Comment les preuves disponibles en libre accès ont joué un rôle moteur dans la réponse à l’attaque chimique à Douma


 

20180408-Douma-Attaque-au-gaz-chimique-7-avril-2018


AMNESTY INTERNATIONAL

Par Sam Dubberley, Manager of Amnesty International’s Digital Verification Corps Berlin,

Les photos et les vidéos d’attaques chimiques ne manquent pas. Talmenes, Al lataminah, Kafr Zita, Khan Cheikhoun : ce sont tous des noms d’attaques à l’arme chimique en Syrie. Elles ont été recensées et vérifiées, mais ont rarement occupé une place aussi centrale dans la manière dont les États justifient publiquement leurs politiques.

L’attaque chimique présumée contre Douma, en périphérie de Damas, le 7 avril, a changé la donne. Afin de justifier les frappes militaires de représailles menées contre des cibles en Syrie, les discours officiels de la Première ministre britannique Theresa May ont fait spécifiquement référence aux « images bouleversantes d’hommes, de femmes et d’enfants gisant, morts, de la mousse dans la bouche », et la Maison-Blanche à des vidéos et des images montrant « les restes d’au moins deux bombes-barils contenant du chlore qui ont servi dans le cadre de l’attaque, dont les caractéristiques correspondent à celles utilisées lors de précédentes attaques ».

Nous ne mettons pas en doute la véracité de ces images. En effet, à Amnesty International, nous avons travaillé à en vérifier un grand nombre. Le cœur de notre travail dans les zones de conflit consiste à évaluer si les militaires et les groupes armés respectent les obligations juridiques internationales applicables. Les preuves disponibles en libre accès vérifiées peuvent s’avérer cruciales pour évaluer le respect des règles du droit international humanitaire et relatif aux droits humains.

Toutefois, la particularité de ces images, c’est que ces États les ont placées au premier plan pour justifier leur intervention du 14 avril en Syrie. Oui, clairement, d’autres éléments viennent les corroborer. Le gouvernement français évoque des entretiens avec des personnes sur le terrain, les États-Unis « des renseignements fiables indiquant une coordination entre les officiers syriens avant l’attaque ». Mais il est vrai également que, l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) n’ayant pas pu au départ se rendre sur le site à Douma, il fut difficile de trouver des preuves publiques faisant autorité. Cela contraste, par exemple, avec la frappe aérienne américaine menée au lendemain de l’attaque contre Khan Cheikhoun en avril 2017, avant laquelle le ministère turc de la Santé avait publié une déclaration pointant du doigt l’utilisation de gaz sarin, ce que l’OIAC a par la suite confirmé.

Le gouvernement ayant refusé ou ignoré ses multiples demandes pour se rendre en Syrie, Amnesty International s’est tournée vers les informations disponibles en libre accès ou « open source » – les vidéos et les photos postées sur Internet ou partagées sur les messageries de réseaux sociaux comme WhatsApp – pour étayer ses recherches et faire campagne en faveur de la protection des civils pris au piège du conflit. Sans cela, son travail s’en serait trouvé fortement limité.

Ayant moi-même passé de longues heures à trier, vérifier et analyser des photos et des vidéos montrant des attaques contre des civils et la destruction de biens civils, je suis certain que les images récentes de Douma recueillies et vérifiées par des organisations dignes de confiance, à l’aide de méthodologies bien établies, ne sont pas truquées.

Ce qui ne veut pas dire pour autant qu’il n’y a pas de fausses images en circulation. Il y en a – et cela fait partie d’un problème plus général. Encore et encore, se servant d’exemples de contenus falsifiés, des gouvernements, des groupes armés et leurs partisans ressortent l’argument éculé des fake news (fausses informations) pour masquer un acte horrible. Une violation des droits humains est commise et des images prises à un autre moment et dans un autre lieu apparaissent soudain sur les réseaux sociaux. Le gouvernement syrien exploite le mensonge de ces images pour discréditer d’autres matériels vérifiés – ainsi que la souffrance, le traumatisme et la détresse dont elles témoignent.

