Les réfugiés syriens et le retour sous la guillotine du régime ?!


 

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Les réfugiés syriens et le retour sous la guillotine du régime ?!
4 janvier 2019-Ahmad Al-Abdallah

Le retour des réfugiés syriens dans les zones de contrôle du régime, que ce soit des pays voisins, ou à l’intérieur des zones contrôlées par l’opposition, à cause de l’état continue de la guerre où le blocage de l’horizon, ne peuvent pas être classés comme retour volontaire ou normal, dans les règles de la logique simple. Cela ne veut pas dire que le régime ne nuit pas (temporairement) à beaucoup d’entre eux, cela ne signifie pas une sécurité permanente pour eux, car une fois que le régime leur arrache leurs enfants pour les forcer à entrer dans son armée, cela constitue en soi une violation flagrante des droits des réfugiés, dont la majorité a été emmenée à quitter les zones détruites par le régime, et où il a commis des crimes divers classés comme crimes internationaux contre l’humanité.

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Retour anormal:

Le retour naturel de tout réfugié dans l’univers, dans le respect de la norme universellement acceptée, parvient en cas de fin du conflit, de l’existence d’une sécurité physique et psychologique des réfugiés et de l’existence d’un abri dans lequel ils cherchent refuge, sans la réalisation de ces conditions, le retour des réfugiés n’est pas considéré comme retour normal, notamment dans les conditions dures dans lesquelles les réfugiés syriens dans les lieux d’asile temporaire vivent dans les pays voisins, et les conditions prohibitifs de restrictions à leurs mouvements et actions, et d’autres violations à leur encontre, en l’absence du rôle actif de l’opposition syrienne, qui n’est même pas en mesure d’assurer la protection morale minimale.

Ces réfugiés ont quitté leur pays en raison des conditions classées selon les normes internationales comme des conditions anormales, et selon la logique naturelle ils sont les victimes de violations directement menées par le régime contre eux, à cause du bombardement de leurs villages et villes ce qui les a poussés à échapper à son armée, ce qui signifie qu’ils sont victimes du comportement du régime, et lorsqu’aujourd’hui, la question de leur retour à ces villes et villages détruits, revient à la surface sans juger les responsables, sans accès au droit de compensation, en plus de l’absence de processus politique transparent, sans lesquels ce retour reste comme une opération coercitive qui a lieu à la suite de l’oppression, la persécution et les comportements pratiqués contre eux dans des lieux de refuge, ces conditions les poussent a une cession humiliante et a un nouveau genre d’inconnu, sans aucune garantie.

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Retour et servitude au régime :

Le titre de la scène principale syrienne, après la trêve d’Idleb, apparait comme une question du rapatriement des réfugiés vers les zones contrôlées par régime, ce qui est une question très grave, car elle replie des années entières de conflit et œuvre, implicitement, à favoriser la version erronée du régime, qui considère que les réfugiés sont partis à cause de l’opposition et non pas à cause de toutes sortes de pratiques de tueries utilisées par le régime contre la population civile, ce qui augmente les points en faveur du régime qui se considère comme une garantie à tous les Syriens.

En revanche, ce retour réduit les cartes de l’opposition, et donne une fausse légitimité au régime, sans parler d’un retour vers l’inconnu et le mystère, ce qui est une exploitation humiliante des jeunes gens qui ont été forcés de quitter les zones de refuges selon une logique par nécessité et coercition, et non pas par un choix volontaire, surtout lorsqu’ils sont exploités à nouveau dans la restructuration de l’armée du régime qui leur a causé toutes ces catastrophes. Ils se trouvent sous, alors, sous le commandement de la milice étrangère, et non patriotique, et sous le commandement d’une armée corrompue depuis sa création, qui oeuvre à les transformer en tueurs contre leurs frères qui ont choisi, un jour, de se tenir face à l’oppression du régime pour les protéger, en particulier lorsqu’ils doivent faire face à l’opposition modérée.

