Le nombre de personnes déplacées retournant dans leurs régions du nord de la Syrie augmente, à la lumière du calme relatif


 

Camps de réfugiés syrien

04/05/2020
BrocarePress – Idleb

Dimanche, la « Coordination de l’action syrienne » a déclaré dans un rapport que le nombre de personnes déplacées retournant dans leurs villes et villages du nord de la Syrie augmentait considérablement, coïncidant, ainsi, avec la poursuite du cessez-le-feu convenu entre la Turquie et la Russie dans la région.

Il a ajouté que le nombre de rapatriés dans leurs zones à Idleb et dans la campagne d’Alep a atteint 72 613 personnes (13 446 familles), dans 43 villages et villes.

Le rapport indique qu’en conjonction avec ce retour, le Programme alimentaire mondial a annoncé une réduction de la part du panier alimentaire à partir d’avril, en raison du manque de financement limité qu’il avait reçu.

L’équipe a appelé les organisations et les organismes humanitaires travaillant à Idleb à accroître davantage le travail, en particulier dans les zones connaissant le retour des personnes déplacées, et a appelé la communauté internationale à ne pas ignorer les régions du nord-ouest de la Syrie en raison des conséquences humanitaires instables et l’augmentation des craintes liées à la propagation du Coronavirus (COFED-19) dans la région .

L’équipe a précédemment averti les civils retournant dans leurs villages et villes de mines de guerre non explosés qui sont répandus dans de nombreuses régions, et d’informé les spécialistes afin de les détruire.

Il a appelé à une augmentation plus efficace du niveau du secteur de l’eau et de l’assainissement, le taux de déficit atteignant 58%, et a appelé les organisations internationales à accroître également l’efficacité de la sécurité alimentaire dans le gouvernorat d’Idleb en raison du nombre élevé de personnes ayant besoin.

Le gouvernorat d’Idleb a connu un calme relatif depuis l’annonce de l’accord de cessez-le-feu dans la capitale russe, Moscou, entre les parties russe et turque, avec la création d’une zone de passage sûre des deux côtés de la route internationale Alep – Lattaquié (M4).

Depuis l’annonce de l’accord, les avions de guerre russes et du régime syrien sont absents dans le ciel du gouvernorat d’Idleb, et les violations du régime syrien se limitent à l’artillerie et aux tentatives d’infiltration sur les fronts des campagnes d’Idleb et de Hama.

Face au Covid-19, Michelle Bachelet demande à la Syrie et l’Egypte de réduire leur population carcérale


 

Photo ONU/Martine Perret
L’extérieur d’une prison.
3 avril 2020

Plus d’une semaine après son appel exhortant les gouvernements à réduire la surpopulation carcérale afin de prévenir la transmission du Covid-19, la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, salue les mesures prises par plusieurs pays dont l’Iran qui a libéré des milliers de détenus.

 

« Mme Bachelet se dit encouragée de constater qu’un certain nombre de pays ont effectivement pris des mesures sur ce front », a déclaré Rupert Colville, porte-parole du Haut-Commissariat (HCDH), lors d’une conférence de presse virtuelle ce vendredi à Genève.

Les services de la Haut-Commissaire Bachelet notent que Téhéran a augmenté le nombre de prisonniers libérés, « au moins temporairement, pour atteindre environ 100.000, soit environ 40% du total de sa population carcérale ». Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Iran compte 3.160 décès sur 50.468 cas de contamination.

Par ailleurs, le HCDH souligne que l’Indonésie a également annoncé sa décision de libérer « quelque 30.000 prisonniers condamnés pour des délits mineurs, notamment la consommation de drogue ». « Et nous croyons savoir que la Turquie envisage également de libérer plusieurs détenus », a ajouté M. Colville.

D’autres pays ont également annoncé des libérations de prisonniers en nombre variable, notamment de groupes à risque spécifiques tels que les femmes enceintes, les personnes handicapées, les prisonniers âgés, les malades, les délinquants mineurs et à faible risque, les personnes en fin de peine ainsi que d’autres détenus pouvant être réintégrés en toute sécurité dans la société.

Le HCDH demande donc instamment aux États de libérer « toutes les personnes détenues sans base juridique suffisante, y compris les prisonniers politiques et les personnes détenues pour avoir exprimé leur opinion ».

Toutefois, ces mesures de libération temporaire ne doivent pas concerner « les personnes équitablement condamnées pour des crimes graves » et les prisonniers pouvant représenter un risque grave pour autrui.

Pour les autres détenus, la Haut-Commissaire Bachelet exhorte tous les pays à prendre dès que possible des mesures pour que la mise à distance physique nécessaire devienne possible pour prévenir la propagation du Covid-19.

Des centres de détention souvent surpeuplés et insalubres

S’agissant de la situation en Syrie, « l’un des pays où le risque d’infections massives dans les prisons est extrêmement élevé », la Haut-Commissaire regrette que Damas n’ait pas encore pris de mesures en ce sens.

S’ils prennent acte du récent décret d’amnistie législative publié par le 22 mars dernier et qui accorde une amnistie pour certains crimes et pour les déserteurs militaires, Mme Bachelet demande instamment au gouvernement syrien et aux groupes armés de prendre d’urgence des mesures.

« A l’instar d’autres pays, ils doivent libérer un nombre suffisant de détenus afin d’éviter que le Covid-19 n’entraîne de nouvelles pertes en vies humaines et de nouvelles misères après neuf années de mort implacable, de destruction du système de santé et de déplacements », a insisté Rupert Colville.

