Amnesty international: sur fond de crimes de guerre commis par la Russie et la Syrie


Amnesty international

AMNESTY INTERNATIONAL
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
AILRC-FR

Sous embargo strict jusqu’au 11 mai 2020 à 00h01 TU

Syrie. L’ONU ne doit pas supprimer le lien vital que constitue l’aide
acheminée vers le nord-ouest,

sur fond de crimes de guerre commis par la Russie et la Syrie

* Des investigations détaillées sur 18 attaques aériennes et terrestres contre des écoles et des hôpitaux

* La Russie et la Syrie frappent délibérément des hôpitaux inscrits sur la liste des sites protégés établie par l’ONU

* Des éléments de preuve solides pointent l’implication directe de la Russie dans des frappes aériennes illégales

Le Conseil de sécurité de l’ONU ne doit pas supprimer le lien vital que constitue l’aide acheminée pour les civils, dans le contexte des crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis dans le nord-ouest de la Syrie, a déclaré Amnesty International le 11 mai 2020, alors qu’une résolution autorisant l’acheminement transfrontalier de l’aide humanitaire jusqu’à Idlib doit expirer dans les semaines à venir.

Dans son nouveau rapport intitulé « Nous ne sommes en sécurité nulle part ». Attaques illégales et déplacements massifs de population dans le nord-ouest de la Syrie, Amnesty International examine 18 attaques, survenues pour la plupart en janvier et février 2020, au cours desquelles les forces gouvernementales syriennes et/ou russes ont pris pour cibles des centres médicaux et des écoles dans les gouvernorats d’Idlib, d’Alep-Ouest et dans le nord-ouest de Hama.

Ainsi, avant le cessez-le-feu du 5 mars, à Idlib, près d’un million de personnes ont été contraintes de fuir, la plupart ayant déjà été déplacées plusieurs fois. Elles vivent dans des conditions très difficiles depuis plusieurs mois.

« Même à l’aune de la situation catastrophique que connaît la Syrie depuis neuf ans, la crise des personnes déplacées et l’urgence humanitaire provoquées par la dernière offensive contre Idlib sont sans précédent. Le Conseil de sécurité de l’ONU ne doit pas supprimer le lien vital que représente l’acheminement transfrontalier de l’aide humanitaire, car des milliers de vies sont en jeu, a déclaré Heba Morayef, directrice de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient à Amnesty International.

« La dernière offensive se caractérise par la mise en œuvre d’attaques généralisées et systématiques visant à terroriser la population civile. Parallèlement, la Russie continue d’apporter un soutien militaire précieux, notamment en procédant directement à des frappes aériennes illégales, en dépit des éléments attestant que cela facilite les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par l’armée syrienne. »

De nombreux éléments de preuve corroborent les récits des témoins

Amnesty International a interviewé 74 personnes pour les besoins de ce rapport, dont des personnes déplacées à l’intérieur du pays, des enseignant es, des médecins et des
travailleurs·euses humanitaires. Leurs récits ont été corroborés par des vidéos et des photos, ainsi que par des analyses d’experts d’images satellite, de rapports d’observateurs de vols sur le terrain et de communications de vol des armées de l’air russes et syriennes qui ont été interceptées. Ces enregistrements audio de transmissions depuis les cockpits d’avions militaires apportent des preuves solides de l’implication militaire russe dans au moins une attaque illégale qui a mis un hôpital hors service.

Des attaques ciblant les hôpitaux

Selon le département de la Santé d’Idlib, les raids syriens ou russes ont endommagé ou détruit 10 centres médicaux à Idlib et Alep entre décembre 2019 et février 2020, tuant neuf membres du personnel, soignant et autre. Des dizaines d’autres structures médicales ont dû fermer complètement.

Amnesty International a recensé des attaques qui ont conduit à la fermeture de cinq hôpitaux dans des zones contrôlées par des groupes armés de l’opposition.
Selon un médecin qui a survécu à l’une de ces attaques – trois frappes aériennes russes ont eu lieu à proximité de l’hôpital al Shami, à Ariha, le 29 janvier 2020 – les frappes ont anéanti au moins deux bâtiments d’habitation proches de l’hôpital, tuant 11 civils, dont l’un de ses collègues, et blessant plus de 30 personnes.

« Je me sentais totalement impuissant. Mon ami et collègue en train de mourir, des femmes et des enfants hurlant dehors, a-t-il expliqué, avant d’ajouter : « Il a fallu deux jours à la défense civile pour extirper les corps [des décombres] ».
Sur la base des déclarations concordantes des témoins et d’autres informations crédibles,
émanant notamment des observateurs de vols, Amnesty International a conclu que cette
attaque illégale était imputable aux forces russes.

Des attaques contre des écoles

Selon le réseau Hurras (réseau syrien de protection de l’enfance), une ONG syrienne, 28 écoles ont été frappées par des attaques aériennes et terrestres en janvier et février 2020.

Dix écoles ont été ciblées en une seule journée, le 25 février, tuant neuf civils.

Amnesty International a enquêté sur les attaques ayant frappé six écoles au cours de cette période ; les forces syriennes ont notamment utilisé des barils d’explosifs largués depuis les airs et des bombes à sous-munitions tirées depuis le sol contre deux écoles, le 28 janvier et le 25 février respectivement.

Un enseignant a déclaré à Amnesty International :

« Une mini bombe [bombe à sous-munitions] a explosé tout près de mes pieds, emportant la chair… La douleur était insupportable. J’ai ressenti de la chaleur, comme si mes pieds brûlaient.

Deux étudiants marchaient devant moi. Le premier est mort sur le coup, le second a survécu, miraculeusement. Je suis sûr que c’était une arme à sous-munitions, parce que j’ai entendu plusieurs explosions. Je connais très bien le son d’une attaque par armes à sous-munitions, on entend une série de petites explosions. Comme s’il pleuvait, non pas de l’eau, mais des éclats d’obus. »

Amnesty International a identifié ces fragments comme provenant d’un missile de surface 9M27K, de 220 mm, fabriqué en Russie et transféré à l’armée syrienne. Il contient des sous- munitions 9N210 ou 9N235, interdites par le droit international.

Des civils pris délibérément pour cibles

Les éléments rassemblés dans le rapport illustrent le fait que les forces syriennes et russes continuent de prendre délibérément pour cibles des civils et des biens à caractère civil. Il s’agit de graves violations du droit international humanitaire, qui exige des parties au conflit qu’elles établissent une distinction entre objectifs et combattants militaires, et civils et biens de caractère civil, et dirigent leurs attaques contre les premiers uniquement. Il s’agit également de crimes de guerre et ceux qui ordonnent ou commettent de tels actes engagent leur responsabilité pénale.

Outre l’immunité contre les attaques que leur confère le statut de civil ou de bien à caractère civil, les hôpitaux et les autres centres médicaux, les professionnel·les de santé et les enfants font également l’objet de protections spéciales durant un conflit armé.
La plupart des structures médicales prises pour cibles figuraient sur la liste de « désescalade » de l’ONU, déjà partagée avec les forces russes, turques et la coalition dirigée par les États-Unis en Syrie, afin de désigner clairement les sites qui ne doivent pas être attaqués.

Déplacements massifs de population et conditions de vie très difficiles
La dernière offensive contre Idlib a contraint près d’un million de personnes – dont plus de 80 % sont des femmes et des enfants – à fuir vers des zones proches de la frontière turque entre décembre 2019 et mars 2020.

Une mère de trois enfants, dont la famille a été déplacée à deux reprises au cours des huit derniers mois, a déclaré : « Ma fille, qui est en CP, a toujours peur… Elle m’a demandé [après que nous avons été déplacés] : « Pourquoi Dieu ne nous tue-t-il pas ? Nous ne sommes en
sécurité nulle part. »

Acculés dans un espace qui ne cesse de se rétrécir, ces civils sont toujours soumis à des
conditions de vie intolérables, sur fond de réponse humanitaire très insuffisante. Une aide immédiate et soutenue est plus que jamais nécessaire.

L’acheminement d’aide vitale est menacé

En juillet 2014, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté à l’unanimité une résolution autorisant l’acheminement transfrontalier d’aide humanitaire dans le nord-ouest de la Syrie et d’autres régions du pays qui se trouvent aux mains des groupes armés d’opposition, sans solliciter l’autorisation du gouvernement syrien. Cette résolution a été prolongée à plusieurs reprises depuis, mais avec de grandes difficultés ces dernières années et un champ d’application réduit en janvier 2020. Elle doit expirer le 10 juillet.
La Syrie et ses alliés cherchent à mettre fin à cet arrangement et préfèreraient acheminer l’aide via Damas ; il serait alors très difficile pour l’ONU et ses partenaires humanitaires de livrer l’aide en temps voulu et durablement. Le gouvernement tente régulièrement de restreindre les opérations d’aide à coups d’obstacles bureaucratiques. Il inscrit sur liste noire et persécute les travailleurs·euses humanitaires associés aux zones tenues par l’opposition. En outre, des
groupes armés comme Hayat Tahrir al Sham empêchent les organisations humanitaires de faire leur travail de manière efficace.

« Des représentants de l’ONU parlent déjà d’Idlib comme d’une " histoire d’horreur humanitaire. Cela ne fera qu’empirer, sauf si le Conseil de sécurité s’affranchit des manœuvres politiques et maintient le lien précieux que représente l’acheminement transfrontalier de l’aide humanitaire », a déclaré Heba Morayef.

Document Public

Ouverture du premier procès au monde sur les exactions commises par le régime Assad


Les corps de Syriens tués après une frappe aérienne du régime de Bachar el-Assad dans le quartier al-Maysar d'Alep, le 18 janvier 2014.
Les corps de Syriens tués après une frappe aérienne du régime de Bachar el-Assad dans le quartier al-Maysar d’Alep, le 18 janvier 2014. REUTERS/Hosam Katan

C’est un procès inédit qui s’ouvre ce jeudi à Coblence en Allemagne : deux Syriens vont être jugés pour des exactions attribuées au régime de Bachar el-Assad. Anwar Raslan et Eyad al Gharib ont été arrêtés l’année dernière en Allemagne où ils s’étaient réfugiés après avoir fait défection. Anciens membres des renseignements syriens, ils sont accusés de meurtres et de torture dans un camp de détention. C’est le principe de « compétence universelle » de la justice qui permet la tenue de ce procès dans un autre pays que la Syrie.

Avocat syrien, militant des droits de l’homme, Anwar al-Bunni a connu la prison dans son pays de 2006 à 2011. Réfugié en Allemagne, c’est par hasard que sa route croise quelques années plus tard celle de l’homme qui l’avait arrêté : Anwar Raslan, ancien colonel syrien qui comparait à partir de ce jeudi.

« Je venais d’arriver à Berlin. Dans la rue j’ai croisé quelqu’un que j’avais l’impression de connaitre, il était avec sa femme. Je ne l’ai pas reconnu immédiatement mais quelques jours plus tard quelqu’un m’a dit qu’Anwar Raslan était arrivé en Allemagne. C’est là que j’ai compris la personne que j’avais vue était Anwar Raslan… »

Anwar al-Bunni travaille à collecter les preuves et les témoignages pour la tenue de procès hors de Syrie. Parmi ces éléments, le dossier César : 55 000 photographies de corps torturés et exécutés, documents transmis par un membre de la police militaire syrienne ayant fait défection.

« Le dossier César, c’est l’une des preuves que nous apportons au tribunal pour confirmer les récits des témoins, poursuit Anwar al-Bunni. Nous pouvons prouver qu’ils le font vraiment, ce ne sont pas que de histoires que l’on vous raconte, ce sont des faits ! »

Anwar al-Bunni dit qu’il travaille pour que d’autres procès s’ouvrent après celui d’Anwar Raslan et Eyad el Gharib.

Ces hommes venus comme beaucoup de leurs compatriotes en Allemagne ces dernières années ont été reconnus avant d’être arrêtés. Pour ces Syriens en Europe, ce procès doit permettre d’en savoir plus sur les exactions encore peu connues de Damas. Patrick Kroker est l’avocat de Syriens parties civiles….

Ecoutez le reportage de notre correspondant en Allemagne.

Crimes de guerre…


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Crimes-de-guerre-Bachar-Al-Assad-à-la-CPI-2015

Crimes-de-guerre-Bachar-Al-Assad-à-la-CPI-2015

Le marketing de l’occupation


Le marketing de l’occupation:

“Les israéliens sauveurs de coraux !!” en mer, et pilleurs et assassins d’humains sur terre  !!!  

Le vrai visage de l’occupation

Palestinians carry a demonstrator injured during the clashes. Photograph Mahmud Hams. AFP. Getty Images

Gaza - The N-Y Times 15 mai 2018-2

 

Mer Rouge: des scientifiques israéliens en “sauveurs” de coraux.

 

 

L’image sombre de l’occupation

Aviv Kochavi … un chef d’état-major sanglant qui veut des centaines de morts chaque jour

Jérusalem occupée – 15 juin 2019

Après une série de reportages « positifs » sur la personne et la personnalité de l’actuel chef d’état-major de l’armée d’occupation, Aviv Kochavi, qui a pris ses fonctions début janvier, le journal « Yedioth Ahronoth » a annoncé hier un large reportage comme étant la publication exclusive de « La doctrine Kokhavi ». Le nouveau chef d’état-major est assoiffé de sang et dispose d’une nouvelle doctrine stratégique qui dit que l’évaluation des différentes unités de l’armée et de leurs performances, selon le rapport d’Alex Fishman, sera en fonction du nombre de personnes tuées par des balles, tout en gardant autant que possible le matériel militaire.

Selon le reportage, Kokhafi estime que la « destruction systématique de l’ennemi », c’est-à-dire des centaines de morts chaque jour en cas d’affrontement militaire, est contraire à la doctrine et a été maintes fois répétée au sein de l’armée israélienne au cours des différents affrontements.

L’homme qui, jusqu’en décembre dernier, occupait le poste de chef d’état-major adjoint de l’armée et, auparavant, le commandant de la région du Nord et chef de la division du renseignement militaire, « Aman/Sécurité », s’est doté d’une nouvelle doctrine consistant à tuer des centaines de personnes. L’image de la bataille et ses résultats sont clairs, et implique la destruction de plus de 50% des effectifs de l’ennemi, qu’ils soient au Liban ou à la bande de Gaza.

أفيف كوخافي… رئيس أركان دموي يريد مئات القتلى يومياً

القدس المحتلة ــ نضال محمد وتد
15 يونيو 2019

بعد سلسلة من التقارير “الإيجابية” حول شخص وشخصية رئيس أركان جيش الاحتلال الحالي، أفيف كوخافي، الذي بدأ مزاولة مهام منصبه في مطلع يناير من العام الحالي، خرجت صحيفة “يديعوت أحرنوت”، أمس، بتقرير واسع ادعت فيه الانفراد بنشر “عقيدة كوخافي” القتالية، وخطته متعددة السنوات تحت مسمى “صعود” لترسم صورة جديدة لرئيس الأركان الجديد الذي صورته التقارير السابقة بأنه نباتي، ومحب للموسيقى وهادئ، ليتضح بحسب تقرير أليكس فيشمان أن رئيس الأركان الجديد، متعطش للدماء، ويحمل عقيدة استراتيجية جديدة تقول بتقييم مختلف وحدات الجيش وأدائها تبعا لعدد القتلى برصاص عناصرها، مع الاحتفاظ قدر الإمكان على عتاد الجيش.