Par conséquent, la question du service militaire obligatoire est considérée comme une violation et un crime contre ces jeunes gens, parce que ce service ne vient pas dans des conditions normales, et ne viennent pas de le cadre de la protection du pays, mais il est l’asservissement des personnes renvoyées de force, ce qui est malheureusement absent des médias de l‹opposition syrienne, qui est incapable de décrire la nature réelle de la scène syrienne, voire même dans l’incapacité de re-caractériser le paysage syrien pour le soumettre au monde, et est devenu principalement un support pour transmettre les nouvelles comme si les événements se produisaient sur une autre planète.

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Pillages :

L’armée du régime est célèbre par ses pillages depuis sa présence pendant la guerre du Liban, qui n’est plus en mesure de marauder comme il se doit, par conséquent, ces dirigeants sont revenus à leur pratique d’avant la guerre, c’est-à-dire racketter les familles afin d’effacer les noms de leurs enfants des listes des appelés pour effectuer le service militaire obligatoire.

Ce que beaucoup de gens ignorent à propos du retour dans les zones contrôlées par le régime, c’est qu’il est un retour coordonné par la mafia du régime, dépourvu du sens le plus humain des droits de l’homme, où les familles sont soumises au paiement de l’argent afin d’éviter le service obligatoire à leurs enfants, comme c’était le cas en Syrie avant la guerre, où certains privilégiées payaient une somme en échange de faire passer la période de service obligatoire à domicile.

Dans cette forme secrète et silencieux de retour, apparaisse la taille de la catastrophe humanitaire subie par le peuple syrien, qui a perdu l’unité de l’opposition, et est devenu victime du régime et les forces de l’extrémisme islamique, qui a attiré les spectres de l’extrémisme en Syrie, qui permettrait toujours au régime de trouver (temporairement) un parapluie pour se protéger, que le régime sait pertinemment, et nous ne cessons de répéter en permanence, que le régime passera d’une guerre à l’autre, car il est certain que tout calme général en Syrie passera par un processus politique international qui se terminera par un changement en profondeur et emmènera, ensuite, ses dirigeants devant les tribunaux internationaux. Les batailles dans le désert, ne sont qu’une forme de batailles fantômes, à travers lesquelles le régime veut apparaître, devant le monde, comme participant actif à la lutte contre Daech, qui l’a, lui même, fabriqué et soutenu, et sait exactement comment le fabriquer et comment le raviver quand il en aura besoin, tout comme il avait, auparavant, contribué au soutien de l’intégriste « Al-Zarqaoui » en Irak en lui facilitant l’arrivée des milliers de combattants à ses côtés, comme il avait, également, fondé l’organisation de « Fatah al-Islam » au Liban, en libérant Shaker al-Absi de ses prisons, et comme il avait, aussi, fondé d’autres organisations extrémistes en Syrie même.

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L’absence d’alternative :

L’opposition syrienne (en raison de ses différences et de sa dépendance vis-à-vis de l’extérieur) ne pouvait pas s’offrir comme une véritable alternative au régime sur le plan politique et n’a même pas pu protéger les réfugiés dans ses zones de contrôle, laissant aux étrangers le droit de contrôler les réfugiés qui avaient déjà tout perdu dans les zones de contrôle du régime. Les opérations d’oppression, d’arrestation, de poursuites et d’assassinats sont fortement actifs dans les zones de l’opposition, et bien que tous les signes soient clairs, et se réfèrent aux deux parties, d’un côté les mains qui travaillent avec le régime, et de l’autre, les mains de l’autre partenaire pour massacrer les Syriens tels qu’Al-Qaeda et ceux qui tournent dans son orbite, les Syriens de leur pays sont confrontés à cette machine à assassiner, à enlever et à extorquer. Face à l’impasse, ils se retrouvent dans un compromis avec le régime pour choisir la solution qui leur cause le moins de dommages possibles, et sont donc soumis aux conditions de l’extorsion, pour revenir dans les zones de contrôle du régime.

