Syrie: Un horrible massacre commis par un avion de guerre russe aujourd’hui


Défense civile syrienne
@ SyriaCivilDefe ·
15h
Un horrible massacre commis par un avion de guerre russe, à l’aube d’aujourd’hui, jeudi, 14 civils, dont 5 femmes et 2 enfants, ont été tués avec un premier résultat et 20 autres ont été blessés, en ciblant une ferme avicole dans laquelle vivent plusieurs familles déplacées, dans la ville de Maarat Masrine, au nord d’Idleb. # Idlib _ sous le feu # Casques blancs

الدفاع المدني السوري

مجزرة مروعة ارتكبتها طائرة حربية روسية، فجر اليوم الخميس، أدت لمقتل 14 مدنيا بينهم 5 نساء وطفلين بحصيلة أولية وإصابة 20 آخرين، جراء استهداف مزرعة لتربية الدواجن يقطن بها عدة عوائل نازحة، في مدينة معرة مصرين شمال مدينة إدلب. #إدلب_تحت_النار #الخوذ_البيضاء

Cibler les réfugiés: la honte de l’humanité !


Cibler les réfugiés: la honte de l’humanité !

5 mars 2020 – L’avis d’Al-Quds Al-Arabi

En réponse à une question posée par des militants de réfugiés de différentes nationalités lors d’un récent atelier de recherche dans une université britannique s’ils changeraient d’avis s’ils connaissaient l’ampleur des risques auxquels ils seraient confrontés, la réponse des Syriens et des Irakiens en particulier s’est concentrée sur le fait de dire qu’ils seraient morts dans les deux cas, et qu’en cas d’asile illégal ils auraient un rôle à jouer dans une décision concernant leur vie ou leur mort, au lieu de rester à la merci des criminels de guerre dans leur pays.

D’autre part, des militants ont diffusé une vidéo d’un jeune palestinien avertissant les réfugiés des dangers de traverser la mer et des mensonges des passeurs sur la facilité d’accès ouvrant la porte aux rêves européens devant eux, à un moment où un pourcentage élevé d’entre eux se noie et meurt chaque jour, et s’ils parviennent à atteindre les îles grecques, ils feront face aux fléaux et seront entassés dans camps indignes, même cette option n’existe plus avec la décision des autorités grecques d’affronter les réfugiés par la force pour les renvoyer en Turquie. L’organisation britannique «Forensic Architects» a confirmé hier le meurtre d’un demandeur d’asile syrien par les gardes-frontières grecs et a documenté l’utilisation de balles réelles contre les demandeurs d’asile essayant de passer du côté grec.
Tandis que d’autres organisations, comme l’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’homme, ont condamné les graves violations des droits de l’homme commises par les autorités grecques, et la Fédération internationale de la Croix-Rouge a condamné l’utilisation des migrants comme “armes politiques” et a appelé l’Union européenne à respecter la “dignité humaine”, le ministre français des Affaires étrangères Jean Yves La Drian, a maintenu cette «utilisation politique» des réfugiés en disant que «l’Europe ne se pliera pas au chantage» pratiquée par la Turquie et que «ses frontières resteront fermées».

Cela se produit à un moment où les «criminels de guerre» représentés par le régime syrien et ses alliés continuent de viser les civils qui sont restés avec des exécution sur le terrain, arrestation et disparition forcées, ou en ciblant ceux qui ont fui leur brutalité avec des frappes aériennes et des bombardements, comme cela s’est produit hier lorsque des raids russes ont visé un rassemblement de personnes déplacées après minuit, près de La ville de Maarat Mesrine dans la campagne nord d’Idleb, qui a entraîné la mort de 16 civils, dont des enfants, pour rejoindre plus de 2100 civils, dont 600 enfants, tués depuis le début de l’accord de Sotchi en septembre 2018, et la décision de l’offensive syro-russe d’envahir Idleb depuis novembre 2019 elle a entraîné le déplacement de plus d’un million et 30 mille civils.

