Aucun intérêt de torturer les détenu.e.s d’opinion !!! الأسد يقول إنه لا يملك أي مصلحة بتعذيب المعتقلين


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يتهم قطر بفبركة شهادات المعتقلين

الأسد يقول إنه لا يملك أي مصلحة بتعذيب المعتقلين

رئيس النظام السوري بشار الأسد في لقاء مع صحيفة فرنسية - 28 تشرين الثاني 2019 (Paris Match)

رئيس النظام السوري بشار الأسد في لقاء مع صحيفة فرنسية – 28 تشرين الثاني 2019 (Paris Match)

نفى رئيس النظام السوري، بشار الأسد، في مقابلة مع صحيفة “PARIS MATCH” الفرنسية، وجود أي تعذيب في المعتقلات التابعة للنظام السوري.

واتهم الأسد دولة قطر بـ”تمويل معظم الشهادات” التي أدلى بها معتقلون سابقون لوسائل إعلام عربية وعالمية منذ عام 2011، تاريخ انطلاق الثورة السورية.

واعتبر الأسد أنه “منطقيًا لا يملك أي مصلحة” في ارتكاب هذا النوع من الجرائم، متسائلًا عن الفائدة من التعذيب بالأساس.

وحول الاتهامات بالتعذيب الموجهة إلى النظام السوري، قال إنها “مجرد مزاعم سياسية”، معتبرًا أن هذه الشهادات لم يتم التحقق منها، والشهود الذين أدلوا بشهادتهم كانوا مخفيين، وأن هذه التقارير والشهادات تحتاج إلى “عمليات تدقيق ومسوحات مهنية”.

وقال الأسد إنه في حال تم التأكد من التقارير وكان واثقًا من صحتها، فستتم معاقبة مرتكبي هذه الجرائم، بحسب تعبيره.

وأصدرت “رابطة معتقلي ومفقودي صيدنايا” تقريرًا، في أيلول الماضي، شرحت من خلاله بشكل مفصل آليات التعذيب داخل سجن صيدنايا.

ووثقت الرابطة ما يزيد على 20 وسيلة تعذيب جسدية من بينها الضرب بالعصي والصعق الكهربائي و“بساط الريح” و”الشبح” و”الدولاب” وغيرها، وهو ما تعرض له 100% من المعتقلين بحسب شهادة الناجين منهم.

تضاف هذه الأساليب إلى 24 وسيلة للتعذيب النفسي الذي تعرض له 97.8% من المعتقلين، وثماني وسائل للتعذيب الجنسي تحدث عنها نحو 29.7%، في ظل الحساسية المرافقة لهذا النوع من الانتهاك، بحسب التقرير.

وفيما يخص التعذيب الجنسي، قال الأسد إن “هناك فرقًا بين السياسة المعلنة والخطأ الفردي”، ورد على سؤال الصحيفة بقوله إنه “ليس على علم بوجود هذا النوع من التعذيب في المعتقلات السورية”.

وأشار الأسد إلى أن هذا النوع من التعذيب “ليس موجودًا” لأن الاغتصاب والتحرش الجنسي ليست أمورًا شائعة في المجتمع السوري، على حد تعبيره، معتبرًا أنه في حال وجدت “فهي حالات فردية ويعاقب عليها القانون”.

ووفق “الشبكة السورية لحقوق الإنسان”، اختفى آلاف المواطنين السوريين منذ انطلاق الثورة السورية قسريًا، منهم 83 ألفًا على يد قوات النظام السوري، وأكثر من عشرة آلاف على يد تنظيمات “إسلامية متشددة”، وأكثر من 1800 شخص على يد “قوات سوريا الديمقراطية” (قسد).

الأسد يقول إنه لم يطلق التنظيمات المتشددة من السجون

في رده على سؤال الصحيفة حول إطلاقه عددًا من السجناء السياسيين (الذين شكلوا فيما بعد نواة لعدة فصائل مسلحة اتهمت بالتطرف)، وأنه أدخل “السم الجهادي إلى المعارضة”، قال الأسد إن “العفو العام” يعتبر قاعدة قانونية عامة في سوريا، ويشمل كل الأشخاص الموجودين في السجون، نافيًا أن تكون هناك فئة في سوريا “تدعى المتطرفين”.

خرجوا من سجن صيدنايا إلى قيادة فصائل المعارضة

واعتبر أنه لم يطلق سراحهم في عام 2011 ليسهموا في إنشاء هذه الفصائل، بل تم إطلاق سراحهم بسبب إنهائهم لفترة العقوبة.

الذين خرجوا من السجون “قاموا بشيطنة أنفسهم”، وأطلقوا النار على المدنيين وقوات الشرطة، بحسب وصف الأسد، معتبرًا أن هذه هي الحقيقة حول إطلاق سراح السجناء.

وأطلق الأسد في شهر حزيران من عام 2011، سراح عدد من السجناء المحكومين بتهم تتعلق بالنشاطات الدينية، وكانوا نواة لتأسيس عدة فصائل عسكرية، منهم زهران علوش مؤسس “جيش الإسلام”، وقتل في غارة روسية في 25 من كانون الأول عام 2015، وحسان عبود، مؤسس حركة “أحرار الشام الإسلامية”، وقتل بظروف غامضة في 9 من أيلول 2014.

 

Bachar el-Assad : “Français ou étrangers, les terroristes seront soumis à la loi syrienne”

Paris Match | Publié le 28/11/2019 à 06h00 |Mis à jour le 28/11/2019 à 12h14

De notre envoyé spécial à Damas, Régis Le Sommier

Après l'interview dans les jardins de l'ancien palais présidentiel, avec Régis Le Sommier, directeur adjoint de la rédaction de Paris Match.

Après l’interview dans les jardins de l’ancien palais présidentiel, avec Régis Le Sommier, directeur adjoint de la rédaction de Paris Match. DR

Après neuf ans de guerre civile, le président syrien Bachar el-Assad, soutenu par la Russie et l’Iran, est le seul maître à bord. Voici l’intégralité de l’interview accordée à Paris Match.

Paris Match. Notre dernière interview remonte à cinq ans, presque jour pour jour. C’était en novembre 2014, votre gouvernement ne contrôlait plus qu’un tiers du pays. Aujourd’hui vos armées sont de retour à la frontière turque. Avez-vous le sentiment d’avoir gagné la guerre ?
Bachar el-Assad. Je voudrais être très précis sur ce point. Qu’elle soit gagnée ou perdue, ce n’est pas « ma » guerre, la guerre d’un président cherchant à conserver son poste, selon la version occidentale. C’est une guerre nationale, celle des Syriens contre les terroristes. Il est vrai que depuis, comme vous l’avez dit, nous avons beaucoup avancé ; mais ça ne veut pas dire que nous avons gagné. Nous vaincrons lorsqu’il n’y aura plus de terrorisme. Or, le terrorisme est toujours là dans des régions du Nord. Ce qui est plus regrettable encore, c’est qu’il bénéficie toujours de soutiens de la part de la Turquie et des pays occidentaux, les États-Unis, la Grande Bretagne, et notamment la France. Il est donc encore tôt pour parler de victoire.

Vous pensez honnêtement que la France soutient les terroristes ?
Evidemment. Ils ont envoyé des armes par le passé. Je ne sais pas s’il y a eu un vrai changement à ce sujet au cours des derniers mois ou de la dernière année.Nous ne disposons pas de données actuellement. Mais regardons les choses dans leur contexte général. Lorsque les forces françaises viennent en Syrie sans y être invitées par le gouvernement légitime, c’est de l’occupation. Il n’y a pas une grande différence entre le soutien au terrorisme et le déploiement de forces militaire dans le but d’occuper un pays.

