Les FDS détiennent des dizaines de membres de tribus … et des campagnes de recrutement forcé


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Arabe 21 – Yaman Neama
09 juillet 2020

Mercredi, les FDS ont lancé une campagne d’arrestation massive contre des dizaines d’éléments arabes dans ses rangs dans ses zones de contrôle à Manbej et Al-Cheyoukh dans la campagne orientale d’Alep.

Des sources privées ont déclaré à « Arabi 21 » que les arrestations comprenaient des dirigeants arabes, dont Saïd Abdul-Razzaq, un chef de la « Brigade des révolutionnaires de Manbij » affiliée aux «  »FDS ».

Le journaliste, Adnan Al-Hussein, a confirmé l’arrestation de plus de 50 membres des tribus arabes dans la ville de Manbej et sa campagne, l’attribuant à « la crainte des FDS que les éléments arabes traitent avec les forces de l’armée nationale de l’opposition ».

Il a poursuivi dans son entretien, faisant référence à l’actualité concernant la possibilité pour l’armée nationale, soutenue par l’armée turque, de lancer une opération militaire sur des sites dans la campagne d’Ain al-Arab (Kobané) dans la campagne orientale d’Alep, qui est sous le contrôle de « FDS ».

Selon Al-Hussein, dès le début de sa formation, les « FDS » avaient l’intention d’exclure la composante arabe et de la marginaliser en l’excluant des articulations militaires importantes. Il a déclaré: « Ces arrestations ne sont pas les premières du genre, car « FDS » travaille de temps en temps pour lancer des arrestations contre des membres de tribus arabes, sachant qu’ils sont intégrés dans ses rangs ».

Une source locale de la ville de Manbej a confirmé que la majorité des détenus étaient membres du clan « Bani Saïd », et a dénoncé un état de colère qui régnait dans la communauté clanique à la suite des arrestations, soulignant la possibilité que le clan appelle à une grève générale dans la ville de Manbej.

Cela survient, un jour après que la Turquie a brandi une nouvelle opération militaire contre les « FDS » comme le ministère turc de la Défense a déclaré mercredi dans un communiqué que la Turquie n’autoriserait aucune activité d’unités terroristes kurdes visant à établir un couloir terroriste dans le nord de la Syrie.

La déclaration a poursuivi que la lutte contre le terrorisme se poursuivra résolument jusqu’à ce que la sécurité des frontières de la Turquie et de son peuple soit garantie, ainsi que la sécurité et la paix des frères syriens.

Intensification des campagnes de recrutement
En revanche, « FDS » a intensifié ses campagnes de recrutement forcé dans ses zones de contrôle, dans les gouvernorats de Hassakah, Deir Ez-Zor et Raqqa.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a déclaré qu’environ 4 000 jeunes hommes avaient été arrêtés par les « FDS » aux fins de recrutement forcé depuis le début de juillet.

Il a ajouté que la grande majorité des personnes arrêtées venaient de la ville de Hassakah et de sa campagne.

Selon le directeur du réseau « Al-Khabour », Ibrahim al-Habach, les arrestations dénotent de réelles inquiétudes des « FDS » contre le lancement d’une opération militaire contre lui, que ce soit de Turquie, ou de Russie et du régime.

Il a ajouté que « les campagnes de recrutement se poursuivent de manière intensive à Hassakah, Al-Raqqa et dans la campagne de Deir Ez-Zor, notant également les enlèvements d’enfants en vue du recrutement.

Syrie .. un conflit identitaire à l’est de l’Euphrate


 

Carte SyrieCommunautes

Al-Arabi Al-Jadeed-Ali Al-Abdullah
08 juillet 2020

Quelques jours à peine se sont écoulés depuis que les nouvelles d’un accord entre les deux partie de négociation kurdes, les partis de l’unité nationale kurde, un rassemblement regroupant 25 petits partis récents opérant sous l’égide du Parti de « l’Union démocratique », et le « Conseil national kurde », un regroupement de 15 anciens partis kurdes, selon cinq principes généraux, des personnalités et des forces politiques arabes ont émergé et réagi en publiant une contre-déclaration à l’opinion publique le 7/6/2020, signée par 836 personnalités politiques, sociales et culturelles, suivie d’une décision de personnalités arabes de la Jazira et de l’Euphrate de lancer un « appel » le 26/06/2020 appelant à la formation d’une alliance arabe Démocrate dans la Jazira et l’Euphrate, signé par près de quatre cents personnalités politiques, sociales et culturelles. Le troisième mouvement, intitulé « Mouvement pour l’indépendance d’Al-Jazira », a appelé à la formation d’une entité politique indépendante, un État, à l’est de l’Euphrate; Il a été publié par des militants du gouvernorat d’Al-Raqqa.

Il est clair que le motif de cette décision politique et organisationnelle arabe a rejeté la décision kurde de former une position unie et a rejeté les principes consensuels qui avaient été annoncés; exprimant le manque de légitimité et de couverture des Arabes de l’est de l’Euphrate, qui sont majoritaires dans cette région, et refusant que les négociations kurdes et leurs résultats sur le caractère géopolitique de la région, à une époque où la première déclaration dénonçait simplement les ententes et rejetait ses résultats, sur fond « d’impossibilité d’imposer un accord – sur le terrain de la Syrie – que les Syriens ne l’acceptent pas », et d’appeler les Syriens de tous les gouvernorats à faire preuve de solidarité avec eux en « protégeant la région orientale des projets étroits », le deuxième appelant à l’instauration d’un cadre politique d’arabe de la Jazira et de l’Euphrate, sous le nom de « L’alliance arabe démocratique », de « croyants au danger de cette réalité, cela signifie le contrôle du Parti de l’Union démocratique kurde à l’est de l’Euphrate, et la nécessité d’une action urgente pour le changer », et considérant l’établissement comme « imposé de statu quo » sur tous ceux qui ont « un sentiment de jalousie et de préoccupation pour la région de l’est et ses habitants. à majorité arabe », et invitant tous les Arabes à s’opposer à l’oppression de leurs frères arabes dans la région du nord-est, contre toutes les formes de discrimination, de déplacement et de changement démographique imposées par le gouvernement de facto, et appelant les voisins arabes à « prêter attention aux Arabes du nord-est et les aider à résisterface aux politiques de déplacement, de dissolution et de persécution programmés », le troisième mouvement (le mouvement d’indépendance de la Jazira) a appelé à la formation d’une entité politique indépendante, un État à l’est de l’Euphrate, et a appelé ses partisans à montrer leur soutien au « droit à l’autodétermination » pour les résidents de la Jazira et du bassin de l’Euphrate combinés, indépendamment de leur race ou de leur appartenance ethnique Ou leur religion ou leur culture, et cela dans le contexte d’une identité spéciale différente de l’identité de l’État syrien créée par l’accord Sykes-Picot, et a formé un « Conseil de communication » pour collecter les signatures et rédiger les documents fondateurs identifiés par un membre du « Conseil de communication » avec
« Document d’identité »; c’est un document qui définit et explique l’identité des habitants de la région insulaire et du bassin commun de l’Euphrate, dans le cadre de la diversité des cultures et des sous-identités, et de sa richesse,
« le document de géographie et de population »; c’est un document qui confirme les frontières, les villes et les habitants de l’Etat insulaire et du bassin de l’Euphrate,
« le document de l’égalité et des droits des individus et des groupes »; Il s’agit d’un document qui définit les droits civils, politiques et économiques fondamentaux de la population, des individus et des groupes, d’une manière qui garantit les droits de tous les résidents, individus principalement, et groupes différenciés dans leurs cultures, religions et langues, deuxièmement, et empêche la transformation de toute autorité dirigeante en soumettant aux déterminants constitutionnels,
le « Document de droit au retour »’; c’est un document qui garantit le droit à la citoyenneté aux personnes dont les origines remontent à la Jazira, et qu’ils ont quittées depuis l’accord Sykes-Picot,
« le droit aux ressources et le document d’éradication de la pauvreté »; Il montre les ressources et la richesse de la région insulaire et du bassin de l’Euphrate et les moyens de les dépenser. Alors que la pauvreté est éradiquée en permanence pendant une période ne dépassant pas une décennie, car c’est l’une des régions les plus riches en ressources, citant le journal Al-Quds Al-Arabi (3/7/2020).
Les trois appels, avec leurs différences et leurs disparités, ont un seul objectif: combattre le mouvement kurde et élever le défi face à ce dernier.

Les attitudes des puissances à l’est de l’Euphrate ont construit une culture politique dominante, un mélange de politique identitaire, de récits et d’injustices

Il est possible, sans trop d’effort, de voir une tendance conflictuelle et sectaire dans «l’appel» à former une coalition démocratique arabe, alors qu’il s’oppose à la tendance spécifique kurde, il y fait face avec une démarche arabe particulière: l’arabisme de la Jazira syrienne, et la présentation de l’identité arabe devançant la caractéristique syrienne, les signataires de « l’appel » ont signé sous le nom « Arabes syriens dans la Jazira et de l’Euphrate », une formule identique à la formule des Kurdes syriens, la formation d’un corps politique purement arabe, appelant à « Comprendre les meilleurs talents, les personnes expertes et les personnalité patriotiques arabes syriennes, en particulier celles de l’est de la Syrie, avec les pouvoirs de la société civile, des notables, des représentants de tribus, des clans arabes et des dissidents militaires honorables qui sont jaloux de leur authenticité et de l’avenir de leur existence, et surtout des femmes de la région de l’Est qui ont payé le prix le plus cher sans hésitation, aux côtés des hommes, des vieillards et des enfants, en faisant des sacrifices pour le bien de leur pays et de leur peuple », et « l’objectif principal de former une alliance est de réaliser les aspirations et les intérêts des citoyens arabes dans la région orientale spécifiquement, en cherchant à incarner les valeurs de la démocratie et du dialogue pour instaurer la paix, le développement, la prospérité et la justice pour toutes les circonscriptions de la Jazira et l‹Euphrate, et toute la Syrie à l’avenir. « L’appel » a considéré les syriaques comme les sunnites, pareils aux Arabes. Il a déclaré: « Les partisans et appelant à la création de l’Alliance démocratique arabe ne font pas de distinction, selon eux, entre un Arabe et un Syriaque qui ont contribué à la construction de la Syrie au fil des ans, tirant l’unité du destin et de l’avenir de l’histoire unique des Arabes et des Araméens dans l’espace de la Jazira de l’Euphrate. La contribution de ses deux cultures en tant que trésor des anciennes civilisations orientales, surtout la civilisation arabe et islamique qui se sont abreuvés par les fontaines des mêmes valeurs dans le Coran et la Bible, à travers son long chemin. » A noter que les Syriaques cherchent à s’incarner comme étant nationaux, politiquement, socialement et culturellement, ainsi que les Arabes et les Kurdes. Il ressort clairement du texte qu’il vise à placer les Kurdes en dehors de la composition de la région. Ils sont l’oie noire, comme s’ils venaient de Mars, et ils n’ont aucun lien avec l’histoire de la région et le Coran et l’Evangile (? !!), comme cela est ressorti dans « l’appel » des conséquences de la formation de l’auto-administration kurde, une nette tendance contre les Kurdes en disant: « Et l’un de ses résultats a été l’émergence d’un fait accompli les a ciblés, c’est-à-dire les Arabes, au nom d’une fausse démocratie fondée sur le pouvoir des armes, qui leur a même volé le droit à l’autodétermination », tout en refusant aux Kurdes le droit à l’autodétermination. La position des «appelants» aurait pu être plus raisonnable s’ils avaient invité les Kurdes à s’asseoir à la table des négociations en tant que Syriens qui cherchent une solution syrienne égale à tous les Syriens, indépendamment de leur appartenance nationale, origine ethnique, religion ou croyance, afin de parvenir à la paix, au développement, à la prospérité et à la justice pour toutes les composantes de Al-Jazira et l’Euphrate, et toute la Syrie à l’avenir.

