Le chaos à Daraa s’étend : des assassinats, des attaques et des protestations


 

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Adnan Ahmed – 14 mars 2020
Al-Arabi Al-Jadeed

Le nombre d’assassinats et d’attaques dans la ville de Daraa, dans le sud de la Syrie, a considérablement augmenté ces dernières semaines, jusqu’à ce qu’il devienne presque quotidien, coïncidant avec la tentative des forces du régime de resserrer leur contrôle sur toute la région de la province, au milieu d’accusations et d’indications selon lesquelles les forces de sécurité joue un rôle majeur dans le chaos de sécurité dans lequel vivent les régions du gouvernorat. Le dernier de ces incidents, des personnes non identifiées ont assassiné avant-hier, jeudi, un membre des factions de réconciliation à Daraa, quelques heures après que deux autres personnes ont été abattues par des inconnus. Un fonctionnaire, ancien responsable de la chambre d’opération « MOK » qui était chargé d’armer les factions de l’opposition, a été assassiné, après son retour de Jordanie dans le gouvernorat de Daraa, suite aux promesses qu’il a reçues des forces du régime et des comités de réconciliation et de règlement de ne pas lui être poursuivi par les services de sécurité. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, le nombre d’attaques, de tentatives d’assassinat avec des engins explosifs, des mines, des voitures piégées ou des tireurs, au cours de la période allant de juin dernier au mois de mars 2020, a dépassé 353 opérations, au cours desquelles 213 personnes ont été tuées, dont 45 civils, 113 des forces du régime, des loyalistes coopérant avec les forces de sécurité ont été tuées, 39 combattants de faction qui ont procédé à des « régularisation de leurs situations » faisant partie des rangs des services du régime, y compris d’anciens dirigeants, et 16 milices syriennes affiliées au Hezbollah libanais et aux forces iraniennes.

De son côté, le « Rassemblement de Houran Libre » a documenté en février dernier 37 opérations et tentatives d’assassinat dans le gouvernorat de Daraa, tuant 26 personnes et en blessant 12 autres, tandis que 8 personnes ont survécu aux tentatives d’assassinat. Les assassinats, qui sont généralement enregistrés contre des inconnus, ont été accompagnés d’attaques et d’affrontements entre les familles et d’anciens combattants de l’opposition d’une part, et les forces du régime et de son appareil de sécurité d’autre part, ce qui a conduit dans certains cas, comme cela s’est produit dans la ville de Sanameine, au nord de Daraa le 5 mars, où un nouveau lot de combattants ont été déplacés, notamment, ceux qui ont refusé de faire des compromis vers le nord de la Syrie. Avec cette escalade de tension, les Russes sont entrés à nouveau sur la ligne pour tenter de calmer la situation et aider le régime à imposer son contrôle dans la province. A cette fin, une délégation russe est arrivée, mercredi dernier, dans la ville de Tafas, dans la campagne occidentale de Daraa, et a tenu une réunion avec les personnes impliquées dans le suivi des conditions de la ville, les civils et les militaires, qui sont soumis à l’accord de règlement et de réconciliation, après les attaques répétées ces derniers jours contre le poste de contrôle de Tabline et les environs de la ville de Tafas, au milieu des accusations du peuple des services de renseignement du régime selon lesquelles il menait ces attaques aux points de contrôle afin de mettre en œuvre un accord de règlement et de retirer les armes restantes avec les éléments des anciennes factions de l’opposition.

Les médias proches du régime ont déclaré que le responsable du dossier de sécurité à Daraa affilié aux forces du régime, le général de division Hussam Lucas, a eu une réunion avec la délégation russe, au cours de laquelle il a présenté une proposition de contrôler les zones qu’il a qualifiées de “rebelles” afin de mettre fin à la présence armée dans le sud. Ce qui a été convenu par la partie russe.

Dans le cadre de ces efforts des forces du régime pour resserrer son contrôle sur le gouvernorat, le 10 de ce mois, ces forces ont apporté des renforts militaires dans les environs de la ville de Jassem dans la campagne de Daraa. Des armes lourdes ont été installées sur Tal Moutawaq et Tell Umm Houran, tandis que des dizaines de dignitaires ont été convoqués de la ville de Jassem et de ses campagnes, et les ont avertis qu’ils devaient rendre les armes dans la région, et leur ont donné un délai de dix jours jusqu’à ce que les armes soient remises ou aient pris d’assaut la ville, malgré la signature de précédents “règlements” stipulant leur rétention avec une arme légère.

Il s’agit d’une tentative des forces du régime de répéter ce qui s’est passé dans la ville voisine de Sanameine il y a quelques jours, lorsque la ville a été prise d’assaut et complètement contrôlée, et la déportation de 21 opposants armés de la colonie au nord de la Syrie, en plus de régler les conditions de ceux qui souhaitent rester dans la province de Daraa. La ville de Sanameine n’a pas conclu de rapprochements ni réglé les conditions pour ses combattants auparavant, car les forces du régime en ont pris le contrôle avant la conclusion de l’accord de réconciliation avec le parrainage russe.

Dans le même contexte, des inconnus ont lancé une attaque contre des centres du régime syrien dans la ville de Da’el, au nord de Daraa, dans laquelle ils ont utilisé des armes légères et moyennes. L’attaque a visé des points de contrôle appartenant aux services de renseignement de l’armée de l’air à l’ouest de la ville, ce qui menace de répéter le scénario des Sanameine et Jassem. Les forces du régime sont entrées dans Da’el le 30 juin 2018, après avoir pris le contrôle des régions de l’Est sans négociations ni opérations militaires, ce qui a conduit le régime à imposer ses conditions à ses résidents, contrairement aux zones qui sont entrées dans le champ du “règlement” par le garant russe. Le régime a rouvert les secteurs de sécurité, de l’armée, de police et de sécurité pénale dans la ville, et a coupé les connexions de la ville à travers ses barrières de sécurité.

الفوضى في درعا تتمدد: اغتيالات وهجمات واحتجاجات

عدنان أحمد – 14 مارس 2020

تصاعدت وتيرة الاغتيالات والهجمات في مدينة درعا جنوبي سورية في الأسابيع الأخيرة على نحو لافت، حتى باتت شبه يومية، تزامناً مع محاولة قوات النظام بمؤازرة روسية إحكام سيطرتها على كامل مناطق المحافظة، وسط اتهامات ومؤشرات تفيد بضلوع أجهزة النظام الأمنية بدور كبير في الفوضى الأمنية التي تعيشها المحافظة. وفي آخر هذه الحوادث، اغتال مجهولون عنصراً من فصائل المصالحات بدرعا أول من أمس الخميس، بعد ساعات على مقتل اثنين آخرين برصاص مجهولين. واغتيل أيضاً مسؤول تسليح فصائل المعارضة في غرفة عمليات “الموك” السابقة بعد عودته من الأردن إلى محافظة درعا، إثر وعود تلقاها من قبل قوات النظام ولجان المصالحات والتسويات بعدم التعرض له من قبل أجهزة النظام الأمنية. وحسب المرصد السوري لحقوق الإنسان، فإن عدد الهجمات ومحاولات الاغتيال عبر تفجير عبوات وألغام وآليات مفخخة وإطلاق نار خلال الفترة الممتدة منذ يونيو/حزيران الماضي وحتى شهر مارس/آذار الحالي، زاد عن 353 عملية، قُتل فيها 213 شخصاً، بينهم 45 مدنياً، و113 من قوات النظام والمسلحين الموالين لها والمتعاونين مع قوات الأمن، و39 من مقاتلي الفصائل ممن أجروا “تسويات ومصالحات”، وباتوا في صفوف أجهزة النظام الأمنية من بينهم قادة سابقون، و16 من المليشيات السورية التابعة لحزب الله اللبناني والقوات الإيرانية.

من جهته، وثّق “تجمّع أحرار حوران” خلال شهر فبراير/شباط الماضي 37 عملية ومحاولة اغتيال في محافظة درعا، أسفرت عن مقتل 26 شخصاً وإصابة 12 آخرين، فيما نجا 8 أشخاص من محاولات الاغتيال. وترافقت عمليات الاغتيال، التي تسجل عادة ضد مجهولين، مع هجمات ومواجهات بين الأهالي ومقاتلي المعارضة السابقين من جهة، وقوات النظام وأجهزته الأمنية من جهة أخرى، أدت في بعض الحالات، كما حصل في مدينة الصنمين شمالي درعا في 5 مارس الحالي، إلى تهجير دفعة جديدة من المقاتلين الرافضين للتسوية باتجاه الشمال السوري. ومع هذا التصعيد في التوتر، دخل الروس مجدداً على الخط في محاولة لتهدئة الوضع ومساعدة النظام على فرض سيطرته في المحافظة. ووصل لهذا الغرض وفد روسي، يوم الأربعاء الماضي، إلى مدينة طفس في ريف درعا الغربي، وعقد اجتماعاً مع الأشخاص المعنيين بمتابعة أوضاع المدينة من مدنيين وعسكريين، والخاضعين لاتفاق التسوية والمصالحة، وذلك بعد هجمات متكررة في الأيام الأخيرة على حاجز التابلين والمنطقة المحيطة بمدينة طفس، وسط اتهامات من جانب الأهالي لمخابرات النظام بأنها هي من تقوم بهذه الهجمات على الحواجز بغية تطبيق اتفاق تسوية وسحب ما تبقى من السلاح مع عناصر الفصائل المعارضة السابقين.

وذكرت وسائل إعلام مقرّبة من النظام، أن مسؤول الملف الأمني في درعا التابع لقوات النظام اللواء، حسام لوقا، عقد اجتماعاً مع الوفد الروسي، قدّم خلاله طرحاً للسيطرة على المناطق التي وصفها بـ”المتمردة” من أجل إنهاء الوجود المسلّح في الجنوب. وهو ما وافق عليه الجانب الروسي.

وفي إطار هذه الجهود التي تقوم بها قوات النظام لإحكام سيطرتها على المحافظة، استقدمت تلك القوات في العاشر من الشهر الحالي تعزيزات عسكرية إلى محيط مدينة جاسم بريف درعا. ونصبت مدافع ثقيلة على تل مطوق وتل أم حوران، فيما تم استدعاء عشرات الوجهاء من مدينة جاسم وريفها، وأنذرتهم بوجوب تسليم السلاح الموجود في المنطقة، ومنحتهم مهلة عشرة أيام حتى يتم تسليم السلاح أو اقتحام المدينة، رغم توقيعهم على “تسويات” سابقة تنصّ على احتفاظهم بالسلاح الخفيف.

ويعد ذلك محاولة من قوات النظام لتكرار ما حدث في مدينة الصنمين المجاورة قبل أيام، حين تم اقتحام المدينة والسيطرة عليها بالكامل، وترحيل 21 مسلحاً من المعارضين للتسوية إلى الشمال السوري، إضافة إلى تسوية أوضاع الراغبين بالبقاء في محافظة درعا. ولم تدخل مدينة الصنمين في المصالحات وتسوية الأوضاع للمقاتلين فيها قبل ذلك، لأن قوات النظام سيطرت عليها قبل أن تتم صفقة المصالحات برعاية روسية.

وفي الإطار ذاته، شنّ مجهولون هجوماً على مراكز لقوات النظام السوري في مدينة داعل شمالي درعا، استخدموا فيه الأسلحة الخفيفة والمتوسطة، واستهدف الهجوم حواجز تابعة للمخابرات الجوية غربي المدينة، ما ينذر بتكرار سيناريو الصنمين وجاسم. وكانت قوات النظام دخلت داعل في 30 يونيو 2018، بعد سيطرتها على المناطق الشرقية من دون مفاوضات أو عمليات عسكرية، ما أدى إلى فرض النظام شروطه على أهاليها، خلافاً للمناطق التي دخلت بنطاق “التسوية” من خلال الضامن الروسي. وأعاد النظام فتح الدوائر الأمنية والعسكرية وقطاع الشرطة والأمن الجنائي في المدينة، وقطع أوصال المدينة عبر حواجزه الأمنية.

Les services de renseignement du régime procèdent à de nouvelles arrestations


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Les services de renseignement du régime procèdent à de nouvelles arrestations, dans la capitale syrienne à Damas et dans diverses zones soumises à la “réconciliation”

مخابرات النظام تنفذ المزيد من الاعتقالات في العاصمة دمشق والجنوب السوري ومناطق مختلفة خاضعة لـ “المصالحة” غير آبهة بـ “الضمانات الروسية”٠

28 novembre 2018

Le régime syrien et ses services de sécurité continuent de procéder à des perquisitions et à des arrestations dans les zones qui ont connu des « réconciliations et des règlements » qui ont conduit au contrôle des forces du régime et de leurs alliés. L’Observatoire syrien des droits de l’homme OSDH continue de surveiller les arrestations arbitraires effectuées par les forces du régime, insouciantes des « garanties » russes présentées à ceux qui ont refusé le déplacement et ont accepté de régulariser leur situation en acceptant la réconciliation. Dans le sud de la Syrie, plus précisément dans la province de Daraa, les services de sécurité ont arrêté trois citoyens, dont un femme, qui ont été emmenés dans les locaux du régime. A Damas également, un homme originaires du village d’Inkhel ‹campagne de Daraa », malgré la « carte de régularisation » qu’il possède, comme c’est le cas pour la plupart des personnes arrêtées, tout en poursuivant les raids et les arrestations dans les régions de l’est et de l’ouest de Damas.

L’OSDH a publié samedi 24 novembre, que les zones de « réconciliations et de régularisation » de la province de Damas, de la Ghouta orientale et occidentale, de l’est et de l’ouest, ainsi qu’au nord de Homs et de Hama du sud, ainsi qu’à Daraa, Quneitra et Kalamoun, témoignent des raids et des arrestations renouvelés par le régime de sécurité et les services de renseignements qui y sont affiliés, des arrestations arbitraires qui sont presque quotidiennement perpétrées contre les habitants des zones susmentionnées, ceux qui ont refusé de s’installer au nord de la Syrie et ont procédé à des « réconciliations et des régularisation » pour rester dans leurs régions; suit aux fausses garanties de la part de la Russie. Où l’OSDH a surveillé de nouvelles arrestations dans la Ghouta de l’est de Damas sous des accusations et prétextes tels que « contacts avec des parents dans le nord de la Syrie » et d’autres accusations fabriquées par les renseignements syriens pour insulter le peuple syrien, ce qui porte ainsi le nombre de personnes arrêtées à plus de 400 civils, entre le début du mois de septembre de cette année et le 24 novembre 18.

 

La police militaire russe brûle un poste de contrôle du régime à Dara’a


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La police militaire russe brûle un poste de contrôle du régime à Dara’a et arrête les membres

Ahmed Ibrahim
30 septembre 2018

La police militaire russe a brûlé dimanche un poste de contrôle pour les forces du régime syrien dans un village de la province de Dara’a (sud du pays) et a arrêté ses membres suite aux plaintes déposées par des habitants.
Une source spéciale de l’agence « Smart » a dit que : Les forces russes locales ont brûlé l’installation de poste de contrôle mobile où sont stationnées des membres du régime à l’entrée du village d’Umm Almayazen et ont emprisonnés des éléments de la « sécurité militaire » suites aux plaintes présentées par la population à la police russe au cours d’une réunion.
La source a souligné que la population s’est plainte aux Russes l’imposition d’une contribution financière par les membres tenant le poste de contrôle en échange de l’autorisation de laisser passer certaines personnes et certains produits.
Auparavant, la police militaire russe avait frappé un poste de contrôle des forces du régime à l’entrée de Khirbet Ghazala et elle a également humilié un groupe du régime qui avait tenté de voler des biens aux civils dans la ville de Babbila, au sud de Damas.
L’agence a ajouté que les forces du régime syrien ont empêché les habitants de la province de Dara’a d’entrer dans la province voisine de Quneitra, pour des raisons inconnues.
Elle a expliqué que le poste de contrôle du service de renseignement de sécurité de l’État de la ville avait empêché les autobus des habitants de se rendre à Quneitra sans les en informer.
Il y a environ deux mois, l’armée libre a signé un accord en vertu duquel le régime a repris le contrôle de toute la province, tandis que les opposants qui ont refusaient l’accord ont été transférés au nord de la Syrie.

