est située à la frontière entre la Syrie, la Jordanie et l’Irak, où les forces de la coalition américaine sont stationnées et soutiennent et protègent les factions de l’opposition dans la région 55 du territoire syrien, dont les plus en vu « l’armée des commandos de la révolution », avec d’autre dont les commandement se trouvent en Jordanie comme « l’armée Oussoud al-Charqiya » et « l’armée des Tribus libres », qui conservent leur équipement militaire et leurs composants dans la région et sont sous le commandement de l’Alliance internationale.

Transformations de la position américaine

Depuis que les manifestations populaires contre le régime Assad se sont transformées en militarisme fin 2011 et que des factions militaires armées ont émergé, Washington a tardé à offrir un soutien militaire direct à ces factions. Pendant les années suivantes, sous l’administration de l’ancien président Barack Obama, il a parlé de soutien logistique plutôt que d’armes « létales », jusqu’à l’adoption d’un programme « secret » pour soutenir certaines des factions classées modérées, alors que certaines étaient tenues de ne pas combattre le régime syrien, mais uniquement l’organisation « Daech », ce qui avait été rejetée par de nombreuses factions et les a privé de ce soutien.

Avec l’accession au pouvoir de Donald Trump, les États-Unis ont annulé le 22 juillet 2017 un programme de formation d’éléments de l’opposition syrienne, qui avait peu d’incidence sur les faits, compte tenu du soutien déjà limité et des nombreuses exigences qui l’accompagnaient, en premier lieu de s’abstenir de combattre le régime d’Assad.
Ce programme, qui visait à former et à armer l’opposition « modérée », a été lancé en 2013 et a été soutenu par des pays « amis de la Syrie » en réponse aux crimes du régime de Bachar al-Assad. Le programme contenait des aides militaires et logistique, sous le contrôle de l’agence secret américaine, aux factions de l’ASL au nord et au sud de Syrie. Selon les médias américains, le Pentagone a consacré quelques mois en 2015 plus de 384 millions de dollars à la formation et à l’armement de 180 membres de l’opposition syrienne, ce qui était considéré comme une énorme farce, dont les chapitres ont été complétés en poussant ces éléments sur le territoire syrien sans protection ni appuis américains, pour n’en faire qu’une bouché devants les éléments du « front Al-Nosra », qui ont tué certains d’entre eux et en ont arrêté d’autres, après avoir saisi leurs armes.
Aux termes du programme, les États-Unis fournissaient aux combattants armés d’armes légères, d’entraînement, de salaires et parfois de missiles antichars « Tao », mais refusaient de fournir des armes lourdes, telles que des missiles anti-aériens, au motif que qu’ils craignaient qu’ils tombent entre les mains de l’Organisation de « Tahrir al-Cham, ex Al-Nosra » .

En revanche, le programme parrainé par le Pentagone, qui apporte un soutien aux FDS, a été sérieux et efficace, et se poursuit à ce jour. La décision de Trump de mettre fin au programme de renseignement américain visant à soutenir l’opposition syrienne était interprétée comme le reflet de l’abandon par Washington de l’arène syrienne à la Russie.

Les relations entre les Etats-Unis et l’Armée Libre « n’étaient pas au niveau requis et nous en sommes tous les deux responsables, car certains chefs des factions ont commis des erreurs qui ont empêché la construction d’un confiance réciproque », ajoutant «  l’équipe américaine dans la région travaillait à l’exécution de la vision israélienne fondé sur le soutien des séparatistes, loin des intérêts américains dans la région ».

Quant à ce qui est dit à propos des États-Unis cherchant à utiliser les factions de l’opposition pour contrer l’influence de l’Iran dans l’est de la Syrie, Sayjari s’est demandé: « Washington va-t-il vraiment faire face à l’Iran en Syrie? », ajoutant « la réalité sur le terrain, Wasington n’a pas actuellement l’intention d’affronter l’Iran en Syrie ».

Sort des factions

Le manque de sérieux de ce soutien américain aux factions de l’opposition a montré le sort sombre de toutes les factions soutenues par Washington, car certaines sont disparues avec la suspension du soutien, ou ont été laissé une proie facile pour les autres par Washington, sans aucune protection. Le plus important de ces factions:

“Mouvement de Hazme »: « Al-Nosra »  a commencé à attaquer les les sièges de « Hazme » dans la campagne ouest d’Alep depuis la fin de 2014. Avant de fusionner avec le « Front Al-Chamiya », ce mouvement était considéré par Washington parmi les factions modérées. Au début du mois de mars 2014, al-Nosra avait réussi à contrôler le quartier général de Hazme à l’ouest d’Alep, mettant ainsi fin à l’une des factions les plus en vue de l’armée syrienne libre, qui est directement soutenue par Washington. C’est pourquoi l’administration Obama a reconsidéré l’armement des factions « modérées » avec des armes sophistiquées par crainte qu’elles ne tombent entre les mains des radicaux.

« 30e Brigade »: ce groupe a reçu une formation des États-Unis à la frontière syrienne avec la Turquie et le nombre de ses membres formés était 54 éléments avec le commandant de brigade Nadim al-Hassan, arrêté deux semaines après son entrée sur le territoire syrien, ainsi que sept membres de son groupe près du poste de contrôle Pour le « Front al-Nosra ». Al-Nosra a réussi à contrôler au moins 25 véhicules à quatre-quart et des armes munies de munitions reçues du groupe comme soutien de Washington. Dans un communiqué diffusé par Al-Nosra, il a été « confirmé que le Front a dévoilé leur projet, qu’ils étaient des agents exécutant des projets et intérêts américains dans la région ».

« 13e Brigade » : Les affrontements entre ce groupe, qui était l’une des principales factions appartenant à l’Armée syrienne libre, ont débuté en 2016 avec le “Front du Fatah al-Sham” (Al-Nosra), avant la dissolution du groupe l’année suivante. Le groupe a été formé à la mi-juin 2013 après la fusion de 13 factions de l’opposition.

« Le Front des révolutionnaires de la Syrie » : Fondé à Idleb en septembre 2013 par une coalition de brigades de l’Armée Libre et de brigades dirigées par Jamal Maarouf, il a été vaincu par le « Front Al-Nosra » en novembre 2014 après deux mois d’affrontements.

« Front du Droit » : fondé en février 2014 dans la campagne du nord de Hama, fusion de plusieurs factions et de petites brigades de combat dans la région, dirigée par Yusuf al-Hassan, connu pour son armement et son financement, qui ne l’a pas aidé à résister à « Al-Nosra » qui l’a vaincu en novembre 2014.

Le rassemblement « Fastakem » a été créé dans le gouvernorat d’Alep en décembre 2012 sous le commandement du brigadier général Mustafa Baro et a été attaqué à Alep en novembre 2016 par « Al-Nosra » et « Nour Eddin Al-Zinki », avant d’être attaqué dans la Campagne d’Alep occidentale par « Al-Nosra », pour annoncer son adhésion ultérieure au mouvement « Ahrar Al-Cham ».

« Chevaliers de droit » : les forces démocratiques de la Syrie (FDS) l’ont éliminé à la mi-février 2016 dans la ville de Mare’, au nord d’Alep, bien que soutenu par la CIA.

« Les factions d’Al-Rokban » factions de l’Armée Libre soutenues par les États-Unis dans la région de Rokban, situées dans le triangle frontière syro-irako-jordanien, ont également été ignorées et négligées par les États-Unis et les forces de la coalition internationale opérant à la base Al-Tanaf dans cette région. Au cours de l’année 2017, ces factions ont subi des pressions américaines pour se retirer de leurs positions dans le désert syrien en direction de la Jordanie ou de la base d’al-Tanaf après la fin des opérations militaires contre l’organisation Da’ech située à proximité de la base. Cette annonce a été suivie par l’annonce par « l’armée du commandos révolutionnaire » de la destruction de la base militaire Al-Zakf, située dans le désert syrien, à 75 kilomètres de la base d’Al-Tanaf, avant de se retirer. Le commandant de « l’Armée du commandos révolutionnaire », Mouhannad Tallaa, a ensuite décidé de se retirer du règne du Zakf à cause de « consommer du temps, des moyens et de l’énergie inutilement ».

Suite à cela, la plupart des éléments des factions arabes ont été rassemblés à la base d’Al-Tanaf et de ses environs, puis à la demande expresse de ces factions de se rendre en Jordanie « pour préserver la vie de leurs combattants et de leurs familles », comme indiqué dans la lettre qui leur a été transmise par le délégué américain dans la salle des opérations « MOK » basée en Jordanie.
Elles englobent: les factions de Badia, ainsi que les commandos de l’armée de la révolution, situés à l’origine sur la base d’Al-Tanaf, l’armée orientale des Lions, les forces d’Ahmad al-‘Abdou et la brigade des martyrs des deux villages, que Washington a annoncé en août 2017 avoir coupé son soutien sur ce dernier en raison de ses activités qui ne visent pas à combattre l’organisation « Daech », mais les forces du régime, sans coordination avec les dirigeants de la coalition.

Dans une déclaration commune à l’époque, les deux factions « l’Armée orientale des Lions » et « les forces d’Ahmed al-‘Abdou » ont déclaré avoir subi des pressions pour « cesser de combattre le régime et de céder le territoire de Badia Al-Cham ». Les deux factions n’ont pas annoncé qui leur a fait pressions, mais diverses sources ont confirmé qu’elles émanaient de la chambre de coordination du soutien dirigée par les États-Unis (MOK), qui avait cessé de soutenir les factions de l’opposition en juillet de la même année.
Cela est survenu après le retrait soudain des factions « Les tribus libres » soutenues par la Jordanie de la zone frontalière jordanienne sur le territoire jordanien, pour laisser les forces du régime reprendre positions.

« Les factions de Daraa » : Les factions du sud de la Syrie, soutenues par la salle «MOk» en Jordanie, ont subi le même sort. Alors que le régime syrien entamait son opération militaire à Daraa en mai dernier, les États-Unis se sont pressés pour retirer tout soutien des factions de l’Armée Libre. « Le gouvernement américain comprend les circonstances difficiles dans lesquelles vous vous trouvez, et comprend que votre décision doit être prise conformément à Vos intérêts et ceux de votre peuple et de votre faction, tels que vous les voyez, et vos décisions ne doivent pas être fondées sur la supposition ou l’attente d’une intervention militaire de notre part ».

A peine la poussière de combat s’est dissipée à Daraa, les factions du sud ont disparu et la plupart de leurs chefs sont partis pour la Jordanie, et les combattants ont été répartis entre ceux qui ont choisi de s’installer dans le nord de la Syrie (Idleb), ou de régler leurs situations avec le régime, ou de rejoindre ses forces ou encore de s’engager au sein de groupes indépendants sous la supervision de la Russie. Comme le « 5e corps » dans la campagne oriental de Daraa, dirigé par le chef de la faction de la « Jeunesse de la Sounnat », Ahmad al-Awda, qui a révélé au commandant de secteur Anas al-Hariri, dans son entretien avec « Al-Arabi Al-Jadid » qu’il avait quitté depuis un moment pour la Jordanie, pour se faire ensuite arrêté par le régime syrien sous des accusations criminelles.

