Le Conseil de sécurité doit examiner les crimes contre l’humanité commis à Idleb


A medical facility in Kafranbel was among those destroyed in reported air strikes

Syrie. Le Conseil de sécurité doit examiner les crimes contre l’humanité commis à Idlib

Le gouvernement syrien, avec le soutien de la Russie, mène une offensive délibérée et systématique contre des hôpitaux et des établissements médicaux à Idlib et Hama, a déclaré Amnesty International le 17 mai 2019, alors qu’elle publie de nouveaux témoignages bouleversants livrés par des professionnels de santé de la région.

Jusqu’ici, la communauté internationale a totalement échoué à protéger les civils des horreurs de ce conflit.
Lynn Maalouf, directrice des recherches sur le Moyen-Orient à Amnesty International

Le Conseil de sécurité de l’ONU devant débattre de la situation dans le nord-ouest de la Syrie aujourd’hui, Amnesty International appelle à l’action et réclame que la Russie fasse l’objet de pressions au sujet des attaques délibérées contre 15 hôpitaux à Idlib et à Hama au cours des trois dernières semaines.

« Bombarder des hôpitaux qui dispensent des soins médicaux est un crime de guerre. Ces récentes attaques ont éliminé des possibilités de secours vitales pour les civils qui ont désespérément besoin de soins. Elles s’inscrivent dans le cadre de tactiques éprouvées qui consistent à cibler des structures médicales en vue de s’en prendre de manière systématique à la population civile et constituent des crimes contre l’humanité, a déclaré Lynn Maalouf, directrice des recherches sur le Moyen-Orient à Amnesty International.

« Jusqu’ici, la communauté internationale a totalement échoué à protéger les civils des horreurs de ce conflit. Nous engageons les membres du Conseil de sécurité qui se réunissent aujourd’hui à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour mettre un terme à l’offensive contre les civils à Idlib et amener les auteurs présumés de ces crimes affreux à rendre des comptes. »

Les employés de quatre hôpitaux à Idlib et à Hama ont déclaré à Amnesty International avoir été pris pour cibles alors qu’ils avaient donné leurs coordonnées GPS aux gouvernements syrien et russe.

D’après l’ONU et des organisations médicales syriennes, au moins 15 hôpitaux auraient été endommagés ou détruits à Idlib et à Hama depuis début mai. L’intensification des attaques a également causé le déplacement de 180 000 personnes. Au moins 16 organisations humanitaires ont dû suspendre certaines de leurs opérations à Idlib, aggravant une situation déjà très difficile, dans laquelle au moins 1,5 million de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire d’urgence.

Bombarder des hôpitaux qui dispensent des soins médicaux est un crime de guerre. Ces récentes attaques ont éliminé des possibilités de secours vitales pour les civils qui ont désespérément besoin de soins.
Lynn Maalouf, Amnesty International

Amnesty International s’est entretenue avec 13 personnes au sujet des attaques qui ont récemment touché quatre hôpitaux et a vérifié des vidéos qui corroborent leurs témoignages.

D’après ces personnes, entre le 5 et le 11 mai, le gouvernement syrien a procédé à de multiples frappes aériennes contre l’hôpital Nabad al Hayat à Hass, l’hôpital Cave à Kafr Zita et l’hôpital chirurgical et l’hôpital Al Sham à Kafranbel. Tous ces centres médicaux, qui couvraient les besoins d’au moins 300 000 personnes dans le sud d’Idlib et dans le nord et l’ouest du gouvernorat de Hama, sont désormais hors d’état de fonctionner.

Hôpital chirurgical de Kafranbel

Le 5 mai 2019, vers 17 heures, des avions militaires du gouvernement syrien ont procédé à de multiples raids aériens contre l’hôpital chirurgical de Kafranbel, détruisant le premier étage où une pharmacie, des bureaux, une pièce de stockage et un local électrique étaient situés. Le sous-sol a subi de graves dégâts. Cette attaque a tué un patient et blessé son frère.

Les membres du Conseil de sécurité ont le devoir de privilégier la protection des civils assiégés en Syrie plutôt que leurs intérêts étriqués et les rivalités entre grandes puissances.
Lynn Maalouf, Amnesty Intenational

Selon un membre du personnel soignant qui se trouvait à l’intérieur de l’hôpital au moment de l’attaque, ces multiples frappes aériennes ont déclenché un véritable chaos.

