La Syrie risque d’être incapable de contenir le Covid-19, prévient l’envoyé de l’ONU devant le Conseil de sécurité


© UNICEF/UNI310539/Romenzi
Une mère avec ses deux enfants dans la ville détruite d’Alep, en Syrie.
30 mars 2020

L’Envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Geir O. Pedersen, a prévenu lundi le Conseil de sécurité que ce pays risquait d’être incapable de contenir la pandémie de Covid-19 et avait besoin d’un cessez-le-feu durable sur l’ensemble de son territoire pour y arriver.

« Après une violence terrible, un calme précaire règne sur le terrain. Et maintenant, les Syriens font face à une nouvelle menace potentiellement dévastatrice que constitue le Covid-19 », a expliqué M. Pedersen lors d’un exposé par visioconférence avec les membres du Conseil.

Selon lui, « la Syrie court un risque élevé de ne pas pouvoir contenir la pandémie, étant donné les mouvements de population à grande échelle, les conditions dangereusement exiguës dans plusieurs camps de déplacés, camps de fortune et lieux de détention ».

L’envoyé de l’ONU a rappelé aux membres du Conseil que la gouvernance en Syrie est faible, voire absente dans certains domaines. Des années de conflit ont laissé le système de santé en mauvais état ou détruit. Les professionnels de la santé, le matériel médical et les fournitures font cruellement défaut.

« Je suis également très conscient du risque d’exposition et d’impact sur les femmes syriennes, qui sont à l’avant-garde des systèmes de santé et de soutien communautaire. Ce virus ne se soucie pas si vous vivez dans des zones contrôlées par le gouvernement ou non. Il ne fait pas de discrimination et cela met en danger tous les Syriens », a dit M. Pedersen.

Selon lui, une période de calme durable assurée par un cessez-le-feu à l’échelle nationale est nécessaire pour permettre une coopération à travers les lignes de front. Et ce cessez-le-feu, il le faut « maintenant », a-t-il dit.

Il a rappelé que le 5 mars, les Présidents turc Erdogan et russe Poutine ont convenu que toutes les opérations militaires le long des lignes de contact cesseraient dans la région d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie. Depuis lors, la violence a considérablement diminué, en particulier s’agissant des attaques aériennes et des opérations terrestres. Des incidents sporadiques continuent, impliquant toutes les parties.

Risque de reprise des hostilités

Mais, aussi bien dans le nord-est que dans le nord-ouest de la Syrie, « il existe un risque réel de reprise des hostilités », estime l’envoyé de l’ONU.

« Si cela se produisait, les dangers préexistants pour les civils seraient multipliés par la pandémie et le virus se propagerait comme une traînée de poudre, avec des effets dévastateurs pour le peuple syrien, aux plans humanitaire, sociétal et économique », a-t-il prévenu.

« Le virus pourrait rebondir au-delà des frontières internationales. Nous avons tous la responsabilité d’éviter ce scénario, en cimentant les arrangements existants dans le cadre d’un cessez-le-feu national complet », a-t-il ajouté.

Au-delà d’un cessez-le-feu à l’échelle nationale, l’envoyé de l’ONU a estimé qu’il fallait faire beaucoup plus pour lutter contre la pandémie.

Il a noté que le gouvernement syrien avait pris des mesures de plus en plus importantes pour lutter contre le Covid-19. De grandes parties du pays sont désormais soumises à différents degrés de couvre-feu, les espaces publics sont fermés et les systèmes de santé se préparent dans la mesure du possible.

La coalition de l’opposition syrienne et d’autres autorités de facto dans des zones échappant au contrôle du gouvernement ont également pris des mesures. La société civile syrienne, y compris des organisations dirigées par des femmes, se mobilise également contre cette menace.

« Je prends note de ces efforts et exhorte le gouvernement syrien et toutes les autorités de facto à être transparents dans leurs rapports sur la manière dont le Covid-19 affecte tous les Syriens », a dit M. Pedersen.

Les interventions étrangères menacent la diversité en Syrie


Boussole-بوصلة-سوريا

Les interventions étrangères menacent la diversité en Syrie

Dr. Samira Mobaied*
Golias Hebdo n° 596 semaine du 24 au 30 octobre 2019

Depuis l’annonce, mercredi 9 octobre, du début d’une nouvelle opération militaire de la Turquie contre les miliciens kurdes du PYD, la branche syrienne du PKK, les Syriens sont partagés entre ceux qui approuvent cette attaque contre une milice qualifiée de terroriste, pourtant alliée des Occidentaux dans la lutte contre le groupe État islamique, et ceux qui redoutent que la Syrie ne soit devenue le jouet des puissances étrangères, et qui refusent l’incursion des forces turques sur le sol syrien.

L’offensive turque en Syrie

En toile de fond, il ne faut pas oublier que toutes ces interventions résultent d’une façon ou d’une autre du processus d’Astana (Kazakhstan), où ont été signés le 4 mai 2017 des accords par la Russie, l’Iran et la Turquie, qui n’ont été validés ni par le régime syrien ni par l’opposition.

La cause syrienne est ainsi devenue un conflit international entre grandes puissances. Ces dernières marginalisent de plus en plus le peuple syrien et traitent ses territoires comme s’ils étaient un domaine public, sans aucune considération pour sa souveraineté. C’est l’un des résultats de la politique du régime Assad qui a vendu les territoires syriens et commis des génocides contre son peuple pour se maintenir au pouvoir. Il n’y a pas moins de responsabilité pour les forces d’opposition qui se sont trop souvent alignées sur une dépendance étrangère – y compris les Forces démocratiques syriennes (FDS).

En effet, les FDS se sont éloignées des Syriens en s’associant au parti PYD, branche du PKK turc, ouvrant ainsi la voie au transfert d’un conflit turco-turc sur le territoire syrien. Des Syriens s’y sont impliqués, alors que cela n’apportait rien à leur cause ni à leur avenir. Cet élément a fortement contribué à la création des groupes islamistes radicaux contrôlés par la Turquie durant les dernières années. Quels que soient les termes invoqués pour la désigner, cette alliance apparaît aujourd’hui comme un facteur déclenchant de l’intervention turque sur le territoire syrien.

On assiste à une nouvelle violation de la souveraineté syrienne lorsque des décisions sont prises sans se soucier de la présence des Syriens en tant que peuple existant sur son territoire, dans le pays de leurs ancêtres. Des millions de Syriens sont ainsi abusés, sans aucune représentation ni consultation quant à leur sort, sans visibilité sur leur avenir et menacés par la persistance de conflits extérieurs et internationaux au détriment de leur vie et de leur stabilité.