“Il ne suffit pas de vouloir combattre le terrorisme, il faut observer les règles internationales”

Les Français sont venus en appui des Kurdes qui combattaient Daech, c’était le sens de leur mission…
Vous pensez franchement que nous pouvons envoyer des forces syriennes en France combattre le terrorisme en France sans y être invités par le gouvernement français ? Le droit international régit le comportement des États dans le monde, pas les intentions. Il ne suffit pas de vouloir combattre le terrorisme, il faut observer les règles internationales. Bien sûr, je suppose que, dans ce cas précis, les intentions sont bonnes, mais nous n’y croyons pas vraiment. Le gouvernement syrien aussi combattait Daech. Pourquoi ne pas l’avoir soutenu ? Pourquoi les gouvernements français combattent-ils Daech, alors qu’ils soutiennent Al Nosra ? Les deux sont des terroristes !

Vous faites référence à l’époque du gouvernement Hollande et aux livraisons d’armes aux rebelles syriens. Ce gouvernement souhaitait votre élimination. Son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avait dit à l’époque que vous ne « mériter[iez] pas d’être sur terre ». Qu’en est-il avec Emmanuel Macron ? Avez-vous constaté un changement dans les positions de la France ?
Dans la forme, oui. Mais tant que l’occupation se poursuit, c’est une forme de terrorisme. Reconnaissez cette vérité. Il faut qu’il y ait un changement dans le contenu, pas seulement dans la forme. Les déclarations ne nous intéressent pas, c’est sur le terrain que les choses doivent changer.

Comment espérez-vous qu’elles changent ?
Il faut tout simplement revenir au droit international, rien qu’à cela. Nous ne demandons rien au gouvernement français. Nous ne lui demandons même pas un soutien de quelque ordre que ce soit politique, économique ou sécuritaire. Nous n’en avons pas besoin. Nous pouvons gérer nos propres affaires. Mais nous voulons qu’il revienne à un ordre mondial qui n’est plus respecté, car c’est le chaos qui règne. Qu’ils soutiennent ou non le président ne m’intéresse pas. Dire qu’il est bon ou mauvais ne m’intéresse pas non plus. C’est une question purement syrienne. Mais qu’ils cessent de soutenir tout ce qui est susceptible de répandre davantage le sang, de multiplier les tueries et d’accroître la souffrance en Syrie.

“Tout terroriste qui se trouve dans les régions contrôlées par les forces syriennes sera soumise à la loi syrienne”

La France fait face à un délicat problème avec ses djihadistes partis combattre en Syrie. En détenez-vous dans vos prisons ?
La nationalité importe peu. Il faut solliciter les services compétents qui disposent des statistiques. Mais de toute manière, s’il y en a, ils seront soumis à la loi syrienne.

Vous savez forcément s’il y a des Français dans vos prisons !
Je n’ai pas de chiffres. Pour ce qui nous concerne, un terroriste c’est un terroriste. Qu’il soit français ou syrien, le résultat est le même.

Vous avez, pour le moment, un accord militaire avec les Kurdes des YPG. Si vous concluez un accord politique, le gouvernement syrien reprendra le territoire du Nord et notamment ses prisons. Que ferez-vous, dès lors, des quelque 400 djihadistes français que les kurdes détiennent ?
Tout terroriste qui se trouve dans les régions contrôlées par les forces syriennes sera soumise à la loi syrienne. Celle-ci est très claire. Ils seront donc traduits en justice devant des tribunaux spécialisés en matière de terrorisme.

Vous n’envisagerez pas, par exemple, de les renvoyer en Europe, comme le fait le président turc Recep Tayyip Erdogan ?
Erdogan tente de faire chanter l’Europe. Quelqu’un qui se respecte ne parle pas de cette manière. Il y a des institutions et des lois. Renvoyer vers un autre pays les terroristes, ou toute personne qui a été jugée et condamnée, est soumis à des accords bilatéraux entre les États. Quant au fait de faire sortir de prison quelqu’un que vous savez être un terroriste, et de le renvoyer chez lui pour qu’il tue des civils, c’est immoral.

“Pour la majorité du peuple, la question de mon exil ne se posait pas”

Après huit ans de guerre, vous allez vers une victoire… mais sur des décombres. La moitié des Syriens sont déplacés ou en exil, 400 000 personnes ont perdu la vie. Reconnaissez-vous que sans l’aide des Russes et des Iraniens, vous auriez perdu ?
Cette guerre est dure. Nous ne sommes pas une grande puissance, mais nous faisions face aux pays les plus riches du monde. Il est tout à fait certain que le soutien de nos amis a limité les dégâts et nous a aidés à récupérer des territoires. Quant à savoir si sans ce soutien, la Syrie serait allée vers la partition, ou vers une défaite totale… Il est parfois difficile de prévoir le résultat d’un match de tennis avec uniquement deux joueurs. Là vous parlez de dizaines de joueurs et de centaines de milliers de combattants.

Est-ce qu’au cours de cette guerre, à un moment, vous avez envisagé de perdre et de vous exiler ?
A vrai dire, je n’y ai pas pensé, pour la simple raison que ce choix ne se posait même pas. Seuls les responsables occidentaux l’ont proposé. Cela ne me concernait pas. Pour moi, il n’en était pas question. Je ne peux envisager à cette option que si elle émane du peuple syrien. Et quand je dis « le peuple syrien », j’entends par là la majorité, et non une minorité terroriste, ou une minorité fabriquée politiquement dans les services de renseignement étrangers, ou encore une minorité de personnes qui ont manifesté parce que le Qatar les a payées pour le faire. Pour la majorité du peuple, la question ne se posait pas. C’est pourquoi j’ai résisté et je suis resté.

Mais en 2013, Al Nosra est arrivé jusqu’à la place des Abbasides à Damas, à quelques kilomètres de votre résidence.
C’est tout à fait vrai. La ville de Damas est restée encerclée pendant des années, parfois quasi totalement, parfois partiellement. Les obus nous tombaient dessus quotidiennement. C’était une raison de plus pour moi pour rester, défendre mon pays, et ne pas fuir. J’assume mes responsabilités constitutionnelles. Je défends mon peuple et mon pays.

“Ces six derniers mois, des entreprises ont commencé à venir de l’étranger”

La reconstruction doit commencer. On estime son coût à 300 milliards de dollars, certains disent 400… Quel est votre plan pour sortir vos compatriotes du marasme, en tenant compte des sanctions terribles qui visent à vous affaiblir, mais qui en réalité touchent les plus pauvres ?
Absolument ! Mais malgré ces sanctions, plutôt que de s’affaiblir, l’industrie s’est développée, par exemple dans le domaine pharmaceutique. Quant à la reconstruction, vous pouvez aller par exemple à Alep qui a été largement détruite par les terroristes. Vous constaterez une grande différence. Car l’État procède à la reconstruction, ainsi que les citoyens.

La livre syrienne est au plus bas. Il va falloir des investissements, des partenaires étrangers. Est-ce que la Chine, l’Inde et la Russie répondent présents ?
Durant les six derniers mois, des entreprises ont commencé à venir de l’étranger pour investir en Syrie. Cet investissement restera lent dans les conditions actuelles, à cause des sanctions, bien entendu. Mais on peut les contourner, et nous avons commencé, en coordination avec ces entreprises, à trouver les moyens pour nous en sortir. Elles vont prochainement investir en Syrie. Je suis réaliste cependant, ça ne veut pas dire que le processus de reconstruction sera rapide.

Vous l’estimez à combien d’années ?
Cela dépendra du temps que les sanctions dureront, et aussi du retour de nos citoyens. Ils sont en train de revenir en ce moment, mais progressivement. Il m’est donc difficile de donner une réponse précise à ce sujet. Mais c’est un processus qui prendra évidemment des années.