Au lendemain de l’attaque du 7 avril contre Douma, on a constaté un foisonnement de ce type de faux contenus – un porte-parole du Pentagone a cité une augmentation de 2 000 % de l’activité des « bots » (robots) russes. Exemple particulièrement frappant mis en avant par le collectif d’enquête en ligne Bellingcat : les images partagées censées « prouver » que les Casques blancs avaient orchestré les attaques. En fait, elles étaient tirées de Revolution Man, un film de fiction financé par le ministère syrien de la Culture qui raconte l’histoire d’un journaliste qui entre en Syrie et met en scène de fausses attaques à l’arme chimique. Si des informations publiques rigoureusement vérifiées ont permis de démonter ces récits trompeurs, le vieil adage selon lequel « un mensonge peut faire le tour de la terre le temps que la vérité mette ses chaussures » règne en maître sur la sphère numérique. En effet, une étude récente du MIT (Massachussets Institute of Technology) publiée dans la revue Science a conclu que, sur Twitter, les fausses nouvelles sont diffusées plus vite et plus loin que les vraies.

Si Amnesty International reconnaît que les renseignements disponibles en libre accès peuvent s’avérer utiles pour corroborer et vérifier des événements, ils sont rarement le fondement de notre recherche et de notre analyse. En Syrie, nous nous efforçons sans relâche d’obtenir des interviews directes de victimes, de témoins et d’experts sur le terrain. Nous ne pouvons pas toujours accéder à toutes les zones du pays de manière officielle ou sûre, mais nos équipes de recherche sont en contact permanent avec leurs réseaux dans la région. Les vidéos et les images disponibles en libre accès font désormais partie de ce processus, sans en être l’unique composante. Notre Service de vérification numérique – une équipe d’environ 120 bénévoles de prestigieuses universités dans cinq pays – emploie une méthodologie solide pour sourcer et vérifier ces informations. Nous ne pouvons utiliser un contenu que s’il répond à certaines normes rigoureuses ; sinon, nous l’écartons. Pourquoi ? Parce que si nous ne le faisons pas, nous sapons la crédibilité de notre équipe et de la communauté des droits humains en matière d’établissement des faits, à une période et dans un environnement informatif où cette tâche est cruciale.

À l’ère numérique, peut-être ne faut-il pas s’étonner que des contenus en ligne, disponibles en libre accès, occupent une place prépondérante dans la diplomatie publique des États, allant jusqu’à éclairer les décisions prises par les institutions internationales. Ainsi, un mandat d’arrêt décerné récemment par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre en Libye reposait en grande partie sur les preuves numériques vérifiées des crimes présumés. Lorsqu’elles sont le fruit d’un travail sérieux, les investigations menées à partir d’informations disponibles en libre accès peuvent constituer une voie essentielle vers la justice et l’obligation de rendre des comptes pour les victimes d’atrocités commises dans des lieux difficiles d’accès, où un téléphone portable est parfois l’unique témoin capable de partager l’événement avec le reste du monde.

À l’image du « brouillard de guerre » synonyme d’incompréhension et de doute, les États devraient s’adapter au fatras des récits contradictoires et concurrents qui prospèrent sur les plateformes numériques au lendemain d’atrocités telles que l’attaque contre Douma. Si nous voulons faire en sorte que les contenus disponibles en libre accès servent effectivement à traduire en justice les responsables, nous tous – États, institutions internationales, médias et organisations de la société civile comme Amnesty International – devons garantir la clarté, la transparence et la fiabilité de nos méthodologies de vérification. Sinon, c’est la porte ouverte à la diffusion de la désinformation et de la propagande qui met à mal la vérité – avec des conséquences potentiellement désastreuses pour les victimes de violations et de crimes avérés.

https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2018/04/how-open-source-evidence-took-a-lead-role-in-the-response-to-the-douma-chemical-weapons-attack/

 Douma-Attaque-au-gaz-toxique-7-av-2018

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Douma : Impunité du régime syrien criminel – Nouvel attaque chimique contre les civils – #الغوطة_الشرقية


Douma: Ghouta orientale

 

