Les 6 premiers mois de l’année 2020.. La machine de guerre n’a pas épargné les Syriens


https://www.almodon.com/File/GetImageCustom/08a83d71-e3eb-43a5-96fd-d866275dc017/769/438

Al-Modon-04/07/2020

Le Réseau syrien des droits de l’homme a publié un rapport sur la situation des droits de l’homme en Syrie et a souligné les violations des droits de l’homme mises en œuvre par les parties au conflit et les forces dominantes en Syrie au premier semestre 2020.

Le rapport indique que les voitures piégées, la propagation de la pandémie de Coronavirus et la détérioration de la situation économique; étaient parmi les facteurs les plus importants affectant la vie des citoyens syriens au premier semestre de l’année.

Civils victimes de la guerre et de la tortures:
Au premier semestre 2020, le rapport a enregistré la mort de 1006 civils, dont 218 enfants et 113 femmes, dont la plupart ont été tués par les forces du régime syrien et son allié russe. Le rapport fait également état du meurtre de 71 personnes décédées des suites de tortures et au moins 30 massacres.

Infograph affiche le résultat des violations des droits de l’homme les plus importantes en Syrie au premier semestre 2020
Selon la documentation du Syrian Network for Human Rights https://t.co/apWUdZPoNn pic.twitter.com/BcseAIFh16 — الشبكة السورية (@SN4HR) July 3, 2020

Au mois de juin:
Le rapport note que 96 civils ont été tués en juin seulement, dont 11 enfants et 10 femmes, et 14 victimes décédées des suites de tortures. En plus d’au moins deux massacres.

Détentions arbitraires:
Au cours du premier semestre de 2020, le rapport a documenté au moins 947 détentions arbitraires, dont 17 enfants et 23 femmes, dont la plus grande partie était aux mains des forces du régime syrien. Il a expliqué qu’au moins 152 cas de détention arbitraire ont été documentés en juin.

Attaques contre des installations civiles:
Selon le rapport, au moins la première moitié de 2020 a été témoin d’au moins 277 incidents d’attaques contre des centres civils vitaux, dont 228 étaient aux mains du régime et des forces russes, la plupart dans le gouvernorat d’Idleb. Parmi ces attaques figuraient 50 attaques contre des écoles, 22 contre des installations médicales et 75 contre des lieux de culte.

Utilisation des armes à sous-munition:
Selon le rapport, les forces du régime syrien ont mené 4 attaques au cours desquelles des armes à sous-munitions ont été utilisées au premier semestre 2020, dans les gouvernorats d’Idleb et de Hama, tuant 12 civils, dont 7 enfants, 3 femmes, et blessant 27 personnes.

Exécution extrajudiciaires et bombardements aveugles:
Le rapport indique que les éléments de preuve qu’il a recueillis indiquent que les attaques étaient dirigées contre des civils et des biens civils, et que les forces de l’alliance syro-russe ont commis divers crimes allant des exécutions extrajudiciaires à la détention, à la torture et aux disparitions forcées, ainsi que leurs attaques et les bombardements aveugles détruisant les installations et les bâtiments, et il existe des raisons raisonnables qui portent à l’esprit que le crime de guerre d’attaquer des civils a été commis dans de nombreux cas.
Les forces de la coalition et les FDS
Le rapport considère également que les bombardements aveugles effectués par les forces de l’OTAN, les « Forces de l’Alliance internationale » et les « Forces démocratiques syriennes » constituent une violation manifeste du droit international humanitaire et que les meurtres aveugles constituent des crimes de guerre.

La-dictature-a-trop-durée

Des victimes lors d’explosions qui ont frappé Ras Al-Ain et Afrin


 

2018-02-13_syrian-civil-war-map-rebel-isis-control

Le 24 juin 2020 -JesrPress

Une voiture piégée a explosé à Ras al-Ain, dans la ville de Hassakah, aujourd’hui mercredi, qui est contrôlée par les armées turques et nationales.

Les militants des médias sociaux ont déclaré que l’explosion n’avait pas fait de victimes et que les dégâts matériels étaient limités.

Dans un contexte similaire, une bombe à motocyclette a explosé dans la rue Mahmudiya, dans la ville d’Afrin, qui est sous le contrôle des armées turque et nationale, tuant deux personnes et en blessant d’autres à la suite de l’explosion.

La ville d’Afrin a été témoin de dizaines d’explosions depuis son contrôle, et des dizaines de victimes civils ont été tuées jusqu’à présent.

La ville de Ras Al-Ain a été témoin de nombreuses explosions qui ont fait des victimes à la suite de l’opération turque du « Source de paix », dont la dernière a eu lieu le 5 de ce mois, alors que trois personnes ont été tuées, dont un enfant, dans une explosion de voiture piégée près du rond-point de l’hôpital dans la ville.
Un civil a été tué par un attentat à la voiture piégée, le deuxième de ce mois, dans le village de Manajir de Ras Al-Ain, en plus de dégâts matériels sur les lieux.

Les « FDS » forces démocratique de la Syrie, sont souvent accusées d’être derrière les attentats, les unités de protection du peuple, la branche militaire du Parti de l’Union démocratique.

Le 9 octobre, l’armée turque, avec la participation de l’armée nationale syrienne, a lancé l’opération « Source de paix » à l’est du fleuve Euphrate dans le nord de la Syrie, qui a abouti au contrôle de Tal Abyad et Ras al-Ain en Syrie.

L’armée syrienne reconnue, pour la première fois, responsable d’attaques chimiques


 

OIAC--attaques-chimiques-régime-respnsable-des-Massacres

Une équipe de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques pointe, dans un rapport, la responsabilité des soldats de Bachar al-Assad dans des attaques de 2017.

 

Le Monde avec AFP Publié le 08 avril 2020 à 18h26 – Mis à jour le 08 avril 2020 à 18h38

 

 

Devant le siège de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), à La Haye, le 20 avril.
Devant le siège de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), à La Haye, le 20 avril. JOHN THYS / AFP

L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a, pour la première fois, mercredi 8 avril, désigné l’armée du régime syrien de Bachar al-Assad comme responsable d’attaques chimiques dans le nord du pays en 2017.

« L’IIT [l’équipe d’identification et d’enquête de l’OIAC] a conclu qu’il existe des motifs raisonnables de croire que les auteurs de l’utilisation du sarin comme arme chimique à Latamné les 24 et 30 mars 2017 et de l’utilisation du chlore comme arme chimique le 25 mars 2017 étaient des individus appartenant à l’armée de l’air arabe syrienne », a indiqué le coordinateur de l’IIT Santiago Onate-Laborde, cité dans un communiqué. Il s’agit du premier rapport de l’IIT, chargée d’identifier les auteurs présumés d’attaques chimiques en Syrie.

Lire aussi : Le « faisceau de preuves » qui accuse le régime syrien

Selon l’OIAC, des avions et un hélicoptère de l’armée de l’air syrienne ont lâché des bombes contenant du sarin et du chlore dans ces trois attaques, qui ont « affecté » plus de 100 personnes au total.

Un autre rapport attendu dans les prochains mois

« L’IIT n’étant pas un organe judiciaire ayant le pouvoir d’attribuer la responsabilité pénale individuelle, il appartient maintenant au conseil exécutif de l’OIAC, au secrétaire général des Nations unies et à la communauté internationale dans son ensemble de prendre toute autre mesure qu’ils jugent appropriée et nécessaire », a, pour sa part, déclaré le directeur de l’OIAC, Fernando Arias, également cité dans le communiqué.

Lire aussi Attaque en Syrie au gaz sarin : le rapport de la France qui accuse Damas

Un autre rapport est attendu dans les prochains mois concernant une attaque qui avait fait une quarantaine de morts à Douma en avril 2018 après l’utilisation de chlorine, selon les enquêteurs de l’OIAC. Le gouvernement syrien nie constamment toute implication dans des attaques chimiques, affirmant avoir remis tous ses stocks d’armes chimiques sous supervision internationale après un accord conclu en 2013.

Le Monde avec AFP

Procédures liées à Coronavirus de Damas à Alep… Couvre-feu le soir et files d’attente pendant la journée


Enab Baladi – 01/04/2020

Avec les routes exemptes de passants et de voitures, et le déploiement de  la sécurité pour l’application des couvre-feux partiel et des mesures de quarantaine en Syrie, laissent à penser que les restrictions et les mesures de prévention contre l’émergence du Coronavirus (COVID-19) sont les plus strictes et le plus efficaces dans le monde.

Mais avec les heures du matin, les files d’attente bondées devant les coopérations municipales de consommation, de boulangeries et de centres de paies pour percevoir les pensions de retraite et les salaires des fonctionnaires, nous racontent le contraire, car une seule personne infectée dans la foule signifie la propagation du virus à un grand nombre de personnes présentes aux rassemblements.

Files d'attente à Alep- Coronavirus syrie mars 2020

Files d’attente devant une boulangerie à Alep.

Enab Baladi a suivi les mesures imposées par le ministère de la Santé en Syrie depuis le début du mois de mars dernier, et nos correspondants, dans un certain nombre de zones contrôlées par le régime, ont surveillé la façon dont la population gère les mesures prises par les autorités syriennes.

Daraa .. Initiatives de sa jeunesse malgré le manque d’engagement de la population
Le gouvernement du régime a suspendu les heures de classe dans ses zones de contrôle comme l’une des mesures préventives pour empêcher la propagation du  “Coronavirus”, mais les élèves de Daraa ne sont pas restés confinés chez eux et leurs rassemblements se sont intensifiés pour jouer à l’extérieur, selon notre journaliste sur place.

Dans une interview avec Enab Baladi, un infirmier (anonyme) a déclaré que les habitants du gouvernorat sont indifférents à l’absence d’annonce de contaminés dans leur région, ajoutant: « S’il y a discrétion sur des contaminations, alors cela est très dangereux ».

Tandis que les jeunes de la ville d’Inkhil ont formé une équipe de bénévoles comprenant des médecins et des étudiants universitaires, dans le but de sensibiliser les résidents de la ville sur le danger de « coronavirus » et de mettre en œuvre les obligations sanitaires fixées par le ministère de la Santé, à travers des publications imprimées et le lancement de campagnes sur les réseaux sociaux.
La campagne a également distribué des désinfectants, de l’alcool et des fournitures médicales pour la prévention aux résidents en fonction des capacités disponibles, et au cas où la situation empirerait, l’équipe s’efforcera d’imposer une quarantaine dans la ville, selon notre correspondant.

Cela a été précédé d’une initiative dans la ville orientale de Karak, dans la campagne orientale de Daraa, lancée par les jeunes de la ville et les personnalités, qui ont convenu de la nécessité de prendre les précautions nécessaires pour prévenir le virus.

 

438

Les rues de la capitale Damas sont vides de piétons pendant le couvre-feu nocturne en raison de «Coronavirus» – 29 mars 2020 (Syrian News)

Damas et sa campagne … Les mesures resserrent les vis économiquement sur les populations

Certaines des mesures prises par le régime pour prévenir l’épidémie de «Coronavirus» ont accru les souffrances économiques des habitants de Damas et de la Ghouta orientale, notamment en forçant les propriétaires de petits magasins à fermer leurs commerces.

Les propriétaires aux revenus limités ne se sont pas conformés à la fermeture des magasins en raison des mauvaises conditions de vie, mais les forces de sécurité intérieure ont effectué des patrouilles pour fermer ces magasins et les sceller avec de la cire rouge et ont infligé des amendes aux contrevenants, ce qui a entraîné une quasi-absence de vie, en particulier dans les régions de la Ghouta orientale.

Muhannad (30 ans) de la population de Ghouta, a confirmé dans son témoignage à Enab Baladi, que sa situation financière est similaire à celle des centaines de familles à l’intérieur de la Ghouta, et il ne peut pas rester à l’intérieur de sa maison sans travail, et le régime ne contribue jamais à subvenir aux besoins de la population.

Zuhair (35 ans), l’un des propriétaires de magasins de télécommunications, a confirmé que les forces du régime ont fait une descente dans son magasin pendant son travail et lui ont infligé une amende financière, et il a également signer l’engagement de ne pas ouvrir le magasin à moins qu’une décision d’ouvrir les magasins n’ait été rendue.

Coronavirus - Rassemblement devant un four - Syrie Mars-2020-
File d’attente-Syrie mars 2020
Personnes en attente devant les caisses du paiement des pensions de retraites et salaires des fonctionnaires prof etc... Syrie mars 2020
Personnes en attente devant les caisses du paiement des pensions de retraites, et salaires des fonctionnaires, prof, etc… Syrie mars 2020

Bien qu’il n’y ait mené aucune campagne de sensibilisation sur le  « Coronavirus », le gouvernement s’est dit satisfait de la décision de fermeture et d’un couvre-feu nocturne et de la mise en place de patrouilles de nuit et de jour pour surveiller la situation sur les marchés et la violation de la décision.

Alors que les boulangeries de Douma et des quartiers de la capitale, Damas, sont très bondées, certains propriétaires de boulangeries ont profité de la situation actuelle en réduisant la vente directe pour les vendre sur des «étales» séparés et en augmentant deux fois le prix normal, dépassant ainsi les 200 livres syriennes alors qu’elles devraient être vendues à 50 livres.

La demande de produits sanitaires, médical et de désinfection a augmenté depuis que le régime a annoncé le premier cas d’infection par le virus en Syrie, ce qui a entraîné une hausse des prix des masques (de 30 à 280 livres syriennes), les désinfectants médicaux (de 200 à 3000 livres) et les gants (de 25 à 200 livres).

Situation économique faible et aucun soutien
L’imposition d’un couvre-feu et la fermeture de magasins de divertissement ou de services et de cafés, sans compensation pour les travailleurs concernés et les travailleurs quotidiens, est une crise majeure, dans un pays qui arrive en tête de la liste des pays les plus pauvres du monde, atteignant 82,5% de la population, selon les données du site international « Web World By Map ».

Le niveau de pauvreté est défini selon certaines critères comme le niveau de revenu le plus bas avec lequel un individu peut assurer un niveau de vie suffisant.

Les chiffres du site correspondent aux chiffres des Nations Unies, la proportion de Syriens sous le seuil de pauvreté étant estimée à 83%, selon son rapport annuel pour 2019, sur les besoins humanitaires les plus importants de la Syrie.

Le rapport indique que 83% de la population vit dans une pauvreté extrême et, par conséquent, a épuisé la résilience de nombreuses personnes dans les communautés les plus touchées de Syrie.

Le rapport indique que 33% de la population syrienne souffre d’insécurité alimentaire et on estime que 11,7 millions de Syriens ont besoin d’une forme d’aide humanitaire, comme de la nourriture, de l’eau, des abris, des soins de santé et de l’éducation.

Les données des Nations Unies indiquent que le plus grand nombre de personnes ayant besoin d’aide se trouve à Alep, suivie par la campagne de Damas, puis Idleb, et que plus d’un million de Syriens ont besoin d’aide mais vivant dans des endroits difficiles d’accès.

Les Nations Unies ont estimé cette année que trois millions de personnes ont besoin d’aide en Syrie pendant l’hiver.

Il est à signaler que le ministère syrien de la Santé a toujours nié tout cas avéré, infecté par le coronavirus jusqu’au 22 mars, date à laquelle il a annoncé un seul cas, puis a atteint dix cas actuellement.

La Syrie risque d’être incapable de contenir le Covid-19, prévient l’envoyé de l’ONU devant le Conseil de sécurité


© UNICEF/UNI310539/Romenzi
Une mère avec ses deux enfants dans la ville détruite d’Alep, en Syrie.
30 mars 2020

L’Envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Geir O. Pedersen, a prévenu lundi le Conseil de sécurité que ce pays risquait d’être incapable de contenir la pandémie de Covid-19 et avait besoin d’un cessez-le-feu durable sur l’ensemble de son territoire pour y arriver.

« Après une violence terrible, un calme précaire règne sur le terrain. Et maintenant, les Syriens font face à une nouvelle menace potentiellement dévastatrice que constitue le Covid-19 », a expliqué M. Pedersen lors d’un exposé par visioconférence avec les membres du Conseil.

Selon lui, « la Syrie court un risque élevé de ne pas pouvoir contenir la pandémie, étant donné les mouvements de population à grande échelle, les conditions dangereusement exiguës dans plusieurs camps de déplacés, camps de fortune et lieux de détention ».

L’envoyé de l’ONU a rappelé aux membres du Conseil que la gouvernance en Syrie est faible, voire absente dans certains domaines. Des années de conflit ont laissé le système de santé en mauvais état ou détruit. Les professionnels de la santé, le matériel médical et les fournitures font cruellement défaut.

« Je suis également très conscient du risque d’exposition et d’impact sur les femmes syriennes, qui sont à l’avant-garde des systèmes de santé et de soutien communautaire. Ce virus ne se soucie pas si vous vivez dans des zones contrôlées par le gouvernement ou non. Il ne fait pas de discrimination et cela met en danger tous les Syriens », a dit M. Pedersen.

Selon lui, une période de calme durable assurée par un cessez-le-feu à l’échelle nationale est nécessaire pour permettre une coopération à travers les lignes de front. Et ce cessez-le-feu, il le faut « maintenant », a-t-il dit.

Il a rappelé que le 5 mars, les Présidents turc Erdogan et russe Poutine ont convenu que toutes les opérations militaires le long des lignes de contact cesseraient dans la région d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie. Depuis lors, la violence a considérablement diminué, en particulier s’agissant des attaques aériennes et des opérations terrestres. Des incidents sporadiques continuent, impliquant toutes les parties.

Risque de reprise des hostilités

Mais, aussi bien dans le nord-est que dans le nord-ouest de la Syrie, « il existe un risque réel de reprise des hostilités », estime l’envoyé de l’ONU.

« Si cela se produisait, les dangers préexistants pour les civils seraient multipliés par la pandémie et le virus se propagerait comme une traînée de poudre, avec des effets dévastateurs pour le peuple syrien, aux plans humanitaire, sociétal et économique », a-t-il prévenu.

« Le virus pourrait rebondir au-delà des frontières internationales. Nous avons tous la responsabilité d’éviter ce scénario, en cimentant les arrangements existants dans le cadre d’un cessez-le-feu national complet », a-t-il ajouté.