La Turquie, en autorisant les réfugiés à quitter ses territoires vers l’Europe est une décision lourde au sens politique et symbolique, d’une part, elle donne un élan à la propagande de la droite extrémiste européenne, et d’autre part, elle les montre livrées à leur destin et augmente le niveau de sentiments de disposition au sein des tendances politiques turques de droite.

Tout cela n’excuse pas le régime syrien, qui est le premier responsable de cette catastrophe et l’organisateur du dynamisme de l’extermination et du déplacement, et il était notable que son président Bachar Al-Assad est sorti pour parler du «chantage» de la Turquie en Europe en lui envoyant des réfugiés à un moment où il n’a pas cessé de les bombarder durant 9 ans, ce qui nous ramène à l’idée exprimée par les réfugiés dans l’atelier de recherche susmentionné, que la décision d’asile est la dernière chose que les personnes ciblées par les formes de mort et de destruction doivent faire pour pouvoir sauver leur vie d’un système basé sur l’extermination de ses citoyens.

استهداف اللاجئين: عار البشرية!٠

٥ آذار ٢٠٢٠
رأي القدس

ردا على سؤال قدمه ناشطون للاجئين من جنسيات مختلفة خلال ورشة بحثية جرت مؤخرا في جامعة بريطانية إن كانوا سيغيرون رأيهم لو عرفوا حجم المخاطر التي سيواجهونها، تركز جواب السوريين والعراقيين منهم بخاصة على القول إنهم كانوا سيموتون في الحالتين، وأنه في حالة اللجوء غير الشرعي فإنه سيكون لهم دور في قرار يخص حياتهم أو موتهم بعكس أمر بقائهم تحت رحمة مجرمي الحرب في بلدانهم.

في المقابل تداول ناشطون فيديو لشاب فلسطيني يحذر اللاجئين من مخاطر ركوب البحر ومن أكاذيب مهربي البشر على سهولة الوصول وانفتاح باب الأحلام الأوروبية أمامهم، في الوقت الذي تتعرض فيه نسبة عالية منهم للغرق والموت كل يوم، وإذا تمكنوا من الوصول إلى الجزر اليونانية فسيلاقون الويلات فيحشرون في معسكرات لا تليق بالبشر، وحتى هذا الخيار ما عاد موجودا مع قرار السلطات اليونانية مواجهة اللاجئين بالقوة لإرجاعهم إلى تركيا، وقد أكدت منظمة «فورنزك اركيتكتشر» البريطانية أمس مقتل طالب لجوء سوري بنيران حرس الحدود اليوناني، وتوثيقها لاستخدام الحرس الرصاص الحي ضد طالبي اللجوء الذين يحاولون العبور إلى الجانب اليوناني.
وفي الوقت الذي أعلنت فيه منظمات أخرى، كالمرصد الأورومتوسطي لحقوق الإنسان استنكار الانتهاكات الجسيمة لحقوق الإنسان المرتكبة من قبل السلطات اليونانية، وإدانة الاتحاد الدولي للصليب الأحمر لاستخدام المهاجرين كـ«أسلحة سياسية» داعيا الاتحاد الأوروبي إلى احترام «كرامة الإنسان»، ثبّت وزير الخارجية الفرنسي جان ايف لودريان هذا «الاستخدام السياسي» للاجئين بقوله إن «أوروبا لن ترضخ للابتزاز» الذي تمارسه تركيا وأن «حدودها ستبقى مغلقة».

يجري هذا في الوقت الذي يستمر فيه «مجرمو الحرب» الذين يمثلهم النظام السوري وحلفاؤه باستهداف من بقوا من المدنيين بالإعدام الميداني وبالاعتقال والتغييب، ثم باستهداف من هربوا من بطشهم بالغارات الجوّية والقصف، كما حصل أمس حين استهدفت الغارات الروسية تجمعا للنازحين بعد منتصف الليل، قرب بلدة معرة مصرين في ريف إدلب الشمالي، مما أدى لمقتل 16 مدنيا بينهم أطفال، لينضموا إلى أكثر من 2100 مدني بينهم 600 طفل قتلوا منذ بداية اتفاق سوتشي في سبتمبر/ أيلول 2018، وكان قرار الهجوم السوري ـ الروسي لاجتياح إدلب منذ تشرين الثاني/نوفمبر 2019 أدى لنزوح أكثر من مليون و30 ألف مدني.

