À propos de Staffan de Mistura et de l’éthique internationale


Emissaires-de-l'ONU-pour-la-Syrie-Brahimi-Annan-Mistura

Ziad Majed
20 octobre 2018

M. Staffan de Mistura, l’envoyé du Secrétaire général spéciale de l’Organisation des Nations Unies en Syrie, a annoncé qu’il renoncera à son poste fin novembre prochain, après avoir passé plus de quatre ans pendant lesquels il a passé en tournée dans les capitales, a tenu des réunions, en libérant des déclarations, cumulant des revenus, des privilèges diplomatiques et d’emploi, sans que son nom ne soit associé à une seule réalisation ou à une position stricte ou même à une solide initiative inspirée par les résolutions de l’ONU adoptées au cours de ses années de fonctions.

Par dessus tout, De Mistura quitte son travail après avoir contribué à transformer les négociations sur la prétendue paix syrienne à Genève entre le régime d’Assad et son opposition en “négociation pour les négociations” à la manière israélo-palestinienne, où les recommandations de la première conférence de Genève I (parrainée par son prédécesseur Kofi Annan le 30 juin 2012), dans laquelle le régime était autorisé à exclure toute recherche politique en faveur de la recherche sur la sécurité technique, ce qui lui permis, avec le temps, appuyé par une intervention militaire russe, d’éliminer l’intégralité de la “voie Genevoise » en totalité.

Au mépris du droit international

La pire performance de De Mistura au cours de son mandat a été son indifférence à un certain nombre de résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, notamment la résolution 2139 du 22 février 2014, appelant à la fin des attaques de “toutes les parties” contre des civils et à la levée du siège sur les zones de Damas, Alep, Homs et Idleb, ainsi que le bombardement de certaines d’entre elles et l’entrée de l’aide humanitaire. Cette décision a été retirée des négociations et remplacée par des appels lancés par De Mistura après 2015 pour expulser les civils des zones assiégées ou pour faire sortir les combattants ou les opposants ou les jihadistes d’autres zones, se rendant aux positions russes qui justifiaient la perte de civils lors des bombardements, à cause de leur refus de sortir des régions visées, accusant la responsabilité de frappes des villes, des villages (et des hôpitaux), aux groupes « armés », dont certains s’y trouvaient. Dans les deux cas, l’envoyé de l’ONU a contredit le droit international humanitaire, en premier lieu la quatrième Convention de Genève, qui prévoit la protection des civils contre les opérations militaires, et non le déplacement imposé par l’agresseurs sous prétexte de la présence de groupes armés (même jihadistes) dans leurs quartiers.

De plus, De Mistura n’a pas émis durant les années de sa mission d’initiatives efficaces montrant son suivi et celui de son équipe, pour le dossier des prisons et les centres de détention, présenté plus d’une fois au Conseil de sécurité, qui a émis à ce sujet des recommandations et des déclarations faites par les représentants d’un certain nombre d’États membres et ont publié des rapports détaillés des organisations de défense des droits de l’homme et des organismes de droits internationaux, qui font tous référence au massacre des dizaines de milliers de victimes. Son silence, ou du moins, ne pas insister de faire des recherches, afin de le transformer en une question centrale dans la « négociation » et dans les contacts qu’il entreprenait, est apparu comme une reconnaissance et une occurrence de l’existence de l’un des plus graves crimes commis et continuent de commettre, considérant la question comme un problème technique, comme d’autres questions de recherche et de négociation pouvant être mis en avant ou Remis à plus tard.