20180408-Douma-Attaque-au-gaz-chimique-7-avril-2018

attaque chimique dans la Ghouta

https://www.youtube.com/watch?v=nlfgEoVItLs

 

The Syrian Regime Uses Chemical Weapons against the Residents of Douma City, 55 Individuals Killed and about 1000

On April 7, 2018, Syrian regime forces carried out two air chemical attacks in northern Douma city within three hours. The first attack was at 16:00 near Sa’da bakery building in Omar ben al Khattab Street that resulted in 15 injuries. The second attack took place at approximately 19:30 near al Shuhada Square in Nu’man area and resulted in the killing of no less than 55 individuals, while 860 civilians were injured at least. Some paramedics and civil defense members reported severe symptoms on the injured, as all of the people who were affected suffered from acute dyspnea, while some suffered from conjunctivitis and miosis.

Attacks Douma-Ghouta-7 april 2018

 

Attaque de drones ciblant la base aérienne de Hmeimim


Russie-dégage

En 2003 les USA ont détruit l’Irak, en 2015 la Russie détruit avec le régime syrien la Syrie

A cause du régime syrien, la Russie pense que sa présence militaire en Syrie est légitime…

L’opposition armée syrienne lui rappelle qu’elle est une OCCUPATION…

RUSSIE DEHOR

La Russie demande à la Turquie de contrôler les factions armées de l’opposition à Idlib, suite à l’attaque massive de drones ciblant la base aérienne de Hmeimim et la base de soutien logistique de Tartous

توتر واحتقان بعد اعتداء “الحسبة” على امرأة في إدلب – La Hisba attaque une femme à Idleb


 

توتر واحتقان بعد اعتداء “الحسبة” على امرأة في إدلب

Idleb 1 - 21 juin 2017

Tag: l’état du califat islamique

أقدمت مجموعة عناصر ملثمين من هيئة تحرير الشام، صباح اليوم، على كتابة عبارات تدعو إلى “دولة وخلافة إسلامية” على ساعة مدينة إدلب، جاء ذلك على خلفية اعتداء متطوعات من عناصر “الحسبة” النسائية التابعة لهيئة تحرير الشام برفقة “أميرهن” المعروف بـ “أبي خطاب” على امرأة لم تتقيد بالزي الإسلامي، حسب وصفهم٠
وأثار هذا التصرف موجة من الغضب الشعبي في صفوف الأهالي، انتهى بطرد الملثمين من منطقة دوار الساعة بعد نزع لثامهم عن وجوههم، وإزالة (شعارات الدولة الإسلامية ) التي استبدلت بأخرى تدعم الثورة السورية وتؤكد على استمرارها٠
من جهة أخرى تجمهر عدد من عناصر الهيئة، وتجولوا في شوارع المدينة بسلاحهم مرددين شعارات مناصرة لـ “هيئة الأمر بالمعروف والنهي عن المنكر”، وسط ادعاءات بتعرض “الداعيات” للضرب من قبل الأهالي، بحسب وكالة إباء المقربة من هيئة فتح الشام٠
في السياق ذاته هدد أحد قيادي هيئة تحرير الشام “أبو البراء القحطاني” عبر حسابه على تويتر “بقطع يد كل شخص تسول له نفسه إزعاج أي أحد من الدعاة إن كانوا رجالاً أو نساء”٠
وقال القحطاني: “إن الهيئة ستنشر الأمنيين في جميع أحياء المدينة، وستبدأ بفرض اللباس الشرعي على النساء، وأي امرأة تخرج بدون لباس شرعي سيتم تحويل زوجها إلى القضاء، وأي شخص يظهر معصية أيضاً سيحول للقضاء”٠
وينتشر عناصر هيئة الأمر بالمعروف والنهي عن المنكر أو ما يدعى “الحسبة” (وهو ما يوجد مشابه له لدى تنظيم الدولة الإسلامية بذات التسمية والعمل)، في شوارع وأسواق مدينة إدلب، لقمع النساء اللواتي لا يلتزمن باللباس الشرعي الذي فرضته الهيئة، أسفر هذا التدخل عن العديد من الصدامات ما بين عناصر الهيئة والنساء والمدنيين في وقت سابق٠
ويرى البعض أن تدخل الهيئة في الأسواق يهدف إلى إفشال العمل المدني في المدينة، وعلى رأسه مجلس المدينة والفعاليات التي يقوم بها، كمهرجانات التسوق وإعادة تأهيل المدينة، من خلال التضييق على المدنيين٠
وكان مجلس مدينة إدلب قد تلقى وعوداً بتسلم جهاز للشرطة الحرة الأمن في المدينة من قبل إدارة جيش الفتح إبان تشكيله، الأمر الذي لم يتم الإيفاء به حتى الأن٠

