Les équipes de secours découvrent une nouvelle fosse commune dans la ville de Raqqa… بعد 80 يوماً من اكتشاف مقبرة جماعية تضم 1700 جثة.. فرق الإنقاذ تعثر على مقبرة جماعية جديدة في مدينة الرقة


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80 jours après la découverte d’une fosse commune de 1 700 corps. Les équipes de secours découvrent une nouvelle fosse commune dans la ville de Raqqa, comprenant environ 200 corps, y compris des femmes lapidée exécutées par l’organisation.

3 juillet 2019 – OSDH

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a appris la découverte d’une nouvelle fosse commune dans la ville de Raqqa, ancien fief de l’Etat islamique de Syrie. Dans les détails obtenus par l’Observatoire syrien, les équipes de secours ont réussi à récupérer environ 200 corps dans des fosses communes et ont été enterrés. Les sources ont ajouté que parmi les corps découverts, trois corps appartenant à des citoyennes susceptibles d’être exécutés par lapidation ainsi que la présence d’au moins cinq corps exécutés par l’organisation étant donné que les victimes portaient le costume orange, L’OSDH avait publié le 30 mai dernier une charnière a été retrouvé à l’intérieur d’une mais dans le village de al-Chaafa, dans le secteur est de la campagne de Deir Ez-Zor, que “l’État islamique” l’utilisait comme prison pour enfermer les détenus durant son contrôle sur la région.

L’OSDH a rapporté le 12 avril que les conséquences de la découverte d’une fosse commune contenant environ 1 700 corps exécutés par l’Organisation Daech dans la ville de Raqqa continuaient à assombrir la société civile, posant de nombreuses questions à savoir pourquoi la découverte du cimetière a été retardée jusqu’à présent et si le grand nombre de prisonniers qui ont été tués plus tôt sont déjà tués par l’organisation. Des accusations se sont orientées vers la coalition internationale, notamment parce que un grand nombre parmi les 1700 victimes ne sont pas des détenus mais des civils tués par les avions de la coalition. Cette dernière a rejeté sa responsabilité et a accusé l’organisation de « l’état islamique ».Ces accusations viennent suite à plusieurs massacres perpétrés par l’aviation de la coalition international dans la ville de Raqqa. Alors, où sont les corps des martyrs ? et où sont les tombeaux des civils tués ? où sont-ils enterrés ? “Nous, l’Observatoire syrien des droits de l’homme, nous demandons la création d’un comité d’enquête chargé de découvrir les fosses communes dans la ville d’Al-Raqqa, et dévoiler où se trouvent les corps des martyrs et les cimetières collectifs des civils tués lors des bombardements, en effectuant des analyses et des identifications des corps, en particulier pour le récent massacre récemment découvert, et si les 1700 tués étaient des prisonniers de l’organisation ou des civils qui y vivaient pendant les opérations militaires de l’alliance internationale et des FDS sur al-Raqqa.

 

بعد 80 يوماً من اكتشاف مقبرة جماعية تضم 1700 جثة.. فرق الإنقاذ تعثر على مقبرة جماعية جديدة في مدينة الرقة تضم نحو 200 جثة من ضمنهم نساء أعدمهم التنظيم رجماً بالحجارة

 OSDH – 3 يوليو,2019

علم المرصد السوري لحقوق الإنسان أنه جرى العثور على مقبرة جماعية جديدة في مدينة الرقة المعقل الرئيسي السابق لتنظيم “الدولة الإسلامية” في سورية، وفي التفاصيل التي حصل عليها المرصد السوري فإن فرق الإنقاذ تمكنت خلال الـ 48 ساعة الفائتة من انتشال نحو 200 جثة ضمن مقابر جماعية في مدينة الرقة، وجرى دفنها أصولاً وأضافت المصادر للمرصد السوري أنه من بين الجثث المكتشفة هناك 3 جثث تعود لمواطنات يرجح أن التنظيم إعدمهم رجماً بالحجارة، بالإضافة لوجود 5 جثث على الأقل جرى إعدامهم من قبل التنظيم إذ شوهد الزي البرتقالي الخاص بالإعدام على الجثث الخمس، وكان المرصد السوري نشر في الـ 30 من شهر أيار الفائت من العام الجاري، أنه جرى العثور على مقبرة جماعية داخل أحد المنازل في بلدة الشعفة بالقطاع الشرقي من ريف دير الزور، وأبلغت مصادر المرصد السوري أن المنزل كان يتخذه تنظيم “الدولة الإسلامية” كمعتقل له إبان سيطرته على المنطقة.

فيما نشر المرصد السوري في الـ 12 من شهر نيسان / أبريل الفائت، أنه لا تزال تداعيات اكتشاف المقبرة الجماعية التي تضم رفاة نحو 1700 جثة سجين أعدمهم تنظيم “الدولة الإسلامية” بوقت سابق في مدينة الرقة، تلقي بظلالها في الأوساط المدنية، طارحة العديد من إشارات الاستفهام، لماذا تأخر اكتشاف المقبرة حتى الآن، وهل العدد الكبير للسجناء الذي قتلوا بوقت سابق، هم بالفعل سجناء قتلهم التنظيم، فالاتهامات باتت توجه للتحالف الدولي بأن عدد كبير من ضمن الـ 1700 ليسوا سجناء وإنما هم مدنييون قتلتهم طائرات التحالف، وعمد الأخير إلى إلقاء التهم عن عاتقه وتوجيها لتنظيم “الدولة الإسلامية” على أنهم سجناء، وخاصة في ظل المجازر الكثيرة التي ارتكبتها طائرات التحالف الدولي لا سيما في مدينة الرقة، فأين هم جثامين الشهداء وأين المقابر التي دفنوا فيها، إننا في المرصد السوري لحقوق الإنسان نطالب بتشكيل لجنة تقصي الحقائق للكشف عن المقابر الجماعية المتواجدة في الرقة عبر إجراء تحليلات والتعرف على الجثث، ولا سيما المجزرة الأخيرة التي اكُتشفت مؤخراً، هل الـ 1700 هم سجناء لدى التنظيم، أم أنهم من المدنيين الذين كانوا يعيشيون هناك إبان العمليات العسكرية للتحالف وقسد على الرقة.

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Le Soudan et l’Algérie reprennent-ils le flambeau du « printemps arabe » ?


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Le Soudan et l’Algérie reprennent-ils le flambeau du « printemps arabe » ?

Les mouvements populaires qui s’opposent aux régimes algérien et soudanais tranchent avec la régression contre-révolutionnaire que connaît le monde arabe depuis 2011-2012. Dans les deux cas, des pouvoirs bâtis autour d’une charpente militaire ne peuvent prétendre mener eux-mêmes une transition destinée à éliminer leur emprise sur l’État et ses ressources.

par Gilbert Achcar

 

Le Soudan et l’Algérie reprennent-ils le flambeau du « printemps arabe » ?

Ces derniers mois, les nouvelles en provenance de l’espace arabophone ont été à nouveau dominées par des images de mobilisations populaires rappelant l’onde de choc révolutionnaire qui avait secoué la région en 2011. Des soulèvements se sont enclenchés au Soudan, le 19 décembre 2018, et en Algérie, avec les grandes marches du vendredi 22 février 2019. En une illustration frappante de la théorie des dominos, ils ont ranimé le souvenir de la première phase, massive et pacifique, des bouleversements que connurent, il y a huit ans, six autres pays de la région : la Tunisie, l’Égypte, Bahreïn, le Yémen, la Libye et la Syrie.

Cette fois, cependant, les commentateurs ont manifesté davantage de circonspection, formulant pour la plupart leurs jugements sur un mode interrogatif, à l’instar du titre du présent article. La raison en est l’amère désillusion qui avait suivi l’euphorie du « printemps arabe » de 2011. La répression du soulèvement bahreïni, quelques semaines après son déclenchement, avec la participation des autres monarchies pétrolières du Conseil de coopération du Golfe (CCG), aurait pu faire figure d’exception, compte tenu de la nature très particulière de ce club étatique. Mais, deux ans plus tard, la région dans son ensemble basculait dans une phase de reflux contre-révolutionnaire, avec une nouvelle réaction en chaîne… en sens inverse.

