Rien ne se passe à Idleb


Rien ne se passe à Idleb

Omar Kaddour 10/12/2019

Seule la bonne pensée ou la naïveté, ou les deux, est ce qui pousse certains d’entre nous à penser que quelque chose se passe à Idleb. L’aviation russe et les forces d’Assad commettent des massacres les uns après les autres; cela n’est pas à la hauteur de l’événement, ce n’est qu’une petite nouvelle qui pourrait ne pas lui trouver une place, même tardive, sur la liste des nouvelles internationales. Elle manque, au sens de l’actualité, d’excitation. C’est juste un petit détail dans un événement qui à son tour est devenu vieux et ennuyeux, et plus important encore, il est sous contrôle externe et n’échappera pas à de nouvelles surprises.

Rien dans les développements de l’attaque d’Idleb n’attire l’attention d’aucun gouvernement occidental, pas plus qu’il n’attire l’attention des forces d’opposition en Occident. L’Occident n’est déjà pas à Idleb, comme c’était le cas dans les anciennes zones de la guerre contre l’Etat islamique, et Washington y a été redéployé, fournissant à Ankara et à Moscou de vastes zones malgré les objections de certaines puissances occidentales et malgré les objections des démocrates au Congrès qui ont trouvé une autre occasion rien que pour saper l’administration Trump.

Des craintes européennes surgissent et des voix s’élèvent lorsqu’il existe une menace sérieuse pour les vagues de réfugiés. À l’occasion de l’attaque d’Idleb, les responsables turcs n’ont pas encore fait entendre leur voix, menaçant l’Europe par les réfugiés, et une telle menace pourrait ne pas être juste avec les déclarations officielles turques indiquant le retour d’un grand nombre d’entre eux sur les terres contrôlées par Ankara dans le cadre du processus du « Source de paix”. En tout état de cause, la publication des déclarations est liée aux négociations sur la délimitation de l’influence entre Ankara et Moscou, et n’a rien à voir avec des considérations humanitaires de part et d’autre ou des Européens.

Il y a parfois des nouvelles de combats violents ou d’une résistance farouche de la part des défenseurs. La traduction de ceci est que les défenseurs ont obtenu de bonnes fournitures, et peut-être des renseignements, qui leur permettront d’infliger des pertes plus importantes aux forces d’Assad. Le niveau le plus important par la publication des déclarations est liée aux négociations sur la démarcation de l’influence entre Ankara et Moscou, et n’a rien à voir avec les considérations humanitaires de l’une ou l’autre partie ou des Européens.

Nous ne connaissons pas non plus les limites des accords provisoires russo-turcs et si la bataille actuelle ne vise qu’à contrôler la route internationale reliant Damas à Alep et ses environs. Nous ne savons pas non plus si les factions sous influence turque à Idleb sont au courant des accords et de l’horizon de la bataille, et si les accords sont conclus, pourquoi ne sont-ils pas mis en œuvre avec un minimum de pertes? Pourquoi au moins les civils ne sont pas renvoyés hors des champs de bataille? Ce qui est certain, c’est que l’aviation russe et les forces d’Assad veulent que la zone ciblée soit détruite et dépourvue de population, ce qui est tout aussi certain, c’est que le résultat de la bataille est déterminé par la supériorité militaire, et les défenseurs n’auront pas d’armes spécifiques qui feront la différence et donneront une protection qui n’a été accordée à aucune faction combattant Assad, quelle serait, alors, la situation lorsque l’on évoque une région dominée par le Front Al-Nousra, le siège de Hay’at Tahrir Al-Cham, qui figure sur la liste du terrorisme international?

Dans une bataille qui ne déclenche pas de controverse internationale, même en cas de défilé médiatique, Moscou n’a pas besoin de se concentrer sur la domination d’Al-Nousra sur la région, mais c’est une carte prête à l’emploi. Ce qui est surprenant, ou pas surprenant, dans le domaine des transactions, c’est que la Al-Nousra a consacré son hégémonie et exclu d’autres factions, et cela sous l’influence turque, et contrairement aux accords d’Astana, dont certains stipulaient sa limitation. Nous avons vu dans le reste de la sphère d’influence turque comment Ankara a interféré dans toutes les affaires, y compris les affaires administratives civiles, alors que des efforts similaires n’ont pas été faits à Idleb, comme si c’était un aveu préalable que d’autres régions se préparent à une présence plus durable.

Le terrain est pavé pour la bataille d’Idleb, et il le restera tant que la bataille se poursuivra ou sera reportée pour une raison quelconque. La référence aux victimes de ses massacres actuels ne provoquera pas un parti capable d’intervenir, car tous les accords sur le sol syrien ont passé les massacres. Dans ce qui semble être moins que des nouvelles, ces victimes ne sont pas considérées plus que comme des chiffres ajoutés à la tuerie syrienne, et elles entrent dans les archives des organisations internationales, qui peuvent être désignées plus tard comme références de dates et les réfugiés fuyant les bombardements, dans des conditions climatiques extrêmement rudes, ne trouveront devant eux que le vide au sens direct et humanitaire.

Les survivants peuvent être déplacés vers des zones précédemment occupées par la Turquie, comme Efrin ou la zone entre Ras al-Aïn et Tal Abyad, comme s’ils étaient des affaires faciles à jeter ici ou là. Et ceux qui sont impliqués dans la recherche d’une solution pour eux peuvent ne pas voir l’indignation que les forces d’Assad tueraient plus de ce qui est à leur disposition, car cela réduit leurs fardeaux. Par la suite, il n’est pas exclu qu’ils soient victimes de la traite dans le cadre de la vente aux enchères traitant de la question des réfugiés en général, et l’octroi de tout soulagement en dessous du niveau minimum pour eux devient un motif de fierté pour l’humanité des propriétaires.