Des craintes pour les civils et pour la diversité ethnique dans la Djézireh

La Djézireh se trouve dans la partie du Nord de la Mésopotamie située au nord-est de la Syrie, le long des frontières avec la Turquie et l’Irak. Cette zone intermédiaire entre plusieurs foyers de civilisation bénéficie d’une diversité ethnique, culturelle, linguistique et religieuse remarquable ; elle est peuplée principalement par des Arabes,
des Kurdes et des Assyriens.

Cette région s’est trouvée contrôlée par un parti marxiste et par des forces qui, depuis plusieurs années, ont joué de facto un rôle important pour combattre les forces de l’État islamique. Mais l’idéologie portée par ces courants ne faisait pas partie de la société syrienne dans cette région, et n’était pas en harmonie avec la diversité religieuse et ethnique actuelle.

On a déploré et documenté de nombreuses violations visant les droits des acteurs de la société civile arabe, assyrienne ainsi que des Kurdes ne faisant pas partie du PYD. De même, on a observé un trucage des résultats statistiques du recensement général dans le dessein de réduire les droits des autres communautés présentes au nord-est de la Syrie. Des associations de la société civile ont aussi relevé des tentatives de mise en cause par le PYD du patrimoine culturel local au cours de cette période.

D’un autre côté, plusieurs éléments font que les forces turques ne sont pas bien vues par les Syriens en général et par ceux de la Djézireh plus particulièrement. Parmi ces éléments, il y a le conflit Turco-Kurde qui dure depuis trois décennies. Il renvoie à une histoire particulièrement lourde des relations entre l’Empire Ottoman et les minorités, et finalement à l’affaire du « Sandjak d’Alexandrette » qui faisait partie des territoires de la République syrienne passé sous l’autorité de la Turquie en 1939 sous le mandat français.

Le discours haineux et le comportement discriminatoire et violent des forces islamistes contrôlées par la Turquie à Idleb (Al Noussra et Haiaa Tahrir Al Sham) envers les différentes composantes de la société syrienne, fait craindre une répétition de ces violations au nord-est de la Syrie. À Idleb, le nombre des Chrétiens ne dépasse pas mille personnes qui vivent sous la menace, humiliées et privées de pratiquer leurs rites religieux, sans oublier le meurtre de Suzanne Der Karkour, une enseignante chrétienne qui a été torturée, violée et tué à Yaqubiye, dans la région d’Idlib contrôlée par Hayat Tahrir Al Sham, où les biens des chrétiens ont été confisqués.

Quant à l’Armée nationale syrienne, qui combat aux côtés de la Turquie dans cette zone, elle relève officiellement du «gouvernement» en exil de l’opposition syrienne basée en Turquie et proche du courant de l’Islam politique. Ces courants idéologiques, qui visent à l’établissement d’un État fondé sur les principes de l’Islam, sont incompatibles avec la reconnaissance de la pluralité des valeurs et avec une définition de l’identité collective voulue comme multiculturelle et multiethnique. Ces courants sont également incompatibles avec la sécularisation politique et la séparation entre pouvoirs religieux et politiques. Des risques de violations des droits humains et du droit international existent. Cependant, l’Armée nationale syrienne a mis en place un comité de suivi des violations présidé par un militaire, membre d’un mouvement politique indépendant nommé « Déclaration de la Fédération Syrienne », composé selon une grande diversité ethnique, et qui porte la décentralisation, comme projet politique, ce qui peut permettre de transmettre des compétences administratives de l’État vers des entités locales, ainsi que la séparation entre pouvoirs religieux et politiques.

Toutes les interventions militaires en Syrie se succèdent sans afficher clairement leurs véritables objectifs, et l’on ne voit venir aucun mécanisme de retrait de toutes les forces militaires étrangères dans la perspective d’une Syrie libre et démocratique. Quant aux violations commises envers les civils, elles restent sans sanctions, l’impunité étant jusqu’ici la règle.

D’autres facteurs de menace depuis que le régime syrien reprend pied dans cette région

Face à cette situation, les Kurdes ont conclu, quelques jours après le début de l’opération militaire turque, un accord avec le régime Assad en vue d’un déploiement de l’armée régulière syrienne dans le nord du pays. Cette présence du régime syrien expose à d’autres facteurs de menace.


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Nouveaux affrontements entre forces loyales à l’Iran et à la Russie

Adnan Ahmad – 30 janvier 2019

Le conflit russo-iranien en Syrie a refait surface par le biais de différends et de conflits entre les deux parties, notamment l’homme de la Russie Souheil al-Hassan, commandant des soi-disant « Forces d’al-Nemer » et Maher al-Assad, le chef de la « quatrième division ».
Selon des sources locales citées par l’agence de presse Anatolie, les affrontements auraient repris entre les deux parties dans la région d’Al-Ghab, dans le gouvernorat de Hama, en Syrie centrale, en raison de la lutte pour des gains matériels et du contrôle des routes et des habitations après leur arrêt, il y a deux jours à la suite d’un accord de cessez-le-feu.

Les sources ont indiqué que la « Quatrième Division » avait pris le contrôle du village de Rassif lors d’affrontements avec les « forces Al Nemer », notant que la division se préparait à prendre d’assaut les villages de Ramléh et Qabr Fedha et de Karim dans la région. Les affrontements n’ont pas immédiatement permis de déterminer l’ampleur des pertes des deux côtés.

La semaine dernière, des affrontements ont opposé les deux camps dans les villages de Chatha, Breidig, Haidariya et Eneb, faisant des dizaines de morts et un grand nombre de blessés.

Les affrontements ont éclaté à la suite d’un différend opposant les deux groupes sur le contrôle du passage des marchandises et le contrôle des maisons abandonnées par la guerre.

« C’est une lutte russo-iranienne pour dominer le régime », a déclaré Mohammad Rachid, porte-parole de « l’Armée Al-Nasr », une des factions de l’Armée Libre. « La Russie ne veut pas de la présence de forces militaires pro-iraniennes aux côtés de l’opposition syrienne.
Rachid a déclaré que la raison de ces affrontements pourrait être due au désir de la Russie d’empêcher la domination de l’Iran sur l’armée du régime, d’autant plus que des milliers de combattants étrangers liés à l’Iran sont présent sur le terrain.

