Deux manifestations dans deux régions du gouvernorat de Daraa scandant le renversement du régime


Daraa-en-lutte.

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26 juin 2020 – Pont

Des dizaines de personnes sont sorties le 26 juin au matin lors de deux manifestations distinctes dans le gouvernorat de Daraa, appelant au renversement du régime, au départ de la Russie et de l’Iran et à la divulgation du sort des détenus.

Le site Internet « Rassemblement d’Ahrar Houran » a déclaré qu’une manifestation à laquelle des dizaines de personnes ont participé dans le village d’Al-Jizeh, à l’est de Daraa, est sortie appelant à la chute du régime et à l’expulsion des milices iraniennes de Syrie, et ils ont scandé « le peuple veut la chute du régime », « Dieu salue le peuple syrien, oh la Syrie révolte-toi, votre exécution Bachar est important »,« Nous sommes tes Hommes oh Houran, qui n’acceptent pas l’humiliation » et d’autres chants.

Quant au quartier de Daraa Al-Balad/Centre ville de Daraa, les manifestants sont sortis et ont scandé : « Iran et Hezbollah … la Syrie, est à nous, et vous dehors », et « Mes frères en lutte, ne pensaient pas que la Russie est la clé, la Russie est un pays d’intérêt,…

Daraa a assisté ces derniers jours à des manifestations de masse à Bosra al-Cham, dans le contexte du meurtre de neuf membres de la Cinquième Légion, soutenue par la Russie, après avoir visé un autocar sur la route d’ Al-Kahil à Daraa.

Site Internet fidèle au régime: 50 détenus de Daraa libérés (photo)


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Le chef du régime annonce une amnistie spéciale

24 juin 2020 – JesrPress

Les autorités du régime ont libéré un nouveau groupe de détenus du gouvernorat de Daraa peu de temps après une amnistie du chef du régime, dans les « efforts pour achever le règlement dans le gouvernorat de Daraa » et pour parvenir à la « réconciliation nationale », selon le site Internet pro-régime syrien « snacks souri ». .

Le processus de libération a eu lieu dans la salle du « Gouvernorat » en présence du gouverneur et des responsables de la sécurité en plus des proches de ceux qui les attendaient, et le site a déclaré que les détenus étaient au nombre de 50 détenus, tandis que les militants des médias sociaux ont distribué des listes de 49 noms.

Le chef du comité de sécurité de Daraa a déclaré qu ‹ « un comité a été formé pour la levée de détention préventive de ceux qui lui ont été imposés, et actuellement il a été retiré de la majorité après avoir correspondu au Bureau de la sécurité nationale et au ministre des Finances ».

24 juin 2020 – JesrPress

Le site Web «Snack Syrian» pro-régime a rapporté des nouvelles urgentes titré « La libération de cinquante détenus du gouvernorat de Daraa », et le site a noté qu’il écrirait les détails plus tard, en joignant les nouvelles avec une photo d’un groupe de personnes sur l’une des plates-formes, ce qui est probable qu’il prononcera un discours à leur libération. Derrière eux, une grande photo de Bachar Al-Assad apparaît.

 

موقع موالي: الإفراج عن 50 معتقل من درعا (صورة)

جسر: متابعات:

أورد موقع “سناك سوري” الموالي، خبراً عاجلاً عنونه بـ “إطلاق سراح خمسين معتقل من محافظة درعا”، ونوه الموقع إلى أنه سيقوم بكتابة التفاصيل لاحقاً، مرفقاً الخبر بصورة لمجموعة من الأشخاص على أحد المنصات، ما يرجح أنه سيلقى كلمة عند الإفراج عنهم، وتظهر خلفهم صورة بشار الأسد.

Le conflit invisible entre la « quatrième division » et la « cinquième légion » s’intensifie dans toute la province de Daraa


 

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17 juin 2020 – OSDH

Le gouvernorat de Daraa connaît une escalade du conflit invisible entre la cinquième légion établie par la Russie d’une part, et la quatrième division dirigée par Maher al-Assad, frère du président du régime syrien, d’autre part. Le conflit est représenté par les tentatives continues de chaque côté d’imposer sa pleine influence à Daraa, après que les forces de la Cinquième Légion eurent établi leur influence et forces les plus importantes sur le terrain, la Quatrième Division revint récemment sur les terrains.

Selon les sources de l’Observatoire syrien, la quatrième division cherche à attirer des hommes et des jeunes, en particulier d’anciens combattants des factions, en échange de salaires mensuels et d’autres incitations, et a pu attirer un lot de dizaines de personnes, et ils ont été impliqués aux points de contrôle après les avoir soumis à des entrainements militaires dans la campagne de l’ouest de Daraa, en revanche, les Russes sont toujours favorisés par le biais du cinquième corps, qui inclut les anciens combattants des factions qui ont refusé de se déplacer et ont procédé à des « régularisations et à la réconciliation »

L’Observatoire syrien avait publié il y a quelques jours que la Russie avait donné l’ordre de retirer toutes les barrières de la « Quatrième Division » au sein des forces du régime dirigées par Maher al-Assad, frère du président du régime de Bachar al-Assad, et selon les sources de l’OSDH, Maher al-Assad a catégoriquement refusé les ordres et que les barrières n’aient pas été retirés jusqu’à ce moment, sauf La Russie s’efforce dans cette direction en renforçant l’influence de la « Cinquième Légion » dans toute la Syrie, en particulier à Daraa, en intensifiant les opérations de recrutement avec de grandes incitations financières.

Il convient de noter que les barrières de la « Quatrième Division » sont réparties sur tout le sol syrien, alors qu’elles ne devraient être présentes qu’à Damas et dans ses campagnes.

Les nouvelles sanctions américaines, pression maximale sur la Syrie de Bachar Al-Assad


Loi-césar

La loi César adoptée par le Congrès américain sera mise en application le 17 juin. Elle menace de placer le pays, ruiné par la guerre, au bord de l’asphyxie. 

Le Monde

Par Benjamin Barthe  Publié hier à 10h59, mis à jour à 07h15

Six mois après l’adoption de la loi César par le Congrès américain, ce nouvel arsenal de sanctions dirigées contre le pouvoir syrien, d’une dureté et d’une ampleur sans précédent, entre en application. Les autorités américaines sont censées publier, mercredi 17 juin, une première liste d’individus et d’entités tombant sous le coup de cette législation, qui s’apparente à la stratégie de « pression maximale » édictée par Washington pour mettre à genoux la République islamique d’Iran.

Ce texte est baptisé en l’honneur d’un photographe de la police militaire syrienne, désigné sous le nom de code « César », qui avait fait défection en 2013, emportant avec lui un lot de 55 000 clichés. Des photos prises dans les geôles du régime syrien, montrant des cadavres de prisonniers, la peau sur les os et le corps couvert de traces de supplices : la preuve de la barbarie routinière du régime syrien. Depuis leur publication, certaines de ces images ont parlé et des dizaines de familles syriennes y ont reconnu un père, un fils ou une fille, disparus depuis des années.

Cette nouvelle loi vient s’ajouter au volumineux corpus de sanctions anti-Damas, inauguré en 1979, à l’époque de Hafez Al-Assad, le père de l’actuel président, Bachar Al-Assad, et musclé à partir de 2011, en réponse à la répression du soulèvement contre le régime baassiste. Selon un décompte du Monde, quatre cent dix personnalités syriennes – des dirigeants politiques, des responsables sécuritaires et des hommes d’affaires – et cent onze entreprises, banques et organes étatiques syriens ont été jusque-là placés sur la liste noire des Etats-Unis, en plus de secteurs économiques entiers, comme le pétrole. Cette désignation entraîne un gel des avoirs, une impossibilité d’accès au système bancaire international et une interdiction d’entrée sur le territoire américain.

Faire cesser les « attaques meurtrières »

La particularité du Caesar Syria Civilian Protection Act par rapport à ces précédents textes réside dans le fait qu’il ne vise pas seulement des Syriens. Toute personne ou entité, de quelque nationalité qu’elle soit, qui « apporte un soutien significatif au gouvernement syrien, financier, matériel ou technologique, ou qui conduit des transactions significatives avec celui-ci » s’expose désormais à être pénalisée par le gouvernement américain, comme c’est le cas avec les entreprises étrangères commerçant avec l’Iran.

Cette menace de sanctions, dites secondaires ou extraterritoriales, s’applique notamment aux secteurs du pétrole, de l’aéronautique militaire, des finances et de la construction. La législation oblige l’administration américaine à « déterminer si la banque centrale de Syrie se livre au blanchiment d’argent et, dans l’affirmative, à infliger des sanctions à l’institution ». Plus classiquement, la loi appelle aussi à durcir les sanctions contre les « responsables ou complices » d’atteintes aux droits de l’homme en Syrie et à soutenir la collecte de preuves de ces crimes.

Officiellement, il s’agit de « forcer le gouvernement de Bachar Al-Assad à cesser ses attaques meurtrières contre le peuple syrien et à soutenir une transition vers un gouvernement qui respecte l’Etat de droit, les droits de l’homme et la coexistence pacifique avec ses voisins », une allusion à Israël.

Blocus économique

« César a dédié sa vie à la recherche de la justice pour ceux qui ont souffert sous le régime Assad. Cette nouvelle loi nous rapproche de cet objectif », avait déclaré en décembre 2019 Mike Pompeo, le chef de la diplomatie américaine, en référence au mystérieux photographe légiste, qui a déposé à plusieurs reprises devant le Congrès, de dos et soigneusement capuchonné, pour ne pas être identifié.

Les dirigeants de Damas ont réagi en dénonçant, sans surprise, une forme de « terrorisme économique ». Inversement, les associations syro-américaines, qui ont fait pression sur les membres du Congrès, pendant trois ans et demi, pour que ces sanctions soient votées, se réjouissent de leur entrée en vigueur, de même que la Coalition nationale syrienne, la formation politique anti-Assad qui a les faveurs des capitales occidentales.

« La loi César cible exclusivement les intérêts du régime, ses agences de sécurité, ses hauts responsables et les pays, les individus et les institutions qui le soutiennent,prétend son président, Anas Al-Abdeh. Elle ne cible pas les civils, mais les protège plutôt, car l’alimentaire, l’humanitaire et le médical ne sont pas concernés. »

Les concepteurs du texte ont prévu effectivement des exemptions pour tout ce qui a trait à l’aide aux populations. Mais pour de nombreux spécialistes du conflit syrien, et même quelques opposants qui osent rompre tout haut avec leur famille de pensée, cette clause est loin d’être suffisante. Ils redoutent que les formulations particulièrement vagues et extensives du texte n’aboutissent à placer la Syrie sous un blocus économique de fait, dont les civils seront les premières victimes.

« Cela équivaudra à l’imposition d’un embargo » contre le pays

« Il y a plusieurs tendances au sein de l’administration américaine sur ce sujet, expose Sinan Hatahet, un analyste proche de l’opposition syrienne. Certains, comme James Jeffrey [le représentant spécial des Etats-Unis pour la Syrie] veulent faire plier Damas à tout prix, d’autres sont moins radicaux. Si la loi est appliquée à la lettre, cela équivaudra à l’imposition d’un embargo contre la Syrie. Et comme toujours, c’est l’homme de la rue qui sera le plus affecté, car les affairistes propouvoir trouveront toujours le moyen de se jouer de ces mesures. »

Dans une telle situation, renchérit l’économiste syrien Samir Aita, « ce n’est pas le régime qui s’effondrera, c’est la société. Regardons l’exemple de l’Iran ou du Venezuela. Une population qui a faim ne fait pas une révolution, elle ne peut pas produire quelque chose d’organisé. Accroître la pression sur le pays, c’est prendre le risque du chaos total. »

La Russie et l’Iran, les deux principaux alliés de Damas, qui leur a offert des pans entiers de son économie, comme le secteur des phosphates ou le port de Lattaquié, en échange de leur soutien militaire et diplomatique, sont peu susceptibles d’être gênés par la loi César.

Ces deux pays, qui sont déjà sous sanctions américaines, ont appris à les contourner. L’un de leurs stratagèmes consiste à positionner sur les marchés syriens des entreprises fantômes, faux nez de groupes plus importants, ou bien des firmes de troisième rang, qui se moquent d’être mises à l’index par Washington.

« Trump veut faire d’une pierre deux coups »

Les Etats les plus embarrassés par la loi César sont le Liban, les Emirats arabes unis (EAU) et l’Egypte, qui entretiennent tous des relations économiques avec la Syrie. Le premier, en pleine crise monétaire, est implicitement visé par l’escalade économique américaine. Washington se défie du gouvernement en place à Beyrouth du fait du soutien que lui apporte le Hezbollah, le mouvement chiite pro-iranien, engagé militairement en Syrie, au côté des forces loyalistes.

« Trump veut faire d’une pierre deux coups, prévient un diplomate européen, qui fait la navette entre le Liban et la Syrie. La loi César va affecter deux pays qui sont déjà au bord du précipice. » Abou Dhabi et Le Caire, qui sont favorables à un retour de la Syrie au sein de la Ligue arabe et qui ont commencé à réinvestir dans ce pays, en prévision de sa reconstruction, risquent aussi de devoir faire marche arrière. « Le texte américain va suspendre le mouvement de normalisation des pays arabes avec Damas », prédit la même source.

Les effets de la loi ont d’ailleurs commencé à se faire sentir. La peur du « gendarme »  américain incite un nombre croissant d’opérateurs économiques étrangers à prendre leurs distances avec le marché syrien, quand bien même leur partenaire n’est pas « listé » par les Etats-Unis. La tendance à la surconformité (« over-compliance »), déjà observée avec les précédentes mesures américaines ainsi que les sanctions européennes, est en train de s’intensifier, notamment dans le secteur financier.

« Les banques du Golfe, les rares qui nous accueillaient encore, sont sous la pression des banques occidentales, avec lesquelles elles collaborent, pour abandonner leurs clients syriens, témoigne un entrepreneur de Lattaquié, actif dans l’agroalimentaire. Un de mes fournisseurs japonais m’a annoncé au début de l’année qu’il préférait arrêter de commercer avec moi, de crainte de se retrouver sous sanctions. On pensait qu’on avait vu le pire après ces neuf années de guerre. Mais non, la situation empire encore. »

L’inquiétude est d’autant plus grande que la loi américaine a une durée de vie d’au moins cinq ans. En théorie, le président Trump peut suspendre ses dispositions, si le pouvoir syrien satisfait à une liste de sept critères. Mais certaines de ces exigences sont tellement irréalistes, comme la mise en procès des responsables de crimes de guerre – ce qui supposerait que le régime se juge lui-même –, qu’il est vain d’imaginer que la loi César puisse être révoquée avant 2025.

 

The Guardian: la loi de César cible le régime et ses partisans… et entraînera de nouvelles souffrances et destructions pour les Syriens


Pénurie

The Guardian: la loi de César cible le régime et ses partisans à l’étranger et entraînera de nouvelles souffrances et destructions pour les Syriens

12/6/2020

Londres – «Al-Quds Al-Arabi»: Le journal The Guardian a déclaré dans un rapport de son correspondant Martin Shulov que la loi américaine Caesar pourrait détruire l’économie syrienne déjà effondrée. Il a ajouté que les critiques voient dans la « loi de César » une stratégie américaine qui pourrait aggraver les problèmes du pays et de la région en général. Il a souligné que la monnaie syrienne a perdu 70% de sa valeur, tandis que plus de la moitié de la population souffre de pénuries alimentaires et les espoirs de reconstruction du pays sont réduits.
Dans cette situation, la Syrie ne semble pas en mesure de faire face à un nouveau choc, mais les sanctions américaines, qui entreront en vigueur la semaine prochaine, pourraient laisser leur impact dévastateur sur l’économie défaillante et pourraient amplifier le déclin le plus grave de la région qui n’a pas été répercuté depuis des décennies.

La loi est connue sous le nom de César, et il est au centre des efforts contre le régime de Bachar al-Assad et les représailles contre les auteurs de crimes de guerre pendant la guerre civile qui a frappé le pays durant 9 ans. À la veille de sa mise en œuvre, la loi était considérée comme l’expression d’une tentative d’écraser deux grands parties soutenant le régime, le Hezbollah et l’Iran. Quelques mois avant les élections présidentielles américaines, la limitation des activités de l’Iran reste la principale préoccupation des faucons de l’administration Donald Trump, qui croient en l’efficacité de la stratégie de pression maximale que l’Amérique impose à l’Iran et affecte spécifiquement ses réseaux d’influence dans la région. En particulier, le Hezbollah, qui joue un rôle important au sein du gouvernement libanais. Mais la stratégie américaine a conduit à une série de crises dans la région, alors que le Liban est confronté à un état d’explosion économique et de troubles civils. Quant à l’Irak, il vit dans des conditions économiques difficiles en raison du manque de ressources financières résultant de la baisse des prix de l’énergie.

« Dans leur hâte à renverser Bachar et Khamenei, les (Américains) ont oublié leurs amis », a déclaré un ministre libanais, et « ont rendu leur obsession idéologique indifférente aux souffrances du vrai peuple ». Le nom de la loi vient d’un photographe militaire qui a fait passer en cachette 55 000 photos de l’intérieur de la Syrie, révélant la torture et les meurtres dans les prisons d’Assad. Contrairement aux sanctions américaines et européennes précédentes, la loi de César cible les partisans du régime à l’étranger et dans le système bancaire, commercial et politique. Les pouvoirs de la loi ont été étendus pour inclure des capitales proches de la Syrie, des États du Golfe et de l’Europe, qui entretiennent des relations commerciales avec le régime syrien.
À partir du 17 juin, tout établissement commercial ou homme d’affaires sera soumis à une interdiction de voyager s’il révèle ses relations avec le régime syrien et risque d’être arrêté. Ibrahim Al-Olabi, l’avocat britannique qui a créé le programme syrien de développement juridique, dit que même ceux qui soutiennent la loi sont préoccupés et que toute « forme qu’elle prendra » couvrira son objectif, notant que les premières sanctions américaines et européennes étaient de portée limitée. Il a ajouté: « La loi César est susceptible d’être quelque chose d’important parce que les États-Unis l’utilisent pour empêcher les pays de faire des affaires avec la Syrie ». Et « Les États-Unis ont trouvé une arène proxy pour tous les éléments qu’ils ciblent ». Il a déclaré que l’utilisation des violations des droits de l’homme commises en Syrie comme moyen aiderait les États-Unis à renforcer les documents d’autorité légale de la loi César. Et « au lieu de viser l’Iran et le Hezbollah sur la base d’un terrain politique, ils seront ciblés sur le terrain pour soutenir des violations des droits humains sans précédent en Syrie ».

Et au moment où l’économie syrienne s’est effondrée, l’économie libanaise aussi. La valeur de la monnaie a baissé dans les deux pays. La population n’est plus en mesure d’accéder aux produits de base en raison des prix élevés. Les bastions du régime de Lattaquié et de Souweida ont assisté à des manifestations contre la détérioration des conditions économiques. Jeudi, Bachar al-Assad a limogé le Premier ministre Imad Khamis à un moment où la pression de la population montrait clairement dans leurs plaintes concernant les conditions difficiles dont ils souffraient. Les répercussions de la loi César ont commencé à apparaître au Liban, où les institutions financières entretiennent de bonnes relations avec les autorités syriennes. « C’est une catastrophe pour le gouvernement libanais », a déclaré un banquier libanais. Et «ils imposeront des sanctions aux banques et commerçants libanais. La monnaie est tombée dans notre pays comme leur monnaie, et l’un des endroits avec lesquels vous pouvez faire du commerce est Damas, et nous auront pris fin, si cela aurait fermé.

L’effondrement de la monnaie libanaise est le résultat de la quasi-application de la loi César, et la crise financière à Beyrouth entraînera une détérioration rapide de l’économie syrienne. Parallèlement à la crise économique entre les deux pays, des responsables américains ont appelé pour dire qu’ils sont liés, et pour cela, il est nécessaire d’adopter la même approche contre eux. L’envoyé américain en Syrie, James Jeffrey, a affirmé que la perte de la valeur de la monnaie syrienne était due aux mouvements américains. « L’effondrement de la monnaie syrienne prouve que la Russie et l’Iran ne peuvent pas maintenir le régime Assad, qui n’est plus en mesure de gérer une politique économique efficace ou le blanchiment d’argent dans les banques libanaises », a déclaré Jeffrey. Le mois dernier, le blé et le carburant subventionnés par le gouvernement et l’utilisation du solde épuisé dans les banques libanaises sont restés, tandis que les lignes de contrebande en provenance d’Iraq sont restées actives, car des matériaux ont été fournis dans les zones du régime où les prix ont augmenté.