Nous demandons donc instamment au gouvernement égyptien de suivre l’exemple d’autres États dans le monde et de libérer les personnes condamnées pour des délits non violents et celles qui sont en détention préventive – Rupert Colville

De plus, la Haut-Commissaire plaide pour un assouplissement ou une suspension des sanctions internationales pendant la durée de cette pandémie. Il s’agit notamment des sanctions qui entravent actuellement la fourniture de médicaments et d’équipements médicaux à toute partie de la Syrie.

« Si elles ne sont pas modifiées, elles entraveront l’intervention rapide et efficace des services de santé nécessaires pour prévenir ou contenir la propagation du coronavirus et pourraient donc contribuer à des pertes de vies importantes », a prévenu le porte-parole du Haut-Commissariat.

Concernant l’Egypte, même si la situation n’est en aucun cas comparable à celle de la Syrie, le HCDH se préoccupe de la surpopulation carcérale et des risques de propagation rapide du coronavirus parmi les plus de 114.000 détenus du pays.

Les prisons et les centres de détention égyptiens sont souvent surpeuplés, insalubres et souffrent d’un manque de ressources. Les détenus se voient régulièrement refuser l’accès à des soins et des traitements médicaux adéquats.

« Nous demandons donc instamment au gouvernement égyptien de suivre l’exemple d’autres États dans le monde et de libérer les personnes condamnées pour des délits non violents et celles qui sont en détention préventive, qui représentent un peu moins d’un tiers des personnes incarcérées », a plaidé M. Colville.

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Une action urgente s’impose pour éviter que le COVID-19 ne cause « des ravages dans les lieux de détention » – باشيليت تدعو إلى اتّخاذ إجراءات عاجلة تمنع فيروس كوفيد-19 من “اجتياح أماكن الاحتجاز”


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باشيليت تدعو إلى اتّخاذ إجراءات عاجلة تمنع فيروس كوفيد-19 من “اجتياح أماكن الاحتجاز”

جنيف (في 25 آذار/ مارس 2020) – دعت مفوّضة الأمم المتّحدة السامية لحقوق الإنسان ميشيل باشيليت الحكومات إلى اتّخاذ إجراءات عاجلة، ضمن إطار الجهود الشاملة المبذولة لاحتواء تفشي فيروس كورونا المستجدّ، تهدف إلى حماية صحة وسلامة الأشخاص المحتجزين في السجون وفي المرافق المغلقة الأخرى.

وأعلنت قائلة: “بدأ فيروس كورونا يجتاح السجون والحبوس ومراكز احتجاز المهاجرين، ودور الرعاية السكنية ومستشفيات الطب النفسي، ويهدد بالانتشار بين سكان هذه المؤسّسات الأكثر عرضة للخطر.”

وأضافت قائلة: “في العديد من البلدان، تكون مرافق الاحتجاز مكتظّة، وبشكل خطير أحيانًا. وغالبًا ما يتم احتجاز الأشخاص في ظروف غير صحية، حيث الخدمات الصحية غير كافية أو غير متوفّرة حتّى. وبالتالي، يبقى التباعد الجسدي والعزل الذاتي في ظلّ هكذا ظروف مستحيلَين عمليًا”.

وأكّدت قائلة: “تواجه الحكومات مطالب هائلة لتأمين الموارد الضرورّية خلال هذه الأزمة، وعليها أن تتّخذ قرارات صعبة. لكنني أحثها على ألا تغفل أبدًا من يقف وراء القضبان، والمحاصرين في أماكن مثل مرافق الصحة العقلية المغلقة، ودور العجزة، ودور الأيتام، لأن عواقب إهمالهم قد تكون كارثية.”

وتابعت قائلة: “من الضروري أن تعالج الحكومات وضع المحتجزين عندما تخطّط للتصدّي للأزمة، فتحمي المعتقلين والموظفين والزوار والمجتمع الأوسع نطاقًا.”

وقالت: “مع تفشي المرض وارتفاع عدد الوفيات المبلغ عنها في السجون وغيرها من المؤسسات في عدد متزايد من البلدان، على السلطات أن تتحرّك فورًا لمنع المزيد من الخسائر في الأرواح في صفوف المحتجزين والموظفين”.

وحثت المفوضة السامية الحكومات والسلطات المعنيّة على المبادرة إلى العمل بسرعة لتخفف من عدد المحتجزين، مشيرة إلى أن العديد من البلدان قد اتّخذ في الواقع بعض الإجراءات الإيجابية. وعلى السلطات أن تدرس سبل الإفراج عن الأشخاص المعرضين بشكل خاص لخطر الإصابة بفيروس كورونا، ومن بينهم المعتقلون الأكبر سنًا والمرضى، بالإضافة إلى المجرمين الذين يمثّلون خطرًا ضئيلاً. كما عليها أن تواصل توفير متطلّبات الرعاية الصحية المحدّدة للسجينات، بمن فيهن الحوامل، والسجينات ذوات الإعاقة والمحتجزات من الأحداث.

وشدّدت باشيليت على أنه “يتعين على الحكومات حاليًا أكثر من أي وقت مضى، أن تفرج عن كل محتجز بدون أساس قانوني كافٍ، بما في ذلك السجناء السياسيون وغيرهم ممن احتُجز لمجرد تعبيره عن آراء ناقدة أو معارِضة.”