“La plupart de ces réfugiés soutenaient l’Etat”

Combien de Syriens sont rentrés ?
Plus d’un million en moins de deux ans. Et les choses s’accélèrent à présent, notamment après la libération de Damas, de la région sud et de sa périphérie. Bien sûr, le retour des Syriens dépend aussi de la réhabilitation de l’infrastructure, comme de l’électricité, des écoles et des hôpitaux. Malheureusement, les sanctions et le blocus pèsent lourdement sur ces secteurs. Dans le même temps, les occidentaux exercent une forte pression sur les réfugiés pour qu’ils ne rentrent pas dans leur pays. C’est un enjeu « humanitaire » qu’ils brandissent comme une carte pour atteindre leurs objectifs politiques.

Certains de ces réfugiés sont partis parce qu’ils vous étaient opposés, qu’ils ont subi des horreurs pendant la guerre, parfois de la part de votre armée. Allez- vous décréter une amnistie ? La réconciliation est-elle encore possible ?
D’abord la plupart de ces réfugiés soutenaient l’Etat et non le contraire. Preuve en est l’élection présidentielle de 2014, auxquelles ils ont participé, et dans laquelle ils ont voté pour le président. La majorité a émigré à cause de la guerre et de ses séquelles économiques. Donc pour ce qui est du retour, il n’y a aucun problème. Certains reviennent tout naturellement, sans qu’une amnistie ne soit nécessaire. D’autres sont des opposants, mais, il n’y a aucun problème, et nous dialoguons constamment avec eux. Quant à l’amnistie, nous l’avons décrétée à plusieurs reprises, la dernière il y a moins d’un an, car certains craignaient de revenir de peur d’être arrêtés. Seuls ceux qui ont porté des armes seront arrêtés. Et malgré cela, ils seront graciés.

“Les Kurdes sont des Syriens et non un peuple à part”

L’année dernière au moment de la chute de la Ghouta, j’ai pu assister au départ des rebelles pour Idlib. Les officiers syriens leur disaient : « Baissez les armes. N’allez pas à Idlib. Vous allez vous faire tuer. » Eux répondaient : « Vous allez nous incorporer dans l’armée, donc on ne veut pas aller avec vous. » Ils avaient peur de votre armée. Que leur dites-vous ? Pourquoi cette peur ?
Parlons des faits. Certains de ceux qui sont allés à Idlib nous ont laissés leurs familles. Et nous, en tant qu’Etat, nous prenons soin de ces familles. Ça veut dire qu’ils n’ont pas peur de nous, sinon, comment auraient-ils laisser leurs familles derrière eux ? Par ailleurs, certaines de ces personnes armées sont allés à Idlib. Puis ils ont demandé à revenir, et nous leur en avons donné la permission. Ils ont été amnistiés. Pendant sept ans, lorsqu’ils étaient isolés de l’Etat, on a raconté à la plupart d’entre eux que l’armée allait les tuer. Mais depuis qu’elle est entrée dans la Ghouta, la vie a repris son cours. Les gens mènent une existence normale. Il faut aussi savoir que certains ont pris les armes non pas parce qu’ils étaient extrémistes, mais parce qu’ils n’avaient pas d’autres choix que de combattre du côté des terroristes, ou d’être tués par eux. Maintenant ils reviennent progressivement à nous, parce qu’ils ont été rassurés.

L’Iran, votre allié, est aujourd’hui en proie à un soulèvement de grande ampleur. Le Liban et l’Irak également. Les manifestants réclament la dignité et l’arrêt de l’accaparement des richesses par un petit nombre. N’était-ce pas finalement ce que réclamaient aussi les manifestants syriens en 2011 ?
Arrêtons-nous un instant sur les slogans de dignité, de liberté qu’ils ont scandés. Ils peuvent être de beaux masques qui cachent cependant la laideur. Je vous donne des exemples : Bush a tué un million et demi d’Irakiens derrière le grand slogan de la démocratie. Sarkozy a contribué au meurtre des centaines de milliers de libyens, en se cachant derrière celui de la liberté pour le peuple libyen. Aujourd’hui la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis violent le droit international sous prétexte de vouloir soutenir les Kurdes, or les Kurdes sont des Syriens et non un peuple à part. En 2011, en Syrie, on entendait ces mêmes slogans sur la dignité, la liberté. Ces mêmes slogans ont été utilisés pour tuer des policiers et des civils, saboter les propriétés publiques. Il ne faut donc pas nous fier aux slogans, mais à la réalité des faits sur le terrain.

“Ni moi, ni le gouvernement, n’aurions pu rester en place pendant neuf ans face à un soulèvement populaire”

Au début en 2011, il y avait un soulèvement populaire authentique, avec de réelles revendications. Ça n’était pas Al Qaïda. Pourquoi avoir utilisé la force ?
Parlons des chiffres d’abord. La plus grande manifestation qui a eu lieu en Syrie réunissait 170 000 personnes. Supposons que ce chiffre ne soit pas exact. Multiplions-le jusqu’à atteindre un million de manifestants. Le peuple syrien compte plus de 23 millions d’habitants. Ces chiffres ne sont donc pas significatifs. Ils ne révèlent rien. Du point de vue quantitatif, il ne s’agissait pas d’un soulèvement populaire. De toute manière, on ne saurait parler d’un soulèvement populaire lorsque les fonds pour pousser les gens à manifester proviennent du Qatar. Enfin, ni moi, ni le gouvernement, n’aurions pu rester en place pendant neuf ans face à un soulèvement populaire. Preuve en est que, malgré tout le soutien qu’il lui a apporté, l’Occident n’a pu maintenir au pouvoir le Shah d’Iran. Donc le terme « soulèvement populaire » est faux, ou disons irréaliste.

Au début de la guerre, en juin 2011, vous avez fait libérer un certain nombre de détenus de la prison de Sednaya. On vous accuse d’avoir voulu introduire le poison djihadiste dans l’opposition. Pourquoi avez-vous fait ça ?
En Syrie, l’amnistie des prisonniers est une règle générale appliquée depuis avant la guerre. Lorsqu’une amnistie est décrétée, on précise les catégories de personnes qu’elle ne concerne pas, les espions, les trafiquants de drogue, et autres. Dans notre loi, il n’y a pas de catégorie qui s’intitule « les radicaux ». L’amnistie doit donc couvrir tout le monde. Il y a aussi d’autres cas de détenus qui sont sortis de prison, précisément en 2011, parce qu’ils avaient purgé leurs peines, et non parce qu’ils étaient amnistiés. Pourquoi faire libérer les intégristes et les terroristes ? Pour qu’ils tuent nos soldats et les civils ? Selon la version occidentale, je l’ai fait pour diaboliser les manifestations pacifiques. En réalité, ils se sont diabolisés eux-mêmes lorsqu’ils ont diffusé sur internet des vidéos les montrant en train d’exécuter des civils en les égorgeant, en les fusillant, et en fusillant des policiers dès les premiers jours. Voilà la vérité sur cette libération de prisonniers.

“Le viol et le harcèlement sexuel ne sont pas fréquent dans notre société”

Il existe en Syrie des centres carcéraux comme la prison de Sednaya. Des documentaires, notamment celui de ma confrère Manon Loizeau, « Le cri étouffé », montrent que des viols systématiques y ont été pratiqués. Reconnaissez-vous l’existence de ces traitements ?
Il y a une différence entre une politique revendiquée et des fautes individuelles. S’il y en a eu, nous n’en sommes pas au courant. Ce genre de pratiques, comme le viol et le harcèlement sexuel, n’est pas fréquent dans notre société. De tels actes, s’ils existent, sont condamnés et punis par la loi. Ce sont des cas isolés et individuels. Mais si une telle politique existe n’importe où dans le monde nous la condamnons, parce qu’elle est immorale, et parce qu’elle va à l’encontre de la stabilité. On ne peut pas espérer de rapports sereins entre les citoyens s’il y a torture, meurtre, ou toutes sortes d’agression.

