La bombe à retardement des détenus jihadistes en Syrie


 

La bombe à retardement des détenus jihadistes en Syrie

Le pire est à craindre de la détention en Syrie par une milice kurde de centaines de combattants jihadistes et de leurs familles.

La France a changé deux fois de politique au sujet de la détention en Syrie de ses ressortissants liés à Daech. La question est d’autant plus sensible que, à la différence de l’Etat souverain qu’est l’Irak voisin, les prisonniers jihadistes sont dans leur écrasante majorité aux mains des Forces démocratiques syriennes (FDS), une milice structurée autour de la branche locale du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). En janvier 2018, le porte-parole du gouvernement français affirmait que ses compatriotes seront « jugés au Kurdistan syrien » (sic), si « les institutions judiciaires sont en capacité d’assurer un procès équitable ». L’inexistence d’un « Kurdistan syrien » en droit international, mais surtout l’annonce du retrait américain hors de Syrie, entraînèrent un premier basculement de la position française, officialisé en janvier 2019 par la ministre de la Justice. 

DES PRISONS A TRES HAUT RISQUE

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La sale guerre et l’insolence se déchaînent contre le paysan syrien… وساخة الحرب وصفاقة الأخلاق تبلغ أوجها ضد الفلاح السوري


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La Syrie est à ceux qui la construit et non à ceux qui la réduit en cendre…

Le blé syrien est en feu … Les incendies ont consommé près de 80 000 dunums de cultures

Adnan Abdul Razzaq – 8 juin 2019

Le directeur de l’institution céréalière du gouvernement de l’opposition syrien, Hassan Mohammad, confirme que les incendies continuent d’avaler les champs de blé et d’orge dans différentes régions de la Syrie. Alors que des incendies continuaient de brûler dans la campagne de la ville de Raqqa, dans le nord-est de la Syrie, près de 1 000 dunums de cultures avaient été incendiés à Bir ‘Acheq, dans la région de Tall Abyadh, à Raqqa.

Dans sa déclaration, Mohammed a estimé les zones incendiées dans les villes syriennes (Raqqa, al-Hasakah et Deir Ez-Zor), à plus de 45 000 dunums. Tandis que les incendies qui n’ont cessé depuis des semaines, ont détruits plus de 80 000 dunums dans toute la Syrie. Selon lui, les incendies qui ont eu lieu il y a plusieurs semaines en Syrie représentent plus de 10% de la récolte totale de blé, soit entre 2,7 et 3 millions de tonnes.

M. Mohammad n’a pas spécifié de coupables qui pourraient être à l’origine des incendies, mais a estimé que les conditions climatiques naturelles n’était pas une cause convaincante, car les incendies n’ont pas affecté les récoltes dans les pays voisins. « Il y a ceux qui veulent appauvrir le peuple syrien, empêcher le confort financier et le priver de son pain », qu’ils soient partisans du régime de Bachar Al-Assad ou de forces démocrates syriennes FDS, qui cherchent à contrôler les zones de production les plus importantes dans les villes de la Jazira syrienne.

La responsabilité de « FDS »
Nombreux ceux qui accusent les Forces démocratiques syriennes (FDS) d’être responsables de la sécurité de la Jazira syrienne, et devraient assumer la responsabilité des incendies, alors que la Direction de « l’autogestion » a déclaré dans un communiqué que les incendies sont fabriqués de toutes pièces et visent à frapper l’économie dans la région et à combattre les gens en brûlant leur moyen de subsistance et leur bien.

Salman Baroudo, responsable conjoint de l’Autorité économique et agricole pour l’autogestion, a estimé que la superficie brûlée à la Jazira Syrienne était supérieure à 25 000 dunums et qu’elle se concentrait dans les régions de Raqqa, Deir Ez-Zor et le sud de Hassaka. Baroudo a déclaré lors de précédents reportages télévisés que la plupart des incendies sont imputés à des acteurs qui ont été arrêtés. Certains accusés avaient appartenu aux forces de sécurité intérieure dans les régions kurdes, « Assayish » et quelques « crépuscules de Daech ».

De son côté, l’universitaire Mohammed al-Haj Saleh a accusé les factions kurdes contrôlant les villes de la Jazira syrienne d’incendier et de ne pas vouloir sécuriser les zones contrôlées par la force des armes. « Tous les champs incendiés appartiennent aux Arabes », a-t-il déclaré.

Dans le village de Tall Hamis, dans la campagne nord-est d’al-Hassaka le feu a brûlé 6 000 dunums environ, aussi 7 000 dunums environ dans le village de Bazzuna, dans la région d’al-Qahtaniya, tandis dans les deux villages de Thiyabiya et de Khirbat al-Bireh, 1 200 dunums environ ont brûlé.

En outre, environ 600 dunums de cultures ont été détruites dans le village de Jaz’at Safouk, dans l’est du gouvernorat, et le nombre d’incendies enregistrés au cours des dix derniers jours est passé à 74, détruisant quelque 45 000 dunums prêts à être récoltés.

L’incendie s’est également propagé dans la campagne de Homs et a touché environ 15 000 dunums, selon les déclarations du commandant des brigades de pompiers de Homs, le colonel Osman, qui a confirmé que les pompiers de la ville avaient réussi à éteindre environ 225 incendies depuis une semaine.

Les incendies ont rasé des champs agricoles, aussi, au sud de la Syrie (Daraa et Soueida). La journaliste syrienne Mozne Mourched a confirmé que les incendies ont brûlé des champs de villes du sud et se sont multipliés sur des dizaines de dunums dans cinq villages de la province de Soueida.

– « Daech »  annonce sa responsabilité

D’autre part, l’organisation « Daech » a reconnu avoir été à l’origine de feu, et a estimé que ses opérations étaient contre ceux qu’il a décrit comme des « apostats » dans les régions de Raqqa, al-Hassaka et la campagne d’Alep.

Un des incendies a touché des cultures d’un responsable du conseil local d’Al-Hassaka, près de Jabal Kaoukab (Mont Kaoukab), ainsi que la récolte de l’un de groupes armés des Forces démocratiques syriennes (FDS) dans le village de Markada et des dizaines d’autres dunums d’orge appartenant à un autre élément dans le village de Zarqa dans la campagne de Hasaka.