« Nous avons amené les blessés au sous-sol. Alors que nous tentions de stopper les saignements, il y a eu un deuxième raid aérien qui a causé une coupure d’électricité… Ensuite, une troisième et une quatrième frappe aérienne. Nous avons seulement entendu les bruits des explosions et senti le sous-sol trembler… Nous avons mis en route l’oxygène parce qu’il n’y avait plus d’air. »

Les vidéos qu’a visionnées Amnesty International montrent des dégâts qui corroborent la thèse de frappes aériennes menées contre l’hôpital.

Hôpital Nabad al Hayat

Deux employés de l’hôpital Nabad al Hayat (Pouls de la vie) dans la ville de Hass ont raconté à Amnesty International que l’hôpital avait été évacué par mesure de précaution lorsque les attaques ont commencé à s’intensifier fin avril. Deux jours après l’évacuation, le 5 mai, le gouvernement syrien a effectué plusieurs raids dans la matinée et l’après-midi, détruisant l’hôpital. Tous les patients ayant été évacués, aucun blessé n’est à déplorer.

Selon le directeur du service chirurgie, l’an dernier, l’hôpital avait été réinstallé dans une zone éloignée, en périphérie de la localité de Hass. L’attaque du 5 mai était la troisième depuis qu’il avait été déplacé en mars 2018.

Alors que l’offensive contre Idlib s’intensifie, au moins 300 000 personnes n’ont plus accès aux hôpitaux. Nous sommes face à une catastrophe humanitaire, due à la cruauté du gouvernement syrien qui, avec le soutien de la Russie, continue de piétiner le droit international.
Lynn Maalouf, Amnesty International

Cet homme a expliqué : « Il y a trois jours, la ville de Kafranbel a été bombardée par des tirs de roquettes. Certains blessés ont été transférés aux domiciles de médecins et d’infirmières, afin que nous puissions au moins leur dispenser les soins d’urgence et qu’ils puissent survivre à leur transfert vers un autre hôpital. »

Amnesty International a vérifié la vidéo montrant une frappe aérienne qui touche un bâtiment dont la localisation correspond à celle de l’hôpital Nabad al Hayat.

Hôpital Cave à Kafr Zita

D’après deux professionnels de santé de l’hôpital Cave à Kafr Zita, le gouvernement syrien a procédé à au moins quatre raids aériens le 5 mai 2019, vers midi, endommageant gravement le bâtiment et le mettant hors service.

Un infirmier qui se trouvait dans l’hôpital au moment de l’attaque, avec d’autres professionnels de santé et un patient blessé, a décrit les quatre frappes successives qui ont débuté vers 11 heures du matin. Il a déclaré :

« Nous avions très peur que l’armée syrienne n’envahisse la ville et ne pénètre dans l’hôpital. Nous nous en sommes remis à Dieu et avons quitté le bâtiment. Après l’évacuation, il y a eu une quatrième frappe. »

Hôpital Al Sham

Un membre du personnel et un professionnel de santé de l’hôpital Al Sham, à Kafranbel, ont déclaré que deux raids aériens effectués le 11 mai 2019 avaient mis l’hôpital Al Sham hors d’état de fonctionner. Selon le directeur, son établissement avait été pris pour cible et réparé à de multiples reprises depuis 2018. Il a ajouté qu’ils allaient attendre la fin des frappes aériennes pour entamer de nouveau les réparations.

Les attaques contre les hôpitaux et les installations médicales dans les zones contrôlées par l’opposition sont devenues une marque de fabrique de la guerre en Syrie. Les hôpitaux à Alep, Deraa et dans le gouvernorat de Rif Dimashq ont été visés au cours des opérations menées par le gouvernement syrien pour reprendre le contrôle de ces zones. Dans de nombreux cas, les responsables des hôpitaux et les organisations humanitaires ont affirmé avoir donné leurs coordonnées GPS au gouvernement syrien, dans le but de prévenir ces attaques.

Une catastrophe humanitaire

Les attaques délibérées contre des civils et des biens à caractère civil, notamment des hôpitaux et d’autres établissements médicaux, bafouent le droit international humanitaire et constituent des crimes de guerre.