حرقت الشرطة الروسية، اليوم الأحد، نقطة تفتيش لقوات النظام السوري في قرية بمحافظة درعا جنوبي سورية، واعتقلت عناصرها على خلفية شكاوى مقدمة من الأهالي.

وقال مصدر خاص لوكالة “سمارت” المحلية إن قوات روسية أحرقت غرفة متنقلة لحاجز يتمركز فيه عناصر للنظام عند مدخل قرية أم المياذن، وسجنت العناصر في “الأمن العسكري” على خلفية شكاوى قدمها أهال لشرطة الروسية خلال اجتماع.

وأشار المصدر إلى أن الأهالي اشتكوا للروس فرض عناصر الحاجز أموالا مقابل السماح لبعض الأهالي والبضائع بالعبور.

وسبق أن ضربت الشرطة العسكرية الروسية عناصر حاجز لقوات النظام في مدخل ناحية خربة غزالة بدرعا، كما أهانت مجموعة تابعة للنظام حاولت سرقة ممتلكات المدنيين في بلدة ببيلا جنوب العاصمة دمشق.

وأضافت الوكالة أن قوات النظام السوري منعت أهالي محافظة درعا من الدخول إلى محافظة القنيطرة المجاورة، لأسباب غير معروفة.

وأوضحت أن حاجز بلدة العالية التابع لجهاز مخابرات “أمن الدولة” منع عبور حافلات الأهالي إلى القنيطرة، دون إعلامهم بالأسباب.

ووقع الجيش الحر قبل نحو شهرين على اتفاق، استعاد بموجبه النظام السيطرة على كامل المحافظة، بينما خرج الرافضون إلى الشمال السوري.

L’accord d’Astana s’effondrait si Assad bombarde Idleb / Des combattants de l’opposition syrienne se préparent à quitter Daraa vers les régions du nord


 

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Erdogan à Poutine: L’accord d’Astana s’effondrait si Assad bombarde Idleb

Une source présidentielle turque a déclaré que le président turc Recep Tayyip Erdoğan a a informé samedi son homologue russe Vladimir Poutine, lors d’un entretien téléphonique qu’un accord visant à contenir le conflit syrien pourrait s’effondrer, si les forces du régime syrien visaient la province d’Idleb.

La source a ajouté « Le président Erdogan a confirmé que le ciblage des civils à Daraa était inquiétant, et si les forces du régime de Damas cibleraient la province d’Idleb de la même manière, l’essence même de l’accord d’Astana pourrait s’effondrer totalement », selon Reuters.

Sur le terrain, les factions de l’opposition dans la ville de Daraa ont commencé à rendre leurs armes lourdes à l’armée du régime syrien, ce qui permet à cette dernière de reprendre le contrôle de la ville entière en vertu de l’accord conclu par la Russie, selon la déclaration des médias du régime.

Les forces d’Assad ont levé le drapeau sur les quartiers saisis par les factions de l’opposition pendant des années dans la province de Daraa au sud, qui devrait bientôt voir l’évacuation des combattants de l’opposition refusant l’arrangement, signalant ainsi la restauration complète de la zone par l’armée du régime.

L’agence officielle du régime syrien (SANA) a rapporté, samedi, « la remise des munitions lourdes et moyennes des militants dans la zone de Daraa-Ville, dans le cadre de l’accord et que le processus sera poursuivi jusqu’à la fin de la livraison des armes. »

Le 19 juin, le régime a commencé une opération militaire avec le soutien des russes dans la province de Daraa.

Sous l’impact de la pression militaire, la Russie et les factions de l’opposition ont conclu le 6 juillet un accord de cessez-le-feu, qui prévoit la livraison des factions de l’opposition des armes lourdes et l’entrée de ce qu’ils appellent les institutions de l’Etat pour contrôler les zones progressivement et l’évacuation des combattants refusant l’accord vers la province de Idleb au nord de la Syrie.

Vendredi, les forces du régime et les éléments des factions de l’opposition à Daraa ont enlevé les bermes qui divisaient les quartiers de la ville depuis des années.

Source: Arabiya.Net

أردوغان لبوتين: اتفاق أستانا ينهار إذا قصف الأسد إدلب

15 juillet 2018

قال مصدر بالرئاسة التركية، إن الرئيس التركي رجب طيب #أردوغان أبلغ نظيره الروسي فلاديمير بوتين في اتصال هاتفي، السبت، بأن الاتفاق الذي يهدف إلى احتواء الصراع السوري قد ينهار إذا استهدفت قوات النظام السوري محافظة #إدلب.

وأضاف المصدر “الرئيس أردوغان أكد أن استهداف #المدنيين في #درعا كان مقلقا، وقال إنه إذا استهدف النظام في#دمشق محافظة إدلب بنفس الطريقة فإن جوهر اتفاق آستانا قد ينهار تماما”، بحسب رويترز.

من ناحية ميدانية، بدأت الفصائل المعارضة في مدينة درعا تسليم سلاحها الثقيل لجيش النظام السوري، وهو ما يمهد لاستعادة الأخيرة السيطرة على كامل المدينة بموجب اتفاق أبرمته روسيا، وفق ما أفاد إعلام النظام.

ورفعت قوات الأسد العلم فوق أحياء سيطرت عليها الفصائل المعارضة لسنوات في مدينة درعا، مركز المحافظة الجنوبية، الذي من المفترض أن تشهد قريباً على عملية إجلاء المقاتلين المعارضين الرافضين للتسوية منها، إيذاناً باستعادة جيش النظام السيطرة عليها بالكامل.

وأفادت وكالة أنباء النظام السوري الرسمية (سانا) أنه جرى السبت “استلام ذخيرة ثقيلة وعتاد متنوع من المسلحين في منطقة درعا البلد في سياق الاتفاق على أن تتواصل العملية حتى الانتهاء من تسليم السلاح الثقيل والمتوسط”.

وكانت قوات النظام بدأت في 19 حزيران/يونيو بدعم روسي عملية عسكرية في محافظة درعا.

وعلى وقع الضغط العسكري، أبرمت روسيا وفصائل معارضة في المحافظة في السادس من تموز/يوليو اتفاقاً لوقف إطلاق النار ينص على تسليم الفصائل المعارضة سلاحها الثقيل ودخول ما أسمته مؤسسات الدولة إلى مناطق سيطرتها تدريجياً وإجلاء المقاتلين الرافضين للتسوية في محافظة إدلب إلى الشمال السوري.

وعملت قوات النظام وعناصر من فصائل المعارضة في درعا، الجمعة، على إزالة السواتر الترابية التي قسمت أحياء المدينة لسنوات.

المصدر: العربية.نت

 

15 juillet 2015
Amman / Beyrouth (Reuters) –
Des opposants ont déclaré à Reuters que des centaines de combattants de l’opposition et leurs familles se préparent à quitter la ville de Daraa dans le sud-ouest du pays, ce dimanche, vers les zones contrôlées par l’opposition dans le nord.

Abu Shaima, un responsable de l’opposition, a déclaré qu’au moins 500 combattants prendraient environ 15 bus et qu’il fera partie des départs.

Les combattants quittent le district Daraa-Ville, dans Daraa, qui a été sous le contrôle de l’opposition armée pendant des années, jusqu’à la conclusion d’un accord la semaine dernière. En vertu de l’accord, les combattants devraient remettre leurs armes et ceux qui ne veulent pas rester sous la domination de l’Etat seront déplacés hors de la zone.

Les forces gouvernementales syriennes, soutenues par l’armée russe, ont récupéré la majeure partie de la province de Daraa lors d’une attaque lancée en juin.

La ville de Daraa était le berceau des contestations pacifiques contre le régime du président Bachar al-Assad en Mars 2011, qui a dégénéré plus tard pour se transformer en une guerre civile, où certains statistiques estimant qu’elle a causé environ un demi-million de victimes.

Abou Bayan, un commandant militaire dans l’opposition, a déclaré que la plupart des combattants de Daraa ont décidé de rester plutôt que d’affronter le sort inconnu dans le nord contrôlé par l’opposition, dans l’espoir que la Russie tiendrait ses promesses pour les protéger contre des représailles de vengeances des autorités syriennes.

Mais le combattant Abdullah Massalméh, qui a décidé de quitter, a dit, lorsqu’il était sur le point de monter dans le bus « nous n’oublierons pas les milliers de martyrs, les milliers d’orphelins et les détenus, sans oublier les blessés et détenus par le régime .. Je ne fais pas confiance aux Russes ni au régime »

L’agence de presse  arabe syrienne a déclaré dimanche que « les groupes armés déployés dans le pays dans la zone de Daraa ont continué à livrer des armes lourdes et moyennes à l’armée arabe syrienne dans le cadre de l’accord conclu mercredi dernier. »

L’agence a publié des images de véhicules blindés et d’artilleries lourdes qu’elle a déclaré avoir récupérés auprès d’eux.

Préparé par Salma Najem pour la publication en arabe – édité par Ali Khafaji

مقاتلون من المعارضة السورية يستعدون لمغادرة درعا إلى مناطق في الشمال

 رويترز
15 juillet 2015

عمان/بيروت (رويترز) – أبلغ معارضون رويترز بأن مئات من مقاتلي المعارضة وأسرهم يستعدون لمغادرة مدينة درعا في جنوب غرب البلاد يوم الأحد إلى مناطق تسيطر عليها المعارضة في الشمال٠

وقال أبو شيماء وهو مسؤول في المعارضة إن 500 مقاتل على الأقل سيستقلون نحو 15 حافلة وإنه سيكون من بين المغادرين٠

ويغادر المقاتلون حي درعا البلد في مدينة درعا التي ظلت تحت سيطرة المعارضة المسلحة لسنوات إلى أن جرى التوصل إلى اتفاق استسلام الأسبوع الماضي. وسيسلم المقاتلون بموجب الاتفاق أسلحتهم وسيتم نقل من لا يريد البقاء منهم تحت حكم الدولة إلى خارج المنطقة٠

وسيطرت القوات الحكومية السورية بدعم من الجيش الروسي على أغلب محافظة درعا في هجوم بدأ في يونيو حزيران٠

وكانت مدينة درعا مهد احتجاجات سلمية كبرى ضد حكم الرئيس بشار الأسد في مارس آذار 2011 التي تصاعدت فيما بعد للتحول إلى حرب أهلية تشير تقديرات إلى أنها تسببت في مقتل نحو نصف مليون شخص.٠

وقال أبو بيان، وهو قائد عسكري في المعارضة، إن أغلب المقاتلين في درعا قرروا البقاء بدلا من مواجهة مصير غامض في الشمال الذي تسيطر عليه المعارضة على أمل أن تفي روسيا بوعودها الخاصة بحمايتهم من أي عمليات انتقامية من السلطات السورية٠

لكن المقاتل عبد الله مسالمه الذي قرر المغادرة قال بينما كان على وشك الصعود إلى الحافلة ”لن ننسى الاف الشهداء وآلاف اليتامى غير الجرحى و المعتقلين الذين قتلهم النظام.. أنا لا أثق بالروس أو النظام“٠

وقالت الوكالة العربية السورية للأنباء يوم الأحد ”واصلت المجموعات المسلحة المنتشرة في منطقة درعا البلد تسليم أسلحتها الثقيلة والمتوسطة للجيش العربي السوري وذلك في سياق الاتفاق الذي تم التوصل إليه الأربعاء الماضي“٠

ونشرت الوكالة صورا لعربات مدرعة ومدفعية ثقيلة قالت إنها جمعتها منهم٠

إعداد سلمى نجم للنشرة العربية – تحرير علي خفاجي

 

Justice internationale !!!


*

Daech-vaincu---B-al-Assad-criminel-de-guerre

كانت الأولوية للقوى العظمى محاربة متطرفي  «داعش» في سوريا، بما أنه تم الآن القضاء عليه، لماذا تتمسك القوى العظمى الحفاظ على «مجرم الحرب» بشار الأسد على رأس السلطة؟

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Déclaration: Opérations centrales du Sud


Pas-de-négotiations-avec-un-langage-menaçant

198.000 DÉPLACÉ.E.S ENVIRON


قرابة 198 ألف نازح ومقتل 214 مدنياً جنوب سوريا، ومجلس الأمن لا يتحرك

تخلي الرئيس ترامب عن التزاماته في محافظة درعا يُشبه تخلي أوباما عن خطه الكيميائي الأحمر

Depuis le début de l’offensive du régime contre le Sud syrien, mi-juin:

198.000 DÉPLACÉ.E.S ENVIRON

& 214 PERSONNES CIVILES TUÉES
LE CONSEIL DE SÉCURITÉ EST INERTE

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Réfugiés syriens - Daraaنازحين-درعا-1-780x405

Près de 66.000 civils se trouvent coincés près des frontières syro-jordanienne.


Les bombardements du régime et ses alliées, notamment russes, ont causé, récemment, une grande vague de déplacement des civils dans le sud syrien.

Près de 66.000 civils  se trouvent coincés près des frontières syro-jordanienne.

al-Hrak-Deraa-2018

Après le bombardement intensif et violent des forces du régime et ses alliés soutenus par l’aviation russe sur la ville et les villages à l’est de Daraa.

Après l’imposition de tribut sur ses barricades et en conjonction avec le bombardement de leurs villages et villes … Le régime ouvre deux passages aux personnes déplacées pour se rendre dans ses zones
27 juin 2018

Province de Daraa – L’Observatoire syrien des droits de l’homme :
L’OHDH a appris que de violents affrontements se poursuivent dans le secteur est de la campagne de Daraa entre les combattants des factions armés et islamiques, d’une part, et les forces du régime et des fidèles pro-régime, d’autre part, où l’OSDH a observé que les derniers ont pu imposer leur contrôle sur la ville de Nahtat et le village de Samma, suite à de lourds bombardements et d’attaques violentes, en poursuivant le bombardement aérien par hélicoptère et avions militaires. Les raids ont provoqué la mort de 10 victimes au moins dont une femme et 5 enfants à Saida, Karak-est, Jiza et Ghariah est, tandis que Les bombardement aux missiles et raids aériens ont causés, depuis le début des escalades,  la mort de 65 victimes, dont 9 femmes et 9 enfants, 2 secouristes civils.
au moin,s dans les villes et villages à Da’el, Jizah, Kahil, Mseifra, Gharia est, et

Des sources fiables ont confirmé à l’OSDH que le mouvement de déplacement de la population se poursuit avec l’expansion de la zone des bombardement au sol et l’air par les forces du régime et des avions russes, où le nombre de déplacés a atteint des dizaines de milliers de civils, qui ont quitté leurs maisons, leurs villages et villes loin des zones de bombardements, les sources fiables ont confirmé aussi, que les forces du régime et après avoir procédé à la fermeture des routes face aux personnes déplacées vers leurs zones de contrôle, elles ont ré-ouvert deux points de passage, l’un d’eux est le passage d’Abu Kasser, situé près de Da’el et le deuxième à Kafrchams dans la campagne Nord-Ouest, afin que les réfugiés fuyant la campagne de Deraa et souhaitant se réfugier dans les zones sous le contrôle du régime puissent échapper à l’artillerie, aux missiles et aux frappes aériennes, qui les persécuta.