Il est possible, sans trop d’efforts, de voir une tendance conflictuelle et sectaire dans «l’appel» de former une coalition démocratique arabe.

Quant à ceux qui réclament l’indépendance de la Jazira, et la formation d’une entité politique indépendante, un État, à l’est de l’Euphrate, et justifiant leur appel à la couverture d’une injustice infligée à la région par les gouvernements syriens successifs depuis la formation de l’État syrien moderne, selon l’accord Sykes-Picot, et liant leur choix à l’existence d’une identité particulière pour la région, une identité agricole, selon ce qui a été publié dans les médias et sur le Web, leur logique est faible, car la séparation ne constitue pas une solution à l’injustice sociale, et les valeurs et traditions paysannes ne prennent pas l’identité politique, car l’identité politique est complexe et régie par des équilibres spécifiques et précis, surmontés et coordonnés entre eux, à chaque étape, un facteur principal dirigé et déterminant.

Les propriétaires des trois positions s’accordent dans leur rejet de l’approche kurde appelant à une solution qui donne aux Kurdes leurs droits nationaux en formulant un nouveau contrat social syrien, sur la base d’un État fédéral, et dans leur orientation nationale étroite, et en les consacrant, avec leurs appels et positions solides, à une division verticale qui sert le récit des défenseurs du manque de possibilités de coexistence dans la réunion syrienne, et en ignorant la nature du choix politique, qui impose l’octroi de l’égalité dans le droit de choisir pour chaque personne ou groupe, donc ce que tu réclames à toi-même tu devrais l’accepter pour les autres.

En conclusion, il convient de souligner que les positions des puissances à l’est de l’Euphrate ont construit une culture politique dominante, est un mélange de politique identitaire, de récits et d’injustices approfondis par les deux parties, des pratiques politiques discriminatoires, qui ont suscité une profonde méfiance. L’autogestion, qui est le pouvoir dominant, a dû se déplacer avec prudence et délibération, loin de la mentalité de représailles, obsessionnelle et coercitive et du pouvoir des armes, et non pour éveiller les craintes des partenaires de la nation en contrôlant de vastes zones et en les annexant à l’autogestion, et en recrutant de force leurs enfants, même si leurs résidents ne sont pas kurdes, et n’embrassent pas leurs options politiques, car la voie vers la réalisation des droits a besoin d’une administration souple et ouverte pour former des cœurs et combler le fossé et établir une solution consensuelle qui mettra la région hors de la congestion et des conflits ouverts vers un horizon de paix et d’harmonie.

سوريا صراع هويات

Le commandant des forces russes en Syrie visite les FDS et rencontre son commandant


Auto-Gestion-Kurde

Salam Hassan
Al-Arabi Al-Jadeed – 07 juillet 2020

Le commandant en chef des forces russes en Syrie a visité les milices des « Forces démocratiques syriennes » (FDS), au cours desquelles il a rencontré le commandant en chef des milices, afin de discuter de l’évolution de la situation dans la région et de l’accord signé entre Ankara et Moscou sur les zones de contrôle des « FDS » en octobre dernier.
Le commandant en chef des FDS, Mazloum Abdi, a annoncé mardi qu’il avait eu des entretiens avec le commandant des forces russes en Syrie, qui ont notamment discuté de l’accord russo-turc sur les zones de contrôle des milices.
En octobre dernier, la Russie et la Turquie sont parvenues à un accord stipulant un cessez-le-feu et l’arrêt de l’opération militaire turque contre les « FDS », ce qui avait conduit l’armée turque à prendre le contrôle de vastes zones dans les provinces de Raqqa et Hassakah.

Le commandant en chef des Forces démocratiques syriennes, Mazloum Abdi, a déclaré sur son compte Twitter: « Aujourd’hui, nous avons reçu le commandant des forces russes en Syrie, le général Alexander Chayko, pour discuter de questions communes, notamment des violations par la Turquie de l’accord du 23 octobre, en particulier de l’assassinat des trois militants kurdes à Kobané ».
Abdi a ajouté dans son tweet: « Il a été convenu d’élever le niveau de coordination et de travail conjoint, et nous avons remercié pour sa réponse en travaillant à relever les défis ».

Cette visite fait suite à des spéculations selon lesquelles la Turquie lancerait une nouvelle action militaire contre les « FDS » à Raqqa, en particulier avec la fréquence élevée des bombardements turcs sur les sites des milices dans la région d’Ain Issa, et l’armée turque continue d’apporter des renforts dans cette région.

Deuxième tour du dialogue kurde: impulsions vers un accord pour préserver les acquis


Boussole-بوصلة-سوريا

Al-Arabi Al-Jadeed – 07 juillet 2020
Amin Al-Assi

L’attention des Kurdes en Syrie se concentre actuellement sur la confrontation des différences entre les deux plus grandes entités politiques kurdes du pays, le Conseil national kurde et les partis d’unité nationale dirigés par le « Parti de l’Union Démocratique », qui a récemment engagé un dialogue parrainé par les États-Unis afin de combler le fossé entre eux, qui est apparu au début de la révolution syrienne et s’est développé plus tard en raison d’une différence d’attitudes et de vision politique. Le différend est lié à la question de la concurrence pour le contrôle de la rue kurde syrienne, qui, pour sa part, espère que les interlocuteurs parviendront à un accord qui consolidera les acquis politiques, militaires et culturels obtenus par les Kurdes syriens avec le soutien américain, après une longue guerre que la « Coalition internationale » a menée contre Daech dans ce pays, dont ils étaient l’ogive.
Il est prévu que le deuxième cycle de dialogue entre « l’auto-administration » et les partis du Conseil national kurde syrien, qui sont les deux plus grandes entités politiques de la scène kurde syrienne, commence aujourd’hui ou demain, après un premier tour (qui a débuté en avril dernier et s’est terminé le 17 juin). Il a été qualifié de « réussi », bien que ses interlocuteurs ne se soient pas engagés dans une discussion sur les dossiers les plus importants et les plus controversés.

Des sources bien informées ont déclaré à Al-Arabi Al-Jadeed que l’ordre du jour du deuxième tour du dialogue inter-kurde « comprend des dossiers administratifs, militaires et économiques », soulignant que l’accord de Duhok (Irak – 2014) constituera également le terrain de ces discussions, selon ce que les parties ont convenu lors du premier tour. Les sources ont indiqué que le « Conseil national kurde » a assuré au chef des « Forces démocratiques syriennes » (FDS) Mazloum Abdi, qui était celui qui a appelé à ce dialogue, et à la partie américaine, que « le dossier des détenus chez l’auto-administration parmi les partisans du Conseil national kurde est l’un des dossiers de base importants, et sans compromis ». Les sources ont ajouté que « le Conseil national » exige « de mettre fin au service militaire obligatoire imposé par un parti, c’est-à-dire les FDS dominé par le Parti de l’Union démocratique, le parti le plus important de l’autogestion ».

L’accord de Dohuk, parrainé par les dirigeants de la région du Kurdistan d’Iraq, et conclu en octobre 2014, prévoyait la formation d’une référence politique kurde, avec un pourcentage de représentation du « Mouvement de la société démocratique » (par la suite les partis de l’unité nationale kurde -25 partis) 40%, le Conseil national kurde 40% et 20% aux partis et forces non impliqués dans les deux organes politiques. Il a également été convenu que le nombre de membres de l’autorité compétente de 32 personnes, représentées comme suit: 12 membres du Mouvement pour une société démocratique, 12 membres du Conseil national et 8 membres des forces politiques n’appartenant pas aux cadres susmentionnés. La mission de cette référence est « d’élaborer des stratégies générales, d’incarner la position commune, de former un véritable partenariat dans les instances d’autogestion, une orientation vers l’unité politique et administrative et la participation de toutes les autres composantes ».

Depuis le début de la révolution syrienne, les Kurdes syriens se sont scindés en plusieurs courants politiques, dont certains sont devenus partie intégrante du système du Parti des Travailleurs de Kurdistan/PKK comme le Parti de l’Union démocratique, tandis que d’autres partis ont choisi de former un « Conseil national kurde » proche de la direction de la région du Kurdistan irakien, qui fait partie de la « Coalition nationale syrienne de l’opposition. Alors que des personnalités kurdes syriennes ont choisi de former une association indépendante basée en Turquie, et ont finalement rejoint la « Coalition nationale », qui est l’un des organes politiques les plus importants de l’opposition syrienne.
L ‘ « Union démocratique » a monopolisé la décision kurde en Syrie au moyen des « Unités de protection du peuple » et, en conséquence, des « FDS », en resserrant les vis sur les partis qui violent son orientation, ce qui a conduit à une scission dans la rue kurde syrienne, qui espère aujourd’hui que ses politiciens parviendront à un accord, ce qui peut contribuer à former une référence unique pour eux en défendant les droits des Kurdes dans toute future négociation qui déterminera l’avenir du pays après plus de 9 ans de guerre qui ont poussé la Syrie au bord de la fragmentation.

Les Kurdes contrôlent, pratiquement, par les « FDS» la majeure partie de la riche région orientale de l’Euphrate, qui constitue environ un tiers de la superficie de la Syrie, en plus de leur contrôle des zones à l’ouest de l’Euphrate, notamment la ville de Manbij dans la campagne nord-est d’Alep. À la fin de l’année dernière, Abdi, qui est aujourd’hui l’une des personnalités kurdes syriennes les plus en vue, a appelé à un dialogue qui reviendrait à des négociations entre le « Conseil national » et « l’auto-administration », après l’opération militaire turque à l’est de l’Euphrate, dans le but d’aménager la maison kurde afin de faire face aux défis Imposé par ce processus.
Le dialogue kurdo-kurde a commencé en avril dernier avec la poussée de Washington, qui est considéré comme le plus grand partisan des Kurdes syriens en raison de leur implication dans la guerre contre « Daech » depuis 2014, qui s’est terminée début 2019 avec le contrôle de son dernier bastion dans la ville d’Al-Baghouz, à l’extrême est de la Syrie.