À l’offensive lancée au printemps 2013 en Syrie par M. Bachar Al-Assad avec l’aide de l’Iran et de ses auxiliaires régionaux ont succédé l’instauration d’un ordre musclé sous l’égide des militaires en Égypte, puis le retour d’une partie des hommes de l’ancien pouvoir en Tunisie. Entre-temps, dans ces deux pays, l’élan révolutionnaire initial avait été confisqué par des forces appartenant à la mouvance des Frères musulmans. Enhardis, les reliquats de l’ancien régime en Libye et au Yémen ont noué des alliances opportunistes avec des groupes qui avaient pris le train de la révolution en marche et qui, comme eux, étaient hostiles aux Frères musulmans, afin de tenter de s’emparer du pouvoir par la force, plongeant ainsi ces pays dans la guerre civile. L’enthousiasme a alors cédé la place à la mélancolie de ce qui n’a pas manqué d’être qualifié d’« hiver arabe », sur fond de percée régionale de l’entreprise terroriste totalitaire dite « État islamique ».

Or, si ce dernier avatar d’Al-Qaïda a fini par être écrasé en Irak et en Syrie, tandis que des groupes agissant sous la même franchise continuent à sévir en Libye et dans le Sinaï égyptien, ainsi qu’au-delà de l’espace arabophone, d’autres acteurs de la contre-révolution sont toujours à l’offensive.

Le clan Al-Assad poursuit sa reprise en main de la majeure partie du territoire syrien avec le concours de la Russie et de l’Iran. En Égypte, sans s’inquiéter de l’impact potentiel des rébellions au Soudan voisin et en Algérie, le régime de plus en plus despotique du maréchal Abdel Fattah Al-Sissi s’est offert un changement constitutionnel destiné à permettre à son président de rester au pouvoir jusqu’en 2030 (1). L’émule libyen de celui-ci, le maréchal Khalifa Haftar — encouragé par Le Caire, Abou Dhabi, Riyad, Moscou et Paris, auxquels M. Donald Trump a fini par se rallier —, est engagé depuis mi-avril dans une offensive militaire dans l’ouest du pays pour compléter sa conquête du territoire. Cette action prend pour cible le gouvernement libyen de compromis reconnu par l’Organisation des Nations unies (ONU) ainsi que par les Frères musulmans, le Qatar et la Turquie, et saborde la médiation onusienne pour une nouvelle solution consensuelle. Au Yémen, enfin, la guerre civile fait rage, avec des conséquences lourdement aggravées par l’intervention criminelle de la coalition menée par le royaume saoudien. Rien ne permet d’espérer une paix durable ni la réunification de ce pays dans un avenir proche.

Une contestation condamnée à se perpétuer

Tandis que cette dégénérescence contre-révolutionnaire se poursuit, les éruptions soudanaise et algérienne, au lieu de représenter un nouveau « printemps arabe », demeurent pour le moment isolées dans un contexte mouvant et contradictoire. Elles pourraient tout aussi bien s’amplifier et faire tache d’huile qu’être brutalement interrompues. Le sort de la région dépend beaucoup, aujourd’hui, de ce qu’il va advenir des mouvements populaires dans ces deux pays.

Ce qui se trouve pleinement confirmé, en revanche, c’est le fait que l’explosion de 2011 n’était que la première phase d’un processus révolutionnaire de longue durée. Dans cette optique, l’appellation « printemps arabe » pouvait être retenue à condition de l’entendre non comme une phase de transition démocratique de courte durée et relativement paisible, comme beaucoup l’espéraient en 2011, mais comme le premier moment d’un enchaînement de « saisons » destiné à durer plusieurs années, voire plusieurs décennies.

L’impératif dans le monde arabe, en effet, n’est pas l’adaptation du système politique à une société et à une économie parvenues à maturité dans leur développement, à l’instar de ce qu’ont pu connaître les pays d’Amérique latine ou d’Asie orientale, dont la modernisation politique est venue parachever la modernisation socio-économique. Ici, il s’agit plutôt d’éliminer un système politique qui bloque le développement économique et social depuis les années 1980. Le symptôme le plus saillant en est le chômage des jeunes, dont la région détient depuis longtemps le record parmi les grands ensembles géopolitiques de la planète (2).

Dans cette optique, le point d’ébullition atteint en 2011 ne pouvait mener à une nouvelle période de stabilité durable que par un changement radical des orientations économiques. Mais cette rupture était, et demeure, inconcevable sans un changement sociopolitique mettant fin aux systèmes étatiques responsables du blocage. À défaut, la contestation, au lieu de se résorber, était condamnée à se perpétuer, voire à s’intensifier, dans la mesure où la déstabilisation créée par le « printemps arabe » ne pouvait qu’aggraver l’asthénie économique générale. Les faits l’ont confirmé : en dépit de l’offensive contre-révolutionnaire, plusieurs pays de l’espace arabophone ont connu de nouvelles et fortes poussées de fièvre sociale depuis 2011.

C’est le cas de la Tunisie, souvent présentée comme la grande réussite du « printemps arabe » parce qu’elle a su en préserver les acquis démocratiques. Or, même si on l’ignore généralement au profit de considérations extasiées sur une prétendue différence culturelle — due notamment à la persistance d’un État tunisien au cours des trois derniers siècles —, l’« exception tunisienne » est principalement liée au rôle joué par l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), seul mouvement ouvrier organisé à la fois autonome et puissant dans le monde arabe (3). Le pays n’a pas cessé, toutefois, d’être secoué par des éruptions sociales, locales ou nationales, dont celle de Kasserine, ville du centre, en janvier 2016, et les importantes manifestations de janvier 2018. Parmi les autres pays de la région où ont surgi des mouvements sociaux de grande ampleur depuis 2011 figurent le Maroc, notamment dans la région du Rif depuis octobre 2016 ; la Jordanie, en particulier au printemps 2018 ; et l’Irak, de façon intermittente depuis 2015. Quant au Soudan, il a connu plusieurs vagues de protestation sociale depuis 2011, dont celle de 2013, durement réprimée.

Partout, les questions de l’emploi ou du coût de la vie ont été au centre des revendications. Ces problèmes étaient souvent exacerbés par la main trop visible du Fonds monétaire international (FMI), lequel s’est montré d’une fidélité inébranlable au credo néolibéral qui l’anime. Il fait preuve d’un dogmatisme totalement contraire aux leçons de l’expérience, corroborant l’accusation qui lui est faite de relever bien plus de la représentation des intérêts du grand capital que d’une rationalité pragmatique fourvoyée. Il a ainsi conclu que l’implosion du monde arabe était due à une application insuffisante de ses prescriptions, alors que, de toute évidence, elle résulte directement de ces mêmes prescriptions, complètement inadaptées au contexte régional.

Prônant le désengagement de l’État et postulant un rôle moteur du secteur privé dans le développement qui n’a jamais été attesté, le FMI a grandement contribué à produire le blocage économique régional. Depuis 2011, il a augmenté sa pression sur les gouvernements afin qu’ils observent à la lettre ses plans d’austérité. Le résultat ne s’est pas fait attendre : aux cas cités plus haut s’est même ajoutée une éruption sociale en Iran, où des causes identiques ont plus d’une fois donné des résultats similaires depuis décembre 2017, en dépit de la spécificité du système politique iranien par rapport à ses voisins arabes. En janvier 2018, des protestations provoquées par les diktats du Fonds secouaient donc simultanément trois pays de la région : Iran, Soudan et Tunisie.