« Alors que l’offensive contre Idlib s’intensifie, au moins 300 000 personnes n’ont plus accès aux hôpitaux. Nous sommes face à une catastrophe humanitaire, due à la cruauté du gouvernement syrien qui, avec le soutien de la Russie, continue de piétiner le droit international, a déclaré Lynn Maalouf.

« Les membres du Conseil de sécurité ont le devoir de privilégier la protection des civils assiégés en Syrie plutôt que leurs intérêts étriqués et les rivalités entre grandes puissances. La Russie, en particulier, doit user de son influence pour obtenir que la Syrie cesse immédiatement ces attaques contre les civils et les hôpitaux, et mette en place des conditions permettant aux organisations humanitaires d’avoir accès en toute sécurité aux civils qui en ont besoin. »

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Les prisonniers de la prison de Hama poursuivent leur grève de la faim pour le huitième jours Au milieu du déploiement de la sécurité syrienne et russe – إضراب سجن حماة المركزي – اليوم الثامن


6e jours de Grève de la faim-Prison centrale à Hama-Syrie le 18 nov 2018

Nos frères syriens à l’intérieur et à l’extérieur du pays soyez notre voix
Vos frères dans la prison Centrale de Hama poursuivent leur grève de la faim pour le 6e jours consécutifs-Dimanche 15.11.2018

Les prisonniers de la prison de Hama poursuivent leur grève de la faim pour le huitième jour
Au milieu du déploiement de la sécurité syrienne et russe

Mardi 20 novembre 2018-Damas – «Al Qods Al-Arabi»
De Heba Mohamed

Les prisonniers de la prison centrale de Hama au centre de la Syrie sont entrés dans leur huitième jour consécutif, alors que les prisonniers d’opinion poursuivaient leur grève de la faim, insistant sur leurs revendications de refuser l’exécutions extrajudiciaires contre 11 détenus condamnés à mort pour avoir participé à des manifestations dans différentes régions en Syrie.

Les prisonniers de la prison centrale de Hama avaient déclaré une grève la semaine dernière et avaient réussi à diffuser une vidéo de l’intérieur de la prison, expliquant leur situation et appelant à mettre fin à la peine de mort, ce qui avait suscité la colère du régime qui avait resserré le contrôle des détenus à la ville et les routes qui y mènent et le périmètre de la prison, et a envoyé un convoi dans la région composée de 6 voitures avec des mitrailleuses lourdes accompagnés par des patrouilles de la police militaire russe en conjonction avec l’orientation d’un autre convoi militaire dans la prison, alors que des sources ont informé que la force de sécurité est venu pour empêcher toute protestation de la population autour de l’emplacement de la prison suite aux appels lancés pour organiser des sit-in pour protester contre la décision de la peine de mort.
L’Observatoire syrien des droits de l’homme a déclaré que les autorités du régime syrien continuent de bloquer toute communication avec la prison alors que les conditions humanitaires se détériorent, suscitant des craintes pour la vie des prisonniers d’opinion à cause de la réaction des autorités pénitentiaires et du régime en raison de la grève et la mise en la mise en œuvre de nouvelles violations contre les personnes arrêtées, depuis le lancement des contestations en mars 2011.

« La grève est un moyen pacifique adopté par tous les détenus de tous les pays du monde pour faire pression sur les régimes. L’annonce par les prisonniers du centre de Hama d’une grève de la faim ferait craindre le régime la campagne médiatique devant l’opinion », a déclaré l’avocat Abdel Nasser Hoshan. Les organisations internationales doivent devenir un moyen de pression sur le régime pour qu’il mette fin aux condamnations à mort. Il a ajouté que de nombreuses organisations internationales, défendant les droits de l’homme et la solidarité humanitaire, interagissaient avec ces affaires, faisant pression sur le régime par le biais des pays influents, arrêtant ainsi les exécutions et la libération de détenus.

Cette coupure de communication après la publication de vidéos de la grève dans la prison centrale de Hama, appelant à intervenir pour faire cesser la peine de mort, c’est une procédure habituelle utilisée par le régime syrien et ses services de sécurité afin de faire pression sur les détenus pour qu’ils démantèlent leur grève au risque de retrouver le ressort d’au moins 104 000 Syriens exécutés et tués dans les prisons des forces et des renseignements du régime.