وبحسب التقرير، فإن كوخافي يؤمن بوجوب “تدمير منهجي للعدو” بما يعني مئات القتلى يوميا في حال المواجهة العسكرية، خلافا للعقيدة والأداء المتكرر لغاية الآن في تعامل الجيش الإسرائيلي خلال المواجهات المختلفة من العمل على ضرب الطرف الآخر واستنزاف قوته لكسب الوقت.​

وأصر فيشمان في رسمه لبروفيل كوخافي، على أن الرجل الذي شغل حتى ديسمبر/كانون الأول الماضي، منصب نائب رئيس أركان الجيش، وقبل ذلك قائد المنطقة الشمالية ورئيساً لشعبة الاستخبارات العسكرية “أمان”، يحمل عقيدة جديدة تتلخص بقتل المئات، لتكون صورة المعركة ونتائجها واضحة للعيان وتنطوي على تدمير أكثر من 50 في المائة من قوة العدو، سواء كان المقصود مقابل لبنان أم مقابل قطاع غزة.

للمزيد٠٠٠٠

Out of Syria…


 

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Le Conseil de sécurité doit examiner les crimes contre l’humanité commis à Idleb


A medical facility in Kafranbel was among those destroyed in reported air strikes

Syrie. Le Conseil de sécurité doit examiner les crimes contre l’humanité commis à Idlib

Le gouvernement syrien, avec le soutien de la Russie, mène une offensive délibérée et systématique contre des hôpitaux et des établissements médicaux à Idlib et Hama, a déclaré Amnesty International le 17 mai 2019, alors qu’elle publie de nouveaux témoignages bouleversants livrés par des professionnels de santé de la région.

Jusqu’ici, la communauté internationale a totalement échoué à protéger les civils des horreurs de ce conflit.
Lynn Maalouf, directrice des recherches sur le Moyen-Orient à Amnesty International

Le Conseil de sécurité de l’ONU devant débattre de la situation dans le nord-ouest de la Syrie aujourd’hui, Amnesty International appelle à l’action et réclame que la Russie fasse l’objet de pressions au sujet des attaques délibérées contre 15 hôpitaux à Idlib et à Hama au cours des trois dernières semaines.

« Bombarder des hôpitaux qui dispensent des soins médicaux est un crime de guerre. Ces récentes attaques ont éliminé des possibilités de secours vitales pour les civils qui ont désespérément besoin de soins. Elles s’inscrivent dans le cadre de tactiques éprouvées qui consistent à cibler des structures médicales en vue de s’en prendre de manière systématique à la population civile et constituent des crimes contre l’humanité, a déclaré Lynn Maalouf, directrice des recherches sur le Moyen-Orient à Amnesty International.

« Jusqu’ici, la communauté internationale a totalement échoué à protéger les civils des horreurs de ce conflit. Nous engageons les membres du Conseil de sécurité qui se réunissent aujourd’hui à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour mettre un terme à l’offensive contre les civils à Idlib et amener les auteurs présumés de ces crimes affreux à rendre des comptes. »

Les employés de quatre hôpitaux à Idlib et à Hama ont déclaré à Amnesty International avoir été pris pour cibles alors qu’ils avaient donné leurs coordonnées GPS aux gouvernements syrien et russe.

D’après l’ONU et des organisations médicales syriennes, au moins 15 hôpitaux auraient été endommagés ou détruits à Idlib et à Hama depuis début mai. L’intensification des attaques a également causé le déplacement de 180 000 personnes. Au moins 16 organisations humanitaires ont dû suspendre certaines de leurs opérations à Idlib, aggravant une situation déjà très difficile, dans laquelle au moins 1,5 million de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire d’urgence.

Bombarder des hôpitaux qui dispensent des soins médicaux est un crime de guerre. Ces récentes attaques ont éliminé des possibilités de secours vitales pour les civils qui ont désespérément besoin de soins.
Lynn Maalouf, Amnesty International

Amnesty International s’est entretenue avec 13 personnes au sujet des attaques qui ont récemment touché quatre hôpitaux et a vérifié des vidéos qui corroborent leurs témoignages.

D’après ces personnes, entre le 5 et le 11 mai, le gouvernement syrien a procédé à de multiples frappes aériennes contre l’hôpital Nabad al Hayat à Hass, l’hôpital Cave à Kafr Zita et l’hôpital chirurgical et l’hôpital Al Sham à Kafranbel. Tous ces centres médicaux, qui couvraient les besoins d’au moins 300 000 personnes dans le sud d’Idlib et dans le nord et l’ouest du gouvernorat de Hama, sont désormais hors d’état de fonctionner.

Hôpital chirurgical de Kafranbel

Le 5 mai 2019, vers 17 heures, des avions militaires du gouvernement syrien ont procédé à de multiples raids aériens contre l’hôpital chirurgical de Kafranbel, détruisant le premier étage où une pharmacie, des bureaux, une pièce de stockage et un local électrique étaient situés. Le sous-sol a subi de graves dégâts. Cette attaque a tué un patient et blessé son frère.

Les membres du Conseil de sécurité ont le devoir de privilégier la protection des civils assiégés en Syrie plutôt que leurs intérêts étriqués et les rivalités entre grandes puissances.
Lynn Maalouf, Amnesty Intenational

Selon un membre du personnel soignant qui se trouvait à l’intérieur de l’hôpital au moment de l’attaque, ces multiples frappes aériennes ont déclenché un véritable chaos.

« Nous avons amené les blessés au sous-sol. Alors que nous tentions de stopper les saignements, il y a eu un deuxième raid aérien qui a causé une coupure d’électricité… Ensuite, une troisième et une quatrième frappe aérienne. Nous avons seulement entendu les bruits des explosions et senti le sous-sol trembler… Nous avons mis en route l’oxygène parce qu’il n’y avait plus d’air. »

Les vidéos qu’a visionnées Amnesty International montrent des dégâts qui corroborent la thèse de frappes aériennes menées contre l’hôpital.

Hôpital Nabad al Hayat

Deux employés de l’hôpital Nabad al Hayat (Pouls de la vie) dans la ville de Hass ont raconté à Amnesty International que l’hôpital avait été évacué par mesure de précaution lorsque les attaques ont commencé à s’intensifier fin avril. Deux jours après l’évacuation, le 5 mai, le gouvernement syrien a effectué plusieurs raids dans la matinée et l’après-midi, détruisant l’hôpital. Tous les patients ayant été évacués, aucun blessé n’est à déplorer.

Selon le directeur du service chirurgie, l’an dernier, l’hôpital avait été réinstallé dans une zone éloignée, en périphérie de la localité de Hass. L’attaque du 5 mai était la troisième depuis qu’il avait été déplacé en mars 2018.

Alors que l’offensive contre Idlib s’intensifie, au moins 300 000 personnes n’ont plus accès aux hôpitaux. Nous sommes face à une catastrophe humanitaire, due à la cruauté du gouvernement syrien qui, avec le soutien de la Russie, continue de piétiner le droit international.
Lynn Maalouf, Amnesty International

Cet homme a expliqué : « Il y a trois jours, la ville de Kafranbel a été bombardée par des tirs de roquettes. Certains blessés ont été transférés aux domiciles de médecins et d’infirmières, afin que nous puissions au moins leur dispenser les soins d’urgence et qu’ils puissent survivre à leur transfert vers un autre hôpital. »

Amnesty International a vérifié la vidéo montrant une frappe aérienne qui touche un bâtiment dont la localisation correspond à celle de l’hôpital Nabad al Hayat.

Hôpital Cave à Kafr Zita

D’après deux professionnels de santé de l’hôpital Cave à Kafr Zita, le gouvernement syrien a procédé à au moins quatre raids aériens le 5 mai 2019, vers midi, endommageant gravement le bâtiment et le mettant hors service.

Un infirmier qui se trouvait dans l’hôpital au moment de l’attaque, avec d’autres professionnels de santé et un patient blessé, a décrit les quatre frappes successives qui ont débuté vers 11 heures du matin. Il a déclaré :

« Nous avions très peur que l’armée syrienne n’envahisse la ville et ne pénètre dans l’hôpital. Nous nous en sommes remis à Dieu et avons quitté le bâtiment. Après l’évacuation, il y a eu une quatrième frappe. »

Hôpital Al Sham

Un membre du personnel et un professionnel de santé de l’hôpital Al Sham, à Kafranbel, ont déclaré que deux raids aériens effectués le 11 mai 2019 avaient mis l’hôpital Al Sham hors d’état de fonctionner. Selon le directeur, son établissement avait été pris pour cible et réparé à de multiples reprises depuis 2018. Il a ajouté qu’ils allaient attendre la fin des frappes aériennes pour entamer de nouveau les réparations.

Les attaques contre les hôpitaux et les installations médicales dans les zones contrôlées par l’opposition sont devenues une marque de fabrique de la guerre en Syrie. Les hôpitaux à Alep, Deraa et dans le gouvernorat de Rif Dimashq ont été visés au cours des opérations menées par le gouvernement syrien pour reprendre le contrôle de ces zones. Dans de nombreux cas, les responsables des hôpitaux et les organisations humanitaires ont affirmé avoir donné leurs coordonnées GPS au gouvernement syrien, dans le but de prévenir ces attaques.

Une catastrophe humanitaire

Les attaques délibérées contre des civils et des biens à caractère civil, notamment des hôpitaux et d’autres établissements médicaux, bafouent le droit international humanitaire et constituent des crimes de guerre.

« Alors que l’offensive contre Idlib s’intensifie, au moins 300 000 personnes n’ont plus accès aux hôpitaux. Nous sommes face à une catastrophe humanitaire, due à la cruauté du gouvernement syrien qui, avec le soutien de la Russie, continue de piétiner le droit international, a déclaré Lynn Maalouf.

« Les membres du Conseil de sécurité ont le devoir de privilégier la protection des civils assiégés en Syrie plutôt que leurs intérêts étriqués et les rivalités entre grandes puissances. La Russie, en particulier, doit user de son influence pour obtenir que la Syrie cesse immédiatement ces attaques contre les civils et les hôpitaux, et mette en place des conditions permettant aux organisations humanitaires d’avoir accès en toute sécurité aux civils qui en ont besoin. »

Reconquête de terres…


 

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L’ONU craint un “désastre humanitaire” à Idleb et Moscou nie avoir pris pour cible des civils

19 mais 2019 – OSDH

(…)
« Ni l’armée syrienne ni l’armée russe ne ciblent les civils ou les installations civiles », a confirmé l’ambassadeur de Russie auprès des Nations Unies, Vassili Nibenzia.
« Les terroristes sont notre objectif (…). Nous rejetons toutes les accusations de violation du droit international humanitaire », a-t-il déclaré.

L’ambassadeur de Syrie auprès des Nations Unies, Bachar al-Jaafari, a déclaré: « Il n’y a pas d’attaques aléatoires contre la population civile ».
(…)

L’ambassadeur de France auprès des Nations Unies, François Delater, a déclaré que “les attaques (contre le nord de Hama et Idleb) ne s’inscrivent pas dans le cadre de la lutte contre le terrorisme” mais “d’une reconquête” de territoires.

 

الأمم المتحدة تخشى “كارثة إنسانية” في إدلب وموسكو تنفي استهداف مدنيين

(…)

في المقابل، أكّد السفير الروسي لدى الأمم المتحدة فاسيلي نيبنزيا أنّ “لا الجيش السوري ولا الجيش الروسي يستهدفان مدنيّين أو منشآت مدنيّة”٠

وأكّد أنّ “الإرهابيّين هم هدفنا (…) ونحن ننفي كلّ الاتهامات بانتهاك القانون الإنساني الدولي”٠

بدوره، أكّد السفير السوري لدى الأمم المتحدة بشار الجعفري أنّه “ليست هناك هجمات عشوائيّة ضدّ السكّان المدنيّين”٠

(…)

واعتبر السفير الفرنسي فرنسوا ديلاتر أنّ “الهجوم القائم لا يندرج في إطار مكافحة الإرهاب” بل “استعادة” أراض٠

منظمات المجتمع المدني السوري تقر مباديء وتقدمها إلى المؤتمر الوزاري في “بروكسل” – La société civile syrienne souscri des principes et les soumet à la conférence de Bruxelle


Syrie-est-à-celui-qui-la

La Syrie est à ceux qui la construisent

Les organisations de la société civile syrienne souscrivent des principes et les soumettent à la Conférence ministérielle de Bruxelles

16 mars 2019

Les principes adoptés par les organisations de la société civile syrienne lors des journées de dialogue des 12 et 13 mars 2019 sur la question du retour des réfugiés, qui ont été présentées à la Conférence ministérielle sur la Syrie qui s’est tenue à Bruxelles le 14 mars 2019. Ils ont été lus par l’avocat Anwar al Bounni, président du « Centre syrien d’études et de recherches juridiques », devant les participants à la séance de clôture de la conférence :

Mesdames et messieurs les Ministres, ambassadeurs et représentants d’Etats

Merci à vous d’avoir consacré cette conférence pour réfléchir à l’avenir de la Syrie et de la région et d’avoir donné aux Syriens, en tant que société civile, l’occasion d’exprimer leur volonté de façonner l’avenir de leur pays.

L’équipe participant aux journées de dialogue a convenu à l’unanimité que les conditions d’un retour sûr et durable des Syriens dans leur pays n’étaient pas réunies et que des dizaines de milliers de détenus sont toujours portés disparus. Le risque d’arrestation arbitraire, de disparition forcée, de torture et de recrutement forcé restent un véritable obstacle. La structure juridique en Syrie accorde toujours aux criminels et aux auteurs d’infractions l’immunité de poursuites et de sanctions. Ce qui signifie qu’ils peuvent toujours  commettre ces crimes à nouveau, sans qu’aucune protection des Syriens contre ces violations ne soit possible, car il n’y a pas de système judiciaire indépendant, impartial et intègre.

Les réfugiés et les personnes déplacées ont besoin d’informations, de confirmation et de garanties vérifiables sur les conditions de leur retour dans leurs régions.

    •        L’équipe syrienne recommande d’assurer un contrôle systématique des conditions de sécurité en Syrie au niveau national, conformément aux conditions adoptées par le HCR.

    •        Elle recommande d’améliorer les conditions de sécurité en empêchant les arrestations arbitraires, les disparitions forcées, la torture, les assassinats et toutes les autres violations des droits de l’homme.

    •      Elle recommande que le cadre juridique qui empêche la commission de tels crimes à l’avenir soit garanti aux Syriens en enlevant l’immunité juridique des criminels afin que les syriens puissent les poursuivre en justice, ainsi que d’assurer un pouvoir judiciaire indépendant, intègre et impartial.

    •        Garantir les droits de propriété en abrogeant la loi n°10, en rendant les biens pillés et en tenant compte du genre social.

    •        Les organisations syriennes ont souligné qu’il importait de demander des comptes aux responsables des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre commis, et ont expliqué que le réfugié ou la personne déplacée ne pouvait pas être hors danger tant que ces responsables resteront au centre de leurs responsabilités; il est déraisonnable que l’auteur du crime de déplacement forcé soit aussi le superviseur du retour des réfugiés.

    •        La solution politique doit s’attaquer aux principaux obstacles au retour des réfugiés et, pour le moment, rien ne garantit la sécurité des personnes en Syrie même.

Le seul moyen qui permet à la communauté internationale de consolider le soutien d’un retour sûr, sécurisé et durable, est de souligner la nécessité de poursuivre les criminels et de s’engager dans une transition politique en libérant des détenus et en formant un gouvernement de transition pleinement crédible, comme le stipulent la Déclaration de Genève 1 et la résolution 2254 du Conseil de sécurité.