Il n’est pas fortuit, par ailleurs, que le seul gouvernement qui ait pu imposer en bloc les mesures d’austérité requises par le FMI ait été le régime autoritaire du maréchal Al-Sissi. De cette « thérapie de choc » inaugurée en novembre 2016 la population égyptienne n’a connu jusqu’ici que le choc. Contrairement aux autres peuples de la région, elle ne s’est pourtant pas soulevée. Sa léthargie est due à la fois au climat répressif entretenu par le pouvoir et à la résignation suscitée par le constat que trois années de bouleversements, entre 2011 et 2013, n’ont servi qu’à instaurer un régime qui fait regretter celui de M. Hosni Moubarak (4). Une résignation qu’aggrave encore l’absence de toute solution de rechange crédible.

Néanmoins, l’expérience égyptienne n’a pas été vaine. Les peuples des pays voisins en ont retenu la leçon : ils sont maintenant prémunis contre les illusions du type de celles que s’étaient faites les Égyptiens lorsque leurs forces armées ont poussé à la démission M. Moubarak, le 11 février 2011, puis lorsqu’elles ont renversé son successeur élu et membre des Frères musulmans, M. Mohamed Morsi, en juillet 2013. Il est devenu clair pour tous que, lorsque les militaires forment l’ossature même du pouvoir politique, le président et son entourage immédiat ne représentent que le sommet de l’iceberg. La masse immergée est essentiellement constituée par le complexe militaro-sécuritaire — qu’il est maintenant convenu d’appeler « État profond », ce qui va bien avec la métaphore de l’iceberg.

Les systèmes politiques de l’espace arabophone sont tous dominés par des castes qui mettent en coupe réglée les États et leurs ressources. Ces systèmes relèvent de deux catégories : des familles régnantes dans un cadre monarchique ou prétendument républicain d’appropriation privée de l’État, et des castes militaro-sécuritaires et bureaucratiques dont les membres profitent d’un usufruit de l’État dans un cadre néopatrimonial. C’est cette différence entre les deux catégories qui a déterminé le sort contrasté des insurrections de 2011.

Des présidents sacrifiés par l’armée

En 2011, dans les États néopatrimoniaux que sont la Tunisie et l’Égypte, l’appareil étatique n’a pas tardé à se débarrasser du groupe dirigeant, devenu trop encombrant. Dans les États patrimoniaux, en revanche, les familles régnantes n’ont pas hésité à recourir à leurs gardes prétoriennes afin d’écraser les soulèvements dans le sang, précipitant ainsi leurs pays dans la guerre civile, comme en Libye et en Syrie, tandis qu’à Bahreïn l’intervention des monarchies du CCG dissuadait le mouvement populaire de prendre les armes. Le Yémen se situait dans une catégorie intermédiaire : la révolte de 2011 s’est conclue par un partage bancal du pouvoir qui devait fatalement aboutir à un conflit armé.

Le Soudan et l’Algérie appartiennent, eux, comme l’Égypte, à la catégorie des régimes à charpente militaro-sécuritaire. Et, comme en Égypte, les militaires ont fini par tenter d’apaiser la population révoltée en sacrifiant le président. M. Abdelaziz Bouteflika a été poussé à la démission par le commandement militaire algérien le 2 avril 2019, et M. Omar Al-Bachir a été destitué par la junte militaire soudanaise et mis aux arrêts le 11 avril.

Ce sont là deux coups d’État conservateurs, semblables à celui qu’avaient orchestré les militaires en Égypte en février 2011, lorsqu’ils avaient annoncé la « démission » de M. Moubarak : des putschs par lesquels l’armée se débarrasse du sommet de l’iceberg afin d’en préserver la masse immergée. Là encore, les militaires algériens et soudanais ont livré en pâture aux manifestants les proches du président déchu et les personnages et institutions les plus directement compromis dans les exactions et les malversations du régime honni. Mais, tant en Algérie qu’au Soudan, le mouvement populaire, instruit par l’expérience égyptienne (ainsi que par des expériences locales antérieures pour les anciennes générations soudanaises), n’est pas tombé dans le panneau. Il persiste à exiger, avec une remarquable ténacité, la fin du contrôle du pouvoir politique par les militaires et l’avènement d’un gouvernement véritablement civil et démocratique.

Ces nouveaux soulèvements ont en commun l’amplitude extraordinaire de la mobilisation et ses modalités exaltantes, dans la tradition de liesse des grandes révoltes émancipatrices qui mettent « l’imagination au pouvoir (5)  ». Ils ont également en commun la conscience très claire d’être en butte à un régime dont les militaires forment la charpente et dont leur haut commandement ne saurait par conséquent se faire le fossoyeur. Tant en Algérie qu’au Soudan, la plus haute instance militaire prétend devenir le fer de lance du changement révolutionnaire auquel aspire la population, à la manière des officiers libres dirigés par Gamal Abdel Nasser en 1952 en Égypte ou du Mouvement des forces armées du Portugal de 1974 — deux cas de rébellion de jeunes officiers contre leur hiérarchie ; mais bien peu en sont dupes.

Une différence majeure sépare cependant les deux révoltes de 2019, qui tient à la présence ou à l’absence de direction. C’est là un point crucial : l’échec patent de la plupart des soulèvements de 2011 ou le succès partiel du seul d’entre eux dont les conquêtes démocratiques ont pu être préservées étaient dus à cette question. Le « printemps arabe » a été qualifié de « postmoderne » en raison de l’illusion d’optique qui l’a fait prendre pour un mouvement sans direction. Or aucun mouvement populaire ne peut s’installer dans la durée dans ces conditions : même ceux dont la genèse est spontanée doivent se doter d’une direction s’ils veulent persévérer.

Compromission de l’opposition

Dans l’expérience tunisienne, les syndicalistes de l’UGTT ont joué un rôle-clé dans l’extension du soulèvement sur le plan national et dans le renversement de la dictature en janvier 2011. En Égypte, un conglomérat d’organisations politiques de l’opposition est à l’origine de la révolte et en a pris la tête jusqu’au départ de M. Moubarak. À Bahreïn, des membres de l’opposition politique et des syndicalistes sont montés en première ligne. Au Yémen, une partie des forces du régime s’est alliée à des forces d’opposition pour tirer profit du mouvement, au détriment des jeunes révolutionnaires qui avaient joué un rôle majeur dans son déclenchement. En Libye, l’évolution rapide vers un conflit armé a donné naissance à une direction où se mêlaient opposants anciens et nouveaux, dont des dissidents du régime. La Syrie a connu la plus longue expérience de direction horizontale — ce qui n’est pas la même chose, bien sûr, que l’absence de direction —, avec la constitution de comités de coordination fonctionnant grâce aux réseaux sociaux, jusqu’à ce que le Conseil national syrien, créé à Istanbul sous la double égide de la Turquie et du Qatar, s’octroie le rôle de leader.

Le tandem turco-qatari a réussi à placer sous sa tutelle tous les soulèvements de 2011, à l’exception du cas particulier de Bahreïn. Il y est parvenu grâce à son parrainage de la confrérie des Frères musulmans, qui, bien que n’ayant été nulle part à l’origine de la révolte, n’a pas tardé à s’y joindre et à prendre le dessus. Les Frères musulmans et assimilés disposaient déjà d’importantes organisations ayant pignon sur rue en Égypte et au Yémen. Bien que réduits à la clandestinité en Libye, en Tunisie et en Syrie, ils bénéficiaient dans ces trois pays d’un important réseau qui recevait, de même que les branches légales ou semi-légales de la confrérie dans les autres pays, le soutien matériel et télévisuel (à travers la chaîne Al-Jazira) de l’émirat du Qatar.

Sur fond de faiblesse générale des organisations de l’opposition libérale (au sens politique du terme) et de gauche dans l’espace arabophone, dépourvues de soutien étatique extérieur et éreintées par la répression, le réseau des Frères musulmans et assimilés a atteint l’apogée de son influence régionale en 2011-2012. Il a tiré pleinement avantage de l’organisation d’élections à brève échéance en Tunisie et en Égypte, s’emparant du pouvoir dans ces deux pays. La monarchie marocaine, elle, prenait les devants et cherchait à prévenir l’amplification de la contestation populaire enclenchée le 20 février 2011 en cooptant au gouvernement la branche locale de la confrérie.