Les partisans de l’organisation ont également brûlé environ 5 000 dunums de blé dans les villages de Zein al-Mabraj et Oum Madfaa, dans la campagne de Hassaka, ainsi que des cultures dans le village de Dardara dans le gouvernorat de Tall Hamis et des dizaines d’hectares appartenant à un membre du comité de réconciliation, selon le rapport publié sur le site de l’organisation « Al-Naba’ ».

– Les trois dimensions de la crise

 

Le professeur Abdul Nasser Al-Jassim, professeur d’économie, a déclaré que les incendies qui ont ravagé les champs des agriculteurs ont trois dimensions: humaine, économique et sociale.
Al-Jassim a expliqué à al-Arabi al-Jadeed que la dimension humaine se reflétait dans l’intensification de la famine chez les Syriens et dans la réduction de leurs options en matière de sécurité alimentaire, car l’agriculture était la première ressource des Syriens.

Sur le plan social, poursuit-il, les incendies ont révélé un fossé grandissant entre la société syrienne. « Nous avons observé une fragmentation régionale et sectaire et même national. Chaque catégorie recherche le salut individuel et même s’accuse mutuellement ».

Al-Jassem a conclu que la dimension économique était la plus importante: après huit ans de perturbations dans les ressources du pays, l’espoir de la culture du blé se concrétise, car la récolte du blé est considérée comme le plus important depuis des décennies, entraînant la disparition d’une partie de la récolte estimée à 3 millions de tonnes. Il a demandé quels étaient les résultats, affamer les Syriens dans les zones libérées ou même le régime qui pourrait les importer, mais cela augmenterait les charges et les dettes de la Syrie et des Syriens.

Malgré les prévisions concernant une saison abondante de blé en Syrie cette année, la dispersion des récoltes entre l’opposition, les régions kurdes et le régime, ainsi que les incendies qui ont frappé la saison et ne sont pas arrêtés jusqu’à ce jour, pousseront la Syrie à continuer d’importer du blé pour répondre aux besoins du pays de plus de deux millions de tonnes.

Le gouvernement syrien a annoncé dans une déclaration à la presse que l’importation de blé va se poursuivre, et que le gouvernement avait conclu trois contrats avec trois entreprises pour importer 600 000 tonnes de blé.

Incendie des récoltes au nord est de la syrie juin 2019

القمح السوري يشتعل…الحرائق أكلت 80 ألف دونم من المحاصيل

عدنان عبد الرزاق – 8 يونيو 2019

أكد مدير مؤسسة الحبوب في الحكومة السورية المعارضة، حسان محمد، استمرار حرائق حقول القمح والشعير في مناطق سورية مختلفة. ففي حين لا تزال النيران مشتعلة في ريف مدينة الرقة شمال شرقي سورية، مع احتراق نحو ألف دونم من المزروعات في بير عاشق في منطقة تل أبيض في الرقة، امتدت الحرائق حتى جنوب سورية، لتطاول حقول القمح والشعير في مدينتي درعا والسويداء.

وقدر محمد خلال تصريحه لـ”العربي الجديد” المساحات المحروقة في مدن الجزيرة السورية (الرقة والحسكة ودير الزور) بأكثر من 45 ألف دونم. في حين أتت الحرائق المندلعة منذ أسابيع، على أكثر من 80 ألف دونم في عموم سورية، ما يشكل بحسب مدير مؤسسة الحبوب، نحو 10 في المائة من كامل محصول القمح المتوقع أن يتراوح هذا العام، بين 2.7 و3 ملايين طن، وهو الموسم الأضخم منذ أكثر من عشر سنوات.

ولم يحدد مدير مؤسسة الحبوب جهة محددة وراء افتعال الحرائق، لكنه اعتبر أن عذر الظروف الطبيعية غير مقنع، لأن الحرائق لم تطاول المحاصيل في الدول المجاورة. وقال: “ثمة من يحرص على إفقار الشعب السوري ويحول دون راحته المالية وتأمين حتى رغيف خبزه”، سواء كان هؤلاء من نظام بشار الأسد أو حتى من قوات سورية الديمقراطية التي تسعى للسيطرة على أهم مناطق الإنتاج في مدن الجزيرة السورية.

مسؤولية “قسد”

ويحمّل كثيرون، قوات سورية الديمقراطية (قسد) المسؤولة عن أمن منطقة الجزيرة السورية، المسؤولية عن الحرائق، في حين قالت “الإدارة الذاتية” في بيان إن الحرائق مفتعلة من قبل أيادٍ مخربة، تهدف لضرب اقتصاد المنطقة، ومحاربة الناس في أرزاقهم وممتلكاتهم بعد الفشل في زعزعة الاستقرار.

وقدر سلمان بارودو، الرئيس المشترك لهيئة الاقتصاد والزراعة في الإدارة الذاتية، المساحة المحروقة بمناطق الجزيرة بأكثر من 25 ألف دونم، وتتركز بمناطق الرقة ودير الزور وجنوبي الحسكة. وقال بارودو خلال تصريحات تلفزيونية سابقة إن معظم الحرائق بفعل فاعل، وقد تم القبض على بعض المتهمين ويعود بعضهم إلى قوات الأمن الداخلي في المناطق الكردية “الأسايش” وبعض “فلول داعش”.

بدوره، اتهم الأكاديمي محمد الحاج صالح الفصائل الكردية المسيطرة على مدن الجزيرة السورية بافتعال الحرائق، أو عدم القدرة على تأمين المناطق التي تسيطر عليها بقوة السلاح. وقال إن “جميع الحقول التي تم حرقها إنما تعود للعرب. الأمر واضح بالنسبة لي”٠

وكانت النيران قد أتت على نحو 6 آلاف دونم في القرى التابعة لناحية “تل حميس”، في ريف الحسكة الشمالي الشرقي، فضلاً عن نحو 7 آلاف دونم في قرية “بزونة”، التابعة لناحية القحطانية، فيما احترق نحو 1200 دونم من الأراضي في قريتي ذيابة وخربة البير، التابعتين لبلدة اليعربية٠

أيضاً، وسجل إتلاف نحو 600 دونم في قرية جزعة صفوك، التابعة لناحية “الجزعة”، بالريف الشرقي للمحافظة، ليرتفع عدد الحرائق المسجلة خلال الأيام العشرة الماضية إلى 74 حريقاً، أتلفت ما يقارب 45 ألف دونم من الأراضي التي كانت جاهزة للحصاد٠

كما امتدت الحرائق إلى ريف حمص لتنال من نحو 15 ألف دونم بحسب تصريحات لقائد فوج إطفاء حمص العقيد عثمان، الذي أكد أن فوج الإطفاء بالمدينة تمكن من إخماد نحو 225 حريقاً منذ أسبوع فقط.