Au-delà d’un cessez-le-feu à l’échelle nationale, l’envoyé de l’ONU a estimé qu’il fallait faire beaucoup plus pour lutter contre la pandémie.

Il a noté que le gouvernement syrien avait pris des mesures de plus en plus importantes pour lutter contre le Covid-19. De grandes parties du pays sont désormais soumises à différents degrés de couvre-feu, les espaces publics sont fermés et les systèmes de santé se préparent dans la mesure du possible.

La coalition de l’opposition syrienne et d’autres autorités de facto dans des zones échappant au contrôle du gouvernement ont également pris des mesures. La société civile syrienne, y compris des organisations dirigées par des femmes, se mobilise également contre cette menace.

« Je prends note de ces efforts et exhorte le gouvernement syrien et toutes les autorités de facto à être transparents dans leurs rapports sur la manière dont le Covid-19 affecte tous les Syriens », a dit M. Pedersen.

Coronavirus et sécurité sanitaire publique sous le régime syrien d’Assad, le pire est proche – مكافحة الكورونا والسلامة العامة عند النظام السوري


Pandémie Covid-19 en Syrie : Peut-on évoquer la sécurité sanitaire publique sous le régime syrien d’Assad après avoir causé tant de victimes civiles sous les bombes et la torture depuis 9 ans ?

Avec Coronavirus le pire s’approche. Avec le sous équipement sanitaire en Syrie, où le régime n’a pas épargné lors de sa guerre d’anéantissement du citoyen et de l’être humain en révolte contre son système despotique, s’est acharné notamment contre les infrastructures : installations sanitaires, écoles, boulangeries, hôpitaux dans toute la Syrie…

Statistiques-ٍRéfugiés-syrien-mars-2018

بعد تسعة أعوام من حرب النظام الشعواء ضد الشعب السوري ومطالبه الإصلاحية، حيث كان القتل وضحايا تحت التعذيب والإعاقات الجسدية هي سياسة نظام بشار الأسد ضد مطالب الشعب السوري… فهل يمكن الوثوق بقضية السلامة العامة في ظل حكم الاستبداد الأسدي لمكافحة وباء الكورونا ؟

L'armée-d'Assad-Libère-la-syrie-du-peuple-syrien

Avec les moyens disponibles les casques blancs commencent une campagne de désinfectation… dans la campagne d’Alep


Virus-2

Avec les moyens disponibles, les casques blancs (protection civile) ont commencé une campagne de prévention contre le coronavirus

Le monde a la grande responsabilité de nous aider à prévenir ce virus et empêcher une catastrophe sanitaire dans le nord de la Syrie
#الخوذ_البيضاء

https://twitter.com/hashtag/%D8%A7%D9%84%D8%AE%D9%88%D8%B0_%D8%A7%D9%84%D8%A8%D9%8A%D8%B6%D8%A7%D8%A1?src=hashtag_click

Syrie: à Idleb, une présence «de plus en plus importante de syndromes grippaux»


Des Syriens déplacés, certains portant des masques de protection, écoutent des médecins mener une campagne de sensibilisation au nouveau coronavirus, le 18 mars 2020.
Des Syriens déplacés, certains portant des masques de protection, écoutent des médecins mener une campagne de sensibilisation au nouveau coronavirus, le 18 mars 2020. MOHAMMED AL-RIFAI / AFP

La Syrie n’a pour l’instant déclaré aucun cas de coronavirus. Le pays est en guerre et dans ce contexte, il est difficile de faire des dépistages. Or selon un médecin, de plus en plus de personnes présentent des syndromes faisant penser au Covid-19.

Publicité

« Dans la zone d’Idleb en Syrie, le retour que nous avons des médecins qui sont sur place et des cliniques mobiles que nous avons mises en place, c’est la présence de plus en plus importante de cas de syndromes dits grippaux. Mais nous sommes dans une pleine période de maladie saisonnière à virus et donc il est difficile, bien entendu, de faire la part des choses », raconte le Dr Raphaël Pitti.

Ce dernier est membre d’une ONG médicale, l’Union des organisations de secours et soins médicaux (UOSSM), qui intervient en Syrie et notamment à Idleb où s’agglutinent plus d’un million de déplacés à la frontière turque, dans le froid et dans le dénuement le plus total.« Ce que remontent les médecins, c’est qu’ils ont véritablement des tableaux pouvant évoquer une infection à coronavirus. Pour l’instant, ils ne notent pas une surmortalité, en particulier chez les personnes âgées », ajoute-t-il.

Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, est le théâtre depuis plusieurs mois d’une offensive du régime syrien et de son allié russe.

« Si le virus devait se déclarer d’une manière très évidente, il devrait y avoir une surmortalité dans cette population en général, poursuit le Dr Raphaël Pitti. Parce qu’il y a, sur le plan international et plus que jamais, un abandon de la situation humanitaire dans cette zone-là. Nous constatons aussi le désir d’un certain nombre de médecins, qui ont des postes à responsabilité, que nous les aidions à sortir de Syrie. Cela me préoccupe beaucoup parce que s’il y a fuite des médecins, il y aura bien entendu fuite de la population. »

À écouter aussi : « La communauté internationale n’a pas été capable de gérer le dossier syrien »

Syrie : Les forces gouvernementales suspectées d’abus contre des civils


Human Rights Watch

Les habitants des zones reconquises par le gouvernement sont soumis au risque de représailles

Le coronavirus défie le déni officiel … et une folle demande de stérilisateurs


Graphity sur le mur - Protection de corona en se lavant les mains - mettre un masque - cuire suffisament la nourriture

 

Nour Awiti – 12/03/2020

Un état de terreur dans lequel des civils vivent dans des zones sous le contrôle du régime en Syrie, craignant un déclenchement de l’épidémie de Coronavirus, alors que le gouvernement du régime garde toute information sur la propagation du virus et lui évite d’assumer sa responsabilité de protéger les civils, en particulier après la confirmation de la propagation du virus en Syrie, par ce que Le journal “DAWN” a rapporté que les autorités pakistanaises avaient découvert neuf nouveaux cas de personnes infectées par le coronavirus de nouveaux arrivants à l’aéroport de Karachi, dont six étaient présents en Syrie avant d’arriver à l’aéroport.

Cependant, le régime syrien est toujours déterminé à le nier. Après que l’Observatoire syrien des droits de l’homme a publié des informations sur sa documentation concernant 62 cas de personnes infectées par le coronavirus dans quatre villes syriennes, Damas, Homs, Lattaquié et Tartous, le Ministère syrien de la Santé a publié une déclaration niant l’enregistrement de toute infection par le virus.

Au milieu de ces informations contradictoires, les civils syriens tentent de se protéger en prenant de simples précautions initiales, alors ils se précipitent dans les pharmacies pour acheter des détergents et des stérilisateurs médicaux, pour que cette catastrophe augmente de leurs difficultés économiques.

Une source a déclaré à “Al-Modon” travaillant dans une pharmacie de la capitale, Damas: « Il y a une demande folle de désinfectants médicaux, de masques, de vitamine C et de médicaments contenant du miel, ce qui augmente l’immunité. En raison du blocus économique en Syrie, il y a une pénurie de matières premières pour la fabrication de ces produits médicaux, ce qui a entraîné une augmentation significative de leurs prix ».

Il a expliqué que « le prix du masque en tissu, dont la demande a fortement augmentée, malgré qu’il n’est pas bénéfique pour la protection contre la maladie de Coronavirus, est aujourd’hui de 3 500 livres syriennes, alors que son prix il y a une semaine était de 300 livres syriennes. Quant aux nouveaux masques, ils sont très rares et ne sont pas disponibles chez la plupart des distributeurs, et le prix a atteint 9500 lires, dont son prix ne dépassait pas 1000 lires il y a quelques jours ».

“Depuis le début de la crise à Coronavirus et l’arrêt de l’importation de matières premières en provenance de Chine, y compris le miel propolis, qui est utilisé pour fabriquer des bonbons pour la gorge, la demande a également augmenté. Certaines usines de médicaments de haute qualité ont cessé la fabrication et ces matériaux ont été confinés à la société d’État appelée « Productivité », a ajouté la source. « Qui, à son tour, a exploité la situation et ne vend désormais ce type de médicament que dans le cadre de commandes importantes comprenant des médicaments dont nous n’avons pas besoin ».

Il a poursuivi: « Il n’est pas vendu aux pharmacies que grâce au mécénat et à l’achat de grandes quantités de médicaments auprès de ces laboratoires. Ils ont également augmenté le prix des désinfectants malgré leur disponibilité, le prix de la bouteille de désinfectant pour les mains est donc devenu 500 livres, après avoir était 250 livres la semaine dernière, et la bouteille d’alcool médical est devenue à 2 500 livres après avoir était à 500 livres une semaine auparavant.

Le problème n’est pas seulement lié aux prix élevés, mais à la rareté de ces matériaux, où la source dit: “La plupart des distributeurs ne sont plus en mesure de sécuriser l’approvisionnement de ces matériaux, d’autant plus que certains revendeurs de produits médicaux préfèrent exporter ces produits au Liban pour doubler leurs bénéfices, en particulier les masques, donc la plupart des pharmacies de Damas aujourd’hui ne sont pas en mesure de satisfaire les besoins des gens en masques et en produits de protection ».

Un état de panique a commencé à s’infiltrer parmi les citoyens de Damas, après qu’un groupe de militants à l’intérieur du pays a publié des articles sur des cas d’évanouissement dont ils ont été témoins dans les rues de la capitale, y compris ce qui a été rapporté sur la chute d’un jeune homme évanoui dans le café “Rawda” dans la rue Al-Abed à Damas, après avoir eu une crise de toux violente.

Une source a déclaré à “Al-Modon” qui était présent sur les lieux de l’événement : “L’ambulance a été contactée alors, et lorsqu’elle est arrivée, les ambulanciers ont rassuré les personnes présentes qu’il n’y a pas de coronavirus en Syrie, avant même d’avoir examiné le patient. Ils ont justifié ce qui lui arrivait comme une baisse soudaine de la pression artérielle due à son tabagisme des Chicha ».

Il est signalé que le ministère de la Santé n’a pas encore pris de mesures concernant les lieux publics qui proposent des chicha, qui est l’un des facteurs les plus importants contribuant à la transmission de la maladie.

D’un autre côté, certains civils qui présentent des symptômes similaires à ceux de la corona craignent l’intention des hôpitaux publics, sur fond de rumeurs sur les réseaux sociaux concernant la liquidation de civils porteurs du virus dans ces hôpitaux.

Il semble que les rumeurs sur les réseaux sociaux ne soient pas fictives, car une source a déclaré à “Al-Modon” que son frère avait été transféré par l’ambulance de l’hôpital Al-Mowasat il y a environ une semaine, après une toux aiguë, et qu’il a été admis aux soins intensifs et diagnostiqué comme une infection. Bronchite. Le lendemain, sa famille a été informée de sa mort et la sécurité de l’hôpital a empêché la famille du patient de voir le corps ou de le prendre pour l’enterrement, laissant ces procédures étranges avec de nombreuses questions sans réponse.

كورونا سوريا يتحدى الإنكار الرسمي..وإقبال جنوني على المعقمات

المدن – نور عويتي | الخميس 12/03/2020

حالة من الرعب يعيشها المدنيون في المناطق الخاضعة لسيطرة النظام في سوريا، خوفاً من تفشي وباء كورونا، وسط تكتم حكومة النظام على أي معلومات تفيد بتفشي الفيروس وتهرّبها من تحمل مسؤوليتها في حماية المدنيين؛ خاصةً بعد أن تم تأكيد انتشار الفيروس في سوريا، من خلال ما نشرته صحيفة «داون» عن اكتشاف السلطات الباكستانية تسع حالات جديدة لمصابين بفيروس كورونا من الوافدين الجدد إلى مطار كراتشي، ستة منهم كانوا متواجدين في سوريا قبل وصولهم إلى المطار.

لكن النظام السوري لايزال مصمماً على النكران، فبعد أن قام المرصد السوري لحقوق الإنسان بنشر معلومات عن توثيقه 62 حالة لمصابين بفيروس كورونا في أربعة مدن سورية، دمشق وحمص واللاذقية وطرطوس، أصدرت وزارة الصحة السورية بياناً تنفي فيه تسجيل أي إصابة بالفيروس.

ووسط هذه المعلومات المتضاربة، يحاول المدنيون في سوريا وقاية أنفسهم عبر اتخاذ احتياطات أولية بسيطة، فهلعوا إلى الصيدليات لشراء المنظفات والمعقمات الطبية، لتزيد هذه الكارثة من معاناتهم الاقتصادية.

وقال مصدر ل”المدن” يعمل في إحدى صيدليات العاصمة دمشق: “هناك طلب جنوني على المطهرات الطبية والكمامات وفيتامين سي والمنتجات الطبية التي تحتوي العسل؛ الذي يزيد من المناعة. وبسبب الحصار الاقتصادي الذي تعيشه سوريا، فهناك شح في المواد الأولية لصناعة تلك المنتجات الطبية، مما أدى إلى ارتفاع أسعارها بشكل كبير”.

وأوضح أن “سعرالكمامة القماشية، التي زاد الطلب عليها رغم أنها لا تفيد في التحصين من مرض كورونا، يبلغ اليوم 3500 ليرة سورية، بينما كان سعرها قبل أسبوع 300 ليرة سورية. أما الكمامات الجديدة فهي نادرة جداً وغير متوفرة عند أغلب الموزعين، ووصل سعرها إلى 9500 ليرة، بعد أن كان سعرها قبل أيام لا يتجاوز 1000 ليرة”.

ويضيف المصدر أنه “منذ أن بدأت أزمة كورونا وتوقف استيراد المواد الأولية من الصين، ومن بينها عكبر العسل، الذي يستخدم لصناعة سكاكر الحلق، التي زاد عليها الطلب أيضاً؛ توقفت بعض معامل الأدوية ذات الجودة العالية، وأصبحت هذه المواد محصورة بشركة “الإنتاجية” الحكومية؛ التي قامت باستغلال الموقف بدورها، وأصبحت لا تبيع هذا النوع من الأدوية إلا ضمن طلبيات كبيرة تتضمن أدوية لسنا بحاجتها”.

وتابع أنه “لا يتم بيعها للصيدليات إلا عن طريق المحسوبيات وشراء كميات كبيرة من الأدوية من تلك المعامل. وكذلك قاموا برفع سعر المطهرات رغم توافرها،
فأصبح سعر عبوة مطهر اليدين 500 ليرة، بعد أن كان سعرها 250 ليرة الأسبوع الماضي، وزجاجة الكحول الطبية أصبح سعرها 2500 ليرة بعد أن كان سعرها 500 ليرة الأسبوع الماضي”.

ولا تتعلق المشكلة بارتفاع الأسعار وحسب، وإنما بندرة هذه المواد، حيث يقول المصدر: “إن أغلب الموزعين لم يعودوا قادرين على تأمين هذه المواد، ولاسيما أن بعض تجار المنتجات الطبية يفضلون تصدير هذه المواد للبنان ليضاعفوا أرباحهم، ولاسيما الكمامات؛ لتعجر معظم صيدليات دمشق اليوم عن تأمين حاجة الناس من الكمامات وبعض المستحضرات الوقائية”.

وقد بدأت حالة من الذعر تتسرب إلى المواطنين في دمشق، بعد أن قامت مجموعة من الناشطين في الداخل بنشر قصص عن حالات إغماء شهدوها في شوارع العاصمة، ومن بينها ما ورد عن سقوط شاب مغمياً عليه في مقهى “الروضة” في شارع العابد في دمشق، بعد أن اجتاحته نوبة من السعال العنيف.

وأكد مصدر ل”المدن” كان متواجداً في موقع الحدث الرواية، وقال: “تم الاتصال بالإسعاف حينها، وعندما وصلوا طمأنوا المتواجدين بأنه ليس هناك كورونا في سوريا، حتى قبل أن يفحصوا المريض. وبرروا ما حدث معه على أنه هبوط مفاجئ بضغط الدم نتيجة لتدخينه الأركيلة”.

يذكر أن وزارة الصحة لم تأخذ حتى الآن أي تدابير بخصوص الأماكن العامة التي تقدم الأركيلة، والتي تعد من أهم العوامل المساهمة بنقل المرض.

ومن ناحية أخرى، فإن بعض المدنيين الذين أصابتهم أعراض مشابهة لأعراض الكورونا بتخوفون من قصد المشافي العامة، على خلفية ما أشيع على وسائل التواصل الاجتماعي حول تصفية المدنيين الحاملين للفيروس قي تلك المشافي.

ويبدو أن ما يشاع على مواقع التواصل الاجتماعي ليس من وحي الخيال، حيث أفاد مصدر ل”المدن” بأنه تم نقل أخيه إلى مستشفى المواساة بشكل إسعافي منذ ما يقارب الأسبوع، إثر نوبة سعال حادة أصابته، وتم إدخاله إلى العناية المشددة وتشخيص حالته على أنها التهاب قصبات حاد. وفي اليوم التالي تم إعلام أهله بوفاته، ومنع أمن المشفى أهل المريض من رؤية الجثة أو أخذها لدفنها، لتترك هذه الإجراءات الغريبة الكثير من علامات الإستفهام.

Cibler les réfugiés: la honte de l’humanité !


Cibler les réfugiés: la honte de l’humanité !

5 mars 2020 – L’avis d’Al-Quds Al-Arabi

En réponse à une question posée par des militants de réfugiés de différentes nationalités lors d’un récent atelier de recherche dans une université britannique s’ils changeraient d’avis s’ils connaissaient l’ampleur des risques auxquels ils seraient confrontés, la réponse des Syriens et des Irakiens en particulier s’est concentrée sur le fait de dire qu’ils seraient morts dans les deux cas, et qu’en cas d’asile illégal ils auraient un rôle à jouer dans une décision concernant leur vie ou leur mort, au lieu de rester à la merci des criminels de guerre dans leur pays.