Aujourd’hui, l’opposition a la responsabilité historique de ce qui arrive aux réfugiés syriens qui rentrent sous le parapluie de cette oppression, et il est impératif, dans les limites inférieures, de créer un véritable média qui dénonce la conduite de ce retour, ce qui obligerait la communauté internationale à soulever que la question de contrôle des rapatriés afin que ce soit effectué sous son regard. Il faut que l’opposition joue son rôle pour en parlez temporairement.

اللاجئون السوريون والعودة إلى مقصلة النظام؟!٠

4 janvier 2019-

أحمد العبد الله

عودة اللاجئين السوريين إلى مناطق سيطرة النظام، سواء أكانت من دول الجوار، أو من داخل مناطق سيطرة المعارضة، نتيجة استمرار حالة الحرب فيها، وانسداد الأفق، لا يمكن تصنيفها بأنها عودة طوعية أو طبيعية، ضمن أبسط قواعد المنطق. ولا يعني عدم تعرض النظام(مؤقتاً) للعديد منهم أن ذلك يمثل سلامة دائمة، وأماناً لهم، بل بمجرد انتزاع النظام أبناءهم، وزجهم قسراً في جيشه، تعتبر هذه بحد ذاتها انتهاكاً صارخاً بحق اللاجئين، الذين غادر غالبيتهم المناطق التي دمرها النظام، ومارس فيها جرائم شتى تصنف كجرائم دولية ضد الإنسانية.

عودة غير طبيعية:

العودة الطبيعية لأي لاجئ في الكون، وضمن ما هو متعارف عليه أممياً، تكون في حالة انتهاء الصراع، ووجود ما يضمن سلامة اللاجئين جسدياً ونفسياً، ووجود مأوى يلجؤون إليه، وما دون تحقيق هذه الشروط، لا تعتبر تلك عودة طبيعية، خصوصاً في ظل الظروف القاسية التي تواجه اللاجئين السوريين في أماكن لجوئهم المؤقت في دول الجوار، والشروط التعجيزية والقيود على حركتهم وأعمالهم، وغير ذلك من الانتهاكات بحقهم، في ظل غياب أي دور فاعل للمعارضة السورية، التي عجزت حتى عن تأمين الحد الأدنى من الحماية المعنوية لهم.

هؤلاء اللاجئين، غادروا بلادهم نتيجة ظروف مصنفة وفق الأعراف الدولية بأنها ظروف غير طبيعية، وبالمنطق الطبيعي هم ضحايا انتهاكات مباشرة قام بها النظام بحقهم، نتيجة قصف قراهم ومدنهم ما دفعهم للفرار من آلته العسكرية، ما يعني أنهم ضحايا سلوك النظام بحقهم، وعندما تأتي اليوم مسألة إعادتهم الى هذه المدن والقرى المدمرة، دون محاسبة من دمر هذه القرى، ودون حصولهم على حق التعويض، بالإضافة إلى غياب العملية السياسية الشفافة، والتي من دونها يبقى تصنيف هذه العودة بأنها عملية قسرية جرت نتيجة حالة القهر والاضطهاد والسلوك الذي مورس بحقهم في أماكن اللجوء، ما دفعهم لهذا الاستسلام المهين، الذي نقلهم الى نوع من المجهول الجديد، بلا أي ضمانة.

عودة وعبودية للنظام:

عنوان المشهد السوري الأساسي ما بعد هدنة إدلب بات وكأنه مجرد مسألة إعادة اللاجئين إلى مناطق سيطرة النظام، وهذه مسألة في غاية الخطورة، فهي تطوي سنوات الصراع كاملة، وتعمل ضمنياً على تقديم رواية النظام المضللة، التي اعتبرت أن اللاجئين غادروا بفعل المعارضة، لا بسبب كل صنوف الموت التي فعلها النظام بحقهم، ما يزيد في أرصدة النظام الذي يقدم نفسه ضمانة لكل السوريين.