L’Accord de Dohuk constitue une plate-forme de dialogue, comme convenu par les deux parties
Le membre de la présidence du Conseil national kurde syrien, coordinateur général du mouvement de réforme kurde, Faisal Youssef, dans une interview accordée à Al-Arabi Al-Jadeed, a indiqué qu’il a été convenu lors du premier cycle de dialogue « d’une vision politique commune avec une dimension nationale syrienne et un engagement dans le processus politique dans le pays, y compris la reconnaissance des droits du peuple kurde en Syrie », indiquant que le conseil « cherche une position unifiée kurde-syrienne qui a un rôle dans le processus politique, y compris l’élaboration d’une constitution moderne qui définit la forme de l’État et son système démocratique ».

Et sur les lignes rouges du Conseil national qui ne sont pas négociables, il a déclaré: « Tout accord ne doit pas affecter notre position au sein de la « Coalition nationale pour les forces révolutionnaires et d’opposition et de l’organe de négociation, et doit préserver notre spécificité kurdo-syrienne dans toutes les conditions de l’accord ». Concernant le rôle de Washington dans les négociations kurdo-kurde, Youssef a expliqué que « le rôle américain cherche à ce jour à résoudre les divergences existantes pour parvenir à une position kurde unifiée dans le cadre de l’unité de l’opposition, du processus politique et du maintien de relations de bon voisinage ». Il a également souligné que « le Conseil national kurde occupe sa position au sein de l’organe de négociation », parlant de chercher à élargir le cercle de la représentation kurde dans le processus politique. Youssef a expliqué que les puissances internationales « soulignent l’importance et la nécessité de résoudre les divergences kurdes et la participation de chacun au processus politique », notant qu ‘ « après l’achèvement de ces divergences, la composante arabe et syriaque-assyrienne seront impliqués dans le processus de dialogue ». Il a souligné que cette question « est l’une des priorités de notre travail dans la prochaine étape, car nous pensons que nous sommes partenaires dans la vie et le destin dans la patrie Syrie ».
Pour sa part, le chercheur et politique kurde-syrien proche de l ‘«auto-administration», Ibrahim Muslim, a déclaré que le « Conseil national kurde » et les partis de « l’auto-administration » ont certainement fait de grands progrès sur la voie du dialogue existant entre eux, exprimant sa conviction que le statu quo dans la zone à l’est de l’Euphrate, en particulier en ce qui concerne la présence de ce qu’il a appelé « l’occupation turque », en plus de l’arrivée des forces du régime dans la région, « les obligent (les Kurdes) à se mettre d’accord ». Il a souligné que l’absence d’accord en retour signifie risquer ce qui a été accompli jusqu’à présent. Il a également constaté que « le manque d’accord entre les interlocuteurs signifie laisser la place aux régimes syrien et turc de saper leurs expériences sous prétexte de ne pas représenter tous les courants kurdes ». Enfin, il a estimé que « malgré la présence de voix dissonantes entre les deux partis kurdes, les circonstances existantes les obligeront à s’entendre ».

 

Syrie: 20 nouvelles personnes contaminées au Coronavirus, 3 guérisons et 3 dèces, en 24 heures… et l’auto-administration ferme tous les postes frontaliers…


 

Coronavirus-Syrie-7
Damas
Le 5/6/2020

Le ministère de la santé syrien, a annoncé que 20 nouvelles personnes infectées par le Coronavirus, trois nouveaux décès et trois guérisons, ont été enregistrés en 24 heures, portant le nombre total d’infections à 358, dont 126 cas de guérison, 13 personnes décédées.

 

L’auto-administration ferme tous les postes frontaliers

5 juillet 2020
JesrPress: Al-Qamishli:

Dimanche, l’auto-administration dans le nord-est de la Syrie a rendu une série de décisions stictes pour empêcher la propagation du Coronavirus.

La première de ces décisions est la fermeture de tous les postes frontaliers, à partir de demain, lundi 6 juillet.

Il a également décidé qu’à compter de la date du 13/07/2020, toute situation humanitaire entrant dans les zones d’autogestion sera mise en quarantaine pendant 14 jours.

Il a également interdit l’enterrements de morts dans les zones de l’auto-administration et a mis l’accent sur la nécessité de préserver les règles sanitaires de séparation sociale, dans les lieux de culte sous les tentes de deuil, les mariages et les grandes réunions,

Les étudiants sont exclus de la décision jusqu’à la fin de la période d’examen, en respectant toutes les précautions médicales et les mesures sanitaires de santé nécessaires.

Cette étape semble être une introduction à la rupture des voies de communication et des relations entre les zones de contrôle du régime et les zones de contrôle des FDS, qui serait sous la pression américaine et à la lumière de l’escalade des différences entre les FDS et le régime syrien.

Des activités militaires américaines et russes à l’est de l’Euphrate… Nouvelles d’un raid “inconnu” contre des milices iraniennes (à BouKamal)


Véhicule américaine au nord de la Syrie 2019

Des activités militaires américaines et russes à l’est de l’Euphrate… Nouvelles d’un raid “inconnu” contre des milices iraniennes (à BouKamal)

Adnan Ahmad- 6 nov 2019

ذكرت شبكات إخبارية محلية أن مواقع لمليشيات إيرانية قرب مدينة البوكمال، شرقي سورية، تعرضت، اليوم الأربعاء، لقصف جوي من قبل طيران مجهول الهوية.

وقالت شبكة “فرات بوست” إن الطيران الحربي استهدف مقرات عسكرية تابعة للحرس الثوري الإيراني و”حزب الله” اللبناني في قرية الحمدان بريف مدينة البوكمال.

ولم تؤكد مصادر “العربي الجديد” في المنطقة الشرقية هذه المعلومات، مشيرة إلى تحليق للطيران الحربي، ظهر اليوم، في المنطقة المذكورة، غربي نهر الفرات، الواقعة تحت سيطرة قوات النظام، لكن ليست هناك معلومات مؤكدة بشأن حدوث عمليات قصف.

إلى ذلك، أنهت القوات الأميركية دورية عسكرية في منطقة مثلث الحدود السورية – العراقية – التركية، فيما وصلت عشرات الشاحنات المحملة بالأسلحة والذخائر الروسية إلى مركز التنسيق والعمليات العسكرية بين القوات الروسية و”قوات سورية الديمقراطية” (قسد) في عين عيسى، شمالي الرقة.

وسيّرت القوات الأميركية، اليوم الأربعاء، دورية عسكرية تجولت في المثلث الحدودي السوري – العراقي – التركي، من قرية جنيدية بريف رميلان، وصولاً لحقلي السويدية وكرزير ومنطقة قره تشوك، في أقصى الشمال الشرقي من الجزيرة السورية، ترافقها سيارة تابعة لـ”قوات سورية الديمقراطية”.

La Russie réussira-t-elle à persuader les Kurdes de céder leurs zones à Assad en échange d’une protection?


S’agit-il de rumeurs ?!!!
Attendre et observer la suite qui le confirmera ou démentira…

 

La Russie réussira-t-elle à persuader les Kurdes de céder leurs zones à Assad en échange d’une protection?

OrientNet – Date de publication: 2019-08-16

Une réunion secrète a eu lieu jeudi à Qamechli entre un proche de la direction du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), entre un responsable du parti (PKK) Sabri Ok, et le vice-ministre de la Défense du régime Assad, sous l’égide russe.

Selon le quotidien pro du régime « Cham Times », la source kurde, qui a refusé de donner son nom, a indiqué que la réunion avait pour objet l’organisation et la préparation de mesures militaires et de sécurité dans les zones contrôlées par la milice SDF dans le nord-est de la Syrie.

Il a souligné que ces mesures résumaient l’acceptation du stationnement de la milice Assad près du village de Naamatli dans la ville de Qamechli et également à proximité de la route internationale, au sud-est de la ville, en échange de la protection des dirigeants de l’organisation (PYD / PKK) recherchés par Ankara, qui a remis la liste de leurs noms à Washington récemment.

En signe de bonne volonté, la source a révélé que tous les blessés des unités de la milice kurde avaient été transportés à Damas, où il y a actuellement 700 blessés dans les hôpitaux de la capitale sous les auspices du régime d’Assad.

Une source kurde syrienne a indiqué que des pourparlers avaient eu lieu il y a deux jours entre la milice d’Assad et une délégation du Conseil démocratique syrien présidée par Ilham Ahmed (le visage politique des unités kurdes et du PYD), sur la base russe de Hmeimim sur la côte syrienne, au cours de laquelle la milice d’Assad a demandé à recevoir la ville de Raqqa et de Tabqa de la milice des unités kurdes et l’entrée de la milice d’Assad à Hassaké et à Qamechli ainsi
Selon la source, les unités de la milice kurde ont accepté les demandes de la milice d’Assad, mais les États-Unis rejettent cette proposition, soulignant la possibilité d’une approbation de Washington si Moscou faisait certaines concessions, sans les préciser.

« L’accord avec le régime est génial »

 

Bien que cette information n’ait pas été confirmée par une source officielle, le commandant de la milice SDF (dont les unités kurdes sont l’épine dorsale), Mazloum Abdi a déclaré lors d’une longue réunion avec l’agence locale ANHA, « Si un accord avec le régime syrien aurait lieu ça sera génial, il serait un motif qui protégerait le territoire syrien « , a-t-il déclaré.

(…)

هل تنجح روسيا في إقناع “الأكراد” بتسليم مناطقهم للأسد مقابل الحماية؟

أورينت نت – متابعات

تاريخ النشر: 2019-08-16 15:21

نقلت وسائل إعلام موالية عن مصدر كردي مقرب من قيادة ميليشيا الوحدات الكردية أن لقاءً سريا جرى أمس الخميس في القامشلي جمع بين القيادي في تنظيم حزب العمال الكردستاني (ب ك ك) صبري أوك ونائب وزير الدفاع في نظام الأسد، برعاية روسية.

وبحسب وكالة أوقات الشام الموالية، فإن المصدر الكردي الذي رفض ذكر اسمه، أشار إلى أن اللقاء تناول الحديث عن الترتيب والتمهيد لإجراءات عسكرية وأمنية في المناطق التي تسيطر عليها ميليشيا قسد شمال شرق سوريا.

