Un avion de la coalition internationale cible un convoi des forces du régime dans la région de Rasafah au sud-ouest de Raqqa


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13 octobre 2019

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a appris que les avions de combat appartenant à la coalition internationale avaient visé un convoi de forces du régime dans la région de Rasafah au sud-ouest de la ville de Raqqa. L’OSDH n’a eu connaissance d’aucune victime. Le convoi se dirigeait vers la ville de Tabqa avant d’être ciblé par un avion de la coalition dans la région de Rasafah.
Les forces du régime et les forces russes se sont, par ailleurs, déployées dans la zone située entre les zones d’influence du Conseil militaire de Manbij et les zones du bouclier de l’Euphrate entre al-A’rima et Aoun al-Dadat dans la campagne d’Alep, ce déploiement s’achèvera plus tard à la frontière syro-turque dans la région d’Ayn al-Arab (Kobani) et s’étendra à Al-Jazeera et aux frontières syro-irakiennes du côté du gouvernorat d’Al-Hassakah. Cet accord est conforme aux promesses russes selon lesquelles la Russie travaillera à renvoyer les personnes déplacées d’Efrin dans leurs régions et que les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) se battront sous le nom de forces parallèles avec les Russes et les forces du régime dans la province d’Edleb, tandis que des sources syriennes ont rapporté que les forces américaines tentent d’empêcher le déploiement du régime et des forces russes dans la région.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a publié il y a quelques heures que la coalition internationale avait informé les dirigeants des Forces démocratiques syriennes de son intention de se retirer de sa base militaire située près de la ville de Manbej, et de la base de Kharab Echk dans la campagne d’Ayn al-Arab (Kobani), elle s’est également retirée de la ville d’Ayn Issa dans la campagne nord de Al-Raqqa.

Des dizaines de camions pénètrent dans les zones contrôlées par les FDS à l’est de l’Euphrate –


Comions d'aides militaires et logistique aux FDS à l'est de l'Euphrate 2019

Des dizaines de camions pénètrent dans les zones contrôlées par les FDS à l’est de l’Euphrate, c’est le 8e convoi d’assistance militaire et logistique depuis l’annonce de la suppression de l’organisation Daech

22 avril 2019 -OSDH

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a appris qu’un nouveau lot de dizaines de camions transportant une assistance logistique et militaire est entré par le passage de Smilka lundi soir (22 avril) depuis le nord du pays. C’est la huitième du genre depuis l’annonce du contrôle de la Coalition internationale et des FDS de l’est de l’Euphrate.

L’OSDH, a publié le 19 avril, qu’il a observé l’entrée de quelque 150 camions qui était le 7e convoi du genre vers le territoire syrien. Il transportait à bord de l’aide, du matériel logistique et militaire et pénétrait dans les zones des FDS à l’est de l’Euphrate venant du nord de l’Irak.
Le total des sept convois entrés dans la région de l’est de l’Euphrate a atteint au moins 810 camions depuis l’annonce du contrôle de la coalition internationale et des FDS sur l’Euphrate de l’Est.
 
Le 15 avril, l’OSDH a annoncé l’entrée d’au moins 95 camions en territoire syrien venant du nord de l’Irak, qui était le 6e convoi transféré par la Coalition internationale aux FDS, transportant de l’assistance logistique et militaire ainsi que du matériel, notamment des véhicules blindés. Une partie du convoi s’est rendue à l’aéroport d’Ain al-Arab (Kobané), tandis que l’autre convoi s’est dirigé vers Al-Chaddadi dans la campagne d’al-Hassaké.

 L’OSDH a également publié le 8 avril l’entrée d’une centaine de camions, la nuit du dimanche à lundi, transportant une aide logistique et d’autres véhicules militaires. Deux véhicules blindés ont été vus à la base Kobané, à l’est de l’Euphrate. C’est la première fois que des chars de l’OTAN sont vus dans la région: des cargaisons ont été distribuées dans les zones de contrôle des FDS, certaines dans la région d’Ein al-Arab (Kobané) et ses environs, ainsi qu’à Tal al-Tamer, al-Chaddadi à al-Hassaké, et une autre à Deir Ez-Zor.