Pour les réfugiés dans les pays d’accueil, les membres de l’équipe se sont efforcés de ne pas ignorer les solutions locales et la coopération entre les gouvernements des pays hôtes, les organisations de la société civile et les réfugiés.
Par conséquent, des changements importants dans la politique des États d’asile devraient avoir lieu, permettant la participation sociale et économique des réfugiés dans les pays d’accueil. Cela inclut l’augmentation de la possibilité de corriger leur statut juridique dans ces États.

L’équipe a également noté une diminution importante du nombre de réfugiés réinstallés, mais les chiffres restent très bas comparés aux besoins; l’accès aux programmes de réinstallation demeurant essentiel, en particulier pour les réfugiés syriens les plus vulnérables, la communauté internationale doit assumer sa responsabilité et s’engager à augmenter le nombre de sièges pour la réinstallation des réfugiés l’année prochaine.

منظمات المجتمع المدني السوري تقر مباديء وتقدمها إلى المؤتمر الوزاري في “بروكسل”٠

المبادئ التي أقرّتها منظّمات المجتمع المدنيّ السوريّ، خلال أيام الحوار 12-13 آذار/ مارس 2019، حول موضوع عودة اللاجئين، والتي قُدّمت إلى المؤتمر الوزاريّ حول سورية المنعقد في “بروكسل” يوم 14 آذار/ مارس 2019، وقد قرأها المحامي أنور البني، رئيس “المركز السوريّ للدراسات والأبحاث القانونيّة”، أمام المؤتمرين في الجلسة الختاميّة للمؤتمر:

السادة الوزراء والسفراء وممثلو الدول

السيدات والسادة

شكرًا لكم جميعًا على تخصيص هذا المؤتمرللبحث في مستقبل سورية والمنطقة، ولإعطاء السوريّين كمجتمعٍ مدنيٍّ الفرصة للتعبير عن إرادتهم في رسم مستقبل بلدهم.

إنّ الفريق المشارك في أيام الحوار أقرَّ، وبشكلٍ موحّدٍ، أنّ الظروف اللازمة لعودةٍ آمنةٍ ومستدامةٍ للسوريّين إلى بلدهم غير متوفّرةٍ أبدًا؛ إذ لا يزال عشرات آلاف المعتقلين مفقودين، ولا يزال خطر الاعتقال التعسفيّ والإخفاء القسريّ والتعذيب والتجنيد القسريّ يشكّل عقباتٍ حقيقيّةً. كما لا تزال البنية القانونيّة في سورية تعطي المجرمين والمنتهكين حصانةً من الملاحقة القانونيّة والعقاب. ممّا يعني إمكانيّة عودتهم لارتكاب جرائمهم مرّةً أخرى من دون وجود أيّ حمايةٍ للسوريّين من هذه الانتهاكات لعدم وجود قضاءٍ مستقلٍّ وحياديٍّ ونزيه.

يحتاج اللاجئون والنازحون إلى معلوماتٍ وتأكيداتٍ وضماناتٍ يمكن التحقّق منها بشأن شروط وظروف عودتهم إلى مناطقهم.

  • إن الفريق السوريّ يوصي بضمان مراقبة منهجيّة على المستوى الوطنيّ لظروف السلامة داخل سورية وفقًا للشروط المعتمدة من قبل مفوضيّة اللاجئين.

  • ويوصي بتحسين شروط السلامة من خلال منع الاعتقال التعسفيّ والإخفاء القسريّ والتعذيب والقتل وكلّ انتهاكات حقوق الإنسان الأخرى.

  • ويوصي بضمان البيئة القانونيّة التي تمنع ارتكاب هذه الجرائم مستقبلًا بحقِّ السوريّين برفع الحصانة القانونيّة عن المجرمين وملاحقتهم وضمان مرجعيّةٍ قضائيّةٍ مستقلّةٍ وعادلةٍ ونزيهة.

  • ضمان الحقوق المتعلّقة بالملكيّات العقاريّة بإلغاء القانون رقم (10) وإعادة الممتلكات المنهوبة وإيلاء اهتمامٍ بالنوع الاجتماعيّ.

  • أكّدت المنظّمات السوريّة على أهميّة محاسبة المسؤولين عن الجرائم ضدّ الإنسانيّة وجرائم الحرب التي ارتكبت، وأوضحت أنّه لا يمكن أن يكون اللاجئ أو النازح آمنًا بالعودة طالما أنّ هؤلاء في مركز المسؤوليّة؛ فلا يعقل أن يكون المجرم المسؤول عن جريمة التهجير القسريّ هو المشرف على عودة اللاجئين.

  • يجب أن يعالج الحلّ السياسيّ العقبات الرئيسة أمام عودة اللاجئين وفي هذه اللحظة لا يوجد ضمانٌ لسلامة الأشخاص في سورية نفسها.

الطريقة الوحيدة لتمكين المجتمع الدوليّ من دعم العودة الآمنة والمستدامة هي التأكيد على ضرورة محاكمة المجرمين والالتزام بالانتقال السياسيّ عبر إطلاق سراح المعتقلين وتشكيل حكومةٍ انتقاليّةٍ كاملة الصلاحيات وذات مصداقيّة حسب ما نصّ عليه “بيان جنيف 1” والقرار رقم (2254) الصادر عن مجلس الأمن.

بالنسبة إلى اللاجئين في الدول المضيفة ركّز أعضاء الفريق على عدم تجاهل الحلول المحلّيّة والتعاون بين الحكومات في الدول المضيفة ومنظّمات المجتمع المدنيّ واللاجئين.

ولذلك يجب أن يكون هناك تغييراتٌ ملموسة في سياسة دول اللجوء تسمح بمشاركة اللاجئين الاجتماعيّة والاقتصاديّة في البلدان المضيفة. وهذا يشمل زيادة إمكانيّة تصويب أوضاعهم القانونيّة في تلك الدول.

كما لاحظ الفريق انخفاض أعداد اللاجئين الذين يُعاد توطينهم بشكلٍ كبيرٍ، وتظلّ هذه الأرقام منخفضةً للغاية مقارنة بالاحتياجات؛ حيث لا تزال إمكانيّة الوصول إلى برامج إعادة التوطين ضروريّة ولاسيّما بالنسبة إلى اللاجئين السوريّين الأكثر ضعفًا، لذلك يجب على المجتمع الدوليّ أن يتحمّل مسؤوليّته والالتزام بهدف زيادة أعداد المقاعد المخصّصة لإعادة التوطين للاجئين في العام المقبل.

Le rapport intégrale de Der Spiegel, “crimes contre l’humanité”- جسر تنشر الترجمة الكاملة لتقرير دير شبيغل المثير للجدل حول أنور رسلان وزميله اياد الغريب


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 jesrpress publie la traduction intégrale du rapport controversé de “Der Spiegel” sur Anwar Raslan et son collègue Iyad Gharib (qui faisaient partie des services de sécurité du régime, arrêtés pour des crimes de guerre en Syrie)

*

“جسر” تنشر الترجمة الكاملة لتقرير دير شبيغل المثير للجدل حول أنور رسلان وزميله اياد الغريب

17 février 2019

(…)

المتهم أنور رسلان :

حسب المعلومات المتوفرة لدى المحققين الألمان ، أنهُ في بداية انطلاقة الثورة السورية أنهُ اُعطِى لرؤساء الفرع 251 تعليمات : أي سجناء يجب تعذيبهم وأي سجناء لا يعذبون ، ولكن لاحقاً جميع السجناء تعرضوا للتعذيب في الفرع.

يعتقد المحققون الألمان أنّ أنور رسلان لم يقم شخصياً بهذه الأفعال(التعذيب) ولكن كان على علم بالتعذيب والقتل، وفي بعض الحالات امر بالتعذيب جزئياً ، فيما ذكر معتقلين سابقين أنهُ كان يحضر أثناء فترة التحقيقات في الفرع وفي بعض الأحيان كانوا يتعرضون للضرب أمامه.

أنور رسلان قال للمحققين :

“كانت مهمتي هي استجواب المعتقلين ، كنت في موقف حساس جداً لم أكن قادراً بشكل دائم على التعامل بإعتدال مع المعتقلين ، لانه كان هناك المئات من المحققين أو (العاملين معي) ، بالنسبة للأشخاص العاملين في الفرع 251 يبدون أكثر خطورة وقساوة عند الإستجواب من غيرهم”.

يذكر أن ديرشبيغل كانت قد أجرت مع رسلان مقابلة في عام 2013 لدى وصوله من سوريا إلى الأردن ، حيث كان أنور ذو الشارب و الشعر الخفيف قد تحدث بشكل منفتح وبدون أسرار عن فترة خدمته في جهاز المخابرات ، حيث قال :

” بدءاً من عام 2005 عندما كنت محقق ضد الإسلاميين ، الذين تم تدريبهم من قبل أجهزة مخابرات تابعة لنظام الاسد لنشر الإرهاب ، حيث قام نظام الأسد بتجميع الإسلاميين المتطرفين وتهيئتهم ، ليتمكن من سحق المعارضة التي يحاول نظام الأسد أن يصورها لدول العالم كأنها مجموعات إرهابية ، في إحدى الهجمات الإرهابية المفتعلة في دمشق من قبل نظام الأسد ، كانت إيران قد أرسلت خبيراً في التأثيرات السينمائية من أجل أن يتم تصوير كل هجوم بشكل مثالي.

وفي هجوم إرهابي آخر بالقرب من فرع المخابرات (251) أردنا أن نتحرى ونحقق من هم الفاعلين أو من وراء هذا الهجوم ، ولكن وصلني أمر من رئيس المخابرات بإيقاف التحقيق.

هل هذا ما جعل أنور يتحرك في شهر ديسمبر 2012 للإنشقاق والهروب إلى الأردن ؟ يقول المحققون من مكتب تحقيقات المدعي العام والجنايات بإن أنور قرر الهروب ، بسبب خطف المعارضة لصهره وتهديد حياة ابنته وابنه. ويقول إياد إن سبب انشقاقه انه لا يريد قتل المدنيين في سوريا وهذا ما جعله يهرب إلى الخارج .

المتهمان لم يعترفا بأنهم كانوا جزء من نظام الأسد المسؤول عن تعذيب وموت المعتقلين ، لأنهما أعلنا انشقاقهم وغيروا موقفهم من النظام ، كما عبروا في أقوالهم .

المحققون الألمان يقولون ، بإن المحبط في عملهم هو أنهم لا يستطيعون التحقيق أو الوصول سوى إلى الأشخاص الذين اعلنوا إنشقاقهم عن المنظمومة الأسدية مثل حالتي أنور و إياد .

إنه إرهاب نظام الأسد ليس موجها فقط ضد الشعب السوري، بل يوجد الكثير من مواطني الدول الغربية كانوا في سجون الأسد وهناك قسم ما زال معتقلاً إلى يومنا هذا في تلك السجون.

حتى أن الحكومة الألمانية لا تستطيع أن تحمي أو ترعى مواطينها في سوريا وهذا ما كشفته حالة المواطن الألماني مارتن..، فالعدالة ضد الجناة في سوريا لم تتحق بعد .

للمزيد

http://www.spiegel.de/plus/syrien-wie-deutsche-staatsanwaelte-assads-folterknechte-jagen-a-00000000-0002-0001-0000-000162407656

Un espoir de justice après l’arrestation de suspects de crimes contre l’humanité en Syrie


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Un espoir de justice après l’arrestation de suspects de crimes contre l’humanité en Syrie

Trois Syriens ont été arrêtés, en Allemagne et en France, qui appartiendraient aux services de renseignements de Damas. Premier résultat d’une enquête à long terme et promesse d’un procès pour les victimes.

La recherche de la justice d’une poignée de victimes du régime syrien vient d’aboutir à un résultat à la fois inédit, concret et symbolique: l’arrestation en Europe, mardi 12 février, de trois anciens membres de la machine répressive de Damas, soupçonnés de crimes contre l’humanité. Point culminant après plusieurs années d’enquête, mais aussi espoir de procès alors qu’en Syrie, Bachar al-Assad a pris le contrôle de la plus grande partie du territoire.

Membres des services de renseignement

L’identité des trois suspects reste pour le moment fragmentée. L’un d’eux a été arrêté en région parisienne, les deux autres en Allemagne à Berlin et à Zweibrücken en Rhénanie-Palatinat. Anwar R., 56 ans, dirigeait une unité d’enquête dans une division du renseignement dédiée à la répression de l’opposition, rapporte le journal. Der Spiegel “. Eyad A., 42 ans, était responsable d’une section chargée d’arrêter les détenus et de les transférer dans les locaux des services de renseignement de Damas affectés à la torture. L’un d’entre eux, selon nos informations, aurait le grade de colonel.

Les atrocités de Daesh ont oublié les crimes de masse de Bachar al-Assad

En ce qui concerne les accusations, Anwar R. est accusé de complicité dans quatre affaires de torture, tandis qu’Eyad A. aurait contribué à 2 000 affaires de torture et à quatre affaires de meurtre, indique le rapport. ” Der Spiegel “. Tous deux ont fui la Syrie en 2012, un an après le début de la révolution – en mars 2011 – pour ensuite demander l’asile en Allemagne.

Le suspect arrêté en France en garde à vue, les informations le concernant sont pour le moment moins nombreuses. Selon l’AFP, il aurait environ trente ans et serait également un ancien service de renseignement.

Juridiction universelle

Ces trois arrestations ont été rendues possibles par le ” juridiction universelle Qui est disponible dans plusieurs pays européens. Cela permet à leurs tribunaux de poursuivre un suspect indépendamment du lieu où il a agi, de sa nationalité et de celle de la victime lorsque les faits constituent des crimes contre l’humanité. Avec cette compétence, l’Allemagne et la France ont ouvert des enquêtes – en France, pour la première fois en septembre 2015, puis en janvier 2018, par le pôle “crimes contre l’humanité, crimes et crimes de guerre”.

“Qui sait, Bashar pourrait être jugé un jour?”

Les tribunaux fédéraux allemand et parisien, travaillant ensemble, alimentent leur enquête sur “ Dossier César Le nom de code d’un photographe de la police militaire qui, en 2013, a fui la Syrie avec 45 000 coups de feu montrant, entre autres, près de 6 600 prisonniers torturés à mort (1). Ce dossier, transmis aux autorités puis à la justice française, a joué un rôle déterminant pour arriver aux arrestations du mardi 12 février. ” C’est un dossier structurel, qui a permis de reconstituer un grand nombre de témoignages explique Clémence Bectarte, avocate à la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), qui assiste plusieurs victimes. Ensuite, si l’application de la loi peut être établie, c’est par l’intermédiaire de témoins, car ils permettent d’affiner les responsabilités.. “

Ce qui suit: mandats d’arrêt et procès

Alors que la délivrance de nouveaux mandats, dans d’autres affaires concernant la Syrie, pourrait suivre en France comme en Allemagne, les trois arrestations du mardi 12 février rendent réaliste la possibilité d’un procès. Sur le même horizon que l’Allemagne, le procureur fédéral dispose d’un délai de six mois après son arrestation pour produire un acte d’accusation, dans une perspective plus lointaine en France. ” Cela ouvre de nombreuses possibilités de fenêtres de vérité judiciaire, se félicite de l’avocat de la FIDH, Clémence Bectarte, qui entend devenir partie civile. Jusqu’à présent, cela n’a jamais été le cas en Syrie. “

Marianne Meunier

Le Syrien arrêté en France mis en examen et écroué pour «complicité de crimes contre l’humanité»

Publié le 15/02/2019 à 22:32

Un Syrien arrêté en région parisienne a été mis en examen vendredi et écroué pour «complicité de crimes contre l’humanité», une première en France dans la traque des responsables d’exactions attribuées au régime de Bachar al-Assad, a appris l’AFP de source judiciaire. Interpellé mardi, Abdulhamid A., né en 1988, est soupçonné d’avoir participé aux exactions commises contre les populations civiles par le régime syrien entre 2011 et 2013, alors qu’il était membre des services de renseignement, selon une source proche du dossier.