 

التدريب الأميركي لفصائل الجيش الحر: سوابق غير مشجعة

عدنان أحمد – 21 يوليو 2019

تثير التسريبات الإعلامية الأخيرة التي تحدثت عن استئناف الولايات المتحدة تدريب “جيش المغاوير” التابع للجيش السوري الحر، بعد أن أوقفت دعم فصائل المعارضة السورية منذ قرابة العامين، تساؤلات عن أسباب وأهداف العودة الأميركية إلى الساحة السورية، بعدما كان الرئيس دونالد ترامب أعلن قبل أشهر أن بلاده تتجه لسحب قواتها من سورية، فيما لا تشجّع التجربة السابقة فصائل المعارضة على الترحيب بالدعم الأميركي، إذ إن واشنطن تخّلت عن الفصائل التي دعمتها وتركتها فريسة سهلة لجهات أخرى، فكان مصير معظمها التلاشي، على عكس “قوات سورية الديمقراطية” (قسد) التي يهيمن عليها الأكراد.

تجدد الدعم؟
كشفت وكالة “الأناضول” نقلاً عن مصادر لم تسمها، يوم الأربعاء الماضي، أن واشنطن استأنفت تدريب عناصر “جيش المغاوير” في قاعدة التنف الواقعة على مثلث الحدود السورية الأردنية العراقية، إضافة إلى تدريبات في معسكرات داخل الأردن. وحسب الوكالة، فإن أفراد الجيش الحر يتلقون تدريبات على القتال في البيئة الصحراوية والجبلية وعمليات إنزال واقتحام، والقتال في ظروف مناخية صعبة، وعمليات المداهمة، مشيرة إلى أن ضباطاً من الجيش ومسؤولين من جهاز الاستخبارات الأميركية، يشرفون على هذه التدريبات، إلى جانب مستشارين من التحالف الدولي ضد تنظيم “داعش”. ونشر موقع “جيش مغاوير الثورة” على “فيسبوك” صوراً ولقطات مصورة لهذه التدريبات مع قوات التحالف.
وقالت المصادر التي تحدثت لـ”الأناضول” إن القوات الأميركية في التنف فتحت باب الانضمام إلى “جيش المغاوير” بهدف زيادة عدد المقاتلين، خصوصاً من أبناء المنطقة الشرقية. وأوضحت أن الهدف من إعادة تنشيط الجيش الحر هو القضاء على خلايا “داعش” في المنطقة، إلى جانب التحضير للسيطرة على الحدود السورية العراقية التي تتمركز فيها المجموعات التابعة لإيران في مدينة البوكمال وباديتها.

وتعليقاً على ذلك، قال القيادي في الجيش الحر، العميد فاتح حسون، لـ”العربي الجديد”، إن “ما تقوم به الدول يخدم مصالحها، وأحياناً تتقاطع هذه المصالح مع مصالح الثورة، فالولايات المتحدة دعمت قوات سورية الديمقراطية لقتال داعش والضغط على تركيا، وحالياً تعمل على دعم الجيش الحر في الركبان لتقطع الطريق على إيران ومليشياتها، وكل هذه المصالح تكتيكية تتبدّل بتغيّر أولوياتها في سورية والمنطقة، واليوم أولوياتها هي تقليل النفوذ الإيراني في سورية وإنهائه في الجنوب”.

وأوضح مصدر على صلة بـ”جيش أسود الشرقية” العامل في المنطقة، لـ”العربي الجديد”، أن واشنطن ترى في قاعدة التنف نقطة ارتكاز للحد من النفوذ الإيراني، وقطع الطريق البري أمام طهران باتجاه العمق السوري، وهي “تعمل على استعادة دور فصائل الجيش الحر الموجودة في المنطقة لتكون رأس حربة في التحركات المحتملة ضد المليشيات الإيرانية المتمركزة هناك”.

غير أن القيادي في الجيش الحر مصطفى سيجري، استبعد في حديث مع “العربي الجديد”، صحة الحديث عن تدريبات لفصائل الجيش الحر في الركبان. وقال سيجري الذي كان من ضمن وفد من الجيش الحر زار واشنطن العام الماضي لبحث العلاقة بين الطرفين، إنه من “خلال التواصل القائم بيننا وبين المسؤولين الأميركيين، لم نحصل على أي تأكيد حول الموضوع”. وحول الصور والمقاطع المصورة التي نشرها فصيل “جيش المغاوير” على حسابه في “فيسبوك” لهذه التدريبات، اعتبر سيجري أنها “تدريبات داخلية وليست قائمة على دعم جديد”.

من جهته، أعلن القيادي السابق في الجيش الحر في الجنوب السوري، أبو أنس الحريري، في تصريح لـ”العربي الجديد”، أنه يتم الآن العمل على تدريب “جيش المغاوير” و”قوات أحمد العبدو” و”أسود الشرقية” في ما تُسمى منطقة الـ55 داخل الأراضي السورية، انطلاقاً من قاعدة التنف التي تديرها القوات الأميركية. ورأى الحريري، الذي كان يقود فصيلاً في الجنوب السوري تلقى دعماً في وقت من الأوقات من غرفة “الموك” التي يديرها الأميركيون، أن هذه القوات التي يتم تدريبها ستوكل إليها مهمة خدمة المصالح الأميركية، مشيراً إلى أن قادة أغلب هذه الفصائل موجودون في الأردن حالياً ويتلقون الدعم والتعليمات من هناك.

ووفق الحريري، سيتم تدريب المزيد من القوات حتى يصل العدد إلى ما يقارب 65 ألف مقاتل لنشرهم على الحدود مع العراق بهدف قطع خط الإمداد الإيراني، وضبط الأمن لحماية قاعدة التنف، فضلاً عن بناء قوة عسكرية للمواجهة المستقبلية مع إيران إذا لزم الأمر، وبشكل عام بناء قوة فصائلية تتبع لغرفة العمليات الأميركية كما فعلت روسيا في الجنوب مع فصيل “شباب السنّة”.

واعتبر الحريري أن هذه القوات ستكون نسخة عربية من “قوات سورية الديمقراطية”، لكن “لن تكون لها قيادة مركزية حقيقية، أو مشروع سياسي مستقل، ولا تملك القرار بعيداً عن الأوامر من قاعدة التنف، كما لن تكون لها ديمومة، لأن عملها مؤقت وسيتم استخدامها لتحقيق أهداف محددة، تنتهي بانتهائها، وتموت سريرياً مع انقطاع الدعم”. وأشار إلى أن هناك اليوم علاقة أميركية طيبة مع بعض فصائل الشمال السوري مثل “جيش العزة”، وهناك جهود لتعزيز مثل هذه الروابط.

وبشأن امتناع واشنطن عن تقديم دعم متواصل وحقيقي لفصائل الجيش الحر، كما تفعل مع تنظيم “قسد”، رأى الحريري أن الأمر يختلف كلياً، فلدى “قسد” مركزية قيادية ومشروع فيدرالي، وقد جرى استخدامها لمحاربة تنظيم “داعش” والحد من تمدد فصائل المعارضة والحيلولة دون سيطرتها على مراكز القوة الاقتصادية في شرق الفرات، خصوصاً النفط، فضلاً عن ابتزاز تركيا، مضيفاً أن “قسد” تتناغم تماماً مع الخطط الأميركية فيما يخص الساحة السورية والمنطقة عموماً، و”الولايات المتحدة لن تتخلى عنها حتى تحقق غايتها في تقسيم المنطقة والسيطرة عليها، وإخضاع تركيا للقطبية الأميركية خصوصاً بعد انحيازها لروسيا، في حين أن فصائل الجيش الحر لها هدف واحد أساسي هو محاربة نظام الأسد، وهذا أمر لا يشكل أولوية لدى الولايات المتحدة”.

وتقع قاعدة التنف، التابعة للتحالف الدولي، في معبر التنف الحدودي بين سورية والأردن والعراق، وتتمركز فيها قوات أميركية تابعة للتحالف، وتقوم بدعم وحماية فصائل من المعارضة موجودة في منطقة الـ55 داخل الأراضي السورية، من أبرزها “جيش مغاوير الثورة”، إلى جانب فصائل أخرى مجمّدة، أو انتقلت قيادتها إلى الأردن، مثل “قوات أحمد العبدو” و”جيش أسود الشرقية” و”جيش أحرار العشائر”، إلا أنها تحافظ على عتادها العسكري وعناصرها في المنطقة، وتخضع لقيادة التحالف الدولي.

تحوّلات الموقف الأميركي
منذ تحوّل الاحتجاجات الشعبية ضد نظام الأسد إلى العسكرة نهاية العام 2011، وبدء ظهور الفصائل العسكرية المسلحة، تأخرت واشنطن في تقديم أي دعم عسكري مباشر لتلك الفصائل، وظلت طيلة السنوات التالية في عهد إدارة الرئيس السابق باراك أوباما تتحدث عن دعم لوجستي وليس أسلحة “فتاكة”، إلى أن تبنّت برنامجاً “سرياً” لدعم بعض الفصائل التي تم تصنيفها على أنها معتدلة، فيما جرى الاشتراط على بعضها عدم محاربة النظام السوري، وحصر توجهها نحو تنظيم “داعش”، وهو ما رفضته الكثير من الفصائل، الأمر الذي حرمها من هذا الدعم.

ومع صعود دونالد ترامب للحكم، ألغت الولايات المتحدة في 22 يوليو/تموز 2017، برنامجاً لتدريب عناصر من المعارضة السورية، وهو أمر لم يكن له تأثير يُذكر على معطيات الواقع، بالنظر إلى محدودية هذا الدعم أصلاً، والاشتراطات الكثير المرافقة له، وفي مقدمتها عدم محاربة نظام الأسد.
وكان هذا البرنامج المخصص لتدريب وتسليح المعارضة “المعتدلة” قد انطلق عام 2013، وأيّدته بعض دول “أصدقاء سورية”، رداً على جرائم بشار الأسد ونظامه، وشمل تقديم مساعدات عسكرية ولوجستية، بإشراف وكالة الاستخبارات الأميركية، لفصائل الجيش الحر في شمال سورية وجنوبها. وحسب وسائل إعلام أميركية، فقد أنفقت وزارة الدفاع الأميركية خلال بضعة أشهر من عام 2015 أكثر من 384 مليون دولار على تدريب وتسليح 180 عنصراً من المعارضة السورية، الأمر الذي اعتُبر مهزلة كبرى، اكتملت فصولها بدفع هؤلاء العناصر إلى داخل الأراضي السورية من دون أي حماية أو إسناد أميركي، ليقعوا لقمة سائغة بيد عناصر “جبهة النصرة” الذين قتلوا بعضهم واعتقلوا آخرين، بعد أن استولوا على سلاحهم.
وبناء على شروط البرنامج، قدّمت الولايات المتحدة للمقاتلين الذين دعمتهم، السلاح الخفيف والتدريب والرواتب، وأحياناً صواريخ “تاو” المضادة للدبابات، لكنها رفضت تقديم السلاح الثقيل لهم، مثل الصواريخ المضادة للطائرات، بدعوى الخشية من وقوعها بيد “هيئة تحرير الشام” (النصرة سابقاً).