Précisément, ces documentaires sont basés sur des témoignages de victimes syriennes qui disent que dans la société, elles ont honte. Donc elles n’en parlent pas. Mais elles attestent que ça leur est arrivé.
Le récit est une chose, les documents en sont une autre. Tout ce qui est proposé, ce sont des récits, des images non vérifiés. Ces témoins étaient cachés. Dans la plupart des cas, c’est le Qatar qui a financé ces rapports. Pour les reconnaître comme valables, on a besoin de vérifications et d’enquêtes professionnelles. En toute logique, nous n’avons aucun intérêt à ce que ce genre de crime soit commis. Mettons l’éthique de côté, moi je parle de l’intérêt pur et simple. Quel résultat peut-on obtenir de la torture ? La vengeance ? Si vous allez dans les régions qui étaient contrôlées par l’opposition, vous verrez exactement le contraire. Nous ne sommes pas assez schizophrènes pour torturer les gens ici, tout en étant indulgents là-bas. Ce ne sont que des allégations politiques.

J’insiste. Ce ne sont pas des témoins produits par le Qatar. Ce sont des gens rencontrés dans des camps de réfugiés, souvent en Turquie ou en Jordanie, qui ont témoigné devant une journaliste digne de confiance, qui n’est pas téléguidée et n’a pas un agenda politique.
Qu’est-ce que la « confiance » vient faire là-dedans ? Il y a des mécanismes. Il y a des informations bien vérifiées. Qui a vérifié l’exactitude de ces récits ? Qui a vérifié l’identité de ces témoins et s’ils ont bien subi ce genre de choses ? Je serai disposé à en discuter avec vous le jour où je disposerais de faits. Si cela s’avère exact, ceux qui ont commis de tels actes seront jugés par la loi syrienne.

“Daech a été fabriqué par les Américains”

Donald Trump a cité la Syrie dans ses remerciements au moment de la mort d’Abou Bakr al-Baghdadi. Avez-vous donné une information aux Américains ? Saviez-vous où il était ?
Cela me fait toujours rire quand on me pose cette question. Le plus important, c’est de savoir si Abou Bakr al-Baghdadi a vraiment été tué, et si cette belle comédie présentée par les Américains a vraiment eu lieu.

Mais Daech a reconnu sa mort !
Oui bien sûr, mais Daech a été fabriqué par les Américains. Il fait partie de cette comédie. Baghdadi a appris à jouer son rôle lorsqu’il était dans les prisons américaines en Irak. C’est pourquoi je dis que c’est une vaste comédie. Est-ce que ça a vraiment eu lieu ? Je ne sais pas. Ça ne veut pas dire qu’il n’a pas été tué mais, s’il l’a été, ce n’est pas parce qu’il était terroriste. Ils étaient capables de frapper Daech lorsque Daech volait le pétrole syrien et l’envoyait vers l’Irak, mais ils ne l’ont pas fait. Et lorsque Daech a attaqué l’armée syrienne à Deir Ez-Zor, les Américains ont frappé l’armée syrienne. Pas Daech. Par conséquent, nous n’avons pas collaboré avec les Américains en quoi que ce soit. Nous ne pouvons pas collaborer dans la lutte contre le terrorisme avec ceux qui soutiennent le terrorisme.

Pourquoi vous a-t-il remercié alors ?
C’est une de ses blagues…

Lors de notre dernier entretien, vous m’aviez certifié n’avoir jamais utilisé d’armes chimiques, notamment dans la Ghouta en 2013. Depuis, il y a eu Khan Cheikhoun, il y a eu Douma. Que répondez-vous face à l’accumulation de preuves sur l’usage par vos armées d’armes chimiques ?
Non, non, il n’y a pas une seule preuve jusqu’à présent. Utiliser une telle arme aurait fait des centaines, voire des milliers de victimes. Quant à l’accumulation, elle est due au fait que l’armée syrienne avançait, et réalisait des victoires contre les terroristes. Il fallait absolument trouver un prétexte pour la frapper, et c’est bien ce qui s’est passé. Ce récit était utilisé dans deux cas : quand nous avions beaucoup progressé et qu’il fallait qu’on nous arrête. On s’en servait alors comme une menace contre nous. Il était aussi utilisé lorsque nous préparions une grande opération. Il menaçait avant que l’opération ne soit lancée. D’autre part, nous avançons, pourquoi aurions-nous besoin d’armes chimiques ? Telle est la question ? Le point le plus important est que là où nous entrons, il y a des civils, et leur vie reprend son cours normal. Comment ont-ils pu y rester si nous avions fait usage d’armes chimiques ? Sur ce sujet, les mensonges dans les médias occidentaux et la politique occidentale sont sans limites.

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Un citoyen de la ville de Harasta mort sous la torture dans les centres de détention du régime


Les centres de détention du régime continuent de faire des martyrs syriens, un citoyen de la ville de Harasta mort sous la torture

17 novembre 2019 – OSDH

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a documenté aujourd’hui la mort d’un citoyen de la ville de Harasta (campagne de Damas) sous la torture dans les prisons du régime, après près d’un an de détention par les branches de sécurité du “système régime malgré le “règlement de sa situation après le départ des factions de “Ghouta orientale”.

Avec plus de personnes victimes de torture, le nombre de personnes tuées dans les prisons du régime est passé à 16 136 civils, dont 15 948 hommes et jeunes, 125 enfants de moins de 18 ans et 64 femmes de plus de 18 ans, depuis le début de la révolution syrienne, sur 104 000 détenus, que l’Observatoire syrien a obtenu des informations de la détention de sources fiables, affirmant qu’ils avaient été exécutés, tués et martyrisés dans les prisons des forces du régime et les prisons du renseignement, dont plus de 83% ont été liquidés et tués dans ces prisons entre mai 2013 et le mois d’octobre 2015, tandis que ces sources ont également confirmé que plus de 30 000 détenus avaient été tués dans la célèbre prison de Saidnaya, alors que le deuxième pourcentage étant dans le département du renseignement de l’armée de l’air.

معتقلات “النظام” تواصل حصد أرواح السوريين باستشهاد مواطن من أبناء مدينة حرستا تحت التعذيب

17 نوفمبر,2019- المرصد السوري لحقوق الإنسان

وثّق المرصد السوري لحقوق الإنسان، اليوم، استشهاد مواطن من أبناء مدينة حرستا بريف العاصمة دمشق تحت التعذيب في سجون النظام، بعد اعتقال دام قرابة عام من قبل أفرع “النظام الأمنية”رغم إجرائه “تسوية أمنية” عقب خروج الفصائل من “الغوطة الشرقية”.

ومع استشهاد المزيد من الأشخاص، يرتفع عدد الذين استشهدوا في سجون النظام إلى 16136 مدني منهم بالأسماء، هم 15948 رجلاً وشاباً و125 طفلاً دون سن الثامنة عشر و64 مواطنة فوق سن الـ18، منذ انطلاقة الثورة السورية، من أصل 104 آلاف علم “المرصد السوري” أنهم فارقوا الحياة واستشهدوا في المعتقلات، حيث كان “المرصد السوري” حصل على معلومات من عدد من المصادر الموثوقة، أنه جرى إعدامهم وقتلهم واستشهادهم داخل معتقلات وسجون قوات النظام ومخابراتها، من ضمنهم أكثر من 83% جرى تصفيتهم وقتلهم ومفارقتهم للحياة داخل هذه المعتقلات في الفترة الواقعة ما بين شهر أيار/مايو 2013 وشهر تشرين الأول/أكتوبر من العام 2015، فيما أكدت المصادر كذلك أن ما يزيد عن 30 ألف معتقل منهم قتلوا في سجن صيدنايا سيئ الصيت، فيما كانت النسبة الثانية الغالبة هي في إدارة المخابرات الجوية.