وعندما يتم إطلاق سراح المحتجزين، يجب فحصهم طبيًا واتّخاذ التدابير اللازمة لضمان تلقيهم عند الضرورة الرعاية والمتابعة المناسبة، بما في ذلك المراقبة الصحية.

والدول ملزمة، بموجب القانون الدولي لحقوق الإنسان، باتخاذ خطوات تمنع التهديدات المتوقعة للصحة العامة، وبضمان حصول جميع الذين يحتاجون إلى رعاية طبية ضروريّة على الرعاية.

وبالنسبة إلى المحتجزين، يقع على الدولة واجب خاص بحماية الصحة البدنية والعقلية للسجناء ورفاههم، بحسب ما تنصّ عليه قواعد الأمم المتحدة النموذجية الدنيا لمعاملة السجناء (المعروفة أيضًا بقواعد نيلسون مانديلا).

ويجب ألا تؤدي أبدًا التدابير المتّخذة للتصدي لأي أزمة صحية إلى تقويض الحقوق الأساسية للمحتجزين، بما في ذلك حقهم في الحصول على قدر كافٍ من الغذاء والماء. كما يجب احترام الضمانات الواقية من سوء المعاملة، بما في ذلك إمكانيّة الاتصال بمحام وطبيب.

وتابعت قائلة: “قد تُفرَض قيود على زيارة المؤسسات المغلقة للمساهمة في منع تفشي فيروس كورونا المستجد، ولكن يجب اعتماد مثل هذه الخطوات بطريقة شفافة ونشرها على المتضرّرين بكلّ وضوح. فمنع الاتصال فجأة مع العالم الخارجي قد يؤدي إلى تفاقم مواقف قد تكون أصلاً متوترة وصعبة وخطيرة.”

وأشارت المفوضة السامية إلى أمثلة عن التدابير البديلة المتّخذة في بعض البلدان، على غرار إجراء اتّصالات موسّعة عبر الفيديو، وزيادة عدد المكالمات الهاتفية مع أفراد الأسرة والسماح باستخدام البريد الإلكتروني.

وحذّرت باشيليت قائلة: “يطرح فيروس كورونا المستجدّ تحديًا كبيرًا يطال المجتمع بأسره، حيث تتّخذ الحكومات خطوات لفرض التباعد الجسدي. ومن الضروريّ دعم مثل هذه التدابير، لكنني قلقة للغاية من أنّ عددًا من البلدان يهدّد بفرض عقوبات بالسجن على من لا ينفّذ الإجراءات المفروضة، ما قد يؤدي إلى تفاقم الوضع الخطير في السجون من دون أن يخفّف فعلاً من انتشار المرض. ويجب أن يشكّل السجن الملاذ الأخير، لا سيّما خلال هذه الأزمة.”

من المقرر أن تُصدر هذا الأسبوع مفوضيّة الأمم المتّحدة السامية لحقوق الإنسان ومنظمة الصحة العالمية ورقة توجيهية مؤقتة بعنوان فيروس كورونا المستجد: التركيز على المحرومين من حريّتهم وتتضمن رسائل وإجراءات أساسيّة تستهدف وكالات الأمم المتحدة الأخرى والحكومات والسلطات المعنيّة والمؤسسات الوطنيّة المعنية بحقوق الإنسان والمجتمع المدني.

Une action urgente s’impose pour éviter que le COVID-19 ne cause « des ravages dans les lieux de détention » – Bachelet

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GENÈVE (25 mars 2020) – La Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Michelle Bachelet a appelé les gouvernements à prendre des mesures d’urgence afin de protéger la santé et la sécurité des personnes en détention et dans d’autres centres fermés, dans le cadre des efforts globaux visant à contenir la pandémie de COVID-19.

« Le Covid-19 a commencé à frapper les prisons, les maisons d’arrêt et les centres de détention d’immigrants, ainsi que les centres de soins résidentiels et les hôpitaux psychiatriques, et risque de causer des ravages auprès des populations extrêmement vulnérables au sein de ces institutions », a déclaré Mme Bachelet.

« Dans de nombreux pays, les centres de détention sont surpeuplés, et représentent même un danger dans certains cas. Les gens sont souvent détenus dans de mauvaises conditions d’hygiène et les services de santé sont insuffisants, voire inexistants. L’éloignement physique et l’isolement sont pratiquement impossibles dans de telles conditions », a-t-elle ajouté.

« Les gouvernements font face à d’énormes demandes en matière de ressources durant cette crise et sont amenés à prendre des décisions difficiles. Néanmoins, je les exhorte à ne pas oublier les personnes incarcérées, ou celles qui sont confinées dans des centres tels que des établissements de santé mentale fermés, des maisons de retraite ou des orphelinats, car les négliger pourrait avoir des conséquences catastrophiques », a alerté la Haute-Commissaire.

« Il est vital que les gouvernements prennent en compte la situation des personnes détenues dans leur plan d’action de crise, de manière à protéger les détenus, le personnel, les visiteurs et bien entendu l’ensemble de la société », a-t-elle ajouté.

« Face à la flambée de la maladie et au nombre croissant de décès déjà signalés dans les prisons et d’autres centres dans de plus en plus de pays, les autorités devraient agir dès maintenant pour empêcher de nouvelles pertes humaines parmi les détenus et le personnel », a-t-elle indiqué.