Seule surprise : l’échec des Frères musulmans aux élections parlementaires de juillet 2012 en Libye, où ils furent largement devancés par l’Alliance des forces nationales, coalition de groupes politiques et d’organisations non gouvernementales d’orientation libérale qui remporta près de la moitié des suffrages (avec un taux de participation de 61,6 %) et près de cinq fois plus de voix que les Frères musulmans. Ce résultat arrivait après l’élection présidentielle en Égypte, en mai-juin 2012, où, au premier tour, le total des voix dispersées des candidats des partis libéraux et de gauche avait dépassé le résultat combiné des deux candidats de tête (celui des Frères musulmans et celui de l’ancien régime) et correspondait à plus du double du score de M. Morsi. Il apportait ainsi une démonstration supplémentaire du fait que, contrairement à une idée reçue d’inspiration orientaliste — au sens d’Edward Saïd (6) —, les populations de la région ne sont pas culturellement acquises à ce que d’aucuns appellent l’« islam politique ».

Plutôt que d’ordre culturel, le problème est classiquement d’ordre politico- organisationnel. Sont en cause, d’une part, l’incapacité des forces démocratiques — des libéraux (laïques et musulmans) à la gauche radicale —, qui ont partout traduit les aspirations majoritaires des mouvements populaires, à s’organiser en coalition ; et, d’autre part, leur incapacité à apparaître ensemble comme une solution de rechange aux deux pôles réactionnaires que forment les anciens régimes et leurs rivaux intégristes musulmans. Malheureusement, dans tous les pays qui ont été au premier plan du « printemps arabe » de 2011, les groupes de l’opposition libérale et de gauche ont commis l’erreur de se compromettre avec l’un des deux pôles réactionnaires pour lutter contre l’autre, passant même parfois de l’un à l’autre, selon l’identification par chacun du danger principal du moment. Il en a résulté la marginalisation de ces groupes sur la scène politique.

Dans une large mesure, les soulèvements en cours au Soudan et en Algérie sont tous deux immunisés contre une mainmise des intégristes musulmans. Cela renforce en retour leur opposition aux manigances des militaires : en effet, les Frères musulmans avaient représenté de précieux alliés de ces derniers en Égypte durant les premiers mois de 2011. En Algérie, l’épreuve de la « décennie noire » — l’affrontement sanglant entre le complexe militaro-sécuritaire et les intégristes du Front islamique du salut (FIS) et ses dérivés à la suite du coup d’État de janvier 1992 — a suscité une forte défiance envers ces deux acteurs. Quant à la branche algérienne des Frères musulmans, elle a collaboré avec les militaires et a longtemps soutenu M. Bouteflika, en participant notamment aux gouvernements formés sous son égide. Dans leur grande majorité, ceux qui mènent la mobilisation dans les rues algériennes depuis février dernier s’opposeraient à toute prétention des forces intégristes à diriger le mouvement avec autant, sinon plus, d’énergie qu’ils en mettent à rejeter la prétention du haut commandement militaire à porter leurs aspirations.

Au Soudan, la double opposition populaire aux deux pôles réactionnaires est d’autant plus radicale qu’ils ont gouverné en commun depuis le coup d’État perpétré en 1989 par M. Al-Bachir. Chef d’une dictature militaire alliée aux Frères musulmans (certes avec des hauts et des bas), ce dernier était en quelque sorte une combinaison de M. Morsi et de M. Al-Sissi (7). Un des aspects forts du soulèvement soudanais — d’une radicalité politique supérieure à celle de tous les soulèvements qu’a connus l’espace arabophone depuis 2011 — est son opposition déclarée à la fois au pouvoir des militaires et à celui de leurs compères islamistes, et la proclamation sans ambages de son aspiration à un gouvernement civil et laïque, démocratique et même féministe.

Cette radicalité est étroitement liée à un autre avantage qui contribue à la supériorité du mouvement soudanais : sa direction politique exceptionnelle. La mobilisation algérienne est limitée par la pluralité et l’horizontalité mêmes de ses instances organisatrices, où coopèrent, grâce aux réseaux sociaux, étudiants organisés sur leurs lieux d’études, groupes de l’opposition politique libérale et de gauche, collectifs de travailleurs et de membres des professions libérales, sans qu’aucune instance soit en mesure d’en revendiquer la direction. En revanche, personne ne conteste le rôle de premier plan que jouent au Soudan les Forces de la Déclaration de la liberté et du changement (FDLC).

Dans cette coalition constituée autour de la déclaration dont elle porte le nom, adoptée le 1er janvier 2019, l’Association des professionnels soudanais occupe une place centrale. Elle a été créée en octobre 2016 dans la clandestinité par des médecins, des journalistes et des avocats auxquels se sont joints d’autres collectifs : enseignants, ingénieurs, pharmaciens, artistes et, plus récemment, ouvriers, cheminots, etc. Les FDLC comprennent aussi un large éventail de forces politiques d’opposition, allant du parti Oumma — dirigé par M. Sadek Al-Mahdi, deux fois premier ministre dans les années 1960 et 1980, libéral et chef d’un ordre religieux musulman soufi — au Parti communiste soudanais, le plus important des partis communistes encore actifs dans le monde arabe (même s’il s’est considérablement affaibli depuis les années 1960), en passant par des mouvements régionaux de lutte armée contre le régime de M. Al-Bachir. Y participent également deux groupes féministes, l’initiative Non à l’oppression des femmes et les Groupes féministes civils et politiques, dont l’influence est bien visible dans le programme de la coalition. Elle se traduit par exemple par la revendication d’un quota de 40 % réservé aux femmes dans l’assemblée législative que la coalition exige de mettre sur pied (l’Association des femmes démocrates a également joué un rôle notable dans la contestation et dans le processus constituant en Tunisie, mais la revendication féministe y apparaissait moins centrale).

Sur le Soudan, David Pilling, journaliste au Financial Times, a eu ce commentaire qui n’aurait pas déparé dans une gazette d’extrême gauche : « Bien que le soulèvement doive beaucoup à la technologie du XXIe siècle, avec la force organisatrice des smartphones et des mots-clics, un mouvement qui présente des aspects à la fois laïques et syndicaux a comme un air rétrorévolutionnaire. On ne peut savoir avec certitude à quoi ressemblaient la Russie en 1917, lorsque le tsar fut renversé, ou la France durant les journées exaltantes et idéalistes de l’éphémère Commune de Paris, en 1871. Mais on y a probablement respiré quelque chose de semblable à l’air de Khartoum en avril 2019  (8).  »

Les FDLC sont engagées dans un bras de fer avec le haut commandement militaire autour de deux questions essentielles : qui doit exercer le pouvoir durant la période de transition, et combien de temps celle-ci doit-elle durer ? La coalition exige la formation d’un conseil de souveraineté dans lequel elle prédominerait, avec une participation militaire minoritaire, tandis que les forces armées insistent pour garder le contrôle du pouvoir souverain. Il peut sembler paradoxal que la coalition exige en outre une période transitoire de trois ans au moins avant l’organisation d’élections, tandis que les militaires veulent la limiter autant que possible. Mais les FDLC ont tiré la leçon des élections constitutionnelles, législatives et présidentielles organisées à brève échéance en Tunisie et en Égypte, qui ont favorisé la polarisation réactionnaire au détriment des progressistes. Elles veulent se donner le temps de construire de nouvelles institutions pour un pouvoir civil, démocratique et laïque, progressiste sur le plan socio-économique comme sur celui de la condition féminine — autant de dimensions que traduit leur projet de Constitution transitoire. Elles veulent aussi se donner le temps de construire une force politique progressiste capable de consolider son leadership dans un cadre partidaire, aujourd’hui inadéquat.