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Un Syrien de la campagne de Daraa est martyrisé sous la torture dans les centres de détention de sécurité du régime


Najah Albukaï

Un Syrien de la campagne de Daraa est martyrisé sous la torture dans les centres de détention de sécurité du régime

16 novembre 2019 – OSDH

Gouvernorat de Daraa – Observatoire syrien des droits de l’homme : L’Observatoire syrien des droits de l’homme a documenté le martyre d’un citoyen de Deir al-Bakht dans la campagne de Daraa sous la torture après un an de détention dans les prisons des forces du régime. Alors que de plus en plus de personnes meurent en martyrs, le nombre de personnes tuées dans les prisons du régime est passé à 16 135 civils, dont 15 947 hommes et jeunes, 125 enfants de moins de 18 ans et 64 femmes de plus de 18 ans, depuis le début de la révolution révolution syrienne. Ces chiffres font partie des 104 000 martyrs dont l’observatoire syrien savait qu’ils étaient morts et avaient été martyrisés dans les centres de détention du régime et de ses services secret, parmi eux, plus de 83% ont été liquidés et tués dans ces camps de détention entre mai 2013 et octobre 2015. Des sources ont également confirmé que plus de 30 000 détenus avaient été tués dans la célèbre prison de Saidnaya, tandis que le deuxième pourcentage était dans le département du renseignement de la Force aérienne.

استشهاد مواطن من أبناء ريف درعا تحت التعذيب داخل معتقلات النظام الأمنية

المرصد السوري لحقوق الإنسان – 16 نوفمبر تشرين الثاني 2019

محافظة درعا – المرصد السوري لحقوق الإنسان:: وثّق المرصد السوري لحقوق الإنسان استشهاد مواطن من أبناء ديرالبخت بريف درعا تحت التعذيب، بعد اعتقال دام نحو عام في سجون قوات النظام. ومع استشهاد المزيد من الأشخاص، يرتفع عدد الذين استشهدوا في سجون النظام إلى 16135 مدني منهم بالأسماء، هم 15947 رجلاً وشاباً و125 طفلاً دون سن الثامنة عشر و64 مواطنة فوق سن الـ18، منذ انطلاقة الثورة السورية. هذه الأعداد هي من أصل 104 آلاف شهيد علم “المرصد السوري” أنهم فارقوا الحياة واستشهدوا في المعتقلات، حيث كان “المرصد السوري” حصل على معلومات من عدد من المصادر الموثوقة، أنه جرى إعدامهم وقتلهم واستشهادهم داخل معتقلات وسجون قوات النظام ومخابراتها، من ضمنهم أكثر من 83% جرى تصفيتهم وقتلهم داخل هذه المعتقلات في الفترة الواقعة ما بين شهر أيار/مايو 2013 وشهر تشرين الأول/أكتوبر من العام 2015، فيما أكدت المصادر كذلك أن ما يزيد عن 30 ألف معتقل منهم قتلوا في سجن صيدنايا سيئ الصيت، فيما كانت النسبة الثانية الغالبة هي في إدارة المخابرات الجوية.

 

Un rapport révèle la face cachée sur les procédures de détention dans la « prison de Saidnaya » et ses conséquences


Détenus-Syrie-Ne-nous-oubliez-pas-2019

Enab Baladi – 14/11/2019

Un rapport révèle la face cachée sur les procédures de détention dans la “prison de Saidnaya” et ses conséquences
Afin de documenter les violations commises à l’intérieur de la prison de Saidnaya contre des détenus et de lever l’ambiguïté qui l’entoure, la « Ligue des prisonniers et personnes disparues de Saidnaya » a publié un rapport intitulé « La détention à Saidnaya: Rapport sur les procédures et les conséquences de la détention ».
Le rapport de 60 pages, dont Enab Baladi a obtenu une copie, est basé sur le témoignage de plus de 400 survivants de la prison de Saidnayadnaya entre août 1980 et avril 2017. Ses auteurs ont analysé ces données pour mettre en évidence les mécanismes d’arrestations par le régime syrien et leurs conséquences pour les détenus et leurs familles.

Malgré les difficultés d’obtenir des statistiques précises sur le nombre de détenus à la prison de Saidnaya, en raison du grand nombre d’exécutions extrajudiciaires, de tortures, de famine, d’absence totale de soins de santé et d’accès au monde extérieur, les auteurs du rapport ont fourni une estimation du nombre de détenus depuis son ouverture en 1987 jusqu’au début de cette année 2019, ils ont noté que le rythme de la détention s’était accéléré de manière « significative » après 2011.

Les auteurs du rapport ont tenté d’apporter des éclaircissements sur un certain nombre de questions, telles que: qui sont les détenus dans la prison de Saidnaya? Comment sont-ils arrêtés? Quelles sont les agences de sécurité qui les arrêtent? Dans quelles branches de sécurité passent-ils avant d’atteindre Saidnaya? Comment sont-ils poursuivis? Qu’est-ce qui a changé par rapport à la période d’avant 2011? Outre les effets psychologiques, physiques, sociaux et économiques du processus de détention sur la vie des détenus.

Le rapport concluait que les procédures et les conséquences de la détention après le début de la révolution syrienne avaient considérablement évolué, comme en témoigne la détention de plus de jeunes militaires et instruits, accompagnés de manière plus brutale dans leur traitement, les soumettant à toutes sortes de tortures physiques, psychologiques et sexuelles, ce que les auteurs du rapport ont attribué à la volonté du pouvoir de « laisser des effets physiques visibles accompagnant le détenu longtemps après sa libération, afin de semer la terreur dans les communautés rebelles ».
Le rapport incluait une explication détaillée des mécanismes de torture à l’intérieur de la prison, avec plus de 20 méthodes de torture physiques, notamment des coups avec des bâtons, le choc électrique, « le tapis volant », la « roue » et autres, qui ont été soumis à 100% des détenus, selon le témoignage de survivants, outre 24 méthodes de torture psychologique subies par 97,8% des détenus, et huit méthodes de torture sexuelle, 29,7%, compte tenu de la sensibilité associée à ce type de violation.

Des procès injustes et confiscation de biens

En ce qui concerne les procès des détenus à la prison de Saidnaya, le rapport indique que la majorité, en particulier les personnes arrêtées après 2011, ont été jugées par des tribunaux de « juridiction militaire » dépourvus des conditions minimales d’un procès équitable, sans toutefois permettre au détenu d’avoir accès à un avocat ou d’entrer en contact avec le monde extérieur. Plus d’un tiers ont été jugés par le (Tribunal de Sécurité Supérieure d’Etat) et environ 6,5% seulement ont été traduits devant le « tribunal du terrorisme ».

Selon le rapport, plus de 70% des détenus ont été dépouillés de leurs droits civils et militaires et plus du tiers des biens meubles et immeubles ont été confisqués. Les auteurs du rapport ont suggéré que l’État ait pris des décisions après 2011 visant à « saisir les biens des détenus après les avoir privé de leurs libertés ».
Le rapport contenait des recommandations soulignant la nécessité de fournir tout le soutien possible aux détenus et à leurs familles, ainsi que la famille des personnes disparues, la présence des survivants dans tout projet ou projet futur sur la justice en Syrie, ainsi que la pression sur la communauté internationale pour qu’elle prenne des mesures concrètes pour que les auteurs d’actes de violence et de crimes soient tenus pour responsables.

