Syrie .. un conflit identitaire à l’est de l’Euphrate


 

Carte SyrieCommunautes

Al-Arabi Al-Jadeed-Ali Al-Abdullah
08 juillet 2020

Quelques jours à peine se sont écoulés depuis que les nouvelles d’un accord entre les deux partie de négociation kurdes, les partis de l’unité nationale kurde, un rassemblement regroupant 25 petits partis récents opérant sous l’égide du Parti de « l’Union démocratique », et le « Conseil national kurde », un regroupement de 15 anciens partis kurdes, selon cinq principes généraux, des personnalités et des forces politiques arabes ont émergé et réagi en publiant une contre-déclaration à l’opinion publique le 7/6/2020, signée par 836 personnalités politiques, sociales et culturelles, suivie d’une décision de personnalités arabes de la Jazira et de l’Euphrate de lancer un « appel » le 26/06/2020 appelant à la formation d’une alliance arabe Démocrate dans la Jazira et l’Euphrate, signé par près de quatre cents personnalités politiques, sociales et culturelles. Le troisième mouvement, intitulé « Mouvement pour l’indépendance d’Al-Jazira », a appelé à la formation d’une entité politique indépendante, un État, à l’est de l’Euphrate; Il a été publié par des militants du gouvernorat d’Al-Raqqa.

Il est clair que le motif de cette décision politique et organisationnelle arabe a rejeté la décision kurde de former une position unie et a rejeté les principes consensuels qui avaient été annoncés; exprimant le manque de légitimité et de couverture des Arabes de l’est de l’Euphrate, qui sont majoritaires dans cette région, et refusant que les négociations kurdes et leurs résultats sur le caractère géopolitique de la région, à une époque où la première déclaration dénonçait simplement les ententes et rejetait ses résultats, sur fond « d’impossibilité d’imposer un accord – sur le terrain de la Syrie – que les Syriens ne l’acceptent pas », et d’appeler les Syriens de tous les gouvernorats à faire preuve de solidarité avec eux en « protégeant la région orientale des projets étroits », le deuxième appelant à l’instauration d’un cadre politique d’arabe de la Jazira et de l’Euphrate, sous le nom de « L’alliance arabe démocratique », de « croyants au danger de cette réalité, cela signifie le contrôle du Parti de l’Union démocratique kurde à l’est de l’Euphrate, et la nécessité d’une action urgente pour le changer », et considérant l’établissement comme « imposé de statu quo » sur tous ceux qui ont « un sentiment de jalousie et de préoccupation pour la région de l’est et ses habitants. à majorité arabe », et invitant tous les Arabes à s’opposer à l’oppression de leurs frères arabes dans la région du nord-est, contre toutes les formes de discrimination, de déplacement et de changement démographique imposées par le gouvernement de facto, et appelant les voisins arabes à « prêter attention aux Arabes du nord-est et les aider à résisterface aux politiques de déplacement, de dissolution et de persécution programmés », le troisième mouvement (le mouvement d’indépendance de la Jazira) a appelé à la formation d’une entité politique indépendante, un État à l’est de l’Euphrate, et a appelé ses partisans à montrer leur soutien au « droit à l’autodétermination » pour les résidents de la Jazira et du bassin de l’Euphrate combinés, indépendamment de leur race ou de leur appartenance ethnique Ou leur religion ou leur culture, et cela dans le contexte d’une identité spéciale différente de l’identité de l’État syrien créée par l’accord Sykes-Picot, et a formé un « Conseil de communication » pour collecter les signatures et rédiger les documents fondateurs identifiés par un membre du « Conseil de communication » avec
« Document d’identité »; c’est un document qui définit et explique l’identité des habitants de la région insulaire et du bassin commun de l’Euphrate, dans le cadre de la diversité des cultures et des sous-identités, et de sa richesse,
« le document de géographie et de population »; c’est un document qui confirme les frontières, les villes et les habitants de l’Etat insulaire et du bassin de l’Euphrate,
« le document de l’égalité et des droits des individus et des groupes »; Il s’agit d’un document qui définit les droits civils, politiques et économiques fondamentaux de la population, des individus et des groupes, d’une manière qui garantit les droits de tous les résidents, individus principalement, et groupes différenciés dans leurs cultures, religions et langues, deuxièmement, et empêche la transformation de toute autorité dirigeante en soumettant aux déterminants constitutionnels,
le « Document de droit au retour »’; c’est un document qui garantit le droit à la citoyenneté aux personnes dont les origines remontent à la Jazira, et qu’ils ont quittées depuis l’accord Sykes-Picot,
« le droit aux ressources et le document d’éradication de la pauvreté »; Il montre les ressources et la richesse de la région insulaire et du bassin de l’Euphrate et les moyens de les dépenser. Alors que la pauvreté est éradiquée en permanence pendant une période ne dépassant pas une décennie, car c’est l’une des régions les plus riches en ressources, citant le journal Al-Quds Al-Arabi (3/7/2020).
Les trois appels, avec leurs différences et leurs disparités, ont un seul objectif: combattre le mouvement kurde et élever le défi face à ce dernier.

Les attitudes des puissances à l’est de l’Euphrate ont construit une culture politique dominante, un mélange de politique identitaire, de récits et d’injustices

Il est possible, sans trop d’effort, de voir une tendance conflictuelle et sectaire dans «l’appel» à former une coalition démocratique arabe, alors qu’il s’oppose à la tendance spécifique kurde, il y fait face avec une démarche arabe particulière: l’arabisme de la Jazira syrienne, et la présentation de l’identité arabe devançant la caractéristique syrienne, les signataires de « l’appel » ont signé sous le nom « Arabes syriens dans la Jazira et de l’Euphrate », une formule identique à la formule des Kurdes syriens, la formation d’un corps politique purement arabe, appelant à « Comprendre les meilleurs talents, les personnes expertes et les personnalité patriotiques arabes syriennes, en particulier celles de l’est de la Syrie, avec les pouvoirs de la société civile, des notables, des représentants de tribus, des clans arabes et des dissidents militaires honorables qui sont jaloux de leur authenticité et de l’avenir de leur existence, et surtout des femmes de la région de l’Est qui ont payé le prix le plus cher sans hésitation, aux côtés des hommes, des vieillards et des enfants, en faisant des sacrifices pour le bien de leur pays et de leur peuple », et « l’objectif principal de former une alliance est de réaliser les aspirations et les intérêts des citoyens arabes dans la région orientale spécifiquement, en cherchant à incarner les valeurs de la démocratie et du dialogue pour instaurer la paix, le développement, la prospérité et la justice pour toutes les circonscriptions de la Jazira et l‹Euphrate, et toute la Syrie à l’avenir. « L’appel » a considéré les syriaques comme les sunnites, pareils aux Arabes. Il a déclaré: « Les partisans et appelant à la création de l’Alliance démocratique arabe ne font pas de distinction, selon eux, entre un Arabe et un Syriaque qui ont contribué à la construction de la Syrie au fil des ans, tirant l’unité du destin et de l’avenir de l’histoire unique des Arabes et des Araméens dans l’espace de la Jazira de l’Euphrate. La contribution de ses deux cultures en tant que trésor des anciennes civilisations orientales, surtout la civilisation arabe et islamique qui se sont abreuvés par les fontaines des mêmes valeurs dans le Coran et la Bible, à travers son long chemin. » A noter que les Syriaques cherchent à s’incarner comme étant nationaux, politiquement, socialement et culturellement, ainsi que les Arabes et les Kurdes. Il ressort clairement du texte qu’il vise à placer les Kurdes en dehors de la composition de la région. Ils sont l’oie noire, comme s’ils venaient de Mars, et ils n’ont aucun lien avec l’histoire de la région et le Coran et l’Evangile (? !!), comme cela est ressorti dans « l’appel » des conséquences de la formation de l’auto-administration kurde, une nette tendance contre les Kurdes en disant: « Et l’un de ses résultats a été l’émergence d’un fait accompli les a ciblés, c’est-à-dire les Arabes, au nom d’une fausse démocratie fondée sur le pouvoir des armes, qui leur a même volé le droit à l’autodétermination », tout en refusant aux Kurdes le droit à l’autodétermination. La position des «appelants» aurait pu être plus raisonnable s’ils avaient invité les Kurdes à s’asseoir à la table des négociations en tant que Syriens qui cherchent une solution syrienne égale à tous les Syriens, indépendamment de leur appartenance nationale, origine ethnique, religion ou croyance, afin de parvenir à la paix, au développement, à la prospérité et à la justice pour toutes les composantes de Al-Jazira et l’Euphrate, et toute la Syrie à l’avenir.

Il est possible, sans trop d’efforts, de voir une tendance conflictuelle et sectaire dans «l’appel» de former une coalition démocratique arabe.

Quant à ceux qui réclament l’indépendance de la Jazira, et la formation d’une entité politique indépendante, un État, à l’est de l’Euphrate, et justifiant leur appel à la couverture d’une injustice infligée à la région par les gouvernements syriens successifs depuis la formation de l’État syrien moderne, selon l’accord Sykes-Picot, et liant leur choix à l’existence d’une identité particulière pour la région, une identité agricole, selon ce qui a été publié dans les médias et sur le Web, leur logique est faible, car la séparation ne constitue pas une solution à l’injustice sociale, et les valeurs et traditions paysannes ne prennent pas l’identité politique, car l’identité politique est complexe et régie par des équilibres spécifiques et précis, surmontés et coordonnés entre eux, à chaque étape, un facteur principal dirigé et déterminant.

Les propriétaires des trois positions s’accordent dans leur rejet de l’approche kurde appelant à une solution qui donne aux Kurdes leurs droits nationaux en formulant un nouveau contrat social syrien, sur la base d’un État fédéral, et dans leur orientation nationale étroite, et en les consacrant, avec leurs appels et positions solides, à une division verticale qui sert le récit des défenseurs du manque de possibilités de coexistence dans la réunion syrienne, et en ignorant la nature du choix politique, qui impose l’octroi de l’égalité dans le droit de choisir pour chaque personne ou groupe, donc ce que tu réclames à toi-même tu devrais l’accepter pour les autres.

En conclusion, il convient de souligner que les positions des puissances à l’est de l’Euphrate ont construit une culture politique dominante, est un mélange de politique identitaire, de récits et d’injustices approfondis par les deux parties, des pratiques politiques discriminatoires, qui ont suscité une profonde méfiance. L’autogestion, qui est le pouvoir dominant, a dû se déplacer avec prudence et délibération, loin de la mentalité de représailles, obsessionnelle et coercitive et du pouvoir des armes, et non pour éveiller les craintes des partenaires de la nation en contrôlant de vastes zones et en les annexant à l’autogestion, et en recrutant de force leurs enfants, même si leurs résidents ne sont pas kurdes, et n’embrassent pas leurs options politiques, car la voie vers la réalisation des droits a besoin d’une administration souple et ouverte pour former des cœurs et combler le fossé et établir une solution consensuelle qui mettra la région hors de la congestion et des conflits ouverts vers un horizon de paix et d’harmonie.

سوريا صراع هويات

Une opération turque attendue derrière le renvoi de Sabri Oak … le véritable chef du « Rojava »


Auto-Gestion-Kurde

4 juillet 2020
JesrPress: Al-Qamechli:

Une source dans la ville de Qamechli a confirmé au journal Jesr la nouvelle reçue depuis hier du renvoi du chef du Parti des travailleurs du Kurdistan/PKK, « Sabri Oak », après une demande américaine répétée depuis l’automne dernier.

Notre source a indiqué qu’il y avait des pressions russes sur une demande turque de renvoyer Baek et un certain nombre de cadres de Qandil, non syriens, et que le départ « d’Oak » n’a eu lieu qu’après que les Américains ont informé la direction des FDS, qu’ils ne sont pas concernés de fournir une protection à partir de maintenant aux cadres non syriens de Qandil, ce qui est un signe de toute évidence, il est possible de viser « Oak » par les turcs, avec une large opération terrestre et aérienne.

Notre source a ajouté que l’expulsion a eu lieu après que les forces turques ont manifesté une intention claire de lancer une opération dans l’extrême nord-est de la Syrie, où au cours des deux derniers jours, la Turquie a procéder à l’enlèvement des bermes frontalières à Darbasiyah, Khazra, Techrine et Hettine, qui sont des villes frontalières à majorité kurde.

Qui est « Sabri Oak » ?

« Sabri Ok » est décrit comme le chef de facto du « Rojava », un terme que le PKK utilise pour décrire le nord-est de la Syrie. Il est membre du Bureau politique du PKK, un ressortissant turc de la province d’Adana.

Oak s’est rendu pour la première fois en Syrie fin 2013 et s’est installé dans un petit appartement adjacent à la cité de jeunesse/Al-Chabab de Qamechli, une station touristique d’État qui comprend une piscine, un hôtel et deux restaurants.

Des sources de l’intérieur de la cité Al-chabab ont parlé à Jesr des jours précédant l’arrivée d’Oak, disant: « Nous étions 3 investisseurs pour Al-Chabab, et nous avons reçu une déclaration orale pour assister à une réunion dans une maison du quartier ouest de Qamechli. Lors de la réunion qui n’a pas duré plus d’une demi-heure et sans beaucoup de détails, le leader que nous y avons rencontré nous a dit que nous devons remettre la cité de jeunesse avant la fin de l’année, au prti, sous prétexte qu’il y a des femmes dans les chambres d’hôtel qui travaillent dans des boîtes de nuit ». Et en moins d’une semaine, le parti a commencé d’envoyer de jeunes partisans pour attaquer l’hôtel et intimider ses clients pour accélérer le processus de remise de l’installation; « Nous savions qu’ils voulaient mettre la main sur l’hôtel et les bâtiments adjacents, afin de préparer des places pour la direction du parti travailliste ».

Depuis le petit appartement adjacent à Al-Chabab, Sabri Oak gère les opérations militaires et les rôles politiques du parti, alors qu’il voyage entre la Syrie et les montagnes de Qandil dans le Kurdistan irakien via le passage d’Al-Rabi’ah / Tal Kojer.

Le cheikh de la tribu Chammar n’a pas montré d’enthousiasme pour la coopération avec un projet saoudien à l’est de l’Euphrate


Une source spéciale pour «Al-Quds Al-Arabi»: Le cheikh de la tribu Chammar n’a pas montré d’enthousiasme pour la coopération avec un projet saoudien à l’est de l’Euphrate

3 janvier 2020

Antakya – Deir Ez-Zor – «Al-Qods Al-Arabi »

Depuis plusieurs jours, la nouvelle d’une activité saoudienne dans le nord de la Syrie a été divulguée pour soutenir les « FDS », en particulier les « Arabes des FDS », dans le cadre des efforts américains pour affronter l’Iran. «Al-Qods Al-Arabi» s’est entretenu avec plusieurs sources bien informées des chefs de tribus arabes de FDS, qui ont rendu compte des détails de ces activités.

Les sources ont confirmé que le début avait eu lieu le mardi 28 janvier dernier, lorsqu’une délégation saoudienne est arrivée dans la ville de Hassakah, dans le nord-est de la Syrie, en provenance de la région du Kurdistan irakien, accompagnée d’un certain nombre de militaires saoudiens, et a rencontré un certain nombre de personnalités importantes de la région.

L’activiste Khalaf Al-Khater a déclaré à Al-Qods Al-Arabi, expliquant : «Une réunion s’est tenue dans le parc Al-Khabour à Al-Hassakah le mercredi 29 janvier dernier, qui a réuni une délégation saoudienne et des officiers américains, en plus des dirigeants des Forces démocratiques syriennes (FDS), et lors de la réunion discutée Les parties à la réunion ont eu plusieurs problèmes liés à la région, où la discussion a principalement porté sur “les moyens de résister à l’expansion iranienne dans la région de l’Euphrate oriental” et contrôlée par les Forces démocratiques syriennes (FDS) avec le soutien de la coalition internationale dirigée par les États-Unis d’Amérique. Al-Khater a ajouté que la délégation saoudienne s’était rendue le lendemain le Cheikh Hamidi Dahham Al-Jarba, le chef de la tribu Chammar en Syrie, qui les a accueillis avec une grande hospitalité et a organisé une fête en leur honneur, à laquelle ont assisté des chefs des forces « FDS » et des éléments de l’armée américaine.

Selon une source spéciale proche de Cheikh Hamidi al-Jarba, qui a refusé de révéler son nom, la délégation saoudienne a discuté avec Cheikh Hamidi al-Jarba de plusieurs dossiers, dont le plus important était l’idée d’apporter un soutien supplémentaire et une formation spéciale à ses forces les « Sanadid/courageux », que son fils Bandar conduit à en faire un fer de lance face aux ambitions iraniennes à l’est de l’Euphrate contrôlé par les forces des « FDS », outre la possibilité de mettre en œuvre le même scénario avec les forces «d’élite» du Mouvement syrien de demain dirigé par Ahmed Assi al-Jarba, ancien président de la Coalition National de l’opposition Syrienne. Toutes ces opérations se dérouleront sous les auspices américains et sous la supervision de sociétés de sécurité privées.

La source privée a poursuivi: “Mais la réponse de Cheikh Hamidi Al-Jarba à l’offre saoudienne était timide et n’a pas montré d’acceptation à son égard, et il a simplement remercié et félicité le soutien que l’Arabie saoudite lui offre en tant que personne et à ses forces, car les forces” Sanadid “reçoivent toujours un soutien saoudien spécial à ce jour. Des dires confirment que tous les salaires de ses membres proviennent d’Arabie saoudite. Après la fin de la réunion à Jerba, la délégation saoudienne s’est dirigée vers la base américaine d’Al-Chaddadi dans la campagne de Hassakah, où un certain nombre d’officiers et de soldats saoudiens participent aux opérations de la coalition internationale contre l’organisation de l’« Etat” (Daech).

L’actuelle visite de la délégation saoudienne dans l’est de l’Euphrate intervient après plusieurs visites des tribus des régions de l’Euphrate oriental en Iran, où ils ont rencontré des responsables iraniens et leurs visites sont intervenues en réponse à des invitations officielles de Téhéran et en coordination avec le régime syrien. Il convient de noter que Thamer Al-Sabhan, ministre d’État saoudien des Affaires du Golfe au ministère saoudien des Affaires étrangères, a visité plus d’une fois les régions du nord-est de la Syrie au cours de l’année 2019 et a rencontré de nombreux chefs locaux et tribaux.

مصدر خاص لـ «القدس العربي»: شيخ قبيلة شمر لم يبد حماساً للتعاون مع مشروع سعودي شرق الفرات

انطاكيا – دير الزور – «القدس العربي»٠ ٣ كانون الثاني/يناير ٢٠٢٠

منذ عدة أيام ، تتسرب أنباء عن نشاط سعودي شمالي سوريا لدعم «قسد»، وتحديدا «عرب قسد» في إطار جهود امريكية لمواجهة ايران. «القدس العربي» تحدثت إلى مصادر عدة مطلعة، من القيادات العشائرية العربية في «قسد»، والتي أفادت بتفاصيل هذه النشاطات.
وأكدت المصادر أن البداية كانت يوم الثلاثاء 28 من شهر كانون الثاني/يناير الماضي، اذ وصل وفد سعودي إلى مدينة الحسكة شمال شرقي سوريا، قادماً من أقليم كردستان العراق وبرفقتهِ عدد من العسكريين السعوديين والتقى الوفد السعودي بعدد من الشخصيات المهمة في المنطقة.
الناشط خلف الخاطر قال لـ»القدس العربي» موضحاً: «إن اجتماعاً عُقد في مُتنزه الخابور في مدينة الحسكة، يوم الأربعاء 29 كانون الثاني/يناير الماضي، جمعَ وفداً سعودياً وضباطاً أمريكيين، إضافة لقيادات من قوات سوريا الديمقراطية «قسد»، وخلال الاجتماع ناقش الأطراف المجتمعون أموراً عدة متعلقة بالمنطقة، حيث محور الحديث الأساسي كان «سُبل مقاومة التمدد الإيراني في منطقة شرق الفرات» والتي تسيطر عليها قوات سوريا الديمقراطية (قسد) بدعم التحالف الدولي الذي تقودهُ الولايات المتحدة الأمريكية، وأضاف الخاطر أن الوفد السعودي زار في اليوم التالي الشيخ حميدي دهام الجربا شيخ قبيلة شمر في سوريا والذي رحب بهم بحفاوة كبيرة وأقام وليمة على شرفهم، حضرها قيادات من قوات «قسد» وعناصر من الجيش الأمريكي».

وحسب مصدر خاص مقرب من الشيخ حميدي الجربا، رفض الكشف عن اسمهِ، فإن الوفد السعودي بحث مع الشيخ حميدي الجربا ملفات عدة كان أهمها فكرة تقديم دعم إضافي وتدريب خاص لقوات الصناديد التابعة له، والتي يقودها ابنه بندر لجعلها بمثابة رأس حربة في مواجهة الأطماع الإيرانية في مناطق شرق الفرات الخاضعة لسيطرة قوات «قسد»، بالإضافة أيضاً لإمكانية تنفيذ السيناريو ذاته مع قوات «النخبة» التابعة لتيار الغد السوري الذي يرأسهُ أحمد عاصي الجربا الرئيس السابق للائتلاف الوطني السوري المُعارض، وستتم جميع هذه العمليات برعاية أمريكية وبإشراف شركات أمنية خاصة.
وتابع المصدر الخاص، «لكن جواب الشيخ حميدي الجربا على العرض السعودي كان خجولاً ولم يبد أي قبول تجاههُ واكتفى بتقديم الشكر والثناء على ما تقدمه السعودية له كشخص ولقواتهِ من دعم، كون قوات «الصناديد» لازالت تتلقى حتى اليوم دعماً سعودياً خاصاً، وهناك كلام أن جميع رواتب عناصرها تأتي من طرف السعودية». وبعد انتهاء الاجتماع بالجربا توجه الوفد السعودي باتجاه قاعدة الشدادي الأمريكية في ريف الحسـكة والتي يوجد فيها عدد من الضباط والجنود السعوديين الذين يشاركون في عمليات التحـالف الدولي ضـد تنـظيم «الدولة» (داعش).
وتأتي زيارة الوفد السعودي لمنطقة شرق الفرات بعد زيارات عدة قام بها شيوخ ووجهاء عشائر من مناطق شرق الفرات لإيران، حيث التقوا مسؤولين إيرانيين وجاءت زياراتهم تلك تلبيةً لدعوات رسمية لهم من طهران، وبتنسيق مع النظام السوري. الجدير ذكرهُ أن ثامر السبهان وزير الدولة السعودي للشؤون الخليجية في وزارة الخارجية السعودية، كان قد زار مناطق شمال شرقي سوريا أكثر من مرة خلال العام الماضي 2019، والتقى بالعديد من الشيوخ والوجهاء المحليين والعشائريين.

Moscou consolide sa présence sur une sixième base militaire proche des positions américaines à l’est de l’Euphrate


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Damas – Jérusalem arabe
Hiba Mohamad – 19/11/2019

Selon des accords tacites entre les puissances internationales, Moscou a augmenté le nombre de ses bases militaires dans le nord-est de la Syrie, dans la région dite “à l’est de l’Euphrate”, et a pris le contrôle de la ville de Tal Tamer dans la campagne du gouvernorat d’al-Hasaké, conformément à un accord conclu avec les Forces démocratiques syriennes « FDS » et concurrence, désormais, en termes d’influence, les forces turques qui se sont déployées via plusieurs bases militaires entre les villes de Tal Abyad et Ras al-Aïn, et les forces américaines, qui se limitaient aux sources de pétrole dans les campagnes d’al-Hasaké et de Deir Ez-Zor, à l’est du pays.

Alors que Tal Tamer passe sous l’influence russe, Moscou dispose de six bases aériennes et terrestres, dont certaines ont été remises par les forces FDS et d’autres la Russie y est entrée après le retrait des forces américaines, à savoir l’aéroport Qamechli, l’aéroport militaire de Tabqa et la base d’Ain Issa 93 blindés, face aux lignes au nord de la ville Raqqa à l’intérieur de la 17e brigade entre «l’armée nationale» et les « FDS », et la base de la division d’infanterie au nord-est de la ville de Raqqa et la base du village de Sabbat au nord de Serrine.

Les médias kurdes ont annoncé hier que les FDS avait conclu un accord avec les régimes russe et syrien concernant la ville de Tal Tamer dans la campagne d’al-Hasaké. Le site kurde « Basnews » en citant une source informée que « les forces démocratiques syriennes et le régime se sont mis d’accord avec les Russe et le régime syrien de livrer la ville de Tal Tamer au côté russe et syrien et de se retirer vers le sud de la route international pou empêcher le passage de Tal Tamer sous le contrôle des factions de l’armée nationale soutenues par la Turquie ». Selon la source, l’accord prévoit le retrait de l’armée turque et de l’armée nationale dans les villages de la ville de Ras al-Ain, parallèlement au retrait de « FDS » au sud de la route internationale sur une distance estimée à un kilomètre, précisant que « des forces russes et du régime vont se déployer officiellement dans la ville de Tal Tamer et de sa campagne sur les zones de contact avec les forces loyales à l’armée turque dans la campagne de Ras al-Aïn », confirmant que « des éléments de la Russie et du régime sont présents dans la ville de Tal Tamer ».

La région autour de Tal Tamer, qui est une plaque tournante du transport, avec la M4 reliant Alep à al-Hasaké et al-Qamechli, traversée par la route Ras al-Aïn-al-Hasaké, a été témoin de violents combats il y a quelques jours entre FDS, soutenu par les forces du régime. Et les factions «Armée nationale», soutenues par les forces turques, qui ont tenté de contrôler la ville, après avoir étendu son influence sur les fermes et les villages situés à proximité de Tal Tamer, les villages les plus importants de Mahmoudiya et Aricha.
L’expert des affaires russes, M. Mahmoud Al-Hamza, a estimé que le conflit entre les principales puissances se poursuivrait au sein de la région riche en ressources naturelles située à l’est de la Syrie, dans le but de renforcer l’influence de ces forces « occupées par la Russie et l’Amérique, ainsi que par les FDS et le régime », mais différant dans les détails ». Al-Hamza a déclaré qu ‘”il existe dans le monde des forces fondamentales telles que l’Amérique, Israël et des forces de deuxième classe telles que la Russie, tandis que les puissances régionales sont de troisième classe, et la décision commence à Washington avec la distribution des rôles, mais la victime est notre peuple et les peuples de la région. Il a souligné dans une déclaration à «Al-Qods al-Arabi» que la Russie essayait de s’implanter à l’est de l’Euphrate, mais qu’elle ne pouvait imposer son contrôle sur un pouce à l’est de l’Euphrate et dans la région nord-est, sans feu vert américain. “Ils se partagent le gâteau syrien et ne sont pas d’accord sur leur part”.

Selon l’expert russe, la petite ville de Tal Tamer est importante du point de vue démographique. La plupart de ses habitants sont des Assyriens. Elle est distincte de Hasaké, à 40 km, par sa population syriaque. Elle est également le centre du gouvernorat, mais le conflit n’a pas lieu en raison de son importance dans cette petite région. Ceci est important pour le régime afin que Tal Tamer ne soit pas soumis aux Turcs ou à l’armée syrienne qui le soutient, ajoutant que « les joueurs font de la comédie jusqu’à ce que les conditions soient réunies et qu’ils obtiennent certaines approbations et plans et ils déclarent une réalité internationale”, a-t-il déclaré.

La Russie, qui soutient le régime syrien, n’est pas opposée à la création d’une entité dirigée par « FDS» et les milices nationales affiliées au PKK, parce que, selon le porte-parole, elle veut jouer cette carte en Syrie, en Turquie et en Irak. Il a ajouté: “Tout le monde joue et il y a des instruments mis en œuvre tels que le régime et les FDS et certaines forces régionales et même internationale ». Ce qui se passe en Syrie du point de vue de l’expert des affaires russes est « l’image la plus horrible de la coopération des forces internationales et de son occupation d’un pays tel que la Syrie » Hamza justifie son appellation des pays d’occupation car : « Ces pays servent leurs agendas et leurs décisions vont à l’encontre des intérêts du peuple syrien ».

Après la décision du retrait américain et de la levée de la couverture politique et militaire des Forces démocratiques syriennes connues sous le nom de FDS, les Unités de protection kurdes PYD, qui dirigent l’alliance des milices, ont cherché un moyen de renforcer la coordination avec le régime syrien afin de se protéger, puis d’arrêter l’opération turque, en négociant avec le régime et la médiation de la Russie a autorisé le mois dernier les forces russes et syriennes à pénétrer dans la région orientale de l’Euphrate et à occuper des positions importantes le long du fleuve afin d’empêcher l’expansion de l’armée nationale soutenue par la Turquie, ce qui aurait pour effet de faire pression sur leur ancien allié, Washington. Les FDS s’est penché vers la Russie, facilitant son contrôle et entrant dans des positions adjacentes au déploiement de l’armée américaine dans le nord-est..

موسكو ترسخ وجودها بقاعدة عسكرية سادسة قرب مواقع أمريكية شرق الفرات

دمشق – القدس العربي
هبة محمد – ١٩/١١/٢٠١٩

وفــق تفاهمات غير معلنــة بين القوى الدولية، زادت موســكو عــدد قواعدها العســكرية شــمال شــرقي ســوريا، فــي المنطقة المعروفة باســم «شرقي الفرات» وســيطرت على بلدة تل تمر في ريف محافظة الحسكة، وفق اتفاق مع قوات سوريا الديمقراطية «قســد»
وأصبحت تنافس من حيث النفوذ، القوات التركية التي تنتشر من خلال قواعد عسكرية عدة بين مدينتي تل أبيض ورأس العين، والقوات الأمريكية التي اقتصر انتشارها على منابع النفط في ريفي الحسكة ودير الزور شرقي البلاد.

ومع دخول بلدة تل تمر تحت النفوذ الروسي، تصبح لموسكو ســت قواعد جويــة وبرية، تســلمت بعضهــا من قوات «قســد» والبعض الآخر دخلته بعد انســحاب القوات الأمريكية منه، وهي مطار القامشــلي، ومطار الطبقة العســكري، وقاعدة عين عيسى 93 مدرعات، مقابــل خطوط شــمال مدينة الرقــة داخــل اللــواء 17التماس بين «الجيش الوطني» وقوات «قسد»، وقاعدة الفرقة مشاة في شمال شرقي مدينة الرقة، وقاعدة قرية السبت شمال ناحية صرين.