Idleb 21 juin 2017-2

La révolution continue

Des hommes masqués du groupe de Tahrir ACham avait, ce matin, marqué sur les murs de l’horloge central de la ville d’Idleb,  des phrases appelant à « l’état du califat islamique ». Ceci est parvenu suite à une attaque contre des femmes volontaires membres de la « Hisba » féminine faisant partie du comité de Tahrir Al Cham, accompagnées de leur « Prince » connu sous le nom « d’Abi Khattab », suite à leur intervention contre une femme qui n’a pas respecté le code vestimentaire islamique.

Cet acte a soulevé une vague de colère populaire parmi le peuple, et pris fin avec l’expulsion des hommes masqués de la zone de rond-point après l’arrachement de leurs cagoules et le remplacement des slogans (d’ordre de l’Etat islamique), par d’autres pour soutenir la révolution syrienne et met l’accent sur sa poursuite.

De l’autre côté, certains membres de la hay’at Tahrir Al Cham se sont rassemblés faisant des patrouilles dans les rues de la ville, portant leurs armes, en scandant des slogans plaidant pour la « Commission pour la promotion de la vertu et la prévention du vice », répétant des allégations que  les « défenseurs de la vertu » ont été battues par la population.

Dans le même contexte, un des leadership  de l’organisme de Hay’at Tahrir AlCham « Abu Bara al-Qahtani » avait par son compte menacé sur Twitter de « couper la main de quiconque serait tenté de déranger l’un des prédicateurs qu’ils soient des hommes ou des femmes » .

Qahtani a déclaré que : « les agents de sécurité seront déployés par la Commission dans tous les districts de la ville, et commenceront à imposer la tenue légitime sur les femmes, et que toute femme ne portant pas une robe légitime, son mari sera renvoyé devant le juge ».

Les membres de la Commission appelée la « Hisba » semblable à celle existante dans l’organisation de l’Etat islamique avec le même nom, sont déployés dans les rues et les marchés de la ville d’Idleb, pour réprimer les femmes ne portant pas la robe islamique réglementaire, cette ingérence dans la vie de la population a causé, auparavant, des affrontements entre les membres de la Hay’at d’un côté et des femmes et des hommes de la population civils .

Certains font valoir que l’intervention de la Commission sur le marché a pour objectif de contrecarrer les travaux déployés par les civils et le conseil municipal de la ville, empêchant l’organisation des activités, les festivals organisés pour réanimer la vie économique et la remise en état de la ville, en imposant des restrictions sur les civils.

 

http://www.zaitonmag.com/?p=32461

Syrie : cent personnes meurent dans une attaque au gaz toxique


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Syrie : cent personnes meurent dans une attaque au gaz toxique

Le Monde.fr avec AFP |  04.04.2017

Gazage-à-Khan-Cheikhoun-pès-d'Idleb-4-avril-2017

Le régime syrien est accusé d’avoir perpétré une attaque à Khan Cheikhoun, une ville tenue par les rebelles. Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunira en séance extraordinaire mercredi.
Cent personnes, dont des enfants, ont été tuées mardi dans un bombardement aérien qui a émis du « gaz toxique » à Khan Cheikhoun, une ville du nord-ouest de la Syrie tenue par les rebelles. 400 autres ont été asphyxiées, selon l’Union des organisations de secours et soins médicaux (UOSSM). Ce bilan a été confirmé par la direction médicale de la province d’Idlib.