Dans ce contexte, le politologue Ahmed Rahal, analyste politique, a déclaré que l’Iran craignait une nouvelle repositionnement en vue du déplacement de certains acteurs du régime syrien, tels que l’éminent homme d’affaires Rami Makhlouf (cousin de Bachar al-Assad) du fossé iranien au pro-russe.
Il a ajouté que l’explosion survenue dans la place de Hamam à Lattakiéh avait été perpétrée par des pro-iraniens, ainsi que l’attentat à la bombe perpétré à Damas à Adawi, près de l’ambassade de Russie.

Les observateurs estiment que la Russie cherche à repousser les milices iraniennes de la plaine d’al-Ghab pour mettre en œuvre l’accord de Sotchi avec la Turquie et protéger la base de Hameimim pendant que l’Iran aspire à gérer les points de passage.

Les sources ont indiqué que la décision de la Russie de dissoudre la « quatrième division » et la passation de la région de Hama et de la plaine d’al-Ghab au « Cinquième division » sous la supervision de Souheil al-Hassan, avec un emphase russe d’empêcher Maher al-Assad de mener toute action militaire seule dans cette région.

Selon ces sources, la relation entre Maher al-Assad, pro-iranien, et Souheil al-Hassan, pro-russe, est très mauvaise, parce que le premier considère le second comme un rebelle et un disciple de la Russie car il ne reçoit pas d’ordres du ministère de la Défense du régime, ni même du président du régime, Bachar al-Assad. Tandis que des rumeurs laissent entendre que la Russie prépare al-Hassan pour être un successeur potentiel pour Bachar al-Assad, ou du moins pour jouer un rôle majeur soit avec la présence d’Assad, soit avec son départ.

A signaler qu’il y a eu récemment des affrontements entre l’homme de la Russie Ahmad al-Awdah et des forces d’Abu-Saddam Khirbéh pro-Hezbollah dans le sud de la Syrie, qui ont abouti au contrôle des forces d’al-Awdah dans la ville de Bosra al-Cham, dans la province rurale de Daraa al-Charqi.

 

بدأ الخلاف الروسي ــ الإيراني في سورية يطفو على السطح من خلال الخلافات والصراعات بين أتباع الجانبين، وخاصة رجل روسيا سهيل الحسن قائد ما يُسمّى بـ”قوات النمر”، وماهر الأسد قائد “الفرقة الرابعة”، شقيق رئيس النظام، بشار الأسد.

ونقلت وكالة “الأناضول” عن مصادر محلية قولها إن الاشتباكات تجددت بين الجانبين في منطقة الغاب بمحافظة حماة وسط سورية، جراء الصراع على مكاسب مادية وسيطرة على طرق ومنازل، بعد أن توقفت قبل يومين إثر اتفاق على وقف إطلاق النار.

وأوضحت المصادر أن “الفرقة الرابعة” سيطرت على قرية رصيف في اشتباكات أمس مع “قوات النمر”، مشيرة إلى أن الفرقة تستعد لاقتحام قرى رملة وقبر فضة وكريم في المنطقة، ولم يتضح على الفور حجم الخسائر في صفوف الجانبين جراء تجدد الاشتباكات.

وشهد الأسبوع الماضي اشتباكات بين الجانبين في قرى شطحة وبريديج والحيديرية وانب، ما أسفر عن وقوع عشرات القتلى، وعدد كبير من الجرحى.

واندلعت الاشتباكات جراء خلاف بين المجموعتين على التحكم بطرق مرور البضائع والسيطرة على المنازل التي هجرها سكانها جراء الحرب.

ونقلت “الأناضول” عن محمد رشيد، المتحدث باسم “جيش النصر”، أحد فصائل الجيش الحر، أن ما يجري هو صراع روسي إيراني للهيمنة على النظام، موضحاً أن روسيا لا ترغب بوجود قوات عسكرية موالية لإيران على خطوط الجبهة مع المعارضة السورية.

ورأى رشيد أن السبب وراء الاشتباكات ربما يعود إلى رغبة روسيا الحيلولة دون هيمنة إيران على جيش النظام، وخاصة أنها تمتلك آلاف المقاتلين الأجانب على الأرض.

وتشهد العلاقة الإيرانية الروسية في سورية منذ فترة حالة من التوتر، وتجلت في استهداف إسرائيل لمواقع المجموعات التابعة لإيران في سورية بعلم وتسهيل من روسيا، بينما وجهت اتهامات من جانب الموالين لإيران لأوساط في النظام السوري وروسيا بأنهم يقدمون إحداثيات دقيقة لإسرائيل، بهدف استهداف المواقع الإيرانية.

وفي هذا السياق، اعتبر المحلل السياسي العميد أحمد رحال، في تصريح لـ”العربي الجديد” أن إيران تتخوف من عملية إعادة تموضع باتجاه انزياح بعض الشخصيات الفاعلة في النظام السوري مثل رجل الأعمال البارز رامي مخلوف من الخندق الإيراني إلى الموالاة لروسيا.

وأضاف أن التفجير الذي وقع في ساحة الحمام باللاذقية قام به موالون لإيران، وكذلك التفجير الذي حصل في دمشق بمنطقة العدوي والقريب من السفارة الروسية.

ويرى مراقبون أن روسيا تسعى لإبعاد مليشيات إيران من سهل الغاب لتطبيق اتفاق سوتشي مع تركيا وحماية قاعدة حميميم بينما تطمح إيران لإدارة المعابر.

وكانت مصادر ذكرت أن هناك قراراً روسياً بحل “الفرقة الرابعة” وتسليم منطقة حماة وسهل الغاب لـ”الفيلق الخامس” الذي يشرف عليه سهيل الحسن، مع تشديد روسي على منع ماهر الأسد من القيام بأي عمل عسكري منفرد في تلك المنطقة.

وحسب هذه المصادر، فإن العلاقة بين ماهر الأسد، الموالي لإيران وسهيل الحسن الموالي لروسيا سيئة، حيث يعتبر ماهر الأسد الحسن متمرداً وتابعاً لروسيا لأنه لا يتلقى أوامره من وزارة الدفاع التابعة للنظام ولا حتى من رئيس النظام بشار الأسد، في وقت راجت شائعات بأن روسيا تعد الحسن ليكون خليفة محتملاً لبشار الأسد، أو على الأقل أن يكون له دور رئيسي سواء بوجود الأسد أم رحيله.