وقالت وســائل إعلام كرديــة، أمس، إن «قســد» توصلت إلى اتفاق مع النظامين الروســي والســوري، بخصوص بلدة تل تمر في ريف الحســكة، ونقل موقع «باســنيوز» الكــردي عن مصدر مطلــع قولــه «إن قــوات ســوريا الديمقراطية اتفقت مــع الروس والنظام على تسليم بلدة تل تمر إلى الجانب الروسي والسوري، والانســحاب إلى جنوب الطريق الدولــي للحيلولة دون وقوع تل تمر تحت ســيطرة فصائل الجيش الوطنــي المدعومة من تركيا». وحســب المصدر فإن الاتفاق ينص على انسحاب الجيش التركي والجيش الوطني إلى القــرى التابعة لمدينة رأس العين، بالتوازي مع انســحاب «قســد» إلى جنــوب الطريق الدولي بمســافة تقدر كيلومتر واحد، لافتــا إلى أن «القوات الروسية وقوات النظام سوف تنتشر بكشل رسمي في بلدة تل تمر وريفها على مناطق التمــاس مع القوات الموالية للجيش التركي في ريف رأس العين»، مؤكدا أن «عناصر روســيا والنظام موجودون فــي بلدة تل تمر حالياً».

وكانت المنطقة المحيطة بـ «تل تمر» والتي تكتســب أهميتها إلى كونها عقدة مواصلات هامة، يتفــرع عنها طريق «حلب إم ٤» إلى الحســكة والقامشــلي، ويقطعها طريق رأس العين – الحســكة، قد شــهدت معارك عنيفــة قبل أيام، بين «قســد» المدعومة بقوات النظام، وفصائل «الجيش الوطني»، المدعوم من القوات التركية، والذي حاول السيطرة على البلدة، وذلك بعدما بسط نفوذه على مزارع وقرى في محيط تل تمر، أهمها قرى المحمودية والعريشة.
الخبيــر في الشــؤون الروســية، د.محمود الحمــزة اعتقد أن الصراع بين القوى الكبرى ســوف يســتمر ضمــن المنطقة الغنية بثرواتهــا الطبيعيــة شــرقي الســوريا، بهــدف الحصــول علــى نفــوذ أكبر مــن قبل هذه القوى «المحتلة روســيا وامريكا وقسد والنظــام» مؤكــدا«لكنهــم يختلفون بالتفاصيــل». واعتبر الحمــزة أن «هناك قوى أساســية فــي العالم مثــل امريكا وإســرائيل وقوى مــن الدرجة الثانية مثل روسيا أما القوى الاقليمية فمن الدجة الثالثة والقرار يبدأ في واشنطن وبيدها توزيع الأدوار، أما الضحية فهو شعبنا وشــعوب المنطقة». ولفت في تصريح لـ»القــدس العربي» إلى ان روســيا تحاول إيجاد موضع قدم لها في شرقي الفرات، ولكنها لا يمكن ان تفرض ســيطرتها على شبر واحد شرقي الفرات وفي المنطقة الشــمالية الشــرقية، بــدون ضوء أخضــر أمريكي. «فهم يقسمون الكعكة السورية ويختلفون حول حصة كل منهم».

وبــرأي الخبيــر في الشــأن الروســي ان لبلدة تمــر الصغيرة أهميــة ديموغرافيــة فمعظــم ســكانها مــن الآشــوريين، وتتميز عن الحسكة ً40 كيلومترابتواجد سكاني سرياني، كما أنها تبعد مركز المحافظة، لكن الصراع في رأيه لا يدور بســبب أهميتها هذه المنطقة الصغيرة، فلا توجد خطط استراتيجية هناك، وكل ما في الأمــر هو إيجاد نقاط ارتــكاز للروس وهذا مهــم للنظام بحيث لا ًتخضع تل تمر للأتراك أو الجيش الســوري الذي تدعمه، مضيفا«أن اللاعبــين يمثلــون علينا مســرحيات إلى أن تنضــج الظروف مرسومة ويحصلون على موافقات ً وخططاً معيناً ويعلنون واقعادولية».

روســيا التي تدعم النظام الســوري، ليســت ضد انشاء كيان تقــوده «قســد» والميليشــيات القوميــة التابعــة لحــزب العمال الكردســتاني، لانها بــرأي المتحدث تريــد ان تلعب بهــذه الورقة في ســوريا وفي تركيا وفي العراق. مضيفــا، «الكل يلعب وهناك أدوات منفذة مثل النظام وقســد وبعــض القوى الاقليمية وحتى الدوليــة». ومــا يجــري فــي ســوريا من وجهــة نظــر الخبير في الشــؤون الروســية هو «أبشــع صورة لتعــاون القــوى الدولية واحتلالهــا لبلد مثل ســوريا» وعــزا الحمزة لـ «القــدس العربي» سبب تســمية الدول بالمحتلة إلى ان «هذه الدول تخدم أجنداتها، وتصب قراراتها ضد مصلحة الشعب السوري».

وبعــد قــرار الانســحاب الأمريكي، ورفــع الغطاء السياســي والعسكري عن قوات سوريا الديمقراطية المعروفة باسم «قسد» فعت وحــدات الحماية الكردية التي تقود تحالف الميليشــيات، للبحــث عن مخرج تمثــل بتعزيز التنســيق مع النظام الســوري، من أجل حماية نفســها، ثم إيقاف العمليــة التركية، حيث عقدت مع النظام بوساطة روسية، سمحت بموجبه ًالشهر الفائت اتفاقاللقوات الروسية والسورية، بالدخول إلى منطقة شرقي الفرات، وبعــض المواقــع الهامة علــى ضفة النهــر، لوقف تمــدد الجيش الوطني المدعوم من تركيا، في خطوة من شأنها ممارسة الضغط على حليفهم السابق واشنطن بحيث تميل «قسد» باتجاه روسيا وتســهل ســيطرتها ودخولــه لمواقــع محاذية لانتشــار الجيش الأمريكي شمال شرقي البلاد.

روسيا تنشر قواتها في قاعدتين جديدتين أخلتهما الولايات المتحدة بسوريا

15 – نوفمبر – 2019حجم الخط

جرابلس: تمركزت قوات روسيا، الداعمة لنظام بشار الأسد في سوريا، في قاعدتين كانت أخلتهما الولايات المتحدة الأمريكية، جنوبي مدينة عين العرب (كوباني) شرق نهر الفرات.

وقالت مصادر محلية، الجمعة، إن روسيا نشرت قواتها في قاعدتي “صرين” و”السبت”، بعدما انسحبت منهما القوات الأمريكية مؤخرا.

وكانت الولايات المتحدة أجلت قواتها من القاعدتين، مع بدء عملية “نبع السلام” التي أطلقتها تركيا ضد المقاتلين الأكراد، ومن ثم عادت إلى قاعدة صرين إثر تعليق العملية، وأخلتها تماما أمس الأول.

وتزامنا مع عملية نبع السلام، التي انطلقت في 9 أكتوبر/ تشرين الأول، سحبت الولايات المتحدة قواتها من 16 قاعدة ونقطة عسكرية من أصل 22 في سوريا، وعادت إلى 6 منها مع تعليق العملية.

** النظام ينتشر على الشريط الحدودي شرق القامشلي

من ناحية أخرى، انتشرت قوات النظام في نقاط عديدة على الحدود السورية مع تركيا، شرق مدينة القامشلي.

وتمركزت قوات النظام مساء الخميس في العديد من النقاط على الشريط الحدودي، الممتد من مدينة القامشلي إلى قرية عين ديوار -التابعة لمدينة المالكية- المتاخمة للحدود العراقية.

وفي 9 أكتوبر الماضي، أطلق الجيش التركي بمشاركة الجيش الوطني السوري، عملية “نبع السلام” في منطقة شرق نهر الفرات لتطهيرها من مقاتلي “ي ب ك/ بي كا كا” و”داعش”، وإنشاء منطقة آمنة لعودة اللاجئين السوريين إلى بلدهم.

وفي 17 من أكتوبر الفائت، علق الجيش التركي العملية بعد توصل أنقرة وواشنطن إلى اتفاق يقضي بانسحاب المقاتلين من المنطقة، وأعقبه باتفاق مع روسيا في الـ22 من الشهر ذاته.

(الأناضول)

روسيا تستنكر تفكير تركيا بعملية عسكرية جديدة في شمال سوريا

منذ 8 ساعات

موسكو: ذكرت وكالات أنباء روسية أن وزارة الدفاع نددت الثلاثاء بمقترح تركيا القيام بعملية عسكرية جديدة في شمال سوريا إذا لم يجر تطهير المنطقة ممن تصفهم أنقرة بالإرهابيين.

ونقلت الوكالات عن الوزارة قولها إن الفكرة التركية أثارت دهشة موسكو.

وقالت الوكالات نقلا عن الوزارة إن ذلك رد على تصريح أدلى به وزير الخارجية التركي الإثنين، قال فيه إن بلاده ستشن عملية عسكرية جديدة في شمال شرق سوريا ما لم تُخل المنطقة من وحدات حماية الشعب الكردية السورية.

(رويترز)

En commentaire à l’article d’Omar Kouch… le nationalisme est une relation interactive et d’échange- تعقيبا على عمر كوش.. الوطنية علاقة تفاعلية وأخذ وعطاء


 

Soldat

En commentaire à l’article d’Omar Kouch… le nationalisme est une relation interactive et d’échange

Ali al-Abdallah

Ali Al-Abdullah – 11 novembre 2019

Dans son article intitulé «Patriotisme syrien et le dilemme de la coexistence arabo-kurde», l’écrivain syrien Omar Kouch a adopté une position biaisée contre les partis kurdes syriens en général, et le PYD en particulier, en les accusant d’avoir gaspillé une occasion pour la reconstruction d’une identité nationale et des risques que le nationalisme syrien pourrait encourir en raison de l’auto-administration mise en place par ce parti; en tant que division, ce qui a affaibli son objectivité et fermé la porte à un dialogue constructif, afin de créer un climat positif sur le chemin de la restauration des relations nationales et d’ouvrir la voie à l’établissement d’un véritable nationalisme syrien et prospère. L’essor et la cohésion du patriotisme dépendent du rôle de l’ensemble du peuple syrien, de la nature de ses droits et de ses devoirs, ainsi que de la souveraineté d’un système constitutionnel et juridique qui assure la justice et l’égalité de tous les citoyens sans distinction de race, de religion, de croyance ou de sexe. L’auteur a ignoré la base du problème: le rôle du pouvoir, des forces politiques et sociales syriennes et des autres puissances dans la création d’une barrière entre elles et les partis kurdes, avec leur attitude négative à l’égard des droits des Kurdes et le manque de tentatives sérieuses pour réduire l’écart et parvenir à des dénominateurs communs et à des compromis permettant de réduire les doléances et de permettre la réalisation d’une intégration nationale solide et stable. Il a poussé les partis kurdes à adopter la rupture et la séparation.

La lecture objective de l’article et de ses critiques nécessite la divulgation dès le départ de la validité des données sur lesquelles il a été construit et de l’exactitude des informations qu’il contient. Nous allons découvrir ici des divergences entre certaines des données sur lesquelles l’analyse était basée, la réalité et le manque de précision des autres. Le premier de ces faits, selon la séquence dans le texte, est ce que l’auteur a déclaré: «Le défunt combattant Mechaal Temo, dirigeant du « Mouvement du Future », que le Parti de l’Union Démocratique est accusé d’avoir assassiné, en tant que dirigeant syrien par excellence ». Il est vrai que Mechaal est devenu une icône des milieux de gardiens de la révolution, non pas parce qu’il était un dirigeant syrien, mais parce qu’il a été assassiné et détesté par les partisans du parti accusé de l’assassiner, le Parti de l’Union Démocratique le PYD. Quiconque connaissait de près Mechaal savait que son approche était plus kurde que Syrien, il avait imposé une condition aux dirigeants de la « Déclaration de Damas » de répondre aux demandes des Kurdes pour que le Mouvement du Futur adhère à la Déclaration. Il n’a pas accepté la formule de la Déclaration de Damas pour résoudre la question kurde sur la base de la citoyenneté, de l’égalité des droits et de la décentralisation administrative, son parti est resté, donc, en dehors de la « Déclaration ». Il a également évoqué l’idée d’échanger des terres entre Arabes et Kurdes pour permettre aux Kurdes de jouir d’une zone à majorité kurde absolue, comme en Irak, en Iran et en Turquie, sur le territoire d’une entité autonome ou fédérale kurde. Son point de vue sur la nécessité de participer à la révolution syrienne va à l’encontre des positions des autres dirigeants des partis du Conseil national kurde, confus devant le mouvement révolutionnaire, s’isolant ainsi que leurs masses et leurs partis, certains ayant reçu des instructions de l’extérieur de la Syrie, de ne pas s’opposer au régime, sans pour autant qu’ils apprécient la position politique prise par le régime, dans le contexte où il est clair qu’une position politique veut que la révolution soit limitée, transitoire et de s’en éloigner pour ne pas assumer de responsabilité politique et supporter les conséquences du conflit, car les accusations portées contre les Kurdes sont prêtes: la sécession et la division de la Syrie, sa vision de participer à la révolution lui a permis de jouer un rôle dans sa mise en place en tant que dirigeant syrien, mais son implication s’est faite dans le contexte de la réalisation des droits des Kurdes, en participant à la réalisation des objectifs de la révolution. Il a exprimé son point de vue en participant à la conférence syrienne sur le Salut national syrien, qui s’est tenue à Istanbul le 16 juillet 2011 et a exprimé les demandes des Kurdes, lors de son discours devant la conférence de Damas, via « Skype », à travers la suppression du caractère arabe du nom de l’État syrien, et la reconnaissance de la seconde nationalité kurde dans la nouvelle constitution. Il est vrai qu’il a payé sa vie pour son implication dans la révolution, mais cela ne change en rien ses orientations et ses priorités, qui étaient absolument kurdes. Il est vrai que la Coordination de l’Union de la jeunesse kurde s’est engagée dans la révolution par la confiance et la conviction en révolution et de ses objectifs généraux: liberté et dignité.

La seconde de ces données, l’écrivain Omar Kouch reliait les cartes de du Grand Kurdistan au parti de l’Union démocratique PYD, cependant, les cartes du Grand Kurdistan étaient antérieures à son existence et ne faisaient pas partie de son programme politique au regard de l’adoption de la théorie du dirigeant du Parti des travailleurs du Kurdistan de Turquie, Abdullah Ocalan, dans la « nation démocratique », Transnational.

Troisièmement, Omar Kouch a considéré l’auto-administration comme une tentative de diviser la Syrie, un État établi par le Parti de l’Union Démocratique PYD, alors que le projet d’auto-administration s’apparente à tout, sauf qu’il s’agit d’un projet d’Etat, car le parti, en adoptant la nouvelle vision d’Ocalan, fondée sur la théorie de la «nation démocratique», oeuvre à la construction d’un système politique, qu’il appelle démocratie des peuples, qui repose sur des conseils d’administration locaux au niveau des villages, des villes et des quartiers dans les grandes villes. Une idée qui transcende les nationalités, qui en a fait un sujet de discorde entre ce parti et les partis du Conseil national kurde, qui adhère à la solution nationale à la question kurde, en tant que question de peuple et de territoire, l’auto-administration n’est pas un projet d’État ou d’État séparatiste, comme le croit l’écrivain. Son discours sur les « cartes imaginaires de la situation du peuple du Kurdistan occidental » n’est pas inclus dans les textes du parti, mais il est fortement suggéré par les partis du Conseil national kurde. L’auto-administration, selon leurs propriétaires, est un modèle alternatif au régime syrien, qui fait partie de la Syrie, qui devrait gérer de la même manière le reste de ses régions. L’auto-administration a beaucoup de défauts qui peuvent être critiqués, mais n’incluent pas la création d’un état kurde et la division de la Syrie.

Le quatrième de ces faits est l’exagération de l’écrivain dans la globalité de la révolution: «Des jeunes hommes et femmes de toutes les couches de la société ont participé aux manifestations qui se sont propagées dans les villes et villages syriens, de Daraa au sud à Qamechli au nord, de Lattaquié à l’est (elle est à l’ouest) à Alboukamal à l’est. Là où il y avait de la réserve et de la prudence dans de nombreux cercles de la Syrie, des alaouites, des chrétiens, des druzes et des chiites, les quelques participants qui ont participé, mais quelques-uns seulement, l’on fait pour des raisons liées à l’appartenance à un parti, sans oublier qu’une grande partie d’entre eux se rangent dans les rangs du régime et combattent aux côtés de ses forces au sein de formations de milices, une prudence et conservation enracinées par un lourd héritage, discrimination et de discorde semante parmi le peuple d’une nation; dans le contexte des disparités religieuses et sectaires, de la menace pesant sur les minorités et du rôle du régime dans leur protection, que le régime a exercé pour atteindre son objectif de domination et de contrôle, en affaiblissant la société en la fragmentant.

Dans le sujet principal de l’article: la lecture de l’auteur des facteurs qui ont empêché la possibilité de reproduire une identité nationale. Nous voyons ici, sans trop de recherches et d’examens minutieux, sa tendance à tenir les partis kurdes en général, et le PYD en particulier, au centre des responsabilités. « La position des partis et des forces politiques kurdes était négative et ambiguë à propos de la révolution syrienne, à l’exception du Mouvement du Futur, qui a entraîné une nette division de l’attitude envers la révolution. Ces partis ont joué un rôle majeur dans l’approfondissement du récit des opprimés et dans la démonstration de la distinction entre les Kurdes et les Arabes, même lors des manifestations, en brandissant le drapeau kurde et ses drapeaux et en utilisant les symboles kurdes pour renforcer le sentiment national et le tenir à l’écart du sentiment national syrien »… et « les partis kurdes n’étaient pas consciente d’une réalité, que le mouvement de de protestation pacifique dans le domaine politique était une réponse à de nombreuses années d’absence, d’exclusion et de marginalisation de tous les Syriens et contre les faux slogans idéologiques du pouvoir qui incitait le nationalisme syrien à adopter un nationalisme imaginaire, appelant à l’unité de la nation arabe tandis que ses appareils, ses tentacules et bras pratiquait une division sectaire, régionale et ethnique et travaillaient à annexer la Syrie, la nation et le peuple, au projet du régime des mollahs iraniens et à ses projets dans la région »… « La plupart des partis kurdes ont accepté de trainer derrière ce que le régime syrien aspirait pour maintenir la rue kurde à l’écart de la révolution. Cela ne s’est pas arrêté là, mais certains ont été utilisés pour réprimer, poursuivre et déplacer des militants kurdes ».

Sa position sur le rôle des partis d’opposition arabes, des institutions de la révolution et de l’opposition dans l’abandon de la possibilité de reproduire une identité nationale se limitait à lui reprocher son aveuglement sur le problème national, son incapacité à tisser des liens nationaux syriens et à produire un état d’homogénéité et d’indépendance. L’auteur n’a pas remarqué l’absence d’approche sérieuse et flexible des partis d’opposition arabes à l’égard de la question kurde, de ne pas s’engager dans un dialogue constructif avec les parties kurdes et conserver la position traditionnelle, en tant que question fabriquée pour un groupe d’expatriés ne jouissant que de droits culturels ou ne se souciant pas de cette question.

Il est vrai que le rôle des partis kurdes était négatif par rapport à la révolution, qu’ils agissaient selon un ordre du jour spécial, cherchaient des objectifs spéciaux et essayaient d’utiliser le conflit en faisant chanter le régime et l’opposition pour atteindre leurs propres objectifs. Cependant, cette négativité doit être lue dans le contexte de la scène politique générale, reliant la situation à la transformation des relations entre l’opposition et les partis kurdes, leur incapacité à combler le fossé et la formulation d’un consensus national qui apaise les tensions actuelles et ouvre au moins une sortie progressive. Les deux parties sont restées prisonniers de récits sur la préséance historique et leur droit à la terre et à la souveraineté. Les deux parties ont exhumé l’histoire et rassemblé des preuves permettant d’affirmer la présence historique et d’admissibilité. Les deux positions sont conçues d’histoire sur la base d’une vision non historique, car elles considèrent que chaque terre est située dans un certain laps de temps, quelles que soient les circonstances du rapport, sa durée et ses liens, au mépris total des transformations intervenues dans l’histoire. Des terres agricoles de la cité à l’empire multi-peuples et des frontières mouvantes à la lumière du pouvoir en place: le droit de conquête qui prévalait à l’époque, de sorte que les frontières de l’empire et de ses habitants soient liés à leur capacité à ouvrir d’autres empires et à la survie du territoire ouvert à leurs sujets résident à l’endroit où ils veulent, et le mouvement imposé par la conquête du mouvement de groupes humains accompagnés d’armées, ou pour protéger les zones nouvellement ouvertes (conquises), et l’arrivée de dirigeants.
Ce point de vue est omniprésent parmi les nations dont le rôle et la position à l’ère des nationalités et des États nationaux déclinent: Arabes, Turcs, Persans, Kurdes, Assyriens syriaques, Chaldéens et Arméniens, tous veulent arrêter l’histoire au moment de leur domination et de leur victoire; Une invitation qui pourrait transformer la société humaine en une arène de guerre éternelle.
(…)

تعقيبا على عمر كوش.. الوطنية علاقة تفاعلية وأخذ وعطاء

العربي الجديد
علي العبدالله  – 11 نوفمبر 2019

تبنّى الكاتب السوري، عمر كوش، في مقالته المعنونة “الوطنية السورية ومأزق التعايش العربي الكردي” (العربي الجديد: 4/11/2019)، موقفا منحازا ضد الأحزاب الكردية السورية بشكل عام، وضد حزب الاتحاد الديمقراطي خصوصا، بتحميلها مسؤولية كبيرة عن إضاعة فرصة إعادة بناء هوية وطنية، وعن ما يمكن أن تواجهه الوطنية السورية من مخاطر بسبب الإدارة الذاتية التي أقامها هذا الحزب؛ باعتبارها حالةً تقسيميةً، ما أضعف موضوعيته، وأغلق باب الحوار البناء لتوفير مناخ إيجابي، على طريق إعادة ترميم العلاقات الوطنية، والتمهيد للتأسيس لوطنية سورية حقيقية وراسخة ومزدهرة. ذلك أن نهوض الوطنية وتماسكها مرهونٌ بدور مجمل الشعب السوري، وبطبيعة تعاطيه مع الحقوق والواجبات، وسيادة نظام دستوري وقانوني، يوفر العدل والمساواة بين جميع المواطنين من دون تمييز على أساس العرق أو الدين أو المذهب أو الجنس. لقد تجاهل الكاتب أساس المشكلة: دور السلطة والقوى السياسية والاجتماعية السورية الأخرى في رفع جدارٍ عازلٍ بينها وبين الأحزاب الكردية بموقفها السلبي من الحقوق الكردية وانعدام محاولات جادّة لجسر الهوة، والوصول إلى قواسم مشتركة وحلول وسط تخفف المظالم، وتنفتح على تحقيق اندماج وطني متين ومستقر، ما دفع الأحزاب الكردية إلى تبنّي القطيعة والمفاصلة، فآخر الدواء الكي، كما تقول العرب٠

تستدعي القراءة الموضوعية للمقالة ونقدها الكشف بدايةً عن مدى صحة المعطيات التي بنيت عليها، ودقة المعلومات الواردة في ثناياها. وهنا سنكتشف تباينات بين بعض المعطيات التي استند إليها التحليل والواقع وافتقار أخرى إلى الدقة. أول هذه المعطيات، وفق تسلسل ورودها في النص، ما ذهب إليه الكاتب: “وظهر المناضل الراحل مشعل تمّو، زعيم تيار المستقبل، والذي يتهم باغتياله حزب الاتحاد الديمقراطي، بوصفه زعيماً سوريا بامتياز” صحيح أن مشعل قد تحوّل إلى أيقونة لدى حواضن الثورة، لكن ليس لكونه زعيما سوريا، بل لأنه اغتيل ولكره الحواضن للجهة المتهمة باغتياله، حزب الاتحاد الديمقراطي. كل من عرف مشعل عن قرب يعرف أن توجهه كان كرديا أكثر منه سوريا، كان قد اشترط على قيادة إعلان دمشق للتغيير الوطني الديمقراطي تلبية مطالب كردية في مقابل انضمام حزب تيار المستقبل الذي أسسه وقاده إلى “الإعلان”. لم يقبل بصيغة إعلان دمشق لحل القضية الكردية على أساس المواطنة والحقوق المتساوية واللامركزية الإدارية، فبقي حزبه خارج “الإعلان”. كما أنه سبق له وطرح فكرة تبادل أراضٍ بين العرب والكرد كي يتاح للكرد منطقة ذات أغلبية كردية مطلقة، كما في العراق وإيران وتركيا، كي تكون أرضا لكيان كردي ذاتي الحكم أو فيدرالي. لعبت وجهة نظره بضرورة المشاركة في الثورة السورية، على الضد من مواقف بقية قادة أحزاب المجلس الوطني الكردي، الذين ارتبكوا أمام الحراك الثوري، فعزلوا أنفسهم وجماهير أحزابهم عنه، بعضهم تلقى تعليماتٍ من خارج سورية، بعدم مناهضة النظام، على خلفية تقدير موقف سياسي مفاده بأن الثورة محدودة وعابرة، وبالابتعاد عن الثورة كي لا تتحمّل مسؤولية سياسية، وتتحمّل تبعات الصراع، لأن التهم ضد الكرد جاهزة: الانفصال وتقسيم سورية، لعبت (نظرته إلى المشاركة في الثورة) دورا في تقديمه زعيما سوريا، لكن انخراطه جاء على خلفية العمل على تحقيق الحقوق الكردية، عبر المشاركة في تحقيق أهداف الثورة. وقد جسّد نظرته بمشاركته في مؤتمر الإنقاذ الوطني السوري الذي عقد في اسطنبول يوم 16/7/2011، وعبّر عن المطالب الكردية بدعوته، في كلمته إلى المؤتمر من دمشق، عبر “سكايب” إلى حذف صفة العربية من اسم الدولة السورية والاعتراف بالكرد قومية ثانية في الدستور الجديد. صحيح أنه دفع حياته بسبب انخراطه في الثورة، لكن ذلك لا يغير أن توجهاته وأولوياته التي كانت كردية بالمطلق. الصحيح أن تنسيقية اتحاد شباب الكرد فقط انخرطت في الثورة من موقع الإيمان بها، والاقتناع بأهدافها العامة: الحرية والكرامة.
ثاني هذه المعطيات ربط الكاتب عمر كوش خرائط كردستان الكبرى بحزب الاتحاد الديمقراطي؛ علما أن خرائط كردستان الكبرى سابقة على وجوده، من جهة، وليست جزءا من برنامجه السياسي في ضوء تبنّيه نظرية زعيم حزب العمال الكردستاني التركي، عبدالله أوجلان، في “الأمة الديمقراطية”، العابرة للقوميات، من جهة ثانية٠

وثالث هذه المعطيات اعتبار كوش الإدارة الذاتية محاولة لتقسيم سورية ودويلة أقامها حزب الاتحاد الديمقراطي، في حين يمكن أن يقال عن مشروع الإدارة الذاتية كل شيء، إلا أنه مشروع دويلة، فالحزب بتبنّيه رؤية أوجلان الجديدة، القائمة على نظرية “الأمة الديمقراطية”، يسعى إلى بناء نظام سياسي، يسميه ديمقراطية الشعوب، أساسه مجالس محلية إدارية على مستوى القرية والبلدة والأحياء في المدن الكبيرة. فكرة فيها تجاوز للقوميات، ما جعلها نقطة خلافية بين هذا الحزب وأحزاب المجلس الوطني الكردي، المتمسكة بالحل القومي للقضية الكردية، باعتبارها قضية شعب وأرض، فالإدارة الذاتية ليست مشروع دولة أو حالة انفصالية، كما يرى الكاتب. وحديثه عن “خرائط متخيّلة لدولة شعب غربي كردستان” ليست واردة في أدبيات الحزب، ولكنها مطروحة، وبقوة في أوساط أحزاب المجلس الوطني الكردي، فالإدارة الذاتية، وفق أصحابها، نموذجٌ لنظام سورية البديلة، وهي جزء من سورية التي يجب أن تدار باقي مناطقها بالطريقة نفسها. وللإدارة الذاتية عيوب كثيرة يمكن انتقادها منها، ولكن ليس من بينها إقامة دويلة كردية وتقسيم سورية٠

ورابع هذه المعطيات مبالغة الكاتب في شمولية الثورة: “وقد شارك في بداياتها شباب وشابات من مختلف الأطياف والانتماءات، حيث عمّت التظاهرات الاحتجاجية مختلف المدن والبلدات السورية، بدءاً من درعا جنوباً وصولاً إلى القامشلي شمالاً، ومن اللاذقية شرقا ً(هي غرباً) وصولاً إلى البوكمال شرقاً”. حيث كان ثمّة تحفظ وحذر في أوساط سورية عديدة، علوية ومسيحية ودرزية وشيعية، ومن شارك منهم، وهم قلة، إنما لاعتباراتٍ تتعلق بانتماءٍ حزبي ما، من دون أن ننسى وقوف نسبةٍ كبيرة منهم في صف النظام وقتالهم إلى جانب قواته ضمن تشكيلات مليشياوية، تحفظ وحذر متجذّرين، سببهما إرث كثيف من مرحلة التمييز وبذر الشقاق بين أبناء الوطن الواحد؛ على خلفية التباين الديني والمذهبي والخطر المحدق بالأقليات ودورالنظام في حمايتهم؛ الذي مارسه النظام لتحقيق هدفه في الهيمنة والسيطرة، عبر إضعاف المجتمع بتفتيته٠