Les auteurs du raid aérien, qui a eu lieu vers 7 heures mardi matin, n’ont pas encore été identifiés, mais une composante de l’opposition a d’ores et déjà accusé le régime de Damas. Une vidéo tournée par des activistes montre un seul appareil qui a survolé la ville et largué plusieurs projectiles avant que des colonnes de fumée s’élèvent.

« Nous avons porté assistance à plus de 200 personnes en situation de détresse respiratoire à des degrés divers. Il faut dans ces cas intervenir le plus rapidement possible, ce qui a été compliqué à cause de la panique dans les rues, et décontaminer les victimes avec de l’eau, les ventiler, nettoyer les vêtements… Malheureusement, les premiers secours n’étaient pas assez équipés », a précisé au Monde Radi Saad, un membre de la défense civile. La première équipe appelée sur place après le raid ignorait en effet qu’il s’agissait d’une attaque chimique. Les secouristes comptent dans leurs propres rangs deux blessés, dont un grave, du fait de leur exposition aux gaz.

Plus tard dans la matinée, le centre  local de la défense civile, qui servait de morgue improvisée, a été complètement détruit par une frappe aérienne, obligeant à dégager à nouveau des décombres les corps des victimes de la première frappe. L’hôpital Al-Rahma de Khan Cheikhoun, le seul en fonction dans cette ville, a également été ciblé, un missile s’abattant à une vingtaine de mètres de l’édifice. L’équipe médicale a décidé d’évacuer les blessés vers d’autres villes.

Réunion du Conseil de sécurité

Des vidéos publiées sur le réseau social Twitter  montrent des enfants morts ou inconscients ou encore plusieurs hommes inconscients, dont les pupilles ne réagissent pas à la lumière, et qui sont présentés par un médecin anglophone présent sur place comme des victimes d’une attaque au gaz sarin.

Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunira en séance extraordinaire mercredi pour aborder cette attaque chimique supposée, a annoncé l’ambassadrice américaine auprès de l’ONU. Le Royaume-Uni et la France avaient demandé cette réunion dans la journée.

Lire aussi :   Attaque au gaz toxique en Syrie : la communauté internationale met en cause Assad et ses soutiens

Plus tôt dans la matinée, la Coalition nationale syrienne, importante composante de l’opposition, avait également annoncé dans un communiqué réclamer au Conseil de sécurité de « convoquer une réunion urgente après ce crime et d’ouvrir une enquête immédiate ». L’opposition a accusé le « régime du criminel Bachar » d’avoir mené des raids sur la ville de Khan Cheikhoun avec des « obus contenant du gaz chimique ».

L’armée  syrienne a, pour sa part, démenti toute implication dans l’attaque. « Le commandement de l’armée dément catégoriquement avoir utilisé toute substance chimique ou toxique à Khan Cheikhoun aujourd’hui (…). Il souligne qu’il n’en a jamais utilisé, à aucun moment, à aucun endroit et ne le fera pas dans l’avenir », a-t-elle déclaré par le biais d’un communiqué publié par l’agence officielle SANA.

Résolution 2118 de l’ONU

Le gouvernement syrien, accusé par plusieurs témoins et rapports d’enquête de l’ONU, a toujours démenti toute utilisation d’armes chimiques dans une guerre qui a déjà fait plus de 320 000 morts depuis mars 2011. Il a ratifié la convention sur l’interdiction des armes chimiques en 2013.

 Lire aussi :   Moscou conteste les conclusions du rapport de l’ONU sur l’usage d’armes chimiques en Syrie

La résolution 2118 de septembre 2013 a obligé la Syrie à démanteler tout son arsenal chimique, sous la supervision d’une mission conjointe de l’ONU et de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC). L’essentiel de l’armement chimique déclaré par Damas a été évacué du pays pour être détruit, soit 1 300 tonnes de produits toxiques, à la suite d’un accord russo-américain.