وطاولت الحرائق حقولاً زراعية جنوبي سورية (درعا والسويداء). وأكدت الإعلامية السورية مزن مرشد لـ”العربي الجديد” أن حرائق التهمت حقول المدن الجنوبية وأتت على عشرات الدونمات في خمس قرى بمحافظة السويداء٠
“داعش” يتبنى الحرائق

في المقابل، تبنى تنظيم “داعش” الحرائق، واعتبر أن عملياته هي ضد من وصفهم بـ “المرتدين” في مناطق الرقة والحسكة وريف حلب.

وأوضح تقرير “داعش” أن إحدى الحرائق طاولت محاصيل زراعية لمسؤول المجلس المحلي في الحسكة، بالقرب من جبل كوكب، إضافة إلى محصول زراعي لإحدى المجموعات المسلحة التابعة لـ “قوات سورية الديمقراطية” (قسد) في بلدة مركدة، وعشرات الدونمات الأخرى من الشعير لعنصر آخر في قرية الزرقة بريف الحسكة.

كما أحرق مناصرو التنظيم نحو خمسة آلاف دونم من القمح في قرى زين المبرج وأما مدفع، بريف الحسكة، وكذلك أحرقوا محاصيل في قرية الدردارة بمنطقة تل حميس، وعشرات الهكتارات العائدة لأحد أعضاء لجنة المصالحة بجبل كوكب بريف الحسكة، وذلك بحسب صحيفة النبأ٠

ثلاثة أبعاد للأزمة

ورأى أستاذ الاقتصاد الدكتور عبد الناصر الجاسم، أن للحرائق التي التهمت حقول المزارعين، ثلاثة أبعاد: بعد إنساني، واقتصادي واجتماعي. وشرح الجاسم لـ “العربي الجديد” أن البعد الإنساني يتجلى في الإمعان بتجويع الشعب السوري والتقليل من خياراته للحصول على الأمن الغذائي، لأن الزراعة هي المورد الأول لجلّ السوريين٠

وحول البعد الاجتماعي تابع أستاذ الاقتصاد، كشفت الحرائق اتساع الفجوة بين المجتمع السوري، “ولاحظنا تفتتاً مناطقياً وفصائلياً وحتى قومياً، وكل فئة تسعى للخلاص الفردي بل وتتهم الأخرى بافتعال الحرائق”٠

وختم الجاسم أن الأخطر هو البعد الاقتصادي، إذ بعد ثماني سنوات من تعطيل موارد البلد، يأتي الأمل المعقود على موسم القمح، عبر غلال تعتبر الأكبر منذ عقود، ما أدى لتبديد جزء من المحصول المقدر بنحو 3 ملايين طن. وتساءل عن النتائج سواء في تجويع السوريين بالمناطق المحررة، أو حتى النظام الذي يمكنه الاستيراد، لكنه سيزيد من الأعباء والديون على سورية والسوريين٠

ورغم التوقعات بموسم قمح وفير بسورية هذا العام، إلا أن تشتت المبيع، بين المعارضة والمناطق الكردية والنظام، فضلاً عن الحرائق التي ضربت الموسم ولم تتوقف حتى اليوم، سيدفع سورية للاستمرار باستيراد القمح لسد حاجة البلاد التي تزيد عن مليوني طن٠

وأعلنت حكومة النظام السوري، استمرار استيراد القمح هذا الموسم، وقال المدير المكلف بإدارة المؤسسة السورية للحبوب، يوسف قاسم، خلال تصريحات صحافية، إن المؤسسة أبرمت ثلاثة عقود مع ثلاث شركات لاستيراد 600 ألف طن من القمح٠

وأشار إلى أن العقد الأول سيكون عبر شركة “سوليد 1” الروسية، إذ سيتم استيراد 200 ألف طن بـ62 مليون دولار، أما العقد الثاني فسيكون 200 ألف طن من نصيب شركة “سيستوس” اللبنانية بسعر 52 مليون دولار، والعقد الثالث استيراد نفس الكمية عبر شركة “الشرق الأوسط” بسعر 50 مليون دولار٠

Les jeunes de la tribu « al-Bakkara » bloquent les route face aux FDS


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Des tensions dans la ville à l’Est de l’Euphrate, suite à l’arrestation d’une personne par les forces démocrates de la Syrie/FDS, conjointement au blocage des routes dans la région, par de jeunes de la tribu « al-Bakkara »

1er juin 2019

Deir Ez-Zor – OSDH : L’observatoire syrien des droits de l’homme est a appris que des tensions dans le village d’al-Hawayej, dans la campagne de Deir Ez-Zor, accompagnées de blocage de routes à l’ouest de la ville, dans les zones de contrôle des FDS, par des centaines de jeunes de la tribu al-Bakkara.
D’après les informations obtenues par l’OSDH, tout a débuté suite à la pourchasse des FDS d’un jeune homme à al-Hawayej, ce dernier s’est abrité dans la maison de l’un des cheikh de la région, où les éléments des FDS se sont pénétrés et ont insulté le Cheikh, puis elles ont arrêté le jeune homme et l’ont conduit vers une destination inconnue, ce qui suscitait un grand mécontentement au milieu de la tribu qui ont pris d’assaut et fermé les routes. Selon des sources informées de l’OSDH, les combattants d’origine arabe au sein de FDS ont annoncé leur position au côté de la tribu al-Bakkara.