وبالمقابل فهي عودة تقلل من أوراق المعارضة، وتعمل على منح النظام مشروعية مزيفة، ناهيك انها عودة إلى المجهول والغموض، وهو استغلال مهين للشبان الذين أجبروا على مغادرة مناطق اللجوء وفق منطق الضرورة والقهر، ولم تأتِ بالاختيار الطوعي، وخصوصاً عندما يأتي استغلالهم مجدداً في إعادة تكون بنية جيش النظام الذي تسبب بكل هذه الكوارث لهم. إذ يجد هؤلاء أنفسهم تحت إمرة مليشيا خارجية ليست وطنية، وتحت إمرة جيش فاسد منذ تكوينه، يعمل على تحويلهم إلى قتلة بحق إخوتهم الذين اختاروا الوقوف ذات يوم لحمايتهم من بطش النظام، خصوصاً عندما يزجهم في مواجهة المعارضة المعتدلة.

لذلك إن مسألة الخدمة الإلزامية تعتبر انتهاكاً وجريمة بحق هؤلاء الشبان، لأن هذه الخدمة لا تأتي في ظل ظروف طبيعية، ولا تأتي من باب حماية البلاد، وإنما هي استعباد لهؤلاء العائدين قسراً، وهو مع الأسف ما يغيب من إعلام المعارضة السورية، والتي بات إعلامها لا يدرك طبيعة التوصيف الحقيقي للمشهد السوري، وبات أعجز ما يكون عن إعادة توصيف المشهد السوري وتقديمه إلى العالم، وبات في معظمه مجرد ناقل للأخبار وكأنها تحدث في كوكب آخر.

تعفيش الجيوب:

جيش النظام الشهير بالتعفيش منذ تواجده أثناء الحرب اللبنانية؛ لم يعد قادراً على التعفيش كما يجب، ولذلك فقد عادت هذه القيادات إلى سابق عهدها قبل الحرب، وهي مسألة تعفيش الجيوب، وابتزاز الأهالي بغية مسح أبنائهم مما يسمى بقائمة المطلوبين.

فما يجهله كثيرون حول مسألة طرق العودة إلى مناطق سيطرة النظام، أنها عودة تتم من خلال تنسيق عال تقوم به مافيا تابعة للنظام، تفتقد لأدنى أنواع الحس الإنساني حيث تعمل على إخضاع الأهالي إلى ابتزاز مسبق، يتمثل في دفع أموال أو التخلي عن ممتلكات داخل سوريا مقابل سلامة مؤقتة لأبنائهم، ومسحهم من قوائم المطلوبين، والبعض يعمل على دفع أموال مقابل أن يتجنب أبناؤه الخدمة الإلزامية التقليدية، وذلك وفق الطريقة التي كانت متبعة في سوريا قبل الحرب، حيث كان بعض الميسورين يدفعون أمولاً مقابل قضاء فترة الخدمة الإلزامية في بيوتهم.

وبهذا الشكل السري والصامت من العودة، تبدو حجم الكارثة الإنسانية التي يعانيها الشعب السوري، الذي خسر وحدة المعارضة، وسقط ضحية النظام والقوى الإسلامية المتطرفة، التي جلبت كل أطياف التطرف في الأرض إلى سوريا بما يتيح للنظام أن يجد دوماً مظلة تحميه (مؤقتاً) وهو ما يدركه النظام جيداً، وهو ما نكرره دوماً، أن النظام سينتقل من حرب إلى حرب، لأنه يعلم يقيناً أن أي هدوء شامل في سوريا سوف يمرر عملية سياسية دولية تنتهي بالتغيير الشامل، ثم بوصول قادته الى المحاكم الدولية، لذلك ما هي معارك البادية إلا واحدة من معارك الظل، التي يريد النظام من خلالها أن يُظهر للعالم مشاركته في محاربة داعش، التي صنعها، ويدعمها، ويعرف تماماً كيف يبقيها تعيد انتعاشها، تماماً كما ساهم من قبل برفد الزرقاوي في العراق بآلاف المقاتلين، وكما أسس من قبل منظمة فتح الإسلام في لبنان، التي أخرج شاكر العبسي من سجونه لتأسيسها، وكما أسس غيرها من منظمات التطرف في سوريا ذاتها.