Le 6 avril, une soixantaine de camions chargés de véhicules Hummer, d’assistance militaire et logistique, sont entrés dans la région de l’Est de l’Euphrate en provenance de la région du Kurdistan irakien, accompagnés de dix citernes chargés de carburant venant de la région du Kurdistan irakien, vers les zones contrôlées par les FDS à l’est de l’Euphrate. Avec le quatrième convois entrés dans la zone de l’est de l’Euphrate le nombre a ainsi atteint 560 camions.

Après la fin des opérations militaires contre l’organisation de « l’État islamique », l’OSDH a publié le 1er avril 2019 que des dizaines de camions chargés d’une assistance militaire en équipements logistique et militaire sont arrivés dans la région de l’Est de l’Euphrate, dans un nouveau lot provenant de l’Alliance internationale.

Le 25 mars 2019, après l’annonce de la victoire des FDS et de la Coalition internationale contre l’organisation de « État islamique » dans l’est de l’Euphrate, les forces de la Coalition a amené environ 400 camions chargés de voitures et de mécanismes, d’équipements militaires et de logistique. Le premier chargement est entré à la base du Chaddadi et des bases situées dans la campagne de Hassaké, tandis que le second convoi s’est dirigé vers la base dans la campagne de Ein Arab (Kobané).

Le 19 mars, l’OSDH a surveillé l’entrée d’environ 200 camions en provenance de la région du Kurdistan d’Irak en direction de l’Euphrate oriental, transportant du matériel militaire et de la logistique, accompagnés de deux avions de l’Alliance internationale, où le convoi se dirigeait vers la base de Kharab ’Achek dans la campagne d’Ein al-Arab (Kobané), dans le secteur nord-est du gouvernorat d’Alep.

Le 11 mars, un convoi de camions chargés est entré dans le gouvernorat d’Al-Hassaké avec du matériel et du logistique utilisés dans le processus de reconstructio, tandis que des sortant ont étaient transportés vers la campagne du gouvernorat de Deir Ez-Zor dans les région sous contrôle des FDS.

Le 26 février 2019, quelque 200 camions et transporteurs, dont certains avaient entamé le processus de chargement des équipements militaires des forces américaines et de la Coalition internationale pour les transférer hors du territoire syrien, afin de transférer les équipements du processus de retrait annoncé par Donald Trump le 19 décembre / Décembre 2018.

 Le 24 janvier 2019, au moins 250 camions de la Coalition internationale chargés d’armes, de munitions et de matériel logistique sont entrés en territoire syrien et ont été distribués aux bases de la Coalition internationale à Ain Al Arab (Kobané), d’Ain Issa, Raqqa, Tal Tamer, Alep et Hassaké.

D’autre part, des sources fiables ont informé l’OSDH que des centaines de soldats américains sont entrés en territoire syrien au cours des dernières 24 heures.

Le 14 janvier, un convoi d’une centaine de véhicules transportant du matériel militaire et logistique est entré dans l’est de l’Euphrate, en provenance de la région du Kurdistan irakien et s’est dirigé vers les bases de la Coalition internationale.

 Le 11 janvier, un convoi d’environ 150 véhicules transportant des véhicules blindés et du matériel militaire et logistique s’est dirigé vers la base de Jalabiyé dans la campagne nordique d’Al-Raqqa et l’aéroport d’Ain Al-Arab (Kobané), dans la campagne rurale d’Alep, transportant du matériel pour les forces militaires qui ont été remplacées il y a quelques jours par des troupes venant de bases américaines en Irak, ces renforts arrivant quelques heures après le retrait de 10 véhicules américains de la base de Rumailan dans le nord-est de Hassaké vers la partie irakienne, accompagnés par des équipes d’ingénieurs miniers et 150 soldats américains.