في المقابل، فإن البرنامج الذي يُشرف عليه البنتاغون ويُقدّم الدعم لـ”قسد”، كان جدياً وفعالاً، وما زال مستمراً حتى الآن. وفُسر قرار ترامب بوقف برنامج المخابرات الأميركية لدعم المعارضة السورية، بأنه يعكس تخلي واشنطن عن الساحة السورية لروسيا.

ورأى سيجري أن العلاقة بين الولايات المتحدة والجيش الحر “لم تكن بالمستوى المطلوب، وكلانا يتحمّل المسؤولية، إذ ارتكب بعض قادة الفصائل أخطاء ساهمت إلى حد ما في عدم بناء ثقة متبادلة”، مضيفاً أن “الفريق الأميركي العامل في المنطقة كان يعمل منفذاً الرؤية الإسرائيلية القائمة على دعم الانفصاليين، بعيداً عن المصالح الأميركية في المنطقة”.
وحول ما يقال عن سعي الولايات المتحدة لاستخدام فصائل المعارضة من أجل مواجهة نفوذ إيران في الشرق السوري، تساءل سيجري: “هل واشنطن حقاً ذاهبة باتجاه مواجهة إيران في سورية؟”، مضيفاً: “الواقع على الأرض يقول إنه ليس هناك في الوقت الحاضر نيّات جادة من واشنطن باتجاه مواجهة إيران في سورية”.

مصير الفصائل
ما يشير إلى عدم جدية هذا الدعم الأميركي لفصائل المعارضة، المصير القاتم الذي لاقته مجمل الفصائل التي دعمتها واشنطن، والتي إما تبخّرت مع وقف الدعم عنها، أو تركتها واشنطن فريسة سهلة للآخرين، من دون أدنى حماية. ومن أبرز هذه الفصائل:

“حركة حزم”: منذ نهاية 2014 بدأت “النصرة” بمهاجمة مقرات “حزم” في ريف حلب الغربي، وكانت الحركة إلى ما قبل اندماجها مع “الجبهة الشامية” من بين الفصائل المصنّفة معتدلة لدى واشنطن، وتتلقى دعماً بالسلاح، وبالأخص الصواريخ المضادة للدروع من طراز “تاو”. وتمكّنت “النصرة” مطلع مارس/آذار 2014 من السيطرة على مقرات “حزم” غربي حلب، منهية بذلك إحدى أبرز فصائل الجيش السوري الحر المدعومة بشكل مباشر من واشنطن، وهو السبب الذي دفع إدارة أوباما لإعادة النظر في تسليح الفصائل “المعتدلة” خشية أن تصل الأسلحة المتطورة إلى يد الفصائل المتشددة.

“الفرقة 30″: تلقّت هذه الفرقة تدريباً من الولايات المتحدة على الحدود السورية مع تركيا، وبلغ عدد عناصرها الذين خضعوا للتدريبات 54 عنصراً مع قائد الفرقة العقيد نديم الحسن، الذي اعتُقل بعد أسبوعين من دخوله الأراضي السورية إلى جانب سبعة من عناصر الفرقة من قبل حاجز لـ”جبهة النصرة”. وتمكّنت “النصرة” من السيطرة على ما لا يقل عن 25 سيارة رباعية الدفع، وأسلحة مع ذخيرة كانت حصلت عليها الفرقة كدعم من واشنطن، وقالت “النصرة” في بيان صادر عنها إنه “ثبت لدى الجبهة حقيقة مشروعهم من كونهم وكلاء لتمرير مشاريع ومصالح أميركا في المنطقة”.

الفرقة 13″: بدأت المواجهات بين هذه الفرقة، والتي كانت إحدى أبرز الفصائل المنضوية ضمن الجيش السوري الحر، منذ عام 2016 مع “جبهة فتح الشام” (النصرة)، قبل أن يتم حل الفرقة في العام التالي. وكانت الفرقة تأسست منتصف يونيو/حزيران 2013 بعد اندماج 13 فصيلاً معارضاً.

“جبهة ثوار سورية”: تأسست في محافظة إدلب في سبتمبر/أيلول 2013، من تحالف كتائب وألوية من الجيش الحر، بقيادة جمال معروف، وقضت عليها “جبهة النصرة” في نوفمبر/تشرين الثاني 2014 بعد اشتباكات استمرت نحو شهرين.

“جبهة حق المقاتلة”: تأسست في ريف حماة الشمالي في فبراير/شباط 2014 من اندماج عدة فصائل وكتائب صغيرة مقاتلة في المنطقة، بقيادة يوسف الحسن، وعُرفت بتسليحها وتمويلها الجيدين، اللذين لم يصمدا أمام “النصرة” التي قضت عليها في نوفمبر/تشرين الثاني من عام 2014.

تجمّع “فاستقم كما أمرت”: تأسس في محافظة حلب في ديسمبر/كانون الأول 2012 بقيادة العميد مصطفى برو، وتعرضت مقراته لهجوم في مدينة حلب في نوفمبر/تشرين الثاني 2016، من قبل “النصرة” وحركة “نور الدين زنكي” ثم تعرضت نقاطه في ريف حلب الغربي لهجوم من قبل “النصرة”، ليعلن لاحقاً انضمامه إلى حركة “أحرار الشام”.

“فرسان الحق”: قضت عليها “قوات سورية الديمقراطية” في منتصف فبراير/شباط الماضي 2016 في بلدة مارع شمال مدينة حلب، على الرغم من أنها كانت مدعومة من قبل المخابرات المركزية الأميركية.

فصائل منطقة الركبان: أما فصائل الجيش الحر المدعومة أميركياً في منطقة الركبان على مثلث الحدود السورية-العراقية-الأردنية، فقد لاقت تجاهلاً وإهمالاً أيضاً من قِبل الولايات المتحدة وقوات التحالف الدولي العاملة في قاعدة التنف في تلك المنطقة. وتعرضت تلك الفصائل خلال العام 2017 لضغوط أميركية هدفت إلى دفعها للانسحاب من مواقعها في البادية السورية باتجاه الأردن، أو قاعدة التنف، وذلك بعد انتهاء العمليات العسكرية ضد تنظيم “داعش” في محيط قاعدة التنف. تبع ذلك إعلان “جيش مغاوير الثورة” تدمير قاعدة الزكف العسكرية في البادية السورية، والتي تبعد 75 كيلومتراً عن التنف قبل الانسحاب منها. وقال قائد “جيش مغاوير الثورة”، مهند طلاع، وقتها إنه جرى الانسحاب من قاعدة الزكف بسبب “عدم فائدتها واستهلاكها للوقت والإمكانيات”.

عقب ذلك، جرى تجميع معظم عناصر الفصائل العربية في قاعدة التنف ومحيطها، وسط طلب صريح من هذه الفصائل بالتوجّه إلى داخل الأردن “حفاظاً على أرواح مقاتليها وعوائلهم”، كما جاء في رسالة جرى تسريبها وصلت إلى تلك الفصائل من المندوب الأميركي في غرفة عمليات “الموك” التي يقع مقرها في الأردن.
وتضم فصائل البادية، إضافة إلى “جيش مغاوير الثورة”، الموجود أصلاً في قاعدة التنف، كلاًّ من “جيش أسود الشرقية”، و”قوات أحمد العبدو”، فضلاً عن “لواء شهداء القريتين” الذي أعلنت واشنطن في أغسطس/آب 2017 أنها قطعت الدعم عنه بسبب قيامه بأنشطة لا تستهدف محاربة تنظيم “داعش”، والمقصود محاربة قوات النظام، من دون التنسيق مع قيادة التحالف.

وقال فصيلا “جيش أسود الشرقية” و”قوات أحمد العبدو”، في بيان مشترك وقتها، إن ضغوطاً شديدة مورست عليهما لـ”وقف قتال النظام وتسليم المنطقة في البادية الشامية”. ولم يعلن الفصيلان الجهة التي مارست الضغوط، لكن مصادر مختلفة أكدت أن الضغوط جاءت من غرفة تنسيق الدعم (الموك) التي تقودها واشنطن، والتي أوقفت دعم فصائل المعارضة في يوليو/تموز الماضي من ذلك العام.
وجاء ذلك بعد انسحاب فصيل “أحرار العشائر” المدعوم من الأردن من منطقة الحدود الأردنية بشكل مفاجئ إلى داخل الأراضي الأردنية، وتسلّمت مواقعه قوات النظام.

فصائل درعا: المصير نفسه لاقته فصائل الجنوب السوري التي كانت تتلقى الدعم من غرفة “الموك” في الأردن. ومع بدء النظام السوري عمليته العسكرية في درعا في مايو/أيار العام الماضي، سارعت الولايات المتحدة إلى رفع يدها عن فصائل الجيش الحر هناك، وجاء في رسالة وجهتها واشنطن للفصائل أن “الحكومة الأميركية تتفهم الظروف الصعبة التي تواجهونها الآن، وتفهم أنه يجب اتخاذ قراركم حسب مصالحكم ومصالح أهاليكم وفصيلكم كما ترونها، وينبغي ألا تسندوا قراركم على افتراض أو توقّع بتدخّل عسكري من قِبلنا”.

وما إن انقشع غبار المعارك في درعا، حتى تبددت فصائل الجنوب، وغادر معظم قادتها باتجاه الأردن، فيما توزع المقاتلون بين من اختار التهجير إلى الشمال السوري أو إجراء تسوية مع النظام، أو الانخراط في صفوف قوات هذا النظام، أو ضمن مجموعات مستقلة تحت إشراف روسيا، مثل “الفيلق الخامس” في ريف درعا الشرقي بقيادة قائد فصيل “شباب السنّة” أحمد العودة، الذي كشف القائد الميداني أنس الحريري، في حديثه مع “العربي الجديد”، أنه غادر منذ فترة إلى الأردن، عبر معبر نصيب، ليتبع ذلك إصدار مذكرة اعتقال بحقه من قِبل النظام السوري بتهم جنائية.

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Les bombardements aériens et terrestres se poursuivent au nord-ouest de Hama


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Les combats se poursuivent violemment sur l’axe Hawiz, au nord-ouest de Hama, en même temps que des bombardements aériens et terrestres massifs dans le contexte de l’attaque continue des factions dans la région.