البديل الغائب:

لم تستطع المعارضة السورية (بسبب اختلافها وتبعيتها للخارج) أن تقدم نفسها بديلاً حقيقياً للنظام على المستوى السياسي، ولم تستطع حتى أن تصون اللاجئين في مناطق سيطرتها، إذ تركت للغرباء حق التسلط على اللاجئين الذين فقدوا كل شيء في مناطق سيطرة النظام ولجأوا في وقت سابق إلى أماكن سيطرة المعارضة، حيث باتت عمليات القهر والاعتقال والملاحقة والاغتيالات تنشط بقوة في مناطق هذه المناطق، ومع أن كل الدلائل واضحة، وتشير إلى طرفين لا ثالث لهما، وهما الأيادي التي تعمل مع النظام، وأيادي الشريك الآخر في ذبح السوريين من أمثال منظمة القاعدة ومن يدور في فلكها، حيث بات السوريون في وطنهم يواجهون هذه الآلة من القتل والخطف والابتزاز، وأمام انسداد الأفق، يجدون أنفسهم في مساومة مع النظام لاختيار الضرر الأقل عليهم، وهكذا يخضعون لشروط الابتزاز ويعودون إلى مناطق سيطرة النظام.

اليوم تتحمل المعارضة مسؤولية تاريخية عما يحدث للّاجئين السوريين العائدين تحت مظلة هذا القهر، ومطلوب منها بالحدود الدنيا أن تصنع إعلاماً حقيقياً يفضح سير هذه العودة، وبما يجعل المجتمع الدولي يطرح مسألة الرقابة على العائدين أمام عينيه، ومن يدري، لعل هذه الخطوة فقط تنجح، وهذا إذا فكرت هذه المعارضات بترك الفنادق والتكلم حول هذا الأمر ولو مؤقتاً.

مرصد الشرق الأوسط وشمال أفريقيا الإعلامي “مينا”

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Syrie/Russie : Régimes assassins


 

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Syrie: Crimes contre l’humanité


 

 

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198.000 DÉPLACÉ.E.S ENVIRON


قرابة 198 ألف نازح ومقتل 214 مدنياً جنوب سوريا، ومجلس الأمن لا يتحرك

تخلي الرئيس ترامب عن التزاماته في محافظة درعا يُشبه تخلي أوباما عن خطه الكيميائي الأحمر

Depuis le début de l’offensive du régime contre le Sud syrien, mi-juin:

198.000 DÉPLACÉ.E.S ENVIRON

& 214 PERSONNES CIVILES TUÉES
LE CONSEIL DE SÉCURITÉ EST INERTE

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Réfugiés syriens - Daraaنازحين-درعا-1-780x405

Daraa: 160.000 personnes déplacées


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Près de 66.000 civils se trouvent coincés près des frontières syro-jordanienne.


Les bombardements du régime et ses alliées, notamment russes, ont causé, récemment, une grande vague de déplacement des civils dans le sud syrien.

Près de 66.000 civils  se trouvent coincés près des frontières syro-jordanienne.

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Après le bombardement intensif et violent des forces du régime et ses alliés soutenus par l’aviation russe sur la ville et les villages à l’est de Daraa.

Après l’imposition de tribut sur ses barricades et en conjonction avec le bombardement de leurs villages et villes … Le régime ouvre deux passages aux personnes déplacées pour se rendre dans ses zones
27 juin 2018

