Ainsi, le régime syrien empêche le retour des personnes déplacées à Damas et dans ses campagnes


Rayan Muhammad
16 novembre 2020

Il y a quelques jours, le régime syrien, et son alliée la Russie, ont tenté d’exploiter la carte des déplacés, des expulsés et des réfugiés à des fins politiques et économiques, en organisant une conférence sur les réfugiés, à laquelle la communauté internationale n’a prêté aucune attention, puisque le régime continue de mettre des obstacles devant l’ONU, qui tente depuis la mi-2012 de trouver des solutions politiques au problème syrien. Cependant, cette tentative a échoué, à un moment où la conférence était largement ridiculisée.

Les affirmations du régime selon lesquelles il souhaite le retour des personnes déplacées et des réfugiés dans leurs régions n’ont pas besoin de beaucoup d’efforts pour les réfuter, car il suffit de suivre comment il empêche le retour des personnes déplacées à l’intérieur de la Syrie dans leurs foyers. Les comités, les rencontres et les approbations de sécurité continuent de nuire au rêve de renvoyer des dizaines de milliers de personnes déplacées à la suite des opérations militaires qui ont eu lieu dans des zones de Damas et de ses campagnes depuis 2011 suite auxquelles les forces du régime ont pris le contrôle de ces zones, et depuis plus de deux ans, un processus de pillage des maisons et des propriétés publiques et privées par des milices soutenues par le régime a lieu dans ces zones.

À Damas, la machine militaire du régime a détruit de nombreuses zones, notamment le camp de Yarmouk au sud de la capitale, Jobar à l’est et Qaboun au nord-est. Il a également presque complètement anéanti la ville de Daraya à la périphérie sud-ouest de la capitale, les villes et villages de la Ghouta orientale et certaines villes de la région de Wadi Barada dans la campagne du nord-ouest de Damas, ce qui a entraîné le massacre et des blessures de dizaines de milliers de personnes et le déplacement de ces derniers à l’intérieur et à l’extérieur de la Syrie.

Oum Omar Abou Khalil, qui a été déplacé du camp de réfugiés palestiniens au sud de Damas, depuis le début des opérations militaires en 2012, a déclaré dans un entretien avec Al-Araby Al-Jadeed: « Avant qu’ils ne tiennent une conférence pour le retour des réfugiés, qu’ils nous laisse rentrer dans nos maisons, qu’ils ont pillé avec leur shabbiha », elle ajoute «Lorsque le régime a pris le contrôle du sud de Damas, a conduit des combattants des factions de l’opposition et des civils à Idleb en 2018 et nous a permis de visiter nos maisons, nous avons pensé que nous devions emballer nos affaires pour y retourner. La plupart des maisons, du moins dans la région où ma maison est située près de l’usine de biscuits, existe toujours ». Elle poursuit: « Certains murs ont peut-être été ouverts, les fenêtres et les portes se sont brisées, mais j’ai vu de mes propres yeux comment les meubles et les portes de la maison étaient toujours en place, y compris ma maison, qui n’a pas été touchée par les combattants de l’opposition, elle est restée telle que je l’ai laissée il y a des années, sauf le déplacement de place de certains meubles. Cependant, la situation a changé après l’entrée des forces du régime dans le quartier, comme Oum Omar indique que lorsqu’elle a visité sa maison plus tard « elle l’a trouvée presque vide de ses meubles », elle a déclaré: « Il y avait des gens en uniforme militaire qui collectaient des câbles électriques et téléphoniques, utilisant des véhicules militaires, en plus de collecter de gros outils électriques et de l’aluminium sur les portes et fenêtres, stockés dans une cour près du rond-point de Palestine dans le quartier. Quand j’ai essayé de les empêcher de piller ma maison, l’un d’eux a répondu qu’ils obéissaient à des ordres militaires. Ils ont brûlé des câbles électriques pour extraire le cuivre ».

Le régime n’a pas permis aux déplacés d’entrer dans la zone, tandis que le pillage systématique se poursuivait, ce qui est devenu connu sous le nom de « pillage » par des milices directement liées à des officiers supérieurs des forces du régime, « atteignant l’arrachage des câbles des fils électriques des murs des maisons, de retirer les céramiques des sols et des murs, et de démolir les toits et les terrasses pour récupérer le fer de l’intérieur, démonter les briques et les vendre », selon ce que de nombreux habitants ont rapporté à Al-Araby Al-Jadeed.

Les promesses du régime aux déplacés de rentrer se sont répétées depuis 2018, mais il leur est vite apparu que c’était «une sorte d’évasion et de perte de temps», selon Abdullah H. (36 ans), qui a préféré ne pas mentionner son nom complet pour des raisons de sécurité. Dans une interview accordée à Al-Araby Al-Jadeed, il explique qu’il a été contraint de quitter son domicile dans les quartiers sud de la capitale en raison des opérations militaires de 2013, soulignant que la location d’une maison modeste à Damas a épuisé toutes ses économies, ajoutant: J’ai tout perdu à la lumière du chômage qui afflige le pays. Il a expliqué que le régime « crée toujours des obstacles pour nous empêcher de rentrer chez nous, à commencer par les papiers d’identité, les papiers du notaire, les factures d’électricité, d’eau et de téléphone, et les finances ».
Il ajoute: Nous devons payer toutes ces factures depuis le jour où nous avons quitté la maison à ce jour, alors les portes de la corruption et de l’extorsion par les agents de l’État ont été ouvertes Il explique: «La deuxième étape du voyage de tourment pour rentrer chez nous est la question de l’approbation de sécurité, qui peut empêcher une personne de rentrer à son domicile à cause d’un tract ou un texte qu’il a écrit sur sa page Facebook, ou d’un rapport malveillant, et quiconque a la chance de surmonter tous ces obstacles, sa souffrance commence par l’organisation de la maison et le déménagement des déchets ». Il précise que le régime « permet à certains d’installer des portes sur les habitations, mais sans aucune garantie qu’elles ne soient à nouveau pillée, lors de la période d’attente pour la restauration des infrastructures, y compris l’assainissement et le réseau électrique, qui sont en travaux au ralenti ».

Pour sa part, explique Feras Kh., qui a demandé que son nom de famille ne soit pas révélé pour des raisons de sécurité, et une personne déplacée de la région d’Al-Qadam à la périphérie sud de Damas, ont déclaré que lui et beaucoup d’autres sont convaincus que le régime ne tenait pas vraiment à faciliter le retour des personnes déplacées dans leurs foyers, en particulier dans les quartiers sud de Damas. Il a ajouté, dans une interview à Al-Araby Al-Jadeed, que le régime est sur le point de mettre en œuvre de nouveaux plans auxquels les Iraniens participent, expliquant: «Le régime veut établir de nouveaux quartiers, ce qui l’a poussé à nous détruire avec toutes sortes d’armes. L’Iran veut mettre la main sur les quartiers sud de Damas et les relier à la région de Sayida. Zaynab ». Il indique que la plupart des habitants des quartiers sud de Damas qui ont fui vers Damas et n’ont pas migré vers les pays européens « sont prêts à réhabiliter leurs maisons, mais le régime ne nous le permet pas ». Il a ajouté: « Ce qui est drôle, c’est que le régime organise une conférence pour les réfugiés syriens à l’étranger, sachant qu’ils n’envisagent pas de rentrer s’il reste au pouvoir. Le régime entretient les douleurs des Syriens et les considère comme une monnaie d’échange pour le réhabiliter et le faire flotter par la communauté internationale ».

Firas estime que le régime vise, derrière l’obstruction au retour des personnes déplacées dans leurs foyers à Damas et dans ses campagnes, à pousser le plus grand nombre de Syriens à émigrer. « Le régime est délabré et il n’a plus la capacité de fournir les services minimums à la population dans ses zones de contrôle. Il est indifférent à tout sauf à rester au pouvoir. Il affirme que la plupart des Syriens qui n’ont pas quitté leur pays « regrettent d’être restés », ajoutant: « Comme vous pouvez le voir, il ne reste plus rien dans les zones du régime, ni pain ni carburant. La vie rdy complètement perturbée, et pire que tout cela, les gens n’ont aucun espoir de percée proche. Nous restons une journée entière pour obtenir un paquet de pain ».

L’ONU exprime sa préoccupation face à l’escalade de la violence à Idlib en Syrie après l’attaque du régime


Par LaminuteInfo Le 5 novembre 2020

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Mercredi, les Nations Unies ont exprimé leur profonde préoccupation face à l’escalade de la violence dans la province d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, à la suite d’une attaque du régime de Bashar Assad qui a tué sept, dont quatre enfants.

«Je condamne ces meurtres dans les termes les plus fermes et transmets mes plus sincères condoléances aux familles de tous ceux qui ont été tués ou blessés», a déclaré Mark Cutts, coordinateur humanitaire régional adjoint pour la crise syrienne.

Cutts, dans une déclaration écrite, a souligné que plusieurs communautés du district d’Ariha avaient été touchées par les bombardements, notamment la ville d’Ariha, Shinan, Nahliya, Ehsem, Marayan, Deir Sunbul, Balshun et Balyun.

Il a déclaré que la violence «aggrave une situation déjà désastreuse sur le terrain» dans le dernier bastion de l’opposition Idlib, où des millions de civils ont toujours besoin d’une assistance vitale. En conséquence, le COVID-19 continue de se propager dans les camps surpeuplés, tandis que les pluies saisonnières ont recommencé et que les températures hivernales rigoureuses vont bientôt s’installer.

«Je continue d’appeler les parties au conflit à arrêter les combats», a exhorté Cutts, ajoutant que toutes les mesures nécessaires pour protéger les civils et les infrastructures civiles conformément au droit international humanitaire devraient être prises.

Mercredi, les bombardements du régime ont tué sept civils et en ont blessé 13 autres à Idlib, violant un cessez-le-feu.

En mars, une trêve fragile a été négociée entre Moscou et Ankara en réponse aux mois de combats du régime soutenu par la Russie qui a lancé des offensives militaires à Idlib, le dernier bastion majeur de l’opposition du pays, et a déplacé près d’un million de personnes de leurs foyers. La plupart des réfugiés ont cherché refuge dans des camps proches de la frontière turque, tandis que d’autres se sont rendus dans des zones contrôlées par l’opposition syrienne.

Alors qu’ils luttent déjà pour survivre aux frappes aériennes et tentent de répondre aux besoins de base, les travailleurs humanitaires craignent que les civils ne connaissent une nouvelle augmentation des cas de coronavirus, ce qui serait désastreux dans le nord-ouest de la Syrie. La région abrite près de 1,5 million de personnes qui ont été déplacées par les bombardements de la Russie et du régime syrien et vivent dans des camps ou des abris surpeuplés, souvent avec un accès limité à l’eau courante.

«Une journée sanglante et une nuit noire se terminent presque aujourd’hui en Syrie, mais les tragédies des Syriens ne s’arrêtent pas. Aujourd’hui, les obus du régime ont tué 7 personnes, dont 4 enfants, tandis que les orages continuent de ravager la vie de millions de personnes dans les camps et dans leurs maisons brisées », a écrit le groupe de défense civile Casques blancs sur Twitter le même jour.

Les civils qui sont déplacés et qui vivent dans des camps de tentes de fortune surpeuplés luttent à cause de la pluie et des inondations en attendant l’aide de nourriture, de vêtements et de bois.

Fatma Said, une résidente de l’un des camps de tentes d’Idlib, a déclaré: «La pluie a inondé notre tente. Le sol est mouillé. Nous n’avons pas de bois à réchauffer. Said s’occupait également de ses deux petits-fils après la mort de son fils dans une attaque, luttant pour fournir des vêtements et de la nourriture. Elle a appelé les groupes humanitaires à l’aide pour survivre à l’hiver.

العواصف والأمطار تفاقم معاناة النازحين وتهدم أكثر من 50 مخيماً شمال غربي سوريا


Les tempêtes et les pluies aggravent les souffrances des déplacés et détruisent plus de 50 camps dans le nord-ouest de la Syrie

5 – نوفمبر – 2020
هبة محمد- القدس العربي

العواصف والأمطار تفاقم معاناة النازحين وتهدم أكثر من 50 مخيماً شمال غربي سوريا

دمشق – «القدس العربي»: باتت حالة مخيمات الشمال السوري، أكثر بؤساً لملايين الناس الذين أجبروا على مغادرة منازلهم، في شتى البقاع السورية، وحشروا في آخر جيب للمعارضة قرب الحدود السورية – التركية، حيث تتوالى معاناتهم عاماً بعد عام، مع تهدم أكثر من 50 مخيماً، وتشرد العشرات، دون أن تثمر مناشداتهم عن تحسين أوضاعهم الصعبة.
رامي السيد أحمد، ناشط في مخيمات ريف حلب شمال سوريا، تحدث عن معاناة آلاف العائلات نتيجة هطول أمطار غزيرة، دهمت خيام الأهالي وحولت المنطقة إلى برك من الوحل.
وكان قد نزح رامي مع أسرته من مخيم اليرموك في ريف دمشق، بعد تقدم قوات النظام في تلك المنطقة، وسيطرته عليها، وإخراج الأهالي منها نحو مخيمات الشمال، قبل نحو عامين، ويقول لـ «القدس العربي»: «كما هو حالنا كل سنة، مع حلول الشتاء وتساقط الأمطار تطوف الخيام، فهي معدة لشهور فقط، وغير مؤهلة لتحمل سنوات، فقد أصبحت خيامنا بالية ومهترئة».

واقع مأساوي

تسكب هذه الخيام مياه الأمطار فوق رؤوس ساكنيها، من شيوخ وأطفال، وسط واقع مأساوي، تتضرر بسببه مقتنيات العوائل وموادهم الغذائية، وتستمر معاناتهم على مدار سنوات، حسب ما يقول رامي «ولليوم، لا يوجد حل لواقع هذه المخيمات، رغم وجود مشاريع جديدة تشمل عدداً محدوداً منها».
وأضاف «أغلب المخيمات طافت يوم أمس بالمياه، مع أول مطرة، المخيم الذي أعيش فيه أفضل حالاً، إذ أنه مخدم بشبكة صغيرة من الصرف الصحي، ومع ذلك لقد تهدمت وتضررت الخيام الرّثة، وهذا حالنا ونحن على مشارف فصل الشتاء، ولم تبدأ العواصف والرياح، وما داهمنا هو القليل من الأمطار فقط، فإذا بالخيام تتهاوى» وتساءل رامي «كيف سيكون حالنا بعد شهور؟».
المخيمات وفقاً للمتحدث في حاجة إلى إعادة ترتيب الخيام وإصلاحها، والأهالي في حاجة إلى تأمين مواد التدفئة إن كان حطباً أو وقوداً، وأضاف رامي السيد أحمد «نحن نتكلم عن ملايين النازحين، يعيش 70 في المئة منهم تحت خط الفقر بسبب البطالة وعدم توفر فرص العمل وهو ما يؤثر سلباً على حياة الناس وتأمين مستلزماتهم اليومية والمعيشية، فالشمال السوري يؤوي مئات العائلات، وفي المقابل هناك حجم احتياجات ضخم، واستجابة المنظمات لا تساوي ربع المتطلبات».
وتسبب هطول الأمطار، بحدوث أضرار مادية ضمن عشرات المخيمات المنتشرة في الشمال السوري، حيث بلغ تعدادها 51 مخيماً متضرراً وفق إحصائية «فريق استجابة سوريا».
الاحتياجات الأولية، والمطلوب تقديمها بشكل عاجل وفوري إلى المخيمات والتجمعات المتضررة في مناطق شمال غربي سوريا كحلول إسعافية، شملت وفق بيان الفريق عوازل مطرية وأرضية للمخيمات لدرء تساقط الأمطار ودخولها إلى داخل الخيام. إضافة إلى ضرورة تجفيف الأراضي ضمن المخيمات والتجمعات وسحب المياه وطرحها في مجاري الأنهار والوديان، وعدم الانتظار حتى يتم جفافها بشكل طبيعي، وإنشاء شبكتي صرف صحي ومطري في أغلب المخيمات، والعمل على إنشاء حفر وخنادق في محيط المخيمات بشكل عام ومحيط كل خيمة بشكل خاص بحيث توفر تلك الحفر سدًا أوليًا لامتصاص الصدمة المائية الأولى الناجمة عن الفيضانات.