وفي موضوع المقالة الرئيس: قراءة الكاتب العوامل التي أجهضت فرصة إعادة إنتاج هوية وطنية. هنا نلمس، من دون كبير بحث وتمحيص، ميله إلى تحميل الأحزاب الكردية عامة، وحزب الاتحاد الديمقراطي خصوصا، القسم الأعظم من المسؤولية. كتب “كان موقف الأحزاب والقوى السياسية الكردية سلبياً وملتبساً من الثورة السورية، باستثناء تيار المستقبل، الأمر الذي أحدث انقساماً واضحاً في الموقف من الثورة. ولعبت تلك الأحزاب دوراً كبيراً في تعميق سردية المظلومية، وفي إظهار التمايز الكردي عن العربي، حتى في التظاهرات، من خلال رفع العلم الكردي وأعلامها، وتوظيف الرموز الكردية، لتعزيز الشعور القومي، وإبعاده عن الشعور الوطني السوري”… و”لم تع الأحزاب الكردية حقيقة أن حراك الثورة الاحتجاجي السلمي الذي يندرج في حقل السياسة كان رداً على سنوات طويلة من التغييب والإقصاء والتهميش لجميع السوريين، وموجهاً ضد الشعارات الإيديولوجية المزيفة للسلطة التي كانت تقفز على الوطنية السورية إلى قومية متخيلة، حيث كانت تنادي بوحدة الأمة العربية، فيما تمارس أجهزتها وأذرعها الأخطبوطية تقسيماً مذهبياً ومناطقياً وإثنياً، وتعمل على إلحاق سورية، وطناً وشعباً، بمشروع نظام الملالي الإيراني، وما يخططون له في المنطقة”…. “وارتضت، أغلب الأحزاب الكردية، الانسياق وراء ما طمح إليه النظام السوري في إبعاد الشارع الكردي عن الثورة، ولم يتوقف الأمر عند هذا الحدّ، بل استخدم بعضها لقمع الناشطين الأكراد وملاحقتهم وتهجيرهم”٠

أما موقفه من دور أحزاب المعارضة العربية ومؤسسات الثورة والمعارضة في إجهاض فرصة إعادة إنتاج هوية وطنية، فاقتصر على لومها على تعاميها عن المسألة الوطنية، وعجزها عن نسج خيوط وطنية سورية وإنتاج حالة تجانس واستقلالية. ولم يلحظ الكاتب غياب تعاطي جاد ومرن من أحزاب المعارضة العربية مع القضية الكردية وعدم انخراطها في حوار بناء مع الأحزاب الكردية وثباتها على الموقف التقليدي منها، باعتبارها قضية مفتعلة لجماعة وافدة ليس لها سوى حقوق ثقافية، أو لم يهتم بهذا الأمر٠
صحيح أن دور الأحزاب الكردية كان سلبيا من الثورة، وأنها تصرّفت وفق أجندة خاصة وسعت خلف أهداف خاصة، وحاولت توظيف الصراع بابتزاز النظام والمعارضة لتحقيق أهدافها الخاصة. ولكن يجب قراءة هذه السلبية في سياق المشهد السياسي العام، وربط الموقف بتحولات العلاقة بين المعارضة والأحزاب الكردية، وفشلهما في جسر الهوة، وصياغة توافق وطني يخفّف حدّة الاحتقان القائم، ويفتح على مخرج مرحلي على أقل تقدير. لقد بقي الطرفان أسرى سردياتٍ عن الأسبقية التاريخية، وما ترتبه من أحقية في الأرض والسيادة. نبش كلا الطرفين التاريخ، وجمعا أدلة وبراهين لتأكيد الأسبقية التاريخية والأحقية، بالتالي، بالأرض. كلا الموقفين وليد تصوّر للتاريخ قائم على نظرة غير تاريخية، لأنها تعتبر كل أرض وطأها هو في فترة زمنية معينة غدت أرضه، بغض النظر عن ظروف الوطء ومدته وارتباطاته، بتجاهل تام لما حصل في التاريخ من تحولاتٍ، حيث تغيّر أشكال الاجتماع البشري وقواعد اشتغاله من القرى الزراعية إلى دولة المدينة إلى الإمبراطورية متعدّدة الشعوب، ومتحرّكة الحدود في ضوء القاعدة الحاكمة: حق الفتح الذي كان سائدا آنذاك، بحيث تكون حدود الإمبراطورية وشعوبها مرتبطة بقدرتها على فتح الإمبراطوريات الأخرى، وبقاء أرضها ساحة مفتوحة لرعاياها، يقيمون حيث يشاؤون، من جهة، وما فرضته حركة الفتح من انتقال مجموعاتٍ بشريةٍ برفقة الجيوش، أو لحماية المناطق المفتوحة حديثا، وحصول قادة ٠

هذه النظرة منتشرة بين أبناء الأمم التي تراجع دورها ومكانتها في عصر القوميات والدول الوطنية: العرب والترك والفرس والكرد والآشوريون السريان والكلدان والأرمن، كلهم يريدون وقف التاريخ عند لحظة سيطرتهم وهيمنتهم وانتصارهم؛ وينادون باستعادة المجد المفقود والأرض السليبة، وإنكار التحولات العميقة التي حدثت خلال آلاف السنين، دعوة يمكن أن تحوّل الاجتماع البشري إلى ساحة حربٍ أبدية٠

كتب عمر كوش في مقالته عن هدر الفرصة التي أتاحتها الثورة لإعادة تشكيل الهوية الوطنية، بتغاضٍ تام عن أن الوطنية وأساسها الاجتماعي، الهوية السورية، لم يكونا جزءا من أهداف الثورة، لأسبابٍ تاريخية وسياسية، أولها أن بناء هوية سورية لم يكن مطروحا؛ ولا الوعي بضرورتها موجودا؛ نتيجة الركام السياسي الذي أنتجه النظام والضخ الإعلامي حول مفهوم الوطنية والهوية، ما جعلهما صنوا لاستقرار النظام وسيطرته، نتيجة إحاطتهما بهواجس التمزّق والانقسامات والهيمنة الدينية والمذهبية، وتثبيتهما بأسوار الخوف والرهبة، وتحوّلهما إلى سرير بروكسيت، قاطع الطريق في المثيولوجيا الإغريقية، لجز كل ناقد أو معارض أو متمرد. ثانيها التعارضات والتباينات القائمة حول طبيعة الوطنية السورية، والأسس التي يجب أن ترتكز عليها بين من ينطلق من أساس أحادي البعد للهوية السورية، وهو العروبة، دولة عربية ولا دور لوجود قوميات أخرى في الشعب العربي السوري، إنها عربية بفعل الأغلبية العربية وانتهى، (من الطرائف التي كانت تنتجها هذه الرؤية تصنيف المعتقلين الكرد لدى محاكم النظام؛ وخصوصا محكمة أمن الدولة سيئة الذكر، “كردي عربي سوري”) وبين من ينطلق من أساس تعدّدي للهوية السورية، مع ملاحظة وجود نمطين من التعدد على الساحة: تعدّد قومي وآخر ديني ومذهبي، يطالب أصحابه بالإقرار بهذا التعدّد وأخذ التمايز القومي والديني والمذهبي بالاعتبار في صياغة الدستور وتطبيقاته القانونية؛ الأول بإقامة دولة اتحادية والثاني بإقامة تحالف أقليات. فقول الكاتب “مشاركة شباب وشابات من مختلف الأطياف والانتماءات في الثورة فرصة لبناء هوية سورية”، لا يكفي لبناء هوية سورية، ما لم تكن هي هدفا للثورة، والبدء بالعمل على تحقيقه، بدءاً من العتبة الأولى: الاتفاق على أساس الهوية السورية والعقد الاجتماعي الذي سيجسدها أهو أحادي أم تعدّدي؛ تعدّدي قومي أم تعدّدي ديني ومذهبي؛ أم كلاهما، فالمشاركة في الثورة وحدها لا تقيم هوية وطنية. صحيح أن مناخ الثورة يوفر فرصة للتعاون والتنسيق ونمو المشتركات الوطنية، لكن بناء هوية وطنية رهن عوامل كثيرة خاصة، وزمن سياسي كاف، فبذرة الوطنية السورية التي عرفتها سورية إبّان مرحلة الاستقلال، نمت عبر سنين طويلة في مناخ مقارعة الاستعمار الفرنسي، بجهودٍ وطنيةٍ شاملة، ما يستدعي كسر الحواجز وإزاحة المعيقات مروراً بصياغة سردية موضوعية عن التاريخ والاحقيات، بعيدا عن المغالاة، والتخلي عن ربط الحقوق بالماضي السحيق وسردية هنا كنا، هنا أرضنا التاريخية، هنا حقنا، وتبنّي نظرة واقعية إلى الحاضر والمستقبل، أساسها الاعتراف بالتعدّد القومي والقبول بالتشارك ضمن عقد اجتماعي جديد متفق عليه، آني أو دائم٠

قيام هوية وطنية بحاجة إلى توافق وطني على عقد اجتماعي، ما يستدعي حواراً وطنيا شاملا، يناقش كل التصورات، من أجل الوصول إلى قواسم مشتركة، أو حلول وسط، أو اتفاقات مرحلية تخفف التوتر والاحتقان، تحفظ الدماء والإمكانات الوطنية العامة والخاصة.

Le Patriotisme syrien et le dilemme de la coexistence arabo-kurde


carte syrie soutiens etrangers 2016

Le Patriotisme syrien et le dilemme de la coexistence arabo-kurde

Omar Koush – 4 novembre 2019

Plus de huit ans après le déclenchement de la révolution syrienne, l’identité nationale syrienne est soumise à l’érosion et à la décadence à la suite de conflits, de tensions et d’enjeux divers qui ont provoqué des fissures parmi les composantes du tissu syrien, au point que de nombreuses questions commencent à affecter cette identité et les possibilités sur lesquelles le nationalisme sera reconstruit pour une nouvelle Syrie, et quels sont ses composants, etc…

Il est possible que l’attractivité de la relation arabo-kurde et ses querelles ont fortement affecté le nationalisme syrien, partant de la position de la révolution à la position de l’incursion militaire turque dans la région orientale de l’Euphrate, en passant par l’opération Source de paix, et celle d’avant appelée Branche d’olivier, et la controverse qui les opposait entre de nombreux activistes et politiciens syriens, qui a atteint un degré sans précédent d’incitation et de trahison, de déni de l’autre et de ses droits, le classant dans des boîtes prêtes et détracteurs, le qualifiant par diverses qualités négatives, publiées sur divers sites et réseaux sociaux, tout ceci est apparu comme un semblant guerre civile faisant rage entre les deux parties depuis de nombreuses années, alors que la réalité de la situation sur le terrain révèle que rien ne se passe de la sorte. En effet, la grande majorité des Syriens dans toutes les régions du pays et de la diaspora vivent loin des tensions, des conflits et des fragments dans leur tentative de revivre.

Séparés des auteurs et des partisans des différents partis qui ne constituent qu’un pourcentage très modestes, les Syriens tentent de revivre, qu’ils vivent dans des zones contrôlées par le régime, les multiples milices, russes et iraniennes, ou dans des zones contrôlées par les autorités de facto dans différentes régions de la Syrie. Les Syriens des pays d’immigration et de la diaspora tentent également de joindre les deux bouts autant que possible. Dans toutes les régions et les pays où des Syriens sont présents, il n’y a eu aucun incident lié à la vengeance contre l’autre, ni des Syriens arabes ni des Syriens kurdes, à l’exception d’expressions limitées de sensibilité et de haine et sur lesquelles aucune différenciation, peur ou phobie de l’avenir n’est construite.

Je ne suis pas en train d’embellir l’image, ni de falsifier la réalité et les faits, car les failles de l’identité syrienne, qui n’était solide à aucun moment, et la révolution a révélé l’invisible pour montrer sa crise et sa fragilité. Ce que nous avons atteint aujourd’hui, huit ans après le début de la révolution, a fait du discours sur le patriotisme syrien un luxe intellectuel pour certains, mais ce n’est pas le cas de nombreux Syriens.

La question syrienne est devenue un jeu entre les politiciens et les acteurs de plus de cinq pays, tandis que les Syriens ont été absents en raison de facteurs subjectifs à propos d’influencer le parcours des choses. Les partis politiques et militaires ainsi que les forces des Arabes, des Kurdes et d’autres sont devenus de simples outils aux mains et aux organes des États faisant couler le sang des syriens, ce qui les a fait sortir du jeu et hors du cercle décisionnel ou d’influence, et ainsi les positions des forces politiques et militaires de l’opposition syrienne ont été confondues et confuses, à l’exception de ceux qui ont misé sur la Turquie, et ceux qui misaient sur les États-Unis d’Amérique.

Il n’est pas nouveau de dire que la question kurde est l’une des dimensions les plus problématiques de la question de l’identité syrienne exposée par la révolution syrienne, où la révolution a donné à toutes les composantes de la société syrienne ou, comme on le dit, à toutes ses minorités religieuses et ethniques, comme elle l’a également été donnée à la majorité, la possibilité de construire l’identité réunifiante et obtenir ses désirs, ainsi que ses aspirations et ses objectifs, car elle annonçait la chute des murs de la peur, le début de l’émancipation, empruntant le chemin de la liberté et du salut, refusant l’humiliation et le rétablissement de la dignité perdue. C’est une opportunité qui n’apparaît pas beaucoup, car elle est rare.

Au cours des années de tyrannie, l’identité syrienne a été brouillée et réprimée par la conquête sectaire de la famille al-Assad, qui prétendait représenter les Alaouites et défendre d’autres minorités. En tant qu’identité de crise, qui présente une vulnérabilité accrue prête à l’explosion, elle ne reflétait pas les configurations de la société syrienne, connue pour la multiplicité de ses constructeurs, de ses composants, de ses interactions, où il existe de nombreuses relations et interrelations, appartenances ethniques, culturelles, religieuses, sectaires, linguistiques et régionales.

Le défi pour tous les Syriens, Arabes et Kurdes, musulmans et chrétiens, sunnites, alaouites, chiites, druzes, ismaéliens et autres, est de reconstruire le patriotisme syrien, de ne pas le vaincre, de ne pas se substituer au pluralisme sociétal, ni à l’expression de la nervosité, ni à la prédominance de ses composantes.

S’engager dans la révolution syrienne a été l’occasion de refaçonner l’identité nationale sur de nouveaux fondements du contrat social. Les slogans de la jeunesse de la révolution dans sa phase pacifique, les initiales ou les éléments constitutifs, pour construire un nationalisme syrien, qui promeut les valeurs de liberté, de citoyenneté, d’égalité et autres sur le sol syrien, mais ce qui s’est passé après que la révolution a déraillé de son chemin pacifique a été une fragmentation accrue.

Les forces politiques et militaires qui prétendaient représenter la révolution n’étaient pas capables de tisser des liens nationaux syriens, mais a produit un discours de divisions politiques et sociales. Elles n’ont pas produit un état d’homogénéité et d’indépendance, car elles ne s’accordaient pas sur un programme politique syrien, mais contribuaient à approfondir la division et la fragmentation.
L’identité syrienne a été victime d’une reproduction violente et coercitive.
Cela vaut pour les Arabes syriens, ainsi que pour les Kurdes syriens et d’autres, compte tenu du pari des forces et formations politiques syriennes, arabes et kurdes, sur les forces étrangères, pour la réalisation de leur salut et leurs objectifs, là où les formations de l’opposition syrienne ont misé, à partir du Conseil national jusqu’à la coalition des forces de la révolution, sur des forces étrangères, représentaient par les pays du Golfe, la Turquie et l’Occident, y étaient hypothéqués et devenaient prisonniers de leurs agendas et de leurs projets. Les forces et partis politiques kurdes en Syrie ont, eux aussi, misé sur les forces extérieures, qu’il s’agisse de la direction des montagnes de Qandil ou de la région du Kurdistan irakien, où le Conseil national kurde a tout mis dans son panier, tandis que le Parti de l’Union démocratique kurde en Syrie, formé par le parti des travailleurs de Kurdistan turc, en coordination avec le régime d’Al-assad au début, puis en alliance avec les États-Unis, qui l’ont utilisée dans sa guerre contre l’Etat islamique (Daech), puis l’ont abandonnée, levant leur voile sur leurs ailes de protection militaire et civile devant l’incursion turque, et des responsables politiques et des militants ont parlé de trahison et de menaces, ajoutant ainsi un récit historique dans lequel se trouve beaucoup d’injustice.

LES ARABES SYRIENS

Alors que la Coalition nationale syrienne et ses proches se sont aveuglés sur la question nationale en faveur de sa survie, même si ce n’est qu’une image internationalement reconnue, utilisée en cas de besoin, tandis que les partis politiques kurdes ont connu la division entre les agendas de Qandil et d’Erbil ont continué à produire une identité kurde de grande portée, ont créé une identité kurde éloignée de l’identité syrienne, approfondissant la fragmentation de l’identité syrienne. Des termes tels que « Rojava » (Kurdistan occidental), le peuple du Kurdistan occidental, l’autonomie administrative, le parlement, le gouvernement, le drapeau et d’autres encore. À cette fin, les forces politiques et les formations prétendant représenter les Kurdes syriens ont utilisé leur capital physique et symbolique pour créer un modèle d’identité kurde leur permettant de contrôler les Kurdes en Syrie et dans d’autres régions de la Syrie, ainsi que les Kurdes syriens hors de Syrie.

En revanche, les autorités de facto imposées par les autorités de facto, représentées par des factions islamistes modérées et extrémistes qui ne reconnaissent pas le patriotisme syrien, n’ont pas reconnu la révolution syrienne, mais ont imposé des slogans, des banderoles, des symboles et des modes de vie aux habitants des zones sous leur contrôle. Toutes ces recrues ont été proposées pour atteindre des objectifs politiques séparatistes radicaux, dans lesquels la question nationale était soumise à une reproduction violente des forces politiques et militaires rivales.

LES KURDES SYRIENS

La révolution syrienne a été une occasion manquée pour tous les Syriens de construire une identité nationale syrienne par excellence. Elle a notamment contribué à la formation de jeunes hommes et femmes de tous horizons et affiliations, où des manifestations se sont propagées dans les différentes villes et villages syriens, de Daraa au sud à Qamechli au nord, en passant par Lataquié à l’ouest jusqu’au Boukamal à l’est. La jeunesse kurde a montré différents symboles de son identité, tels que costumes, danses et chants, interdits alors à l’ère de la tyrannie de Assad. L’affirmation des symboles kurdes et de leurs récits ne représentait pas un problème pour la jeunesse arabe syrienne, allant plutôt jusqu’à appelé une des manifestations se déroulant sous le nom d’Azadi (liberté). Ils ont lancé des slogans en signe de solidarité avec les manifestations de leurs familles et de leurs frères à Qamechli, Hassaka, Amuda, Al-Malikiyah / Derek, Ras Al-Aïn, Darbasiyah, Ain Al-Arab / Kobané, et Meshaal Tammo, le leader du « Mouvement pour l’Avenir », assassiné par le Parti de l’union démocratique (PYD), par qu’il est devenu un dirigeant syrien d’excellence, également l’union de la jeunesse kurde est apparue comme acteur active dans la coordination de la révolution, organisait des manifestation de contestation contre le régime dans les différentes région de la Jaziré syrienne, connue plus tard sous le nom des zones orientales de l’Euphrate. En réponse à la révolution comme un acteur de coordination a organisé des manifestations de protestation contre le régime syrien dans divers domaines de la Jaziré, qui est devenue connue sous le nom des régions orientales de l’Euphrate.
Alors que la position des partis et des forces politiques kurdes était négative et ambiguë à propos de la révolution syrienne, à l’exception du Mouvement pour l’avenir, qui a entraîné une nette division de l’attitude à l’égard de la révolution. Ces partis ont joué un rôle majeur dans l’approfondissement du récit des opprimés et dans la démonstration de la distinction entre les Kurdes et les Arabes, même lors de manifestations, en brandissant le drapeau kurde et en utilisant les symboles kurdes pour renforcer le sentiment national et le tenir à l’écart du sentiment du patriotisme syrien. Le régime d’Assad a encouragé cela afin de reproduire une identité kurde opposée à l’identité nationale syrienne et l’entrainant dans une collision avec elle, selon le concept de « nous » par opposition à « eux ». Les partis kurdes, en particulier le PYD, qui a reçu un soutien matériel et militaire du régime d’Assad, ry a tellement contribué à la création de milices YPG pour contrôler les zones du presqu’île syrienne (La Jaziré) à population kurde et à constituer une quasi-entité, séparée du corps syrien.
Les partis kurdes n’étaient pas conscients du fait que le mouvement de protestation pacifique de la révolution, qui tombe dans le champ de la politique, était une réponse à de nombreuses années d’absence, d’exclusion et de marginalisation de tous les Syriens et visait les faux slogans idéologiques du pouvoir qui incitaient le nationalisme syrien imaginaire, appelant à l’unité de la nation arabe. Pendant ce temps, ses organes et ses bras de pieuvre pratiquent une division sectaire, régionale et ethnique, et travaillaient pour amener la Syrie, une nation et un peuple, dans le projet des mollahs iraniens et le projet qu’ils ont prévu pour la région.

La position des partis kurdes, ainsi que les positions des différentes entités de l’opposition syrienne, ont contribué à obtenir le consensus syrien sur la révolution et à l’empêcher d’incarner un consensus national général. Outre la fragmentation et les pratiques de division du régime Assad dans des secteurs du spectre syrien, ainsi que les interventions de puissances régionales et internationales qui considèrent la Syrie comme un lieu géopolitique important pour elle, qui nécessite des conflits pour qu’il soit sous contrôle.
La plupart des partis kurdes ont accepté la motivation derrière l’ambition du régime syrien de maintenir la rue kurde à l’écart de la révolution, et certains ont été utilisés pour réprimer, poursuivre et déplacer des militants kurdes.
Le régime d’Assad a pris des mesures et des actions qui voulaient qu’il apparaisse comme un défenseur de la cause kurde et qu’il ne les a pas opprimés un jour, ce qui a été perçu comme une corruption scandaleuse du mouvement politique kurde et de la rue politique kurde, dans le but de tenir la jeunesse kurde à l’écart de la révolution. Les mesures les plus importantes prises par le régime ont été la promulgation du décret présidentiel n ° 49 du 8 avril 2011, accordant la citoyenneté arabe syrienne aux étrangers du gouvernorat d’Al-Hassakah, à l’intention des citoyens kurdes qui en étaient privés, à la suite du recensement exceptionnel effectué dans le gouvernorat, dix jours après ce décret, Assad a publié un autre décret, le numéro 41, modifiant un décret précédent publié en 2004, qui interdisait totalement les transactions immobilières dans les zones frontalières de la Syrie.
Peut-être la première réalisation des tentatives de division de la Syrie a-t-elle eu lieu dans le nord de la Syrie, avec la formation de cantons d’auto-administration imposée par le Parti de l’Union démocratique PYD, lorsqu’il a jeté les bases de ce qui pourrait s’apparenter à un État pour un peuple, doté d’un conseil appelé « Assemblée populaire du Kurdistan occidental » et de la formation de forces armées, appelées « forces de protection Le peuple », qui a également formé une police connue sous le nom d’Asayişh, a joué un rôle majeur dans la poursuite et la répression de divers militants kurdes avec ce que le parti présente, ses orientations et ses pratiques, ce qui a également entraîné l’infiltration d’une province disposant d’un capital, d’un gouvernement, d’une constitution et d’un système éducatif spécial, selon son programme et ses orientations.

Le PYD et ses organisations sortantes s’emploient à reconstituer une identité kurde, notamment en contrôlant de vastes étendues de la presqu’île syrienne la Jaziré et de zones situées dans l’ouest de l’Euphrate, telles que Manbej, Tal Rifaat et d’autres, où elles publient des cartes imagées de la situation du peuple du Kurdistan occidental, allant de la frontière irakienne jusqu’aux côtes de la Méditerranée, il a placé à divers endroits des photos du dirigeant kurde turc Abdullah Ocalan. Les Kurdes turcs ont joué un rôle de premier plan dans le parti, dans son aile militaire et dans les régions au pouvoir sous son contrôle. Ce parti, qui a une idéologie marxiste, a diffusé de faux concepts et termes, qui sont considérés comme des zones de la Syrie, où les Kurdes coexistent avec les Arabes, les Turkmènes, les Assyriens et d’autres, dans le cadre du Grand Kurdistan et en tant que territoire historique pour les Kurdes, c’est-à-dire «régions kurdes» et «terres historiques pour les Kurdes». Imaginé pour le Grand Kurdistan englobant une grande partie de la Syrie, il a affirmé que la présence des Arabes dans ce territoire était une occupation du territoire kurde, qui s’étendait jusqu’à l’ère islamique, ce qui le poussait à justifier le contrôle des milices du YPG en tant que libération du territoire kurde d’un occupant arabe. Le plus dangereux pour le patriotisme syrien est de diffuser la propagande de ce parti démagogique, décrivant la coexistence arabo-turque comme une sorte d’impossibilité, car les Arabes syriens sont des nomades et des éleveurs, et ne connaissent pas la civilisation, et doivent donc en être séparés. Néanmoins, ce parti a présenté le projet d’auto-administration, comme une première étape de la coexistence avec les Arabes syriens restants, suivi de la phase d’unification des régions kurdes de la région du Grand Kurdistan, qu’il s’efforce de réaliser.
Ironiquement, le PYD mettrait en œuvre une administration décrite comme appartenant à la milice YPG, bien qu’elle ait été initialement formée et armée en coordination avec le régime d’Assad, puis alliée aux Américains qui l’avaient abandonnée avant l’invasion turque.

En effet, la révolution syrienne, en particulier dans sa phase pacifique, a été une occasion rare de construire un patriotisme national syrien autour des revendications légitimes de ses jeunes hommes et femmes qui, dans leurs slogans, exprimaient le patriotisme syrien, dont le fondement repose sur la liberté, la dignité, la citoyenneté et l’égalité. La plupart des forces politiques, arabes, kurdes et autres, ont raté cette opportunité, mais encore plus dangereuses, la plupart de ces forces et formations ont contribué à la perturbation de l’identité syrienne en renforçant la netteté du ton idéologique et nationaliste, ce qui a perdu les Syriens de toutes les sectes et affiliations pour présenter une nouvelle vision de leur cause, en contrepartie d’une plus grande perturbation sociale et d’un blocage des horizons de la vie, de la liberté, qui assombrissent considérablement la possibilité de coexistence dans un pays qui ne manque pas de perturbations sociales et politiques.

Les forces et les formations politiques auraient dû réunir les Syriens face à la plus horrible agression contre la vie et le monde des syriens, contre laquelle le régime Assad les a combattus depuis le 15 mars 2011. Elles devaient comprendre qu’affronter la tyrannie du régime d’Assad était une condition importante pour toute tentative de libération pour se débarrasser du tyran, pour la construction d’une nouvelle Syrie, et un nouveau peuple.

Mich'el-Temo

الوطنية السورية ومأزق التعايش العربي الكردي

عمر كوش – 4 نوفمبر 2019

باتت الهوية الوطنية السورية، بعد أكثر من ثماني سنوات على اندلاع الثورة السورية، عُرضة للتآكل والاضمحلال، نتيجة تجاذبات وصراعات ورهانات مختلفة، أحدثت شروخاً وتمزّقات وانشطارات بين مكونات النسيج السوري، إلى درجة أن أسئلة كثيرة باتت تطاول هذه الهوية، والممكنات التي سيُعاد عليها بناء وطنية سورية جديدة، وماهية مكوناتها ومركباتها، وسوى ذلك كثير.

ولعل تجاذبات العلاقة العربية الكردية ومماحكاتها أثرت كثيراً على الوطنية السورية، بدءاً من الموقف من الثورة، وصولاً إلى الموقف من التوغل العسكري التركي في منطقة شرقي الفرات، عبر عملية نبع السلام، وقبلها غصن الزيتون، وما ثار بينهما من جدل كبير بين ناشطين وسياسيين سوريين كثر، وصل إلى درجة غير مسبوقة من التحريض والتخوين وإنكار الآخر وحقوقه، وتصنيفه في خاناتٍ جاهزة وانتقاصية، ونعته بمختلف الصفات السلبية. وتجسّد ذلك كله في مقالات ودراسات مكتوبة في وسائل الإعلام، وأخطرها حملته تعليقات وانطباعات وآراء، نشرت على مختلف مواقع التواصل الاجتماعي، ووصل الأمر إلى حدٍّ بدا وكأن حرباً أهلية مستعرة، نشبت بين الطرفين منذ سنوات عديدة، بينما يكشف واقع الحال على الأرض أن لا شيء يحدث من قبيل ذلك، بل إن غالبية السوريين العظمى في كل المناطق في الداخل وبلدان الشتات، تمارس حياتها بعيداً عن التجاذبات والصراعات والتشرذمات، في محاولتها العيش من جديد.
وبالافتراق عن المؤدلجين والمتحزبين من مختلف الأطراف الذين لا يشكلون سوى نسبة  متواضعة جدا، فإن السوريين في الداخل يتدبرون أمور معيشتهم، محاولين الحياة مرة ثانية، سواء الذين يعيشون في مناطق سيطرة النظام والمليشيات المتعددة والروس والإيرانيين، أم في مناطق سيطرة سلطات الأمر الواقع في مختلف أجزاء سورية. أما السوريون في بلاد الهجرة والشتات، فهم أيضاً يحاولون تدبّر أمور معيشتهم قدر المستطاع. ولم تحدث في جميع مناطق وبلدان وجود السوريين واقعة واحدة لها صلة بالثأر من الآخر، لا من السوريين العرب، ولا من السوريين الأكراد، باستثناء حالات محدودة من التعبير عن الحساسية والكراهية، ولا يبنى عليها تمايز أو خوف أو رهاب من المستقبل.