Le 9 mai, l’OSDH a publié que des manifestations avaient lieu à al-Bassira, et dans les deux villages de Thibianz et al-Chouheil ainsi que dans le village d’al-Dhaman, en signe de protestation et de condamnation du massacre perpétré par la Coalition internationale un peu après minuit dans le village d’al-Chouheil, où 7 civils ont été tués. Les sources ont rapporté à l’OSDH que la tension était forte dans le village à la suite du meurtre d’un manifestant par les membres de FDS, lors d’une dispersion de la manifestation, suivi du retrait de tous les éléments de FDS de du village d’al-Chouheil, ça a poussait les habitants du village à attaquer les locaux des FDS et à allumer le feu dans des caravanes. L’Observatoire syrien a publié un peu plus tôt que la coalition internationale avait effectué une opération de débarquement dans le village d’al-Chouheil, dans l’est de la campagne de Deir Ez-Zor, la nuit du mercredi à jeudi, parallèlement au déploiement important des FDS des véhicules blindés sur le terrain, où elles ont commis avec la Coalition internationale un massacres faisant 7 victimes civils parmi lesquels un homme avec ses deux fils. L’opération, qui a duré environ trois heures, a abouti à l’arrestation de deux personnes, dont un ancien membre du bureau des « relations publiques » de l’organisation « Etat islamique ». Les activistes de l’OSDH ont appris que les 7 civils tués lors de la fusillade par les FDS et la Coalition internationale n’ont rien à voir avec l’organisation de « l’État islamique ». Ils résident dans cette région et n’ont jamais protégé les éléments de l’organisation EI, bien que des sources des FDS aient informé l’Observatoire que ce sont eux qui protégeaient les membres de l’organisation.
Le 25 avril dernier, l’OSDH avait publié que la Coalition international a procédé à une opération de débarquement dans le village de Machekh, près de la ville d’al-Bassira, dans la banlieue est de Deir Ez-Zor, près du domicile d’un civil, avec l’appui d’une force terrestre des FDS, le propriétaire de la maison et deux membres de sa famille ont été abattus, en plus de sa belle fille qui était enceinte.

توترٌ تشهده بلدة شرق الفرات عقب اعتقال شخص من قبل عناصر قوات سوريا الديمقراطية بالتزامن مع قطع شبان من عشيرة البكارة للطرقات في المنطقة

Les « FDS » tentent de calmer la colère des familles de Deir Ez-Zor en libérant des détenus


al-Chahil - Deir Ez-Zor

Les « FDS » tentent de calmer la colère des familles de Deir Ez-Zor en libérant des détenus

25/05/2019 – Enab Baladi

 Les Forces démocratiques de la Syrie ont libéré 89 détenus de leurs prisons à Deir Ez-Zor, qu’ils avaient précédemment arrêtées dans le cadre de sa campagne de sécurité dans l’est de la Syrie.

Selon ANHA, une agence autonome, samedi 25 mai, à la demande des dignitaires des tribus Deir Ez-Zor et leur caution, les forces de sécurité intérieure ont libéré 89 personnes qui « ne se sont pas souillées les mains avec le sang des Syriens ».

La libération des détenus faisait partie d’une cérémonie à laquelle assistaient des anciens, des dignitaires de la région et des représentants d’institutions civiles, ainsi que du comité des relations générales du conseil civil et des chefs militaires.

Cette décision intervient cinq jours après la libération de 43 détenus de ses prisons de Deir Ez-ZOr, qui avaient déjà été arrêtés pour appartenance à l’État islamique.

« Nous oeuvrons à la libération de 553 détenus et nous allons faire retourner 2 800 personnes des camps dans leurs maisons », a déclaré Cheikh Jamil Mahmood al-Hafel, porte-parole de la tribu al-Akidat.

Il a ajouté que « les demandes des parents ont reçu une réponse positive de la part des forces de sécurité internes, de sorte que la situation est plus sûre et stable ».

Des dizaines de personnes ont été arrêtées par les FDS ces derniers jours, l’accusation étant d’avoir traité avec l’organisation de l’État.

Dans le contexte des arrestations arbitraires, des quartiers de Deir Ez-Zor ont été témoins d’un état d’ébullition populaire, qui a entraîné l’organisation des manifestations par les civils, rejetant le traitement appliqué par les FDS dans la ville.

Les vieux et l’ensemble de dignitaires de la tribu Al-Akidat de la province de Deir Ez-Zor se sont rencontrés la semaine dernière dans la ville du Chahil, pour prendre position contre les « FDS ».

La réunion a débouché sur une déclaration finale appelant la coalition internationale dirigée par les États-Unis à intervenir pour mettre fin aux violations des FDS perpétrées à Deir Ez-Zor.

La déclaration accusait le groupe d’avoir « exploité » la richesse de la région orientale et d’avoir tué des civils sous le prétexte d’appartenance à l’organisation, malgré des enquêtes prouvant qu’ils n’avaient rien à voir avec aucune partie régulatrice.

 

“قسد” تحاول امتصاص غضب عشائر دير الزور بالإفراج عن معتقلين

25/05/2019

وقالت الوكالة إن الإفراج عن المعتقلين جاء ضمن مراسم بحضور شيوخ ووجهاء عشائر المنطقة وممثلين عن المؤسسات المدنية، ولجنة العلاقات العامة بالمجلس المدني وقيادات عسكرية.

وتأتي هذه الخطوة من قبل “قسد” بعد عشرة أيام من الإفراج عن 43 معتقلًا من سجونها في دير الزور، اعتقلتهم في وقت سابق بتهمة الانتماء لتنظيم “الدولة الإسلامية”.

ونقلت الوكالة عن المتحدث باسم قبيلة العكيدات، الشيخ جميل محمود الهفل قوله، “نعمل على الإفراج عن 553 معتقل كما سنعيد 2800 شخص من المخيمات إلى منازلهم”.

وأضاف أن “مطالب الأهالي تلقى تجاوب جيد من قبل قوى الأمن الداخلي، بحيث أصبح الوضع أكثر أمنًا واستقرارًا”.