De son côté, Carla Del Ponte, ancienne présidente de la Cour pénale internationale, a exprimé sa frustration devant le manque de responsabilité pour les crimes décrits par les « terribles » crimes commis en Syrie suite à la torture et au meurtre de centaines de milliers de personnes.
Au cours de son mandat à la commission d’enquête sur les violations des droits de l’homme et les crimes de guerre en Syrie, Del Ponte s’est dite déçue d’avoir trouvé que l’ONU est en réalité un « forum de discussion ». Elle a dit espérer que la Cour pénale internationale ou un tribunal spécial traiterait des crimes de guerre en Syrie, mais que le Conseil de sécurité des Nations unies avait mis fin à ce processus en « en restant immobile ».

Elle a également critiqué le Conseil des droits de l’homme à Genève, selon laquelle parmi ses membres – la Chine, l’Arabie saoudite et le Burundi
 ceux qui « violent quotidiennement les droits de l’homme » et doivent être expulsés immédiatement. La Suisse Del Ponte, 71 ans, s’est fait connaitre lors des enquêtes sur les crimes de guerre au Rwanda et dans l’ex-Yougoslavie. Elle a été membre de l’enquête des Nations Unies sur la Syrie pendant cinq ans avant de démissionner l’année dernière.
Del Ponte, qui envisage de prendre sa retraite à la fin de cette année, a averti que la justice internationale était dans une situation désespérée. « Nous avons atteint un niveau bas », a-t-elle déclaré » en ajoutant que « Les droits de l’homme ne sont plus valables ». Nous devons nous demander aujourd’hui s’ils existent vraiment. »

معتقلو سجن حماة يواصلون إضرابهم عن الطعام لليوم الثامن
وسط انتشار أمني سوري وروسي

الثلاثاء 20 تشرين الثاني (نوفمبر) 2018 -دمشق – «القدس العربي»
من هبة محمد:

دخل إضراب معتقلي سجن مدينة حماة المركزي وسط سوريا، يومه الثامن على التوالي، حيث يواصل معتقلو الرأي، إضرابهم المفتوح عن الطعام، متمســكين بمطالبهــم الرافضة لتنفذ أحكام إعــدام خارج القانون، بحق ١١ معتقل صــدرت ضدهم أحكام قضائية بالإعدام، على خلفية مشاركتهم في تظاهرات في مناطق سورية مختلفة.

وكان معتقلو سجن حماة المركزي قد أعلنوا إضرابا قبل نحو أسبوع، وتمكنوا مع بدايته من تسريب مقطع فيديو من داخل ســجن حماة المركزي يشــرح حالتهم ويرســل مناشدات لإيقــاف قرار الإعدام، ما أثار حفيظة النظــام الذي أحكم القبضة على نزلاء السجن، ونشر عناصر أمنية في ساحة العاصي وسط إلى المدينة والطرق المؤدية إليها ومحيط الســجن، وارسل رتلا إلى المنطقة يتألف من ٦ سيارات عليها رشاشات ثقيلة مصحوبة بدوريات من الشرطة العسكرية الروسية بالتزامن مع توجه رتل عسكري آخر إلى داخل السجن، فيما تشير مصادر مطلعة إلى ان القبضة الأمنية جاءت لمنع أي احتجاج لاهالي الموقوفين المضربين عن الطعام بعد دعوات طالبتهم بالاعتصام والاحتجاج على قرار الاعدام.
المرصد الســوري لحقوق الإنســان قال ان ســلطات النظام الســوري تواصل قطع الاتصالات عن الســجن، وســط أوضاع إنسانية متردية يوما بعد يوم، مما يصعد من المخاوف على حياة معتقلي الرأي في سجن حماة المركزي، وأعرب المصدر عن تخوفه على حياة النزلاء من ردود فعل ســلطات الســجن والنظام على
هذا الإضــراب، وتنفيذ المزيد من الانتهــاكات بحق من اعتقلتهم بناء على اتهامات تتعلق بالمشــاركة في التظاهرات ومعارضتهم للنظام، منذ انطلاقتها في آذار / مارس من العام 2011

وكان عضــو هيئة القانون المحامي عبدالناصر حوشــان، قال لـ»للمدن» ان «الإضراب وســيلة ســلمية متبعة من كل المعتقلين في كل دول العالم للضغط على الأنظمة، وإن إعلان سجناء حماة المركزي إضرابهم عن الطعام من شــأنه أن يثير مخاوف النظام، مع الحملة الإعلامية أمام الرأي العالمي والدولي لتصبح وســيلة ضغط على النظام لوقف عمليات الحكــم بالإعدام»، وأضاف أن الكثير من المنظمــات الدولية والحقوقية والإنســانية تتضامن وتتفاعل مع هذه الحالات فتكون ورقــة ضغط على النظام، عبر الــدول المؤثرة عليــه، وبالتالي وقف عمليــات الإعدام وإطلاق سراح المعتقلين.