On comprend dès lors pourquoi le soulèvement soudanais suscite au sein des forces réactionnaires de la région une inquiétude bien plus grande que son équivalent algérien. Les frères ennemis du CCG — Saoudiens et Émiratis comme Qataris — ont tous offert leur aide à M. Al-Bachir avant sa chute. L’axe Abou Dhabi – Riyad a redoublé d’efforts dans le soutien aux militaires, maintenant dirigés par des officiers ayant combattu à ses côtés au Yémen. Il cherche à faire éclater la coalition progressiste en retournant sa fraction « modérée », notamment Oumma, tandis que l’armée est encouragée à recourir à la démagogie religieuse — elle accuse les FDLC de vouloir expurger la législation soudanaise de la charia —, avec le soutien des salafistes, clients des Saoudiens, et des Frères musulmans, clients du Qatar, qui contestent le leadership populaire des FDLC.

La situation débouchera-t-elle sur une radicalisation révolutionnaire, comme dans la Russie de 1917, ou sur une « semaine sanglante », comme celle qui mit fin à la Commune de Paris, pour reprendre les comparaisons faites par le journaliste du Financial Times ? Le principal atout des révolutionnaires soudanais est leur grande influence sur les soldats et les officiers subalternes, dont certains ont utilisé leurs armes pour défendre les protestataires. C’est ce qui a poussé le haut commandement à refuser de faire donner la troupe contre le mouvement lorsque M. Al-Bachir l’y a incité. Ce facteur déterminera le sort de la révolution soudanaise comme il a déterminé le sort contrasté de ses précédents russe et parisien.

Gilbert Achcar

Professeur à l’École des études orientales et africaines (SOAS) de l’université de Londres, auteur notamment de Symptômes morbides. La rechute du soulèvement arabe, Sindbad, Paris, 2017.

(1Cf. Bahey Eldin Hassan, «Égypte. Le coup d’État permanent», Orient XXI, 15 avril 2019.

(2On trouvera analyses et données chiffrées de ce blocage dans Le peuple veut. Une exploration radicale du soulèvement arabe, Sindbad, Paris, 2013.

(3À propos de l’UGTT, colauréate du prix Nobel de la paix en 2015, lire Hèla Yousfi, «Un syndicat face à Ennahda», dans «Le défi tunisien», Manière de voir, n° 160, août-septembre 2018.

(4Lire Pierre Daum, «Place Tahrir, sept ans après la “révolution”», Le Monde diplomatique, mars 2018.

(5«“L’imagination au pouvoir”, une interview de Daniel Cohn-Bendit par Jean-Paul Sartre», Le Nouvel Observateur, Paris, 20 mai 1968.

(6Edward W. Saïd, L’Orientalisme. L’Orient créé par l’Occident, Seuil, Paris, 1980.

(7Cf. «The fall of Sudan’s “Morsisi”», Jacobin, 12 mai 2019.

(8David Pilling, «Sudan’s protests feel like a trip back to revolutionary Russia», Financial Times, Londres, 24 avril 2019.

 

L'intégrisme-l'ogre-de-l'impérialisme

L’intégrisme-l’ogre-de-l’impérialisme

“al-’Akidat” demande aux FDS et à la coalition internationale de « remettre les régions arabes à une administration locale


al-Chahil - Deir Ez-Zor

Réunion de la tribu d’al-Akidat – ville d’al-Chahil, Deir Ez-Zor 13/5/2019

Des représentant de la tribu “al-’Akidat” demandent aux FDS et à la coalition internationale de « remettre les régions arabes à une administration locale, libérer les détenus et la nécessité de chasser les milices iraniennes de l’Euphrate ouest

13 mai 2019 – OSDH

L’OSDH a appris qu’une réunion s’était tenue ce matin dans la ville d’Al-Chahil, à laquelle ont participé des chefs et des dignitaires de la tribu al-’Akidat à Deir Al-Zour, afin de discuter de la situation de la tribu, après les deux massacres perpétrés par les forces de la coalition internationale et les FDS. En fin de la réunion, un communiqué a été lu par (le cheikh Rachid Jamil al-Hafl) dont une copie est parvenue à l’OSDH :
« 1. Annexer la région occidentale de l’Euphrate à sa partie est, et chasser les milices iraniennes, russes et du régime.
2 – Demander aux forces de la coalition internationale de confier l’administration des régions arabes à leurs enfants, à l’instar des Kurdes dans leurs régions
3. Libération de détenus civils
4- Évacuation de femmes et d’enfants des camps du gouvernorat
5. Demander l’ouverture d’une enquête sur les massacres qui ont eu lieu à al-Chahil et confirmer que les victimes étaient que des civils »

Il a été convenu de former un comité composé de dignitaires du clan pour s’entendre et communiquer avec la coalition internationale.

L’OSDH a publié le 3 mai que le « Conseil démocratique de la Syrie » avait organisé « le Forum des tribus syriennes », dans la ville d’Ain Issa, au nord-ouest de la Syrie, dans le Rif de la province de Raqqa, où des dirigeants et des représentants du Commandement des forces démocratiques de la Syrie ont rencontré des centaines de représentants de dix tribus syriennes parmi tant d’autres, ainsi que des regroupements civils et populaires, vendredi 3 mai dans le cadre d’une coordination conjointe entre les parties, pour prévenir les risques et renoncer aux troubles, que les acteurs régionaux cherchent, par le biais de groupes, à planifier, afin d’entraîner la région dans le chaos. L’OSDH a publié également le 28 avril 2019, qu’une réunion a eu lieu dans la zone de Maamel, entre des représentants des forces démocrates de la Syrie et des dignitaires du clan al-Bakir à laquelle appartient la famille de Farhan Machhour al-Sarhan, qui a été tué par les forces de la coalition et les FDS il y a quelques jours. Les sources avait rajouté que le commandement de ces derniers a demandé la présence des représentants des manifestants, mais ils ont refusé et ont préféré envoyer des réclamations, dont ci-après le contenu:
« 1 – l’arrêt de la campagne arbitraire des services de sécurité contre les innocents
2 – libération des détenus arrêtés par le biais de rapports malveillants et des accusations (Daechi – bouclier de l’Euphrate / membres de Daech ou avec la Turquie)
3. Libération des femmes et des enfants qui sont détenus dans des camps
4 – L’arrêt de la collaboration avec le régime et de la contrebande de pétrole par les passages
5- Activer le rôle des dirigeants natifs de la région au sein des FDS
6 – Traitez les habitants de Deir Ez-Zor, al-Hassakah et al-Raqqa convenablement leur permettant de  circuler (entrer et  sortir) sans garant
7. Suppression du recrutement obligatoire pour se contenter de volontaires
8 – Abolir le rôle des cadres présents au conseil civil et activer le rôle des présidents de comités et du président du conseil civil
8. Restreinte dans le carburant et l’électricité
9- Ne pas attaquer les manifestants
10. Résoudre les problèmes causés par le commandement militaire avec des civils »

 

Deir Ez-Zor24.net obtient des informations exclusives sur l’identité des victimes du débarquement qui a eu lieu à al-Chahil

10 mai 2019
Spécial Deirezzor 24

Le réseau Deirezzor 24 a obtenu des informations exclusives sur l’identité des personnes morts au cours de l’opération de débarquement aérien menée par la Coalition internationale avec la participation des Forces démocratiques de la Syrie et des éléments des Forces spéciales américaines le 9-mai-2019 dans la ville d’al-Chahil, dans la campagne Est de Deir Ez-Zor.

Selon les informations exclusives obtenues par le réseau Deirezzor 24, deux des morts, que les Forces démocratiques de la Syrie prétendaient qu’ils étaient des cellules dormantes de l’organisation Daech, n’avaient aucun lien avec l’organisation, mais étaient des membres des FDS, tandis nos sources ont confirmé que les autres victimes étaient des civils et n’avaient aucune activité sécuritaire ou militaire, les mêmes sources nous ont confirmé que les deux éléments sont Ahmad Khleif al-Osman et son frère Mohammed ont été tués dans les affrontements qui ont suivi le débarquement aérien dans la ville de al-Chahil.