وكانت “قسد” اعتقلت عشرات الأشخاص في مناطقها، في الأيام الماضية، بتهمة التعامل مع تنظيم “الدولة”، الذي أعلن انتهاء نفوذه في مناطق شرق سوريا بالكامل.

وعلى خلفية الاعتقالات العشوائية شهدت مناطق في دير الزور حالة من الغليان الشعبي، أفضت إلى خروج المدنيين بمظاهرات شعبية رافضة للأمور التي تعمل عليها “قسد”.

وكان شيوخ ووجهاء عموم قبيلة العكيدات في محافظة ديرالزور اجتمعوا، الأسبوع الماضي، في مدينة الشحيل، لاتخاذ موقف ضد “قسد”.

وخرج الاجتماع ببيان ختامي طالب التحالف الدولي الذي تقوده أمريكا بالتدخل لوقف “قسد” عن الانتهاكات التي تقوم بها في دير الزور.

واتهم البيان “قسد” باستغلال ثروات المنطقة الشرقية، ومقتل مدنيين بتهمة الانتماء للتنظيم، رغم إثبات التحقيقات أن لا علاقة لهم بأي أطراف تنظيمية.

La colère populaire s’intensifie contre les FDS : les arrestations continuent


 

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ِEn Syrie, la colère populaire s’intensifie contre les FDS : les arrestations continuent

16 mai 2019

Les pratiques des Forces démocratiques de la Syrie (FDS) dans les zones arabes qu’elles contrôlent, en particulier à Deir Ez-Zor, s’intensifie, suscitant de plus en plus de colère, en dépit de la tentative de calmer la situation et d’atténuer la tension après les manifestations qui ont eu lieu à son encontre en libérant plusieurs détenus qui se trouvaient dans ses centres de détention. Par ailleurs, ces forces ont mené une autre campagne d’arrestations dans la province voisine de Raqqa. En dépit de cette tension, le régime syrien est entré en ligne, essayant d’exploiter la colère populaire contre les « FDS », en se plaignant devant le Conseil de sécurité, critiquant les « massacres » de ces forces contre des civils.

Mardi matin, les « FDS » ont lancé une campagne d’arrestations dans la ville de Raqqa et ses environs, arrêtant dix jeunes hommes aux fins de la conscription dans ses rangs. Un militant de Raqqa, qui se nomme Abou Mohammed al-Jazrawi, a déclaré à al-Arab al-Jadeed que les « FDS » ont poursuivi pour la troisième journée consécutive les campagnes d’arrestations à al-Raqqa et ses campagnes. elles ont perquisitionné des dizaines de maisons, arrêté des dizaines de jeunes hommes aux fins de recrutement obligatoire dans leurs rangs », ajoutant que la campagne d’arrestations au Ferdaous coïncidait avec une deuxième campagne dans la région de Mazra’at al-Qahtaniya, au nord-ouest de Raqqa.

D’autres sources locales ont déclaré que les forces de sécurité des FDS avaient également mené une campagne d’arrestations dans la ville de Tall Abyad, dans les zones rurales de Raqqa, arrêtant des dizaines de jeunes hommes. Les FDS ont également lancé une vaste campagne d’arrestations dans plusieurs villages, y compris le village d’al-Ruwayyan et d’al-Ajaj, visant à recruter de jeunes hommes dans la région. Dimanche dernier, un amendement à sa « loi sur le recrutement » dans ses zones de contrôle, au nord-est de la Syrie, a identifié les personnes recherchées pour le recrutement, nées en 1990, et a fixé le montant de six mille dollars à ceux souhaitant être exemptés pour voyager.

Des sources locales à al-Raqqa ont ajouté « les forces de sécurité des FDS ont arrêté dimanche soir dix personnes, lors d’une campagne de rafles visant plusieurs quartiers de la ville à Karama, à l’est de l’Euphrate ». Les sources ont indiqué que la campagne avait été lancée sous le prétexte d’arrêter des « agents de l’armée syrienne libre » dans la région, soulignant que parmi les détenus trois membres de la même famille.
Les médias locaux ont rapporté, également, que des membres des FDS avaient pris d’assaut dimanche soir la région de Mansoura dans la province occidentale de Raqqa pendant la période de Suhoor et avaient lancé une campagne d’arrestation contre plusieurs jeunes hommes, dont le nombre est inconnu, à la suite du meurtre de deux membres du poste de contrôle de FDS à Mansoura, par des inconnus. Les attaques contre les habitants d’al-Raqqa s’intensifient à la suite de chaque attentat à la bombe ou assassinat dans la région, sous prétexte de « collaboration »  avec des factions de l’opposition armée ou des forces du régime ou encore de l’organisation « Daech », en plus de l’arrestation de jeunes gens dans le but de les appréhender avec une prétendue « légitime défense », ce qui est une préoccupation constante chez les parents des jeunes arrêtés.

تصاعد الغضب الشعبي ضد “قسد” في سورية: اعتقالات لا تتوقف

أحمد حمزة، ريان محمد – 16 مايو 2019

يتصاعد الغضب ضد ممارسات “قوات سورية الديمقراطية” (قسد) في المناطق العربية التي تسيطر عليها، لا سيما في دير الزور، على الرغم من محاولتها تهدئة الأوضاع وتخفيف الاحتقان بعد تظاهرات ضدها، بإطلاق عدد من المعتقلين لديها، في المقابل كانت هذه القوات تنُفذ حملة اعتقالات أخرى في محافظة الرقة المجاورة. ومع هذا التوتر القائم، دخل النظام السوري على الخط، محاولاً استغلال الغضب الشعبي ضد “قسد”، إذ رفع شكوى لمجلس الأمن بهذا الخصوص، مُنتقداً “مذابح” هذه القوات بحق المدنيين.

وشنّت “قسد”، صباح الثلاثاء الماضي، حملة اعتقالاتٍ في مدينة الرقة ومحيطها، طاولت عشرات الشبان بهدف التجنيد الإجباري في صفوفها. وقال ناشط يتحدر من الرقة، ويطلق على نفسه اسم أبو محمد الجزراوي، لـ”العربي الجديد”، إن “قسد واصلت، الثلاثاء، لليوم الثالث على التوالي، حملات الاعتقال في الرقة وريفها، وقامت بمداهمة عشرات المنازل في حي الفردوس بمدينة الرقة واعتقلت عشرات الشبان والرجال بهدف التجنيد الإجباري في صفوفها”، مضيفاً أن حملة الاعتقالات في الفردوس، تزامنت مع حملة ثانية طاولت منطقة مزرعة القحطانية الواقعة شمال غرب الرقة.