27 juin 2019 – OSDH

Les combats se poursuivent à un rythme soutenu sur l’axe Hawiz dans la plaine d’El-Ghab dans la campagne du nord-ouest de Hama, entre les forces du régime et leurs fidèles partisans, et les factions islamiques et combattants (non islamiques) de l’autre, lors d’une attaque continue par des factions au milieu de bombardements intensifs d’avions et d’artilleries. L’OSDH a documenté des pertes humaines sur fond de bombardements aériens et de batailles terrestres, où il a été tué 7 éléments des forces du régime et des loyalistes armés, ainsi que 4 éléments des factions.

Avec ces nouvelles attaques, le nombre de victimes a atteint à 1964 personnes tuées depuis le début de l’escalade dans la zone de « Réduction de l’escalade » le 30 avril et jusqu’au jeudi 27 juin.

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المعارك تتواصل بعنف في محور الحويز شمال غرب حماة بالتزامن مع قصف جوي وبري مكثف في إطار الهجوم المتواصل للفصائل على المنطقة

27. يونيو,2019 – OSDH

تتواصل المعارك بوتيرة عنيفة على محور الحويز بسهل الغاب في ريف حماة الشمالي الغربي، بين قوات النظام والمسلحين الموالين لها من جهة، والفصائل الإسلامية والمقاتلة من جهة أخرى، في هجوم متواصل من قبل الفصائل وسط عمليات قصف جوي وبري مكثف، بالتزامن مع غارات متواصلة من قبل طائرات النظام الحربية على قرى سهل الغاب، المرصد السوري وثق خسائر بشرية على خلفية القصف الجوي والبري والمعارك، حيث قتل ٧ عناصر من قوات النظام والمسلحين الموالين لها، كما قضى ٤ عناصر من الفصائل.
ومع سقوط المزيد من الخسائر البشرية فإنه يرتفع إلى (1964) شخص ممن قتلوا منذُ بدء التصعيد الأعنف على الإطلاق ضمن منطقة “خفض التصعيد” في الـ 30 من شهر نيسان الفائت، وحتى يوم الخميس الـ 27 من شهر حزيران الجاري،

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Un affrontement aux armes entre les factions du régime syrien après des pertes dans les campagnes de Hama


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Un affrontement aux armes entre les factions du régime syrien après des pertes dans les campagnes de Hama

Campagne de Hama, Mostafa Ragab, Galal Bakour
8 juin 2019

Des tensions sur les fronts de la campagne nord-ouest de Hama ont eu lieu entre des éléments des factions de « Réconciliation » et des milices de la « Défense nationale » des forces du régime syrien, à la suite des lourdes pertes subies par ces derniers, après l’attaque des factions armées de l’opposition syrienne.
Des sources bien informées ont déclaré samedi à notre correspondant, qu’il y avait des tirs et des combats entre des éléments de « Réconciliation » et des éléments des milices de la « Défense nationale », après des accusations de « trahison » visant les éléments de « Réconciliation ».
Les éléments de la « Réconciliation » sont en fait, des éléments et des anciens combattants qui faisaient partie des factions de l’opposition armée syrienne et qui ont rejoint les forces du régime à la suite des opérations de « réconciliations » signées entre les opposants armés et le régime à Daraa, la campagne de Damas, la campagne de Homs et d’autres régions.

Les sources ont souligné que l’intensité du conflit entre les deux parties avait commencé après l’attentat à la voiture piégée de l’opposition syrienne sur l’axe du village de Kernaz, vendredi, tuant et blessant environ 40 éléments des milices de la « Défense nationale ».

Elle a ajouté que les éléments de la « Défense nationale » ont accusé les éléments de « Réconciliation » de « trahison, négligence et d’avoir permis à la voiture piégée d’atteindre ses objectifs sans la stopper ou la viser », ce qui a provoqué un affrontement entre les parties après leur retrait de Kernaz et de ses environs.

Selon des sources de la ville de Hama, environ 200 membres des forces du régime sont arrivés à l’hôpital national de la ville, entre les blessés et les morts, pour la plupart affiliés à la milice de la « Défense nationale ». Les factions de « Réconciliation » participent aux opérations militaires dans la campagne de Hama sous la bannière du « Cinquième division », dirigée par des officiers recevant des ordres des bases russes.

Les milices de « Défense nationale » regroupent des milliers d’éléments, la plupart issus de villages et de villes fidèles au régime syrien, notamment des villes de Mharda et al-Skeylbiya, la plupart du temps ils sont responsables et occupent des postes de contrôle et des postes de garde du régime.

شهدت جبهات ريف حماة الشمالي الغربي توتراً بين عناصر فصائل “المصالحة” وعناصر مليشيات “الدفاع الوطني” التابعة لقوات النظام السوري، وذلك إثر خسائر بشرية فادحة مُنيت بها الأخيرة، عقب هجوم من فصائل المعارضة السورية المسلحة.

وتحدثت مصادر مطلعة، لـ”العربي الجديد”، اليوم السبت، عن وقوع إطلاق نار وعراك بين عناصر “المصالحة” وعناصر مليشيات “الدفاع الوطني”، بعد اتهامات بـ”الخيانة” وُجهت لعناصر “المصالحة”.

وعناصر “المصالحة” هم عناصر ومقاتلون سابقون كانوا ضمن فصائل المعارضة السورية المسلحة، وانضموا إلى قوات النظام إثر عمليات “التسوية” التي تمت في درعا وريف دمشق وريف حمص ومناطق أخرى.

وبيّنت المصادر أن حدة الخلاف بين الطرفين بدأت عقب تفجير المعارضة السورية سيارة مفخخة على محور بلدة كرناز، أمس الجمعة، ما أسفر عن مقتل وجرح ما يقارب الأربعين عنصراً من عناصر مليشيات “الدفاع الوطني”

وأضافت أن عناصر “الدفاع الوطني” وجّهوا اتهاماً لعناصر “المصالحة” بـ”الخيانة والتخاذل والسماح للسيارة المفخخة بالوصول إلى نقاطهم وعدم استهدافها”، ما أدى إلى وقوع اشتباك بين الطرفين بعد الانسحاب من كرناز إلى محيطها.

وبحسب مصادر من مدينة حماة، فقد وصل إلى المستشفى الوطني في المدينة، أمس، قرابة مائتي عنصر من قوات النظام، ما بين جريح وقتيل، معظمهم من المنتسبين إلى مليشيات “الدفاع الوطني”.وأشارت المصادر، لـ”العربي الجديد”، إلى أن عناصر فصائل “المصالحة” تشارك في العمليات العسكرية في ريف حماة تحت راية “الفيلق الخامس”، بقيادة ضباط يتلقون الأوامر من القواعد الروسية في ريفي حماة واللاذقية.

وتضم مليشيات “الدفاع الوطني” في ريف حماة آلاف العناصر، ومعظمهم ينحدرون من القرى والبلدات الموالية للنظام السوري، على رأسها مدينتا محردة والسقيلبية، ويتولون في معظم الأحيان مسؤولية الوقوف على الحواجز ونقاط الحراسة التابعة للنظام.

ويأتي ذلك الخلاف في ظل استمرار الهجمات من قبل فصائل المعارضة؛ حيث اندلعت معارك، اليوم، في جبهات قرية كفرهود، تمكنت خلالها المعارضة من تدمير آليتين لقوات النظام بعد استهدافهما بصواريخ مضادة للدروع.

وأعلن فصيل “جيش العزة” التابع للمعارضة السورية، وتنظيم “هيئة تحرير الشام” عن تدمير دبابتين من طراز تي 72 وسيارة عسكرية، وقتل عشرة عناصر من قوات النظام، باستهدافهم بصواريخ مضادة للدروع، على محور بلدة كفرهود بريف حماة الشمالي الغربي.

وجاء ذلك خلال محاولة قوات النظام والمليشيات التابعة لها التقدم في المحور، بهدف استعادة السيطرة على موقع تل الملح الاستراتيجي الذي يطل على الطريق الواصل بين مدينتي السقيلبية ومحردة.

وقالت مصادر محلية، لـ”العربي الجديد”، إن عناصر من قوات النظام قُتلوا نتيجة قصف من المعارضة بصواريخ الغراد، طاولت موقعاً في محور قرية الجديدة شمال غرب حماة، كما أسرت المعارضة عنصراً للنظام بعد حصاره في محور بلدة الجبين أثناء تمشيط الحقول.

وأضافت المصادر أن مطار حماة العسكري تعرّض لقصف بصواريخ الغراد من قوات المعارضة، فيما لم تؤكد المصادر وقوع إصابات أو أضرار ناتجة عن القصف في المطار.

في غضون ذلك، شن الطيران الحربي الروسي غارات استهدفت الطرقات ومنازل المدنيين في قرى وبلدات ومدن مورك وكفرزيتا والجبين وتل ملح والأربعين والزكاة وحصرايا في ريف حماة الشمالي، أسفرت عن أضرار مادية.

وكانت المعارضة السورية المسلحة بالتعاون مع “هيئة تحرير الشام”، قد بدأت، مساء الخميس الماضي، بعملية عسكرية ضد مواقع قوات النظام في ريف حماة الشمالي الغربي، وسيطرت عقب الهجوم على قرى ومواقع استراتيجية.

وفي انعكاس لحجم المعارك المحتدمة في إدلب وحماة، تجاوز عدد القتلى الـ80، إذ قال المرصد السوري لحقوق الإنسان إنّ 83 شخصاً قُتلوا في الساعات الـ24 الماضية، خلال المعارك بين قوات النظام والفصائل، قرب محافظة إدلب.

وأوضح المرصد أنه منذ أول من أمس الخميس، قُتل 44 من قوات الأسد و39 مقاتلاً من الفصائل. لكن، بحسب النقيب ناجي مصطفى، الناطق الرسمي باسم “الجبهة الوطنية للتحرير”، التابعة لـ”الجيش السوري الحر”، فإنّ عدد قتلى النظام زاد عن الـ80، خلال الـ24 ساعة الماضية، فيما أعلنت الغرف التابعة للفصائل أنّ عدد قتلاها بلغ نحو 10 عناصر.

Avec le soutien des Russes … les forces du régime cherchent désespérément à reprendre le contrôle du village stratégique au nord-ouest de Hama


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Avec le soutien des Russes … les forces du régime cherchent désespérément à reprendre le contrôle du village stratégique au nord-ouest de Hama,
Environ 1 250 personnes ont été tuées et décédées depuis le début de l’escalade la plus violente.