Il convient de ne pas mentionner l’opposition, non pas en raison de son impuissance et de son manque de ruse, mais plutôt parce qu’elle est un partenaire dans la décoration des politiques régionales et internationales qui ont amené la situation jusqu’ici, au moins comme moyen de la promouvoir comme la meilleure option pour protéger les civils. Le chef du “gouvernement intérimaire” de la coalition a bien fait d’aller présider une réunion à Efrin, et d’afficher à côté de lui le drapeau turc avec une peinture qui serait l’arbre des sultans ottomans, donc son apparence de cette manière et à ce moment est la plus vraie conclusion.

Même les récits des Syriens sur les réseaux sociaux nous disent presque que rien ne se passe à Idleb, pas de cris de détresse “comme cela se passait avant” en demandant à l’inconnu de fournir de l’aide, et sans attendre un miracle qui ne se produira pas. Le silence des Syriens est compréhensible comme un signe de désespoir et d’impuissance ensemble, et il est libre, par exemple, de revendications qui ont été soulevées auparavant du type de manifestation dans les capitales de l’Occident pour véhiculer l’image du massacre. Pour faire pression sur ses gouvernements, cela semble très naïf aujourd’hui. En outre, la nouvelle idée avant un certain temps sur l’importance des médias sociaux et leur impact prouve qu’ils sont incapables d’influencer le monde réel, du moins pour ceux qui n’en ont pas d’autres.

Rien ne se passe à Idleb, c’est ce que dit la logique de la puissance et des puissants, et aucun Syrien ne peut pas s’y opposer.

 

لا شيء يحدث في إدلب

عمر قدور | 10/12/2019

فقط حسن الظن أو السذاجة، أو كلاهما، ما يجعل البعض منا يظن أن شيئاً ما يحدث في إدلب. يرتكب الطيران الروسي وقوات الأسد المجزرة تلو الأخرى؛ هذا لا يرقى إلى مصاف الحدث، هو مجرد خبر صغير قد لا يجد له مكاناً ولو متأخراً في قائمة الأخبار الدولية. وهو، بمفهوم الخبر، يفتقر إلى الإثارة. إنه مجرد تفصيل صغير ضمن حدث صار بدوره قديماً ومملاً، والأهم من ذلك أنه تحت الضبط الخارجي ولن ينفلت على مفاجآت جديدة.

لا يوجد في مستجدات الهجوم على إدلب ما يستقطب اهتمام أية حكومة غربية، ولا ما يستقطب اهتمام قوى معارضة في الغرب. الغرب أصلاً غير متواجد في إدلب على نحو تواجده السابق في مناطق الحرب على داعش، وهناك أعادت واشنطن انتشارها مقدِّمة لأنقرة ولموسكو مساحات شاسعة رغم اعتراضات بعض القوى الغربية، ورغم اعتراض الديموقراطيين في الكونغرس الذين وجدوا في الأمر فرصة أخرى ليس إلا للنيل من إدارة ترامب.

تبرز المخاوف الأوروبية، وترتفع معها الأصوات، عندما يكون هناك تهديد جدي بموجات لاجئين. لم يرفع بعدُ مسؤولون أتراك، لمناسبة الهجوم على إدلب، أصواتهم مهددين أوروبا باللاجئين، وقد لا يستقيم مثل هذا التهديد مع تصريحات تركية رسمية تشير إلى عودة عدد كبير منهم إلى الأراضي التي سيطرت عليه أنقرة في عملية “نبع السلام”. في كل الأحوال، صدور التصريحات متصل بعمليات التفاوض حول ترسيم النفوذ بين أنقرة وموسكو، ولا علاقة له بالاعتبارات الإنسانية لدى أي طرف منهما ولا لدى الأوروبيين.

ثمة أخبار عن معارك عنيفة أحياناً، أو عن مقاومة شرسة يبديها المدافعون. ترجمة ذلك أن المدافعين قد حصلوا على إمدادات جيدة، وربما على معلومات استخباراتية، تتيح لهم إيقاع خسائر أعلى بقوات الأسد. المستوى الأهم في موضوع الإمدادات توجيه رسالة خفيفة لموسكو، ربما رسالة عتب لأن الأخيرة تتجاوز التفاهمات، أو رسالة تذكير كي لا تتجاوزها.

نحن لا نعلم أيضاً حدود التفاهمات الروسية-التركية المؤقتة، وما إذا كانت المعركة الحالية تهدف فقط إلى السيطرة على الطريق الدولي الواصل بين دمشق وحلب ومحيطه. لا ندري أيضاً ما إذا كانت الفصائل الخاضعة للنفوذ التركي في إدلب على دراية بالتفاهمات وبأفق المعركة، وإذا كانت التفاهمات مبرمة لماذا لا تُنفّذ بأقل الخسائر؟ لماذا على الأقل لا يُرحَّل المدنيون خارج ساحات المعركة؟ ما هو مؤكد أن الطيران الروسي وقوات الأسد يريدان المنطقة المستهدفة مدمَّرة وخالية من السكان، وما هو مؤكد على نفس الدرجة أن نتيجة المعركة يحددها التفوق العسكري، ولن يحظى المدافعون بأسلحة نوعية تُحدث فرقاً وتمنح حماية لم يحظَ بها من قبل أي فصيل يقاتل الأسد، فكيف عندما يكون الحديث عن منطقة تهيمن عليها جبهة النصرة “هيئة تحرير الشام” الموضوعة على قائمة الإرهاب الدولية؟

في معركة لا تثير جدلاً دولياً، ولو على سبيل الاستعراض الإعلامي، لا تحتاج موسكو إلى التركيز على هيمنة النصرة على المنطقة، لكنها ورقة جاهزة للاستخدام. ومما يثير الاستغراب، أو لا يثيره ضمن عالم الصفقات، أن النصرة كرّست هيمنتها وأقصت فصائل أخرى، وقد فعلت ذلك تحت النفوذ التركي، وبخلاف تفاهمات أستانة التي نصّ بعضها على تحجيمها. رأينا في باقي مناطق النفوذ التركي كيف تتدخل أنقرة في كافة الشؤون، بما فيها الشؤون الإدارية المدنية، بينما لم تُبذل جهود مماثلة في إدلب، وكأنه إقرار مسبق بأن المناطق الأخرى تُعدّ لوجود أكثر استدامة من الوجود فيها.