ولفت إلى أن تلك الإجراءات تلخصت بالقبول بتمركز ميليشيا أسد قرب قرية نعمتلي في مدينة القامشلي وكذلك في محيط الطريق الدولي، جنوب شرق المدينة، في مقابل تأمين حماية لقيادات في تنظيم ( ب ي د/ ب ك ك) مطلوبة لدى أنقرة، التي سلمت قوائم بأسمائهم لواشنطن مؤخرا.

وكبادرة حسن نية على ما يبدو، كشف المصدر عن نقل جميع جرحى ميليشيا الوحدات الكردية بطائرات كبيرة إلى دمشق، حيث يوجد حاليا 700 جريح منهم في مشافي العاصمة تحت رعاية نظام الأسد.

وبيّن مصدر كردي سوري أن مباحثات سابقة جرت قبل يومين، بين ميليشيا أسد ووفد من مجلس سوريا الديمقراطي برئاسة إلهام أحمد (الوجه السياسي للوحدات الكردية وتنظيم ب ي د)، في قاعدة حميميم الروسية على الساحل السوري، وطلبت خلالها ميليشيا أسد باستلام الرقة والطبقة من ميليشيا الوحدات الكردية، ودخول ميليشيا أسد إلى الحسكة والقامشلي أيضا.

وبحسب المصدر، فإن ميليشيا الوحدات الكردية أبدت موافقتها على مطالب ميليشيا أسد، غير أن الولايات المتحدة هي من ترفض ذلك، مشيرا إلى إمكانية موافقة واشنطن في حال قدمت موسكو بعض التنازلات، دون أي يحددها.

“الاتفاق مع النظام أمر عظيم”
ورغم عدم تأكيد هذه المعلومات من مصدر رسمي، غير أن القائد العام لميلشيا قسد (تشكل الوحدات الكردية عمودها الفقري) مظلوم عبدي قال في لقاء مطول أمس مع وكالة ANHA  المحلية، “إن حدث اتفاق مع النظام السوري فسيكون أمرا عظيما وسيكون سببا في حماية جزء من الأراضي السورية”، على حد تعبيره.

وفي الوقت نفسه ذكر عبدي أنه ستكون  هناك لقاءات غير مباشرة بينهم وبين تركيا في الأيام المقبلة، موضحا أنه لايمكن معرفة النتائج التي ستؤول إليها تلك اللقاءات، فربما تسفر عن اتفاق شامل أو تصل إلى طريق مسدود على حد قوله.

وما يعزز حدوث تفاهمات واتفاقات بين نظام أسد والوحدات الكردية مؤخرا، هو التحذير الروسي ومعارضتها لإنشاء منطقة آمنة شمالي سوريا بدعوى الحفاظ على السيادة السورية، حيث قالت المتحدثة باسم الخارجية الروسية، ماريا زاخاروفا، خلال مؤتمر صحفي، في وقت متأخر الخميس “من دواعي القلق استمرار محاولات لما يبدو أنه فصل شمال شرق سورية”.

وتابعت” لا نزال نقف مع تحقيق الاستقرار والأمن طويلي الأمد في شمال شرق سورية عبر تأكيد سيادة سورية وإجراء حوار مثمر بين دمشق والأكراد، باعتبارهم جزءا من الشعب السوري”.

وشددت على أن الشرعية الدولية تتطلب موافقة نظام الأسد على أي عمليات تجري على أراضيها، وذلك على خلفية المساعي التركية الأمريكية لإقامة “منطقة آمنة” شرقي الفرات، واستمرار الجهود الأمريكية لدعم القوات الكردية في شمال شرق سوريا ومنع بسط ما أسمته الحكومة السورية سيطرتها على تلك المنطقة.

“ممر سلام”
يشار إلى أن أنقرة والولايات المتحدة توصلتا الأربعاء الماضي لاتفاق يقضي بإنشاء “مركز عمليات مشتركة” في تركيا خلال أقرب وقت، لتنسيق وإدارة إنشاء منطقة ممر السلام.

واتفق الجانبان على 3 نقاط بهذا الشأن؛ الأولى تحويل اسم المنطقة إلى ممر سلام بدلا من المنطقة الآمنة، والثانية إنشاء مركز عمليات مشتركة في تركيا، والثالثة أن تكون تحت إدارة مشتركة أمريكية تركية، في حين لايزال هناك خلاف على عمق المنطقة وآلية التعامل مع تنظيم (ب ي د) الذي يسعى جاهدا لمنع إنشاء “ممر السلام” أو أن يكون له دور في إدارته على أقل تقدير.

Ankara et Washington font un pas vers une “zone de sécurité”


Syrie : Ankara et Washington font un pas vers une “zone de sécurité”

AFP/Archives / DELIL SOULEIMAN Des drapeaux turc (G) et américain (D) flottent le 17 septembre 2016 au-dessus du village syrien de Tal Abyad, à l’extrême nord du pays près de la frontière turque

La Turquie et les Etats-Unis ont décidé mercredi d’établir un “centre d’opérations conjointes” pour coordonner la création d’une “zone de sécurité” dans le nord de la Syrie, une mesure visant à prévenir un affrontement entre forces turques et kurdes.

Cette annonce, chiche en détails, intervient après trois jours d’intenses négociations avec les Etats-Unis, qui cherchent à éviter une nouvelle opération militaire turque contre les Unités de protection du peuple (YPG), une milice kurde qui contrôle des zones du nord de la Syrie.

Soutenues et armées par les Etats-Unis contre le groupe Etat islamique (EI), les YPG sont toutefois considérées par la Turquie comme une “organisation terroriste” menaçant sa sécurité.

Selon deux communiqués publiés séparément par le ministère turc de la Défense et l’ambassade américaine à Ankara, les deux pays se sont entendus pour mettre “rapidement” en place “un centre d’opérations conjointes en Turquie pour coordonner et gérer la mise en place de la zone de sécurité”.

Aucun détail n’a cependant été dévoilé sur ce projet de “zone de sécurité”, ni sur sa profondeur, ni sur les forces qui en auraient le contrôle, deux points où les divergences entre les deux parties étaient particulièrement fortes.

D’après la presse turque, Ankara réclamait une bande de 30 km de profondeur d’où les YPG devraient se retirer, bien plus que la formule proposée par Washington. En outre, la Turquie demandait à avoir le contrôle exclusif de cette zone.

La Turquie conçoit cette “zone de sécurité” comme un tampon entre sa frontière et les positions des YPG situées à l’est de l’Euphrate en Syrie, jusqu’à la frontière irakienne.

Interrogé lors d’une conférence de presse au sujet de l’annonce mercredi, le président Recep Tayyip Erdogan a indiqué que l’ouverture du centre d’opérations marquerait “le début du processus” visant à créer une “zone de sécurité”.

“Ce qui est important, c’est que nous prenions des mesures pour l’est de l’Euphrate. Et c’est ce qui est en train d’être fait avec les Américains”, a-t-il ajouté, se refusant toutefois à avancer un calendrier.

– Menaces d’intervention –

La Turquie avait multiplié ces derniers jours les menaces d’intervention contre les positions kurdes situées à l’est de l’Euphrate en Syrie, après des mois de négociations infructueuses avec les Etats-Unis.

Mardi encore, M. Erdogan affirmait qu’il lancerait “très bientôt” une opération si les discussions n’aboutissaient pas.

La situation semble s’être brusquement débloquée mardi. M. Erdogan a dit mercredi que les discussions avaient suivi une progression “vraiment positive”.

Le ministère turc de la Défense a indiqué mercredi que la “zone de sécurité” devait à terme devenir un “couloir de paix” où pourraient s’installer les réfugiés syriens, qui sont plus de 3,6 millions à avoir rejoint le Turquie.

Le soutien de Washington aux YPG empoisonne depuis plus de trois ans les relations entre la Turquie et les Etats-Unis, alliés au sein de l’Otan.

Les YPG sont l’épine dorsale des Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition kurdo-arabe que les Etats-Unis et d’autres pays occidentaux, comme la France, ont appuyée et armée contre les jihadistes de l’EI.

Mais Ankara considère les YPG comme une “organisation terroriste” en raison de ses liens étroits avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un groupe qui livre une sanglante guérilla sur le sol turc depuis 1984.

La Turquie redoute que l’implantation d’une zone autonome kurde à sa frontière ne galvanise les velléités séparatistes sur son sol.

En 2016, l’armée turque a lancé une offensive terrestre dans le nord-ouest de la Syrie contre l’EI et les YPG. L’an dernier, elle a mené une deuxième offensive contre les combattants kurdes, s’emparant de l’enclave d’Afrine.

Cette fois, ce sont les territoires contrôlés par les YPG à l’est de l’Euphrate qui sont dans le collimateur d’Ankara.

Ces dernières semaines, les médias turcs ont fait état de l’envoi de véhicules militaires et d’unités de commandos vers des localités turques à proximité de la frontière syrienne.

Carte SyrieCommunautes

Le ministre des Affaires étrangères des Emirats Arabes Unis rencontre des représentants des « unités kurdes »


FDS Syrie 2019

Le ministre des Affaires étrangères des Emirats Arabes Unis rencontre des représentants des « unités kurdes » syriennes en Norvège

Heba Mohammed – 21 juin 2019

DAMAS – Le ministre d’état des Affaires étrangères, Anwar Gargash, a rencontré des représentants des forces kurdes syriennes de protection du peuple dans la capitale norvégienne, Oslo, ainsi qu’un certain nombre de responsables internationaux dans le cadre du soutien apporté par les pays étrangers et arabes aux milices séparatistes en Syrie.

    Après la tournée du ministre saoudien al-Sabhan dans l’est du pays et sa rencontre avec les kureds…

Selon « Hawar » l’agence de presse de l’autogestion, une de leur délégation a rencontré l’envoyé des Nations Unies pour la Syrie Geir Pedersen à Oslo, en présence de personnalités telles que le ministre des Emirats Arabes Unis, Anwar Gargash, la ministre norvégienne des Affaires étrangères, En Eriksen Soreid et l’envoyé spécial américain auprès de l’Alliance internationale Brett McGurk.
Selon l’agence, la réunion s’est tenue les 18 et 19 juin, dont les discussions ont porté sur la solution politique en Syrie et des efforts pour impliquer les milices de protection kurdes dans le processus politique avec le soutien des pays arabes et étrangers.

Les zones de « l’autogestion » kurdes a accueilli il y a quelques jours plusieurs visiteurs, dont le plus important d’entre eux était le ministre saoudien Thamer al-Sabhan, qui avait rencontré les chefs kurdes et tribaux de l’est de la Syrie, dans le cadre de plans saoudiens, qui visent à ennuyer la Turquie et ses alliés dans la région.

 

وزير الخارجية الإماراتي يلتقي في النرويج ممثلين عن «الوحدات الكردية» السورية

21 – يونيو – 2019 هبة محمد

دمشق – «القدس العربي»: التقى وزير الدولة للشؤون الخارجية الإماراتي، أنور قرقاش، ممثلين عن ميليشيات وحدات حماية الشعب الكردية السورية، وذلك في العاصمة النرويجية أوسلو إلى جانب عدد من المسؤولين الدوليين، ضمن إطار الدعم الذي تقدمه دول أجنبية وعربية للميليشيات الانفصالية في سوريا.