وقالت مصادر محلية أخرى لـ”العربي الجديد”، إن قوات الأمن التابعة لـ”قسد” قامت أيضاً بحملة اعتقالات في مدينة تل أبيض الواقعة في ريف الرقة، وشملت عشرات الشبان. وكانت “قسد” قد شنّت، الاثنين الماضي، حملة اعتقالات في العديد من القرى في ريف الرقة، من بينها قرى الرويان والعجاج، وذلك ضمن حملةٍ واسعة تهدف من خلالها لتجنيد شبان المنطقة ضمن صفوف قواتها، وذلك بعدما أصدرت “الإدارة الذاتية” التابعة لها، الأحد الماضي، تعديلاً على “قانون التجنيد” الخاص بها، في مناطق سيطرتها، شمال شرق سورية، وحدّدت فيه المطلوبين للتجنيد من مواليد عام 1990، وحدّدت مبلغ ستة آلاف دولار للمسافرين الذين يرغبون بالإعفاء.

كما أفادت مصادر محلية من الرقة، لـ”العربي الجديد”، بأن “قوات الأمن التابعة لقسد اعتقلت، مساء يوم الأحد الماضي، عشرة أشخاص في ريف الرقة، شمال سورية، خلال حملة مداهمات شنّتها على العديد من الأحياء في بلدة الكرامة الواقعة شرق الفرات”. وذكرت المصادر أن الحملة جاءت تحت ذريعة إلقاء القبض على “عملاء الجيش السوري الحر” في المنطقة، لافتة إلى أن من بين المعتقلين ثلاثة من عائلة واحدة تمت مداهمة منزلهم بشكل مباغت.
ونقلت تقارير إعلامية محلية أن عناصر من “قسد” اقتحمت منطقة المنصورة في ريف الرقة الغربي، ليل الأحد، أثناء فترة السحور، وشّنت حملة اعتقال بحق العديد من الشبان، لم يُعرف عددهم، وذلك بعد مقتل عنصرين يتبعان لأحد حواجز “قسد” في المنصورة على يد مجهولين. وتشتد حملات اعتقال أهالي الرقة عقب كل عملية تفجير أو اغتيال تتم في المنطقة، بتهم جاهزة مثل “العمالة” للفصائل المسلحة المعارضة أو قوات النظام أو تنظيم “داعش”، إضافة إلى اعتقال الشباب بهدف إلحاقهم بما يُطلَق عليه “الدفاع الذاتي”، الأمر الذي يثير القلق الدائم بين الأهالي.

Syrie: Articles


La Syrie a perdu 380 milliards de dollars … et 93% de la population est « pauvre et démunie »

Mardi – 14 mai 2019
Londres: Ibrahim Hamidi

Plus de 93% d’entre les syriens vivent dans la pauvreté et le dénuement, dont environ 60% dans une « extrême pauvreté » en raison de plusieurs facteurs, notamment le couplage de « politiques autoritaires » et la poursuite du conflit armé autour de sources de nourriture, car « le refus systématique de fournir de la nourriture à la population était utilisé comme un outil de guerre par les forces en conflit »……….

سوريا خسرت 380 مليار دولار… و93 % من السكان «فقراء ومحرومون»

الثلاثاء – 14 مايو 2019 مـ

لندن: إبراهيم حميدي

شكل الصراع المسلح «كارثة للأمن الغذائي» للسوريين، إذ يعيش أكثر من 93 في المائة منهم في حالة «فقر وحرمان» بينهم نحو 60 في المائة يعيشون في «حالة فقر مدقع»، ذلك جراء تراكم مجموعة عوامل، بينها مزاوجة «السياسات التسلطية» واستمرار النزاع وصراع الجهات المسلحة على مصادر الغذاء، إذ «استخدم حرمان الناس من الغذاء بشكل ممنهج كأداة من أدوات الحرب من قبل القوى المتنازعة»٠٠٠٠٠

 

Les forces démocratiques syriennes (FDS) lancent une campagne contre les combattants de l’État islamique à Deir Ez-Zor

16 mai 2019

Les FDS ont déclaré mercredi qu’elles avaient lancé une campagne contre des « terroristes » liés à l’organisation de l’EI dans une ville stratégique de la province de Deir Ez-Zor riche en pétrole, à l’est de la Syrie, qui est, selon des témoins, au centre des manifestations contre la gouvernance des FDS soutenues par les Etats-Unis.

قوات سوريا الديمقراطية تبدأ حملة على مقاتلي الدولة الإسلامية في دير الزور

قالت قوات سوريا الديمقراطية يوم الأربعاء إنها بدأت حملة ضد ”الإرهابيين“ الذين لهم صلة بتنظيم الدولة الإسلامية في بلدة استراتيجية في محافظة دير الزور الغنية بالنفط في شرق سوريا، والتي يقول سكان وشهود إنها مركز الاحتجاجات المناهضة لحكم القوات التي تساندها الولايات المتحدة٠

 

 

Chaos sécuritaire dans la province de Daraa parrainé par le régime

17 mai 2019 – Adnan Ahmed

Bien que le régime syrien ait contrôlé la province méridionale de Daraa depuis environ 10 mois, à la suite d’une opération militaire et d’arrangements locaux avec l’aide de la Russie, toutefois l’évolution quotidienne indique que la situation dans cette région est encore loin de la stabilité et prête à de nombreuses surprises. Les accords de règlement, qui ont suivi la campagne militaire du régime dans la province l’été dernier, ont empêché les forces du régime d’entrer dans certaines régions, telles que Daraa al-Balad, et de garder les armes légères des éléments de l’opposition armée, dont beaucoup ont rejoint l’appareil militaire et de sécurité du régime, dans un atmosphère de concurrence acharnée entre les appareils, dont certain, parmi eux sont soutenus par l’Iran et d’autres par la Russie, pour attirer des éléments de la réconciliation à travailler en leur faveur. Cela comprenait des assassinats et des arrestations de personnalités d’anciens chefs de l’opposition, même de ceux qui ont rejoint le régime, convaincus que des services rivaux du régime étaient à l’origine de la plupart de ces assassinats.