الأرضية ممهدة لمعركة إدلب، وستبقى هكذا طالما بقيت المعركة مستمرة أو تخللها تأجيل لسبب ما. الإشارة إلى ضحايا مجازرها الحالية لن تستثير جهة قادرة على التدخل، لأن كافة الصفقات على الأرض السورية مرّت فوق المجازر. فيما يبدو أنه أقل من خبر، لا اعتبار لأولئك الضحايا أكثر من كونهم أعداداً تُضاف إلى المقتلة السورية الكبرى، وتدخل في أرشيف منظمات دولية يمكن الرجوع إليه لاحقاً على سبيل التأريخ. أُتخم العالم بقصص اللاجئين السوريين، واللاجئون الآن من تحت القصف في ظروف مناخية شديدة القسوة لن يجدوا أمامهم سوى العراء بالمعنيين المباشر والإنساني.

قد يُنقل الناجون إلى مناطق سبق لتركيا احتلالها، مثل عفرين أو المنطقة الواقعة بين رأس العين وتل أبيض، وكأنهم متاع يسهل رميه هنا أو هناك. وربما لا يرى المعنيون بإيجاد حل لهم غضاضة في أن تقتل قوات الأسد المزيد مما يتيسر لها، فهذا يخفف العبء عليهم. لاحقاً، لا يُستبعد أن يُتاجَر بهم في مزاد المتاجرة بقضية اللاجئين عموماً، ويصبح تقديم أية إغاثة دون الحد الأدنى لهم مدعاة للتفاخر بإنسانية أصحابها.

يُستحسن ألا نأتي على ذكر المعارضة، لا بسبب عجزها وقلة حيلتها، إنما لأنها شريك في تزيين السياسات الإقليمية والدولية التي أوصلت الحال إلى هنا، على الأقل من قبيل الترويج لها كأفضل الخيارات لحماية المدنيين. وقد فعل خيراً رئيس “الحكومة المؤقتة” التابعة للائتلاف بذهابه ليرأس اجتماعاً في عفرين، وليظهر إلى جانبه العلم التركي مع لوحة قيل أنها شجرة السلاطين العثمانيين، فظهوره بهذه الطريقة وبهذا التوقيت أصدق خاتمة.

حتى حسابات السوريين على وسائل التواصل الاجتماعي تكاد تقول لنا أن لا شيء يحدث في إدلب، لا صرخات استغاثة “كما كان يحدث سابقاً” تطلب من المجهول تقديم النجدة، ولا انتظار لمعجزة لن تحدث. صمت السوريين هذا مفهوم كدلالة على اليأس والعجز معاً، وهو يخلو مثلاً من مطالبات كانت ترتفع سابقاً من نوع التظاهر في عواصم الغرب لإيصال صورة المجزرة، فالكل يعلم أن العالم لا يحتاج من يوصل إليه صورة ما يحدث، والفكرة القديمة عن إيصال الحدث إلى الرأي العام الغربي كي يضغط على حكوماته تبدو ساذجة جداً اليوم. أيضاً الفكرة الطازجة قبل حين عن أهمية وسائل التواصل الاجتماعي وتأثيرها تثبت عجزها عن التأثير الواقعي، أقلّه للذين لا يملكون غيرها.

لا شيء يحدث في إدلب، هذا ما يقوله منطق القوة والأقوياء، ولا أحد من السوريين في وسعه معاندة

Des documents révèlent la domination iranienne sur l’Iraq et ses dirigeants, de Maliki à Abadi, à Abdel-Mahdi et les autres


 

بشار-الأسد-نوري-المالكي

18/11/2019

Le New York Times et le site Intercept ont révélé les télégrammes secrets iraniens qui montrent le rôle de l’Iran en Iraq.

L’équipe de journalistes du journal et du site, Tim Arango, James Reizen, Farnaz Fasaihi, Ronen Bergman et Morteza Hussein, ont mis au jour des centaines de rapports de renseignement mettant en lumière la guerre d’influence secrète dans la région et la bataille au sein même de la sécurité iranienne.

Les correspondants ont évoqué les récents événements irakiens et la visite à la mi-octobre du général Qasim Soleimani, commandant de la Force al-Qods, à Bagdad, au milieux du mois d’octobre dernier, alors que l’agitation dans la capitale irakienne contre la corruption et le Premier ministre Adel Abdel-Mahdi, ainsi que l’influence iranienne sur la politique irakienne, ceci à l’ombre d’une large masse sécuritaire et une capitale assiégée.

Qasimi n’est pas un visiteur étranger à la ville et sa présence a révélé les grandes griefs des manifestants: il est venu persuader son allié au Parlement irakien d’aider le Premier ministre à rester en poste. Ce n’est pas la première fois que Téhéran envoie Qasemi réparer les dégâts, ce qui s’inscrit dans les tentatives de l’Iran de maintenir l’Irak en tant qu’État satellite.

Les documents révèlent la campagne acharnée de l’Iran pour s’inclure dans la politique irakienne et le rôle de Qasem Soleimani.

Intercept a obtenu en premier les documents, et les a partagé avec le New York Times, révélant des années d’influence iranienne en Irak et le dur travail des espions iraniens pour soutenir les dirigeants irakiens et payer les agents irakiens travaillant avec les États-Unis pour changer leurs positions et pénétrer sous tous les aspects de la vie politique, économique et religieuse dans le pays.

Anonyme

Un inconnu a envoyé sur le site les archives de 700 pages, qui ont été traduites du farsi en anglais. Les télégrammes iraniens ressemblent à des opérations d’espionnage, comme s’ils étaient extraits d’un roman d’espionnage. Des réunions ont été organisées dans des ruelles sombres, des centres commerciaux ou des sorties de pêche et des fêtes d’anniversaire. À l’aéroport de Bagdad, des espions prennent des photos de soldats américains et surveillent les combats de la coalition internationale. Les espions conduisaient leurs voitures de manière sinueuse pour éviter la censure. Les cadeaux sont accordés à des sources de sécurité, notamment des pistaches, de l’eau de cologne et du safran.