« Le problème n’est pas la disponibilité des produits », a déclaré Fouad Shabana, de la ville de Palmyre, mais « personne ne peut acheter quoi que ce soit. Tout mon salaire mensuel me me permet d’acheter un kilo de viande ». Je touche ce qui est équivalent à 14 $. « Les prix des produits en Syrie, y compris ceux produits localement, augmentent avec le niveau des taux d’intérêt », explique Elizabeth Teskurf de l’Institute for Foreign Policy Research. « L’inflation s’accélère au point où les prix des matières premières sont plus bas le matin que le soir », a-t-elle déclaré. Notant la hausse des prix de 50%, place la Syrie dans le club des pays qui ont souffert d’hyperinflation. Julian Barnes-Disi, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord au Conseil européen des relations étrangères, affirme qu’Assad est le premier facteur de la dévastation en Syrie, mais l’effondrement de la monnaie libanaise est le résultat de l’approche de l’application de la loi César et la crise financière à Beyrouth entraînera une détérioration rapide de l’économie syrienne. L’objectif américain déclaré de la politique de pression maximale est de mettre le régime à genoux et de forcer ses partisans à admettre sa défaite, mais le régime sait conserver le pouvoir ainsi que ceux qui le soutiennent. Il a déclaré que le peuple syrien souffrait depuis longtemps et que le pays était détruit par le conflit, alors que nous regardons maintenant le précipice et une étape dangereuse du conflit, qui entraîneront de nouvelles destructions.

Un décret dispensant le Premier ministre, l’ingénieur Imad Khamis, de son poste


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Le 11 juin 2020

Le président al-Assad publie un décret dispensant le Premier ministre, l’ingénieur Imad Khamis, de son poste et affectant l’ingénieur Hussein Arnous aux fonctions de président du Conseil

 

 

Contestations au nord-est, nord ouest et le sud de la Syrie…


Le domaine des manifestations contre les FDS s’élargit.
La campagne de Deir Ez-Zor ouest se rebelle (photos)

8 juin 2020 – JesrPress: La campagne ouest de Deir Ez-Zor :

Un correspondant du journal Jisr dans la campagne occidentale de Deir Ez-Zor a rapporté que des protestations ont éclaté dans la ville de Safira, où les manifestation ont brulé de pneus, bloquant des routes. Les manifestants demandaient justice dans la distribution des richesses de la région, qui est contrôlée par des « cadres de Qandil », et les individus corrompus qui leur sont associés.

Les manifestants ont accusé les FDS de la détérioration des conditions de sécurité, de vie et de service dans la région, et ont exigé que des solutions urgentes soient trouvées, avant le « Big Bang », selon l’un des militants.

Pendant ce temps, les FDS ont commencé à envoyer des patrouilles et des hommes armés dans les zones de protestation, dans le but de réprimer les manifestants.

La campagne nordique de Deir Ez-Zor (Al-Ezba) a été témoin de manifestations condamnant la corruption des FDS et son comportement irresponsable envers les habitants de la région.

 

Al-Ezba-Deir Ez-Zor-8 juin 2020- Syrie

Une manifestation dans la ville d’Al-Ezba de la campagne de Deir Ez-Zor

Le 8 juin 2020 – Jesr-Press: Deir Ez-Zor:

La ville d’Al-Ezba, située dans la campagne orientale de Deir Ez-Zor, a été témoin, également, de manifestations et de protestations contre les mauvaises conditions de vie, au milieu d’un taux de change très élevé du dollar face à la livre syrienne.

“Les manifestants sont partis le matin et ils ont coupé les routes et allumé des pneus, demandant à l’auto-administration de fournir des solutions pour améliorer les conditions de vie”, a déclaré un manifestant à notre journaliste.

Jusqu’à présent, il n’y a eu ni affrontement ni confrontation entre les forces des FDS et les manifestants.

Par ailleurs, la ville d’Al-Chadadi dans la campagne de Hassakah, a été témoin de manifestations depuis des jours, pour exiger, aussi, une amélioration des conditions économiques, lors desquelles un jeune homme, Mohammed Al-Ali, a été tué suite à l’ouverture de feu sur les manifestants par les FDS.

 

As-Suywaida - manif 8 juis 2020

Devant le gouvernorat (Préfecture) d’Al-Souweida (As-Souweida), des chants de «Vive la Syrie et à bas Bachar El-Assad

8 juin 2020 – JesrPress

Pour la deuxième journée consécutive, des rassemblements devant le bâtiment du gouvernorat d’Al-Souweida, ce matin, ont eu lieu, exigeant la chute du régime.

Les manifestants ont scandé: “Dieu, Syrie, et la liberté”, “Un, un, le peuple syrien, n’en fait qu’un”, “Vive la Syrie et à bas Bachar al-Assad”, ” Le Syrien qui ne veut pas de Bachar, qu’il lève son doit”. Selon le réseau As-Suwayda 24, les manifestants se sont déplacés de devant le bâtiment du gouvernorat vers le marché de la ville, où tout au long de la marche, des dizaines de manifestants se sont joints à la manifestation.

 

Manifestation contre le « gouvernement du salut » dans la ville d’Idleb

Khaled Abdul Hamid – © Agence de presse SMART
Smart – Idleb

La nuit du dimanche – lundi, des dizaines de personnes ont manifesté à Idleb, dans le nord de la Syrie, contre le « gouvernement du salut », dans un contexte de prix élevés dans le gouvernorat.

Des manifestants ont déclaré à « Smart » que des dizaines de personnes avaient participé à une manifestation dans la ville d’Idleb, scandant des slogans demandant la dissolution du « gouvernement du salut » et le départ de « Tahrir al-Cham » et de son chef, « Abu Muhammad al-Golani » du gouvernorat d’Idleb.

Les manifestants ont exprimé leur solidarité avec les habitants du gouvernorat de Souweida dans le sud du pays, qui ont manifesté hier contre le gouvernement du régime syrien et ont exigé la chute du régime, alors qu’ils parcouraient les rues de la ville pour protester contre les prix élevés, tenant le gouvernement du régime responsable de la détérioration des conditions de vie.

Dimanche, le « gouvernement du salut » opérant dans les zones de contrôle du « siège de la Hayat Tahrir Al-Cham » dans le nord de la Syrie a justifié sa décision d’augmenter le prix du pain par l’effondrement de la livre syrienne contre le dollar américain.

Allemagne .. Accusations directes à l’encontre de “Bachar al-Assad” pour meurtre et torture


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4 juin 2020 – Agence Zaitun

Les procureurs allemands, représentés par les avocats des victimes, ont directement inculpé “Bachar al-Assad”, le chef du régime en Syrie, de sa responsabilité pour les crimes de torture commis dans ses prisons, lui demandant d’indemniser les victimes.

L’agence de presse allemande Fox a écrit, hier, mercredi, et selon ce que le site « Orient » a traduit, l’accusation est venue à la dixième session du procès des officiers Anwar Raslan et Iyad Ghareeb, qui ont été impliqués dans la torture de détenus syriens et des crimes contre l’humanité. Le tribunal a eu lieu dans la ville de Coblence en Allemagne.

Elle a ajouté que la session était spéciale pour entendre le témoignage des victimes qui ont survécu à la torture et la plupart d’entre elles résident dans différents pays d’Europe tels que l’Allemagne, la Suisse, la Suède et la France.

Les avocats des victimes, «Khubaib Ali Muhammad et Andreas Schulz», ont exigé le paiement d’une indemnisation à leurs clients, en raison des dommages psychologiques et physiques causés aux détenus qui ont survécu aux abattoirs d’Assad.

L’agence a ajouté, citant les avocats, que l’Allemagne n’est pas un refuge pour les criminels de guerre, malgré le manque de preuves, qui se limite aux témoignages de certains des détenus, mais le tribunal demandera l’aide de guérilleros légaux. Les deux avocats ont ajouté que le chef du régime, Bachar Al-Assad, est l’un des principaux accusés, dans une large mesure, de ces crimes qui sont dénoncés et auxquels des détenus dans les prisons syriennes y sont exposés.

Les deux avocats ont souligné qu’Assad est obligé de verser une indemnisation aux victimes, sinon il sera soumis à davantage de sanctions internationales, et ici ils ont souligné les sanctions économiques auxquelles le régime de Kadhafi a été soumis, car le régime d’Assad serait à Damas et que ces tribunaux ne l’affecteront pas.

Les avocats ont confirmé à l’agence qu’à l’heure actuelle des dossiers sont préparés pour tous les criminels et ceux impliqués dans des crimes contre l’humanité et résident en Allemagne, et qu’ils seront poursuivis et jugés sur le sol allemand.

Les deux avocats ont attribué la raison de la création du tribunal sur le sol allemand en raison du veto russe qui entravait le transfert du dossier syrien à la Cour pénale internationale, et l’Allemagne a le droit pénal international et est en mesure d’établir ce type de tribunal et de poursuivre les criminels.

Il convient de noter que le colonel Anwar Raslan est accusé, selon le ministère public, d’avoir torturé 4 000 détenus, dont 58 ont été tués sous la torture, des crimes contre l’humanité et des viols, entre avril 2011 et septembre 2012, c’est-à-dire pendant qu’il était présidé par l’une des branches de la sécurité d’Assad, avant son départ pour l’Allemagne, au motif qu’il a fait défection du système.

Règlements de compte au sein de la famille Assad


 

Règlements de compte au sein de la famille Assad

Les tensions au sein du clan dirigeant en Syrie, d’une virulence sans précédent, sont aggravées par des « révélations » dans la presse russe.

Bachar al-Assad et son cousin Rami Makhlouf, hier son homme-lige, devenu son adversaire acharné

En cette dixième année de guerre, les Syriennes et les Syriens ont pourtant un autre sujet de conversation que le conflit toujours en cours, entre autres à Idlib, les millions de réfugiés interdits de retour dans leurs foyers ou le risque de diffusion du coronavirus dans le pays. La « révélation » par un journal russe que le président Bachar al-Assad aurait offert à son épouse Asmaa une toile de David Hockney,« The Splash », d’une valeur de plus de 27 millions d’euros, a en effet provoqué la stupeur dans une population qui croyait avoir tout vu en matière de corruption de ses dirigeants. Que le dictateur syrien ait effectivement acheté cette toile à Sotheby’s importe désormais moins que la « révélation » d’un tel scandale par un média proche du Kremlin, sur fond de règlements de compte entre Bachar al-Assad et son cousin Rami Makhlouf, l’homme le plus riche de Syrie, hier pilier du régime, aujourd’hui cible de campagnes « anti-corruption ».

RIEN NE VA PLUS ENTRE LES DEUX COUSINS

Rami Makhlouf a été le principal bénéficiaire de la « libéralisation » économique menée par Bachar al-Assad une fois que celui-ci avait succédé, en 2000, à son père Hafez al-Assad, lui-même maître absolu de la Syrie durant trente années. Makhlouf s’est alors constitué un véritable empire, accaparant à son profit les « privatisations » d’entreprises publiques, investissant dans les nouvelles banques « privées » et, avec Syriatel, prenant une position dominante dans la téléphonie mobile. Avec une fortune évaluée en milliards de dollars, de 3 à 7 suivant les sources, Makhlouf est devenu le grand financier des milices pro-Assad, dont le rôle dans la répression du soulèvement populaire de 2011 a été déterminant. Makhlouf a aussi veillé à soutenir généreusement les activités « charitables » d’Asmaa al-Assad, l’épouse du despote syrien, notamment par le biais de son association Al-Boustan.

La montée en puissance de nouveaux profiteurs de guerre dans l’entourage présidentiel a entraîné, à partir de 2018, des tensions de plus en plus palpables entre Bachar al-Assad et son richissime cousin. Elles se sont accentuées avec le retour sur le devant de la scène d’Asmaa al-Assad, en août 2019, « totalement » guérie d’un cancer du sein contre lequel elle avait bataillé durant une année. La reconquête par le régime de la majeure partie du territoire syrien a entraîné une redéfinition du partage des dépouilles dans un pays ruiné, dont Rami Makhlouf fait à l’évidence les frais. Une partie de ses biens sont mis sous séquestre, des arriérés d’impôts très conséquents sont exigés, mais surtout le tabou de l’immunité du clan Assad est tombé. Tout récemment, quatre tonnes de haschich ont été saisies en Egypte dans une cargaison de lait d’une société de Makhlouf, tandis que les biens d’une autre société, Abar Petroleum, déjà visée par des sanctions américaines en 2018, ont été saisis, mais cette fois par le régime Assad. Makhlouf affirme, sans vraiment convaincre, avoir investi dans la société Abar d’hydrocarbures, sans lui être légalement lié.

LA RUSSIE JETTE DE L’HUILE SUR LE FEU

Ces tensions sans précédent entre les cousins Assad et Makhlouf ont été exacerbées par la publication de « révélations » très embarrassantes pour le dictateur syrien dans des médias proches du Kremlin, au premier rang desquelles le supposé « présent » de Bachar à Asmaa d’une valeur de 27 millions d’euros. De là à affirmer que de telles « révélations » constituent des représailles de Makhlouf à la campagne menée contre ses intérêts, il y a un pas que certains franchissent, rappelant que Mohammed et Hafez Makhlouf, le père et le frère de Rami, se sont tous deux installés à Moscou (Hafez Makhlouf était jusqu’en 2014 l’un des chefs des services syriens de sécurité). Mais le malaise est plus profond, avec mise en cause de la capacité d’Assad non seulement à reconstruire la Syrie, mais même à la gérer de manière « normale ».

Alexandre Aksenenok, vice-président du Conseil russe des affaires internationales (CRIA), et lui-même un diplomate chevronné ayant servi, entre autres, en Syrie, a ainsi publié sur le site du CRIA une analyse sévère pour le régime Assad: « il est de plus en plus évident que le régime est réticent ou incapable de développer un mode de gouvernement qui limiterait la corruption et le crime et permettrait la transition d’une économie de type militaire vers des relations commerciales et économiques normales ». Plus grave encore est la publication par l’agence russe Ria Fan d’une « enquête d’opinion » (sic) qui aurait été menée en avril 2020 auprès d’un millier de Syriens. 71,3% des sondés considèreraient la corruption comme le principal problème du pays, 53,1% voteraient contre Bachar al-Assad à la présidentielle de 2021 (32,1% pour) et 70,2% voudraient « l’émergence de nouveaux hommes politiques ». Ces chiffres n’ont naturellement aucune valeur en tant que tels et ne servent que de ballon d’essai pour une politique russe de plus en plus frustrée face à l’incapacité d’Assad à sortir, même superficiellement, d’une pure logique de guerre civile.

Déjà en 1984, Hafez al-Assad et son frère Rifaat s’étaient déchirés, alors qu’ils avaient sauvé, dans le bain de sang de Hama, deux ans plus tôt, leur régime menacé par une insurrection islamiste, doublé d’un soulèvement populaire. Les deux frères n’avaient évité de s’affronter en plein Damas que grâce à la médiation de l’URSS, qui avait « exfiltré » Rifaat al-Assad sur son territoire. Le bras de fer entre Bachar al-Assad et Rami Makhlouf n’a pas aujourd’hui la même dimension militaire, mais il est révélateur, une fois de plus, des contradictions constitutives de cet « Etat de barbarie » qu’est le régime Assad, pour reprendre l’expression du regretté Michel Seurat. La guerre que Hafez, puis Bachar al-Assad ont menée contre leur propre peuple est bel et bien au coeur de leur dynamique de pouvoir, quelles que soient les querelles qui agitent désormais le clan dirigeant.

Cadeau à 27 millions d’euros pour Asma al-Assad : scandale en Syrie après des accusations russes


Pénurie de pain - Syrie av. 2020

Libération
Par Hala Kodmani

Selon un journal proche du Kremlin, le dictateur syrien aurait donné une toile de l’artiste britannique David Hockney à sa compagne, Asma al-Assad. Le tableau a été acquis à Londres dans le cadre d’une vente aux enchères de la maison Sotheby’s.

Quand il ne fait pas la guerre, Bachar Al-Assad sait être très généreux par amour. Le président syrien viendrait de le prouver dans un rarissime moment de grâce depuis près de dix ans consacrés à bombarder son pays et son peuple. Profitant de la trêve des combats qui lui est imposée à Idlib à la suite d’un accord entre son allié russe et son ennemi turc dans le nord de la Syrie, il aurait offert à sa femme, Asma al-Assad, un tableau de David Hockney pour près de 27 millions d’euros. Le peintre britannique, maître du pop art, est devenu l’un des plus chers au monde ces dernières années.

Curieusement, c’est un journal russe, Gosnovosti, qui a révélé la semaine dernière l’achat de l’œuvre d’art par son grand allié de Damas. Plusieurs médias proches du Kremlin ont d’ailleurs lancé récemment une virulente campagne contre la corruption du régime de Bachar al-Assad. On y reviendra. Pour l’heure et selon les informations russes qui citent un prétendu compte Twitter syrien introuvable, l’acquisition a été faite aux enchères de la célèbre maison Sotheby’s à Londres par un acheteur inconnu. En effet, la vente le 11 février dernier de l’une des toiles emblématiques de Hockney, The Splash, tableau carré de 1,80 mètre de côté, peint en 1966, «représentant une piscine avec plongeoir et des éclaboussures, saisissant le moment juste après que le plongeur a pénétré l’eau», avait été rapportée alors par les tous les chroniqueurs artistiques. «Adjugé à 23,1 millions de livres sterling, (27,4 millions d’euros), ce n’est pas un record, mais tout de même», commente un critique à propos de la hausse confirmée de la cote de l’artiste.

Communication

Le «scandale» a été largement relayé ces derniers jours par les médias arabes, surtout les sites et réseaux sociaux des opposants syriens. «Le criminel Bachar al-Assad offre à sa femme une œuvre artistique pour 30 millions de dollars», titre Al-Furat en rappelant que «le citoyen syrien n’a droit aujourd’hui qu’à une ration de deux galettes de pain par jour et que le coronavirus ravage les zones contrôlées par le régime». Certains Syriens s’indignent des «23 millions de livres» qui auraient été déboursées, en croyant qu’il s’agit de la monnaie syrienne, qui vaut 600 fois moins que la livre britannique. Or le tableau a coûté, selon le taux de change officiel, et loin d’être réel, plus de 14 milliards de livres syriennes. Une somme tout à fait imaginaire pour la majorité des Syriens.

La toile de Hockney serait destinée, toujours selon les médias russes, «à orner le mur de l’une des chambres de l’un des palais habité par Asma al-Assad». Pièce maîtresse de la communication qui avait fait le succès du couple présidentiel syrien dans les magazines people du monde entier avant le conflit, la première dame avait déjà prouvé son goût pour les belles choses. En 2011, au début du bain de sang syrien, elle commandait par Internet des meubles design pour sa maison de vacances au bord de la Méditerranée près de Lattakieh et des escarpins Louboutin, dont elle est fan. Asma va pouvoir bientôt plonger ses yeux dans la piscine californienne peinte pas David Hockney. Car elle le vaut bien.

Ouverture du premier procès au monde sur les exactions commises par le régime Assad


Les corps de Syriens tués après une frappe aérienne du régime de Bachar el-Assad dans le quartier al-Maysar d'Alep, le 18 janvier 2014.
Les corps de Syriens tués après une frappe aérienne du régime de Bachar el-Assad dans le quartier al-Maysar d’Alep, le 18 janvier 2014. REUTERS/Hosam Katan

C’est un procès inédit qui s’ouvre ce jeudi à Coblence en Allemagne : deux Syriens vont être jugés pour des exactions attribuées au régime de Bachar el-Assad. Anwar Raslan et Eyad al Gharib ont été arrêtés l’année dernière en Allemagne où ils s’étaient réfugiés après avoir fait défection. Anciens membres des renseignements syriens, ils sont accusés de meurtres et de torture dans un camp de détention. C’est le principe de « compétence universelle » de la justice qui permet la tenue de ce procès dans un autre pays que la Syrie.

Avocat syrien, militant des droits de l’homme, Anwar al-Bunni a connu la prison dans son pays de 2006 à 2011. Réfugié en Allemagne, c’est par hasard que sa route croise quelques années plus tard celle de l’homme qui l’avait arrêté : Anwar Raslan, ancien colonel syrien qui comparait à partir de ce jeudi.

« Je venais d’arriver à Berlin. Dans la rue j’ai croisé quelqu’un que j’avais l’impression de connaitre, il était avec sa femme. Je ne l’ai pas reconnu immédiatement mais quelques jours plus tard quelqu’un m’a dit qu’Anwar Raslan était arrivé en Allemagne. C’est là que j’ai compris la personne que j’avais vue était Anwar Raslan… »

Anwar al-Bunni travaille à collecter les preuves et les témoignages pour la tenue de procès hors de Syrie. Parmi ces éléments, le dossier César : 55 000 photographies de corps torturés et exécutés, documents transmis par un membre de la police militaire syrienne ayant fait défection.

« Le dossier César, c’est l’une des preuves que nous apportons au tribunal pour confirmer les récits des témoins, poursuit Anwar al-Bunni. Nous pouvons prouver qu’ils le font vraiment, ce ne sont pas que de histoires que l’on vous raconte, ce sont des faits ! »

Anwar al-Bunni dit qu’il travaille pour que d’autres procès s’ouvrent après celui d’Anwar Raslan et Eyad el Gharib.