8 juin 2019 – OSDH

بدعم وإسناد روسي… قوات النظام تستميت لاستعادة السيطرة على قرية استراتيجية شمال غرب حماة، والمزيد من الخسائر البشرية يرفع إلى نحو 1250 تعداد الذين استشهدوا وقتلوا منذ بدء التصعيد الأعنف

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Les djihadistes et les factions combattantes étendent leur contrôle sur un village stratégique situé profondément dans les zones contrôlées par le régime, dans la campagne de Hama, au nord-ouest du pays, parallèlement à la poursuite des violents combats et au bombardement aérien et terrestre intense sur les axes  de combat

7 juin 2019 – OSDH

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a surveillé l’élargissement de zones de combats par les factions djihadistes et combattantes pour étendre son contrôle sur la campagne ouest de Hama, depuis hier soir et aujourd’hui. Elles ont réussi à faire incursion dans le village stratégique « al-Jalama » situé à proximité de la route de « Al-Suqaylabiyah – Mharda », et ont pu contrôler certaines parties du village, où des combats violents se poursuivent, dans une tentative contrôler toute le village, et d’élargir la portée de son contrôle sur cette route, parallèlement, les zones de Khan al-Sebl, Kafr-batikh et certains endroits ouest de Ma

‘arret al-Nouman (campagne sud et est dans la campagne d’Idleb) ont été cibles de bombardement du régime avec des missiles à sous-munitions, causant cinq blessés parmi les civil à Kafr-batikh, tandis que le nombre de raids effectués par l’avion de régime militaire sur la zone de « désescalade » a atteint vendredi 125 attaques, ciblant à la fois Khan Shaikhoun et les village de Naqir, Cheikh Mustafa, Al-habit, dans la campagne sud d’Idleb, ainsi que Kafr-Zeita, al-Arba’in, al-Lattamna, Hasraya, al-Zakat dans la campagne nord de Hama. Par ailleurs, le nombre de raids effectués ce vendredi, par des avions russes ont également augmenté à 38, sur les villages de al-Zakat, al-Arba’in, al-Lattamna, Hasraya, Latmine, Kafr-Zeita et Mork dans la campagne nord de Hama, et à Khan Chaikhoun dans la campagne sud d’Idleb. Le nombre de barils à l’explosifs lancés par des hélicoptères militaires ce vendredi a atteint 42 barils, lancés sur l’axe de Kabbana situé sur le Mont kurde au nord de Lattaquié, ainsi qu’à Khan Cheikhun, Al-habit, al-Naqir, al-Fatira, Kafr-Sajna et Arinba au sur d’Idleb, d’une part, et sur Kafr-Zeita, Mork et al-Sayad au nord de Hama. Le nombre de roquettes tirées par les forces du régime sur les axes de combats dans la campagne nord

et nord ouest ainsi que sur la campagne d’Idleb du sur et sur le Mont Kurd à 830 missiles.
Le nombre de roquettes et de missiles lancées par les factions armées 520, depuis midi du vendredi, ciblant al-Hamamiyat et Karnaz, Jalameh, al-Jadida, Kafr-houd, Cheikh Hadid, al-Karkat, al-Mustariha, Kafr-nbouda, Qassabiya et Tell-Houwash, sous le contrôle des forces du régime dans le nord et le nord-ouest de Hama.
Au moins 53 membres du régime et des forces armées qui lui sont fidèles ont été tués, parmi eux un certain nombre n’ont pas pu être retirés, et à l’école d’al-Dhahra à l’est de Jabine, des têtes ont été séparées de leurs corps après leur assassinat au cours des combats, tandis que le nombre de combattants tuée lors des bombardement aériens, terrestres et des batailles dans la campagne de Hama est porté à 48 combattants, dont au moins 21 combattants des factions islamiques.

الفصائل الجهادية والمقاتلة توسع نطاق سيطرتها في قرية استراتيجية بعمق مناطق النظام بريف حماة الشمالي الغربي، بالتزامن مع استمرار المعارك العنيفة والقصف الجوي والبري المكثف على محاور القتال

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Poursuite des combats sur les fronts du nord de Hama à la suite d’une tentative de bombardement aérien et terrestre menée par les forces du régime sur la “zone de réduction de l’escalade” par les factions jihadistes et des factions de combattants modérés, dans une tentative d’avancer vers de nouvelles zones contrôlées par les forces du régime,
par ailleurs, deux enfants sont morts à la suite de bombardements terrestres et aériens perpétrés par les forces du régime sur la “zone de réduction de l’escalade”

7 juin, 2019-OSDH

استمرار المعارك على جبهات ريف حماة الشمالي في محاولة من قبل الفصائل الجهادية والمقاتلة التقدم باتجاه مناطق جديدة بالتزامن مع ذلك استشهاد طفلين نتيجة قصف بري وجوي نفذته قوات النظام على “منطقة خفض التصعيد”

Des indicateurs de bataille américaine contre l’Iran dans la campagne de Deir Ez-Zor – مؤشرات معركة أميركية ضد إيران في ريف دير الزور


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Des indicateurs de bataille américaine contre l’Iran dans la campagne de Deir Ez-Zor

Ryan Mohammed – 24 avril 2019

La succession des indicateurs qui montrent que les États-Unis, qui dirigent la Coalition internationale contre le Daech, cherchent à expulser les milices iraniennes à la frontière syro-irakienne, qui sont basées à Abou-Kamal, en Syrie, avec la participation des factions présentes dans  la base Al-Tanaf, à 250 km au sud d’Abou-Kamal, dont “l’Armée des Maghawir de la révolution”, ainsi que par les “Forces démocratiques de la Syrie” (FDS), qui contrôlent l’est de l’Euphrate. Dans ce contexte, l’un des dirigeants de “l’Armée des commandements (Maghawir)  de la révolution” a révélé, dans un entretien avec notre correspondant, la fuite des informations qui circulation sur la possibilité de se diriger vers les milices iraniennes à Deir AEz-Zor, dans la région de “Chamié” (Deir Deir Ez-Zor, au sud de la rivière l’Euphrate) contrôlée par le régime syrien, mais la date de ce mouvement et sa forme n’est pas encore connue “, soulignant que” l’armée des commandements (Maghawir) de la révolution dispose des capacités matériels pour engager une bataille contre les milices iraniennes, tout en disposant des armes et équipements lourds nécessaires “.

مؤشرات معركة أميركية ضد إيران في ريف دير الزور

ريان محمد – 24 أبريل 2019

تتوالى المؤشرات الدالّة على وجود نية لدى الولايات المتحدة، التي تقود “التحالف الدولي لمحاربة تنظيم داعش”، لطرد المليشيات الإيرانية الموجودة على الحدود السورية العراقية، والمتمركزة في مدينة البوكمال السورية، وذلك بمشاركة من الفصائل الموجودة في قاعدة التنف، جنوب البوكمال بنحو 250 كيلومتراً، وعلى رأسهم “جيش مغاوير الثورة”، إضافة إلى “قوات سورية الديمقراطية” (قسد)، المُسيطرة في شرقي الفرات. في السياق، كشف أحد قياديي “جيش مغاوير الثورة”، في حديث لـ”العربي الجديد”، عن “تداول تسريبات حول وجود احتمال للتحرك باتجاه المليشيات الإيرانية في دير الزور، في كامل منطقة الشامية (بريف دير الزور، جنوب نهر الفرات، التابعة للنظام)، لكن موعد هذا التحرك وشكله غير معروف بعد”، لافتاً إلى أن “الإمكانية والقدرة متوفران لدى جيش مغاوير الثورة لفتح معركة ضد المليشيات الإيرانية، مع توفر السلاح الثقيل والعتاد المطلوب”.

وأوضح أنه “من المتوقع أن تكون المعركة ضد المليشيات الإيرانية كبيرة، وستشارك في المعركة، إن انطلقت، الفصائل الموجودة في المنطقة إلى جانبنا، وهي جيش أسود الشرقية، وقوات الشهيد أحمد العبدو، وشهداء القريتين، وأحرار العشائر”، مضيفاً أن “جيش مغاوير الثورة فتح باب التطوع في صفوفه، ومن المقرر استيعاب جميع الشبان المتقدمين للتطوع عبر فتح دورات تمتد لمدة 15 يوماً، يكون في صفوفها ما بين 50 إلى 75 متطوعاً”.
وأعرب القيادي في “جيش مغاوير الثورة” عن اعتقاده بأن “قرار التحرك لطرد المليشيات الإيرانية جدّي، وأن المسألة مسألة وقت”، مشيراً إلى أن “هناك فصائل عربية ضمن قسد في الطرف الآخر من نهر الفرات، قد تشارك في العمليات العسكرية، مثل المجلس العسكري في دير الزور، وهناك تنسيق بينها وبين المغاوير”. وحول احتمال مشاركة القوات الكردية التي تشكل الثقل الأساسي لـ”قسد” في المعركة، إذا ما اندلعت، نفى امتلاكه معلومات عما إذا كان هناك اتصال بقيادتها.

وكشفت معلوماتٌ متقاطعة من ناشطين في منطقة الـ”55″، المسيطر عليها من قبل التحالف الدولي، وتضم قاعدة التنف الدولية ومخيم الركبان للنازحين السوريين، عن أن “جيش مغاوير الثورة” نفّذ أخيراً بالتعاون مع القوات الأميركية الموجودة في قاعدة التنف مناورات عسكرية عدة تضمنت التدريب على أسلحة ثقيلة، من بينها صواريخ أرض – أرض متوسطة وقصيرة المدى، تحاكي أهدافاً افتراضية.

وعلى الطرف الشرقي من نهر الفرات، الخاضع لسيطرة “قسد”، يبدو أن حراكاً مشابهاً يتم التحضير له، على غرار ما يجري في مخيم الركبان، إذ أفادت مصادر محلية سياسية في شرق الفرات، طلبت عدم الكشف عن هويتها، في حديث لـ”العربي الجديد”، بأن “قسد استقبلت بعد سيطرتها على الباغوز، كميات من العتاد والأسلحة الأميركية، إضافة إلى أنها وسعت من حملتها في تجنيد الشباب”.

ولفتت المصادر إلى أن “بعض التوقعات كانت تميل إلى أن قسد تستعد لمواجهة أي عملية عسكرية قد تشنها تركيا، التي تتوعّد الأكراد وتطالب بمنطقة آمنة على الحدود السورية التركية، لكن اليوم يبدو أن وجهتها قد تكون بالاتجاه المعاكس، لطرد المليشيات الإيرانية التابعة للحرس الثوري الإيراني (المصنّف أخيراً من واشنطن منظمة إرهابية) والتي حوّلت مدينة البوكمال موقعاً لها”. وأضافت المصادر أن “مشروع قطع الطريق من إيران عبر العراق إلى سورية ولبنان، هو الذي دفع الأميركيين للبقاء بقاعدة التنف، حتى عقب إعلان الرئيس الأميركي دونالد ترامب عزمه على سحب قواته من سورية“. وتراجع ترامب عن قراره لأهمية القاعدة في البادية السورية والطرقات الحيوية في المنطقة.