Les sources fiables ont également confirmé à l’OSDH que les forces du régime empêchent les civils de pénétrer dans les zones sous son contrôle, et les empêchent de se diriger vers la capitale Damas, tandis que sur les points de passage controlés par le régime, les forces armées imposent des redevances allant de 50 mille – 300 mille livres syriennes , à ceux qui souhaitent entrer dans les zones sous contrôle du régime et de s’orienter vers des zones en dehors de la province, ce qui a provoqué le mécontentement des personnes déplacées contre l’exploitation et la traite des forces armées du régime, des personnes déplacées, par ailleur, le régime invoque que les civils ne sont pas ciblés et qu’il est « venu pour les protéger”»

بعد قصف مكثف وعنيف قوات النظام تسيطر مع حلفائها بدعم من الطيران الروسية على بلدة وقرية بشرق درعا عقب تقسيمها المنطقة إلى قسمين

بعد فرضها أتاوات على حواجزها وبالتزامن مع قصفها لقراهم وبلداتهم…قوات النظام تفتح معبرين للنازحين نحو مناطقها

Deraa: Terrorisme d’État… raids des forces prorégime sur le sud syrien


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Syrie: plus de 20 civils tués dans des raids de forces prorégime dans le sud

AFP / Mohamad ABAZEED Des nuages de fumée s’élèvent de secteurs rebelles de la ville de de Deraa, dans le sud syrien, lors de frappes aériennes du régime, le 28 juin 2018

 

Plus de 20 civils ont péri jeudi dans des raids imputés à l’aviation russe contre la province méridionale de Deraa en Syrie, la journée la plus meurtrière depuis le début d’un assaut du régime et de ses alliés pour chasser les rebelles de cette région clé.

Les puissances occidentales ont dénoncé les opérations militaires lancées le 19 juin par le régime de Bachar al-Assad et son allié russe contre cette province dominée par les insurgés, et plusieurs ONG ont dit craindre une nouvelle crise humanitaire dans le pays en guerre depuis 2011.

Après avoir consolidé son pouvoir sur la capitale Damas et ses environs en chassant rebelles et jihadistes, le pouvoir d’Assad a ouvert un nouveau front dans le sud du pays, une région sensible bordant la frontière avec la Jordanie et le plateau du Golan, en partie occupé par Israël.

Jeudi, des raids imputés à l’aviation russe ont visé plusieurs secteurs dans l’est et l’ouest de la province de Deraa, faisant 25 morts parmi les civils, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Parmi les victimes, 17 personnes dont cinq enfants, réfugiées dans le sous-sol d’une maison pour échapper aux bombardements, ont péri dans une frappe russe dans la localité d’Al-Mseifra, a précisé l’OSDH.

Il n’était pas possible de confirmer de source indépendante si l’aviation russe a mené ou non ce raid mais Moscou a toujours démenti cibler des objectifs civils.

“Le bilan de jeudi est le plus élevé depuis le 19 juin”, a indiqué à l’AFP le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane. “Depuis mercredi, les bombardements ont gagné en intensité et visent des secteurs très fortement peuplés”.

Au total en plus d’une semaine, quelque 96 civils ont péri dans les violences, selon l’ONG.

– 50.000 déplacés –

Mardi, les forces du régime ont lancé une offensive contre les quartiers insurgés de la ville de Deraa, chef-lieu de la province du même nom.

Ces districts ont été la cible jeudi de raids aériens du régime et de la Russie, et depuis plusieurs jours, des dizaines de familles fuient le secteur, selon l’OSDH.

“Tous les habitants sont partis. Il n’y a plus de civils ici” dans les quartiers rebelles de Deraa, a indiqué à l’AFP Ahmad Abou Hazem, un combattant rebelle dans la ville.

AFP / Mohamad ABAZEED Des déplacés syriens fuient les zones de combats dans la province méridionale de Deraa où le régime bombarde les zones rebelles, le 28 juin 2018

Selon l’ONU, quelque 750.000 civils vivant en zone rebelle dans le sud de la province de Deraa seraient menacés par les opérations militaires.

Et environ 50.000 civils ont déjà été déplacés, selon un nouveau chiffre communiqué jeudi par l’ONU, la majorité essayant de trouver refuge près de la frontière avec la Jordanie.

Amman néanmoins a répété à plusieurs reprises qu’elle garderait sa frontière fermée, faisant craindre aux organisations internationales une nouvelle crise humanitaire.

Les Nations unies ont annoncé jeudi avoir suspendu leurs convois humanitaires transfrontaliers depuis la Jordanie vers la province de Deraa “en raison des combats”.

“Nous exhortons la Jordanie à laisser les frontières ouvertes”, a lancé le chef du groupe de travail humanitaire de l’ONU sur la Syrie, Jan Egeland, lors d’un point de presse à Genève.

– “Violation” –

Les violences n’ont pas épargné les infrastructures médicales. Depuis le début des hostilités, cinq hôpitaux ont été mis hors service par des bombardements pour certains imputés à la Russie, selon l’OSDH.

L’ONG française l’Union des organisations de secours et soins médicaux (UOSSM) a par ailleurs annoncé la mort de trois membres de son personnel médical en moins d’une semaine dans la province de Deraa.

Le pouvoir syrien, qui enchaîne les victoires grâce à l’appui crucial de l’allié russe, mais aussi de l’Iran et du Hezbollah libanais, contrôle désormais 65% du pays.

Carte - Sud syrien Deraa et Soueida
 AFP / Omar KAMAL Syrie

Il semble plus que jamais déterminé à asseoir son pouvoir sur l’ensemble de la Syrie, ravagée depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 350.000 morts et jeté à la rue des millions de personnes.

Depuis le début des hostilités dans le sud, les forces du régime ont conquis 15 villages et localités, principalement dans l’est et le nord-est de la province, selon l’OSDH.

Or le sud fait théoriquement l’objet depuis 2017 d’un cessez-le-feu négocié directement par Moscou, Washington et Amman.

“Les opérations militaires unilatérales du régime d’Assad et de la Russie dans le sud-ouest de la Syrie sont une violation du cessez-le-feu”, a souligné mercredi Jonathan Cohen, ambassadeur adjoint des Etats-Unis à l’ONU.

https://www.afp.com/fr/infos/334/syrie-plus-de-20-civils-tues-dans-des-raids-de-forces-proregime-dans-le-sud-doc-16s0885

 

Syrie: des milliers de personnes fuient des bombardements du régime dans le sud

Bombardement - Syrie

Feu vert américain pour la destruction de Deraa: Les factions armées promettent de faire face / درعا


ASL prêt pour affronter les forces du régime à Daraa 2018

Feu vert américain pour la destruction de Deraa: Les factions armées promettent de faire face

Amin al-Assi, Amman, 25 juin 2018

Tous les développements sur le terrain à Daraa au cours des dernières heures ont montré que le Sud de la Syrie est en face d’une guerre destructrice, pour le soumettre entièrement au régime et pour anéantir complètement l’opposition syrienne qui a confirmé qu’elle a choisi la confrontation, ceci suite aux bombardements inégalés aux barils explosifs et à l’entrée de l’aviation russe sur la ligne de bataille. Tout ceci a été Précédé par un message américain clair adressé aux factions de l’opposition, il stipule que « les factions armées ne devraient pas prendre ses décisions, en ce qui concerne la bataille, sur l’hypothèse ou l’attente que les Etats-Unis pourraient intervenir militairement pour stopper l’attaque du régime syrien ».

Il apparaît ainsi clairement que les craintes de l’opposition au cours de dernière période des conflits et les intérêts des forces régionales et internationales à Daraa résulteraient la perte de l’opposition, bien que les développements ont pris une autre dimension, surtout après la surprenante annonce des États-Unis, que Washington ne mettra pas de poids militaire dans le sud de la Syrie, en cas du déclenchement de combats entre l’opposition et le régime, afin de dévoiler l’échec des négociations qui ont eu lieu entre les Russes et les Américains au sud syrien, cette position est un renoncement américain et russe des accord de cessez-le-feu dans cette région. Il est devenu clair que Washington s’est retiré loin de sa stratégie dans le sud de la Syrie, qui était basée sur l’empêchement des forces du régime pour reprendre le contrôle du sud limitrophe de la Jordanie et de la Palestine occupée.

Il est prévu que les développements intervenus dans le sud jetteront leurs ombres sur le dossier politique, notamment en terme de la Commission constitutionnelle, que l’Organisation des Nations Unies tente de mettre en place, un porte-parole de la Haute Commission de la négociation, Yahya Aridhi,  fait référence à cet égard, lors d’une déclaration à notre correspondant, que toutes les possibilités, y compris le non engagement de l’opposition dans la commission  est en réponse aux développements dans le sud, ajoutant que « il y a mille questions autour de ce qui se passe dans le sud de la Syrie ».

Washington a informé, samedi soir, les principales factions de l’opposition syrienne qu’elles ne devraient pas espérer recevoir de soutien militaire l’aidant à faire face à une attaque massive des forces du régime visant à restaurer les zones contrôlées par les combattants de l’opposition dans le sud. Une copie d’une lettre envoyée par Washington aux dirigeants de “l’Armée syrienne libre”, que Reuters a pris connaissance, précise : « Le gouvernement américain veut clarifier la nécessité de ne pas adopter vos décisions sur l’hypothèse ou l’attente d’une intervention militaire de notre part ».

L’opposition syrienne a vivement critiqué la nouvelle position américaine, accusant Washington de “manipuler le sort des civils dans le sud de la Syrie”. Le chef de l’armée syrienne libre, le général de brigade Ibrahim Aljibawi a déclaré que « la position américaine, est une position de faiblesse, de marchandage et de négociation avec la vie de la population », ajoutant qu’elle « constitue un recul américain, et prouve son agression contre les libertés, les droits de l’homme et de l’enfance, ainsi que son hostilité aux peuples d’une manière générale ». Aljibawi a continué en disant que « les États-Unis sont soucieux de leur intérêts, c’est un pays qui n’a plus de crédibilité, Aljibawi a indiqué que « c’est à cause de Washington si le sud se trouve à ce stade, et l’accuse de « manipuler le sort de vie des gens là-bas. Il a des responsabilités historiques et morales. C’est lui qui tue le sud aujourd’hui, et non pas la Russie ». Il a souligné que « les factions de l’opposition syriennes ont choisi la confrontation militaire avec le soutien de la population » rajoutant « la mort ou la victoire, il n’y pas de troisième voie pour eux, au moins pour l’instant ».

L’aviation russe a commencé, dimanche à l’aube, une vaste campagne à Daraa, lancant de dizaines de raids aériennes sur les villes et villages, en particulier sur le nord-est de la province, dans l’axe de Basr al-Harir et Mseiké, ceci pour la première fois depuis la signature de l’accord de réduction de tension, au milieu de l’an dernier, des activistes ont déclaré que «  les avions de combats russes ont lancé plus de 25 raids sur un quartier résidentiel de la ville de Basr al-Harir et sur la province est de Deraa », signalant « l’assassinat au moins d’une personne et blessant d’autres, bien que la plupart des habitants de la ville ont fui vers la frontière syro-jordanienne, afin d’éviter des frappes aériennes “.

Des villages dans la région de Llajat zone au nord de Deraa ont également été soumis à des bombardements intensifs, en parallèle avec de violents affrontements sur les axes des villages de Chomara, Dama, Chayyah et Boustan, où l’opposition a annoncé qu’elle a réussi de repousser l’attaque des forces du régime sur l’axe de la campagne orientale Dallafah et Harran dans la campagne est, tuant un certain nombre de l’armée des forces du régime.

Pour sa part, les sources du régime ont parlé hier que « les unités de l’armée ont fait des progrès dans le village de Basr al-Harir », notant que « les forces du régime ont pris le contrôle au cours des dernières 48 heures sur les villages et les villes de Deir Dama (Almayas), al-Bostan, Siyah-est, Chomariyé, Barghocha, Medawara, al-Alili, situées dans la partie est du district de Llahat ».

Il est probable que la bataille du sud syrien ne serait pas identique aux autres batailles dans le reste de la Syrie, car pour les factions de l’opposition c’est « une question d’existence et non pas une bataille des frontières ».  Des sources locales éclairées, ont déclaré que « l’Armée Syrienne Libre est une force frappante dans la région », notant que « l’armée a des milliers de combattants professionnels, qui ont acquis une expérience en sept années de combat contre le régime et les milices de l’Iran, il a expliqué que « il y a beaucoup des factions combattantes, qui sont présentes dans la campagne de Deraa est, en plus d’autres factions » notant que » la province de Dara-est est relativement vaste,  qu’il existe deux fronts de combats, la première s’étend sur prés de 100 kilomètres du nord au sud, et environ 55 kilomètres de l’est à l’ouest, en plus de la zone de Llajat Avec une nature géographique difficile. “

Les sources ont confirmé que « les combats entre les forces du régime et l’armée syrienne libre ne se termineront pas en peu de temps », notant que « l’ASL est capable de résister aux forces du régime très longtemps, et que le conflit ne se terminera pas dans le sud de la Syrie, sans un accord qui satisferait l’opposition syrienne. »
Il est clair que les forces du régime tentent de cloner le scénario appliqué à Alep qui consiste de démembrer la zone à l’identique du plan de reprise d’Alep et de la Ghouta de Damas-est, avec la mobilisation de grandes forces à cet effet. D’autre part, un groupe de plusieurs salles d’opérations militaires avaient annoncé leurs fusionnement en « une salle d’opération centrale », composée de plusieurs secteurs opérationnels », « L’édifice serrée », « Repousser les oppresseurs », « Unifier les rangs », « Triangle de la Mort », « La Victoire de l’Opprimé » et « Repousser les envahisseurs », afin d’organiser, planifier et diriger les opérations militaires dans le sud de la Syrie, en affirmant que l’opposition a choisi une longue confrontation militaire.

Le régime œuvrera, selon les analyses des militaires, pour ouvrir plusieurs fronts en même temps, comme le front du Rif du nord-est de Deraa, considéré actuellement comme le plus chaud, où il progresse à l’ouest de Sweida vers le village de Basr al-Harir, dans un but de séparer la région de Llajat du reste des régions sous le contrôle de l’opposition syrienne, ce qui permet au régime d’étendre son influence sur la région, que ce soit par des combats ou des accords.

L’analyse a également suggéré que le régime suit un plan d’ouverture de plusieurs fronts, notamment le front du triangle de la mort (confluence de la campagne de Damas, Daraa et Quneitra), en plus du front de la ville de Deraa elle-même, que le régime contrôle avec les factions de l’opposition syrienne, dans l’intervalle, les craintes de la Jordanie que la situation ne se détériorait au sud syrien et ne s’accentuent. Selon notre source de révélations « les craintes Jordanie se sont renforcées après les dizaine d’attaques de l’aviation de combat russe, lancées samedi et dimanche sur la région de Deraa, et pour la première fois depuis la signature d’un accord de désescalade au milieu de l’année dernière, en plus de l’escalade des affrontements entre les forces Régime et opposition dans le sud de la Syrie. “
L’escalade des confrontations armées entre le régime et l’opposition dans sud syrien, selon le ministre des Affaires étrangères et des expatriés jordanien, Ayman al-Safadi « la Jordanie effectue des contacts avec deux partenaires pour réduire l’escalade dans le sud de la Syrie, avec les États-Unis et la Russie, afin de maintenir l’accord de cessez-le-feu ». Il a ajouté que « la Jordanie suit l’évolution dans le domaine et met l’accent sur la nécessité de respecter l’accord et nous travaillons à prévenir l’éclatement de la violence », ajoutant que « les frontières et les intérêts de la Jordanie sont protégés

 

L'ASL à Deraa 25 juin 2018.jpg

ضوء أخضر أميركي لتدمير درعا: الفصائل تتعهد بالمواجهة

أمين العاصي، عمّان ــ زيد الدبيسية, 25 يونيو 2018

 

أظهرت كافة التطورات الميدانية في درعا خلال الساعات الماضية، أن الجنوب السوري سيكون أمام حرب تدمير لإخضاعه برمته للنظام والقضاء تماماً على المعارضة السورية التي تؤكد أنها اختارت المواجهة، وذلك بعد القصف غير المسبوق، الذي تعرّضت له المنطقة بالبراميل المتفجرة ودخول الطيران الروسي على خط المعركة. وسبقت كل ذلك رسالة أميركية لفصائل المعارضة واضحة في معناها السياسي والعسكري ومفادها “ضرورة ألا تبني الفصائل قراراتها في ما يتعلق بمعركة على افتراض أو توقع قيام الولايات المتحدة بتدخل عسكري لوقف هجوم النظام السوري”. وبذلك يتبيّن أن خشية المعارضة طوال الفترة الماضية من أن صراعات وحسابات القوى الإقليمية والدولية النافذة في درعا ستكون المعارضة هي الخاسر الأكبر منها قد كانت في محلها، وإن اتخذت التطورات بعداً مختلفاً، خصوصاً بعدما جاء الإعلان الأميركي مفاجئاً بأن واشنطن لن تضع ثقلاً عسكرياً في جنوب سورية، في حال نشوب المعارك بين المعارضة والنظام، ليظهر فشل المفاوضات التي كانت تجري بين الروس والأميركيين بشأن الجنوب السوري، وأن ما جرى عملياً هو تخلٍ أميركي وروسي عن اتفاق خفض التصعيد في هذه المنطقة الذي تم بموجبه وقف إطلاق النار. وبات من الواضح أن واشنطن تراجعت خطوات واسعة عن استراتيجية اتبعتها في الجنوب السوري، وكانت قائمة على منع قوات النظام من استعادة السيطرة على هذا الجنوب المتاخم للأردن وفلسطين المحتلة.