وجاءت عملية قطع الاتصالات بعد انتشــار أشــرطة مصورة من داخل سجن حماة المركزي توثق الإضراب ويناشد المعتقلون من خلالــه التدخل، لإيقاف قــرار الإعدام، كما يأتــي في إجراء ليس بجديد عن قمع النظام الســوري وأجهزته الأمنية للضغط على المعتقلين لفك إضرابهم، وســط مخــاوف أن يلقوا مصير ما
لا يقل عن ١٠٤ آلاف مواطن ســوري جرى إعدامهم وقتلهم داخل معتقلات وسجون قوات النظام ومخابراتها٠

من جهة ثانية عبرت رئيســة الادعاء العام السابقة للمحكمة الجنائية الدولية كارلا ديل بونتي، عن إحباطها لغياب المحاسبة على الجرائم التي وصفتها بـ «الفظيعة» والتي ارتكبت في سوريا من تعذيب وقتل طال مئات الآلاف.
وخلال فترة عملها مع اللجنة المكلفــة بالتحقيق في انتهاكات حقوق الإنســان وجرائم الحرب في ســوريا، قالت ديل بونتي حسب الوكالة الفرنســية «أ ف ب» إنها تشــعر بخيبة أمل لأنها وجدت أن الأمم المتحدة هي في الحقيقة «مجلس للحديث». وقالت إنها كانت تأمل في أن تتعامل المحكمة الجنائية الدولية أو محكمة خاصة مع جرائم الحرب في سوريا، لكن مجلس الأمن الدولي وقف في طريق مثل هذه العملية من خلال «عدم تحركه»٠
كما انتقدت مجلس حقوق الإنســان في جنيف، بالقول إن من بــين أعضائه – مثل الصين والســعودية وبورندي
من «ينتهك حقوق الإنســان يوميا» ويجب طردهــم (منه) فــورا. وبرزت السويســرية ديل بونتي (71 عاما) أثنــاء التحقيقات في جرائم الحرب في رواندا ويوغســلافيا السابقة، وكانت عضوا في لجنة الآمم المتحدة للتحقيق في سوريا لمدة خمس سنوات قبل آن تستقيل العام الماضي٠
وحذرت دل بونتي – التي تعتزم التقاعد في نهاية هذا العام – من أن العدالة الدولية كلها في حالة يرثى لها، وقالت «لقد وصلنا إلى مستوى متدن». وأضافت أن «حقوق الإنسان لم تعد سارية.» علينا أن نسأل أنفسنا اليوم إن كانت موجودة فعلا٠

198.000 DÉPLACÉ.E.S ENVIRON


قرابة 198 ألف نازح ومقتل 214 مدنياً جنوب سوريا، ومجلس الأمن لا يتحرك

تخلي الرئيس ترامب عن التزاماته في محافظة درعا يُشبه تخلي أوباما عن خطه الكيميائي الأحمر

Depuis le début de l’offensive du régime contre le Sud syrien, mi-juin:

198.000 DÉPLACÉ.E.S ENVIRON

& 214 PERSONNES CIVILES TUÉES
LE CONSEIL DE SÉCURITÉ EST INERTE

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Réfugiés syriens - Daraaنازحين-درعا-1-780x405

Le gouvernement états-unien et l’armée israélienne Criminels


 

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 14 pays du Conseil de sécurité de l’ONU sont solidaires des palestiniens, et le Koweït distribue un projet de décision ce mercredi

Au Conseil de sécurité, 14 pays sur 15, ont déclaré, mardi, leurs soutiens avec le peuple palestinien, face au massacre perpétré, lundi, par les forces de l’armée israélienne à Gaza

Ceci lors des déclaration des représentants de ces pays, suite à une séance extraordinaire du Conseil de sécurité, à la demande du Koweït, afin de discuter de la situation à Gaza, suite à l’assassinat de l’entité sioniste plus de 62 victimes palestiniennes et blessé plus de 3000 autres.