سماح تركيا للاجئين بالخروج منها إلى أوروبا هو قرار ثقيل بالمعاني السياسية والرمزية، فهو من جهة يعطي دفعة لدعاية اليمين المتطرّف الأوروبي، وهو من جهة أخرى، يظهرهم متروكين لمصائرهم ويرفع منسوب مشاعر التخلّص منهم داخل اتجاهات سياسية يمينية تركيّة أيضا.
كل هذا لا يعفي النظام السوري، الذي هو المسؤول الأول عن هذه الكارثة ومنظّم ديناميّة الإبادة والتهجير، وكان لافتا خروج رئيسه بشار الأسد للحديث عن «ابتزاز» تركيا لأوروبا عبر إرسال اللاجئين إليها في الوقت الذي لم يتوقف عن قصفهم خلال 9 سنوات، وهو ما يعيدنا إلى الفكرة التي عبّر عنها اللاجئون في الورشة البحثية المذكورة آنفا، فقرار اللجوء هو آخر ما تبقّى لدى هؤلاء المستهدفين بأشكال الموت والتدمير ليفعلوه كي ينجوا بحيواتهم من أنظمة مؤسسة على إبادة مواطنيها.

il faut sauvergarder les droits des civils à Idlib


L'armée-d'Assad-Libère-la-syrie-du-peuple-syrien

Sergio Paul Pinheiro : il faut sauvergarder les droits des civils à Idlib

2 mars 2020

En Syrie, après pratiquement neuf années de violences, le conflit armé se poursuit.  Et sur le terrain, les abus continuent de se multiplier, a indiqué la Commission d’enquête de l’ONU dans son rapport publié ce lundi à Genève.

« Après près de neuf années de violences, les femmes, les enfants et les hommes syriens continuent de faire face à des niveaux de souffrance et de douleur sans précédent », a dit aux médias Sergio Paulo Pinheiro, Président de la Commission.

Le juriste brésilien a déploré les raids aériens aveugles menés par les forces progouvernementales dans le sud d’Idlib qui ont tué et blessé des dizaines de civils.

193 raids par les avions de guerre russes et du régime… et les russes commettent un massacre dans la ville d’Al-Foah….


Intervention des casques blancs-Défense civile - Syrie

Défense civile syrienne
@SyriaCivilDefe
2 mars 2020
1h
9 civils ont été tués et d’autres blessés à la suite d’un tir ciblé par les avions de guerre russes dans le centre d’Al-Foah, au nord d’Idleb.
# Idleb_ sous le feu
# Casques blancs

Défense civile syrienne
@SyriaCivilDefe
1 mars 2020
4 civils, dont un enfant, ont été tués et 5 autres blessés à la suite d’une frappe aérienne d’avions de guerre russes, visant des terres agricoles à la périphérie du village de Batna près de Maarat Masrin dans la campagne d’Idleb, le dimanche matin 1er mars 2020.
# Idleb_ sous le feu
# Casques blancs

Défense civile syrienne
@SyriaCivilDefe
1 mars
Dimanche matin, 1er mars 2020, quatre civils, dont un enfant, ont été tués et d’autres blessés à la suite des bombardements aériens de deux avions de combat des forces du régime, visant des maisons civiles dans le village de Kafrantine
, près de Darat Azza, dans la campagne occidentale d’Alep.
# Casques blancs

 

Défense civile syrienne
@SyriaCivilDefe
29 fvr.
Au cours des 90 derniers jours, 597 civils ont été tués, dont 152 enfants, 94 femmes et 6 volontaires de la défense civile, et plus de 1573 ont été blessés, à la suite du ciblage des provinces d’Idleb, d’Alep et de Hama, par les forces aériennes russes et syriennes, des milliers d’attaques, dont 65 avec des bombes à fragmentation interdites au niveau international.
# Casques blancs

 

193 raids par les avion de guerre russes et du régime… et les russes commettent un massacre dans la ville d’Al-Foah….