ومن المتوقع أن تلقي تطورات الجنوب السوري بظلالها على الملف السياسي، خصوصاً لجهة اللجنة الدستورية التي تحاول الأمم المتحدة تشكيلها، فيشير في هذا الصدد، المتحدث باسم الهيئة العليا للتفاوض التابعة للمعارضة السورية يحيى العريضي في حديثٍ لـ”العربي الجديد”، إلى أن “كل الاحتمالات مفتوحة، بما فيها عدم الانخراط في اللجنة رداً على تطورات الجنوب”، مضيفاً بأن “هناك ألف سؤال يحيط بما يجري في الجنوب السوري”.

وأبلغت واشنطن، مساء السبت، فصائل المعارضة السورية الرئيسية: “ضرورة ألا تتوقع حصولها على دعم عسكري لمساعدتها على التصدي لهجوم ضخم، تشنه قوات النظام لاستعادة مناطق يسيطر عليها مقاتلو المعارضة جنوب سورية”. وكشفت نسخة من رسالة أرسلتها واشنطن إلى قادة جماعات “الجيش السوري الحر” واطلعت وكالة “رويترز” عليها، أن “الحكومة الأميركية تريد توضيح ضرورة ألا تبنوا قراراتكم على افتراض أو توقع قيامنا بتدخل عسكري”.

وكانت آمال المعارضة قد زادت بعد أن حذرت واشنطن رئيس النظام السوري بشار الأسد وحلفاءه الروس من أن “خرق هذه المنطقة ستكون له عواقب وخيمة”، وتعهدها بـ”اتخاذ إجراءات حازمة وملائمة”، ولكن سقف هذه الآمال انخفض الى حد بعيد بعد الرسالة الأميركية.

وانتقدت المعارضة السورية بشدة الموقف الأميركي المستجد، متهمة واشنطن بـ”التلاعب بمصير المدنيين في جنوب سورية”. وقال القيادي في الجيش السوري الحر، العميد إبراهيم الجباوي لـ “العربي الجديد”، إن “الموقف الأميركي موقف تخاذل وبيع ومساومة ومتاجرة بالشعوب”، مضيفاً أنه “يشكّل انتكاسة لأميركا ويثبت عدوانها على الحريات وحقوق الإنسان والطفولة، وعداوتها للشعوب عامة”. وتابع الجباوي بالقول إن “الولايات المتحدة همها مصالحها، وتنكث كافة العهود. لم تعد دولة ذات مصداقية وأشار الجباوي إلى أن “واشنطن هي من أوصلت الجنوب إلى هذه المرحلة”، واتهمها بأنها “تلاعبت بمصير وأرواح الناس هناك. تقع عليها مسؤوليات تاريخية وأخلاقية. هي من تقتل الجنوب اليوم وليس روسيا”. وأكد أن “فصائل المعارضة السورية اختارت المواجهة العسكرية بدعم من الحاضنة”، مضيفاً “موت أو نصر ولا ثالث لهما، على الأقل الآن”.

وبدأت الطائرات الروسية، فجر أمس الأحد، حملة واسعة النطاق، بريف درعا، فشنّت عشرات الغارات الجوية على مدنٍ وبلدات عدة، خصوصاً شمال شرقي المحافظة، في محور بصر الحرير ومسيكة، وذلك للمرة الأولى منذ توقيع اتفاق خفض التصعيد منتصف العام الماضي وقال ناشطون إن “الطيران الروسي شنّ أكثر من 25 غارة روسية على الأحياء السكنية في بلدة بصر الحرير بريف درعا الشرقي”، مشيرين إلى “مقتل شخص على الأقلّ وإصابة آخرين، رغم أن معظم سكان البلدة نزحوا إلى الحدود السورية الأردنية تفادياً للقصف الجوي”.

كذلك تعرضت قرى وبلدات منطقة اللجاة شمال درعا لحملة قصف وُصفت بـ”القوية” بالتزامن مع اشتباكات عنيفة دارت على محاور قرى الشومرة والداما والشياح والبستان، حيث أعلنت المعارضة عن صد هجوم لقوات النظام على محور الدلافة وحران بالريف الشرقي، وقتل عدد من عناصر قوات النظام.

من جهتها، تحدثت مصادر النظام أمس عن أن “وحدات من الجيش حققت تقدماً في بلدة بصر الحرير”، مشيرة إلى أن “قوات النظام سيطرت خلال الساعات الـ48 الماضية على قرى وبلدات دير داما (المياس) والبستان وسياح شرقي والشومرية وبرغوشة والمدورة والعلالي الواقعة في الجزء الشرقي من منطقة اللجاة بريف درعا”.

ومن المتوقع ألا تكون معركة الجنوب السوري مثل غيرها من المعارك في باقي أنحاء سورية، إذ تخوض فصائل المعارضة “معركة وجود وليس معركة حدود”. وتؤكد مصادر محلية مطلعة لـ “العربي الجديد” أن “الجيش السوري الحر قوة ضاربة في المنطقة”، مشيرة إلى أن “هذا الجيش لديه آلاف المقاتلين المحترفين، الذين اكتسبوا خبرة قتالية خلال نحو سبع سنوات من محاربة قوات النظام ومليشيات إيران وأوضحت أن “هناك العديد من الفصائل المقاتلة، التب تتمركز في ريف درعا الشرقي، إضافة إلى فصائل أخرى”، مشيرة إلى أن “محافظة درعا كبيرة نسبياً، وهناك جبهتا قتال، الأولى تمتد نحو 100 كيلومتر من الشمال للجنوب، ونحو 55 كيلومتراً من الشرق للغرب، إضافة إلى منطقة اللجاة ذات الطبيعة الجغرافية الصعبة”.

وأكدت المصادر أن “المعارك بين قوات النظام والجيش السوري الحر لن تنتهي خلال وقت قصير”، مشيرة إلى أن “الجيش السوري الحر قادر على الصمود ومقاومة قوات النظام لفترة طويلة، وأن الصراع لن ينتهي في جنوب سورية إلا باتفاق يرضي المعارضة السورية”.

ومن الواضح أن قوات النظام تحاول استنساخ سيناريو تقطيع الأوصال الذي اتبعته في حلب وغوطة دمشق الشرقية في الجنوب السوري، مع حشدها قوات كبيرة لهذه الغاية. وفي المقابل، كانت قد أعلنت منذ أيام مجموعة من غرف العمليات العسكرية في الجنوب السوري اندماجها ضمن “غرفة عمليات مركزيّة”، مكوّنة من غرف عمليات “البنيان المرصوص” و”رصّ الصفوف” و”صدّ البغاة” و”توحيد الصفوف” و”مثلث الموت” و”النصر المبين” و”صدّ الغزاة”، وذلك بهدف تنظيم وتخطيط وقيادة الأعمال العسكرية في الجنوب السوري، في تأكيد على أن المعارضة اختارت المواجهة العسكرية الطويلة.

وقد يعمد النظام، وفق تحليلاتٍ لعسكريين، إلى فتح جبهات متزامنة، إذ تُعتبر الجبهة الأكثر سخونة الآن في الريف الشمالي الشرقي لدرعا، حيث يعمل النظام هناك على التقدم من غرب السويداء، نحو بلدة بصر الحرير، بهدف فصل كامل منطقة اللجاة، عن بقية مناطق سيطرة المعارضة السورية، الأمر الذي يُسهل على النظام بسط نفوذه على المنطقة، إن كان بالقتال أو باتفاق.

كذلك رجّحت التحليلات أن النظام إذا اتبع أسلوب فتح الجبهات المتعددة فإن أبرز الجبهات المتوقع أن تشهد تسخيناً هي جبهات مثلث الموت (التقاء أرياف دمشق بدرعا والقنيطرة)، إضافة لجبهة مدينة درعا نفسها، التي يتقاسم النظام السيطرة عليها مع فصائل المعارضة السورية في غضون ذلك تصاعدت مخاوف الأردن من تدهور الأوضاع في الجنوب السوري. وبحسب ما كشفه مصدر مطلع لـ”العربي الجديد”، فقد “زادت مخاوف الأردن بعدما شنّت المقاتلات الروسية يومي السبت والأحد عشرات الغارات الجوية على محافظة درعا جنوبي سورية، وذلك للمرة الأولى منذ توقيع اتفاق خفض التصعيد منتصف العام الماضي، إضافة إلى تصاعد المواجهات بين قوات النظام والمعارضة في الجنوب السوري”.
وكان وزير الخارجية وشؤون المغتربين الأردني، أيمن الصفدي، قد قال أخيراً إن “الأردن يجري اتصالات مكثفة مع شريكيه في اتفاق خفض التصعيد في الجنوب السوري، الولايات المتحدة وروسيا، بهدف الحفاظ على الاتفاق ووقف إطلاق النار”. وأضاف أن “الأردن يتابع التطورات الميدانية ونؤكد ضرورة احترام الاتفاق ونعمل للحؤول دون تفجر العنف”، مشيراً إلى أن “حدود الأردن ومصالحه محمية“.

L’administration américaine a averti l’ASL qu’elle n’interviendrait pas,
alors que le régime syrien et Moscou bombardent la région.

Infos Syrie, Manbej et Deraa


Assad menace de lancer une offensive militaire dans le nord de la Syrie

Ahmed Ibrahim, 25 juin 2018
Le président syrien Bachar al-Assad a menacé dimanche de lancer une offensive militaire dans le nord de la Syrie pour reprendre le contrôle si la réconciliation n’était pas atteinte.

Dans une interview accordée à la chaîne de télévision russe NTV, Assad a affirmé que le recours à la force est le seul moyen d’étendre l’autorité de l’Etat sur la Syrie si les parties ne sont pas d’accord pour la réconciliation.

Il a ajouté que l’Occident ne participerait pas à la reconstruction de la Syrie, notant que son pays a le pouvoir de le faire malgré la poursuite de la guerre.

Le nord syrien accueille des millions de Syriens, y compris la majorité de la population syrienne, dont la plupart résidaient dans la Ghouta orientale, à l’est de Damas.

Les Nations Unies ont exprimé leur inquiétude quant à la sécurité de deux millions de personnes dans la province d’Idleb, alors que les bombardements continuent, ciblant les communautés résidentielles.

الأسد يهدد بشن هجوم عسكري شمالي سورية

أحمد الإبراهيم, 25 يونيو 2018

هدد رئيس النظام السوري، بشار الأسد، يوم الأحد، بشن هجوم عسكري في شمالي سورية، لاستعادة السيطرة عليه، في حال لم يتم التوصل لمصالحة.

وزعم الأسد في مقابلة مع قناة “إن تي في” الروسية، أن استخدام القوة هي الطريقة الوحيدة لبسط سلطة الدولة على سورية، في حال لم توافق الأطراف على المصالحة.

وأضاف أن الغرب لن يشارك في عملية إعادة إعمار سورية، مشيراً إلى أن بلاده لديها القوة على ذلك على الرغم من استمرار الحرب.

ويحتضن الشمال السوري ملايين السوريين، بينهم مهجرون من معظم الأراضي السورية، كان آخرهم أهالي الغوطة الشرقية، شرقي العاصمة دمشق.

وأعلنت الأمم المتحدة عن قلقها بشأن سلامة مليوني شخص في محافظة إدلب، في ظل استمرار القصف، الذي يستهدف التجمعات السكنية.

Des civils tués par le bombardement des forces du régime et de la Russie dans la campagne de Daraa

Ahmed Ibrahim, 25 juin 2018

Six civils ont été tués et d’autres blessés dimanche soir par les bombardements aériens des avions de guerre russes et des forces du régime dans les villes et villages à l’est de la province de Daraa, dans le sud de la Syrie.

Des sources locales ont déclaré qu’une femme et un jeune homme ayant des besoins spéciaux ont été tués et d’autres blessés à la suite de raids aériens sur la ville de Tyr, au nord-est de la ville de Deraa.

Elle a ajouté qu’un jeune homme et une femme ont été tués dans un bombardement similaire dans la ville d’al-Harak, alors qu’un autre civil a été tué et plusieurs autres ont été blessés par des bombardements sur la ville d’Alma.

Entre-temps, les hélicoptères du régime ont largué six barils explosifs sur la ville de Bassora al-Hariri, deux barils sur le village de Jaddal et quatre sur le village d’al-Majidl dans la région d’al-Lujat.

A signaler que les forces syriennes du régime ont lancé une campagne militaire il y a une semaine, dans les villages de Deraa al-Sharqi et Suwayda al-Gharbiya, tuant et blessant des dizaines de civils, dont des femmes et des enfants.

Des signes de Nakba à Daraa à la veille de la bataille globale: l’exode de masse

Adnan Ali, 22 juin 2018

Le régime syrien précipite le bombardement du Sud, en particulier la ville de Deraa, et dans une moindre mesure Quneitra, un front total basé sur une politique reproduite déjà dans la plupart des zones sur lesquelles il a son emprise : la terre brûlée, isolation de certaines régions, le déplacement des populations civiles, le plus grand nombre d’entre eux ont été tués avec des armes de « traditionnelles » ou chimique, une série terminant par un massacre, suivi par une soumission des rebelles armés et des civils qui sont restés dans leurs zones, et seront déplacées puis imposition de la « réconciliation » imposée à ceux qui décident de rester, et conduit les jeunes aux fronts de guerre du régime dans les rangs des milices et de l’armée. C’est Ainsi qu’il a obtenu la ville d’Alep, la Ghouta, Darya,  Qalmoun, le sud de Damas et Homs … C’est le sort qu’attendait, aujourd’hui , la ville de Deraa, qui faisait partie avec Quneitra, parmi les zones de réduction des hostilités l’escalade dans la compréhension onclut suite au accord d’arrangement avec la Russie, l’Iran et la Turquie, et l’accord tacite globale international, qui démenti toutes les promesses qui ont émergé des cercles de décision américaine, qu’elle fera le nécessaire pour empêcher le régime de commettre le massacre dans les provinces du sud à Deraa et Quneitra. Mais il semblerait que l’effet des accords israéliens russes sur le retrait des forces iraniennes et libanaises affiliées à Téhéran de la région du Golan occupé, en échange pour permettre au régime syrien de faire le « nettoyage » de Deraa, était plus puissant que tous les potins américain émis par Washington, ou repportés par des responsables de l’opposition syrienne d’après des fonctionnaires diplomates Américains.
 