Dans l’éthique d’un membre du personnel international

De Mistura a pris ses fonctions, un an avant l’intervention militaire Russe en Syrie et le changement de plusieurs équations sur le terrain et avant l’arrivée de Trump à la Maison blanche à Washington avec le changement d’administration américaine, ainsi avant que de nombreuses horreurs ne se produisent et qui vont venir s’ajouter au contexte des horreurs syriennes pour l’accompagner durant les années de son « travail ». La continuité de De Mistura dans ses fonctions face à tous ces changements, dans aucune de ses phases, ne semble pas le pousser à prendre, avec détermination courageuse, de sa part, des initiatives adhérentes ou des engagements ou défenses dans l’espoir de parvenir à réaliser des percées diplomatiques pour freiner la machine de la tuerie. Il semblait toujours un homme collé à son poste, s’adaptant à tous les changements pour y rester, si nécessaire, se transformant en un faux témoin de ce qui se passe, comme cela est arrivé après l’enlèvement de Moscou du processus de négociation, le transportant de Genève à Astana où De Mistura a effectivement mis fin à son rôle en tant que sponsor de négociation et de ses processions.

Avant Astana qui l’a renversé sans le pousser à démissionner en signe de protestation ou par respect pour lui-même et pour son rôle, aucune visite n’a été marquée par De Mistura dans la région syrienne hors du contrôle du régime, tout comme font d”habitude  les médiateurs dans les conflits en général, pas même les zones du régime, à l’exception de son hôtel à Damas et des lieux des réunions avec les  « Responsables ». L’homme n’a pas mis les pieds dans des camps de réfugiés dans les pays voisins de la Syrie et n’a aucune connaissance des affaires touchant la Syrie, ou de compétence politique syriennes qui lui permettraient de lire ce que des chercheurs ou des spécialistes syriens ont écrit sur les affaires du pays, dans lequel il veut résoudre les conflits. Ses initiatives pour la formation de la « société civile » et l’intégration de femmes syriennes en son sein, afin qu’elle soient impliquées dans les formulations des textes négociés, ne sont pas que des tentatives qui semblaient artificielles et désespérée afin de paraitre comme « progressiste » et « moderne » concerné par l’élargissement de la participation sociétale, entendre des voix « différentes », imposant sur les politiciens mâles et réactionnaires (ils étaient ainsi voire même plus) des éléments féminins choisis par lui-même et par ses conseillers, conformément à l’image requise au niveau international, bien que sans substance.

Cependant, la biographie de De Mistura, au-delà de son caractère et de ses fonctions, résume une biographie morale internationale qui régit nombre des relations du monde d’aujourd’hui. L’homme est comme ses homologues dans les organisations des Nations Unies, il ressemble à beaucoup de politiciens et diplomates avec qui il traite pour résoudre les crises qui les ont souvent causées, ou qui les ont compliquées. Ils ont les mêmes vanités et prétentions bâtit sur la connaissance de deux ou plusieurs langues et la connaissance des caractéristiques du travail bureautique, la préparation de rapports et l’utilisation des terminologies littéraires des réunions, la préparation des budgets et le recrutement de consultants, ainsi que d’un manque de culture et d’une curiosité limitée, de l’absence d’un sens humain, de l’indifférence de la nécessité de justice, le manque de respect aux connaissances comme condition d’entrer dans le royaume de lutte pour traiter avec des sociétés, des régimes et des conflits aux niveaux multiples.

(…)

En tout état de cause, de Mistura quitte son poste, précédé de Lakhdar Brahimi puis de feu Kofi Annan, et probablement sera remplacé par un autre émissaire, présentant des caractéristiques et des règles de relations internationales similaires, rien ne suggère une modification ou une amélioration, pas en ce qui concerne la Syrie, Bon nombre des conflits actuels dans le monde et leurs conséquences. Cela aide également à comprendre les raisons du déclin du système des Nations Unies, qui a besoin de réformes qui commencent par redéfinir son rôle, le rôle de ses organisations et de ses principaux employés, aboutissant au veto du Conseil de sécurité, souvent utilisé pour protéger les crimes ou les violations de certains de ses membres et alliés.