2 mars 2020

9 citoyens ont été tués et 6 autres blessés à la suite de raids effectués par des avions de guerre russes sur la ville d’Al-Foah. Deux citoyens ont également été tués par une frappe aérienne russe sur un camp de personnes déplacées à proximité du village d’Adwan dans la plaine de Roge, à l’ouest d’Idleb. Cela porte le nombre de martyrs civils au cours de la journée à 11.

D’autre part, les forces du régime ont bombardé le point turc de l’aéroport militaire de Taftanaz, sans aucune information sur les victimes jusqu’à présent.
L’Observatoire syrien des droits de l’homme a observé que les forces de l’ordre et du contrôle du village de Flaifel et al-Dar al-Kabira dans la campagne sud d’Idleb étaient soutenues par des avions de guerre russes après de violents affrontements avec des factions et des groupes jihadistes.

Les drones turcs continuent également de viser les emplacements et les points des forces du régime et des militants loyalistes dans la campagne orientale d’Idleb, où ils ont ciblé les forces des forces du régime dans les environs de Saraqeb, sans recevoir d’informations sur l’ampleur des pertes.

En revanche, des affrontements ont toujours lieu sur les axes des villages de Jobas et Al-Tarnaba, aux alentours de Saraqeb du côté sud-ouest.

Le nombre de raids d’avions de guerre russes est passé à 76, concentrés sur les axes de Saraqeb et la campagne sud d’Idleb. Le nombre de raids des avions de guerre du régime est passé à 117.
L’Observatoire syrien des droits de l’homme a surveillé ce soir un violent prélude de l’artillerie turque sur les villes de Qabtan Al-Jabal, Anjara, Cheikh Aqil et Kafre Alep dans la campagne occidentale d’Alep, tandis que le bombardement s’est arrêté après quelques heures pour des raisons inconnues.

L’Observatoire syrien a recensé des victimes de bombardements aériens et terrestres et d’affrontements dans les zones rurales d’Idleb et de Hama au cours de la journée de lundi, alors que l’on recense 21 combattants qui ont été tués, dont 13 jihadistes, et 11 membres des forces du régime et des milices qui leur étaient fidèles.

La Turquie a vivement riposté après la mort de 22 soldats turcs en Syrie


En représailles de la mort de 22 soldats turcs dans la région d’Idlib ce jeudi par des raids syriens, Ankara a frappé à son tour des positions du régime de Bachar al-Assad.

Par Le Figaro avec Reuters
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Des soldats syriens dans la région d’Idlib. BAKR ALKASEM / AFP

Le risque d’embrasement a rarement été aussi grand ces derniers mois au Moyen-Orient. Après que 22 soldats ont été tués ce jeudi par des frappes aériennes attribuées au régime syrien dans la région d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, Ankara a bombardé des positions du régime de Bachar al-Assad.

Dans une déclaration publiée par l’agence de presse étatique Anadolu, le directeur de la communication de la présidence, Fahrettin Altun, a par ailleurs exhorté la communauté internationale à «prendre ses responsabilités» à Idlib.

Le chef de l’État turc Recep Tayyip Erdogan menace depuis plusieurs jours de déloger par la force les forces du régime de certaines positions dans cette ville syrienne stratégique. Il a convoqué dans la soirée un conseil de sécurité extraordinaire à Ankara, en présence notamment du ministre de la Défense, du chef de l’armée et du patron des services secrets, selon la présidence.

Les lourdes pertes essuyées par Ankara ce jeudi interviennent après des semaines d’escalade à Idlib entre les forces turques et celles du régime de Bachar al-Assad, qui se sont affrontées à plusieurs reprises. Le bilan de soldats turcs tués ce jeudi pourrait encore s’alourdir, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une ONG, ayant fait état de plus de 30 morts dans des bombardements aériens et d’artillerie du régime.