لست في معرض تجميل الصورة، أو تزييف الواقع والوقائع، إذ إن شروخاً وتصدعات طاولت الهوية السورية التي لم تكن صلبة في أي يوم، وكشفت الثورة الغطاء عنها، لتظهر أزمتها وهشاشتها. ولعل ما وصلنا إليه اليوم، بعد أكثر من ثماني سنوات من انطلاق الثورة، جعل الكلام عن الوطنية السورية نوعاً من الترف الفكري لدى بعضهم، ولكنها ليست كذلك عند سوريين كثيرين.
باتت القضية السورية لعبة تدار بين ساسة الدول الفاعلة وأجهزتها، الدول التي يتجاوز عددها الخمسة، بينما غُيب السوريون، بفعل عوامل ذاتية وموضوعية، عن التأثير في مجريات الأمور. وباتت الأحزاب والقوى السياسية والعسكرية للعرب والأكراد وسواهما مجرّد أدوات بيد أجهزة الدول الخائضة في الدم السوري وساستها، الأمر الذي جعلهم خارج اللعبة، وخارج دائرة صنع القرار أو التأثير فيه، وبالتالي كانت مواقف القوى السياسية والعسكرية للمعارضة السورية مرتبكة ومحيرة، باستثناء من يراهنون على تركيا، ومن كانوا يراهنون على الولايات المتحدة الأميركية.
وليس جديداً القول إن المسألة الكردية هي أحد الأبعاد الأكثر إشكالية في مسألة الهوية السورية التي عرّتها الثورة السورية، حيث منحت الثورة لكل مكونات المجتمع السوري، أو كما يقال لكل أقلياته الدينية والإثنية، مثلما منحت لأغلبيته أيضاً، الفرصة المناسبة التي لا تتكرر كثيراً، كي تبني هوية جامعة، وتنال ما تريد، وتحقق مطامحها وأهدافها، لأنها أعلنت سقوط جدران الخوف، وانطلاق لحظة الانعتاق من الاستبداد المقيم، وخطّت طريق الحرية والخلاص، ورفض الإذلال، واسترجاع الكرامة المهدورة. وهي فرصةٌ لا تلوح كثيراً، لأنها نادرة الحدوث.
كانت الهوية السورية، طوال سنوات الاستبداد، مطموسة ومكبوتة، ويعتريها التغلّب الطائفي لعائلة آل الأسد الذي يدّعي تمثيل العلويين والدفاع عن سائر الأقليات. وبوصفها هوية مأزومة، وتكمن فيها قابلية متزايدة للانفجار، لم تكن تملك ما يفيد بأنها تعبّر عن تكوينات المجتمع السوري، المعروف بتعدد بناه ومكوناته وتفاعلاته، وتسوده علاقات وتشابكات متعدّدة، وانتماءات إثنية وثقافية ودينية مذهبية ولغوية وجهوية متعددة.

التحدي المطروح على جميع السوريين، عرباً وأكراداً، ومسلمين ومسيحيين، وسنة وعلويين وشيعة ودروزا وإسماعيليين وسواهم، يتجسّد في كيفية إعادة بناء الوطنية السورية، لا تغلّب فيها، وليست بديلاً عن التعدد المجتمعي، ولا تعبيراً عن العصبيات، ولا عن غلبة أي مكون من مكوناته.
وكان الانخراط في الثورة السورية مناسبة لإعادة تشكيل الهوية الوطنية على أسس جديدة من التعاقد الاجتماعي. وقد سطّرت شعارات وهتافات شباب وشابات الثورة في مرحلتها السلمية، الأحرف الأولى، أو اللبنات الأولية، نحو إشادة وطنية سورية، تنهض على قيم الحرية والمواطنة والمساواة وسواها، في التربة السورية، ولكن ما حدث بعد أن أُخرِجت الثورة عن مسارها السلمي هو مزيد من التشظي والتفتيت.

ولم تتمكّن القوى السياسية والعسكرية التي ادعت تمثيل الثورة من نسج خيوط وطنية سورية، بل أنتجت خطابات انقسام سياسي واجتماعي، كما لم تنتج حالةً من التجانس والاستقلالية، حيث لم تتوافق على برنامج سياسي سوري، بل أسهمت في تعميق الانقسام والتشظي، فكانت الهوية السورية ضحية عمليات إعادة إنتاج بطرق عنيفة وقسرية.

العرب السوريون

وينطبق هذا الحال على السوريين العرب، كما على السوريين الأكراد وسواهم، بالنظر إلى مراهنة القوى والتشكيلات السياسية السورية، العربية والكردية، على قوى الخارج، والاستقواء بها، للخلاص وتحقيق الأهداف، حيث راهنت تشكيلات المعارضة السورية، بدءاً من المجلس الوطني وصولاً إلى ائتلاف قوى الثورة والمعارضة والهيئة العليا للمفاوضات، على قوى الخارج، ممثلة في دول الخليج وتركيا ودول الغرب، وارتهنت إليها، وباتت أسيرة أجنداتها ومخططاتها. كذلك فعلت القوى والأحزاب السياسية الكردية في سورية، التي راهنت على قوى الخارج، سواء على قيادة جبال قنديل، أو على قيادة إقليم كردستان العراق، حيث وضع المجلس الوطني الكردي كل ما يملك في سلته، فيما وقف حزب الاتحاد الديمقراطي الكردي في سورية الذي شكله حزب العمال الكردستاني التركي بالتنسيق مع النظام الأسدي في البداية، وبعدها تحالف مع الولايات المتحدة الأميركية التي استخدمته في حربها على تنظيم الدولة الإسلامية (داعش)، ثم تخلت عنه، رفعت الغطاء عنه وعن أجنحته العسكرية والمدنية أمام التوغل التركي، وراح سياسيون وناشطون يتحدثون عن الخيانة والطعنة في الظهر، ويضيفونها إلى سرديةٍ تاريخيةٍ فيها كثير من المظلومية.

وفيما تعامى الائتلاف الوطني السوري، وأشباهه وحواشيه، عن المسألة الوطنية، لصالح بقائه، ولو مجرد صورة معترف بها دولياً، تستخدم عند الحاجة فإن الأحزاب السياسية الكردية التي عرفت الانقسام ما بين أجندات قنديل وأربيل، تمادت في إنتاج هوية كردية بعيدة كل البعد عن الهوية السورية، لتعمّق التشظي والتفتت الذي عرفته الهوية السورية، وظهرت إلى العلن مصطلحات مثل “روج آفا” (غرب كردستان)، وشعب غرب كردستان، وإدارة ذاتية وبرلمان وحكومة وعلم وسوى ذلك. وقد وظّفت القوى والتشكيلات السياسية التي تدّعي تمثيل أكراد سورية، من أجل، ذلك رساميل مادية ورمزية، بغية إيجاد نموذج هوية كردية، تمكّنها من السيطرة على الأكراد في مناطق الجزيرة السورية وسواها من المناطق داخل سورية، والسيطرة كذلك على السوريين الأكراد خارج سورية أيضاً.
في المقابل، ظهرت الهيئات الشرعية التي فرضتها بالقوة سلطات الأمر الواقع، ممثلة بالفصائل الإسلامية، المعتدلة منها والمتطرّفة التي لا تقر بالوطنية السورية، ولا تعترف بالثورة السورية، بل فرضت شعاراتها وراياتها ورموزها وطرق عيشها على سكان المناطق الواقعة تحت سيطرتها. واجترحت كل هذه التوظيفات، لتحقيق أهداف سياسية انفصالية جذرية، تعرّضت فيها المسألة الوطنية إلى عمليات إعادة إنتاج عنيفة من القوى السياسية والعسكرية المتناحرة.

كانت الثورة السورية فرصة ضائعة بالفعل، لاحت أمام السوريين جميعاً لبناء هوية وطنية سورية بامتياز، وقد شارك في بداياتها شباب وشابات من مختلف الأطياف والانتماءات فيها، حيث عمّت التظاهرات الاحتجاجية مختلف المدن والبلدات السورية، بدءاً من درعا جنوباً وصولاً إلى القامشلي شمالاً، ومن اللاذقية شرقاً وصولاً إلى البوكمال شرقاً. وأظهر شباب وشابات الأكراد مختلف رموز هويتهم، من أزياء وأغان ورقصات وأهازيج، كانت محرمة وممنوعة عليهم في عهود الاستبداد الأسدي، ولم يمثل تأكيد رموز الأكراد وسردياتهم أي إشكال لدى الشباب والشابات السوريين العرب، بل إنهم سموا إحدى جُمع المظاهرات باسم “آزادي (حرية)، ورفعوا شعارات تتضامن مع مظاهرات أهلهم وإخوتهم في القامشلي والحسكة وعامودا والمالكية/ ديريك ورأس العين والدرباسية وعين العرب/ كوباني وسواها، وظهر المناضل الراحل مشعل تمو زعيم تيار المستقبل، والذي يتهم باغتياله حزب الاتحاد الديمقراطي، بوصفه زعيماً سورياً بامتياز، كما ظهر اتحاد شباب الكرد بوصفه تنسيقية الثورة الفاعلة التي تنظم التظاهرات الاحتجاجية ضد النظام في مختلف مناطق الجزيرة السورية التي باتت تُعرف باسم مناطق شرقي الفرات.

الكورد السوريون

وكان موقف الأحزاب والقوى السياسية الكردية سلبياً وملتبساً من الثورة السورية، باستثناء تيار المستقبل، الأمر الذي أحدث انقساماً واضحاً في الموقف من الثورة. ولعبت تلك الأحزاب دوراً كبيراً في تعميق سردية المظلومية، وفي إظهار التمايز الكردي عن العربي، حتى في التظاهرات، من خلال رفع العلم الكردي وأعلامها، وتوظيف الرموز الكردية، لتعزيز الشعور القومي، وإبعاده عن الشعور الوطني السوري. ولجأ النظام الأسدي إلى تشجيع ذلك، من أجل إعادة إنتاج هوية كردية بالتضاد مع الهوية الوطنية السورية، وجرّها إلى التصادم معها، وفق مفهوم “نحن” مقابل “هم”. وأسهمت أحزاب كردية في ذلك، خصوصا حزب الاتحاد الديمقراطي، الذي حظي بدعم النظام الأسدي مادياً وعسكرياً، إلى درجة أنه سهل له تكوين مليشيات “وحدات حماية الشعب”، كي تبسط سيطرتها على المناطق ذات الكثافة السكانية الكردية العالية في مناطق الجزيرة السورية، وتكوين شبه كيان منفصل عن الجسد السوري.
لم تع الأحزاب الكردية حقيقة أن حراك الثورة الاحتجاجي السلمي الذي يندرج في حقل السياسة كان رداً على سنوات طويلة من التغييب والإقصاء والتهميش لجميع السوريين، وموجهاً ضد الشعارات الإيديولوجية المزيفة للسلطة التي كانت تقفز على الوطنية السورية إلى قومية متخيلة، حيث كانت تنادي بوحدة الأمة العربية، فيما تمارس أجهزتها وأذرعها الأخطبوطية تقسيماً مذهبياً ومناطقياً وإثنياً، وتعمل على إلحاق سورية، وطناً وشعباً، بمشروع نظام الملالي الإيراني، وما يخططون له في المنطقة.
وقد ساهم موقف الأحزاب الكردية، ومعها مواقف مختلف كيانات المعارضة السورية، في ضرب الإجماع السوري حول الثورة، ومنعه من أن يجسد إجماعاً وطنياً عاماً. إضافة إلى ممارسات النظام الأسدي التفتيتية والتقسيمية التي فعلت فعلها لدى قطاعات من الطيف السوري، فضلاً عن تدخلات القوى الإقليمية والدولية التي لا تنظر إلى سورية إلا بوصفها موقعاً جيوسياسياً هاماً بالنسبة إليها، يستوجب الصراع والسيطرة عليه.

وارتضت أغلب الأحزاب الكردية الانسياق وراء ما طمح إليه النظام السوري في إبعاد الشارع الكردي عن الثورة، ولم يتوقف الأمر عند هذا الحدّ، بل استخدم بعضها لقمع الناشطين الأكراد وملاحقتهم وتهجيرهم.
وقام النظام الأسدي بخطوات وإجراءات، أراد منها أن يظهر وكأنه المدافع عن القضية الكردية، وأنه لم يقمعهم في يوم من الأيام، الأمر الذي اعتبر بمثابة رشوة مفضوحة للحركة السياسية الكردية وللشارع السياسي الكردي، غايتها إبعاد الشباب الأكراد عن الثورة. وأهم الخطوات التي قام بها النظام هي إصدار المرسوم الجمهوري الذي حمل الرقم 49، في الثامن من إبريل/ نيسان 2011، الذي يقضي بمنح الجنسية العربية السورية لأجانب محافظة الحسكة، وقصد بهم المواطنين الأكراد الذين حُرموا منها، نتيجة الإحصاء السكاني الاستثنائي الذي جرى في المحافظة في عام 1962. وبعد هذا المرسوم بعشرة أيام، أصدر الأسد مرسوماً آخر، حمل الرقم 41، عدّل فيه مرسوماً سابقاً أصدره في عام 2004، كان يقضي بوضع حظر شامل على التصرفات العقارية في المناطق الحدودية السورية.
ولعل أول متحقق لمحاولات تقسيم سورية حدث في شمال شرقي سورية، مع تشكيل كانتونات الإدارة الذاتية التي فرضها حزب الاتحاد الديمقراطي، حين أرسى دعائم ما يشبه دويلة لشعب، له مجلس، دعاه “مجلس شعب غربي كردستان”، وشكل قوات عسكرية، دعاها “قوات حماية الشعب”، وشكّل أيضاً شرطة معروفة باسم “أساييش”، لعبت دوراً كبيراً في ملاحقة وقمع الناشطين الأكراد المختلفين مع ما يطرحه الحزب وتوجهاته وممارساته، التي تمخضت أيضاً عن اجتراح إقليم، له عاصمة وحكومة ودستور ونظام تعليمي خاص، وفق أجندة هذا الحزب وتوجهاته.

ركز حزب الاتحاد الديمقراطي، والمنظمات الخارجة منه، على إعادة تشكيل هوية كردية، تضمن له سيطرته على مناطق شاسعة من الجزيرة السورية، ومناطق في غربي الفرات، مثل منبج وتل رفعت وسواهما، حيث نشر خرائط متخيلة لدولة شعب غربي كردستان، تمتد من الحدود العراقية وصولاً إلى البحر المتوسط، ووضع في مختلف أماكن وجوده صور الزعيم التركي الكردي عبد الله أوجلان. وكان للأكراد الأتراك الدور القيادي في الحزب، وفي جناحه العسكري، وفي حكم المناطق الواقعة تحت سيطرته. وعمل هذا الحزب ذو الإيديولوجيا الماركسية على نشر مفاهيم ومصطلحات زائفة، تعتبر مناطق سورية، يتعايش فيها الأكراد إلى جانب العرب والتركمان والآشوريين وسواهم، جزءاً من كردستان الكبرى، وبوصفها أرضاً تاريخية للأكراد، أي “مناطق كردستانية” و”أرض تاريخية للأكراد”، وباتت الخرائط المتخيلة لكردستان الكبرى تضم أجزاء كبيرة من سورية، وراح يسوّق أن وجود العرب فيها يعدّ احتلالاً لأرض كردية، يمتد إلى العهد الإسلامي، الأمر الذي أراد منه تبرير سيطرة مليشيات وحدات حماية الشعب عليها، باعتباره تحريراً لأرض كردية من محتل عربي. والأخطر على الوطنية السورية هو نشر دعايات هذا الحزب الديماغوجي، تصور التعايش العربي التركي نوعاً من الاستحالة، لأن العرب السوريين بداة ورعاة، ولا يعرفون الحضارة، وبالتالي لا بد من الانفصال عنهم، ورغم كل ذلك قدم هذا الحزب مشروع الإدارة الذاتية، كمرحلة أولى للتعايش مع من تبقّى من عرب سوريين، تليها مرحلة توحيد الأقاليم الكردية في المنطقة في دولة كردستان الكبرى، التي يسعى إلى تحقيقها.
ولعل من المفارقات أن يطبق حزب الاتحاد الديمقراطي الإدارة التي يصفها بالذاتية بالقوة التي تملكها مليشيات الوحدات التي يسميها وحدات حماية الشعب، مع أنها تشكلت وتسلّحت في البداية بالتنسيق مع نظام الأسد، ثم تحالفت مع الأميركيين الذين تخلّوا عنها أمام التوغل التركي، فعادت مرة أخرى إلى نظام الأسد بتدبير روسي، وذلك يعني نهاية مشروعها، وخسارتها معظم المناطق التي كانت تسيطر عليها، بانتظار اندماجها مع جيش النظام الأسدي.

والحاصل أن الثورة السورية، خصوصا في مرحلتها السلمية، قد شكلت فرصة نادرة الحدوث لبناء وطنية سورية جامعة حول مطالب شبابها وشاباتها المشروعة، الذين عبّروا في شعاراتهم عن وطنية سورية، تنهض مقامات تشييدها على الحرية والكرامة والمواطنة والمساواة. وقد فوّتت هذه الفرصة معظم القوى السياسية، العربية والكردية وسواهما، بل إن الأخطر من ذلك هو أن أغلب هذه القوى والتشكيلات، ساهمت في تمزيق الهوية السورية، من خلال زيادة حدة نبراتها الأيديولوجية والقومية، التي أفقدت السوريين بمختلف أطيافهم وانتماءاتهم القدرة على تقديم تصوّر جديد لقضيتهم، مقابل المزيد من التمزّق الاجتماعي وسد آفاق الحياة والحرية والتحرر، الأمر الذي ألقى بظلال كثيفة على إمكانية التعايش في بلد لم تكن تنقصه التمزقات الاجتماعية والسياسية.

وكان حَريّا بالقوى والتشكيلات السياسية أن تجمع السوريين في مواجهة أفظع أنواع العدوان على حياة السوريين وعوالمهم، تلك التي خاضها نظام الأسد منذ 15 مارس/ آذار 2011 ضدهم، بمختلف أطيافهم وانتماءاتهم، وأن تدرك أن مواجهة عدوانية نظام آل الأسد كانت الشرط اللازم لكل محاولة تحرر وخلاص من الاستبداد، وبناء وطنية جديدة لسورية جديدة، وشعب جديد. ومن دون الانحياز إلى توق السوريين إلى الحياة بحرية وكرامة، من المستحيل بناء أي إدارة أو كيان، لأنها، ببساطة، يجب أن تضمن لهم ما يطمحون إليه، وما يستحقونه من الحياة.

Des activités militaires américaines et russes à l’est de l’Euphrate… Nouvelles d’un raid “inconnu” contre des milices iraniennes (à BouKamal)


Véhicule américaine au nord de la Syrie 2019

Des activités militaires américaines et russes à l’est de l’Euphrate… Nouvelles d’un raid “inconnu” contre des milices iraniennes (à BouKamal)

Adnan Ahmad- 6 nov 2019

ذكرت شبكات إخبارية محلية أن مواقع لمليشيات إيرانية قرب مدينة البوكمال، شرقي سورية، تعرضت، اليوم الأربعاء، لقصف جوي من قبل طيران مجهول الهوية.

وقالت شبكة “فرات بوست” إن الطيران الحربي استهدف مقرات عسكرية تابعة للحرس الثوري الإيراني و”حزب الله” اللبناني في قرية الحمدان بريف مدينة البوكمال.

ولم تؤكد مصادر “العربي الجديد” في المنطقة الشرقية هذه المعلومات، مشيرة إلى تحليق للطيران الحربي، ظهر اليوم، في المنطقة المذكورة، غربي نهر الفرات، الواقعة تحت سيطرة قوات النظام، لكن ليست هناك معلومات مؤكدة بشأن حدوث عمليات قصف.

إلى ذلك، أنهت القوات الأميركية دورية عسكرية في منطقة مثلث الحدود السورية – العراقية – التركية، فيما وصلت عشرات الشاحنات المحملة بالأسلحة والذخائر الروسية إلى مركز التنسيق والعمليات العسكرية بين القوات الروسية و”قوات سورية الديمقراطية” (قسد) في عين عيسى، شمالي الرقة.

وسيّرت القوات الأميركية، اليوم الأربعاء، دورية عسكرية تجولت في المثلث الحدودي السوري – العراقي – التركي، من قرية جنيدية بريف رميلان، وصولاً لحقلي السويدية وكرزير ومنطقة قره تشوك، في أقصى الشمال الشرقي من الجزيرة السورية، ترافقها سيارة تابعة لـ”قوات سورية الديمقراطية”.

Daech S’attaque aux camions citernes pétroliers à Raqqa


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L’Organisation de « l’Etat » s’attaque aux camions citernes pétroliers propriétés de la famille d’Al-Qatarji à Raqqa

5.11.2019 – Enab Baladi

L’Organisation de l’Etat islamique (Daech) a annoncé qu’il a ciblé des ciblait des citernes appartenant à la famille Qatarji, fidèles au régime syrien, transportant du pétrole des zones des Forces démocratiques syriennes (FDS) à Raqqa vers des zones sous le contrôle du régime syrien.
Hier, lundi 4 novembre, selon l’agence du média de l’organisation, ses combattants ont visé plusieurs citernes de transporter du pétrole dans des zones contrôlées par le régime syrien, près du village de Khas Ajeel, district de Karama, à l’est de la ville de Raqqa, avec des mitraillettes.
Ils ont également visé un citerne en lançant des grenades près du village de Mazraat al-Qahtaniya, à l’ouest de la ville de Raqqa, ce qui a entraîné l’incendie du citerne.
L’agence a souligné que les citernes visés appartenaient à la famille de Qaterji, en référence à l’homme d’affaires Hossam Qatarji, membre de l’Assemblée du peuple syrien.

تنظيم “الدولة” يستهدف صهاريج نفط لعائلة القاطرجي في الرقة

ألسنة النيران الناتجة عن احتراق صهاريج وقود في الشركة السورية للنفط بحمص - 1 من أيار 2019 (حيدر رزوق)

ألسنة النيران الناتجة عن احتراق صهاريج وقود في الشركة السورية للنفط بحمص – 1 من أيار 2019 (حيدر رزوق)

أعلن تنظيم “الدولة الإسلامية” استهداف صهاريج تابعة لعائلة القاطرجي، الموالية للنظام السوري، تنقل النفط من مناطق “قوات سوريا الديمقراطية” (قسد) في الرقة إلى مناطق النظام.

وبحسب وكالة “أعماق” التابعة للتنظيم أمس، الاثنين 4 من تشرين الثاني، فإن مقاتلي التنظيم استهدفوا عددًا من الصهاريج المخصصة لنقل النفط إلى مناطق سيطرة النظام السوري، قرب قرية خس عجيل التابعة لناحية الكرامة شرق مدينة الرقة، بالأسلحة الرشاشة.

كما استهدفوا صهريجًا بإلقاء قنابل يدوية عليه قرب قرية مزرعة القحطانية غرب مدينة الرقة، ما أدى إلى إحراق الصهاريج بالكامل.

وأوضحت الوكالة أن الصهاريج المستهدفة تعود ملكيتها إلى عائلة القاطرجي، في إشارة إلى رجل الأعمال حسام القاطرجي وعضو مجلس الشعب.

وتأتي العملية بعد اعتراف التنظيم بمقتل زعيمه، “أبو بكر البغدادي”، والمتحدث باسمه، “أبو حسن المهاجر”، خلال غارة أمريكية على ريف إدلب، الأسبوع الماضي، وتنصيب “أبو إبراهيم الهاشمي القرشي” زعيمًا جديدًا للتنظيم.

وبرز اسم عائلة القاطرجي خلال السنوات الماضية كوسيط بين تنظيم “الدولة الإسلامية” (في أثناء سيطرته على الآبار) و”قسد” من جهة، والنظام السوري من جهة أخرى لنقل المحروقات من المنطقة الشرقية.

حسامقاطرجي تعاون مع “داعش” وأسس شركة نفط في سوريا

وفرضت وزارة الخزانة الأمريكية عقوبات على شركة “القاطرجي” النفطية في سوريا، في أيلول عام 2018، كونها لعبت دور الوسيط بين النظام السوري وتنظيم “الدولة الإسلامية”، عبر تسهيلها نقل شحنات نفطية بين الطرفين، بالإضافة إلى تزويد النظام بالفيول وشحنات أسلحة وتقديم الدعم المالي.

ويأتي ذلك في ظل إعلان الولايات المتحدة الأمريكية هيمنتها على آبار النفط في المنطقة عبر إبقاء قوات حولها بهدف حمايتها.

وكان الرئيس الأمريكي، دونالد ترامب، أكد  الجمعة الماضي، في خطاب مع أنصاره في ولاية ميسيسيبي الأمريكية رغبته في عودة الجنود الأمريكيين الموجودين في سوريا إلى منازلهم، لكنه استدرك، “لقد قمنا بتأمين حقول النفط، فأنا أحب النفط”.

وجاء ذلك عقب تهديدات وجهها وزير الدفاع الأمريكي، مايك إسبر، بحسب ما نقلت وكالة “رويترز”، في 29 من تشرين الأول الماضي، إلى كل من روسيا والنظام السوري بالتصدي لأي محاولة انتزاع للسيطرة على حقول النفط من أي طرف كان.

Les FDS refusent l’invitation du régime à intégrer ses forces


Combattants des FDS devant le drapeau américain 2019

Les « FDS » au régime: l’unité des rangs découle d’un règlement politique qui reconnaît et préserve la particularité des « SDF »

Mercredi 30/10/2019

Déclaration des forces démocratiques syriennes: bienvenue

Le ministère syrien de la Défense a publié aujourd’hui une déclaration appelant les FDS à s’engager avec l’armée syrienne pour défendre le pays contre les ambitions turques.

Au sein du commandement général des forces démocratiques syriennes, notre position était claire depuis le début, car l’unité des rangs doit débuter par un règlement politique qui reconnaît et préserve la particularité de FDS et de tout ce qui permettra d’unifier les efforts de défense de la Syrie et de repousser l’agression turque contre notre pays et notre peuple.
La structure et la mise en place d’un mécanisme approprié pour la restructuration de la base militaire syrienne doivent constituer un cadre global permettant d’unifier les efforts.
De même, les membres des FDS, avec leurs différents régions et devant le monde, étaient depuis des années les meilleurs combattants syriens ayant combattu le groupe État islamique et détruit sa Khilafat présumée à la défense de la Syrie et du monde entier. Par conséquent, ces héros méritent des éloges et des honneurs, et non de régler le statut des réhabilitations ou des décrets rendus contre les criminels et les terroristes; nous affirmons que les membres des FDS sont une discipline et une organisation militaire dotée d’une structure institutionnelle; nous rejetons absolument ce langage qui s’adresse aux individus, le ministère syrien de la Défense aurait dû s’adresser au commandement général des forces démocratiques syriennes, afin d’ouvrir la porte au dialogue, qui reflète un désir sincère d’unir ses efforts et de ne pas contourner la réalité pour se soustraire à ses responsabilités.

“قسد” للنظام:وحدة الصفوف تنطلق من تسوية سياسية تعترف وتحافظ على خصوصية “قسد”

الأربعاء 30/10/2019

بيان لقوات سوريا الديموقراطية: نرحب

أصدرت وزارة الدفاع السورية بيانا هذا اليوم يدعو قوات سوريا الديمقراطية للانخراط مع الجيش السوري للدفاع عن الوطن ضد الأطماع التركية.
إننا في القيادة العامة لقوات سوريا الديمقراطية، إذ نثمن كل ما من شأنه توحيد الجهود للدفاع عن سوريا و صد العدوان التركي على بلادنا وشعبنا فإن موقفنا كان واضحا منذ البداية، حيث أن وحدة الصفوف يجب أن تنطلق من تسوية سياسية تعترف و تحافظ على خصوصية قسد و هيكليتها، و إيجاد آلية سليمة لإعادة هيكلة المؤسسة العسكرية السورية تكون إطارا جامعاً لتوحيد الجهود .
بالمثل فإن أفراد قوات سوريا الديمقراطية و بمختلف مشاربهم و أمام مرأى و مسمع العالم كانوا على مدى سنوات خيرة المقاتلين الأبطال السوريين الذين حاربوا داعش و دمروا خلافته المزعومة دفاعا عن سوريا و العالم الأجمع، و عليه فهؤلاء الأبطال يستحقون الثناء و التكريم و ليس تسوية أوضاع و مراسيم عفو من تلك التي تصدر بحق المجرمين و الإرهابيين، كما نؤكد أن أفراد قوات سوريا الديمقراطية هم عسكريون بانضباط و تنظيم عسكري ذي هيكل مؤسساتي، و نرفض قطعا لغة الخطاب هذه الموجهة للأفراد بينما كان الأولى بوزارة الدفاع السورية أن توجه خطابها للقيادة العامة لقوات سوريا الديمقراطية بغية فتح باب حوار ينم عن رغبة صادقة لتوحيد الجهود و ليس الالتفاف على الواقع للتنصل من مسؤولياتها.

القيادة العامة لقوات سوريا الديمقراطية

Syriens et Russes accélèrent leur déploiement à la frontière syro-turque


 

Syriens et Russes accélèrent leur déploiement à la frontière syro-turque

Le régime syrien et son allié russe ont accéléré vendredi le déploiement de leurs troupes à la frontière syro-turque, au moment où les Américains ont annoncé l’envoi de renforts militaires dans une zone pétrolière plus à l’est sous contrôle kurde.

Selon un photographe de l’AFP, un long convoi de transports de troupes, avec à bord des centaines de soldats agitant des drapeaux syriens, a fait son entrée dans la ville de Kobané, à l’extrême nord du pays en guerre depuis 2011.

Ils ont paradé dans les rues en chantant: “Un, un, un, le peuple syrien n’est qu’un!”

Près de la ville à majorité kurde de Qamichli, dans le nord-est, des véhicules blindés arborant des drapeaux russes ont quitté une base du régime syrien en direction de l’ouest pour une nouvelle journée de patrouilles près de la frontière turque, conformément à un accord conclu entre Moscou et Ankara.

AFP / Les champs pétroliers en Syrie

Conclu pour permettre un arrêt définitif d’une offensive turque contre les forces kurdes, l’accord s’est traduit par l’abandon de positions tenues depuis des années par les Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les combattants kurdes).

Il signe aussi la fin du rêve d’autonomie des Kurdes syriens dans cette région frontalière de la Turquie.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), environ 180 véhicules de l’armée du président syrien Bachar al-Assad sont arrivés vendredi à Kobané.

L’OSDH a par ailleurs fait état vendredi d’affrontements sporadiques dans la zone sous contrôle turc, malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 octobre entre les FDS et les forces d’Ankara. Une attaque de drone turc a blessé cinq membres d’une même famille dans leur voiture près de la ville d’Ain Issa.

L’évolution du conflit en Syrie profite largement au régime Assad, qui récupère sans combattre de larges portions d’un territoire qui lui échappaient depuis des années.

– Soldats russes venus de Tchétchénie –

Selon Moscou, près de 300 militaires russes basés en Tchétchénie ont été envoyés en renfort dans le nord-est de la Syrie.

Ils appuieront les troupes russes déjà présentes sur le territoire, Moscou prêtant main forte depuis 2015 à Assad, son allié, dans la guerre.

Ces renforts seront déployés dans la zone de 30 km de large à la frontière syro-turque définie par l’accord russo-turc sur le retrait des forces kurdes. Selon l’armée russe, 20 véhicules blindés supplémentaires ont été envoyés en Syrie.