بعد جولة السبهان (السعودي) في شرق البلاد واجتماعه بهم

وذكرت وكالة «هاوار» التابعة للإدارة الذاتية: إن وفداً تابعاً لها التقى مع المبعوث الأممي إلى سوريا غير بيدرسون في أوسلو، بحضور شخصيات بارزة منها الوزير الإماراتي أنور قرقاش، ووزيرة الخارجية النرويجية، إين إريكسن سوريد، والمبعوث الرئاسي الأمريكي الخاص للتحالف الدولي بريت ماكغورك.
وحسب الوكالة فإن اللقاء جرى يومي 18 و19 من يونيو/ حزيران الحالي ودارت المناقشات حول الحل السياسي في سوريا والمساعي لإقحام ميليشيات الحماية الكردية في العملية السياسية بدعم من دول عربية وأجنبية.
وتشهد مناطق «الإدارة الذاتية» شرق الفرات، زيارات متكررة لوفود عربية وأجنبية وعلى مستويات عالية خلال الأسابيع الماضية، كانت وفود أمريكية وفرنسية وسويدية وأخرى خليجية أبرزها، وآخرها الوزير السعودي ثامر السبهان الذي اجتمع مع قيادات كردية وأخرى عشائرية في شرق سوريا منذ أيام ضمن خطط سعودية تهدف لإزعاج تركيا وحلفائها في المنطقة.

 

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Syrie: les Kurdes appellent au déploiement d’une force internationale – خيارات صعبة لـ”قسد”: استنجاد بفرنسا بعد الفيتو الأميركي


Syrie: les Kurdes appellent au déploiement d’une force internationale

RFI –

Pour mémoire:

L’opposition syrienne veut une réunion d’urgence du Conseil de sécurité

La répression s’est encore très largement durcie ces derniers jours en Syrie.

Source AFP– 21_12_2011

خيارات صعبة لـ”قسد”: استنجاد بفرنسا بعد الفيتو الأميركي

أمين العاصي- 19 فبراير 2019

تقف “قوات سورية الديمقراطية” (قسد)، على مفترق طرق سياسي، مع اقتراب انتهاء مهمتها الرئيسية، وهي القضاء على تنظيم “داعش” في منطقة شرقي نهر الفرات، وفي ظل تحذيرات أميركية لها من محاولات التقارب مع النظام السوري، الذي وجه تحذيرات متتالية لهذه القوات في محاولة للضغط عليها للرضوخ لشروطه في تسليم “سورية المفيدة” له.

ومن الواضح أن “قوات سورية الديمقراطية”، التي تشكل “وحدات حماية الشعب” الكردية عمودها الفقري وتتولى مهمة التوجيه فيها، بدأت تستعد للمرحلة المقبلة، آخذة بالاعتبار جملة من المعطيات السياسية في مشهد سوري شديد التعقيد يتجه إلى مزيد من التأزيم، ما يضعها أمام خيارات صعبة، بينها الموافقة على نشر قوات دولية في مناطقها لحمايتها من أي عملية عسكرية تركية. وتحاول هذه القوات إطالة عمر مهمتها، من خلال التذكير بالخطر الدائم لتنظيم “داعش” والتحذير من محاولات تجميع صفوفه مرة أخرى. وفي هذا الصدد، أعلن “المجلس العسكري لقوات سورية الديمقراطية”، أول من أمس، أنه ناقش خلال اجتماع مجموعة من القضايا، بينها “مرحلة ما بعد انسحاب قوات الولايات المتحدة الأميركية وأيضاً ادعاءات الدولة التركية والمنطقة الآمنة ومستقبل العلاقات مع الحكومة السورية، ومواضيع أخرى ذات أهمية عسكرية وأمنية حالياً ومستقبلاً”. وأوضح المجلس، في بيان، أن المعركة مع “داعش” ستنتهي “بشكل نهائي بعد تحرير الأسرى والمدنيين المحتجزين لدى التنظيم”، لافتاً إلى أنه “حدد خلال الاجتماع الاستراتيجية العسكرية الجديدة لقوات سورية الديمقراطية للمرحلة المقبلة، على صعيدي القضاء على التنظيم العسكري السري المتمثل في الخلايا النائمة عبر حملات عسكرية وأمنية دقيقة، بمساندة قوات التحالف الدولي، وتجفيف الأرضية الاجتماعية والفكرية والاقتصادية التي يعتمد عليها داعش من أجل استمرارية وجوده”. وذكر “المجلس العسكري”، في بيانه، أنه “ناقش مستقبل العلاقات مع الحكومة السورية، وأكد على محاولة إيجاد حل عن طريق الحوار ضمن إطار سورية موحدة، مع الأخذ بالاعتبار خصوصية قوات سورية الديمقراطية والاعتراف الدستوري بالإدارة الذاتية المعلنة والفعلية في شمال شرق البلاد”.


يطلب عناصر داعش المحاصرون فتح ممر لهم إلى إدلب على أن يأخذوا المدنيين المتبقين معهم كدروع بشرية

وتخوض هذه القوات معركة أخيرة مع تنظيم “داعش” في منطقة شرقي الفرات، وهي باتت قاب قوسين أو أدنى من إنهائها، مع محاصرة فلول التنظيم في بقعة جغرافية ضيقة في ريف دير الزور الشرقي. ويرفض أكثر من 300 من مسلحي تنظيم “داعش” يتحصنون في منطقة صغيرة في بلدة الباغوز الاستسلام، ويحاولون التفاوض للخروج إلى إدلب. وقال مصدر على صلة بالمفاوضات: “يطلب عناصر داعش المحاصرون فتح ممر لهم إلى إدلب، على أن يأخذوا المدنيين المتبقين معهم كدروع بشرية، لكن الأمر غير قابل للنقاش بالنسبة إلى قوات سورية الديمقراطية”. وأكد مصدر قيادي في “قسد” عدم وجود أي مفاوضات مباشرة مع التنظيم، وقال لوكالة “فرانس برس”: “لا يمتلك داعش خيارات ليتفاوض عليها، لأنه محاصر في منطقة جغرافية ضيقة جداً وليس أمامه سوى الاستسلام“، لافتاً إلى “محاولات” لإنقاذ المدنيين وعدد من المقاتلين التابعين لقواته “الرهائن” لدى التنظيم.

وحاولت “قسد” أخيراً فتح باب حوار وتفاوض مع النظام السوري لحسم مصير المنطقة التي تسيطر عليها، والتي تمثل نحو ثلث مساحة البلاد، وتعد “سورية المفيدة” بنظر كثيرين، كونها تضم أهم ثروات البلاد الاقتصادية. لكن النظام أغلق أي باب حوار يمكن أن يفضي إلى حل، إذ يصر على تسلّم المنطقة من هذه القوات من دون شروط، ما خلا “حقوقاً ثقافية” للأكراد في مناطقهم، وهو ما وقف حجر عثرة أمام استمرار الحوار تحت إشراف روسي. وفي أحدث تحذير من النظام إلى “قسد”، فقد زعم رئيسه، بشار الأسد، الأحد الماضي، أن الجانب الأميركي لن يحمي ما سمّاها “المجموعات التي تراهن على واشنطن”، مضيفاً “لن يضعكم لا في قلبه ولا في حضنه، بل سيضعكم في جيبه لكي تكونوا أداة للمقايضة مع الدولارات التي يحملها، وهو بدأ بالمقايضة”. وحمل كلام الأسد تهديداً للمقاتلين الأكراد لدفعهم إلى حضن النظام السوري وفق شروطه.وطالبت “الإدارة الذاتية الكردية”، أمس الإثنين، الدول الأوروبية بعدم التخلي عنها. وقال القيادي في “الإدارة الذاتية” ألدار خليل، في مقابلة مع “فرانس برس” في باريس: “تلك الدول لديها التزامات سياسية وأخلاقية، وإذا لم يفوا بها فهم يتخلون عنا”. ورأى أنه يمكن لفرنسا أن تقترح على مجلس الأمن “نشر قوة دولية بيننا وبين الأتراك تكون جزءاً منها، أو يمكنها حماية أجوائنا”. وأشار إلى أن هذه القوة الدولية يمكن أن تكون أشبه بقوات “اليونيفيل” التابعة للأمم المتحدة المنتشرة في جنوب لبنان. لكن الأوروبيين تغاضوا بالفعل عن الاقتراح الأميركي بإنشاء “قوة مراقبين” بدل الأميركيين في سورية. وقال مصدر حكومي فرنسي: “واشنطن تحاول العثور على حلول للخروج، ليست في الواقع حلولاً”، مشيراً إلى أنها تقول “نحن راحلون وأنتم باقون”. وحذر خليل من أنه إذا لم يساعد الغرب الأكراد، فإن “وحدات حماية الشعب” الكردية ستتجه إلى النظام السوري. وقال “إذا لم تفعل الدول الأوروبية والولايات المتحدة شيئاً، سنكون مجبرين على التفاهم مع النظام (السوري) ليرسل قوات عسكرية إلى الحدود لحمايتها”.


يصر النظام على تسلّم المنطقة من قوات سورية الديمقراطية من دون شروط ما خلا حقوقاً ثقافية للأكراد في مناطقهم

كما وجدت “قوات سورية الديمقراطية” نفسها عند مفترق طرق سياسي مع ارتفاع نبرة التهديد الأميركي لها جراء التقارب مع النظام السوري وروسيا، والذي تجلى في عدة جولات تفاوض في دمشق وفي قاعدة حميميم الروسية. وتعد واشنطن أكبر داعمي هذه القوات التي تحولت إلى قوة برية للتحالف الدولي ضد الإرهاب في سورية حارب به تنظيم “داعش” منذ أواخر العام 2015. وهدد قائد قوات التحالف ضد “داعش”، بقيادة أميركا، بول لاكاميرا، بأن الولايات المتحدة ستضطر لوقف مساعداتها العسكرية إلى “قوات سورية الديمقراطية” في حال تحالف مقاتليها مع الأسد أو روسيا. وقال “سنستمر في تدريبهم وتسليحهم إذا بقوا شركاء لنا”، مشيداً بانتصاراتهم الصعبة ضد التنظيم. لكن عندما سئل عما إذا كان الدعم سيستمر إذا تحالفوا مع الأسد، قال لاكاميرا: “لا”، مضيفاً “حينها ستنقطع هذه العلاقة، لأنهم سيعودون إلى النظام الذي لا نرتبط معه بعلاقة (أو) الروس. إذا حدث ذلك، فلن نبقى شركاء معهم بعدها”.