عن ستافان دي مستورا والأخلاق الدولية

20 -OCTOBRE- زياد ماجد / أكتوبر – 2018

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جنيف 4: عودة إلى مربع الصفر / Genève 4: retour à la case zéro


Bachar-Jaafari-Shut-Up

Le représentant du Terrorisme de l’Etat syrien

Le pessimisme a caractérisé le troisième jour des négociations syriennes à Genève, samedi, après l’émergence d’une harmonie claire entre l’envoyé de l’ONU en Syrie, Staffan de Mistura et le chef de délégation du régime, Bachar al-Jaafari, notamment, dans l’exploitation de l’attentat à Homs, pour justifier l’échec possible des négociations en cours.

جنيف ــ ناصر السهلي

26 فبراير 2017

طغى التشاؤم على مجريات اليوم الثالث من مفاوضات جنيف السورية، أمس السبت، بعد بروز تناغم واضح بين المبعوث الأممي إلى سورية، ستيفان دي ميستورا، ورئيس وفد النظام بشار الجعفري، في توظيف الهجمات في حمص لتبرير الفشل المحتمل للمفاوضات.

لا أظن بأن شيئا سيتغير هنا، ولا أثق بأن جنيف سينتج عنها شيء. النظام السوري ماض في طريقه وحله العسكري ليس إلا، هكذا علق الكاتب السوري، عمر كوش، في حديث معالعربي الجديد“.

بدوره اعتبر، عضو وفد الائتلاف المعارض، الأمين العام لمجلس تركمان سورية، زكي مصطفى، أنلا شيء سيتحرك، طالما أن القوى العظمى لم تتخذ بعد قرارا بأن سورية يجب أن تشهد حلا لمأساتها. لقد حدثت تدخلات دولية عقدت المسألة في سورية. الروس بكل ثقلهم يضغطون على دي ميستورا لتمييع ما يجري هنا“.

عدم التفاؤل هو ما ذهب إليه أيضا عضومنصة القاهرةوممثل شباب الحراك الثوري، فراس الخالدي، الذي قال لـالعربي الجديد“: “ربما تكون نية دي ميستورا صادقة، لكنه أدخل نفسه في تكتيكات خاطئة بدل انشغاله بقضية الشعب السوري“.

وأضافوجّه دي ميستورا دعوة لنا، وكان يجب أن تستغل الفرصة لتنفيذ ما دعينا إليه بالدخول مباشرة في عمق قضية الحل السياسي والانتقال نحو نظام سياسي آخر في سورية بطريقة تحفظ سورية مستقبلا من التشرذم وسقوط بيد مليشيات النظام الحالي الآتية عبر الحدودفنحن نثق بأن السوريين الذين يحملون السلاح، حال الانتقال إلى نظام آخر سينتهي عملهم المسلح ودورنا جميعا كمعارضة“.

مأزق حقيقي إذا هو الذي عاشته معظم الوجوه السورية، من كل الاتجاهات، لا سيما وفد النظام، الذي بدا مأزوماً منذ ما قبل الجلسة الافتتاحية، وبعدها حين ألغى مؤتمراً صحافياً في داخل مبنى الأمم المتحدة ، ليكتفي ممثله بشار الجعفري ببضع كلمات عنالإرهاب وورقة دي ميستورا“.

حمل مساء السبت ما حملته ساعات صباحه البارد في جنيف، وتعليق والتقاط كتاب وصحافيين ومراقبين على ما وصفوه بـانفراج أسارير النظام السوري على وقع عملية تفجير حمص“. الجعفريخبط خبطتهبحسب تعبير أحد الكتاب السوريين، حين كان يستمع إلى الجعفري عائداً إلىخطابه المعهود وإطلاق التهم بالإرهاب بالجملة“.

بانتظار المؤتمر الصحافي لوفد المعارضة السورية، الذي تأخر عن موعده، كان صحافيون ومراسلون عرب يتهكمون علىخطاب الجعفري، لا سيما حين بدأ يوزع تهم الإرهاب مرة أخرى على دول شرقا وغربا.