AFP / Delil SOULEIMAN Un véhicule blindé arborant un drapeau russe patrouille le long de la frontière syro-turque près de la ville syrienne de Darbasiyah (nord-est), le 25 octobre 2019

L’offensive turque avait été déclenchée le 9 octobre après un feu vert de facto du président américain Donald Trump qui avait alors spectaculairement lâché les FDS, forces qui avaient été déterminantes pour vaincre sur le terrain le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Les Américains se sont retirés de plusieurs bases du nord de la Syrie, mais M. Trump a annoncé jeudi l’envoi de renforts militaires dans une zone pétrolière dans l’Est toujours sous contrôle kurde. Quelque 200 soldats américains y sont actuellement postés.

L’opération se fera en coopération avec les FDS, qui restent présentes dans l’Est au delà de la zone frontalière “neutralisée” par les Turcs.

“L’objectif est d’empêcher que les champs pétroliers tombent aux mains de l’EI ou d’autres groupes déstabilisateurs”, a expliqué un responsable militaire. “Nous devons interdire à l’EI cette source de revenus pour prévenir toute résurgence” du groupe jihadiste.

– Civils renvoyés par la force –

Washington, largement critiquée par les capitales occidentales à propos de l’offensive turque dans le nord-est de la Syrie, où les Kurdes assuraient la garde de camps de détenus de l’EI, a reconnu que plus de 100 prisonniers du groupe jihadiste s’étaient échappés depuis le lancement de l’opération turque.

L’offensive visait à éloigner de son territoire les milices kurdes -que la Turquie qualifie de “terroristes”- et à faciliter le retour dans leur pays d’une partie des 3,6 millions de réfugiés syriens présents sur son sol.

Pour les Kurdes, cela impliquera d’importants déplacements de populations à leur détriment. Selon l’OSDH, quelque 300.000 civils ont été chassés depuis le 9 octobre.

Les ONG Amnesty International et Human Rights Watch ont accusé Ankara d’avoir déjà renvoyé par la force des civils syriens dans leur pays en guerre pendant les mois ayant précédé le déclenchement de l’offensive turque.

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie, le conflit syrien s’est complexifié au fil des ans avec l’implication de puissances étrangères et de groupes jihadistes et a fait plus de 370.000 morts.

Le sort du pétrole syrien à l’est de l’Euphrate menace l’accord turco-russe/مصير النفط السوري شرق الفرات يهدد الاتفاق التركي – الروسي


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Le sort du pétrole syrien à l’est de l’Euphrate menace l’accord turco-russe

مصير النفط السوري شرق الفرات يهدد الاتفاق التركي – الروسي

عماد كركص – 26 أكتوبر 2019

يفتح تصريح الرئيس الأميركي دونالد ترامب الأخير، حول إبقاء عددٍ من جنود بلاده لحماية حقول النفط والغاز السورية الخاضعة لسيطرة “قوات سورية الديمقراطية” (قسد)، الباب على مصراعيه أمام وقوع إشكالية جديدة قد تفضي إلى إعاقة تنفيذ الاتفاق التركي – الروسي حول منطقة شرق الفرات، والذي توصل إليه لقاءُ القمّة الذي جمع في منتجع سوتشي رئيسي البلدين رجب طيب أردوغان وفلاديمير بوتين، يوم الثلاثاء الماضي. ويقضي الاتفاق التركي – الروسي بانسحاب “قسد” من كامل الحدود التركية – السورية بعمق 30 كيلومتراً، مع تسيير دوريات تركية – روسية داخل عمق 10 كيلومترات من هذه المنطقة، إضافة إلى دخول حرس الحدود التابع للنظام السوري، للمشاركة في إبعاد القوات الكردية عن المسافة المتفق عليها، قبل البدء بتسيير هذه الدوريات.
وبعدما كان قد أكد عزمه على سحب كامل القوات الأميركية من سورية، أعرب الرئيس الأميركي، الذي تواجه سياسته في هذا البلد انتقادات متزايدة داخل واشنطن، يوم الإثنين الماضي، عن نيته طلب الإبقاء على عددٍ من الجنود لحماية حقول النفط في منطقة شرق الفرات. وفي السياق، قال ترامب إن “عدداً محدوداً من الجنود الأميركيين سيبقون في سورية، بعضهم ليحمي حقول النفط، فيما سينتشر البعض الآخر على الحدود السورية – الأردنية”. وأضاف: “قلت دائماً إذا كنا سننسحب فلنحمِ النفط، يمكن للولايات المتحدة أن ترسل واحدةً من كبرى شركاتها النفطية للقيام بذلك في شكلٍ صحيح”.

كلام ترامب كرّره وزير دفاعه مارك إسبر في اليوم نفسه، حين أشار إلى أن واشنطن “تناقش إبقاء بعض القوات (الأميركية) في الحقول النفطية، شمالي شرقي سورية”، موضحاً أن “هذه القوات ممكن أن تبقى قرب الحقول التي تسيطر عليها (قسد) لضمان عدم سيطرة تنظيم (داعش) أو جهات أخرى على النفط”. ولفت إسبر إلى أن بعض القوات الأميركية لا تزال تتعاون مع ما سمّاها “قوات شريكة” قرب الحقول النفطية، وأن المناقشات جارية بشأن إبقاء بعضها هناك، مضيفاً أنه لم يقدم اقتراحه هذا بعد، لكن “مهمة البنتاغون بحثُ كافة الخيارات”. وأول من أمس، الخميس، حذّر إسبر من أن تركيا “تسير في الاتجاه الخاطئ” من خلال توغلها العسكري في سورية، واتفاقها مع روسيا على تسيير دوريات مشتركة في “منطقة آمنة” هناك.

وعقب ذلك، قال أحد مسؤولي وزارة الدفاع الأميركية في بيان، ليل الخميس الجمعة، إن “أحد أهمّ المكاسب التي حقّقتها الولايات المتّحدة مع شركائنا في الحرب ضدّ تنظيم داعش هو السيطرة على حقول النفط في شرق سورية، وهي تُعدّ مصدرَ عائداتٍ رئيسيّاً لداعش”. وأضاف المسؤول الأميركي، الذي لم يكشف هوّيته، أنّ “الولايات المتّحدة ملتزمة بتعزيز موقعنا في شمال شرق سورية بالتنسيق مع شركائنا في قوّات سورية الديمقراطيّة، عبرَ إرسال دعم عسكري إضافي لمنع حقول النفط هناك من أن تقع مجدّداً بيَد تنظيم الدولة الإسلامية أو فاعلين آخرين مزعزعين للاستقرار”.

ويهدد إبقاء عددٍ من الجنود الأميركيين في منطقة شرق الفرات السورية لحماية حقول وآبار النفط والغاز التي وقعت تحت سيطرة سلطة “قسد” بإشراف أميركي خلال معارك “التحالف الدولي” لطرد تنظيم “داعش” من المنطقة، مصير الاتفاق التركي – الروسي، أو قد يؤدي إلى عرقلته على الأقل، وذلك في ظلّ تصادم قد يكون متوقعاً بين المصالح الروسية والأميركية حول تلك الحقول. ولم تخفِ موسكو يوماً رغبتها في أن يكون لها موطئ قدم عند تلك الحقول والآبار، من خلال شراكتها القائمة مع النظام. وفي هذا الخصوص، كان نائب وزير الخارجية الروسي ميخائيل بوغدانوف واضحاً جداً، حين اعتبر في تصريحٍ، يوم الأربعاء الماضي، أن “منابع وحقول النفط في شمال شرق سورية يجب أن تكون تحت سيطرة حكومة النظام”، معرباً عن أمل بلاده “في أن يقدم المقاتلون الأكراد ضمانات للخروج من منطقة الحدود التركية – السورية”.

وتضّم المنطقة التي يتوجب على “قسد” الانسحاب منها بحسب الاتفاق الروسي – التركي (على عمق 30 كيلومتراً)، حقولاً للنفط والغاز تقع جميعها في محافظة الحسكة، منها حقول الرميلان للنفط والغاز، كراتشوك، القحطانية، والسويدية (غاز)، وحقل زاربا المحاذي للحدود التركية – السورية. بعض هذه الحقول يقع ضمن منطقة الـ10 كيلومترات التي ستُسيّر فيها الدوريات الروسية – التركية، وبعضها الآخر ضمن منطقة الـ30 كيلومتراً التي من المفترض أن تنسحب منها “قسد” التي تديرها حالياً. وفي هذا الإطار، تجدر الإشارة إلى أن أجزاء من بعض الحقول النفطة تقع خارج هذه المنطقة (10 أو 30 كيلومتراً)، إذ تتوزع الآبار التي يفوق عددها الألفي بئر على مساحةٍ جغرافية واسعة، ما يضع بعضها خارج الخط المحدد للمنطقة المتفق عليها بين موسكو وأنقرة، وهو أمرٌ سيجعل كيفية إدارتها معقدة وإشكالية.

هذا الواقع يؤكده مهندس البترول، الباحث السياسي السوري، سعد الشارع، موضحاً أن “إدارة هذه الحقول النفطية ستكون من الناحية الهندسية والتقنية معقدة، لكون الكثير من الآبار تقع داخل المنطقة المتفق عليها، ومنها ما يقع خارجها”.

ويلفت الشارع، في حديثٍ مع “العربي الجديد”، إلى أن “إبقاء الولايات المتحدة على دعمها لقسد بما يخص حماية النفط أو إدارته، وهو ما نلمسه من التصريحات الأميركية المتعاقبة أخيراً، سيجعل من الناحية التقنية الاستفادة مستحيلة من هذه الآبار – حتى تلك التي تقع في منطقة الـ10 أو الـ30 كيلومتراً وأياً كانت الجهة التي ستستولي عليها، من دون الوصول إلى الحقول الأساسية التي من المتوقع ألا تسحب واشنطن جنودها أو شركاتها منها”.

ويلفت الباحث السياسي والخبير النفطي السوري إلى “غزارة الإنتاج النفطي في جنوب المنطقة المتفق عليها (بين روسيا وتركيا)، حيث تدير قسد أيضاً منشآت ضخمة في دير الزور وجنوب الحسكة”، متوقعاً أن تبقي الولايات المتحدة على دعمها لهذه القوات (التي يشكل الأكراد غالبيتها) لتدير هندسياً الحقول والآبار في المنطقة المتفق عليها بين الأتراك والروس، من الحقول الأساسية جنوباً”. ويُذكّر بأن “إصرار الأميركيين على عدم ذهاب عائد النفط السوري لصالح النظام، ولا حتى لصالح حلفائه، سواء أكانوا الروس أم الإيرانيين، وهو أمر من غير المعروف مدى استمراريته في ظلّ رغبة واشنطن بعدم التفريط بهذه الورقة، المرتبطة بحسب رأيها بإعادة الإعمار في سورية وملفات مستقبلية أخرى، تتعلق بشكل وصيغة الحلّ السوري النهائي”.

بدوره، يستبعد الباحث المتخصص بأمن الطاقة والتأثيرات السياسية والاقتصادية، حسن الشاغل، أن “تتخلى الولايات المتحدة عن الآبار النفطية التي تقع ضمن نطاق سيطرتها في سورية”، لافتاً إلى أنها “دائمة التحرك لفرض حصار وعقوبات اقتصادية على النظام، ليس لأهمية هذه الآبار أو الحقول بالنسبة إليها أو إلى سوق الطاقة الدولية، وإنما لأهميتها الاقتصادية عند النظام الذي هو بأمسّ الحاجة اليوم لعائدات النفط من أجل ترميم قدراته الاقتصادية والعسكرية، بعدما جفّت احتياطاته من العملة الأجنبية في المصرف المركزي”. وبناءً عليه، لا يرى الشاغل في حديثه لـ”العربي الجديد” أي إمكانية لـ”حصول تخلٍ أميركي عن هذه الآبار، أياً كانت الجهة المسيطرة على المنطقة المعنية”، مؤكداً “عزم البنتاغون على مواصلة حمايتها، على الرغم من جدواها الاقتصادية الضئيلة، مقارنةً بآبار جنوب الحسكة ودير الزور”.

من جهته، يرى الباحث السياسي المتخصص في الشؤون الروسية، محمود حمزة، أن “قسد سيجري حلُّها بطريقة أو بأخرى بعد الاتفاق التركي الروسي، لكن النفط السوري بالنسبة للأميركيين يعني تأمين كلفة وجودهم في سورية (قسد)”، مستبعداً “حصول أي مواجهة انتحارية مع الجنود الأميركيين الذين سيتولون حماية هذه الآبار من قبل أي طرفٍ سيتواجد على الأرض (الروس أو الأتراك أو قوات النظام)”.

« Source de paix » n’apportera pas la paix


« La source de la paix » n’apportera pas la paix

Ali Al-ABdallah – 16 octobre 2019

L’idée d’établir une zone de sécurité ou sécurisée, selon le nouveau nom turc, tout au long de la frontière syrienne n’est pas nouvelle: la Turquie cherchait à la commercialiser depuis des années mais en vain, ce qui est nouveau c’est la mettre en œuvre à un moment délicat en raison des conséquences du conflit en Syrie. L’établissement de la région a de nombreuses répercussions graves, sans compter l’instauration de la paix promue par l’État turc, qu’elle l’a qualifiée de : «Source de la paix».

L’opération militaire turque est liée au retour des réfugiés syriens dans la zone de sécurité que la Turquie souhaite mettre en place dans le cadre d’un projet intégré qui devrait mettre fin à l’occasion d’établir une entité kurde, quelle que soit sa nature et ses frontières, elle visait à commercialiser et à justifier le processus à l’extérieur, sous prétexte de lutter contre le terrorisme, car l’opération militaire n’est pas le principal facteur de la vision turque; c’est un moyen d’avorter le projet du parti de l’Union démocratique kurde : auto-administration, en frappant la force militaire de ce parti, le YPG, et un important changement démographique dans la région, en renvoyant des réfugiés, principalement arabes, dans les zones arabes en particulier, de sorte que Le nombre d’Arabes à l’est de l’Euphrate devient écrasant, et les revendications des Kurdes vis-à-vis d’une région ou d’une administration autonome ou fédérale particulière deviennent sans objet.

Toutefois, l’opération turque a touché des équilibres géopolitiques, sur lesquels les forces locales, régionales et internationales ont misé, afin de servir ses perceptions de la solution politique en Syrie, de sorte que la Syrie ne soit pas attachée à la Russie et à l’Iran, largement liée à la survie des forces américaines à l’est de l’Euphrate et au maintien de son autonomie, une carte d’échange dans le cadre d’une solution finale. Par conséquent, il a provoqué des réactions de colère, exprimant diverses positions qui ont été réparties après avoir condamné l’opération la qualifiant d’agression, d’invasion et d’occupation, entre demander l’arrêt du processus (et se retirer immédiatement) et imposer des sanctions politiques, économiques et touristiques (la décision des ministres des Affaires étrangères arabes), l’arrêt de fourniture d’armes (décision de la Suède, des Pays-Bas, de la Finlande, du Norvège, de l’Allemagne et de la France), chercher une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies pour l’arrêter (cinq pays européens siégeant au conseil, France, Allemagne, Belgique, Grande-Bretagne et Pologne), préparer une résolution imposant des sanctions économiques sévères si les forces turques dépassent certaines limites géographiques et opérationnelles, telles que le ciblage des Civils (décision américaine), condamner l’opération et exiger sa cessation immédiate et des sanctions économiques (résolution de l’UE), élever les conditions et les limites imposées par l’ONU au retour des réfugiés: un retour volontaire et un retour uniquement à l’est de l’Euphrate, ce qui limitera le nombre de rapatriés et reliera leur retour à leurs régions d’origine, et l’émergence de manifestations de masse dans un certain nombre de pays occidentaux contre le processus.

La plupart de ces mesures n’ont peut-être pas d’effets immédiats et efficaces sur le processus turc, mais elles reflètent l’isolement politique auquel la Turquie sera confrontée et l’impasse politique dans laquelle elle se retrouvera, en particulier si elle échoue de respecter les conditions et déterminants américains et ne pas parvenir à saisir le dossier des prisonniers de Daech et de leurs familles dans les camps, et le changement dans la position des Etats-Unis n’est pas en sa faveur, ce qui l’obligerait à négocier avec d’autres acteurs, la Russie et l’Iran, et le pousserait à renoncer à une partie importante de sa perception de la zone de sécurité: ses frontières et le nombre de réfugiés pouvant être renvoyés, la Russie lui demande de se coordonner avec le régime syrien et l’Iran veut que la route entre Moussoul et Alep reste en dehors des frontières de la zone de sécurité de la Turquie, une alternative qui sera difficile.

En revenant à la perception turque de la zone de sécurité, dans tous ses détails, et aux conséquences de son établissement sur le plan politique et sécuritaire, nous sentirons, sans grand effort, qu’elle est loin d’une « Source de la paix », mais au contraire, elle sera un foyer de tension permanent et brûlant, pour épuiser la région et ses habitants pendant des générations.Il est possible que le premier de ces facteurs est peut-être l’explosion de la concurrence pour le reste de l’Euphrate, à la lumière de la tendance américaine à s’y retirer, à la suite d’une promesse électorale de ramener les soldats américains à la maison, que le président Donald Trump souhaite mettre en œuvre avant la prochaine élection présidentielle. La Russie et l’Iran attendent avec impatience le retrait des forces américaines, chacun pour ses propres calculs, la Russie pour mettre en œuvre sa décision de contrôler le régime syrien sur tout le territoire syrien et de détenir les clés d’une solution politique, soulignant l’importance de la région sur le plan économique et les avantages qu’il peut apporter pour atténuer les crises du régime dans les domaines du carburant et du céréale. Pour assurer son contrôle sur les zones, l’Iran fait partie du projet routier qu’il cherche à construire de son territoire vers la Méditerranée. Le retrait des forces américaines et la frappe de l’unité de protection du peuple (YPG) constituent une occasion idéale pour mettre en œuvre le projet routier, en plus de faire avorter les aspirations des Kurdes en Iran, stimulés par la situation kurde syrienne. Cela transformerait la solution politique et les travaux du Comité constitutionnel syrien en redondance inutile et détruirait les chances de la stabilité de la Syrie pendant des décennies.

La deuxième conséquence est de déstabiliser la population et de créer un problème explosif entre les Arabes et les Kurdes, en notant que les relations entre eux ne sont pas bonnes, compte tenu de la participation des factions de l’Armée nationale à l’opération, l’approfondissement du fossé entre les deux parties avec des affrontements sanglants, reprise du conflit entre eux sur le droit à la terre et gestion politique et économique de la région, longue déstabilisation à la lumière des estimations relatives aux déplacements et migrations massifs et à la participation de parties externes au conflit dans la région, en raison de considérations politiques et géopolitiques et alimentées par les différences et les tensions pour prolonger les opportunités d’investissements dans la région.

La troisième conséquence, plus grave, de la perception par la Turquie de renvoyer ses réfugiés syriens dans la zone de sécurité est la naissance d’une nouvelle Syrie fondée sur la séparation sectaire, où les Arabes sunnites au nord et à l’est, les Alaouites et les Chiites, les Arabes, les Perses, les Afghans et les Pakistanais s’accumuleront à l’ouest. En acquérant un gain géopolitique important et un contrôle ouvert de la route allant de la mer au Liban, grâce au contrôle doctrinal des zones adjacentes à la frontière libanaise.

La quatrième et dernière conséquence est la disparition progressive des revendications de la révolution syrienne et des aspirations de ses bases populaires de liberté et de dignité à éliminer les vestiges de la distinction entre les objectifs de la révolution et ceux des pays qui ont suivi l’opposition, politique et armée, transformant leurs forces en soldats dans leurs plans.

Il reste à dire que le Conseil démocratique syrien (CDS) et son branche militaire, les Forces démocratiques syriennes (FDS), ont commis des erreurs odieuses qui les ont conduits à l’impasse actuelle. (CDS), qui a pour politique de dépeindre l’oppression des Kurdes comme une minorité persécutée pour des motifs nationaux et religieux, selon un discours prononcé par son représentant aux États-Unis, Cinem Mohammed, au siège du Conseil de recherche sur la famille, à droite, à Washington, le 16/7/2019, suggérant qu’il courtise la stratégie de l’Alliance des minorités, s’efforçant d’obtenir le soutien politique américain de son projet par le biais d’une alliance avec la droite raciste américaine, et s’efforçant d’imposer sa perception au peuple syrien, s’appuyant sur une alliance avec l’Amérique, ignorant que l’alliance actuelle croisait un réformateur en plusieurs étapes, Parce que l’Amérique a répété maintes fois qu’elle n’adoptait pas son projet politique. La seconde, les « FDS », par ses pratiques, réprime l’opposition arabe et kurde, provoque un changement démographique dans les villages arabes et turkmènes et impose le recrutement forcé aux habitants de l’est de l’Euphrate, sous le slogan de l’autodéfense, bien que la plupart d’entre eux n’approuvent pas le projet d’autogestion. La privation de population de la région, y compris les gouvernorats de Deir Ezzor et Raqqa, a rendu la communication entre eux et les communautés arabes limitée et assombrie par la suspicion et la méfiance, et sa précipitation à bombarder des villes et villages turcs avec le début de l’attaque turque et la riposte turque par des bombardements des villages syriens, ce qui a conduit à la perte de solidarité des habitants de la région, comme l’avait exprimé les dignitaires de Qamechli à cet égard, et a affaibli son argument devant l’opinion publique internationale, la vulnérabilité des civils dans les villes syriennes.

La « Source de paix » n’atteindra pas la paix et ne pourra pas continuer jusqu’à la fin, comme l’envisagent les dirigeants turcs, car la Turquie souffre de faiblesses et de fragilités dans plus d’un domaine, ce qui permet à d’autres forces de faire pression pour arrêter le processus à un moment donné ou l’obliger au retrait en dehors de la région, pareillement, ni le « CDS » et les « FDS » ne parviendront pas à vaincre les forces offensives, ni à maintenir leur projet, en revenant à l’entente et à l’alliance avec le régime, la hâte de demander la protection du régime et d’appeler à envoyer ses troupes pour se déployer à la frontière, sachant que c’est la fin de son projet d’autonomie, ils ont déjà connu les conditions du régime pour les aider, et ceci rien de moins qu’un suicide politique.

٠”نبع السلام” لن يجلب السلام

علي العبدالله – 16 أكتوبر 2019

ليست فكرة إقامة منطقة آمنة، أو أمنية وفق التسمية التركية الجديدة، على طول الحدود مع سورية جديدة، فقد سعت تركيا إلى تسويق الفكرة منذ سنوات من دون جدوى، لكن الجديد هو تنفيذها في لحظة دقيقة وحساسة، بسبب ما ترتب على تحولات الصراع في سورية وعليها؛ حيث باتت لإقامة المنطقة العتيدة تبعات وانعكاسات كثيرة وخطيرة، ليس من بينها تحقيق السلام، كما تروّج الدولة التركية، الذي وضعته في اسم العملية: “نبع السلام”٠

ترتبط العملية العسكرية التركية بإعادة اللاجئين السوريين إلى المنطقة الأمنية التي تريد تركيا إقامتها، في إطار مشروع متكامل، يُؤمل منه أن يُنهي فرص قيام كيان كردي، مهما كانت طبيعته وحدوده، والعمل على تسويق العملية وتبريرها خارجيا بذريعة محاربة الإرهاب، فالعملية العسكرية ليست العامل الرئيس في التصور التركي؛ إنها وسيلة لإجهاض مشروع حزب الاتحاد الديمقراطي الكردي: الإدارة الذاتية، بضرب القوة العسكرية لهذا الحزب، وحدات حماية الشعب، وإجراء تغيير سكاني واسع في المنطقة، عبر إعادة اللاجئين إليها، أغلبهم من العرب، إلى المناطق العربية بشكل خاص، بحيث يصبح عدد العرب في شرق الفرات طاغيا، وتصبح دعاوى الكرد ٠ومطالباتهم بإقليم خاص أو إدارة ذاتية أو فدرالية غير ذات موضوع

غير أن العملية التركية قد مسّت توازناتٍ جيوسياسية، راهنت قوى محلية وإقليمية ودولية عليها، لخدمة تصوّراتها للحل السياسي في سورية؛ بحيث لا تكون سورية ملحقةً بروسيا وإيران، وهذا مرتبطٌ، إلى حد كبير، ببقاء القوات الأميركية في شرق الفرات، والمحافظة على الإدارة الذاتية ورقة مساومة في إطار الحل النهائي. لذا استثارت ردود فعل غاضبة، عبّرت عن نفسها بمواقف متعدّدة توزعت، بعد إدانة العملية ووصفها بالعدوان والغزو والاحتلال، بين الدعوة إلى وقف العملية (والانسحاب فورا) والتلويح بعقوبات سياسية واقتصادية وسياحية (قرار وزراء الخارجية العرب)، ووقف توريد الأسلحة (قرار السويد وهولندا وفنلندا والنرويج وألمانيا وفرنسا)، والسعي إلى إصدار قرار من مجلس الأمن الدولي لوقفها (خمس دول أوروبية في المجلس، فرنسا وألمانيا وبلجيكا وبريطانيا وبولندا)، وتحضير قرار بفرض عقوبات اقتصادية قاسية، فيما لو تجاوزت القوات التركية حدودا معينة، جغرافية وعملياتية، مثل استهداف المدنيين (قرار الولايات المتحدة)، وإدانة العملية والمطالبة بوقفها فورا وفرض عقوبات اقتصادية (قرار الاتحاد الأوروبي)، ورفع شروط الأمم المتحدة ومحدداتها لإعادة اللاجئين في وجهها: العودة الطوعية وعودة أبناء منطقة شرق الفرات فقط إليها التي ستحد من عدد العائدين، وتربط عودتهم بمناطقهم الأصلية، وخروج تظاهرات حاشدة في عدد من الدول الغربية ضد العملية٠

قد لا تكون لمعظم هذه الخطوات آثار قريبة وفاعلة على العملية التركية، لكنها تعكس حالة العزلة السياسية التي ستواجهها تركيا والمأزق السياسي الذي ستنزلق نحوه، خصوصا إذا فشلت في الالتزام بالشروط والمحدّدات الأميركية، وعجزت عن الإمساك بملف سجناء الدواعش وأسرهم في المخيمات، وحصول تغيير في الموقف الأميركي في غير صالحها، ما سيضطرها للدخول في مساوماتٍ مع القوى الفاعلة الأخرى، روسيا وإيران، ويدفعها إلى التنازل عن جزء مهم من تصوّرها للمنطقة الأمنية: حدودها وعدد اللاجئين الممكن إعادتهم إليها، روسيا تطالبها بالتنسيق مع النظام السوري، وإيران تريد بقاء طريق الموصل حلب خارج حدود المنطقة الأمنية التركية، فتكون كالمستجير من الرمضاء بالنار٠

في العودة إلى التصور التركي للمنطقة الأمنية، بكل تفاصيلها، وما يمكن أن يترتب على إقامتها سياسيا وأمنيا، سنلمس، من دون كبير عناء، أنها أبعد ما تكون عن “نبع سلام”، بل على العكس ستكون بؤرة توتر دائمة ومحرقة، لاستنزاف المنطقة وشعوبها لأجيال قادمة. لعل أول مترتّبات قيامها انفجار التنافس على المتبقي من منطقة شرق الفرات، في ضوء توجه أميركي إلى الانسحاب منها على خلفية وعد انتخابي بإعادة الجنود الأميركيين إلى الوطن، يريد الرئيس دونالد ترامب تنفيذه قبيل انتخابات رئاسية باتت على الأبواب. وروسيا وإيران تنتظران بلهفة انسحاب القوات الأميركية، كل لحساباتها الخاصة، روسيا لتنفيذ قرارها بإعادة سيطرة النظام السوري على كل الأرض السورية، والإمساك بمفاتيح الحل السياسي، مع ملاحظة أهمية المنطقة اقتصاديا، وما يمكن أن تقدّمه من فوائد للتخفيف من أزمات النظام في مجالات المحروقات والحبوب، وإيران لضمان بسط سيطرتها على مساحاتٍ هي جزء من مشروع الطريق البرّي الذي تسعى إلى إقامته من أراضيها إلى البحر الأبيض المتوسط. وانسحاب القوات الأميركية وضرب وحدات حماية الشعب فرصة مثالية لتنفيذ مشروع الطريق، بالإضافة إلى إجهاض التطلعات الكردية في إيران التي حفّزتها الحالة الكردية السورية. وهذا إن تم سيحوّل الحل السياسي وعمل اللجنة الدستورية السورية إلى نافلةٍ لا لزوم لهما، ويدمّر فرص استقرار سورية عقودا طويلة٠

أما المترتب الثاني فزعزعة الاستقرار السكاني وإحداث مشكلة متفجرة بين العرب والكرد، علما أن العلاقة بينهما ليست على ما يرام، على خلفية إشراك فصائل الجيش الوطني في العملية، وتعميق الفجوة بين الطرفين بالمواجهات الدامية، وتجدّد الصراع بينهما على الأحقية بالأرض، وإدارة المنطقة سياسيا واقتصاديا، زعزعة مديدة في ضوء تقديراتٍ بحصول نزوح وهجرة واسعين، وبانخراط أطرافٍ خارجية في الصراع على المنطقة، لاعتباراتٍ سياسية وجيوسياسية وتغذيتها الخلافات والتوترات لإدامة فرص الاستثمار في أزماتها٠

المترتب الثالث، وهو الأخطر، إن تحقق التصور التركي بإعادة اللاجئين السوريين لديها إلى المنطقة الأمنية العتيدة هو ولادة سورية جديدة قائمة على فرز مذهبي، حيث سيتكدس العرب السّنة في الشمال والشرق، والعلويون والشيعة، العرب والفرس والأفغان والباكستانيون، في الغرب، وهذا يحقق حلم إيران بتحقيق مكسب جيوسياسي مهم، وسيطرة مفتوحة على الطريق من البحر إلى لبنان، عبر السيطرة المذهبية على المناطق المحاذية للحدود اللبنانية٠

 

المترتب الرابع والأخير، تلاشي مطالب الثورة السورية، وتطلع حواضنها الشعبية إلى الحرية والكرامة، بالقضاء على بقايا التمايز بين أهداف الثورة وأهداف الدول التي استتبعت المعارضة، السياسية والمسلحة، بتحوّل قواها إلى جنودٍ في خطط هذه الدول٠

 

يبقى أن نقول إن مجلس سورية الديمقراطية (مسد) وجناحه العسكري، قوات سورية الديمقراطية (قسد)، قد ارتكبا أخطاء شنيعة، أوصلتهما إلى المأزق الحالي. “مسد”، بسياسته التي تقوم على تصوير مظلومية الكرد أقلية مضطهدة لأسباب قومية ودينية، وفق محاضرة ممثلته في الولايات المتحدة، سينم محمد، في مقر جمعية “مجلس أبحاث العائلة” اليميني في واشنطن يوم 16/7/2019، ما يشي بمغازلتها استراتيجية تحالف الأقليات، والعمل على كسب تأييد سياسي أميركي لمشروعها من خلال التحالف مع اليمين الأميركي العنصري، والعمل على فرض تصوّرها على الشعب السوري، بالاعتماد على التحالف مع أميركا، متجاهلا أن التحالف الراهن تقاطع مصلحي مرحلي، لأن أميركا قالت مرات إنها لا تتبنى مشروعه السياسي. والثانية، “قسد”، بممارساتها، قمع المعارضة العربية والكردية، وإحداث تغيير سكاني في قرى عربية وتركمانية، وفرض تجنيد قسري على سكان شرق الفرات، تحت شعار الدفاع الذاتي، على الرغم من أن معظمهم لا يوافقون على مشروع الإدارة الذاتية، والاستئثار بخيرات شرق الفرات وحرمان أهل المنطقة منها، محافظتي دير الزور والرقة، وهذا جعل التواصل بينها وبين المجتمعات العربية محدودا ومشوبا بسحابات الشك وانعدام الثقة، ومسارعتها إلى قصف المدن والبلدات والقرى التركية مع بداية الهجوم التركي والرد التركي بقصف المدن والبلدات السورية، الأمر الذي أفقدها تضامن أبناء المنطقة، كما عبر عن ذلك بيان أعيان القامشلي في هذا الخصوص، وأضعف حجتها أمام الرأي العام الدولي بتعرّض المدنيين في المدن والبلدات والقرى السورية للقصف التركي٠

 

لن تحقق عملية “نبع السلام” السلام، مع احتمال عدم مواصلتها حتى النهاية، كما تصوّرتها القيادة التركية، لأن تركيا تعاني من نقاط ضعف وهشاشة في أكثر من مجال، ما يسمح للقوى الأخرى بالضغط عليها لدفعها إلى وقف العملية عند نقطة معينة، أو إجبارها على الانسحاب خارج المنطقة، كما لن تنجح “مسد” و”قسد” في هزيمة القوات المهاجمة، أو الحفاظ على مشروعها، بالعودة إلى التفاهم والتحالف مع النظام، فالمسارعة إلى طلب حماية النظام ودعوته إلى إرسال قواته للانتشار على الحدود، وهي تعلم أن في ذلك نهاية لمشروعها، فقد سبق وعرفت شروطه لمساعدتها، ليس أقل من انتحار سياسي٠

 

Des témoins: Il n’est pas vrai que les familles de (Daech)» ont fui le camp d’Ayn Issa. Ces familles ont été retirées de ce camp il y a environ une semaine…


syria-is-refugee-Baghouz 2019-113

Il n’est pas vrai ce que les médias arabes, locaux et internationaux rapportent que «des familles de l’État islamique (Daech)» ont fui le camp de détention d’Ayn Issa aujourd’hui (14 octobre). Ces familles ont été retirées de ce camp il y a environ une semaine par ordre américain.