 

Arrestation en Allemagne de 2 Syriens soupçonnés de crimes contre l’humanité

Paris Match |

La Rédaction, par AFP

سوري موقوف بفرنسا سيحال على قاضي تحقيق بشبهة جرائم ضد البشرية

15 فبراير 2019

أعلنت النيابة العامة في باريس أن سورياً تم توقيفه الثلاثاء في فرنسا، للاشتباه في اقترافه جرائم ضد الإنسانية، تمت إحالته الجمعة أمام قاضي تحقيق قد يوجه إليه الاتهام.

وقال مصدر قريب من الملف إن الموقوف كان عمل سابقا في جهاز مخابرات النظام السوري، ويشتبه في أنه شارك في تجاوزات بحق مدنيين بين 2011 و2013.

وأوضحت النيابة العامة أنه تم فتح ملف اتهامي بشأن أعمال تعذيب وجرائم ضد الإنسانية والتواطؤ في هذه الجرائم.

وتم توقيف الرجل الثلاثيني في المنطقة الباريسية الثلاثاء.

وتم في اليوم ذاته توقيف مواطنين سوريين آخرين في برلين وزوبروكن (غرب ألمانيا) في إطار عملية يتولاها فريق تحقيق مشترك بين البلدين.

والسوريان الموقوفان في ألمانيا يشتبه في أنهما عنصران مفترضان في المخابرات السورية، بحسب النيابة الاتحادية في كارلسروهي بألمانيا.

ويشتبه في تواطؤ أنور.ر (56 عاما) في عمليات تعذيب في السجن. كما يشتبه في مشاركة إياد.أ (42 عاما) في قتل وعمليات تعذيب طاولت ألفي شخص على الأقل بين يوليو/ تموز 2011 ويناير/ كانون الثاني 2012.

واعتمد المحققون خصوصا على شهادات ضحايا عمليات التعذيب.

وبحسب النيابة الألمانية، فإن الرجلين غادرا سورية منذ 2012 قبل أن يصلا إلى ألمانيا حيث طلبا اللجوء.

وارتكب النظام السوري، منذ بداية الثورة في 2011، انتهاكات لحقوق الإنسان، بينها حالات تعذيب واغتصاب وإعدامات تعسفية.

(فرانس برس)

Allemagne/ Deux agents des services de renseignement syriens arrêtés


Allemagne/ Deux agents des services de renseignement syriens arrêtés sont soupçonnés de “crimes contre l’humanité”

13 février 2019

Le parquet fédéral allemand a annoncé mercredi que des Syriens soupçonnés de “crimes contre l’humanité” avaient été arrêtés en Allemagne alors qu’ils travaillaient pour le renseignement en Syrie.

Les procureurs ont affirmé que les deux suspects avaient été arrêtés par la police fédérale à Berlin et dans l’État de Rhénanie-Palatinat, Anwar R. (56 ans) et Iyad A. (42 ans).

Il a ajouté que les suspects avaient quitté la Syrie en 2012.

L’hebdomadaire allemand Der Spiegel a cité des responsables de la sécurité ayant déclaré que le procureur allemand avait émis un mandat d’arrêt international contre le chef des forces aériennes syriennes, accusé de “crimes de guerre” et de “crimes contre l’humanité”.

Le directeur de l’appareil Jamil Hassan, l’un des principaux collaborateurs du président du régime syrien Bachar Al-Assad.

Der Spiegel a déclaré que les procureurs accusent Hassan d’avoir supervisé certains des pires crimes commis par les services de renseignement syriens, notamment des actes de torture, des viols et des meurtres “d’au moins des centaines de personnes entre 2011 et 2013”.

(Reuters)

قال الادعاء الاتحادي الألماني، اليوم الأربعاء، إنّه تم القبض على سوريين في ألمانيا للاشتباه في ارتكابهما “جرائم ضد الإنسانية“، خلال عملهما مع المخابرات في سورية.

وذكر الادعاء أنّ الشرطة الاتحادية في برلين، وفي ولاية راينلند – بالاتينات، اعتقلت المشتبه بهما، وهما أنور ر. (56 عاماً)، وإياد أ. (42 عاماً).

وأضاف أنّ المشتبه بهما غادرا سورية عام 2012.

وكانت مجلة “دير شبيغل” الألمانية قد نقلت، يوم الجمعة، عن مسؤولين أمنيين قولهم إنّ الادعاء الألماني أصدر أمر اعتقال دولياً بحق مدير المخابرات الجوية السورية، بتهم ارتكاب “جرائم حرب” و”جرائم ضد الإنسانية”.

ومدير الجهاز جميل حسن، واحد من كبار مساعدي رئيس النظام السوري بشار الأسد.

وقالت دير شبيغل إنّ الادعاء يتهم حسن بالإشراف على بعض من أفظع الجرائم التي ارتكبتها أجهزة المخابرات السورية، والتي تشمل تعذيب واغتصاب وقتل “مئات الأشخاص على الأقل بين عامى 2011 و2013”.

(رويترز)

Les réfugiés syriens et le retour sous la guillotine du régime ?!


 

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Les réfugiés syriens et le retour sous la guillotine du régime ?!
4 janvier 2019-Ahmad Al-Abdallah

Le retour des réfugiés syriens dans les zones de contrôle du régime, que ce soit des pays voisins, ou à l’intérieur des zones contrôlées par l’opposition, à cause de l’état continue de la guerre où le blocage de l’horizon, ne peuvent pas être classés comme retour volontaire ou normal, dans les règles de la logique simple. Cela ne veut pas dire que le régime ne nuit pas (temporairement) à beaucoup d’entre eux, cela ne signifie pas une sécurité permanente pour eux, car une fois que le régime leur arrache leurs enfants pour les forcer à entrer dans son armée, cela constitue en soi une violation flagrante des droits des réfugiés, dont la majorité a été emmenée à quitter les zones détruites par le régime, et où il a commis des crimes divers classés comme crimes internationaux contre l’humanité.

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Retour anormal:

Le retour naturel de tout réfugié dans l’univers, dans le respect de la norme universellement acceptée, parvient en cas de fin du conflit, de l’existence d’une sécurité physique et psychologique des réfugiés et de l’existence d’un abri dans lequel ils cherchent refuge, sans la réalisation de ces conditions, le retour des réfugiés n’est pas considéré comme retour normal, notamment dans les conditions dures dans lesquelles les réfugiés syriens dans les lieux d’asile temporaire vivent dans les pays voisins, et les conditions prohibitifs de restrictions à leurs mouvements et actions, et d’autres violations à leur encontre, en l’absence du rôle actif de l’opposition syrienne, qui n’est même pas en mesure d’assurer la protection morale minimale.

Ces réfugiés ont quitté leur pays en raison des conditions classées selon les normes internationales comme des conditions anormales, et selon la logique naturelle ils sont les victimes de violations directement menées par le régime contre eux, à cause du bombardement de leurs villages et villes ce qui les a poussés à échapper à son armée, ce qui signifie qu’ils sont victimes du comportement du régime, et lorsqu’aujourd’hui, la question de leur retour à ces villes et villages détruits, revient à la surface sans juger les responsables, sans accès au droit de compensation, en plus de l’absence de processus politique transparent, sans lesquels ce retour reste comme une opération coercitive qui a lieu à la suite de l’oppression, la persécution et les comportements pratiqués contre eux dans des lieux de refuge, ces conditions les poussent a une cession humiliante et a un nouveau genre d’inconnu, sans aucune garantie.

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Retour et servitude au régime :

Le titre de la scène principale syrienne, après la trêve d’Idleb, apparait comme une question du rapatriement des réfugiés vers les zones contrôlées par régime, ce qui est une question très grave, car elle replie des années entières de conflit et œuvre, implicitement, à favoriser la version erronée du régime, qui considère que les réfugiés sont partis à cause de l’opposition et non pas à cause de toutes sortes de pratiques de tueries utilisées par le régime contre la population civile, ce qui augmente les points en faveur du régime qui se considère comme une garantie à tous les Syriens.

En revanche, ce retour réduit les cartes de l’opposition, et donne une fausse légitimité au régime, sans parler d’un retour vers l’inconnu et le mystère, ce qui est une exploitation humiliante des jeunes gens qui ont été forcés de quitter les zones de refuges selon une logique par nécessité et coercition, et non pas par un choix volontaire, surtout lorsqu’ils sont exploités à nouveau dans la restructuration de l’armée du régime qui leur a causé toutes ces catastrophes. Ils se trouvent sous, alors, sous le commandement de la milice étrangère, et non patriotique, et sous le commandement d’une armée corrompue depuis sa création, qui oeuvre à les transformer en tueurs contre leurs frères qui ont choisi, un jour, de se tenir face à l’oppression du régime pour les protéger, en particulier lorsqu’ils doivent faire face à l’opposition modérée.

Par conséquent, la question du service militaire obligatoire est considérée comme une violation et un crime contre ces jeunes gens, parce que ce service ne vient pas dans des conditions normales, et ne viennent pas de le cadre de la protection du pays, mais il est l’asservissement des personnes renvoyées de force, ce qui est malheureusement absent des médias de l‹opposition syrienne, qui est incapable de décrire la nature réelle de la scène syrienne, voire même dans l’incapacité de re-caractériser le paysage syrien pour le soumettre au monde, et est devenu principalement un support pour transmettre les nouvelles comme si les événements se produisaient sur une autre planète.

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Pillages :

L’armée du régime est célèbre par ses pillages depuis sa présence pendant la guerre du Liban, qui n’est plus en mesure de marauder comme il se doit, par conséquent, ces dirigeants sont revenus à leur pratique d’avant la guerre, c’est-à-dire racketter les familles afin d’effacer les noms de leurs enfants des listes des appelés pour effectuer le service militaire obligatoire.

Ce que beaucoup de gens ignorent à propos du retour dans les zones contrôlées par le régime, c’est qu’il est un retour coordonné par la mafia du régime, dépourvu du sens le plus humain des droits de l’homme, où les familles sont soumises au paiement de l’argent afin d’éviter le service obligatoire à leurs enfants, comme c’était le cas en Syrie avant la guerre, où certains privilégiées payaient une somme en échange de faire passer la période de service obligatoire à domicile.

Dans cette forme secrète et silencieux de retour, apparaisse la taille de la catastrophe humanitaire subie par le peuple syrien, qui a perdu l’unité de l’opposition, et est devenu victime du régime et les forces de l’extrémisme islamique, qui a attiré les spectres de l’extrémisme en Syrie, qui permettrait toujours au régime de trouver (temporairement) un parapluie pour se protéger, que le régime sait pertinemment, et nous ne cessons de répéter en permanence, que le régime passera d’une guerre à l’autre, car il est certain que tout calme général en Syrie passera par un processus politique international qui se terminera par un changement en profondeur et emmènera, ensuite, ses dirigeants devant les tribunaux internationaux. Les batailles dans le désert, ne sont qu’une forme de batailles fantômes, à travers lesquelles le régime veut apparaître, devant le monde, comme participant actif à la lutte contre Daech, qui l’a, lui même, fabriqué et soutenu, et sait exactement comment le fabriquer et comment le raviver quand il en aura besoin, tout comme il avait, auparavant, contribué au soutien de l’intégriste « Al-Zarqaoui » en Irak en lui facilitant l’arrivée des milliers de combattants à ses côtés, comme il avait, également, fondé l’organisation de « Fatah al-Islam » au Liban, en libérant Shaker al-Absi de ses prisons, et comme il avait, aussi, fondé d’autres organisations extrémistes en Syrie même.

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L’absence d’alternative :

L’opposition syrienne (en raison de ses différences et de sa dépendance vis-à-vis de l’extérieur) ne pouvait pas s’offrir comme une véritable alternative au régime sur le plan politique et n’a même pas pu protéger les réfugiés dans ses zones de contrôle, laissant aux étrangers le droit de contrôler les réfugiés qui avaient déjà tout perdu dans les zones de contrôle du régime. Les opérations d’oppression, d’arrestation, de poursuites et d’assassinats sont fortement actifs dans les zones de l’opposition, et bien que tous les signes soient clairs, et se réfèrent aux deux parties, d’un côté les mains qui travaillent avec le régime, et de l’autre, les mains de l’autre partenaire pour massacrer les Syriens tels qu’Al-Qaeda et ceux qui tournent dans son orbite, les Syriens de leur pays sont confrontés à cette machine à assassiner, à enlever et à extorquer. Face à l’impasse, ils se retrouvent dans un compromis avec le régime pour choisir la solution qui leur cause le moins de dommages possibles, et sont donc soumis aux conditions de l’extorsion, pour revenir dans les zones de contrôle du régime.

Aujourd’hui, l’opposition a la responsabilité historique de ce qui arrive aux réfugiés syriens qui rentrent sous le parapluie de cette oppression, et il est impératif, dans les limites inférieures, de créer un véritable média qui dénonce la conduite de ce retour, ce qui obligerait la communauté internationale à soulever que la question de contrôle des rapatriés afin que ce soit effectué sous son regard. Il faut que l’opposition joue son rôle pour en parlez temporairement.

اللاجئون السوريون والعودة إلى مقصلة النظام؟!٠

4 janvier 2019-

أحمد العبد الله

عودة اللاجئين السوريين إلى مناطق سيطرة النظام، سواء أكانت من دول الجوار، أو من داخل مناطق سيطرة المعارضة، نتيجة استمرار حالة الحرب فيها، وانسداد الأفق، لا يمكن تصنيفها بأنها عودة طوعية أو طبيعية، ضمن أبسط قواعد المنطق. ولا يعني عدم تعرض النظام(مؤقتاً) للعديد منهم أن ذلك يمثل سلامة دائمة، وأماناً لهم، بل بمجرد انتزاع النظام أبناءهم، وزجهم قسراً في جيشه، تعتبر هذه بحد ذاتها انتهاكاً صارخاً بحق اللاجئين، الذين غادر غالبيتهم المناطق التي دمرها النظام، ومارس فيها جرائم شتى تصنف كجرائم دولية ضد الإنسانية.

عودة غير طبيعية:

العودة الطبيعية لأي لاجئ في الكون، وضمن ما هو متعارف عليه أممياً، تكون في حالة انتهاء الصراع، ووجود ما يضمن سلامة اللاجئين جسدياً ونفسياً، ووجود مأوى يلجؤون إليه، وما دون تحقيق هذه الشروط، لا تعتبر تلك عودة طبيعية، خصوصاً في ظل الظروف القاسية التي تواجه اللاجئين السوريين في أماكن لجوئهم المؤقت في دول الجوار، والشروط التعجيزية والقيود على حركتهم وأعمالهم، وغير ذلك من الانتهاكات بحقهم، في ظل غياب أي دور فاعل للمعارضة السورية، التي عجزت حتى عن تأمين الحد الأدنى من الحماية المعنوية لهم.