D’autre part, des militants ont diffusé une vidéo d’un jeune palestinien avertissant les réfugiés des dangers de traverser la mer et des mensonges des passeurs sur la facilité d’accès ouvrant la porte aux rêves européens devant eux, à un moment où un pourcentage élevé d’entre eux se noie et meurt chaque jour, et s’ils parviennent à atteindre les îles grecques, ils feront face aux fléaux et seront entassés dans camps indignes, même cette option n’existe plus avec la décision des autorités grecques d’affronter les réfugiés par la force pour les renvoyer en Turquie. L’organisation britannique «Forensic Architects» a confirmé hier le meurtre d’un demandeur d’asile syrien par les gardes-frontières grecs et a documenté l’utilisation de balles réelles contre les demandeurs d’asile essayant de passer du côté grec.
Tandis que d’autres organisations, comme l’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’homme, ont condamné les graves violations des droits de l’homme commises par les autorités grecques, et la Fédération internationale de la Croix-Rouge a condamné l’utilisation des migrants comme “armes politiques” et a appelé l’Union européenne à respecter la “dignité humaine”, le ministre français des Affaires étrangères Jean Yves La Drian, a maintenu cette «utilisation politique» des réfugiés en disant que «l’Europe ne se pliera pas au chantage» pratiquée par la Turquie et que «ses frontières resteront fermées».

Cela se produit à un moment où les «criminels de guerre» représentés par le régime syrien et ses alliés continuent de viser les civils qui sont restés avec des exécution sur le terrain, arrestation et disparition forcées, ou en ciblant ceux qui ont fui leur brutalité avec des frappes aériennes et des bombardements, comme cela s’est produit hier lorsque des raids russes ont visé un rassemblement de personnes déplacées après minuit, près de La ville de Maarat Mesrine dans la campagne nord d’Idleb, qui a entraîné la mort de 16 civils, dont des enfants, pour rejoindre plus de 2100 civils, dont 600 enfants, tués depuis le début de l’accord de Sotchi en septembre 2018, et la décision de l’offensive syro-russe d’envahir Idleb depuis novembre 2019 elle a entraîné le déplacement de plus d’un million et 30 mille civils.

La Turquie, en autorisant les réfugiés à quitter ses territoires vers l’Europe est une décision lourde au sens politique et symbolique, d’une part, elle donne un élan à la propagande de la droite extrémiste européenne, et d’autre part, elle les montre livrées à leur destin et augmente le niveau de sentiments de disposition au sein des tendances politiques turques de droite.

Tout cela n’excuse pas le régime syrien, qui est le premier responsable de cette catastrophe et l’organisateur du dynamisme de l’extermination et du déplacement, et il était notable que son président Bachar Al-Assad est sorti pour parler du «chantage» de la Turquie en Europe en lui envoyant des réfugiés à un moment où il n’a pas cessé de les bombarder durant 9 ans, ce qui nous ramène à l’idée exprimée par les réfugiés dans l’atelier de recherche susmentionné, que la décision d’asile est la dernière chose que les personnes ciblées par les formes de mort et de destruction doivent faire pour pouvoir sauver leur vie d’un système basé sur l’extermination de ses citoyens.

استهداف اللاجئين: عار البشرية!٠

٥ آذار ٢٠٢٠
رأي القدس

ردا على سؤال قدمه ناشطون للاجئين من جنسيات مختلفة خلال ورشة بحثية جرت مؤخرا في جامعة بريطانية إن كانوا سيغيرون رأيهم لو عرفوا حجم المخاطر التي سيواجهونها، تركز جواب السوريين والعراقيين منهم بخاصة على القول إنهم كانوا سيموتون في الحالتين، وأنه في حالة اللجوء غير الشرعي فإنه سيكون لهم دور في قرار يخص حياتهم أو موتهم بعكس أمر بقائهم تحت رحمة مجرمي الحرب في بلدانهم.

في المقابل تداول ناشطون فيديو لشاب فلسطيني يحذر اللاجئين من مخاطر ركوب البحر ومن أكاذيب مهربي البشر على سهولة الوصول وانفتاح باب الأحلام الأوروبية أمامهم، في الوقت الذي تتعرض فيه نسبة عالية منهم للغرق والموت كل يوم، وإذا تمكنوا من الوصول إلى الجزر اليونانية فسيلاقون الويلات فيحشرون في معسكرات لا تليق بالبشر، وحتى هذا الخيار ما عاد موجودا مع قرار السلطات اليونانية مواجهة اللاجئين بالقوة لإرجاعهم إلى تركيا، وقد أكدت منظمة «فورنزك اركيتكتشر» البريطانية أمس مقتل طالب لجوء سوري بنيران حرس الحدود اليوناني، وتوثيقها لاستخدام الحرس الرصاص الحي ضد طالبي اللجوء الذين يحاولون العبور إلى الجانب اليوناني.
وفي الوقت الذي أعلنت فيه منظمات أخرى، كالمرصد الأورومتوسطي لحقوق الإنسان استنكار الانتهاكات الجسيمة لحقوق الإنسان المرتكبة من قبل السلطات اليونانية، وإدانة الاتحاد الدولي للصليب الأحمر لاستخدام المهاجرين كـ«أسلحة سياسية» داعيا الاتحاد الأوروبي إلى احترام «كرامة الإنسان»، ثبّت وزير الخارجية الفرنسي جان ايف لودريان هذا «الاستخدام السياسي» للاجئين بقوله إن «أوروبا لن ترضخ للابتزاز» الذي تمارسه تركيا وأن «حدودها ستبقى مغلقة».

يجري هذا في الوقت الذي يستمر فيه «مجرمو الحرب» الذين يمثلهم النظام السوري وحلفاؤه باستهداف من بقوا من المدنيين بالإعدام الميداني وبالاعتقال والتغييب، ثم باستهداف من هربوا من بطشهم بالغارات الجوّية والقصف، كما حصل أمس حين استهدفت الغارات الروسية تجمعا للنازحين بعد منتصف الليل، قرب بلدة معرة مصرين في ريف إدلب الشمالي، مما أدى لمقتل 16 مدنيا بينهم أطفال، لينضموا إلى أكثر من 2100 مدني بينهم 600 طفل قتلوا منذ بداية اتفاق سوتشي في سبتمبر/ أيلول 2018، وكان قرار الهجوم السوري ـ الروسي لاجتياح إدلب منذ تشرين الثاني/نوفمبر 2019 أدى لنزوح أكثر من مليون و30 ألف مدني.

سماح تركيا للاجئين بالخروج منها إلى أوروبا هو قرار ثقيل بالمعاني السياسية والرمزية، فهو من جهة يعطي دفعة لدعاية اليمين المتطرّف الأوروبي، وهو من جهة أخرى، يظهرهم متروكين لمصائرهم ويرفع منسوب مشاعر التخلّص منهم داخل اتجاهات سياسية يمينية تركيّة أيضا.
كل هذا لا يعفي النظام السوري، الذي هو المسؤول الأول عن هذه الكارثة ومنظّم ديناميّة الإبادة والتهجير، وكان لافتا خروج رئيسه بشار الأسد للحديث عن «ابتزاز» تركيا لأوروبا عبر إرسال اللاجئين إليها في الوقت الذي لم يتوقف عن قصفهم خلال 9 سنوات، وهو ما يعيدنا إلى الفكرة التي عبّر عنها اللاجئون في الورشة البحثية المذكورة آنفا، فقرار اللجوء هو آخر ما تبقّى لدى هؤلاء المستهدفين بأشكال الموت والتدمير ليفعلوه كي ينجوا بحيواتهم من أنظمة مؤسسة على إبادة مواطنيها.

Trois messages remarquables de la délégation américaine au poste frontière syrien de Bab Al-Hawa avant la rencontre avec Erdogan-Poutine


Rencontre délégation américaine et des casques blancs de la défense civile syrienne 3 mars 2020

Hiba Mohammad – 4 mars 2020

Damas – “Al-Quds Al-Arabi”: au milieu d’une escalade majeure à Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, où de violents affrontements ont lieu entre le régime syrien et l’opposition, tandis qu’hier, l’armée turque a abattu le troisième avion de guerre du régime syrien, après que des avions de guerre turcs du F-16 aient été interceptés avec des missiles ( Air-to-air) deux avions du type L-39, causant la chute du premier et des dégâts de l’autre. Washington a envoyé des messages politiques et humanitaires en soutien aux Syriens déplacés et à la position turque en Syrie.

Les premiers messages des États-Unis étaient la visite d’une délégation américaine qui comprenait l’Envoyé spécial des États-Unis en Syrie, James Jeffrey, et le représentant des États-Unis auprès des Nations Unies, Kelly Kraft, accompagné du Représentant permanent de la Turquie auprès des Nations Unies, Fereydun Senerlioglu, mardi, au passage de Bab Al Hawa à Idleb, en Syrie, et ont rencontré une délégation de la défense civile syrienne (casques blancs), à la suite d’une visite de la délégation américaine au Centre de logistique des Nations Unies dans le district de Rihanli, dans la province méridionale de Hatay, et des informations sur le travail du centre ont été rapportées par Mark Lukoc, Secrétaire général adjoint des Nations Unies pour les affaires humanitaires.

Le deuxième message était le soutien militaire à la Turquie, comme l’envoyé spécial américain en Syrie James Jeffrey a déclaré hier que les États-Unis étaient prêts à fournir à la Turquie des munitions et une aide humanitaire dans la région syrienne d’Idleb. “La Turquie est un partenaire de l’OTAN”, a déclaré Jeffrey aux journalistes. La plupart des militaires utilisent du matériel américain. Nous nous assurerons que le matériel est prêt et utilisable. » Par ailleurs, l’ambassadeur américain en Turquie, David Satterfield, a déclaré lors de la conférence de presse que Washington envisageait la demande d’Ankara pour des défenses aériennes. Les autorités turques ont demandé à Washington de leur fournir des missiles Patriot pour défendre leur espace aérien et de couvrir leurs avions, mais les responsables américains ont répondu que “tous les systèmes de missiles Patriot sont saisis en raison des développements au Moyen-Orient et qu’il y a une batterie Patriot à la base d’Incirlik”.

La visite de la délégation américaine à Hatay et le point de passage de Bab Al-Hawa est venue comme une visite officielle de représentants de l’administration américaine, conjointement avec l’opération militaire turque en Syrie, et la prochaine réunion entre les présidents turcs Recep Tayyip Erdogan et russe Vladimir Poutine, demain jeudi, qui lui a fait porter des références politiques selon Observateurs de “Al-Quds Al-Arabi”.

Le troisième message est humanitaire, venu du Représentant permanent des Nations Unies, l’Ambassadeur Kelly Kraft, qui a annoncé lors d’une déclaration officielle que c’était “au nom du Président Donald Trump et du Secrétaire d’État Mike Pompeo que je suis venu à la frontière turco-syrienne pour montrer la solidarité américaine avec le peuple syrien” et a annoncé sur la page officielle de l’ambassade de l’administration américaine à Damas a annoncé le don de 108 millions de dollars d’aide humanitaire supplémentaire au peuple syrien en réponse à la crise actuelle provoquée par le régime d’Assad et les forces russes et iraniennes. Cela comprend environ 56 millions de dollars du Bureau de la population, des réfugiés et des migrations du Département d’État et plus de 52 millions de dollars de l’Agence des États-Unis pour le développement international. “L’administration Trump est heureuse d’annoncer aujourd’hui qu’elle a fourni 108 millions de dollars supplémentaires d’aide américaine au peuple syrien. Les États-Unis ont ouvert la voie en donnant plus de 10 milliards de dollars depuis le début de la crise. Nous invitons d’autres pays responsables à se joindre à cet effort. »

Plus de 15 milliards

Selon le communiqué, le montant fourni “porte la réponse humanitaire totale des États-Unis à plus de 10,6 milliards de dollars depuis le début de la crise syrienne” et a ajouté: “Les États-Unis restent le plus grand donateur d’aide humanitaire – en Syrie et dans le monde”. Cette assistance est un élément de notre stratégie de sécurité nationale visant à donner la priorité à la réduction des souffrances humaines. Nous apprécions tous les donateurs qui se sont intensifiés et continuent d’encourager les donateurs traditionnels et les nouveaux donateurs à intensifier leurs efforts pour aider ».

Selon l’agence turque Anadolu, la délégation américaine s’est rendue au centre logistique des Nations Unies dans le district de “Rehanli” pour voir l’état d’avancement des distributions d’aide humanitaire aux Syriens déplacés fuyant le gouvernorat d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie.
La représentante des États-Unis auprès de l’Organisation des Nations Unies, Kelly Kraft, a parlé, dans un communiqué, de l’importance de fournir une aide humanitaire dans cette situation aux Syriens déplacés, et de la nécessité de travailler à la réalisation d’un cessez-le-feu permanent, et a ajouté que son pays avait alloué 108 millions de dollars d’aide supplémentaire aux Syriens, appelant les autres pays à accroître leur aide. Kraft a également accusé le régime Assad de l’escalade de la crise humanitaire en Syrie, soulignant la nécessité pour la Russie et le régime de mettre un terme à leurs attaques brutales, exprimant sa gratitude à la Turquie d’avoir porté le poids du fardeau de répondre aux besoins des Syriens. La délégation américaine était arrivée à Ankara, la capitale turque, pour discuter des développements dans la province syrienne d’Idleb.

Demandes de protection civile

Le directeur de la défense civile en Syrie, Raed Al-Saleh, a déclaré à Al-Quds Al-Arabi qu’un membre du conseil d’administration de la défense civile, Ammar Salmou et son équipe, a rencontré la délégation américaine de haut niveau sur le sol syrien, à la frontière, où des discussions ont eu lieu sur la protection des civils et la garantie de leur retour dans leurs foyers en toute sécurité, en plus de faire pression pour l’arrêt des opérations militaires, le ciblage des installations médicales et l’augmentation des interférences dans le dossier d’intervention d’urgence des États-Unis. Al-Saleh a parlé de leurs demandes adressées à la délégation américaine, dont la principale était de soutenir les efforts de secours dans le nord de la Syrie, afin d’alléger les souffrances des civils, soulignant l’importance du rôle de la défense civile, qui continue jour et nuit pour répondre à la crise catastrophique d’Idleb et ses environs, en limitant et réduisant les dégâts.
Dimanche début mars, les avions de chasses turcs ont également frappé avec des missiles air-air avec des missiles les chasseurs Sukhoi 24 et les ont largués dans les zones de contrôle du régime, suite à l’attaque contre deux hélicoptères du régime visés avec des missiles sol-air les 11 et 14 février de cette année dans la campagne d’Alep ouest et Idleb de l’est, portant le nombre total à 5 depuis le début de l’opération turque en Syrie, dans le cadre de l’opération du « bouclier du printemps ».

ثلاث رسائل لافتة لوفد أمريكي عند معبر باب الهوى السوري قبل لقاء اردوغان ـ بوتين

4 mars 2020

هبة محمد

0
حجم الخط

دمشق – «القدس العربي»: وسط تصعيد كبير في إدلب شمال غربي سوريا حيث تجري مواجهات طاحنة بين النظام السوري والمعارضة وبينما أسقط الجيش التركي، أمس، الطائرة الحربية الثالثة، للنظام السوري، بعدما اعترضت مقاتلات حربية تركية من نوع «إف 16» بصواريخ (جو – جو) طائرتين للنظام من نوع «إل 39» ما تسبب بإسقاط الأولى وإعطاب الأخرى، وجهت واشنطن رسائل سياسية وإنسانية لافتة داعمة للنازحين السوريين والموقف التركي في سوريا.
أولى رسائل الولايات المتحدة، كانت زيارة وفد أمريكي يضم المبعوث الخاص للولايات المتحدة إلى سوريا جيمس جيفري، ومندوبة الولايات المتحدة لدى الأمم المتحدة كيلي كرافت، برفقة ممثل تركيا الدائم لدى الأمم المتحدة، فريدون سينرلي أوغلو الثلاثاء، معبر باب الهوى في إدلب السورية، والتقى وفداً من الدفاع المدني السوري، وذلك في أعقاب زيارة قام بها الوفد الأمريكي للمركز اللوجستي التابع للأمم المتحدة في قضاء ريحانلي في ولاية هطاي جنوبي تركيا، واطلع على معلومات حول عمل المركز من قبل مارك لوكوك، نائب الأمين العام للأمم المتحدة للشؤون الإنسانية.
الرسالة الثانية كانت دعم تركيا عسكرياً حيث قال المبعوث الأمريكي الخاص بسوريا جيمس جيفري أمس إن الولايات المتحدة مستعدة لتزويد تركيا بالذخيرة والمساعدات الإنسانية في منطقة إدلب السورية. وأضاف جيفري للصحافيين «تركيا شريك بحلف شمال الأطلسي. معظم الجيش يستخدم عتاداً أمريكياً. سنعمل على التأكد من أن العتاد جاهز ويمكن استخدامه». وعلى نحو منفصل، قال السفير الأمريكي لدى تركيا ديفيد ساترفيلد في المؤتمر الصحافي إن واشنطن تبحث طلب أنقرة للحصول على دفاعات جوية. وكانت السلطات التركية قد طلبت من واشنطن تزويدها بصواريخ باتريوت للدفاع عن أجوائها وتأمين غطاء لطائراتها لكن المسؤولين الأمريكيين ردوا «أن كل أنظمة صواريخ الباتريوت محجوزة بسبب التطورات في الشرق الأوسط وهناك بطارية باتريوت في قاعدة إنجرليك».
وجاءت زيارة الوفد الأمريكي إلى ولاية هطاي ومعبر باب الهوى، كزيارة رسمية من أشخاص يمثلون الإدارة الامريكية، وذلك تزامناً مع العملية العسكرية التركية في سوريا، واللقاء المرتقب بين الرئيسين التركي رجب طيب أردوغان، والروسي فلادمير بوتين، غداً الخميس، ما جعلها تحمل إشارات سياسية بحسب مراقبين لـ«القدس العربي».
والرسالة الثالثة إنسانية جاءت على لسان الممثلة الدائمة لدى الأمم المتحدة، السفيرة كيلي كرافت، التي قالت في بيان رسمي إنها «نيابة عن الرئيس دونالد ترامب ووزير الخارجية مايك بومبيو جئت إلى الحدود التركية السورية لإظهار التضامن الأمريكي مع الشعب السوري»، وأعلنت عبر الصفحة الرسمية للسفارة الأمريكية في دمشق عن التبرع بـ»108 ملايين دولار كمساعدات إنسانية إضافية لشعب سوريا استجابة للأزمة المستمرة التي تسبب بها نظام الأسد والقوات الروسية والإيرانية. ويشمل هذا ما يقرب من 56 مليون دولار من مكتب السكان واللاجئين والهجرة التابع لوزارة الخارجية وأكثر من 52 مليون دولار من الوكالة الأمريكية للتنمية الدولية». وأضافت «يسر إدارة ترامب أن تعلن اليوم عن تقديم 108 ملايين دولار إضافية من المساعدات الأمريكية لشعب سوريا. قادت الولايات المتحدة الطريق، حيث تبرعت بأكثر من 10 مليارات دولار منذ بداية الأزمة. ندعو الدول المسؤولة الأخرى للانضمام إلى هذا الجهد».