Les nouvelles et les photos distribuées aujourd’hui sont des images de résidents du camp d’Ayn Issa, des déplacés de Raqqa et de Deir Ezzor, ceux qui ont fui, craignant l’approche des combats. Certains d’entre eux étaient détenus dans ce camp – situé sur le terrain du cercle du Coton – au nord d’Ayn Issa – pour les empêcher de se rendre dans les zones du Bouclier de l’Euphrate. Une autre partie d’entre eux sont des personnes déplacées dont les maisons ont été détruites pendant la campagne de coalition internationale contre Daech et qui n’ont d’autre abri que ces tentes misérables. D’autres ont quitté le camp mais ont laissé une ou plusieurs personnes sous leur tente pour continuer à recevoir une assistance en nature en raison des conditions économiques connues de la région.

Ces informations sont confirmées par plus d’une source dans le camp et par le personnel d’une ONG appuyée par plus d’un pays de la coalition.
Cependant, certains médias tentent d’investir dans l’incertitude sur le terrain et l’accélération et le développement des événements, pour pêcher dans de l’eau trouble.

 

Syrie: Suite au retrait américain de Manbej…


ALLIÉS-DE-L'YPG-2019

Les soldats syriens ont hissé le drapeau national, à Manbej, après le retrait des soldats américains

Alexandre Lavrentiev : la Russie ne permettrait pas des combats entre les armées turque et syrienne

Washington n’avait pas “constaté à ce staded’évasion majeure” de prisonniers de l’EI

Un responsable kurde a rapporté une nouvelle tentative d’évasion de femmes et d’enfants de jihadistes du camp de déplacés d’Al-Hol,  mais ils ont été rattrapés 🙂

 

Syrie: résistance des forces kurdes, patrouilles russes après le retrait américain

AFP – 15 octobre 2019

AFP / – Les soldats syriens font le V de la victoire et brandissent des portraits du président Bachar al-Assad à la périphérie nord de la ville de Minbej dans le nord de la Syrie, le 15 octobre 2019

Les forces kurdes opposent une résistance féroce mardi aux militaires turcs dans le nord de la Syrie, où le retrait de troupes américaines a permis un déploiement de l’armée du régime syrien et de son allié russe.

En lançant le 9 octobre son offensive pour éloigner de sa frontière la milice kurde syrienne des Unités de protection du peuple (YPG), la Turquie a ouvert un nouveau front dans la guerre complexe en Syrie qui a fait plus de 370.000 morts depuis 2011.

Plusieurs pays interviennent militairement en Syrie. Les soldats américains, déployés pour aider les Kurdes face au groupe jihadiste Etat islamique (EI), ont reçu l’ordre de partir. Abandonnés face aux forces turques, les Kurdes ont appelé dimanche à l’aide le régime de Bachar al-Assad, soutenu sur le terrain par la Russie mais aussi l’Iran.

L’offensive turque a provoqué un tollé international et le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir à nouveau mercredi. Le vice-président américain Mike Pence va partir pour la Turquie “dans les prochaines 24 heures” pour négocier un cessez-le-feu.

AFP / Gal ROMA Carte du nord-est de la Syrie montrant les derniers événements sur la zone d’affrontement et les dates-clés au 15 octobre

La Turquie a toutefois assuré qu’elle poursuivrait son opération “avec ou sans le soutien” du monde, dénonçant le “sale marché” conclu entre les forces kurdes et le régime Assad.

Son objectif affiché: la création d’une “zone de sécurité” de 32 km de profondeur le long de sa frontière, qui permettra notamment de rapatrier une partie des 3,6 millions de réfugiés syriens installés en Turquie.

Depuis le 9 octobre, les forces turques et leurs supplétifs syriens ont pris le contrôle d’une bande frontalière de près de 120 km. Une ville clé reste à conquérir, celle de Ras Al-Aïn.

C’est là où les combats les plus violents se concentrent, les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les YPG, opposant une résistance acharnée en utilisant un réseau de tunnels. En soirée, les affrontements se sont poursuivis dans l’ouest de Ras al-Aïn et près de la ville de Tal Abyad conquise par les forces turques, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

– Pas de combats syro-turcs –

AFP / Ozan KOSE Photo prise le 15 octobre 2019 depuis la ville turque de Ceylanpinar, montrant de la fumée s’élever au dessus de la ville syrienne de Ras al-Aïn

A l’appel des Kurdes, les forces du régime se sont déployées dès lundi dans des secteurs du Nord, notamment à Minbej où les soldats syriens ont hissé le drapeau national, après le retrait des soldats américains.

Dans ce contexte explosif, la Russie a souligné qu’elle ne permettrait pas des combats entre les armées turque et syrienne. Ils “ne sont dans l’intérêt de personne et seraient inacceptables”, a déclaré l’émissaire russe pour la Syrie, Alexandre Lavrentiev.

La police militaire russe mène d’ailleurs “des patrouilles le long de la ligne de contact” entre les forces syriennes et turques dans le secteur de Minbej, selon Moscou.

Deux soldats turcs ont toutefois été tués selon Ankara par des obus tirés depuis la région de Minbej, où de violents combats nocturnes avaient opposé les forces d’Ankara aux Kurdes.

SYRIAN TV/AFP / – Captures écran d’images de la télévision d’Etat syrienne diffusées le 15 octobre et présentant des habitants de Minbej avec des drapeaux et des portraits de Bachar al-Assad

En sept jours, 71 civils, 158 combattants des FDS ainsi que 128 combattants proturcs ont été tués, d’après l’OSDH.

Ankara a déploré la mort de six soldats en Syrie ainsi que de 20 civils par des tirs de roquettes sur des villes turques en provenance de Syrie.

De plus, l’offensive a provoqué l’exode de 160.000 personnes d’après l’ONU.

– Pence en Turquie –

Les autorités kurdes se sont alarmées de l’arrêt des activités de “toutes” les ONG internationales et le retrait de leurs employés du secteur, qui accueille plusieurs camps de déplacés déjà sous pression.

L’ONG Médecins sans frontières a dit avoir dû “suspendre la majorité de ses activités et évacuer tout son personnel international”.

Les agences de l’ONU poursuivent elles leurs opérations, malgré la situation dangereuse.

Après avoir annoncé le départ du nord syrien de près d’un millier de soldats américains, les Etats-Unis ont adopté des sanctions contre des ministres turcs mais cherchent dans le même temps à sauver leur alliance historique avec la Turquie qui accueille des bases américaines stratégiques.

“Notre objectif numéro un est de déployer notre diplomatie pour tenter de parvenir à un cessez-le-feu”, a dit un responsable américain en annonçant la visite de M. Pence en Turquie.

Suivant l’exemple de plusieurs pays occidentaux, la Grande-Bretagne a annoncé la suspension des exportations vers la Turquie d’armes “qui pourraient être utilisées” dans son offensive.

Paris et d’autres capitales européennes ont dit en outre craindre la fuite de jihadistes de l’EI détenus par les Kurdes à la faveur de cet assaut.

Mais un responsable américain a assuré que Washington n’avait pas “constaté à ce stade d’évasion majeure” de prisonniers de l’EI.

Un responsable kurde a néanmoins rapporté une nouvelle tentative d’évasion de femmes et d’enfants de jihadistes du camp de déplacés d’Al-Hol dans le nord syrien, soulignant que les fugitifs avaient été rattrapés.

« l’urgence pousse les Kurdes à se retourner vers Assad et la Russie »


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En Syrie, « l’urgence pousse les Kurdes à se tourner vers Assad et la Russie »

La Turquie a déclenché, le 9 octobre, une offensive militaire visant à éliminer l’influence des forces à dominante kurde dans le nord-est syrien. Dans un tchat, notre envoyé spécial, Allan Kaval, a répondu à vos questions sur le conflit et ses implications.

 

Publié 14.10.2019 

 

Des forces pro-Turques lors des combats dans la ville de Ras al-Ain, au nord-est de la Syrie.
Des forces pro-Turques lors des combats dans la ville de Ras al-Ain, au nord-est de la Syrie. NAZEER AL-KHATIB / AFP

La Turquie a lancé une offensive dans le nord-est de la Syrie, mercredi 9 octobre, après le retrait américain et malgré de vives critiques internationales. Un premier bilan fait état, lundi 14 octobre, de 104 combattants kurdes et plus de 60 civils tués, selon les Nations unies. Plus de 130 000 personnes ont déjà été déplacées. Les Kurdes de Syrie, lâchés par les Etats-Unis, ont annoncé, dimanche 13 octobre, avoir conclu un accord avec le régime de Bachar Al-Assad pour le déploiement de l’armée syrienne dans le nord du pays, afin de s’opposer à l’avancée rapide des troupes turques et de leurs alliés. Notre journaliste Allan Kaval, qui a passé plusieurs jours dans le nord-est syrien, a répondu à vos questions lors d’un tchat.

Yoann : Les forces kurdes annoncent que l’armée turque est renforcée par d’anciens soldats djihadistes. Quelles relations la Turquie entretient-elle avec Daech et les islamistes ?

Ankara soutient, depuis le début de la guerre civile syrienne, plusieurs groupes d’opposition très divers mais qui sont tous marqués par une certaine coloration islamiste. Ces groupes ont pris les armes en vue de renverser Bachar Al-Assad. Avec le renforcement du régime et l’éloignement de l’horizon révolutionnaire, elles sont maintenant des milices supplétives servant l’obsession stratégique de la Turquie depuis au moins quatre ans : affaiblir, voire éliminer toute influence des forces à dominante kurde dans le nord-est du pays.

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KipeufRkoi ? : Suite à l’inaction américaine et du fait des incapacités européennes, quel pourrait être le rôle de la Russie ?

La Russie n’a jamais totalement coupé les ponts avec les autorités kurdes syriennes, qui ont elles-mêmes toujours entretenu des lignes de communication et de négociation avec le régime de Damas, protégé par Moscou. On ne peut douter que la Russie joue un rôle central dans la construction de la relation à venir entre les autorités à dominante kurde et le régime de Bachar Al-Assad. Toutefois, la Russie ne peut se mettre totalement Ankara à dos. Conserver de bonnes relations avec la Turquie, ne pas la contraindre dans ses plans de manière trop forte, permet à Moscou d’enfoncer encore davantage un coin entre Ankara et ses partenaires de l’OTAN.

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GN : En combien de temps la Turquie peut-elle conquérir le nord de la Syrie ? Quelle serait ensuite l’administration de cette zone ?

Le problème, c’est que les alliés occidentaux des YPG (unités de protection du peuple), qui sont la composante kurde dominante des Forces démocratiques syriennes (FDS), ont renoncé à les défendre depuis le début de l’offensive. Au contraire, ils se retirent. L’opération turque en cours n’aurait pas pu avoir lieu sans le blanc-seing donné à M. Erdogan par M. Trump.

« C’est une guerre asymétrique qui illustre un rapport de force très déséquilibré entre les belligérants et qui est favorable à la Turquie et à ses alliés. »

Malgré une frappe turque contre une implantation militaire de la coalition internationale où étaient présents des militaires français et américains – frappe qui n’a pas fait de victimes –, il n’est pas envisageable pour les principales nations membres de la coalition – qui font, comme la Turquie, partie de l’OTAN – d’avoir une posture agressive à l’égard d’Ankara. Contrairement aux milices islamistes déployées par la Turquie qui sèment la terreur dans le nord-est syrien avec l’appui de l’artillerie, de l’aviation et des moyens techniques des forces armées turques, les FDS sont parfaitement démunies. Une haute responsable kurde de Syrie me confiait encore, samedi, que les FDS avaient dû passer en « mode guérilla ». C’est une guerre asymétrique qui illustre un rapport de force très déséquilibré entre les belligérants et qui est favorable à la Turquie et à ses alliés. Reste maintenant à voir comment les forces du régime Assad, qui se déploient dans le nord du pays à l’appel des FDS, vont transformer les termes de l’équation…

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Travailleur acharné : Cette offensive ne sacre-t-elle pas la victoire totale de Bachar Al-Assad dans cette guerre civile ?

Bachar Al-Assad boit du petit-lait. Si l’on observe la situation d’un œil cynique, on comprend qu’il a profité de l’intervention de la coalition contre l’Etat islamique avec les Forces démocratiques syriennes (FDS) pour voir le territoire syrien débarrassé de toute emprise territoriale djihadiste. Et qu’il a ensuite profité des obsessions stratégiques turques et des flottements au sein du pouvoir à Washington pour qu’une opération lancée par Ankara se traduise, en définitive, par le retrait de cette même coalition.

Avec son parrain russe, il devient alors le seul recours des FDS et investit des territoires dont il n’aurait pu reprendre le contrôle dans d’autres circonstances. L’objectif de Bachar Al-Assad est d’imposer de nouveau son autorité sur l’ensemble du territoire syrien. Prises dans leurs intérêts stratégiques irréconciliables et par l’impossibilité d’une confrontation directe entre elles, les grandes puissances qui gravitent autour de la crise syrienne font le travail pour lui.

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Qwinmore : Quels sont les différents moyens de pression dont la France peut faire usage contre la Turquie pour l’inciter à renoncer à cette opération militaire ?

Paris se veut en pointe de l’opposition internationale à l’intervention turque. Face à Ankara, la France entend utiliser son influence au niveau de l’Union européenne pour pousser des prises de position fortes ou la mise en place de régimes de sanction. Elle œuvre aussi au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU pour accroître le niveau de pression internationale sur la Turquie, imposer un cessez-le-feu, une zone de non survol…

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Mais ces efforts diplomatiques se déploient dans une temporalité qui n’est pas celle des évolutions sur le terrain qui, elles-mêmes, créent des situations de fait accompli sur lesquelles il sera impossible de revenir. Ankara pousse son avantage en profitant de l’incapacité des alliés des Forces démocratiques syriennes (FDS) à agir. Et ce, d’autant plus que c’est le dirigeant premier de ces alliés, le président américain Donald Trump, qui, contre l’avis de son administration, a rendu possible cette opération…

Quoi qu’il en soit, la forme que pourrait prendre une quelconque solution politique ou diplomatique portée par de tels efforts reste extrêmement floue. Il semble qu’il soit désormais trop tard et que l’urgence de la situation a poussé les FDS à cesser d’attendre quoi que ce soit de ses partenaires les plus proches pour se tourner vers la Russie et le régime syrien, quitte à perdre un large partie de leur autonomie

A Kamechliyé, un homme gravement brûlé se fait soigner à l’hôpital, le 13 octobre. Il était dans le convoi de civils bombardé par l’armée turque.
A Kamechliyé, un homme gravement brûlé se fait soigner à l’hôpital, le 13 octobre. Il était dans le convoi de civils bombardé par l’armée turque. LAURENCE GEAI POUR « LE MONDE »

Dr. Folamour : Quelle est l’intensité des combats en cours ?

Au cours des dernières heures, et d’après des sources ouvertes, les tensions montent autour de la ville de Manbij, véritable nœud entre les zones tenues par les Forces démocratiques syriennes (FDS), celles tenues par le régime syrien et celles dominées de longue date par la Turquie dans le nord de la Syrie. La reprise de Manbij est un objectif formulé par Ankara depuis 2016 et la victoire que les FDS ont obtenue face à l’Etat islamique (EI) avec le soutien de la coalition.

« Manbij qui pourrait être le théâtre d’un face-à-face dangereux entre la Turquie et le régime syrien où les FDS à dominante kurde seraient un acteur de deuxième plan. »

Or, face à la menace turque, ces dernières ont invité le régime syrien à investir la ville et ses environs. D’après les déclarations de l’exécutif turc, c’est Manbij qui pourrait être le théâtre d’un face-à-face dangereux entre la Turquie et le régime syrien où les FDS à dominante kurde seraient un acteur de deuxième plan. Par ailleurs, la ville de Ras Al-Aïn, historiquement mixte avec des populations arabe et kurde, est toujours disputée entre les supplétifs d’Ankara et les FDS. Après la frappe turque contre un convoi civil, dimanche 13 octobre, de nouveaux tirs d’artillerie ont été relevés ce lundi après-midi. Près de Tal Abyad, les forces supplétives turques accroissent leur emprise. Outre Manbij, les forces du régime syrien poursuivent leur déploiement dans le nord-est à l’invitation des FDS. Elles ont repris le contrôle de leur base d’Aïn Issa, au nord de Rakka où les unités des forces kurdes ont levé le drapeau syrien. Pour un suivi régulier des évolutions de terrain, je vous conseille de consulter ce site qui agrège les derniers développements sur une carte interactive.

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Syrie: le régime envoie des troupes au Nord, les soldats américains sur le départ


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L’intervention du régime est un véritable retournement de situation illustrant la complexité de la guerre en Syrie.

Le régime a régulièrement fustigé l’autonomie de facto instaurée par la minorité kurde à la faveur du conflit sur près d’un tiers du territoire dans le nord et le nord-est du pays. De plus cette minorité a été pendant des décennies opprimée par le pouvoir en Syrie.

“Entre les compromis et le génocide de notre peuple, nous choisirons la vie”, a dit à Foreign Policy Mazloum Abdi, le haut commandant des FDS, pour justifier l’accord avec le régime qui prévoit l’entrée de l’armée dans Manbej et Kobané, villes sous contrôle kurde, selon un média proche du pouvoir.

Syrie: le régime envoie des troupes au Nord, les soldats américains sur le départ

AFP / Nazeer Al-khatib Un commbattant syrien proturc tire à travers une ouverture dans un mur dans la ville de Ras al-Aïn dans le nord de la Syrie le 14 octobre 2019

Le régime syrien a envoyé ses troupes lundi dans le nord du pays pour tenter de stopper l’offensive turque contre les forces kurdes qui ont appelé à l’aide après l’annonce d’un départ des soldats de leur allié américain de cette région.

Les quelque 1.000 soldats américains, qui étaient déployés dans le nord de la Syrie pour aider les forces kurdes dans leur combat contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI), ont reçu l’ordre de quitter le pays, a indiqué lundi à l’AFP un responsable américain.

Selon lui, ce retrait concerne “tous” les militaires déployés en Syrie, “sauf ceux se trouvant à Al-Tanaf”, une base contrôlée par quelque 150 soldats américains dans le sud de la Syrie, pays ravagé par une guerre complexe aux multiples acteurs depuis 2011.

Face à la progression depuis le 9 octobre des forces turques et de leurs supplétifs syriens qui ont conquis de vastes secteurs frontaliers dans le nord syrien, et à la première annonce dimanche d’un retrait américain, les forces kurdes ont réclamé un déploiement de l’armée de Bachar al-Assad près de la frontière.

L’offensive d’Ankara vise à instaurer une “zone de sécurité” de 32 km de profondeur pour séparer sa frontière des territoires contrôlés par les Unités de protection du peuple (YPG), une milice kurde qualifiée de “terroriste” par Ankara mais soutenue par l’Occident.

Sous un déluge de feu, les forces turques et leurs alliés locaux, ces anciens rebelles ayant combattu le régime Assad au début de la guerre, ont conquis une bande territoriale longue d’environ 120 km, allant de la ville frontalière de Tal Abyad jusqu’à l’ouest de Ras al-Aïn.

AFP / Ozan KOSE De la fumée s’élève de Ras al-Aïn, dans le nord de la Syrie, au 6e jour d’une offensive turque, le 14 octobre 2019

Pour contrer la progression des forces turques, les forces prorégime se sont déployées au sud de Ras al-Aïn, à la périphérie de la ville Tal Tamr, où leur arrivée a été saluée par les habitants, a constaté un correspondant de l’AFP.

Des unités de l’armée syrienne se sont approchées jusqu’à 6 km de la frontière, a ajouté l’ONG. Des chars sont arrivés près de Minbej, et aux abords des villes de Tabqa et de Aïn Issa.

 

– “Tunnels sous la ville” –

Des combats continuent de faire rage à Ras al-Aïn entre les troupes turques et les Forces démocratiques syriennes (FDS), dont les YPG sont la principale composante, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

“Il y a un vaste réseau de tunnels sous Ras al-Aïn”, a affirmé à l’AFP Abou Bassam, un commandant syrien proturc. Les FDS “se déplacent rapidement et sous terre.”

AFP / Bakr ALKASEM Des combattants syriens pro-Ankara avancent sur un char dans la ville de Aïn al-Arous, dans le nord-est de la Syrie, le 14 octobre 2019

L’intervention du régime est un véritable retournement de situation illustrant la complexité de la guerre en Syrie.

Le régime a régulièrement fustigé l’autonomie de facto instaurée par la minorité kurde à la faveur du conflit sur près d’un tiers du territoire dans le nord et le nord-est du pays. De plus cette minorité a été pendant des décennies opprimée par le pouvoir en Syrie.

“Entre les compromis et le génocide de notre peuple, nous choisirons la vie”, a dit à Foreign Policy Mazloum Abdi, le haut commandant des FDS, pour justifier l’accord avec le régime qui prévoit l’entrée de l’armée dans Minbej et Kobané, villes sous contrôle kurde, selon un média proche du pouvoir.

Depuis le début de l’offensive, 128 combattants kurdes et 69 civils ont été tués, ainsi que 94 rebelles proturcs, selon l’OSDH. Plus de 130.000 personnes ont été déplacées, d’après l’ONU.

La Turquie a annoncé la mort de quatre soldats en Syrie et de 18 civils dans la chute de roquettes kurdes sur des villes frontalières turques.

– “Grosses sanctions” –

SANA/AFP / Photo distribuée par l’agence de presse officielle syrienne Sana le 14 octobre, montrant les forces du régime accueillies par des habitants près de Tal Tamr, dans le nord de la Syrie cible d’une offensive turque

Pendant des années, les Occidentaux principalement les Etats-Unis au sein de la coalition internationale antijihadistes ont aidé les FDS face à l’EI vaincu en mars dernier en Syrie.

Les Kurdes détiennent toujours dans leurs prisons des milliers de membres de l’EI dont un grand nombre d’étrangers et retiennent des milliers de proches de jihadistes dans des camps.

Les Kurdes et plusieurs pays européens ont mis en garde contre une résurgence de l’EI à la faveur du chaos sécuritaire créé par l’assaut turc.

Dimanche, les autorités Kurdes ont affirmé que près de 800 proches de jihadistes avaient fui d’un camp.

Mais le président américain Donald Trump, dont le pays est un allié de la Turquie au sein de l’Otan, a affirmé que les Kurdes pourraient être en train d’en relâcher quelques-uns pour nous forcer à nous impliquer”. Il a de nouveau indiqué que de “grosses sanctions contre la Turquie arrivent”.

Les YPG “ont libéré ces prisonniers” de l’EI” pour semer le chaos”, a accusé un responsable turc.

Les Kurdes estiment que Washington les a abandonnés en retirant le 7 octobre des soldats de zones frontalières, deux jours avant l’assaut turc.

 

la bataille n’est pas contre les Kurdes mais contre des partis séparatistes kurdes qui ne représentent pas….


“Al-Modon” dialogue avec les dirigeants kurdes des deux côtés du front: génocide .. ou sécession?

(…) De son côté, le chef kurde de l ‘”Armée nationale” Shadi Mashu, commandant des “faucons Kurdes ” du “Troisième corps”, a envoyé  un message adressé aux Syriens à l’est de l’Euphrate, expliquant que la bataille n’est pas contre les Kurdes mais contre des partis séparatistes kurdes qui ne représentent pas la composante kurde du peuple syrien, selon notre correspondant Mohammed Ayoub.

« Nous, les brigades des Faucons kurdes, nous participons et prenons part à la bataille à l’est de l’Euphrate au sein de l’armée nationale contre les partis séparatistes qui ne représentent que eux-mêmes », a-t-il déclaré à Al-Modon. Nous allons les combattre à l’est de l’Euphrate et où qu’ils se trouvent sur le territoire syrien. « Aujourd’hui, nous sommes à Tall Abyad et demain, nous les combattrons à Qamechli et à Hassakah pour les éliminer et libérer notre peuple kurde, arabe et turkmène de son terrorisme ».

« L’opération Source de paix ne vise pas la composante kurde syrienne, mais son objectif est de libérer le territoire syrien du contrôle des partis séparatistes, de renvoyer les personnes réfugiées et déplacées de la région qui ont fui leurs villes et leurs villages à cause de la terreur de ces partis. Nous œuvrerons pour rétablir la stabilité dans la région et soutenir la coexistence pacifique entre ces composantes. Les citoyens syriens sont des Kurdes, des Arabes, des Assyriens, des Syriens et des Turkmènes.

Azad Osman, directeur du bureau d’Efrin au sein de « l’association des kurdes indépendants », a déclaré à Al-Modon: « En fait, les Kurdes sont divisés entre le terroriste Qandil, Erbil, la capitale traditionnelle de la pensée nationaliste kurde, et les Kurdes neutres enclins au projet national syrien, qui ont commencé à prendre forme au début de la révolution syrienne ». Il a poursuivi: « Cette tendance, qui incarne l’idée de participation et de bien vivre ensemble qui prévalait dans les années 50 en Syrie et dans l’avenir de la Syrie, ne sera régie que par un consensus national, et nous pensons qu’il est temps de libérer nos régions des gangs d’Ocelanistan qui rôdent sur la poitrine des Kurdes depuis les années 1980 et confisque le mouvement politique en faveur du régime « Nous sommes donc avec le processus qui libère nos régions des milices séparatistes et de toutes les milices n’appartenant pas à l’armée nationale »

 

“المدن”تحاور قيادات كردية على جانبي الجبهة:إبادة..أم إنفصال؟

المدن – عرب وعالم | السبت 12/10/2019

"المدن"تحاور قيادات كردية على جانبي الجبهة:إبادة..أم إنفصال؟ Getty ©

أكد المتحدث باسم “قوات سوريا الديموقراطية” مصطفى بالي، أن “الموقف الأميركي من الهجوم التركي على شرق الفرات كان مخيباً للآمال، ولم يكن بمستوى المسؤولية الملقاة على الولايات المتحدة”، بحسب مراسل “المدن” سامر الأحمد.وقال بالي لـ”المدن”: “نعتبر الهجوم التركي حرب إبادة عرقية ضد شعبنا، وسنقاوم هذا الغزو واخترنا المقاومة على أمل ان يضغط المجتمع الدولي لإيقاف هذا الهجوم”، مضيفاً أن قواته العسكرية “تشتبك مع القوى المهاجمة رغم وجود ضحايا مدنيين جراء تعرض القرى والبلدات للقصف على امتداد 450 كيلومتراً في المنطقة الواقعة بين نهري دجلة والفرات”.وأكد بالي أن قواته “تحترم مواقف الجيش الأميركي ووزارة الدفاع ومواقف معظم أعضاء مجلس الشيوخ والإعلام في الولايات المتحدة الذي يضغط لتعديل موقف القيادة الأميركية المخيب للآمال”.