La Haute-Commissaire a exhorté les gouvernements et les autorités compétentes à travailler rapidement pour réduire le nombre de personnes en détention, en faisant remarquer que plusieurs pays ont déjà entrepris des actions positives. Les autorités devraient examiner les moyens de libérer les personnes particulièrement vulnérables au COVID-19, parmi eux les détenus les plus âgés et ceux malades, ainsi que les délinquants présentant un risque faible. Elles devraient également continuer de répondre aux besoins de santé spécifiques aux femmes détenues, notamment celles enceintes, ainsi qu’à ceux des détenus handicapés et mineurs.

« Aujourd’hui plus que jamais, les gouvernements devraient libérer toute personne détenue sans fondement juridique suffisant, y compris les prisonniers politiques et les personnes détenues simplement pour avoir exprimé des opinions critiques ou dissidentes », a souligné Mme Bachelet.

Une fois libérées, ces personnes devraient être soumises à un examen médical et des mesures devraient être prises pour veiller à ce qu’elles reçoivent les soins et le suivi nécessaires, y compris un suivi médical.

« En vertu du droit international des droits de l’homme, les États doivent prendre les mesures nécessaires pour prévenir des menaces prévisibles pour la santé publique et doivent veiller à ce que toute personne nécessitant des soins médicaux essentiels puisse les recevoir », a-t-elle indiqué.

Concernant les personnes en détention, l’État a le devoir de protéger la santé physique et mentale ainsi que le bien-être des détenus, tel qu’énoncé dans l’Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus (également connu sous le nom de Règles Nelson Mandela).

Les mesures prises durant une crise sanitaire ne devraient pas porter atteinte aux droits fondamentaux des personnes détenues, y compris leurs droits à l’eau et à une alimentation adéquate. Les garanties contre les mauvais traitements sur des personnes en garde à vue, notamment l’accès à un avocat et à un médecin, devraient également être pleinement respectées.

« Les restrictions concernant les visites de centres fermés peuvent être nécessaires pour aider à prévenir les flambées de COVID-19, mais ces mesures doivent être introduites de manière transparente et être clairement communiquées aux personnes affectées. L’arrêt soudain de contacts avec le monde extérieur risque d’aggraver des situations déjà tendues, difficiles et potentiellement dangereuses », a-t-elle prévenu. Elle a pris comme exemples plusieurs mesures prises dans certains pays, comme l’utilisation plus répandue de systèmes de vidéoconférence, l’augmentation des appels téléphoniques avec les membres de la famille et l’autorisation des courriels.

« Le COVID-19 représente un énorme défi pour l’ensemble de la société, alors que les gouvernements prennent des mesures pour imposer l’éloignement physique. Il est primordial que de telles mesures soient suivies, mais je suis profondément préoccupée par le fait que certains pays menacent d’imposer des peines de prison pour ceux qui ne les respectent pas. Cela risque d’exacerber la situation déjà tendue dans les prisons et de n’avoir que des effets limités sur la propagation de la maladie », a averti Mme Bachelet.

« L’emprisonnement devrait être une mesure de dernier recours, surtout durant cette crise. »

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et l’Organisation mondiale de la Santé prévoient de publier cette semaine un document d’orientation provisoire intitulé COVID-19: Focus on persons deprived of their liberty , qui contiendra des informations et des mesures importantes pour les autres organismes des Nations Unies, les gouvernements, les autorités compétentes, les institutions nationales des droits de l’homme et la société civile

 

Dixième année, l’année de “Corona”, Al-Assad s’en va


 

10e-anniversaire

Abdul Wahab Badrakhan – 16 mars 2020

Les informations confirmées – et non les souhaits – sont rares jusqu’à présent, mais plusieurs facteurs marquent désormais la 10e année de la calamité syrienne comme une année cruciale. Elle place le départ ou l’expulsion d’Assad dans le cadre de l’intersection des intérêts internationaux, avec une vision d’une « alternative » en attente d’un accord américano-russe.

Y a-t-il quelque chose que l’on regarde de nos jours que sous l’angle « Corona »? Les analystes israéliens disent que le virus aide Benjamin Netanyahu à diluer sa crise, car il a reporté la date de son procès. Les analystes américains pensent que les milliers de milliards de pertes à cause du virus ont commencé à ravager les chances de Donald Trump d’être réélu. Tandis que, les dirigeants de la Chine et de l’Iran semblent être sur la même ligne, avec deux contradictions idéologiques, mais avec deux mentalités similaires, que l’arrivée du « Corona » dans leurs territoires pourraient être une « guerre biologique » conçue par les États-Unis contre eux, mais il est arrivé qu’ils aient été suivis par l’invasion des régions américaines, et des alliés tels que la Corée du Sud, l’Italie et d’autres. L’accent mis sur le virus a contribué à bloquer les projecteurs sur d’autres événements importants, tels que l’adoption d’amendements constitutionnels qui permettraient à Vladimir Poutine de rester au pouvoir jusqu’en 2036 comme s’il était inspiré par les amendements précédés par Bachar al-Assad. Mais le virus a provoqué le report des élections à la soi-disant «Assemblée populaire» syrienne d’avril à mai, une farce qu’Assad voulait comme préjugé de sa réélection théâtrale de l’année prochaine pour un autre mandat « éternel ».