أكثر من 15 مليارات

وحسب البيان فإن المبلغ المقدم «يجلب إجمالي الاستجابة الانسانية الامريكية لأكثر من 10.6 مليار دولار منذ بدء أزمة سوريا» وأضافت «لا تزال الولايات المتحدة أكبر مانحة للمساعدة الانسانية – سواء في سوريا وفي جميع انحاء العالم. هذه المساعدة هي عنصر من استراتيجيتنا للامن القومي لتحديد أولويات الحد من المعاناة الإنسانية. ونحن نقدر جميع المانحين الذين كثفوا وما زالوا يشجعون على السواء المانحين التقليديين والجدد على زيادة جهودهم للمساعدة».
ووفقاً لوكالة الأناضول التركية، فإن الوفد الأمريكي زار المركز اللوجستي التابع للأمم المتحدة في قضاء «ريحانلي» للاطلاع على سير عمليات توزيع المساعدات الإنسانية للنازحين السوريين الفارين من محافظة إدلب شمال غربي سوريا
وتحدثت مندوبة الولايات المتحدة لدى الأمم المتحدة كيلي كرافت، في تصريح لها، عن أهمية تسليم المساعدات الإنسانية في هذا الوضع للنازحين السوريين، وضرورة العمل على تحقيق وقف دائم لإطلاق النار، وأضافت أن بلادها خصصت 108 ملايين دولار كمساعدات إضافية للسوريين، داعية الدول الأخرى لزيادة مساعداتها، كما حمّلت كرافت، نظام الأسد مسؤولية تفاقم الأزمة الإنسانية في سوريا، مشددة على ضرورة إيقاف روسيا والنظام هجماتهما الوحشية، معربة عن امتنانها لتركيا لتحملها العبء الأكبر في تلبية احتياجات السوريين. وكان الوفد الأمريكي قد وصل إلى العاصمة التركية أنقرة، لبحث تطورات الأوضاع في محافظة إدلب السورية.

مطالب الدفاع المدني

مدير الدفاع المدني في سوريا، رائد الصالح، قال لـ»القدس العربي» إن عضو مجلس الإدارة في الدفاع المدني، عمار سلمو وفريقه، التقى الوفد الأمريكي الرفيع المستوى على الأراضي السورية، عند البوابة الحدودية، حيث دار الحديث حول حماية المدنيين وتأمين عودتهم الى منازلهم بشكل آمن، إضافة إلى الضغط من أجل ايقاف العمليات العسكرية واستهداف المنشآت الطبية وزيادة التدخل في ملف الاستجابة الطارئة من قبل الولايات المتحدة. وتحدث الصالح حول مطالبهم التي وجهت للوفد الأمريكي، وعلى رأسها دعم جهود الإغاثة في الشمال السوري، من أجل تخفيف معاناة المدنيين مؤكداً على أهمية دور الدفاع المدني الذي يواصل الليل والنهار للاستجابة للازمة الكارثية في إدلب ومحطيها والحد منها.
كما كانت المقاتلات التركية ضربت بصواريخ (جو – جو) الأحد مطلع شهر آذار الجاري، مقاتلتين حربيتين من نوع سوخوي 24، وأسقطتهما ضمن مناطق سيطرة النظام، وذلك في أعقاب استهداف مروحيتين للنظام، بصواريخ أرض جو في 11 و14 شباط من العام الجاري في ريفي حلب الغربي وإدلب الشرقي، ليصبح العدد الإجمالي 5 طائرات منذ بدء العملية العسكرية التركية شمالاً.
وأعلنت وزارة الدفاع التركية إسقاط مقاتلة للنظام السوري من طراز «ال 39» في إطار عملية درع الربيع بمحافظة إدلب شمال غربي سوريا، جاء ذلك في بيان صادر عن الوزارة، الثلاثاء، قالت فيه: «تم إسقاط مقاتلة حربية تابعة للنظام في إطار عملية درع الربيع المتواصلة بنجاح».

خسائر النظام

وكشفت وزارة الدفاع التركية على تويتر؛ عن حصيلة خسائر النظام السوري، وبينت ان القوات التركية «دمرت اليوم طائرة واحدة لنظام الأسد، وطائرة بدون طيار و6 دبابات و5 مدافع هاوتزر ومنظومتي دفاع جوي و3 مركبات قتالية و5 شاحنات صغيرة و6 مركبات عسكرية ومستودع للذخيرة وحيدت 327 عنصراً للنظام».
من جهته، أعلن رئيس مؤسسة الصناعات الدفاعية التركية إسماعيل دمير، الثلاثاء، عن عزم تركيا على نشر منظومتي «حصار آ» و «حصار او» للدفاع الجوي في إدلب، واستخدامها في عملية «درع الربيع» العسكرية الأسبوع المقبل، قائلاً «سنراهما في ميدان المعركة خلال الأسبوع المقبل».
في غضون ذلك، تتواصل الاشتباكات بوتيرة عنيفة على محور آفس شمال غربي مدينة سراقب في ريف إدلب الشرقي، بين قوات النظام والميليشيات المحلية والأجنبية الداعمة لها من جهة، والفصائل ومجموعات جهادية مدعمة بالمدفعية التركية من جهة أخرى.
وقال المرصد السوري لحقوق الانسان ان قوات النظام تحاول استعادة السيطرة على القرية بغطاء جوي من قبل الطائرات الروسية، وذلك تزامناً مع مواصلة القصف التركي المكثف على مواقع قوات النظام في مدينة سراقب وقرى بريفها.
كما استهدفت طائرات مسيرة تركية رتلاً عسكرياً لقوات النظام في منطقة معرة النعمان، وسط معلومات أولية عن قتلى وجرحى جدد، لافتاً الى أن الضربات التركية الجوية والبرية تسببت بمقتل 119 عنصراً من قوات النظام والميليشيات المحلية، بالإضافة لمقتل 20 من القوات الحليفة للنظام السوري من جنسيات أجنبية بينهم 10 من حزب الله و4 إيرانيين.

il faut sauvergarder les droits des civils à Idlib


L'armée-d'Assad-Libère-la-syrie-du-peuple-syrien

Sergio Paul Pinheiro : il faut sauvergarder les droits des civils à Idlib

2 mars 2020

En Syrie, après pratiquement neuf années de violences, le conflit armé se poursuit.  Et sur le terrain, les abus continuent de se multiplier, a indiqué la Commission d’enquête de l’ONU dans son rapport publié ce lundi à Genève.

« Après près de neuf années de violences, les femmes, les enfants et les hommes syriens continuent de faire face à des niveaux de souffrance et de douleur sans précédent », a dit aux médias Sergio Paulo Pinheiro, Président de la Commission.

Le juriste brésilien a déploré les raids aériens aveugles menés par les forces progouvernementales dans le sud d’Idlib qui ont tué et blessé des dizaines de civils.


Syrie: l’armée reprend Saraqeb, Erdogan menace l’Europe de «millions» de migrants

«Les forces du régime sous couverture aérienne russe ont pu reprendre le contrôle total de Saraqeb», a dit l'Observatoire syrien des droits de l'homme à l'AFP.
«Les forces du régime sous couverture aérienne russe ont pu reprendre le contrôle total de Saraqeb», a dit l’Observatoire syrien des droits de l’homme à l’AFP. Muhammad HAJ KADOUR / AFP

Les forces du régime de Damas ont repris lundi 2 mars Saraqeb, une localité stratégique. Le président turc, attendu jeudi 5 mars à Moscou, espère obtenir un trève de la part de son homologue russe Vladimir Poutine. Recep Tayyip Erdogan accentue la pression et menace les Européens

Publicité

L’armée syrienne est entrée aujourd’hui à Saraqeb, une localité située à la jonction de deux axes routiers importants, au sud-est de la ville d’Idleb. Saraqeb a changé plusieurs fois de mains au cours des dernières semaines, prises par les forces de Damas, reprises par les groupes rebelles avec l’appui de la Turquie la semaine dernière et donc de nouveau controlée par le régime et ses alliés depuis aujourd’hui, selon plusieurs sources.

Fait significatif : la Russie a annoncé que des unités de sa police militaire se sont déployées dans Saraqeb, ce qui pourrait indiquer que Moscou verrouille désormais cette position. Selon l’OSDH, plus de 90 soldats du régime ont été tués dans les bombardements turcs depuis vendredi, tout comme 10 combattants du Hezbollah.

Erdogan veut un cessez-le-feu en Syrie

Une rencontre entre les présidents russe et turc est prévue jeudi 5 mars à Moscou. Recep Tayyip Erdogan a déclaré qu’il exigerait un cessez-le-feu en Syrie. Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan soutiennent des camps ennemis sur le terrain, mais ont su se parler et même coopérer ces dernières années. C’est cette relation particulière qui est aujourd’hui mise à l’épreuve par la confrontation en cours dans la province d’Idleb. Le régime de Bachar el-Assad appuyée par les forces russes est à l’offensive depuis des mois et la Turquie a annoncé dimanche qu’elle lançait l’opération « Bouclier du Printemps » contre les forces syriennes.

Erdogan menace l’Europe de « millions de migrants »

« Bientôt, des millions » de migrants se dirigeront vers l’Europe après l’ouverture des frontières, a affirmé Recep Tayyip Erdogan lors d’un discours lundi 2 mars à Ankara. Le président turc accentue la pression sur ses voisins européens afin de trouver un soutien dans ses opérations en Syrie. Une stratégie qui interroge… Des milliers de personnes se sont en effet massées ce week-end le long des 212 km de la frontière terrestre gréco-turque et notamment au poste de Pazarkule. L’Organisation internationale des migrations (OIM) a estimé leur nombre à quelque 13 000.

On nous a trompés. On a cru que la porte était vraiment ouverte mais en fait, il n’y a rien. Ça fait trois jours que je n’ai rien mangé. Il n’y a rien à faire. Comme je n’ai plus d’argent, je ne peux même pas rentrer à Istanbul.

La chancelière allemande Angela Merkel a jugé « inacceptable » cette décision turque d’ouvrir les frontière avec la Grèce. La dirigeante allemande reproche au président turc Erdogan d’exprimer son mécontement « sur le dos des réfugiés ».

Le président turc a actuellement le sentiment de ne pas être suffisamment soutenu par d’autres pays. Mais malgré toute la compréhension que l’on peut avoir pour sa situation, il est totalement inacceptable de rechercher un soutien supplémentaire sur le dos des réfugiés. En leur permettant de se diriger vers la frontière, on les envoie de fait dans une impasse. Notre politique, fondée sur l’accord entre l’Union européenne et la Turquie, a pour but de ne pas trouver des solutions sur le dos de ces réfugiés. Ce texte veut améliorer leur prise en charge et lutter contre les passeurs. La solution à la crise actuelle passe par des discussions avec la Turquie pour que l’accord conclu avec l’Europe soit de nouveau accepté par les deux partis et appliqué comme cela était le cas jusqu’à ces derniers jours.

Réunion des ministres de l’Intérieur de l’UE le 4 mars

Une réunion extraordinaire des ministres de l’Intérieur de l’Union européenne a été convoquée mercredi 4 mars à Bruxelles pour aider la Grèce et la Bulgarie après la décision turque d’ouvrir ses frontières. « La réunion extraordinaire des ministres de l’Intérieur de mercredi sera l’occasion d’adopter des mesures de soutien à la Grèce », a affirmé le vice-président de la Commission européenne Margaritis Schinas dans un message sur son compte Twitter

Le président français Emmanuel Macron a souligné dimanche soir la « pleine solidarité » de la France avec la Grèce et la Bulgarie, confrontées à un afflux de migrants depuis la Turquie, et sa volonté de « leur prêter une assistance rapide et protéger les frontières » dans le cadre des « efforts européens ».

L’agence européenne Frontex lancera une intervention rapide

À la demande du gouvernement grec Frontex va renforcer ses moyens pour contrôler l’arrivée de migrants suite à la décision de Reccep Tayyip Erdogan de laisser les réfugiés quitter son pays vers l’Union européenne. L’agence européenne a déjà 400 agents sur le territoire grec. Le directeur de Frontex a lancé ce qu’on appelle une « intervention rapide aux frontières ».

On va envoyer très vite des garde-côtes et de l’équipement: les pays contributeurs auront 5 jours pour fournir des hommes et 5 de plus pour le matériel. Le plan est encore en discussion, mais je peux vous dire que la Grèce nous demande des bateaux, de l’aide pour la surveillance. Nous allons aussi envoyer des renforts pour l’enregistrement des gens et les contrôles de sécurité… La demande concerne surtout la frontière maritime, même si tout n’est pas arrêté et qu’on n’a pas tous les détails. C’est de ce côté surtout qu’ils disent avoir besoin d’aide. Les bateaux de Frontex ne peuvent pas aller dans les eaux territoriales turques, mais ils patrouilleront pour surveiller le côté turc des détroits entre les côtes. Non, nous ne renvoyons pas les gens en Turquie mais nous pouvons prévenir ceux qui s’apprêtent à traverser qu’ils vont entrer illégalement dans les eaux européennes. Par ailleurs, si des gens se trouvent en détresse, notre responsabilité, comme celle de n’importe quel bateau d’ailleurs, c’est de les secourir et de les conduire à un port sûr.

193 raids par les avions de guerre russes et du régime… et les russes commettent un massacre dans la ville d’Al-Foah….


Intervention des casques blancs-Défense civile - Syrie

Défense civile syrienne
@SyriaCivilDefe
2 mars 2020
1h
9 civils ont été tués et d’autres blessés à la suite d’un tir ciblé par les avions de guerre russes dans le centre d’Al-Foah, au nord d’Idleb.
# Idleb_ sous le feu
# Casques blancs

Défense civile syrienne
@SyriaCivilDefe
1 mars 2020
4 civils, dont un enfant, ont été tués et 5 autres blessés à la suite d’une frappe aérienne d’avions de guerre russes, visant des terres agricoles à la périphérie du village de Batna près de Maarat Masrin dans la campagne d’Idleb, le dimanche matin 1er mars 2020.
# Idleb_ sous le feu
# Casques blancs

Défense civile syrienne
@SyriaCivilDefe
1 mars
Dimanche matin, 1er mars 2020, quatre civils, dont un enfant, ont été tués et d’autres blessés à la suite des bombardements aériens de deux avions de combat des forces du régime, visant des maisons civiles dans le village de Kafrantine
, près de Darat Azza, dans la campagne occidentale d’Alep.
# Casques blancs

 

Défense civile syrienne
@SyriaCivilDefe
29 fvr.
Au cours des 90 derniers jours, 597 civils ont été tués, dont 152 enfants, 94 femmes et 6 volontaires de la défense civile, et plus de 1573 ont été blessés, à la suite du ciblage des provinces d’Idleb, d’Alep et de Hama, par les forces aériennes russes et syriennes, des milliers d’attaques, dont 65 avec des bombes à fragmentation interdites au niveau international.
# Casques blancs

 

193 raids par les avion de guerre russes et du régime… et les russes commettent un massacre dans la ville d’Al-Foah….

2 mars 2020

9 citoyens ont été tués et 6 autres blessés à la suite de raids effectués par des avions de guerre russes sur la ville d’Al-Foah. Deux citoyens ont également été tués par une frappe aérienne russe sur un camp de personnes déplacées à proximité du village d’Adwan dans la plaine de Roge, à l’ouest d’Idleb. Cela porte le nombre de martyrs civils au cours de la journée à 11.

D’autre part, les forces du régime ont bombardé le point turc de l’aéroport militaire de Taftanaz, sans aucune information sur les victimes jusqu’à présent.
L’Observatoire syrien des droits de l’homme a observé que les forces de l’ordre et du contrôle du village de Flaifel et al-Dar al-Kabira dans la campagne sud d’Idleb étaient soutenues par des avions de guerre russes après de violents affrontements avec des factions et des groupes jihadistes.

Les drones turcs continuent également de viser les emplacements et les points des forces du régime et des militants loyalistes dans la campagne orientale d’Idleb, où ils ont ciblé les forces des forces du régime dans les environs de Saraqeb, sans recevoir d’informations sur l’ampleur des pertes.

En revanche, des affrontements ont toujours lieu sur les axes des villages de Jobas et Al-Tarnaba, aux alentours de Saraqeb du côté sud-ouest.

Le nombre de raids d’avions de guerre russes est passé à 76, concentrés sur les axes de Saraqeb et la campagne sud d’Idleb. Le nombre de raids des avions de guerre du régime est passé à 117.
L’Observatoire syrien des droits de l’homme a surveillé ce soir un violent prélude de l’artillerie turque sur les villes de Qabtan Al-Jabal, Anjara, Cheikh Aqil et Kafre Alep dans la campagne occidentale d’Alep, tandis que le bombardement s’est arrêté après quelques heures pour des raisons inconnues.

L’Observatoire syrien a recensé des victimes de bombardements aériens et terrestres et d’affrontements dans les zones rurales d’Idleb et de Hama au cours de la journée de lundi, alors que l’on recense 21 combattants qui ont été tués, dont 13 jihadistes, et 11 membres des forces du régime et des milices qui leur étaient fidèles.

Syrie: après la riposte d’Ankara, l’escalade des tensions inquiète


Syrie: après la riposte d’Ankara, l’escalade des tensions inquiète

Des combattants syriens soutenus par la Turquie conduisent un char dans la ville de Saraqib, dans la partie orientale de la province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, le 27 février 2020.
Des combattants syriens soutenus par la Turquie conduisent un char dans la ville de Saraqib, dans la partie orientale de la province d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, le 27 février 2020. Bakr ALKASEM / AFP

La Turquie a bombardé dans la nuit de jeudi à vendredi des positions du régime de Bachar el-Assad en représailles à la mort de 33 militaires turcs dans la région d’Idleb au nord-ouest de la Syrie, a déclaré la présidence turque. Depuis, l’escalade des tensions inquiète la communauté internationale.