(…)

 

عشرات الشاحنات تدخل مناطق سيطرة قوات سوريا الديمقراطية شرق الفرات في ثامن دفعة مساعدات عسكرية ولوجستية منذ إعلان القضاء على التنظيم

OSDH- 22 /avril /2019

علم المرصد السوري لحقوق الإنسان أن دفعة جديدة من الشاحنات دخلت مساء اليوم الاثنين عبر معبر سميلكا نحو مناطق سيطرة قوات سوريا الديمقراطية قادمة من شمال العراق، حيث دخلت عشرات الشاحنات التي تحمل على متنها مساعدات لوجستية وعسكرية واتجهت إلى عامودا ومنها إلى الحسكة، حيث تعد هذه الدفعة هي الثامنة من نوعها، منذ الإعلان عن سيطرة التحالف الدولي وقوات سوريا الديمقراطية على شرق الفرات، وكان المرصد السوري نشر في الـ 19 من شهر نيسان الجاري، أنه رصد دخول دفعة جديدة من الشاحنات وهي السابعة من نوعها نحو الأراضي السوري، وفي التفاصيل التي حصل عليها المرصد السوري فإن نحو 150 شاحنة تحمل على متنها مساعدات ومعدات لوجسنية وعسكرية دخلت نحو مناطق سوريا الديمقراطية في منطقة شرق الفرات قادمة من شمال العراق، وذلك عند منتصف الليلة الماضية، وبذلك فإنه يرتفع إلى 810 على الأقل تعداد الدفعات السبعة التي دخلت لمنطقة شرق الفرات، منذ الإعلان عن سيطرة التحالف الدولي وقوات سوريا الديمقراطية على شرق الفرات، ونشر المرصد السوري في الـ 15 من شهر نيسان الجاري، أنه دخول ما لايقل 95 شاحنة نحو الأراضي السوري قادمة من شمال العراق، حيث تحمل الشاحنات على متنها مساعدات ومعدات لوجستية وعسكرية من ضمنها مدرعات واتجه رتل من الشاحنات نحو مطار عين العرب (كوباني) بينما اتجه رتل آخر نحو الشدادي بريف الحسكة، وتعد هذه الدفعة هي السادسة من نوعها التي يستقدمها التحالف الدولي إلى قوات سوريا الديمقراطية، ونشر المرصد السوري في الـ 8 من شهر نيسان الجاري، أن مدرعتين اثنتين جرى مشاهدتها في قاعدة كوباني شرق منطقة الفرات، وأبلغت مصادر موثوقة المرصد السوري أن المدرعتين تابعة لقوات حلف الناتو ودخلت مساء أمس الأحد الـ 7 من شهر نيسان الجاري عبر معبر سيملكا شمال العراق باتجاه منطقة شرق الفرات ووصلت إلى مطار كوباني، حيث تعد هذه المرة الأولى التي تُشاهد فيها مدرعات تابعة لحلف الناتو في المنطقة، فيما كان المرصد السوري نشر صباح اليوم الاثنين، أنه تتواصل عمليات دخول الشاحنات القادمة عبر إقليم “كردستان العراق” نحو مناطق قوات سوريا الديمقراطية شرق نهر الفرات، حيث رصد المرصد السوري لحقوق الإنسان دخول نحو 100 شاحنة منتصف ليل الأحد – الاثنين تحمل على متنها مساعدات لوجستية وأخرى عسكرية وآليات وعربات، وتوزعت على مناطق سيطرة قسد، حيث اتجه قسم منها نحو منطقة عين العرب(كوباني) ومحيطها، وقسم أخرى نحو تل تمر والشدادي في الحسكة، وأخرى نحو دير الزور.