هؤلاء اللاجئين، غادروا بلادهم نتيجة ظروف مصنفة وفق الأعراف الدولية بأنها ظروف غير طبيعية، وبالمنطق الطبيعي هم ضحايا انتهاكات مباشرة قام بها النظام بحقهم، نتيجة قصف قراهم ومدنهم ما دفعهم للفرار من آلته العسكرية، ما يعني أنهم ضحايا سلوك النظام بحقهم، وعندما تأتي اليوم مسألة إعادتهم الى هذه المدن والقرى المدمرة، دون محاسبة من دمر هذه القرى، ودون حصولهم على حق التعويض، بالإضافة إلى غياب العملية السياسية الشفافة، والتي من دونها يبقى تصنيف هذه العودة بأنها عملية قسرية جرت نتيجة حالة القهر والاضطهاد والسلوك الذي مورس بحقهم في أماكن اللجوء، ما دفعهم لهذا الاستسلام المهين، الذي نقلهم الى نوع من المجهول الجديد، بلا أي ضمانة.

عودة وعبودية للنظام:

عنوان المشهد السوري الأساسي ما بعد هدنة إدلب بات وكأنه مجرد مسألة إعادة اللاجئين إلى مناطق سيطرة النظام، وهذه مسألة في غاية الخطورة، فهي تطوي سنوات الصراع كاملة، وتعمل ضمنياً على تقديم رواية النظام المضللة، التي اعتبرت أن اللاجئين غادروا بفعل المعارضة، لا بسبب كل صنوف الموت التي فعلها النظام بحقهم، ما يزيد في أرصدة النظام الذي يقدم نفسه ضمانة لكل السوريين.

وبالمقابل فهي عودة تقلل من أوراق المعارضة، وتعمل على منح النظام مشروعية مزيفة، ناهيك انها عودة إلى المجهول والغموض، وهو استغلال مهين للشبان الذين أجبروا على مغادرة مناطق اللجوء وفق منطق الضرورة والقهر، ولم تأتِ بالاختيار الطوعي، وخصوصاً عندما يأتي استغلالهم مجدداً في إعادة تكون بنية جيش النظام الذي تسبب بكل هذه الكوارث لهم. إذ يجد هؤلاء أنفسهم تحت إمرة مليشيا خارجية ليست وطنية، وتحت إمرة جيش فاسد منذ تكوينه، يعمل على تحويلهم إلى قتلة بحق إخوتهم الذين اختاروا الوقوف ذات يوم لحمايتهم من بطش النظام، خصوصاً عندما يزجهم في مواجهة المعارضة المعتدلة.

لذلك إن مسألة الخدمة الإلزامية تعتبر انتهاكاً وجريمة بحق هؤلاء الشبان، لأن هذه الخدمة لا تأتي في ظل ظروف طبيعية، ولا تأتي من باب حماية البلاد، وإنما هي استعباد لهؤلاء العائدين قسراً، وهو مع الأسف ما يغيب من إعلام المعارضة السورية، والتي بات إعلامها لا يدرك طبيعة التوصيف الحقيقي للمشهد السوري، وبات أعجز ما يكون عن إعادة توصيف المشهد السوري وتقديمه إلى العالم، وبات في معظمه مجرد ناقل للأخبار وكأنها تحدث في كوكب آخر.

تعفيش الجيوب:

جيش النظام الشهير بالتعفيش منذ تواجده أثناء الحرب اللبنانية؛ لم يعد قادراً على التعفيش كما يجب، ولذلك فقد عادت هذه القيادات إلى سابق عهدها قبل الحرب، وهي مسألة تعفيش الجيوب، وابتزاز الأهالي بغية مسح أبنائهم مما يسمى بقائمة المطلوبين.

فما يجهله كثيرون حول مسألة طرق العودة إلى مناطق سيطرة النظام، أنها عودة تتم من خلال تنسيق عال تقوم به مافيا تابعة للنظام، تفتقد لأدنى أنواع الحس الإنساني حيث تعمل على إخضاع الأهالي إلى ابتزاز مسبق، يتمثل في دفع أموال أو التخلي عن ممتلكات داخل سوريا مقابل سلامة مؤقتة لأبنائهم، ومسحهم من قوائم المطلوبين، والبعض يعمل على دفع أموال مقابل أن يتجنب أبناؤه الخدمة الإلزامية التقليدية، وذلك وفق الطريقة التي كانت متبعة في سوريا قبل الحرب، حيث كان بعض الميسورين يدفعون أمولاً مقابل قضاء فترة الخدمة الإلزامية في بيوتهم.

وبهذا الشكل السري والصامت من العودة، تبدو حجم الكارثة الإنسانية التي يعانيها الشعب السوري، الذي خسر وحدة المعارضة، وسقط ضحية النظام والقوى الإسلامية المتطرفة، التي جلبت كل أطياف التطرف في الأرض إلى سوريا بما يتيح للنظام أن يجد دوماً مظلة تحميه (مؤقتاً) وهو ما يدركه النظام جيداً، وهو ما نكرره دوماً، أن النظام سينتقل من حرب إلى حرب، لأنه يعلم يقيناً أن أي هدوء شامل في سوريا سوف يمرر عملية سياسية دولية تنتهي بالتغيير الشامل، ثم بوصول قادته الى المحاكم الدولية، لذلك ما هي معارك البادية إلا واحدة من معارك الظل، التي يريد النظام من خلالها أن يُظهر للعالم مشاركته في محاربة داعش، التي صنعها، ويدعمها، ويعرف تماماً كيف يبقيها تعيد انتعاشها، تماماً كما ساهم من قبل برفد الزرقاوي في العراق بآلاف المقاتلين، وكما أسس من قبل منظمة فتح الإسلام في لبنان، التي أخرج شاكر العبسي من سجونه لتأسيسها، وكما أسس غيرها من منظمات التطرف في سوريا ذاتها.

البديل الغائب:

لم تستطع المعارضة السورية (بسبب اختلافها وتبعيتها للخارج) أن تقدم نفسها بديلاً حقيقياً للنظام على المستوى السياسي، ولم تستطع حتى أن تصون اللاجئين في مناطق سيطرتها، إذ تركت للغرباء حق التسلط على اللاجئين الذين فقدوا كل شيء في مناطق سيطرة النظام ولجأوا في وقت سابق إلى أماكن سيطرة المعارضة، حيث باتت عمليات القهر والاعتقال والملاحقة والاغتيالات تنشط بقوة في مناطق هذه المناطق، ومع أن كل الدلائل واضحة، وتشير إلى طرفين لا ثالث لهما، وهما الأيادي التي تعمل مع النظام، وأيادي الشريك الآخر في ذبح السوريين من أمثال منظمة القاعدة ومن يدور في فلكها، حيث بات السوريون في وطنهم يواجهون هذه الآلة من القتل والخطف والابتزاز، وأمام انسداد الأفق، يجدون أنفسهم في مساومة مع النظام لاختيار الضرر الأقل عليهم، وهكذا يخضعون لشروط الابتزاز ويعودون إلى مناطق سيطرة النظام.

اليوم تتحمل المعارضة مسؤولية تاريخية عما يحدث للّاجئين السوريين العائدين تحت مظلة هذا القهر، ومطلوب منها بالحدود الدنيا أن تصنع إعلاماً حقيقياً يفضح سير هذه العودة، وبما يجعل المجتمع الدولي يطرح مسألة الرقابة على العائدين أمام عينيه، ومن يدري، لعل هذه الخطوة فقط تنجح، وهذا إذا فكرت هذه المعارضات بترك الفنادق والتكلم حول هذا الأمر ولو مؤقتاً.

مرصد الشرق الأوسط وشمال أفريقيا الإعلامي “مينا”

Mandats d’arrêt internationaux ont été émis par un juge d’instruction français il y a quelques jours


Confiance-en-la-justice

Selon nos informations, les mandats d’arrêt internationaux ont été émis par un juge d’instruction français il y a quelques jours.

Le monde, par Elise Vincent Publié 5 novembre 2018

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Actuel directeur du bureau de la sécurité nationale syrienne, Ali Mamlouk, (ici en 2015 à Damas), est poursuivi par la justice française.
Actuel directeur du bureau de la sécurité nationale syrienne, Ali Mamlouk, (ici en 2015 à Damas), est poursuivi par la justice française. AL-WATAN / AFP

C’est une première depuis le début de la guerre en Syrie, en 2011. Selon nos informations, la justice française a délivré, il y a quelques jours, des mandats d’arrêt internationaux à l’encontre de trois hauts responsables des services de renseignement syriens. Des mandats émis par un juge d’instruction, conformément aux réquisitions du parquet, des chefs de « complicité d’actes de tortures, complicité de disparitions forcées, complicité de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et de délits de guerre ». Parmi les personnes poursuivies : Ali Mamlouk, l’actuel directeur du bureau de la sécurité nationale, soit l’homme qui supervise tout l’appareil sécuritaire syrien.

Cette décision, inédite en France, s’inscrit dans le cadre de l’information judiciaire ouverte en octobre 2016 à Paris des chefs de disparitions forcées et de tortures constitutives de crimes contre l’humanité et de complicité de ces crimes. Une enquête notamment ouverte, a confirmé au Monde une source judiciaire, à partir du dossier « César », le pseudonyme donné à un photographe de la police militaire syrienne ayant fui son pays en juillet 2013….

 

فرنسا تطلق مذكرات توقيف بحق ثلاثة مسؤولين سوريين كبار

La France lance des mandats d’arrêt contre trois hauts responsables syriens

Le Parisien| 05 novembre 2018

Des responsables des services de sécurité et de renseignement syriens sont visés pour complicité « d’actes de tortures », de « crimes contre l’humanité » et « crimes de guerre ».

Des mandats d’arrêt internationaux ont été émis il y a quelques jours par un juge d’instruction français à l’encontre de trois hauts responsables syriens, révèle Le Monde. Dans le viseur de la justice française, l’actuel directeur du bureau de la sécurité nationale, Ali Mamlouk, le chef du service de renseignement de l’armée de l’air, Jamil Hassan, et le directeur du service de renseignement de l’armée de l’air situé à Bab Touma, un quartier de Damas.

LIRE AUSSI >Syrie : le clan qui a sauvé Bachar al-Assad

Ces mandats ont été émis des chefs de « complicité d’actes de tortures, complicité de disparitions forcées, complicité de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et de délits de guerre » dans le cadre de l’information judiciaire ouverte en octobre 2016 à Paris.

Disparition de deux Franco-Syriens

Cette enquête avait été ouverte à partir du dossier « César » : ce photographe de la police militaire syrienne avait dévoilé environ 50 0000 photos de corps suppliciés, par la torture, la maladie ou la faim, sortis des geôles du régime de Bachar Al-Assad, entre 2011 et 2013.

Autre motivation à l’ouverture de cette enquête, la plainte d’un Franco-Syrien, résidant en France, pour « disparition forcée ». Deux de ses proches, eux aussi Franco-Syriens, s’étaient évaporés à Damas en novembre 2013, après leur arrestation par les services du régime.

Ces mandats, qui empêchent les trois dignitaires syriens de voyager notamment en Europe, où la coopération est entre pays membres est renforcée, ont été émis sur la base de la « compétence universelle ». Elle permet de poursuivre les auteurs ou complices de certaines infractions, particulièrement graves, même si elles ont été commises hors du territoire national.

اختفاء فرنسيَيْن من أصلٍ سوري

تم فتح هذا التحقيق بناء على ملف “قيصر”:  المصور التابع للشرطة العسكرية السورية الذي كشف النقاب عن حوالي 50.000 صورة لجثث تم تعذيبها، عن طريق التعذيب أو المرض أو الجوع، الذي تم إخراجهم من سجون نظام بشار الأسد. بين 2011 و 2013
دافع آخر لفتح هذا التحقيق، شكوى قدّمها شخص فرنسي من أصل سوري، يقيم في فرنسا، عن “الاختفاء القسري”. وقد تبخر اثنان من أقاربه ، من السوريين-الفرنسيين ، في دمشق في نوفمبر / تشرين الثاني 2013 ، بعد إلقاء القبض عليهم من قبل أمن النظام٠
أمر التوقيف، التي تمنع ثلاثة من كبار الشخصيات السورية من السفر خاصة إلى أوروبا، حيث يتم تعزيز التعاون بين الدول الأعضاء ، تم إصداره على أساس “الهيئة القضائية العالمية”.التي تسمح بمقاضاة مرتكبي جرائم معينة أو متواطئين معها، أو مشاركتهم في ارتكاب جرائم معينة، ولا سيما الجرائم الخطيرة، حتى وإن ارتكبت خارج الإقليم الوطني٠

Any State that Contributes to the Reconstruction Efforts While the Current Syrian- أيَّــة دولة تُساهم في إعادة الإعمار في ظلِّ وجود النِّظام السوري الحالي تُعتبر


Sanctions-contre-le-régime-criminel-syrien-de-Assad

SNHR Calls for Sanctions to be Imposed on Russian and Iranian Companies and Urges that they should be Prohibited from Contributing to Reconstruction Efforts in Syria

Any State that Contributes to the Reconstruction Efforts While the Current Syrian Regime Remains in Power is Considered to be Supportive of the Regime and of all the Crimes against Humanity for which it is Responsible

SNHR Calls for Sanctions to be Imposed on Russian and Iranian Companies and Urges that they should be Prohibited from Contributing to Reconstruction Efforts in Syria

The Russian regime’s role in Syria has had a catastrophic impact on the Syrian people and the Syrian state since the start of the popular uprising in Syria which aimed to change the oppressive system of one-family rule. This can be shown in three main ways:
First: the Russian and Iranian regimes have stood by the Syrian regime which has been responsible for thousands of violations that constitute crimes against humanity since the first months of the popular uprising against the Assad family’s brutal dynastic rule that broke out in March 2011. This has been well-documented in the Commission of Inquiry’s reports, as well as in numerous other reports by international human rights groups and in statements by SNHR. Under international law, Russia’s and Iran’s support for the Syrian regime directly implicates them in a series of sustained and egregious violations which the regime has perpetrated and continues to perpetrate, thanks to Russian and Iranian support, with Russia using its veto powers at the Security Council to shield the Syrian regime for the first time on October 4, 2011, while the popular uprising that aimed for a democratic change was in its first months.

Second: Russian forces have directly perpetrated hundreds of violations that constitute war crimes since Russia’s military intervention began on September 30, 2015, whether by indiscriminate or deliberate bombardment. SNHR has worked diligently to build an extensive database documenting the most notable violations by Russian forces since the start of Russia’s military intervention in Syria and the violations that ensued, including killing, destruction, and displacement. In this task, we relied on continuous monitoring of incidents and on news reports, as well as cross-checking information and eyewitnesses’ accounts, and analyzing photos, videos, figures, and remnants of weapon and munitions.

The toll of most notable violations of human rights perpetrated by Russian forces in Syria between September 30, 2015, and September 30, 2018
• 6,239 civilians have been killed, including 1,804 children, 92 medical personnel, and 19 media workers.
• No fewer than 321 massacres.
• No fewer than 954 attacks on vital civilian facilities, including 176 attacks on schools, 166 attacks on medical facilities, and 55 attacks on markets.
• No fewer than 232 attacks using cluster munitions and 125 attacks using incendiary munitions in populated areas.
• Approximately 2.7 million people have been displaced as a result of attacks carried out by the Syrian-Russian-Iranian alliance.