Ces hommes venus comme beaucoup de leurs compatriotes en Allemagne ces dernières années ont été reconnus avant d’être arrêtés. Pour ces Syriens en Europe, ce procès doit permettre d’en savoir plus sur les exactions encore peu connues de Damas. Patrick Kroker est l’avocat de Syriens parties civiles….

Ecoutez le reportage de notre correspondant en Allemagne.

Procès historique en Allemagne de deux tortionnaires du régime syrien


 

Par Hala Kodmani
Dessin réalisé en 2015 montrant le centre des renseignements militaires, branche 227, à Damas en 2014. Un détenu torturé lors d’un interrogatoire par la technique dite de «la chaise allemande», pendant que d’autres prisonniers attendent leur tour.
Dessin réalisé en 2015 montrant le centre des renseignements militaires, branche 227, à Damas en 2014. Un détenu torturé lors d’un interrogatoire par la technique dite de «la chaise allemande», pendant que d’autres prisonniers attendent leur tour. Dessin Najah Albukai

Anwar Raslan et Eyad al-Gharib, arrêtés en février 2019 en Allemagne, sont jugés à Coblence à partir de jeudi pour crime contre l’humanité. Ils sont accusés d’avoir participé à la machine de mort mise en place par Bachar al-Assad.

La satisfaction et l’émotion se lisaient dans les sourires de la militante Abeer Farhood, ancienne détenue torturée dans les geôles de Bachar al-Assad, et de l’avocat Anwar al-Bunni, chasseur acharné de tortionnaires du régime syrien. Tous deux réfugiés en Allemagne, ils participaient à la visioconférence de presse organisée par le European Center for Constitutional and Human Rights (ECCHR) à la veille d’un moment historique : l’ouverture ce jeudi à la haute cour régionale de Rhénanie-Palatinat, à Coblence, du procès de deux anciens officiers des services de renseignements à Damas. Anwar Raslan, 57 ans et Eyad al-Gharib, 43 ans, arrêtés en février 2019 en Allemagne où ils avaient obtenu le droit d’asile dès 2014, sont jugés pour «crime contre l’humanité».

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Malgré la crise du coronavirus et le confinement en Allemagne, la haute cour régionale de Rhénanie-Palatinat a décidé de maintenir le procès à la date prévue, en raison de son importance. Un dispositif de séparation sanitaire est prévu au tribunal où l’accès du public et de la presse est très restreint. «Mais cinq des huit plaignants que je représente seront présents à l’ouverture du procès», indique Patrick Kroker, l’avocat intervenant pour l’ECCHR. L’organisation défend au total seize victimes et témoins de tortures qui se retrouvent face à leurs anciens tortionnaires dans ce procès dit «Al-Khatib», du nom de la branche des services de renseignement syriens dans lesquels opéraient les deux accusés. Le plus gradé d’entre eux, Anwar R., comme préfèrent le désigner les avocats, «n’est pas un petit poisson», fait valoir Wolfgang Kaleck, secrétaire général de l’ECCHR. Le colonel est accusé de complicité de torture sur plus de 4 000 détenus. Et parmi eux, Anwar Al-Bunni, qui, en 2015 à Berlin, a repéré par hasard celui qui fut son tortionnaire pendant cinq ans, entre 2006 et 2011. Eyad A., le deuxième accusé, aurait pris part aux supplices subis par une trentaine de prisonniers.

Un système de torture méthodique

«Cet aboutissement n’est pas le fruit d’un travail, mais le combat de ma vie et celui de ma famille», dit Al-Bunni. L’avocat des droits de l’homme qui a fondé le Centre syrien pour les études et recherches légales fait partie d’une fratrie d’opposants au pouvoir des Assad en Syrie. Comme lui, ses cinq frères et sa sœur ont séjourné dans les prisons du régime, à plusieurs reprises et pendant de longues périodes, depuis les années 1980. Car c’est tout un système de torture méthodique pratiquée depuis des décennies dans les geôles syriennes qui doit être jugée au procès de Coblence. Il s’agit d’y déterminer le fonctionnement de l’appareil sécuritaire et permettre de remonter la hiérarchie des donneurs d’ordre de la machine à torturer. Des tortures jusqu’à la mort souvent, comme l’ont révélé les milliers de clichés sortis par «César», nom de code d’un ancien photographe des pénitenciers chargé d’archiver les corps numérotés des tués en prison. «Les victimes veulent que le monde entier découvre et reconnaisse aujourd’hui la vérité sur ce système criminel», insiste Patrick Kroker.

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Plusieurs organisations syriennes et internationales des droits de l’homme sont mobilisées depuis 2012 pour poursuivre en justice les criminels du régime syrien. «Nous avons soutenu ces dernières années les groupes militants syriens qui ont fait un travail d’enquête formidable pour identifier les coupables après avoir retrouvé les victimes et recueilli leurs témoignages», indique Steve Kostas. L’avocat qui représente six autres anciens détenus syriens au procès de Coblence intervient pour l’Open Society Justice Initiative, une autre ONG qui a aidé à monter les dossiers contre les deux prévenus en Allemagne. Il suit par ailleurs une douzaine d’autres cas en cours en Europe. «L’important pour les Syriens est de voir comment une justice indépendante peut agir dans le cadre d’un Etat de droit, dans l’espoir qu’un jour cela puisse se faire en Syrie», affirme-t-il. Le procès «Al-Khatib» est en effet le premier du genre visant les crimes du régime de Bachar al-Assad. En France, une enquête a été ouverte par le parquet de Paris sur le cas de deux Franco-Syriens, Mazen Dabbagh, 57 ans, et son fils Patrick, 22 ans, arrêtés à Damas en 2013 et qui seraient morts sous la torture.

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«C’est un petit pas sur une longue route vers la justice», dit Abeer Farhood qui s’apprête à assister au procès à Coblence. «Si l’on parvient à une condamnation des premiers coupables, on n’aura pas totalement perdu notre révolution», ajoute la jeune militante arrêtée quelques mois au début de l’année 2012 pour avoir participé à des manifestations.

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Des artistes syriens mènent une nouvelle campagne en faveur du régime


L'armée-d'Assad-Libère-la-syrie-du-peuple-syrien

Nour Awiti-21 avril 2020
Al-Arabi al-Jadeed

Enfin, les médias arabes et internationaux bourdonnent des scandales successifs de la corruption des baleines du régime syrien et de leur pillage de la trésorerie du peuple, à une époque où la majorité des Syriens à l’intérieur des zones contrôlées par le régime souffrent d’une extrême pauvreté.
À la lumière de ces scandales, les médias du régime syrien travaillent sur une campagne médiatique visant à déformer la vérité et à décharger le pouvoir de la responsabilité de la famine du peuple, en indiquant que la pauvreté et la faim dont souffre le peuple sont causées par les sanctions économiques imposées au régime par l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique.
Le régime syrien a utilisé dans cette campagne les artistes qui lui sont fidèles, car l’agence de presse “SANA” affiliée au régime a lancé une série de vidéos sous le titre “Lever les sanctions contre la Syrie” en coopération avec des artistes syriens, tels que Mohamed Qanoua, Wafaa Moussalli, Toulay Haroun, Muhammad Khayr al-Jarrah et d’autres.
Malgré la production d’un grand nombre de vidéos, leur contenu semble similaire. Tous les artistes demandent directement la levée des sanctions économiques contre la Syrie, accompagnée de beaucoup de rembourrage, ce qui montre à quel point ces artistes son ignorant ou ignorent la cuase qu’ils défendent, sans parler du style artificiel et des phrases superficielles dans le contexte d’une confusion catastrophique des concepts.

L’une des idées fausses que cette campagne essaye d’enraciner est l’hypothèse que les sanctions sont contre le peuple syrien, comme si les sanctions visaient le peuple. La vérité est que les sanctions ont été imposées au régime syrien et à ses représentants comme un outil de pression pour le tenir pour responsables de ses crimes contre les civils depuis le déclenchement de la révolution syrienne en 2011, et que ces sanctions n’incluent pas le secteur de la santé ou le secteur des secours liés aux denrées alimentaires. À ce jour, il existe encore des organisations européennes travaillant dans les régions sous contrôle du régime où des secours sont fournis aux civils. Par conséquent, la levée des sanctions ne servira pas autant les civils qu’elle sert le régime et l’exonère de tous ses crimes contre des milliers de civils.
De plus, certains de ces artistes avec ces vidéos traitent du Coronavirus comme une continuation du « complot cosmique » supposé contre la Syrie, comme c’est le cas dans la vidéo de l’actrice Sahar Fawzi, qui inculpe les pays qui ont imposé des sanctions comme cause de la crise, et que c’est eux qui ont exporté le terrorisme en Syrie, et maintenant, ils exportent le Coronavirus ! À la fin de la vidéo, elle ordonne de lever les sanctions avant qu’il ne fasse des ravages.
Dans la vidéo de l’actrice Reem Abdel Aziz, qui est apparue en comparant les risques du Coronavirus sur le peuple Syrien ainsi que les risques dus au blocus économique, pour conclure à la fin de la vidéo que les risques de sanctions économiques sont beaucoup plus importants et dangeureuses que le virus. Quant à la vidéo la plus ridicule, c’est celle de l’artiste Osama Youssef, dans laquelle il demande la levée des sanctions contre le régime pour une bonne raison que l’armée a vaincu le terrorisme, et aujourd’hui elle doit lever les sanctions économiques pour sécuriser les matières premières, ce qui lui permettra de fabriquer des anti-virus, pour servir la Syrie et l’humanité tout autant.

Ces artistes lèvent la bannière de l’humanité dans le cadre de la campagne, or, ils n’ont jamais osé tourner une seule vidéo dans laquelle ils demandent la levée des sièges imposés par le régime contre des civils dans les zones rebelles, ils n’ont ni condamné ni dénoncé le bombardement d’hôpitaux dans des zones révoltées. Au contraire, la plupart d’entre eux jouaient un rôle majeur dans le polissage et l’embellissement de l’image du système.

Quant à la nouvelle campagne qui vise à lever les sanctions contre le régime syrien, elle ne semble pas différente en termes d’orientation, car son véritable objectif semble se limiter à calmer la population affamée et non pas à lever les sanctions, car toutes les vidéos ont été diffusées sur les médias sans être traduites; c’est une campagne au service du régime et non pas du peuple. Non seulement les médias du régime syrien ont recruté ses artistes dans ce jeu médiatique, mais ils ont également tenté d’exploiter les enfants, car ils ont également publié des vidéos d’enfants portant des vêtements de « Talae’ Al-Baath/Avant-garde du Baath », des drapeaux et des photos de Bachar al-Assad en tant qu’enfants exigeant la levée des sanctions contre la Syrie.

فنانون سوريون يقودون حملة جديدة للنظام

نور عويتي
21 أبريل 2020
العربي الجديد

ضجت وسائل الإعلام العربية والعالمية، أخيراً، بالفضائح المتتالية لفساد حيتان النظام السوري ونهبهم لأموال الشعب، في الوقت الذي يعاني فيه غالبية السوريين داخل مناطق سيطرة النظام من فقر مدقع. في ظل تلك الفضائح، يعمل إعلام النظام السوري على حملة إعلامية تهدف لتشويه الحقيقة ورفع مسؤولية تجويع الشعب عن النظام الحاكم، من خلال الإشارة إلى أن ما يحدث في سورية من فقر وجوع ناجم عن العقوبات الاقتصادية المفروضة على النظام من قبل الاتحاد الأوروبي والولايات المتحدة الأميركية.
استعان النظام السوري في هذه الحملة بالفنانين الموالين له، حيث أطلقت وكالة “سانا” الإخبارية التابعة للنظام مجموعة من الفيديوهات تحت عنوان “ارفعوا العقوبات عن سوريا” بالتعاون مع فنانين سوريين مؤيدين، كمحمد قنوع ووفاء موصلي وتولاي هارون ومحمد خير الجراح وآخرين.
ورغم إنتاج عدد كبير من الفيديوهات، إلا أنها تبدو متشابهة في المحتوى، ففيها جميعاً يطالب الفنانون برفع العقوبات الاقتصادية عن سورية بشكل مباشر مرفقة بالكثير من الحشو، الذي يظهر مدى جهل هؤلاء الفنانين، أو تجاهلهم، للقضية التي ينادون بها، ناهيك عن الأسلوب المصطنع والعبارات السطحية التي تخترق الحوار في سياق الخلط الكارثي للمفاهيم.

من المفاهيم المغلوطة التي ترسخها هذه الحملة: افتراض أن العقوبات هي ضد الشعب السوري، وكأن العقوبات تستهدف الشعب. الحقيقة أن العقوبات وضعت على النظام السوري وممثليه للتضييق عليهم كأداة للمحاسبة على جرائمه المرتكبة بحق المدنيين منذ اندلاع الثورة السورية عام 2011، وأن هذه العقوبات لا تشمل القطاع الصحي ولا القطاع الإغاثي الذي يخص المواد الغذائية، فإلى اليوم لا تزال هناك منظمات أوروبية تعمل على أراضي النظام وتقدم المساعدات الإغاثية للمدنيين. وبالتالي فإن رفع العقوبات لن يخدم المدنيين بقدر ما يخدم النظام ويبرئه من كافة جرائمه المرتكبة بحق ألاف المدنيين.
كما أن بعض هؤلاء الفنانين بهذه الفيديوهات يتعاملون مع فيروس كورونا بوصفه استكمالاً للمؤامرة الكونية المفترضة على سورية، كما هو الحال في فيديو الممثلة سحر فوزي، التي تظهر ومن خلفها علم النظام السوري وتوجه التهم إلى الدول الفارضة للعقوبات على أنها السبب بالأزمة، فهي من صدرت الإرهاب إلى سورية، وفي ما بعد صدرت إليها فيروس كورونا! وفي نهاية الفيديو تأمرها برفع العقوبات من باب الإحساس بالمسؤولية عن الخراب الذي حل في سورية بسببها.
كما أن هذه الفيديوهات لا تخلو من الأفكار والمقارنات السطحية، التي يعقدها الفنانون، كما هو الحال في فيديو الممثلة ريم عبد العزيز، التي ظهرت وهي تقارن بين مخاطر فيروس كورونا على الشعب السوري ومخاطر الحصار الاقتصادي، لتستنتج في نهاية الفيديو أن مخاطر العقوبات الاقتصادية أكبر بكثير من مخاطر الفيروس. أما الفيديو الأكثر إثارة للسخرية فهو فيديو الفنان أسامة يوسف، الذي يطالب فيه برفع العقوبات عن النظام لسبب وجيه هو أن الجيش انتصر على الإرهاب، وهو يحتاج اليوم لرفع العقوبات الاقتصادية لتأمين المواد الأولية، التي ستمكنه من تصنيع مضاد للفيروس، لخدمة سورية والبشرية على حدٍ سواء.
يرفع هؤلاء لواء الإنسانية ضمن الحملة ولم يتجرؤوا يوماً على تصوير فيديو واحد ليطالبوا فيه برفع الحصارعن المدنيين في المناطق التي حاصرها النظام لأعوام، ولم ينددوا أو يستنكروا قصف النظام للمستشفيات في المناطق الثائرة ضده. بل على العكس من ذلك، فإن معظمهم كان يؤدي دوره الرئيسي لتلميع صورة النظام.

وبالنسبة للحملة الجديدة التي تهدف لرفع العقوبات عن النظام السوري، لا تبدو مختلفة بالتوجه، إذ يبدو هدفها الحقيقي مقتصرا على تهدئة الشعب الجائع لا رفع العقوبات، إذ إن جميع الفيديوهات بثت على السوشيال ميديا دون أن تتم ترجمتها للغات الاتحاد الأوروبي الموجهة له؛ فهي حملة لخدمة النظام لا الشعب. لم يكتف إعلام النظام السوري بتجنيد فنانيه في هذه اللعبة الإعلامية، وإنما حاول أيضاً استغلال الأطفال، حيث نشرت أيضا فيديوهات لأطفال يرتدون ملابس “طلائع البعث” ويحملون أعلام النظام وصور بشار كأطفال ويطالبون برفع العقوبات عن سورية.

Les médias russes accusent le régime de fabriquer les combats de Badia pour camoufler la corruption


 

Corrompus-Voleurs

 

Enab Baladi 19/04/2020

Les médias russes ont mis en doute le fait qu’il y ait des batailles entre les forces du régime syrien et l ‘”État islamique” dans la Badia (le désert) en Syrie, notant que le régime tente de promouvoir ces batailles pour camoufler la corruption de ses responsables.

Le journal russe “Pravda”, citant le correspondant de guerre russe accompagnant les forces russes en Syrie, Oleg Blokhin, a déclaré que la nouvelle selon laquelle les médias du régime avaient rapporté que des combats se déroulent près des puits de Hayyan et Al-Chaer près de la ville de Sokhna était fausse.

Il a ajouté que les médias du régime avaient tenté de mobiliser l’opinion publique sur la présence de combats à Badia contre des « terroristes » pour masquer la récente décision du « Ministère du pétrole et des ressources minérales » de légaliser le rationnement des heures en électricité.

Depuis le 9 avril, des médias fidèles et proches au régime syrien répandent des nouvelles que de violentes batailles contre l’organisation de l’État islamique se déroulent dans la Badia en Syrie, mais la dernière n’a publié jusqu’à présent aucune donnée confirmant ou infirmant ces informations.

Le 12 avril, le ministère syrien des «Ressources pétrolières et minérales», via sa page Facebook, a déclaré qu’un certain nombre de puits dans les champs Hayyan et Al-Chaer avaient arrêté leur production de gaz en raison de la situation sécuritaire dans la région syrienne de Badia.

    En raison de la situation sécuritaire dans la Badia, qui a conduit à la suspension d’un certain nombre de puits dans les champs Hayyan et Al-Chaer et la guite de grandes quantités de gaz …

La page internet locale, de « Al-Badia 24 », avait précédemment nié l’existence d’affrontements près de puits et de champs de pétrole à Al-Badia.

Elle a expliqué que les affrontements avaient eu lieu à environ 100 km de la ville de Sokhna, au cœur du désert du sud-est de Homs.

Couvrir la corruption

Le journal russe “Pravda” a déclaré que la situation économique du gouvernement du régime syrien n’était pas bonne, où la corruption prévalant en l’absence de responsabilité.

Elle a ajouté que les responsables du régime ont profité de l’amélioration de la situation économique et sont allés à la recherche de richesse en augmentant le prix du carburant et en le vendant sur le marché noir, soulignant que tout le problème de la crise syrienne réside dans la corruption des autorités supérieures.

Le journal a estimé que Bachar al-Assad n’a pas de contrôle local, que celui qui gère le pétrole et le gaz est le Premier ministre, Imad Khamis, et que l’argent du secteur de l’énergie va dans les poches de hauts fonctionnaires et ne remplit pas la trésorerie de l’État.

Le journal a cité le chef de la plate-forme de Moscou, qui se qualifie comme une opposition, Qadri Jamil, affirmant que “le niveau de corruption est vraiment très important, et il entrave vraiment le développement du pays et entrave l’amélioration du niveau de vie du peuple”.

Jamil a ajouté que Bachar al-Assad n’est pas en mesure d’empêcher les effets néfastes des fonctionnaires, soulignant que la corruption se développe dans le secteur de l’énergie.

Ce rapport de journal fait partie d’une série de rapports et de sondages auxquels les médias russes ont récemment participé et ont accusé le gouvernement du régime syrien de corruption et remis en question la popularité de Bachar al-Assad.

La Syrie est classée avant-dernière dans la liste des indicateurs de «Perceptions de la corruption» publiée par «Transparency International», qui surveille les cas de transparence et de corruption, dans 180 pays du monde.

Dans son rapport annuel publié le 23 janvier 2020, Transparency International classait la Syrie à 178 points avec 13 points, suivie du Soudan du Sud et de la Somalie en dernier, avec neuf points.

 

الإعلام الروسي يتهم النظام بفبركة معارك البادية للتغطية على الفساد

عنب بلدي 19/04/2020

شككت وسائل إعلام روسية في حقيقة وجود معارك بين قوات النظام السوري وتنظيم “الدولة الإسلامية” في منطقة البادية السورية، مشيرة إلى أن النظام يحاول الترويج لهذه المعارك للتغطية على فساد مسؤوليه.

وقالت صحيفة “برافدا” الروسية، نقلًا عن المراسل الحربي الروسي الذي يرافق القوات الروسية في سوريا أوليغ بلوخين، إن الأخبار التي تحدثت عنها وسائل إعلام النظام حول وجود معارك قرب آبار حيان والشاعر بالقرب من مدينة السخنة زائفة.

وأضاف أن إعلام النظام حاول حشد الرأي العام حول وجود معارك في البادية ضد “الإرهابيين” للتغطية على قرار “وزارة النفط والثروة المعدنية” الأخير تقنين ساعات عمل الكهرباء.

ومنذ 9 من نيسان الحالي، تروج وسائل إعلام موالية للنظام السوري إلى وجود معارك محتدمة ضد تنظيم “الدولة” في منطقة البادية السوري، إلا أن التنظيم لم ينشر حتى الساعة، أي بيانات تؤكد أو تنفي هذه المعلومات.