Les archives contiennent des rapports sur les montants dépensés par le ministère irakien du Renseignement, dont une facture de 8,5 € destinée à l’achat d’un cadeau pour un commandant de l’armée kurde.

Une relation privilégiée

Selon un télégramme des archives iraniennes, Adel Abdel-Mahdi aurait travaillé avec les services de renseignement iraniens lorsqu’il était en exil sous le régime de Saddam Hussein et entretenait une “relation spéciale avec la République islamique d’Iran” lorsqu’il était ministre du Pétrole en 2014. Ce message ne donne pas de détails sur la nature de la relation, a déclaré un responsable. Une ancienne “relation spéciale” américaine signifie beaucoup de choses et ne signifie pas qu’il était un agent des services de renseignement iraniens. Aucun Iraquien n’a accédé au poste de Premier ministre sans la bénédiction de l’Iran, et lorsqu’il a été élu à ce poste en 2018, Abdel-Mahdi était perçu comme une personne acceptée par l’Iran et les États-Unis.

Les documents divulgués donnent une image surprenante de ce qui se passe au sein du régime iranien. Il détaille la manière dont l’Iraq est tombé sous domination iranienne depuis la chute de Saddam Hussein en 2003. L’invasion américaine a fait de l’Iraq la passerelle qui a étendu l’influence iranienne du Golfe à la Méditerranée.

Bien que les documents de sécurité iraniens confirment ce que l’on sait sur le rôle de Téhéran en Irak, ils détaillent la manière dont l’Amérique et l’Iran ont transformé le pays en arène pour leurs opérations d’espionnage. Il fournit des détails inconnus sur la politique intérieure iranienne, où les camps et factions sont confrontés aux mêmes défis que les forces d’occupation américaines. Mais les documents iraniens divulgués confirment que Téhéran a, dans tous les mouvements, dépassé Washington dans le jeu de l’influence.

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وثائق تكشف هيمنة إيران على العراق وقادته من المالكي إلى العبادي وعبد المهدي والبقية

١٨/١١/٢٠١٩

كشفت صحيفة “نيويورك تايمز” وموقع “إنترسيبت” عن البرقيات الإيرانية السرية التي تظهر الدور الإيراني في العراق.

وفي تقرير أعده فريق من مراسلي الصحيفة والموقع، تيم أرانغو، جيمس ريزن، فرناز فصيحي، رونين بيرغمان، ومرتضى حسين، كشفوا فيه عن مئات من التقارير الاستخبارية التي تلقي ضوء عن الحرب السرية للتأثير في المنطقة والمعركة داخل المؤسسة الأمنية الإيرانية نفسها.

وأشار فيه المراسلون للأحداث العراقية الأخيرة وزيارة الجنرال قاسم سليماني، قائد فيلق القدس، إلى بغداد منتصف شهر تشرين الأول (أكتوبر) وسط اضطرابات شهدتها العاصمة العراقية ضد الفساد وعادل عبد المهدي، رئيس الوزراء، والتأثير الإيراني على السياسة العراقية، كل هذا في ظل حشود أمنية واسعة وعاصمة تحت الحصار.

وقاسمي ليس زائرا غريبا على المدينة ووجوده كشف عن المظلومية الكبرى للمحتجين: لأنه جاء من أجل إقناع حليف له في البرلمان العراقي لمساعدة رئيس الوزراء البقاء في منصبه. وهذه ليست المرة الأولى التي ترسل فيها طهران قاسمي لإصلاح الأضرار وهي جزء من محاولات إيران الحفاظ على العراق كدولة تابعة.

وعليه فالوثائق تكشف عن الحملة الشرسة التي قامت بها إيران لتضمين نفسها في السياسة العراقية ودور قاسم سليماني.

وحصل موقع “إنترسيبت” على الوثائق أولا، وشارك فيها صحيفة “نيويورك تايمز”، حيث تكشف عن سنوات من التأثير الإيراني في العراق والعمل الدؤوب الذي قام به الجواسيس الإيرانيون لدعم القادة العراقيين ودفع المال للعملاء العراقيين الذين يعملون مع أمريكا لتغيير مواقعهم واختراق كل ملمح من ملامح الحياة السياسية والاقتصادية والدينية في البلد.

مجهول

وأرسل شخص مجهول الأرشيف المكون من 700 صفحة إلى الموقع حيث تمت ترجمته من الفارسية إلى الإنكليزية. وتشبه البرقيات الإيرانية عمليات تجسس وكأنها مأخوذة من رواية تجسسية. فقد تم ترتيب اللقاءات في الأزقة المظلمة ومراكز التسوق أو رحلات صيد وحفلات أعياد ميلاد. وفي مطار بغداد ينتشر الجواسيس الذين يلتقطون الصور للجنود الأمريكيين ويراقبون القتال الذي تشترك فيه قوات التحالف الدولي. فيما يقود الجواسيس سياراتهم بطرق متعرجة لتجنب الرقابة. ويتم إغداق الهدايا على المصادر الأمنية، منها هدايا الفستق الحلبي، عطر الكولون والزعفران.

ويحتوي الأرشيف عن تقارير تتعلق بالمبالغ التي تم إنفاقها من وزارة الاستخبارات العراقية، واحد منها فاتورة بقيمة 8.5 يورو من أجل شراء هدية لقائد عسكري كردي.

علاقة خاصة
وبحسب برقية من الأرشيف الإيراني فقد عمل عادل عبد المهدي مع المخابرات الإيرانية عندما كان في المنفى أثناء حكم صدام حسين، وكان على “علاقة خاصة مع الجمهورية الإسلامية الإيرانية” عندما كان وزيرا للنفط عام 2014. ولا تقدم البرقية تفاصيل عن طبيعة العلاقة، وكما يقول مسؤول أمريكي سابق فـ”العلاقة الخاصة” تعني الكثير من الأشياء ولا تعني أنه كان عميلا للمخابرات الإيرانية. ولم يصل أي عراقي لمنصب رئاسة الوزراء بدون مباركة من إيران، وعندما تم انتخاب عبد المهدي للمنصب عام 2018 نظر إليه كشخص تم التوافق عليه ومقبول من إيران وأمريكا.