Ces derniers jours, la population de la province a manifesté son refus et protestations contre le régime, dont la présence consiste exclusivement à effectuer des arrestations, des assassinats et du harcèlement de la population, sans fournir les services essentiels tels que l’eau, l’électricité, le carburant et les produits de base. Selon des sources locales, « dans la ville de Da’ele », située dans la campagne de Daraa, la distribution de tracts contre le régime syrien, dans le contexte de la campagne militaire en cours à Idleb, alors que plusieurs personnes ont été tuées par les forces du régime, lors de la tentative d’arrestation, dans la ville de al-Sanamein, au nord de la province.

Le rassemblement de « Ahrar Houran » a annoncé que « des affrontements avec des armes légères a eu lieu dans le quartier nord-est de la ville al-Sanamein entre des civils et des membres de la sécurité criminelle des forces du régime, tuant un lieutenant et blessant trois autres, après l’entrée d’un groupe de forces du régime dans la ville déguisé en vêtements civil qui tentait d’arrêter l’ancien commandant de l’armée libre, Walid al-Zahra, qui n’était pas chez lui, son frère Aguiad, son cousin Magdi al-Zahra et un autre jeune homme, alors que d’autres sources ont déclaré que son frère avait été tué lors des affrontements. Des jeunes de la ville ont alors tiré sur une fourgonnette transportant un officier et des membres des forces du régime, tuant l’un des éléments, en signe de protestation contre l’arrestation, alors que les habitants menaçaient d’intensifier les contestation si les détenus n’étaient pas libérés. Ce qui a poussé les éléments du régime à cesser de se promener dans les quartiers de la ville et ont bouclé les entrées et les sorties.

Dans le contexte de ces développements, selon le « Rassemblement Ahrar Horan », des mouvements intenses des forces du régime et de sécurité au sein de la neuvième division de la ville ont été observés, alors que la population craignait de nouveaux  raids et des arrestations. Les forces du régime ont tenté d’arrêter Walid al-Zahra au début de cette année, après une descente dans un quartier de la ville. Ce qui a appelé à l’intervention des parents du dernier, qui ont réussi de le libérer et d’expulser les forces du régime en dehors de la ville.

Al-Zahra, ancien dirigeant du « mouvement Ahrar al-Cham », est populaire dans la ville de al-Sanamein, alors que les forces du régime cherchent à s’en débarrasser. « Trois de ses membres ont été tués à Daraa lors de l’arrestation des cinq dangereux criminels de Daraa », a déclaré le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.

Dans le contexte de ces incidents, un lieutenant des forces du régime a été tué mardi dernier à Daraa, également par des hommes armés non identifiés. Une grenade a été lancée sur les éléments des forces du régime à l’entrée de la caserne de Tafas, à l’est de la ville, dans la zone rurale de Daraa, faisant des morts et des blessés.

Le 24 avril, la ville de al-Sanamein a elle-même été témoin d’une attaque perpétrée par des inconnus aux points de contrôle du régime, faisant plusieurs morts et blessés. L’attaque visait les points de contrôle de la sécurité dans la ville, suivie d’une mobilisation importante de chars d’assaut du quartier général de la 9e brigade du régime, et la prise de contrôle du marché autrefois contrôlé par les forces de l’opposition. Plusieurs semaines auparavant, la ville était l’arène d’une attaque contre un bus transportant des officiers et des membres de la neuvième division, elle a également était lieu des affrontements contre les mêmes positions.

La ville comprend des dizaines de postes militaires des forces du régime, dont la neuvième division et trois brigades indépendantes, des chars et de l’artillerie, entourés de dizaines de barrières et abritant des logements militaires pour les familles des forces du régime et une base russe au siège de la neuvième division.

Dans le contexte de ces incidents, un haut dirigeant du Hezbollah a été tué après avoir été abattu par des assaillants inconnus dans la ville de Tafas, dans le campagne occidental de Daraa, quelques heures après une tentative d’assassinat du maire de la ville de Mzeirib, M. Ahmad Nabulsi, la deuxième du genre depuis des mois.

En avril dernier, Daraa était l’arène de vastes opérations d’assassinat depuis le contrôle du régime de la région, le bureau de recensement des martyrs a documenté 30 opérations et tentatives d’assassinat, tuant 12 personnes et en blessant 13 autres, tandis que 5 seulement ont survécu. Personne n’a revendiqué la responsabilité de ces opérations, notamment l’assassinat de quatre membres des anciennes factions de l’opposition qui ont rejoint les forces du régime (suite au processus de réconciliation entre l’opposition et le régime), et quatre autres qui n’ont pas rejoint les rangs des forces du régime, ainsi que de deux civils et cinq anciens dirigeants des factions de l’opposition. La plupart de ces opérations ont eu lieu dans la campagne occidentale de Daraa.

Les forces du régime ont procédé à des arrestations répétées de jeunes hommes et d’anciens membres des conseils locaux, ainsi que d’anciens combattants et anciens commandants de l’Armée syrienne libre, en dépit de compromis avec eux, certains sur des accusations criminelles ou politiques.

على الرغم من سيطرة قوات النظام السوري على محافظة درعا جنوبي البلاد منذ نحو عشرة أشهر، نتيجة عملية عسكرية وتسويات مناطقية بمساعدة من روسيا، الا أن التطورات اليومية تشير إلى أن الأوضاع هناك ما زالت بعيدة عن الاستقرار، ومرشحة لمفاجآت عدة. وقد قضت اتفاقيات التسوية، والتي تخللت وأعقبت حملة النظام العسكرية على المحافظة صيف العام الماضي، بعدم دخول قوات النظام إلى بعض المناطق مثل درعا البلد، وإبقاء السلاح الخفيف بيد عناصر المعارضة المسلحين هناك، فيما التحق الكثير من هؤلاء بأجهزة النظام العسكرية والأمنية، وسط تنافس محموم بين تلك الأجهزة المدعوم بعضها من إيران وبعضها الآخر من روسيا، على استقطاب عناصر التسويات للعمل لصالحها. وتخلل ذلك عمليات اغتيال واعتقال طاولت شخصيات من قادة المعارضة السابقين، وحتى من انخرط منهم في العمل مع أجهزة النظام، في ظل اعتقاد سائد بأن أجهزة النظام المتنافسة تقف وراء معظم هذه الاغتيالات.