Abattoir humain

Amnesty International a documenté dans un rapport intitulé « The Human Slaughterhouse », publié en février 2017, que le régime syrien a procédé à des exécutions massives de différentes manières, à l’encontre de 13 000 détenus de la prison de Saidnaya, pour la plupart des civils, entre 2011 et 2015.
L’organisation a expliqué que les exécutions avaient lieu toutes les semaines ou peut-être deux fois par semaine, en secret, au cours desquelles des groupes d’une cinquantaine de personnes étaient pendus à mort.
Le rapport d’Amnesty de 52 pages était basé sur une enquête approfondie d’un an qui comprenait des entretiens et des témoignages de 84 personnes, y compris d’anciens gardiens de prison, des responsables, des détenus, des juges et des avocats, ainsi que des experts locaux et internationaux.
L’organisation a accusé le régime, décrivant la prison militaire de Saidnaya comme « le lieu où l’Etat syrien massacrait silencieusement ses citoyens ».
Il a également estimé dans son rapport que les pratiques antérieures « constituaient des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité », soulignant que ces pratiques « continueraient vraisemblablement dans les prisons à l’intérieur de la Syrie ».
Des rapports répétés publiés périodiquement par des organisations de défense des droits de l’homme documentent tous les mauvaises conditions vécues par les détenus, en l’absence de nourriture et de médicaments, et les conditions de santé dans les centres de détention.
Cesar, pseudonyme d’un officier dissident du régime d’Assad, a révélé 55 000 images de 11 000 détenus tués sous la torture en 2014. Ces images ont été affichées au Sénat américain et ont provoqué de vives réactions dans les médias arabes et occidentaux.

تقرير يكشف المستور حول إجراءات الاعتقال في “سجن صيدنايا” وتبعاته

سجناء سوريون أمام مقر لشرطة النظام في دمشق – أيلول 2012 (AFP)

في سبيل توثيق الانتهاكات الحاصلة داخل سجن صيدنايا بحق المعتقلين، وكشف الغموض الذي يدور حوله، أصدرت “رابطة معتقلي ومفقودي سجن صيدنايا” تقريرًا حمل عنوان “الاحتجاز في صيدنايا: تقرير عن إجراءات وتبعات الاعتقال”.

التقرير الذي ورد في 60 صفحة، وحصلت عنب بلدي على نسخة منه، استند إلى شهادة أكثر من 400 معتقل ناجٍ من سجن صيدنايا، في الفترة ما بين آب من عام 1980 ونيسان من عام 2017، كما عمل معدوه على تحليل هذه البيانات لتسليط الضوء على آليات الاعتقالات التي يتّبعها النظام السوري، وتبعاتها على المعتقلين وعائلاتهم.

ومع صعوبة الحصول على إحصائيات دقيقة حول عدد المعتقلين في سجن صيدنايا، نظرًا لكثرة عمليات الإعدام التي تتم خارج نطاق القانون، وما يجري فيه من تعذيب وتجويع وغياب تام لوسائل الرعاية الصحية، ومنع من الاتصال بالعالم الخارجي، قدم معدو التقرير تقديرات عن أعداد المعتقلين الذين دخلوه منذ افتتاحه في عام 1987 حتى بداية العام الحالي 2019، مشيرين إلى تسارع وتيرة الاعتقال بشكل “كبير جدًا” وملحوظ بعد عام 2011.

وحاول معدو التقرير تقديم توضيحات حول عدد من التساؤلات، من قبيل، من المعتقلون في سجن صيدنايا؟ وكيف يتم اعتقالهم؟ وما الجهات الأمنية التي تعتقلهم؟ وما الفروع الأمنية التي يمرون عليها قبل الوصول إلى صيدنايا؟ وكيف تتم محاكمتهم؟ وما الذي تغيّر بالمقارنة مع ما كان عليه الحال قبل عام 2011؟ إلى جانب الآثار  النفسية والجسدية والاجتماعية والاقتصادية لعميلة الاعتقال على حياة المعتقلين.

وخلص التقرير إلى وجود تغييرات كبيرة في إجراءات وتبعات الاعتقال بعد بدء الثورة السورية عام 2011، تجلت باحتجاز عدد أكبر من فئة الشباب والعسكريين والمتعلمين، وترافقت بوحشية أكثر في التعامل معهم، عبر إخضاعهم لجميع أنواع التعذيب الجسدي والنفسي والجنسي، وهو ما عزاه معدو التقرير إلى “ترك آثار جسدية ملحوظة ترافق المعتقل لفترة طويلة بعد خروجه، بغية بثّ الرعب في المجتمعات المحلية الثائرة”.

وتضمن التقرير شرحًا مفصلًا لآليات التعذيب داخل السجن، مع وجود ما يزيد على 20 وسيلة تعذيب جسدية من بينها الضرب بالعصي والصعق الكهربائي و“بساط الريح” و”الشبح” و”الدولاب” وغيرها، وهو ما تعرض له 100% من المعتقلين بحسب شهادة الناجين منهم، إلى جانب 24 وسيلة للتعذيب النفسي الذي تعرض له 97.8% من المعتقلين، وثماني وسائل للتعذيب الجنسي تحدث عنها نحو 29.7%، في ظل الحساسية المرافقة لهذا النوع من الانتهاك.

محاكمات ظالمة ومصادرة للممتلكات

وفيما يخص المحاكمات التي يخضع لها المعتقلون في سجن صيدنايا، أوضح التقرير أن الأكثرية، خاصة من اعتُقلوا بعد عام 2011، حوكموا في محاكم “ميدانية عسكرية” تفتقد إلى أدنى شروط المحاكمات العادلة، مع عدم السماح للمعتقل بتوكيل محامٍ أو الاتصال مع العالم الخارجي،كما أن أكثر من الثلث حوكموا في “محكمة أمن الدولة العليا”، ونحو 6.5% منهم فقط عرضوا على “محكمة الإرهاب”.

ووفقًا للتقرير، تم تجريد ما يزيد على 70% من المعتقلين من حقوقهم المدنية والعسكرية، كما صودرت الأموال المنقولة وغير المنقولة لأكثر من ثلثهم، ورجح معدو التقرير وجود قرارات من الدولة بعد عام 2011 تهدف إلى “الحجز على أملاك المعتقلين بعد الحجز على حريتهم”.

وقدم التقرير توصيات تؤكد على ضرورة تقديم جميع أنواع الدعم الممكنة للمعتقلين وذويهم، وعائلات المفقودين، وحضور الناجين في أي خطط أو مشاريع عن العدالة في سوريا مستقبلًا، إلى جانب الضغط على المجتمع الدولي لاتخاذ إجراءات عملية لمحاسبة الضالعين في جميع الانتهاكات والجرائم.

مسلخ بشري

وكانت “منظمة العفو الدولية” وثقت في تقرير تحت عنوان “المسلخ البشري” نشرته، في شباط من عام 2017، إعدامات جماعية بطرق مختلفة نفذها النظام السوري، بحق 13 ألف معتقل في سجن صيدنايا، أغلبيتهم من المدنيين المعارضين، بين عامي 2011 و2015.

وأوضحت المنظمة أن الإعدامات جرت أسبوعيًا أو ربما مرتين في الأسبوع، بشكل سري، واقتيدت خلالها مجموعات تضم أحيانًا 50 شخصًا، إلى خارج زنزاناتهم، وشنقوا حتى الموت.