Selon les sources, les deux éléments, dont les photos ont été publiées indiquant qu’il s’agit de cellule de l’organisation Daech, étaient, en fait, deux recrutés dans les rangs de FDS, les fausses information avait pour but de dissimuler le massacre de civils dans la ville.

D’après les photographies exclusives obtenues par Deirezzor 24 montrent les deux hommes, Mohammed et Ahmed Khleif al-Osman, étaient vêtus de l’uniforme des FDS.

Les images réfutent le récit des FDS, selon lequel la totalité des morts dans l’opération du débarquement faisaient partie de l’oganisation Daech, et qu’ils étaient tués grâce à une opération de sécurité précise.
La Coalition internationale, avec la participation des FDS, avait perpétré un massacre similaire le 25 /4/2019 dans la ville de Dhaman, dans la banlieue nord de Deir Ez-Zor, tuant quatre civils qui ont été liquidés directement dans leur maison.

 

قتلى عملية الإنزال في الشحيل هم عناصر لقسد … ديرالزور24 تحصل على معلومات حصرية حول الحادثة

١٠ مايو ٢٠١٩
خاص ديرالزور24

حصلت شبكة ديرالزور24، على معلومات حصرية حول هوية القتلى الذين سقطوا في عملية الإنزال الجوي التي نفذها التحالف الدولي بمشاركة قوات سوريا الديمقراطية، وعناصر من القوات الأمريكية الخاصة، بتاريخ 9-5-2019، في مدينة الشحيل بريف ديرالزور الشرقي.

ووفق المعلومات الحصرية التي حصلت عليها شبكة ديرالزور، فإن اثنين من القتلى الذين ادعت قوات سوريا الديمقراطية أنهم خلايا لتنظيم داعش، لم يكن لهم أيّة صلة بالتنظيم، بل كانوا عناصر في قسد، فيما أكدت المصادر الحصرية أن باقي الضحايا هم مدنيون ولا يوجد لديهم أي نشاط أمني أو عسكري , كما أكدت ذات المصادر للشبكة، أن العنصرين هما أحمد خليف العصمان، وشقيقه محمد، قتلا في الاشتباكات التي تلت عملية الإنزال الجوي على مدينة الشحيل.

ووفق المصادر فإن العنصرين الذين بثت قسد صورهم على أنهم خلايا لتنظيم داعش، هم عناصر مجندين لدى قسد، وتم الترويج على أنهم خلايا للتنظيم، للتغطية على المجزرة التي ارتكبت بحق المدنيين في البلدة.
وتظهر الصور الحصرية التي حصلت عليها ديرالزور24، العنصرين محمد وأحمد خليف العصمان، وهما يرتديان زي عسكري يتبع لقوات سوريا الديمقراطية.

وتفنّد صور القتلى الرواية المقدمة من قبل قسد، على أن جميع القتلى في عملية الإنزال هم من تنظيم داعش، وأن قتلهم تم عبر عملية أمنية دقيقة.
هذا وكان التحالف الدولي بمشاركة قسد قد ارتكب مجزرة مماثلة في بلدة ضمان بريف ديرالزور الشمالي بتاريخ 25-4-2019، راح ضحيتها أربعة مدنيين تمت تصفيتهم بشكل مباشر في منزلهم.

Des informations sur une nouvelle agression en cours de préparation dans le désert syrien ci-après les détails ..


Comions d'aides militaires et logistique aux FDS à l'est de l'Euphrate 2019

Des informations sur une nouvelle agression en cours de préparation dans le désert syrien ci-après les détails ..

27 avril 2019

Au milieu des nouvelles sur la préparation des « Forces démocratiques de la Syrie – FDS » avec le soutien de « la coalition internationale » pour lancer une agression contre l’armée arabe syrienne, l’organisation terroriste « Daech » a renforcé ses attaques dans la Badia orientale contre les positions de l’armée, qui lui a fait face vaillamment, tandis que l’organisation a réduit l’intensité de ses attaques conte les positions des « FDS ».

Une source proche de la direction des « Unités de protection du peuple » kurde, qui est l’épine dorsale de « FDS », a indiqué que ce dernier avait envoyé des forces spéciales sur le champ pétrolifère d’Al-Omar dans la campagne de Deir Ez-Zor, en vue d’une éventuelle opération contre l’armée et les forces alliées sur les rives de l’Euphrates, près de la frontière irakienne, avec l’appui des forces de la « Coalition internationale », d’après le site «Basneoz» kurde.

La source a ajouté que les « FDS » enverront des troupes supplémentaires d’autres régions sur le champ pétrolifère Al-Omar dans les prochaines semaines, soulignant que le processus vise à couper la route terrestre de Téhéran à Damas et à Beyrouth via Bagdad et d’empêcher l’armée et les forces alliées « d’établir des bases militaires dans cette région ».

La source a lié le lancement de l’opération à ce qu’il a appelé la « position » du gouvernement syrien et de ses alliés dans la région, ajoutant que « la coalition » avait envoyé des renforts dans la région, notamment des véhicules blindés, des véhicules 4×4 et du matériel logistique destinés au même objectif.

Il est à noter que l’organisation terroriste « Daech » qui est sorti de son dernier fief la ville de Baghouz, à l’est de l’Euphrate après un accord avec les « FDS » et la « coalition » a commencé à débuté ses attaques dans la Badia (le désert) s’étendant du mont Abu Rajmin au nord-est de Palmyre jusqu’à la campagne occidentale de Deir Ez-Zor, dans une zone allant jusqu’à 4000 km2, contre les positions de l’armée syrienne, ce qui signifie une coordination entre l’organisation d’une part et les « FDS » et la « coalition » de l’autre, pour lancer cette attaque contre les positions de l’armée dans la région.

L’OSDH a indiqué dans son rapport qu’il existe une « escalade importante » dans les attaques de « Daech » et ses cellules dans différentes zones situées à l’ouest de l’Euphrate et dans la Badia syrienne depuis la l’annonce de la « coalition » et des « FDS » de ce qu’ils ont appelé la « défaite » présumée de l’organisation terroriste à l’est de l’Euphrate Le 23 mars dernier.

Il a souligné que l’organisation voulait « communiquait délibérément des messages à la communauté internationale en intensifiant ses attaques en Syrie » et a reconnu le recule des représailles de l’organisation dans les zones contrôlées par les « FDS » à l’est de l’Euphrate, en échange d’une « forte escalade » dans les zones situées à l’ouest de l’Euphrate et du désert syrien contrôlé par l’armée arabe syrienne.

L’Observatoire a indiqué que l’organisation avait attaqué les forces de l’armée arabe syrienne et ses forces alliées dans la région d’Al-Karaa, dans le désert du nord-est de Souwayda, suivie d’une autre attaque sur la région de Boqross sur les rives de l’Euphrate occidental, où se trouvent les forces armées et les forces alliées.

Il a ajouté: Non seulement ces attaques ont été organisées, mais elles se sont intensifiées au sein de Homs et de Deir Ez-Zor, où des embuscades des forces de l’armée ont eu lieu dans le désert des champs du sud, et ont attaqué les forces de l’armée dans le désert au sud-est de Deir Ezzor.

Selon « l’Observatoire », la récente attaque sur la zone d’Al-Karaa était la plus violente parmi les attaques récentes, qui ont causé des dizaines de martyrs et de blessées parmi les forces de l’armée et les forces alliées et précédées par une attaque de l’organisation sur la Badia du Qouriya à l’est de Deir Ez-Zor, causant des morts et des blessés des forces de l’armé et les forces alliées aussi.