وفي الأيام الأخيرة ازدادت مظاهر الاحتجاج والرفض من جانب أبناء المحافظة لسلطات النظام، التي يكاد يقتصر حضورها في المحافظة على الاعتقالات والاغتيالات ومضايقة الأهالي، من دون تقديم الخدمات الأساسية من ماء وكهرباء ومحروقات وسلع أساسية. وذكرت مصادر محلية، أنه “جرى في مدينة داعل بريف درعا الأوسط، توزيع مناشير مناهضة للنظام السوري، على خلفية الحملة العسكرية الجارية في إدلب، فيما قتل أشخاص عدة خلال محاولة قوات النظام اعتقال بعضهم في بلدة الصنمين شمالي المحافظة”.

وذكر “تجمع أحرار حوران” أن “اشتباكات بالأسلحة الخفيفة دارت في الحي الشمالي الشرقي لمدينة الصنمين بين مدنيين وعناصر من الأمن الجنائي التابع لقوات النظام، أسفرت عن مقتل ضابط برتبة ملازم وإصابة 3 عناصر آخرين، وذلك إثر دخول مجموعة من قوات النظام إلى المدينة متخفية بلباس مدني لمحاولة اعتقال القيادي السابق في الجيش الحر وليد الزهرة، الذي لم يكن موجوداً في منزله، فجرى اعتقال شقيقه أغيد وابن عمه مجدي الزهرة وشاب آخر، فيما ذكرت مصادر أخرى أن شقيقه أغيد قتل خلال الاشتباك”. وتلى ذلك قيام

La colère populaire contre les “FDS” en Syrie s’intensifie : les arrestations se poursuivent


Manifestations contre les FDS à Deir Ez-Zor-2019

La colère populaire contre les “FDS” en Syrie s’intensifie : les arrestations se poursuivent

16 mai 2019 –Ahmed Hamza, Ryan Mohammed

Les pratiques des Forces démocratiques de la Syrie (FDS) dans les zones arabes qu’elles contrôlent, en particulier à Deir Ez-Zor, s’intensifie, suscitant de plus en plus de colère, en dépit de la tentative de calmer la situation et d’atténuer la tension après les manifestations qui ont eu lieu à son encontre en libérant plusieurs détenus qui se trouvaient dans ses centres de détention. Par ailleurs, ces forces ont mené une autre campagne d’arrestations dans la province voisine de Raqqa. En dépit de cette tension, le régime syrien est entré en ligne, essayant d’exploiter la colère populaire contre les « FDS », en se plaignant devant le Conseil de sécurité, critiquant les « massacres » de ces forces contre des civils.

Mardi matin, les « FDS » ont lancé une campagne d’arrestations dans la ville de Raqqa et ses environs, arrêtant dix jeunes hommes aux fins de la conscription dans ses rangs. Un militant de Raqqa, qui se nomme Abou Mohammed al-Jazrawi, a déclaré à al-Arab al-Jadeed que les « FDS » a poursuivi pour la troisième journée consécutive les campagnes d’arrestations à al-Raqqa et dans ses campagnes. Il a perquisitionné des dizaines de maisons à al-Raqqa et ses environs, elles ont arrêté des dizaines de jeunes hommes et jeunes hommes aux fins de recrutement obligatoire dans leurs rangs », ajoutant que la campagne d’arrestations au Ferdaous coïncidait avec une deuxième campagne dans la région de Mazra’at al-Qahtaniya, au nord-ouest de Raqqa.

D’autres sources locales ont déclaré à al-Arab al-Jadeed que les forces de sécurité des FDS avaient également mené une campagne d’arrestations dans la ville de Tall Abyad, dans les zones rurales de Raqqa, incluannt des dizaines de jeunes hommes. Les FDS ont également lancé une campagne d’arrestations dans plusieurs villages des zones rurales d’al-Riqqa, y compris les villages d’al-Ruwayyan et d’al-Ajaj, dans le cadre d’une vaste campagne visant à recruter de jeunes hommes dans la région. Dimanche dernier, un amendement à sa « loi sur le recrutement » dans ses zones de contrôle, au nord-est de la Syrie, a identifié les personnes recherchées pour le recrutement, nées en 1990, et a fixé le montant de six mille dollars à ceux souhaitant voyager et être exemptés.

Selon des sources locales d’al-Raqqa ont ajouté « les forces de sécurité des FDS ont arrêté dimanche soir dix personnes se trouvant dans la campagne de Raqqa, dans le nord de la Syrie, lors d’une campagne de rafles visant plusieurs quartiers de la ville de Karama, à l’est de l’Euphrate » . Les sources ont indiqué que la campagne avait été lancée sous le prétexte d’arrêter des « agents de l’armée syrienne libre » dans la région, soulignant que parmi les détenus trois des membres de la même famille.
Les médias locaux ont rapporté, également, que des membres des FDS avaient pris d’assaut dimanche soir la région de Mansoura dans la province occidentale de Raqqa pendant la période de Suhoor et avaient lancé une campagne d’arrestation contre plusieurs jeunes hommes, dont le nombre est inconnu, à la suite du meurtre de deux membres du poste de contrôle de FDS à Mansoura, par des inconnus. Les attaques contre les habitants d’al-Raqqa s’intensifient à la suite de chaque attentat à la bombe ou assassinat dans la région, tels que « collaboration »  avec des factions de l’opposition armée ou des forces du régime ou de l’organisation « Daech », en plus de l’arrestation de jeunes gens dans le but de les appréhender avec une prétendue « légitime défense », ce qui est une préoccupation constante chez les parents.

 

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