« Corona » pourrait l’aider à cet égard, comme il pourrait travailler contre lui, mais l’expérience de neuf ans peut l’avoir rempli (Assad) de la conviction que la « chance » est de son côté. Pourquoi pas, et de nombreux événements et crises se sont conjugués pour que la communauté internationale se détourne de la tragédie syrienne, de l’Iran à la Corée du Nord, et du Yémen à la Libye, aux différents de Donald Trump avec la Chine, la Russie, l’Europe et l’Amérique latine, autant de problèmes qui ont peut-être semblé à Assad qu’ils étaient conçu pour le soulager de la pression. Il ne fait aucun doute que le plus grand coup de chance a été celui qui a rassemblé plusieurs objectifs stratégiques et inspiré Poutine que son intervention en Syrie lui permettrait de l’atteindre, mais c’était la plus importante qui n’a pas encore été accomplie. Dans la mesure où le feu aveugle a rendu la « tâche » en Syrie assez facile , autant son investissement semble difficile et pénible, en particulier à cause d’Assad.

Voici la dixième année qui débarque sur la Syrie dans sa plus grande épreuve. Depuis la manifestation à Hariqa à Damas ou le massacre de la mosquée Al-Omari à Daraa et ce qui a suivi en 2011, chaque jour au cours des neuf années est devenu un jour en plus dans la vie d’un régime qui a perdu toute légitimité qu’il croyait lui avoir été accordée, bien que de façon erronée, par le peuple syrien. Les jours et les expériences ont prouvé, partout et dans le temps, que ce qui est imposé par l’oppression et le sang, puis mesuré par la peur, le silence et l’immobilisme est un état de coercition et d’assujettissement, et il ne peut pas être « légitime ». Ceux qui se sont révoltés contre le régime ont dit leurs mots et ne l’ont pas changée, y compris ceux qui vivent aujourd’hui de force « sous son contrôle ». Ceux qui lui sont restés fidèles, il ne leur signifie plus rien pour eux, ni pour lui, car ils ne lui sont pas un lien pour l’aider dans son épreuve actuelle, et il n’est pas non plus le pilier de la “stabilité” dont ils rêvent après qu’il leur a prêché qu’il remporterait victoire après victoire.

Le sort d’Al-Assad réside dans le fait qu’il n’a pas pu et ne pourra pas jouir des « victoires » qu’il attendait et enregistrait en son nom, puis il les a vues être comptées soit en faveur des Iraniens soit pour le compte des Russes, et comme preuve, ils ont extrait leur prix sous diverses formes. Dans une certaine mesure, Assad aurait pu mieux considérer son moral au cours des années où il a subi des défaites et des déclins qui l’ont failli presque le renversé. Les Iraniens ont d’abord dit que sans eux, il serait tombé, puis les Russes sont venus et ont dit qu’ils l’avaient sauvé de la chutte. Il pensait que les pays coopèrent ou rivalisent avec lui parce qu’il possède les clés de l’emplacement stratégique le plus important du Moyen-Orient, mais ce qui est arrivé à Assad au premier moment de la révolution populaire est ce qui lui manque maintenant. Il a manquait de comprendre que son problème soit essentiellement interne et qu’il ne puisse être toléré en négligeant les syriens en facilitant leur tuerie et la maîtrise de toutes sortes de crimes contre le peuple. Il manque maintenant que sa validité soit sur le point de se terminer avec la fin du cycle de sabotage massif. Il a rempli toutes les attentes et le jeu a complètement changé. Ce n’est plus son axe, mais la Syrie qui compte, et les alliés ne lui sont plus attachés pour lui-même ou ce qu’il représente, mais leurs comptes sont désormais axés sur l’évaluation de leurs intérêts dans l’avenir.

Quand on regarde les manœuvres et les tensions qui se déroulent dans le nord de la Syrie, il devient clair que les pays du « Trio d’Astana » sont embourbés sur des chemins allongés sans plafonds. Ils prétendent préserver une « Syrie unifiée » à des fins incohérentes, la Russie parce qu’elle veut toute la Syrie sous son occupation, et l’Iran parce qu’il veut renforcer ses colonies d’influence, et la Turquie Parce qu’elle veut garder les zones qu’elle a saisies. Mais il s’avère également que les États-Unis restent symboliquement persuadés d’exhorter la Russie à ajuster ses partenaires iraniens et turcs afin qu’il soit possible de rechercher avec elle une formule pour la Syrie d’après-guerre, et dans tous les scénarios possibles de la compréhension des deux pays, un rôle pour Assad ne peut pas être conçu, d’autant plus qu’ils sont guidés par la résolution 2254 comme un document qu’ils ont rédigé ensemble et comprend tous les éléments comme une solution finale.

Dix ans de destruction systématique de la Syrie et de son peuple, reposant sur Assad, suffiront. Cinq ans suffisent également pour le rôle de la Russie dans son état actuel, car la guerre est devenue plus coûteuse que Poutine ne peut s’y attendre et ne peut se le permettre, et il ne peut plus attendre. Les positions américaines et européennes ne changeront pas même si elles sont sous la pression des convois de réfugiés traversant la Turquie. Ces positions ne s’opposent pas à la survie d’Assad et n’exigent pas que Poutine décide de son sort, mais elle l’a informé qu’il devrait gérer ses affaires dans ce cas et ne pas attendre d’eux que des contributions humanitaires, ni constructives ni politiques.