معارك البادية… سباق السيطرة على الحدود السورية الأردنية العراقية


ريان محمد
19 مايو 2017

دخلت معركة الحدود العراقية ــ السورية ــ الأردنية المشتركة، فعلياً، مرحلة الجد، مع محاولات أطراف عديدة السيطرة على ما هو أهم في هذه الجبهة، أي طريق دمشق ــ بغداد، أو ما يحلو لكثيرين تسميتها طريق دمشق ـ بغداد ـ طهران، لأنها تتيح ربط الأراضي الإيرانية بالعراقية والسورية فعلياً، في حال تمكن معسكر النظام السوري والمليشيات العراقية السيطرة عليها من جهتي الأراضي العراقية والسورية. ويتسابق كل من النظام السوري والمعارضة المسلحة وقوات التحالف الدولي ومليشيات الحشد الشعبي على الوصول إلى النقاط المركزية في هذا الطريق، خصوصاً لجهة معبر التنف الحدودي. وقد سجلت، يوم أمس، أولى غارات التحالف الدولي ضد موقع للنظام السوري بالقرب من جبال المنقورة على طريق دمشق ــ بغداد في ريف حمص الشرقي المتاخم لمنطقة القلمون في ريف دمشق الشمالي الشرقي، ما يؤشر إلى أن المعركة الفعلية انطلقت رسمياً، وتشمل مناطق واسعة في البادية السورية الصحراوية لنواحي أرياف حمص ودير الزور والبوكمال من الجهة السورية، والمناطق العراقية الحدودية جنوبي سنجار، والنقطة الأردنية التي يلتقي عندها المثلث الحدودي٠
وكثر الحديث، أخيراً، عن معركة البادية السورية، التي يتوضح يوماً بعد آخر أنها ستمثل صراعاً دولياً وإقليمياً لرسم مناطق نفوذ جديدة، ذات أبعاد جيوعسكرية واقتصادية، على حساب تنظيم “الدولة الإسلامية” (داعش)، الذي كان يسيطر على مساحات واسعة منها. ولم تدرج البادية السورية ضمن “مناطق تخفيف التصعيد”، التي ضمنتها روسيا وإيران وتركيا، الأمر الذي يجعل المنطقة مفتوحة على العديد من السيناريوهات٠
ولا تخفي الأطراف المشاركة في الصراع اهتمامها الكبير بمعركة البادية، وعلى مختلف المستويات. وقال وزير خارجية النظام السوري، وليد المعلم، في مؤتمر صحافي في دمشق قبل أيام، إن “للبادية أولوية في معارك الميدان”، وإن الهدف الأساسي الآن هو “التوجه للوصول إلى دير الزور”، في حين لا تكف وسائل الإعلام والمحللون، التابعون للنظام وحلفائه، عن الحديث عن معركة البادية وأهميتها، عبر الوصول إلى الحدود العراقية السورية لتأمين طريق بري يصل إيران بلبنان مروراً بالعراق وسورية، بالإضافة للتوجه إلى دير الزور، في حين أعلنت الفصائل المتواجدة في البادية، والمدعومة من أميركا، وعلى رأسها “جيش مغاوير الثورة”، استعدادها للتوجه إلى البوكمال، التي طالما حاولت السيطرة عليها، لما لذلك من أهمية في قطع إمدادات التنظيم من العراق٠
وأفاد مصدر مطلع، طلب عدم الكشف عن هويته، في حديث مع “العربي الجديد”، أن “المشهد اليوم معقد جداً، ورغم وجود مناطق نفوذ في سورية، إلا أنها غير واضحة الحدود، والإيرانيون والروس يحاولون تحويلها إلى أوراق تفاوضية مع أميركا، عبر خلق وجود ما لهم ضمن مناطق الأخيرة. إذ تفيد المعلومات المتقاطعة أن منطقة النفوذ الأميركية تمتد من مدينة البوكمال، في ريف دير الزور على الحدود السورية العراقية، مروراً بأبو الشامات بمحاذاة تدمر، إلى ريف دمشق إلى درعا والقنيطرة، في حين تمتد منطقة النفوذ الروسي، بغض النظر عن التواجد الإيراني والنظام، من تدمر في ريف حمص الشرقي إلى مدينة السخنة شرقاً ومن ثم دير الزور. إلا أن ما يجري حالياً، خصوصاً عقب طرح مناطق تخفيف التصعيد التي لم تلق التجاوب الأميركي الذي كانت تأمل الروس به، والحديث عن توسيعها لتشمل كل البلاد، يظهر وجود مناكفات على الأرض”٠