من جهة ثانية، وجّه القيادي الكردي في “الجيش الوطني” شادي مشو، قائد “كتائب صقور الكرد” التابعة لـ”الفيلق الثالث”، رسالة للسوريين شرقي الفرات، يوضح فيها أن المعركة ليست ضد الأكراد بل لمحاربة الاحزاب الكردية الانفصالية التي لا تمثل المكون الكردي من الشعب السوري، بحسب مراسل “المدن” محمد أيوب.

مشو، قال لـ”المدن”: “نحن في كتائب صقور الكرد، مشاركون في معركة شرقي الفرات ضمن صفوف الجيش الوطني ضد الاحزاب الانفصالية التي لا تمثل إلا نفسها”، وتابع: “نحن كمقاتلين اكراد، نقاتل جنباً إلى جنب مع كل مكونات الشعب السوري الثائر، ضمن صفوف الجيش الوطني، ضد الاحزاب الانفصالية الارهابية، وسنقاتلها شرقي الفرات، وفي أي مكان تتواجد فيه على الاراضي السورية. اليوم نحن في تل ابيض وغدا سنقاتلهم في القامشلي والحسكة للقضاء عليهم، وتحرير اهلنا الاكراد والعرب والتركمان من ارهابهم”.

وشادي مشو، الملقب بـ”ابو دجانة الكردي”، هو سوري كردي من قرية تويس التابعة لناحية اخترين في ريف حلب الشمالي، ممن انضموا لصفوف “الجيش الوطني”.

وتشارك كتائب ومجموعات كردية متنوعة ضمن “الجيش الوطني” في عملية “نبع السلام”، ومنها كتيبة “أزادي” و”كتيبة احفاد صلاح الدين” التابعة لـ”الجبهة الشامية”، كما تضم “فرقة الحمزة” مقاتلين أكراد في صفوفها.

المتحدث الرسمي باسم “الجيش الوطني” الرائد يوسف حمود، قال لـ”المدن”: “منذ تأسيس الجيش الوطني كان لإخوتنا الاكراد السوريين دور هام في تشكيله، حيث انضم لصفوفه الكثير من عناصر وجماعات كردية، وشاركوا في معارك ضد عصابات الاسد وضد الاحزاب الانفصالية، وكان لهم دور في عمليتي درع الفرات وغصن الزيتون، وهم في غالبيتهم من التشكيلات العسكرية الكردية التي شاركت في الثورة السورية منذ اندلاعها”. وأوضح: “الأكراد مكون اساسي من مكونات الجيش الوطني”.

وتابع: “عملية نبع السلام لا تستهدف المكون الكردي السوري، وانما هدفها تحرير الاراضي السورية من سيطرة الاحزاب الانفصالية، واعادة المهجرين والنازحين من ابناء المنطقة الذين هربوا من مدنهم وقراهم وبلداتهم بسبب ارهاب هذه الاحزاب، وسنعمل على اعادة الاستقرار للمنطقة ودعم التعايش السلمي بين كل مكونات ابناء الشعب السوري كرداً وعرباً واشوراً وسريان وتركمان، ونؤكد لهم اننا قوات تحرير ولسنا قوات احتلال”.

مدير مكتب عفرين في “رابطة المستقلين الكرد” ازاد عثمان، قال لـ”المدن”: “في الحقيقة الاكراد منقسمون بين قنديل الارهابية، واربيل العاصمة التقليدية للفكر القومي الكردي، وبين الكرد المحايدين الذين يميلون للمشروع الوطني السوري والذي بدأ يتبلور مع بداية الثورة السورية”، وتابع: “هذا التيار الذي يعمل على تجسيد فكرة التشاركية في العيش التي كانت سائدة في سوريا الخمسينيات وسوريا المستقبل التي لن يحكمها الا التوافق الوطني، ونحن نرى أنه آن الاوان لتحرير مناطقنا من عصابات اوجلانستان، التي جثمت على صدور الكرد منذ الثمانينات، وصادرت الحراك السياسي لصالح النظام واجنداته، وبذلك نحن مع العملية التي تحرر مناطقنا من المليشيات الانفصالية وكل المليشيات التي لا تتبع للجيش الوطني”.

النظام يشمت بقسد ويدعوها للعودة إلى “حضنه”


النظام يشمت بقسد ويدعوها للعودة إلى “حضنه”

Le régime jubile et invite les FDS à revenir sur ses genoux

La police militaire de FDS lance une nouvelle campagne de «recrutement forcé»


FDS Syrie 2019

La police militaire de FDS lance une nouvelle campagne de «recrutement forcé» et arrête des dizaines de personnes dans la ville de Raqqa et ses campagnes de l’ouest

18 septembre 2019 – OSDH

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a appris que la police militaire des Forces démocratiques syriennes (FDS) avait lancé une nouvelle campagne de recrutement de jeunes hommes dans le cadre de la «conscription forcée» à l’est de l’Euphrate mercredi dans la ville de Raqqa et ses campagnes de l’ouest. L’Observatoire syrien a publié le 6 juillet dernier que le mécontentement populaire persiste dans les zones contrôlées par le FDS dans le contexte du recrutement forcé à certains âges variant d’une région à l’autre, ce qui accroît la colère parmi les citoyens, où l’Observatoire syrien a appris que les nouvelles listes de noms comprenaient environ 130 noms d’enseignants de la ville de Darbasiyéh dans la campagne d’Al-Hasakah, nés entre 1986 et au-dessus, élevant la voix des citoyens demandant l’exemption des enseignants du retrait du service obligatoire ou de l’acceptation de l’extension du sursis, dans le même contexte des sources fiables ont informé l’Observatoire syrien qu’une force militaire avait arrêté un enfant de moins de 15 ans, natif de Charan, arrêté dans le village d’Ahras pour y être forcé dans les rangs de la conscription au sein d’une brigade militaire composée d’enfants de moins de 18 ans. Aujourd’hui, les forces spéciales des forces syriennes Dans les détails obtenus par l’Observatoire syrien, l’arrestation a eu lieu contre 10 membres appartenant au FDS, par des forces spéciales des force démocratiques même, après avoir forcé les agents à servir 12 jour dans la zone quantique en échange de trois jours de congé, qui ont été refusés par les officiers, ce qui a conduit à leur arrestation éventuelle au moment où des demandes réclament leur libération.

الشرطة العسكرية ضمن قسد تنفذه حملة جديدة “للتجنيد الإجباري” وتعتقل العشرات في مدينة الرقة وريفها الغربي

18-سبتمبر,2019

علم المرصد السوري لحقوق الإنسان أن الشرطة العسكرية ضمن قوات سوريا الديمقراطية عمدت اليوم الأربعاء الـ 18 من شهر أيلول الجاري إلى تنفيذ حملة جديدة لتجنيد الشبان ضمن “التجنيد الإجباري” شرق الفرات، وذلك في مدينة الرقة وريفها الغربي حيث جرى اعتقال العشرات من الشبان وسوقهم إلى الخدمة الإلزامية، وكان المرصد السوري نشر في السادس من شهر تموز الفائت من العام الجاري، أنه يتواصل الاستياء الشعبي الكبير ضمن مناطق سيطرة قوات سوريا الديمقراطية على خلفية عمليات التجنيد الإجباري من قبل قسد لأعمار معينة تتفاوت بين المنطقة والأخرى مما يزيد من لهيب الاستياء المشتعل لدى المواطنين، حيث علم المرصد السوري أن قوائم أسماء جديدة تضم نحو 130 اسم مدرس في بلدة الدرباسية بريف الحسكة ممن تتراوح مواليدهم بين الـ 1986 وما فوق، لتتعالى أصوات المواطنين مطالبين بإعفاء المدرسين من سحبهم إلى الخدمة الإلزامية أو قبول تمديد تأجيلهم، وفي السياق ذاته أبلغت مصادر موثوقة المرصد السوري أن قوة عسكرية عمدت إلى اعتقال طفل لم يتجاوز الـ 15 وهو من أبناء ناحية شران حيث جرى الاعتقال في قرية احرص لتزج به ضمن صفوف التجنيد الإجباري في فرقة عسكرية تضم أطفال ما دون الـ 18 من العمر، وكان المرصد السوري نشر صباح اليوم أن قوات خاصة من قوات سوريا الديمقراطية عمدت إلى اعتقال عناصر من قسد في مدينة الشدادي خلال الـ 48 ساعة الفائتة، وفي التفاصيل التي حصل عليها المرصد السوري فإن عملية الاعتقال جرت بحق 10 عناصر لوجستيك من قوات سوريا الديمقراطية من قبل قوات خاصة من قسد ذاتها، وذلك بعد إجبار العناصر على الخدمة 12 يوماً في منطقة الكم مقابل إجازة 3 أيام، الأمر الذي رفضه العناصر مما أدى لاعتقالهم في نهاية المطاف وسط مطالب بالإفراج عنهم.

Syrie: La logique de l’occupation… Moscou annonce “la fin de la guerre en Syrie”


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Moscou déclare «la fin de la guerre syrienne» et confirme la priorité de la constitution «constitutionnelle»

Netanyahu annonce avoir convenu avec Poutine de poursuivre les raids israéliens en Syrie

Samedi – 14 septembre 2019, numéro [14900]
Moscou: Raed Jabr – Tel Aviv: Nazir Majli

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré que la situation en Syrie « est en train de revenir à la normale ». Il a déclaré que la guerre en Syrie était « terminée », notant qu’il « n’y a que des foyers de tension limités ».
« La guerre en Syrie est vraiment terminée », a déclaré M. Lavrov dans une interview publiée hier par le journal russe Trud: «La guerre en Syrie est déjà terminée. Cet état revient peu à peu à une vie normale et paisible. Il existe encore des foyers de tension sur le territoire qui n’est pas contrôlé par le gouvernement syrien, par exemple à Idleb et à l’est de l’Euphrate ».

Le ministre a souligné que «face aux derniers développements et à la situation actuelle, il s’agit en premier lieu de fournir une assistance humanitaire complète à la Syrie et de faire avancer le processus politique visant à résoudre la crise, afin de parvenir à une stabilité à long terme dans ce pays et au Moyen-Orient en général».

Lavrov a identifié les priorités de la prochaine étape, soulignant l’importance particulière de «la formation et la mise en place d’un comité visant à promouvoir la réforme constitutionnelle». Il a estimé que l’achèvement de la formation de la Commission « constituera une étape importante dans la progression du processus politique mené par les Syriens eux-mêmes et dans la mise en œuvre de ses tâches avec l’assistance des Nations Unies ».

Il est à noter que M. Lavrov a estimé que la formation du Comité constitutionnel constituerait un lancement automatique du processus de négociations directes entre le gouvernement et l’opposition, au mépris des autres bases de dialogue proposées par les Nations Unies, et a souligné que le lancement du travail « constitutionnel » donnerait l’occasion d’engager un dialogue direct entre le gouvernement L’opposition concerne l’avenir du pays ».

Il a souligné que Moscou « attache une grande importance au maintien de contacts réguliers avec tous les partis syriens, y compris l’opposition », et demande également la représentation la plus large possible de tous les segments de la société syrienne dans le processus politique.

Lavrov a déclaré: «Nous partons du fait que l’opposition joue un rôle important: elle participe aux contacts syriens communs à Genève et aux réunions dans le cadre des pourparlers d’Astana. Les représentants de l’opposition doivent également faire partie de la Commission constitutionnelle. Par conséquent, nous estimons que les opposants peuvent et doivent apporter une contribution constructive à un processus de règlement politique global conformément à la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies. “
Le ministre russe a ajouté que son pays œuvrait pour « le retour de la Syrie en tant qu’État doté de la souveraineté territoriale totale et surmontant rapidement les conséquences d’un terrorisme effréné, ainsi que le retour de tous les Syriens dans leur pays et de l’État lui-même dans la famille arabe, ce qui garantirait la sécurité et la stabilité au Moyen-Orient».

S’agissant des résultats des négociations du président Vladimir Poutine avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, il a déclaré que les deux parties « sont convenues de poursuivre et d’intensifier le dialogue au niveau militaire sur la question syrienne ». Il a souligné que « ce dialogue (militaire) se développe bien ».
« Les discussions ont principalement porté sur la situation au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, et plus particulièrement sur le règlement syrien », a-t-il déclaré.

M. Lavrov a déclaré que le Premier ministre israélien avait parlé en détail de « menaces contre la sécurité israélienne », ajoutant que la partie russe « avait particulièrement insisté sur la nécessité de garantir le respect véritable de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Syrie. Les Israéliens sont pleinement d’accord avec nous à cet égard ».
Il a ajouté que le président Poutine avait indiqué lors de la réunion que les sanctions américaines et européennes imposées au gouvernement syrien légitime n’étaient pas constructives.

La réunion de Poutine avec Netanyahu à Sochi a duré environ trois heures. Le ministre russe des Affaires étrangères et ministre de la Défense, Sergueï Lavrov, et Sergueï Choïgou, le vice-Premier ministre, Maxim Akimov, le vice-président Yuri Ouchakov et l’envoyé du président russe en Syrie Alexander Lavrentiyev ont pris part aux discussions. Cela indique que la principale préoccupation au cours des entretiens s’est tournée vers le dossier syrien.

À Tel Aviv, des journaux israéliens ont cité Netanyahu qui aurait déclaré à l’aube vendredi aux journalistes qui l’accompagnaient qu’il était parvenu à un « accord pour poursuivre et renforcer la coordination de la sécurité entre les deux pays sans porter préjudice au droit d’Israël de maintenir la liberté d’opération de ses avions afin d’empêcher l’Iran de renforcer sa présence militaire en Syrie ».

Netanyahu a nié les accusations qui accompagnaient sa visite à Tel Aviv comme « juste une visite électorale dans laquelle il s’était imposé à Poutine comme un invité fantôme », et a déclaré que « la réunion a pris deux heures et que nous sommes entrés dans les détails de la situation en Syrie, et lui avons présenté des cartes, des documents et des renseignements fiables montrant la recherche de l’Iran ces dernières semaines, pour fixer sa présence militaire plus qu’avant, et comment il tente de transférer des armes de qualité telles que des drones et des missiles de précision dans des zones proches de la frontière avec Israël afin que des éléments de sa milice puissent les activer contre nous ».

Netanyahu a déclaré avoir conclu un accord avec le président Poutine et accepté avec le ministre russe de la Défense, Sergei Shoigu, de « continuer à travailler librement et à renforcer la coordination en matière de sécurité ». « Ce n’est pas une donnée. Le ciel de la Syrie est encombré d’avions. Nous nous souvenons très bien de la situation dans laquelle nous nous trouvions lors des guerres avec l’Égypte, où nous avons failli entrer en collision à plusieurs reprises avec l’armée de l’air russe. « Aujourd’hui, grâce à la coordination, nous évitons toute collision avec les Russes ».

Avigdor Lieberman, chef du parti juif russe, « Yisrael Beituna », a répondu aux propos tenus lors d’une réunion électorale vendredi: « Netanyahu ment », a-t-il déclaré. Sa visite était purement électorale. Il n’a rien apporté de nouveau. Les Russes ont été surpris par l’urgence de la tenir cinq jours avant les élections. Ils ont su montrer leur ressentiment. Le président Poutine a tardé à rencontrer Netanyahu, ce n’est pas un hasard. Les Russes sont ponctuels et tout a un sens pour eux ».
Lieberman a ajouté:

 

موسكو تعلن «انتهاء الحرب السورية» وتؤكد أولوية تشكيل «الدستورية»٠

نتنياهو يعلن أنه اتفق مع بوتين على استمرار الغارات الإسرائيلية في سوريا

السبت – 14 سبتمبر 2019 مـ رقم العدد [ 14900]

موسكو: رائد جبر- تل أبيب: نظير مجلي

أكد وزير الخارجية الروسي، سيرغي لافروف، أن الوضع في سوريا «آخذ في العودة إلى الوضع الطبيعي». وقال إن الحرب السورية «انتهت»، مشيراً إلى أن «هناك فقط بؤر توتر محدودة».
وقال لافروف في مقابلة نشرتها أمس، صحيفة «ترود» الروسية: «لقد انتهت الحرب في سوريا فعلاً. هذه الدولة تعود بشكل تدريجي إلى الحياة الطبيعية السلمية. لقد بقيت هناك بؤر توتر في الأراضي التي لا تسيطر عليها الحكومة السورية، على سبيل المثال في إدلب وشرق الفرات»٠
ولفت الوزير إلى أنه «بالتعامل مع المستجدات والوضع الحالي تبرز في المقام الأول، مهام تقديم مساعدات إنسانية شاملة لسوريا ودفع العملية السياسية لحل الأزمة لتحقيق استقرار موثوق وطويل الأجل في هذا البلد، وفي منطقة الشرق الأوسط عموماً»٠

وحدد لافروف أولويات المرحلة المقبلة، بالإشارة إلى الأهمية الخاصة لـ«تشكيل وإطلاق لجنة تهدف إلى دفع الإصلاح الدستوري». ورأى أن إنجاز تشكيل اللجنة «سيكون خطوة مهمة في دفع العملية السياسية التي يقودها السوريون أنفسهم وتنفيذ مهامها بمساعدة من جانب الأمم المتحدة»٠

واللافت أن لافروف رأى أن تشكيل اللجنة الدستورية سيشكل إطلاقاً تلقائياً لعملية المفاوضات المباشرة بين الحكومة والمعارضة، في تجاهل لسلات الحوار الأخرى التي كانت الأمم المتحدة اقترحتها في وقت سابق، وشدد على أن إطلاق عمل «الدستورية» سوف «يعطي فرصة البدء في حوار مباشر بين الحكومة والمعارضة حول مستقبل البلاد»٠

ولفت إلى أن موسكو «تولي أهمية كبيرة للحفاظ على الاتصالات المنتظمة مع كل الأطراف السورية، بما في ذلك المعارضة»، وتدعو أيضاً إلى أوسع تمثيل ممكن لجميع فئات المجتمع السوري في العملية السياسية٠

وقال لافروف: «ننطلق من أن المعارضة تلعب دوراً مهماً؛ فهي تشارك في الاتصالات السورية المشتركة في جنيف وفي اللقاءات ضمن مباحثات آستانة. ويجب أن يدخل ممثلو المعارضة كذلك في قوام اللجنة الدستورية. لذلك، نعتقد أن المعارضين يمكنهم، ويجب عليهم، تقديم مساهمة بناءة في عملية تسوية سياسية شاملة وفقاً لقرار مجلس الأمن الدولي 2254».
وأضاف الوزير الروسي أن بلاده تعمل بشكل عام على «عودة سوريا دولةً ذات سيادة إقليمية كاملة، والتغلب بسرعة على عواقب الإرهاب المتفشي، وعودة جميع السوريين إلى وطنهم، والدولة نفسها إلى الأسرة العربية، وهو ما سيضمن الأمن والاستقرار في الشرق الأوسط».
وتطرق إلى نتائج محادثات الرئيس فلاديمير بوتين أول من أمس، مع رئيس الوزراء الإسرائيلي بنيامين نتنياهو، وقال إن الطرفين «اتفقا على مواصلة وتكثيف الحوار على المستوى العسكري في الشأن السوري». وأكد أن «هذا الحوار (العسكري) يتطور بشكل جيد»٠
وذكر أن «الاهتمام الرئيسي خلال المحادثات انصب على الوضع في الشرق الأوسط وشمال أفريقيا مع التركيز بالدرجة الأولى على التسوية السورية»٠

وقال لافروف إن رئيس الوزراء الإسرائيلي تحدث بالتفصيل عن «الأخطار التي تهدد أمن إسرائيل»، مضيفاً أن الجانب الروسي «أكد بشكل خاص ضرورة ضمان احترام حقيقي… لسيادة ووحدة أراضي سوريا، والإسرائيليون متفقون بالكامل معنا بهذا الشأن»٠
وتابع أن الرئيس بوتين أشار خلال اللقاء إلى أن العقوبات الأميركية والأوروبية المفروضة على الحكومة الشرعية السورية غير بناءة٠

تجدر الإشارة إلى أن لقاء بوتين مع نتنياهو في سوتشي استمر نحو 3 ساعات. وشارك في المباحثات عن الجانب الروسي وزيرا الخارجية والدفاع الروسيان سيرغي لافروف وسيرغي شويغو، ونائب رئيس الوزراء مكسيم أكيموف، ومساعد الرئيس الروسي يوري أوشاكوف، ومبعوث الرئيس الروسي إلى سوريا، ألكسندر لافرينتييف. ما دل على أن الاهتمام الأساسي خلال المحادثات اتجه إلى الملف السوري٠

وفي تل أبيب، نقلت صحف إسرائيلية عن نتنياهو، قوله فجر أمس (الجمعة)، للصحافيين المرافقين، إنه توصل إلى «اتفاق لمواصلة وتعزيز التنسيق الأمني بين البلدين من دون أن يمس الأمر بحق إسرائيل في مواصلة حرية عمل طائراتها لمنع إيران من تعزيز وجودها العسكري في سوريا»٠
ونفى نتنياهو الاتهامات التي رافقت زيارته في تل أبيب بأنها «مجرد زيارة انتخابية فرض فيها نفسه على بوتين ضيفاً ثقيل الظل»، وقال إن «اللقاء استغرق ساعتين ودخلنا فيه بتفاصيل دقيقة حول الوضع في سوريا، وعرضت عليه خرائط ووثائق ومعلومات استخبارية موثوقة تبين كيف تسعى إيران في الأسابيع الأخيرة تثبيت وجودها العسكري أكثر من ذي قبل وكيف تحاول نقل أسلحة نوعية مثل الدرونات والصواريخ الدقيقة إلى مناطق قريبة من الحدود مع إسرائيل ليقوم عناصر من ميليشياتها بتفعيلها ضدنا»٠

وقال نتنياهو، إنه تفاهم مع الرئيس بوتين وقبله مع وزير الدفاع الروسي، سيرغي شويغو، على «الاستمرار في حرية العمل وتعزيز التنسيق الأمني». وأضاف: «هذا ليس بالأمر المفروغ منه. فسماء سوريا مزدحمة بالطائرات. ونحن نذكر جيداً كيف كنا في وضع كهذا أيام الحروب مع مصر، حيث كدنا نصطدم عدة مرات مع سلاح الجو الروسي. اليوم نحن بفضل التنسيق نمتنع عن أي تصادم مع الروس»٠

وقد رد رئيس حزب اليهود الروس «يسرائيل بيتنا»، أفيغدور ليبرمان، على هذه التصريحات في اجتماع انتخابي له، أمس (الجمعة)، فقال إن «نتنياهو يكذب. زيارته كانت انتخابية بحتة. لم يأتِ فيها بأي جديد. والروس فوجئوا بإلحاحه على إجرائها قبل 5 أيام من الانتخابات. وعرفوا كيف يظهرون امتعاضهم منها. فقد تأخر الرئيس بوتين عن لقاء نتنياهو، وليس صدفة. فالروس دقيقون في المواعيد وكل شيء عندهم له معنى»٠

وأضاف ليبرمان: «ما لم يتطرق إليه نتنياهو هو ما صرح به وزير الخارجية، سيرغي لافروف، بعد اللقاء في سوتشي، وهو أن رئيس الوزراء الإسرائيلي تعهد أمام بوتين بألا يمس بالسيادة السورية وأن يمتنع عن العمل في سوريا. عملياً قال أموراً نقيضة وأنا أصدق لافروف وليس نتنياهو»٠

وكان مكتب نتنياهو، قد أصدر بياناً مقتضباً، عقب الاجتماع ببوتين، جاء فيه أن «العلاقات الروسية – الإسرائيلية منعت الاحتكاكات الخطيرة وغير الضرورية في سوريا، وتمثل العلاقة عنصراً أساسياً لاستقرار المنطقة. وخلال الشهر الماضي، حدثت زيادة حادة في عدد محاولات إيران لضرب إسرائيل من الأراضي السورية، كما سعت لتثبيت صواريخ دقيقة موجهة ضدنا. أخبرت الرئيس بوتين أن هذا كان تهديداً لا يمكن السكوت عنه، ونحن نعمل وسنواصل العمل ضده»٠

ومع أن نتنياهو رفض التعليق على الأنباء التي نشرت قبل يومين عن حادثة وقعت يوم الاثنين الماضي، وجاء فيها أن طائرات سلاح الجو الإسرائيلي دخلت أجواء سوريا بغرض قصف أهداف لها قرب دمشق، لكن طائرات روسية من طراز سوخوي 35 انطلقت باتجاهها من مطار «حميميم» واضطرتها للعودة إلى إسرائيل. وقال في هذا الشأن: «هذه الزيارة هدفت إلى مواصلة التنسيق بيننا وبين الروس في سوريا لكي نمنع الاصطدامات»٠

على صعيد آخر، دعا مركز المصالحة الروسي في سوريا، واشنطن، إلى التأثير على المسلحين الواقعين تحت نفوذها في منطقة التنف، لوقف «تعسفهم تجاه لاجئي مخيم الركبان»، الذي أدى إلى تفاقم الأزمة الإنسانية هناك٠

وقال رئيس المركز، اللواء أليكسي باكين، إن بلاده حثت القيادة الأميركية في منطقة التنف على ممارسة الضغط على الجماعات المسلحة التي تقع تحت نفوذها لضمان سلامة اللاجئين في الركبان، وتنظيم التوزيع العادل للمساعدات الإنسانية والإجلاء السريع للمهجرين الذين بقوا في المخيم٠

وقال إنه بناء على المعلومات الواردة من اللاجئين، فإن مسلحين صادروا جزءاً كبيراً من المساعدات الإنسانية التي تم تسليمها إلى الركبان في الأيام السابقة من قبل ممثلي الأمم المتحدة والهلال الأحمر العربي السوري، وتم نقلهم إلى منطقة «قوات الشهيد أحمد العبدو»، التي تقع على بعد 2.5 كم شمال مخيم اللاجئين٠

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Ankara et Washington font un pas vers une “zone de sécurité”


Syrie : Ankara et Washington font un pas vers une “zone de sécurité”

AFP/Archives / DELIL SOULEIMAN Des drapeaux turc (G) et américain (D) flottent le 17 septembre 2016 au-dessus du village syrien de Tal Abyad, à l’extrême nord du pays près de la frontière turque

La Turquie et les Etats-Unis ont décidé mercredi d’établir un “centre d’opérations conjointes” pour coordonner la création d’une “zone de sécurité” dans le nord de la Syrie, une mesure visant à prévenir un affrontement entre forces turques et kurdes.

Cette annonce, chiche en détails, intervient après trois jours d’intenses négociations avec les Etats-Unis, qui cherchent à éviter une nouvelle opération militaire turque contre les Unités de protection du peuple (YPG), une milice kurde qui contrôle des zones du nord de la Syrie.

Soutenues et armées par les Etats-Unis contre le groupe Etat islamique (EI), les YPG sont toutefois considérées par la Turquie comme une “organisation terroriste” menaçant sa sécurité.

Selon deux communiqués publiés séparément par le ministère turc de la Défense et l’ambassade américaine à Ankara, les deux pays se sont entendus pour mettre “rapidement” en place “un centre d’opérations conjointes en Turquie pour coordonner et gérer la mise en place de la zone de sécurité”.

Aucun détail n’a cependant été dévoilé sur ce projet de “zone de sécurité”, ni sur sa profondeur, ni sur les forces qui en auraient le contrôle, deux points où les divergences entre les deux parties étaient particulièrement fortes.

D’après la presse turque, Ankara réclamait une bande de 30 km de profondeur d’où les YPG devraient se retirer, bien plus que la formule proposée par Washington. En outre, la Turquie demandait à avoir le contrôle exclusif de cette zone.

La Turquie conçoit cette “zone de sécurité” comme un tampon entre sa frontière et les positions des YPG situées à l’est de l’Euphrate en Syrie, jusqu’à la frontière irakienne.

Interrogé lors d’une conférence de presse au sujet de l’annonce mercredi, le président Recep Tayyip Erdogan a indiqué que l’ouverture du centre d’opérations marquerait “le début du processus” visant à créer une “zone de sécurité”.

“Ce qui est important, c’est que nous prenions des mesures pour l’est de l’Euphrate. Et c’est ce qui est en train d’être fait avec les Américains”, a-t-il ajouté, se refusant toutefois à avancer un calendrier.

– Menaces d’intervention –

La Turquie avait multiplié ces derniers jours les menaces d’intervention contre les positions kurdes situées à l’est de l’Euphrate en Syrie, après des mois de négociations infructueuses avec les Etats-Unis.

Mardi encore, M. Erdogan affirmait qu’il lancerait “très bientôt” une opération si les discussions n’aboutissaient pas.

La situation semble s’être brusquement débloquée mardi. M. Erdogan a dit mercredi que les discussions avaient suivi une progression “vraiment positive”.

Le ministère turc de la Défense a indiqué mercredi que la “zone de sécurité” devait à terme devenir un “couloir de paix” où pourraient s’installer les réfugiés syriens, qui sont plus de 3,6 millions à avoir rejoint le Turquie.

Le soutien de Washington aux YPG empoisonne depuis plus de trois ans les relations entre la Turquie et les Etats-Unis, alliés au sein de l’Otan.

Les YPG sont l’épine dorsale des Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition kurdo-arabe que les Etats-Unis et d’autres pays occidentaux, comme la France, ont appuyée et armée contre les jihadistes de l’EI.

Mais Ankara considère les YPG comme une “organisation terroriste” en raison de ses liens étroits avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un groupe qui livre une sanglante guérilla sur le sol turc depuis 1984.

La Turquie redoute que l’implantation d’une zone autonome kurde à sa frontière ne galvanise les velléités séparatistes sur son sol.

En 2016, l’armée turque a lancé une offensive terrestre dans le nord-ouest de la Syrie contre l’EI et les YPG. L’an dernier, elle a mené une deuxième offensive contre les combattants kurdes, s’emparant de l’enclave d’Afrine.

Cette fois, ce sont les territoires contrôlés par les YPG à l’est de l’Euphrate qui sont dans le collimateur d’Ankara.

Ces dernières semaines, les médias turcs ont fait état de l’envoi de véhicules militaires et d’unités de commandos vers des localités turques à proximité de la frontière syrienne.