وكان المبعوث الأميركي الخاص إلى سورية جيمس جيفري قد أكد، الأحد الماضي، أن بلاده “لن تسمح بعودة قوات الأسد إلى الأماكن التي سننسحب منها”، في إشارة واضحة إلى نيّة واشنطن دعم توجه “قوات سورية الديمقراطية” في ترسيخ معالم كيان جديد في منطقة شرقي نهر الفرات تأمل أن يكون شبيهاً بإقليم كردستان العراق، وهو ما ترفضه أنقرة بالمطلق. وتعول “قسد” على استمرار الدعم الغربي لها حتى التوصل إلى حل سياسي شامل للقضية السورية يرضي جميع الأطراف. وأكدت مصادر محلية في محافظة الرقة السورية، لـ”العربي الجديد”، أن “قوات سورية الديمقراطية” تعمل على وجود طويل الأمد من خلال إجراءات عسكرية وثقافية واقتصادية على الأرض. من جانبه، قال عضو المكتب السياسي في “مجلس سورية الديمقراطية”، الذي يعد الذراع السياسية لـ”قسد”، بسام إسحق، لـ”العربي الجديد”: “نحن قدمنا للنظام، عبر الوسيط الروسي، قائمة مطالب، والجانب الأميركي مطلع عليها، لكن النظام لم يرد على مطالب سورية الديمقراطية”. وأشار إلى أن “الأميركيين ما زالوا ملتزمين بدعم قوات سورية الديمقراطية وبالوصول إلى حل سياسي شامل للقضية السورية”، مضيفاً “تصريح جيفري يؤكد أن واشنطن ملتزمة بحماية حلفائها الذين حرروا أرضهم من الإرهاب الذي كان قد احتل مساحات شاسعة من سورية”.

Washington se déplace à l’est de la Syrie: aucun retour proche au régime dans la région


Photo Ocalan et Assad 2018

Washington bouge à l’est de la Syrie: aucun retour proche  au régime dans la région

Amin Al-Assi
6 août 2018

A peine la région de l’Euphrate orientale en Syrie s’éclipse de la scène syrienne, pour réapparaitre en état plus dynamique, avec des développements politiques et militaires confirmant le rôle central de cette région économique et stratégique la plus importante dans le contexte du conflit régional et international complexe sur la Syrie. Dans ce contexte, les États-Unis ont dernièrement commencé un mouvement politique dans la campagne de Raqqa, quelques jours après une première série de négociations entre les « forces démocratiques de la Syrie /FDS » soutenu par Washington, avec le régime, afin de déterminer le sort de la région. Des responsables de l’aile politique des FDS ont confirmé que « les négociations avec le régime ne signifie pas du tout le retour de ses troupes et de ses forces de sécurité dans les zones sous contrôle des FDS », notant en même temps que les « FDS » possèdent des cartes de négociation « forte » et qu’elles sont à la recherche de « l’autonomie » dans les régions kurdes, ce qui signifie l’abandon définitif de l’idée d’une Syrie fédérale, qui a été revendiqué par les partis kurdes syriens.

L’ancien ambassadeur des États-Unis à Bahreïn, William Rubak, a visité jeudi dernier, la ville de Tabqa dans la campagne de Raqqa ouest, et a rencontré, selon des sources kurdes de Syrie, un certain nombre de dirigeants de « FDS », y compris les coprésidents de la soi-disant « Conseil législatif » dans la ville, et les co-présidents du Conseil d’administration et des Membres de l’administration civile à Tabqa. Les sources ont indiqué que Rubak a donné une explication sur la directives du président américain, Donald Trump, de garder les forces américaines, avec les forces de la « coalition internationale » dans diverses régions du nord de la Syrie, y compris le sud de la région de l’Euphrate, afin d’éviter le vide militaire dans la région et pour empêcher le retour de l’organisation « Daech », en soutien à la sécurité et la stabilité dans la zone.

L’ambassadeur des États-Unis et sa délégation ont visité après la réunion, l’hôpital national de la ville al-Tabqa, puis ils ont quitté la ville vers la base de « Khrab el-‹Ichq » » située dans la campagne nord de Raqqa, considéré comme la première visite de sa genre pour un ambassadeur américain. La visite de Rubak parvient quelques jours seulement après le début des négociations entre le « Conseil de la Syrie démocratique » et le régime syrien, dans le cadre du retour de ce dernier dans la zone contrôlée par les FDS, ce qui a été considéré par le régime comme une restauration d’un « dépôt » donné auparavant à ces forces, que les unités kurdes forment le poids principal, dans le cadre de sa stratégie visant à embêter la Turquie et empêcher les factions de la révolution d’aller de l’avant pour conquérir davantage de régions.

Il est clair que la visite du responsable américain porte de nombreux messages politiques aux parties du conflit en Syrie, notamment que la présence américaine à l’Est  a une importance économique, que Washington ne compte pas abandonner les kurdes syriens actuellement. Depuis 2014, les États-Unis ont soutenu les unités kurdes, la branche militaire du Parti de l’Union démocratique, pour contrôler environ un quart de la Syrie. Ces forces contrôlent aujourd’hui la majeure partie de l’est de la région de l’Euphrate, qui est considérée « la Syrie utile » avec sa richesse en eaux, en agriculture et en pétrole, et ont pris le contrôle des zones qui étaient dominées par l’organisation « Daech » sur la majeure partie de la province de Raqqa et toute la campagne de Deir az-Zor au nord de l’Euphrate, ainsi que son contrôle sur la majeure partie de la province de Hassaka à l’extrême nord-est de la Syrie, à l’exception de deux carrées de sécurité du régime dans les villes de Qamichli et Hassaka, et dans certaines parties de la campagne de sa province. En outre, elles contrôlent une grande partie de la campagne d’Alep au nord-est, à l’est de l’Euphrate et une série de villages situés au sud de l’Euphrate, allant de la ville de Tabqa à l’ouest jusqu’à la ville de Raqqa à l’est, sur une distance de plus de 60 kilomètres.

(…)

Les Kurdes syriens ne cachent pas leurs craintes que leur alliance avec Washington se brise un jour, ce qui signifie les laisser seuls face à l’armée turque très motivée pour attaquer la zone orientale de l’Euphrate pour enterrer toute tentative d’imposer une région à caractère kurde dans le nord de la Syrie, considéré par Ankara comme une violation directe de sa sécurité nationale. Par conséquent, les Kurdes se sont rués pour tisser la toile d’un accord avec le régime, qui pourrait les aider à éviter une intervention militaire Turque semblable à celle parvenue dans le canton d’Afrin à majorité kurde au nord-ouest d’Alep, qui a fini par écraser les unités kurdes, et a ouvert la voie à une compréhension turco-américaine sur la ville de Manbej à l’ouest de l’Euphrate et devrait mettre fin à toute présence kurde militairement efficace à l’ouest de l’Euphrate, ce qui signifie la disparition de tout rêve kurde dans la formation d’une région kurde en Syrie, similaire à la région du Kurdistan d’Irak

واشنطن تتحرك شرقي سورية: لا عودة للنظام قريباً

أمين العاصي
6 أغسطس 2018

لا تكاد تتوارى منطقة شرقي الفرات في سورية عن واجهة المشهد السوري، حتى تعود بزخم أكبر، وبتطورات سياسية وعسكرية تؤكّد مركزية هذه المنطقة الأهم اقتصادياً واستراتيجياً في إطار الصراع المعقد إقليمياً ودولياً على سورية. وفي هذا الإطار، بدأت الولايات المتحدة أخيراً تحركاً سياسياً لافتاً في ريف الرقة، بعد أيام قليلة من جولة تفاوض أولية بين “قوات سورية الديمقراطية” (قسد) المدعومة من واشنطن، والنظام، لتحديد مصير المنطقة. ويؤكّد مسؤولون في الجناح السياسي لهذه القوات أنّ “المفاوضات مع النظام لا تعني على الإطلاق عودة قواته وأجهزته الأمنية إلى أماكن سيطرة هذه القوات”، مشيرين في الوقت ذاته إلى أنّ “قسد” تملك أوراق تفاوض “قوية”، وإلى أنّها تبحث عن “حكم ذاتي” في المناطق الكردية، ما يعني التخلّي نهائياً عن فكرة سورية الفيدرالية التي كانت تطالب بها أحزاب كردية سورية.

وزار السفير الأميركي السابق في البحرين، وليام روباك، الخميس الماضي، مدينة الطبقة بريف الرقة الغربي، والتقى، وفق مصادر سورية كردية، بعدد من قيادات “قسد”، بينهم الرئيسان المشتركان لما يسمى بـ”المجلس التشريعي” في المدينة، والرئيسان المشتركان للمجلس التنفيذي، وأعضاء الإدارة المدنية في الطبقة. وأشارت المصادر إلى أنّ روباك قدّم شرحاً حول توجيهات الرئيس الأميركي، دونالد ترامب، بإبقاء القوات الأميركية إلى جانب قوات “التحالف الدولي” في مختلف مناطق شمال سورية، بما فيها منطقة جنوب الفرات، وذلك منعاً لحصول أي فراغ عسكري في المنطقة، ولضمان عدم عودة تنظيم “داعش” إليها، ولدعم الأمن والاستقرار فيها.

وتوجه السفير الأميركي والوفد المرافق له عقب انتهاء الاجتماع إلى مشفى مدينة الطبقة الوطني، ومن ثمّ غادر المدينة نحو قاعدة “خراب العشق” بريف الرقة الشمالي، في زيارة هي الأولى من نوعها لسفير أميركي إلى مدينة الطبقة بريف الرقة. وتأتي زيارة روباك بعد أيام فقط من بدء مفاوضات بين “مجلس سورية الديمقراطية” والنظام السوري، لعودة الأخير إلى المنطقة التي تسيطر عليها هذه القوات، وهو ما اعتبر بمثابة استعادة النظام “وديعة” سبق له أن أعطاها لهذه القوات التي تشكّل الوحدات الكردية ثقلها الرئيسي، وذلك في إطار استراتيجيته لمناكفة تركيا ولمنع تقدّم فصائل الثورة نحو المزيد من المناطق.