Publicité

« Toutes les positions connues du régime (syrien) ont été prises sous le feu de nos unités terrestres et aériennes », a affirmé le directeur de la communication de la présidence Fahrettin Altun dans un communiqué.

Cette riposte intervient après la mort d’au moins 33 militaires turcs dans des frappes attribuées par Ankara au régime syrien dans la région d’Idleb. C’est l’une des attaques les plus meurtrières jamais subies par l’armée turque dans son histoire récente, ce qui donne une idée de l’émoi que la nouvelle a suscité dans le pays. « Nos valeureux soldats seront vengés », a déclaré M. Altun.

Selon le préfet de Hatay, province frontalière d’Idleb où sont hospitalisés les nombreux blessés, l’aviation syrienne, car c’est pour l’instant le régime syrien qu’Ankara met officiellement en cause, a frappé les militaires turcs dans la localité de Baluon, au sud-ouest de Saraqeb. Une ville reprise quelques heures plus tôt par les rebelles syriens soutenus par Ankara.

Les explications de la Russie 

Ce vendredi matin, le ministère russe de la Défense a donné sa version des faits. Le premier reproche formulé par le ministère russe de la Défense est que la Turquie n’a pas communiqué la présence de ses troupes dans la zone visée par l’armée syrienne. C’est ce que relate notre correspondant à Moscou, Daniel Vallot. Le second reproche concerne les soldats turcs qui « n’auraient pas dû se trouver » dans cette zone, « aux côtés de groupes terroristes ».

La Russie précise que ses avions n’ont pas été impliqués dans cette opération : les soldats turcs ont péri sous le feu syrien, et non pas russe. Moscou ajoute qu’aussitôt informée de la présence de ces soldats dans la zone, l’armée russe a pris toutes les mesures nécessaires pour que les tirs s’arrêtent. Pour l’heure, Moscou cherche encore à éviter l’escalade avec Ankara.

Selon le ministre russe des Affaires étrangères Sergei Lavrov, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan ont eu un entretien téléphonique ce vendredi, à l’initiative d’Ankara. Le contact n’est pas rompu, les négociations se poursuivent en vue d’une solution négociée à Idleb, même si pour l’instant ces contacts diplomatiques restent infructueux.

La possibilité d’un sommet entre les deux présidents évoquée par la Turquie n’a pas été confirmée à Moscou. En attendant, le chef de la diplomatie russe qui a présenté ses condoléances à la Turquie affirme que son pays « fera tout pour assurer la sécurité des soldats turcs déployés en Syrie ».

La Turquie demande le soutien de l’Otan 

Recep Tayyip Erdogan a par ailleurs exhorté la communauté internationale, y compris la Russie et l’Iran, parrains de Damas, à « prendre leurs responsabilités » pour « faire cesser les crimes contre l’humanité que commet le régime ». La Turquie appelle l’Otan à lui apporter un soutien « concret », et agite une fois de plus la menace migratoire.

Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a ensuite annoncé une réunion en urgence des ambassadeurs des 29 pays de l’Otan. La convocation de cette réunion fait suite à une demande de la Turquie, membre de l’Otan, en vertu de l’article 4 du traité qui peut être invoqué par un allié estimant son intégrité territoriale, son indépendance politique ou sa sécurité menacée, selon un communiqué de l’Alliance.

Jens Stoltenberg s’est ensuite exprimé lors d’une conférence de presse à l’issue d’une rencontre entre les ambassadeurs de l’alliance et a affirmé son soutien à l’égard de la Turquie. « Nous appelons la Russie et le régime syrien à cesser les combats et les attaques aériennes aveugles (…) Nous appelons aussi la Russie et à la Syrie à respecter pleinement le droit internationalet et à soutenir les efforts de l’ONU pour une solution pacifique .»

« Il faut une désescalade de cette dangereuse situation et nous appelons à un retour immédiat au cessez-le-feu de 2018 pour éviter qu’empire l’horrible situation humanitaire dans la région et pour permettre un accès humanitaire urgent à ceux qui sont piégés à Idleb », a-t-il ajouté.

Après l’attaque, des sources officielles turques ont également affirmé qu’Ankara n’empêcherait plus le passage, par la terre ou la mer, de réfugiés en Europe. Un moyen évident de faire pression sur les Occidentaux pour qu’ils soutiennent la Turquie face au régime syrien , et son allié russe, à Idleb. Après cette annonce, la Grèce a décidé de renforcer ses patrouilles à la frontière avec la Turquie.

L’UE inquiète d’une « confrontation militaire internationale »

L’UE s’inquiète d’un risque de « confrontation militaire internationale majeure » en Syrie et « envisagera toutes les mesures nécessaires pour protéger ses intérêts en matière de sécurité », a annoncé vendredi le chef de sa diplomatie, Josep Borrell.

« Il est urgent de mettre un terme à l’escalade actuelle. Il y a un risque de glissement vers une confrontation militaire internationale ouverte majeure », a-t-il déclaré dans un message sur son compte twitter. « L’UE appelle toutes les parties à une désescalade rapide et regrette toutes les pertes de vies humaines .» Josep Borrell a conclu en précisant que l’UE envisagera toutes les mesures nécessaires pour protéger ses intérêts en matière de sécurité. « Nous sommes en contact avec tous les acteurs concernés.»

L’UE multiplie les contacts diplomatiques, en particulier avec la Russie et elle envisage une action humanitaire dès que l’accès à la région le permettra. L’UE appelle par ailleurs la Turquie à respecter les accords euro-turcs sur les migrants et à empêcher les réfugiés d’affluer vers l’Union européenne.

► À lire aussi : Syrie: la Turquie ne fera pas «le moindre pas en arrière» à Idleb

Le président Recep Tayyip Erdogan a convoqué jeudi soir un conseil de sécurité nationale extraordinaire consacré à la situation à Idleb. Une réunion pour décider, notamment, de la suite des opérations de l’armée turque à Idleb, où des milliers de soldats sont déployés depuis le début du mois sans couverture aérienne. Les lourdes pertes essuyées par les forces turques jeudi interviennent après des semaines d’escalade à Idleb entre Ankara et le régime syrien, appuyé par Moscou.

Avec le soutien de l’aviation de Moscou, Damas a déclenché en décembre une offensive pour reprendre le dernier bastion rebelle et jihadiste d’Idleb. Le régime et son allié russe ont mis les bouchées doubles ces dernières semaines et repris plusieurs localités dans cette province frontalière de la Turquie.

L’offensive a aussi entraîné des tensions entre la Russie et la Turquie, deux acteurs majeurs du conflit syrien qui ont renforcé leur coopération sur ce dossier depuis 2016 malgré leurs intérêts divergents.

Ces derniers jours, M. Erdogan a plusieurs fois sommé le régime syrien de retirer ses forces d’ici fin février de certaines zones dans la région d’Idleb, menaçant sinon de recourir à la force.

L’offensive du régime syrien a aussi provoqué une catastrophe humanitaire, avec près d’un million de déplacés coincés dans une étroite bande de territoire à la frontière turque. Le conflit en Syrie a fait plus de 380 000 morts et déplacé des millions de personnes depuis 2011.

(Avec AFP)

Dans le « chaos » syrien, l’OMS apporte son aide sanitaire aux personnes déplacées


OMS
Au cours d’une opération de deux jours, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a envoyé sept camions transportant 55 tonnes de médicaments et de fournitures médicales depuis Turquie vers le gouvernorat d’Idlib et certaines parties d’Alep.
28 février 2020

L’Organisation mondiale de santé (OMS) a annoncé vendredi qu’elle fournira des traitements aux personnes syriennes déplacées dans les provinces d’Idlib et d’Alep, deux régions du nord-ouest de la Syrie où les hostilités se poursuivent.

Des professionnels de la santé décrivent « le chaos » en cours dans le nord-ouest de la Syrie », au moment où l’ONU s’inquiète des conséquences de l’escalade militaire sur la population civile.

« C’est la situation la plus sombre dans laquelle nous sommes depuis le début de la guerre », a déclaré un chirurgien du nord-ouest du gouvernorat d’Alep cité par l’OMS dans un communiqué. « Les gens n’ont pas la moindre idée de l’endroit où aller, ils savent seulement qu’ils doivent s’éloigner des bombardements », a-t-il ajouté.

Les attaques contre le personnel soignant et les centres de santé en Syrie se poursuivent. À la date du 28 février, l’OMS indique avoir enregistré plus d’une dizaine d’attaques depuis le début des déplacements massifs le 1er décembre 2019. Des attaques qui ont fait 10 morts et 37 blessés.

Alors que les hostilités se poursuivent et que les déplacements forcés vers la frontière turque se multiplient, la pression sur les établissements de santé ne cesse de s’alourdir. Sur les 84 centres qui ont été contraints de suspendre leurs activités depuis décembre dernier, seule une trentaine ont pu être relocalisés et fournir des services là où les gens ont trouvé refuge contre les bombardements.

En conséquence, plus de 133.000 consultations médicales externes n’auront pas lieu. Près de 11.000 patients traumatisés ne sont pas pris en charge et 1.500 opérations chirurgicales majeures ne seront pas effectuées comme elles le seraient normalement dans un cycle de quatre semaines. En raison du dépeuplement massif de zones entières, la charge de travail des établissements de santé en fonctionnement à Idlib est disproportionnée – avec d’un côté, des établissements de santé désertés, et de l’autre, des établissements dont la capacité est largement dépassée.

Face à cette situation, l’OMS a livré d’urgence des médicaments et des fournitures pour assurer la continuité des services de santé en Syrie. Cette aide permettra de dispenser plus de 225.000 traitements aux personnes déplacées syriennes à Idlib et à Alep. Dans le cadre d’une opération menée sur deux jours, l’agence onusienne a acheminé par camion 55 tonnes de médicaments et de fournitures médicales depuis la Turquie vers le gouvernorat d’Idlib et certaines parties d’Alep.

« Ces fournitures permettront de répondre à un besoin urgent et croissant et de poursuivre les services », a déclaré Richard Brennan, le responsable des urgences au Bureau régional de l’OMS pour la Méditerranée orientale.

« Ce n’est qu’une question de jours avant que nous dépassions le million de personnes déplacées »

En trois mois, près d’un million de personnes ont été déplacées dans le nord-ouest de la Syrie. « Ce n’est qu’une question de jours avant que nous dépassions le million de personnes déplacées », a dit M. Brennan.

Outre une forte augmentation des cas de traumatismes, les agents de santé traitent également les infections des voies respiratoires, dues à un mauvais hébergement et à des conditions climatiques difficiles, ainsi que les complications de maladies non chroniques telles que les maladies cardiaques et le diabète, en raison d’un accès irrégulier aux médicaments.

« Le fardeau et le sacrifice des travailleurs de la santé dans les gouvernorats du nord-ouest est désormais inimaginable », a ajouté M. Brennan, non sans rappeler l’énorme pression à laquelle sont soumis des agents de santé qui mettent « souvent leur propre vie en danger ».

Les partenaires de l’OMS qui fournissent des services de santé dans la région ont décrit à quel point le personnel et les établissements de santé sont débordés. S’adressant aux équipes de l’agence onusienne dans la région, un pédiatre de la ville d’Idlib a déclaré qu’il n’avait ni le temps ni la capacité de traiter des questions qui ne mettaient pas la vie en danger. « Ce n’est pas viable », a-t-il dit, alertant sur la faible santé mentale des personnes dans le besoin mais aussi du personnel médical.

Un médecin généraliste travaillant à 10 kilomètres de Darat Izza, dans le gouvernorat d’Alep où deux hôpitaux ont été attaqués le 17 février, a exprimé ses préoccupations quant au manque de médicaments, de gants, de seringues et de pansements. Il a indiqué que la charge de travail dans certains hôpitaux a doublé, alors que les ressources sont identiques ou inférieures. « Le nombre d’hôpitaux et de centres de santé autour de nous continue à diminuer en raison du ciblage fréquent des établissements de santé », a-t-il rapporté.

Par la voix de son porte-parole, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a dit suivre « avec une profonde préoccupation » l’escalade en cours dans le nord-ouest de la Syrie et les informations faisant état d’une dizaine de soldats turcs tués dans une frappe aérienne.

« Le Secrétaire général réitère son appel à un cessez-le-feu immédiat et se déclare particulièrement préoccupé par le risque que courent les civils d’une escalade des actions militaires », a dit jeudi soir son porte-parole. « Sans action urgente, le risque d’une escalade encore plus grande augmente d’heure en heure », a-t-il ajouté.

L’opposition syrienne et son enfantillage politique… commentaires autour de l’article de Burhan Ghalioun


Boussole-بوصلة-سوريا

Ali Al-Abdullah
21 février 2020

Burhan Ghalioun, l’académique et le premier président du Conseil national syrien, n’a pas réussi à attraper le malaise qui a conduit à l’état de dépossession dans les forces de l’opposition syrienne et les a amenés à s’engager dans des différends et des querelles interdisciplinaires, et a évité la tâche qu’il croyait que le « temps” est propice de les aborder, qu’il a décrite dans son article « Le moment est désormais venu pour transcender notre enfantillage politique » (Al-Arabi Al-Jadeed: 2/20/2020) en « créant un centre de décision qui oriente nos pas, porte nos fruits, renforce la crédibilité de notre force politique, et accumule l’expérience nécessaire pour extraire notre droit de décider de notre destin nous-mêmes, ou du moins de participer à la décisions relatives à la cartographie de notre destin national, en tant que Syriens ». Une mission importante, sans aucun doute, mais au lieu de se concentrer sur les moyens d’atteindre cet objectif important et noble, il a perdu son temps et ses efforts dans une conversation répétée sur l’état de l’opposition, ses propres maladies, sa dépendance à l’égard des décisions des pays parrains et ses paris sur les autres pour atteindre certains des objectifs de la révolution syrienne, son invitation à œuvrer à cet objectif et à critiquer les partis arabes, régionaux et internationaux qui se sont réunis sous le nom de « Amis du peuple syrien », qui n’ont pas rempli le rôle qui leur était demandé, « pour leur manque de volonté, de stratégie et de moyens pour dissuader Assad de poursuivre la guerre de génocide et de violer les résolutions du Conseil de sécurité », et son attribution à « l’Occident démocratique » d’une grande accusation « son hésitation à se tenir aux côtés des Syriens … travaillant à disperser leurs forces au lieu de les aider à s’organiser et à affronter leurs ennemis », en contradiction claire avec sa désapprobation que les forces de l’opposition avait parié sur tel ou tel pouvoir pour atteindre les objectifs de la révolution syrienne, notamment, et nous savons tous, que « l’Occident démocratique » ne fournit pas de services gratuits, attend des avantages de tout ce qu’il fait, et ne bouge pas sans avantages ou s’il n’a pas trouvé de fruits gratifiants pour une implication directe et forte dans la cause syrienne.

Tout d’abord, il est possible de comprendre l’état de l’opposition démocratique, et sa perte et son déséquilibre à la lumière d’un certain nombre de raisons structurelles et historiques, autres que sa préoccupation pour les querelles, les conflits internes, sectaires, et la dépendance à l’égard des pays sponsors, c’étaient des symptômes de la situation, et non les raisons pour cela, en premier c’est la fragilité de sa formation politique et organisationnelle, non pas du fait de la pression du régime, qui était un prétexte tenu à le mettre en évidence et à le dissimuler, mais plutôt à cause de sa structure intellectuelle et politique, et de son incapacité à faire face aux changements locaux et internationaux, où la majorité était principalement de gauche, marxiste et nassériste, dont le déséquilibre de la première, le marxisme, a été déséquilibrée avec l’effondrement du camp communiste et a formé des nuages de doute autour du marxisme en tant que pensé intellect et socialiste comme système, il s’est dispersé et déchiré entre l’adhésion à la position traditionnelle et le pari sur une nouvelle synthèse, préservant une partie importante de la position traditionnelle en créant des formations hybrides, mélangeant sa vieille pensée et le système démocratique occidental, sans faire d’effort pour ancrer ce mélange, de sorte que la tendance démocratique est devenue une peau qui couvre son orientation marxiste cachée, car le trio de gauche l’est toujours: Elias Morcos, Yassin Al-Hafiz et Jamal Atassi, avec sa compassion intellectuelle et son guide spirituel, dans un cas salafiste-moderne, qui n’a pas révélé l’incapacité du mélange qu’il a mis sur ses épaules, comme arme intellectuelle et politique pour affronter la réalité et le régime autoritaire et corrompu, à la recherche d’une issue d’une combinaison harmonieuse et cohérente pour faire face à une nouvelle réalité. Il n’y a rien dans la jurisprudence de ses mentors qui réponde à son besoin d’y faire face. Il est devenu comme un corbeau qui voulait imitait le paon, alors il s’est accroché entre les deux situations, il n’est ni devenu paon, ni pu reprendre sa forme de corbeau.
Quant à la deuxième majorité, Nasérienne, son impasse est plus profonde et sa tragédie est plus grande, car elle est restée dans la galaxie de son symbole Jamal Abdel Nasser, sans reconsidérer même une expérience et un patrimoine limités, malgré les aspects négatifs révélés dans cette expérience, en particulier en termes de personnalisation du pouvoir et d’élimination de la vie politique en retirant la société de la politique, en fusionnant la fonction politique dans l’appareil administratif et en fusionnant la fonction politique dans la fonction de sécurité; de sorte que les services de sécurité deviennent le parrain du travail politique et organisationnel, et qu’ils jouent le rôle assumé par les partis politiques, et généralisent un concept de politique basé sur le considérer comme un ensemble de problèmes administratifs, le travail s’articule autour de sa résolution, des performances accrues, et non pas sur les options et les priorités, ce qui signifie l’abolition des conflits idéologiques et rivalités politiques, et l’abolition de l’action politique indépendante. Un système gouverné par des appareils bureaucratiques et de sécurité pour gérer le pouvoir politiquement et économiquement, au lieu des forces politiques et sociales, au détriment de son rôle, de sa liberté et de sa participation à la décision nationale, et de son association avec (les forces nassériennes) avec un mécanisme de pensée et d’action centré sur la subordination au leader, et son incapacité, malgré son adoption de l’option démocratique, d’aller au-delà de son ancienne époque ce qui s’est avéré inutile à la lumière des changements houleux qui ont frappé le pays. Quant au deuxième facteur, ce qui a entraîné une fragilité politique et organisationnelle: son manque de vision et de programmes pratiques pour affronter la réalité politique et ses transformations accélérées, où il est resté aux slogans et aux généralités naïves, sans vision claire et sans programme spécifique de buts, d’objectifs et de moyens pour les atteindre. En troisième, vient l’état d’effondrement qu’elle a subi après le retrait de la révolution et l’échec de son pari à remporter une victoire rapide, ce qui l’a amenée à s’engager dans des polémiques et des discussions sans fonds, pour sauver la face, et rester dans un état d’équilibre psychologique personnel, en tenant « l’autre » pour responsable de la défaite, car la défaite est orpheline et la victoire a mille parents, comme dit le proverbe populaire, une réaction psychologique involontaire pour échapper à la réalité et reconnaître l’échec résultant de la faillite et de l’impuissance. Une situation répandue et commune avec de nombreuses expériences politiques, en particulier avec son association avec la vie en exil.

