Syrie: l’ONU en conflit sur le mandat des experts en armes chimiques


Nations unies (Etats-Unis) – Le renouvellement en novembre pour un an du mandat des experts en armes chimiques de l’ONU et de l’OIAC chargés de la Syrie fait l’objet d’un bras de fer au Conseil de sécurité, la Russie voulant le lier à leur prochain rapport contre l’avis de Washington et de ses alliés européens.

Ces experts doivent rendre le 26 octobre leurs conclusions finales sur l’attaque au gaz sarin le 4 avril à Khan Cheikhoun, petite ville syrienne alors contrôlée par des rebelles et des jihadistes. Leur rapport pourrait impliquer Damas dans l’attaque qui a fait 83 morts, selon l’ONU, au moins 87 dont plus de 30 enfants selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

Principal soutien de la Syrie, la Russie verra à l’aune de leur rapport s’il est “justifié de prolonger” leur mission, a déclaré vendredi un responsable du ministère russe des Affaires étrangères, Mikhail Ulianov. Il avait au préalable jugé “scandaleux” un refus des experts de prendre des échantillons lors d’une visite la semaine dernière d’une base aérienne suspectée d’être à l’origine de l’attaque à Khan Cheikhoun.

Pour Nikki Haley, ambassadrice américaine à l’ONU, “ce serait une honte si la Russie appuie un mécanisme d’investigation en fonction de qui est responsable à Khan Cheikhoun“. Disposant d’un droit de veto, “les Russes ont dit très clairement que si le rapport impliquait la Syrie, ils n’auraient soudainement plus confiance dans le groupe d’experts dénommé JIM. On ne peut pas travailler comme cela!“, a lancé mercredi la diplomate.

Dans la foulée de ces propos, Nikki Haley a fait circuler auprès des 14 autres membres du Conseil de sécurité un projet de résolution sur le renouvellement du mandat. Le texte, obtenu par l’AFP, est très court, seulement quatre paragraphes. 

Le projet parle d’une reconduction du mandat des experts “pour une période d’un an, avec une possibilité d’une nouvelle extension décidée par le Conseil de sécurité s’il le juge nécessaire“.

Washington estime que le Conseil de sécurité doit voter le renouvellement du mandat avant la publication le 26 octobre du rapport et espère un vote “dès que possible“, a précisé devant des médias Nikki Haley, soutenue dans sa démarche par plusieurs capitales européennes.

– ‘Outil très important’ –

Plusieurs membres du Conseil approuvent en effet la démarche américaine, craignant une perte d’expertise si les spécialistes, actifs sur 45 attaques commises depuis la mi-2016, ne peuvent plus enquêter ou que le renouvellement de leur mandat subit des retards comme cela s’est déjà produit dans le passé.

Interrogé par des médias, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a apporté son soutien à la poursuite au-delà de novembre du travail d’enquête mené par les spécialistes en armes chimiques. Ce groupe d’experts est “un outil très important“, a-t-il dit, en indiquant l’appuyer “pleinement“. Il ne s’est toutefois pas prononcé sur la nécessité de procéder au renouvellement de mandat avant ou après la publication attendue fin octobre du rapport des experts sur l’attaque de Khan Cheikhoun.

Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont déjà accusé le régime de Bachar al-Assad d’être responsable de l’attaque du 4 avril. Selon la Russie, qui a reconnu comme la Syrie la présence de sarin à Khan Cheikhoun, la diffusion du gaz est venue d’une bombe ayant explosé au sol et non d’une attaque aérienne menée par les forces syriennes.

La semaine dernière, quatre experts se sont rendus sur la base syrienne d’Al-Chaayrate (centre). Ils ont parlé à des personnels militaires, vérifié des plans de vols “mais ils n’ont pas prélevé d’échantillons“, selon Mikhail Ulianov. “Une enquête sérieuse est simplement impossible sans échantillons“, avait-il dénoncé en fin de semaine dernière lors d’une réunion à l’ONU.

Depuis sa création, le groupe JIM a conclu à la responsabilité du gouvernement syrien dans des attaques au chlore sur trois villages en 2014 et 2015, et à l’utilisation par l’organisation Etat islamique de gaz moutarde en 2015. L’OIAC (Organisation pour l’interdiction des armes chimiques) détermine s’il y a eu ou non utilisation d’armes chimiques, la désignation des coupables revenant au groupe JIM.

http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/syrie-conflit-a-l-onu-sur-le-mandat-des-experts-en-armes-chimiques_1953676.html
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Un néonasi tient en otage toute la Syrie


 

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Au nom de la “lutte contre le terrorisme”


 

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La Russie en Syrie, deux ans après


Russie-Colonialisme

La Russie en Syrie, deux ans après

Salameh Kaileh, 28 septembre 2017,

Les forces russes sont entrées en Syrie fin septembre 2015 suite à une «demande d’Assad», comme l’avait déclaré Moscou, dans le but de «lutter contrer Daech », après que Assad ait annoncé que ses troupes ne pouvaient plus contrôler la Syrie. A la base, sa mission ne devait pas dépasser trois mois. Mais elles sont encore en Syrie deux ans après et continuent, brutalement, de participer au conflit. Elles sont revenues pour confirmer qu’elles avaient sauvé le régime de la chute, ce qui était, évidemment, inclus dans le plan militaire, qui portait sur des zones où « Daech »n’était pas présent, c’est-à-dire au nord, au nord-ouest au centre et au périmètre de Damas et au sud de la Syrie. En d’autres termes, le titre de « Daech » n’était qu’un prétexte pour intervenir et empêcher la chute du régime, ce n’était pas par passion, mais pour des intérêts stratégiques et des ambitions la poussant  à l’exploitation du moment où le régime, l’Iran avec toutes les autres forces seront faibles, pour imposer sa présence militaire et contrôler le sort de la Syrie.

Mais son intervention n’est plus un exercice militaire, elle a épuisé l’économie du pays et elle ne démontre plus la force de la Russie, mais sa faiblesse, après avoir échoué l’écrasement de la révolution, ce qui l’a amené à manœuvrer dans une politique de « réduction de la tension », effectué des marchés avec l’armée libre dans diverses zones, et a proposé le dialogue à Astana avec ceux qu’ils considéraient, auparavant, comme des terroristes. Elle a utilisé toutes les armes modernes, a testé ses armes sophistiquées et ses armées, et a mené une opération de destruction massive, complétant ce que le régime avait commencé. Mais cela n’a pas réussi comme Vladimir Poutine l’aurait espéré. Les trois mois sont devenus deux ans, et peut-être davantage. Considérer que le coût de l’intervention est le coût d’un exercice militaire, comme il l’avait souligné, s’est évaporé, pour épuiser les capacités de la Russie qui souffrait de l’embargo américain et européen, à cause de son intervention en Ukraine. L’accent mis sur l’utilisation des avions de guerre a conduit à l’envoi de forces terrestres et de « police militaire », ainsi que des entreprises de sécurité avec des volontaires et des retraités russes.

En dépit de ce qui ressort du « succès » des victoires, ainsi que de la résolution du conflit en consacrant Bachar Al-Assad. Deux années de guerre Russe décrites comme brutales et arrogantes, bafouant toutes les valeurs humaines, ne cherchant qu’à montrer la surpuissance et la violence. Les deux années de guerre n’ont pas permis à la Russie soutenue par toutes les forces armées iraniennes et toutes les contrats établis avec des pays régionaux comme la Turquie et la Jordanie, visant à neutraliser les groupes de Salafistes de manière cynique à Astana, et prétendre que son plan a mis fin à la guerre et qu’elle a réalisé la victoire. En réalité, ce que la Russie a réalisé militairement est minime par rapport à l’étendu de zones contrôlaient par les bataillons armés et certains groupes de salafistes, malgré l’utilisation du front Al-Nosra comme un élément subversif affaiblissant la révolution, semant la confusion dans les rangs des bataillons armés et perturbant leur rôle.

La Russie, l’Etat qui voulait devenir une force mondiale dominante, imposant sa puissance et renforçant ses capacités économiques, n’a pas pu durant deux ans écraser la révolution d’un peuple; il ne lui reste plus que renverser le régime pour parvenir à compléter sa politique de « réconciliation » avec le peuple, acceptant la domination des bataillons armés dans les zones libérées du régime. Et donc, contribuait à la construction d’un « nouvel état », à l’écart de la tyrannie qui a régné et commis des massacres contre le peuple, qu’elle a protégé de la chute au moment de faiblesse et de retraite de ses forces.

Cependant, nous ne pouvons pas ignoré que la Russie est devenue un Etat occupant après s’être imposée militairement, avec un accord humiliant signé par le régime, permettant la présence d’une base maritime durant 99 ans et aérienne durant 49 ans. 

La Russie revient à l’ère du colonialisme, après  la «  décolonisation » de l’après seconde guerre mondiale. Elle impose sa présent davantage que l’Amérique en Afghanistan et en Irak.

La Russie n’a pas gagné après deux ans de sale guerre et brutale et elle ne gagnera pas. Elle restera « la cible du peuple » en devenant un Etat d’occupation, un Etat occupant la Syrie à une époque où le colonialisme a pris fin.