ومن الواضح أنّ زيارة المسؤول الأميركي تحمل العديد من الرسائل السياسية لأطراف الصراع في سورية، لعلّ أبرزها أنّ الوجود الأميركي في الشرق ذي الأهمية الاقتصادية، ليس طارئاً، وأنّ واشنطن ليست في وارد التخلي النهائي عن الكرد السوريين في الوقت الراهن. ودعمت الولايات المتحدة منذ عام 2014 الوحدات الكردية، وهي الذراع العسكرية لحزب “الاتحاد الديمقراطي”، حتى باتت تسيطر على نحو ربع مساحة سورية. وتسيطر هذه القوات اليوم على أغلب منطقة شرق الفرات التي تعدّ “سورية المفيدة” بثرواتها المائية والزراعية والنفطية، كما انتزعت السيطرة من تنظيم “داعش” على أغلب محافظة الرقة، وكامل ريف دير الزور شمال نهر الفرات، إلى جانب سيطرتها على أغلب محافظة الحسكة، أقصى شمال شرقي سورية، باستثناء مربعين أمنيين للنظام في مدينتي القامشلي والحسكة، وأجزاء من ريف المحافظة. كذلك تسيطر على أجزاء واسعة من ريف حلب الشمالي الشرقي، شرق نهر الفرات، وسلسلة قرى جنوب نهر الفرات تمتد من مدينة الطبقة غرباً وحتى مدينة الرقة شرقاً، على مسافة أكثر من 60 كيلومتراً.

وكانت روّجت وسائل إعلام تابعة للنظام أنّ الوحدات الكردية سلّمت مشفى الطبقة وسدّ الفرات في المدينة لقوات النظام، ولكن مصادر محلية مطلعة أكدت في اتصال مع “العربي الجديد” أنّ هذا الكلام “عار من الصحة”، مشيرةً إلى أنّ الحوار في بدايته، ولن يتم تسليم النظام المنطقة في المدى المنظور. وكان عُقد في العاصمة السورية أخيراً لقاء بين وفد من “مجلس سورية الديمقراطية” (مسد)، ومسؤولين في النظام. وقالت الرئيسة التنفيذية لـ”مسد”، إلهام أحمد، في حديث تلفزيوني يوم الجمعة عن هذا الموضوع، إن هذا اللقاء يأتي “في إطار معرفة جهوزية دمشق للبدء بمرحلة التفاوض والحوار لحلّ الأزمة في سورية بالكامل”، مشيرةً إلى أنّه “تمّ الاتفاق مع دمشق على تشكيل لجان مشتركة من الطرفين مهمتها بالأساس بحث مسائل تتعلّق بنظام الحكم والإدارة في مناطق سورية المختلفة وخصوصاً في مناطقنا، إذ لم نلحظ أي اعتراض من جانب الحكومة في اتجاه الإبقاء على إدارة الحكم الذاتي في المناطق الكردية في البلاد”، وفق تعبيرها.

وشددت أحمد على أنّ “الملف الأمني لم يكن مطروحاً على طاولة المفاوضات مع وفد النظام”، لافتةً إلى أنّ غالبية الأحزاب الكردية المنضوية تحت “الإدارة الذاتية” ستكون ممثلة في الحوار مع دمشق. وأكدت أنّ “مسألة تسليم مناطق لدمشق غير واردة حالياً في المفاوضات”، وأن “معظم المسائل التي طرحت في اللقاء الأول مع وفد الحكومة السورية سيتم مناقشتها في مراحل مقبلة”، موضحةً أنّ “غالبيتها تتعلّق بالحكم في مناطق الحكم الذاتي وحقوق القوميات في سورية، وخصوصاً حقوق الشعب الكردي، وكذلك مسائل المكونات والقوميات الأخرى”، وفق أحمد التي رأست وفد “سورية الديمقراطية”.

وحول الموضوع ذاته، أكّد بسام اسحق، عضو “مجلس سورية الديمقراطية”، في حديث مع “العربي الجديد”، أنه “جرت جولة مفاوضات واحدة بطلب من النظام”، موضحاً أنها “تناولت المواضيع الخدمية كخطوة أولى، وتمّ الاتفاق على متابعة التفاوض، وتناول الملفات السياسية”. ونفى اسحق أن تكون نتيجة المفاوضات عودة قوات النظام إلى المناطق التي تسيطر عليها “قوات سورية الديمقراطية”، قائلاً “لو كان الأمر سيصل إلى تسليم شرقي الفرات للنظام، لما جرت مفاوضات ولا احتاج الأمر للتفاوض”.

وأضاف أنّ مفاوضات “مجلس سورية الديمقراطي” مع النظام “لا تجري حسب مفاوضات أستانة وسوتشي التي انتهت بتسليم مناطق للنظام. وتابع أن هذا المجلس ذو الغالبية الكردية “يملك أوراقاً قوية في التفاوض، فهو يسيطر على مساحة واسعة شرقي الفرات اكتسبها ليس بمحاربة النظام، بل بمحاربة تنظيم إرهابي مارق (داعش)، وبمساندة تحالف دولي. مسد يريد سورية جديدة، أي دستور جديد، ونظام سياسي جديد يعبّر عن تطلعاته لسورية تعددية تشاركية لا مركزية”، بحسب اسحق وهو رئيس المجلس السرياني الوطني السوري المنضوي سابقاً في المجلس الوطني قبل أن ينخرط في صفوف “قسد”.

وحول مخاوف المدنيين في محافظة الرقة من عودة قوات النظام وأجهزته الأمنية للمنطقة نتيجة المفاوضات، شدّد اسحق على أنّ مجلس سورية الديمقراطية “لن يقبل بدخول النظام إلى الرقة أو أي منطقة شرق الفرات ويكون له يد مطلقة كما حصل في المناطق الأخرى”، وفق قوله.

ولا يخفي الأكراد السوريون مخاوفهم من انفراط عقد تحالفهم مع واشنطن، ما يعني تركهم وحيدين في مواجهة الجيش التركي المتحفّز للانقضاض على منطقة شرقي الفرات لوأد أي مسعى لفرض إقليم ذي صبغة كردية في شمال سورية تعتبره أنقرة مساساً مباشراً بأمنها القومي. ومن هنا جاءت اندفاعة الأكراد لنسج خيوط تفاهم مع النظام ربما يجنّبهم تدخلاً عسكرياً تركياً شبيهاً بالتدخل في منطقة عفرين ذات الغالبية الكردية شمال غربي حلب، والذي انتهى بسحق الوحدات الكردية، ومهّد الطريق أمام تفاهم تركي أميركي حول مدينة منبج غربي الفرات ومن المتوقّع أن ينهي أي وجود عسكري فعّال للأكراد غربي نهر الفرات، وهو ما يعني تلاشي أي حلم كردي في تشكيل إقليم في سورية شبيه بإقليم كردستان العراق

معارك البادية… سباق السيطرة على الحدود السورية الأردنية العراقية


ريان محمد
19 مايو 2017

دخلت معركة الحدود العراقية ــ السورية ــ الأردنية المشتركة، فعلياً، مرحلة الجد، مع محاولات أطراف عديدة السيطرة على ما هو أهم في هذه الجبهة، أي طريق دمشق ــ بغداد، أو ما يحلو لكثيرين تسميتها طريق دمشق ـ بغداد ـ طهران، لأنها تتيح ربط الأراضي الإيرانية بالعراقية والسورية فعلياً، في حال تمكن معسكر النظام السوري والمليشيات العراقية السيطرة عليها من جهتي الأراضي العراقية والسورية. ويتسابق كل من النظام السوري والمعارضة المسلحة وقوات التحالف الدولي ومليشيات الحشد الشعبي على الوصول إلى النقاط المركزية في هذا الطريق، خصوصاً لجهة معبر التنف الحدودي. وقد سجلت، يوم أمس، أولى غارات التحالف الدولي ضد موقع للنظام السوري بالقرب من جبال المنقورة على طريق دمشق ــ بغداد في ريف حمص الشرقي المتاخم لمنطقة القلمون في ريف دمشق الشمالي الشرقي، ما يؤشر إلى أن المعركة الفعلية انطلقت رسمياً، وتشمل مناطق واسعة في البادية السورية الصحراوية لنواحي أرياف حمص ودير الزور والبوكمال من الجهة السورية، والمناطق العراقية الحدودية جنوبي سنجار، والنقطة الأردنية التي يلتقي عندها المثلث الحدودي٠
وكثر الحديث، أخيراً، عن معركة البادية السورية، التي يتوضح يوماً بعد آخر أنها ستمثل صراعاً دولياً وإقليمياً لرسم مناطق نفوذ جديدة، ذات أبعاد جيوعسكرية واقتصادية، على حساب تنظيم “الدولة الإسلامية” (داعش)، الذي كان يسيطر على مساحات واسعة منها. ولم تدرج البادية السورية ضمن “مناطق تخفيف التصعيد”، التي ضمنتها روسيا وإيران وتركيا، الأمر الذي يجعل المنطقة مفتوحة على العديد من السيناريوهات٠
ولا تخفي الأطراف المشاركة في الصراع اهتمامها الكبير بمعركة البادية، وعلى مختلف المستويات. وقال وزير خارجية النظام السوري، وليد المعلم، في مؤتمر صحافي في دمشق قبل أيام، إن “للبادية أولوية في معارك الميدان”، وإن الهدف الأساسي الآن هو “التوجه للوصول إلى دير الزور”، في حين لا تكف وسائل الإعلام والمحللون، التابعون للنظام وحلفائه، عن الحديث عن معركة البادية وأهميتها، عبر الوصول إلى الحدود العراقية السورية لتأمين طريق بري يصل إيران بلبنان مروراً بالعراق وسورية، بالإضافة للتوجه إلى دير الزور، في حين أعلنت الفصائل المتواجدة في البادية، والمدعومة من أميركا، وعلى رأسها “جيش مغاوير الثورة”، استعدادها للتوجه إلى البوكمال، التي طالما حاولت السيطرة عليها، لما لذلك من أهمية في قطع إمدادات التنظيم من العراق٠
وأفاد مصدر مطلع، طلب عدم الكشف عن هويته، في حديث مع “العربي الجديد”، أن “المشهد اليوم معقد جداً، ورغم وجود مناطق نفوذ في سورية، إلا أنها غير واضحة الحدود، والإيرانيون والروس يحاولون تحويلها إلى أوراق تفاوضية مع أميركا، عبر خلق وجود ما لهم ضمن مناطق الأخيرة. إذ تفيد المعلومات المتقاطعة أن منطقة النفوذ الأميركية تمتد من مدينة البوكمال، في ريف دير الزور على الحدود السورية العراقية، مروراً بأبو الشامات بمحاذاة تدمر، إلى ريف دمشق إلى درعا والقنيطرة، في حين تمتد منطقة النفوذ الروسي، بغض النظر عن التواجد الإيراني والنظام، من تدمر في ريف حمص الشرقي إلى مدينة السخنة شرقاً ومن ثم دير الزور. إلا أن ما يجري حالياً، خصوصاً عقب طرح مناطق تخفيف التصعيد التي لم تلق التجاوب الأميركي الذي كانت تأمل الروس به، والحديث عن توسيعها لتشمل كل البلاد، يظهر وجود مناكفات على الأرض”٠