Un nouveau round de pourparlers entre Russes et Turcs visant à trouver une issue à la crise d’Idlib s’est achevé ce jeudi à Ankara, sans annonce de résultat concluant. Selon l’agence de presse étatique Anadolu, le chef de la diplomatie turque s’est entretenu jeudi soir avec le chef de l’Otan, Jens Stoltenberg.

Ville stratégique

Avec le soutien de l’aviation de Moscou, Damas a déclenché en décembre une offensive pour reprendre le dernier bastion rebelle et djihadiste d’Idlib. Le régime et son allié russe ont mis les bouchées doubles ces dernières semaines et repris plusieurs localités dans cette province frontalière de la Turquie. Cependant, les groupes rebelles, dont certains sont appuyés par Ankara, ont contre-attaqué et repris jeudi la ville stratégique de Saraqeb, selon l’OSDH. Selon un correspondant de l’AFP, les rebelles sont entrés le matin dans cette localité de l’est de la province d’Idleb. Les insurgés se sont déployés en grand nombre dans les rues de la ville en ruines et totalement vidée de ses habitants.

Saraqeb, qui avait été reconquise le 8 février par le régime, se trouve à la jonction de deux autoroutes que le pouvoir veut sécuriser pour consolider son emprise dans le nord du pays. En reprenant la ville, djihadistes et rebelles coupent l’autoroute M5 reliant la capitale Damas à la métropole d’Alep. Ce jeudi, les membres occidentaux du Conseil de sécurité de l’ONU ont réclamé un «cessez-le-feu humanitaire», resté lettre morte face au refus de la Russie.

Depuis décembre, plus de 400 civils ont été tués dans l’assaut selon l’OSDH et plus de 948.000 personnes, dont plus d’un demi-million d’enfants, ont été déplacées d’après l’ONU.

Les-civils-fuient-les-bombardements-des-régime-syrien-et-russe-dans-le-gouvernorat-d'Idleb-fév-2020

L’armée du régime libère la Syrie du peuple syrien-جيش الأسد يطهّر سوريا من المدنيين


 

L'armée-d'Assad-Libère-la-syrie-du-peuple-syrien

Syrie: Erdogan exhorte Poutine à “freiner” le régime d’Assad à Idleb


AFP-21 fév 2020

Syrie: Erdogan exhorte Poutine à “freiner” le régime d’Assad à Idleb

AFP / Mohammed AL-RIFAI Une jeune Syrien porte une pancarte avec une caricature représentant les présidents russe Vladimir Poutine et syrien Bachar al-Assad, lors d’une manifestation le 21 février à Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie

 

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a exhorté vendredi son homologue russe Vladimir Poutine à “freiner” le régime syrien dans la province rebelle syrienne d’Idleb, au coeur d’une intense activité diplomatique destinée à mettre fin aux combats et à une situation humanitaire désastreuse.

L’offensive menée par le régime du président Bachar al-Assad avec l’appui de Moscou pour reprendre Idleb, dernier bastion rebelle dans le nord-ouest du pays, a sérieusement mis à mal l’entente entre MM. Erdogan et Poutine qui coopéraient étroitement depuis 2016 en vue de mettre fin au conflit en Syrie, où ils soutiennent pourtant des camps opposés.

Lors d’un entretien téléphonique avec le maître du Kremlin, M. Erdogan “a souligné que le régime doit être freiné à Idleb et que la crise humanitaire doit prendre fin”, a indiqué la présidence turque.

M. Erdogan a en outre souligné qu’une solution à la situation explosive à Idleb passait par “la pleine mise en oeuvre de l’accord de Sotchi” parrainé en 2018 par les deux dirigeants pour faire taire les armes dans la province mais qui vacille depuis plusieurs semaines.