وأضافت المصادر نفسها أن “الروس، الذين تعتبر البادية منطقة نفوذ عسكري لهم، لم ينجحوا بمهمة عرقلة الطريق الذي تسعى إيران لإنشائه من أراضيها باتجاه لبنان، الأمر الذي سيضطر أميركا لدفع حلفائها على الأرض ودعمهم للقيام بالمهمة”. وأعربت المصادر عن اعتقادها بأن “تسارع الأحداث أخيراً والإعلان عن فتح المنفذ الحدودي بين البوكمال السورية والقائم العراقية، والحديث عن مد سكة حديدية تربط طهران بدمشق، سيعجل بالتحرك الأميركي”.
وذكرت تقارير قبل أيام أن مسلحين هاجموا خلال الليل، مواقع لقوات النظام والمليشيات الإيرانية بالقرب من منطقة ‏الحزام، على أطراف البوكمال، حيث شهدت المنطقة اشتباكات عنيفة من جهة جسر قرية السويعية. وفي التفاصيل، فإن المليشيات الموجودة عند جسر السويعية أطلقت النار بمختلف الأسلحة الخفيفة والمتوسطة ‏باتجاه قرية الباغوز في الضفة المقابلة بالجزيرة، المسيطر عليها من قبل “قسد”، فيما شهدت المدينة استنفاراً أمنياً غير مسبوق في مدينة البوكمال. ‏وتجوّلت المليشيات الإيرانية في شوارع المدينة بالسلاح الكامل، كما شوهد مقاتلو مليشيا فاطميون وحركة النجباء في منطقة الكورنيش في البوكمال مع أسلحتهم الثقيلة، وقامت المليشيات بتعزيز نقاطها على أطراف المدينة بالمقاتلين والأسلحة الثقيلة، في حين أغلقت مليشيا “حيدريون” جميع منافذ حي الكتف في المدينة، والمتجه إلى البساتين والنهر.

مع العلم أنه سبق للمليشيات الإيرانية المنتشرة في ريف دير الزور، أن تعرّضت لضربات جوية عدة من طيران التحالف، كان آخرها الأسبوع الماضي، إذ شنّت طائرات حربية غارات جوية، مستهدفة قصر نواف الفارس، في ريف دير الزور الشرقي، أثناء إقامة حفل تخريج دفعة من عناصر مليشيا النجباء العراقية، من دون معرفة حجم الخسائر.

كما تحدثت صفحاتٌ محلية في دير الزور، على مواقع التواصل الاجتماعي، عن استهداف قوات التحالف لقافلة محروقات متجهة من مناطق سيطرة “قسد” إلى مناطق سيطرة النظام في دير الزور، في ظل معلومات وصلت إلى “العربي الجديد”، عن “امتناع قسد توريد النفط إلى مناطق النظام، بطلب أميركي، الأمر الذي فاقم أزمة الوقود في مناطق النظام بعموم سورية”.

من جهته، اعتبر المحلل العسكري العميد أحمد رحال، في حديث لـ”العربي الجديد”، أن “الحديث عن هجوم أو تحرك عسكري ضد المليشيات الإيرانية في ريف دير الزور، تحديداً في منطقة البوكمال، ما زال ضمن قراءة المؤشرات، إذ لا معلومات عن صدور أوامر تخص بدء التحرك، أو أمر عملياتي تم الإعلان عنه”. لكنه أشار إلى أن “المعطيات الواردة وبعض التسريبات تفيد بأن هناك تحضيرات عسكرية في حقل العمر، فضلاً عن فتح باب التطوع لبعض الفصائل، التي يتم تداول أسمائها كمشاركة في العملية العسكرية، وذلك في ظل تقارير دولية عن توافق روسي أميركي على اجتثاث الوجود الإيراني في سورية”.

وأعرب رحال عن اعتقاده بأن “هذه الأنباء لها مدلولات بأن الروس توصلوا إلى قناعة مطلقة بأن الوجود الإيراني لن يكون يوماً عاملاً في طرق الحلّ، بل هو عامل قادر على تخريب كل الحلول، فضلاً عن أن هناك توافقات أميركية روسية منذ سنوات عدة على أن يكون هناك تفويض غربي لروسيا، يتضمن إنهاء الصراع مقابل إخراج إيران من سورية مع كل أتباعها”.

وتابع “رأينا كيف أصبح هناك تقييد لدعم المعارضة السورية بالسلاح، وتم إيقاف الدعم مقابل ذلك الاتفاق. بالتالي إن على روسيا أن تفي بالتعهّد الذي ألزمت نفسها به، ومن مصلحة الروس أن يكونوا وحدهم مع الأميركيين، إلى جانب تركيا إذا أضيفت إلى الطاولة، أما إيران فهي غير مقبولة”. ولفت إلى أن “المشكلة تكمن في أن إيران تغلغلت بشكل كبير في سورية، وهذه الغلطة التي ارتكبها الغرب والروس، فقد تغلغل الإيرانيون في عمق الدولة السورية، في عمق المؤسسات، وحتى في الجسم السوري الثقافي والاقتصادي والاجتماعي، إضافة إلى مراكز البحوث ومعامل الدفاع وغيرها، حتى أصبح العنصر الإيراني يصدر الأوامر”.

وذكر أن “المعطيات تشير إلى أن العمل العسكري سيكون من الحدود السورية العراقية، وقد أُعلن أن أهداف الوجود الأميركي في سورية هي ثلاثة: أولها استئصال الإرهاب، والثاني إخراج إيران من سورية، والثالث إنتاج حل يرضي السوريين ومستدام. واليوم يبدو أنهم بدأوا بالعمل على الهدف الثاني عقب الإعلان الانتصار على داعش، وبالطبع هذه الأهداف يعمل عليها الروس والإسرائيليون”.

Violations commises par les services de sécurité du régime – arrestations arbitraires


Général---arrestations

L’attention des médias qui se sont fixés dernièrement sur la province d’Idleb contribuent à mettre à l’ombre les violations commises par les services de sécurité du régime dans le gouvernorat de Daraa, qui ont lancé la politique d’extension progressive et systématique des arrestations, ce qui craint qu’elles ne se développent davantage, ainsi que le manque de moyens pour les contrôler.

شنّت قوات النظام السوري، اليوم السبت، حملة اعتقالات بحق منتسبين سابقين لـ”الجيش الحر”، في مدينة الحارة بريف درعا، على خلفية مقتل ضابطٍ وعنصرين باشتباكات مع مجهولين.

وقال الناشط الإعلامي، محمد الحوراني، لـ”العربي الجديد” إن قوات النظام اعتقلت أربعة مدنيين في مدينة الحارة، واقتادتهم إلى مكان مجهول.

وأوضح الحوراني، أن المدينة تشهد توتراً منذ فجر الجمعة، حيث جرت اشتباكات بين مجهولين وعناصر من النظام، أدت إلى مقتل ضابط وعنصرين من الأخير.

ولم تلتزم قوات النظام ببنود الاتفاق الذي وقعه “الجيش الحر” مع روسيا، وشنّت العديد من حملات الاعتقال في عموم المحافظة، واقتادت الشباب للخدمة العسكرية.

كما اعتقلت عدداً من المقاتلين السابقين في صفوف الجيش السوري الحر، ورفضت منح طلاب الجامعات ممن أجروا “تسوية وضع”، تأجيلاً للخدمة العسكرية الإلزامية، بموجب طلب تأجيل صادر عن جامعاتهم.

وعلى خلفية ذلك، دعا ناشطون من مدينة بصرى الشام إلى التظاهر يوم الجمعة، للتنديد بتصرفات عناصر النظام ومطالبة روسيا بالتزاماتها التي تعهدت بها في الاتفاق مع فصائل المعارضة.

وتوصل “الجيش الحر” وروسيا في 18 يوليو/ تموز 2018 لاتفاق نص على تسليم السلاح الثقيل والمتوسط، وتهجير الرافضين إلى الشمال السوري، و”تسوية” وضع الشبان المطلوبين للخدمة العسكرية.

 

Les “FDS” continuent les arrestations à Raqqa et des inconnus attaquent ses membres

(…) Des combattants des Forces Démocratiques Syriennes « FDS » ont lancé une campagne d’arrestations de nombreux jeunes de la ville de la Tabqa, afin de les ramener à la conscription obligatoire dans les rangs de « FDS ». Elles ont procédé à l’arrestation d’un certain nombre de personnes dans le village de Tiyana, dans la banlieue sud de Deir Ez-Zor, pour des raisons inconnues.
D’autre part, les médias locaux ont révélé l’échec des pourparlers entre le régime syrien et les “Forces démocratiques syriennes” sur l’accord de gestion des zones situées à l’est du pays.

هاجم مسلحون مجهولون، صباح اليوم الجمعة، دورية أمنية تابعة لـ”مجلس الرقة المدني”، ما أدى إلى مقتل أحد المهاجمين وجرح عنصر من الدورية في مدينة الرقة، شمالي شرقي سورية.

وقالت مصادر محلية إن الاشتباك وقع على طريق العدنانية عند الجسر المتحرك بمدينة الرقة، طوقت على أثره قوات الأمن المحلية المكان وسحبت جثة القتيل.

وتتكرر في الآونة الأخيرة عمليات مهاجمة عناصر من “وحدات حماية الشعب” الكردية و”قسد” من جانب مجهولين أو من قبل عناصر تنظيم “داعش”.

إلى ذلك، شن عناصر “قسد” حملة اعتقالات طاولت العديد من الشبان في مدينة الطبقة بهدف سحبهم إلى التجنيد الإجباري في صفوف “قسد”. كما اعتقل عناصر “قسد” عدداً من الأشخاص في قرية الطيانة بريف دير الزور الجنوبي الشرقي، لأسبابٍ مجهولة.

على صعيد آخر، كشفت وسائل إعلام محلية عن فشل المحادثات بين النظام السوري و”قوات سورية الديمقراطية” بشأن الاتفاق على إدارة المناطق الخاضعة للأخيرة في شرقي البلاد.

وقال مصدر لموقع “باسنيوز” المحلي الكردي، إن “هدف النظام من وراء إجراء المحادثات مع مجلس سورية الديمقراطية هو توجيه رسائل سياسية وعسكرية إلى تركيا لإجبارها على تقديم تنازلات في جبهة إدلب”، بحسب وصفه.

 

Daraa: des arrestation en nombre des chef des “factions de la réconciliation”

درعا: اعتقالات بالجملة لقادة “فصائل التسوية”

قتيبة الحاج علي | الخميس 13/09/2018

سرعان ما انقلبت أجهزة النظام الأمنية على قادة “فصائل التسوية” في درعا، مطلقة حملة اعتقالات طالت عدداً منهم، عدا عن عشرات المدنيين ومقاتلي المعارضة السابقين.

حملة الاعتقالات بدأت قبل أسابيع في اللجاة من ريف درعا الشرقي، وطالت العشرات بذريعة الانتماء لتنظيم “الدولة الإسلامية”، قبل أن تتدخل الشرطة العسكرية الروسية لوقف الحملة. أجهزة النظام الأمنية أفرجت عن عدد قليل من المعتقلين.