وتعطي الوثائق المسربة صورة مثيرة للدهشة عما يجري داخل النظام الإيراني. فهي تفصل الطريقة التي وقع فيها العراق تحت الهيمنة الإيرانية منذ سقوط صدام حسين عام 2003. فقد أدى الغزو الأمريكي لجعل العراق البوابة التي وسعت التأثير الإيراني من الخليج إلى البحر المتوسط.

ومع أن الوثائق الأمنية الإيرانية تؤكد ما يعرف عن دور طهران في العراق، إلا أنها تفصل الطريقة التي حولت فيها أمريكا وإيران البلد لساحة عملياتهما التجسسية. وهي تقدم تفاصيل لم تعرف من قبل عن السياسة الداخلية الإيرانية، حيث تواجه المعسكرات والفصائل نفس التحديات التي واجهت القوات الأمريكية المحتلة. ولكن الوثائق الإيرانية المسربة تؤكد أن طهران تفوقت وفي كل حركة على واشنطن في لعبة التأثير.

« Pas d’immunité pour l’Iran » contre « pas de sécurité pour l’Israël » ? – “لا حصانة لإيران” مقابل “لا أمان لإسرائيل”؟


Pas-d'immunité---Israël---Iran

« Pas d’immunité pour l’Iran » contre « pas de sécurité pour l’Israël » ?

Abdel Wahhab Badrakhan – 29 août 2019

Partout où une volonté internationale se développera, il doit y avoir un instrument d’action. Est-ce le cas pour Israël (l’instrument), comme c’est le cas aujourd’hui, dans les arènes syrienne, irakienne et libanaise, ainsi que pour Gaza et peut-être bientôt au Yémen? Sans les accords russes et l’entente américano-russes, Israël n’aurait pas pu frapper en Syrie à tout moment. Sans la couverture américaine, il n’aurait pas frappé le Hachd Chaabi/Mobilisation populaire en Irak, il n’aurait pas violé la trêve au Liban, et n’aurait pas mené trois guerres à Gaza, mettant toujours la guerre à son ordre du jour. Si les informations sont vraies, il mènerait des frappes au Yémen. Le but dans tous ces endroits est l’Iran et ses milices. C’est un objectif déclaré par les Américains et les Israéliens, par la Russie de manière non tacite en Syrie et semi-déclarée en Irak. concerté sur le Liban et Gaza. Il n’y a pas encore d’accord sur le Yémen, c’est-à-dire s’il a déjà un « mandat » ou il agit comme s’il était « mandaté ».

Au cours des deux dernières semaines, le Premier ministre israélien a réitéré l’expression « aucune immunité pour l’Iran » nul part, et après une série d’attaques impliquant la chute de deux drones, dont l’un a explosé sur la forteresse du (Hezbollah /parti de dieu) dans la banlieue sud de Beyrouth, la position du secrétaire général Hassan Nasrallah a été réduite à « aucune sécurité pour Israël », car le « parti » va riposter et peut-être rendre l’appareille en envoyant des drones de reconnaissance sur le nord d’Israël, comme ceux qui ont été abattus à l’époque, mais on suppose que l’Iran a développé ces armes afin de les rendre offensives… Cette équation « immunité » versus « sécurité » est mise en avant par l’Iran et tente d’en créer un cadre institutionnel. L’idée d’une réunion des gouvernements irakien, syrien, libanais avec ses « factions de la résistance » est en cours de discussion afin de discuter d’un mécanisme commun limitant les excès israéliens. A part Damas qui n’a pas de choix et se noie dans son implication iranienne, il n’est pas certain que Bagdad et Beyrouth soient vraiment intéressés par une telle réunion. L’Iran vise premièrement à contrôler les réponses à Israël afin de ne pas nuire à l’administration de la crise avec les États-Unis, ensuite à traiter le problème des attaques israéliennes comme si cela n’avait rien à voir avec la crise américano-iranienne, et enfin à montrer qu’il gérait ses sphères d’influence comme s’il était atténué de toute pression.

La seule différence entre ces sites est la Syrie, où l’Iran renforce son influence avec des forces qui ne sont pas du même tissu social ou sectaire, mais proviennent de diverses régions du pays où ils sont plantées, naturalisées et installés dans les propriétés des « propriétaires » expulsés de force de leurs maisons et dans les propriétés des « absents » qui sont devenus des réfugiés partout dans le monde, tout cela en alliance avec un régime qui sait que la Russie l’a « sauvé », mais c’est Israël qui a garanti jusqu’à présent sa survie et l’utilise comme les autres. L’Iran ne mesure pas le niveau de son enracinement dont il l’espère en Syrie avec la force des frappes israéliennes sur ses camps, mais avec les structures qu’il a établies pour s’implanter dans le pays, notamment : (et) en premier lieu, la pénétration de ses services militaires et de renseignement dans les structures officielles du pays, ainsi que la nécessité du régime dans la « formule Astana » pour influencer le consensus militaire et politique. Deuxièmement, le degré de sa pénétration dans la société civile, (sociale et religieux) au sein de la souche sociale profonde de la Syrie, profitant de la misère et de l’exacerbation de la population par la guerre. Troisièmement, il faut parier que le jeu international, aussi hostile soit-il, doit faire face aux « réalités » qui ont émergé sur le terrain.