ولا يقتصر هذا الصراع على منطقة حماة وسهل الغاب، فقد اندلعت مؤخراً اشتباكات بين رجل روسيا في الجنوب السوري أحمد العودة، وقوات أبو صدام خربة التابع لـ”حزب الله” انتهت بسيطرة قوات العودة على مدينة بصرى الشام في ريف محافظة درعا الشرقي.

Un conflit russo-iranien au sein de l’armée du régime dans la campagne de Hama


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Un conflit russo-iranien au sein de l’armée du régime dans la campagne de Hama

Amin Al-Assi
24 janvier 2019
Une rivalité russo-iranienne visant à contrôler et à renforcer l’influence dans la campagne occidentale de Hama a commencé à émerger à la surface, avec une nette volonté russe de réduire l’influence iranienne sur la scène syrienne en général. Entre-temps, les deux parties utilisent des bras militaires armés syriens pour cette afrontation, avec la division des forces du régime et des milices locales entre les deux parties, la partie russe, et l’autre liée au garde révolutionnaire iranien, et elle reçoit son soutien et son ordre.

Dans ce contexte, des sources locales ont confirmé que des signes de concurrence pourraient se transformer en affrontements militaires dans la plaine de Al-Ghab entre les parties russe et iranienne cependant, ils ont démenti ce que certains sites de médias ont rapportées sur le déclenchement d’affrontements, mardi dernier, dans le nord -ouest de Hama, où se trouveraient des morts et des blessés, parmi les hommes armés de la « quatrième division » dirigée par Maher al-Assad, frère du président syrien Bachar al-Assad, appartenant aux forces du régime, d’un côté, et la « cinquième division » qui dépend des Russes en Syrie, de l’autre. Les mêmes sources ont indiqué qu’il existait une rivalité entre la bande soutenue par l’Iran et la 5e division, dirigée par le général Murad Khair Beik, pro-russe, pour contrôler cette zone, qui est complètement adjacente à la zone de soudure avec les forces de l’opposition syrienne qui contrôlent le côté de la plaine de Al-Ghab et une grande partie de la campagne nord de Hama. Les sources ont indiqué que la zone sous le contrôle du régime dans la plaine de Al-Ghab comprenait de nombreuses forces, y compris les forces du « Hezbollah » libanais, des milices iraniennes et la défense nationale (Chabbihas), ajoutant que les Russes tentaient d’établir des points d’observation dans la région, renforcés par des hommes armés de la « 5e division d’incursion » et souhaitent supprimer toutes les forces qui ne leur sont pas directement connectées.

Les sources ont souligné que les Chabbiha et les milices iraniennes “vivent de la contrebande actuelle dans les régions du régime vers les zones de l‹opposition et vice versa, et ne veulent pas perdre les points de passage existants et tentent donc de rester dans la région, et c’est ce qui est rejeté par la Russie », expliquant que cette dernière a mis en place de nombreux points d’observation dans la campagne de Hama, dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de Sochi signé avec la partie turque en septembre dernier, qui désamorçait la guerre entre l’opposition et le régime dans le nord-ouest de la Syrie.

Les sources ont indiqué que « la partie russe a récemment mis en place un poste d’observation lui appartenant dans la région de Tleyssié, à l’est de Hama, et renforcée par un camp de la 5e division d’armée, et a également mis en place un point d’observation au sud de la ville de Halfaya, et elle est en trein d’installer un nouvel point d’observation dans la pleine de Al-Ghab. Les sources ont confirmé qu’il n’y avait pas eu d’affrontements entre la 5e division et les milices iraniennes jusqu’à mercredi midi, ajoutant que « les Russes et les Iraniens sont traités avec du mépris les officiers des forces du régime, y compris les hauts gradés, et donc qu’aucun membre des forces du régime ne se rebelle contre les ordres russes ». Les sources ont indiqué que Sulaiman Shahin, commandant de la milice « Hamzah » dirigée par Souheil Hassan », en confirmant les insultes reçues par des officiers du régime et des personnalités occupant des postes élevés dans le gouvernement du régime, lancé par les officiers de la Russie et de l’Iran, leur indiquant que les dirigeants les avaient obligé de les supporter.

(…)

صراع روسي إيراني داخل جيش النظام في ريف حماة

أمين العاصي

24 janvier 2019

بدأت تطفو على السطح نذُر تنافس روسي إيراني للسيطرة وتعزيز النفوذ في ريف حماة الغربي، في ظلّ سعي روسي واضح للتقليل من التأثير الإيراني في المشهد السوري، على وجه العموم. ووسط ذلك، يحرص الطرفان على استخدام أذرع عسكرية سورية للمواجهة، مع انشطار قوات النظام والمليشيات المحلية بين الطرفين، إذ يوالي قسم منها الجانب الروسي، فيما يرتبط آخر بالحرس الثوري الإيراني، ويتلقى الدعم والأمر منه.

وفي هذا الإطار، أكّدت مصادر محلية أنّ هناك بوادر تنافس ربما يتحوّل إلى صدام عسكري في منطقة سهل الغاب بين الجانبين الروسي والإيراني، ولكنها نفت لـ”العربي الجديد” الأنباء التي تناقلتها مواقع إخبارية، عن اندلاع اشتباكات، يوم الثلاثاء الماضي، في ريف حماة الشمالي الغربي، وقع خلالها قتلى ومصابون، بين مسلحي الفرقة الرابعة التي يقودها ماهر الأسد، شقيق رئيس النظام السوري بشار الأسد، والتابعة لقوات النظام من جهة، وبين “الفيلق الخامس” التابع للروس في سورية، من جهة أخرى. وأشارت المصادر ذاتها إلى أنّ هناك تنافساً بين الفرقة المدعومة من الإيرانيين، وبين الفيلق الخامس الذي يقوده اللواء مراد خير بيك الموالي لروسيا، للسيطرة على هذه المنطقة المتاخمة تماماً لمنطقة التماس مع قوات المعارضة السورية التي تسيطر على جانب من سهل الغاب، وقطاع واسع من ريف حماة الشمالي. وأوضحت المصادر أنّ المنطقة التي تقع تحت سيطرة النظام في سهل الغاب تضمّ العديد من القوى، منها قوات تتبع لـ”حزب الله” اللبناني، ومليشيات إيرانية ودفاع وطني (شبيحة)، مضيفةً أنّ الروس يحاولون وضع نقاط مراقبة في المنطقة، معززةً بمسلحين من “الفيلق الخامس اقتحام”، ويريدون إبعاد أي قوات غير مرتبطة بها بشكل مباشر.