Jeudi, il a eu une escalade marquée, par les bombardements et les déplacements de 12 000 personnes, portant à 80 000 le nombre de personnes déplacées en une semaine, avec les menaces dans les médias du régime qu’ils allaient subir le même sort que la Ghouta.

يستعجل النظام السوري تفجير منطقة الجنوب، وخصوصاً درعا، وبدرجة أقل القنيطرة، بجبهة شاملة مبنية على سياسة باتت مستنسخة من معظم المناطق التي أحكم قبضته عليها: الأرض المحروقة، عزل المناطق بعضها عن بعض، تهجير المدنيين وقتل أكبر عدد منهم بأسلحة “تقليدية” أو كيميائية، وهو مسلسل ينتهي بمجزرة يستسلم على أثرها من تبقى من مسلحين ومدنيين في مناطقهم، فيتم تهجيرهم وفرض “مصالحات” قسرية على من يقرر البقاء، ويُساق الشباب منهم إلى جبهات حروب النظام في صفوف المليشيات والجيش. هكذا حصل من حلب إلى الغوطة وداريا والقلمون وجنوب دمشق وحمص… وهو ما تترقبه اليوم محافظة درعا، التي كان يفترض أن تبقى مع القنيطرة منطقة خفض تصعيد بموجب التفاهمات الروسية الإيرانية التركية، وسط موافقة ضمنية عالمية تكذب كل الوعود التي خرجت عن دوائر القرار الأميركي بالقيام بما يلزم لمنع النظام من ارتكاب المجزرة في محافظتي الجنوب، درعا والقنيطرة. لكن يبدو أن مفعول الاتفاقات الإسرائيلية الروسية حول إبعاد القوات الإيرانية واللبنانية المحسوبة على طهران من منطقة الجولان المحتل، في مقابل السماح للنظام السوري بـ”تنظيف” درعا، كانت أقوى من كل الثرثرات الأميركية التي صدرت عن واشنطن، أو نقلها مسؤولون في المعارضة السورية عن دبلوماسيين أميركيين ويوم أمس الخميس، شهد تصعيداً لافتاً، بالقصف والتهجير الذي طاول 12 ألف شخص نزحوا من مناطقهم ليصل عدد المهجرين في غضون أسبوع واحد إلى 80 ألفاً، وبمزيد من تلويح إعلام النظام بمصير الغوطة الذي سينتقل إلى درعا. .

ASL au sud de Syrie-Deraa 2018

Syrie: le Comité constitutionnel et l’occupation permanente

Ammar Dayyoub, 21 juin 2018
L’histoire du Comité constitutionnel a pris place en remplacement de la discussion autour du Conseil transitoire de gouvernance. Le premier convient aux « victoires » de la Russie dans le domaine, et son commandement à la fois l’Iran et la Turquie pour écraser l’opposition, réduire le régime, et d’ajuster les projets des deux pays, qui n’envisagent plus leurs projets d’intérêts, sauf dans le cadre des leurs relations d’alliance avec la Russie. A l’époque du CNS aucune objection de valeur de la part des ‘Amériques et de ses alliés au projet de commission constitutionnelle. Cela était confirmé par les projet installés par les américains sur le territoire syrien notamment son influence dans le nord de l’Euphrate et la Syrie orientale et australe, et une coordination avec la Turquie à  Manbej, ainsi qu’avec la Russie dans toutes les régions de la Syrie. Il est vrai que l’Amérique n’annonce pas son soutien complet à la commission constitutionnelle, et se  contente de déclarations de temps à autre, son rejet et son refus de renouvellement du mandat au président syrien, mais elles viennent dans le cadre d’arrondir les coins avec la  Russie lui faisant des pressions, mais ce n’était pas l’expression d’une vision différente d’une solution en Syrie. Plus précisément: l’Amérique ne rejette pas les projets de la Russie pour résoudre le problème, que ce soit par Astana ou à travers Sotchi, mais les Etats-Unis ne déclarent pas plein appui aussi bien. La raison en est de faire arrondir les coins et de faire pression sur la Russie pour rompre son alliance avec l’Iran et l’expulser de la Syrie.

سورية.. اللجنة الدستورية والاحتلال الدائم

عمار ديوب; 21 يونيو 2018
حلّت بشأن سورية حكاية اللجنة الدستورية مكان النقاش عن الهيئة الانتقالية للحكم. تتناسب الأولى مع “انتصارات” روسيا ميدانياً، وقيادتها كلا من إيران وتركيا في سحق المعارضة، وتحجيم النظام، وضبط مشاريع الدولتين اللتين لم تعودا تفكران بمصالحهما، إلا في سياق العلاقات التحالفية مع روسيا. كانت حكاية الهيئة مطابقة سنوات الثورة الأولى، والتي كانت الكفّة فيها تميل إلى الثورة.
لا اعتراضات ذات قيمة من أميركا وحلفها على مشروع اللجنة الدستورية. يعزز ذلك ما ترسمه أميركا على الأرض السورية من نفوذ لها في شمال الفرات وشرقه وجنوب سورية، وتنسيق ميداني مع تركيا في منبج، ومع روسيا في كل مناطق سورية. صحيح أن أميركا لا تعلن تأييدها كاملاً لحكاية اللجنة هذه، وتُصرّح، بين الفينة والفينة، عن رفضها لها ورفض التجديد للرئيس السوري، لكن ذلك يأتي في إطار تدوير الزوايا مع روسيا والضغط عليها، وليس تعبيرا عن رؤية مختلفة للحل في سورية. بدقة أكثر: لا ترفض أميركا مشاريع روسيا للحل، سواء عبر طريق أستانة أو سوتشي، لكنها لا تعلن تأييدها كاملاً أيضاً. السبب تدوير الزوايا والضغط على روسيا لفكّ تحالفها مع إيران وطردها من سورية.

 

Les factions du Sud de la Syrie forment une salle d’opération centrale pour affronter le régime

Adnan Ali, 21 juin 2018

Un groupe de salles d’opérations militaires dans le sud de la Syrie a annoncé son fusionnement dans une «salle des opérations centrales» pour faire face aux récents événements dans les provinces de Deraa et de Quneitra.

Un communiqué publié mercredi soir a déclaré que “après avoir défini ses bases et achevé son installation dans divers secteurs dans le sud de la Syrie, la salle d’opération, a confirmé sa mission et pris la décision de défi et de résistance.. il a été annoncé la formation d’une salle d’opération centrale, comprenant des salles d’opération “L’édifice serrée”, “Repousser les oppresseurs”, “Unifier les rangs”, “Triangle de la Mort”, “La Victoire de l’Opprimé” et “Repousser les envahisseurs”, afin d’organiser, planifier et diriger les opérations militaires dans le sud de la Syrie.

ASL sud Syrie 2018

فصائل الجنوب السوري تشكل غرفة عمليات مركزية لمواجهة النظام

عدنان علي

21 يونيو 2018

أعلنت مجموعة من غرف العمليات العسكرية في الجنوب السوري اندماجها ضمن “غرفة عمليات مركزيّة”، لمواجهة ما تشهده محافظتا درعا والقنيطرة في الآونة الأخيرة.

وقال بيانٍ، نُشر مساء الأربعاء، إنه “بعد أن أتمّت غرفة العمليات تثبيت أركانها واستلام مهامها في مختلف قطاعات الجنوب السوري، مُتخذةً قرار التحدّي والصمود.. تم الإعلان عن تشكيل غرفة عمليات مركزيّة، تتكون من غرف عمليات (البنيان المرصوص) و(رصّ الصُّفوف) و(صد البغاة) و(توحيد الصُّفوف) و(مثلث الموت) و(النصر المبين) و(صد الغزاة)، وذلك بهدف تنظيم وتخطيط وقيادة الأعمال العسكرية في الجنوب السوري”.

Les troupes turques patrouillent à Manbej … et “FDS” lancent des campagnes d’arrestations

Adnan Ali, 20 juin 2018

les troupes turques ont commencé mercredi après-midi, a faire circuler des patrouilles sur les frontières de la ligne de “Sajour”, dans la zone de Manbej, à l’est de la ville d’Alep, au nord de la Syrie, la mise en œuvre de l’accord comme sur la carte de Washington, en application de l’accord de Route avec Washington, alors que les milices des « unités pour la protection du peuple » kurde, présentes dans la zone de Manbej, ont annoncé qu’elles n’ont pas pu obtenir des garanties ou des promesses de la part de la coalition internationale sur le sort de la région.

L’agence officielle « Anatolie  » a rapporté que les forces armées turques « ont commencé à patrouiller à Manbej syrienne dans le cadre de ses activités visant à nettoyer la zone du groupe terroriste du PKK “unités de protection du peuple », selon son expression. Les forces américaines ont commencé à patrouiller dans la région de Dadat en parallèle avec des patrouilles turques, tandis que des hélicoptères de l’Alliance internationale ont survolé la région.

La rivière Sajur est considérée comme la ligne de démarcation entre les factions de l’opposition syrienne dans la région du “Bouclier de l’Euphrate” et les unités de protection populaire stationnées dans la région de Manbej.

Des sources locales ont dit que les mots d’ordre de « unités de protection du peuple » kurde, est d’enlever ses drapeaux du quartier général militaire de la ville, et a relevé à la place les bannières des « forces démocratiques du conseil militaire de la Syrie/FDS », en notant que les patrouilles turques ont erré pendant environ une heure, puis elles se sont retirées, sans fixé de point ou de bases dans la région.

 

بدأت القوات التركية، ظهر اليوم الأربعاء، تسيير دوريات على حدود خط الساجور، في منطقة منبج، شرق مدينة حلب، شمال سورية، تنفيذاً لاتفاق خارطة الطريق مع واشنطن، بينما أعلنت مليشيات “وحدات حماية الشعب” الكردية، الموجودة في منطقة منبج، أنها لم تتمكن من الحصول على أية ضمانات، أو وعود من التحالف الدولي، حيال مصير المنطقة.

وذكرت وكالة “الأناضول” الرسمية أن القوات المسلحة التركية “بدأت تسيير دوريات في منبج السورية ضمن أنشطتها الرامية إلى تطهير المنطقة من تنظيم ي ب ك (وحدات حماية الشعب) الإرهابي” بحسب تعبيرها. وأوضحت أن القوات الأميركية بدأت تسيير دوريات أيضًا مقابل منطقة الدادات، بالتزامن مع تسيير الدوريات التركية، فيما حلقت مروحيات تابعة للتحالف الدولي في سماء المنطقة.

ويعتبر نهر الساجور الخط الفاصل بين فصائل المعارضة السورية في منطقة درع الفرات، ووحدات حماية الشعب المتمركزة في منطقة منبج.

وقالت مصادر محلية إن شعارات “وحدات حماية الشعب” الكردية أزيلت من المقرات العسكرية في المدينة، ورفعت مكانها رايات المجلس العسكري التابع لـ”قوات سورية الديمقراطية” (قسد)، مشيرة إلى أن الدوريات التركية ظلت تتجول لمدة ساعة تقريبًا، ثم عادت أدراجها، دون أن تقيم أي نقطة أو قاعدة.

Daraa attend la guerre destructrice


Daraa attend la guerre de destruction: le régime adopte la tactique de ” disloquer les zones”

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درعا تترقب حرب التدمير: النظام يعتمد تكتيك “تقطيع الأوصال”

أحمد حمزة

21 يونيو 2018

بعد أكثر من أسبوعٍ على ارتفاع وتيرة استقدام النظام السوري لمزيدٍ من التعزيزات العسكرية إلى جنوبي البلاد، وتحديداً شرقي درعا، مع رفع فصائل الجيش السوري الحر هناك لحالة الجاهزية وإعلانها الاستنفار، بدأت المؤشرات خلال الساعات الثماني والأربعين الماضية تتصاعد حول اقتراب معركة الجنوب في سورية، على الرغم من أن التحركات العسكرية حالياً، بقيت محصورة ضمن مناطق ريف درعا الشمالي الشرقي المتاخم لريف السويداء الغربي، مع احتمال توسع دائرة النار، للريف الشمالي، الذي سُجلت فيه، أمس الأربعاء، أولى موجات النزوح، نحو محافظة القنيطرة المجاورة وتُركز قوات النظام ثقلها الأساسي، وفق توزع النقاط الساخنة الآن، في مناطق الريف الشمالي الشرقي لمحافظة درعا، والتي تصل تباعاً إلى تخومها أكبر التعزيزات العسكرية، بحسب ما تُظهر صور ومشاهد مصورة، تبثّها صفحات ومواقع موالية للنظام على الإنترنت.
وبدأت القوات المهاجمة فعلاً بمحاولات تقدمٍ في مناطق محدودة، بداية من الكتيبة العسكرية، وهي تقريباً تفصل بين مناطق سيطرة النظام غربي السويداء، ومناطق المعارضة شرق درعا، وتقع بالقرب من قريتي مسيكة وحران، شرقي بلدة بصر الحرير، التي تسيطر عليها المعارضة وتتوقع الأخيرة أن تكون ميدان معركةٍ خلال الفترة المقبلة.
وقالت وسائل إعلام موالية للنظام، أمس الأربعاء، إن قوات الأخير تقدّمت نحو ستة كيلومترات في منطقة اللجاة، من محور حران – دويرة، فيما نفت مصادر عسكرية في المعارضة لـ”العربي الجديد”، حصول هذا التقدّم أو سواه شرقي درعا، مع تأكيدها في الوقت نفسه، أن “مواجهاتٍ عنيفة” تشهدها المنطقة، حيث “تصدّ فصائل الجبهة الجنوبية محاولات تقدم قوات الأسد”.

ويبدو واضحاً، وفق هذه المعطيات، أن قوات النظام السوري تتّبع أسلوب “تقطيع الأوصال”، الذي استخدمته في معارك سابقة ضد المعارضة السورية، آخرها في الغوطة الشرقية، إذ إن محاولات تقدّمها حالياً، من مواقع تمركزها غربي السويداء، نحو شمال شرقي درعا، تهدف بحسب مصادر عسكرية، لفصل منطقة اللجاة الواسعة، عن باقي مناطق سيطرة المعارضة بريف درعا الشرقي، وهو ما يعني حصار اللجاة، المنطقة التي تُعرف بوعورة تضاريسها الجغرافية، ما كان قد سَهّلَ على الجيش الحر السيطرة عليها تدريجياً، والتمركز فيها منذ ست سنوات تقريباً.

وكان واضحاً منذ أيام، مع حجم التعزيزات العسكرية، وبداية عمليات القصف المدفعي والجوي، أن مسرح أولى العمليات العسكرية للنظام جنوب سورية، سيكون في هذا المحور من محافظة درعا، التي يسيطر النظام على ثلث مساحتها تقريباً؛ وهي المساحة الممتدة على شكل لسانٍ طويل، قاعدته تبدأ من دمشق وجنوبها، وينتهي رأسه في مدينة درعا، التي تبعد أقل من خمسة عشر كيلومتراً عن معبر نصيب الحدودي مع الأردن. فيما تُسيطر فصائل المعارضة، على ثلثي المساحة المتبقية، وتتوزع على ضفتي المساحة التي تخضع لسيطرة النظام، إضافة للمناطق الحدودية غرباً مع الجولان المحتل، وجنوباً مع المملكة الأردنية وظهرت، أمس، مؤشراتٌ إضافية لاحتمال اشتعال جبهة أخرى في درعا، وهي في الريف الشمالي، الذي تعرضت فيه بلدتا الحارة وكفر شمس لقصفٍ من مدفعية النظام، الأمر الذي أقلق بعض السكان المحليين هناك، وأدى لنزوح نحو 200 عائلةٍ من الحارة، نحو مناطق سيطرة المعارضة، في جنوب شرق محافظة القنيطرة المتاخمة لشمال غربي درعا.
وردت فصائل الجيش الحر، وفق مصادر عسكرية، على قصف الحارة وكفر شمس، باستهداف ما قالت إنها مقرات عسكرية لـ”حزب الله” في قرية دير العدس، الواقعة ضمن ما يُعرف بـ”مثلث الموت”، وهو التقاء أرياف محافظات دمشق ودرعا والقنيطرة.