Bien sûr, il y a beaucoup de circulation et ne peut être invoquée, car les attentes ont souvent été soulevées concernant le départ d’Assad et étaient basées sur des discussions qui n’ont pas mûri ou des souhaits. Indépendamment de ces considérations, son départ est maintenant devenu la traduction d’une intersection d’intérêts internationaux, dont le plus important est le russe, d’une part, son rôle a pris fin, et d’autre part, des caractéristiques de son alternative commencent à apparaitre, en attendant un accord international définitif sur lui.

في السنة العاشرة، سنة “كورونا”، يرحل الأسد

عبد الوهاب بدرخان16 مارس 2020

المعلومات المؤكّدة – وليس التمنيات – شحيحة حتى الآن، لكن عوامل عدة باتت تحدّد السنة الـ 10 للمحنة السورية كسنة حاسمة. إذ تضع رحيل الأسد أو ترحيله في إطار تقاطع مصالح دولية، مع تصوّرٍ لـ “بديل” ينتظر توافقاً أميركياً – روسياً.

هل يُنظَر الى أي شيء هذه الأيام إلا من زاوية “كورونا”. يقول محللون إسرائيليون إن الفيروس يساعد بنيامين نتانياهو في تمييع أزمته، إذ نال تأجيلاً لموعد محاكمته. ويعتبر محللون اميركيون أن الخسائر التريليونية جرّاء الفيروس بدأت تعصف بحظوظ دونالد ترامب في إعادة انتخابه. وبدا حكام الصين وإيران أخيراً كأنهم على خطّ واحد، بمنطلقَين ايديولوجيَين متناقضَين لكن بعقليتيَن متشابهتَين، بأن حلول “كورونا” في ربوعهم قد يكون “حرباً بيولوجية” صمّمتها الولايات المتحدة ضدّهم، لكن صادف أنها أخذت بدربها مناطق أميركية وحلفاء ككوريا الجنوبية وإيطاليا وغيرهما. وساهم التركيز على الفيروس في حجب الأضواء عن أحداث أخرى مهمّة، منها مثلاً تمرير تعديلات دستورية تسمح لفلاديمير بوتين بالبقاء في سدّة الحكم حتى سنة 2036 وكأنها مستوحاة من تعديلات سبقه اليها بشار الأسد. لكن الفيروس تسبّب بتأجيل انتخابات ما يسمّى “مجلس الشعب” السوري من نيسان (ابريل) الى أيار (مايو)، وهي مهزلة يريدها الأسد إرهاصاً لمسرحية إعادة انتخابه السنة المقبلة لولاية “أبدية” أخرى.

ربما يساعده “كورونا” في ذلك، وربما يعمل ضدّه، لكن تجربة الأعوام التسعة قد تكون ملأته اقتناعاً بأنه “الحظ” الى جانبه. كيف لا وقد تضافرت أحداث وأزمات كثيرة لتشغل المجتمع الدولي عن المأساة السورية، من ايران الى كوريا الشمالية، ومن اليمن الى ليبيا، الى خلافات دونالد ترامب مع الصين وروسيا وأوروبا وأميركا اللاتينية، كلّها مسائل ربما أشعرت الأسد بأن قدَراً ما هندسها لتخفيف الضغوط عنه. لا شك أن ضربة الحظ الكبرى كانت تلك التي جمّعت أهدافاً استراتيجية عدة وألهمت بوتين بأن تدخّله في سورية سيمكّنه من تحقيقها، لكنه أهمها لم يتحقق بعد، فبمقدار ما أن النار العمياء جعلت “المهمة” في سورية سهلة بمقدار ما أن استثمارها يبدو صعباً وعسيراً، تحديداً بسبب الأسد.

ها هي السنة العاشرة تحلّ على سورية في محنتها الكبرى. ومنذ تظاهرة الحريقة في دمشق أو مجزرة الجامع العمري في درعا وما تلاهما عام 2011، صار كل يوم في الأعوام التسعة يوماً زائداً في عمر نظام فقد كل شرعية كان يعتقدها ممنوحة، ولو مخاتلةً، من الشعب السوري. أثبتت الأيام والتجارب، في كل مكان وزمان، أن ما يُفرض بالبطش والدموية ثم يُقاس بالخوف والصمت والاستكانة هو حال إكراه وقهر، ولا يمكن أن يكون “شرعية”. الذين ثاروا على النظام قالوا كلمتهم ولم يبدّلوها، بمن فيهم الذين يعيشون اليوم قسراً “تحت سيطرته”. والذين كانوا وظلّوا يوالونه لم يعد يعني لهم ولا هم يعنون له – شيئاً، فلا هم سندٌ يعينه في محنته الحالية، ولا هو ركيزة “الاستقرار” التي يحلمون بها بعدما بشّرهم بأنه يحقق انتصاراً تلو انتصار.