Province de Daraa – L’Observatoire syrien des droits de l’homme :
L’OHDH a appris que de violents affrontements se poursuivent dans le secteur est de la campagne de Daraa entre les combattants des factions armés et islamiques, d’une part, et les forces du régime et des fidèles pro-régime, d’autre part, où l’OSDH a observé que les derniers ont pu imposer leur contrôle sur la ville de Nahtat et le village de Samma, suite à de lourds bombardements et d’attaques violentes, en poursuivant le bombardement aérien par hélicoptère et avions militaires. Les raids ont provoqué la mort de 10 victimes au moins dont une femme et 5 enfants à Saida, Karak-est, Jiza et Ghariah est, tandis que Les bombardement aux missiles et raids aériens ont causés, depuis le début des escalades,  la mort de 65 victimes, dont 9 femmes et 9 enfants, 2 secouristes civils.
au moin,s dans les villes et villages à Da’el, Jizah, Kahil, Mseifra, Gharia est, et

Des sources fiables ont confirmé à l’OSDH que le mouvement de déplacement de la population se poursuit avec l’expansion de la zone des bombardement au sol et l’air par les forces du régime et des avions russes, où le nombre de déplacés a atteint des dizaines de milliers de civils, qui ont quitté leurs maisons, leurs villages et villes loin des zones de bombardements, les sources fiables ont confirmé aussi, que les forces du régime et après avoir procédé à la fermeture des routes face aux personnes déplacées vers leurs zones de contrôle, elles ont ré-ouvert deux points de passage, l’un d’eux est le passage d’Abu Kasser, situé près de Da’el et le deuxième à Kafrchams dans la campagne Nord-Ouest, afin que les réfugiés fuyant la campagne de Deraa et souhaitant se réfugier dans les zones sous le contrôle du régime puissent échapper à l’artillerie, aux missiles et aux frappes aériennes, qui les persécuta.

Les sources fiables ont également confirmé à l’OSDH que les forces du régime empêchent les civils de pénétrer dans les zones sous son contrôle, et les empêchent de se diriger vers la capitale Damas, tandis que sur les points de passage controlés par le régime, les forces armées imposent des redevances allant de 50 mille – 300 mille livres syriennes , à ceux qui souhaitent entrer dans les zones sous contrôle du régime et de s’orienter vers des zones en dehors de la province, ce qui a provoqué le mécontentement des personnes déplacées contre l’exploitation et la traite des forces armées du régime, des personnes déplacées, par ailleur, le régime invoque que les civils ne sont pas ciblés et qu’il est « venu pour les protéger”»

بعد قصف مكثف وعنيف قوات النظام تسيطر مع حلفائها بدعم من الطيران الروسية على بلدة وقرية بشرق درعا عقب تقسيمها المنطقة إلى قسمين

بعد فرضها أتاوات على حواجزها وبالتزامن مع قصفها لقراهم وبلداتهم…قوات النظام تفتح معبرين للنازحين نحو مناطقها

Deraa: Terrorisme d’État… raids des forces prorégime sur le sud syrien


AFP – Accueil

Syrie: plus de 20 civils tués dans des raids de forces prorégime dans le sud

AFP / Mohamad ABAZEED Des nuages de fumée s’élèvent de secteurs rebelles de la ville de de Deraa, dans le sud syrien, lors de frappes aériennes du régime, le 28 juin 2018

 

Plus de 20 civils ont péri jeudi dans des raids imputés à l’aviation russe contre la province méridionale de Deraa en Syrie, la journée la plus meurtrière depuis le début d’un assaut du régime et de ses alliés pour chasser les rebelles de cette région clé.

Les puissances occidentales ont dénoncé les opérations militaires lancées le 19 juin par le régime de Bachar al-Assad et son allié russe contre cette province dominée par les insurgés, et plusieurs ONG ont dit craindre une nouvelle crise humanitaire dans le pays en guerre depuis 2011.

Après avoir consolidé son pouvoir sur la capitale Damas et ses environs en chassant rebelles et jihadistes, le pouvoir d’Assad a ouvert un nouveau front dans le sud du pays, une région sensible bordant la frontière avec la Jordanie et le plateau du Golan, en partie occupé par Israël.

Jeudi, des raids imputés à l’aviation russe ont visé plusieurs secteurs dans l’est et l’ouest de la province de Deraa, faisant 25 morts parmi les civils, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Parmi les victimes, 17 personnes dont cinq enfants, réfugiées dans le sous-sol d’une maison pour échapper aux bombardements, ont péri dans une frappe russe dans la localité d’Al-Mseifra, a précisé l’OSDH.