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Le mouvement de « l’Autogestion » à l’est de l’Euphrate: une autorité de facto


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Le mouvement  de « l’Autogestion » à l’est de l’Euphrate: une autorité de facto

Ryan Mohammed – 10 juillet

L’autogestion dans l’est syrien de l’Euphrate, relevant du Conseil démocratique syrien (CDS), branche politique des « Forces démocratiques de Syrie/FDS » à domination kurde, déploie des efforts vigoureux et rapides pour imposer sa présence en tant que fait accompli, avec le soutien des pays occidentaux dirigés par les États-Unis et l’Arabie saoudite la plus en vue. L’objectif de l’administration semble maintenant être de se consolider en tant qu’autorité de facto et de renforcer sa position de négociation, que ce soit au niveau de son inclusion dans le processus politique syrien en cours ou en cas de nouvelles négociations avec le régime de Bachar Assad.
Le soutien logistique à « l’autogestion », qui est effectivement dirigé par le Parti de l’Union démocratique kurde, continue d’être soutenu par ses alliés. La dernière aide est arrivée des États-Unis dimanche dernier: des dizaines de camions chargés d’assistance logistique et de mécanismes de reconstruction sont entrés dans les zones de contrôle de FDS en provenance du territoire irakien, précédés d’un convoi similaire au début du mois et d’un autre le 24 du mois dernier. Où les convois d’aide se connectent presque chaque semaine.
En parallèle, il semble que le CDS et les FDS intensifient leurs efforts pour renforcer l’autorité de facto par le biais d’une restructuration militaire, avec la formation de nouveaux conseils militaires dans certaines zones au cours des dernières semaines, ainsi que d’autres mesures visant à renforcer le contrôle militaire et social.
Dans ce contexte, on assiste depuis quelques jours à une intensification des mouvements laissant apparaitre « la direction de l’autogestion » avec «les « FDS » comme un pouvoir d’un « Etat », en signant un accord avec les Nations Unies sur la prévention du recrutement d’enfants dans ses forces militaires ou en organisant des forums internationaux dans leurs zones de contrôle.
(…)

 

حراك “الإدارة الذاتية” شرقي الفرات: فرض أمر واقع

ريان محمد – 10 يوليو 2019

يبدو أنّ الإدارة الذاتية في منطقة شرق الفرات السورية، عبر غطائها “مجلس سورية الديمقراطية” (مسد)، الجناح السياسي لـ”قوات سورية الديمقراطية” (قسد)، ذات الغالبية الكردية، تبذل جهوداً حثيثة وبشكل متسارع، لفرض وجودها كأمر واقع، بدعم من قبل دول غربية على رأسها الولايات المتحدة، وعربية أبرزها السعودية. ويبدو هدف “الإدارة” في الوقت الحالي، تكريس نفسها كسلطة أمر واقع، وتعزيز موقعها التفاوضي، إن كان على مستوى ضمها لمحادثات العملية السياسية السورية الحالية، أو في حال بدأت مفاوضات جديدة مع نظام بشار الأسد.
ويتواصل الدعم اللوجستي لـ”الإدارة الذاتية”، التي يقودها فعلياً حزب “الاتحاد الديمقراطي” الكردي، من قبل حلفائها. وقد وصلت آخر تلك المساعدات من الأميركيين، يوم الأحد الماضي، إذ دخلت عشرات الشاحنات المحمّلة بالمساعدات اللوجستية وآليات إعادة الإعمار، إلى مناطق سيطرة “قسد” آتية من الأراضي العراقية، وكانت قد سبقتها قافلة مشابهة بداية الشهر الحالي، وأخرى في الـ24 من الشهر الماضي، حيث يكاد يسجل دخول قوافل المساعدات تلك بشكل شبه أسبوعي.
في موازاة ذلك، يبدو أنّ “مسد” و”قسد”، يكثفان جهودهما، لتعميق سلطة الأمر الواقع، عبر إعادة الهيكلية العسكرية، مع تشكيلهم مجالس عسكرية جديدة في بعض المناطق خلال الأسابيع القليلة الماضية، فضلاً عن خطوات أخرى، تهدف لتعزيز السيطرة عسكرياً واجتماعياً.
وفي هذا السياق، شهدت الأيام القليلة الماضية، تكثيفاً لتحركاتٍ تُظهر “الإدارة الذاتية” وكأنها مع “قسد” سلطة “دولة”، أكان بتوقيعها مع الأمم المتحدة اتفاقاً حول منع تجنيد الأطفال ضمن قواتها العسكرية، أو من خلال تنظيم منتدياتٍ دولية في مناطق سيطرتها.
وكان مركز “روج آفا للدراسات الاستراتيجية”، وهو أحد أذرع “الإدارة الذاتية”، نظّم قبل أيام “المنتدى الدولي حول داعش: الأبعاد والتحديات، واستراتيجيات المواجهة”، بحضور عدد من الباحثين والسياسيين من نحو 15 دولة عربية وغربية، على رأسها الولايات المتحدة. ويُعتبر هذا المنتدى الأول من نوعه في المنطقة، وجاء عقب الإعلان الرسمي عن قضاء “قسد” بدعم من التحالف الدولي، الذي تقوده الولايات المتحدة، على تنظيم “داعش” في مناطق شرق الفرات، وإن ما تزال هناك عمليات أمنية يقال إنها ضدّ خلايا نائمة تتبع للتنظيم في المنطقة.



وعلى هامش المنتدى، قال القيادي في “الإدارة الذاتية” آلدار خليل، في تصريح صحافي نشر يوم أمس الثلاثاء، بأنهم “لا يرون حتى هذه اللحظة أي بوادر لحلّ الأزمة السورية في الأفق، وأنّ نيّة حلّ الأزمة ليست مطروحة لدى الأطراف التي تشارك فيها”، مضيفاً “إن كان هناك أي قرار في هذا الشأن، فلن يتحقّق بلا مشاركة الأكراد الممثلين في الإدارة الذاتية، وهذه ليست منّة منهم علينا أو على الشعب الكردي، لأنه لا حلّ للأزمة السورية بدون كُردها”. وأكّد أنّ “دول التحالف وبعض الدول الأخرى” تعمل على أن تشارك “الإدارة الذاتية” في مباحثات الحلّ السياسي في سورية.
وحول المفاوضات مع النظام، قال خليل، إنهم يرغبون في أن تكون هناك مفاوضات، وإنهم لا يغلقون الباب من طرفهم أمام اللقاءات مع النظام السوري، “ومن الجيد” أن يكون هناك حلّ للمشاكل العالقة بين الطرفين “على الرغم من نظرة النظام الضيقة والذي لا يريد أن يدخل في حلّ مع الإدارة الذاتية”، على حد تعبير خليل.
وكانت صحيفة “الوطن” السورية التابعة للنظام، هاجمت هذا المنتدى، وقالت يوم الأحد الماضي، إنه “في إطار سعيها لكسب تأييد دولي لمشروعها الانفصالي، والإبقاء على سيطرتها في المناطق التي استولت عليها، أطلقت المليشيات الكردية ما سمته (منتدى دولي) حول تنظيم داعش الإرهابي في الحسكة بمشاركة 15 دولة، عربية وأوروبية بالإضافة إلى الولايات المتحدة الأميركية”.
وتزايدت وتيرة تكريس الإدارة الذاتية سلطتها شرق الفرات، عقب فشل مباحثاتها مع النظام في دمشق، وسط أنباء عن خلافات حول الاعتراف دستورياً بما سمي حينها الإدارة اللامركزية الديمقراطية، والإبقاء على “قسد” كقوى عسكرية تتبع قوات النظام في شرق الفرات، وشكل توزيع الثروات الباطنية ضمن مناطق سيطرتها. فعملت الإدارة الذاتية منذ شهر مايو/أيار الماضي على إعادة تقديم نفسها عبر دمج العشائر العربية في المجالس المحلية والعسكرية، وعقدت لهذا الهدف في مدينة عين عيسى في محافظة الرقة “ملتقى العشائر السورية”.

Mazloum Abdi « FDS »: la Syrie est un État défaillant sans nos régions


La réalpolitik kurdes en Syrie

Carte SyrieCommunautes

Le Commandant de « FDS »: la Syrie est un État défaillant sans nos régions

■ Damas – DBA: Le commandant en chef des forces démocratiques syriennes « FDS » Mazloum Abdi a estimé que « l’Etat syrien sans les régions du nord et de l’est de la Syrie sera un Etat en faillite ». Abdi a révélé, au cours de la réunion du Conseil exécutif du nord et de l’est de la Syrie dans la ville de Ayn Issa dans la campagne nord de Raqqa, les conditions de la direction d’autogestion pour négocier avec le régime syrien, qui se résument dans la « reconnaissance des départements existants y compris la direction de l’administration générale du nord et de l’est de la Syrie, et la reconnaissance de la spécificité des forces démocratiques de la Syrie et sa pleine responsabilité du dossier militaire et sécuritaire dans les régions d’autogestion ». Abdi a ajouté que les forces démocratiques de la Syrie « a prouvé qu’il est sorti plus fort après la défaite de Daech à l’inverse de tout ce qui a été dit au sujet de la propagation possible de l’organisation dans les régions du nord et de l’est de la Syrie et qu’il représente un danger sur l’administration ».

Le Conseil général de l’autogestion avait approuvé, hier, une loi sur le devoir à l’autodéfense et le règlement intérieur du Bureau de la Défense dans le nord et l’est de la Syrie, où le commandant de « FDS » a appelé le gouvernement syrien à reconnaître les institutions de « FDSt et son administration ».
A la suite d’une réunion tenue hier à Ain Issa (campagne de Raqqa), le Conseil général a déterminé la durée du service militaire et l’âge de la mise en service.
Les FDS contrôlent des zones situées dans la campagne est d’Alep, ainsi que celles de l’est de l’Euphrate, notamment les régions de Raqqa, de Has et la campagne de Deir Ez-Zor est et nord, qui représentent environ 27% de la Syrie.

Alquds.co.uk-Syrie-FDS-Mazloum

قائد «قسد»: سوريا دولة فاشلة بدون مناطقنا

24 juin 2019 – القدس العربي
دمشــق – د ب أ: اعتبر القائد العام لقوات ســوريا الديمقراطية «قسد» مظلوم عبدي بأن «الدولة الســورية بدون مناطق شــمال وشــرق ســوريا ستكون دولة فاشلة». وكشــف عبدي خلال اجتماع المجلس التنفيذي لشمال وشرق سوريا في بلدة عين عيســى بريف الرقة الشمالي عن شروط الإدارة الذاتية للتفاوض مع النظام السوري والتي تتلخص في «الاعتراف بالإدارات الموجودة بما فيها الإدارة العامة لشمال وشرق سوريا والاعتراف بخصوصية قوات سوريا الديمقراطية ومســؤوليتها الكاملة عن الملف العسكري والأمني في مناطق الإدارة الذاتية». وأضاف عبدي بأن قوات سوريا الديمقراطية «أثبتت أنها خرجت أقوى بعد هزيمة داعش عكس كل ما كان يقال حول احتمال انتشــار التنظيم في مناطق شمال وشرق سوريا وتشكيلها خطورة على الإدارة»٠

وكان المجلس العام في الإدارة الذاتية لشمال وشرق سوريا قد صادق أمس على قانون واجب الدفاع الذاتي والنظام الداخلي لمكتب الدفاع في شمال وشرق سوريا، حيث دعا قائد «قسد» الحكومة السورية للاعتراف بمؤسسات «قسد وإدارتها». وحدد المجلس عقب اجتماع عقد في بلدة عين عيسى في ريف الرقة الشمالي أمس مدة الخدمة العســكرية وسن التكليف. وتسيطر «قسد» على مناطق في ريف حلب الشرقي إضافة إلى مناطق شرق الفرات التي تضم محافظات الرقة والحســكة وريف دير الزور الشمالي الشرقي والتي تشكل حوالي 27 في المئة من مساحة سوريا٠

 

Le ministre des Affaires étrangères des Emirats Arabes Unis rencontre des représentants des « unités kurdes »


FDS Syrie 2019

Le ministre des Affaires étrangères des Emirats Arabes Unis rencontre des représentants des « unités kurdes » syriennes en Norvège

Heba Mohammed – 21 juin 2019

DAMAS – Le ministre d’état des Affaires étrangères, Anwar Gargash, a rencontré des représentants des forces kurdes syriennes de protection du peuple dans la capitale norvégienne, Oslo, ainsi qu’un certain nombre de responsables internationaux dans le cadre du soutien apporté par les pays étrangers et arabes aux milices séparatistes en Syrie.

    Après la tournée du ministre saoudien al-Sabhan dans l’est du pays et sa rencontre avec les kureds…

Selon « Hawar » l’agence de presse de l’autogestion, une de leur délégation a rencontré l’envoyé des Nations Unies pour la Syrie Geir Pedersen à Oslo, en présence de personnalités telles que le ministre des Emirats Arabes Unis, Anwar Gargash, la ministre norvégienne des Affaires étrangères, En Eriksen Soreid et l’envoyé spécial américain auprès de l’Alliance internationale Brett McGurk.
Selon l’agence, la réunion s’est tenue les 18 et 19 juin, dont les discussions ont porté sur la solution politique en Syrie et des efforts pour impliquer les milices de protection kurdes dans le processus politique avec le soutien des pays arabes et étrangers.

Les zones de « l’autogestion » kurdes a accueilli il y a quelques jours plusieurs visiteurs, dont le plus important d’entre eux était le ministre saoudien Thamer al-Sabhan, qui avait rencontré les chefs kurdes et tribaux de l’est de la Syrie, dans le cadre de plans saoudiens, qui visent à ennuyer la Turquie et ses alliés dans la région.

 

وزير الخارجية الإماراتي يلتقي في النرويج ممثلين عن «الوحدات الكردية» السورية

21 – يونيو – 2019 هبة محمد

دمشق – «القدس العربي»: التقى وزير الدولة للشؤون الخارجية الإماراتي، أنور قرقاش، ممثلين عن ميليشيات وحدات حماية الشعب الكردية السورية، وذلك في العاصمة النرويجية أوسلو إلى جانب عدد من المسؤولين الدوليين، ضمن إطار الدعم الذي تقدمه دول أجنبية وعربية للميليشيات الانفصالية في سوريا.

بعد جولة السبهان (السعودي) في شرق البلاد واجتماعه بهم

وذكرت وكالة «هاوار» التابعة للإدارة الذاتية: إن وفداً تابعاً لها التقى مع المبعوث الأممي إلى سوريا غير بيدرسون في أوسلو، بحضور شخصيات بارزة منها الوزير الإماراتي أنور قرقاش، ووزيرة الخارجية النرويجية، إين إريكسن سوريد، والمبعوث الرئاسي الأمريكي الخاص للتحالف الدولي بريت ماكغورك.
وحسب الوكالة فإن اللقاء جرى يومي 18 و19 من يونيو/ حزيران الحالي ودارت المناقشات حول الحل السياسي في سوريا والمساعي لإقحام ميليشيات الحماية الكردية في العملية السياسية بدعم من دول عربية وأجنبية.
وتشهد مناطق «الإدارة الذاتية» شرق الفرات، زيارات متكررة لوفود عربية وأجنبية وعلى مستويات عالية خلال الأسابيع الماضية، كانت وفود أمريكية وفرنسية وسويدية وأخرى خليجية أبرزها، وآخرها الوزير السعودي ثامر السبهان الذي اجتمع مع قيادات كردية وأخرى عشائرية في شرق سوريا منذ أيام ضمن خطط سعودية تهدف لإزعاج تركيا وحلفائها في المنطقة.

 

VOIR AUSSI…: Riyad-sactive-t-il–pour-fournir-une-couverture-politique-aux-fds ?

Riyad s’active t-il pour fournir une couverture politique aux FDS ?


 

Est-ce que Riyad s’active pour fournir une couverture politique aux FDS ?

Ahmed Ibrahim – 21 juin 2019

A peine la visite d’un responsable saoudien dans l’est de l’Euphrate en Syrie, région sous le contrôle des Forces démocratiques de la Syrie (FDS), vient d’avoir lieu, que l’on parle de ramener l’aile politique de ces forces dans l’opposition syrienne avec un appui saoudien. Pendant que les forces restructurent leurs conseils militaires dans la plupart des zones sous son contrôle, où les Arabes syriens forment la majorité de la population de la région. Le ministre d’État aux Affaires du Golfe arabe, au ministère des Affaires étrangères saoudiennes, Thamer al-Sabhan, a rencontré les autorités américaines, des dignitaires et des membres du “Conseil civil de Deir Ez-Zor qui dépend des FDS, dans le champ pétrolier « Al-Omar », situé à l’est de Deir Ez-Zor, la semaine dernière. Des sources bien informées ont déclaré que « la réunion a porté sur le mécanisme destiné à soutenir les zones sous le contrôle de (l’autogestion) dans le nord et le nord-est de la Syrie, afin de garantir le non retour de l’organisation Daech dans la région et de soutenir toutes les composante syriennes qui y résident ». Il a ajouté que « la réunion a porté sur le mécanisme visant à fournir un soutien politique, économique et de services à la province de Deir Ez—Zor, afin d’assurer le retour de la stabilité dans la province ».

Ce n’est pas la première fois qu’Al-Sabhan se rend dans la région située à l’est de l’Euphrate, reflétant une approche saoudienne de soutien aux FDS, considérées par la Turquie comme « une organisation terroriste tentant de créer une région kurde dans le nord-est de la Syrie, alors qu’Ankara oeuvre par tous les moyens à mettre en péril ». L’Arabie saoudite essaie de couvrir ces forces pour les pousser sur le devant de la scène syrienne, dans le contexte des tentatives des Saoudiens de détourner des zones situées à l’est de l’Euphrate pour devenir une préoccupation constante de la partie turque dans un contexte incompréhensible d’hostilité saoudienne envers la Turquie. Il est clair que Riyad fait pression pour que le Conseil politique des forces de « FDS », appelé « Conseil Démocratique Syrien/CDS », soit introduit dans l’opposition syrienne, par l’intermédiaire de l’organe de négociation basé à Riyad, la capitale saoudienne. « L’Arabie saoudite a informé la Commission de son intention de convoquer une nouvelle réunion de l’opposition syrienne (Riyadh 3), donnant ainsi naissance à une nouvelle délégation de négociation dans l’opposition syrienne, y compris (CDS) », a déclaré jeudi un média de l’opposition.

« L’autogestion est sur le point d’obtenir une reconnaissance officielle et une personnalité juridique, a déclaré Sihanouk Dibo, membre du conseil présidentiel au CDS. Les tentatives visant à la contrecarrer sont dépassées ». Sur sa page Facebook, Dibo a lancé une attaque contre le chef de l’organe de négociation de l’opposition syrienne, Nasr Hariri, en l’appelant « le petit Ottoman », et attendait son départ du groupe de négociation. Riyad avait précédemment accueilli deux grandes réunions de l’opposition syrienne, appelées « Riyadh 1 » et « Riyadh 2 », dont la première fin 2015 a abouti à l’instance de négociation qui a formé la délégation de l’opposition aux négociations de Genève avec le régime, et la deuxième en 2017.

L’opposition syrienne refuse toujours que le CDS fait partie de cette équipe et de son équipe de négociation à Genève en raison d’accusations selon lesquelles son bras militaire (FDS) est accusé de crimes et d’expulsion de masse contre ses opposants arabes, kurdes et turkmènes, ainsi que d’essayer de former une région au nord-est de la Syrie, menant à la fragmentation du pays. L’opposition syrienne considère comme le Conseil national kurde (CNK), membre de la Coalition nationale syrienne, est le représentant des Kurdes syriens. Il est clair que FDS tente d’exploiter sa victoire pour organiser un « lobby » politique en obtenant une place avancée dans l’organe de négociation, ce qui lui permettrait de consolider les revendications kurdes en vue de former une région kurde au nord-est. Ce qui est rejeté à la fois par l’opposition et par le régime.

De son côté, le porte-parole du groupe de négociation, Yahya Al-Aridi, dans un entretien avec « Al-Arabi Al-Jadid », a indiqué que « la nouvelle qui a circulé sur la tenu de la réunion de « Riyad 3 » incluant le (CDS) au corps est complètement fausx ». Il a souligné que le « CDS » avait tenté d’entrer dans le groupe de négociation », ajoutant que « les Américains ont abusé avec le CDS il y a plusieurs mois, lors des tentatives de constitution d’un comité constitutionnel, puis ils ont dépassé ce point. Les Russes ont alors tenté dans cette direction de déstabiliser l’opposition syrienne dans le cadre d’une campagne sans précédent au sein du groupe de négociation ». « Cette affaire n’est qu’une tactique pour éviter d’entamer le sens réel d’une opération politique, Nous nous concentrons sur le droit des Syriens, comme le stipulent les résolutions internationales, dans le cadre d’un processus politique caractérisé par une transition politique qui met la Syrie sur la voie de la vie ».

Au même moment, suite à la visite du responsable Saoudien accompagnée de responsables américains, dans la campagne de Deir Ez-Zor, dans l’est du pays, les « FDS » ont entamé une restructuration de ses conseils militaires et ont formé de nouveaux conseils dans différentes régions. Des sources ont déclaré que « la prochaine étape pourrait voir le retour des Arabes, qui constituent la majorité de la population de l’Est de l’Euphrate, sur le devant de la scène militaire et politique après leur absence délibérée de la part des dirigeants de la force kurde », que Washington va, probablement « exclure certains dirigeants kurdes syriens et non syrien, venus des montagnes de Qandil (Irak), après l’élimination complète de l’organisation Daech dans la région orientale de l’Euphrate.

 

Hier, FDS a annoncé la formation de deux conseils militaires dans les villes de Raqqa et Al-Hassaka, villes sous son contrôle. « Les forces militaires dans la région d’Al-Raqqa, en coordination avec le commandement général de FDS, ont formé leur conseil militaire avec des cérémonies auxquelles assistaient des commandants des forces, des unités de protection des femmes, le conseil de classe militaire, de nombreux chefs tribaux et des membres d’institutions de l’administration civile », a indiqué le site officiel kurdes de FDS. Mercredi, FDS a annoncé la création d’un nouveau conseil militaire dans la région d’Al-Hol sous son contrôle dans la campagne de Hassaka. « L’objectif des conseils est d’unir toutes les forces militaires et de sécurité sous un même parapluie », a déclaré un dirigeant de FDS sur une cassette vidéo.
Les FDS ont récemment formé des conseils militaires dans les villes sous son contrôle situées dans le nord et l’est de la Syrie, notamment dans les quartiers de Tall Abiyadh, Ayn Al-Arab (Kobané), afin de les « vacciner avec des dirigeants locaux au sein de la nouvelle structure et de prendre des décisions plus rapidement et de protéger la région de toute agression ».

هل تعمل الرياض على توفير غطاء سياسي لـ”قسد”؟

أحمد الإبراهيم – 21 يونيو 2019

لم تكد تمر أيام على زيارة مسؤول سعودي إلى منطقة شرقي نهر الفرات السورية، الواقعة تحت سيطرة “قوات سورية الديمقراطية” (قسد)، حتى عاد الحديث مجدداً عن إدخال الجناح السياسي لهذه القوات إلى جسم المعارضة السورية بدفع سعودي واضح، في وقت بدأت فيه هذه القوات بإعادة هيكلة مجالس عسكرية تابعة لها في أغلب مناطق سيطرتها، التي يُشكّل العرب السوريون غالبية سكانها. وكان وزير الدولة لشؤون الخليج العربي بوزارة الخارجية السعودية ثامر السبهان، قد عقد اجتماعاً مع مسؤولين أميركيين ووجهاء وأعضاء من “مجلس دير الزور المدني” التابع لـ”قسد” في حقل العمر النفطي، شرق دير الزور، الأسبوع الماضي. وذكرت مصادر مطلعة أن “الاجتماع تناول آلية دعم المناطق الواقعة تحت سيطرة (الإدارة الذاتية) في شمال وشمال شرقي سورية لضمان عدم عودة تنظيم داعش إلى المنطقة، ودعم جميع المكونات السورية المقيمة فيها”. وأضافت أن “الاجتماع تطرق إلى آلية توفير دعم سياسي واقتصادي وخدمي لمحافظة دير الزور بهدف ضمان عودة الاستقرار إليها”.

وهذه ليست المرة الأولى التي يزور فيها السبهان منطقة شرقي نهر الفرات، ما يعكس توجهاً سعودياً لدعم “قسد”، التي تعتبرها تركيا “منظمة إرهابية تحاول إنشاء إقليم كردي في شمال شرقي سورية، وتعمل أنقرة بكل السبل على تقويض هذه المحاولات”. وتحاول السعودية توفير غطاء لهذه القوات ودفعها إلى واجهة المشهد السوري، في سياق محاولات السعوديين تحويل مناطق في شرقي نهر الفرات إلى مصدر قلق دائم للجانب التركي في سياق عداء سعودي غير مفهوم لتركيا. ومن الواضح أن الرياض تدفع باتجاه إدخال المجلس السياسي لقوات “قسد” المعروف اختصاراً بـ”مسد” إلى المعارضة السورية، عبر هيئة التفاوض التي تتخذ من العاصمة السعودية الرياض مقراً لها. وذكرت مصادر إعلامية معارضة، أمس الخميس، أن “السعودية أبلغت الهيئة بنيتها الدعوة إلى اجتماع جديد للمعارضة السورية (الرياض 3) ينجم عنه وفد تفاوضي جديد للمعارضة السورية يضم (مسد)”.

بدوره، قال عضو المجلس الرئاسي في “مسد”، سيهانوك ديبو، في تصريحات إعلامية، إن “الإدارة الذاتية تقترب من نيل اعتراف رسمي وشخصية اعتبارية غير منقوصة، وأن محاولات إفشالها صارت من الماضي وفي الخلف تماماً”. وشنّ ديبو على صفحته على “فيسبوك”، هجوماً على رئيس هيئة التفاوض التابعة للمعارضة السورية نصر الحريري، واصفاً إياه بـ”العثماني الصغير”. وتوقع خروجه من هيئة التفاوض. وسبق للرياض أن استضافت اجتماعين موسعين للمعارضة السورية اصطلح على تسميتهما بـ”الرياض1″ و”الرياض2″، الأول في نهاية عام 2015 نتجت عنه هيئة التفاوض التي شكلت وفد المعارضة إلى مفاوضات جنيف مع النظام، والثاني في عام 2017، أبعد عدداً من الوجوه المعروفة في المعارضة السورية عن واجهة المشهد السياسي.

ولا تزال المعارضة السورية ترفض أن يكون “مسد” جزءاً منها ومن وفدها المفاوض في جنيف، بسبب اتهامات تطاول ذراعه العسكرية “قسد” بارتكاب جرائم تهجير واسعة النطاق بحق المعارضين لها من عرب وأكراد وتركمان، فضلاً عن اتهامها بمحاولة تشكيل إقليم في شمال شرقي سورية ربما يفضي إلى تجزئة البلاد. وتعتبر المعارضة السورية “المجلس الوطني الكردي”، المنضوي في الائتلاف الوطني السوري، ممثلاً للأكراد السوريين. ومن الواضح أن “قسد” تحاول استثمار انتصارها على تنظيم “داعش” سياسياً بالحصول على مكان متقدم في هيئة التفاوض، يسمح لها بترسيخ مطالب كردية في تشكيل إقليم في شمال شرقي البلاد ذي صبغة كردية. وهو ما ترفضه المعارضة والنظام على حد سواء.

من جانبه، أكد المتحدث باسم هيئة التفاوض، يحيى العريضي، في حديث لـ”العربي الجديد”، أن “الأنباء المتداولة عن عقد الرياض 3 وضمّ (مسد) إلى الهيئة عار من الصحة تماماً”. وأشار إلى أن “مسد حاول الدخول إلى هيئة التفاوض”، مضيفاً أن “الأميركيين لعبوا بمسد قبل أشهر، إبان محاولات تشكيل اللجنة الدستورية ثم تجاوزوا هذه المسألة. ثم حاول الروس في هذا الاتجاه بغرض زعزعة المعارضة السورية وفي ظل حملة غير مسبوقة على هيئة التفاوض”. ورأى أن “الأمر مجرد ألاعيب لعدم الدخول الفعلي والجوهري في العملية السياسية. لا نقف عند هذه المؤثرات، بل نركز على حق السوريين في ما نصت عليه القرارات الدولية ضمن عملية سياسية مآلها انتقال سياسي يضع سورية على سكة الحياة”.

بموازاة ذلك، بدأت “قسد” بُعيد زيارة المسؤول السعودي برفقة مسؤولين أميركيين إلى ريف دير الزور الشرقي، إعادة هيكلة مجالسها العسكرية، وتشكيل مجالس جديدة في مختلف المناطق. وذكرت مصادر لـ”العربي الجديد”، أن “المرحلة المقبلة ربما تشهد عودة العرب الذين يشكلون غالبية سكان منطقة شرقي الفرات إلى واجهة المشهد العسكري والسياسي بعد تغييب متعمد من قيادات قسد الكردية”، مرجحة قيام واشنطن بـ”استبعاد بعض القياديين الأكراد السوريين وغير السوريين القادمين من جبال قنديل (العراق)، عن الواجهة بعد القضاء على تنظيم داعش بشكل كامل في منطقة شرقي نهر الفرات”.

وأعلنت “قسد”، أمس، تشكيل مجلسين عسكريين في مدينتي الرقة والحسكة الخاضعتين لها. وقال الموقع الرسمي لـ”قسد” إن “القوّات العسكرية في منطقة الرقة وبالتنسيق مع القيادة العامة لقسد، شكلت مجلسها العسكري بمراسم حضرها قادة من القوات ووحدات حماية المرأة ومجلس الطبقة العسكري، والعديد من وجهاء عشائر المنطقة، وأعضاء مؤسسات الإدارة المدنية”. وكانت “قسد” قد أعلنت، يوم الأربعاء الماضي، إنشاء مجلس عسكري جديد في منطقة الهول التابعة لسيطرتها في ريف الحسكة. وكشف قيادي في “قسد”، في تسجيل مصور، أن “الهدف من المجالس هو توحيد جميع القوات العسكرية والأمنية تحت مظلة واحدة”.
وسبق لـ”قسد” في الآونة الأخيرة أن شكّلت مجالس عسكرية في مدن تقع تحت سيطرتها في شمال وشرق سورية، منها الطبقة وتل أبيض وعين العرب من أجل “تطعيمها بقيادات محلية ضمن الهيكلية الجديدة، كخطوة لاتخاذ قرارات بشكل أسرع ولحماية المنطقة من أي اعتداء”.

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