قتل وتهجير

النازحة فاطمة سعيد، القاطنة في مخيّم خالد أحمد، تحدثت لوكالة الأناضول التركية وقالت إن خيمتها تضررت بفعل الأمطار الغزيرة، وباتت غير صالحة للإيواء، فضلاً عن تضرر مستلزمات أسرتها الأساسية من ملابس وأغطية. وأوضحت أنها تتولى رعاية نجلي ابنها الذي فقدته في الحرب، مردفة: «الأطفال لا يجدون ما يلبسونه، بسبب تبلل جميع ملابسهم، كما لا نجد وقوداً للتدفئة».
وناشد أحمد إبراهيم، أحد مسؤولي المخيم، المنظمات الإغاثية بتقديم الدعم للمخيم مع حلول موسم الشتاء، وازدياد الحاجة إلى الملابس والمواد الغذائية. وتتحدث مصادر محلية عن تهدم أكثر من 15 وحدة سكنية أيضاً، قيد الإنجاز وغير مأهولة، في مخيم «شهداء ترملا» قرب بلدة «قاح» في ريف إدلب، جراء العاصفة المطرية التي ضربت المنطقة.
ونقلت شبكة بلدي نيوز» المحلية، عن مصدر مطلع على مشروع المجمع السكني المخصص للنازحين، قوله «إن النقص في مواد البناء المخصصة وجشع المتعهدين هو السبب الرئيسي لانهيار هذه الكتل السكنية، فضلاً عن النقص في مادة الإسمنت، إضافة لسقف الوحدات بواسطة «الجوادر» قبل تثبيت الجدران وربطها ببعضها البعض عن طريق جسور حديدية أو خشبية أدى إلى انهيارها عند أول عاصفة».
تزامناً، وإمعاناً في قتل وتهجير المزيد من الأهالي، تعرضت الأحياء السكنية في مدينة أريحا جنوبي إدلب لقصف بنحو40 قذيفة، ما أدى إلى مقتل 5 مدنيين، بينهم طفلة عمرها أربع سنوات، وإصابة العشرات بجروح خلال الـ24 ساعة الفائتة.
وأكد المرصد السوري لحقوق الإنسان، مقتل مواطن وسقوط ثلاثة جرحى من المدنيين، نتيجة قصف صاروخي نفذته قوات النظام البرية على بلدة كنصفرة في جبل الزاوية جنوبي إدلب، كما رصد تجدد القصف الصاروخي من قبل قوات النظام على محافظة إدلب، حيث استهدفت بالقذائف الصاروخية مناطق في الفطيرة وكنصفرة وسفوهن جنوبي المدينة، في حين دارت اشتباكات متقطعة بين قوات النظام والفصائل على محور فليفل بريف إدلب الجنوبي، ترافقت مع استهدافات متبادلة، دون معلومات عن خسائر بشرية إلى الآن.
وكانت أحياء مدينة إدلب قد استهدفت، بأكثر من 40 قذيفة، ما أدى إلى مقتل طفل وإصابة ثمانية مدنيين بينهم امرأتان، وتركز القصف على حي الشيخ تلت والمنطقة الصناعية والثانوية الشرعية ومدرسة صلاح الدين. وقُتل طفلان في بلدة كفريا شمال شرقي مدينة إدلب بقصف من قوات النظام استهدف منازل المدنيين في القرية، وتعرضت أراضي المنطقة الواصلة بين مدينة بنش وبلدة الفوعة شرقي إدلب للقصف.
وتعرضت فرق «الدفاع المدني» للاستهداف من قبل قوات النظام في مدينة إدلب خلال عمليات الإخلاء وإسعاف الجرحى.
وكان مدير المكتب الإعلامي في المديرية الجنوبية للدفاع المدني، محمد حمادي، قال لوسائل إعلام محلية، إن ثلاثة مدنيين قُتلوا بينهم طفلة وأُصيب ستة آخرون، نتيجة استهدف منازل المدنيين وطرقات رئيسية في مدينة أريحا بـ35 قذيفة مدفعية من العيار الثقيل.

Syrie/Russie : La stratégie militaire cible des infrastructures civiles


Syrie/Russie : La stratégie militaire cible des infrastructures civiles

15 octobre 2020
Human Rights Watch
Des attaques illégales contre des hôpitaux, des écoles et des marchés ont contraint de nombreux habitants d’Idlib à fuir cette région

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Les attaques répétées des forces armées syriennes et russes contre des infrastructures civiles d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, sont de toute évidence des crimes de guerre et pourraient constituer des crimes contre l’humanité, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport diffusé ce jour. Des centaines de civils ont été tués lors de dizaines de frappes aériennes et au sol menées d’avril 2019 à mars 2020 contre des hôpitaux, des écoles et des marchés. Ces offensives illégales ont gravement porté atteinte aux droits à la santé, à l’éducation, à l’alimentation, à l’eau et au logement, déclenchant un déplacement de masse.

15 octobre 2020

“Targeting Life in Idlib”

Syrian and Russian Strikes on Civilian Infrastructure

Le rapport de 167 pages, intitulé « “Targeting Life in Idlib”: Syrian and Russian Strikes on Civilian Infrastructure » (« “Ils ciblent la vie à Idlib” : Frappes syriennes et russes contre des infrastructures civiles »), décrit de façon détaillée les exactions commises par les forces armées syriennes et russes au cours d’une campagne militaire de 11 mois visant à reprendre le gouvernorat d’Idlib et les zones environnantes, ultimes bastions des opposants du gouvernement.

Le rapport examine la stratégie militaire violente de l’alliance syro-russe, qui consiste à enfreindre systématiquement les lois de la guerre au détriment des 3 millions de civils vivant dans cette zone, dont beaucoup avaient déjà été déplacés en raison de combats touchant d’autres régions du pays. Il désigne nommément 10 hauts fonctionnaires syriens et russes, civils et militaires, susceptibles d’être impliqués dans ces crimes de guerre au titre de leur responsabilité de commandement : ils étaient informés ou auraient dû l’être de ces attaques et n’ont pris aucune mesure effective pour y mettre un terme ou punir les responsables.

Une femme et sa fille, portant des masques faciaux pour se protéger contre le coronavirus, marchaient parmi des décombres dans une ruelle de la ville d'Ariha (gouvernorat d'Idlib) dans le nord-ouest de la Syrie, le 5 avril 2020.
Une femme et sa fille, portant des masques faciaux pour se protéger contre le coronavirus, marchaient parmi des décombres dans une ruelle de la ville d’Ariha (gouvernorat d’Idlib) dans le nord-ouest de la Syrie, le 5 avril 2020. © 2020 Aaref Watad/AFP via Getty Images

« Les attaques de l’alliance syro-russe contre des hôpitaux, des écoles et des marchés d’Idlib témoignent d’un mépris total pour la vie civile », a déclaré Kenneth Roth, directeur exécutif de Human Rights Watch. « Les attaques illégales répétées semblent s’inscrire dans une stratégie militaire délibérée qui vise à détruire les infrastructures civiles et à forcer la population à partir, pour faciliter une reprise de contrôle par le gouvernement syrien. »

Human Rights Watch a documenté 46 offensives aériennes et au sol avec usage d’armes à sous-munitions, entre autres, qui ont directement frappé ou endommagé des biens et des infrastructures civiles à Idlib, en violation des lois de la guerre. Ces attaques ont tué au moins 224 civils et en ont blessé 561. Elles ne représentent qu’une partie de l’ensemble des attaques perpétrées durant cette période à Idlib et dans ses environs. En raison de l’offensive, 1,4 million de personnes ont été déplacées, pour la plupart au cours des derniers mois de l’opération.

Human Rights Watch a interrogé plus de 100 victimes et témoins des 46 offensives, ainsi que des soignants et des sauveteurs, des enseignants, des représentants des autorités locales et des experts en affaires militaires syriennes et russes. L’organisation a également examiné des dizaines d’images satellitaires et plus de 550 photographies et vidéos prises sur les sites des attaques, ainsi que des registres d’observateurs d’avions (« plane spotters »). Human Rights Watch a soumis un résumé de ses constatations, ainsi que ses questions, aux gouvernements syrien et russe, mais n’a reçu aucune réponse.

Les frappes documentées, dont la plupart ont touché quatre zones urbaines et leurs alentours – Ariha, Idlib, Jisr al-Shughour et Maarat al-Nu’man – ont endommagé 12 établissements de santé et 10 écoles, les contraignant de fermer, dans certains cas de façon permanente. Elles ont également dévasté au moins 5 marchés, 4 camps de personnes déplacées, 4 quartiers résidentiels, 2 zones commerciales et une prison, une église, un stade et les bureaux d’une organisation non gouvernementale.

Human Rights Watch n’a trouvé à proximité des lieux et au moment des attaques aucun élément attestant d’objectifs militaires – ni du personnel, ni du matériel -, et aucun des habitants interrogés n’avait connaissance de mises en garde préalables. La vaste majorité de ces attaques a eu lieu à une distance éloignée des combats actifs entre les forces gouvernementales syriennes et les groupes rebelles armés.

Le fait que ces attaques illégales systématiques aient ciblé des infrastructures civiles dans des zones peuplées, sans objectif militaire apparent, indique qu’elles sont délibérées. Selon Human Rights Watch, elles semblent avoir pour but de priver les civils de leurs moyens de subsistance et de les forcer à fuir, ou d’instiller la terreur parmi la population.

Un habitant d’Idlib, Ayman Assad, a décrit les conséquences des frappes aériennes : « Nous sommes terrifiés. Je ne me sens pas en sécurité au travail, et en plus, je m’inquiète constamment pour ma famille, en particulier mes deux enfants qui vont à l’école chaque jour. Les écoles, les marchés, les maisons, les hôpitaux : tout est une cible. Ils ciblent la vie à Idlib ».

Il semble que la plupart des attaques documentées ont été perpétrées dans des zones peuplées, avec des armes explosives à large rayon d’impact. L’utilisation de telles armes dans ces zones peut tuer et blesser de façon indiscriminée de très nombreux civils, et endommager et détruire des biens et infrastructures civils. Elle s’accompagne en outre d’effets en cascade, car elle perturbe les services essentiels tels que les soins de santé, l’éducation et l’accès à l’alimentation et au logement. À long terme, elle engendre, entre autres incidences, un lourd préjudice psychologique. Les belligérants devraient éviter d’utiliser ces armes dans des zones peuplées, a déclaré Human Rights Watch.

Avant le cessez-le-feu conclu en mars, les forces gouvernementales avaient repris le contrôle de près de la moitié du territoire d’Idlib et des alentours, dont des centaines de villes et villages dépeuplés. Depuis, certains habitants sont retournés dans des régions encore contrôlées par les groupes rebelles armés, où ils ont trouvé des infrastructures décimées et un accès limité à l’alimentation, à l’eau, au logement, aux soins de santé et à l’éducation. La pandémie de Covid-19 a énormément pesé sur le système de soins de santé déjà dévasté de cette région, exposant les civils à des dangers supplémentaires.

La Chancelière allemande Angela Merkel et le Président français Emmanuel Macron ont joué un rôle fondamental pour amener la Turquie, la Russie et la Syrie à accepter le cessez-le-feu.

Toute reprise des combats exposerait les civils à de nouvelles attaques à l’arme explosive, outre le risque de Covid-19, ce qui pourrait déclencher des déplacements massifs dont les conséquences humanitaires seraient catastrophiques. Des personnes déplacées pourraient tenter de traverser la frontière nord de la Syrie, où par le passé, les forces turques ont déjà repoussé, abattu par balle et renvoyé de force des demandeurs d’asile, a déclaré Human Rights Watch.

Le droit international humanitaire, ou les lois de la guerre, imposent à toutes les parties à un conflit de diriger leurs attaques vers des cibles militaires, d’éviter de porter préjudice aux civils ou aux biens civils, et de ne pas entreprendre d’attaques causant des dommages indiscriminés ou disproportionnés à l’encontre de civils. Les populations restent protégées par le droit international relatif aux droits humains, notamment le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, qui protège les droits à la santé, à l’éducation et à un niveau de vie suffisant.

Étant donné l’impasse dans laquelle se trouve le Conseil de sécurité des Nations Unies, l’Assemblée générale devrait adopter une résolution ou une déclaration exhortant ses États membres à imposer des sanctions ciblées aux chefs civils et militaires vraisemblablement impliqués dans des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité ou d’autres exactions graves. Les gouvernements concernés devraient intenter des poursuites au pénal en vertu du principe de compétence universelle et infliger des sanctions unilatérales ciblées aux chefs et responsables officiels ayant pris part à des crimes de guerre, notamment au titre de leur responsabilité de commandement.

Face à la situation humanitaire, en particulier dans le contexte de la pandémie, le Conseil de sécurité devrait rétablir l’autorisation d’acheminement transfrontalier de l’aide aux trois points d’entrée du nord et du nord-est du pays qui étaient auparavant autorisés. Si, sous la menace de veto de la Russie, il n’est pas en mesure de le faire, l’Assemblée générale devrait voter une résolution visant à soutenir la poursuite de l’acheminement de l’aide par l’ONU dans les zones non soumises au contrôle du gouvernement syrien.

« Il est nécessaire que des efforts concertés soient consentis au niveau international afin de démontrer que les attaques illégales ont des conséquences, de dissuader des atrocités futures et de montrer qu’en cas de crime grave, personne ne peut échapper à sa responsabilité au motif de son rang ou de sa position », a déclaré Kenneth Roth. « Tant que régnera l’impunité, le spectre des attaques illégales répétées et de leur terrible bilan humain continuera de nous hanter ».

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Articles

Le Monde     RTBF      RTS.ch

Tweets

🚨Nouveau rapport HRW documente attaques répétées des forces armées syriennes et russes contre des infrastructures civiles à Idlib.
➡ Les 46 attaques documentées constituent des crimes de guerre & pourraient constituer crimes contre l’humanité.https://t.co/NDCZHEg6Kk pic.twitter.com/JAXja2HbyJ — HRW en français (@hrw_fr) October 15, 2020

#Syrie : les attaques par les forces #syriennes et #russes contre des zones civiles à #Idlib sont de probables #crimesdeguerre. Infos sur le nouveau rapport de HRW👉https://t.co/xPK41GYQVN – Vidéo sur YT https://t.co/18MmE6TS20 (s/titres FR) pic.twitter.com/AciZqIiFTf — HRW en français (@hrw_fr) October 15, 2020

#Syrie : un rapport de Human Rights Watch rappelle le ciblage systématique des infrastructures civiles durant la dernière offensive menée par Damas et Moscou contre la province rebelle. https://t.co/uUlweIT6Sg — Le Monde (@lemondefr) October 15, 2020

Conflit en Syrie : Human Rights Watch appelle à sanctionner les attaques contre les civils à Idleb https://t.co/7Z7bF9KP2l — RTBF info (@RTBFinfo) October 15, 2020

Dans un rapport publié jeudi, l’ONG @HRW dénonce les frappes syro-russes à Idleb contre des cibles civiles entre avril 2019 et mars 2020. “Ce n’était pas des bavures, mais une stratégie”, selon son directeur @KenRoth https://t.co/SDVhsXJOXo

Le premier lot à quitter «Al-Hol» après avoir promis de le vider des Syriens


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Familles du camp d’Al-Hol dans l’est de l’Euphrate – 18 juillet 2019 (Enab Baladi)

Enab Baladi – 10/12/2020

289 personnes ont quitté le camp «Al-Hol» dans la campagne de Hassakah, qui est contrôlé par les «Forces démocratiques syriennes» (FDS), l’aile militaire de l ‘«auto-administration», dans le nord-est de la Syrie, vers leurs zones dans la campagne de Deir Ezzor.

Le premier groupe qui a quitté le camp après la déclaration du chef de l’organe exécutif du « Conseil démocratique syrien » (CDS), Ilham Ahmed, le 4 octobre, lorsqu’elle a déclaré que le « SDF » avait conclu un accord avec le « l’auto-Administration » qui comprend le retrait de tous les Syriens du Camp d’Al-Hol.

C’est le quatrième lot qui a quitté le camp, après que «l’administration autonome» ait imposé des mesures pour empêcher la propagation du «coronavirus» (Covid-19) en mars dernier, et le 17e lot depuis juin 2019.

Aujourd’hui, lundi 12 octobre, Hawar a rapporté que 73 familles composées de 289 personnes sont rentrées dans leurs régions à Deir Ezzor.

Ahmed a déclaré que la décision des Syriens déplacés de rester à «Al-Hol» ne relèverait pas de la responsabilité de l ‘«autogestion», ce qui signifie qu’ils ne seraient pas «détenus», notant que le camp ne resterait pour les réfugiés étrangers que jusqu’à ce que leur dossier soit traité d’une autre manière.

Le nombre de personnes déplacées qui ont quitté le camp depuis juin 2019 a atteint environ quatre mille personnes, originaires des régions de Raqqa et Deir Ezzor, selon des informations publiées par Arta FM, citant l’administration du camp.

Le premier lot est sorti de «Al-Hol» après des mesures pour empêcher la propagation de «Coronavirus», en juillet dernier, et comprenait le retour de 461 personnes dans leurs régions de la campagne orientale de Deir Ezzor.

Le 23 mai 2019, l’Administration autonome est parvenue à un accord avec les responsables du camp pour renvoyer les femmes et les enfants déplacés dans leurs villes, après qu’un forum s’est tenu dans la ville d’Ayn Issa, dans la campagne de Raqqa, sous le nom de «Forum tribal».

Le forum a abouti à des résultats exigeant le retrait des femmes et des enfants des régions du nord et de l’est de la Syrie, qui ont été déplacés vers le camp « Al-Hol » en raison des conditions que leurs régions ont traversées pendant les batailles contre « l’État islamique ».

L’administration a indiqué plus tôt que le camp comprend 31 436 Syriens déplacés, répartis entre 9 220 familles, y compris des familles appartenant à des membres de l’organisation.

Le camp d’Al-Hol, à l’est de Hassakah, a été témoin de l’afflux d’un grand nombre de personnes déplacées en provenance des zones sous contrôle de l’organisation lors du lancement de l’attaque des «FDS» contre ses derniers bastions, et il a pu le contrôler, annonçant la fin de l’organisation le 23 mars 2019.

Le camp a été créé dans les années 1990 pour accueillir cinq mille réfugiés irakiens et abrite aujourd’hui 35 000 Syriens, presque autant des Irakiens, et environ dix mille de 30 à 40 autres pays.

C’est ainsi que le « veto » a tué un quart de million de Syriens


Al-Modon – 18/07/2020

Le Réseau syrien pour les droits de l’homme a déclaré que l’utilisation arbitraire du veto 16 fois par la Russie et la Chine au Conseil de sécurité avait contribué à tuer près d’un quart de million de Syriens, à arrêter près de 150000 autres et à répandre l’impunité.

Il a ajouté que la chronologie de l’utilisation du veto montre l’ampleur du terrible échec du Conseil de sécurité à protéger les civils et à rétablir la paix et la sécurité en Syrie.

Il a déclaré que le régime n’adhérait à aucune des résolutions émises par le Conseil de sécurité, partant de la résolution 2042 et de la résolution 2043 relative au plan du défunt Secrétaire général Kofi Annan, par le biais de la résolution n ° 2139 pour arrêter les attaques aveugles, y compris les barils explosifs, et stopper les disparitions forcées, et en passant par les décisions d’interdire l’utilisation des armes chimiques, n° 2118, 2209, 2235, que le régime a violé des centaines de fois, mais le Conseil de sécurité n’a pas bougé et n’a pas réussi à protéger la paix et la sécurité en Syrie, dont 13 millions de citoyens syriens ont été déplacés, et plus de 100 000 citoyens syriens ont disparu de force.