وأضاف المصدر المطلع “تصاعد الحديث، من قبل النظام وحلفائه، أخيراً عن الوصول إلى الحدود العراقية السورية، واعتبرها أولوية، إذ تقدمت قوات النظام عشرات الكيلومترات على طريق دمشق بغداد، متمركزة عند منطقة السبع بيار (التي تبعد 120 كيلومتراً شرق دمشق ونحو 70 كيلومتراً عن الحدود الأردنية)، ومنطقة ظاظا، إضافة إلى عدة كتل مطلة على مطار السين” شمال شرق ريف دمشق. وبين أن “السيطرة على أوتوستراد دمشق بغداد، تقتضي السيطرة على معبر التنف الحدودي، الذي يمثل اليوم قاعدة عسكرية لفصائل مسلحة، أبرزها جيش مغاوير الثورة، المدعوم أميركياً وبريطانياً، وقد تقدمت هذه الفصائل باتجاه منطقة حميمة، التي تبعد 40 كيلومتراً شرق تدمر، إضافة إلى القيام بإنزالات جوية في مدينة البوكمال التابعة لمحافظة دير الزور والواقعة على الحدود مع العراق، التي يعلنون صراحة أنها هدفهم المقبل. في هذا الوقت، تقوم قوات النظام والطيران الروسي بمهاجمة الفصائل المسلحة المعارضة في ريف السويداء الشرقي المتصل بالبادية، ما أوقف عملياتها ضد داعش، وبالتالي سيتسبب هذا الأمر بقطع الطريق أمام الأميركيين إلى دير الزور والسيطرة على الحدود العراقية السورية، الأمر الذي قد يتسبب في صدام عسكري وتوتر في العلاقات الروسية الأميركية”٠

من جانبها، ذكرت صحيفة “الغارديان” البريطانية أن “الإيرانيين حولوا الطريق البري بين عاصمتهم ودمشق، ومنها نحو بيروت ومياه البحر المتوسط، من البادية السورية، لتمر عبر تدمر السخنة دير الزور الميادين”. وقال الناشط الإعلامي، وسام الدمشقي، لـ”العربي الجديد”، إن “النظام ما زال يستقدم تعزيزات عسكرية إلى المناطق التي سيطر عليها في البادية الشامية، ومحيط مطار السين”، معرباً عن اعتقاده أن “أهداف هذه التعزيزات كثيرة، منها تأمين مطار السين، وتأمين أوتوستراد دمشق بغداد، والسيطرة على معبر التنف الحدودي، وتأمين دخول المليشيا الشيعية من العراق إلى سورية، بالإضافة إلى الضغط على القلمون الشرقي”٠
من جانبه، قال عضو “تنسيقية تدمر”، خالد الحمصي، لـ”العربي الجديد”، إن “أمام النظام الكثير قبل الوصول إلى السخنة من جهة تدمر، مثل مناطق أرك والمحطة الثالثة وحقل الهيل”، لافتاً إلى أن “النظام يريد مهاجمة الثوار في عمق البادية، والسيطرة على المناطق التي حرروها من داعش أخيراً”. وبين الحمصي أن “البادية هي الطريق الأسهل باتجاه ريف دير الزور الشرقي، لكن طالما هناك جنود أميركيون مع الثوار، أظن أن النظام سيتابع طريقه باتجاه السخنة”. وأعرب عن اعتقاده أن “النظام يعمل للفصل بين الثوار وداعش، لكي يكون له الفرصة الأكبر للسيطرة على مناطق التنظيم فور انسحابه تحت الضربات القوية التي يتلقاها”٠