L’Observatoire a indiqué qu’au moins 69 membres des forces de l’armée arabe syrienne et des forces alliées avaient été tués lors d’attaques et d’attentats à la bombe perpétrés par l’organisation terroriste dans l’ouest de l’Euphrate, la Badia de Deir Ez-Zor, Homs et Souwayda, contre 22 hommes armés de l’organisation au cours de la même période, tandis que des pages publiées sur le réseau de «Facebook» ont confirmé que l’armée avait répondu courageusement à toutes les attaques précédentes et contrecarré toutes les attaques, de l’organisation lui subissant de lourdes pertes.

Par ailleurs, des timides opérations contre les « FDS » ont eu lieu par rapport à des opérations contre l’armée, où le bureau de presse de la wilayat « Al-Baraka » spécialisé dans la transmission des informaion de l’organisation à Deir Ez-Zor: « qu’un détachement de sécurité de ses hommes armés a repéré un camion transportant plusieurs miliciens kurdes à l’intérieur de la ville de Hajine dans la banlieue est de Deir Ez-Zor et l’ont fait exploser avec un engin explosif, tuant et blessant des personnes à bord, tandis que l’agence « A’Maq » de l’organisation a confirmé la mort de 7 hommes armés du « FDS» et blessant 6 autres.

L’Observatoire a également confirmé que les cellules de Daech et dans le cadre de ses « Opérations de revanche pour la wilayat du Levant» avaient tué un homme armé de « FDS », abattu dans la ville de Kasra, dans la campagne ouest de Deir Ez-Zor.

L’Observatoire a souligné que la soi-disant « présidence conjointe de l’Assemblée du peuple dans la Bassira et ses campagnes » sou le contrôle des « FDS » avait publié une circulaire imposant le couvre-feu à Al-Bassira, Al-Sour, à Thibiane et à Granige dans le secteur est de la campagne de Deir Ez-Zor, de 21 heures à 5 heures du matin, à partir du 23 avril jusqu’au 3 mai prochain.

L’Observatoire a confirmé que le bilan des morts s’élevait à 280 hommes armés et des civils travaillant dans le secteur pétrolier et responsables des services, tués dans quatre gouvernorats: Alep, Deir Ez-Zor, Raqqa et Hassaka, ainsi que dans la région de Manbej au nord-est d’Alep, contrôlée par les FDS.

Pendant ce temps, l’administration du passage «Simalka» sous le contrôle de « FDS » à la frontière syro-irakienne dans la province de Hasaka avait annoncé l’arrêt du passage frontalier pour les passagers et les marchandises commerciales entre Al-Hassaka et le Kurdistan irakien pendant une journée à la suite de la sortie du pont alloué pour ce service en raison de la montée du niveau de l’eau.

Cela intervient une semaine après l’annonce de la réouverture du passage suite à sa fermeture durant deux semaines pour entretiens après la hausse du niveau de la rivière.

 

أنباء عن عدوان جديد يتم التحضير له في البادية السورية هذه تفاصيله..

Amnesty : Une enquête sans précédent révèle que la coalition dirigée par les États-Unis a tué plus de 1 600 civils pris au piège dans Raqqa


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Syrie. Une enquête sans précédent révèle que la coalition dirigée par les États-Unis a tué plus de 1 600 civils pris au piège dans Raqqa

  • Amnesty International et Airwars lancent un site Internet interactif qui recense des centaines de victimes civiles.
  • La plus grande enquête sur les victimes civiles dans l’histoire de la guerre moderne.
  • Les forces américaines, britanniques et françaises s’enfoncent dans le déni, ne reconnaissant que 10 % du nombre de décès de civils.

Des dizaines de camions pénètrent dans les zones contrôlées par les FDS à l’est de l’Euphrate –


Comions d'aides militaires et logistique aux FDS à l'est de l'Euphrate 2019

Des dizaines de camions pénètrent dans les zones contrôlées par les FDS à l’est de l’Euphrate, c’est le 8e convoi d’assistance militaire et logistique depuis l’annonce de la suppression de l’organisation Daech

22 avril 2019 -OSDH

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a appris qu’un nouveau lot de dizaines de camions transportant une assistance logistique et militaire est entré par le passage de Smilka lundi soir (22 avril) depuis le nord du pays. C’est la huitième du genre depuis l’annonce du contrôle de la Coalition internationale et des FDS de l’est de l’Euphrate.

L’OSDH, a publié le 19 avril, qu’il a observé l’entrée de quelque 150 camions qui était le 7e convoi du genre vers le territoire syrien. Il transportait à bord de l’aide, du matériel logistique et militaire et pénétrait dans les zones des FDS à l’est de l’Euphrate venant du nord de l’Irak.
Le total des sept convois entrés dans la région de l’est de l’Euphrate a atteint au moins 810 camions depuis l’annonce du contrôle de la coalition internationale et des FDS sur l’Euphrate de l’Est.
 
Le 15 avril, l’OSDH a annoncé l’entrée d’au moins 95 camions en territoire syrien venant du nord de l’Irak, qui était le 6e convoi transféré par la Coalition internationale aux FDS, transportant de l’assistance logistique et militaire ainsi que du matériel, notamment des véhicules blindés. Une partie du convoi s’est rendue à l’aéroport d’Ain al-Arab (Kobané), tandis que l’autre convoi s’est dirigé vers Al-Chaddadi dans la campagne d’al-Hassaké.

 L’OSDH a également publié le 8 avril l’entrée d’une centaine de camions, la nuit du dimanche à lundi, transportant une aide logistique et d’autres véhicules militaires. Deux véhicules blindés ont été vus à la base Kobané, à l’est de l’Euphrate. C’est la première fois que des chars de l’OTAN sont vus dans la région: des cargaisons ont été distribuées dans les zones de contrôle des FDS, certaines dans la région d’Ein al-Arab (Kobané) et ses environs, ainsi qu’à Tal al-Tamer, al-Chaddadi à al-Hassaké, et une autre à Deir Ez-Zor.

Le 6 avril, une soixantaine de camions chargés de véhicules Hummer, d’assistance militaire et logistique, sont entrés dans la région de l’Est de l’Euphrate en provenance de la région du Kurdistan irakien, accompagnés de dix citernes chargés de carburant venant de la région du Kurdistan irakien, vers les zones contrôlées par les FDS à l’est de l’Euphrate. Avec le quatrième convois entrés dans la zone de l’est de l’Euphrate le nombre a ainsi atteint 560 camions.

Après la fin des opérations militaires contre l’organisation de « l’État islamique », l’OSDH a publié le 1er avril 2019 que des dizaines de camions chargés d’une assistance militaire en équipements logistique et militaire sont arrivés dans la région de l’Est de l’Euphrate, dans un nouveau lot provenant de l’Alliance internationale.

Le 25 mars 2019, après l’annonce de la victoire des FDS et de la Coalition internationale contre l’organisation de « État islamique » dans l’est de l’Euphrate, les forces de la Coalition a amené environ 400 camions chargés de voitures et de mécanismes, d’équipements militaires et de logistique. Le premier chargement est entré à la base du Chaddadi et des bases situées dans la campagne de Hassaké, tandis que le second convoi s’est dirigé vers la base dans la campagne de Ein Arab (Kobané).

Le 19 mars, l’OSDH a surveillé l’entrée d’environ 200 camions en provenance de la région du Kurdistan d’Irak en direction de l’Euphrate oriental, transportant du matériel militaire et de la logistique, accompagnés de deux avions de l’Alliance internationale, où le convoi se dirigeait vers la base de Kharab ’Achek dans la campagne d’Ein al-Arab (Kobané), dans le secteur nord-est du gouvernorat d’Alep.

Le 11 mars, un convoi de camions chargés est entré dans le gouvernorat d’Al-Hassaké avec du matériel et du logistique utilisés dans le processus de reconstructio, tandis que des sortant ont étaient transportés vers la campagne du gouvernorat de Deir Ez-Zor dans les région sous contrôle des FDS.