وفي 12 من نيسان الحالي، ذكرت وزارة “النفط والثروة المعدنية” السورية، عبر صفحتها في “فيس بوك”، أن عدد من الآبار في حقول حيان والشاعر توقف إنتاجها للغاز بسبب الوضع الأمني في منطقة البادية السورية، و”خروج كميات كبيرة من الغاز”.

نتيجةً للوضع الأمني في منطقة البادية و الذي أدى إلى توقف عدد من الآبار في حقول حيان والشاعر وخروج كميات كبيرة من الغاز…

Gepostet von ‎وزارة النفط والثروة المعدنية‎ am Samstag, 11. April 2020

وكانت صفحة “البادية 24” المحلية، نفت في وقت سابق وجود اشتباكات بالقرب من آبار وحقول النفط في البادية.

وأوضحت، أن الاشتباكات التي جرت وقعت على بعد نحو 100 كم عن مدينة السخنة، بعمق بادية حمص الجنوبية الشرقية.

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تغطية على الفساد

صحيفة “برافدا” الروسية قالت إن الوضع الاقتصادي عند حكومة النظام السوري ليس بخير، حيث يسود فيه الفساد في ظل غياب للمحاسبة.

وأضافت أن مسؤولي النظام استغلوا تحسن الوضع الاقتصادي وذهبوا يبحثون عن الثروة، عبر رفع أسعار المحروقات وبيعها في السوق السوداء، مؤكدة أن المشكلة الكاملة للأزمة السورية تكمن في فساد السلطات العليا.

واعتبرت الصحيفة أن بشار الأسد ليس له سيطرة محلية، وأن من يدير النفط والغاز رئيس الوزراء، عماد خميس، كما أن أموال قطاع الطاقة تذهب إلى جيوب المسؤولين ولا تملأ ميزانية الدولة.

ونقلت الصحيفة عن رئيس منصة موسكو، التي تصنف نفسها كمعارضة، قدري جميل، قوله إن” مستوى الفساد كبير جدًا حقًا، ويعيق بالفعل تطور البلاد ، ويعيق تحسين مستوى معيشة الشعب”.

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وأضاف جميل، بشار الأسد غير قادر على منع التأثير الضار للمسؤولين، مؤكدًا أن الفساد يتطور في قطاع الطاقة.

ويأتي تقرير الصحفة هذا ضمن سلسلة من التقارير والاستطلاعات التي شاركت بها وسائل إعلام روسية مؤخرًا، وجهت تهمًا بالفساد إلى حكومة النظام السوري كما شككت بشعبية بشار الأسد.

واحتلت سوريا المركز قبل الأخير في قائمة التقرير السنوي لمؤشرات “مدركات الفساد” الذي تصدره “منظمة الشفافية الدولية”، والذي يرصد حالتي الشفافية والفساد، في 180 دولة حول العالم.

وصنفت “منظمة الشفافية الدولية” في تقريرها السنوي الصادر في 23 من كانون الثاني 2020، سوريا في المرتبة 178 برصيد 13 نقطة، تلتها جنوب السودان والصومال في المرتبة الأخيرة، برصيد تسع نقاط.

Rami Makhlouf et son père répondent par «  deux scandales » à Asma al-Assad


Corrompus-Voleurs

Adnan Abdul Razek – 18 avril 2020

Des sources se décrivant comme informées, ont révélé qu’une «guerre de règlement des comptes» a débuté entre l’oncle (maternel) de Bachar Al-Assad résidant en Russie, Muhammad Makhlouf, et son fils résidant à Damas Rami, d’une part, et Asma Al-Akhras (Al-Assad), épouse du président syrien Bachar Al-Assad, d’autre part. .

Et des sources de haut rang de Damas confirment à “Al-Arabi Al-Jadeed”, préférant rester anonyme, que « dénoncer » la société « Takamol », détenue par le cousin de Asma Al-Assad, Muhannad al-Dabbagh, et son exploitation des Syriens, « a eu lieu par la famille Makhlouf », ce qui a incité le ministre du commerce syrien, Atef Al-Naddaf, jusqu’à ce qu’il annonce la semaine dernière d’empêcher «Takamol» l’exportateur de cartes à puce en Syrie d’interférer avec la distribution de pain.

Les mêmes sources continuent, affirmant que la « vengeance » de Makhlouf est due à l’intervention de la première dame dans la distribution du « gâteau » de l’économie syrienne depuis qu’elle s’est remise d’un cancer l’année dernière, et a mis la main sur les investissements de Rami Makhlouf, notamment l’association « Al-Boustan Charitable Society”, et la tutelle de ma société d’investissement Cellulaire en Syrie « Syriatel » et “MTN”, et la nomination de nouveaux dirigeants par Asma, après avoir confisqué les livres comptables, les cahiers et ordinateurs du siège de la société « RAMAK » dans la zone franche de Damas.

Les sources soulignent que le « scandale » de l’achat du président du régime, Bachar Al-Assad, d’un tableau à son épouse, d’une facture d’un montant de 30 millions de dollars, s’inscrivait dans le cadre d’un plan de « dépouiller » les noms d’Asma Al-Assad et de restituer les gifles qu’elle a dirigeait à la famille de Muhammad Makhlouf et de réduire son rôle économique en Syrie, qui a atteint la confiscation de l’argent de Rami Makhlouf à cause de petit problème douanier, ce qui a forcé le dernier à payer pour être libéré de la saisie.
Le nom de la société «Takamol» est apparu après son contrat avec le gouvernement d’Assad, en 2016, grâce auquel la société a obtenu une somme de 400 livres syriennes contre une carte à puce approuvée pour la distribution de carburant, de sucre, de riz, de thé et enfin de pain.

Alors que des sources de Damas estiment que « Takamol » a distribué environ 3 millions de cartes à puce, après sa première expérience dans la distribution de carburant l’année dernière dans la ville de Lattakié, puis à Damas, les sources confirment que « Takamol » récolte 3 livres syriennes pour chaque litre d’essence pour les voitures publiques, et 5 livres pour les voitures privées. La société obtient également un montant de 100 livres syriennes chaque fois que la carte à puce est rechargée pour l’obtention des allocations familiales de diesel, de gaz et de fournitures alimentaires.

D’autre part, l’assistant d’un ancien ministre du gouvernement Assad, qui a demandé de rester anonyme, confirme que les scandales qui ont commencé à encercler Asma Al-Assad, sont diffusés avec un « feu vert » russe, dans le contexte de « l’extension d’Asma Al-Assad même aux quotas russes”.

La source syrienne révèle, que les différents par rapport au pourcentage de la Russie de gaz syrien et son non-paiement en dollars se rapportent au nouveau rôle d’Asma Al-Assad, après l’écartement de nombreux hommes d’affaires et économistes de la scène syrienne et « l’intervention de la première dame dans l’économie ».

L’assistant du ministre estime que « dévoiler l’histoire du tableau » a eu lieu sous les auspices russes et à travers les médias moscovites, dans le but de remonter la rue contre « Asmaa et Bachar al-Assad » en révélant leur luxe, tandis que les Syriens souffrent de la pauvreté et du dénuement, en particulier après les mesures de confinement à domicile suite à l’épidémie du Coronavirus, soulignant les manifestations qui ont eu lieu dans la ville syrienne de Lattaqkié il y a quelques jours, pour protester contre l’appauvrissement des Syriens et les prix élevés des aliments.

Le journal russe « Gosnovosti » a révélé, il y a quelques jours, que le chef du régime syrien, Bachar Al-Assad, avait acheté une peinture de 23,1 millions de livres sterling, soit 30 millions de dollars en cadeau à sa femme, pour décorer l’un des murs de ses palais.

Le tableau que Assada a acquis appartenait à l’artiste britannique David Honky et porte le nom de «Splash». Il a été vendu à une personne non identifiée en tant qu’agent de Bachar Al-Assad lors d’une vente aux enchères dans la capitale britannique, Londres.

Une attaque russe contre Assad: faible, corrompu et les Syriens ne l’éliront pas – الأسد ضعيف وفاسد والسوريون لن ينتخبوه


Corrompus-Voleurs
AlModon 16/04/2020

L’agence de presse fédérale russe a lancé une attaque de réflexions contre le chef du régime syrien et son gouvernement, l’accusant de compliquer les problèmes économiques de la Syrie.

Dans une série de rapports publiés par l’agence successivement en moins de trois heures, elle a décrit le chef du régime syrien, Bachar al-Assad, comme « faible », et de son incapacité à lutter contre la corruption au sein de son administration et a accusé les responsables du régime d’utiliser l’aide russe à leurs fins personnelles.

L’agence pro du chef du Kremlin, le milliardaire Yevgeny Prigogine, a justifié l’attaque contre le régime Assad sous prétexte de dénoncer sa corruption pour le forcer à faire des concessions supplémentaires, ou à respecter les accords précédents conclus par son gouvernement avec le “cuisinier du Kremlin/chef du Kremlin » et financier du groupe « Wagner » de mercenaires russes qui ont combattu à ses côtés dans sa guerre contre les Syriens depuis des années.

Le premier rapport: la situation économique est très négative

Dans le premier rapport de l’agence, signé par Mikhaïl Tsiplayev, il a évalué la situation économique en Syrie à l’heure actuelle de manière très négative, indiquant que « le manque de conditions pour le partenariat entre la Russie et la Syrie au niveau élevé de corruption au plus haut niveau politique ».

Sous le titre: « Comment le gouvernement syrien affecte-t-il les problèmes du pays? »
Le rapport a nié les allégations du ministrère syrien du Pétrole et des Ressources minérales du 12 avril selon lesquelles un certain nombre de puits de gaz dans le champs de Hayan et d’Al-Chaer ont cessé de fonctionner en raison de la situation sécuritaire dans la région de la Badia, pour justifier l’augmentation des heures de coupures de courant.

Le rapport indique que le gouvernement du régime a publié volontairement « de fausses informations et des rumeurs sur le contrôle des terroristes de la ville d’Al-Sokhna, qui est proche des gisements de gaz, et les rumeurs ont été rejetées par des sources en Syrie », pour justifier le rationnement.

Selon le rapport, le correspondant de guerre russe Oleg Blokhin a réfuté les informations relatives au contrôle des terroristes d’Al-Sokhna sur sa chaîne « Telegram », et a conclu que « pour une raison quelconque, le gouvernement syrien a décidé d’utiliser de fausses informations afin de justifier l’augmentation des heures de coupures de courant ».

Le rapport attribue ce qui se passe en Syrie à « des stratagèmes de corruption au sein du gouvernement », et estime que « Bachar al-Assad contrôle faiblement la situation sur le terrain, et le pouvoir en Syrie dépend entièrement d’un appareil bureaucratique ». Le Premier ministre du gouvernement du régime, Imad Khamis, a été accusé d’avoir « collecté des fonds en exportant des quantités d’électricité au Liban depuis 2019 après avoir augmenté la production dans les champs de gaz de Homs, après l’aide de la Russie ».

Le rapport indique qu ‘«en 2019, le gouvernement de Khamis a reconfiguré le contrat de fourniture d’électricité au Liban, qui était en place depuis 2013, et les centrales électriques qui consomment du gaz des champs libérés redirigent l’électricité vers Beyrouth, critiquant la perte de millions de dollars», ce qui aurait été bénéfique pour l’économie syrienne », mais « cela va dans les poches des responsables syriens qui obtiennent leur pourcentage de commission ». En conséquence, les consommateurs syriens eux-mêmes sont obligés de rester sans électricité, tandis que le gouvernement reçoit des millions du commerce de l’électricité ».

Le rapport cite des déclarations exclusives de l’ancien vice-Premier ministre du régime et chef de la plate-forme d’opposition de Moscou, Qadri Jamil, qui a déclaré que « le niveau de corruption est très élevé, il entrave vraiment le développement du pays et entrave l’amélioration du niveau de vie des gens ». Il aurait déclaré qu’ « avant la crise, le pourcentage de corruption par rapport au revenu national du produit intérieur brut s’élevait à environ 30% », et que le nombre de milliardaires en Syrie est passé de deux ou trois avant 2011 à des dizaines aujourd’hui, et a conclu qu’il y avait un gros problème parce que « Les gens sont pauvres et le niveau de vie est catastrophique ».

En se concentrant l’attaque contre Khamis, le rapport précise que « en raison des activités du gouvernement d’Imad Khamis, les entreprises russes ne peuvent pas opérer en Syrie en raison des énormes problèmes économiques du pays et de la corruption totale dans le secteur public. En retour, le gouvernement s’enrichit et transfère des fonds en occident, bien que les États-Unis et d’autres pays continuent d’attaquer agressivement la Syrie par le biais de sanctions ».

Le premier rapport concluait que « la population locale est insatisfaite des procédures du gouvernement khamis et du haut niveau de corruption, et dans ce contexte, Bachar al-Assad perd sa popularité parmi les élites financières et apparaît comme un leader faible, incapable de freiner la corruption et de créer un climat économique en Syrie ».

Le deuxième rapport: les deux tiers des Syriens ne voteront pas pour Assad

Dans une attaque contre le chef du régime, l’agence russe a publié le deuxième rapport, qui est un sondage parmi les Syriens qui a montré que « la popularité de Bachar al-Assad diminue sur fond de corruption et de problèmes économiques dans le pays ».

L’agence a déclaré que l’enquête du « Fonds national pour la protection des valeurs nationales » a révélé que seulement 32% de la population syrienne a exprimé sa volonté de soutenir Bachar al-Assad lors des élections de 2021. Le directeur du fonds, Alexander Malkevich, a déclaré que « la diminution significative de la baisse du niveau de soutien à Bachar al-Assad est liée à la corruption et au favoritisme aux niveaux de l’autorité suprême et le cercle proche du président, ce qui a entrainé un niveau de vie très bas, avec du chômage, des coupures de courant et des pénuries alimentaires », notant que « le gouvernement actuel n’a pas de réponses efficaces aux exigences des citoyens ».

“Un atmosphère de pessimisme règne en Syrie. Selon la « Caisse de protection des valeurs Nationales », le sondage comprenait plus de 1 400 Syriens par téléphone le 12 avril, les gens attendent des réformes et de nouveaux politiciens forts au sein de l’Autorité qui sont capables de surmonter la crise », selon l’agence. Il a conclu que « la direction actuelle n’a pas encore répondu à ces aspirations » et « il est clair que le besoin de réformes économiques, de lutte contre la corruption et de création d’une atmosphère propice aux affaires n’est pas disponible à l’heure actuelle ».

Le troisième rapport: Assad n’a pas la volonté politique

Dans le troisième rapport, sous le titre « La corruption est pire que le terrorisme: ce qui entrave les affaires russes en Syrie », l’agence a révélé que le régime n’a pas « créé toutes les conditions nécessaires aux actions russes » malgré le soutien continu de la Russie.

« La situation des affaires russes en Syrie est toujours en deçà du niveau requis … et les autorités locales imposent une variété de restrictions et d’obstacles », a déclaré le rapport de l’Agence fédérale de presse citant l’analyste politique Ivan Arkatov, accusant les responsables syriens d’avoir fabriqué des arguments pour ne pas développer les affaires russes malgré la création de conditions après un moratoire prise à Idleb, et l’élimination de l’organisation « Daech ».

L’agence a cité l’expert russe disant que « la corruption en Syrie, en particulier au niveau du gouvernement, est l’un des plus gros problèmes pour la Russie. Nous investissons de grosses sommes d’argent dans l’économie syrienne, mais nous ne voyons pas de résultats … Il semble que tous les investissements que la Russie fait en Syrie vont dans les poches de quelqu’un d’autre ».

Le rapport souligne que « la Syrie est un pays hétérogène. Il y a des clans de familles au pouvoir, et que le clan Assad n’est pas le seul au pouvoir. Il y a le clan Makhlouf, qui est une famille riche et influente dont l’opinion est souvent prise en compte lors de la préparation des décisions politiques et économiques à Damas ».

Ivan Arkatov a conclu qu’Assad n’est pas en mesure de faire face à la situation et qu’il « manque de volonté politique et de détermination pour affronter le système tribal existant. Le résultat est clair: la Russie doit rendre l’ordre à l’économie syrienne, ce qui n’est pas valable en raison de la corruption ». Il a souligné que « si la corruption est pire que le terrorisme, selon les paroles d’Assad », la Russie doit « vaincre la corruption en Syrie comme elle a vaincu le terrorisme ».

Bien que les campagnes russes contre le régime d’Assad ne soient pas nouvelles, mais les analystes estiment que cette fois-ci est la plus dure et a provoqué un souffle provocateur clair contre le régime, il peut être stipulé que l’économie syrienne sera transférée aux entreprises de cuisine du Kremlin, sinon la guerre contre le régime continuera.

هجوم روسي على الأسد:ضعيف وفاسد والسوريون لن ينتخبوه

المدن | 16/04/2020

شنت وكالة “الأنباء الفيدرالية” الروسية هجوماً لاذعاً على رأس النظام السوري وحكومته واتهمتها بتعقيد مشكلات سوريا الاقتصادية.

وفي سلسلة تقارير نشرتها الوكالة تباعاً في أقل من ثلاث ساعات، وصفت رئيس النظام السوري بشار الأسد ب”الضعيف” وتحدثت عن عدم قدرته على محاربة الفساد المستشري في إدارته واتهمت مسؤولي النظام باستغلال المساعدات الروسية لأغراضهم الشخصية.

الوكالة التابعة ل”طباخ الكرملين”، الملياردير يفغيني بريغوجين، بررت الهجوم على نظام الأسد بحجة فضح فساده وإجباره على تقديم تنازلات إضافية، أو الوفاء باتفاقات سابقة عقدتها حكومته مع “طباخ الكرملين” وممول مجموعة “فاغنر” للمرتزقة الروس الذين قاتلوا إلى جانبه في حربه ضد السوريين منذ سنوات.

التقرير الأول: الوضع الإقتصادي سلبي للغاية

وفي التقرير الأول للوكالة والذي حمل توقيع ميخائيل تسيبلاييف، قيّم الوضع الاقتصادي في سوريا حالياً بالسلبي للغاية، مشيراً إلى أن “عدم توفر الظروف للشراكة بين روسيا وسوريا إلى ارتفاع مستوى الفساد في المستويات السياسية العليا”.

وتحت عنوان: “كيف تؤثر الحكومة السورية على مشاكل البلاد؟ كذّب التقرير ادعاءات وزارة النفط والثروة المعدنية السورية في 12 نيسان/أبريل أن عدداً من آبار الغاز في حقلي حيان والشاعر توقفت عن العمل بسبب الوضع الأمني في منطقة البادية، لتبرير زيادة ساعات انقطاع التيار الكهربائي.

وذكر التقرير أن حكومة النظام عمدت إلى نشر “أخبار كاذبة وشائعات حول سيطرة إرهابيين على مدينة السخنة، الواقعة بالقرب من حقول الغاز، وتم تكذيب الشائعات من قبل مصادر في سوريا”، لتبرير التقنين.

وبحسب التقرير، فإن المراسل الحربي الروسي أوليغ بلوخين دحض الأخبار المتعلقة بسيطرة الإرهابيين على السخنة في قناته على “تلغرام”، وخلص إلى أنه “لسبب ما قررت الحكومة السورية استخدام الأخبار المزيفة من أجل تبرير زيادة ساعات انقطاع الكهرباء.”

وعزا التقرير ما يحدث في سوريا إلى “مخططات الفساد في الحكومة”، وذهب إلى أن “بشار الأسد يسيطر على الوضع بشكل ضعيف على الأرض، والسلطة في سوريا تابعة بالكامل لجهاز بيروقراطي”. واتهم رئيس الوزراء في حكومة النظام عماد خميس ب “تجميع أموال من تصدير كميات من الكهرباء إلى لبنان منذ 2019 بعد زيادة الإنتاج في حقول حمص من الغاز، بعد المساعدة الروسية”.

وذكر التقرير أنه “في عام 2019، أعادت حكومة خميس التفاوض بشأن عقد تزويد لبنان بالكهرباء، كان موقعاً منذ 2013، ومحطات الطاقة التي تستهلك الغاز من الحقول المحررة تعيد توجيه الكهرباء إلى بيروت، منتقداً ضياع ملايين الدولارات، “التي كان يمكن أن تكون ذات فائدة كبيرة على الاقتصاد السوري”، لكنها “تذهب إلى جيوب المسؤولين السوريين الذين يحصلون على نسبتهم. ونتيجة لذلك، يضطر المستهلكون في سوريا نفسها إلى الجلوس من دون كهرباء، بينما تتلقى الحكومة الملايين من تجارة الكهرباء”.