الشبكة السورية لحقوق الإنسان تُطالب بفرض عقوبات على الشركات الروسيَّة والإيرانية ومنعها من أيـَّـة مساهمة في إعادة الإعمار

أيَّــة دولة تُساهم في إعادة الإعمار في ظلِّ وجود النِّظام السوري الحالي تُعتبر داعمة له ولجميع الجرائم ضدَّ الإنسانية التي مارسها

Syrie: Crimes contre l’humanité


 

 

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La justice allemande lance un mandat d’arrêt contre un proche de Bachar al-Assad


جميل حسن… “مُجرم الحرب” المطلوب دولياً في نظام الأسد

عادل حمود

9 يونيو 2018

صدرت أخيراً مذكرة توقيف دولية من المُدعي العام في ألمانيا، بحق أحد أبرز وأشهر ضباط استخبارات نظام بشار الأسد، وهو جميل حسن، بتهم ارتكابه جرائم حرب، حيث اعتبر حقوقيون المُذكرة القضائية، سابقة “مهمة” في مسألة ملاحقة مجرمي الحرب في سورية ولد حسن، سنة 1952 في ريف حمص الجنوبي الغربي، وتحديداً في قريةٍ القرنية، والتحق بالكلية الحربية التابعة لوزارة الدفاع السورية سنة 1972، ليختص لاحقاً كضابط دفاع جوي٠

ومع تأسيس إدارة المخابرات الجوية في ثمانينيات القرن الماضي، كان هذا الضابط الذي يحمل الآن رتبة لواء، قد أصبح إحدى الشخصيات القيادية في ذاك الجهاز الاستخباراتي، الذي تدرج فيه نحو ثلاثين عاماً في المناصب حتى أصبح قائداً له٠

ويقود حسن المخابرات الجوية في سورية، منذ سنة 2009، وتُعرف المخابرات الجوية بأنها أحد أكثر أجهزة مخابرات النظام بطشاً وتنكيلاً بالمعارضين وبنشطاء الثورة، حيث قُتل ألاف المعتقلين في سجون جهاز الاستخبارات هذا٠

ومنذ سنة 2011، أدرج الاتحاد الأوروبي، اسمه في قوائم العقوبات، التي فرضها على الشخصيات المتهمة بارتكاب جرائم بحق المتظاهرين السوريين ويُعرف حسن من خلال معلوماتٍ تم استقاؤها من معتقلين سابقين حقق معهم الأخير، ومن خلال مصادر وتقارير عدة، على أنه شخصية متطرفة طائفياً. وينتمي إلى الطائفة العلوية وهي طائفة رئيس النظام السوري، وكبار ضباط الجيش والأمن في سورية٠

وقُتل آلاف المعتقلين داخل سجون إدارة المخابرات الجوية، كما أن عناصر هذا الفرع، قادوا أشرس حملات المداهمات، بمناطق واسعة في دمشق وريفها ودرعا ومناطق أخرى، ونفذوا جرائم كثيرة أثناء هذه الحملات، وأبرزها في داريا أواخر أغسطس/آب 2012، حيث قتل مئات المدنيين في يومٍ واحد، خلال تلك الحملة٠

وعموماً، فإن شخصية جميل حسن، تُحيط بها هالة من الإجرام والوحشية، ويعتبر من أشد شخصيات النظام التي دعت لسحق جميع المعارضين للأسد منذ بداية الثورة السورية في مارس/أذار وتُنسب فكرة استخدام البراميل المتفجرة في سورية، لحسن؛ ففي بداية سنة 2016، ظهر محلل سياسي لبناني يدعى ميخائيل عوض، على شاشة التلفزيون الرسمي السوري، ليشكر جميل حسن، على إيجاده هذه الفكرة، وتسببت البراميل بمقتل آلاف السوريين٠

#Syrie La justice allemande lance un mandat d’arrêt contre un proche de Bachar al-Assad

La justice allemande a lancé un mandat d’arrêt international à l’encontre d’un des chefs des renseignements militaires syriens, un proche du président Bachar al-Assad, soupçonné “de crimes contre l’humanité”, affirme ce vendredi l’hebdomadaire allemand “Der Spiegel”.

Selon le magazine, qui cite “des sources sécuritaires”, le Parquet fédéral général allemand a lancé un mandat contre Jamil Hassan, 64 ans, le patron des redoutables services de renseignement de l’armée de l’air syrienne.

Selon “Der Spiegel”, “ce proche conseiller” du président Bachar al-Assad est soupçonné de “crimes contre l’humanité” après avoir autorisé ses services, “au moins entre début 2011 et l’été 2013 (à) frapper, violer, torturer et assassiner des centaines de personnes”, civils et opposants au régime syrien, écrit “Der Spiegel”.

Contacté par l’AFP, le Parquet général n’a pas voulu confirmer ces informations.

Les investigations de la justice allemande s’appuient sur les informations fournies par un photographe militaire syrien et sur plusieurs témoignages. Ce photographe devait, pour le compte du régime syrien prendre en photos les cadavres des détenus, parmi lesquels de nombreux civils et opposants. Il a fui son pays en 2013, emportant avec lui des milliers de photos désormais exploitées par la justice allemande, indique Der Spiegel.

Selon le magazine, il s’agit de “la première tentative au monde” visant à incriminer “un haut cadre du régime d’al-Assad pour ses atrocités contre la population civile et l’opposition”.

(Avec AFP)

Impunité des régimes criminels, par le Conseil de sécurité des Nations Unies


 

Comme d’habitude

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مجلس الأمن يفشل بإدانة عنف الاحتلال الإسرائيلي ضد الفلسطينيين في “يوم الأرض”

فشل مجلس الأمن الدولي، مساء الجمعة، في تبنّي بيان مشترك لإدانة قتل قوات الاحتلال الإسرائيلي 16 مدنياً فلسطينياً، خلال “مسيرة العودة” في غزة في ذكرى “يوم الأرض”، وذلك بعد اجتماع طارئ ومغلق في نيويورك، دعت الكويت إلى عقده بطلب فلسطيني٠

وأكدت مصادر مطلعة، لـ”العربي الجديد”، أنّ الاعتراض الأميركي حول إصدار مجلس الأمن بياناً مشتركاً، أدى إلى فشل المجلس في الاتفاق على صيغة توافقية تدين الممارسات الإسرائيلية، واستشهاد المدنيين الفلسطينيين.

Fiasco au Conseil de sécurité pour condamner le massacre de l’occupation israélienne contre les Palestiniens lors de la marche de la “Journée de la Terre”

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a échoué vendredi d’adopter une déclaration commune condamnant le meurtre de 16 civils palestiniens lors de la “marche de retour” à Gaza à l’occasion du “Journée de la Terre” après une réunion d’urgence à New York.

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Crimes contre le peuple syrien


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الأمم المتحدة، النظام ارتكب جريمة حرب بقصفه مصادر المياه في دمشق – Syrie: le régime a bombardé une source d’eau de Damas, un crime, selon l’ONU


Syrie: le régime a bombardé une source d’eau de Damas, un crime, selon l’ONU

GENÈVE (AFP) 14.03.2017 – 13:31 
source d'eau de Damas 2016

L’armée de l’air syrienne a commis un “crime de guerre” en bombardant fin 2016 une source d’eau alimentant Damas, a dit mardi la commission d’enquête de l’ONU sur la Syrie, démentant que cette source ait été contaminée par l’opposition.

“Les informations examinées par la Commission confirment que le bombardement” de la source d’eau, située à Wadi Barada, localité rebelle située à 15 km de la capitale syrienne, “a été effectué par les forces aériennes syriennes”, selon un document de la Commission transmis au Conseil des droits de l’Homme.

Contrairement à ce qu’affirmait alors le régime, cette source d’eau n’avait pas été contaminée par l’opposition, assure par ailleurs la Commission.

“Il n’y a pas de signalement de personnes souffrant de symptômes liés une contamination de l’eau avant le 23 décembre”, date à laquelle le bombardement s’est produit, pointe ainsi le rapport.

“Les bombardements aériens” menés par le régime ont alors “gravement endommagé la source” et privé d’eau potable plus de 5 millions de personnes”, dénonce la Commission.

“Alors qu’il y avait des combattants des groupes armés près de la source au moment de l’attaque, l’avantage militaire obtenu grâce à l’attaque était excessivement disproportionné par rapport à l’impact qu’elle a eue sur la population civile” et “équivaut à un crime de guerre”, concluent les enquêteurs.

Fin janvier, l’armée syrienne a repris la région de Wadi Barada qui lui échappait depuis 2012, une région cruciale pour l’approvisionnement en eau de la capitale.

 http://www.courrierinternational.com/depeche/syrie-le-regime-bombarde-une-source-deau-de-damas-un-crime-selon-lonu.afp.com.20170314.doc.mn2v5.xml

بيَّن تقرير لجنة التحقيق الدولية المستقلة التابعة للأمم المتحدة في شأن سورية أن القوات الجوية السورية قصفت عن عمد مصادر للمياه في كانون الأول (ديسمبر) في جريمة حرب أدت إلى قطع المياه عن 5.5 مليون شخص في العاصمة دمشق ومحيطها، بالإضافة إلى قصفها مجمع مدارس٠

وأضاف التقرير أن طائرة «سوخوي-22» أسقطت أربع قنابل على مجمع للمدارس في منطقة تسيطر عليها قوات المعارضة في تشرين الأول (أكتوبر). وأضاف أنه مع وصول موظفي الإغاثة أسقطت طائرة «سوخوي» أخرى أربع قنابل أيضاً. وفي المجمل قُتل 21 طفلاً و15 بالغاً وأصيب 114 آخرون٠

وتابعت اللجنة الدولية في تقريرها أن روسيا، حليفة النظام السوري، أنكرت وقوع الهجوم لكن أدلة من شهود وصوراً فوتوغرافية وصوراً التقطتها أقمار اصطناعية وشظايا قنابل أكدت تورط النظام السوري٠

وقال التقرير «توجد أسباب معقولة للاعتقاد بأن سلاح الجو السوري استهدف عن عمد مجمع المدارس في حاس». وقال التقرير أيضاً إنه في أول شباط (فبراير) قصفت طائرات، على الأرجح سورية أو روسية، مركز «الهلال الأحمر العربي السوري» في بلدة إدلب الموجود منذ وقت طويل والمعروف بعلاماته المميزة٠

وأضاف أنه في سلسلة جرائم حرب فإن أنماط الهجمات تشير أيضاً بقوة إلى أن قوات مؤيدة للنظام استهدفت بطريقة ممنهجة منشآت طبية. ويغطي التقرير الفترة من 21 تموز (يوليو) 2016 إلى 28 شباط (فبراير) هذا العام٠

“La main de fer” criminelle de Bachar al Assad


“Aucune solution ne peut être trouvée avec le terrorisme, excepté en le réprimant avec une main de fer” “La crise ne sera résolue que sur les champs de bataille”   Voilà com…

Source : “La main de fer” criminelle de Bachar al Assad

L’ONU approuve enfin la création d’un groupe de travail sur les Crimes de guerre


 

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Le Conseil de sécurité de l’ONU adopte enfin une résolution sur Alep

19 décembre 2016, 16:21 UTC

Les manœuvres politiques et les négociations qui ont tant duré ont enfin débouché sur une résolution du Conseil de sécurité autorisant le déploiement d’observateurs de l’ONU à Alep.

Source

Qu’a fait le Conseil de sécurité de l’ONU depuis le début du conflit syrien ?

> Source

près de 18 000 morts dans les geôles du régime, selon Amnesty – ٠«منظمة العفو» توثق «روايات مرعبة» في سجون الحكومة السورية


الخميس، ١٨ أغسطس/ آب ٢٠١٦
وثّقت منظمة العفو الدولية اليوم (الخميس) ظروف وفاة أكثر من 17 ألف معتقل خلال خمس سنوات في سجون النظام السوري، متحدثة عن «روايات مرعبة» حول التعذيب الذي يتنوع بين السلق بالمياه الساخنة وصولاً إلى الضرب حتى الموت٠
وأحصت المنظمة في تقرير حول التعذيب والموت في السجون الحكومية أصدرته اليوم وفاة «17723 شخصاً أثناء احتجازهم بين اذار (مارس) 2011 وكانون الأول (ديسمبر) 2015»، أي بمعدل أكثر من 300 شخص شهرياً، مقارنة مع «ثلاثة الى أربعة اشخاص في الشهر» خلال السنوات العشر التي سبقت العام 2011، عام بدء حركة الاحتجاج السلمية ضد النظام والتي تطورت لاحقاً الى نزاع دموي متشعب الأطراف٠
ورجحت المنظمة أن يكون عدد القتلى أكثر من ذلك٠
وبحسب «المرصد السوري لحقوق الانسان»، يوجد حالياً أكثر من مئتي ألف شخص بين معتقل ومفقود في سجون النظام منذ العام 2011٠
وقال مدير قسم الشرق الأوسط وشمال أفريقيا في المنظمة فيليب لوثر «في الوقت الراهن يستخدم التعذيب في إطار حملة منظمة وواسعة النطاق ضد كل من يشتبه في معارضته للحكومة من السكان المدنيين، وهو يعد بمثابة جريمة ضد الإنسانية»٠
واستندت المنظمة في تقريرها على شهادات 65 ناجياً من التعذيب. وخصّت بالذكر سجن صيدنايا العسكري، أحد أكبر السجون السورية واسوأها سمعة، فضلاً عن الفروع الأمنية التي تشرف عليها أجهزة المخابرات.
ونقلت عن ناجين من السجون قولهم إنهم «شاهدوا سجناء يموتون في الحجز، وذكر آخرون أنهم احتجزوا في زنازين الى جانب جثث المعتقلين»٠
ولخص لوثر «الروايات المرعبة» التي يعيشها المعتقلون منذ لحظة توقيفهم بالقول «كثيراً ما تكون هذه الرحلة مميتة، إذ يكون المعتقل عرضةً للموت في كل مرحلة من مراحل الاحتجاز»٠
وأول ما تحدث عنه المعتقلون الناجون هو ما يسمى «حفلة الترحيب» فور وصولهم إلى مركز الاحتجاز، وهي عبارة عن ضرب مبرح بـ«قضبان من السيلكون أو بقضبان معدنية أو بأسلاك كهربائية»٠
ونقل التقرير عن سامر، وهو محام قبض عليه قرب مدينة حماة، «كانوا يعاملوننا كالحيوانات (…) كنت أرى الدماء تسيل بغزارة كالنهر»٠
واضاف «لم تكن لديهم أي مشكلة في أن يقتلوننا هناك آنذاك»٠
واثناء التحقيق معهم في فروع الاستخبارات وفق التقرير، يتعرض المعتقلون لشتى انواع التعذيب، بينها الصعق بالصدمات الكهربائية ونزع أظافر الايدي والأرجل والسلق بالمياه الساخنة٠
وروت بعض المعتقلات، بحسب التقرير، ما تعرضن له من اغتصاب واعتداء جنسي٠
ويعاني المعتقلون أيضاً من «الاكتظاظ ونقص الطعام والرعاية الطبية»٠
وروى زياد (اسم مستعار) أحد المعتقلين سابقاً في أحد فروع الاستخبارات العسكرية في دمشق، أن سبعة اشخاص توفوا خنقاً في أحد المرات حين توقفت أجهزة التهوئة عن العمل٠
وقال «بدأوا يركلوننا ليروا من منا لا يزال على قيد الحياة، وطلبوا مني ومن الناجين ان نقف (…) وعندئذ أدركت أنني كنت أنام بجوار سبع جثث»٠
ويصف جلال، وهو معقتل سابق أيضاً، الأمر بالقول «كان الأمر أشبه بالتواجد في غرفة الموتى»٠
وبعد فروع الاستخبارات، يواجه المعتقلون محاكمات سريعة «فادحة الجور» أمام المحاكم العسكرية، وفق العفو الدولية، قبل ان ينقلوا الى السجون، وعلى رأسها سجن صيدنايا٠
ويقول عمر معتقل سابق في صيدنايا «في فرع الاستخبارات يكون الهدف من التعذيب والضرب إجبارنا على الاعتراف. أما في صيدنايا، فيبدو أن الهدف هو الموت»٠
وروى سلام، وهو محام من حلب امضى عامين في صيدنايا، كيف ضرب حراس السجن مدربا لرياضة كونغ فو حتى الموت، بعدما اكتشفوا أنه كان يدرب آخرين في الزنزانة٠
وفي رواية اخرى، قال عمر ان في احدى المرات «أجبر أحد الحراس اثنين من المعتقلين على خلع ملابسهما، وأمر أحدهما باغتصاب الآخر، وهدده بالموت إن لم يفعل»٠
وهذه ليست المرة الأولى التي يكشف فيها عن تعذيب وحشي في السجون الحكومية في سورية. وسبق لمنظمات حقوقية ان اكدت وجود «ادلة دامغة» على ارتكاب جرائم ضد الانسانية٠
ا ف ب
http://www.syriahr.com/2016/08/18/منظمة-العفو-توثق-روايات-مرعبة-في-س/

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Syrie: près de 18 000 morts dans les geôles du régime, selon Amnesty

le 18/08/2016

 Au moins 300 personnes ont péri chaque mois dans les prisons du régime syrien depuis le soulèvement de 2011 et la guerre qui a suivi, selon un rapport publié ce jeudi. Amnesty international dénonce des “crimes contre l’Humanité”.