Le 26 février 2019, quelque 200 camions et transporteurs, dont certains avaient entamé le processus de chargement des équipements militaires des forces américaines et de la Coalition internationale pour les transférer hors du territoire syrien, afin de transférer les équipements du processus de retrait annoncé par Donald Trump le 19 décembre / Décembre 2018.

 Le 24 janvier 2019, au moins 250 camions de la Coalition internationale chargés d’armes, de munitions et de matériel logistique sont entrés en territoire syrien et ont été distribués aux bases de la Coalition internationale à Ain Al Arab (Kobané), d’Ain Issa, Raqqa, Tal Tamer, Alep et Hassaké.

D’autre part, des sources fiables ont informé l’OSDH que des centaines de soldats américains sont entrés en territoire syrien au cours des dernières 24 heures.

Le 14 janvier, un convoi d’une centaine de véhicules transportant du matériel militaire et logistique est entré dans l’est de l’Euphrate, en provenance de la région du Kurdistan irakien et s’est dirigé vers les bases de la Coalition internationale.

 Le 11 janvier, un convoi d’environ 150 véhicules transportant des véhicules blindés et du matériel militaire et logistique s’est dirigé vers la base de Jalabiyé dans la campagne nordique d’Al-Raqqa et l’aéroport d’Ain Al-Arab (Kobané), dans la campagne rurale d’Alep, transportant du matériel pour les forces militaires qui ont été remplacées il y a quelques jours par des troupes venant de bases américaines en Irak, ces renforts arrivant quelques heures après le retrait de 10 véhicules américains de la base de Rumailan dans le nord-est de Hassaké vers la partie irakienne, accompagnés par des équipes d’ingénieurs miniers et 150 soldats américains.

(…)

 

عشرات الشاحنات تدخل مناطق سيطرة قوات سوريا الديمقراطية شرق الفرات في ثامن دفعة مساعدات عسكرية ولوجستية منذ إعلان القضاء على التنظيم

OSDH- 22 /avril /2019

علم المرصد السوري لحقوق الإنسان أن دفعة جديدة من الشاحنات دخلت مساء اليوم الاثنين عبر معبر سميلكا نحو مناطق سيطرة قوات سوريا الديمقراطية قادمة من شمال العراق، حيث دخلت عشرات الشاحنات التي تحمل على متنها مساعدات لوجستية وعسكرية واتجهت إلى عامودا ومنها إلى الحسكة، حيث تعد هذه الدفعة هي الثامنة من نوعها، منذ الإعلان عن سيطرة التحالف الدولي وقوات سوريا الديمقراطية على شرق الفرات، وكان المرصد السوري نشر في الـ 19 من شهر نيسان الجاري، أنه رصد دخول دفعة جديدة من الشاحنات وهي السابعة من نوعها نحو الأراضي السوري، وفي التفاصيل التي حصل عليها المرصد السوري فإن نحو 150 شاحنة تحمل على متنها مساعدات ومعدات لوجسنية وعسكرية دخلت نحو مناطق سوريا الديمقراطية في منطقة شرق الفرات قادمة من شمال العراق، وذلك عند منتصف الليلة الماضية، وبذلك فإنه يرتفع إلى 810 على الأقل تعداد الدفعات السبعة التي دخلت لمنطقة شرق الفرات، منذ الإعلان عن سيطرة التحالف الدولي وقوات سوريا الديمقراطية على شرق الفرات، ونشر المرصد السوري في الـ 15 من شهر نيسان الجاري، أنه دخول ما لايقل 95 شاحنة نحو الأراضي السوري قادمة من شمال العراق، حيث تحمل الشاحنات على متنها مساعدات ومعدات لوجستية وعسكرية من ضمنها مدرعات واتجه رتل من الشاحنات نحو مطار عين العرب (كوباني) بينما اتجه رتل آخر نحو الشدادي بريف الحسكة، وتعد هذه الدفعة هي السادسة من نوعها التي يستقدمها التحالف الدولي إلى قوات سوريا الديمقراطية، ونشر المرصد السوري في الـ 8 من شهر نيسان الجاري، أن مدرعتين اثنتين جرى مشاهدتها في قاعدة كوباني شرق منطقة الفرات، وأبلغت مصادر موثوقة المرصد السوري أن المدرعتين تابعة لقوات حلف الناتو ودخلت مساء أمس الأحد الـ 7 من شهر نيسان الجاري عبر معبر سيملكا شمال العراق باتجاه منطقة شرق الفرات ووصلت إلى مطار كوباني، حيث تعد هذه المرة الأولى التي تُشاهد فيها مدرعات تابعة لحلف الناتو في المنطقة، فيما كان المرصد السوري نشر صباح اليوم الاثنين، أنه تتواصل عمليات دخول الشاحنات القادمة عبر إقليم “كردستان العراق” نحو مناطق قوات سوريا الديمقراطية شرق نهر الفرات، حيث رصد المرصد السوري لحقوق الإنسان دخول نحو 100 شاحنة منتصف ليل الأحد – الاثنين تحمل على متنها مساعدات لوجستية وأخرى عسكرية وآليات وعربات، وتوزعت على مناطق سيطرة قسد، حيث اتجه قسم منها نحو منطقة عين العرب(كوباني) ومحيطها، وقسم أخرى نحو تل تمر والشدادي في الحسكة، وأخرى نحو دير الزور.

Plus de 50 membres de “l’Etat islamique/Daech » ont été tués dans des raids …


 

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Plus de 50 membres de “l’Etat islamique/Daech » ont été tués dans des raids de la Coalition internationale sur les grottes de Baghouz à l’est de l’Euphrate

28 mars 2019 – OSDH

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a suivi les frappes effectuées par des avions de l’Alliance internationale sur la région d’Al-Baghouz, dans la campagne de Deir Ez-Zor, sur les rives orientales de l’Euphrate, dans les détails fournis par l’OSDH, des avions de la coalition internationale ont bombardé avec des des roquettes et des bombes, les grottes et les tunnels dans la région de Baghouz causant un grand nombre de morts. L’observatoire syrien a documenté l’assassinat d’au moins 50 membres de l’organisation qui se cachent dans la région, après son achèvement complet dans l’Est de l’Euphrate en tant que force dominante. Ces frappes aériennes coïncident avec le maintien des forces spéciales de la Coalition internationale et des forces spéciales des FDS visant des opérations de peignage dans le secteur est dans la campagne de Deir Ez-Zor. Des sources fiables ont confirmé que les opérations comprenaient des tunnels et des grottes où des membres de l’organisation et les dirigeants de la première rang de l’organisation, dans une tentative de faire pression sur ceux qui ont refusé de se rendre, ou de sortir de la région, où la peur régnait au sujet du destin des milliers de personnes enlevées par les intégristes dont ceux qui ont été transférés de plusieurs prisons sous le contrôle de l’organisation “État islamique”, qu’ils aient été exécutés, notamment après la confirmation de ceux qui ont pu sortir dernièrement qui ont confirmé l’exécution de centaines d’enlevés par l’organisation. Durant la période de contrôle de l’organisation sur de vastes zones, qui couvraient plus de la moitié du territoire syrien, figuraient parmi les arrêtés : l’archevêque John Abraham, Paul Yazigi, le père Paolo Dallio, un journaliste britannique et d’autres journalistes, ainsi que des centaines de personnes enlevées de la région d’Ain al-Arab (Kobané)

En dépit des opérations de peignage menées dans la région d’Al-Baghouz, dans la banlieue est de Deir Ez-Zor, sous le contrôle de commandos américains et de forces spéciales de la Coalition internationale des tunnels et des grottes de Bahguoz, à la recherche des personnes enlevées et des personnes cachées, y compris des dirigeants de l’État islamique, de l’or, des fonds et de la richesse de l’organisation, mais les opérations de peignage n’ont jusqu’à présent donné aucun résultat,…

أكثر من 50 قتيل من عناصر تنظيم “الدولة الإسلامية” في غارات للتحالف الدولي على كهوف الباغوز بشرق نهر الفرات

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