L’opposition démocratique n’a pas pu jouer un rôle équilibré dans la révolution, en raison de la fragilité de sa composition, d’une part, et de son manque de profondeur populaire, d’autre part. Elle s’est précipité pour occuper un poste vacant dans la révolution, la position de leadership, en rencontrant certains des responsables du régime, et en proposant des perceptions et des solutions, dont la base est de négocier avec le régime sans faire partie de l’action quotidienne de la révolution, sans compréhension et accord avec les révolutionnaires, et sans s’arrêter à des indications explicites choquante, qui annonce que le régime rejette le principe de négociation, comme en témoignent ses pratiques et son recours à la violence pure et directe, dès le premier moment du début des manifestations, la tentative a été, alors, perdue, au lieu de reconsidérer cette erreur, et de tracer une ligne alternative basée sur l’engagement dans la révolution, y jouer un rôle réel, et supporter une partie des sacrifices des citoyens, les symboles ont commis leur erreur mortelle, d’abandonner le pays pour s’exiler à l’étranger, ils ont perdu leur crédibilité et les possibilités de jouer un rôle dans la révolution, quelle que soit sa taille ou son ampleur, dans le contexte de la perte de confiance des révolutionnaires. Cela a creusé le fossé entre eux et les révolutionnaires, et a donné une image négative de leur volonté de faire et de sacrifier au nom des principes et des droits, car il est devenu clair que les forces et la démocratie étaient les moins préparées au sacrifice, dès que le régime a commencé à tuer et à arrêter directement, ils commencent, alors, à quitter le pays en groupe ou en solitaire. Cela a coupé la corde de communications entre eux et les révolutionnaires et l’incubateur populaire, et en a fait de toutes leurs tentatives d’entrer en communiquer et de restaurer la confiance une tâche impossible. Est-ce que cela a quelque chose à voir avec la nature de la foi, et ceux qui ont une foi religieuse plus disposés à sacrifier et à donner pour leur conviction dans la récompense de l’au-delà?

L’auteur a réitéré une position adoptée par l’opposition de gauche et démocratique, tenant les mouvements islamistes politiques responsables des pertes politiques en déclarant: « L’impact politique dévastateur de la tendance des élites salafistes à prendre les devants dans la rhétorique et le front de la lutte armée, et la tentative de l’Islam politique en général d’avaler la révolution et de s’en accaparer pour son propre compte politique, indépendamment des motifs, intentions et interventions externes, je dis qu’il n’y a aucun doute sur l’impact de tout cela sur le déclin de notre crédibilité politique et le renversement de l’opinion publique mondiale contre nous »… et sur l’opportunité manquée de restaurer « le soutien de l’opinion publique internationale, et plutôt arabe, et sa sympathie pour la révolution syrienne et ses slogans libéraux »en raison de l’émergence de l’organisation Etat islamique en Irak et le Levant (Daech) « a boulversé complètement l’image, les vocabulaire du Jihad, du mécréance, du sectarisme et du terrorisme, ont remplacé les termes termes de la révolution de la liberté, la dignité, la citoyenneté et le pluralisme de l’État civil ». Au mépris total, chaque parti politique à travailler pour imposer sa vision et son choix dans le contexte de la lutte des idées et des programmes, et le lien de ce qui s’est passé (les mouvements de l’islam politique sont apparus sur la scène), avec de nombreuses raisons de capacités politiques et organisationnelles, de préparations individuelles et d’un grand soutien extérieur des forces islamiques, proches ou similaires, et des pays qui ne voulaient pas d’une expérience politique réussie avec une volonté populaire. Il est vrai qu’il a commis des intérêts politiques, organisationnels et financiers majeurs, en particulier (Daech) et son comportement brutal et ses crimes contre des civils non armés et l’appréhension occidentale de toutes les organisations et actions islamiques, dans le contexte de la « bataille de Washington » et de ses conséquences et d’autres actes terroristes, mais la principale raison de la perte de l’opposition démocratique, à mon avis, est qu’il y a un grand écart entre l’incubateurs de la révolution et de la vision de l’opposition politique et sociale démocratique, et l’échec de la dernière à combler ce gouffre, c’est-à-dire s’il reconnaît l’existence de ce gouffre et sa gravité et se rend compte de la nécessité de travailler pour combler ce gouffre, car les slogans « Citoyenneté » et «État civil pluraliste » sont des slogans élitistes adoptés par de petites forces politiques et sociales, urbaines, et avec une influence limitée et étrange aux forces populaires, en particulier dans les petites villes et les zones rurales, qui ont formé un puissant incubateur pour les forces de l’islam politique, dont les slogans ont un attrait et une présence solide dans l’imagination politique et sociale de ces forces populaires, ce qui a fait la formation de brigades jihadistes, de bureaux basés sur la chari’a,
et des maison de finance, et des slogans appelant à la califat ou à l’émirat traditionnel, tandis que tous les déterminants et perceptions modernes sont restés sauvages pour le corps principal de la société syrienne, toutes les valeurs, perceptions et limitations modernes ne sont pas entrées au cœur de la conviction de larges forces populaires, n’ont pas touché sa conscience et ont changé la nature de son imagination politique et sociale, où le califat est toujours un modèle pour un bon système de gouvernement, Abu Bakr AL-Baghdadi et Omar bin al-Khattab sont toujours des modèle pour le souverain miséricordieux et juste, Ali bin Abi Talib est son modèle pour le souverain populaire, et Muawiya bin Abi Sufyan est son modèle pour le souverain avisé.

Cela a donné aux mouvements politiques islamistes la priorité et la préférence sur ceux qui ont des approches démocratiques et modernes, et a conduit à leur soutien, à s’impliquer dans leurs rangs et institutions, et à ignorer bon nombre de leurs pratiques, leurs transgressions sur les droits des citoyens, sur un fond de sentiment de parenté et d’intimité.
Notre société se situe encore, en profondeur, au stade de la transition du système sultaniste, avec sa dernière incarnation: le sultanat ottoman, au système État-nation, l’État national ou patriotique moderne, et il ne l’a pas, encore, traversé, et la tendance élitiste moderne ne pénètre toujours pas les formations sociales et populaires, et les persuade de son aptitude à résoudre les problèmes financiers et spirituels, qui ne nécessiteraient pas d’affronter le problème et de travailler à combler le gouffre avec les visions et les convictions populaires, en recherchant les intersections et en offrant des interprétations et des compromis qui rendent les visions et les options modernes proches de l’ambiance générale. L’opposition démocratique a commis une erreur en ignorant ce droit avec la position centrale et le rôle de l’islam dans la formation de la figure syrienne, son inclusion dans une grande énergie révolutionnaire et une forte impulsion au sacrifice au nom de la croyance et des valeurs morales. “La seule vérité centrale est que l’islam est le moteur naturel de la politique à travers le monde islamique. Le monde islamique considère l’islam comme une mesure de justice, d’humanité, de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, et représente une référence doctrinale pour les luttes internes contre les gouvernements autoritaires laïques, et pour les luttes des minorités musulmanes pour se libérer des autorités non islamiques souvent cruelles. selon Graham Fuller, (Los Angeles Times, Moyen-Orient: 24/09/2001) et l’opposition démocratique, a laissé à l’Islam et aux mouvements islamiques politiques le soin de l’utiliser dans ses batailles intellectuelles et politiques, gagnant en popularité et en mobilisant les forces sociales autour de ses slogans et de ses objectifs. Les régimes autoritaires et corrompus ont également pris conscience de l’importance et de la gravité du sujet, et l’ont traité avec malveillance et opportunisme, par la volonté de ses dirigeants de porter l’apparence de la religiosité, d’assister aux prières des rassemblements et des fêtes, de célébrer l’anniversaire du Prophète et du pèlerinage dans la maison sacrée de Dieu et de lancer le slogan de la protection et de la défense de la religion.

En accord avec ce que Burhan Ghalioun a dit autour du : « Le problème auquel nous sommes confronté ne provient pas du lourd héritage laissé par le colonialisme, éequi s’est incarné dans la formation structurelle et géopolitique exploit dans la région, et dans sa gestion de ses luttes pour assurer sa dépendance continue, ses déséquilibres et sa croissance misérable, mais résulte de notre incapacité à développer des modèles de Pensée et comportement individuels et collectifs qui sont essentiels pour surmonter notre désarroi stratégique et notre confusion, pour restaurer l’initiative politique ». .. « Nous ne serons pas en mesure de construire la démocratie, qui est notre premier objectif, sans travailler pour créer des forces démocratiques organisées », avec un accord là-dessus, mais il y a une nouvelle réalité qui doit être confrontée et abordée, le succès du régime à pousser la majorité du peuple syrien à se plier à leurs préoccupations, en pensant à sa situation immédiate, qui a fait et fait des tentatives de révolution, ce qui rendra toute tentative de labeur révolutionnaire inutil….

 

المعارضة السورية وطفولتها السياسية.. تعقيب على برهان غليون

علي العبدالله
21 février 2020

لم يوفق الأكاديمي وأول رئيس للمجلس الوطني السوري برهان غليون، في الإمساك بالعلة التي قادت إلى حالة السلب التي تعيشها قوى المعارضة السورية وجعلتها تنخرط في سجالات ومهاترات بينية، وتبتعد عن المهمة التي يرى أنه “حان” وقت التصدّي لها، والتي حدّدها في مقالته “حان الوقت لتجاوز طفولتنا السياسية” (العربي الجديد: 14/2/2020)، بـ”إيجاد مركز قرار يوجّه خطانا، ويثمّر جهودنا، ويعزّز من صدقية قوتنا السياسية، ويراكم الخبرة الضرورية لانتزاع حقنا في أن نقرّر مصيرنا بأنفسنا، أو على الأقل أن نشارك في القرارات التي تتعلق برسم مصيرنا الوطني، كسوريين”. مهمة على قدر كبير من الأهمية، لا ريب في ذلك، لكنه، وبدل التركيز على سبل تحقيق هذا الهدف الهام والنبيل، أهدر وقته وجهده في حديث مكرور عن حالة المعارضة وأمراضها الذاتية، وارتهانها لقرارات الدول الراعية، ومراهناتها على الآخرين لتحقيق بعض أهداف الثورة السورية، ودعوتها إلى العمل من أجل هذا الهدف، وفي توجيه نقد إلى الأطراف العربية والإقليمية والدولية التي اجتمعت تحت اسم “أصدقاء الشعب السوري”، والتي لم تقم بالدور المطلوب منها، “لافتقارها للإرادة والاستراتيجية والوسائل اللازمة لردع الأسد عن الاستمرار في حرب الإبادة وانتهاك قرارات مجلس الأمن”، وتخصيصه “الغرب الديمقراطي” بتهمة كبيرة “تردّد في الوقوف إلى جانب السوريين… وعمل على تشتيت قواهم بدل مساعدتهم على تنظيم أنفسهم ومواجهة أعدائهم”، في تناقضٍ واضح مع استهجانه مراهنة قوى معارضة على هذه القوة أو تلك لتحقيق أهداف الثورة السورية، خصوصا وكلنا يعلم أن “الغرب الديمقراطي” نفعي لا يقدّم خدماتٍ مجانية، ينتظر فوائد من أي فعل يقوم به، لا يتحرك من دون فوائد، لم يجد ثمارا مجزية لانخراط مباشر وقوي في قضية السوريين.

بداية، يمكن فهم حالة المعارضة الديمقراطية، وما تعانيه من ضياع وانعدام وزن في ضوء جملة أسباب بنيوية وتاريخية، غير انهماكها بالسجالات والمهاترات البينية والشللية والعصبوية، والارتهان للدول الراعية، فهذه كلها أعراض للحالة، وليست سببا لها، أولها هشاشة تكوينها السياسي والتنظيمي، ليس بسبب ضغط النظام، الذريعة التي تحرص على إبرازها والتستر خلفها، بل بسبب بنيتها الفكرية والسياسية، وفشلها في التعاطي مع المتغيرات المحلية والدولية، حيث كانت في معظمها يسارية، ماركسية وناصرية، اختلّ توازن أولاها، الماركسية، بانهيار المعسكر الشيوعي، وتشكل سحب من الشك حول الماركسية فكرا والاشتراكية نظاما، فتشتتت وتمزقت بين متمسّك بالموقف التقليدي ومراهن على توليفة جديدة، تحتفظ بجزء مهم من الموقف التقليدي بتأسيس تشكيلاتٍ هجينةٍ، تمزج بين فكرها القديم والنظام الديمقراطي الغربي، من دون بذل جهد لتأصيل هذا الخليط، فغدا التوجه الديمقراطي قشرا يغطي توجها ماركسيا مستترا، فما زال الثلاثي اليساري: إلياس مرقص وياسين الحافظ وجمال أتاسي، بوصلتها الفكرية ومرشدها الروحي، في حالة سلفية حديثة، لم تكشف عن عدم صلاحية الخليط الذي وضعته على كاهلها، كسلاح فكري وسياسي لمواجهة الواقع والنظام المستبد والفاسد، وتبحث عن مخرج بتركيبة منسجمة ومتسقة لمواجهة واقع جديد. ليس في اجتهادات مرشديها ما يلبي حاجتها للتعاطي معه ومواجهته. أصبحت كحالة الغراب الذي قلد الطاووس، فعلق بين الوضعين، لا أصبح طاووسا ولا عاد غرابا.

أما ثانيتها، الناصرية، فمأزقها أعمق ومأساتها أكبر، حيث بقيت في جلباب رمزها جمال عبد الناصر، من دون إعادة نظر ولو محدودة في تجربته وتراثه، رغم ما كُشف من سلبيات في هذه التجربة، خصوصا لجهة شخصنة السلطة والقضاء على الحياة السياسية بإخراج المجتمع من السياسة، عبر دمج الوظيفة السياسية في الأجهزة الإدارية، ودمج الوظيفة السياسية في الوظيفة الأمنية؛ بحيث أصبحت الأجهزة الأمنية عرّاب العمل السياسي والتنظيمي، وتقوم بالدور المفترض أن تقوم به الأحزاب السياسية، وتعميم مفهومٍ للسياسة قائم على اعتبارها مجموعة من المشكلات الإدارية يدور العمل حول حلها، وحول رفع الأداء، لا حول الخيارات والأولويات، ما يعني إلغاء الصراع الفكري والتنافس السياسي، وإلغاء العمل السياسي المستقل. نظامٌ تحكمه أجهزة بيروقراطية وأمنية لإدارة السلطة سياسيا واقتصاديا، بدلا من القوى السياسية والاجتماعية، وعلى حساب دورها وحريتها ومشاركتها في القرار الوطني، وارتباطها (القوى الناصرية) بآلية تفكير وعمل متمحورة حول التبعية للقائد، وعجزها، على الرغم من تبنّيها الخيار الديمقراطي، عن تجاوز قديمها الذي ثبت عدم جدواه في ضوء التغيرات العاصفة التي ضربت البلاد. وأما ثاني العوامل، فما ترتب على الهشاشة السياسية والتنظيمية: افتقارها رؤية وبرامج عملية لمواجهة الواقع السياسي وتحولاته المتسارعة، حيث بقيت عند الشعارات الفضفاضة والعموميات الساذجة، من دون تصور واضح وبرنامج محدّد للأهداف والغايات وطرق الوصول إليها. وثالثها حالة الانهيار التي أصابتها بعد تراجع الثورة، وفشل مراهنتها على تحقيق نصر سريع، والتي قادتها إلى الانخراط في المهاترات والسجالات الفارغة، لحفظ ماء الوجه والبقاء في حالة توازن نفسي شخصي، عبر تحميل الآخر مسؤولية الهزيمة، فالهزيمة يتيمة والنصر له ألف أب، كما يقول المثل الشعبي، ارتكاس نفسي لاإرادي للهروب من مواجهة الواقع والإقرار بالفشل ناجم عن الإفلاس والعجز. حالة شائعة عرفتها تجارب سياسية كثيرة، خاصة مع اقترانها بحياة المنفى.