في المقابل، قدم وفد المعارضة خلال مؤتمره الصحافي شرحاً تفصيلياً معززا بالصور من القصف الجوي على مناطق سورية في اليوم ذاته الذي كان فيه الجعفريغير آبه بمثل هذه العلميات الإرهابيةكما وصفها رئيس وفد المعارضة، نصر الحريري، في تعقيبه على أسئلة الجعفري.

وبدا الحريري حازما فيإدانة كل عمل إرهابي فوق أراضينا وأراضي غيرنا، في رده على أسئلة الصحافيين. وحين سئل عمن يقصد بالإرهابيين، أوضحمن إرهاب الدولة الذي يمارسه النظام والدول الداعمة له ومليشياتها إلىداعشوالقاعدةوالنصرة“”.

وفي الوقت الذي بدا المشهد عودة على بدء، وكأن صفرا كبيرا بصدد التشكل في جنيف، فإن كرة ثلج كبيرة كانت تتشكل منذ قدوم الوفود يوم 22 فبراير/ شباط وتخبط دي ميستورا ومكتبه، حتى في انعدام جداول ومواعيد واضحة.

التخبطسيد الموقف، حتى في الكواليس، ثمة قيادات من المفترض أنها ستكونالنواة الصلبةعلى طاولة التفاوض تستخدم التعبير لوصف ما يجريوما جرى خلال الأيام الماضية من عمرجنيف 4″ الذي يبدو أنه لم يبدأ.

ربما لن يكون هناك نتيجة. أما لماذا حضرنا فلأننا لن نعطي النظام فرصة لننسحب نحن أو نرفض الحضور، لا شيء نخسره إن لم نكسب شيئا، سياسيا على الأقل، لكننا حريصون بنفس الوقت حرصا جديا على أن نرفع العذاب عن شعبنا نوقف آلة الموت في عموم بلدنا، يقول مفاوض سوري معارض لـالعربي الجديد“.

أما ممثلمنصة القاهرةللمعارضة السورية، جمال سليمان فقال لـالعربي الجديد” “نحن بكل وضوح مع كل ما من شأنه أن ينهي مأساة شعبنا، القضية ليست قضية شخص، بل الانتقال من نظام استبدادي إلى نظام ديمقراطي تعددي يحفظ وحدة الأرض والشعب ويعطي الجميع حقوقهم“. وأضافبالتأكيد لسنا هنا للسياحة. جئنا بالفعل لإيجاد حل ينقل سورية إلى المستقبل وينهي نظام الاستبداد“.

وبحسب ما أفاد أحد المصادرثمة عقدة في منصة موسكو، وليست في منصة القاهرةوقالهؤلاء (موسكو) لا يريدون سماع حتى كلمة ثورة، ولا ندري كيف يمكن أن يعدهم دي ميستورا ممثلين لشعب ثائر على نظام حكم. هم يتحدثون عن أزمة وليس ما يرونه من تهجير نصف الشعب وتدمير مدنه بسبب ثورة شعبية يقمعها نظام ديكتاتوري. أية أزمة هذه التي تجعل شخصا مسؤولا عن سفك دماء ملايين السوريين مقبول أن يبقى رئيسا، ألا يكفيه 17 سنة من الحكم؟“.

في المحصلة، يرجّح أحد كبار مسؤولي الإعلام في المعارضة السورية في حديث لـالعربي الجديدأنّالأمر سيستمر هكذا حتى يوم الجمعة. بطبيعة الحال، دي ميستورا يعرف أنه دعا الوفود حتى السادس من هذا الشهر، بمعنى آخر ستظل حالة التسويف والمماطلة هكذا، وهذا أمر غريب لم يحدث في المؤتمرات السابقة، إلا إذا أتت أوامر بأن يحسم الموقف مع وفد النظاملأنه من جهتنا لا مشكلة على الإطلاق أن نبدأ منذ الغد الدخول في صلب الموضوع… 2254 وبيان جنيف1″.

https://www.alaraby.co.uk/politics/2017/2/26/جنيف-4-عودة-إلى-مربع-الصفر

Tête-daechiotte+Assad-3B

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