“Ils nous traitaient comme des animaux. J’ai vu le sang couler, on aurait dit un fleuve”. C’est ainsi que Samer, un ancien avocat, décrit ses anciens gardiens de prison en Syrie. L’ONG a recueilli 64 autres témoignages d’anciens détenus, qui ont croupi dans les prisons des services de renseignement du régime et dans la prison militaire de Saydnaya près de Damas.

Dans son rapport publié ce jeudi, elle dénonce des “crimes contre l’Humanité” perpétrés sur une “grande échelle”, dans ces geôles et indique les actes de torture y sont “généralisés et systématiques contre tous les civils soupçonnés d’être contre le régime”.

Selon son rapport plus de 17 700 détenus ont péri en Syrie en cinq ans de guerre. Cela représenterait 300 décès mensuels. Mais d’après elle, les chiffres réels sont bien plus élevés en citant des dizaines de milliers de disparitions forcées. L’ONG estime que de nombreux prisonniers ont été libérés de prison, soit après des différentes amnisties décrétées par le régime ces dernières années, soit après des échanges de prisonniers ou après des procès, mais ils se trouvent actuellement dans des lieux non précisés.

Electrocutions, brûlures à l’eau bouillante, viols
La soixantaine de détenus qui ont témoigné détaillent de nombreuses exactions. Comme “la fête de bienvenue”, durant laquelle les nouveaux détenus sont “roués de coups” au moyen de barres de fer, de plastique ou de câbles électriques. D’autres ont subi des électrocutions, des brûlures à l’eau bouillante et des viols. Omar S. a notamment raconté qu’un gardien avait contraint deux hommes à se déshabiller et avait ordonné à l’un de violer l’autre, le menaçant de mort s’il n’obtempérait pas.

Saïd, un militant antirégime, a affirmé lui avoir été violé, devant son père, à l’aide “d’une matraque électrique” en étant suspendu d’un seul bras et en ayant les yeux bandés. Un autre homme “raconte qu’un jour la ventilation avait cessé de fonctionner et que sept personnes étaient mortes étouffées” dans des centres de détention surpeuplés, relate Amnesty. Salam, un avocat d’Alep qui a été détenu pendant deux ans à Saydnaya, a déclaré que “des gardiens avaient battu à mort un entraîneur de kung-fu et cinq autres détenus. Puis ils ont passé à tabac 14 autres, tous morts en une semaine. On voyait le sang couler de leur cellule.”

“Un traitement inhumain et cruel”
La plupart de ces ex-prisonniers “ont raconté avoir vu des personnes mourir en détention, et certaines ont affirmé s’être retrouvées avec des cadavres dans leur cellule”, selon l’ONG de défense des droits de l’Homme. La prison de Saydnaya est particulièrement exposée aux frimas de l’hiver, pourtant, les détenus ont été maintenus pendant des semaines dans des cellules souterraines sans couverture. La faim aussi, est dénoncée. D’ex-prisonniers ont relaté avoir mangé des noyaux d’olive et des écorces d’orange pour ne pas dépérir.

Selon Philip Luther, directeur pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty, “le caractère systématique et délibéré de la torture et des autres mauvais traitements à la prison de Saydnaya témoigne d’une cruauté sous sa forme la plus vile et d’un manque flagrant d’humanité”. Son ONG, qui dénonce des “procès iniques”, fait aussi état de “nourriture insuffisante, de soins médicaux limités et d’absence d’installations sanitaires adaptées” dans les prisons, “un traitement inhumain et cruel”.

Amnesty a lancé une pétition pour interpeller le président François Hollande sur la condition des détenus syriens. “Je vous demande instamment d’user de votre influence au sein du Conseil de sécurité et du Groupe international de soutien à la Syrie pour veiller à ce que des observateurs indépendants des structures de détention soient de toute urgence autorisés à enquêter sur les conditions d’enfermements dans tous les centres de détention dirigés par le gouvernement syrien ou par ses forces de sécurité”, indique le texte. La guerre en Syrie a débuté en mars 2011 par la répression de manifestations prodémocratie. A ce jour, elle a fait plus de 290 000 morts.

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/syrie-amnesty-denonce-les-conditions-de-detention-inhumaines-et-la-torture_1822291.html

 

Bombardements de Russia en Syrie


Crimes contre l’humanité en Syrie

 

CRIMES-CONTRE-L'HUMANITÉ-EN-SYRIE

 

 

 

Les idées américaines-russes au sujet d’Al-Assad et de la phase de transition


 

Bachar-al-Assad-Dégage

إرحل، Dégage,

Les idées américaines-russes au sujet d’Al-Assad et de la phase de transition

Centre arabe pour les recherches et les études politiques

13 avril 2016

Alors que l’envoyé spécial de l’ONU en Syrie, Staffan de Mistura, visite les capitales des acteurs de la crise syrienne, à la poursuite d’un appui qui lui permettrait de faire des progrès dans le prochain cycle de négociations de Genève, qui commence cette semaine, des caractéristiques d’une compréhension américaine et Russe immergent, semble t-il, à la surface, lors de la visite du Secrétaire d’Etat américain, John Kerry à Moscou fin Mars dernier.

Il ressort des données disponibles que le côté américain est devenu plus disposé à accepter la proposition russe de sabstenir d’évoquer le sujet de Bachar Al-Assad, y compris les pouvoirs et les autorisations du président, lors de l’examen de la phase de transition, et de se concentrer sur le changement de la constitution, laissant son sort aux élections. Cela signifie que Al-Assad est considéré comme faisant partie de la l’étape transitoire, et qu’il a le droit de se présenter aux prochaines élections présidentielles qui aura lieu dans dix-huit mois après le début du processus politique, puisque c’est le « peuple syrien qui décidera de sont sort », en échange il serait désarmé de ses pouvoirs, et devenir un président avec des pouvoirs protocolaires. Cette croyance a été renforcée par un certain nombre d’indicateurs, notamment la déclaration au nom du porte-parole du département d’Etat américain, Mark Toner, le 2 avril 2016. quand il a dit que les États-Unis sont d’accord avec la Russie que «le sort du président syrien Bachar Al-Assad doit être décidé par les Syriens eux-mêmes », un refrain que la Russie n’a pas cessé, depuis le début de la crise, de répéter, ce qui signifie son adhésion à la survie d’Al-Assad au cours de la phase de transition.

La question qui se dégage ici : Est-il possible que Assad reste sans pouvoirs ? Est-il possible d’obtenir une étape transitoire en sa présence, et la présence des services de sécurité et de l’armée de son côté aussi ?

Accord Poutine – Kerry

Malgré les démentis par la partie russe que les pourparlers de Kerry à Moscou avait porté sur le sort du président Al-Assad, ou l’arrangement de la phase de transition, il est devenu clair, avec l’approche de la reprise des négociations de Genève, que la mise au point, après avoir accepté la trêve, et la poursuite des frappes contre l’organisation de l’État (EI), a été porté sur le sort de Assad, dont les Russes ont invoqué la difficulté de l’écarter à cause de l’opposition de l’Iran et la probabilité de la désintégration du régime avec son départ ..

Tandis que les Américains sont moins adhérent aux exigences au départ de Assad dans la phase de transition, avec, et la poursuite de Moscou et de Téhéran à s’accrocher à Bachar Al-Assad, les Russes ont suggéré le maintien d’Al-Assad dans ses fonctions voire même lui permettre de se présenter aux élections prévues pour la fin de la période transitoire, en contre parti, modifier la constitution et transformer le régime en Syrie, d’un système présidentiel actuellement en vigueur au système parlementaire, de manière où le président serait élu par le Parlement, plutôt que par le peuple, et jouit des pouvoirs protocolaires, tandis que le gouvernement qui sera formé obtiendra les pouvoirs actuels dont bénéficient le Président de la République , y compris le contrôle de l’armée et de la sécurité. Il semblerait que les Russes et les Américains étaient d’accord pour mettre l’accent à la prochaine phase sur la modification de la Constitution, ou de sa réécriture, plutôt que de se concentrer sur le sujet de la gouvernance / gouvernement de transition, ou de rechercher ce qu’il va en devenir dans l’avenir, et d’en finir avec ce point, au plus tard, dans quatre mois, ou comme Kerry l’a déjà déclaré : que la nouvelle constitution devrait être prête au mois d’août prochain.

Le problème avec cet argument, que les Russes l’ont proposé pendant la visite de Kerry à Moscou, et que les Américains ont commencé à le stimuler dans de nombreuses capitales arabes et régionales, avec le soutien de certains pays arabes qui ne souhaitent pas que la révolution syrienne puisse atteindre le moindre objectif; y compris l’élimination de Assad, que tout gouvernement en Syrie, quel qu’il soit son titre ou son nom ou sa composition ou bien son mandat, ne serait pas en mesure d’exercer ses fonctions tant que Assad existe, même si sa présence est symbolique au sein du gouvernement, ou en Syrie, parce que son contrôle des services de l’armée et de sécurité ne sont pas légales ou constitutionnel parce qu’il est président de la république et commandant en chef de l’armée, mais il le dépasse jusqu’au contrôle effectif, car l’armée qui a combattu son propre peuple et les service de sécurité qui lui en a fait voir de toutes les couleurs étaient bien la fabrication du régime de Assad, et sous son parrainage tout au long d’un demi siècle. Par conséquent, ils sont sous son autorité, et il est difficile de l’imaginer recevoir des ordres de quelqu’un d’autres, à la lumière de sa présence. Le cas de l’ancien président yéménite, Ali Abdullah Saleh, est un exemple clair indiquant la nature de la relation patron-client et de loyautés personnelles qui lient le président ou chef de file des appareils militaires et de sécurité dans les régimes autoritaires, Saleh a quitté totalement le pouvoir et a cédé ses pouvoirs à son adjoint qui est devenu un président temporairement, mais une grande partie de l’armée ainsi que les différentes forces de sécurité lui doivent encore plein d’allégeance et se battent sous sa bannière, même s’il ne l’est plus, légalement et constitutionnellement, comme président. Si tel était le cas de Saleh, alors comment serait le cas pour Assad, s’il resterait au pouvoir même s’il serait déchu de ses pouvoirs. Toute modification de la Constitution en présence du dictateur est «un changement sur le papier», parce que l’autorité du dictateur ne provient pas du papier ou des formulations, ou même de la Constitution elle-même.

En plus de cela, traditionnellement ,le personnage d’un président protocolaire (honoraire)  est un symbole de l’unité de la patrie et du peuple, dont le symbolisme provient des réalisations rendus à son pays, qui en est fier, qui lui a confié la tâche de le représenter. Est-il possible que Assad est un symbole de l’unité de la Syrie ? Dire que cela pourrait l’être au cas où les Russes et les Américains considéraient que la perte de plus d’un million de syrien entre victimes ou blessés, disparus, le déplacement de la moitié des Syriens, la destruction de l’infrastructure du pays, et la transformer de la Syrie en une arène où toutes les milices de la terre sont arrivés pour en abuser et faire des ravages, que Assad mérite le poste de « président d’honneur » comme une récompense pour ces réalisations.

(…)

Quintessence

Il est impossible d’imaginer al-Assad, ou n’importe quel autre dictateur, contrôler par la force et la loyauté non-nationale, comme président d’honneur, sans pouvoirs, car il est difficile d’avancer la phase de transition, tant qu’il conservera ses pouvoirs, de sorte que cette question exige son départ. Outre la question éthique de crimes contre l’humanité et de génocide commis par lui et par son régime.

Aucune solution politique en Syrie, et aucune stabilité n’y est possible tant que Bachar al-Assad existe au pouvoir, de quelque façon que ce soit, parce que sa présence et sa continuité signifient que la cause de la crise est toujours présente, et les syriens trouveront ensuite une raison justifiée pour continuer à se battre jusqu’à la disparition d’Al-Assad, il ne fait aucun doute que la poursuite de la crise et des combats entre Syriens, signifie que l’organisation de l’état (ou des groupes qui lui ressemble) ne trouverait pas un espace pour y rester, mais aussi pour s’étaler également.