Vladimir Poutine a de son côté assuré à son homologue turc être “gravement préoccupé” par les “actions agressives” des jihadistes dans la région d’Idleb. Selon le Kremlin, les deux hommes ont convenu d'”intensifier les consultations bilatérales à propos d’Idleb, dans le but de réduire les tensions, garantir un cessez-le-feu et neutraliser la menace terroriste”.

Avant cet entretien, M. Erdogan a discuté au téléphone de la situation à Idleb avec les dirigeants français Emmanuel Macron et allemande Angela Merkel qu’il a appelés à “des actions concrètes pour empêcher une catastrophe humanitaire”, selon la présidence turque.

– “Déterminant” –

Jeudi, la chancellerie allemande avait annoncé que Mme Merkel et M. Macron avaient exprimé leur “inquiétude” concernant la “situation humanitaire catastrophique” à Idleb lors d’un entretien téléphonique avec M. Poutine, dont le pays est le principal soutien du régime de Damas.

Ils “ont exprimé leur volonté de rencontrer le président Poutine et le président turc Erdogan pour trouver une solution politique à la crise”, a ajouté la chancellerie.

AFP / Abdulaziz KETAZ Combattants syriens soutenus par la Turquie, le 20 février 2020 dans le village de al-Nayrab, au sud-est d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie

 

A Moscou, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a indiqué vendredi que “la possibilité de la tenue d’un sommet est en discussion”.

Dans des déclarations à la presse à Istanbul avant de parler avec son homologue russe, M. Erdogan a affirmé que cet entretien “déterminera notre attitude pour la suite” concernant Idleb.

“Aussi longtemps que le régime poursuivra sa cruauté, il est hors de question pour nous de nous retirer de là-bas”, a-t-il ajouté.

Aux termes d’un accord avec Moscou, la Turquie, qui soutient des groupes rebelles, dispose de douze postes d’observation militaires dans la province d’Idleb, dont plusieurs se retrouvent désormais dans des zones que le régime d’Assad a reconquises à la faveur de son offensive lancée en décembre avec l’appui de l’aviation russe.

La Turquie a annoncé jeudi que deux de ses soldats avaient été tués par une frappe aérienne attribuée au régime syrien, portant à 16 le nombre de militaires turcs tués dans le nord-ouest de la Syrie depuis début février.

AFP / Omar HAJ KADOUR Soldats turcs déployés dans le village de al-Nayrab, au sud-est de la ville d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, le 20 février 2020

 

Le ton ne cesse de montrer entre Ankara et Moscou, qui semble déterminé à aider le régime syrien à reconquérir Idleb à tout prix, ce qui fait craindre un affrontement sur le terrain entre les deux pays.

Environ 900.000 personnes, en vaste majorité des femmes et des enfants, ont fui depuis décembre, selon l’ONU. Jamais la Syrie, en guerre depuis 2011, n’a connu un tel exode sur une période aussi courte.

– “Enormes souffrances” –

Si la Turquie se préoccupe autant de la situation dans cette région frontalière, c’est parce qu’elle redoute l’arrivée sur son sol d’une nouvelle vague de réfugiés. Le pays accueille déjà plus de 3,6 millions de Syriens.

Les dirigeants de l’Union européenne, réunis vendredi à Bruxelles, ont appelé à la cessation de l’offensive militaire “inacceptable” à Idleb.

Jeudi, l’armée russe a indiqué avoir mené des frappes pour stopper une attaque de factions armées soutenues par Ankara contre des positions du régime, appelant la Turquie à “cesser de soutenir les actions des groupes terroristes et de leur donner des armes”.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une ONG, a rapporté que des groupes appuyés par la Turquie avaient lancé une offensive dans la région d’Al-Nayrab, au sud d’Idleb, faisant état de 25 combattants tués dans les deux camps.

Selon Moscou et l’OSDH, l’artillerie turque a bombardé des positions du régime pour soutenir cette attaque.

M. Erdogan a sommé à plusieurs reprises les forces d’Assad de se retirer de certains secteurs à Idleb avant fin février, menaçant sinon de recourir à la force.

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