لم تستطع المعارضة الديمقراطية لعب دور وازن في الثورة، لهشاشة تكوينها، من جهة، ولافتقارها للعمق الشعبي من جهة ثانية. لقد هرولت إلى إشغال موقع شاغر في الثورة، موقع القيادة، عبر الالتقاء مع بعض مسؤولي النظام، وطرح تصورات وحلول، أساسها التفاوض مع النظام من دون أن تكون جزءا من الفعل اليومي للثورة، ومن دون التفاهم والاتفاق مع الثوار، ومن دون التوقف عند مؤشرات صريحة وصادمة، تقول برفض النظام مبدأ المساومة، كما عكسته ممارساته واستخدامه العنف الصريح والمباشر، منذ اللحظة الأولى لانطلاق التظاهرات، فخسرت المحاولة، وبدل إعادة النظر في خطئها هذا، ورسم خط بديل قائم على الانخراط في الثورة، ولعب دور فعلي فيها، وتحمل قسط من تضحيات المواطنين، ارتكب رموزها غلطتهم القاتلة، بمغادرة البلد إلى المنافي، فخسروا صدقيتهم، وفرص لعب دور في الثورة، مهما كان حجمه أو مداه، على خلفية خسارة ثقة الثوار.
وهذا وسّع الهوة بينهم وبين الثوار، وأعطى صورة سلبية عن استعدادهم للبذل والتضحية من أجل المبادئ والحقوق، إذ غدا واضحا أن القوى واالديمقراطية أقل القوى استعدادا للتضحية، فما أن بدأ النظام بالقتل المباشر والاعتقالات، حتى بدأوا بمغادرة البلد زرافات ووحدانا. وهذا قطع حبل التواصل بينهم وبين الثوار والحاضنة الشعبية، وجعل كل محاولاتهم للتواصل واستعادة الثقة ضربا من المستحيل. هل لهذا علاقة بطبيعة الإيمان، وأن أصحاب الإيمان الديني أكثر استعدادا للتضحية والعطاء لقناعتهم بجزاء الآخرة؟

كرر الكاتب موقفا تبنّته المعارضة اليسارية والديمقراطية، يحمّل حركات الإسلام السياسي مسؤولية الخسائر السياسية بقوله: “الأثر السياسي المدمر لنزوع النخب السلفية إلى تصدّر الخطاب وواجهة الكفاح المسلح، ومحاولة الإسلام السياسي عموما ابتلاع الثورة وتجييرها لحسابه السياسي الخاص، بصرف النظر عن الدوافع والنوايا والتدخلات الخارجية، أقول لا يوجد شكٌّ في أثر ذلك كله على تراجع صدقيتنا السياسية وانقلاب الرأي العام العالمي علينا”…، وضياع فرصة استعادة “تأييد الرأي العام العالمي، بل العربي، وتعاطفه مع الثورة السورية وشعاراتها التحرّرية” بسبب ظهور تنظيم الدولة الإسلامية في العراق والشام (داعش) “قلب الصورة تماما، فيحلّ مصطلحات الجهاد والكفر والطائفية والإرهاب محل مصطلحات ثورة الحرية والكرامة والمواطنة والدولة المدنية التعدّدية”.

بتجاهل تام لحق كل جهة سياسية في العمل على فرض رؤيتها وخيارها في إطار صراع الأفكار والبرامج، وارتباط ما حصل (تصدّر حركات الإسلام السياسي المشهد)، بأسباب كثيرة من قدرات سياسية وتنظيمية واستعدادات فردية ودعم خارجي كبير من قوى إسلامية، قريبة أو مماثلة، ومن دول لا تريد نجاح تجربة سياسية بإرادة شعبية. صحيح أنها ارتكبت كبائر سياسية وتنظيمية ومالية، خصوصا “داعش” وسلوكه المتوحش وجرائمه بحق المدنيين العزّل والتوجس الغربي من كل تنظيم وعمل إسلامي، على خلفية “غزوة واشنطن” وتبعاتها والأعمال الإرهابية الأخرى، لكن السبب الرئيس لخسارة المعارضة الديمقراطية، برأيي، وجود هوة واسعة بين حواضن الثورة ورؤية المعارضة الديمقراطية السياسية والاجتماعية، وفشل الأخيرة في جسر هذه الهوة، هذا إذا كانت تقرّ بوجود هذه الهوة وخطورتها وتدرك ضرورة العمل على جسرها، فشعارات “المواطنة” و”الدولة المدنية التعدّدية” شعارات نخبوية تتبنّاها قوى سياسية واجتماعية صغيرة، مدينية في الغالب، وذات تأثير محدود، غريبة على مسامع القوى الشعبية، خصوصا في البلدات الصغيرة والأرياف، والتي شكلت حاضنة قوية لقوى الإسلام السياسي التي تتمتع شعاراتها بجاذبية وحضور راسخ في المخيال السياسي والاجتماعي لهذه القوى الشعبية، ما جعل تشكيل ألوية جهادية ومكاتب شرعية وحسبة وبيت مال ورفع شعارات تنادي بالخلافة أو الإمارة التقليدية تحصيل حاصل، في حين أن كل المحدّدات والتصورات الحديثة بقيت برّانية بالنسبة للجسم الرئيس في المجتمع السوري، لم تدخل كل القيم والتصورات والمحدّدات الحديثة في صميم قناعة القوى الشعبية العريضة، ولم تلامس وعيها، وتغير من طبيعة مخيالها السياسي والاجتماعي، حيث ما زالت الخلافة نموذجها لنظام الحكم الصالح، وما زال أبو بكر نموذجها للحاكم الرحوم، وعمر بن الخطاب نموذجها للحاكم العادل، وعلي بن أبي طالب نموذجها للحاكم الشعبي، ومعاوية بن أبي سفيان نموذجها للحاكم الحاذق.

منح هذا حركات الإسلام السياسي أسبقية وأفضلية على أصحاب التوجهات الديمقراطية والحديثة، وقاد إلى تأييدها ودعمها والانخراط في صفوفها ومؤسساتها، والتغاضي عن كثير من ممارساتها
وتعدّياتها وتجاوزاتها على حقوق المواطنين، على خلفية الإحساس بالقرابة والحميمية.

ما زال مجتمعنا، في العمق، يراوح عند مرحلة الانتقال من النظام السلطاني، بتجسّده الأخير: السلطنة العثمانية، إلى نظام الدولة – الأمة، الدولة الوطنية أو القومية الحديثة، ولم يتجاوزها، وما زال التوجه الحديث نخبويا لم يخترق التشكيلات الاجتماعية الشعبية، ويقنعها بصلاحيته لحل مشكلاتها المادية والروحية، ما كان يستدعي مواجهة القضية والعمل على جسر الهوة مع الرؤى والقناعات الشعبية، بالبحث عن تقاطعات، وطرح تأويلات وحلول وسط تجعل الرؤى والخيارات الحديثة قريبةً من المزاج العام. لقد أخطأت المعارضة الديمقراطية بتجاهل هذا الاستحقاق مع ما للإسلام من موقع مركزي ودور في تكوين شخصية السوري، وانطوائه على طاقة ثورية عظيمة، ودفع قوي للتضحية في سبيل العقيدة والقيم الأخلاقية، فـ”الحقيقة المحورية الوحيدة أن الإسلام هو المحرّك الطبيعي للسياسة عبر العالم الإسلامي، ففي العالم الإسلامي يعتبر الإسلام مقياسا للعدالة والإنسانية والحكم الصالح ومحاربة الفساد، ويمثل مرجعية عقائدية للصراعات الداخلية ضد الحكومات الاستبدادية العلمانية، ولصراعات الأقليات المسلمة من أجل التحرّر من السلطات غير الإسلامية القاسية في كثير من الأحيان”، وفق غراهام فولر، (لوس أنجليس تايمز، الشرق الأوسط: 24/9/2001)، وتركها (المعارضة الديمقراطية) الإسلام لحركات الإسلام السياسي توظفه في معاركها الفكرية والسياسية، فتفوز بالشعبية، وبتحشيد القوى الاجتماعية حول شعاراتها وأهدافها. الأنظمة المستبدة والفاسدة هي الأخرى أدركت أهمية الموضوع وخطورته، وتعاطت معه بخبث وانتهازية، عبر حرص قادتها على تلبس مظهر التدين وحضور صلوات الجُمع والعيدين، واحتفال عيد مولد النبي والحج إلى بيت الله الحرام ورفع شعار حماية الدين والدفاع عنه.

ومع الاتفاق مع قول برهان غليون “فلا تنبع المشكلة التي نواجهها من الإرث الثقيل الذي خلفه الاستعمار، والذي تجسّد في التشكيل الجيوسياسي البنيوي الملغوم للمنطقة، وفي إدارته صراعاتها بما يضمن استمرار تبعيتها واختلال توازناتها وبؤس نموها فحسب، وإنما ينجم أيضا عن عجزنا عن تطوير أنماط من التفكير والسلوك الفردي والجماعي التي لا بد منها لتجاوز تفتتنا وتخبطنا الاستراتيجي، واستعادة المبادرة السياسية”. .. “ولن نتمكّن من بناء الديمقراطية التي هي هدفنا الأول، من دون أن نعمل على تكوين قوى ديمقراطية منظمة”، مع الاتفاق في ذلك، إلا أن ثمّة واقعا جديدا يحتاج إلى مواجهة ومعالجة، نجاح النظام في دفع أغلبية الشعب السوري إلى الانغماس في همومه الخاصة والتفكير في ظروفه المباشرة، ما جعل ويجعل محاولات الثورة والتغيير حرثا في بحر.

Syrian troops deliberately shoot elderly women


The Telegraph

Exclusive: Syrian troops deliberately shoot elderly women

Bashar al-Assad’s Syrian government forces have been captured identifying and then shooting elderly women, in recordings leaked to The Telegraph.

 

Les “coordinateurs d’intervention » réfutent les allégations de la Russie concernant les déplacés internes d’Idleb


Enab Baladi – 21/02/2020

Des centaines de véhicules chargés de déplacés en direction de la campagne orientale d’Idleb jusqu’à la frontière turque, 4 février 2020

L’équipe des coordinateurs d’intervention en Syrie a démenti les allégations de la Russie selon lesquelles des centaines de milliers de civils n’avaient pas été déplacés par des opérations militaires à Idleb.

Dans une déclaration publiée aujourd’hui, vendredi 21 février, les « coordinateurs d’intervention » ont déclaré qu’ils rejetaient, tous les détails du rapport publié hier par le ministère russe de la Défense, niant le déplacement de centaines de milliers de civils à la suite des attaques du régime syrien à Idleb.

Il a souligné que les récentes opérations militaires du régime syrien et de son allié russe ont entraîné le déplacement d’environ un million de civils dans la campagne d’Idleb et d’Alep, depuis le début de novembre dernier jusqu’à aujourd’hui.

Le communiqué décrit les déclarations russes comme “provocantes et fausses, et met en évidence les intentions hostiles de la Russie contre les civils dans le nord de la Syrie”.

Le communiqué ajoute que les déclarations “montrent que la Russie continue de mettre en œuvre le plan élaboré avec les forces du régime, pour contrôler le nord de la Syrie et commettre des crimes contre les civils, et constitue un contournement de l’accord signé avec le gouvernement turc à Sotchi, en référence à l’accord visant à réduire l’escalade”.

La déclaration a appelé la communauté internationale à œuvrer efficacement pour mettre fin aux attaques contre les civils et à donner plus de pouvoirs aux Nations Unies pour œuvrer à mettre fin aux souffrances des Syriens, qui durent depuis neuf ans.

Les “coordinateurs d’intervention » sont une équipe composée de travailleurs d’organisations humanitaires dans le nord de la Syrie, soucieuse de documenter le nombre de déplacés et de morts et de décrire les conditions humanitaires dans la région.

Le ministère russe de la Défense a démenti les informations publiées par les Nations Unies et les organisations humanitaires sur le déplacement de milliers de civils d’Idleb et de ses campagnes vers la frontière turque, à la suite de l’opération militaire des forces du régime, soutenue par la Russie.

Le chef du Centre russe pour la réconciliation, qui est affilié au ministère russe de la Défense, Navy Oleg Goravlovov, selon l’agence “TASS” aujourd’hui, vendredi, que les informations qui parlent de l’afflux de centaines de milliers de civils à la frontière turque en raison des combats sont incorrectes.

Le porte-parole du Secrétaire général des Nations Unies, Stephen Dujarric, a annoncé qu’il est estimé que plus de 900 000 personnes ont été déplacées dans le nord de la Syrie, en raison de l’escalade des combats depuis décembre 2019.

L’Alliance des ONG humanitaires syriennes (ANS) a confirmé le déplacement d’un million de Syriens à la suite des opérations du régime syrien et de ses alliés russes et iraniens.

L’armée du régime libère la Syrie du peuple syrien-جيش الأسد يطهّر سوريا من المدنيين


 

L'armée-d'Assad-Libère-la-syrie-du-peuple-syrien

Syrie: Erdogan exhorte Poutine à “freiner” le régime d’Assad à Idleb


AFP-21 fév 2020

Syrie: Erdogan exhorte Poutine à “freiner” le régime d’Assad à Idleb

AFP / Mohammed AL-RIFAI Une jeune Syrien porte une pancarte avec une caricature représentant les présidents russe Vladimir Poutine et syrien Bachar al-Assad, lors d’une manifestation le 21 février à Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie

 

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a exhorté vendredi son homologue russe Vladimir Poutine à “freiner” le régime syrien dans la province rebelle syrienne d’Idleb, au coeur d’une intense activité diplomatique destinée à mettre fin aux combats et à une situation humanitaire désastreuse.

L’offensive menée par le régime du président Bachar al-Assad avec l’appui de Moscou pour reprendre Idleb, dernier bastion rebelle dans le nord-ouest du pays, a sérieusement mis à mal l’entente entre MM. Erdogan et Poutine qui coopéraient étroitement depuis 2016 en vue de mettre fin au conflit en Syrie, où ils soutiennent pourtant des camps opposés.

Lors d’un entretien téléphonique avec le maître du Kremlin, M. Erdogan “a souligné que le régime doit être freiné à Idleb et que la crise humanitaire doit prendre fin”, a indiqué la présidence turque.

M. Erdogan a en outre souligné qu’une solution à la situation explosive à Idleb passait par “la pleine mise en oeuvre de l’accord de Sotchi” parrainé en 2018 par les deux dirigeants pour faire taire les armes dans la province mais qui vacille depuis plusieurs semaines.

Vladimir Poutine a de son côté assuré à son homologue turc être “gravement préoccupé” par les “actions agressives” des jihadistes dans la région d’Idleb. Selon le Kremlin, les deux hommes ont convenu d'”intensifier les consultations bilatérales à propos d’Idleb, dans le but de réduire les tensions, garantir un cessez-le-feu et neutraliser la menace terroriste”.

Avant cet entretien, M. Erdogan a discuté au téléphone de la situation à Idleb avec les dirigeants français Emmanuel Macron et allemande Angela Merkel qu’il a appelés à “des actions concrètes pour empêcher une catastrophe humanitaire”, selon la présidence turque.

– “Déterminant” –

Jeudi, la chancellerie allemande avait annoncé que Mme Merkel et M. Macron avaient exprimé leur “inquiétude” concernant la “situation humanitaire catastrophique” à Idleb lors d’un entretien téléphonique avec M. Poutine, dont le pays est le principal soutien du régime de Damas.

Ils “ont exprimé leur volonté de rencontrer le président Poutine et le président turc Erdogan pour trouver une solution politique à la crise”, a ajouté la chancellerie.

AFP / Abdulaziz KETAZ Combattants syriens soutenus par la Turquie, le 20 février 2020 dans le village de al-Nayrab, au sud-est d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie

 

A Moscou, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a indiqué vendredi que “la possibilité de la tenue d’un sommet est en discussion”.

Dans des déclarations à la presse à Istanbul avant de parler avec son homologue russe, M. Erdogan a affirmé que cet entretien “déterminera notre attitude pour la suite” concernant Idleb.

“Aussi longtemps que le régime poursuivra sa cruauté, il est hors de question pour nous de nous retirer de là-bas”, a-t-il ajouté.

Aux termes d’un accord avec Moscou, la Turquie, qui soutient des groupes rebelles, dispose de douze postes d’observation militaires dans la province d’Idleb, dont plusieurs se retrouvent désormais dans des zones que le régime d’Assad a reconquises à la faveur de son offensive lancée en décembre avec l’appui de l’aviation russe.

La Turquie a annoncé jeudi que deux de ses soldats avaient été tués par une frappe aérienne attribuée au régime syrien, portant à 16 le nombre de militaires turcs tués dans le nord-ouest de la Syrie depuis début février.

AFP / Omar HAJ KADOUR Soldats turcs déployés dans le village de al-Nayrab, au sud-est de la ville d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, le 20 février 2020

 

Le ton ne cesse de montrer entre Ankara et Moscou, qui semble déterminé à aider le régime syrien à reconquérir Idleb à tout prix, ce qui fait craindre un affrontement sur le terrain entre les deux pays.

Environ 900.000 personnes, en vaste majorité des femmes et des enfants, ont fui depuis décembre, selon l’ONU. Jamais la Syrie, en guerre depuis 2011, n’a connu un tel exode sur une période aussi courte.

– “Enormes souffrances” –

Si la Turquie se préoccupe autant de la situation dans cette région frontalière, c’est parce qu’elle redoute l’arrivée sur son sol d’une nouvelle vague de réfugiés. Le pays accueille déjà plus de 3,6 millions de Syriens.

Les dirigeants de l’Union européenne, réunis vendredi à Bruxelles, ont appelé à la cessation de l’offensive militaire “inacceptable” à Idleb.

Jeudi, l’armée russe a indiqué avoir mené des frappes pour stopper une attaque de factions armées soutenues par Ankara contre des positions du régime, appelant la Turquie à “cesser de soutenir les actions des groupes terroristes et de leur donner des armes”.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une ONG, a rapporté que des groupes appuyés par la Turquie avaient lancé une offensive dans la région d’Al-Nayrab, au sud d’Idleb, faisant état de 25 combattants tués dans les deux camps.

Selon Moscou et l’OSDH, l’artillerie turque a bombardé des positions du régime pour soutenir cette attaque.

M. Erdogan a sommé à plusieurs reprises les forces d’Assad de se retirer de certains secteurs à Idleb avant fin février, menaçant sinon de recourir à la force.

La santé d’Idleb … Les unités médicales n’absorbent pas les déplacés internes


 

Syrie - Centres de Traitements des cas d'urgence

Nour Al-Mourad
20 février 2020

Les vagues successives de déplacements ont conduit à une catastrophe au niveau de la santé à Idleb, en conjonction avec la faiblesse des institutions médicales, les baisses de températures, la propagation des maladies saisonnières et le manque de places pour les déplacés pour les accueillir

La Direction de la santé du gouvernorat d’Idleb porte le plus lourd fardeau pour faire face à la détérioration de la situation sanitaire dans une zone étroite qui accueille environ 3,1 millions de personnes, résidents et personnes déplacées. Avec l’augmentation du flux de réfugiés vers le nord et le nord-ouest, une grande pression s’est exercée sur la plupart des centres médicaux, en plus des conditions de santé et de vie difficiles dont la population souffre. Cela a rendu les centres incapables de répondre aux besoins d’un nombre énorme de patients.