عموماً، فإن كل البيانات التي أصدرتها فصائل الجيش الحر خلال الأيام القليلة الماضية، إضافة للتصريحات التي أدلى بها بعض القياديين هناك لـ”العربي الجديد”، ولوسائل إعلامية أخرى، تشير إلى أن هذه الفصائل العسكرية، قد هيأت نفسها كما تقول للمواجهة، التي تبدو وجوديةً لها؛ لكن البعض أيضاً، لم يُخفِ خشيته من توصل القوى الإقليمية والدولية النافذة في درعا، لتوافقٍ قد تكون المعارضة هي الخاسر الأكبر فيه.

فعلى الرغم من أن القوة العسكرية لفصائل “الجبهة الجنوبية” (تضم أهم مجموعات الجيش الحر في درعا والقنيطرة)، تُعتبر كبيرة لجهة عدد المقاتلين الذين يصلون لأكثر من عشرين ألفاً، وفق مختلف التقارير، وكذلك لجهة نوعية الأسلحة والذخائر، لكن جزءاً مهماً من معركة الجنوب هو توافقٌ سياسيٌ من قبل الدول التي لها نفوذٌ أو مصلحة في جنوب غربي سورية؛ وحصول هذا التوافق السياسي، وأهم أطرافه الولايات المتحدة، وروسيا، وإسرائيل، والأردن، يعني أن مخرجات التوافق سيتم تطبيقها وتجري اتصالاتٌ وزياراتٌ منذ أكثر من أسبوعين، بين الأطراف الأربعة، آخرها الزيارة المفاجئة لرئيس الحكومة الإسرائيلية بنيامين نتنياهو للعاصمة الأردنية، ولقائه بالملك عبدالله الثاني، وبالتزامن معها وقبلها وبعدها، جرت عدة لقاءاتٍ بين مسؤولين أمنيين وعسكرين إسرائيليين وروس، في موسكو وتل أبيب.
وكان وزير الخارجية الأردني أيمن الصفدي، قد أبلغ المبعوث الأممي إلى سورية ستيفان دي ميستورا منذ أيام في اتصالٍ هاتفي، بأن بلاده تواصل اتصالاتها مع مختلف الأطراف، وتدعم استمرار اتفاقية خفض التصعيد، أو وقف إطلاق النار، والتي تم التوصل إليها، ضمن اتفاقٍ روسي – أميركي بمشاركة الأردن وإطلاع إسرائيل، منذ منتصف السنة الماضية.
غير أن الوقائع تقول إن هذا الاتفاق يفقد صلاحيته، إذ مع بسط النظام لنفوذه في الغوطة الشرقية منذ إبريل/ نيسان الماضي، بدأت إرهاصات عودة التصعيد لدرعا بالظهور، وهذا ما تأكد لاحقاً، عندما بدأ النظام يقول صراحة إنه متجهٌ إلى درعا، لـ”استعادتها عبر المصالحة أو الحرب”.

وفيما كانت الولايات المتحدة قد أبدت موقفاً حازماً حيال حصول تصعيدٍ من قبل النظام في درعا، وقالت المتحدثة باسم خارجيتها هيذر نويرت، قبل أسبوع، إن بلادها “ستتخذ إجراءات حاسمة ومناسبة” في حال أقدم النظام على التصعيد العسكري في درعا، فإن تصريحاتٍ لوزير الأمن الإسرائيلي أفيغدور ليبرمان منذ أربعة أيام، قال فيها إنه لا توجد قوات تابعة لـ”حزب الله” أو مليشيات إيرانية في جنوب سورية، فسرها محللون مطّلعون على أنها قد تعني موافقة ضمنية إسرائيلية على حملة النظام العسكرية في درعا، وإن كانت لذلك تفاصيل ومحددات، لم تظهر بعد.

وكان المركز الصحافي لوزارة الأمن الإسرائيلية قد نقل عن ليبرمان قوله إنه “في جنوب سورية من الممكن أنه يوجد عدة عشرات ممن يسمونهم بالمستشارين (تابعين لإيران)، لكن لا يوجد هناك أي عسكريين”، مضيفاً أنّ “المطلب الإسرائيلي في المسألة السورية واضح تماماً، وهو إبعاد حزب الله وإيران بالكامل عن الأراضي السورية”، مشيراً إلى أن منظومة الدفاع الجوي السورية “لا تثير أي قلق في إسرائيل… نعرف كيف يمكن التغلّب عليها، ونأمل بأن لا نضطر إلى ضرب هذه المنظومات”.

وبينما تُكافح المملكة الأردنية، وفق تصريحات جديدة وقديمة لمسؤولين فيها، لإيجاد حلٍ يُغلق ملف جنوب سورية، المتاخم لشمال الأردن، بالمحافظة على اتفاق وقف إطلاق النار، وجعله بعيداً عن “الحرب”، لخشيتها من موجات نزوحٍ جديدة نحو شمالي الأردن، وهي التي أعربت أساساً، عن موقفٍ مرنٍ تجاه عودة النظام للسيطرة على المناطق الحدودية معها، فإن ما هو واضح الآن، أن إرهاصات هذه “الحرب” قد بدأت، وإن كانت العمليات العسكرية وحملات القصف محدودة حتى مساء الأربعاء، ويتوقف تصاعدها على ما قد ينتج من التفاهمات السياسية بين الدول الإقليمية والدولية المعنية بملف الجنوب السوري.

Syrie. «Je veux que le monde entier sache jusqu’où Bachar Al-Assad est allé dans l’horreur»


 

Propos recueillis par
Annick Cojean

Il n’existe pas de terme pour qualifier l’horreur, l’infamie, la monstruosité des crimes du «despote de Damas et tous les salauds à sa solde». La lecture du témoignage de Hasna Al-Hariri est à peine supportable, quasi insoutenable. Pourtant il doit être lu et diffusé. Cela au moment où ladite communauté internationale est en train d’avaliser la permanence au pouvoir du clan Assad, responsable avéré des pires crimes contre l’humanité. L’affirmation d’Hasna Al-Hariri suffit à jetter l’opprobre sur ceux que se font complices, de facto, des turpitudes du pouvoir Assad: «Nos filles entrent en prison, pures comme de l’argent. Elles en ressortent détruites et mortes-vivantes. Mais y a-t-il une seule voix forte, en Occident, qui se soit élevée pour les défendre et exiger leur libération? Citez-m’en une seule. Eh bien non.» (Réd. A l’Encontre)

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C’est après la défection de l’un de mes fils, soldat dans l’armée syrienne, que ma vie a basculé et que toute la famille est officiellement devenue «ennemie du régime». Il avait servi pendant onze ans, mais l’ordre de faire feu sur n’importe quel supposé révolutionnaire, fût-il pacifique, lui a été insupportable, et il a déserté le 20 avril 2011. Trois jours plus tard, notre maison, située dans un village de la région de Deraa, était investie par les militaires, fouillée, pillée, puis perquisitionnée à nouveau tous les deux jours, jusqu’à ce qu’un tir de lance-roquettes, le 10 mai, la détruise presque entièrement.

Le 15 mai, un autre de mes fils, rebelle, qui était soigné dans un hôpital de Deraa, a été assassiné par des soldats du régime qui ont pris d’assaut le bâtiment et ont tué 65 hommes figurant parmi les blessés, cinq d’entre eux, réputés déserteurs, étant enterrés vivants.

J’ai ramené le corps de mon fils au village et me suis employée, dès lors, à chercher nourriture et médicaments pour ma famille, mais aussi pour les rebelles. Oui, bien sûr que je voulais les aider. Ils réclamaient le droit de s’exprimer, mais ne voulaient pas la guerre! Comme j’étais surveillée et suivie, j’ai été arrêtée une première fois le 14 juin 2011, détenue d’abord dans une base des services secrets de Deraa, puis transférée à Damas, au centre 215 de la sécurité militaire. Celui qu’on appelle le «centre de la mort» parce qu’y meurent quotidiennement, sous la torture, un grand nombre de prisonniers.

Ce que j’ai vu alors dans les couloirs du sous-sol, avant même d’entrer dans ma cellule, ressemblait à une vue de l’enfer. Le sol ruisselait de sang, il y avait des cadavres dans les coins, et j’ai assisté à des scènes de torture inconcevables, sous les hurlements, les menaces, les injures: des jeunes hommes nus frappés avec des bâtons ou des câbles tressés leur arrachant la chair, suspendus par les bras à des chaînes accrochées au plafond, crucifiés, coincés dans des pneus, empalés sur des pieux. J’ai vu découper des membres à la tronçonneuse sur des êtres vivants, pour effrayer les autres et les faire avouer des choses qu’ils n’avaient pas faites. Des cris résonnaient dans toute la prison.

Il y avait alors peu de femmes. Dès mon arrivée, et malgré mon âge, j’ai été mise à nu, et j’ai dû subir ainsi, sans vêtements, des jours et des jours d’interrogatoire. J’ai été profondément humiliée. Battue avec toutes sortes d’instruments. Soumise aux chocs d’une matraque électrique qu’on me passait sur tout le corps. Plongée des jours dans un bassin d’eau souillée dans laquelle on m’enfonçait la tête pour me forcer à répondre à leurs questions: «Qui sont les terroristes que tu soutiens? Quel argent reçois-tu d’Israël ? Quels réseaux avec les Qataris et les Saoudiens?» Ces questions étaient tellement absurdes, moi qui ne connaissais que des jeunes gens épris de liberté! Un jeune soldat m’a enfoncé les doigts dans le sexe. J’ai hurlé : «Je pourrais être ta mère! »

Mais le viol était partout. Dans les actes, dans les menaces, dans les discours. C’était le maître mot. Viol. Pour me faire craquer, les gardes me faisaient entrer dans les salles de torture où des hommes nus se faisaient violer et ils me criaient : «Regarde bien ! C’est ce qui arrivera à tes fils et tes filles si tu continues à comploter contre le régime. On vous violera tous!» Ils savent bien que dans nos sociétés, le viol est pire que la mort.

J’ai été relâchée. Mon fils déserteur a été tué. Comme le mari de ma fille, qui s’était simplement arrêté au bord d’une route pour prêter secours à des blessés qui se vidaient de leur sang. Puis on a retrouvé le corps de mon neveu, lui aussi déserteur, les yeux arrachés. De nouveau, j’ai été arrêtée et placée dans une cellule étroite avec une vingtaine de femmes de tous les âges. On venait les chercher une par une. Elles revenaient déshabillées, tuméfiées, brisées, en pleurs. Au début, elles évoquaient gifles et tabassage, aucune n’osait avouer avoir été violée. Mais l’angoisse de tomber enceinte était si atroce et obsédante que rapidement, on n’a plus parlé que de ça. Les viols. Les viols au quotidien. Les viols par cinq ou dix hommes, qui déchiraient les femmes en criant : «Ton frère ou ton mari s’est révolté contre le régime? Ils veulent la liberté? Eh bien voilà ce qu’on leur répond! Tiens! Tiens! Violée, tu ne vaux plus rien ! Voilà ce que récoltent les salauds!»

Dans ma salle d’interrogatoire, j’ai vu violer une fille de 13 ans sous les yeux de sa mère. Violer des femmes de 18, de 30 ans, de 55 ans. Et j’ai vu mourir devant moi une jeune fille, bras et jambes écartelés, ficelés à des chaises, qu’une dizaine d’hommes ont massacrée. Le plus fou, c’est qu’au-delà de la souffrance physique, ces femmes détruites affrontaient une souffrance morale qui leur paraissait pire, en comprenant que leur futur venait d’être anéanti. Qu’elles ne pourraient plus se présenter devant leurs frères, leurs pères ou leurs maris. Qu’elles étaient souillées, à jamais déshonorées aux yeux de leurs proches.

Et que Bachar, cette ordure, avait réussi ça: disloquer leur famille, comme il disloquait toute la société. C’est ce qu’il a fait de plus atroce dans sa guerre contre nous. Il nous a tiré dessus avec des fusils et des lance-roquettes. Il nous a bombardés avec des tanks et des avions. Il nous a balancé des gaz chimiques. Mais le pire, c’est ce qu’il a fait à nos filles.

«Je serai la première à témoigner»

Ma troisième détention a duré dix-huit mois, au cours desquels mon mari a été assassiné en essayant de me faire libérer moyennant une grosse somme d’argent qu’ils lui ont bien sûr volée. Je suis sortie en janvier 2014, grâce à un échange de prisonniers. Pendant tous ces mois, j’ai été transférée dans plusieurs endroits, dont le centre de renseignement de l’armée de l’air de l’aéroport de Mazzeh et une unité de la sécurité politique de Damas. Mais c’est à la section 215, désormais pleine de femmes issues de toutes les villes – Deraa, Alep, Homs, Idlib, Deir ez-Zor –, que j’ai assisté aux pires atrocités.

J’ai vu des femmes mourir au cours d’un énième viol. J’ai vu des femmes essayer d’avorter et mourir d’hémorragie. J’ai vu une fillette de 13 ans, suspendue par les poignets et la poitrine lacérée. J’ai vu des gardiens entrer dans notre cellule et tordre la bouche des filles en exigeant des fellations. J’ai vu une femme pleine du sang de ses règles à qui, en se moquant, on a jeté des rats qui lui ont bouffé le sexe. Oui, j’ai vu ça. Elle est morte. J’ai voulu la secourir, j’ai hurlé, réclamé une couverture sur son corps. On me l’a refusée: «Ce serait bien trop beau pour elle!»

Les Kurdes, les chrétiennes et les alaouites – car il y en avait – étaient victimes d’un acharnement particulier, traitées de putes et de salopes. Et j’ai vu naître des bébés issus des viols. Qui a jamais parlé de cette infamie? Oui, ce que les femmes redoutaient le plus au monde arrivait inévitablement: elles tombaient enceintes et accouchaient au milieu de nous toutes, dans la crasse, les poux, les infections, à même le sol.

J’ai dû m’improviser sage-femme. Quand on vit dans un village, on sait faire ces choses-là. J’ai fait ce que j’ai pu. Soulagé, assisté, encouragé, rassuré. Accueilli des bébés ensanglantés entre mes mains, sans même savoir où les poser, horrifiée. Nous n’avions ni draps ni couvertures. Et on ne nous laissait même pas opérer près des toilettes, où on aurait disposé d’un peu d’eau. Rien, nous n’avions rien, si ce n’est un bout de tissu donné par une femme qui, solidaire, venait de déchirer son voile, et les ciseaux qu’un gardien nous prêtait pour couper le cordon ombilical et qu’il reprenait aussitôt en repartant avec le bébé hurlant. Le bébé de la honte. Le bébé du malheur. Un petit être vivant qui n’avait pas demandé à venir et dont on ne saurait rien…

Au début, ils nous les arrachaient dès l’accouchement. Puis, curieusement, ils les ont laissés aux mamans près de trois mois, afin qu’elles les nourrissent au sein. Certaines éprouvaient une répulsion immédiate pour l’enfant de l’ennemi. D’ailleurs, qui était le père? Un Syrien? Un Iranien? Un Irakien? Un type du Hezbollah? Il y en avait parmi nos bourreaux. Mais les mères finissaient par s’attacher au bébé. Jusqu’au jour où, sans prévenir, on le leur arrachait. Elles hurlaient de douleur et imploraient la mort.