واستشهد التقرير بتصريحات حصرية من نائب رئيس وزراء النظام سابقاً ورئيس منصة موسكو للمعارضة قدري جميل الذي قال إن “مستوى الفساد كبير للغاية، فهو يعيق بالفعل تنمية البلاد، ويعيق تحسين مستويات المعيشة للناس”. ونقل عن جميل قوله إنه “قبل الأزمة، كانت نسبة الفساد مقارنة بالدخل القومي للناتج المحلي الإجمالي، تصل إلى نحو 30 في المئة”، وإن أعداد أصحاب المليارات في سوريا ارتفع من اثنين أو ثلاثة قبل 2011 إلى عشرات حالياً، وخلص إلى وجود مشكلة كبيرة لأن “الناس فقراء، ومستوى المعيشة يتدهور بشكل كارثي”.

وفي تركيز للهجوم على خميس، قال التقرير إنه “نتيجة أنشطة حكومة عماد خميس، لا يمكن للشركات الروسية أن تعمل في سوريا بسبب المشاكل الهائلة في اقتصاد البلاد والفساد التام في القطاع العام. وبدورها، تزداد الحكومة ثراء وتنقل الأموال إلى الغرب، على الرغم من أن الولايات المتحدة والدول الأخرى تواصل عدوانها على سوريا اقتصادياً من خلال نظام العقوبات”.

وخلص التقرير الأول إلى أن “السكان المحليين غير راضين عن إجراءات حكومة خميس وارتفاع مستوى الفساد، وعلى هذه الخلفية، يفقد بشار الأسد شعبيته بين النخب المالية، ويبدو زعيماً ضعيفاً، غير قادر على كبح الفساد وتهيئة مناخ اقتصادي داخل سوريا”.

التقرير الثاني: ثلثا السوريين لن يصوتوا للأسد

وفي هجوم على رأس النظام، نشرت الوكالة الروسية التقرير الثاني وهو عبارة عن استطلاع للرأي بين السوريين أظهر أن “شعبية بشار الأسد تتراجع على خلفية الفساد والمشاكل الاقتصادية في البلاد”.

وقالت إن استطلاع “صندوق حماية القيم الوطنية” كشف أن 32 في المئة فقط من سكان سوريا أعربوا عن استعدادهم لدعم بشار الأسد في انتخابات 2021. وأوضح رئيس الصندوق، ألكسندر مالكيفيتش أن “الانخفاض الملموس في تراجع نسبة التأييد لبشار الأسد مرتبط بتجذر الفساد والمحسوبية في مستويات السلطة العُليا والدائرة المقربة من الرئيس. وأسفر ذلك عن مستوى معيشة منخفض للغاية، مع رصد البطالة وانقطاع التيار الكهربائي ونقص السلع الغذائية”، مشيرا إلى أنه “ليس لدى الحكومة الحالية إجابات فعالة لمتطلبات المواطنين”.

وذكرت الوكالة أنه “يسود إحساس بالتشاؤم في سوريا. وبحسب صندوق حماية القيم الوطنية، الذي قال إن الاستطلاع شمل أكثر من 1400 سوري عبر الهاتف في 12 نيسان/أبريل، فإن الناس ينتظرون إصلاحات وسياسيين أقوياء جدداً في السلطة قادرين على تجاوز الأزمة”. وخلص إلى أن “القيادة الحالية لم تلبّ هذه التطلعات حتى الآن” و”من الواضح أن الحاجة إلى إصلاحات اقتصادية، ومحاربة الفساد، وخلق مناخ مواتٍ للأعمال، أمور غير مُتاحة في الظرف الراهن”.

التقرير الثالث: الأسد يفتقر إلى الإرادة السياسية

وفي التقرير الثالث، وتحت عنوان “الفساد أسوأ من الإرهاب: ما يعوق الأعمال الروسية في سوريا”، كشفت الوكالة أن النظام لم “يهيئ جميع الشروط اللازمة للأعمال الروسية” رغم الدعم الروسي المتواصل له.

ونقل تقرير وكالة الأنباء الفيدرالية عن المحلل السياسي إيفان أركاتوف قوله إن “حال الأعمال الروسية في سوريا لا يزال دون المستوى المطلوب… ويضع المسؤولون المحليون مجموعة متنوعة من القيود والعقبات”، متهماً المسؤولين السوريين بتلفيق حجج لعدم تطوير الأعمال الروسية رغم توفير الظروف بعد وقف إطلاق النار في إدلب، والقضاء على تنظيم “داعش” .

ونقلت الوكالة عن الخبير الروسي قوله إن “الفساد في سوريا، وخاصة على المستوى الحكومي، هو أحد أكبر المشاكل بالنسبة لروسيا.. نحن نستثمر مبالغ كبيرة من المال في الاقتصاد السوري، لكننا لا نشهد نتائج..يبدو أن كل الاستثمارات التي توظفها روسيا في سوريا تذهب إلى جيب شخص آخر”.

وأشار التقرير إلى أن “سوريا بلد غير متجانس. وهناك عشائر من العائلات في السلطة، وعشيرة الأسد ليست الوحيدة في السلطة. وهناك عشيرة مخلوف وهي أسرة غنية ومؤثرة كثيراً ما يؤخذ رأيها في الاعتبار عند إعداد القرارات السياسية والاقتصادية في دمشق”.

وخلص إيفان أركاتوف إلى أن الأسد غير قادر على التعامل مع الأوضاع، وأنه “يفتقر إلى الإرادة السياسية والتصميم على مواجهة النظام العشائري القائم. والنتيجة واضحة: يتعين على روسيا أن تعيد النظام إلى الاقتصاد السوري، غير الصالح بسبب الفساد”. وأشار إلى أنه “إذا كان الفساد أسوأ من الإرهاب حسب أقوال الأسد”، يجب “على روسيا أن تهزم الفساد في سوريا بالطريقة التي هزمت بها الإرهاب”.

ورغم أن الحملات الروسية على نظام الأسد ليست جديدة، لكن يرى محللون أن هذه المرة تعتبر الأقسى وحملت نفساً تحريضياً واضحاً ضد النظام، ربما يكون وقفها منوطاً بتسليم الاقتصاد السوري لشركات “طباخ الكرملين”، وإلا فإن الحرب على النظام ستتواصل.

L’armée syrienne reconnue, pour la première fois, responsable d’attaques chimiques


 

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Une équipe de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques pointe, dans un rapport, la responsabilité des soldats de Bachar al-Assad dans des attaques de 2017.

 

Le Monde avec AFP Publié le 08 avril 2020 à 18h26 – Mis à jour le 08 avril 2020 à 18h38

 

 

Devant le siège de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), à La Haye, le 20 avril.
Devant le siège de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), à La Haye, le 20 avril. JOHN THYS / AFP

L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a, pour la première fois, mercredi 8 avril, désigné l’armée du régime syrien de Bachar al-Assad comme responsable d’attaques chimiques dans le nord du pays en 2017.

« L’IIT [l’équipe d’identification et d’enquête de l’OIAC] a conclu qu’il existe des motifs raisonnables de croire que les auteurs de l’utilisation du sarin comme arme chimique à Latamné les 24 et 30 mars 2017 et de l’utilisation du chlore comme arme chimique le 25 mars 2017 étaient des individus appartenant à l’armée de l’air arabe syrienne », a indiqué le coordinateur de l’IIT Santiago Onate-Laborde, cité dans un communiqué. Il s’agit du premier rapport de l’IIT, chargée d’identifier les auteurs présumés d’attaques chimiques en Syrie.

Lire aussi : Le « faisceau de preuves » qui accuse le régime syrien

Selon l’OIAC, des avions et un hélicoptère de l’armée de l’air syrienne ont lâché des bombes contenant du sarin et du chlore dans ces trois attaques, qui ont « affecté » plus de 100 personnes au total.

Un autre rapport attendu dans les prochains mois

« L’IIT n’étant pas un organe judiciaire ayant le pouvoir d’attribuer la responsabilité pénale individuelle, il appartient maintenant au conseil exécutif de l’OIAC, au secrétaire général des Nations unies et à la communauté internationale dans son ensemble de prendre toute autre mesure qu’ils jugent appropriée et nécessaire », a, pour sa part, déclaré le directeur de l’OIAC, Fernando Arias, également cité dans le communiqué.

Lire aussi Attaque en Syrie au gaz sarin : le rapport de la France qui accuse Damas

Un autre rapport est attendu dans les prochains mois concernant une attaque qui avait fait une quarantaine de morts à Douma en avril 2018 après l’utilisation de chlorine, selon les enquêteurs de l’OIAC. Le gouvernement syrien nie constamment toute implication dans des attaques chimiques, affirmant avoir remis tous ses stocks d’armes chimiques sous supervision internationale après un accord conclu en 2013.

Le Monde avec AFP

Coronavirus: Une catastrophe attendue dans les prisons et les centres de détention du régime syrien


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وسط انتشار الوباء في سوريا… تحذيرات من كارثة متوقعة في سجون ومعتقلات النظام السوري

31 – مارس – 2020

أنطاكيا – «القدس العربي»

حمّل رئيس «الهيئة السورية لفك الأسرى والمعتقلين» فهد الموسى، المنظمات الأممية المسؤولية الكاملة عن حياة آلاف المعتقلين السياسيين في سجون النظام السوري، داعياً إياها إلى وضع سجون ومعتقلات النظام تحت إشراف أممي، وذلك على خلفية الأنباء عن انتشار فيروس كورونا المستجد في سوريا.

Au milieu de la propagation de l’épidémie en Syrie … les avertissements d’une catastrophe attendue dans les prisons et les centres de détention du régime syrien


31 – mars – 2020

Antakya – «Al-Quds Al-Arabi»: le chef de la «Commission syrienne pour la libération des prisonniers et détenus» Fahd Al-Mousa a tenu les organisations internationales entièrement responsables de la vie de milliers de détenus politiques dans les prisons du régime syrien, les appelant à placer les prisons et centres de détention du régime sous le contrôle de l’ONU, dans le contexte de propagation du Coronavirus en Syrie.

Hama: amende 25 mille livres syriennes et emprisonnement d’un mois à celui qui ouvrira sa boutique…


Aucune aide financière prévue par le gouvernement syrien pour soutenir les commerçants et  l’économie du pays, obligés de fermer leurs boutiques à cause de coronavirus…

Souq de Hama

2020-03-22 |

Aujourd’hui, dimanche, le correspondant d’Alep Today dans la ville de Hama, qui est sous le contrôle du régime, a déclaré que le gouvernement du régime avait fixé une contravention et une peine d’emprisonnement pour ceux qui ouvriraient ses magasins dans la ville.

“Notre correspondant” a expliqué que l’amende financière est de 25 mille livres syriennes en plus de la « prison arbitraire » pendant un mois, soulignant que le gouvernement du régime a rendu ces décisions « par mesure de précaution pour empêcher la propagation du Coronavirus », comme elle l’a dit, en ignorant les files d’attente des familles dans les galeries du “Commerce syrien” sous son contrôle. Pour obtenir les rations de nourriture via la « carte à puce » et les boulangeries pour obtenir du pain.

Le “correspondant” a ajouté que la plupart des propriétaires d’entreprise ont perdu leurs revenus financiers après avoir été forcés de fermer leurs magasins, à la lumière des conditions de vie difficiles et de la détérioration de la réalité économique dans la plupart des zones sous le contrôle du régime d’Assad.

Il convient de noter que le gouvernement du régime a avisé les propriétaires de magasins de ne pas les ouvrir à partir d’hier, samedi, jusqu’à nouvel ordre, car le travail est limité aux cliniques, médecins, pharmaciens et hôpitaux, selon notre correspondant.

 

– L’italie: débloque 25 milliards d’euros pour soutenir l’économie nationale face à l’épidémie de coronavirus qui a fait des milliers de mort dans le pays, …

– La Chine a débloqué 14 milliards d’euros pour le coronavirus…

– La BCE (Banque centrale européenne) débloque 750 milliards d’euros d’aide en urgence pour tenter de contenir les répercussions sur l’économie de la pandémie de coronavirus…

– Allemagne :Le gouvernement de la chancelière allemande Angela Merkel prévoit de dévoiler un plan de sauvetage économique d’une valeur de 822 milliards d’euros, le plus important d’Allemagne depuis la Seconde Guerre mondiale, pour financer la lutte contre l’émergence du virus Corona, selon un projet de loi.

Le gouvernement veut également… garantir des prêts et aider les travailleurs contraints de travailler partiellement face à la crise économique provoquée par l’épidémie de Covid-19. #coronavirus

– La Grande-Bretagne décide de supporter 80% des salaires de ses employés incapables de travailler en raison de Corona

بريطانيا تقرر تحمل 80% من رواتب موظفيها غير قادرين على العمل بسبب كورونا

2020-03-21 | 1:53

حماة.. ٢٥ ألف ليرة وسجن لمدة شهر لمن يفتح محله

2020-03-22 |

أفاد مراسل حلب اليوم في مدينة حماة الخاضعة لسيطرة قوات النظام، اليوم الأحد، بأن حكومة النظام حدّدت مالية ومدّة سجن لمن يفتح محله في المدينة.

وأوضح “مراسلنا” أن الغرامة المالية هي ٢٥ ألف ليرة سورية إضافةً إلى “السجن العرفي” لمدة شهر، لافتاً إلى أن حكومة النظام أصدرت تلك القرارات “من أجل التدابير الاحترازية بمنع انتشار فيروس كورونا” وفق تعبيرها، متجاهلةً طوابير الأهالي على صالات “السورية للتجارة” للحصول على المواد الغذائية عبر “البطاقة الذكية” وعلى الأفران للحصول على الخبز.

وأضاف “المراسل” أن معظم أصحاب المحال التجارية فقدوا دخلهم المادي بعد إجبارهم على إغلاق محالهم، في ظل الظروف المعيشية الصعبة وتردي الواقع الاقتصادي في معظم مناطق سيطرة نظام الأسد.

الجدير بالذكر أن حكومة النظام أبلغت أصحاب المحال بعدم فتحها اعتباراً من أمس السبت وحتى إشعارٍ آخر، إذ يقتصر العمل على عيادات الأطباء والصيادلة والمشافي، وفقاً لمراسلنا.

Syrie: « Développement et modernisation » un parti politique formel pour commercialiser Assad…


Méchant-le-président2

Rayan Mohammed
18 mars 2020

Les années du conflit syrien depuis 2011 n’ont pas changé la nature du régime, mais ont plutôt accru son adhésion au pouvoir, ignorant les répercussions majeures de la guerre qu’il a menée contre les Syriens exigeant un changement, car ce régime est toujours dans son ancienne approche pour assécher complètement la vie politique en recourant à la création de partis décoratifs dont la mission est de glorifier Bachar al-Assad et la consolidation de son autorité et de celle de sa famille.

Dans ce contexte, le régime a autorisé un nouveau parti politique, qui a adopté un slogan lancé par Bachar al-Assad, lui même, après avoir pris le pouvoir pour succéder à son père au début du nouveau millénaire. Le nom reflète clairement la tendance de ce parti naissant et son discours qui tente de précéder le «Parti socialiste arabe baasiste», le parti au pouvoir en Syrie, pour glorifier Bachar Al-Assad et l’élever à un niveau supérieur à celui du peuple et de l’État.

La »commission des affaires du Parti” dirigée par le ministre de l’Intérieur dans le gouvernement di régoùe, le général de division Mohamed Rahmoun, a accordé il y a quelques jours une licence à un parti que ses fondateurs ont appelé « développement et modernisation », deux mois seulement après leur demande de licence, dans une indication que les dirigeants du système, y compris Assad lui-même a donné son feu vert au lancement de ce parti, qui est toujours enveloppé d’un mystère quant à savoir qui le dirigera. Des sources à Damas ont déclaré à Al-Arabi Al-Jadeed que le nouveau parti se prépare à une conférence générale pour choisir son secrétaire général et les membres de son comité central.

Le parti «Développement et modernisation» se définit, à travers sa page officielle sur Facebook, comme «une formation nationale qui prend la pensée de l’éternel leader et fondateur Hafez Al-Assad comme une approche et une méthodologie et travaille à mettre en œuvre les programmes lancés par le président Dr. Bashar Al-Assad dans la réforme, le développement et la modernisation à travers des élites nationales actives qui incluent tous les segments de la société syrienne qui aspirent à l’avancement de la patrie dans tous ses détails dans le cadre d’un parti politique opérant légalement sous le toit de la patrie ». Alors qu’il a résumé ses principes de base en « affirmant la souveraineté nationale, renforçant l’unité nationale, croyant aux questions nationales et centrales et soutenant les mouvements de résistance arabes et internationaux ».

Les observateurs ont vu que le nouveau parti est une renaissance des anciennes tendances de Bachar al-Assad qui remontent à son accession au pouvoir au milieu des années 2000, alors que l’on parlait beaucoup de ses efforts pour établir un parti de jeunesse libéral, dans le cadre des politiques d’ouverture à l’Occident et du coup d’État contre les concepts du “Parti socialiste arabe baasiste”, qui couvre le régime. Les deux Assad lui ont succédé depuis 1963. Cependant, l’agression américaine contre l’Irak en 2003, et les répercussions majeures qu’elle a laissées dans la région, en plus de l’assassinat du Premier ministre libanais Rafik Hariri en 2005, ont empêché l’émergence de ce parti par lequel Assad prévoyait de se vendre à l’Occident comme étant ouvert au renouveau de la vie politique en Syrie, rigide depuis 1963. Assad a essayé par le dixième Congrès du Parti « Baas » en 2005, un coup d’Etat contre le parti lui-même de l’intérieur en changeant sa théorie des bases adoptées depuis les années cinquante du siècle dernier. Lors de la conférence, le parti a adopté ce qu’on appelait “l’économie sociale de marché”, qui à l’époque était considérée comme un coup d’État contre le socialisme, l’un des principes du « Baas », et les gains des personnes à faible revenu, qui est le principal segment qui a porté le système sur ses épaules pendant des décennies.

Il est clair que le nouveau parti ne porte aucune direction politique sérieuse et réelle qui pousserait vers des solutions politiques à la question syrienne, mais plutôt un double du parti “Baas » en termes de glorification de la personnalité de Bachar al-Assad et de son élévation à un niveau supérieur au peuple et à la patrie. Il est à noter que le fondateur le plus éminent du parti est un jeune homme, âgé de 30 ans, est un candidat, né dans la ville d’Alep, qui détient un diplôme en beaux-arts et arts appliqués, le département de la décoration. Il est clair que ce jeune homme a une grande influence au sein du système, en raison de sa proximité avec la famille de Bachar al-Assad, car il est titulaire de plusieurs privilèges pour les médias, notamment l’agence de news russe, Russian News Agency, il est aussi conseiller au Conseil d’État.

Des sources à Damas ont déclaré à Al-Arabi Al-Jadeed qu’un candidat avait un vaste réseau de relations avec le personnel du régime et ses alliés du Hezbollah et des Iraniens, en plus des Russes. Les sources s’attendaient à ce que “de nombreux loyalistes du régime et cadres du parti Baas soient acceptés pour rejoindre le nouveau parti, en particulier ceux qui n’ont pas tiré de profits significatifs de leur appartenance au parti Baas, ou qui souhaitent préserver leurs profits et aspirent à de plus grands avantages ».

Un candidat avait déclaré dans un communiqué de presse que la majorité des fondateurs « appartiennent à l’idéologie du Parti socialiste arabe du Baas », expliquant que « certains d’entre eux étaient déjà affiliés au Baas et se sont finalement retirés, car il est à la recherche d’une nouvelle plate-forme après que le mou et la bureaucratie aient frappé certains des sites du Baas, mais ils continueront à porter ses principes et à travailler pour éduquer les gens sur les idées de feu le président Hafez Al-Assad ». Il a ajouté: « Le travail s’articulera dans deux directions parallèles. La première consiste à diffuser la pensée du chef immortel Hafez Al-Assad comme une approche qui a prouvé la réalité nécessaire et a révélé la profondeur de sa vision et de sa perspicacité, tandis que la seconde est la contribution derrière le leadership du président Bachar Hafez Al-Assad dans la mise en œuvre de ses programmes de réforme et de développement et en fournissant au pays une équipe nationale qui applique ses programmes ».

Pour sa part, un ancien chef baasiste, qui a demandé à ne pas être identifié, a déclaré à Al-Arabi Al-Jadeed que le parti Baas avait été témoin de tentatives similaires depuis la prise de pouvoir de Hafez Al-Assad (1970-2000), mais ce fut toujours un échec. Le chef de file a estimé que “tout parti a besoin d’un projet intellectuel pour le construire et assurer la continuité. Quant à la mise en place d’un parti sur la base d’une demi-feuille et de quelques citations et phrases, il ne peut pas continuer”. Accréditant qu’il s’agit d’un parti fondé sur la volonté et le désir du président Assad ».