الحملة الأمنية تمددت إلى معظم البلدات المحاذية لريف السويداء الغربي. في بلدة رخم في ريف درعا الشرقي، تصادمت “قوات شباب السنة”، التي ما زالت تسيطر على عدد من البلدات تحت الضمانة الروسية، مع قوات من “المخابرات الجوية” التي داهمت منزل القيادي في الفصيل صابر الدكاك، بهدف اعتقاله بذريعة انتمائه لتنظيم “داعش” قبيل التحاقه بـ”شباب السُنّة” رغم انضمامه لاتفاقية “التسوية”. وتعرض الدكاك للإصابة، بعد تبادل إطلاق النيران.

المواجهة بين “قوات شباب السنة”، المدعومة روسياً، و”المخابرات الجوية” تصاعدت بعد إقدام “شباب السنة” على أسر 5 عناصر من “الجوية” بغرض المبادلة بهم على الدكاك. وتدخلت الشرطة العسكرية الروسية، وتوصل الطرفان لاتفاق بإطلاق سراح العناصر الخمسة، مقابل “ضمانات” بالإفراج عن القيادي المصاب، بعد انتهاء علاجه.

نجاح “قوات شباب السنة” في حماية قادتها من الاعتقال، لم ينسحب على فصائل المعارضة الأخرى. فرع “الأمن العسكري” بدأ منذ مطلع أيلول/سبتمبر، بحملة اعتقالات طالت قياديين في “فصائل التسوية” أبرزهم القيادي السابق في “ألوية العمري” فارس أديب البيدر، الذي اعتقل في مدينة درعا رغم حصوله على بطاقة “التسوية”. وتكفل البطاقة لصاحبها التنقل بحرية دون تعرضه للاعتقال. وأكد مقربون من البيدر أن الاعتقال تم بطلب شخصي من رئيس فرع “الأمن العسكري” العميد لؤي العلي، على خلفية مقتل أحد أقاربه على يد القيادي البيدر قبل سنوات.

وعلى خلفية اعتقال البيدر، نشر القيادي في “غرفة عمليات البنيان المرصوص” سابقاً أدهم الكراد، تسجيلاً صوتياً طالب فيه بـ”وقفة إزاء هذه الاعتقالات” محذراً من أنها ستطال “الجميع”. كما ألمح الكراد إلى أن أعداداً كبيرة غير راضية عن اتفاقية “التسوية”، محذراً من أن استمرارها سيدفع نحو إعادة الأمور إلى ما كانت عليه قبل سنوات.

كذلك طالت الحملة الأمنية مدنيين ومقاتلين سبق وتلقوا العلاج خلال السنوات الماضية في المشافي الإسرائيلية، وذلك بتهمة “العمالة لإسرائيل”. وأبرز هؤلاء المعتقلين قائد “لواء المنصور” في مدينة نوى أيهم الجهماني، الذي عاد من المشافي الإسرائيلية قبل أشهر قليلة. والجهماني هو ملازم أول منشق عن قوات النظام. واعتقل ضمن التهمة ذاتها أكثر من 15 مدنياً ومقاتلاً في ريف درعا الشمالي الغربي، ما يدلّ على أنه بات لدى النظام معلومات حول الجرحى والمرضى الذين تلقوا العلاج في المشافي الإسرائيلية خلال السنوات الماضية.

وانتشرت مخاوف من استخدام النظام لدعاوى الحق الشخصي كذريعة لاعتقال قادة وعناصر الفصائل، بعدما تم اعتقال القيادي في “المجلس العسكري في مدينة الحارة” أحمد محمد الفروخ، بعد دعوى شخصية تقدم بها أحد أهالي المدينة يتهمه بارتكاب جريمة قتل خلال سيطرة المعارضة على المدينة. ولا يُعلم مدى مصداقية الدعوى، ولا إن كانت كيدية، ولا الفترة الزمنية اللازمة للبت فيها. وسيبقى الفروخ موقوفاً، طيلة فترة “المحاكمة”.

الاعتقالات طالت كذلك عناصر وقادة التحقوا بصفوف مليشيات النظام. واعتقل فرع “الأمن العسكري” القيادي السابق في “الفيلق الأول” في مدينة الشيخ مسكين صلاح عدنان الخلف، أثناء عودته إلى محافظة درعا قادماً من محافظة إدلب التي يتواجد على أطرافها بعد انضمامه إلى “قوات النمر”. واعتقل مع الخلف ثلاثة عناصر مرافقين له، من دون تحديد التهمة الموجهة إليهم بشكل مباشر.

ورغم تنوع التهم التي وجهتها أجهزة النظام الأمنية للمعتقلين، إلا أن تهمة الانتماء لتنظيمي “داعش” و”جبهة النصرة” تبقى الأكثر انتشاراً، بعد استخدامها كذريعة لاعتقال العشرات من أبناء منطقة حوض اليرموك ومدينة الشيخ مسكين وبلدة عتمان. وأكد مصدر حقوقي لـ”المدن”، أن عدد المعتقلين بتهمة الانتماء لـ”داعش” تجاوز 110 معتقلاً، بينهم مقاتلون في فصائل المعارضة ومدنيون ونساء وأطفال يُعتقد أنهم من عوائل عناصر التنظيم. هذا من دون احتساب المقاتلين ممن تم أسرهم أو سلموا أنفسهم خلال الحملة العسكرية الأخيرة للنظام، وما تبعها من اتفاقيات “تسوية”. ومن ضمن المعتقلين قائد “لواء المدينة المنورة” الملقب أبو نبيل، والقيادي السابق في “هيئة تحرير الشام” الملقب سنجر الزعبي.

ويساعد الاهتمام الإعلامي الكبير المُسلط على محافظة إدلب، في إبعاد الضوء عن الانتهاكات التي تمارسها فروع الأجهزة الأمنية في محافظة درعا، التي بدأت انتهاج سياسة التوسع في عمليات الاعتقال بشكل تدريجي ومنهجي، وسط مخاوف أن تتوسع أكثر، بالترافق مع غياب القدرة والوسائل على ضبطها..

Le Syrian Human Rights Network a recensé au moins 4 082 cas d’arrestations arbitraires enregistrées au premier semestre de 2018, dont 667 en juin.
05 juillet  2018

Les deux lions dans la cage du Tribunal russe


 

Les deux lions dans la cage du Tribunal russe

Samira al Massalma

al-Arabi al-Jadid, 13 juin 2018

59-Attaque-1

La base militaire russe de Humeimim résume la structure de gouvernance en Syrie, président et subordonné, et explique, à travers une nouvelle brève, qu’elle a confisqué tous les pouvoirs civils, en plus du pouvoir militaire. En annonçant ainsi son autorité judiciaire et exécutif dans ses médias déployés en Syrie, elle envoie des messages internes et externes, par la confirmation de ses droits d’appliquer la loi, lorsque les parties concernées font défaut; si jamais le régime échoue de punir le « chabbih/voyou » Talal Daqaq, qui avait délibérément nourri ses lions féroces un cheval pur-sang, sous l’œil de la caméra qui enregistre et les cris de joies des spectateurs, dans un suivi de ce qui est considéré comme crime contre les Syriens, pratiquait par les officiels des services de sécurité, qui donnent de la chair vivante aux lions sauvages, ils (les russes) se débarrassaient ainsi du fardeau du silence envers les petits crimes, pour faire comprendre que les plus gros dossiers criminels sont toujours dans les tiroirs attendant les cris alarmants, quand le moment serait venu.
L’image dégradante des soldats du régime « allongés par terre » sous les bottes de police russe qui les a arrêtés en flagrant délit, lors du pillage des maisons des syriens, après leur destruction, n’est pas différente de la nouvelle d’avertissement Russe au régime al-Assad, suite à son manquement de punir “al-Daqaq” et l’annonce de l’ouverture d’une enquête, à savoir, que la base s’est arrachée la qualité de juge ultime à la place du Président du régime, pour l’attribuer au commandant des forces militaires russe et à la police de la base, dans un courrier au contenu local et traduit directement en langue persane, que « Soleimani et ses forces » vont réaliser son sens et ses dimensions, que le régime a toujours nié sa présence sur le territoire syrien, tandis qu’ils s’accrochent à leur décision de ne pas accepter les diktats étrangers, pour mettre fin à la présence iranienne en Syrie, dans des déclarations contradictoires « Skésophrénétiques » des responsables syriens du sommet de la pyramide jusqu’au sous-ministre des Affaires étrangères, dont les contradictions nous font comprendre la réalité de prise de décision en Syrie.
Il est utile qu’une force dissuasive russe soit présente, contre les petits crimes commis et pratiqués dans une ambiance sécuritaire désordonnée, et la prolifération des milices « voyous/gansters » devenus, dans certaines zones, équivalent aux services de sécurité établies. Dans d’autres zones, elles surpassent l’autorité, en déclarant l’établissement des émirats au-dessus du pouvoir, poussant les Syriens à demander la protection de la police russe pour se protéger ainsi que pour protéger leurs biens, en dépit de leur connaissance que la Russie est le principal partenaire dans le processus de destruction systématique de la Syrie après 2015, l’entrée formelle dans l’espace aérien syrien, pour extraire les villes contrôlées par les factions de l’opposition, une après l’autre, et changer le processus des négociations des Nations Unies à Genève, basée sur la déclaration de Genève 1, des Nations Unies et ses résolutions pertinentes, pour le mettre sur la voie de la réconciliation et des ajustements d’Astana, sous le slogan « rendre les armes des factions en échange de prérogatives données aux dirigeants des factions, pour participer aux forces de police qui restreignent les caractéristiques ambitieuses des gens et leurs libertés, ce qui signifie la re-production du régime autoritaire, avec un changement dans les intitulés et réembauche pour les insurgés.
A travers sa main mise sur l’autorité (en Syrie) Moscou transmet des messages à l’Iran, qui souhaite renforcer son contrôle sur les institutions de l’État, y compris les services de sécurité, mais sont, aujourd’hui, menacés par la Russie qui veut établir des limites réglementaires sur la responsabilité de sa performance contre les « Chabihas » qui se multiplient au sein de la société syrienne, sous la protection de l’Iran, également, pour former une couche spéciale et des orbites géographiques en dehors des lois de l’état, possédant des outils de répressions et de tortures pour les citoyens syriens, qui concurrence les lieux de détentions, au point de donner leurs corps vivants au lion affamé, comme c’était le cas de Daqaq que les syriens craignent que sa responsabilité ne se limite qu’au procès de ses lions meurtriers,(arme de crime), situation identique au règlement historique mené par la Russie, les États-Unis d’Amérique et la société internationale, suite à l’utilisation du régime d’armes chimiques contre la population à la Ghouta en 2013, qui a abouti à la saisie d’armes sans demander de comptes à leurs utilisateurs. Ceci ne fait pas, bien sûr, partie de la confrontation russe avec l’Iran, espéré par la rue arabe, mais camouflé sous un titre de la déclaration, de son incapacité à protéger la sécurité communautaire en Syrie, pour préparer le terrain aux retraits secrets des zones considérées par Israël comme des lignes rouges interdites.