من جهته، قال قائد “أسود الشرقية”، أبو فيصل طلاس، في حديث مع “العربي الجديد”، إن “النظام وحزب الله والإيرانيين يجلبون، بشكل يومي، تعزيزات إلى المنطقة، خصوصاً بعد اتفاق أستانة، ويقصف الطيران بشكل يومي مواقع جيش أسود الشرقية بأكثر من 25 غارة”. وذكر أن “ما تم الاتفاق عليه بين روسيا من جهة وإيران والنظام من جهة أخرى، يتضمن مساندة الروس لإيران والنظام للسيطرة على أوتوستراد دمشق بغداد لتأمين خط بيروت دمشق بغداد طهران، وفي المقابل تقدم روسي من تدمر إلى السخنة والوصول إلى دير الزور، ووصاية روسية على دير الزور مقابل النفط والغاز، وقطع الطريق على الأميركيين بين الرقة والموصل”. وقال طلاس إن “الروس جادون بالعمل على الأرض، والنظام تقدم على الأوتوستراد، وتقدم في ريف السويداء، ويجلب يومياً مئات المقاتلين والمعدات إلى المنطقة، في حين تفكر أميركا بنقل التنف إلى الرطبة، وفصائل المعارضة نائمة”. واعتبر أن “مناطق تخفيف التوتر أثرت عليهم بشكل كبير، إذ استطاع النظام نقل تعزيزات إلى البادية”. وتساءل عن “غياب البادية عن أستانة وجنيف، وكأن البادية ودير الزور غير سوريتين، كما لا يبدو أنهم مهتمون بفتح طريق بري سيفتح شرياناً لربط المليشيات ببعضها بعضاً من إيران والعراق وسورية إلى لبنان”٠

وقال قائد “أسود الشرقية” إن “مناطقه في البادية خالية تماماً من داعش وجبهة النصرة وأي فصيل متطرف، حتى أن النظام قطع علينا الطريق لقتال التنظيم، وأمن لهم الحماية، بالإضافة إلى خوفه من أن يفك الحصار عن الغوطة”، لافتًا إلى أنهم “غير ممثلين في أستانة أو جنيف”. واستبعد أن يكون هناك طريق إيراني عبر دير الزور الميادين، معتبراً أن “هناك صعوبات كبيرة، جغرافية وبشرية، في حين أن الطريق الدولي دمشق بغداد، مناسب أكثر من حيث المسافة والمحيط السكاني”. وربط كثر بين معركة الحدود الثلاثية، من جهة، والمناورات العسكرية متعددة الأطراف التي استضافها الأردن منذ أيام، من جهة ثانية، على قاعدة أنها تزامنت مع بدء معركة البادية، وجرت في منطقة قريبة من الحدود الأردنية العراقية السورية. وشارك في المناورات، التي انتهت أمس الخميس، نحو 7200 جندي من أكثر من 20 دولة، بينها الولايات المتحدة وحلفاء عرب. وأجمعت وسائل إعلام موالية للنظام السوري على اعتبار المناورات جزءاً من المخطط الأميركي البريطاني الأردني للتدخل في الجنوب السوري٠

https://www.alaraby.co.uk/politics/2017/5/18/معارك-البادية-سباق-السيطرة-على-الحدود-السورية-الأردنية-العراقية

Les Etats-Unis ont bombardé des forces prorégime en Syrie

Le convoi du régime ciblé par l’attaque se dirigeait vers une base où Américains et Britanniques forment et encadrent des rebelles.