Certains accouchements étaient tragiques, des bébés sont mort-nés, d’autres se sont éteints quelques jours après leur naissance, faute de soins et de médicaments. Ils étaient aussitôt jetés. Je me souviens d’une très jeune fille qui, après trois jours de travail, ne parvenait pas à évacuer son enfant. Il aurait fallu pratiquer une césarienne. J’ai dû lui déchirer le périnée, la plaie s’est infectée, putréfiée. J’ai supplié qu’on la soulage, un gardien compatissant m’a juste apporté du sel de table…

Lors de mes différents séjours, j’ai croisé dans ce sous-sol sordide des centaines de femmes enceintes. J’ai personnellement aidé à naître cinquante enfants, vu mourir dix bébés, cinq mamans… Des femmes retombaient rapidement enceintes après l’accouchement. Ma cousine de 20 ans a donné ainsi naissance à un garçon. Elle est encore détenue. Cela fait quatre ans et trois mois… Peut-être a-t-elle eu d’autres enfants. Alors, qu’on ne me parle plus de l’ONU ni des droits de l’homme! Ça n’existe pas! Le monde n’a rien fait pour nous. Le monde nous a laissés tomber. Nos filles entrent en prison, pures comme de l’argent. Elles en ressortent détruites et mortes-vivantes. Mais y a-t-il une seule voix forte, en Occident, qui se soit élevée pour les défendre et exiger leur libération? Citez-m’en une seule. Eh bien non.

Personne ne songe aux femmes! Je veux que le monde entier sache jusqu’où Bachar Al-Assad est allé dans l’horreur et comment il a martyrisé son peuple. Un haut gradé de son armée m’a téléphoné, ici, en Jordanie, pour me dire que je serai assassinée si je révélais ce secret. Je m’en fous! Il croyait me faire peur, mais c’est lui qui devrait trembler. Car j’ai tout retenu: les dates, les actes, les gestes, les insultes. Et les noms! Oui, j’ai mémorisé les noms des officiers, des gardiens, des violeurs et de tous nos bourreaux. Je garde des preuves. Je documente. Car je veux pouvoir raconter aux jeunes générations ce qui a été vécu par leurs aînés, pourquoi ils se sont révoltés, pourquoi ils ont dû s’exiler. Et surtout, je veux confondre un jour le despote de Damas et tous les salauds à sa solde. Car ils seront jugés un jour, inch’ Allah! Et je serai la première à témoigner contre eux devant un tribunal international. La première! Inscrivez-moi! C’est ça qui me tient debout. (Témoignage publié dans le quotidien Le Monde daté du 6 décembre 2017)

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Le Monde avait publié, le 6 mars 2014, une enquête d’Annick Cojean, titrée «Le viol, arme de destruction massive», pour laquelle la journaliste avait collecté et croisé de nombreux témoignages de femmes ayant subi des sévices sexuels dans les geôles syriennes et s’exprimant pour la première fois. Cette fois, c’est un film, Syrie, le cri étouffé, réalisé par Manon Loizeau et coécrit avec Annick Cojean, avec l’aide de Souad Wheidi, qui sera diffusé le jeudi 7 décembre sur France 2 dans le cadre d’une soirée consacrée à la Syrie.

Syrie : Raqqa et Deraa


المثلث الحدودي الواقع بين الجولان السوري المحتل والأردن ومدينة درعا


المثلث الحدودي الواقع بين الجولان السوري المحتل والأردن ومدينة درعا
22 فبراير,2017

مدير المرصد السوري: مايعرف بجيش خالد بن الوليد المبايع لتنظيم “الدولة الإسلامية” سيطر على المثلث الحدودي الواقع بين الجولان السوري المحتل والأردن ومدينة درعا بالكامل، وعدد الخسائر البشرية كبير جدا خلال تلك الاشتباكات
مدير المرصد السوري: المثلث الحدودي الواقع بين الجولان السوري المحتل والأردن ومدينة درعا أصبح بالكامل تحت سيطرة جيش خالد بن الوليد المبايع لتنظيم “الدولة الإسلامية”، وهناك غموض وتساؤلات حول تمكن هذا الفصيل من السيطرة بهذه السرعة على هذه المساحة الواسعة رغم تواجد أكثر من ١١ فصيل اسلامي

مدير المرصد السوري:: فصائل مقاتلة معارضة وهيئة تحرير الشام تواصل هجومها في حي المنشية بمدينة درعا، في محاولة لطرد قوات النظام من الحي، والطائرات الحربية كثفت ضرباتها مستهدفة مناطق في المدينة وريفها، وكل شي وارد عن مشاركة الروس في القصف الجوي على درعا، فهي التي تعتبر نفسها “راعية للسلام في سوريا”

Le triangle situé entre le Golan occupé, la Jordanie et la ville de Dara’a

22 février 2017

Le Directeur de l’OSDH a déclaré que le triangle situé entre le Golan Syrien Occupé, la Jordanie et la ville de Dera’a est entièrement sous le contrôle de ce qu’on appelle “l’armée de Khaled Ben Al Walid”, qui a fait allégeance à Da’ech, et d’ajouté qu’il y a des interrogations sur l’ambiguité qui a permis à ce groupe de contrôler si facilement et aussi rapidement sur cette vaste surface, malgré la présence de plus de 11 factions islamistes dans la région.

Daech l'extrémiste - عقلية داعش وأخواتها

L’ONU approuve enfin la création d’un groupe de travail sur les Crimes de guerre


 

onu-approuve

Le Conseil de sécurité de l’ONU adopte enfin une résolution sur Alep

19 décembre 2016, 16:21 UTC

Les manœuvres politiques et les négociations qui ont tant duré ont enfin débouché sur une résolution du Conseil de sécurité autorisant le déploiement d’observateurs de l’ONU à Alep.

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Qu’a fait le Conseil de sécurité de l’ONU depuis le début du conflit syrien ?

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L’armée russe tue les civils syriens les poussant à…


Bombes à sous-munitions russes imposent un couvre-feu à Deraa

Pour la quarante-troisième journée la campagne de l’aviation russe se poursuit sur la province de Deraa, où les militants ont documenté 1500 raids aériens russes contre des villes et villages sur la province de Deraa, ceci entre 28  Décembre 2015 et le 8 Février 2016.

Lundi, l’aviation russe a notamment bombardé des villages situés à l’est de Deraa… plus de 40 raids, avec des bombes à sous-munition interdites mondialement, ce qui a causé un certain nombre de victimes civiles, surtout dans le village de Ghariya-est.

Il a souligné, que les conseils locaux dans les villages qui étaient les cibles des bombardements, ont déclaré un couvre feu et la fermeture des écoles, afin que les équipes de défenses civiles et les équipes révolutionnaires puissent procéder à l’enlèvement débris des bombes, et en particulier celles qui n’ont pas explosé, où elles ont été répandues largement dans les villages, à cause de l’abondance de bombardement par l’aviation russe.

Il faut ajouter que ces raids ont eu un impact sur la vie des civils dans la province, ce qui a provoqué le déplacement de dizaines de milliers de personnes, et a causé la fermeture de la plupart des points médicaux, après avoir ciblé un certain nombre d’entre eux, ainsi que la perturbation de l’intégralité du processus éducatif. La compagne aérienne russe a contribué à imposer sur les villes et villages un couvre feu dans un but de resserrer l’étau sur la population, afin de les forcer à un “retour au bercail de Bachar Al-Assad à nouveau”

La Russie refuse de reconnaître les pertes civiles


Certaines “destructions massives” dans des zones d’habitation pourraient “constituer des crimes de guerre”

La-Russie-refuse-de-reconnaitre-les-pertes-civiles-23-12-2015

Du 30.09 au 22.12.2015, les frappes menées par la Russie en Syrie ont fait 2132 morts, dont près d’un tiers 710 victimes civiles: 161 enfants de moins de 18 ans et 104 femmes.

La Russie refuse de reconnaître les pertes civiles

23 décembre 2015, 18:48 UTC

Les frappes aériennes russes en Syrie ont tué des centaines de civils et causé des destructions massives dans des zones d’habitation, frappant des maisons, une mosquée et un marché très fréquenté, ainsi que des centres médicaux, dans le cadre d’attaques bafouant le droit international humanitaire, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public mercredi 23 décembre.

Intitulé ‘Civilian objects were not damaged’: Russia’s statements on its attacks in Syria unmasked, ce document met en lumière le lourd tribut que paient les civils lors des frappes russes présumées à travers le pays. Il analyse six attaques perpétrées à Homs, Idlib et Alep entre septembre et novembre 2015, qui ont tué au moins 200 civils et une dizaine de combattants. Il présente des éléments qui laissent à penser que les autorités russes ont menti pour couvrir les dommages causés par les frappes aériennes sur des biens civils – une mosquée et un hôpital de campagne. Il expose également des éléments indiquant l’utilisation par la Russie de bombes à sous-munitions interdites et de bombes non guidées dans des zones d’habitation à forte densité de population.

« Certaines frappes aériennes russes semblent viser directement des civils ou des biens à caractère civil, car elles touchent des zones d’habitation, où il n’y a pas de cible militaire évidente, et parfois des structures médicales, causant des morts et des blessés parmi les civils. Ces attaques peuvent constituer des crimes de guerre, a déclaré Philip Luther, directeur du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International.

Certaines frappes aériennes russes semblent viser directement des civils ou des biens à caractère civil, car elles touchent des zones d’habitation, où il n’y a pas de cible militaire évidente, et parfois des structures médicales, causant des morts et des blessés parmi les civils. Ces attaques peuvent constituer des crimes de guerre.
Philip Luther, directeur du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International

« Il est crucial que les violations présumées fassent l’objet d’enquêtes indépendantes et impartiales. »

Les autorités russes affirment que leurs forces armées ne frappent que des objectifs « terroristes ». Après des attaques ayant selon certaines informations tué des civils, elles ont répondu par le démenti ou par le silence.

Amnesty International a interrogé des témoins et des victimes, et examiné des vidéos et des images des lieux après les attaques, avec l’aide d’experts en armement. Elle a pu identifier ces attaques comme étant des frappes aériennes russes présumées, en croisant les informations précises relatives à chaque attaque avec les déclarations du ministère russe de la Défense annonçant la frappe de cibles « terroristes », ou avec des informations sur la nature des attaques dans les déclarations de témoins.

D’après ses recherches, aucune cible militaire ni aucun combattant ne se trouvait dans l’environnement immédiat. Ces raids ont pu porter atteinte au droit international humanitaire et certains pourraient même constituer des crimes de guerre.

Dans l’une des attaques les plus meurtrières recensées dans le rapport, trois missiles ont été tirés sur un marché très fréquenté dans le centre d’Ariha, dans le gouvernorat d’Idlib, tuant 49 civils. Selon des témoins, en quelques secondes le marché du dimanche s’est transformé en scène de carnage.

« Soudain, les gens hurlaient, l’odeur de brûlé a envahi l’air et c’était le chaos. D’une école primaire située non loin, les enfants sortaient en courant, terrifiés… Des cadavres jonchaient le sol, décapités et mutilés », a déclaré Mohammed Qurabi al Ghazal, journaliste militant local.

Soudain, les gens hurlaient, l’odeur de brûlé a envahi l’air et c’était le chaos. D’une école primaire située non loin, les enfants sortaient en courant, terrifiés… Des cadavres jonchaient le sol, décapités et mutilés.
Mohammed Qurabi al Ghazal, journaliste militant local

Il a vu une femme en pleurs, assise à côté d’une rangée de 40 cadavres alignés. Elle avait perdu son mari et trois enfants. « Ses enfants étaient dans des sacs, littéralement. Je n’arrive pas à m’en remettre », a-t-il déclaré.

Lors d’une autre frappe russe présumée, au moins 46 civils, dont 32 enfants et 11 femmes qui s’étaient mis à l’abri dans le sous-sol d’un immeuble, ont été tués le 15 octobre à al Ghantu, dans le gouvernorat d’Homs. Des images vidéos des lieux après l’attaque ne montrent aucune preuve d’une présence militaire. D’après les experts en armement qui ont analysé ces images, la nature de la destruction pointe du doigt l’utilisation possible d’explosifs contenant un mélange air-combustible (connus sous le nom de « bombes incendiaires »), type d’armes aux effets particulièrement non discriminants lorsqu’elles sont utilisées à proximité de civils.

Dans une autre attaque, cinq civils ont été tués et une dizaine de maisons détruites lorsqu’un missile de croisière à lanceur naval, probablement russe, a frappé des immeubles résidentiels à Darat Izza, dans le gouvernorat d’Alep, le 7 octobre.

« C’était très différent des autres frappes aériennes… Le sol s’est mis à trembler, on aurait dit un tremblement de terre… C’était la pire destruction que j’ai jamais vue… Une mère et ses deux enfants ont été tués dans une maison, et un jeune couple dans une autre. Le couple était marié depuis une semaine », a déclaré un témoin du quartier, qui a confirmé que la zone touchée était résidentielle et qu’aucune base militaire d’aucun groupe armé n’était installée aux alentours.

Les frappes aériennes russes auraient également touché des hôpitaux. Les centres médicaux bénéficient d’une protection spéciale au titre du droit international humanitaire, et les attaquer peut constituer un crime de guerre. D’après un témoin de la frappe à quelques mètres de l’hôpital de campagne de Sermin, à Idlib, les missiles auraient été largués par un avion très sophistiqué, qu’ils n’ont pas vu ni entendu arriver.

La réaction des autorités russes après l’attaque contre la mosquée d’Omar Bin al Khattab, dans le centre de Jisr al Shughour, dans le gouvernorat d’Idlib, le 1er octobre, fait s’interroger sur les méthodes qu’elles sont prêtes à déployer pour saper toute critique de leurs opérations. Lorsque des informations et des photos de la mosquée détruite ont été divulguées, les autorités russes ont parlé de « canular » et diffusé une image satellite dans le but de prouver que la mosquée était toujours intacte. Cependant, la mosquée présentée sur l’image n’était pas celle détruite lors de l’attaque.

« En faisant passer l’image satellite d’une mosquée intacte pour une autre qui avait été détruite, les autorités russes ont réalisé un tour de passe-passe en vue d’esquiver les reproches et la surveillance de leurs agissements en Syrie.  Cela fait douter de leur volonté d’enquêter en toute bonne foi sur des violations présumées. Le ministère russe de la Défense doit se montrer plus transparent et révéler les objectifs de ses attaques en vue de permettre d’évaluer la mise en œuvre de ses obligations relevant du droit international humanitaire », a déclaré Philip Luther.

Le ministère russe de la Défense doit se montrer plus transparent et révéler les objectifs de ses attaques en vue de permettre d’évaluer la mise en œuvre de ses obligations relevant du droit international humanitaire.
Philip Luther

Depuis qu’un avion de chasse russe a été abattu par l’aviation turque le 24 novembre, le ministère russe de la Défense a encore restreint les informations sur sa campagne en Syrie.

Par ailleurs, Amnesty International a recueilli des éléments de preuve, dont des photos et des vidéos, qui laissent à penser que les Russes ont utilisé des bombes non guidées dans des zones civiles à forte densité de population, ainsi que des armes à sous-munitions prohibées par le droit international.

Parce qu’elles sont non discriminantes par nature, les armes à sous-munitions ne doivent être employées en aucune circonstance. Chacune disperse une multitude de petites bombes sur une zone de la taille d’un terrain de football. En raison du nombre élevé de bombes qui n’explosent pas, la menace pour les civils perdure pendant des années après leur utilisation initiale. L’usage répété de bombes non guidées à proximité de zones fortement peuplées de civils bafouerait l’interdiction des attaques menées sans discrimination.

« La Russie doit en finir avec les attaques menées sans discrimination et autres attaques illégales. Elle doit cesser toute utilisation d’armes à sous-munitions et cesser de larguer des bombes non guidées sur des zones civiles », a déclaré Philip Luther.

https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2015/12/syria-russias-shameful-failure-to-acknowledge-civilian-killings/
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Bombardement de la Ghouta décembre 2015

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raid russe sur la ville d’Idleb dim 20 12 2015

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أطفال ونساء ورجال يسقطون صرعى قصف الطيران الروسي لإدلب 441

مجزرة ارتكبها الطيران الروسي ضد أطفال ونساء ورجال سقطوا صرعى جراء قصف الطيران الروسي على إدلب- Des enfants, des femmes et des hommes tués suite à un raid de l’aviation russe sur Idleb (le 20.12.2015)

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Drapeau de la révolution syrienne 2015

Nous sommes les géographes de la mort


 

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Nous sommes les géographes de la mort, 
par Mathias Enard, Prix Goncourt 2015

“Nous savions tous que le régime du Baas syrien était un régime toxique, d’assassins et de tortionnaires : nous l’avons toléré.