واستند تقرير المنظمة، الذي جاء في 52 صفحة، إلى تحقيق معمّق أجرته على مدار عام كامل، وتضمن مقابلات وشهادات لـ 84 شخصًا، بينهم حراس سابقون في السجن، ومسؤولون ومعتقلون وقضاة ومحامون، إضافة إلى خبراء محليين ودوليين.

ووجهت المنظمة الاتهام إلى النظام واصفة سجن صيدنايا العسكري بأنه “المكان الذي تذبح فيه الدولة السورية شعبها بهدوء”.

كما اعتبرت في تقريرها أن الممارسات السابقة “ترقى إلى جرائم حرب وجرائم ضد الإنسانية”، مؤكدة أنها “مستمرة على الأرجح في السجون داخل سوريا”.

وتتكرر التقارير الصادرة عن المنظمات الحقوقية بشكل دوري، وتوثق جميعها أوضاعًا سيئة يعيشها المعتقلون، في ظل نقص الطعام والدواء، والشروط الصحية داخل المعتقلات.

وسرّب “سيرز”، وهو اسم مستعار لضابط منشق عن نظام الأسد، 55 ألف صورة لـ 11 ألف معتقل عام 2014، قتلوا تحت التعذيب، وعرضت تلك الصور في مجلس الشيوخ الأمريكي، وأثارت ردود فعل واسعة في الإعلام العربي والغربي.

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La Turquie fixe la date du rapatriement des membres de l’organisation de l’Etat + Ilham Ahmed aux Européens: arrêtez la Turquie avant que les membres de l’organisation de l’Etat islamique n’arrivent chez vous –


Intégristes rendus à Baghouz - Nord Syrie fév 2019n

Ilham Ahmed aux Européens: arrêtez la Turquie avant que les membres de l’organisation de l’Etat islamique n’arrivent chez vous

Enab Baladi – 09/11/2019

La présidente du Conseil exécutif du Conseil démocratique syrien (CDS), Ilham Ahmed, a mis en garde les pays européens contre une nouvelle vague de combattants de l’Etat islamique revenant de Syrie, à moins que la Turquie ne soit confrontée à une opération militaire plus résolue dans le nord-est de la Syrie.

Dans une interview accordée à Reuters vendredi 8 novembre, Ahmed a déclaré que l’UE devrait s’affirmer davantage face à la Turquie, sinon elle ferait face à une vague de militants de l’État islamique arrivant en Europe.

« Le danger est très grand en raison de la manière aléatoire dont les États-Unis se sont retirés. Cela a permis à de nombreux membres de (l’État) de s’échapper et ils vont retourner dans leur pays pour poursuivre leurs activités terroristes », a-t-elle déclaré en mettant en garde la grande menace qui pèse sur la Grande-Bretagne et l’Europe de manière générale.

Le président de l’organe exécutif du « CDS » a appelé les pays européens à cesser toute vente d’armes à la Turquie, affirmant que « notre peuple est tué par les armes européennes ».

Il a également appelé les pays de l’UE à envoyer 2 000 soldats pour sécuriser la frontière syro-turque.

Elle a déclaré que les pays européens devraient cesser toute négociation en vue de l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, ajoutant que « la candidature de la Turquie à l’Union européenne n’est pas la même Turquie que vous le croyez, il s’agit désormais d’un pays islamiste fondamentaliste et vous, en Europe, devez en être conscient ».

إلهام أحمد للأوروبيين: أوقفوا تركيا قبل أن يصلكم عناصر تنظيم “الدولة”

09/11/2019 – عنب بلدي

حذرت رئيسة الهيئة التنفيذية لـ “مجلس سوريا الديمقراطية” (مسد)، إلهام أحمد، الدول الأوروبية من موجة جديدة من مقاتلي تنظيم “الدولة الإسلامية” العائدين من سوريا، ما لم تواجه تركيا في عمليتها العسكرية شمال شرقي سوريا بشكل أكثر حزمًا.

وفي لقاء أجرته مع وكالة “رويترز”، الجمعة 8 من تشرين الثاني، قالت أحمد إن الاتحاد الأوروبي يجب أن يكون أكثر حزمًا مع تركيا وإلا سيواجه قريبًا موجة من متشددي تنظيم “الدولة” الذين سيصلون إلى أوروبا.

وأضافت، “الخطر كبير للغاية بسبب الطريقة العشوائية التي انسحبت بها الولايات المتحدة، هذا سمح لكثير من أفراد تنظيم (الدولة) بالهرب، وسوف يعودون إلى دولهم لمواصلة أنشطتهم الإرهابية”، بحسب تعبيرها، محذرة من التهديد الكبير لبريطانيا وأوروبا عمومًا.

وطالبت رئيسة الهيئة التنفيذية لـ “مسد” الدول الأوروبية بإيقاف جميع مبيعات الأسلحة لتركيا، قائلة إن “شعبنا يُقتل بأسحة أوروبية”.

كما دعت دول الاتحاد الأوروبي إلى إرسال ألفي جندي من أجل تأمين الحدود السورية- التركية.

واعتبرت أحمد أن على الدول الأوروبية إيقاف أي محادثات لانضمام تركيا للاتحاد، وقالت في هذا الصدد إن “تركيا المرشحة للانضمام للاتحاد الأوروبي ليست تركيا نفسها التي تعتقد أنك تعرفها، إنها الآن دولة إسلامية أصولية، وأنتم في أوروبا يجب أن تعوا ذلك”.

 

La Turquie fixe la date du rapatriement des membres de l’organisation de l’Etat en détention

Enab Baladi – 08/11/2019

Le ministre turc de l’Intérieur, Süleyman Soylu, a annoncé que la Turquie commencerait à rapatrier les membres de l’Etat islamique en détention à partir de lundi.

« Nous leur avons dit que nous les renverrions », a-t-il déclaré vendredi 8 novembre, ajoutant que son pays commencerait à les envoyer (les membres de l’organisation) à partir du lundi prochain, a rapporté l’agence de presse Anatolia.

Soylu a annoncé samedi dernier que son pays allait renvoyer des éléments de l’organisation détenus en Turquie dans leurs pays, soulignant que la Turquie « n’était pas un hôtel pour les membres (Daech) ressortissants d’autres pays ».

Il a ajouté que son pays avait transféré des éléments étrangers de l’organisation des villes de Ras al-Aïn et de Tal Abyad, lors de la récente opération militaire turque dans le nord de la Syrie, dans des prisons de la zone d’opération « Bouclier de l’Euphrate », dans le nord de la Syrie, pour les rendre dans leur pays d’origine.

Plusieurs pays européens ont à plusieurs reprises exprimé leur inquiétude à propos des poursuites engagées contre des membres de l’Etat islamique sur leur territoire et ont appelé à leur transfert et à leur procès en Iraq.

Alors que le président américain Donald Trump évitait la responsabilité de son pays vis-à-vis des combattants de l’organisation en Syrie, il a déclaré dans un tweet le 7 octobre: « La Turquie, l’Europe, la Syrie, l’Iran, l’Iraq, la Russie et les Kurdes devront désormais connaître la situation et savoir ce qu’ils veulent faire avec des combattants de l’Etat islamique qui ont été capturés dans leurs environs ».

« La Turquie sera désormais responsable de tous les combattants de l’Etat islamique dans la région où ils ont été détenus ces deux dernières années », a déclaré Washington.

Dans un communiqué publié le 12 octobre, le ministère turc des Affaires étrangères s’est déclaré prêt à collaborer avec les organisations internationales et les pays dont des éléments étrangers de l’organisation appartiennent, afin de réhabiliter leurs femmes et leurs enfants qui ne sont pas impliqués dans des crimes.