Dans le contexte de ses tentatives de détruire la révolution syrienne en 2011, Assad a autorisé l’octroi de licences à des partis, et il y a maintenant 20 partis autorisés en Syrie, dont 10 partis qui ont été autorisés après le début de la révolution syrienne, mais ces partis sont tous des copies du parti “Baas » et ne portent aucune orientation de l’opposition, mais certains sont plutôt à la droite du parti “Baas socialiste arabe”, en termes de loyauté envers Bachar al-Assad. Hafez Al-Assad avait complètement gelé la vie politique après la huitième conférence nationale du parti « Al-Baas » en 1985, et le parti n’a tenu aucune conférence depuis cette date jusqu’à la mort du père al-Assad, lorsque la neuvième conférence nationale s’est tenue entre le 17 et le 20 juin 2000 et a choisi Bachar Al-Assad comme Secrétaire général. Selon une constitution rédigée par Hafez Al-Assad, ce parti était « le chef de l’État et de la société » et était orné de plusieurs partis sans poids et qu’Al-Assad a annexés en une entité appelée « Front national progressiste ».

Dans la constitution de 2012 rédigée par Al-Assad, le fils, le huitième article qui stipulait la direction du « Baas » pour diriger l’État a été supprimé, mais les faits sur le terrain n’ont pas changé, car le « Baas » est toujours le parti qui domine la vie politique, mais il n’est pas autorisé à s’immiscer dans la sécurité et les affaires militaires.

La rivalité russo-iranienne sur la Syrie à propos du parti s’est reflétée, chaque partie essayant de le dominer et de le diriger d’une manière qui correspond à ses intérêts, ce qui était évident il y a quelques jours, lorsque Bachar al-Assad a gelé les résultats des élections au niveau des branches et des personnes au sein de ce parti. Des sources à Damas ont déclaré que le gel est intervenu dans le contexte de l’opposition des Russes à la nomination de secrétaires de succursales et de personnes en raison de leur loyauté envers l’Iran, notant qu’il y avait une rivalité entre les dirigeants d’Al-Baas qui a conduit à la cristallisation de deux courants, le premier fidèle du côté russe et le second fidèle des Iraniens, ajoutant: Il ne reste plus du parti Baas Socialiste arabe que sont nom. Ce parti, qui adopte un discours arabe, promeut aujourd’hui la politique iranienne visant à changer l’identité arabe de la Syrie.

سورية: “التطوير والتحديث” حزب صوري لتسويق الأسد

ريان محمد – 18 مارس 2020

لم تبدّل سنوات الصراع السوري منذ عام 2011 من طبيعة النظام، بل زادته تمسكاً بالسلطة متجاهلاً التداعيات الكبرى للحرب التي خاضها ضد السوريين المطالبين بالتغيير، إذ لا يزال هذا النظام على نهجه القديم في تجفيف الحياة السياسية بشكل كامل من خلال اللجوء إلى إنشاء أحزاب ديكورية مهمتها تمجيد بشار الأسد وترسيخ سلطته وسلطة عائلته.
وفي هذا السياق، رخص النظام لحزب سياسي جديد، اتخذ من شعار أطلقه بشار الأسد بعد تسلمه السلطة خلفاً لأبيه مع بداية الألفية الجديدة اسماً له، ما يعكس بشكل واضح توجّه هذا الحزب الوليد وخطابه الذي يحاول أن يسبق حزب “البعث العربي الاشتراكي”، الحزب الحاكم في سورية، في تمجيد بشار الأسد ورفعه إلى مستوى أعلى من الشعب والدولة.

ومنحت “لجنة شؤون الأحزاب” برئاسة وزير الداخلية في حكومة النظام اللواء محمد الرحمون، منذ أيام، الترخيص لحزب أطلق عليه مؤسسوه اسم “التطوير والتحديث”، وذلك بعد شهرين فقط من تقدّمهم بطلب الترخيص، في مؤشر على أن قيادات في النظام، منها الأسد نفسه، أعطت الضوء الأخضر لانطلاق هذا الحزب، الذي لا يزال يكتنفه بعض الغموض لجهة الشخصيات التي ستتولى قيادته. وذكرت مصادر في دمشق لـ”العربي الجديد” أن الحزب الجديد بصدد التحضير لمؤتمر عام لاختيار أمينه العام وأعضاء لجنته المركزية.

ويُعرّف حزب “التطوير والتحديث” عن نفسه، عبر صفحته الرسمية على موقع “فيسبوك”، بأنه “تشكيل وطني يتخذ من فكر القائد الخالد المؤسس حافظ الأسد نهجاً ومنهجاً ويعمل على تطبيق وتنفيذ البرامج التي أطلقها سيادة الرئيس الدكتور بشار الأسد في الإصلاح والتطوير والتحديث من خلال نخب وطنية فاعلة تضم كل شرائح المجتمع السوري التي تتطلع إلى النهوض بالوطن بكل مفاصله في إطار حزب سياسي يعمل قانوناً تحت سقف الوطن”. في حين لخص مبادئه الأساسية بـ”تأكيد السيادة الوطنية وتعزيز الوحدة الوطنية والإيمان بالقضايا الوطنية والمركزية ودعم حركات المقاومة العربية والعالمية”.

ورأى متابعون أن الحزب الجديد هو إحياء لتوجّهات قديمة لدى بشار الأسد تعود إلى بدايات توليه السلطة في منتصف عام 2000، إذ كثر حينها الحديث عن مساعيه لتأسيس حزب شبابي ليبرالي، ضمن سياسات الانفتاح على الغرب والانقلاب على مفاهيم حزب “البعث العربي الاشتراكي” الذي يتلطى نظام الأسدين خلفه منذ عام 1963. إلا أن العدوان الأميركي على العراق عام 2003، والتداعيات الكبرى التي خلّفها في المنطقة، إضافة إلى اغتيال رئيس الوزراء اللبناني رفيق الحريري عام 2005، حالت دون ظهور هذا الحزب الذي كان الأسد يخطط عبره لتسويق نفسه للغرب على أنه منفتح باتجاه تجديد الحياة السياسية في سورية والجامدة منذ عام 1963. وحاول الأسد من خلال المؤتمر العاشر لحزب “البعث” عام 2005 الانقلاب على الحزب نفسه من داخله من خلال تغيير منطلقاته النظرية المعتمدة منذ خمسينيات القرن الماضي. واعتمد الحزب في المؤتمر ما عُرف بـ”اقتصاد السوق الاجتماعي”، والذي اعتُبر في وقتها انقلاباً على الاشتراكية، أحد مبادئ “البعث”، وعلى مكتسبات ذوي الدخل المحدود، وهي الشريحة الأساسية التي حملت النظام على أكتافها لعقود طويلة.

ومن الواضح أن الحزب الجديد لا يحمل أي توجّه سياسي جدي وحقيقي من شأنه الدفع باتجاه حلول سياسية للقضية السورية، بل هو نسخة مكررة من حزب “البعث” لجهة تمجيد شخصية بشار الأسد ورفعه إلى مستوى يعلو فوق الشعب والوطن. واللافت أن أبرز المؤسسين للحزب شاب لا يتجاوز عمره الـ30 عاماً، هو أسامة مرشحة، من مواليد مدينة حلب، ويحمل إجازة في الفنون الجميلة والتطبيقية قسم الديكور. ومن الواضح أن هذا الشاب له نفوذ كبير في النظام بسبب قربه من عائلة بشار الأسد، فهو صاحب عدة امتيازات لوسائل إعلامية على رأسها “وكالة الأخبار الروسية السورية RS”، ومستشار في مجلس الدولة.

وذكرت مصادر في دمشق، لـ”العربي الجديد”، أن “لدى مرشحة شبكة علاقات واسعة مع أركان النظام وحلفائه من حزب الله والإيرانيين، إضافة إلى الروس”. وتوقّعت المصادر أن “يقبل على الالتحاق بالحزب الجديد العديد من موالي النظام وكوادر حزب البعث، خصوصاً ممن لم يأخذوا مكتسبات مهمة من عضويتهم في حزب البعث، أو من يريد أن يحافظ على مكتسباته ويطمح إلى مكاسب أكبر”.

وكان مرشحة قال في تصريح صحافي إن غالبية المؤسسين “هم من المنتمين إلى فكر حزب البعث العربي الاشتراكي”، موضحاً أن “منهم من كان منتسباً بالفعل للبعث وقد انسحب أخيراً منه لأنه يبحث عن منبر جديد بعد أن أصاب الترهل والبيروقراطية بعض مواقع البعث، إلا أنهم سيبقون حاملين لفكره وسيعملون على توعية الناس بفكر الرئيس الراحل حافظ الأسد”. وأضاف: “العمل سيتمحور في اتجاهين متوازيين؛ الأول هو العمل على نشر فكر القائد الخالد حافظ الأسد كنهج أثبت الواقع ضرورته وكشف عن عمق رؤيته وبصيرته، أما الثاني فهو المساهمة خلف قيادة الرئيس بشار حافظ الأسد في تطبيق برامجه الإصلاحية والتطويرية ورفد الوطن بفريق عمل وطني ينتهج برامجه”.

من جهته، قال قيادي بعثي سابق، طلب عدم الكشف عن هويته، لـ”العربي الجديد”، إن “حزب البعث شهد محاولات مشابهة منذ فترة تولي حافظ الأسد للسلطة (1970- 2000)، إلا أنها كانت دائماً تبوء بالفشل”. ورأى القيادي “أن أي حزب بحاجة إلى مشروع فكري ليقوم عليه ويضمن الاستمرار، أما إنشاء حزب على أساس نصف ورقة وبعض الاقتباسات والجمل، لا يمكن أن يستمر”، معرباً عن اعتقاده بأن “الحزب الجديد سيكون ملتقى للانتهازيين والمتملقين، الباحثين عن فرص في الوصول السريع، معتمدين أنه حزب قائم على إرادة ورغبة الرئيس الأسد”.

Paris, ville fantôme.. Saraqeb aussi…


 

Paris-Ville-fantôme-mars-2020

Depuis peu, on entend “Paris ville fantôme” en raison du confinement de la population lié à l’épidémie Coronavirus (Covid-19).

Quels sont les points de comparaison entre les grandes villes comme Paris, Rome, Berlin, Bruxelles, etc… devenues fantômes, où les habitants se confinent volontairement par crainte d’attraper le méchant virus, et les habitants de certaines villes syriennes dont les civils étaient obligés de déserter/fuir physiquement leurs villes fuyant les bombardements meurtriers de l’aviation russe et du régime syrien …

 

Maarat al-Nouman, ville fantôme

Maarat-Al-Noumane-Ville-fantôme-2

 

Saraqeb, ville fantôme

Saraqeb-ville-fantôme2

 

Kafranbel, ville fantôme

Kafranbel-ville-fantôme

 

 

Le Monde est en guerre contre le CORONAVIRUS

Tandis qu’El-Assad est en guerre contre la population civile syrienne…

L'armée-d'Assad-Libère-la-syrie-du-peuple-syrien

 

 

La “poterie” et l’”épervier” –


La poterie et l'épervier - Le dictateur Bachar al-Assad

La “poterie” et l’”épervier”

Michel Kilo – 14 mars 2020
Al-Arabi al-Jadeed

La génération post-indépendance en Syrie croyait qu’il n’y a pas de pouvoir pour ceux qui trahissent la Palestine, ou abandonnent un pouce de terre syrienne, ou affament le peuple, ou violent leur liberté et sapent leur société en les accusant de contradictions qui subvertissent leur unité et déchirent leurs rangs, ou qui gouverne à sa guise et non pas avec la constitution et la loi, mais établit plutôt un système de tyrannie contre les droits de l’homme et de la citoyenneté, il construit son système sur la discrimination entre les gens, rejetant ses justes exigences … etc. Celui qui fait tout cela n’atteint pas le pouvoir ou le perd, car le peuple se révoltera contre lui, à cause de son incompatibilité absolue avec le patriotisme et ses valeurs.

Hafez al-Assad a gouverné la Syrie notamment avec ces politiques, contrairement aux aspirations des Syriens, des citoyens ordinaires et des élites, parce qu’il a construit son régime sur une formation sectaire présociétale / infranationale, et ne l’a pas assigné au peuple, et le Golan a été remis à Israël sans combat, il a établi une règle autoritaire hostile aux droits de l’homme, à l’égalité des citoyens devant la loi, et a géré la Syrie selon ses humeurs et ses tempéraments, il a agressé les Syriens de manière jamais rencontrée de pareille expansion et violence. Cependant, son règne a duré trente ans. La raison en est due à ces facteurs, qui ont formé un système complet qui a surpris les porteurs syriens de la culture, des politiques nationalistes qui se sont retrouvés sur une autorité à deux niveaux: l’un extérieurement visible habité par le gouvernement et la bureaucratie, et l’autre dirigé par l’État profond, décisionnaire unique contrôleur de l’État et de la société dont l’existence était secrète et mystérieuse. Car il n’est pas permis au peuple d’en savoir quoi que ce soit, et il est permis de tout savoir sur le peuple, et de pénétrer ses catégories d’une manière anarchique sans respect de la loi, bien sûr.

Avec la mort de Hafez al-Assad, la Syrie est passée de la tragédie à la comédie, dans sa forme la plus proche de la farce qui couvre tout ce qu’il dit et fait son fils Bachar, qui a failli tomber et faire ses valises pour partir, en 2012, si le général iranien, Qassem Soleimani, ne l’avait pas découragé, et le chef suprême Khamenei qui a ordonné le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, de le secourir. Lorsque ce dernier n’a pas pu remplir sa mission, Soleimani s’est rendu à Moscou à deux reprises, avertissant que l’effondrement du régime d’Assad était devenu une question de jours, et Poutine a décidé d’envahir la Syrie pour le sauver, comme il l’a dit dans un discours enregistré le 27 septembre 2015, en présence de ses généraux, après une manœuvre militaire au cours de laquelle ils lui ont montré leurs capacités aériennes militaires et de combat. Poutine a déclaré: Vous allez en Syrie pour sauver Assad, et les institutions de l’État … Les Gardiens de la révolution iraniens avaient déjà envahi la Syrie avant la révolution, pour empêcher la chute de son président et protéger son régime, car ce serait un prélude à la chute du régime de Téhéran.

Ces faits, qui éveilleraient le sentiment de honte pour ceux qui maintiennent leur position avec l’arme des envahisseurs étrangers, les invitent à occuper un pays qui ne lui appartient pas, n’empêchent pas Bachar al-Assad de placer derrière lui, lors de son allocution médiatique, une « Poterie » et un « Epervier » en bois, tout en exerçant son droit de parole pendant dix minutes, que les Russes l’ont autorisé à dire, au cours de laquelle il a prononcé un discours sous prétexte de “libérer” Alep … pour la dixième fois!. Quant à la « poterie », il a prétendu, ou l’un de ses proche menteur, que c’était un cadeau offert à Assad le père, par un soldat qui avait amené de l’argile du lac de Tibériade pendant la guerre de 1973, dont aucun soldat assadiste ne s’en est approché depuis la défaite de 1967, et il était rempli d’eau apportée par un autre soldat. Assad-père a dit à Clinton quand il a posé des questions à ce sujet: celle-ci (la poterie) est faites à partir d’argile du lac de Tibériade et pleines de son eau, que moi ou l’un de mes enfants y retournerons. Quant à l’ « épervier », un crédule s’en sert pour persuader ses victimes qu’une guerre de restitution de l’eau de poterie à Tibériade est imminente.

Assad, le père, a régné sur la Syrie avec morosité et tragédie, et son fils a régné avec la banalité des farces. Sans son insignifiance, il n’aurait pas imaginé qu’un seul Syrien croirait que quiconque a combattu “l’ennemi” pendant quelques heures dans le Golan, tandis qu’il a pilonné son « Peuple » neuf ans durant dans la plupart de ses villages et villes, pourrait sortir sa tête des décombres de son régime, pour libérer le Golan avec une fierté pleine de mensonges et avec un épervier qui ne vole pas.

الفخّارة والباشق

ميشيل كيلو – 14 مارس 2020

آمن جيل ما بعد الاستقلال في سورية بأنه لا حكم لمن يخون فلسطين، أو يتخلى عن أي شبر من الأرض السورية، أو يجوع الشعب وينتهك حريته ويقوّض مجتمعه بشحنه بتناقضات تخرّب وحدته وتمزق صفوفه، أو من يحكم بالهوى ولا يحكم بالدستور والقانون، بل يقيم نظام استبداد فرديا مناهضا لحقوق الإنسان والمواطن، ويبني نظامه على التمييز بين أبناء الشعب، ورفض مطالبه العادلة… إلخ. من يفعل هذا إما لا يصل إلى السلطة أو يفقدها، لان الشعب سيثور عليه، بسبب تنافي مواقفه المطلق مع الوطنية وقيمها.

حكم حافظ الأسد سورية بهذه السياسات بالذات، المخالفة لتطلعات السوريين، مواطنين عاديين ونخبا، ذلك أنه بنى نظامه على تكوين طائفي ما قبل مجتمعي/ ما دون وطني، ولم يسنده إلى الشعب، وسلم الجولان لإسرائيل من دون قتال، وأقام حكما استبداديا معاديا لحقوق الإنسان، ومساواة المواطنين أمام القانون، وأدار سورية بالهوى والمزاج، ونكّل بالسوريين بطرقٍ لم يسبق لهم أن واجهوا ما يماثلها في الاتساع والعنف. ومع ذلك، استمر حكمه نيفا وثلاثين عاما. يرجع سبب ذلك إلى هذه العوامل التي كوّنت منظومة كاملة وتفاعلية، وفاجأت حملة الثقافة السياسية الوطنية من السوريين الذين وجدوا أنفسهم حيال سلطة من طابقين: واحد ظاهري تسكنه الحكومة والبيروقراطية، وآخر للدولة العميقة، صاحبة القرار والخيار، والمتحكّم الوحيد بالدولة والمجتمع الذي اتسم وجوده بالسرية والغموض، لعدم جواز أن يعرف الشعب أي شيءٍ عنه، وجواز أن يعرف هو كل شيء عن الشعب، وأن يخترق فئاته بطرقٍ خارجة على القانون، بطبيعة الحال.

بوفاة حافظ الأسد، انتقلت سورية من المأساة إلى الملهاة، في أكثر صورها قربا من المهزلة التي تتلبس كل ما يقوله ويفعله ابنه بشار الذي كاد يسقط عام 2012، وحزم حقائبه للرحيل، لو لم يثنه عن فعلته الجنرال الإيراني، قاسم سليماني، لكن المرشد خامنئي أمر أمين عام حزب الله، حسن نصر الله، بإنقاذه. وبعد فشل الحزب في تحقيق مهمته، زار سليماني موسكو مرتين، محذّرا من أن انهيار نظام الأسد صار مسألة أيام، فقرّر بوتين غزو سورية لإنقاذه، كما قال في خطاب مسجل ألقاه يوم 27 سبتمبر/ أيلول عام 2015، بحضور جنرالاته، بعد مناورةٍ عسكرية أطلعوه خلالها على قدرات طيرانهم القتالية. قال بوتين: أنتم ذاهبون إلى سورية لإنقاذ الأسد، ومؤسسات الدولة… وكان الحرس الثوري الإيراني قد غزا سورية قبل الثورة، لمنع سقوط رئيسها ونظامه، بما أنه سيكون مقدمة لسقوط نظام طهران.

هذه الوقائع التي من شأنها أن تثير الشعور بالخجل لدى من يحافظ على موقعه بسلاح غزاة أجانب، دعاهم إلى احتلال بلاد ليست ملكه، لم تمنع بشار الأسد من وضع إناء من الفخار وباشق خشبي وراءه، وهو يمارس حقه في الحديث عشر دقائق، سمح الروس له أن يلقي خلالها كلمة بحجّة “تحرير” حلب… للمرة العاشرة. أما الفخارة فزعم هو، أو أحد كذبته، أنها هدية للأسد الأب من جندي جلب رملها من بحيرة طبرية في أثناء حرب عام 1973 التي لم يقترب جندي أسدي واحد منها منذ هزيمة 1967، وملئت بماء جلبه جندي آخر منها. وقد أخبر الأسد الأب الرئيس كلينتون حين سأل عنها: هذه مصنوعة من رمل بحيرة طبرية، ومليئة بمائها الذي سأعيده أنا أو أحد أبنائي إليها. أما الباشق، فيستخدمه ساذجٌ لإقناع ضحاياه بأن حرب إعادة مياه الفخارة إلى طبرية صارت وشيكة.

حكم الأسد الأب سورية بتجهم المآسي، ويحكم ابنه بتفاهة المهازل. ولولا تفاهته، لما توهم أن سورياً واحدا سيصدّق أن من حارب “العدو” سويعات في الجولان و”شعبه”، تسعة أعوام في معظم قراه ومدنه، يستطيع إخراج رأسه من ركام نظامه، ليحرّر الجولان بفخارة مليئة بالأكاذيب، وباشق لا يطير.

Errances du journalisme en Syrie


Errances du journalisme en Syrie

France 2 et Robert Fisk

paru dans lundimatin#231, le 24 février 2020

La capacité que l’on a à se projeter dans l’histoire d’un autre, d’un autre peuple, en l’occurrence le peuple syrien, ne tient pas seulement aux mystères de la trajectoire individuelle, ni à une disposition plus ou moins favorable pour se laisser prendre par le drame (le regard, la blessure, l’histoire) de celui qui subit la furie criminelle d’un régime aux relents génocidaires, ni même à la persistance de cette mémoire en nous, elle-même fragmentée et soumise à des temps contradictoires. Elle tient aussi à une chaîne informationnelle qui fabrique un temps contraint, le temps de l’indice et de la preuve, le temps de la manipulation objectivante de l’histoire en cours, et qui fourbit les armes pour les relativistes ou les négationnistes de tous bords.