Ce qui soutien ce pari du jeu international l’Iran le partage maintenant avec d’autres joueurs – la Russie, la Turquie, les États-Unis et Israël. Tout le monde prétend travailler pour le rétablissement de la paix et de la stabilité, mais ils ont contribué à des degrés divers au déclenchement de la guerre et à son embrasement. L’Iran dispose d’une monnaie d’échange unique dans les scénarios de cessation de ces guerres, à condition de négocier avec lui et de reconnaître ses intérêts, il a arrangé sa situation de manière qu’il serait difficile de le dépasser dans aucun des quatre pays (Syrie, Irak, Yémen et Liban), où il a confisqué « l’État », infiltré ses forces militaires et de sécurité et établi ses milices en tant qu’armées parallèles, ou abolir complètement « l’Etat » comme au Yémen. Au minimum, l’Iran en Irak a officiellement accepté le « partage du pouvoir » avec les États-Unis et a profité de la période de retrait des États-Unis pour s’emparer des éléments constitutifs de l’État et favoriser toutes les milices du Hachd Chaabi. Cette formule est pratiquement appliquée au Liban, où le Hezbollah adhère au programme iranien en marginalisant l’État et son armée, ainsi que le gouvernement auquel il participe. Au minimum, l’Iran a réservé une participation à toute solution politique par l’intermédiaire des Houthis au Yémen et aspire au minimum à dominer le nord du fait de la tendance des Sudistes à faire sécession, et était non loin des séparatistes sous l’ancien régime.

En Syrie, les calculs sont devenus plus compliqués pour l’Iran en raison de la présence russe et de la pression américaine, ainsi que de l’entrée d’Israël sur la ligne. Téhéran a estimé qu’un changement dans la nature de la guerre au profit du régime lui permettrait de consacrer une partie de ses capacités militaires et logistiques à menacer Israël, non dans le but de « libérer la Palestine » comme le dit la propagande, mais plutôt de reconnaître l’influence iranienne sur les conditions de négociation ou, au pire, d’accepter un fait iranien en Syrie. Bien que l’évolution de la situation ait été dans la direction attendue par l’Iran, les premiers accords de coordination entre la Russie et l’Israël ont bloqué les plans iraniens concernant le front du Golan. Au fil du temps, les rôles ont changé et les positions iraniennes ont été menacées par l’Israël. La Russie s’est engagée alors à conduire les Iraniens à une quarantaine de kilomètres de la frontière. Selon des accords qui incluaient également la partie américaine, l’Iran est tenu de retirer ses milices de Syrie comme condition préalable à la participation des pays occidentaux à l’activation des formules proposées par la Russie pour mettre fin à la guerre et activer la solution politique et les plans de reconstruction.

S’il n’est pas possible d’obliger l’Iran à retirer ses milices d’Irak, du Liban ou même du Yémen, parce que ses dirigeants et ses membres font partie de la société locale et lui sont loyaux et non envers leur pays, le statu quo ne peut être maintenu, y compris la domination ou l’abolition de l’État et la marginalisation des armées nationales et d’autres institutions. Même si un changement de cette réalité est nécessaire de toute urgence, il ne va certainement pas se produire avec ces attaques israéliennes, il vise à faire pression sur l’Iran et, le territoire iranien n’étant pas attaqué dans un avenir prévisible, Téhéran n’envisage pas de modifier son approche ou son comportement, mais encourage ses milices à préserver ses acquis quoi qu’il arrive, et les milices dans l’intérêt du militantisme à l’appui de l’Iran dans son projet d’atteindre ses objectifs, ils assureront, au moins, leur avenir politique.

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“لا حصانة لإيران” مقابل “لا أمان لإسرائيل”؟

عبدالوهاب بدرخان | منذ يوم في 29 أغسطس 2019

حيثما تتبلور إرادة دولية لا بدّ من أداة عمل لها. هل هذه حال إسرائيل الأداة، كما تتمثّل اليوم بالتحرك في الساحات السورية والعراقية واللبنانية، فضلاً عن غزة، وربما قريباً في اليمن؟ لولا موافقة روسية وتوافق أميركي – روسي لما استطاعت أن تضرب في سورية حين تشاء وأين تشاء. ولولا الغطاء الأميركي لما أقدمت على ضرب معسكرات الحشد الشعبي في العراق، ولما خرقت الهدنة في لبنان، ولما شنّت ثلاثة حروب على غزّة واضعةً الحرب دائماً على جدول أعمالها. وإذا صحّت المعلومات فإنها قد تقوم بضربات نوعية في اليمن. ذاك أن الهدف في كل هذه المواقع هو إيران وميليشياتها. وهو هدف أميركي – إسرائيلي معلن، وروسي غير معلن، في سورية. شبه معلن في العراق. مُتّفق عليه بالنسبة الى لبنان وغزّة. وغير مُتّفق عليه بعد في ما يخصّ اليمن. أي أن ثمة “تكليفاً” لإسرائيل أو أنها تتصرّف كأنها مكلّفة.

في الأسبوعين الأخيرين كرّر رئيس الوزراء الإسرائيلي عبارة “لا حصانة لإيران” في أي مكان، وبعد سلسلة هجمات تخللها سقوط طائرتين مسيرتين إحداهما انفجرت فوق معقل “حزب الله” في الضاحية الجنوبية لبيروت أمكن اختزال موقف الأمين العام حسن نصرالله بـ “لا أمان لإسرائيل” لأن “الحزب” سيردّ، وربما يردّ بالمثل إذ سبق له أنه أرسل طائرات مسيّرة استطلاعية فوق شمال إسرائيل وقد أُسقطَت في حينه، لكن يُفترض أن إيران طوّرت هذا السلاح ليصبح أيضاً هجومياً. هذه المعادلة، “الحصانة” مقابل “الأمان” أو الأمن تطرحها إيران وتحاول إيجاد إطار مؤسسي لها، إذ يجري تداول فكرة اجتماع لحكومات العراق وسورية ولبنان و”فصائل المقاومة” فيها للبحث في آلية مشتركة تحدّ من التجاوزات الإسرائيلية. وعدا دمشق غير المخيّرة والغارقة في تورّطها الإيراني، ليس مؤكّداً أن بغداد وبيروت مهتمتان فعلاً باجتماع كهذا. إذ تهدف إيران أولاً الى ضبط الردود على اسرائيل لئلّا تؤثّر سلباً على ادارتها أزمتها مع الولايات المتحدة، وثانياً الى معالجة مسألة الهجمات الإسرائيلية كأن لا علاقة لها بالتأزم الأميركي – الإيراني، وثالثاً الى إظهار أنها تدير مناطق نفوذها كما لو أنها متخفّفة من أي ضغوط.