وأشارت المصادر إلى أنّ الشبيحة والمليشيات الإيرانية “تعتاش من التهريب الجاري من مناطق النظام إلى مناطق المعارضة وبالعكس، ولا تريد خسارة المعابر الموجودة، ولهذا تحاول البقاء في المنطقة، وهو ما يرفضه الجانب الروسي”، موضحةً أنّ الأخير أقام العديد من نقاط المراقبة في ريف حماة، في سياق تنفيذ اتفاق سوتشي الموقّع مع الجانب التركي، في سبتمبر/أيلول من العام الفائت، والذي نزع فتيل الحرب بين المعارضة والنظام في شمال غربي سورية.

ولفتت المصادر إلى أنّ “الجانب الروسي أقام أخيراً نقطة مراقبة تابعة له في منطقة الطليسية في ريف حماة الشرقي، وحصّنها بمعسكر من مسلحي الفيلق الخامس، كما أقام نقطة مراقبة جنوب بلدة حلفايا، وأخرى في منطقة الصقيلبية، وهو الآن بصدد وضع نقطة مراقبة جديدة في سهل الغاب”. وأكدت المصادر أنه لم تحدث أي اشتباكات بين الفيلق الخامس وبين مليشيات إيرانية، حتى ظهر أمس الأربعاء، مضيفةً أنّ “الروس والإيرانيين يعاملون ضباط بقوات النظام ومنهم برتب عالية، باحتقار شديد، ومن ثمّ ليس بإمكان أحد في قوات النظام التمرّد على الأوامر الروسية على الإطلاق”. وأشارت المصادر إلى أنّ سليمان شاهين، قائد مليشيا “الحمزة”، التابعة لسهيل الحسن “أكد على مواقع التواصل الاجتماعي الإهانات التي يتلقاها ضباط النظام وشخصيات في مناصب عالية في حكومة النظام، من الضباط الروس والإيرانيين، لافتاً إلى أنّ القيادة طالبتهم بتحمّل الإهانة”.

وأكدت المصادر “أنّ الجانب الروسي بصدد تغيير خارطة السيطرة في المنطقة القريبة من نقاط التماس مع قوات المعارضة السورية في ريف حماة”، مضيفةً أنّ “هذا الأمر يتطلّب إبعاد المليشيات المرتبطة بالجانب الإيراني، والتي ربما تُحدث مشاكل في المنطقة. وقالت “روسيا تحاول إقفال المنطقة، ربما استعداداً لمرحلة مقبلة قد يحدث فيها تغيّر سياسي ما”.

وتعتبر منطقة سهل الغاب الممتدة من شمال غربي حماة إلى غربها، من المناطق الهامة في وسط سورية، كونها تربط بين محافظات إدلب واللاذقية وحماة، بل بوابة مهمة إلى الساحل السوري، معقل النظام الأبرز. وهي تضمّ العديد من البلدات أهمها: سلحب، جورين، شطحة، الرصيف، مرداش، عين سليمو، البحصة، حورات عمورين، قبر فضة، الكريم، تمانعة الغاب، والسقيلبية. ويحتفظ النظام بقوات كبيرة في منطقة جورين، حيث يعدّ المعسكر الموجود هناك، والذي يبعد عن مدينة حماة نحو 90 كيلومتراً، من أكثر المعسكرات التابعة للنظام تحصينًا في ريف حماة الغربي، حيث يعتمد عليه في قصف القرى الواقعة تحت سيطرة المعارضة السورية المسلحة في أرياف حماة وإدلب واللاذقية. كما تضمّ منطقة الغاب عشرات القرى والبلدات التي تعدّ الخزان البشري لقوات النظام والشبيحة.

وحاولت فصائل المعارضة السورية المسلحة، خصوصاً في عام 2015 الذي شهد انهيار قوات النظام في شمال غربي سورية، التوغّل في منطقة الغاب وتهديد النظام في معاقله البارزة، لكنها لم تستطع التقدّم كثيراً بسبب تدخّل الروس في الصراع أواخر ذاك العام، ما وضع حداً لتطلّعات المعارضة المسلحة بفتح بوابة الساحل السوري، والتوغّل غرباً باتجاه مدينتي طرطوس واللاذقية.

إلى ذلك، أكّد المحلل العسكري، العقيد مصطفى البكور، أنّ “هناك تنافساً على مناطق النفوذ والمعابر في منطقة الغاب في ريف حماة الغربي بين الفيلق الخامس التابع لروسيا والفرقة الرابعة التابعة لإيران”، مضيفاً في حديث مع “العربي الجديد”، أنه “يبدو أنّ الروس بدأوا ينفّذون اتفاقاً مع الجانب الأميركي يتعلّق بتقليم أظافر إيران في سورية، ولكن التنفيذ بأيد سورية”. وحول أهمية منطقة الغاب في غربي حماة للطرفين المتنافسين، روسيا وإيران، قال البكور “تعتبر منطقة سهل الغاب خطّ فصل بين المناطق المحرّرة والقرى الموالية من الطائفة العلوية بالنسبة للإيرانيين، فيما هي خطّ دفاعي عن محيط قاعدة حميميم الجوية بالنسبة للروس، والسيطرة عليها تؤمّن إبعاداً كافياً للفصائل الثورية عن حميميم، مما يؤدي إلى عدم قدرة الفصائل على استهداف القاعدة الروسية في الساحل السوري”.

ويعتبر “الفيلق الخامس اقتحام” الذي أُعلن عن تشكيله أواخر عام 2016، الذراع البرية للجانب الروسي على الأراضي السورية، حيث تولّت وزارة الدفاع الروسية تشكيله من عسكريين سابقين، وموظفين، ومن عناصر كانوا في صفوف المعارضة السورية، وأجروا “تسوية” مع النظام في مناطق “المصالحات”. وينتشر الفيلق في عموم الأراضي السورية، مثلما تنتشر مليشيات إيرانية، وأخرى محلية مرتبطة بالحرس الثوري الإيراني في المناطق التي تقع تحت سيطرة النظام. ويعتمد الروس على مسلحي “الفيلق الخامس اقتحام” في حماية النقاط الروسية في سورية، خصوصاً في ريف حماة الشمالي، كما تعتمد إيران على المليشيات في بسط نفوذها على مناطق سورية، ولا سيما في ريف دمشق وحمص وحماة وحلب ودير الزور، وفي البادية السورية التي يتنافس عليها الروس والإيرانيون.

Sur la question du retrait américain de la Syrie et de ses répercussions possibles


Stafs-militaires
Dimanche 23 décembre 2018
Ziad Majed

Le président américain Donald Trump a surpris son administration, la plupart des responsables américains et du monde entier dans un tweet annonçant sa décision de retirer les forces spéciales de son pays basées au nord-est de la Syrie dans le cadre de la « Coalition internationale contre le terrorisme ».

La surprise résidait dans le calendrier et le format de la déclaration plutôt que dans la décision elle-même. Trump ne semblait pas être dérangé par la question syrienne. Lui, malgré ses reproches à son prédécesseur Obama le retrait hâtif et non réussi de l’Irak, annoncée au cours de sa campagne électorale et à deux reprises ces deux dernières années, il a exprimé le souhait de retirer les soldats américains (nombre estimé à 2 000 soldats) de la Syrie, avant même l’achèvement de « leurs victoires » et de leurs alliés les milices Kurdes contre l’organisation de l’Etat islamique « Daech », raison de leur intervention déclarée dans le conflit à l’été 2014.

Mais le moment est venu maintenant, après l’escalade politique et économique de l’administration américaine contre Téhéran et le retrait américain de l’accord nucléaire, suite à la nomination de James Jeffrey en tant qu’envoyé spécial en Syrie, ainsi qu’après les déclarations d’un certain nombre de faucons qui ont confirmé de rester dans la région jusqu’à la confirmation du retrait de l’Iran et de ses alliés de la Syrie, a surpris plusieurs personnes et a poussé le ministre de la Défense Américain James Matisse à démissionner.

La Turquie et les Kurdes de Syrie
Parmi les spéculations, certaines sont liées au moment choisi pour annoncer le retrait, suite à un contact direct avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui mobilise ses forces depuis un certain temps et menace d’intervenir contre les milices kurdes à Manbej et de l’Est de l’Euphrate, afin de les éloigner de la frontière avec son pays et de nuire à leur projet politique et souverain. Cela pourrait conduire, si le retrait était réalisé, à une main mise de la Turquie dans des zones où les Américains ont jusqu’ici protégé leurs alliés kurdes, aidés par des milliers de raids aériens pour avancer aux dépens de « Daech ».

De l’autre côté, les forces kurdes semblent être privées de toute couverture internationale décisive et devant choisir deux obligations. La première, faire face à la perspective d’une invasion turque et à la poursuite des Américains, des Russes et des Européens, afin de la maintenir confinée à Manbej et à certains points frontaliers. La seconde consiste à négocier avec le régime syrien une coordination face à l’expansion turque et à obtenir l’appui de la Russie à cette coordination, ce qui signifie « le capitulation » aux conditions d’Assad et de Moscou, et le retrait de la plupart des propositions d’indépendance et l’ouverture des régions de l’est et du nord-est à l’armée et aux milices du régime (ainsi qu’aux milices chiites proche de Téhéran). Mais en tout cas, tout ceci ne donne aucune garantie aux kurdes, car Ankara négocie principalement avec la Russie et l’Iran, ainsi qu’avec les États-Unis, et peut échanger une partie d’Idleb contre une partie du nord-est de la Syrie si elle est contrainte, voire limitée, à un accord avec Moscou pour soutenir les projets russes dans le cadre de la prochaine étape, sans nécessité de faire « beaucoup de concessions ».

Iran et Israël
Parmi les conjonctures proposées, celles de l’équation israélo-iranienne et de son évolution, et de ce que la décision de Trump montre un déclin du rôle direct des Etats-Unis, précédemment évoqué, face à Téhéran en Syrie, en contrepartie de l’escalade israélienne contre elle et de la reprise des attaques sur ses positions et les positions de ses alliés (ce qui a nettement reculé les derniers mois à la demande de la Russe). Si la fuite dans la presse prouve que Netanyahu était le seul officiel étranger que Trump avait informé de sa décision avant de Twitter, cela signifie que Washington a promis de couvrir de tels processus en rassurant Tel Aviv, inquiet des répercussions possibles du retrait américain sur la question de la prolifération iranienne et de l’activité du parti du Hizbollah près du Golan occupé.

La Russie en tant que premier bénéficiaire
De tout ce qui précède, il semble que la décision du président américain bénéficiera en premier lieu à la Russie. En l’absence d’un rival international et au moment de la transition de la mission de médiation de l’ONU de Staffan de Mistura (dont le nom n’était associé qu’à l’échec de sa mission en Syrie) à Gader Pederson. Elle tentera, probablement, à consacrer les voies politiques et distribuer les rôles entre les différentes parties régionales (Iran, Israël et Turquie) ce qui les laissent suspendues à son « arbitrage », par exemple, elle accepterait l’élargissement du contrôle du nord par Ankara et, en retour, favoriserait un accord entre le régime et les forces kurdes permettant de rapprocher temporairement le reste du nord-est et de l’est. Il est, également, possible de fermer les yeux sur l’escalade israélienne contre l’Iran et ses alliés à condition que celui-ci reste confiné géographiquement et ne soit pas hors de contrôle. Quant à Téhéran, qui concentre son attention sur les frontières irako-syriennes, syro-libanaises et sur certaines zones autour de Damas et de son aéroport international, où des milices loyales sont déployées dans des villes et villages vidés de leur population, il serait conscient de ses marges étroites et se contentant de son contrôle actuel et de sa stratégie habituelle de miser sur le temps, et sur « l’ennui des adversaires et sur leurs épuisements ».

Cependant, tout ce qui reste à faire est bien entendu subordonné à la transformation de la décision déclarée de Trump en action rapide sur le terrain. Ce n’est pas encore certain pour plusieurs raisons, notamment la possibilité de demander à ses conseillers et à l’institution militaire de différer ou de mettre sa décision en œuvre par étapes de manière qui ne sort pas complètement Washington hors de l’équation. De nombreux alliés traditionnels des États-Unis en Europe (la France et la Grande-Bretagne, qui disposent également de forces spéciales sur le terrain au sein de l’Alliance internationale) et dans la région (Israël et l’Arabie saoudite) ne favorisent pas ce retrait chacun pour ses propres raisons. Trump, qui a besoin de la déclaration « d’accomplissement », a choisi de l’appeler une « victoire sur le terrorisme » au moment où il est exposé à une pression interne résultant des enquêtes sur ses relations russes illicites, de son affrontement avec les démocrates (et certains républicains) sur le financement du mur à la frontière avec le Mexique, pourrait considérez la logistique de retrait annoncée et les problèmes de calendrier sont des questions décidées par l’administration des forces américaines, donnant à Washington plus de temps pour finaliser des accords et éviter des scénarios qui accentueraient ses traces et l’érosion de son emprise internationale.

Tout cela signifie que nous entrons dans une nouvelle phase du long conflit en Syrie, sans horizon clair ni données diplomatiques et de terrain capables de résoudre les problèmes dans un avenir proche.

* Écrivain et universitaire libanais

عن مسألة الانسحاب الأمريكي من سوريا وتداعياته المحتملة

فاجأ الرئيس الأمريكي دونالد ترامب إدارته ومعظم المسؤولين في الولايات المتّحدة الأمريكية وفي العالم بتغريدة أعلن فيها قراره سحب قوات بلاده الخاصة المتمركزة في الشمال الشرقي السوري، في إطار ما يُعرف بـ”التحالف الدولي لمكافحة الإرهاب”.

والمفاجأة كمنت في توقيت الإعلان وشكله أكثر منها في القرار نفسه. فترامب لم يبدُ مرّة مكترثاً بالشأن السوري. وهو، وإن عاب على سلفه باراك أوباما انسحاباً مبكراً وغير موفّق من العراق، سبق وأعلن خلال حملته الانتخابية ثم في مناسبتين في العامين الماضيين عن رغبته في سحب الجنود الأمريكيّين (المقدّر عددهم بألفي مقاتل) من سوريا، حتى قبل اكتمال “انتصارهم” وحلفائهم في الميليشيات الكردية على تنظيم الدولة الإسلامية “داعش”، سبب تدخّلهم المعلن في الصراع هناك صيف العام 2014.

لكن التوقيت الآن، بعد تصعيد الإدارة الأمريكية سياسياً واقتصادياً ضد طهران والانسحاب من الاتفاق النووي معها، وبعد تعيينها جيمس جيفري مبعوثاً خاصاً لِسوريا، وبعد تصريحات لعدد من صقورها أكّدت على البقاء في المنطقة إلى حين التأكّد من انسحاب إيران وحلفائها منها، داهمت كُثراً ودفعت وزير الدفاع الأمريكي جيمس ماتيس إلى الاستقالة، وأطلقت العديد من التكهّنات.

تركيا وأكراد سوريا
من هذه التكهّنات ما يرتبط بتوقيت الإعلان الترامبي بُعَيد اتصال مباشر مع الرئيس التركي رجب طيّب اردوغان، الذي يحشد منذ فترة قواته ويهدّد بالتدخّل ضد الميليشيات الكردية في منبج وشرق الفرات لإبعادها عن الحدود مع بلاده وضرب مشروعها السياسي السيادي. وهذا قد يُفضي، إن تحقّق الانسحاب، إطلاقاً لِيد تركيا في مناطق حمى فيها الأمريكيون حلفاءهم الأكراد حتى الآن بعد أن عاونوهم بآلاف الغارات الجويّة للتقدّم على حساب “داعش”.

في المقلب الآخر، تبدو القوى الكردية عاريةً من كلّ غطاء دولي حاسم ومضطرة لخيارَين كلاهما مرّ. الأول، مواجهة احتمالات الاجتياح التركي والسعي لدى الأمريكيين والروس والأوروبيين لإبقائه محصوراً في منبج وبعض النقاط الحدودية. والثاني، التفاوض مع النظام السوري للتنسيق في مواجهة التوسّع التركي إياه، والحصول على دعم روسي لهكذا تنسيق، بما يعني “الاستسلام” لشروط الأسد وموسكو والتراجع عن معظم الطروحات الاستقلالية وفتح المناطق الشرقية والشمالية الشرقية أمام جيش النظام وميليشياته (ومعها الميليشيات الشيعية الموالية لطهران). وهذا كلّه غير مضمون للأكراد في أي حال، إذ أن أنقرة تفاوض أساساً مع كلّ من روسيا وإيران كما مع الولايات المتحدة، ويمكن لها مقايضة بعض إدلب ببعض الشمال الشرقي السوري إذا اضطرّت، أو حتى الاكتفاء بتفاهمات مع موسكو لدعم الخطط الروسية للمرحلة المقبلة من دون الحاجة إلى “تنازلات” كثيرة.

إيران وإسرائيل
من التكهّنات المطروحة أيضاً، ما يتعلّق بالمعادلة الإيرانية – الإسرائيلية سورياً وتطوّرها، وما يُظهره قرار ترامب من تراجع للدور الأمريكي المباشر الملوَّح به سابقاً في مواجهة طهران داخل سوريا، مقابل عودة التصعيد الإسرائيلي ضدّها واستئناف ضرب مواقعها ومواقع حلفائها (وهو ما تقلّص في الأشهر الأخيرة بِطلب روسي). وإذا تأكّد ما تسرّب في الصحافة من أن نتنياهو كان المسؤول الأجنبي الوحيد الذي أطلعه ترامب على قراره قبل تغريده، ففي الأمر ما يشير إلى وعود بتغطية واشنطن لهكذا عمليات تطمئن تل أبيب القلقة من التداعيات المحتملة للانسحاب الأمريكي على مسألة الانتشار الإيراني والنشاط الحزب-إلهي على مقربة من الجولان المحتل.

روسيا كمستفيد أوّل
يبدو من كلّ ما ورد آنفاً أن روسيا ستكون الأكثر استفادة من قرار الرئيس الأمريكي. فهي ستحاول تكريس قيادتها للمسارات السياسية كما للديناميات الميدانية السورية في غياب منافس دولي لها وفي لحظة انتقال مهمّة الوساطة الأممية المترنّحة من ستافان دي مستورا (الذي لم يقترن اسمه بغير الفشل) إلى غير بيدرسون. وهي ستعمد على الأرجح إلى تعزيز السيناريوهات التي تقسّم الأدوار بين مختلف الأطراف الإقليمية (إيران وإسرائيل وتركيا) بما يبقيها جميعاً محتاجةً إلى “تحكيمها”. ولا يُستبعد مثلاً أن تقبل موسكو بتوسيع أنقرة لرقعة سيطرتها شمالاً وأن تعمد بالمقابل إلى رعاية اتفاق بين النظام والقوى الكردية يجعل باقي مناطق الشمال الشرقي والشرق بعهدتهما معاً مؤقتاً. كما لا يُستبعد أن تغضّ النظر عن تصعيد إسرائيلي ضد إيران وحلفائها شرط بقائه محصوراً جغرافياً وعدم خروجه عن السيطرة. أما طهران التي تركّز اهتمامها على الحدود العراقية السورية والسورية اللبنانية وبعض المناطق المحيطة بدمشق ومطارها الدولي حيث تنتشر الميليشيات الموالية لها في مدن وبلدات أُفرغت من سكّانها، فتدرك ضيق هوامشها وتكتفي راهناً بما تسيطر عليه وبالرهان المعهود في استراتيجيتها على الوقت وعلى “ملل الخصوم وتعبهم”.

على أن كل ما ورد يبقى بالطبع مشروطاً بتحوّل قرار ترامب المُعلن إلى إجراءات ميدانية سريعة. وهذا ما ليس مؤكّداً بعد لعدّة أسباب، منها احتمالات طلب مستشاريه ومعهم المؤسسة العسكرية تأجيله أو تنفيذه على مراحل لا تُخرج واشنطن تماماً من المعادلة. ومنها أنّ كثرة من حلفاء الولايات المتّحدة التقليديّين في أوروبا (فرنسا وبريطانيا ولهما أيضاً قوات خاصة على الأرض ضمن “التحالف الدولي”) وفي المنطقة (إسرائيل والمملكة العربية السعودية) لا يحبّذونه كلّ لأسبابه. ومنها أخيراً أن ترامب المحتاج إلى إعلان “إنجاز” ما اختار أن يسمّيه “انتصاراً على الإرهاب” في لحظة تعرّضه لضغط داخلي نتيجة التحقيقات الخاصة بعلاقاته الروسية غير المشروعة، وبصدامه مع الديمقراطيين (وبعض الجمهوريّين) حول تمويل الجدار على الحدود مع المكسيك، إنما يستطيع لاحقاً اعتبار لوجستيات الانسحاب الذي أعلنه وجدوله الزمني مسائل تقرّرها إدارة القوات الأمريكية، بما يمنح واشنطن المزيد من الوقت لإتمام اتفاقات وتفادي سيناريوهات تزيد من إرباكها ومن تهاوي سطوتها دولياً.

وهذا كلّه يعني أننا ندخل في مرحلة جديدة من مراحل الصراع الطويل في سوريا وعليها، من دون أفق واضح أو معطيات ديبلوماسية وميدانية يمكن أن تحسم الأمور في المدى المنظور.

* كاتب وأكاديمي لبناني

Le conflit syrien avait fait 400.000 morts depuis 2011


Ouest France – 21 avril, 23h43

Staffan de Mistura, l’envoyé spécial de l’Onu pour la Syrie, a déclaré que le conflit syrien avait fait 400.000 morts depuis 2011.

 

400000-victimes-en-Syrie-av-2016

La Croix-Rouge: L’ONU est responsable de la propagation des conflits / الأمم المتحدة مسؤولة


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Comité internationale de la Croix rouge اللجنة العالمية للصليب الأحمر

Comité internationale de la Croix rouge اللجنة العالمية للصليب الأحمر

La Croix-Rouge: L’ONU est responsable de la propagation des conflits

juin 2015

Le directeur des opérations au Comité international de la Croix-Rouge Dominique Stillhart, a fait porter, vendredi, la responsabilité aux Nations Unies en ce qui concerne le “nombre sans précédent” des conflits armés, qui se déroulent actuellement dans le monde.

D. Stillhart a ajouté : « Nous assistons à un certain nombre de conflits armés simultanées sans précédent, qui entrainent des besoins humanitaires croissants » ajoutant que la paix mondiale est menacée à cause de « l’absence de politique internationale commune » sur les crises qui affligent le monde, soulignant que le « cercle vicieux » dans lequel ces conflits se déroulent, conduisent à « les prolonger et les étendre au niveau régional. »

Stillhart continue: « Si nous prenons le Conseil de sécurité de l’ONU, par exemple, nous constatons que pratiquement, il n’y est pas question aujourd’hui de conflit autour duquel il pourrait se rencontrer pour parvenir à une solution politique”

Le responsable au Comité international de la Croix-Rouge a cité la crise en Syrie comme exemple de ce qu’il dit, soulignant que cette « crise affecte l’ensemble du Moyen-Orient. La Syrie est devenue inévitablement la pire crise humanitaire que nous affrontons, avec la moitié de la population en exode » hors de leurs maisons, tant à l’intérieur du pays ou à l’étranger.

La Guerre qui se déroule en Syrie a mis en évidence l’incapacité du Conseil de sécurité, où la Russie et la Chine, ont utilisé le droit de veto, dont ils jouissaient en leur qualité de membres permanents du Conseil, pour bloquer l’émission d’une décision contre le régime du président Bachar al-Assad.

الصليب الاحمر: الأمم المتحدة مسؤولة عن انتشار النزاعات

 حمّل مدير العمليات في اللجنة الدولية للصليب الاحمر دومينيك ستيلهارت، الأمم المتحدة مسؤولية “العدد غير المسبوق للنزاعات” المسلحة التي يشهدها العالم حالياً.

وقال ستيلهارت: “نشهد عدداً لا سابق له من النزاعات المسلّحة المتزامنة التي تنتج عنها احتياجات انسانية لا تنفك تتزايد”، مضيفاً أن السلام في العالم مُهدّد بسبب “عدم وجود سياسة دولية مشتركة” بشأن الأزمات التي يعاني منها العالم، مؤكداً أن “الحلقة المفرغة” التي تدور فيها هذه النزاعات هي التي تؤدي إلى “إطالة أمدها وانتشارها اقليمياً”.

وتابع ستيلهارت: “إذا اخذنا مجلس الأمن الدولي مثلاً نجد أنه عملياً، ليس هناك اليوم أي مسألة أو نزاع يجتمع حوله للتوصّل إلى حل سياسي”.دول

وأورد المسؤول في اللجنة الدولية للصليب الأحمر أزمة سوريا مثالاً على ما يقول، مؤكداً أن هذه “الازمة تؤثر على مجمل الشرق الأوسط. سوريا أصبحت حتماً أسوأ أزمة انسانية نواجهها مع نزوح نصف السكان” عن ديارهم، سواء داخل البلاد أو خارجها.

وسلطت الحرب الدائرة في سوريا الضوء على عجز مجلس الامن، اذ ان روسيا والصين استخدمتا في مجلس الامن حق الفيتو الذي تتمتعان به بصفتهما عضوين دائمين في المجلس لتعطيل صدور اي قرار ضد نظام الرئيس بشار الاسد.

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