Il n’était pas possible de confirmer de source indépendante si l’aviation russe a mené ou non ce raid mais Moscou a toujours démenti cibler des objectifs civils.

“Le bilan de jeudi est le plus élevé depuis le 19 juin”, a indiqué à l’AFP le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane. “Depuis mercredi, les bombardements ont gagné en intensité et visent des secteurs très fortement peuplés”.

Au total en plus d’une semaine, quelque 96 civils ont péri dans les violences, selon l’ONG.

– 50.000 déplacés –

Mardi, les forces du régime ont lancé une offensive contre les quartiers insurgés de la ville de Deraa, chef-lieu de la province du même nom.

Ces districts ont été la cible jeudi de raids aériens du régime et de la Russie, et depuis plusieurs jours, des dizaines de familles fuient le secteur, selon l’OSDH.

“Tous les habitants sont partis. Il n’y a plus de civils ici” dans les quartiers rebelles de Deraa, a indiqué à l’AFP Ahmad Abou Hazem, un combattant rebelle dans la ville.

AFP / Mohamad ABAZEED Des déplacés syriens fuient les zones de combats dans la province méridionale de Deraa où le régime bombarde les zones rebelles, le 28 juin 2018

Selon l’ONU, quelque 750.000 civils vivant en zone rebelle dans le sud de la province de Deraa seraient menacés par les opérations militaires.

Et environ 50.000 civils ont déjà été déplacés, selon un nouveau chiffre communiqué jeudi par l’ONU, la majorité essayant de trouver refuge près de la frontière avec la Jordanie.

Amman néanmoins a répété à plusieurs reprises qu’elle garderait sa frontière fermée, faisant craindre aux organisations internationales une nouvelle crise humanitaire.

Les Nations unies ont annoncé jeudi avoir suspendu leurs convois humanitaires transfrontaliers depuis la Jordanie vers la province de Deraa “en raison des combats”.

“Nous exhortons la Jordanie à laisser les frontières ouvertes”, a lancé le chef du groupe de travail humanitaire de l’ONU sur la Syrie, Jan Egeland, lors d’un point de presse à Genève.

– “Violation” –

Les violences n’ont pas épargné les infrastructures médicales. Depuis le début des hostilités, cinq hôpitaux ont été mis hors service par des bombardements pour certains imputés à la Russie, selon l’OSDH.

L’ONG française l’Union des organisations de secours et soins médicaux (UOSSM) a par ailleurs annoncé la mort de trois membres de son personnel médical en moins d’une semaine dans la province de Deraa.

Le pouvoir syrien, qui enchaîne les victoires grâce à l’appui crucial de l’allié russe, mais aussi de l’Iran et du Hezbollah libanais, contrôle désormais 65% du pays.

Carte - Sud syrien Deraa et Soueida
 AFP / Omar KAMAL Syrie

Il semble plus que jamais déterminé à asseoir son pouvoir sur l’ensemble de la Syrie, ravagée depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 350.000 morts et jeté à la rue des millions de personnes.

Depuis le début des hostilités dans le sud, les forces du régime ont conquis 15 villages et localités, principalement dans l’est et le nord-est de la province, selon l’OSDH.

Or le sud fait théoriquement l’objet depuis 2017 d’un cessez-le-feu négocié directement par Moscou, Washington et Amman.

“Les opérations militaires unilatérales du régime d’Assad et de la Russie dans le sud-ouest de la Syrie sont une violation du cessez-le-feu”, a souligné mercredi Jonathan Cohen, ambassadeur adjoint des Etats-Unis à l’ONU.

https://www.afp.com/fr/infos/334/syrie-plus-de-20-civils-tues-dans-des-raids-de-forces-proregime-dans-le-sud-doc-16s0885

 

Syrie: des milliers de personnes fuient des bombardements du régime dans le sud

Bombardement - Syrie

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