تكمن محنته في أنه لم ولن يُمكّن من التمتع بـ “الانتصارات” التي انتظرها وسجّلها باسمه، ثم رآها تُحسَب إما محسوبة للإيرانيين أو للروس، بدليل أنهم ينتزعون منه ثمنها بأشكال شتّى. الى حدٍّ ما كان يمكن للأسد اعتبار أوضاعه المعنوية أفضل في الأعوام التي كان عانى خلالها هزائم وتراجعات كادت أن تطيحه. قال الإيرانيون أولاً أن لولاهم لكان سقط، ثم جاء الروس وقالوا إنهم أنقذوه. كان يعتقد أن الدول تهادنه أو تسايره أو تتنافس عليه لأنه يملك مفاتيح الموقع الاستراتيجي الأهم في الشرق الأوسط، لكن ما فات الأسد في اللحظة الأولى لثورة الشعب هو ما يفوته الآن. فاته أن مشكلته داخلية في الأساس، وأنها لا تحلّ بالتفريط بالشعب واستسهال القتل والتفنن بكل أنواع الإجرام. ويفوته الآن أن صلاحيته توشك على الانتهاء مع انتهاء دورة التخريب الشامل، فقد أنجز كلّ ما يُتوقّع منه واللعبة تغيّرت كليّاً. لم يعد هو محورها بل سورية، ولم يعد الحلفاء متمسّكين به لذاته ولما يمثّل بل تنصبّ حساباتهم حالياً على تقدير مستقبل مصالحهم.

لدى النظر الى المناورات والتجاذبات الحاصلة في شمال سورية، يتبيّن أن دول “ثلاثي استانا” غارقة في مسارات تكاذب بلا سقوف، فهي تدّعي الحفاظ على “سورية موحّدة” لغايات متنافرة، روسيا لأنها تريدها كلّها تحت احتلالها، وإيران لأنها تريد تحصين مستوطنات نفوذها، وتركيا لأنها نريد الاحتفاظ بالمناطق التي انتزعتها. لكن يتبيّن ايضاً أن الولايات المتحدة باقية رمزياً لحثّ روسيا على ضبط شريكيها الإيراني والتركي ليكون ممكناً البحث معها عن صيغة لسورية ما بعد الحرب، وفي كل السيناريوات المحتملة لتفاهم الدولتين الكبريين لا يمكن تصوّر دور للأسد، خصوصاً أنهما تسترشدان القرار 2254 كوثيقة صاغتاها معاً وتتضمّن كل عناصر حلٍّ نهائي.

عشر سنين من التدمير المنهجي لسورية وشعبها، بالاعتماد على الأسد، ستكون كافية. خمسة أعوام كافية أيضاً للدور الروسي بحاله الراهنة إذ غدا مكلفاً بأكثر مما يتوقّعه بوتين ويتحمّله، بل لم يعد يجديه الانتظار فالمواقف الأميركية والأوروبية لن تتغيّر حتى لو ضغط عليها بقوافل اللاجئين عبر تركيا. تلك المواقف لا تمانع بقاء الأسد ولا تطالب بوتين ببتّ مصيره، لكنها أبلغته أن يتدبّر أمره في هذه الحال وألّا يتوقع منها سوى اسهامات إنسانية، لا إعمارية ولا سياسية.

بطبيعة الحال هناك الكثير المتداول ولا يمكن الركون اليه، فكثيراً ما راجت توقعات في شأن رحيل الأسد وكانت مبنية على محادثات لم تنضج أو على تمنيات. بمعزل عن هذه الاعتبارات أصبح رحيله الآن ترجمة لتقاطع مصالح دولية أهمها روسية، فقد انتهى دوره من جهة، ومن جهة أخرى باتت هناك ملامح لبديله في انتظار توافق دولي نهائي عليه.

A pied d’oeuvre pour équiper des centres d’isolement et d’hospitalisation dans le nord de la Syrie afin de contrer l’épidémie de « Corona – Covid 19 »


 

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Muhammad Alaa – 14 mars 2020
Smart – Alep

Le ministre de la Santé du gouvernement intérimaire syrien, Maram al-Cheikh, a déclaré samedi que l’équipe travaillait à équiper des centres d’isolement et d’hospitalisation dans les gouvernorats d’Alep et d’Idleb, dans le nord de la Syrie, afin de faire face à la maladie “Corona – Covid 19”.

« Al-Cheikh » a déclaré dans un communiqué à “Smart” qu’ils travaillaient à la préparation de 3 unités d’isolement pour les infections graves, chacune pouvant accueillir 20 lits, en plus de 28 unités hospitalières communautaires pour les cas légers dans chacune de la ville de Darat Azza dans la campagne ouest d’Alep, dans la ville d’Al-Bab (campagne orientale d’Alep) et la ville de Salqin (Campagne d’Idleb), sans donner de date exacte pour l’achèvement des installations.

« Al-Cheikh » a ajouté : Cette étape intervient en coordination avec « l’Organisation mondiale de la santé/OMS » et le ministère turc de la Santé dans le cadre d’un ensemble de mesures préventives contre le « Coronavirus ».

« Al-Cheikh » a indiqué que le Ministère de la santé, en coopération avec « l’Unité de coordination de l’appui » de la Coalition nationale syrienne, équiperait un laboratoire du réseau d’alerte rapide équipé du matériel nécessaire pour confirmer les infections et fournir des instructions sanitaires pour prévenir ce virus dangereux dans la ville d’Idleb.

Elle a souligné, que le ministère s’emploiera à installer une tente pour détecter et enquêter sur les cas suspects pour chacun des postes frontaliers, notant également la formation d’un groupe de personnel médical en coopération avec le ministère turc de la Santé pour effectuer des analyses de laboratoire pour la détection du virus dans la capitale turque, Ankara .

« Al-Cheikh” a confirmé que l’équipe menait une campagne de stérilisation des camps et des écoles dans les zones échappant au contrôle du régime parallèlement à des campagnes de sensibilisation des déplacés.

Elle a ajouté qu’il n’y a pas de communication avec le ministère de la Santé du gouvernement syrien et qu’aucun échantillon n’a été envoyé pour examen dans ses laboratoires.