 

تركيا تحدد تاريخ إعادة عناصر تنظيم “الدولة” المحتجزين لديها إلى بلادهم

عنب بلدي – 08/11/2019

أعلن وزير الداخلية التركي، سليمان صويلو، أن تركيا ستبدأ بإعادة عناصر تنظيم “الدولة الإسلامية” المحتجزين لديها إلى بلادهم بدءًا من الاثنين المقبل.

وقال صويلو اليوم، الجمعة 8 من تشرين الثاني، “قلنا لهم إننا سنعيد لهم هؤلاء (عناصر التنظيم)”، وتابع أن بلاده ستبدأ بإرسالهم الاثنين المقبل، بحسب ما نقلته وكالة “الأناضول” التركية.

وكان صويلو أعلن السبت الماضي أن بلاده ستعيد عناصر تنظيم “الدولة” المحتجزين لديها إلى بلدانهم، مشيرًا إلى أن تركيا “ليست فندقًا لعناصر (داعش) من مواطني الدول الأخرى”.

وأضاف أن بلاده نقلت عناصر التنظيم الأجانب من مدينتي رأس العين وتل أبيض، خلال العملية العسكرية التركية الأخيرة في شمال شرقي سوريا، إلى سجون في منطقة عملية “درع الفرات”، شمالي سوريا، على أن تتم إعادتهم إلى البلدان التي ينتمون إليها.

وعبرت دول أوروبية عدة مرارًا، عن قلقها من محاكمة عناصر التنظيم على أراضيها، ودعت لنقلهم إلى العراق، وإجراء محاكمات لهم هناك.

بينما تنصل الرئيس الأمريكي، دونالد ترامب، من مسؤولية بلده عن مقاتلي التنظيم في سوريا، وقال في تغريدة له على “تويتر”، في 7 من تشرين الأول الماضي، “تركيا وأوروبا وسوريا وإيران والعراق وروسيا والكرد سيكون عليهم الآن معرفة الوضع، وما يريدون أن يفعلوه مع مقاتلي داعش الذين تم أسرهم في جوارهم”.

كما أكدت واشنطن أن “تركيا ستكون الآن مسؤولة عن كل مقاتلي تنظيم الدولة الإسلامية في المنطقة التي اعتقلوا فيها على مدى العامين الماضيين”.

في المقابل، أبدت وزارة الخارجية التركية في بيان نشرته، في 12 من تشرين الأول الماضي، استعدادها للعمل مع المنظمات الدولية والدول التي ينتمي إليها عناصر تنظيم “الدولة” الأجانب، من أجل إعادة تأهيل زوجاتهم وأطفالهم غير المتورطين في جرائم.

les gouvernements devraient rapatrier les enfants étrangers bloqués avant qu’il ne soit trop tard (UNICEF)


 

Syrie : les gouvernements devraient rapatrier les enfants étrangers bloqués avant qu’il ne soit trop tard (UNICEF)

© UNICEF/Delil Souleimain
Des familles fuyant l’escalade de la violence dans le nord-est de la Syrie arrivent à Tal Tamar. Ils arrivent avec le strict nécessaire qu’ils ont pu transporter en fuyant la violence.

4 novembre 2019

La dernière escalade de la violence dans le nord-est de la Syrie « rend encore plus urgent le rapatriement des enfants étrangers bloqués dans la région par les gouvernements de avant qu’il ne soit trop tard », selon une déclaration de l’UNICEF publiée lundi.

« Les gouvernements nationaux ont maintenant la responsabilité et la possibilité de faire ce qui s’impose et de ramener ces enfants et leurs parents chez eux, où ils pourront recevoir des soins adéquats et être à l’abri de la violence et des abus », a déclaré  l’UNICEF, soulignant que la préservation de l’unité familiale et le principe de non-refoulement sont essentiels pour protéger les enfants.

La Directrice exécutive de l’UNICEF, Henrietta Fore, a invité les gouvernements à « veiller au rapatriement sûr, digne et volontaire des enfants étrangers vers leur pays d’origine », conformément à l’intérêt supérieur de l’enfant.

« Que va-t-il nous arriver ? »

Selon les meilleures estimations de l’Agence onusienne, près de 28.000 enfants originaires d’une soixantaine de pays, dont près de 20.000 Iraquiens, sont toujours piégés dans le nord-est, principalement dans des camps de déplacés internes.

Plus de 80 % de ces enfants ont moins de 12 ans et la moitié a moins de 5 ans.

Au moins 250 garçons, dont certains n’ont que neuf ans, sont détenus, bien que le nombre réel soit probablement beaucoup plus élevé.  Pour l’UNICEF, ces enfants ont un besoin urgent de soins et de protection adéquats. Ils vivent dans des conditions pas convenables et leur principale question au monde est : « Que va-t-il nous arriver ? »

A ce stade, l’UNICEF fait état du rapatriement de plus de 650 enfants originaires d’au moins 17 pays.

Beaucoup d’entre eux vivent maintenant avec des membres de leur famille, y compris, dans certains cas, leur mère qui est rentrée avec eux. Les enfants sont en sécurité, vont à l’école et se remettent de leurs expériences de guerre.

Dans ce combat pour la réintégration et la réadaptation, l’UNICEF a ainsi aidé certains de ces enfants rapatriés, notamment en les aidant à se réinsérer dans leur famille élargie et leur communauté. L’Agence onusienne salue le leadership de ces pays, tout en insistant sur le fait que « là où il y a une volonté, il y a un moyen ».

Toutefois les actions de ces pays demeurent l’exception plutôt que la norme.

Les principes d’une justice pour mineurs pour les enfants soupçonnés d’avoir commis un crime

« Notre message aux gouvernements est sans équivoque : L’intérêt supérieur de l’enfant devrait être une considération primordiale en tout temps », a fait valoir l’UNICEF qui renouvelle ses appels à une action urgente de la part des États membres et des parties au conflit, notamment sur la détention qui « ne devrait être qu’une mesure de dernier recours et pour la durée la plus courte possible ».

Les enfants ne devraient pas être détenus uniquement en raison de liens familiaux présumés avec des groupes armés ou de l’appartenance de membres de la famille à des groupes armés.
-UNICEF

Pour l’Agence onusienne, les enfants ne devraient pas être détenus uniquement en raison de liens familiaux présumés avec des groupes armés ou de l’appartenance de membres de la famille à des groupes armés.

« Si des enfants sont soupçonnés d’avoir commis un crime, ils devraient être traités conformément aux principes de la justice pour mineurs, l’accent étant mis sur leur réadaptation et leur retour à la vie civile », a souligné l’UNICEF.

Par ailleurs, l’UNICEF demande aux Etats membres de fournir aux enfants qui sont leurs citoyens, ou nés de leurs ressortissants, des documents civils pour prévenir l’apatridie.

« Les enfants, que ce soit dans le nord-est ou ailleurs en Syrie, ne doivent pas être abandonnés alors que les murs de la guerre se referment sur eux », a plaidé l’UNICEF, invitant les parties au conflit et ceux qui ont une influence sur elles de protéger à tout moment les enfants, mais également permettre aux organisations humanitaires d’accéder sans entrave à l’assistance et aux soins fournis aux enfants et aux familles, y compris dans les lieux de détention.

Selon l’ONU, des enfants étrangers et des dizaines de milliers d’enfants syriens luttent pour survivre dans des conditions de plus en plus difficiles dans les camps et centres de détention en Syrie. Cela inclut les 40.000 enfants nouvellement déplacés dans le nord-est de la Syrie. « Tous sont extrêmement vulnérables et ont un besoin urgent d’être protégés contre d’autres préjudices », a mis en garde l’UNICEF.

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Libération immédiate des 128000 détenu.e.s syrien.ne.s en détention arbitraire


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