Ce n’est pas donc un hasard si les plates-formes proche de la Russie font la course pour dévoiler les violations des forces du régime et des organes de sécurité gouvernementales, avec tous les filiales des milices populaires, en annonçant de la base de Humaimim la prise des mesures rassurantes pour les citoyens et punitive pour le appareils du pouvoir, contraires, toutefois, aux déclarations de Moscou lorsqu’elle évoque la souveraineté, l’indépendance de la Syrie et le rétablissement de la domination du régime syrien sur les régions et villes syriennes, ça signifie que derrière cette exagération médiatique de procédures formelles « messages » sur la nature des solutions, qui sont des scénarios préparés par Moscou, en accord secret et en public avec l’administration américaine et ses alliés, y compris la mise en place d’un conseil militaire, contrôlant le rythme des branches de sécurité en compétition entre elles, pour humilier et soumettre les Syriens les réduisant en esclavage, et dirigeant une transition politique vers une gouvernance, non loin de la tyrannie du régime actuel syrien, éloignée des demandes de l’opposition, qui a parlé d’un nouveau régime qui met fin à la tyrannie existante, pour mener le pays à une troisième république syrienne conforme aux lois internationales respectant les droits de l’homme et offrant une vie décente et libre à tous les Syriens. Malgré le fait que ce projet ne rassemble pas les forces d’opposition « positionnées » dans des directions différentes, dont les désirs se cristallisent selon leurs idéologies propres, et les directions qui les soutiennent ou les financnet, c’est-à-dire, entre les projets islamiques ou islamistes et leurs niveaux fluctuants entre parfois fondamentalistes, et d’autres plus modéré, et le projet démocratique absent, englobant une immense distance entre les tendances, cependant, reste la demande fondamentale du mouvement révolutionnaire, avant que l’opposition n’hypothèque son rôle aux pays finançant les factions et entités, c’est à dite que la solution promue internationalement part du principe de n’avoir ni-gagnant ni-perdant entre Syriens, mais des partis et outils dépendant des autres, loin de l’intérêt national, ce qui en ferait, pour un certain temps, une solution temporaire.

L’image des deux lions dévorant un cheval pur-sang dans la cage, résume celle de la réalité syrienne depuis plus de cinquante ans, et l’ondulation dans l’air d’un tribunal pour condamner les criminels est une abréviation de ce qui pourrait être la solution en Syrie, conditionnée par l’ajournement ou l’accélération du processus, et pourrait permettre le démantèlement ou l’adaptation du régime existant, avec l’implantation du nouvel état, avec son ouverture à une nouvelle révolution communautaire, qui serait plus sévère et plus proche de la Syrie syrienne.

 
تختصر قاعدة حميميم هيكلية الحكم في سورية، رئيسا ومرؤوسا، وتوضح، من خلال خبر مقتضب، أنها صادرت كل السلطات المدنية، إضافة إلى السلطة العسكرية. وهي إذ تعلن عن سلطتها القضائية، والتنفيذية، من نافذتها الإعلامية في سورية، فإنها تبعث رسائل داخلية وخارجية، وهي عبر تأكيدها حقها في تطبيق القانون، عند تقصير الجهات المعنية بذلك، في ختام تحذيرها النظام من التقصير في معاقبة “الشبّيح” طلال دقاق الذي تعمد إطعام أسوده المتوحشة حصاناً أصيلاً، تحت عين الكاميرا وتهليلاته، في متابعة لما هو حاله من إجرام بحق السوريين، بترخيص رسمي من الأجهزة الأمنية، وإطعام لحومهم الحية لأسده المتوحش، فإنها تزيح عن كاهلها عبء الصمت عن جرائم صغيرة، للتلويح بأن ملف الجرائم الأكبر ملا يزال في أدراجها على قيد انتظار صراخها، عندما يحين أوانه.
لا تختلف الصورة المهينة لجنود النظام “المنبطحين أرضاً” تحت أقدام الشرطة الروسية التي اعتقلتهم بالجرم المشهود، خلال نهبهم بيوت السوريين بعد تدميرها فوق رؤوسهم، عن خبر تحذير روسيا نظام الأسد من التقصير في معاقبة الدقاق، والإعلان عن فتح القاعدة تحقيقا في الأمر، أي أنها انتزعت صفة القاضي الأول عن رئيس النظام، لتمنحها لقائد قاعدة حميميم، القاضي الأول والقائد الأعلى للقوات العسكرية والشرطية، وما بينهما من مؤسسات الدولة السورية، في رسالةٍ مضمونها محلي، ومترجم مباشرة إلى اللغة الفارسية، ليدرك معناها وأبعادها “قاسم سليماني وقواته” التي ينفي النظام السوري وجودها على الأرض السورية، بينما يتمسكون بسيادة قرارهم بعدم القبول بأي املاءاتٍ خارجيةٍ، لإنهاء الوجود الإيراني من سورية، في “شيزوفيرنيا” تصريحات متضاربة للمسؤولين السوريين من أعلى الهرم حتى نائب وزير خارجيته، تفيد تناقضاتها بحقيقة التخبط القراراتي في سورية٠
من المفيد أن توجد قوة ردع روسية للجرائم الصغيرة، التي ترتكب في ظل فوضى الصلاحيات الأمنية، وانتشار المليشيات “التشبيحية” التي أصبحت سلطاتها توازي سلطات الأجهزة الأمنية التي أسستها في مناطق. وفي أخرى تفوقها وتتجاوزها في إعلان عن إقامة إمارات
فوق السلطة، ما يشرعن حالة الهلع التي يعشيها السوريون، ولجوذهم إلى طلب الحماية من عناصر الشرطة الروسية لحمايو أنفسهم وممتلكاتهم، على الرغم من معرفتهم آن روسيا هي الشريك الأساسي في عمليو التدمير الممنهجة لسورية ما بعد 2015، إثر دخولها
الرسمي إلى الأجواء السورية، وانتزاع المدن من فصائل المعارضة واحدة تلو الأخرى، وتغيير مسار التفاوض الأممي في جنيف، المبني على أساس بيان جنيف 1، والقرارات الأممية ذات الصلة، إلى مسار المصالحات والتسويات في أستانة، تحت شعار تسليم سلاح الفصائل في مقابل حصول قادتها على ميزات المشاركة بقوى الشرطة التي تلجم طموح الناس وحرياتهم، ما يعني إعادة إنتاج النظام الاستبدادي، مع تغيير في التسميات وإعادة توظيف الأدوار للمسلحين٠
تحاكي موسكو برسالتها السلطوية (داخل سورية) إيران التي تمنّي النفس بإحكام إطباق يدها على مؤسسات الدولة جميعها، بما فيها أجهزة الأمن التي تهدّدها اليوم روسيا بإقامة الحد الرقابي على أدائها بمحاسبة “شبّيحتها” الذين تكاثروا داخل المجتمع السوري، بحماية إيرانية أيضاً، ليشكلوا طبقةً خاصة بهم، ومدارات جغرافية خارج قوانين الدولة. ولها أجهزة ردع وتعذيب للمواطنين السوريين، تنافس زنازين المعتقلات، وتصل إلى حد إطعام أجسادهم وهم أحياء للأسد الجائع كما حال الدقاق الذي يخشى السوريون أن محاسبته ستقتصر على محاكمة أسوده القاتلة (سلاح الجريمة)، على غرار التسوية التاريخية التي قادتها روسيا مع الولايات المتحدة الأميركية والمجتمع الدولي، عقب استخدام النظام السلاح الكيميائي في الغوطة 2013، وأدى إلى انتزاع السلاح من دون محاسبة مستخدمه. وهذا طبعاً ليس من باب المواجهة الروسية مع إيران التي يأملها الشارع العربي، ولكن تحت عنوان إعلان فشلها في حماية الأمن المجتمعي في سورية، لتمهيد الأجواء أمام انسحاباتها سراً من المساحات التي اعتبرتها إسرائيل خطوطاً حمراء غير مسموح لها الوجود عليها٠
وليس من قبيل المصادفة أن تتسابق المنابر المحسوبة على روسيا في الكشف عن انتهاكات قوات النظام وأجهزته الأمنية، وما هو في سياقها من مليشيات شعبية، والإعلان عبر قاعدة حميميم عن إجراءاتٍ تطمينيةٍ للسوريين، وعقابية لهذه الأجهزة، بما يتعارض تماماً مع تصريحات موسكو عن سيادة سورية واستقلالها، واستعادة النظام السوري هيمنته على المناطق والمدن، ما يعني أن وراء هذه التهويلات الإعلامية لإجراءات شكلية “رسائل” حول طبيعة الحلول التي تعد سيناريوهاتها موسكو، بالاتفاق سراً وعلناً مع الإدارة الأميركية وحلفائها، ومنها إنشاء مجلس عسكري، يضبط إيقاع فروع الأمن المتنافسة مع بعضها على إذلال السوريين واستعبادهم، ويقود مرحلة ٠
الانتقال السياسي إلى حكمٍ، ليس بعيداً عن واقع النظام السوري الحالي، وليس قريبا من مطالب المعارضة التي تتحدّث عن نظام جديد، ينهي نظام الاستبداد القائم، ويؤسس لإقامة جمهورية سورية ثالثة، تلتزم قوانين حقوق الإنسان الدولية، وتوفر فرص حياة كريمة وحرة لكل السوريين. وعلى الرغم من أن هذا المشروع لا تجمع عليه قوى المعارضة “المتناصّة” في اتجاهات مختلفة، والتي تتبلور رغباتها، حسب أيديولوجياتها التي تحرّكها، والجهات الداعمة لها، أي بين المشاريع الإسلامية والمتأسلمة ومستوياتها المتأرجحة بين المتشددة حيناً والمعتدلة أحياناً، والمشروع الديمقراطي المغيب، والمساحات الشاسعة بينهما، إلا أنها تبقى هي مطالب الحراك الثوري الأساسية، قبل أن ترهن المعارضة أدوارها للدول الممولة لحركاتها وفصائلها وكياناتها، أي أن الحل الذي يروج دولياً ينطلق من مبدأ لا غالب ولا مغلوب بين السوريين، أطرافا وأدوات مرتهنة لمصالح الغير، وفي غير المصلحة الوطنية، وهو ما سيجعله حلاً مؤقتاً إلى حين٠
نعم، تكاد صورة الأسدين اللذين التهما حصاناً أصيلاً في القفص تختصر صورة الواقع السوري عبر خمسين عاماً، كما أن التلويح بعقد محكمة لإدانة المجرم هي اختصار لما يمكن أن يكون عليه الحل في سورية تحت طائلة التأجيل أو التعجيل، وفقاً لما يمكن أن يسمح به الوقت، لإعادة تفكيك النظام القائم وملاءمته، مع زرع شتول الدولة الجديدة، بما تحمله من انفتاح على ثورة مجتمعية جديدة، ستكون أشد وجعاً وأكثر قرباً من سورية السورية٠
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