وأضاف المصدر المطلع “تصاعد الحديث، من قبل النظام وحلفائه، أخيراً عن الوصول إلى الحدود العراقية السورية، واعتبرها أولوية، إذ تقدمت قوات النظام عشرات الكيلومترات على طريق دمشق بغداد، متمركزة عند منطقة السبع بيار (التي تبعد 120 كيلومتراً شرق دمشق ونحو 70 كيلومتراً عن الحدود الأردنية)، ومنطقة ظاظا، إضافة إلى عدة كتل مطلة على مطار السين” شمال شرق ريف دمشق. وبين أن “السيطرة على أوتوستراد دمشق بغداد، تقتضي السيطرة على معبر التنف الحدودي، الذي يمثل اليوم قاعدة عسكرية لفصائل مسلحة، أبرزها جيش مغاوير الثورة، المدعوم أميركياً وبريطانياً، وقد تقدمت هذه الفصائل باتجاه منطقة حميمة، التي تبعد 40 كيلومتراً شرق تدمر، إضافة إلى القيام بإنزالات جوية في مدينة البوكمال التابعة لمحافظة دير الزور والواقعة على الحدود مع العراق، التي يعلنون صراحة أنها هدفهم المقبل. في هذا الوقت، تقوم قوات النظام والطيران الروسي بمهاجمة الفصائل المسلحة المعارضة في ريف السويداء الشرقي المتصل بالبادية، ما أوقف عملياتها ضد داعش، وبالتالي سيتسبب هذا الأمر بقطع الطريق أمام الأميركيين إلى دير الزور والسيطرة على الحدود العراقية السورية، الأمر الذي قد يتسبب في صدام عسكري وتوتر في العلاقات الروسية الأميركية”٠

من جانبها، ذكرت صحيفة “الغارديان” البريطانية أن “الإيرانيين حولوا الطريق البري بين عاصمتهم ودمشق، ومنها نحو بيروت ومياه البحر المتوسط، من البادية السورية، لتمر عبر تدمر السخنة دير الزور الميادين”. وقال الناشط الإعلامي، وسام الدمشقي، لـ”العربي الجديد”، إن “النظام ما زال يستقدم تعزيزات عسكرية إلى المناطق التي سيطر عليها في البادية الشامية، ومحيط مطار السين”، معرباً عن اعتقاده أن “أهداف هذه التعزيزات كثيرة، منها تأمين مطار السين، وتأمين أوتوستراد دمشق بغداد، والسيطرة على معبر التنف الحدودي، وتأمين دخول المليشيا الشيعية من العراق إلى سورية، بالإضافة إلى الضغط على القلمون الشرقي”٠
من جانبه، قال عضو “تنسيقية تدمر”، خالد الحمصي، لـ”العربي الجديد”، إن “أمام النظام الكثير قبل الوصول إلى السخنة من جهة تدمر، مثل مناطق أرك والمحطة الثالثة وحقل الهيل”، لافتاً إلى أن “النظام يريد مهاجمة الثوار في عمق البادية، والسيطرة على المناطق التي حرروها من داعش أخيراً”. وبين الحمصي أن “البادية هي الطريق الأسهل باتجاه ريف دير الزور الشرقي، لكن طالما هناك جنود أميركيون مع الثوار، أظن أن النظام سيتابع طريقه باتجاه السخنة”. وأعرب عن اعتقاده أن “النظام يعمل للفصل بين الثوار وداعش، لكي يكون له الفرصة الأكبر للسيطرة على مناطق التنظيم فور انسحابه تحت الضربات القوية التي يتلقاها”٠

من جهته، قال قائد “أسود الشرقية”، أبو فيصل طلاس، في حديث مع “العربي الجديد”، إن “النظام وحزب الله والإيرانيين يجلبون، بشكل يومي، تعزيزات إلى المنطقة، خصوصاً بعد اتفاق أستانة، ويقصف الطيران بشكل يومي مواقع جيش أسود الشرقية بأكثر من 25 غارة”. وذكر أن “ما تم الاتفاق عليه بين روسيا من جهة وإيران والنظام من جهة أخرى، يتضمن مساندة الروس لإيران والنظام للسيطرة على أوتوستراد دمشق بغداد لتأمين خط بيروت دمشق بغداد طهران، وفي المقابل تقدم روسي من تدمر إلى السخنة والوصول إلى دير الزور، ووصاية روسية على دير الزور مقابل النفط والغاز، وقطع الطريق على الأميركيين بين الرقة والموصل”. وقال طلاس إن “الروس جادون بالعمل على الأرض، والنظام تقدم على الأوتوستراد، وتقدم في ريف السويداء، ويجلب يومياً مئات المقاتلين والمعدات إلى المنطقة، في حين تفكر أميركا بنقل التنف إلى الرطبة، وفصائل المعارضة نائمة”. واعتبر أن “مناطق تخفيف التوتر أثرت عليهم بشكل كبير، إذ استطاع النظام نقل تعزيزات إلى البادية”. وتساءل عن “غياب البادية عن أستانة وجنيف، وكأن البادية ودير الزور غير سوريتين، كما لا يبدو أنهم مهتمون بفتح طريق بري سيفتح شرياناً لربط المليشيات ببعضها بعضاً من إيران والعراق وسورية إلى لبنان”٠

وقال قائد “أسود الشرقية” إن “مناطقه في البادية خالية تماماً من داعش وجبهة النصرة وأي فصيل متطرف، حتى أن النظام قطع علينا الطريق لقتال التنظيم، وأمن لهم الحماية، بالإضافة إلى خوفه من أن يفك الحصار عن الغوطة”، لافتًا إلى أنهم “غير ممثلين في أستانة أو جنيف”. واستبعد أن يكون هناك طريق إيراني عبر دير الزور الميادين، معتبراً أن “هناك صعوبات كبيرة، جغرافية وبشرية، في حين أن الطريق الدولي دمشق بغداد، مناسب أكثر من حيث المسافة والمحيط السكاني”. وربط كثر بين معركة الحدود الثلاثية، من جهة، والمناورات العسكرية متعددة الأطراف التي استضافها الأردن منذ أيام، من جهة ثانية، على قاعدة أنها تزامنت مع بدء معركة البادية، وجرت في منطقة قريبة من الحدود الأردنية العراقية السورية. وشارك في المناورات، التي انتهت أمس الخميس، نحو 7200 جندي من أكثر من 20 دولة، بينها الولايات المتحدة وحلفاء عرب. وأجمعت وسائل إعلام موالية للنظام السوري على اعتبار المناورات جزءاً من المخطط الأميركي البريطاني الأردني للتدخل في الجنوب السوري٠

https://www.alaraby.co.uk/politics/2017/5/18/معارك-البادية-سباق-السيطرة-على-الحدود-السورية-الأردنية-العراقية

Les Etats-Unis ont bombardé des forces prorégime en Syrie

Le convoi du régime ciblé par l’attaque se dirigeait vers une base où Américains et Britanniques forment et encadrent des rebelles.

Le Monde.fr avec AFP |  18.05.2017

Pour la troisième fois depuis le début de la guerre civile syrienne, l’armée américaine a procédé jeudi 18 mai à des frappes contre des forces favorables au régime de Bachar Al-Assad près d’Al-Tanaf, non loin de la frontière jordanienne. La première intervention contre des troupes régulières, en septembre 2016, avait été placée sur le compte d’une erreur de cible. La deuxième visant une base aérienne, le 6 avril, avait constitué une réponse à un bombardement chimique imputé au régime de Bachar Al-Assad.

Selon la coalition mise sur pied pour lutter contre l’organisation Etat islamique (EI), les frappes ont visé cette fois-ci des forces pro­régime, peut-être des milices ­chiites, qui se dirigeaient vers une ancienne base militaire où des forces spéciales américaines et britanniques forment et encadrent des rebelles syriens.

Ces forces rebelles, auparavant basées et entraînées en Jordanie, mènent ces dernières semaines une offensive contre l’EI dans l’est de la Syrie en direction de la frontière irakienne. Washington, qui s’appuie sur ces combattants syriens, souhaite en effet prendre en étau l’EI en l’attaquant sur ses arrières, alors qu’au nord-est du pays une coalition arabo-kurde également soutenue par les Occidentaux s’apprête à lancer un assaut contre la ville de Rakka, la « capitale » des djihadistes dans le pays.

« Mesures agressives »

Le convoi ciblé, formé par des miliciens chiites irakiens qui se battent aux côtés des forces gouvernementales syriennes, était entré dans une zone faisant l’objet d’un accord de « déconfliction » entre l’armée russe et l’armée américaine. Le communiqué précise que les frappes sont intervenues après que la Russie a tenté en vain de stopper l’avance du convoi. Vendredi, Moscou a condamné le bombardement, le qualifiant d’« inacceptable ».

Le secrétaire à la défense, James Mattis, a assuré jeudi que cette intervention ne témoigne pas d’une volonté d’escalade. « Nous n’accroissons pas notre rôle dans la guerre civile syrienne, mais nous défendrons nos troupes si des gens prennent des mesures agressives contre nous », a-t-il affirmé au cours d’une conférence de presse organisée au Pentagone à l’occasion de la visite de son homologue suédois Peter Hultqvist.

Les trois interventions contre des forces syriennes sont de rares exceptions à la règle observée jusqu’à présent en Syrie par l’armée américaine, où elle se concentre depuis l’automne 2014 contre les troupes de l’EI. Jeudi, la coalition au sein de laquelle les Etats-Unis assurent l’essentiel des missions a ainsi annoncé avoir conduit 22 frappes concentrées pour l’essentiel dans le sud-est de la Syrie.

 Lire aussi :   En Syrie, course-poursuite dans l’Est contre l’EI

Ces frappes, et celle contre les forces prorégime, témoignent de l’importance de l’enjeu que représente cette partie désertique de la Syrie contiguë à la Jordanie et surtout à l’Irak, notamment avec le point de passage d’Abou Kamal. Washington ne cache pas sa volonté de voir cette zone rattachée à celle contrôlée par la rébellion, dans le nord-est du pays, une fois que le verrou de Rakka, visé par une offensive, sera tombé.

Lire aussi :   Washington affirme que la Syrie a conservé des armes chimiques

Mais les projets américains se télescopent avec les ambitions du régime de Bachar Al-Assad, et de son allié iranien. Damas, qui s’inquiète en effet de son influence future dans cette région, n’entend pas laisser des rebelles soutenus par des Occidentaux s’y installer durablement une fois l’organisation djihadiste expulsée ou défaite. Et le régime souhaite désormais étendre son influence au-delà de la « Syrie utile » sur laquelle il a consolidé son contrôle ces derniers mois avec l’aide de l’armée russe et de combattants dépêchés par la République islamique d’Iran.

http://www.lemonde.fr/international/article/2017/05/18/les-etats-unis-ont-bombarde-des-forces-proregime-en-syrie_5130114_3210.html#T7MccSuhiqR3hPmE.99
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