 

لأفكار الأميركية – الروسية بشأن الأسد والمرحلة الانتقالية
المركز العربي للأبحاث ودراسة السياسات
13 أبريل 2016

فيما كان المبعوث الأممي الخاص إلى سورية، ستيفان ديميستورا، يجول في عواصم الأطراف الفاعلة في الأزمة السورية؛ سعياً وراء دعمٍ يساعده على تحقيق تقدّم في الجولة المقبلة من مفاوضات جنيف التي تنطلق الأسبوع الجاري، بدأت تطفو على السطح ملامح تفاهم أميركي- روسي جرى التوصل إليه، كما يبدو، في زيارة وزير الخارجية الأميركي، جون كيري، موسكو أواخر شهر مارس/ آذار الماضي.
ويبدو من المعطيات المتوفرة أنّ الجانب الأميركي بات أكثر استعدادًا لقبول الموقف الروسي الداعي إلى تجنّب تناول موضوع بشار الأسد، عند بحث المرحلة الانتقالية، والتركيز في تغيير الدستور، بما في ذلك صلاحيات الرئيس، وترك مصير الأسد للانتخابات. وهذا يعني عَدّ الأسد جزءاً من المرحلة الانتقالية، وأنّ له أن يرشح نفسه للانتخابات الرئاسية المزمع إجراؤها خلال ثمانية عشر شهراً من بدء العملية السياسية، ما دام “الشعب السوري سيقرّر مصيره”؛ وذلك في مقابل نزع سلطاته، وتحوّله إلى رئيسٍ بصلاحيات بروتوكولية. وتُعزز هذا الاعتقاد جملةٌ من المؤشرات، أبرزها تصريح الناطق باسم الخارجية الأميركية، مارك تونر، في 2 أبريل/ نيسان 2016؛ إذ قال إنّ الولايات المتحدة تتفق مع روسيا في أنّ “مصير الرئيس السوري بشار الأسد يجب أن يقرّره السوريون أنفسهم”، وهي اللازمة التي ما فتئت روسيا تكرّرها منذ بداية الأزمة، والتي تعني بها تمسكها ببقاء الأسد في أثناء المرحلة الانتقالية.
والسؤال الذي يبرز هنا: هل من الممكن أن يبقى الأسد من دون صلاحيات؟ وهل يمكن حصول مرحلة انتقالية بوجوده ووجود الأجهزة الأمنية والجيش معه كذلك؟

اتفاق كيري – بوتين
على الرغم من نفي الجانب الروسي أن تكون محادثات كيري في موسكو قد تطرّقت إلى مصير الرئيس الأسد، أو إلى ترتيبات المرحلة الانتقالية، مع اقتراب موعد استئناف مفاوضات جنيف، فإنه بدا واضحاً أنّ التركيز، بعد الاتفاق على تثبيت الهدنة، والاستمرار في تسديد الضربات لتنظيم الدولة كان منصبًّا على مصير الأسد الذي تذرّع الروس بأنّ إزاحته ستكون صعبةً، بسبب معارضة إيران واحتمال تفكك النظام برحيله..
وفي وقت غدا فيه الجانب الأميركي أقلّ تمسكاً بمطلب رحيل الأسد في المرحلة الانتقالية، مع استمرار تمسّك موسكو وطهران به، اقترح الروس أن يتمّ الإبقاء على الأسد، وحتى السماح له بالترشح للانتخابات المزمع إجراؤها في نهاية المرحلة الانتقالية، في مقابل تعديل الدستور وتحويل نظام الحكم في سورية، من النظام الرئاسي المعمول به حالياً إلى النظام البرلماني، على نحوٍ يصبح فيه الرئيس منتخباً من البرلمان، بدلاً من الشعب، ويتمتع بصلاحيات بروتوكولية، في حين تحصل الحكومة التي سيجري تشكيلها على السلطات الحالية التي يحظى بها رئيس الجمهورية، بما في ذلك سيطرتها على الجيش والأمن. ويبدو أنّ الروس والأميركيين اتفقوا على أن يكون التركيز في المرحلة المقبلة في تعديل الدستور، أو إعادة كتابته، بدلاً من التركيز في موضوع الحكم/ الحكومة الانتقالية، والبحث في مستقبل الأسد، وأن يتمّ الانتهاء من ذلك في موعد أقصاه أربعة أشهر، أو كما قال كيري إنّ الدستور الجديد يجب أن يكون جاهزاً بحلول شهر أغسطس/ آب المقبل.
المشكلة في هذا الطرح الذي اقترحه الروس خلال زيارة كيري موسكو، والذي باشر الأميركيون ترويجه في عواصم عربية وإقليمية عديدة، بدعمٍ من دول عربية مهتمة بعدم تحقيق الثورة السورية أدنى أهدافها؛ بما في ذلك إزاحة الأسد، أنّ أيّ حكومة في سورية، مهما كان عنوانها أو اسمها أو تشكيلتها أو صلاحياتها، لن تستطيع أن تمارس مهمّاتها ما دام الأسد موجودًا، حتى لو كان ذلك بصفة رمزية في الحكم، أو داخل سورية؛ لأنّ سيطرته على الجيش والأجهزة الأمنية ليست سيطرةً قانونيةً أو دستوريةً تتأتي من كونه رئيساً للجمهورية وقائدًا عاماً للجيش والقوات المسلحة فحسب، بل لأنها تتعدّى ذلك إلى السيطرة الفعلية، فالجيش الذي قاتل شعبه والأجهزة الأمنية التي أذاقته ألوان العذاب هي من صُنع يد نظام الأسد، وبرعايته على امتداد نصف قرن. ومن ثمّ، فهي تأتمر بأمره، ويصعب تصوّر تلقيها أوامر من غيره، في ظلّ وجوده واستمراره. وتُعدّ حالة الرئيس اليمني السابق، علي عبد الله صالح، مثالاً واضحاً دالّاً على طبيعة العلاقة الزبائنية والولاءات الشخصية التي تربط الرئيس أو الزعيم بالأجهزة الأمنية والعسكرية في النُظم الاستبدادية، فقد غادر صالح السلطة كلّيًا بموجب المبادرة الخليجية، وتخلّى عن صلاحياته لنائبه الذي غدا رئيساً مُوقّتًا، لكن قسماً كبيراً من الجيش والقوى الأمنية المختلفة مازال يدين له بالولاء الكامل ويقاتل تحت رايته، على الرغم من أنه لم يعُد، قانونياً ودستوريًا، رئيساً له. وإذا كانت هذه حال صالح، فكيف يكون الأمر بالنسبة إلى الأسد، في حال بقائه في السلطة، وإن كان منزوع الصلاحيات. إنّ أيّ تغيير في الدستور في ظلّ وجود الديكتاتور هو “تغيير على الورق”؛ لأنّ سلطة الديكتاتور لا تنبع من الورق أو الصياغات، أو حتى من الدستور نفسه.
وفوق ذلك، جرت العادة أن يكون شخص الرئيس البروتوكولي (الشرفي) رمزاً لوحدة الوطن والشعب، وأن تتأتى رمزيته من إنجازاتٍ أدّاها لوطنه الذي يفخر به، ويوكل إليه مهمّة تمثيله. فهل يمكن أن يكون الأسد رمزًا لوحدة سورية؟ إنّ القول بإمكان ذلك يكون في حال عَدّ كلّ من الروس والأميركيين أنّ سقوط أكثر من مليون سوري بين قتيل وجريح ومفقود، وتشريد نصف السوريين، وتدمير البنية التحتية للبلد، وتحويلها إلى ساحةٍ تعيث فيها كلّ مليشيات الأرض فسادًا، إنجازات يستحقّ الأسد أن يُكافأ عليها بمنصب “رئيس شرفيّ”.

“داعش” يسيطر على عقل إدارة أوباما
يبدو واضحاً أنّ فكرة القضاء على تنظيم الدولة الإسلامية (داعش) تكاد تستحوذ استحواذاً مطلقاً على تفكير إدارة الرئيس الأميركي، باراك أوباما، واهتمامها بما يجري في سورية وعموم الإقليم. ومن ثمّ، هي ترى أنّ كلّ القضايا الأخرى لا تعدو أن تكون تفاصيل غير ذات شأن؛ ما يعني، وفق منطق واشنطن، أنّ على القوى المحلية والإقليمية والدولية المنخرطة في الصراع السوري تنحية خلافاتها “الصغيرة” جانباً، والتركيز في الهدف الرئيس، المتمثّل بهزيمة التنظيم، وحرمانه من أيّ ملاذ آمن في المنطقة.
من هذا الباب، وعلى الرغم من امتعاضها الناجم عن وقع المفاجأة، وجدت الولايات المتحدة في التدخل العسكري الروسي في سورية فرصةً للدفع في اتجاه ضمّ موسكو إلى جهد حربها ضدّ تنظيم الدولة؛ إذ رأت أنّ التدخل الروسي في سورية يمكن أن يكون مفيدًا في حال استهدافه لتنظيم الدولة، وهو أمر ما فتئ يُردّده مسؤولو إدارة أوباما، من جهة أنهم يريدون من روسيا أن تكفّ عن استهداف فصائل المعارضة السورية، وأن تركّز، بدلًا من ذلك، على ضرب داعش.
وفي سبيل إقناعها بتغيير مقاربتها في اتجاه القضاء على تنظيم الدولة، بدلًا من استهداف المعارضة السورية، كانت واشنطن مستعدةً للذهاب مع موسكو إلى أبعد حدّ ممكن، بما في ذلك القبول ببعض عناصر الموقف الروسي بشأن مصير بشار الأسد. ومن هذا المنطلق، وافقت واشنطن على الانخراط في المسار السياسي الذي اقترحته موسكو، بالتوازي مع تدخلها العسكري في سورية. فشاركت في مسيرة فيينا التي بدأت رباعية (روسيا – الولايات المتحدة – تركيا – السعودية) قبل أن تتوسع لتشمل 17 دولةً، ضمنها إيران، في إطار ما أصبحت تعرف بـ “مجموعة دعم سورية”، لتعود بعد ذلك، وتصبح ثنائيةً في ظل توجّه موسكو وواشنطن نحو التوصّل إلى تفاهماتٍ مشتركة بينهما حول الأزمة السورية.
أسفر مسار فيينا عن التوصّل إلى اتفاقٍ روسي – أميركي في المبدأ، عُرف بـ “اتفاق فيينا”، في 14 نوفمبر/ تشرين ثاني 2015، وقدّم خريطة طريق لحلّ الأزمة السورية، جرى تضمينها في قرارٍ لمجلس الأمن التابع للأمم المتحدة، حمل الرقم 2254 في 18 ديسمبر/ كانون أول 2015، ونصّ على وقف إطلاق النار، وتشكيل حكومة شاملة ذات طابع غير طائفي، وتعديل الدستور، وإجراء انتخابات خلال 18 شهراً تحت إشراف الأمم المتحدة. وبعد إخفاق الجولة الأولى من مفاوضات “جنيف 3” التي انطلقت في 29 يناير/ كانون ثاني 2016، بسبب استمرار القصف الروسي، ومحاولة النظام وحلفائه استثمار المفاوضات غطاءً لتحقيق نتائج على الأرض، تمكّن الروس والأميركيون في 11 فبراير/ شباط 2016 من التوصل إلى اتفاقٍ لوقف “العمليات العدائية” في سورية، على هامش مؤتمر ميونخ للأمن، بدأ تنفيذه في 27 فبراير/ شباط 2016، بعد تذليل آخر العقبات أمامه في اتصال هاتفي بين الرئيسين، بوتين وأوباما، في 22 فبراير/ شباط 2016.
وعلى الرغم من الخروق الكبيرة، وخصوصاً في الفترة الأخيرة، ظل الروس والأميركيون متمسكين باتفاق وقف إطلاق النار، بل صار الأميركيون يصرّون على هذا الاتفاق أكثر من أيّ وقت مضى، بعد أن تبينت لهم فوائده لإستراتيجيتهم الخاصة بالقضاء على داعش، وذلك على الرغم من معارضة النظام السوري الذي أراد، مع حصوله على شحنة قوّة بعد التدخل الروسي، أن يواصل القتال، كما قال رئيسه، حتى يستعيد كلّ الأراضي التي فقدها. وعلى الرغم من تحفّظ المعارضة التي وجدت أنّ وقف العمليات القتالية، قبل انطلاق المرحلة الانتقالية، يُضعف موقفَها ويُفقدها أدوات الضغط التي يمكن أن تدفع النظام إلى تقديم تنازلات.
تمثّل موقف الولايات المتحدة من الهدنة بأنها تفسح المجال أمام وقف القتال بين النظام والمعارضة، وتوجّه جهد الطرفين نحو القضاء على تنظيم الدولة، بمعزل عن المسار السياسي،
“ليس من الممكن تخيّل الأسد، أو أيّ ديكتاتور آخر يسيطر بالقوة والولاءات غير الوطنية على أنواعها” وعن إمكان تحقيق تقدّم في مفاوضات جنيف لحلّ الأزمة السورية. فخلال الأسابيع الستة الماضية من الهدنة، تمكّنت قوات النظام التي سعت، مع حلفائها، إلى تحقيق انتصاراتٍ ذات قيمة معنوية تساعد على تأهيل رأس النظام السوري، وتحويله من قاتلٍ لشعبه إلى خصمٍ عنيد لتنظيم الدولة، وحليف في إطار الحرب على هذا التنظيم لاجتثاثه، من نقل جزء كبير من قواتها من الجبهات التي كانت تواجه فيها المعارضة المسلّحة، والحشد لاستعادة مدينة تدمر ذات الأهمية التاريخية والحضارية الكبيرة، كما تمكّنت قوات النظام من استعادة مدينة القريتين التي تقع على مسافة تبعد نحو 85 كيلومتراً في اتجاه الجنوب الشرقي من مدينة حمص. وقد شكّلت استعادة المدينتين ضربةً كبيرةً لتنظيم الدولة لاحتوائهما ثروات باطنيةً مهمّةً، فضلاً عن أنهما تشكلان معبراً مهمّاً بين معاقل التنظيم في شرق سورية (دير الزور) وشمالها الشرقي (الرقة) من جهة، وقواعده في منطقة القلمون جنوب غرب البلاد، من جهة أخرى. أمّا قوات المعارضة، فقد تمكّنت، بدعم تركي، من إلحاق بعض الهزائم بتنظيم الدولة في شمال شرق حلب؛ إذ استعادت قرية الراعي الإستراتيجية على الحدود مع تركيا، إلى جانب قرىً أخرى، قبل أن تفقدها مرّةً أخرى. وفي الوقت نفسه، كانت فصائل المعارضة في الجنوب تخوض معارك طاحنةً ضدّ فصيلين صغيرين قريبين من تنظيم الدولة في المناطق الواقعة بين درعا والقنيطرة؛ هما لواء شهداء اليرموك وحركة المثنى الإسلامية.
وهكذا بدت الإستراتيجية الأميركية كأنها تُحقق نتائج إيجابية على الأرض، في ضوء توقّف القوات الجوية الروسية عن استهداف فصائل المعارضة المسلّحة، وتركيزٍ أكثر لقوات النظام في مواجهة تنظيم الدولة. وقد دعت هذه النتائج كيري إلى زيارة موسكو للمرة الثانية خلال شهر، لتثبيت الهدنة الهشة بين النظام والمعارضة.

خلاصة
ليس من الممكن تخيّل الأسد، أو أيّ ديكتاتور آخر يسيطر بالقوة والولاءات غير الوطنية على أنواعها، رئيساً فخريّاً بلا صلاحيات، كما أنه يصعب تحريك المرحلة الانتقالية إلى الأمام، ما دام يحتفظ بصلاحياته؛ ذلك أنّ هذا الأمر يقتضي مغادرته. هذا فضلاً عن القضية الأخلاقية المتعلقة بالجرائم ضدّ الإنسانية وجرائم الإبادة الجماعية التي ارتكبها ونظامه.
لا حلّ سياسيًّا في سورية، ولا استقرار فيها مادام بشار الأسد موجودًا في الحكم بأيّ صيغة كانتْ؛ لأنّ بقاءه واستمراره يعنيان أنّ سبب الأزمة مازال موجودًا، ومن ثمّ سيجد السوريون مبررًا قويًّا لمواصلة القتال حتى يغيب الأسد، أو يجري تغييبه، ولا شكّ في أنّ استمرار الأزمة واستمرار الاقتتال بين السوريين يعنيان أنّ تنظيم الدولة (أو ما يشبهه) لن يجد متسعاً للبقاء فحسب، بل للتمدد أيضاً٠

https://www.alaraby.co.uk/opinion/2016/4/13/الأفكار-الأميركية-الروسية-بشأن-الأسد-والمرحلة-الانتقالية-1

Remise en selle du criminel…


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Remise en selle du criminel Assad

Remise en selle du criminel Assad

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