Ce temps-là prend alors la forme d’un contretemps mortifère qui vient dissoudre le travail acharné des activistes syriens et de leurs relais, qui écrase ce travail dans l’espace nauséabond de la polémique, qui jette un voile de soupçon sur l’authenticité d’une construction à nue, parfois chaotique et désespérée (comment pourrait-il en être autrement ?) d’un récit des faits toujours et malgré tout adressé « au monde », à la face du monde. À sa face « vide et criarde » pourrait-on dire en prenant au sérieux les mots du boucher de Damas, lui qui profite de ce vide ou de cette absence de « monde » pour se refaire une légitimité en fait jamais totalement perdue. S’il en était autrement, le nord de la Syrie ne signerait pas le retour spectral d’un Srebrenica, ou d’un Varsovie, mais qu’importe, cela fait longtemps que nous savons comme ces comparaisons n’affectent en rien la marche de la destruction.

Se prendre les pieds dans un fil d’Ariane, tomber dans un mauvais labyrinthe{{}}

D’abord il y a eu un reportage sur France 2, intitulé sobrement « Idlib, la reconquête de Bachar El Assad  », signé Anne-Charlotte Hinet pour le journal de 20h du 15 février 2020, cinq petites minutes comme une plongée en eau douce dans l’empire du cool journalistique en temps de guerre. A-C Hinet est présente sur le terrain, au côté de l’armée, lotie d’une accréditation dont on sait déjà qu’elle n’est pas qu’un simple laissez-passer/laissez-voir, mais l’équivalent d’une cagoule pour l’ascension d’un sommet de propagande, ou d’œillères pour une course en sac dans les bras du régime. Avec la fine musique de l’innocence, et malgré quelques précautions d’usage, la petite voix déroule le roman de Bachar en alimentant la fiction d’une armée légale et laïque en lutte contre l’expansionnisme djihadiste.

« Depuis deux ans la ville de Ma’arrat al-Numan était sous le contrôle de djihadistes ayant fait allégeance à Daesh  »

On jette en pâture le nom d’une ville à un public occidental qui peine à placer la Syrie sur une carte, et on lui colle sur le dos, comme un poisson d’avril pas trop frais, le fameux drapeau noir. Mais quel sheitan se cache dans cette phrase anodine ?

Cette petite ville de 100 000 habitants située dans la province d’Idlib, tombée le 26 janvier de cette année est un exemple de ce qu’a été la révolution syrienne depuis ses débuts, malgré les multiples tentatives pour faire déborder son cours dans un lit sanglant : une réappropriation de l’espace politique muselé par le parti Baas, et une désaffiliation subversive face à certains artefacts sociaux-religieux [1]

[1] Pour comprendre la difficulté de cette opération, qu’on…

 

que l’on ne saurait percevoir en dehors du poids de la négation (négation de la vie) que ce régime imposait. Inutile de rappeler la force d’inventions politiques que furent les comités locaux, ni même les centres de médias alternatifs [2]

[2] On pense notamment au Ghouta Media Center, un important…

qui ont su prendre le relai, en temps de guerre, des médias traditionnels tout en se formant à marche forcée et dans des conditions où l’intégralité de l’existence était engagée. Là où il y avait des journalistes il y eut des héros, certains sont maintenant en exil, d’autres dans les camps, pour la plupart restés jusqu’aux tout derniers jours dans des villes dévastées, d’autres dont on ne retrouvera certainement jamais plus la trace. Les contraintes inhérentes à la clandestinité, aux coupures de courant en zones rebelles, et à l’arrêt stratégique des réseaux de téléphonie mobile ont produit une génération d’activistes qui ont su bricoler, et réinventer un métier, mais aussi maintenir des bibliothèques ouvertes [3]

 

[3] Les passeurs de Livres de Daraya, une bibliothèque…

 

, organiser des temps de jeux pour les enfants, reconquérir, enfin, des espaces de liberté aussi fragiles que nécessaires.On pourrait se demander pourquoi il a été si difficile de percevoir cet incroyable jaillissement de formes exemplaires quand il arrivait, cette trame de récits inspirants à même de remobiliser des émotions politiques toujours menacées de flaccidité et bien trop souvent, tournées vers nul lieu. « Chacun de nous a besoin de la mémoire de l’autre, parce qu’il n’y va pas d’une vertu de compassion ni de charité, mais d’une lucidité nouvelle dans un processus de la relation » écrivait Edouard Glissant. Il ne s’agit pas d’une identification symbiotique dangereuse avec un peuple déchiré par la guerre qui abolirait par là même la distance des corps souffrants et des mémoires impossibles, mais de prendre au sérieux la prouesse révolutionnaire, de sentir comme une certaine radicalité peut en aiguiser d’autres, de s’affilier, de se toucher, puisque de toute façon, la terre est devenue une « pomme de pain » comme l’écrit le poète syrien Omar Yossef Soleiman.

La question n’est pas seulement le mensonge cheap à l’heure de la soupe. Même un mauvais géo-politologue égaré dans ses cartes sait que al-Nosra et Daesh se font aussi la guerre, et que si al-Nosra est bien présent à Idlib, Daesh lui s’en tient éloigné. Pour ceux qui le chercheraient, il faut se rendre dans les zones désertiques à l’ouest de l’Euphrate, mais la promenade est périlleuse. Faire rentrer de force Ma’arrat al-Numan dans la boîte du terrorisme apocalyptique a des effets performatifs évidents quand l’on voit à quel point le maillage lexical de l’extrême droite empuantit l’espace public, et s’acharne à faire passer nos amis pour nos ennemis. En ces jours où l’on prévoit de construire un mur sous-marin [4]

[4] 27 kilomètres de filets-barrières au large de Lesbos,…

 

en Grèce pour refluer les embarcations remplies de gens en quête d’une terre vivable, en ces jours où des appels d’offres technologiques vont s’affronter et s’affrontent déjà pour savoir comment faire d’une ligne d’horizon un fil de rasoir, ce genre de reportage bas de gamme n’est pas qu’une mauvaise blague télévisuelle de plus. C’est une accolade au crime qui nous fait penser que l’enfer a ses petits soldats un peu partout, qu’ils s’exportent à table et demain, on le sait, dans les urnes.Comme l’écrit le juriste franco-syrien Firas Kontar [5]

[5] L’intégrité, la patience et l’ardeur de Firas Kontar…

sur Twitter :

« À quoi bon informer, mettre en contact des rédactions avec des syriens à Idlib, faire témoigner des rescapés de l’enfer à un moment de grande écoute quand France 2 fait l’apologie d’Assad et casse tout le travail de sensibilisation fait par les activistes syriens et leurs soutiens »

Cet « à quoi bon » est ce qui nous guette si la temporalité et l’écriture des événements imposés par le régime saturent de plus en plus les espaces d’information de grande audience.

Il aurait été plus sage de rappeler comment ces villes du nord-syrien sont devenues au fil du temps des déversoirs d’autres villes, une région se déversant dans une autre, à mesure que l’armée progressait, et que la cité en question, Ma’arrat al-Numan, a pu accueillir jusqu’à 100 000 de réfugiés de Hama et d’Idleb, avant d’être entièrement vidée par le défouloir incendiaire de l’alliance russo-syrienne. Ce ne sont plus des villes mais des lambeaux, des douches de ciment pulvérisé où chaque rue porte le nom d’un explosif, roquettes à sous-munition, bombes-barils, bombes incendiaires. Ville-refuge elle-même en quête d’un refuge impossible, acculée à la frontière turque, qui bientôt volera en morceaux si rien ne bouge. Ville pillée aussi, les biens des absents se retrouvant massivement sur les marchés, à quelques kilomètres de là  [6]

. Ce pillage systématique est pourtant bien documenté, dommage que Anne Daesh-Partout ne sache pas comment se servir de twitter, sauf pour bloquer ceux qui dénoncent ses méthodes. Pour une chaîne qui a perdu en 2012 le correspondant de guerre Gilles Jacquier, cet affront à la vérité signe un changement de cap qui est comme un crachat sur la tombe des journalistes morts en faisant leur travail. Nous pouvons rappeler ici la mémoire de Remi Ochlik et Marie Colvin assassiné.e.s dans le quartier de Baba Amr à Homs, il y a quasiment huit ans jour pour jour. Rendre impossible le travail de la presse en usant délibérément de sa puissance de feu a été, dès le début de la révolution, une des stratégies du régime.La journaliste aurait pu aussi bien vérifier l’information selon laquelle ce seraient les « combats » qui conduisirent au saccage du musée de mosaïque vieux de 4 siècles, quand deux barils de TNT largués par les hélicoptères du régime ont effectivement saccagé ce joyau ottoman en 2015. Daesh n’a pas le monopole de la destruction des sites archéologiques. Ces sites-là ne sont pas que des lieux de merveilles et d’histoire, ce sont aussi des gisements symboliques d’une culture au feuilletage complexe [7]

[7]  Autre exemple particulièrement parlant de ce…

 

, tout ce qui l’oppose à la réplétion mortifère d’une dictature kitsch.Signe d’un temps aux passions génocidaires, on a vu la semaine dernière des miliciens du régime défoncer à coup de masse des tombes [8]

de soldats de l’Armée Syrienne Libre, eux qui ont combattu la clef de voûte Daesh-Assad avec la même ardeur, on les a vus déterrer les cadavres, planter des crânes sur des piques. Après avoir acculé le peuple syrien jusque sous la terre, dans des réduits poussiéreux, dans des caves (pour ceux qui avaient la chance d’en posséder une) voilà que les assadistes exhument les morts en direct et jouent les fossoyeurs apocalyptiques. Les temps sont vraiment mauvais quand on s’acharne ainsi sur les cadavres des vaincus. On sait ce que cela veut dire : vous ne connaîtrez jamais le repos, jusque dans la mort vous serez bannis du genre humain. Quelle est la différence notoire entre ce geste-là et les parties de foot qu’organisait Daesh avec des têtes humaines ? Que la cohorte des spécialistes du Moyen-Orient qui défile sur les chaînes d’infos nous expliquent. Viendra le temps où l’on découvrira des charniers de plusieurs milliers de personnes, et les discours confusionnistes qui amalgamaient l’entièreté de l’opposition syrienne avec Al-Qaeda ou Daesh seront obligés de transférer une partie de leur logiciel anti-impérialiste suranné dans les méandres d’un négationnisme pur-jus. Ou alors ils devront se dédire publiquement, mais soyons sûr que la bassesse et l’arrogance de ces gens ( Chomsky, Assange, Berruyer, Claude El Khal, Lancelin, etc…) ne nous permettront pas d’assister à ça. Il y a, il y aura des batailles de chiffres comme il y a eu une bataille des images « invérifiables » lors des attaques chimiques, puisque c’est le propre des expériences génocidaires que de susciter ce déraillement pseudo-critique. Mais comme l’écrit plus justement Catherine Coquio : « la demande de preuve adressée au témoin fait partie de la destruction » [9]

 

[9] Le mal de vérité ou l’utopie de la mémoire, Catherine…

 

. On ne pardonnera jamais à cette gauche soi-disant radicale ses compromissions, on n’obéira à aucun chantage électoral de nature à recouvrir les failles pyrénéennes qui nous séparent dorénavant de leur bafouillis sinistre.Aucun mot non plus pour les manifestations des habitants de feu Ma’arrat Al-Numan contre le régime et contre Hayat Tahrir Al-Cham, aucun mot pour les étudiant.e.s de l’Université Libre d’Alep refusant le « gouvernement de salut » de HTS et sa volonté de museler l’étude, aucun mot pour ces sit-in pacifistes où femmes, hommes et enfants furent bombardés par l’aviation russe. S’élever contre une double tyrannie, risquer deux fois la mort, chanter Ash-shaʻb yurīd isqā an-niām [10]

[10] Le peuple veut la chute du…

 

sous les croisillons des sukhoi russes, dans l’insécurité alimentaire et médicale, ça n’existe pas, ça n’est pas digne d’être conté, on préfère aligner les quilles d’un orientalisme fascisant et tirer avec des boules de cristal sur tous ceux qui veulent sortir la « mémoire des prisons » [11]

 

[11] Récits d’une Syrie oubliée, Yassin Al Haj Saleh, Les…

 

syriennes, de la prison à ciel ouvert qu’ont bâtie la famille Assad et sa garde prétorienne pour la livrer en cendre aux seigneurs de guerre. Assad préfère régner sur un pays vide, régnant sur son règne, ou sur un reste de population exsangue dont il reconduit le rêve de l’« homogène », trancher au coutelas dans les communautés, tenir les gens par les cordes du ventre en les affamant et en neutralisant par-là les formes d’entraide, on ne cessera de rappeler l’épreuve d’une mort technique et organisée qu’il fait subir à son peuple, à l’aide de la Russie et de l’Iran.En effet, la politique expansionniste des acteurs de guerre signe à même les murs sa volonté sordide de recouvrement intégral. Les mercenaires russes de la PMC Wagner, cette grande manieuse de poudre et d’atrocités, qui paradaient tout sourire fin janvier à Ma’arrat al-Numan, s’amusaient à taguer « Alep est à nous » sur les murs de la ville en 2016. Le nazisme décomplexé, couplé à un stalinisme [12]

cœur battant (on sait la propension des deux à se serrer la main) travaillent plus que jamais le lexique de la propagande russe, qui tue ses opposants politiques [13]

jusque chez nous et qui affiche ouvertement son expansionnisme cadavérique sur le Moyen-Orient et l’Europe de l’est. La tentative de rapprochement symbolique de Macron et Poutine, un peu battue en brèche façon clown ces derniers jours, est certainement plus grave que les errances d’une pseudo-journaliste. Mais tout ça participe d’une même étoffe dont on voit les coutures devenir les agrafes d’un récit poussif, mais odieusement efficace, pour la réhabilitation d’Assad.« Idlib, ce n’est plus qu’une question de temps, et nous avons beaucoup de patience  » déclare, sûr de lui, un des militaires présents. Cette patience n’est que le prête-nom d’un incroyable cynisme des nations-autruches, apeurées, crétinisées, hallucinées par la force de plus en plus fractale du racisme institutionnel et par la peur des migrants, en baisant la mule de ceux qui jettent ces femmes et ces hommes sur les routes de la mort, pour engranger des profits d’externalisation et s’assurer une place chaude dans les sphères maudites du pouvoir. Ceux dont le travail ne consiste plus qu’à « adapter la perception du risque à l’exigence croissante de protection » dirait Roberto Esposito.

On a aussi le choix d’écouter hommes et femmes qui travaillent à rendre lisible les témoignages des syriens, celles et ceux qui ensorcèlent la dictée sociale quotidienne et ses effets d’insomnies, qui blessent les fétiches de l’époque, qui piratent ce capharnaüm des somnambules, ou de nous enfouir dans les draps sales des nations en attendant que la liaison commerciale Paris-Alep [14]

ne soit rouverte selon l’impératif-corbillard des « réalismes politiques ».

Robert Fisk, que reste t-il de celui « qui reste ? »

Robert Fisk, lui, sait la différence entre Daesh et al-Nosra, pires ennemis s’il en est, dans ce siècle à ennemis. Et il a d’autres qualités que n’a pas cette mauvaise journaliste. Ce « grand reporter » anglais né en 1946 a joué, notamment, un rôle fort dans le témoignage du massacre de Sabra et Chatila (Beyrouth-est) en 1982 par les milices phalangistes actives dans les zones occupées par l’armée israélienne. C’est lui qui a écrit ce livre fameux : Pity the nation. C’est lui ’qui est resté à Beyrouth’ pendant l’offensive israélienne alors que les journalistes étrangers pliaient bagages. Pour ceux qui avaient perdu sa trace en 2018 alors qu’il exprimait benoîtement ses doutes sur l’attaque chimique [15]

[15] J’invite ceux qui le peuvent à lire l’un des livres…

 

du régime à Douma, Arte nous donne l’occasion de le retrouver dans un reportage au long cours diffusé cette semaine : « En première ligne, les vérités du journaliste Robert Fisk  », qui se veut l’exposition d’une « méthode », méthode qui peut-être par la suite librement « critiquée ». Qu’à cela ne tienne.Plongé in media res dans la ville iranienne d’Abadan en 1980 pendant la guerre Iran-Irak, sur la ligne du front. Tirs d’armes légères, nuages de fumée âcre au-dessus des palmiers, snipers embusqués par-delà le fleuve Chat Al-Arab. Pétrole brûlant la peau du ciel, images-mobiles et cultes annonçant les futures guerres du Golf où les puits de pétrole cracheront l ’ « effondrement de l’univers stellaire » ( Leçons de Ténèbres, Werner Herzog) ou plus prosaïquement, la mort de la terre sur terre. La ville est réduite à son fantôme. Robert Fisk et ses suiveurs (combien sont-ils ?) tentent de quitter cet enfer, ce repère d’assaillants invisibles. La voix est haletante, la caméra malmenée, ils s’engouffrent dans une voiture et l’on entend ces mots « On cherche à se mettre à l’abri. On roule tête baissée. Tant qu’on roule vite, ça devrait aller. Ici Robert Fisk, correspondant du London Times  ». Un trouble nous saisit, l’homme qui parle est à l’avant d’une voiture, il est âgé, il ne dit rien, il est filmé de trois quarts depuis le siège arrière, inquiétante étrangeté. On comprend la déliaison temporelle entre la voix et l’image, qui annonce une autre situation de guerre : la voiture que l’on croyait à Abadan roule dans une nouvelle ville fantôme, celle de Homs en Syrie, en 2018. Grande famille des villes martyrs, qui ne cessent d’accoucher ses enfants monstrueux. Ce véhicule est le ressort d’une métaphore filmique où le long tissu des ruines sert de coutures à deux carnages de l’histoire contemporaine. Parachutage elliptique qui nous ressaisit dans l’éternel retour de la destruction. Transport moderne. Mais Mr Fisk, on le voit bien, n’est plus en âge de courir sous les balles des snipers. Il devra travailler autrement s’il veut continuer à faire du « terrain ». C’est la promesse d’une méthode renouvelée mais selon un paradigme identique : y être, et voir, témoigner depuis la blessure, en robinson, en dépit de l’âge et de la bonne disposition physique que ce genre de situation implique. On se prend à douter, quand on a lu par exemple le livre-document de Jonathan Littell, Carnet de Homs, (2012), où les conditions extrêmes du travail journalistique sont répliquées dans la fragilité d’une prise de notes au jour le jour, où l’on perçoit sous le texte la vigueur meurtrière d’une menace d’éradication, qui le commande. ( La première page du livre est d’ailleurs consacrée à la mort de Gilles Jacquier). Subrepticement, on aperçoit deux militaires sur une moto qui double le véhicule de Robert Fisk, ça dure un quart de seconde, mais on les voit fixer la caméra et partir au loin. Militaires, et poissons-pilotes, donc.

Fisk semble rompu aux villes-mortes, il dit même qu’on « pourrait tourner un film Hollywoodien ici », amer cliché du « théâtre de guerre », et de « la scène du drame » : l’on se demande s’il arrivera à écrire un scénario à la hauteur des espérances du régime. Il marche dans le corps creux de Homs, il se gratte la tête, il n’y a plus rien à voir, Mr Fisk. Mais un correspondant, ça doit correspondre. Et si possible, correspondre à la réalité, et c’est là tout le problème quand une guerre est un crible de déformations radicales qu’il faut traverser, pour ramener une image claire. Quelque chose de simple suffirait, mais l’on sait comme la simplicité est une épreuve, et là-bas, plus que jamais. « Y’a t’il quelque chose en nous qui autorise tout cela ? » s’interroge t-il devant l’abîme d’un monde effondré, renvoyant à une « grande question » qui relève bien trop souvent d’une métaphysique dépolitisante.