الفارق الوحيد بين هذه المواقع هو سورية حيث تبني إيران نفوذها بقوى ليست من النسيج الاجتماعي أو الطائفي، بل تأتي بها من أصقاع شتّى وتزرعها وتجنّسها وتملّكها أملاك “الحاضرين” الذين يُطردون عنوةً من بيوتهم وأملاك “الغائبين” الذين صاروا لاجئين في أصقاع شتّى، وتستند في كل ذلك الى تحالف مع نظام يعرف أن روسيا “أنقذته” لكن إسرائيل هي التي ضمنت بقاءه حتى الآن وتستخدمه إسوة بالآخرين. ولا تقيس إيران مستوى تجذّرها الذي تأمله في سورية بقوّة الضربات الإسرائيلية لمعسكراتها بل بما أسسته من بنى لوجودها، ومنها: أولاً، تغلغلها العسكري والاستخباراتي وحاجة النظام إليها في “صيغة استانا” للتأثير في التوافقات العسكرية والسياسية. ثانياً، اختراقها المدني والاجتماعي والتشييعي للعمق السوري، مستغلّةً حالات العوز والبؤس التي فاقمتها الحرب. وثالثاً، مراهنتها على أن اللعبة الدولية، مهما كانت معادية لها، لا بدّ أن تتعامل مع “الحقائق” التي استجدّت على الأرض.

ما يدعم هذه المراهنة على اللعبة الدولية أن إيران باتت تتشاركها مع اللاعبين الآخرين، روسيا وتركيا والولايات المتحدة وإسرائيل. الجميع يدّعي العمل على استعادة السلام والاستقرار لكنهم ساهموا بدرجات متفاوتة في اشعال الحروب وتسعيرها، وتنفرد ايران بكونها تملك أوراقاً للمساومة في سيناريوات إنهاء تلك الحروب شرط التفاوض معها والاعتراف بمصالحها، وقد رتّبت أوضاعها بحيث يصعب تجاوزها في أيٍّ من البلدان الأربعة (سورية والعراق واليمن ولبنان) حيث صادرت “الدولة” واخترقت قواها العسكرية والأمنية وأنشأت ميليشيات كجيوش موازية، أو عمدت الى إلغاء “الدولة” كلياً كما في اليمن. في الحدّ الأدنى أظهرت إيران في العراق قبولاً شكلياً لـ “تقاسم” النفوذ مع الولايات المتحدة، واستغلّت فترة الانسحاب الاميركي للاستحواذ على مفاصل الدولة وترجيح كفّة ميليشيات “الحشد الشعبي”. هذه المعادلة تُطبّق عملياً في لبنان حيث يلتزم “حزب الله” الأجندة الإيرانية، مهمّشاً الدولة وجيشها، فضلاً عن الحكومة التي يشارك فيها. في الحدّ الأدنى أيضاً حجزت إيران حصّةً لها في أي حلّ سياسي عبر الحوثيين في اليمن، وفي الحدّ الأدنى تطمح الى هيمنة على الشمال في ضوء توجّه الجنوبيين الى الانفصال، وهي لم تكن بعيدة عن الانفصاليين خلال عهد النظام السابق.

أما في سورية فصارت الحسابات أكثر تعقيداً بالنسبة الى إيران، بسبب الوجود الروسي والضغوط الأميركية، كذلك مع دخول إسرائيل على الخط. كانت طهران تعتبر أن التغيير في طبيعة الحرب لمصلحة النظام سيتيح لها تخصيص جانب من إمكاناتها العسكرية واللوجستية لتهديد إسرائيل، ليس بهدف “تحرير فلسطين” كما تقول الدعاية، بل لاستدراج اميركا وإسرائيل الى الاعتراف بالنفوذ الإيراني وفقاً لشروط تفاوضية أو في أسوأ الأحوال القبول بأمر واقع إيراني في سورية. وعلى رغم أن التطوّرات ذهبت في الاتجاه الذي توقعته إيران إلا أن تفاهمات تنسيق مبكرة بين روسيا وإسرائيل قطعت الطريق على الخطط الإيرانية في شأن جبهة الجولان. ومع الوقت انقلبت الأدوار فأصبحت المواقع الإيرانية تحت التهديد الإسرائيلي، بل التزمت روسيا إبعاد الإيرانيين الى أربعين كيلومتراً أو أكثر عن الحدود. وبحسب تفاهمات شملت الجانب الأميركي أيضاً صار مطلوباً أن تُقدِم إيران على سحب ميليشياتها من سورية كشرط لا بدّ منه لمشاركة الدول الغربية في تفعيل الصيغ التي تطرحها روسيا لإنهاء الحرب وتحريك الحل السياسي وخطط إعادة الإعمار.

إذا لم يكن ممكناً إلزام إيران بسحب ميليشياتها من العراق ولبنان أو حتى اليمن، لأن قادتها وأفرادها من أبناء المجتمع وموالون لها لا لبلدهم، فإن الوضع القائم لا يمكن أن يستمر، بما فيه من هيمنة على الدولة أو إلغاءٍ لها، ومن تهميش للجيوش الوطنية ولسائر المؤسسات، ومن تعميم لسياسة الترهيب وتجاوز القوانين… ومع أن تغيير هذا الواقع مطلوبٌ بإلحاح إلا أنه بالتأكيد لن يتمّ بهذه الهجمات الإسرائيلية فهي موجّهة للضغط على إيران، وبما أن الأراضي الإيرانية نفسها غير معرّضة لهجمات في المدى المنظور فإن طهران لا تفكّر بتغيير نهجها أو سلوكها، بل تشجّع ميليشياتها على التمسك بمكتسباتها مهما كلّفها ذلك، وللميليشيات مصلحة في التشدّد دعماً لإيران في مشروعها فإذا استطاعت تحقيق أهدافها يضمن أتباعها على الأقل مستقبلهم السياسي.

لكن هذا المستقبل السياسي مع بقاء السلاح في أيديهم لا يعني أنهم سينخرطون في مشاريع استعادة الاستقرار. فقبل الهجمات الإسرائيلية، وبمعزل عنها، كان ولا يزال واضحاً أن المجتمع العراقي يحمّل الميليشيات مسؤولية شيوع عقلية الفساد في السياسة والأمن وادارة الدولة وعدم التقدّم في تعزيزها، وتبعات عدم توفير الخدمات والشروع في تنمية باتت لازمة وضرورية في كل القطاعات. كان لافتاً في بيان اجتماع الرؤساء الثلاثة مع قادة “الحشد” أنه ندّد بالاعتداءات على المعسكرات ودعا الى “احترام مرجعية الدولة”، فهذا هو مفتاح كل الحلول… ثمة تشابه بين الحالين في العراق ولبنان، مع فارق الوجود الأميركي وأمر حكومي لـ “الحشد” بالتحاق فصائله بالقوات المسلحة التي تنامت مكانتها. أما في لبنان فيستند نفوذ “حزب الله” الى ترسانته العسكرية التي يجيّرها لمقاومة العدو الإسرائيلي، لكنه يستخدمها كوطأة دائمة على الوضع الداخلي ترهيباً لخصومه السياسيين وتعطيلاً للدولة والحكومة، وبما أن العقوبات على ايران أنقصت موارده فإنه يعيش عقلية اقتصاد العقوبات ولا ينسجم مع سعي الحكومة الى اجراء إصلاحات اقتصادية ومالية تسهيلاً للاستثمارات الخارجية في المشروع التنموي المسمّى “سيدر”. ومع أن الدول لا تزال تؤكّد تعهداتها إلا أن تحكّم “حزب الله” بقرار السلم والحرب يعني أن الاستثمارات قد لا تأتي أو تأتي بصعوبة شديدة.

هل القيم الإنسانية كذبة كبرى عملت الدول المسيطرة عالميا على ترويجها لتخدير الشعوب الضعيفة والمستضعفة ؟ – Les « Valeurs » humaines, seraient-elles un grotesque mensonge anesthésiant les peuples en quête de liberté et de justice ?


هل للسياسة أخلاق ؟؟

هل للسياسة قيم يمكن على أساسها إشادة نظام عالمي عادل ؟؟

ما أثبتته القضية الفلسطينية منذ عقود

وثورات الربيع العربي على مدى ثماني سنوات

أن الكلمة الفصل الأولى والأخيرة هي لمن يمسك بزمام الإعلام والمال والسلاح… فإلى أين ستقود معايير الدول الاستعمارية العالم برمته ؟؟

هل القيم الإنسانية كذبة عملت الأنظمة المسيطرة عالميا منذ قرون على ترويجها لتخدير الشعوب التي تبحث عن الحرية والعدالة والديمقراطية ؟

 

Opposition-2

La politique a-t-elle des valeurs morales ??
La politique a-t-elle des valeurs sur lesquelles il est possible de bâtir un ordre international équitable ?
Ce que la cause palestinienne a prouvé depuis des décennies et les révolutions du Printemps dans le monde arabe depuis huit ans, nous prouvent toujours que le premier et dernier mot appartiennent à ceux qui détiennent le contrôle des médias, de l’argent et des forces militaires dissuasives …

jusqu’à quelle gouffre les « normes politiques » de grandes puissances coloniales et impérialistes, de notre époque, guideront-elles le monde ?

Les « Valeurs » humaines, dont les régimes dominants ne cessent de nous gaver depuis les temps, seraient-elles un grotesque MENSONGE, une piqûre anesthésiante des peuples en quête de liberté d’équité et de justice ???

أردوغان: تركيا الدولة الوحيدة القادرة على ريادة العالم الإسلامي


المشكلة العويصة هو أن جميع رؤساء البلاد يعتبرون أنفسهم عظماء و قياصرة العصر، والجميع يبحث عن ريادة الآخرين… في هذا العالم البئيس٠٠٠

وعلى الشعوب تحمل العقبات

 

Erdogan: La Turquie est le seul pays capable de diriger le monde musulman

أردوغان: تركيا الدولة الوحيدة القادرة على ريادة العالم الإسلامي

بـ”إرثها التاريخي وموقعها الجغرافي وثرائها الثقافي”

أنقرة / الأناضول

قال الرئيس التركي رجب طيب أردوغان، إن “تركيا الدولة الوحيدة القادرة على ريادة العالم الإسلامي بأسره، بإرثها التاريخي وموقعها الجغرافي وثرائها الثقافي”.

جاء ذلك في كلمة خلال لقائه مفتيي الولايات، في المجمع الرئاسي، بالعاصمة أنقرة، الإثنين.

ولفت أردوغان إلى الثراء الثقافي لتركيا، الذي ضمن أن تعيش المعتقدات المختلفة بسلام، على مر العصور.

وشدد أردوغان على ضرورة ابقاء أبواب المساجد مفتوحة دائما.

وقال ” ينبغي ألا نجعل من مساجدنا أماكن يصلي فيه الناس ومن ثم يغادر الجميع عقب الصلاة، وتقفل أبوابها”.

كما تطرق أردوغان إلى مسألة تغلغل منظمة غولن الإرهابية في أجهزة الدولة والمجتمع، على مدار 40 عاما، والمحاولة الانقلابية الفاشلة التي قامت بها عناصر محدودة تتبع للمنظمة في الجيش، في 15 تموز/ يوليو 2016.

 

Terrorisme de l’Etat Russe Vladimir Poutine en Syrie


Terrorisme-de-l'Etat-Russe-en-Syrie-2018

La politique des USA et de la Russie au Proche-Orient, quelle différence ?


 

Différence-entre-les-USA-et-la-RUSSIE-au-Proche-Orient-1

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