 أربعة عشر دولة بمجلس الأمن تتضامن مع الفلسطينيين والكويت توزع مشروع قرار الأربعاء

أعلنت 14 دولة عضواً في مجلس الأمن الدولي (من إجمالي 15 دولة)، يوم الثلاثاء، تضامنها مع الشعب الفلسطيني، إزاء المجزرة التي ارتكبها جيش الاحتلال الإسرائيلي في قطاع غزة الإثنين.

جاء ذلك في تصريحات لمندوبي هذه الدول، عقب جلسة طارئة لمجلس الأمن، دعت إليها الكويت، لبحث الوضع في غزة، بعد قتل إسرائيل 62 فلسطينياً وإصابة أكثر من ثلاثة آلاف آخرين.

Impunité des régimes criminels, par le Conseil de sécurité des Nations Unies


 

Comme d’habitude

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مجلس الأمن يفشل بإدانة عنف الاحتلال الإسرائيلي ضد الفلسطينيين في “يوم الأرض”

فشل مجلس الأمن الدولي، مساء الجمعة، في تبنّي بيان مشترك لإدانة قتل قوات الاحتلال الإسرائيلي 16 مدنياً فلسطينياً، خلال “مسيرة العودة” في غزة في ذكرى “يوم الأرض”، وذلك بعد اجتماع طارئ ومغلق في نيويورك، دعت الكويت إلى عقده بطلب فلسطيني٠

وأكدت مصادر مطلعة، لـ”العربي الجديد”، أنّ الاعتراض الأميركي حول إصدار مجلس الأمن بياناً مشتركاً، أدى إلى فشل المجلس في الاتفاق على صيغة توافقية تدين الممارسات الإسرائيلية، واستشهاد المدنيين الفلسطينيين.

Fiasco au Conseil de sécurité pour condamner le massacre de l’occupation israélienne contre les Palestiniens lors de la marche de la “Journée de la Terre”

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a échoué vendredi d’adopter une déclaration commune condamnant le meurtre de 16 civils palestiniens lors de la “marche de retour” à Gaza à l’occasion du “Journée de la Terre” après une réunion d’urgence à New York.

Les-manifestants-transportant-un-des-1400-blessés-visés-par-l'armée-de-l'occupation-israélienne-mars-2018

إجرام بشار الأسد


 

Criminalité-Assad

 

قوات النظام تنفذ مجزرة في بلدة يسيطر عليها جيش الإسلام بعد إخراجه لعناصر من هيئة تحرير الشام من غوطة دمشق المحاصرة

محافظة ريف دمشق – المرصد السوري لحقوق الإنسان:: لا تكاد غوطة دمشق الشرقية تهدأ من قصف حتى يباغتها قصف آخر، ولا يكاد يدفن الشهداء إثر مجزرة حتى ينفذ النظام وحلفاؤه مجزرة أخرى، موقعين في كل مرة مزيداً من الشهداء والجرحى، إذ رصد المرصد السوري لحقوق الإنسان تنفيذ الطائرات المروحية مجزرة راح ضحيتها 9 مواطنين في بلدة مسرابا التي يسيطر عليها جيش الإسلام، هم 4 أطفال و3 مواطنات ورجلان اثنان، بالإضافة لإصابة نحو 29 آخرين بجراح متفاوتة الخطورة، إذ لا تزال أعداد الشهداء قابلة للازدياد لوجود جرحى بحالات خطرة.