روسيا بعد سنتين في سورية

سلامة كيلة

28 سبتمبر 2017

دخلت قوات روسية إلى سورية، نهاية سبتمبر/ أيلول سنة 2015، بـ “طلب من الأسد” كما أعلنت موسكو، تحت هدف “محاربة داعش”، بعد أن أعلن الأسد أنه لم يبقَ من قواته ما يسمح بسيطرته على سورية. على أساس أن مهمتها لا تتجاوز ثلاثة أشهر. لكنها لا تزال في سورية بعد سنتين، ولا تزال تشارك في الصراع، وبوحشية. وعادت وأكدت أنها مَنْ حمى النظام من السقوط، وظهر ذلك واضحاً في خطتها العسكرية التي ركزت على المناطق التي لم يكن لـ”داعش” فيها وجود، أي في الشمال والشمال الغربي والوسط ومحيط دمشق وجنوب سورية. بمعنى أن عنوان “داعش” لم يكن سوى مبرّر للتدخل لمنع سقوط النظام، ليس حباً به، بل لأن لروسيا مصالح ومطامح إستراتيجية، دفعتها إلى استغلال لحظة ضعف النظام وإيران بكل قواتها التي أرسلتها، من أجل فرض وجودها العسكري، ومن ثم التحكم بمصير سورية٠
لكن تدخلها لم يعد “تمرينا عسكريا”، بل بات يستنزف اقتصاد البلد، ولم يعد يُظهر قوة روسيا، بل ضعفها بعد أن فشلت في سحق الثورة، وهذا ما دفعها إلى المناورة من خلال سياسة “خفض التوتر”، وعقد صفقات مع الجيش الحرّ في مناطق عديدة، وأيضاً الحوار في أستانة مع من كانت تعتبرهم إرهابيين. استخدمت كل الأسلحة الحديثة، وجرّبت سلاحها المتطور وجيوشها، وقامت بعملية تدمير واسعة، أكملت ما بدأ به النظام. لكنها لم تستطع النصر كما طمح فلاديمير بوتين. وباتت الأشهر الثلاثة سنتين، وربما سنوات أخرى. واعتبار أن تكلفة التدخل هي تكلفة تمرين عسكري، كما أشار، تبخّرت لتستنزف قدرات روسيا التي تعاني من الحصار الأميركي والأوروبي، نتيجة تدخلها في أوكرانيا. وتركيزها على استخدام الطائرات الحربية فقط جرّ إرسال قوات برية و”شرطة عسكرية”، وكذلك شركات أمنية تضم متطوعين ومتقاعدين روسا٠
بالتالي، على الرغم مما يظهر من “نجاح”، ومن تهليل لانتصارات، وكذلك من حسم للصراع يكرّس بشار الأسد، فإن سنتين من الحرب الروسية التي لا يمكن أن توصف إلا أنها وحشية، ومستهترة بكل القيم البشرية، وتنحكم لغطرسة تريد إظهار القوة الفائقة والعنف الكبير، سنتين من الحرب لم تسمح لروسيا مدعومة بكل ما أرسلت إيران من قوات، ومن كل صفقاتٍ عقدتها مع دول إقليمية، مثل تركيا والأردن، ومن تحييد لقوى سلفية ضحكت عليها في أستانة، أن تقول إنها أنهت الحرب بتحقيق الانتصار. وما حققته عسكرياً قليل بالقياس إلى ما تسيطر عليه الكتائب المسلحة وبعض المجموعات السلفية، على الرغم من استخدام جبهة النصرة عنصر تخريب يُضعف بيئة الثورة، ويربك الكتائب المسلحة، ويشوّش على دورها.٠
 
روسيا، الدولة التي تريد أن تصبح قوة عظمى مهيمنة، وتفرض سطوتها العالمية، وتعزِّز من قدراتها الاقتصادية، لم تستطع خلال سنتين من سحق ثورة شعب، وليس أمامها ليس منع سقوط النظام، بل إسقاط النظام، لكي تستطيع أن تكمل سياستها “المتصالحة” مع الشعب، والتي تقبل بسيطرة الكتائب المسلحة على المناطق التي خرجت عن سيطرة النظام. وبالتالي أن تُسهم في بناء “دولة جديدة”، بعيداً عن الطغمة التي حكمت، والتي ارتكبت مجازر بحق الشعب، والتي حمتها هي من السقوط لحظة ضعفها وتراجع قواتها٠
 
لكن، في كل الأحوال، لا يمكن أن نتجاهل أن روسيا باتت دولة محتلة، بعد أن فرضت وجودها العسكري، بعقد إذلال وقّعه النظام يسمح بوجود قاعدة بحرية مدة 99 سنة، وجوية مدة 49 سنة، وبالتالي سمحت بوجود عسكري طويل الأمد. بالتالي، تعيد روسيا عصر الاستعمار، بعد أن تحققت “تصفية الاستعمار” بُعَيْد الحرب العالمية الثانية، وهي تفرض وجودها حتى أكثر مما تفعل أميركا في أفغانستان والعراق.٠
لم تنتصر روسيا بعد سنتين من الحرب القذرة والوحشية، ولن تنتصر. وستكون “تحت مرمى الشعب”، لكونها باتت دولة احتلال، دولة محتلة لسورية في عصرٍ انتهى فيه الاستعمار٠

Je_suis_contre_le_régime_d’Assad


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Crimes contre le peuple syrien


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Criminal de Guerre


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