Le Monde.fr avec AFP |  18.05.2017

Pour la troisième fois depuis le début de la guerre civile syrienne, l’armée américaine a procédé jeudi 18 mai à des frappes contre des forces favorables au régime de Bachar Al-Assad près d’Al-Tanaf, non loin de la frontière jordanienne. La première intervention contre des troupes régulières, en septembre 2016, avait été placée sur le compte d’une erreur de cible. La deuxième visant une base aérienne, le 6 avril, avait constitué une réponse à un bombardement chimique imputé au régime de Bachar Al-Assad.

Selon la coalition mise sur pied pour lutter contre l’organisation Etat islamique (EI), les frappes ont visé cette fois-ci des forces pro­régime, peut-être des milices ­chiites, qui se dirigeaient vers une ancienne base militaire où des forces spéciales américaines et britanniques forment et encadrent des rebelles syriens.

Ces forces rebelles, auparavant basées et entraînées en Jordanie, mènent ces dernières semaines une offensive contre l’EI dans l’est de la Syrie en direction de la frontière irakienne. Washington, qui s’appuie sur ces combattants syriens, souhaite en effet prendre en étau l’EI en l’attaquant sur ses arrières, alors qu’au nord-est du pays une coalition arabo-kurde également soutenue par les Occidentaux s’apprête à lancer un assaut contre la ville de Rakka, la « capitale » des djihadistes dans le pays.

« Mesures agressives »

Le convoi ciblé, formé par des miliciens chiites irakiens qui se battent aux côtés des forces gouvernementales syriennes, était entré dans une zone faisant l’objet d’un accord de « déconfliction » entre l’armée russe et l’armée américaine. Le communiqué précise que les frappes sont intervenues après que la Russie a tenté en vain de stopper l’avance du convoi. Vendredi, Moscou a condamné le bombardement, le qualifiant d’« inacceptable ».

Le secrétaire à la défense, James Mattis, a assuré jeudi que cette intervention ne témoigne pas d’une volonté d’escalade. « Nous n’accroissons pas notre rôle dans la guerre civile syrienne, mais nous défendrons nos troupes si des gens prennent des mesures agressives contre nous », a-t-il affirmé au cours d’une conférence de presse organisée au Pentagone à l’occasion de la visite de son homologue suédois Peter Hultqvist.

Les trois interventions contre des forces syriennes sont de rares exceptions à la règle observée jusqu’à présent en Syrie par l’armée américaine, où elle se concentre depuis l’automne 2014 contre les troupes de l’EI. Jeudi, la coalition au sein de laquelle les Etats-Unis assurent l’essentiel des missions a ainsi annoncé avoir conduit 22 frappes concentrées pour l’essentiel dans le sud-est de la Syrie.

 Lire aussi :   En Syrie, course-poursuite dans l’Est contre l’EI

Ces frappes, et celle contre les forces prorégime, témoignent de l’importance de l’enjeu que représente cette partie désertique de la Syrie contiguë à la Jordanie et surtout à l’Irak, notamment avec le point de passage d’Abou Kamal. Washington ne cache pas sa volonté de voir cette zone rattachée à celle contrôlée par la rébellion, dans le nord-est du pays, une fois que le verrou de Rakka, visé par une offensive, sera tombé.

Lire aussi :   Washington affirme que la Syrie a conservé des armes chimiques

Mais les projets américains se télescopent avec les ambitions du régime de Bachar Al-Assad, et de son allié iranien. Damas, qui s’inquiète en effet de son influence future dans cette région, n’entend pas laisser des rebelles soutenus par des Occidentaux s’y installer durablement une fois l’organisation djihadiste expulsée ou défaite. Et le régime souhaite désormais étendre son influence au-delà de la « Syrie utile » sur laquelle il a consolidé son contrôle ces derniers mois avec l’aide de l’armée russe et de combattants dépêchés par la République islamique d’Iran.

http://www.lemonde.fr/international/article/2017/05/18/les-etats-unis-ont-bombarde-des-forces-proregime-en-syrie_5130114_3210.html#T7MccSuhiqR3hPmE.99
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