هذه المجزرة جاءت عقب إخراج أولى دفعة من المقاتلين من غوطة دمشق الشرقية، علم المرصد السوري أنها دفعة من 13 عنصراً من هيئة تحرير الشام، جرى خروجهم عبر مناطق سيطرة جيش الإسلام، إلى خارج غوطة دمشق الشرقية، وفي التفاصيل التي حصل عليها المرصد السوري لحقوق الإنسان فإن العناصر الـ 13 هم من هيئة تحرير الشام، كانوا أسرى جيش الإسلام وجرى إخراجهم مع عوائلهم من الغوطة الشرقية، بعد وساطات جرت لنقلهم مع عوائلهم إلى خارج غوطة دمشق الشرقية، على أن يجري نقل دفعات قادمة في الفترة للمقبلة، في حين أنه ومع استشهاد مزيد من المدنيين في غوطة دمشق الشرقية فإنه يرتفع إلى 957 عدد الشهداء الذين وثق المرصد السوري استشهادهم من أبناء غوطة دمشق الشرقية، بينهم 199 طفلاً دون سن الثامنة عشر، و131 مواطنة، استشهدوا جميعاً خلال عمليات القصف الجوي والمدفعي على مدن وبلدات دوما وحرستا وعربين وزملكا وحمورية وجسرين وكفربطنا وحزة والأشعري والأفتريس وأوتايا والشيفونية والنشابية ومنطقة المرج ومسرابا ومديرا وبيت سوى ومناطق أخرى في الغوطة الشرقية المحاصرة، كما تسبب القصف خلال هذه الفترة التي استكملت أسبوعين منذ انطلاقتها، في إصابة أكثر من 4320 مدني بينهم مئات الأطفال والمواطنات بجراح متفاوتة الخطورة، فيما تعرض البعض لإعاقات دائمة، كذلك لا تزال جثامين عشرات المدنيين تحت أنقاض الدمار الذي خلفه القصف الجوي المدفعي والصاروخي من قبل قوات النظام على غوطة دمشق الشرقية، ومن ضمن المجموع للشهداء الذين وثقهم المرصد السوري لحقوق الإنسان 425 مدني بينهم 58 طفلاً دون سن الثامنة عشر و48 مواطنة، ممن استشهدوا ووثقهم المرصد السوري منذ صدور قرار مجلس الأمن الدولي، الذي لم يفلح مرة جديدة في وقف القتل بحق أبناء غوطة دمشق الشرقية، كما تسبب القصف بوقوع مئات الجرحى والمصابين، حيث لا تزال أعداد الشهداء قابلة للازدياد بسبب وجود جرحى بحالات خطرة، وسط حالة إنسانية مأساوية يعيشها أهالي الغوطة الذين أكدت مصادر متقاطعة للمرصد السوري لحقوق الإنسان أنهم لا يفارقون الملاجئ خشية القصف المكثف، وسط عجز الكادر الطبي عن إسعاف الحالات الطبية جميعها.

Les forces du régime effectuent un massacre dans une zone contrôlée par l’armée de l’Islam après l’évacuation des membres de Hay’at Tahrir Al-Cham de la Ghouta Oriental assiégée
10 mars, 2018 1,220 visites

Le Rif de Damas – L’Observatoire syrien des droits de l’homme ::

A peine la Ghouta orientale de Damas, voit un léger acalmie du bombardement, qu’un nouveau pilonage reprend contre les civils, et à peine les martyrs sont enterrés que le régime exécute avec ses alliés un nouveau massacre tuant chaque fois davantage de gens et causant davantage de blessé.es. L’OSDH a enregistré aujourd’hui un nouveau massacre qui a coûté la vie à 9 citoyens dans la ville de Mesraba contrôlée par l’armée de l’Islam dont 4 enfants et 3 citoyennes et 2 hommes, en plus de 29 autres personnes blessés l’état de certains est plus ou moins grave, quant au nombre de martyrs  ne cesse d’augmenter en raison des blessures de cas graves.
Le massacre est parvenu après l’évacuation du premier lot de 13 combattants de Hay’at Tahrir Al-Cham, qui ont été évacués par l’armée de Jaych Al-Islam des zones contrôlées par ce dernier, en dehors de la Ghouta orientale. Les 13 combattants étaient en fait prisonniers chez l’Armée de l’Islam et ont été évacués avec leurs familles, suite aux médiations qui ont abouti au déplacement des combattants avec leur famille en dehors de la Ghouta orientale, d’autres lots seront évacués dans les périodes à venir. D’un autre côté, depuis le début de la campagne de pilonnage de la Ghouta Orientale par les forces du régime et ses alliés, le nombre de martyrs civils s’élève actuellement à 957, tous documentés par l’OSDH, dont 199 enfants de moins de dix-huit ans, et 131 citoyennes, tous tués dans le bombardement aérien et d’artillerie des forces du régime visant les villes et villages de Harasta, Arbin, Zamalka, Hamouriya, Jesrine, Kafr Batna, Hazzah Achari, Aftris, Otaya, Al-Chifouniyah, Al-Nashabiyah et le région du Marge, Mesraba, Mudira, Beit Sawa et d’autres régions de la Ghouta Orientale encerclée. Les bombardements ont également provoqué au cours de cette période, achevée il y a deux semaines, à plus de 4.320 blessé.es civil.es, dont des centaines d’enfants et des citoyennes dont certains avec des blessures plus ou moins graves,  d’autres ont subi des handicapes permanents, et des corps sont encore par dizaines sous les décombres suite aux bombardements aériens des forces du régime, au total l’OSDH a documenté 425 civils, dont 58 enfants de moins de dix-huit ans et 48 citoyennes, qui ont été martyrisés depuis la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, qui a échoué une nouvelle fois pour arrêter le massacre contre les civils, où le nombre de martyrs ne cesse d’augmenter quotidiennement en raison de la présence de cas de blessés graves, au milieu d’une situation humanitaire tragique vécue par le peuple de la Ghouta, et le centre du personnel médical n’a pas pu aider tous les cas médicaux.