Le directeur adjoint de la santé dans le gouvernorat d’Idleb, Mustafa Al-Aido, a déclaré à Al-Arabi Al-Jadeed que le secteur de la santé est incapable d’absorber le grand nombre de personnes déplacées, et les centres de santé qui existent en premier lieu sont des centres dotés de ressources limitées pour les populations autochtones de la région, et cela depuis le début de la mise en place du secteur de la santé, un travail a été fait pour établir un centre dans chaque région qui sera en mesure de fournir des services et des fournitures médicales à son propre population.

Il ajoute que la plupart des centres médicaux et des hôpitaux qui étaient présents dans les zones que le régime a récemment contrôlées ont été fermés, car certains d’entre eux ont été transférés dans d’autres endroits, ce qui a affaibli les services qu’ils fournissent, indiquant qu’ils ont pu évacuer la plupart de ces hôpitaux des appareils et équipements, et ils travaillent maintenant à rouvrir leurs portes dans les régions du nord et du nord-ouest de la Syrie. L’Aido continue que cette situation ne signifie pas que le secteur de la santé s’effondrera complètement, mais entraînera des pénuries et l’incapacité des établissements de santé à absorber un nombre énorme, et que de mauvaises conditions sanitaires affecteront négativement la vie et la santé des personnes, et que le pourcentage de maladies et de mortalité augmentera, ce qui entraînera une diminution du niveau de vie saine, sachant qu’aucune maladie nouvelle et inconnue n’a été enregistrée jusqu’à présent, à l’exception des maladies saisonnières, des cas de malnutrition et des ecchymoses dues aux bombardements.

Quant aux organisations de soutien, l’Aido indique que le pourcentage de soutien apporté au secteur de la santé varie d’une période à l’autre, en fonction des conditions de terrain et de la spécificité de certaines organisations. Il confirme que le soutien a diminué par rapport aux années précédentes, et parfois le soutien de certains établissements de santé peut s’arrêter en raison de la fin de la subvention qui leur est accordée et de l’incapacité à trouver un autre soutien. Par conséquent, l’heure actuelle indique que le soutien a cessé pour un certain nombre de grands hôpitaux, tels que l’hôpital Bab Al Hawa et l’hôpital Aqrabat.

En ce qui concerne les défis auxquels est confronté le secteur de la santé, Al-Aido dit que le plus notable est la capacité des centres de santé existants à supporter le grand nombre de personnes prises au piège dans une petite zone géographique, en plus de la diminution du soutien, et le manque d’infrastructures dans les régions du nord pour accueillir les hôpitaux transférés de zones contrôlées par le régime. Le principal défi est le bombardement direct des établissements de santé, en plus de la propagation d’un grand nombre de camps aléatoires en très peu de temps, ce qui rend difficile leur couverture sanitaire.

Support limité
À son tour, le directeur du Département de la sécurité et de la sûreté de l’organisation AWSOM, Ahmed Al-Dubais, a déclaré à Al-Arabi Al-Jadeed: «Les récentes opérations militaires depuis avril 2019 jusqu’à aujourd’hui ont suspendu le travail de plus de 80 établissements de santé, dont le nombre a bénéficié à plus d’un million de personnes, ce nombre s’est complètement déplacé vers le nord, ce qui a entraîné un doublement du nombre d’auditeurs de plus de 150%, ce qui a exercé une forte pression sur le personnel de santé et augmenté la demande de ressources et de médicaments de santé alors qu’il n’y a pas de compensation pour le manque de médicaments et de fournitures nécessaires en raison du nombre limité de soutiens et allouez à des projets prédéfinis.

Al-Dubais explique que certains établissements de santé qui ont suspendu leurs travaux tentent de rouvrir leurs centres pour couvrir les besoins en matière de santé, mais très peu de centres d’entre eux ont pu rouvrir en raison de la crainte des résidents que la zone soit ciblée à cause de ces centres, malgré leur besoin criant. De même, les organisations et les directions de la santé essaient autant que possible de combler le déficit de santé existant, mais elles trouvent cela difficile, car elles sont obligées de travailler sur la méthode de tri, elles ne travaillent que pour répondre aux cas d’urgence, et de nombreux hôpitaux arrêtent les “cas froids” tels que le processus de l’annexe ou les blocs Inflammatoire, etc., et son action se limite aux cas d’urgence.

(…)

 

صحة إدلب… وحدات طبية لا تستوعب النازحين المتدفقين

نور المراد

20 فبراير 2020

موجات النزوح المتلاحقة أدت إلى كارثة على المستوى الصحي في إدلب، بالترافق مع ضعف المؤسسات الطبية، وانخفاض درجات الحرارة، وانتشار الأمراض الموسمية، وعدم توافر أماكن يأوي إليها المهجّرون

تتحمل مديرية الصحة في محافظة إدلب العبء الأكبر في معالجة تدهور الوضع الصحي في منطقة ضيقة تضمّ نحو 3.1 ملايين نسمة، من السكان والنازحين. ومع زيادة تدفق النازحين الى الشمال والشمال الغربي، نشأ ضغط كبير على معظم المراكز الطبية، بالإضافة إلى الظروف الصحية والمعيشية القاسية التي يعاني منها السكان. وهو ما جعل المراكز غير قادرة على الصمود في تلبية حاجات عدد هائل من المرضى.

معاون مدير الصحة في محافظة إدلب مصطفى العيدو، يقول لـ”العربي الجديد”، إنّ القطاع الصحي بات غير قادر على استيعاب الأعداد الهائلة من النازحين، والمراكز الصحية الموجودة في الأساس هي مراكز مهيأة بموارد محدودة لسكان المنطقة الأصليين، كما أنّه منذ بداية تأسيس القطاع الصحي جرى العمل على إنشاء مركز في كلّ منطقة يكون قادراً على تقديم الخدمة والمستلزمات الطبية لأهاليها بالذات.

يضيف أنّ معظم المراكز الطبية والمستشفيات التي كانت موجودة في المناطق التي سيطر عليها النظام أخيراً جرى إغلاقها، كما نقل البعض منها إلى أماكن أخرى، ما أضعف الخدمات التي تقدمها، موضحاً أنّهم تمكنوا من إخلاء معظم تلك المستشفيات من الأجهزة والمعدات، وهم الآن يعملون على إعادة فتحها مجدداً في المناطق الشمالية والشمالية الغربية من سورية. يتابع العيدو أنّ هذا الوضع لا يعني أنّ القطاع الصحي سوف ينهار بشكل كامل، إنّما سيتسبب بتقصير وعدم قدرة المنشآت الصحية على استيعاب الأعداد الهائلة، كما أنّ الظروف الصحية السيئة ستنعكس سلباً على حياة الناس وصحتهم، وسوف تتزايد نسبة الأمراض ونسبة الوفيات، ما سيؤدي إلى انخفاض مستوى الحياة الصحية، علماً أنّه لم تسجل حتى الآن أيّ أمراض جديدة وغير مألوفة سوى الأمراض الموسمية وحالات سوء التغذية والرضوض بسبب القصف.

أما بالنسبة للمنظمات الداعمة، فيشير العيدو إلى أنّ نسبة الدعم المقدم للقطاع الصحي تختلف من فترة إلى أخرى، وذلك تبعاً للظروف الميدانية، وخصوصية بعض المنظمات. يؤكد أنّ الدعم تناقص عن السنوات السابقة، وأحياناً يمكن أن يتوقف دعم بعض المؤسسات الصحية بسبب انتهاء المنحة المقدمة لها وعدم إيجاد داعم بديل. وبالتالي، فإنّ الوقت الراهن يشير إلى توقف الدعم عن عدد من المستشفيات الكبرى، مثل مستشفى باب الهوى ومستشفى عقربات.

أما بالنسبة للتحديات التي تواجه القطاع الصحي، فيقول العيدو إنّ أبرزها إمكانية تحمل المراكز الصحية القائمة الأعداد الكبيرة من الناس المحاصرين ضمن بقعة جغرافية صغيرة، بالإضافة إلى تقلص الدعم، وعدم توافر بنية تحتية في المناطق الشمالية لاستيعاب المستشفيات التي جرى نقلها من المناطق التي سيطر عليها النظام. اما التحدي الأساس فهو القصف المباشر الذي تتعرض له المنشآت الصحية، بالإضافة إلى انتشار عدد هائل من المخيمات العشوائية ضمن فترات زمنية قصيرة جداً، ما يجعل من الصعب تغطيتها صحياً.

دعم محدود

بدوره، يقول مدير إدارة الأمن والسلامة في منظمة “أوسوم” أحمد الدبيس، لـ”العربي الجديد”: “أدت العمليات العسكرية الأخيرة منذ إبريل/ نيسان 2019 حتى اليوم، إلى تعليق عمل أكثر من 80 منشأة صحية كان عدد المستفيدين منها أكثر من مليون، وهذا العدد نزح بأكمله إلى الشمال، ما أدى الى تضاعف عدد المراجعين أكثر من 150 في المائة، وهو ما شكل ضغطاً كبيراً على الكادر الصحي، وزاد الطلب على الموارد الصحية والأدوية في الوقت الذي لا يوجد فيه أيّ تعويض للنقص الحاصل من أدوية ومستلزمات مطلوبة بسبب محدودية الدعم وتخصيصه لمشاريع محددة مسبقاً.

خرج بعض المستشفيات عن الخدمة (عز الدين إدلبي/الأناضول)

يوضح الدبيس أنّ بعض المنشآت الصحية التي علقت عملها تحاول فتح مراكزها مجدداً لتغطية الاحتياجات الصحية، لكنّ عدداً قليلاً منها استطاع إعادة فتح تلك المراكز بسبب تخوف الأهالي من استهداف المنطقة لوجود تلك المراكز فيها، بالرغم من احتياجهم الشديد لها. كذلك، فإنّ المنظمات ومديريات الصحة تحاول قدر الإمكان تغطية الفجوة الصحية القائمة لكنّها تجد صعوبة في ذلك، لأنّها مضطرة للعمل على طريقة الفرز، فهي تعمل على الاستجابة للحالات الطارئة فقط، كما أنّ كثيراً من المستشفيات أوقف “الحالات الباردة” من قبيل عملية الزائدة أو الكتل الالتهابية وغيرها، واقتصر عمله على الحالات الطارئة.

Syrie: deux soldats turcs tués dans une frappe aérienne


AFP-20 février 2020

AFP / Mohammed AL-RIFAI Une frappe aérienne des forces progouvernementales sur le secteur ouest de la ville d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, le 20 février 2020

 

La Turquie a annoncé jeudi que deux de ses soldats avaient été tués dans le nord-ouest de la Syrie par une frappe aérienne, une escalade qui intervient au moment où Moscou hausse le ton contre Ankara en l’accusant de “soutenir des terroristes”.

Selon le ministère turc de la Défense, deux soldats turcs ont été tués et cinq blessés par une frappe aérienne dans la région d’Idleb, qu’Ankara a imputée à l’aviation syrienne. Ces pertes portent à 16 le nombre de soldats turcs tués à Idleb en février.

La Turquie a annoncé jeudi que deux de ses soldats avaient été tués dans le nord-ouest de la Syrie par une frappe aérienne, une escalade qui intervient au moment où Moscou hausse le ton contre Ankara en l’accusant de “soutenir des terroristes”.

Ces derniers développements rendent la situation de plus en plus volatile dans la province d’Idleb, risquant d’aggraver une situation humanitaire déjà catastrophique, avec près d’un million de personnes déplacées depuis décembre.

Selon le ministère turc de la Défense, deux soldats turcs ont été tués et cinq blessés par une frappe aérienne dans la région d’Idleb, qu’Ankara a imputée à l’aviation syrienne. Ces pertes portent à 16 le nombre de soldats turcs tués à Idleb en février.

Les affrontements entre Ankara et Damas, qui se sont multipliés depuis début février, suscitent en outre des frictions de plus en plus fortes entre la Turquie, qui soutient des groupes rebelles à Idleb, et la Russie, qui appuie militairement le régime syrien.

Jeudi, l’armée russe a ainsi indiqué avoir mené des frappes pour stopper une attaque de factions armées soutenues par Ankara contre des positions du régime, appelant la Turquie à “cesser de soutenir les actions des groupes terroristes et de leur donner des armes”.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une ONG, a rapporté que des groupes appuyés par la Turquie avaient lancé une offensive dans la région d’Al-Nayrab, au sud d’Idleb, faisant état de 25 combattants tués dans les deux camps.

Selon Moscou et l’OSDH, l’artillerie turque a bombardé des positions du régime pour soutenir cette attaque.

Cette offensive intervient au lendemain d’une mise en garde du président Recep Tayyip Erdogan qui avait sommé les forces d’Assad de se retirer de certaines positions à Idleb avant fin février, menaçant sinon de recourir à la force.

La Turquie a dit jeudi avoir riposté à la frappe ayant tué ses militaires en bombardant des positions du régime. Elle affirme avoir éliminé une cinquantaine de soldats syriens et détruit plusieurs blindés, un bilan invérifiable de manière indépendante dans l’immédiat.

– Négociations infructueuses –

La région d’Idleb fait l’objet d’un accord de “désescalade” entre Ankara et Moscou, mais celui-ci n’est plus que théorique.

AFP / Syrie : les civils fuient massivement

Le régime, appuyé par l’aviation russe, a déclenché en décembre une offensive pour reprendre ce dernier bastion rebelle et jihadiste, y enregistrant plusieurs gains ces dernières semaines.

Et la Turquie y a dépêché ces derniers jours d’importants renforts militaires, ce qui n’a pas suffi pour l’instant à dissuader le régime de poursuivre son opération.

Des discussions entre responsables turcs et russes depuis une semaine n’ont pas permis de réduire les tensions.

“Il y a eu un petit rapprochement (des positions) lors des dernières négociations. Cependant, nous n’avons pas encore obtenu ce que nous voulons”, a déclaré jeudi le chef de la diploamtie turque Mevlüt Cavusoglu.

Si la Turquie se préoccupe autant de la situation dans cette région frontalière, c’est parce qu’elle redoute l’arrivée sur son sol d’une nouvelle vague de réfugiés. Le pays accueille déjà plus de 3,6 millions de Syriens.

Depuis le début de l’offensive du régime dans le nord-ouest de la Syrie, la situation humanitaire à Idleb n’a fait qu’empirer.

– “Pires drames humanitaires” –

D’après l’OSDH, plus de 400 civils, dont 112 enfants, ont péri depuis que le régime a lancé son offensive.

AFP / AAREF WATAD Des combattants syriens soutenus par la Turquie à Qaminas, dans la campagne sud de la province d’Idlib, au nord-ouest de la Syrie le 20 février 2020

 

Selon l’ONU, environ 900.000 personnes, en grande majorité des femmes et des enfants, ont en outre fui les violences dans le nord-ouest de la Syrie depuis décembre.

Environ 170.000 d’entre elles dorment en plein air en dépit des rudes conditions hivernales, a indiqué jeudi l’ONU.

Face à cette situation, le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a exhorté jeudi la Turquie et les autres pays voisins de la Syrie à accueillir un plus grand nombre de réfugiés.

Le HCR a également réclamé “une action urgente pour permettre aux personnes prises au piège dans le conflit de rejoindre des lieux en sécurité”.

“Depuis plusieurs semaines, c’est l’un des pires drames humanitaires qui est en train de se passer” dans la région d’Idleb, a déclaré jeudi le président français Emmanuel Macron en arrivant à Bruxelles pour un sommet de l’Union européenne.

“Je veux condamner avec la plus grande fermeté les attaques militaires qui sont menées depuis plusieurs semaines par le régime de Bachar al-Assad contre les populations civiles d’Idleb”, a-t-il ajouté.

burx-gkg/avz

Syrie: 140 frappes aériennes visent la zone de « désescalade »


Syrie-bombardement de l'aviation russe sur le village de Maarat al-Naassan-campagne d'Idleb-19 fév 2020

Défense civile syrienne
@SyriaCivilDefe
6h
Deux hommes ont été tués suite aux bombardements des avions de guerre russes sur la ville de Maarat Al-Naassan dans la campagne nord-est d’Idleb, à midi aujourd’hui, mercredi 19 février 2020. Des équipes de défense civile ont récupéré les corps des morts des décombres et les ont remis à leurs familles.
# Idleb_ sous le feu
# Casques blancs

Bombardement de Maarat al-Naassanمعارة-النعسان
Après le bombardement de la campagne de Lattaquié … Des dizaines de frappes au sol ciblent Jisr al-Choughour et sa campagne … et 140 frappes aériennes visent la zone de « désescalade »

OSDH-19 février 2020
Les forces du régime ont visé avec des dizaines d’obus dans des zones de la campagne occidentale d’Idleb, jusqu’aux axes de la campagne de Lattaquié, ciblant à la fois le voisinage du point turc à Echtobrak et la ville de Jisr al-Choughour, Maraand, al-Najiya, Badama, al-Barnas et Salat al-Zouhour dans la campagne d’Idleb et les zones dans les prés d’Al-Ghab dans la campagne de Hama dans le nord-ouest.

Des avions de guerre russes ont ciblé des zones à Jabal Al-Arbaeen et à Ariha, au sud d’Idleb. L’Observatoire syrien des droits de l’homme a surveillé, peu de temps avant, le bombardement de 4 missiles hautement explosifs visant des zones dans la campagne de Lattaquié.
Dans ce contexte, les défenses aériennes dans la campagne de Lattaquié ont affronté des cibles supposées être les mêmes missiles qui étaient en route pour viser la base russe.
Dans un contexte similaire, l’artillerie turque a bombardé les forces du régime dans la ville de Salma, dans la campagne nord de Lattaquié. L’artillerie turque a également bombardé les rassemblements des forces du régime dans les axes de Saraqeb et Nayrab dans la campagne d’Idleb.

Avec cela, le nombre de raids à partir d’avions de guerre russes passera à 118, au cours desquels ils ont ciblé les environs d’Atareb, Kafr Nouran, la périphérie de Darat Azza, les environs de Bala, la périphérie du Sahara et Toqad dans la campagne occidentale d’Alep, Mentaf, Deir Sonbol et la périphérie de Mazrat al-Naassan et al-Rakaya.
Le nombre de raids des avions de guerre du régime est passé aujourd’hui à 23, ciblant des zones de la campagne d’Alep et d’Idleb.

L’OSDH a documenté la mort d’un homme et de sa femme, aujourd’hui, dans un bombardement aérien effectué par des avions de guerre russes sur la ville de Maarat al-Naassan dans la campagne d’Idleb.

%d bloggers like this: