ONU: Ecouter la colère qui s’exprime dans de nombreux pays du monde


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Iran : l’ONU s’inquiète des tirs à balles réelles contre des manifestants

19 novembre 2019

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) s’est dit « profondément inquiet » de la répression des manifestations en Iran depuis vendredi.

« Nous sommes profondément préoccupés par les violations signalées en Iran, y compris des tirs à balles réelles contre les manifestants lors des manifestations qui ont commencé vendredi et se sont poursuivies cette semaine », a déclaré mardi, à Genève, Rupert Colville, le porte-parole du HCDH.

Les services de la Haut-Commissaire, Michelle Bachelet notent que ces tirs à balles réelles contre les manifestants auraient « causé un nombre important de décès dans tout le pays ». « Si les autorités, y compris l’ayatollah Khamenei, ont reconnu qu’il y a eu quelques morts, il est extrêmement difficile de vérifier le nombre de décès », a ajouté M. Colville. Des informations rapportées notamment par des médias iraniens et un certain nombre d’autres sources, laissent penser que le nombre total de morts pourrait se compter en dizaines, a dit le porte-parole du Haut-Commissariat.

M. Colville a également fait état d’un bilan « clairement élevé » concernant les blessés. En outre, plus d’un millier de manifestants ont été arrêtés dans au moins huit provinces du pays.

L’ONU demande à Téhéran de rétablir Internet

Selon les informations rapportées par les médias, l’Iran est touché depuis vendredi soir par une vague de mécontentement provoqué par l’annonce d’une réforme du mode de subvention de l’essence. Selon les services de la Haut-Commissaire Bachelet, au moins 40 villes iraniennes ont été touchées par des manifestations ou des émeutes. « Mais une fois de plus, les détails ont été difficiles à vérifier en raison de la coupure d’Internet depuis samedi dernier », a précisé M. Colville.

Plus largement, l’ONU estime que les protestations ne justifient pas à elles seules le recours à des armes létales qui ne devraient être utilisées qu’en cas de menace directe pour les membres des forces de sécurité. Il s’agit notamment de donner des instructions claires aux forces de sécurité pour qu’elles se conforment aux normes et règles internationales relatives à l’usage de la force, notamment en veillant à ce que les armes à feu ne soient utilisées qu’en cas de menace imminente pour la vie ou de blessure grave et uniquement lorsque des mesures moins extrêmes sont insuffisantes pour répondre à une telle menace.

Le HCDH appelle également les manifestants à manifester pacifiquement, sans recourir à la violence physique ou à la destruction de biens. Il demande aux autorités de garantir les libertés fondamentales, notamment en rétablissant l’accès à Internet et en autorisant les manifestations.

Tout en notant les graves difficultés économiques que connaît le pays, y compris dans le contexte des sanctions imposées par les États-Unis, le Haut-Commissariat exhorte le gouvernement iranien à engager un dialogue le plus large possible avec un certain nombre d’acteurs dans le pays.

Ecouter la colère qui s’exprime dans de nombreux pays du monde

Comme tant d’autres manifestations populaires dans le monde l’ont trop clairement illustré ces dernières semaines et ces derniers mois, le simple fait de réagir avec des mots durs et une main de fer risque non seulement de violer les normes et règles internationales mais aussi d’aggraver gravement la situation au détriment de tous, y compris du gouvernement, a prévenu le HCDH. Une façon pour le Bureau de l’ONU aux droits de l’homme d’insister sur le fait que des protestations de cette nature et de cette ampleur « sont le signe de griefs profondément enracinés et souvent fondés, qui ne peuvent être simplement écartés ».

Le 25 octobre dernier, l’ONU avait exprimé son inquiétude concernant les situations de troubles dans de nombreux pays, notant que, même si chaque situation est unique, les manifestations ont pour point commun la colère des populations au sujet des inégalités et leur méfiance à l’égard des dirigeants politiques. Le HCDH s’était notamment inquiété des manifestations en Bolivie, au Chili, à Hong Kong, en Équateur, en Égypte, en Guinée, en Haïti, en Iraq et au Liban.

« Et bien sûr, nous avons également assisté à d’importantes manifestations plus tôt dans l’année en Algérie, au Honduras, au Nicaragua, au Malawi, en Russie, au Soudan et au Zimbabwe, ainsi que dans certains pays de l’Union Européenne, notamment en France, en Espagne et au Royaume-Uni », avait alors déclaré lors d’un point de presse à Genève, une porte-parole du HCDH, Ravina Shamdasani, tout en insistant sur le fait que « cette liste est loin d’être exhaustive ».

Si les services de la Haut-Commissaire Michelle Bachelet ont évité d’émettre des conclusions hâtives, ils insistent néanmoins sur l’un des points communs de ces nombreuses manifestations dans le monde. « Des populations en ont assez et sont en colère, surtout à cause des conditions socio-économiques, de la corruption, des inégalités et de l’écart grandissant entre les riches et les pauvres », avait fait remarquer la porte-parole du HCDH.

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Effritement du bloc financier solide autour de Bachar al-Assad – تفتّت الكتلة المالية الصلبة حول بشار الأسد


 

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Le-clan-Assad-&-CO – et fortunes (chiffres antérieurs à 2011)

Effritement du bloc financier solide autour de Bachar al-Assad

Adnan Abdul Razzaq
11 septembre 2019

L’incertitude persiste dans le secteur des affaires en Syrie, à la suite des répercussions du conflit entre le président du régime, Bachar al-Assad et son oncle, Mohammed Makhlouf, qui a eu pour effet de « changer » les positions des décideurs économiques et des dirigeants de grandes entreprises économiques, comme la société de télécommunications détenue par Rami Makhlouf « Syrtel » et l’association « Al-Bustan » à Lattakiéh et donner leur administration, selon des sources de Damas, à l’épouse du président du régime, Asma Al-Assad.

Les sources ont indiqué qu’il y avait déjà eu des ajustements, après avoir infligé une amende à une trentaine d’hommes d’affaires pour payer en dollars, en échange de l’arrêt de l’enquête pour corruption et de profiter des conditions de la guerre, soulignant qu’il s’agissait du même procédé adopté par le prince héritier d’Arabie Saoudite, Mohammed. Ben Salman « mais imite la version taïwanaise ».

Selon des sources privées, les dollars ont été déposés dans des banques syriennes et Bachar al-Assad a personnellement décidé de les transférer au Premier ministre Imad Khamis, qui a convoqué la réunion du comité économique avant-hier et a chargé les ministres des Finances et de l’Économie et le gouverneur de la Banque centrale de Syrie de prendre des mesures propres à améliorer le taux de change de la chute de la livre syrienne qui a chuté à 693 livres, avant de récupérer après la poursuite des sociétés de changes et le financement de certains commerçants et le plus important,l’impact psychologique sur le marché monétaire.

Il a ajouté que l’une des conditions pour un règlement avec des hommes d’affaires, en plus de payer entre 100 et 150 millions de dollars chacun, devrait diffuser dans le centre économique des informations qui rassureraient les Syriens de ne pas effondrer leur monnaie et de nier tout désaccord avec l’État. Tandis que Wassim Qattan, parmi le plus important homme d’affaires poursuivi, a publié une déclaration dans laquelle il a confirmé sa position contre l’invasion du dollar, appelant à la conversion de sa déclaration en une initiative adoptée par des hommes d’affaires.

Des sources de Damas ont révélé que le prix du pétrolier iranien « Adrian Daria I », saisi en juillet dernier par la Grande-Bretagne au large de Gibraltar et libéré le 15 août, était à la charge de l’homme d’affaires Samer Al-Fouz « chose confirmé qu’il était l’acheteur du chargement ». Le pétrolier a été déchargé dans le port de Tartous et transporté vers les raffineries de Homs et de Banias.
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En revanche, un ancien responsable syrien, lors de son contact avec notre correspondant, a déclaré qu’une partie de ce qui était dit était « entrée dans les rumeurs » et l’histoire est, à son avis, purement politique, concerne l’arrangement de la maison interne de la famille dirigeante d’Assad.

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Le clan Assad and Co – et fortunes (chiffres antérieurs à 2011)

تفتّت الكتلة المالية الصلبة حول بشار الأسد

عدنان عبد الرزاق
11 سبتمبر 2019

يستمر الغموض والتوجّس في قطاع الأعمال السوري، بعد تداعيات الخلاف بين رئيس النظام بشار الأسد وخاله محمد مخلوف، والذي أسفر عن “تبدل وتبديل” بمواقع القرار الاقتصادي ومديري شركات اقتصادية كبرى، كشركة الاتصالات المملوكة لرامي مخلوف “سيرتيل” وجمعية “البستان” بمدينة اللاذقية، وإيلاء إدارتهما، بحسب مصادر من دمشق، إلى زوجة رئيس النظام، أسماء الأسد.

وتشير المصادر لـ”العربي الجديد” إلى أن ثمة تسويات تمت بالفعل، بعد تغريم نحو ثلاثين رجل أعمال بدفع مبالغ مالية بالدولار، مقابل وقف متابعة التحقيق معهم بتهم الفساد والكسب غير المشروع والاستفادة من ظروف الحرب، مذكرين أنها الطريقة ذاتها التي اعتمدها ولي عهد السعودية محمد بن سلمان “لكن بنسخة تايوانية مقلدة”.

وبحسب المصادر الخاصة، فقد تم “إيداع الدولارات بمصارف سورية وأعطى بشار الأسد شخصياً قرار تحريكها لرئيس الحكومة عماد خميس، الذي دعا إلى اجتماع اللجنة الاقتصادية أول من أمس وأوعز لوزيري المال والاقتصاد وحاكم مصرف سورية المركزي، لاتخاذ إجراءات من شأنها تحسين سعر صرف الليرة التي تهاوت إلى 693 ليرة، قبل أن تتعافى بعد ملاحقة شركات الصرافة وتمويل بعض التجار والأهم الأثر النفسي بالسوق النقدية”.

وأضافت أن من شروط التسوية مع رجال الأعمال، فضلاً عن دفع مبالغ تتراوح بين مائة ومائة وخمسين مليون دولار، على كل واحد، أن يشيعوا بالوسط الاقتصادي أخباراً من شأنها طمأنة السوريين بعدم انهيار عملتهم وينفوا أي خلاف من الدولة”، فيما أصدر وسيم قطان، أهم الملاحقين، بياناً أكد خلاله وقوفه بوجه زحف الدولار، داعياً إلى تحويل بيانه لمبادرة يتبناها رجال الأعمال.

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وكشفت المصادر من دمشق أن ثمن حمولة ناقلة النفط الإيرانية “أدريان داريا 1” التي احتجزتها بريطانيا في يوليو/ تموز الفائت، قبالة سواحل جبل طارق، وتم الإفراج عنها في 15 أغسطس/ آب الفائت، تحملها رجل الأعمال سامر الفوز “وهذا مؤكد وهو من اشترى الشحنة”. وتم تفريغ حمولة الناقلة بميناء طرطوس ونقلها إلى مصفاتي حمص وبانياس.

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في المقابل، رأى مسؤول سوري سابق، خلال اتصاله مع “العربي الجديد”، أن بعض ما يقال “دخل بخانة الشائعات” والقصة برأيه سياسية محضة، تتعلق بترتيب البيت الداخلي للأسرة الحاكمة.

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