« Cela contredit toutes les valeurs de la France »


 

Ziad Majed : « Cela contredit toutes les valeurs de la France »

Faut-il parler avec Bachar Al Assad de l’avenir de la Syrie ? Le point de vue de Ziad Majed, politologue, professeur à l’Université américaine de Paris

Ziad Majed.

Ziad Majed.

Les propos d’Emmanuel Macron m’inspirent trois commentaires. D’abord, on discute avec Bachar Al Assad depuis 2012. Tout le processus mené à Genève, sous le patronage des Nations unies, consiste en une discussion avec le régime syrien. Il y a eu huit sessions de négociations jusqu’à maintenant. Aussi, les Nations unies sont toujours présentes à Damas et l’ambassadeur du régime syrien auprès des Nations unies, Bachar al-Jaafarai, est toujours présent à New York, où il assiste aux réunions du Conseil de sécurité.

Ensuite, dire que « Bachar sera là » car « il est protégé » relève d’une logique contraire au droit international et qui considère que la loi du plus fort s’applique. Cela contredit toutes les valeurs que la France prétend défendre dans le monde. Sous prétexte que les Russes et les Iraniens occupent militairement la Syrie, on devrait faire avec Bachar Al Assad ? Certes, les relations internationales se construisent en tenant compte du rapport de force comme d’une réalité avec laquelle il faut composer et qu’il faut, dans le même temps, modifier. Mais en vertu du droit international, il existe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale des mécanismes qui, précisément, permettent de ne pas composer avec une personne accusée de crimes contre l’humanité, quand bien même celle-ci est protégée.

Enfin, quand Emmanuel Macron dit « Bachar est l’ennemi du peuple syrien, mon ennemi, c’est Daech », c’est extrêmement choquant, car cela signifie que, même s’il affame son peuple, même s’il commet des crimes contre l’humanité mentionnés dans des rapports de l’ONU, ce n’est pas l’affaire de la France. Ce message expulse les Syriens de la communauté internationale et de la protection du droit international, mais il signifie aussi que, tant que c’est un peu loin, il n’est pas grave de massacrer un peuple.

Bien sûr, de nombreux problèmes se posent pour l’application du droit international. Mais il faut commencer par faire respecter les résolutions de l’ONU dont une, votée en 2014 et jamais mise en œuvre, exigeant la fin des sièges en Syrie. Aujourd’hui, une partie de la population de la Ghouta (aux alentours de Damas, NDLR) et dans des poches dans le centre du pays est encerclée et affamée. Ce n’est pas en disant que Bachar Al Assad sera un interlocuteur qu’une telle résolution sera appliquée. C’est en faisant pression sur les Russes, en imposant plus de sanctions contre les dignitaires du régime syrien, en disant que ceux qui maintiennent le siège en paieront le prix devant des tribunaux internationaux… Il est possible de démarrer des procédures en vue de la création d’un tribunal spécial pour la Syrie.

Ne pas agir afin d’éviter le pire, c’est une logique qui ne tient pas, car le pire déjà se produit. Barack Obama avait fait du recours au gaz chimique une ligne rouge et, quand il a été utilisé en 2013, ni les Américains ni la communauté internationale n’ont réagi, ce qui a certainement encouragé les Russes dans leur soutien du régime.

Lire le deuxième point de vue du débat

Recueilli par Marianne Meunier
https://www.la-croix.com/Debats/Forum-et-debats/Ziad-Majed-Cela-contredit-toutes-valeurs-France-2017-12-18-1200900417
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