« Tous les évènements historiques nous parviennent modifiés par les déformations particulières avec lesquelles ils se sont reflétés dans la conscience des contemporains  » écrivait Nadejda Mandelstam en une autre époque de tourments. Il s’agirait de comprendre à quel type de déformation et de modification ce fabricant de « reflets » participe, lui dont le statut de grand reporter ne tient plus ici qu’à un régime d’exception, de permissivité offerte par le pouvoir en place. Installé dans un pick-up, il se dirige en bonne compagnie vers la zone chaude qui l’intéresse, la région d’Idlib dont on n’est pas prêt d’oublier le nom [16]

[16] « la pire catastrophe humanitaire du XXI ème » siècle…

« Content de vous revoir » glisse t-il à un militaire du régime occupé à son radio-émetteur, certainement pour annoncer à l’arrière-garde aux manettes que Tintin au pays du Cham est bien arrivé. Après une heure de route, petite pause à un poste d’observation et de combat situé à Jebel Akrad (à 15 kilomètres de la frontière turque), sur une crête, en face des positions « d’Al-Nosra ». On aperçoit, à bonne distance, des soldats rigolards et semble-t-il un peu assommés dans des vêtements militaires trop grands, des casques obsolètes, on lit sur les visages des nationalités diverses, des jeunes enrôlés pour 100 dollars perdus dans des boucheries qu’ils ne maîtrisent pas. Fisk va rencontrer le commandant de comité de sécurité d’Idlib, pas n’importe qui, donc, un de ceux qui organisent le siège et l’apoplexie maximale des populations civiles. Les canons sont encore chauds des échanges du matin. Arrivé dans un bunker improvisé, on est saisi par une image. Fisk s’empare de la jumelle longue portée des militaires, et regarde. Après un zoom hasardeux, la caméra suit un mouvement désordonné d’observation, et cela ressemble soudainement à ces centaines de vidéos de tirs d’ATGM que les rebelles partagent sur internet, aux mauvaises images floues, où l’on voit mal là où l’on se demande quoi regarder. « Ils sont partis, il n’y a personne, les villages sont déserts » dit-il. Surprise. Encore une fois, il n’y a rien à voir, si ce n’est, à pic, un paysage à l’étale battu par les vents, un treillis de champs et de villages abandonnés. « Vous voulez voir autre chose ? questionne le commandant, comme un père las qui demande à son gosse s’il veut faire encore un tour de grand huit. « Oui, tout ce qu’il est possible de voir. » Mais la paire de jumelles fixe seule ce pays déserté, le regard n’est pas là. Le témoin tiers-garant qui observe est désœuvré, rendu inopérant par le piège dans lequel il s’est jeté tout seul.C’est donc ça, la méthode du grand Robert Fisk ? Voir avec les yeux de l’aigle, prendre les yeux qu’on lui donne, et voir qu’il n’y a rien à voir, mais le faire là où on lui dit, et reporter le rien du vu sur un petit annuaire de poche ? Mais ce qui nous est offert à nous de voir, c’est son aveuglement volontaire et les coordonnés qui le rendent possible. Triste spectacle, auquel bien des correspondants [17]

[17] On pourrait citer le grand toxicomane shooté à…

 

se livrent encore en Syrie. Ça ne serait pas très grave si on était, effectivement, dans un parc d’attraction, et non sur les lieux mêmes d’un rapport de force unilatéral. Ce genre d’offrandes dont le régime raffole et qui a trouvé un pied à terre en hexagone grâce à la chaîne très à la mode du Kremlin, la très digne RT France. On dirait la mouche qui s’exprime depuis la toile de l’araignée et qui parle de sa vie de mouche, sans se rendre compte de ce qui l’attend. La séquence sous morphine s’arrête avec les paroles du commandant qui annonce ne pas avoir d’autres endroits « très chauds » à montrer parce qu’il y a un accord de « cessez-le-feu », comme une dernière mauvaise blague, puisque les feux, en Syrie, n’ont jamais cessé, si ce n’est dans la langue malade des hauts commissariats onusiens. Alors on voudrait faire comme à l’entrée du film, remonter dans la voiture, et traverser le temps pour entrevoir le Fisk qui ne se compromettait pas avec les régimes sanglants, pour être sûr de n’avoir pas rêvé.On trouvera peut-être une explication aux errements tardifs de quelqu’un dont on a pu saluer le travail auparavant. Comme une absolutisation de sa méthode qui tourne à la performance individuelle. Il faudra l’écouter encore :

« Je suis dans une position très privilégiée dans mon métier de journaliste. En tant que reporter, je suis dans la rue, je vais sur le front, je vois la guerre mais je suis aussi chroniqueur. La plupart d’entres eux vivent à New York, Londres ou Paris et la plupart des reporters ne peuvent pas être chroniqueurs. J’ai la chance d’être les deux. Donc quand j’écris une série d’articles sur la Syrie par exemple, c’est que je suis allé sur place, que je ne relaie pas ce que j’ai vu sur Youtube. (…) Quand on ne va pas sur le terrain, pour parler aux gens et voir ce qui se passe, on ne peut pas s’approcher de la vérité. » Il invite ensuite à renouer avec « le journalisme à l’ancienne », « se renseigner sur ce que l’on voit » et surtout « prendre des notes » et ce pour « s’approcher de la vérité  ». Voir est le maître mot, le sésame qui ouvre les portes non de la perception mais de la vérité. La vérité qui est un lieu physique donc, dans lequel on peut tremper sa plume, et se faire le témoin clé d’une réalité parcourue, traversée et incarnée. Le modèle ancien du bon « passeur ». Mais quand on se fait le témoin d’un manque organisé, d’un vide construit dont on ne voit pas les ressorts pourtant évidents, alors on ne fait que signer des deux mains la stratégie d’un pouvoir qui lui maîtrise à la perfection ce jeu-là. Il ne cherche pas à être cru mais à se trouver dans une position dans laquelle serait produit un équivalent formel de la vérité, et qui lui sert de substitut : ce substitut, c’est la légitimation pour fin. Cette leçon de journalisme-à-la papa est recouverte par la banalisation à l’œuvre qu’elle produit. On peut couper le son, la messe est dite.

On pourrait également interroger la solitude du grand reporter concurrencé de toutes parts par les vrais témoins du drame syrien. Ils sont sur Twitter, Facebook, Youtube, Telegram, on pourrait donc vanter les mérites de l’opensource sans faire l’impasse sur la critique nécessaire de ces grands consortiums capitalistiques. Il n’empêche, on préfèrera toujours à l’aventurisme et l’isolationnisme critique d’un Fisk l’étoilement et l’archipel des informations que l’on pourra trouver en se tissant une communauté d’amis lointains, ces vrais amis qui nous rendent le service de ne pas trop croire à la fiction d’un œil cyclopéen directement connecté au réel. « Nul homme n’est une île », à quoi l’on pourrait ajouter ( de mémoire ) cette phrase de Robert Linhart dans L’Établi critiquant « le monopole de la trajectoire individuelle » dont les occidentaux se pensent bien trop souvent les uniques sujets. À la rigueur sceptique jetée sur le témoignage des autres, Fisk réserve un accueil souverain à son propre système herméneutique. Ça ne serait que du cartésianisme en couche-culotte si cela ne prenait place, une nouvelle fois, dans une chaîne lexicale qui lave la politique meurtrière du régime.

« On ne peut avaler une grappe de raisins d’un seul coup, mais grain par grain, c’est facile » dit un proverbe haïtien. Beaucoup sont inquiets : cette grappe ressemble de plus en plus à un essaim de frelons.

Emmanuel Fouché

[1Pour comprendre la difficulté de cette opération, qu’on ne peut résumer ici qu’à grands traits, il faut lire 19 femmes, de Samar Yazbek, aux éditions Stock.

[2On pense notamment au Ghouta Media Center, un important groupe de journalistes- activistes indépendants du pouvoir en place et des groupes armés. On pouvait voir une exposition de photographies de l’un de ses membres, Firas Abdullah, à la mairie du IIe arrondissement de Paris au mois de janvier.

[3Les passeurs de Livres de Daraya, une bibliothèque secrète en Syrie, Delphine Minouial-Numan s ses cartes sait que aul lieu. menacées ons politiques en les sortant de leurs territoires édictés. ants, reconquérir

[427 kilomètres de filets-barrières au large de Lesbos, le nouveau projet du ministre grec de l’intérieur, Panagiotopoulos. Source : https://www.dezeen.com/2020/02/10/greece-floating-sea-border-wall-news/

[5L’intégrité, la patience et l’ardeur de Firas Kontar face à ceux qui l’attaquent quasi quotidiennement nous laisse admiratif. Le directeur des reportages de l’information de France 2 s’est défendu de relayer la propagande du régime en faisant place à toutes les paroles contradictoires, notamment celle de Ardavan Amir-Aslani. Manque de bol, ce dernier est une figure de Russia Today, un admirateur notoire de Poutine. Mauvaise blague, ou signe des temps ?

[7 Autre exemple particulièrement parlant de ce feuilletage historique : « La mosquée des Omeyyades à Damas fut d’abord une cathédrale – qui renferme toujours une relique du crâne de Saint-Jean-Baptiste- construite sur l’emplacement d’un temple romain dédié à Jupiter, lui même bâti sur les ruines d’un temple en l’honneur d’Hadad, le dieu araméen du tonnerre. » Leila Al-Shami, Robin Yassin-Kassab, Burning Country, L’échappée

[9Le mal de vérité ou l’utopie de la mémoire, Catherine Coquio, Armand Colin, collection ’Le temps des idées’, 2015

[10Le peuple veut la chute du régime

[11Récits d’une Syrie oubliée, Yassin Al Haj Saleh, Les prairies ordinaires

[15J’invite ceux qui le peuvent à lire l’un des livres les plus poignants de la révolution syrienne, « A l’est de Damas, au bout du monde. Témoignage d’un révolutionnaire syrien » de Majd al-Dik aux éditions Don Quichotte.

[16« la pire catastrophe humanitaire du XXI ème » siècle selon l’ONU.

[17On pourrait citer le grand toxicomane shooté à l’espace télévisuel consacré au Moyen-Orient, Régis le Sommier, si on n’était pas tout de suite pris de dégoût pour ce ventriloque d’Assad. C’est un nom parmi d’autres, et l’on ne peut mesurer qu’avec un sentiment d’impuissance l’influence de ces gens.

Syrie : le HCR appelle à mettre en sécurité les civils pris au piège par les combats dans la région d’Idleb


Le 7 février 2020, une fille porte un enfant plus jeune alors que des enfants et leurs familles fuient le sud d’Idlib et l’ouest d’Alep vers la partie nord d’Idlib et d’Alep en Syrie.
20 février 2020

Face à l’aggravation dramatique de la situation dans la province d’Idlib en Syrie, où près d’un million de personnes sont en grave danger, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a demandé jeudi une action urgente pour permettre aux personnes prises au piège dans le conflit de rejoindre des lieux en sécurité.

Plus de 900.000 personnes auraient déjà fui leurs foyers ou leurs abris à Idlib ces derniers mois. La plupart se trouvent désormais dans les gouvernorats d’Idlib et d’Alep au nord de la Syrie – ce qui aggrave encore la situation humanitaire déjà désastreuse, et ce dans des conditions hivernales difficiles.

« Nous devons faire cesser les combats, et il faut pouvoir accéder à la sécurité afin de préserver les vies », a déclaré le Haut-Commissaire. « Le Secrétaire général des Nations Unies a appelé les parties au conflit à respecter les règles relatives à la guerre. Chaque jour qui passe, cet appel se fait plus urgent. Des milliers d’innocents n’ont pas à supporter les effets de profondes divisions au sein de la communauté internationale, dont l’incapacité à régler cette crise va durablement ternir notre conscience collective internationale ».

« Comme par le passé, dans les moments de crise, je lance également un appel aux pays voisins, y compris la Turquie, pour qu’ils étendent les admissions, afin que les personnes en grand danger puissent trouver refuge – même si les capacités et le soutien du grand public y sont déjà mis à rude épreuve », a ajouté Filippo Grandi. « Pour ces pays, qui accueillent déjà 5,6 millions de réfugiés, dont 3,6 millions se trouvent en Turquie, le soutien international doit être pérennisé et intensifié ».

Plus de quatre millions de civils se trouveraient actuellement dans le nord-ouest de la Syrie. Plus de la moitié d’entre eux sont des déplacés internes. Beaucoup se trouvent en situation de déplacement depuis des années et ont été forcés de fuir à plusieurs reprises. Environ 80% des nouveaux déplacés sont des femmes et des enfants. De nombreuses personnes âgées sont également en danger.

Les besoins en matière d’abris sont critiques

Les Nations Unies ainsi que d’autres partenaires en Syrie et ailleurs travaillent depuis des semaines pour venir en aide aux personnes déplacées dans la région d’Idlib. Compte tenu de l’intensité et de l’ampleur des déplacements de populations, les besoins en matière d’abris sont critiques. Les conditions hivernales difficiles – la neige, les inondations, les températures négatives et la hausse des prix des combustibles – s’ajoutent encore aux difficultés et aux souffrances.

Les organisations humanitaires tentent de venir en aide à ces personnes par tous les moyens possibles, notamment par le biais d’envois transfrontaliers d’abris et de kits d’aide d’urgence depuis la Turquie. Les partenaires locaux sur le terrain font leur possible pour continuer à assurer un soutien psychosocial et une aide juridique ainsi qu’à fournir de l’assistance, et aider les personnes vulnérables à accéder aux services essentiels – mais beaucoup sont eux-mêmes pris dans la tourmente.

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) cherche à aider près de 275.000 personnes pour leur distribuer des articles de première nécessité ainsi que 84.000 autres à l’intérieur d’Idlib pour leur fournir des abris. Le HCR a également prépositionné des stocks de matériel de secours dans la région, afin de répondre aux besoins immédiats de 2,1 millions de personnes, dont des tentes pour 400.000 personnes.

Le 7 février 2020, une fille porte un enfant plus jeune alors que des enfants et leurs familles fuient le sud d’Idlib et l’ouest d’Alep vers la partie nord d’Idlib et d’Alep en Syrie.
20 février 2020

Face à l’aggravation dramatique de la situation dans la province d’Idlib en Syrie, où près d’un million de personnes sont en grave danger, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a demandé jeudi une action urgente pour permettre aux personnes prises au piège dans le conflit de rejoindre des lieux en sécurité.

Plus de 900.000 personnes auraient déjà fui leurs foyers ou leurs abris à Idlib ces derniers mois. La plupart se trouvent désormais dans les gouvernorats d’Idlib et d’Alep au nord de la Syrie – ce qui aggrave encore la situation humanitaire déjà désastreuse, et ce dans des conditions hivernales difficiles.

« Nous devons faire cesser les combats, et il faut pouvoir accéder à la sécurité afin de préserver les vies », a déclaré le Haut-Commissaire. « Le Secrétaire général des Nations Unies a appelé les parties au conflit à respecter les règles relatives à la guerre. Chaque jour qui passe, cet appel se fait plus urgent. Des milliers d’innocents n’ont pas à supporter les effets de profondes divisions au sein de la communauté internationale, dont l’incapacité à régler cette crise va durablement ternir notre conscience collective internationale ».

« Comme par le passé, dans les moments de crise, je lance également un appel aux pays voisins, y compris la Turquie, pour qu’ils étendent les admissions, afin que les personnes en grand danger puissent trouver refuge – même si les capacités et le soutien du grand public y sont déjà mis à rude épreuve », a ajouté Filippo Grandi. « Pour ces pays, qui accueillent déjà 5,6 millions de réfugiés, dont 3,6 millions se trouvent en Turquie, le soutien international doit être pérennisé et intensifié ».

Plus de quatre millions de civils se trouveraient actuellement dans le nord-ouest de la Syrie. Plus de la moitié d’entre eux sont des déplacés internes. Beaucoup se trouvent en situation de déplacement depuis des années et ont été forcés de fuir à plusieurs reprises. Environ 80% des nouveaux déplacés sont des femmes et des enfants. De nombreuses personnes âgées sont également en danger.

Les besoins en matière d’abris sont critiques

Les Nations Unies ainsi que d’autres partenaires en Syrie et ailleurs travaillent depuis des semaines pour venir en aide aux personnes déplacées dans la région d’Idlib. Compte tenu de l’intensité et de l’ampleur des déplacements de populations, les besoins en matière d’abris sont critiques. Les conditions hivernales difficiles – la neige, les inondations, les températures négatives et la hausse des prix des combustibles – s’ajoutent encore aux difficultés et aux souffrances.

Les organisations humanitaires tentent de venir en aide à ces personnes par tous les moyens possibles, notamment par le biais d’envois transfrontaliers d’abris et de kits d’aide d’urgence depuis la Turquie. Les partenaires locaux sur le terrain font leur possible pour continuer à assurer un soutien psychosocial et une aide juridique ainsi qu’à fournir de l’assistance, et aider les personnes vulnérables à accéder aux services essentiels – mais beaucoup sont eux-mêmes pris dans la tourmente.

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) cherche à aider près de 275.000 personnes pour leur distribuer des articles de première nécessité ainsi que 84.000 autres à l’intérieur d’Idlib pour leur fournir des abris. Le HCR a également prépositionné des stocks de matériel de secours dans la région, afin de répondre aux besoins immédiats de 2,1 millions de personnes, dont des tentes pour 400.000 personnes.

Bachar Al-Assad s’engage à poursuivre l’offensive en Syrie


Bachar Al-Assad s’engage à poursuivre l’offensive en Syrie

« La violence dans le nord-ouest de la Syrie est aveugle », déplore le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les affaires humanitaires Mark Lowcock.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 06h47, mis à jour à 13h33

 

 

Les forces syriennes dans la région d’al-Lirmoun, au nord d’Alep, lundi 17 février 2020.
Les forces syriennes dans la région d’al-Lirmoun, au nord d’Alep, lundi 17 février 2020. LOUAI BESHARA / AFP

Porté par la reconquête de territoires et malgré les oppositions de la communauté internationale, Bachar Al-Assad ne compte pas mettre un terme à son offensive. Le président syrien s’est engagé lundi 17 février à poursuivre son avancée dans le nord-ouest du pays pour « libérer » l’ultime grand bastion tenu par les djihadistes et les rebelles.

Ses déclarations lors d’une allocution télévisée interviennent alors que les Nations unies (ONU) réitèrent leurs appels pour un cessez-le-feu dans la région d’Idlib et les territoires attenants, meurtris par les combats et les frappes aériennes.

Couloirs humanitaires

Depuis décembre, près de 900 000 personnes, en vaste majorité des femmes et des enfants, ont été déplacées, selon un nouveau bilan de l’ONU. « Ils sont traumatisés et forcés de dormir dehors par des températures glaciales car les camps (de déplacés) sont pleins. Les mères brûlent du plastique afin de réchauffer les enfants. Des bébés et de jeunes enfants meurent à cause du froid », s’est insurgé lundi dans un communiqué le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les affaires humanitaires Mark Lowcock. « La violence dans le nord-ouest de la Syrie est aveugle », a-t-il regretté, réclamant un cessez-le-feu, « seule option » selon lui.

La Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme a de son côté exprimé mardi son « horreur » face aux violences dans le nord-ouest syrien et réclamé la mise en place de « couloirs humanitaires ». Michelle Bachelet appelle dans un communiqué le gouvernement syrien et ses alliés, qui mènent depuis décembre une offensive dans l’ultime grand bastion tenu par les jihadistes et les rebelles, « à autoriser les couloirs humanitaires » et à faciliter le « passage des civils en toute sécurité ».

« La bataille pour la libération des provinces d’Alep et d’Idlib se poursuit, indépendamment des discours criards vides qui viennent du nord », a lancé lundi le président Assad, en allusion aux avertissements répétés de la Turquie voisine. Les forces gouvernementales ont reconquis dimanche la ceinture de localités entourant la métropole d’Alep, repoussant ainsi djihadistes et rebelles qui tiraient des roquettes sur la deuxième ville de Syrie.

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Ces derniers jours, les troupes de Damas ont aussi pris le contrôle de tronçons d’une autoroute reliant Alep à la capitale. Elles poursuivent depuis décembre leur offensive dans le nord-ouest, appuyées par l’aviation de l’indéfectible allié russe.

Plus de 380 civils ont péri depuis la mi-décembre dans les violences, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Et même si la métropole d’Alep a été reprise dans son intégralité fin 2016 par le pouvoir, des centaines de civils ont péri depuis cette date dans les tirs de roquettes et d’obus des djihadistes et des rebelles, d’après l’Observatoire.

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Ce sont les djihadistes de Hayat Tahrir Al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d’Al-Qaïda) qui dominent plus de la moitié de la province d’Idlib et des secteurs attenants dans celles d’Alep, de Hama et de Lattaquié. Ces territoires accueillent aussi d’autres groupuscules djihadistes, mais aussi des factions rebelles.

Tensions entre Damas et Ankara

Pour des experts, malgré la détermination du régime à reconquérir l’intégralité du bastion d’Idlib, djihadistes et rebelles pourraient préserver une partie de la province, si la Turquie voisine reste déterminée à entraver l’avancée du régime. Ankara, qui soutient des groupes rebelles, maintient des troupes dans le nord-ouest syrien et y a envoyé des renforts ces derniers jours. Accueillant déjà plus de 3,5 millions de réfugiés, la Turquie craint que l’offensive de Damas ne provoque un nouvel afflux de population vers sa frontière fermée.

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Illustrant les tensions entre Damas et Ankara, des affrontements d’une violence inédite ont opposé début février les soldats turcs aux forces syriennes dans le nord-ouest. Ces dernières années, le pouvoir de Damas a multiplié les victoires jusqu’à reprendre le contrôle de plus de 70 % de la Syrie. Déclenchée en mars 2011 avec la répression de manifestations pacifiques, la guerre en Syrie a fait plus de 380 000 morts.

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