Le rapport considère que le fait de ne pas protéger les droits de millions de victimes et l’état d’impunité total dont jouit le régime en raison du soutien russe et chinois à son égard ont provoqué la propagation et la consolidation des idées terroristes et extrémistes, qui vivent et s’étendent en cas de perte de justice et de stabilité.

Le rapport considérait que la pire utilisation du Veto par la Russie et la Chine en faveur du régime était dans un objectif de le protéger, notamment, dans le dossier de son utilisation d’armes chimiques, ce qui constituait « une preuve concluante que ces pays soutienaient l’utilisation par le régime d’une arme de destruction massive », ajoutant que cela signifie une atteinte totale à la mission que le Conseil de sécurité a revendiquée et pour laquelle il a été créé qui est la protection de la paix et de la sécurité internationales.

Selon le rapport, le régime a utilisé des armes chimiques 21 fois depuis la première utilisation du Veto sur le dossier d’armes chimiques le 28 février 2017 jusqu’à la dernière attaque documentée sur l’utilisation d’armes chimiques dans le village d’Al-Kabinah le 19 mai 2019.

Le rapport mentionne à trois reprises que la Russie et la Chine ont utilisé leur droit de Veto pour empêcher l’introduction d’aides humanitaires internationales qui dessertent plus de 4 millions de personnes déplacées, et le rapport indique que le Conseil de sécurité a soumis le processus d’introduction de l’aide transfrontalière à son hégémonie, malgré le fait que l’aide soit humanitaire, neutre, fournie par l’Organisation des affaires humanitaires, qui n’est pas une ingérence dans le conflit, est fournie aux personnes qui ont été déplacées de force.

Selon le rapport, ce qui se passe en Syrie n’est pas un seul massacre ou une seule violation, mais plutôt une continuation de meurtres et de tortures, de violences sexuelles, de disparitions forcées, de l’utilisation d’armes chimiques, de barils explosifs et d’encerclement de civils.

Le rapport du UNHCR indique les principales situations de déplacement international par pays d’origine


Principales situations de déplacement international par pays d’origine

Le rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés UNHCR, publié jeudi 18 juin, indique que le nombre de réfugiés syriens a atteint environ 6,6 millions de réfugiés répartis dans 126 pays, tandis que le nombre de réfugiés dans le monde dépassait 80 millions de personnes jusqu’à la fin de 2019.

وذكر تقرير “المفوضية السامية للأمم المتحدة لشؤون اللاجئين” الصادر أمس، الخميس 18 من حزيران، أن عدد اللاجئين السوريين وصل إلى نحو 6.6 مليون لاجئ موزعين في 126 دولة، بينما عدد اللاجئين حول العالم تجاوز 80 مليون شخص حتى نهاية 2019.

Syrie-Situation-des-déplacements-dans-le-monde-2019

Actualisation: Le nombre de personnes déplacées retournant dans leurs régions du nord de la Syrie continue d’augmenter…


Camps de réfugiés syrien

08/05/2020

Le « Groupe des Coordinateurs de l’action » syrien a publié une actualisation annonçant le nombre de personnes déplacées retournant dans leurs villes et villages dans le nord de la Syrie (Idleb et la campagne d’Alep) a atteint à la date d’aujourd’hui, 80 276 déplacé.e.s.

Ceci coïncide avec la poursuite du cessez-le-feu convenu entre la Turquie et la Russie dans la région au cours du mois de mars, et les dangers liés à l’épidémie de Coronavirus qui risque de faire des ravages en raison du nombres de personnes vivant dans l’insécurité sanitaire dans ces camps.

 

Coronavirus-Retour de certains déplacés dans leurs régions-8 avril 2020

Le nombre de personnes déplacées retournant dans leurs régions du nord de la Syrie augmente, à la lumière du calme relatif


 

Camps de réfugiés syrien

04/05/2020
BrocarePress – Idleb

Dimanche, la « Coordination de l’action syrienne » a déclaré dans un rapport que le nombre de personnes déplacées retournant dans leurs villes et villages du nord de la Syrie augmentait considérablement, coïncidant, ainsi, avec la poursuite du cessez-le-feu convenu entre la Turquie et la Russie dans la région.

Il a ajouté que le nombre de rapatriés dans leurs zones à Idleb et dans la campagne d’Alep a atteint 72 613 personnes (13 446 familles), dans 43 villages et villes.

Le rapport indique qu’en conjonction avec ce retour, le Programme alimentaire mondial a annoncé une réduction de la part du panier alimentaire à partir d’avril, en raison du manque de financement limité qu’il avait reçu.

L’équipe a appelé les organisations et les organismes humanitaires travaillant à Idleb à accroître davantage le travail, en particulier dans les zones connaissant le retour des personnes déplacées, et a appelé la communauté internationale à ne pas ignorer les régions du nord-ouest de la Syrie en raison des conséquences humanitaires instables et l’augmentation des craintes liées à la propagation du Coronavirus (COFED-19) dans la région .

L’équipe a précédemment averti les civils retournant dans leurs villages et villes de mines de guerre non explosés qui sont répandus dans de nombreuses régions, et d’informé les spécialistes afin de les détruire.

Il a appelé à une augmentation plus efficace du niveau du secteur de l’eau et de l’assainissement, le taux de déficit atteignant 58%, et a appelé les organisations internationales à accroître également l’efficacité de la sécurité alimentaire dans le gouvernorat d’Idleb en raison du nombre élevé de personnes ayant besoin.

Le gouvernorat d’Idleb a connu un calme relatif depuis l’annonce de l’accord de cessez-le-feu dans la capitale russe, Moscou, entre les parties russe et turque, avec la création d’une zone de passage sûre des deux côtés de la route internationale Alep – Lattaquié (M4).

Depuis l’annonce de l’accord, les avions de guerre russes et du régime syrien sont absents dans le ciel du gouvernorat d’Idleb, et les violations du régime syrien se limitent à l’artillerie et aux tentatives d’infiltration sur les fronts des campagnes d’Idleb et de Hama.

Syrie: Isolement d’une ville dans la campagne proche de Damas … Coronavirus prend une tendance à la hausse


 

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Al-Modon – 01/04/2020

Les autorités syriennes ont imposé le premier cas d’isolement sanitaire dans une petite ville de la campagne de Damas, après la mort d’une femme à cause de Coronavirus, et la possibilité qu’elle ait eu des contacts avec d’autres personnes dans la ville et leur ait transmis le virus.

« Les autorités concernées ont été invitées à isoler la ville de Mnine dans la campagne de Damas en raison de la mort d’une femme de la ville atteinte du Coronavirus », a déclaré le ministre de la Santé du gouvernement syrien, Nizar Yazigi.

Yazji a déclaré que ce cas est l’un des dix cas enregistrés en Syrie. Il a ajouté que la procédure d’isolement avait été mené « pour préserver la santé des citoyens, et compte tenu du manque d’engagement de sa famille à l’isolement et à leur activité commerciale de vente dans un magasin commercial ».

Pour sa part, le représentant de l’Organisation mondiale de la santé en Syrie, Nimah Saïd, a averti que la réalité des infections à coronavirus est « une tendance en augmentation qui commence » en Syrie.

Saïd a déclaré, dans un communiqué, que l’organisation recommande fortement la réalisation de la séparation sociale, même dans les foyers, notant que des mesures ne sont pas exigées uniquement du ministère de la Santé, car les citoyens ont un grand rôle à jouer pour limiter la propagation du virus.

Le Comité international de secours a également averti que la Syrie pourrait devenir la plus grande épidémie de virus au monde, en raison d’années de guerre et de la destruction de la santé.

Le nombre d’infections par le Coronavirus en Syrie était de dix, tandis que le nombre de décès était de deux, selon le ministère de la Santé du gouvernement syrien.

Dans le nord de la Syrie, le conseil municipal d’Idleb a suspendu tous les marchés qui connaissent de grands blocs de présence de population afin d’empêcher la propagation du « Coronavirus ».
La décision est entrée en vigueur mercredi et sera appliquée jusqu’au 15 avril, et comprend l’arrêt de tous les bazars qui conduisent à un grand nombre de rassemblements dans les quartiers et les lieux publics, tels que le bazar aux moutons et le bazar public (Bazar du mercredi) en plus d’arrêter les marchés de vente d’oiseaux (pigeons – volailles), et ainsi de suite, et les marchés de la vente de motos et d’automobiles à Idleb.

Les autorités compétentes et la police du conseil municipal d’Idleb assureront le suivi de ces mesures, qui ont été ajoutées à une série précédente de mesures similaires qui ont été prises pour empêcher la propagation du virus.

Le seul laboratoire épidémiologique du nord-ouest de la Syrie a confirmé que tous les tests effectués sur des suspects de coronovirus étaient négatifs.

Le Dr Chahm Makki, directeur du laboratoire épidémiologique d’Idleb, a déclaré dans un communiqué de presse qu’il avait effectué 18 analyses depuis l’arrivée du premier lot d’échantillons de laboratoire (kits) le 24 mars, et que tous les cas se sont révélés à l’abri du Coronavirus .

Il convient de noter que le laboratoire épidémiologique d’Idleb est le seul à posséder un appareil de PCR, mais il ne peut pas effectuer plus de 20 analyses par jour.

Entre-temps, l’organisation britannique “Save the Children” a révélé qu’il y avait 153 appareils respatoires industriels seulement et 148 lits dans l’unité de soins intensifs du nord-ouest de la Syrie, ainsi que dix respirateurs artificiels pour adultes et un ventilateur pour enfants seulement, et moins de 30 lits pour l’unité de soins intensifs dans le nord-est de Syrie (zones de contrôle des FDS).

L’organisation a souligné que les mesures préventives telles que la séparation sociale et le lavage des mains sont difficiles, voire impossibles, dans les zones surpeuplées telles que les camps de déplacés dans le nord de la Syrie.

« Dans les endroits où les soins médicaux sont rarement disponibles, la prévention est nécessaire. Cependant, des mesures telles que l’exclusion sociale sont un défi majeur dans les pays en conflit … pour les Syriens vivant dans des camps de personnes déplacées », a déclaré Jeremy Stoner, directeur régional de l’OMS. Les familles devront être déployées dans de nombreuses tentes actuellement indisponibles.

Pour assurer un accès sûr à l’aide alimentaire aux bénéficiaires en Syrie, compte tenu de la propagation du Coronavirus, le Programme alimentaire mondial (PAM) a pris une série de mesures de sécurité.

Le programme a déclaré que parmi les procédures suivies figurait l’augmentation des heures et des périodes de distribution de nourriture pendant la journée, et la mise en place de stations pour se laver les mains, et les familles seront informées des dates de distribution des rations alimentaires via un service de messagerie texte pour éviter le surpeuplement, en plus de soutenir le maintien de l’espacement physique aux points de distribution, et de sensibiliser à l’hygiène et à la prévention .

Le programme s’efforce de livrer de la nourriture aux maisons familiales si possible, en coopération avec des partenaires pour le transport de l’aide alimentaire. Le programme cherche à trouver des alternatives en Syrie, après que l’agence des Nations Unies ait précédemment suspendu le programme alimentaire pour les écoles après sa fermeture, qui a touché plus d’un million d’enfants.

سوريا:عزل بلدة بريف دمشق..كورونا يأخذ منحى تصاعدياً

المدن – عرب وعالم | الأربعاء 01/04/2020

سوريا:عزل بلدة بريف دمشق..كورونا يأخذ منحى تصاعدياً إيقاف الأسواق الشعبية في إدلب 15 يوماً (Getty)

فرضت السلطات السورية أول حالة عزل صحي على بلدة في ريف دمشق، وذلك بعدما توفيت إمرأة بسبب كورونا، واحتمال أنها خالطت آخرين في البلدة ونقلت الفيروس إليهم.

وقال وزير الصحة في حكومة النظام السوري نزار يازجي إنه “تم الطلب من السلطات المعنية تطبيق العزل لبلدة منين بريف دمشق لوجود حالة وفاة لامرأة من البلدة بفيروس كورونا”.

وقال يازجي إن تلك الحالة هي واحدة من عشر حالات مسجلة في سوريا. وأضاف أن إجراء العزل تم “حفاظا على صحة المواطنين ونظراً لعدم التزام عائلتها بالعزل وقيامهم بالبيع في محل تجاري للناس”.

من جهته، حذر ممثل منظمة الصحة العالمية في سوريا، نعمة سعيد، من أن واقع الإصابات بفيروس كورونا في “بداية المنحى التصاعدي” في سوريا.

وقال سعيد، في تصريح، إن المنظمة توصي بشدة بتحقيق التباعد الاجتماعي حتى في المنازل، مشيراً إلى أن الإجراءات ليست مطلوبة من وزارة الصحة فقط فهناك دور كبير للمواطنين في الحد من انتشار الفيروس.

كما حذرت “لجنة الإنقاذ الدولية”، من أن تتحول سوريا إلى أكبر منطقة تفشٍّ للفيروس في العالم، بسبب سنوات الحرب وتدمير الواقع الصحي.

وبلغ عدد الإصابات بفيروس “كورونا” في سوريا عشر إصابات، في حين بلغ عدد الوفيات اثنتين، بحسب وزارة الصحة في حكومة النظام السوري.

وفي الشمال السوري، أوقف مجلس مدينة إدلب جميع الأسواق التي تشهد تكتلات سكانية كبيرة في سبيل منع انتشار فيروس “كورونا”.

ودخل القرار حيز التنفيذ الأربعاء وسيُعمل به حتى 15 من نيسان/أبريل، ويشمل إيقاف جميع البازارات التي تؤدي إلى تجمع عدد كبير من الناس في الأحياء والأماكن العامة، مثل بازار الغنم والبازار الشعبي (بازار الأربعاء) إضافة إلى إيقاف أسواق بيع الطيور (حمام- دواجن) وما شابهها، وأسواق بيع الدراجات النارية والسيارات في مدينة إدلب.

وستتابع الجهات المعنية وشرطة مجلس مدينة إدلب تنفيذ هذه الإجراءات، التي أضيفت إلى سلسة سابقة من مثيلاتها التي اتُّخذت لمنع انتشار الفيروس.

وأكد المختبر الوبائي الوحيد في شمال غربي سوريا، أن جميع التحاليل التي أجراها على مشتبه بإصابتهم بفيروس كورونا جاءت سلبية.

وقال الدكتور شهم مكي مدير المختبر الوبائي في إدلب في تصريحات صحافية إنه أجرى 18 تحليلاً منذ وصول أول دفعة عينات مخبرية (كيتات) في 24 آذار/ مارس وتبيّن أن جميع الحالات سليمة من فيروس كورونا.

والجدير بالذكر أن المختبر الوبائي في إدلب هو الوحيد الذي يمتلك جهاز تفاعل البوليميراز المتسلسل PCR، ولكنه لا يستطيع إجراء أكثر من 20 تحليل كورونا في اليوم الواحد.

في غضون ذلك، كشفت منظمة “أنقذوا الأطفال” البريطانية عن وجود 153 جهاز تنفس صناعياً فقط و148 سريراً في وحدة العناية المركزة في شمال غربي سوريا، وعشرة أجهزة تنفس صناعي للبالغين، وجهاز تهوية للأطفال فقط، وأقل من 30 سريراً لوحدة العناية المركزة في شمال شرقي سوريا (مناطق سيطرة قسد).

وأشارت المنظمة إلى أن التدابير الوقائية مثل التباعد الاجتماعي وغسل اليدين صعبة إن لم تكن مستحيلة في المناطق المكتظة كمخيمات النزوح في شمال سوريا.

وقال جيريمي ستونر، المدير الإقليمي للمنظمة: “في الأماكن التي نادراً ما تتوفر فيها الرعاية الطبية، تكون الوقاية ضرورية. ومع ذلك، فإن إجراءات مثل الابتعاد الاجتماعي تمثل تحدياً كبيراً في البلدان التي تشهد نزاعات… بالنسبة للسوريين الذين يعيشون في مخيمات النازحين، ستحتاج العائلات إلى الانتشار في العديد من الخيام غير المتاحة حاليًا”.

ولضمان وصول آمن للمساعدات الغذائية للمستفيدين في سوريا، في ظل انتشار فيروس “كورونا “، اتخذ برنامج الأغذية العالمي (WFP) سلسلة من إجراءات السلامة.

وقال البرنامج إن من بين الإجراءات المتبعة زيادة ساعات وفترات توزيع الأغذية خلال اليوم، وإقامة محطات لغسل اليدين، وسيتم إبلاغ الأسر بمواعيد توزيع الحصص الغذائية عبر خدمة الرسائل النصية لتجنب الاكتظاظ، إضافة إلى دعم الحفاظ على التباعد الجسدي في نقاط التوزيع، ونشر التوعية حول النظافة والوقاية.

ويعمل البرنامج لإيصال الطعام إلى منازل الأسر إذا أمكن ذلك، بالتعاون مع الشركاء لنقل المساعدات الغذائية. ويسعى البرنامج لإيجاد بدائل في سوريا، بعد أن علّقت الوكالة الأممية في وقت سابق، برنامج الأغذية الموجه للمدارس عقب إغلاقها، وهو ما أثر على أكثر من مليون طفل.

Coronavirus et sécurité sanitaire publique sous le régime syrien d’Assad, le pire est proche – مكافحة الكورونا والسلامة العامة عند النظام السوري


Pandémie Covid-19 en Syrie : Peut-on évoquer la sécurité sanitaire publique sous le régime syrien d’Assad après avoir causé tant de victimes civiles sous les bombes et la torture depuis 9 ans ?

Avec Coronavirus le pire s’approche. Avec le sous équipement sanitaire en Syrie, où le régime n’a pas épargné lors de sa guerre d’anéantissement du citoyen et de l’être humain en révolte contre son système despotique, s’est acharné notamment contre les infrastructures : installations sanitaires, écoles, boulangeries, hôpitaux dans toute la Syrie…

Statistiques-ٍRéfugiés-syrien-mars-2018

بعد تسعة أعوام من حرب النظام الشعواء ضد الشعب السوري ومطالبه الإصلاحية، حيث كان القتل وضحايا تحت التعذيب والإعاقات الجسدية هي سياسة نظام بشار الأسد ضد مطالب الشعب السوري… فهل يمكن الوثوق بقضية السلامة العامة في ظل حكم الاستبداد الأسدي لمكافحة وباء الكورونا ؟

L'armée-d'Assad-Libère-la-syrie-du-peuple-syrien

Syrie: à Idleb, une présence «de plus en plus importante de syndromes grippaux»


Des Syriens déplacés, certains portant des masques de protection, écoutent des médecins mener une campagne de sensibilisation au nouveau coronavirus, le 18 mars 2020.
Des Syriens déplacés, certains portant des masques de protection, écoutent des médecins mener une campagne de sensibilisation au nouveau coronavirus, le 18 mars 2020. MOHAMMED AL-RIFAI / AFP

La Syrie n’a pour l’instant déclaré aucun cas de coronavirus. Le pays est en guerre et dans ce contexte, il est difficile de faire des dépistages. Or selon un médecin, de plus en plus de personnes présentent des syndromes faisant penser au Covid-19.

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« Dans la zone d’Idleb en Syrie, le retour que nous avons des médecins qui sont sur place et des cliniques mobiles que nous avons mises en place, c’est la présence de plus en plus importante de cas de syndromes dits grippaux. Mais nous sommes dans une pleine période de maladie saisonnière à virus et donc il est difficile, bien entendu, de faire la part des choses », raconte le Dr Raphaël Pitti.

Ce dernier est membre d’une ONG médicale, l’Union des organisations de secours et soins médicaux (UOSSM), qui intervient en Syrie et notamment à Idleb où s’agglutinent plus d’un million de déplacés à la frontière turque, dans le froid et dans le dénuement le plus total.« Ce que remontent les médecins, c’est qu’ils ont véritablement des tableaux pouvant évoquer une infection à coronavirus. Pour l’instant, ils ne notent pas une surmortalité, en particulier chez les personnes âgées », ajoute-t-il.

Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, est le théâtre depuis plusieurs mois d’une offensive du régime syrien et de son allié russe.

« Si le virus devait se déclarer d’une manière très évidente, il devrait y avoir une surmortalité dans cette population en général, poursuit le Dr Raphaël Pitti. Parce qu’il y a, sur le plan international et plus que jamais, un abandon de la situation humanitaire dans cette zone-là. Nous constatons aussi le désir d’un certain nombre de médecins, qui ont des postes à responsabilité, que nous les aidions à sortir de Syrie. Cela me préoccupe beaucoup parce que s’il y a fuite des médecins, il y aura bien entendu fuite de la population. »

À écouter aussi : « La communauté internationale n’a pas été capable de gérer le dossier syrien »

Un nouveau groupe de déplacés de la campagne orientale de Deir Ez-Zor quitte le camp du « Al-Hol”


 

camp d’Al-Hol (AFP)

Camp Al-Hol (AFP)
Enab Baladi – 13/03/2020

Un nouveau groupe de personnes déplacées a quitté le camp «Al-Hol» au sud du gouvernorat d’Hassaka, dans le nord-est de la Syrie, dont la majorité étaient des femmes et des enfants.

Le “Centre des médias à Deir Ez-Zor”, dépendant de “l’auto-administration” pour le nord-est de la Syrie, a publié via “Facebook” aujourd’hui, vendredi 13 mars, des photos montrant les camions qui transportaient les familles quittant le camp.

Il a souligné que les familles sont originaires des villes d’Al-Baghouz, Al-Chaafah et Al-Sussah dans la campagne orientale de Deir Ez-Zor, et ont commencé collectivement à partir du camp d’Al-Hol en transport, accompagnées du « Bureau des relations publiques » de « l’auto-administration », et les déposant à la ville d’Al-Sour dans la campagne de Deir Ez-Zor.

Pour sa part, la page locale du “Furat Post” a indiqué que ceux qui sont partis sous caution des cheikhs et dignitaires tribaux de la région du camp “Al-Hol”, sont arrivés dans la ville d’Al-Chaafah après une détention de près d’un an et demi.

«l’Auto-Administration» a ouvert le camp «Al-Hol» à la mi-avril 2016, pour accueillir les personnes déplacées fuyant les zones contrôlées par «l’État islamique» et les réfugiés des zones frontalières de l’Irak près d’Al-Hol, à l’est de Hassaka.

Le dernier groupe quittant le camp d’Al-Hol a eu lieu le 22 janvier, date à laquelle l’agence Hawar de l ‘«auto-administration» kurde a déclaré que le groupe comprenait 109 familles, dont 385 femmes et enfants.

Elle a souligné que les partants sont originaires de la campagne orientale de Deir Ez-Zor, en particulier des villes de Bassira, Thibiane, Hajin et Al-Baghouz, soulignant qu’ils n’étaient pas liés à l’organisation « Daech ».

L’accord des tribus

Le 23 mai 2019, «l’auto-administration» avec les responsables du camp sont parvenus à un accord pour renvoyer les femmes et les enfants déplacés dans leurs villes, et ceci après avoir tenu une réunion dans la ville d’Ayn Issa dans la campagne de Raqqa, appelée «Forum des tribus».

Le forum a réuni des cheikhs et des dignitaires tribaux du nord-est de la Syrie, ainsi que des dirigeants et des représentants de la coprésidence du « Conseil exécutif pour l’autogestion pour le nord et l’est de la Syrie », tels que Abdel Hamid Al-Mahbach, Perivan Khaled, Elizabeth Kouriya, Amina Awsi, et le responsable du camp du nord et de l’est de la Syrie, Cheikhmos Ahmed.

Le Forum a produit des résultats exigeant le retrait des femmes et des enfants des régions du nord et de l’est de la Syrie, qui ont été déplacés vers le camp d’Al-Hol en raison des conditions dans lesquelles sont passées leurs régions lors des batailles contre “l’État islamique”, selon l’agence “ANHA” d’autogestion.

L’administration a indiqué plus tôt que le camp comptait 31 436 Syriens déplacés répartis dans 9 220 familles, dont des familles appartenant à des éléments de l’organisation Daech.

Le camp «al-Hol», à l’est de Hassaka, a vu un grand nombre de déplacés internes provenant de zones sous le contrôle de l’organisation, lors de l’attaque des «FDS» contre ses derniers bastions, et a pu le contrôler, annonçant la fin de l’organisation le 23 mars 2019 .

Le camp a été créé dans les années 90 pour accueillir cinq mille réfugiés irakiens et comprend aujourd’hui 35 000 Syriens, et autant d’ Iraquiens, et environ 10 000 de 30 à 40 autres pays.

 

عائدون إلى بلداتهم.. دفعة جديدة من أهالي ريف دير الزور الشرقي تغادر “الهول”

غادرت دفعة جديدة من النازحين مخيم “الهول” جنوبي محافظة الحسكة شمال شرقي سوريا، أغلبيتهم من النساء والأطفال.

ونشر “المركز الإعلامي بدير الزور”، التابع لـ”الإدارة الذاتية” لشمال شرقي سوريا، عبر “فيس بوك” فجر اليوم، الجمعة 13 من آذار، صورًا تظهر الشاحنات التي نقلت العائلات المغادرة للمخيم.

ولفت إلى أن العائلات تنحدر من بلدات الباغوز والشعفة والسوسة بريف دير الزور الشرقي، وانطلقت بشكل جماعي من مخيم الهول عبر آليات نقلتهم برفقة “مكتب العلاقات العامة” التابع لـ”الإدارة الذاتية”، لإيصالهم إلى مدينة الصور بريف دير الزور، وتسليمهم لذويهم.

#مجلس ديرالزور#لجنة العلاقات العامة44 عائلة من نازحي مخيم الهول …. تعود لمنازلهم مجلس ديرالزور المدني وبتنسيق…

Gepostet von ‎المركز الإعلامي بديرالزور‎ am Donnerstag, 12. März 2020

من جانبها قالت صفحة “فرات بوست” المحلية، إن المغادرين بكفالة وجهاء وشيوخ المنطقة من مخيم “الهول”، وصلوا إلى بلدة الشعفة بعد احتجاز دام قرابة عام و نصف.

وافتتحت “الإدارة الذاتية” مخيم “الهول” منتصف نيسان 2016، لاستقبال النازحين الفارين من مناطق خاضعة لتنظيم “الدولة الإسلامية” واللاجئين من مناطق العراق الحدودية القريبة من بلدة الهول شرقي الحسكة.

وكانت أحدث دفعة خرجت من مخيم “الهول”، في 22 من من كانون الثاني الماضي، وقالت حينها وكالة “هاوار” التابعة لـ”الإدارة الذاتية” الكردية، إن الدفعة شملت 109 عائلات، مؤلفة من 385 شخصًا من نساء وأطفال.

ولفتت إلى أن المغادرين هم من مناطق ريف دير الزور الشرقي، وتحديدًا من بلدات البصيرة وذيبان وهجين والباغوز، مؤكدة أنهم ليسوا على ارتباط بتنظيم “الدولة”.

“اتفاق العشائر”

توصلت “الإدارة الذاتية” مع المسؤولين عن المخيم، في 23 من أيار 2019، إلى اتفاق لإعادة النازحين من النساء والأطفال إلى بلداتهم، وجاء ذلك بعد عقد ملتقى في بلدة عين عيسى بريف الرقة، حمل اسم “ملتقى العشائر”.

جمع الملتقى شيوخ عشائر ووجهاء من شمال شرقي سوريا، بقيادات ونواب من الرئاسة المشتركة لـ“المجلس التنفيذي للإدارة الذاتية لشمالي وشرقي سوريا”، مثل عبد حامد المهباش، وبيريفان خالد، وإليزابيت كورية، وأمينة أوسي، ومسؤول المخيمات في شمالي وشرقي سوريا، شيخموس أحمد.

ونتجت عن الملتقى مخرجات تقضي بإخراج النساء والأطفال من أبناء مناطق شمالي وشرقي سوريا، الذين نزحوا إلى مخيم “الهول” نتيجة للأوضاع التي مرت بها مناطقهم في أثناء المعارك ضد “تنظيم الدولة”، وفق وكالة “ANHA” التابعة لـ“الإدارة الذاتية“.

وأشارت الإدارة في وقت سابق إلى أن المخيم يحتوي 31 ألفًا و436 شخصًا من النازحين السوريين موزعين على 9220 عائلة، بينهم عوائل تابعة لعناصر من التنظيم.

وشهد مخيم “الهول”، شرقي الحسكة، تدفق أعداد كبيرة من النازحين من المناطق التي كانت خاضعة لسيطرة التنظيم، خلال شن “قوات سوريا الديمقراطية” (قسد) هجومًا ضد معاقله الأخيرة، وتمكنت من السيطرة عليها معلنة عن إنهاء التنظيم في 23 من آذار 2019.

وأنشئ المخيم في التسعينيات لاستيعاب خمسة آلاف لاجئ عراقي، ويضم اليوم 35 ألفًا من السوريين، ومثلهم تقريبًا من العراقيين، وحوالي عشرة آلاف من 30 إلى 40 دولة أخرى.

Cibler les réfugiés: la honte de l’humanité !


Cibler les réfugiés: la honte de l’humanité !

5 mars 2020 – L’avis d’Al-Quds Al-Arabi

En réponse à une question posée par des militants de réfugiés de différentes nationalités lors d’un récent atelier de recherche dans une université britannique s’ils changeraient d’avis s’ils connaissaient l’ampleur des risques auxquels ils seraient confrontés, la réponse des Syriens et des Irakiens en particulier s’est concentrée sur le fait de dire qu’ils seraient morts dans les deux cas, et qu’en cas d’asile illégal ils auraient un rôle à jouer dans une décision concernant leur vie ou leur mort, au lieu de rester à la merci des criminels de guerre dans leur pays.

D’autre part, des militants ont diffusé une vidéo d’un jeune palestinien avertissant les réfugiés des dangers de traverser la mer et des mensonges des passeurs sur la facilité d’accès ouvrant la porte aux rêves européens devant eux, à un moment où un pourcentage élevé d’entre eux se noie et meurt chaque jour, et s’ils parviennent à atteindre les îles grecques, ils feront face aux fléaux et seront entassés dans camps indignes, même cette option n’existe plus avec la décision des autorités grecques d’affronter les réfugiés par la force pour les renvoyer en Turquie. L’organisation britannique «Forensic Architects» a confirmé hier le meurtre d’un demandeur d’asile syrien par les gardes-frontières grecs et a documenté l’utilisation de balles réelles contre les demandeurs d’asile essayant de passer du côté grec.
Tandis que d’autres organisations, comme l’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’homme, ont condamné les graves violations des droits de l’homme commises par les autorités grecques, et la Fédération internationale de la Croix-Rouge a condamné l’utilisation des migrants comme “armes politiques” et a appelé l’Union européenne à respecter la “dignité humaine”, le ministre français des Affaires étrangères Jean Yves La Drian, a maintenu cette «utilisation politique» des réfugiés en disant que «l’Europe ne se pliera pas au chantage» pratiquée par la Turquie et que «ses frontières resteront fermées».

Cela se produit à un moment où les «criminels de guerre» représentés par le régime syrien et ses alliés continuent de viser les civils qui sont restés avec des exécution sur le terrain, arrestation et disparition forcées, ou en ciblant ceux qui ont fui leur brutalité avec des frappes aériennes et des bombardements, comme cela s’est produit hier lorsque des raids russes ont visé un rassemblement de personnes déplacées après minuit, près de La ville de Maarat Mesrine dans la campagne nord d’Idleb, qui a entraîné la mort de 16 civils, dont des enfants, pour rejoindre plus de 2100 civils, dont 600 enfants, tués depuis le début de l’accord de Sotchi en septembre 2018, et la décision de l’offensive syro-russe d’envahir Idleb depuis novembre 2019 elle a entraîné le déplacement de plus d’un million et 30 mille civils.

La Turquie, en autorisant les réfugiés à quitter ses territoires vers l’Europe est une décision lourde au sens politique et symbolique, d’une part, elle donne un élan à la propagande de la droite extrémiste européenne, et d’autre part, elle les montre livrées à leur destin et augmente le niveau de sentiments de disposition au sein des tendances politiques turques de droite.

Tout cela n’excuse pas le régime syrien, qui est le premier responsable de cette catastrophe et l’organisateur du dynamisme de l’extermination et du déplacement, et il était notable que son président Bachar Al-Assad est sorti pour parler du «chantage» de la Turquie en Europe en lui envoyant des réfugiés à un moment où il n’a pas cessé de les bombarder durant 9 ans, ce qui nous ramène à l’idée exprimée par les réfugiés dans l’atelier de recherche susmentionné, que la décision d’asile est la dernière chose que les personnes ciblées par les formes de mort et de destruction doivent faire pour pouvoir sauver leur vie d’un système basé sur l’extermination de ses citoyens.

استهداف اللاجئين: عار البشرية!٠

٥ آذار ٢٠٢٠
رأي القدس

ردا على سؤال قدمه ناشطون للاجئين من جنسيات مختلفة خلال ورشة بحثية جرت مؤخرا في جامعة بريطانية إن كانوا سيغيرون رأيهم لو عرفوا حجم المخاطر التي سيواجهونها، تركز جواب السوريين والعراقيين منهم بخاصة على القول إنهم كانوا سيموتون في الحالتين، وأنه في حالة اللجوء غير الشرعي فإنه سيكون لهم دور في قرار يخص حياتهم أو موتهم بعكس أمر بقائهم تحت رحمة مجرمي الحرب في بلدانهم.

في المقابل تداول ناشطون فيديو لشاب فلسطيني يحذر اللاجئين من مخاطر ركوب البحر ومن أكاذيب مهربي البشر على سهولة الوصول وانفتاح باب الأحلام الأوروبية أمامهم، في الوقت الذي تتعرض فيه نسبة عالية منهم للغرق والموت كل يوم، وإذا تمكنوا من الوصول إلى الجزر اليونانية فسيلاقون الويلات فيحشرون في معسكرات لا تليق بالبشر، وحتى هذا الخيار ما عاد موجودا مع قرار السلطات اليونانية مواجهة اللاجئين بالقوة لإرجاعهم إلى تركيا، وقد أكدت منظمة «فورنزك اركيتكتشر» البريطانية أمس مقتل طالب لجوء سوري بنيران حرس الحدود اليوناني، وتوثيقها لاستخدام الحرس الرصاص الحي ضد طالبي اللجوء الذين يحاولون العبور إلى الجانب اليوناني.
وفي الوقت الذي أعلنت فيه منظمات أخرى، كالمرصد الأورومتوسطي لحقوق الإنسان استنكار الانتهاكات الجسيمة لحقوق الإنسان المرتكبة من قبل السلطات اليونانية، وإدانة الاتحاد الدولي للصليب الأحمر لاستخدام المهاجرين كـ«أسلحة سياسية» داعيا الاتحاد الأوروبي إلى احترام «كرامة الإنسان»، ثبّت وزير الخارجية الفرنسي جان ايف لودريان هذا «الاستخدام السياسي» للاجئين بقوله إن «أوروبا لن ترضخ للابتزاز» الذي تمارسه تركيا وأن «حدودها ستبقى مغلقة».

يجري هذا في الوقت الذي يستمر فيه «مجرمو الحرب» الذين يمثلهم النظام السوري وحلفاؤه باستهداف من بقوا من المدنيين بالإعدام الميداني وبالاعتقال والتغييب، ثم باستهداف من هربوا من بطشهم بالغارات الجوّية والقصف، كما حصل أمس حين استهدفت الغارات الروسية تجمعا للنازحين بعد منتصف الليل، قرب بلدة معرة مصرين في ريف إدلب الشمالي، مما أدى لمقتل 16 مدنيا بينهم أطفال، لينضموا إلى أكثر من 2100 مدني بينهم 600 طفل قتلوا منذ بداية اتفاق سوتشي في سبتمبر/ أيلول 2018، وكان قرار الهجوم السوري ـ الروسي لاجتياح إدلب منذ تشرين الثاني/نوفمبر 2019 أدى لنزوح أكثر من مليون و30 ألف مدني.

سماح تركيا للاجئين بالخروج منها إلى أوروبا هو قرار ثقيل بالمعاني السياسية والرمزية، فهو من جهة يعطي دفعة لدعاية اليمين المتطرّف الأوروبي، وهو من جهة أخرى، يظهرهم متروكين لمصائرهم ويرفع منسوب مشاعر التخلّص منهم داخل اتجاهات سياسية يمينية تركيّة أيضا.
كل هذا لا يعفي النظام السوري، الذي هو المسؤول الأول عن هذه الكارثة ومنظّم ديناميّة الإبادة والتهجير، وكان لافتا خروج رئيسه بشار الأسد للحديث عن «ابتزاز» تركيا لأوروبا عبر إرسال اللاجئين إليها في الوقت الذي لم يتوقف عن قصفهم خلال 9 سنوات، وهو ما يعيدنا إلى الفكرة التي عبّر عنها اللاجئون في الورشة البحثية المذكورة آنفا، فقرار اللجوء هو آخر ما تبقّى لدى هؤلاء المستهدفين بأشكال الموت والتدمير ليفعلوه كي ينجوا بحيواتهم من أنظمة مؤسسة على إبادة مواطنيها.


Syrie: l’armée reprend Saraqeb, Erdogan menace l’Europe de «millions» de migrants

«Les forces du régime sous couverture aérienne russe ont pu reprendre le contrôle total de Saraqeb», a dit l'Observatoire syrien des droits de l'homme à l'AFP.
«Les forces du régime sous couverture aérienne russe ont pu reprendre le contrôle total de Saraqeb», a dit l’Observatoire syrien des droits de l’homme à l’AFP. Muhammad HAJ KADOUR / AFP

Les forces du régime de Damas ont repris lundi 2 mars Saraqeb, une localité stratégique. Le président turc, attendu jeudi 5 mars à Moscou, espère obtenir un trève de la part de son homologue russe Vladimir Poutine. Recep Tayyip Erdogan accentue la pression et menace les Européens

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L’armée syrienne est entrée aujourd’hui à Saraqeb, une localité située à la jonction de deux axes routiers importants, au sud-est de la ville d’Idleb. Saraqeb a changé plusieurs fois de mains au cours des dernières semaines, prises par les forces de Damas, reprises par les groupes rebelles avec l’appui de la Turquie la semaine dernière et donc de nouveau controlée par le régime et ses alliés depuis aujourd’hui, selon plusieurs sources.

Fait significatif : la Russie a annoncé que des unités de sa police militaire se sont déployées dans Saraqeb, ce qui pourrait indiquer que Moscou verrouille désormais cette position. Selon l’OSDH, plus de 90 soldats du régime ont été tués dans les bombardements turcs depuis vendredi, tout comme 10 combattants du Hezbollah.

Erdogan veut un cessez-le-feu en Syrie

Une rencontre entre les présidents russe et turc est prévue jeudi 5 mars à Moscou. Recep Tayyip Erdogan a déclaré qu’il exigerait un cessez-le-feu en Syrie. Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan soutiennent des camps ennemis sur le terrain, mais ont su se parler et même coopérer ces dernières années. C’est cette relation particulière qui est aujourd’hui mise à l’épreuve par la confrontation en cours dans la province d’Idleb. Le régime de Bachar el-Assad appuyée par les forces russes est à l’offensive depuis des mois et la Turquie a annoncé dimanche qu’elle lançait l’opération « Bouclier du Printemps » contre les forces syriennes.

Erdogan menace l’Europe de « millions de migrants »

« Bientôt, des millions » de migrants se dirigeront vers l’Europe après l’ouverture des frontières, a affirmé Recep Tayyip Erdogan lors d’un discours lundi 2 mars à Ankara. Le président turc accentue la pression sur ses voisins européens afin de trouver un soutien dans ses opérations en Syrie. Une stratégie qui interroge… Des milliers de personnes se sont en effet massées ce week-end le long des 212 km de la frontière terrestre gréco-turque et notamment au poste de Pazarkule. L’Organisation internationale des migrations (OIM) a estimé leur nombre à quelque 13 000.

On nous a trompés. On a cru que la porte était vraiment ouverte mais en fait, il n’y a rien. Ça fait trois jours que je n’ai rien mangé. Il n’y a rien à faire. Comme je n’ai plus d’argent, je ne peux même pas rentrer à Istanbul.

La chancelière allemande Angela Merkel a jugé « inacceptable » cette décision turque d’ouvrir les frontière avec la Grèce. La dirigeante allemande reproche au président turc Erdogan d’exprimer son mécontement « sur le dos des réfugiés ».

Le président turc a actuellement le sentiment de ne pas être suffisamment soutenu par d’autres pays. Mais malgré toute la compréhension que l’on peut avoir pour sa situation, il est totalement inacceptable de rechercher un soutien supplémentaire sur le dos des réfugiés. En leur permettant de se diriger vers la frontière, on les envoie de fait dans une impasse. Notre politique, fondée sur l’accord entre l’Union européenne et la Turquie, a pour but de ne pas trouver des solutions sur le dos de ces réfugiés. Ce texte veut améliorer leur prise en charge et lutter contre les passeurs. La solution à la crise actuelle passe par des discussions avec la Turquie pour que l’accord conclu avec l’Europe soit de nouveau accepté par les deux partis et appliqué comme cela était le cas jusqu’à ces derniers jours.

Réunion des ministres de l’Intérieur de l’UE le 4 mars

Une réunion extraordinaire des ministres de l’Intérieur de l’Union européenne a été convoquée mercredi 4 mars à Bruxelles pour aider la Grèce et la Bulgarie après la décision turque d’ouvrir ses frontières. « La réunion extraordinaire des ministres de l’Intérieur de mercredi sera l’occasion d’adopter des mesures de soutien à la Grèce », a affirmé le vice-président de la Commission européenne Margaritis Schinas dans un message sur son compte Twitter

Le président français Emmanuel Macron a souligné dimanche soir la « pleine solidarité » de la France avec la Grèce et la Bulgarie, confrontées à un afflux de migrants depuis la Turquie, et sa volonté de « leur prêter une assistance rapide et protéger les frontières » dans le cadre des « efforts européens ».

L’agence européenne Frontex lancera une intervention rapide

À la demande du gouvernement grec Frontex va renforcer ses moyens pour contrôler l’arrivée de migrants suite à la décision de Reccep Tayyip Erdogan de laisser les réfugiés quitter son pays vers l’Union européenne. L’agence européenne a déjà 400 agents sur le territoire grec. Le directeur de Frontex a lancé ce qu’on appelle une « intervention rapide aux frontières ».

On va envoyer très vite des garde-côtes et de l’équipement: les pays contributeurs auront 5 jours pour fournir des hommes et 5 de plus pour le matériel. Le plan est encore en discussion, mais je peux vous dire que la Grèce nous demande des bateaux, de l’aide pour la surveillance. Nous allons aussi envoyer des renforts pour l’enregistrement des gens et les contrôles de sécurité… La demande concerne surtout la frontière maritime, même si tout n’est pas arrêté et qu’on n’a pas tous les détails. C’est de ce côté surtout qu’ils disent avoir besoin d’aide. Les bateaux de Frontex ne peuvent pas aller dans les eaux territoriales turques, mais ils patrouilleront pour surveiller le côté turc des détroits entre les côtes. Non, nous ne renvoyons pas les gens en Turquie mais nous pouvons prévenir ceux qui s’apprêtent à traverser qu’ils vont entrer illégalement dans les eaux européennes. Par ailleurs, si des gens se trouvent en détresse, notre responsabilité, comme celle de n’importe quel bateau d’ailleurs, c’est de les secourir et de les conduire à un port sûr.

Syrie: après la riposte d’Ankara, l’escalade des tensions inquiète


Syrie: après la riposte d’Ankara, l’escalade des tensions inquiète

Des combattants syriens soutenus par la Turquie conduisent un char dans la ville de Saraqib, dans la partie orientale de la province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, le 27 février 2020.
Des combattants syriens soutenus par la Turquie conduisent un char dans la ville de Saraqib, dans la partie orientale de la province d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, le 27 février 2020. Bakr ALKASEM / AFP

La Turquie a bombardé dans la nuit de jeudi à vendredi des positions du régime de Bachar el-Assad en représailles à la mort de 33 militaires turcs dans la région d’Idleb au nord-ouest de la Syrie, a déclaré la présidence turque. Depuis, l’escalade des tensions inquiète la communauté internationale.

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« Toutes les positions connues du régime (syrien) ont été prises sous le feu de nos unités terrestres et aériennes », a affirmé le directeur de la communication de la présidence Fahrettin Altun dans un communiqué.

Cette riposte intervient après la mort d’au moins 33 militaires turcs dans des frappes attribuées par Ankara au régime syrien dans la région d’Idleb. C’est l’une des attaques les plus meurtrières jamais subies par l’armée turque dans son histoire récente, ce qui donne une idée de l’émoi que la nouvelle a suscité dans le pays. « Nos valeureux soldats seront vengés », a déclaré M. Altun.

Selon le préfet de Hatay, province frontalière d’Idleb où sont hospitalisés les nombreux blessés, l’aviation syrienne, car c’est pour l’instant le régime syrien qu’Ankara met officiellement en cause, a frappé les militaires turcs dans la localité de Baluon, au sud-ouest de Saraqeb. Une ville reprise quelques heures plus tôt par les rebelles syriens soutenus par Ankara.

Les explications de la Russie 

Ce vendredi matin, le ministère russe de la Défense a donné sa version des faits. Le premier reproche formulé par le ministère russe de la Défense est que la Turquie n’a pas communiqué la présence de ses troupes dans la zone visée par l’armée syrienne. C’est ce que relate notre correspondant à Moscou, Daniel Vallot. Le second reproche concerne les soldats turcs qui « n’auraient pas dû se trouver » dans cette zone, « aux côtés de groupes terroristes ».

La Russie précise que ses avions n’ont pas été impliqués dans cette opération : les soldats turcs ont péri sous le feu syrien, et non pas russe. Moscou ajoute qu’aussitôt informée de la présence de ces soldats dans la zone, l’armée russe a pris toutes les mesures nécessaires pour que les tirs s’arrêtent. Pour l’heure, Moscou cherche encore à éviter l’escalade avec Ankara.

Selon le ministre russe des Affaires étrangères Sergei Lavrov, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan ont eu un entretien téléphonique ce vendredi, à l’initiative d’Ankara. Le contact n’est pas rompu, les négociations se poursuivent en vue d’une solution négociée à Idleb, même si pour l’instant ces contacts diplomatiques restent infructueux.

La possibilité d’un sommet entre les deux présidents évoquée par la Turquie n’a pas été confirmée à Moscou. En attendant, le chef de la diplomatie russe qui a présenté ses condoléances à la Turquie affirme que son pays « fera tout pour assurer la sécurité des soldats turcs déployés en Syrie ».

La Turquie demande le soutien de l’Otan 

Recep Tayyip Erdogan a par ailleurs exhorté la communauté internationale, y compris la Russie et l’Iran, parrains de Damas, à « prendre leurs responsabilités » pour « faire cesser les crimes contre l’humanité que commet le régime ». La Turquie appelle l’Otan à lui apporter un soutien « concret », et agite une fois de plus la menace migratoire.

Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a ensuite annoncé une réunion en urgence des ambassadeurs des 29 pays de l’Otan. La convocation de cette réunion fait suite à une demande de la Turquie, membre de l’Otan, en vertu de l’article 4 du traité qui peut être invoqué par un allié estimant son intégrité territoriale, son indépendance politique ou sa sécurité menacée, selon un communiqué de l’Alliance.

Jens Stoltenberg s’est ensuite exprimé lors d’une conférence de presse à l’issue d’une rencontre entre les ambassadeurs de l’alliance et a affirmé son soutien à l’égard de la Turquie. « Nous appelons la Russie et le régime syrien à cesser les combats et les attaques aériennes aveugles (…) Nous appelons aussi la Russie et à la Syrie à respecter pleinement le droit internationalet et à soutenir les efforts de l’ONU pour une solution pacifique .»

« Il faut une désescalade de cette dangereuse situation et nous appelons à un retour immédiat au cessez-le-feu de 2018 pour éviter qu’empire l’horrible situation humanitaire dans la région et pour permettre un accès humanitaire urgent à ceux qui sont piégés à Idleb », a-t-il ajouté.

Après l’attaque, des sources officielles turques ont également affirmé qu’Ankara n’empêcherait plus le passage, par la terre ou la mer, de réfugiés en Europe. Un moyen évident de faire pression sur les Occidentaux pour qu’ils soutiennent la Turquie face au régime syrien , et son allié russe, à Idleb. Après cette annonce, la Grèce a décidé de renforcer ses patrouilles à la frontière avec la Turquie.

L’UE inquiète d’une « confrontation militaire internationale »

L’UE s’inquiète d’un risque de « confrontation militaire internationale majeure » en Syrie et « envisagera toutes les mesures nécessaires pour protéger ses intérêts en matière de sécurité », a annoncé vendredi le chef de sa diplomatie, Josep Borrell.

« Il est urgent de mettre un terme à l’escalade actuelle. Il y a un risque de glissement vers une confrontation militaire internationale ouverte majeure », a-t-il déclaré dans un message sur son compte twitter. « L’UE appelle toutes les parties à une désescalade rapide et regrette toutes les pertes de vies humaines .» Josep Borrell a conclu en précisant que l’UE envisagera toutes les mesures nécessaires pour protéger ses intérêts en matière de sécurité. « Nous sommes en contact avec tous les acteurs concernés.»

L’UE multiplie les contacts diplomatiques, en particulier avec la Russie et elle envisage une action humanitaire dès que l’accès à la région le permettra. L’UE appelle par ailleurs la Turquie à respecter les accords euro-turcs sur les migrants et à empêcher les réfugiés d’affluer vers l’Union européenne.

► À lire aussi : Syrie: la Turquie ne fera pas «le moindre pas en arrière» à Idleb

Le président Recep Tayyip Erdogan a convoqué jeudi soir un conseil de sécurité nationale extraordinaire consacré à la situation à Idleb. Une réunion pour décider, notamment, de la suite des opérations de l’armée turque à Idleb, où des milliers de soldats sont déployés depuis le début du mois sans couverture aérienne. Les lourdes pertes essuyées par les forces turques jeudi interviennent après des semaines d’escalade à Idleb entre Ankara et le régime syrien, appuyé par Moscou.

Avec le soutien de l’aviation de Moscou, Damas a déclenché en décembre une offensive pour reprendre le dernier bastion rebelle et jihadiste d’Idleb. Le régime et son allié russe ont mis les bouchées doubles ces dernières semaines et repris plusieurs localités dans cette province frontalière de la Turquie.

L’offensive a aussi entraîné des tensions entre la Russie et la Turquie, deux acteurs majeurs du conflit syrien qui ont renforcé leur coopération sur ce dossier depuis 2016 malgré leurs intérêts divergents.

Ces derniers jours, M. Erdogan a plusieurs fois sommé le régime syrien de retirer ses forces d’ici fin février de certaines zones dans la région d’Idleb, menaçant sinon de recourir à la force.

L’offensive du régime syrien a aussi provoqué une catastrophe humanitaire, avec près d’un million de déplacés coincés dans une étroite bande de territoire à la frontière turque. Le conflit en Syrie a fait plus de 380 000 morts et déplacé des millions de personnes depuis 2011.

(Avec AFP)

Dans le « chaos » syrien, l’OMS apporte son aide sanitaire aux personnes déplacées


OMS
Au cours d’une opération de deux jours, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a envoyé sept camions transportant 55 tonnes de médicaments et de fournitures médicales depuis Turquie vers le gouvernorat d’Idlib et certaines parties d’Alep.
28 février 2020

L’Organisation mondiale de santé (OMS) a annoncé vendredi qu’elle fournira des traitements aux personnes syriennes déplacées dans les provinces d’Idlib et d’Alep, deux régions du nord-ouest de la Syrie où les hostilités se poursuivent.

Des professionnels de la santé décrivent « le chaos » en cours dans le nord-ouest de la Syrie », au moment où l’ONU s’inquiète des conséquences de l’escalade militaire sur la population civile.

« C’est la situation la plus sombre dans laquelle nous sommes depuis le début de la guerre », a déclaré un chirurgien du nord-ouest du gouvernorat d’Alep cité par l’OMS dans un communiqué. « Les gens n’ont pas la moindre idée de l’endroit où aller, ils savent seulement qu’ils doivent s’éloigner des bombardements », a-t-il ajouté.

Les attaques contre le personnel soignant et les centres de santé en Syrie se poursuivent. À la date du 28 février, l’OMS indique avoir enregistré plus d’une dizaine d’attaques depuis le début des déplacements massifs le 1er décembre 2019. Des attaques qui ont fait 10 morts et 37 blessés.

Alors que les hostilités se poursuivent et que les déplacements forcés vers la frontière turque se multiplient, la pression sur les établissements de santé ne cesse de s’alourdir. Sur les 84 centres qui ont été contraints de suspendre leurs activités depuis décembre dernier, seule une trentaine ont pu être relocalisés et fournir des services là où les gens ont trouvé refuge contre les bombardements.

En conséquence, plus de 133.000 consultations médicales externes n’auront pas lieu. Près de 11.000 patients traumatisés ne sont pas pris en charge et 1.500 opérations chirurgicales majeures ne seront pas effectuées comme elles le seraient normalement dans un cycle de quatre semaines. En raison du dépeuplement massif de zones entières, la charge de travail des établissements de santé en fonctionnement à Idlib est disproportionnée – avec d’un côté, des établissements de santé désertés, et de l’autre, des établissements dont la capacité est largement dépassée.

Face à cette situation, l’OMS a livré d’urgence des médicaments et des fournitures pour assurer la continuité des services de santé en Syrie. Cette aide permettra de dispenser plus de 225.000 traitements aux personnes déplacées syriennes à Idlib et à Alep. Dans le cadre d’une opération menée sur deux jours, l’agence onusienne a acheminé par camion 55 tonnes de médicaments et de fournitures médicales depuis la Turquie vers le gouvernorat d’Idlib et certaines parties d’Alep.

« Ces fournitures permettront de répondre à un besoin urgent et croissant et de poursuivre les services », a déclaré Richard Brennan, le responsable des urgences au Bureau régional de l’OMS pour la Méditerranée orientale.

« Ce n’est qu’une question de jours avant que nous dépassions le million de personnes déplacées »

En trois mois, près d’un million de personnes ont été déplacées dans le nord-ouest de la Syrie. « Ce n’est qu’une question de jours avant que nous dépassions le million de personnes déplacées », a dit M. Brennan.

Outre une forte augmentation des cas de traumatismes, les agents de santé traitent également les infections des voies respiratoires, dues à un mauvais hébergement et à des conditions climatiques difficiles, ainsi que les complications de maladies non chroniques telles que les maladies cardiaques et le diabète, en raison d’un accès irrégulier aux médicaments.

« Le fardeau et le sacrifice des travailleurs de la santé dans les gouvernorats du nord-ouest est désormais inimaginable », a ajouté M. Brennan, non sans rappeler l’énorme pression à laquelle sont soumis des agents de santé qui mettent « souvent leur propre vie en danger ».

Les partenaires de l’OMS qui fournissent des services de santé dans la région ont décrit à quel point le personnel et les établissements de santé sont débordés. S’adressant aux équipes de l’agence onusienne dans la région, un pédiatre de la ville d’Idlib a déclaré qu’il n’avait ni le temps ni la capacité de traiter des questions qui ne mettaient pas la vie en danger. « Ce n’est pas viable », a-t-il dit, alertant sur la faible santé mentale des personnes dans le besoin mais aussi du personnel médical.

Un médecin généraliste travaillant à 10 kilomètres de Darat Izza, dans le gouvernorat d’Alep où deux hôpitaux ont été attaqués le 17 février, a exprimé ses préoccupations quant au manque de médicaments, de gants, de seringues et de pansements. Il a indiqué que la charge de travail dans certains hôpitaux a doublé, alors que les ressources sont identiques ou inférieures. « Le nombre d’hôpitaux et de centres de santé autour de nous continue à diminuer en raison du ciblage fréquent des établissements de santé », a-t-il rapporté.

Par la voix de son porte-parole, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a dit suivre « avec une profonde préoccupation » l’escalade en cours dans le nord-ouest de la Syrie et les informations faisant état d’une dizaine de soldats turcs tués dans une frappe aérienne.

« Le Secrétaire général réitère son appel à un cessez-le-feu immédiat et se déclare particulièrement préoccupé par le risque que courent les civils d’une escalade des actions militaires », a dit jeudi soir son porte-parole. « Sans action urgente, le risque d’une escalade encore plus grande augmente d’heure en heure », a-t-il ajouté.

Syrie : face à l’escalade, Guterres appelle à donner une chance à la diplomatie


 

Photo ONU/Evan Schneider
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’exprime sur la situation en Syrie devant des journalistes au siège des Nations Unies (archive)
28 février 2020

Le chef de l’ONU a, une nouvelle fois, appelé vendredi à un cessez-le-feu en Syrie et à donner une chance à la diplomatie.

Ces derniers jours, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, avait mis en garde à plusieurs reprises contre le risque d’une grave escalade des hostilités dans le nord-ouest de la Syrie.

« Je crains qu’avec les événements des dernières 24 heures, nous ayons atteint ce point », a dit M. Guterres lors d’un point de presse au siège des Nations Unies à New York.

Près d’un million de personnes ont fui leur domicile au cours des trois derniers mois. Selon les informations rapportées par la presse, 33 soldats turcs ont été tués jeudi dans une frappe aérienne à Idlib.

« Il s’agit de l’un des moments les plus alarmants de la durée du conflit syrien », a alerté le Secrétaire général. « Sans action urgente, le risque d’une escalade encore plus grande augmente d’heure en heure », a-t-il prévenu.

« Comme toujours », les civils paient le prix le plus grave, a déploré le chef de l’ONU. Les frappes aériennes continuent sur les écoles et les installations médicales.

« Même les camps et autres sites où des familles déplacées ont cherché refuge ont été frappés par des bombardements », a-t-il dit. « Et au fur et à mesure que le nœud coulant se resserre et que les lignes de front se déplacent, elles atteignent des zones plus densément peuplées ».

Dix ans du conflit syrien :  « une décennie de combats n’a apporté que ruine et misère »

Alors que le conflit en Syrie entre bientôt dans sa dixième année, António Guterres, a réitéré son appel à un cessez-le-feu immédiat. « Le besoin le plus urgent », a-t-il souligné, avant que la situation ne devienne « complètement incontrôlable ».

« Dans tous mes contacts avec les personnes impliquées, j’ai eu un message simple : retirez-vous du bord de l’escalade », a indiqué le Secrétaire général aux journalistes, réitérant également son appel pour la protection des civils.

A la veille du dixième anniversaire du conflit syrien, le chef de l’ONU a rappelé que cette « décennie de combats n’a apporté que ruine et misère ».

« Il n’y a pas de solution militaire. La seule voie est un processus politique facilité par l’ONU conformément à la résolution 2254 », a déclaré M. Guterres, rappelant que cette résolution adoptée par le Conseil de sécurité des Nations Unies en décembre 2015, appelait à un cessez-le-feu sur l’ensemble du territoire nationale syrien.

Le Conseil de sécurité doit se réunir vendredi après-midi à New York sur la situation en Syrie.

« Il est maintenant temps de donner une chance à la diplomatie de fonctionner et il est essentiel que les combats cessent », a conclu le Secrétaire général.

Syrie-des civils fuyant les bombardements russo-syriens à Idleb - 2019

La Turquie a vivement riposté après la mort de 22 soldats turcs en Syrie


En représailles de la mort de 22 soldats turcs dans la région d’Idlib ce jeudi par des raids syriens, Ankara a frappé à son tour des positions du régime de Bachar al-Assad.

Par Le Figaro avec Reuters
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Des soldats syriens dans la région d’Idlib. BAKR ALKASEM / AFP

Le risque d’embrasement a rarement été aussi grand ces derniers mois au Moyen-Orient. Après que 22 soldats ont été tués ce jeudi par des frappes aériennes attribuées au régime syrien dans la région d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, Ankara a bombardé des positions du régime de Bachar al-Assad.

Dans une déclaration publiée par l’agence de presse étatique Anadolu, le directeur de la communication de la présidence, Fahrettin Altun, a par ailleurs exhorté la communauté internationale à «prendre ses responsabilités» à Idlib.

Le chef de l’État turc Recep Tayyip Erdogan menace depuis plusieurs jours de déloger par la force les forces du régime de certaines positions dans cette ville syrienne stratégique. Il a convoqué dans la soirée un conseil de sécurité extraordinaire à Ankara, en présence notamment du ministre de la Défense, du chef de l’armée et du patron des services secrets, selon la présidence.

Les lourdes pertes essuyées par Ankara ce jeudi interviennent après des semaines d’escalade à Idlib entre les forces turques et celles du régime de Bachar al-Assad, qui se sont affrontées à plusieurs reprises. Le bilan de soldats turcs tués ce jeudi pourrait encore s’alourdir, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une ONG, ayant fait état de plus de 30 morts dans des bombardements aériens et d’artillerie du régime.

Un nouveau round de pourparlers entre Russes et Turcs visant à trouver une issue à la crise d’Idlib s’est achevé ce jeudi à Ankara, sans annonce de résultat concluant. Selon l’agence de presse étatique Anadolu, le chef de la diplomatie turque s’est entretenu jeudi soir avec le chef de l’Otan, Jens Stoltenberg.

Ville stratégique

Avec le soutien de l’aviation de Moscou, Damas a déclenché en décembre une offensive pour reprendre le dernier bastion rebelle et djihadiste d’Idlib. Le régime et son allié russe ont mis les bouchées doubles ces dernières semaines et repris plusieurs localités dans cette province frontalière de la Turquie. Cependant, les groupes rebelles, dont certains sont appuyés par Ankara, ont contre-attaqué et repris jeudi la ville stratégique de Saraqeb, selon l’OSDH. Selon un correspondant de l’AFP, les rebelles sont entrés le matin dans cette localité de l’est de la province d’Idleb. Les insurgés se sont déployés en grand nombre dans les rues de la ville en ruines et totalement vidée de ses habitants.

Saraqeb, qui avait été reconquise le 8 février par le régime, se trouve à la jonction de deux autoroutes que le pouvoir veut sécuriser pour consolider son emprise dans le nord du pays. En reprenant la ville, djihadistes et rebelles coupent l’autoroute M5 reliant la capitale Damas à la métropole d’Alep. Ce jeudi, les membres occidentaux du Conseil de sécurité de l’ONU ont réclamé un «cessez-le-feu humanitaire», resté lettre morte face au refus de la Russie.

Depuis décembre, plus de 400 civils ont été tués dans l’assaut selon l’OSDH et plus de 948.000 personnes, dont plus d’un demi-million d’enfants, ont été déplacées d’après l’ONU.

Les-civils-fuient-les-bombardements-des-régime-syrien-et-russe-dans-le-gouvernorat-d'Idleb-fév-2020

Les “coordinateurs d’intervention » réfutent les allégations de la Russie concernant les déplacés internes d’Idleb


Enab Baladi – 21/02/2020

Des centaines de véhicules chargés de déplacés en direction de la campagne orientale d’Idleb jusqu’à la frontière turque, 4 février 2020

L’équipe des coordinateurs d’intervention en Syrie a démenti les allégations de la Russie selon lesquelles des centaines de milliers de civils n’avaient pas été déplacés par des opérations militaires à Idleb.

Dans une déclaration publiée aujourd’hui, vendredi 21 février, les « coordinateurs d’intervention » ont déclaré qu’ils rejetaient, tous les détails du rapport publié hier par le ministère russe de la Défense, niant le déplacement de centaines de milliers de civils à la suite des attaques du régime syrien à Idleb.

Il a souligné que les récentes opérations militaires du régime syrien et de son allié russe ont entraîné le déplacement d’environ un million de civils dans la campagne d’Idleb et d’Alep, depuis le début de novembre dernier jusqu’à aujourd’hui.

Le communiqué décrit les déclarations russes comme “provocantes et fausses, et met en évidence les intentions hostiles de la Russie contre les civils dans le nord de la Syrie”.

Le communiqué ajoute que les déclarations “montrent que la Russie continue de mettre en œuvre le plan élaboré avec les forces du régime, pour contrôler le nord de la Syrie et commettre des crimes contre les civils, et constitue un contournement de l’accord signé avec le gouvernement turc à Sotchi, en référence à l’accord visant à réduire l’escalade”.

La déclaration a appelé la communauté internationale à œuvrer efficacement pour mettre fin aux attaques contre les civils et à donner plus de pouvoirs aux Nations Unies pour œuvrer à mettre fin aux souffrances des Syriens, qui durent depuis neuf ans.

Les “coordinateurs d’intervention » sont une équipe composée de travailleurs d’organisations humanitaires dans le nord de la Syrie, soucieuse de documenter le nombre de déplacés et de morts et de décrire les conditions humanitaires dans la région.

Le ministère russe de la Défense a démenti les informations publiées par les Nations Unies et les organisations humanitaires sur le déplacement de milliers de civils d’Idleb et de ses campagnes vers la frontière turque, à la suite de l’opération militaire des forces du régime, soutenue par la Russie.

Le chef du Centre russe pour la réconciliation, qui est affilié au ministère russe de la Défense, Navy Oleg Goravlovov, selon l’agence “TASS” aujourd’hui, vendredi, que les informations qui parlent de l’afflux de centaines de milliers de civils à la frontière turque en raison des combats sont incorrectes.

Le porte-parole du Secrétaire général des Nations Unies, Stephen Dujarric, a annoncé qu’il est estimé que plus de 900 000 personnes ont été déplacées dans le nord de la Syrie, en raison de l’escalade des combats depuis décembre 2019.

L’Alliance des ONG humanitaires syriennes (ANS) a confirmé le déplacement d’un million de Syriens à la suite des opérations du régime syrien et de ses alliés russes et iraniens.

Syrie: Erdogan exhorte Poutine à “freiner” le régime d’Assad à Idleb


AFP-21 fév 2020

Syrie: Erdogan exhorte Poutine à “freiner” le régime d’Assad à Idleb

AFP / Mohammed AL-RIFAI Une jeune Syrien porte une pancarte avec une caricature représentant les présidents russe Vladimir Poutine et syrien Bachar al-Assad, lors d’une manifestation le 21 février à Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie

 

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a exhorté vendredi son homologue russe Vladimir Poutine à “freiner” le régime syrien dans la province rebelle syrienne d’Idleb, au coeur d’une intense activité diplomatique destinée à mettre fin aux combats et à une situation humanitaire désastreuse.

L’offensive menée par le régime du président Bachar al-Assad avec l’appui de Moscou pour reprendre Idleb, dernier bastion rebelle dans le nord-ouest du pays, a sérieusement mis à mal l’entente entre MM. Erdogan et Poutine qui coopéraient étroitement depuis 2016 en vue de mettre fin au conflit en Syrie, où ils soutiennent pourtant des camps opposés.

Lors d’un entretien téléphonique avec le maître du Kremlin, M. Erdogan “a souligné que le régime doit être freiné à Idleb et que la crise humanitaire doit prendre fin”, a indiqué la présidence turque.

M. Erdogan a en outre souligné qu’une solution à la situation explosive à Idleb passait par “la pleine mise en oeuvre de l’accord de Sotchi” parrainé en 2018 par les deux dirigeants pour faire taire les armes dans la province mais qui vacille depuis plusieurs semaines.

Vladimir Poutine a de son côté assuré à son homologue turc être “gravement préoccupé” par les “actions agressives” des jihadistes dans la région d’Idleb. Selon le Kremlin, les deux hommes ont convenu d'”intensifier les consultations bilatérales à propos d’Idleb, dans le but de réduire les tensions, garantir un cessez-le-feu et neutraliser la menace terroriste”.

Avant cet entretien, M. Erdogan a discuté au téléphone de la situation à Idleb avec les dirigeants français Emmanuel Macron et allemande Angela Merkel qu’il a appelés à “des actions concrètes pour empêcher une catastrophe humanitaire”, selon la présidence turque.

– “Déterminant” –

Jeudi, la chancellerie allemande avait annoncé que Mme Merkel et M. Macron avaient exprimé leur “inquiétude” concernant la “situation humanitaire catastrophique” à Idleb lors d’un entretien téléphonique avec M. Poutine, dont le pays est le principal soutien du régime de Damas.

Ils “ont exprimé leur volonté de rencontrer le président Poutine et le président turc Erdogan pour trouver une solution politique à la crise”, a ajouté la chancellerie.

AFP / Abdulaziz KETAZ Combattants syriens soutenus par la Turquie, le 20 février 2020 dans le village de al-Nayrab, au sud-est d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie

 

A Moscou, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a indiqué vendredi que “la possibilité de la tenue d’un sommet est en discussion”.

Dans des déclarations à la presse à Istanbul avant de parler avec son homologue russe, M. Erdogan a affirmé que cet entretien “déterminera notre attitude pour la suite” concernant Idleb.

“Aussi longtemps que le régime poursuivra sa cruauté, il est hors de question pour nous de nous retirer de là-bas”, a-t-il ajouté.

Aux termes d’un accord avec Moscou, la Turquie, qui soutient des groupes rebelles, dispose de douze postes d’observation militaires dans la province d’Idleb, dont plusieurs se retrouvent désormais dans des zones que le régime d’Assad a reconquises à la faveur de son offensive lancée en décembre avec l’appui de l’aviation russe.

La Turquie a annoncé jeudi que deux de ses soldats avaient été tués par une frappe aérienne attribuée au régime syrien, portant à 16 le nombre de militaires turcs tués dans le nord-ouest de la Syrie depuis début février.

AFP / Omar HAJ KADOUR Soldats turcs déployés dans le village de al-Nayrab, au sud-est de la ville d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, le 20 février 2020

 

Le ton ne cesse de montrer entre Ankara et Moscou, qui semble déterminé à aider le régime syrien à reconquérir Idleb à tout prix, ce qui fait craindre un affrontement sur le terrain entre les deux pays.

Environ 900.000 personnes, en vaste majorité des femmes et des enfants, ont fui depuis décembre, selon l’ONU. Jamais la Syrie, en guerre depuis 2011, n’a connu un tel exode sur une période aussi courte.

– “Enormes souffrances” –

Si la Turquie se préoccupe autant de la situation dans cette région frontalière, c’est parce qu’elle redoute l’arrivée sur son sol d’une nouvelle vague de réfugiés. Le pays accueille déjà plus de 3,6 millions de Syriens.

Les dirigeants de l’Union européenne, réunis vendredi à Bruxelles, ont appelé à la cessation de l’offensive militaire “inacceptable” à Idleb.

Jeudi, l’armée russe a indiqué avoir mené des frappes pour stopper une attaque de factions armées soutenues par Ankara contre des positions du régime, appelant la Turquie à “cesser de soutenir les actions des groupes terroristes et de leur donner des armes”.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une ONG, a rapporté que des groupes appuyés par la Turquie avaient lancé une offensive dans la région d’Al-Nayrab, au sud d’Idleb, faisant état de 25 combattants tués dans les deux camps.

Selon Moscou et l’OSDH, l’artillerie turque a bombardé des positions du régime pour soutenir cette attaque.

M. Erdogan a sommé à plusieurs reprises les forces d’Assad de se retirer de certains secteurs à Idleb avant fin février, menaçant sinon de recourir à la force.

La santé d’Idleb … Les unités médicales n’absorbent pas les déplacés internes


 

Syrie - Centres de Traitements des cas d'urgence

Nour Al-Mourad
20 février 2020

Les vagues successives de déplacements ont conduit à une catastrophe au niveau de la santé à Idleb, en conjonction avec la faiblesse des institutions médicales, les baisses de températures, la propagation des maladies saisonnières et le manque de places pour les déplacés pour les accueillir

La Direction de la santé du gouvernorat d’Idleb porte le plus lourd fardeau pour faire face à la détérioration de la situation sanitaire dans une zone étroite qui accueille environ 3,1 millions de personnes, résidents et personnes déplacées. Avec l’augmentation du flux de réfugiés vers le nord et le nord-ouest, une grande pression s’est exercée sur la plupart des centres médicaux, en plus des conditions de santé et de vie difficiles dont la population souffre. Cela a rendu les centres incapables de répondre aux besoins d’un nombre énorme de patients.

Le directeur adjoint de la santé dans le gouvernorat d’Idleb, Mustafa Al-Aido, a déclaré à Al-Arabi Al-Jadeed que le secteur de la santé est incapable d’absorber le grand nombre de personnes déplacées, et les centres de santé qui existent en premier lieu sont des centres dotés de ressources limitées pour les populations autochtones de la région, et cela depuis le début de la mise en place du secteur de la santé, un travail a été fait pour établir un centre dans chaque région qui sera en mesure de fournir des services et des fournitures médicales à son propre population.

Il ajoute que la plupart des centres médicaux et des hôpitaux qui étaient présents dans les zones que le régime a récemment contrôlées ont été fermés, car certains d’entre eux ont été transférés dans d’autres endroits, ce qui a affaibli les services qu’ils fournissent, indiquant qu’ils ont pu évacuer la plupart de ces hôpitaux des appareils et équipements, et ils travaillent maintenant à rouvrir leurs portes dans les régions du nord et du nord-ouest de la Syrie. L’Aido continue que cette situation ne signifie pas que le secteur de la santé s’effondrera complètement, mais entraînera des pénuries et l’incapacité des établissements de santé à absorber un nombre énorme, et que de mauvaises conditions sanitaires affecteront négativement la vie et la santé des personnes, et que le pourcentage de maladies et de mortalité augmentera, ce qui entraînera une diminution du niveau de vie saine, sachant qu’aucune maladie nouvelle et inconnue n’a été enregistrée jusqu’à présent, à l’exception des maladies saisonnières, des cas de malnutrition et des ecchymoses dues aux bombardements.

Quant aux organisations de soutien, l’Aido indique que le pourcentage de soutien apporté au secteur de la santé varie d’une période à l’autre, en fonction des conditions de terrain et de la spécificité de certaines organisations. Il confirme que le soutien a diminué par rapport aux années précédentes, et parfois le soutien de certains établissements de santé peut s’arrêter en raison de la fin de la subvention qui leur est accordée et de l’incapacité à trouver un autre soutien. Par conséquent, l’heure actuelle indique que le soutien a cessé pour un certain nombre de grands hôpitaux, tels que l’hôpital Bab Al Hawa et l’hôpital Aqrabat.

En ce qui concerne les défis auxquels est confronté le secteur de la santé, Al-Aido dit que le plus notable est la capacité des centres de santé existants à supporter le grand nombre de personnes prises au piège dans une petite zone géographique, en plus de la diminution du soutien, et le manque d’infrastructures dans les régions du nord pour accueillir les hôpitaux transférés de zones contrôlées par le régime. Le principal défi est le bombardement direct des établissements de santé, en plus de la propagation d’un grand nombre de camps aléatoires en très peu de temps, ce qui rend difficile leur couverture sanitaire.

Support limité
À son tour, le directeur du Département de la sécurité et de la sûreté de l’organisation AWSOM, Ahmed Al-Dubais, a déclaré à Al-Arabi Al-Jadeed: «Les récentes opérations militaires depuis avril 2019 jusqu’à aujourd’hui ont suspendu le travail de plus de 80 établissements de santé, dont le nombre a bénéficié à plus d’un million de personnes, ce nombre s’est complètement déplacé vers le nord, ce qui a entraîné un doublement du nombre d’auditeurs de plus de 150%, ce qui a exercé une forte pression sur le personnel de santé et augmenté la demande de ressources et de médicaments de santé alors qu’il n’y a pas de compensation pour le manque de médicaments et de fournitures nécessaires en raison du nombre limité de soutiens et allouez à des projets prédéfinis.

Al-Dubais explique que certains établissements de santé qui ont suspendu leurs travaux tentent de rouvrir leurs centres pour couvrir les besoins en matière de santé, mais très peu de centres d’entre eux ont pu rouvrir en raison de la crainte des résidents que la zone soit ciblée à cause de ces centres, malgré leur besoin criant. De même, les organisations et les directions de la santé essaient autant que possible de combler le déficit de santé existant, mais elles trouvent cela difficile, car elles sont obligées de travailler sur la méthode de tri, elles ne travaillent que pour répondre aux cas d’urgence, et de nombreux hôpitaux arrêtent les “cas froids” tels que le processus de l’annexe ou les blocs Inflammatoire, etc., et son action se limite aux cas d’urgence.

(…)

 

صحة إدلب… وحدات طبية لا تستوعب النازحين المتدفقين

نور المراد

20 فبراير 2020

موجات النزوح المتلاحقة أدت إلى كارثة على المستوى الصحي في إدلب، بالترافق مع ضعف المؤسسات الطبية، وانخفاض درجات الحرارة، وانتشار الأمراض الموسمية، وعدم توافر أماكن يأوي إليها المهجّرون

تتحمل مديرية الصحة في محافظة إدلب العبء الأكبر في معالجة تدهور الوضع الصحي في منطقة ضيقة تضمّ نحو 3.1 ملايين نسمة، من السكان والنازحين. ومع زيادة تدفق النازحين الى الشمال والشمال الغربي، نشأ ضغط كبير على معظم المراكز الطبية، بالإضافة إلى الظروف الصحية والمعيشية القاسية التي يعاني منها السكان. وهو ما جعل المراكز غير قادرة على الصمود في تلبية حاجات عدد هائل من المرضى.

معاون مدير الصحة في محافظة إدلب مصطفى العيدو، يقول لـ”العربي الجديد”، إنّ القطاع الصحي بات غير قادر على استيعاب الأعداد الهائلة من النازحين، والمراكز الصحية الموجودة في الأساس هي مراكز مهيأة بموارد محدودة لسكان المنطقة الأصليين، كما أنّه منذ بداية تأسيس القطاع الصحي جرى العمل على إنشاء مركز في كلّ منطقة يكون قادراً على تقديم الخدمة والمستلزمات الطبية لأهاليها بالذات.

يضيف أنّ معظم المراكز الطبية والمستشفيات التي كانت موجودة في المناطق التي سيطر عليها النظام أخيراً جرى إغلاقها، كما نقل البعض منها إلى أماكن أخرى، ما أضعف الخدمات التي تقدمها، موضحاً أنّهم تمكنوا من إخلاء معظم تلك المستشفيات من الأجهزة والمعدات، وهم الآن يعملون على إعادة فتحها مجدداً في المناطق الشمالية والشمالية الغربية من سورية. يتابع العيدو أنّ هذا الوضع لا يعني أنّ القطاع الصحي سوف ينهار بشكل كامل، إنّما سيتسبب بتقصير وعدم قدرة المنشآت الصحية على استيعاب الأعداد الهائلة، كما أنّ الظروف الصحية السيئة ستنعكس سلباً على حياة الناس وصحتهم، وسوف تتزايد نسبة الأمراض ونسبة الوفيات، ما سيؤدي إلى انخفاض مستوى الحياة الصحية، علماً أنّه لم تسجل حتى الآن أيّ أمراض جديدة وغير مألوفة سوى الأمراض الموسمية وحالات سوء التغذية والرضوض بسبب القصف.

أما بالنسبة للمنظمات الداعمة، فيشير العيدو إلى أنّ نسبة الدعم المقدم للقطاع الصحي تختلف من فترة إلى أخرى، وذلك تبعاً للظروف الميدانية، وخصوصية بعض المنظمات. يؤكد أنّ الدعم تناقص عن السنوات السابقة، وأحياناً يمكن أن يتوقف دعم بعض المؤسسات الصحية بسبب انتهاء المنحة المقدمة لها وعدم إيجاد داعم بديل. وبالتالي، فإنّ الوقت الراهن يشير إلى توقف الدعم عن عدد من المستشفيات الكبرى، مثل مستشفى باب الهوى ومستشفى عقربات.

أما بالنسبة للتحديات التي تواجه القطاع الصحي، فيقول العيدو إنّ أبرزها إمكانية تحمل المراكز الصحية القائمة الأعداد الكبيرة من الناس المحاصرين ضمن بقعة جغرافية صغيرة، بالإضافة إلى تقلص الدعم، وعدم توافر بنية تحتية في المناطق الشمالية لاستيعاب المستشفيات التي جرى نقلها من المناطق التي سيطر عليها النظام. اما التحدي الأساس فهو القصف المباشر الذي تتعرض له المنشآت الصحية، بالإضافة إلى انتشار عدد هائل من المخيمات العشوائية ضمن فترات زمنية قصيرة جداً، ما يجعل من الصعب تغطيتها صحياً.

دعم محدود

بدوره، يقول مدير إدارة الأمن والسلامة في منظمة “أوسوم” أحمد الدبيس، لـ”العربي الجديد”: “أدت العمليات العسكرية الأخيرة منذ إبريل/ نيسان 2019 حتى اليوم، إلى تعليق عمل أكثر من 80 منشأة صحية كان عدد المستفيدين منها أكثر من مليون، وهذا العدد نزح بأكمله إلى الشمال، ما أدى الى تضاعف عدد المراجعين أكثر من 150 في المائة، وهو ما شكل ضغطاً كبيراً على الكادر الصحي، وزاد الطلب على الموارد الصحية والأدوية في الوقت الذي لا يوجد فيه أيّ تعويض للنقص الحاصل من أدوية ومستلزمات مطلوبة بسبب محدودية الدعم وتخصيصه لمشاريع محددة مسبقاً.

خرج بعض المستشفيات عن الخدمة (عز الدين إدلبي/الأناضول)

يوضح الدبيس أنّ بعض المنشآت الصحية التي علقت عملها تحاول فتح مراكزها مجدداً لتغطية الاحتياجات الصحية، لكنّ عدداً قليلاً منها استطاع إعادة فتح تلك المراكز بسبب تخوف الأهالي من استهداف المنطقة لوجود تلك المراكز فيها، بالرغم من احتياجهم الشديد لها. كذلك، فإنّ المنظمات ومديريات الصحة تحاول قدر الإمكان تغطية الفجوة الصحية القائمة لكنّها تجد صعوبة في ذلك، لأنّها مضطرة للعمل على طريقة الفرز، فهي تعمل على الاستجابة للحالات الطارئة فقط، كما أنّ كثيراً من المستشفيات أوقف “الحالات الباردة” من قبيل عملية الزائدة أو الكتل الالتهابية وغيرها، واقتصر عمله على الحالات الطارئة.

Syrie : le HCR appelle à mettre en sécurité les civils pris au piège par les combats dans la région d’Idleb


Le 7 février 2020, une fille porte un enfant plus jeune alors que des enfants et leurs familles fuient le sud d’Idlib et l’ouest d’Alep vers la partie nord d’Idlib et d’Alep en Syrie.
20 février 2020

Face à l’aggravation dramatique de la situation dans la province d’Idlib en Syrie, où près d’un million de personnes sont en grave danger, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a demandé jeudi une action urgente pour permettre aux personnes prises au piège dans le conflit de rejoindre des lieux en sécurité.

Plus de 900.000 personnes auraient déjà fui leurs foyers ou leurs abris à Idlib ces derniers mois. La plupart se trouvent désormais dans les gouvernorats d’Idlib et d’Alep au nord de la Syrie – ce qui aggrave encore la situation humanitaire déjà désastreuse, et ce dans des conditions hivernales difficiles.

« Nous devons faire cesser les combats, et il faut pouvoir accéder à la sécurité afin de préserver les vies », a déclaré le Haut-Commissaire. « Le Secrétaire général des Nations Unies a appelé les parties au conflit à respecter les règles relatives à la guerre. Chaque jour qui passe, cet appel se fait plus urgent. Des milliers d’innocents n’ont pas à supporter les effets de profondes divisions au sein de la communauté internationale, dont l’incapacité à régler cette crise va durablement ternir notre conscience collective internationale ».

« Comme par le passé, dans les moments de crise, je lance également un appel aux pays voisins, y compris la Turquie, pour qu’ils étendent les admissions, afin que les personnes en grand danger puissent trouver refuge – même si les capacités et le soutien du grand public y sont déjà mis à rude épreuve », a ajouté Filippo Grandi. « Pour ces pays, qui accueillent déjà 5,6 millions de réfugiés, dont 3,6 millions se trouvent en Turquie, le soutien international doit être pérennisé et intensifié ».

Plus de quatre millions de civils se trouveraient actuellement dans le nord-ouest de la Syrie. Plus de la moitié d’entre eux sont des déplacés internes. Beaucoup se trouvent en situation de déplacement depuis des années et ont été forcés de fuir à plusieurs reprises. Environ 80% des nouveaux déplacés sont des femmes et des enfants. De nombreuses personnes âgées sont également en danger.

Les besoins en matière d’abris sont critiques

Les Nations Unies ainsi que d’autres partenaires en Syrie et ailleurs travaillent depuis des semaines pour venir en aide aux personnes déplacées dans la région d’Idlib. Compte tenu de l’intensité et de l’ampleur des déplacements de populations, les besoins en matière d’abris sont critiques. Les conditions hivernales difficiles – la neige, les inondations, les températures négatives et la hausse des prix des combustibles – s’ajoutent encore aux difficultés et aux souffrances.

Les organisations humanitaires tentent de venir en aide à ces personnes par tous les moyens possibles, notamment par le biais d’envois transfrontaliers d’abris et de kits d’aide d’urgence depuis la Turquie. Les partenaires locaux sur le terrain font leur possible pour continuer à assurer un soutien psychosocial et une aide juridique ainsi qu’à fournir de l’assistance, et aider les personnes vulnérables à accéder aux services essentiels – mais beaucoup sont eux-mêmes pris dans la tourmente.

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) cherche à aider près de 275.000 personnes pour leur distribuer des articles de première nécessité ainsi que 84.000 autres à l’intérieur d’Idlib pour leur fournir des abris. Le HCR a également prépositionné des stocks de matériel de secours dans la région, afin de répondre aux besoins immédiats de 2,1 millions de personnes, dont des tentes pour 400.000 personnes.

Le 7 février 2020, une fille porte un enfant plus jeune alors que des enfants et leurs familles fuient le sud d’Idlib et l’ouest d’Alep vers la partie nord d’Idlib et d’Alep en Syrie.
20 février 2020

Face à l’aggravation dramatique de la situation dans la province d’Idlib en Syrie, où près d’un million de personnes sont en grave danger, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a demandé jeudi une action urgente pour permettre aux personnes prises au piège dans le conflit de rejoindre des lieux en sécurité.

Plus de 900.000 personnes auraient déjà fui leurs foyers ou leurs abris à Idlib ces derniers mois. La plupart se trouvent désormais dans les gouvernorats d’Idlib et d’Alep au nord de la Syrie – ce qui aggrave encore la situation humanitaire déjà désastreuse, et ce dans des conditions hivernales difficiles.

« Nous devons faire cesser les combats, et il faut pouvoir accéder à la sécurité afin de préserver les vies », a déclaré le Haut-Commissaire. « Le Secrétaire général des Nations Unies a appelé les parties au conflit à respecter les règles relatives à la guerre. Chaque jour qui passe, cet appel se fait plus urgent. Des milliers d’innocents n’ont pas à supporter les effets de profondes divisions au sein de la communauté internationale, dont l’incapacité à régler cette crise va durablement ternir notre conscience collective internationale ».

« Comme par le passé, dans les moments de crise, je lance également un appel aux pays voisins, y compris la Turquie, pour qu’ils étendent les admissions, afin que les personnes en grand danger puissent trouver refuge – même si les capacités et le soutien du grand public y sont déjà mis à rude épreuve », a ajouté Filippo Grandi. « Pour ces pays, qui accueillent déjà 5,6 millions de réfugiés, dont 3,6 millions se trouvent en Turquie, le soutien international doit être pérennisé et intensifié ».

Plus de quatre millions de civils se trouveraient actuellement dans le nord-ouest de la Syrie. Plus de la moitié d’entre eux sont des déplacés internes. Beaucoup se trouvent en situation de déplacement depuis des années et ont été forcés de fuir à plusieurs reprises. Environ 80% des nouveaux déplacés sont des femmes et des enfants. De nombreuses personnes âgées sont également en danger.

Les besoins en matière d’abris sont critiques

Les Nations Unies ainsi que d’autres partenaires en Syrie et ailleurs travaillent depuis des semaines pour venir en aide aux personnes déplacées dans la région d’Idlib. Compte tenu de l’intensité et de l’ampleur des déplacements de populations, les besoins en matière d’abris sont critiques. Les conditions hivernales difficiles – la neige, les inondations, les températures négatives et la hausse des prix des combustibles – s’ajoutent encore aux difficultés et aux souffrances.

Les organisations humanitaires tentent de venir en aide à ces personnes par tous les moyens possibles, notamment par le biais d’envois transfrontaliers d’abris et de kits d’aide d’urgence depuis la Turquie. Les partenaires locaux sur le terrain font leur possible pour continuer à assurer un soutien psychosocial et une aide juridique ainsi qu’à fournir de l’assistance, et aider les personnes vulnérables à accéder aux services essentiels – mais beaucoup sont eux-mêmes pris dans la tourmente.

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) cherche à aider près de 275.000 personnes pour leur distribuer des articles de première nécessité ainsi que 84.000 autres à l’intérieur d’Idlib pour leur fournir des abris. Le HCR a également prépositionné des stocks de matériel de secours dans la région, afin de répondre aux besoins immédiats de 2,1 millions de personnes, dont des tentes pour 400.000 personnes.

La rue turque et les déplacés d’Idleb pressent Erdogan pour prendre la décision difficile


SYRIA-SECURITY-IDLIB

La rue turque et les déplacés d’Idleb pressent Erdogan pour prendre la décision difficile

Ismail Jamal – 19 février 2020

Istanbul – «Al-Quds Al-Arabi»: les options pour le président turc Recep Tayyip Erdogan à Idleb diminuent progressivement, le régime syrien continuant d’avancer très rapidement et la date limite pour l’annonce de la date limite annoncée pour le retrait du régime aux frontières des points de contrôle selon l’accord de Sotchi est devenue proche de l’option pour une opération militaire contre le régime syrien une option unique et fatidique, à moins qu’un miracle ne se produise dans les derniers instants, permettant un nouvel accord avec la Russie.

De nombreuses raisons qui ont fait que l’opération militaire et l’engagement direct avec le régime syrien interfèrent avec une option difficile mais fatidique pour la Turquie politiquement et militairement malgré les efforts vigoureux d’Ankara pour éviter cette option en raison des risques importants qu’elle comporte et des possibilités d’un affrontement militaire avec la Syrie et de ses coûts politiques, militaires et économiques.

La Turquie demande le retrait du régime syrien aux frontières des points de contrôle et de l’accord de Sotchi à Idleb, et elle a tenté diplomatiquement avec la Russie d’y parvenir, mais une série de pourparlers politiques à Ankara et à Moscou et des contacts au niveau des chefs de cabinet et des ministres des Affaires étrangères et même des présidents n’ont pas réussi à persuader la Russie de forcer le régime à se retirer, Moscou a insisté pour ajuster les frontières de l’accord de Sotchi et de retirer les points d’observation turcs.

La Turquie a également tenté par la pression militaire sans engagement direct et a enrôlé de grandes forces de l’armée turque à Idleb pour former une sorte de bouclier militaire qui arrête les progrès du régime qui a poursuivi ses progrès, contournant les forces turques qui ont perdu 14 de leurs soldats lors des frappes du régime.

Dans ce contexte, Erdogan se trouve obligé de mettre à exécution ses menaces de rétablir l’ordre aux frontières de Sotchi militairement au cas où cela échouerait à travers des discussions qui ont déjà échoué jusqu’à présent et qu’il n’y a aucun signe de pénétration à l’horizon dans les prochains jours et avant la date limite d’Erdogan qui se termine à la fin de ce mois, afin de maintenir sa crédibilité dans la rue turque et la communauté internationale en général.

La position et la crédibilité de la Turquie mettent également directement la capacité d’Erdogan à respecter ses obligations en vertu de l’accord d’Astana et de Sotchi en protégeant les civils à Idleb et en empêchant le régime de contrôler cette région dans l’équilibre, à la lumière de la colère grandissante des près de 4 millions de Syriens vivant dans cette région et des millions de Syriens déplacés en Turquie et le monde entier qui accusent la Turquie d ‘”échec” à les protéger.

Cette colère ne se limite pas aux Syriens, mais elle est apparue fortement dans la rue turque, qui voit que leur pays n’a pas réagi fortement aux attaques du régime qui ont conduit au meurtre de 14 soldats et à la blessure de dizaines d’autres, et ils exigent de « rétablir la considération à l’armée turque », tandis que des experts et des écrivains exigent la nécessité de répondre fermement au régime pour maintenir le prestige et la réputation de l’armée turque au pays et à l’étranger.

Le contrôle du régime et des milices kurdes et iraniennes sur la zone frontalière d’Idleb, est un prélude à faire pression sur l’armée turque pour qu’elle se retire du « Bouclier de l’Euphrate », de « Rameau d’olivier » et du « Source de paix » sans que la Turquie atteigne ses objectifs pour lesquels elle s’est battue: sécuriser les zones de retour des réfugiés syriens et parvenir à une solution politique qui sécurise le retour des réfugiés et prévienne le danger de mise en place d’une entité séparatiste kurde, qui sont des risques jugés stratégiques et qui affecteraient l’avenir politique d’Erdogan dans le pays.

Les experts et responsables turcs considèrent que la retraite de la Turquie à Idleb d’une manière qui apparaît comme une retraite devant le régime syrien et la pression russo-iranienne est préjudiciable à la position régionale et internationale de la Turquie et se reflète largement sur le rôle pivot turc dans le conflit en Libye et en Méditerranée orientale, et l’un des tweeters a écrit: «Si nous battons en retraite à Idleb, nous reculerons dans tous les dossiers .. en Libye et en Méditerranée orientale, avec la Grèce et d’autres dossiers pivots pour la Turquie », ce qui serait considéré comme une perte «stratégique» pour la Turquie.

En plus de cela, la question des réfugiés qui trouble officiellement et publiquement la Turquie, car la Turquie ne prend pas de mesures réelles pour arrêter les progrès du régime vers le reste d’Idleb et la frontière turque, ce qui signifie inévitablement l’exode de près de 4 millions de nouveaux Syriens sur le territoire turc, ce qui porte le nombre de réfugiés à 8 millions, ce qui est une figure historique Il se reflétera sur l’intérieur de la Turquie sur les plans politique, sécuritaire, économique et humain.
Toutes ces raisons conduiront Erdogan à perdre sa popularité dans la rue turque et ses chances de succès aux prochaines élections prévues pour 2023, qui peuvent être anticipées en cas de difficultés croissantes pour l’économie turque et les politiques du pays à l’intérieur et à l’extérieur.

الشارع التركي ونازحو إدلب يضغطان على اردوغان لاتخاذ القرار الصعب

19 février 2020
إسماعيل جمال

إسطنبول – «القدس العربي»: تتضاءل الخيارات أمام الرئيس التركي رجب طيب اردوغان في إدلب تدريجياً، فمع تواصل تقدم النظام السوري بسرعة كبيرة وقرب انتهاء موعد المهلة التي أعلن عنها لانسحاب النظام إلى حدود نقاط المراقبة واتفاق سوتشي، بات خيار القيام بعملية عسكرية ضد النظام السوري خياراً وحيداً ومصيرياً ما لم تحصل معجزة في اللحظات الأخيرة تتيح عقد اتفاق جديد مع روسيا.

وتتداخل الكثير من الأسباب التي جعلت من العملية العسكرية والاشتباك المباشر مع النظام السوري خياراً صعباً ولكنه مصيري لتركيا سياسياً وعسكرياً رغم محاولات أنقرة الحثيثة لتجنب هذا الخيار لما يحمله من مخاطر واسعة واحتمالات الصدام العسكري مع سوريا والتكلفة السياسية والعسكرية والاقتصادية له.

وتطالب تركيا بانسحاب النظام السوري إلى حدود نقاط المراقبة واتفاق سوتشي في إدلب، وحاولت دبلوماسياً مع روسيا دبلوماسياً لتحقيق ذلك، لكن سلسلة جولات من المباحثات السياسية في أنقرة وموسكو واتصالات على مستوى رؤساء الأركان ووزراء الخارجية وحتى الرؤساء فشلت في اقناع روسيا بإجبار النظام على الانسحاب، بعدما أصرت موسكو على تعديل حدود اتفاق سوتشي وسحب نقاط المراقبة التركية.

كما حاولت تركيا من خلال الضغط العسكري دون الاشتباك المباشر، فأدخلت قوات كبيرة من الجيش التركي إلى إدلب لتشكيل ما يشبه الدرع العسكري الذي يوقف تقدم النظام الذي واصل تقدمه متجاوزاً القوات التركية التي فقدت 14 من عناصرها في ضربات للنظام.

وفي هذا الإطار، يجد اردوغان نفسه مضطراً لتطبيق تهديداته بإعادة النظام إلى حدود سوتشي عسكرياً في حال فشل ذلك من خلال المباحثات التي فشلت بالفعل حتى الآن ولا يلوح بالأفق أي مؤشرات على إحداث اختراق فيها خلال الأيام المقبلة وقبل تاريخ مهلة اردوغان التي تنتهي آخر الشهر الجاري، وذلك للحفاظ على مصداقيته في الشارع التركي والمجتمع الدولي بشكل عام.

مكانة تركيا ومصداقيتها تضعان أيضاً بشكل مباشر قدرة اردوغان على تطبيق تعهداته بموجب اتفاق أستانة وسوتشي عبر حماية المدنيين في إدلب ومنع سيطرة النظام على تلك المنطقة في الميزان، وذلك في ظل غضب شعبي متزايد في أوساط قرابة 4 ملايين سوري يعيشون في تلك المنطقة وملايين السوريين المهجرين في تركيا وحول العالم الذين باتوا يتهمون تركيا بـ»الفشل» في حمايتهم.
هذا الغضب لا يقتصر على السوريين، وإنما ظهر بقوة في الشارع التركي الذي يرى أن بلادهم لم ترد بقوة على هجمات النظام التي أدت إلى مقتل 14 جندياً وإصابة العشرات، ويطالبون بـ»إعادة الاعتبار إلى الجيش التركي»، فيما يطالب خبراء وكتاب بضرورة الرد بقوة على النظام للحفاظ على هيبة الجيش التركي ومكانته في الداخل والخارج.

كما أن سيطرة النظام والمليشيات الكردية والإيرانية على المنطقة الحدودية في إدلب، مقدمة للضغط على الجيش التركي للانسحاب من مناطق درع الفرات وغصن الزيتون ونبع السلام دون تحقيق تركيا أهدافها التي حاربت من أجلها وهي تأمين مناطق لإعادة اللاجئين السوريين والوصول إلى حل سياسي يؤمن عودة اللاجئين ومنع خطر إقامة كيان كردي انفصالي، وهي مخاطر تعتبر استراتيجية ومن شأنها التأثير على مستقبل اردوغان السياسي في البلاد.

ويعتبر خبراء وكُتاب ومسؤولون أتراك أن التراجع في إدلب بشكل يظهر وكأنه تراجع أمام النظام السوري والضغط الروسي الإيراني يضر بمكانة تركيا إقليمياً ودولياً وينعكس بدرجة كبيرة على الدور التركي المحوري في الصراع في ليبيا وشرق المتوسط، وكتب أحد المغردين «إذا تراجعنا في إدلب سوف نتراجع في كل الملفات.. في ليبيا وشرق المتوسط ومع اليونان وغيرها من الملفات المحورية لتركيا»، وستعتبر بمثابة خسارة «استراتيجية» لتركيا.

يضاف إلى ذلك، مسألة اللاجئين التي تؤرق تركيا رسمياً وشعبياً، فعدم اتخاذ تركيا إجراءات حقيقية لوقف تقدم النظام نحو ما تبقى من إدلب والحدود التركية يعني بشكل حتمي لجوء ما يقارب 4 ملايين سوري جديد إلى الأراضي التركية ما يرفع عدد اللاجئين إلى 8 ملايين وهو رقم تاريخي سوف ينعكس على الداخل التركي سياسياً وأمنياً واقتصادياً وإنسانياً.

هذه الأسباب بمجملها ستؤدي إلى خسارة اردوغان شعبيته في الشارع التركي وتراجع حظوظه في النجاح في الانتخابات المقبلة المقررة عام 2023 والتي يمكن أن يجري تقديمها وإجراء انتخابات مبكرة في حال تزايد الصعوبات التي يواجهها الاقتصاد التركي وسياسات البلاد داخلياً وخارجياً.

Syrie : l’ONU appelle à un cessez-le-feu immédiat dans le nord-ouest


Syrie : l’ONU appelle à un cessez-le-feu immédiat dans le nord-ouest

© UNICEF/Baker Kasem
Un enfant marche dans la neige dans un camp de fortune pour familles déplacées dans le nord-ouest de la Syrie.
18 février 2020

Alarmé par la détérioration rapide de la situation humanitaire dans le nord-ouest de la Syrie et les souffrances des civils, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé mardi à un cessez-le-feu immédiat.

« Le Secrétaire général appelle à un cessez-le-feu immédiat. Le droit international humanitaire doit être respecté. Il n’y a pas de solution militaire. La seule voie vers la stabilité est une solution politique crédible et inclusive facilitée par les Nations Unies, conformément à la résolution 2254 (2015) du Conseil de sécurité », a dit son porte-parole dans une déclaration à la presse.

Le droit international humanitaire doit être respecté. Il n’y a pas de solution militaire –  le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres

Le chef de l’ONU a noté que l’offensive actuelle a déplacé près de 900.000 civils depuis le 1er décembre 2019, souvent à plusieurs reprises, des centaines de personnes ont été tuées au cours de la même période, et les hostilités approchent maintenant des zones densément peuplées.

Plus tôt dans la journée, la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a aussi exprimé son « horreur » face aux violences et l’ampleur de la crise humanitaire dans le nord-ouest syrien. Elle a réclamé la mise en place de « couloirs humanitaires » pour permettre aux civils de fuir les combats.

La cheffe des droits de l’homme de l’ONU a déclaré qu’il était cruel et incroyable que des civils, principalement des femmes et des enfants, vivant sous des morceaux de bâche plastique et dans des conditions de gel, soient bombardés.

Selon Mme Bachelet, des familles entières, dont certaines ont fui d’un coin à l’autre de la Syrie au cours de la dernière décennie, « constatent tragiquement que les bombes font partie de leur vie quotidienne ».

« Comment peut-on justifier le lancement d’attaques aussi aveugles et inhumaines? » a lancé Bachelet, dans un communiqué rendu public ce mardi à Genève.

« Aucun abri n’est plus sûr. Et comme l’offensive du gouvernement se poursuit et que les gens se retrouvent de force dans des zones de plus en plus petites, je crains que d’autres personnes soient tuées », a-t-elle relevé.

Des couloirs humanitaires

Michelle Bachelet a appelé le gouvernement syrien et ses alliés ainsi que les groupes rebelles, « à autoriser les couloirs humanitaires » et à faciliter le « passage des civils en toute sécurité ».

« La protection des civils est primordiale, et le mépris flagrant pour la vie et la sécurité des civils va à l’encontre des obligations que toutes les parties doivent respecter en vertu du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme », a mis en garde Mme Bachelet.

Le gouvernement syrien, soutenu par ses alliés, a lancé récemment une grande offensive militaire pour reprendre des zones clés à Idlib et Alep. Du 1er au 16 février, le Bureau des droits de l’homme des Nations Unies a ainsi enregistré des incidents au cours desquels au moins 100 civils, dont 18 femmes et 35 enfants, ont été tués et de nombreux autres civils blessés à la suite des frappes aériennes et terrestres menées par les forces gouvernementales et leurs alliés. En outre, sept civils, dont deux femmes et trois enfants, ont été tués à la suite des frappes terrestres des groupes armés non étatiques.

La protection des civils est primordiale – Michelle Bachelet, Haut-Commissaire aux droits de l’homme

Depuis le 1er janvier de cette année, le Haut-Commissariat a enregistré la mort de 298 civils à Idlib et Alep. Environ 93% de ces décès ont été causés par le gouvernement syrien et ses alliés. De son côté, l’UNICEF indique depuis le début de l’année, 28 enfants ont été tués et 49 blessés dans la région. En outre, 10 installations médicales et 19 centres d’enseignement ont été directement touchés ou affectés par des frappes.

Face à un tel drame, la Haut-Commissaire a appelé d’urgence toutes les parties au conflit syrien, y compris les acteurs étatiques et non étatiques, à mieux protéger civils.

« Les civils qui fuient les combats sont entassés dans des zones sans abri sûr dont la taille diminue d’heure en heure. Et pourtant, ils sont bombardés. Ils n’ont tout simplement nulle part où aller », a-t-elle fait valoir, tout en ajoutant qu’il y avait un risque élevé que les civils ne puissent plus passer d’Idlib à d’autres zones en Syrie.

OIT/M. Creuset
La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet.

Offensive dans le nord-ouest syrien : 900.000 déplacés depuis décembre (ONU)

Le conflit dans le nord-ouest de la Syrie a provoqué la fuite de 900.000 personnes depuis le début de l’offensive de Damas en décembre 2019. Ce qui représente, selon l’ONU, le plus grand déplacement de personnes depuis le début du conflit en 2011. Selon les estimations onusiennes, environ 80 % des déplacés sont des femmes et des enfants.

A cet égard, l’UNICEF précise que depuis le 1er décembre 2019, plus de 500.000 enfants ont été déplacés par la violence intense qui sévit dans le nord-ouest de la Syrie. Des dizaines de milliers d’enfants et leurs familles vivent désormais sous des tentes et en plein air, dans un climat très froid et sous la pluie.

Par ailleurs, ces mouvements de populations et les hostilités ont perturbé les programmes réguliers de vaccination de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), « ce qui augmente considérablement le risque d’apparition de maladies », a averti Tarik Jasarevic, porte-parole de l’OMS.

Le carnage dans le nord-ouest de la Syrie continue de faire un terrible bilan pour les enfants – Henrietta Fore, Directrice exécutive de l’UNICEF

Un centre de vaccination sur trois dans le nord-ouest est temporairement ou définitivement fermé en raison des hostilités et des zones qui ont été désertées. Pourtant, l’OMS prévoit une campagne de vaccination contre la polio le mois prochain, afin de tenir la polio à distance de la Syrie.

De plus, l’agence onusienne basée à Genève note qu’à la date de ce mardi 18 février, 74 établissements de santé ont suspendu leurs services à Idleb et Alep depuis le 1er décembre 2019, ce qui a directement réduit l’accès des civils aux soins de santé. Les dernières attaques ont eu lieu hier lundi après-midi, sur deux hôpitaux distincts à Daret Azza dans le gouvernorat d’Alep. Elles portent à 6 le nombre total d’attaques des infrastructures sanitaires cette année. Des raids dans le nord-ouest du pays qui ont fait une dizaine de morts et une trentaine de blessés.

Plus globalement, « le carnage dans le nord-ouest de la Syrie continue de faire un terrible bilan pour les enfants », a déclaré dans un communiqué Henrietta Fore, Directrice exécutive de l’UNICEF.

De son côté, Mme Bachelet s’est « alarmée » de « l’échec de la diplomatie » face à la crise syrienne, estimant qu’elle « devrait faire passer la protection des civils avant toute victoire politique ou militaire ».

« Je condamne dans les termes les plus fermes l’impunité persistante pour les violations du droit international humanitaire commises par les différentes parties au conflit », a conclu la cheffe des droits de l’homme de l’ONU.

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