La maladie “Corona-Covid 19” s’est propagée à Wuhan, en Chine, le 31 décembre 2019, s’étendant à la plupart des pays du monde, avec 132 000 cas confirmés enregistrés dans 123 pays, et la maladie a fait 5 000 morts dans le monde, selon un point de presse de l’organisation OMS, vendredi 13 mars 2020.

« Corona Covid 19 » est une maladie infectieuse causée par le virus corona récemment découvert, il se propage par le toucher et le contact avec des gouttelettes respiratoires. Ses symptômes les plus courants sont la douleur, les courbatures, la congestion nasale, le rhume, la douleur dans la gorge ou la diarrhée. Habituellement, ces symptômes sont légers et commencent progressivement, et certaines personnes s’infectent sans montrer de symptômes et sans se sentir malades, et la plupart des personnes (environ 80%) se remettent de la maladie sans avoir besoin d’un traitement spécial.

 

(*Clarification:
56% des patients atteints du virus corona n’ont pas de fièvre dans les premiers jours de la maladie et seulement 68% des patients toussent.

Cela signifie que vous pouvez être malade ou porteur de virus sans ressentir quoi que ce soit et récupérer sans aucun médicament, mais vous transmettrez régulièrement le virus aux personnes avec lesquelles vous avez été en contact.)

 

العمل على تجهيز مراكز عزل واستشفاء شمالي سوريا لمواجهة مرض “كورونا – كوفيد 19”

محمد علاء – 14 مارس، 2020
سمارت – حلب

قال وزير الصحة بالحكومة السورية المؤقتة مرام الشيخ السبت، إنهم يعملون على تجهيز مراكز عزل واستشفاء في محافظتي حلب وإدلب شمالي سوريا، لمواجهة مرض “كورونا – كوفيد 19”.

وأوضح “الشيخ” بتصريح إلى “سمارت” إنهم يعملون على تجهيز 3 وحدات عزل للإصابات الشديدة وكل وحدة منها تتسع لـ 20 سرير، إضافة إلى 28 وحدة استشفاء مجتمعية للحالات الخفيفة في كل من مدينة دارة عزة بريف حلب الغربي ومدينة الباب بريف حلب الشرقي وبلدة سلقين بريف إدلب، دون إعطاء موعد دقيق لانتهاء التجهيزات.

وأضاف “الشيخ” إن هذه الخطوة تأتي بالتنسيق مع “منظمة الصحة العالمية” ووزارة الصحة التركية ضمن حزمة إجراءات وقائية للتصدي لفيروس “كورونا”.

وأشار “الشيخ” أن وزارة الصحة وبالتعاون مع “وحدة تنسيق الدعم” التابعة للائتلاف الوطني السوري سيقومان على تجهيز مخبر شبكة الإنذار المبكر المجهز بالأجهزة اللازمة لتأكيد الإصابات وتقديم الإرشادات الصحية للوقاية من هذا الفيروس الخطير في مدينة إدلب.

ولفت “الشيخ” أن الوزارة ستعمل على وضع خيمة لكشف وتقصي الحالات المشتبه بها لكل معبر من المعابر الحدودية، منوها للقيام أيضا بتدريب مجموعة من الكوادر الطبية بالتعاون مع وزارة الصحة التركية على إجراء التحاليل المخبرية الخاصة بالكشف عن فيروس “كورونا” وذلك في العاصمة التركية أنقرة.

وأكد “الشيخ” أنهم يقومون بحملة تعقيم للمخيمات والمدارس في المناطق الخارجة عن سيطرة النظام بالتزامن مع حملات توعوية للنازحين.

وتابع “الشيخ” أنه لا يوجد أي تواصل مع وزارة الصحة التابعة لحكومة النظام السوري ولم يرسلوا أي عينات لفحصها بمخابرها.

وتفشى مرض “كورونا – كوفيد 19” (COVID-19) في مدينة ووهان الصينية في 31 كانون الأول 2019، لينتشر بعدها على غالبية دول العالم، إذ سجلت 132000 حالة مؤكدة في 123 بلداً وحصد المرض أرواح 5000 شخصاً حول العالم، بحسب الإحاطة الإعلامية لمنظمة الصحة العالمية الجمعة 13 آذار 2020.

و”كورونا كوفيد 19″ مرض معد يسببه فيروس كورونا المكتشف مؤخرا، وينتشر عن طريق اللمس ومن ملامسة القطيرات التنفسية، وتتمثل أعراضه الأكثر شيوعا، من الآلام والأوجاع أو احتقان الأنف أو الرشح أو ألم الحلق أو الإسهال. وعادة ما تكون هذه الأعراض خفيفة وتبدأ تدريجياً، ويصاب بعض الناس بالعدوى دون أن تظهر عليهم أي أعراض ودون أن يشعروا بالمرض، ويتعافى معظم الأشخاص (نحو 80%) من المرض دون الحاجة إلى علاج خاص.

 

توضيح

#كورونا 56% من مرضى فيروس كورونا، ليس لديهم حرارة في الأيام الأولى للمرض و 68% بالمية فقط لديهم سعال .
هذا يعني أنه ربما تكون مريض أو حامل للمرض بدون أن تشعر بشيء و أن تتعافى من دون أي دواء، لكنك ستنقل الفيروس لأشخاص انت على احتكاك بهم بشكل دوري.

 

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