Nous avons fait plus encore : nous l’avons renforcé. Bachar al-Assad était invité à la tribune présidentielle du défilé du 14 Juillet, à Paris, à quelques mètres de Nicolas Sarkozy, qui lui a chaleureusement serré la main, deux ans avant le début des manifestations à Deraa.

Nous savions tous que le régime Assad était prêt à massacrer sans hésitation sa population civile et celle de ses voisins : les événements connus sous le nom de «massacres de Hama», en 1982 (mais qui, en fait, s’étendirent aussi à de nombreuses villes syriennes), ou les exactions syriennes au Liban l’ont suffisamment montré. Nous l’avons toléré.

Nous savions que l’armée syrienne et ses nervis, qui ont organisé la répression pendant des décennies, n’hésiteraient pas une seconde à tirer sur la foule, à torturer des opposants, à bombarder villes et villages: nous les avons laissés faire.

Nous savions que le régime syrien était passé maître dans l’art de la manipulation diplomatique régionale, sachant renforcer temporairement ses ennemis, les infiltrer, jouant un terrifiant double jeu mortel: l’histoire des relations de la Syrie avec les différents groupes palestiniens, par exemple, l’a montré. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres. Nous les avons tous oubliés, ces exemples, ou avons fait semblant de les oublier.

Nous savions tous que le personnel politique syrien n’est qu’une clientèle de nantis qui ne survit que grâce au fonctionnement clanique, aux largesses de la caste Assad. Nous avons pourtant espéré le changement. Nous avons tous appris que lors du si bref Printemps de Damas, en 2000, les clubs de la démocratie avaient été réprimés, que de nombreux leaders s’étaient soudainement retrouvés en prison ou avaient été contraints à quitter le pays. Nous nous sommes résignés.

Nous avons imaginé que l’ouverture économique déboucherait sur une ouverture démocratique. Nous avons clairement vu comment cette ouverture ne servait qu’à distribuer de nouvelles prébendes pour intéresser de nouveaux clients et renforcer le clan au pouvoir. Nous avons vendu des voitures, de la technologie et des usines clés en main sans nous en émouvoir.

Nous connaissions tous les lignes de faille qui traversent le territoire syrien; nous n’ignorions pas que le régime Assad s’appuie essentiellement sur la minorité alaouite, surtout pour son appareil militaire et répressif; nous avions connaissance de son alliance stratégique avec l’Iran, qui remonte à la guerre Iran-Irak et à la guerre du Liban, dans les années 1980; nous étions témoins de la puissance militaire et politique du Hezbollah libanais; nous avons assisté à l’instrumentalisation des Kurdes dans les relations entre la Syrie et la Turquie au cours des trente dernières années; nous savions tout du ressentiment des sunnites syriens pauvres, exclus du clientélisme et méprisés par leurs propres élites; nous avions bien conscience du poids de l’Arabie saoudite et du Qatar dans l’économie européenne et de la «guerre froide» que ces deux puissances livrent depuis des années à l’Iran.

Nous nous souvenons (ou devrions nous souvenir) que la carte du Moyen-Orient au XXe siècle est issue des accords secrets signés entre Mark Sykes et François Georges-Picot en 1916, ou plutôt des conséquences de ces accords et de leur mise en place entre 1918 et 1925. Le Liban, la Syrie, l’Irak, la (Trans)Jordanie et la Palestine sont issus de ces frontières, il y a presque cent ans, et celles-ci n’ont été remises en question qu’une fois directement, lorsque Daech a rassemblé l’été dernier les provinces de l’ouest de l’Irak et celles du nord et de l’est de la Syrie, faisant trembler d’un coup toutes les autres frontières, notamment celles de la Jordanie et de l’Arabie saoudite.

Nous savions que le Liban était un pays fragile, dont certaines composantes souhaitaient la redéfinition (ou l’implosion) géographique, la transformation du territoire en une confédération, pour «protéger les minorités». Les Balkans nous ont appris que personne ne souhaite être une minorité sur le territoire de l’autre quand l’empire s’effondre. Nous savons par ailleurs que l’invasion – la destruction totale – de l’État irakien a débouché sur l’injustice, la corruption, l’insécurité, la famine et la faillite des services publics.

De tout cela, nous n’avons tiré aucune conclusion.

Quand les manifestations se sont transformées en révolte, quand la révolte est devenue révolution, quand les premiers obus sont tombés sur des civils, quand la révolution s’est transformée en Armée libre, nous n’avons rien fait.

Nous savions pertinemment que la solution au «problème syrien», la réponse à la «question syrienne» passait par Moscou et Téhéran, et nous n’avons pas souhaité aller à Moscou et à Téhéran.

Nous avons assuré soutenir les démocrates.
Nous avons menti.
Nous avons laissé mourir l’Armée libre et toutes les forces de la liberté.
Nous avons débattu du nombre de morts.
Nous avons débattu de lignes rouges, que nous avons placées, puis déplacées car nous n’étions pas sûrs qu’elles aient été réellement franchies.
Nous avons débattu de la couleur de la bave dans la bouche des cadavres.
Nous avons assuré soutenir les forces démocratiques.
Nous avons menti.
Nous avons convoqué des conférences dans des palais européens.
Où nous avons vu les cartes dans la main de l’Arabie saoudite, du Qatar et de la Turquie.
Nous avons continué à mentir.
Chaque jour nous débattions du nombre de morts.
Nous avons regardé les tentes fleurir en Turquie, en Jordanie, au Liban.
Chaque jour nous comptions les tentes.
Lassés de compter les corps mutilés nous nous sommes félicités de l’amélioration des conditions de vie des réfugiés.
Nous avons vu des hommes égorgés dans le désert sur lesquels nous n’avions pas compté.
Nous nous sommes indignés et notre indignation s’est transformée en bombes et en attaques aériennes.
Chaque jour nous débattons de l’efficacité de nos bombes.
Nous comptons les morts et les tentes.
Nous vendons des avions.
Nous apprenons des noms de villes, nous apprenons des noms de villes détruites aussitôt que nous les avons appris.
Nous mentons.
Nous sommes les géographes de la mort.
Les explorateurs de la destruction.
Nous sommes des concierges.
Des concierges à la porte de la tristesse.
Chaque jour on frappe à nos portes.
Nous comptons les coups contre nos portes.
L’un dit «cent mille personnes frappent à nos portes».
L’autre dit «ils sont des millions, ils poussent».
Ils poussent pour chier devant nos portes closes.
Nous sommes les concierges de la lâcheté.
Nous n’accueillons personne.
Nous ne plions devant personne.
Nous sommes fiers de n’être personne.

Mathias Enard
©Points Seuil

L’histoire notera que les Graffitis des enfants, sur les murs de la ville de Deraa, ont mobilisé les flotilles du monde entier. أطفال درعا


 

l'histoire notera que les écriteaux des enfants de Deraa ont mobilisés les flotilles de guerre du monde entier. Révolutionnaires de Tell Ref'at

L’histoire notera que les écriteaux des enfants de Deraa ont mobilisé les flottilles de guerre du monde entier. “Les révolutionnaires de Tell Ref’at”.

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Israël frappe la Syrie, le régime rétorque en bombardant le peuple syrien - la Turquie abat un avion Russe - Elle répond en bombardant le peuple syrien

Israël frappe la Syrie, le régime réplique en bombardant le peuple syrien. La Turquie abat un avion Russe, les russes rétorquent en bombardant les civils. “Les révolutionnaires de Tell Ref’at”

Crimes de guerre : Bachar Al-Assad à la CPI / جرائم حرب: بشار الأسد إلى المحكمة الجنائية


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Crimes-de-guerre-Bachar-Al-Assad-à-la-CPI-2015

Crimes-de-guerre-Bachar-Al-Assad-à-la-CPI-2015*

24 أكتوبر، 2015

ورد في بنود الحل الروسي للأزمة السورية التي تم إقرارها في فيينا

من أصل  البنود الــ 9
إثنان يقضيان بمايلي

البند الرابع
4- يتعهد الرئيس الروسي فلاديمير بوتين شخصيا بعدم ترشح الرئيس السوري بشار الأسد لهذه الانتخابات، لكن هذا لا يمنع ترشح مقربين منه أو شخصيات أخرى من النظام لهذه الانتخابات.

8- تحتفظ روسيا بقواعدها العسكرية داخل سوريا، بموجب قرار يصدر عن مجلس الأمن.

البند التاسع

9- اشترط الروس الإبقاء على بعض بنود الاتفاق سرية، ومن ضمنها مسألة مشاركة الأسد في الانتخابات خوفاً من فقدانه السيطرة على الجيش والقوى المسلحة الأخرى.

!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

جرائم النظام مستمرة-Crime de guerre


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Bombardement du quartier Al-Sadd à Deraa 8 juillet 2015 - هذه الصورة الأسطورية من   حي السد في درعا -٨ تموز ٢٠١٥

Bombardement des forces militaires du régime syrien des quartiers d’Al-Sadd à Deraa 7 juillet 2015 – قصف حي السد في درعا من قبل قوات النظام الأسدي -٧ تموز ٢٠١٥

Bombardement des forces militaires du régime syrien d’Al-Assad, contre le quartier résidentiel d’Al-Sadd à Deraa 7 juillet 2015

Bombardement des forces du régime d'Al-Assad du quartier Al-Sadd à Deraa 7 juillet 2015 - قصف على  حي السد في درعا من قبل قوات النظام الأسدي -٧ تموز ٢٠١٥

Bombardement des forces du régime d’Al-Assad du quartier Al-Sadd à Deraa 7 juillet 2015 – قصف على حي السد في درعا من قبل قوات النظام الأسدي -٧ تموز ٢٠١٥

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صمتكم يقتلنا…. Votre SILENCE nous tue


 

Votre-silence-nous-tue

Votre-silence-nous-tue

Douma 2014

Les barils de la morts reviennent malgré les déclarations du régime d'une trève où deux bat ont été détruits une dizaine des martyres dont des enfant Alep 19 1 2014

Les barils de la morts reviennent malgré les déclarations du régime d’une trève où deux bat ont été détruits une dizaine des martyres dont des enfant Alep 19 1 2014

Daraya 25 01 2014- pendant que 2 délégat° syriennes sont à Genève pour discuter- les forces gouverntales bombardent

Daraya 25 01 2014- pendant que 2 délégat° syriennes sont à Genève pour discuter- les forces gouverntales bombardent

Syria Torture Report 2

Syria Torture Report 2

Un des barils de la mort non explosé jeté par le régime Alep le 19 01 2014

Un des barils de la mort non explosé jeté par le régime Alep le 19 01 2014

Alep 31.01.2014

Alep 31.01.2014

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Refugees Of Rap – Haram Ft. Nadin || لاجئي الراب – حرام ||

http://www.youtube.com/watch?v=aeLth9qxX4U#t=75

إحصائيات الضحايا في سوريا آب/أغسطس ٢٠١٣…Statistics de la Revolution Syrienne au 9 août 2013


 إجرام الحاكم السوري بشار الأسد بحق المدنيين السوريين

أكثر من نصف الحصيلة من المدنيين

دمشق- (د ب أ): وثق المرصد السوري لحقوق الإنسان سقوط 106.351 شخصا منذ بدء الثورة السورية في 18 آذار/ مارس 2011 ، مع سقوط أول شهيد في محافظة درعا، حتى تاريخ التاسع من آب/ أغسطس 2013 وقد توزعوا على النحو التالي:

* الضحايا المدنيين: 53851 شخصا من بينهم 5553 طفلاً ، و3607 نساء فوق سن الثامنة عشر، و15191 من مقاتلي الكتائب المقاتلة.

* المنشقون المقاتلون :2106 .

* الخسائرالبشرية في صفوف القوات النظامية السورية: 26853 شخصا.

* الضحايا مجهولي الهوية، الموثقون بالصور والأشرطة المصورة: 2680 شخصا.

* مقاتلون من الكتائب المقاتلة، غالبيتهم من جنسيات غير سورية، وبعضهم مجهولي الهوية: 3198 شخصا.

* عناصر اللجان الشعبية، وقوات الدفاع الوطني، والشبيحة، والمخبرين الموالين للحكومة السورية: 17564 شخصا.

* مقاتلون من حزب الله اللبناني: 171 شخصا.

ويشار إلى ان هذه الإحصائية لا تشمل أكثر من 10.000 معتقل، لدى القوات السورية وأكثر  من 2.000  أسير من القوات السورية والمسلحين الموالين لها لدى الكتائب المقاتلة.

Pain mélangé au sang... prix trop chèrement payé par les citoyens syriens

Pain mélangé au sang… prix trop chèrement payé par les citoyens syriens

Damas – (DPA): L’Observatoire syrien pour les droits de l’homme a documenté 125.221 personnes tuées depuis le début de la révolution syrienne, le 18 Mars / Mars 2011, dont la première victime est tombée dans la province de Deraa, au 09 de Août / Août 2013, divisées comme suit :

* 53.851 personnes: les victimes civiles, dont
5.553 enfants et
3607 femmes âgées de plus de dix-huit ans, et
15.191 combattants dissidents.
* 2106 personnes: des déserteurs.
* 26.853 personnes: victimes dans les rangs des troupes régulières syriennes.
* 2.680 personnes victimes non identifiées, référencées par des photos et des bandes vidéos.
* 3.198 combattants des brigades, la plupart d’entre eux des non-syriens, et certains non identifié.
* 17564 personnes des comités populaires, des force de défense nationale, des Shabeeha, et du service secret fidèle au gouvernement syrien:.
* 171 personnes: Combattants de Hezbollah.

Il est à noter que ces statistiques ne comprennent pas plus de 10.000 prisonniers chez les troupes syriennes, et plus de 4.000 prisonniers des troupes syriennes et des miliciens fidèles chez les bataillons opposants.

1995 civils ont été tués au mois de Ramadan 2013

1995 civils ont été tués au mois de Ramadan 2013

Raqqa - Destructions suite au lancement des forces du régime d'un missile sur le quartier de Panorama 07082013

Raqqa – Destructions suite au lancement des forces du régime d’un missile sur le quartier de Panorama 07082013

Camps de Yarmouk - Damas- 07 08 2013

Camps de Yarmouk – Damas- 07 08 2013

Syrie - 2013

Syrie – 2013

Deir Ez Zor 25 07 2013

Deir Ez Zor 25 07 2013

Saraqeb 31juillet 2013

Saraqeb 31juillet 2013

Massacre de Bab Al Neyrab-Alep 27.07.2013

Massacre de Bab Al Neyrab-Alep 27.07.2013

Al Qaboune - Damas juillet 2013 par ici sont passés les Tartares

Al Qaboune – Damas juillet 2013 par ici sont passés les Tartar

This picture made available by the Syrian opposition's Saam News Network allegedly shows destruction caused to the Khaled bin Walid mosque in the city of Homs. Syrian army shelling destroyed the centuries-old mausoleum according to activists 07 2013

This picture made available by the Syrian opposition’s Saam News Network allegedly shows destruction caused to the Khaled bin Walid mosque in the city of Homs. Syrian army shelling destroyed the centuries-old mausoleum according to activists 07 2013

resident walks with children along a street in Deir al-Zor- after receigving bread from humanitarian organisations in the city - avril 2013K. Ashawi

resident walks with children along a street in Deir al-Zor- after receigving bread from humanitarian organisations in the city – avril 2013K. Ashawi

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