Cet accord avait permis d’éviter une intervention militaire américaine après que Damas eut été accusé d’avoir utilisé du gaz sarin dans une attaque ayant fait 1 400 morts. L’OIAC, sise à La Haye, « est gravement préoccupée par l’attaque présumée aux armes chimiques rapportée par les médias [mardi] matin à Khan Cheikhoun, région du sud de la province d’Idlib », a-t-elle déclaré dans un communiqué, affirmant « rassembler et analyser des informations de toutes les sources disponibles ».

http://www.lemonde.fr/syrie/article/2017/04/04/le-regime-syrien-accuse-d-avoir-perpetre-une-attaque-au-gaz-toxique_5105625_1618247.html

الطيران الروسي يستخدم استراتيجية الأرض المحروقة : ستين غارة جوية على بلدة كفرنبودة


L’aviation Russe utilise la stratégie de la “Terre brulée” : 60 raids aériens sur le village de KafrNabouda

Au nord d’Alep, “Daech” sert le régime syrien… et l’opposition répond dans le Sahel (côtes de la Méditerranée)

“داعش” يخدم النظام السوري شمال حلب… والمعارضة تردّ بالساحل

رامي سويد

13 .أكتوبر 2015

بات من الواضح بعد مرور نحو 12 يوماً على التدخّل الروسي في سورية، أنه لم ينجح في دفع المعارضة السورية للانسحاب من المناطق التي تسيطر عليها والمستهدفة من الطيران الروسي، وهو ما ظهر بسيطرة المعارضة على بلدة فورين، مما يفتح الباب أمامها لمواصلة التقدّم على حساب النظام في الساحل. في المقابل، لا يزال تنظيم “الدولة الإسلامية” (داعش) يُقدّم الخدمات للنظام بتسليمه مناطق في شمال حلب، كان قد أجبر قوات المعارضة على الانسحاب منها٠

وجاء انسحاب “داعش” من سجن الأحداث والمنطقة الحرة شمال حلب لمصلحة قوات النظام، في الوقت الذي تواصل فيه قوات المعارضة تصديها لقوات النظام التي حققت تقدّماً طفيفاً على جبهات القتال في ريف حماة الشمالي، لكن المعارضة في جبال اللاذقية غرباً حقّقت مفاجأة كبيرة بدخولها بلدة دورين الاستراتيجية والتي سيطرت عليها قوات النظام منذ نحو ستة أشهر، لتضع قوات المعارضة هناك في وضع صعب، خصوصاً بعد هجومها على قرية كفردلبة المطلة على طرقات تؤدي لبلدة سلمى٠


انسحاب “داعش” من المنطقة الحرة وسجن الأحداث شمال حلب بعد يومين فقط من سيطرته عليهما

وأكد الناشط الإعلامي الميداني، ماجد عبد النور، خبر انسحاب “داعش” من المنطقة الحرة وسجن الأحداث شمال حلب لمصلحة قوات النظام، مشيراً إلى أن هذا الانسحاب جاء بعد يومين فقط من سيطرة التنظيم على هاتين النقطتين الاستراتيجيتين بعد عملية التفاف أجبر من خلالها التنظيم قوات المعارضة على الانسحاب منهما٠

ويُعدّ هذا التقدّم المجاني لقوات النظام شمال حلب، والذي حصل عليه إثر انسحاب “داعش” من المنطقة، مكسباً كبيراً لقوات النظام في المنطقة التي تحشد قواتها هناك بهدف مواصلة تقدّمها نحو بلدتي نبل والزهراء في ريف حلب الشمالي، المواليتين للنظام والمحاصرتين من قوات المعارضة. كما أن قوات النظام تسعى في الوقت نفسه إلى فصل مناطق سيطرة قوات المعارضة في ريف حلب الشمالي عن مناطق سيطرتها في مدينة حلب، وهو هدف تتقاطع فيه مصالح قوات النظام مع تنظيم “داعش” في المنطقة٠

ولا تتوفر معلومات مؤكدة من مصادر موثوقة عن تنسيق مباشر بين قوات النظام وقوات “داعش” في المنطقة، إلا أن المعطيات الميدانية، في الأيام الأخيرة، تشير إلى خدمة كل منهما للآخر في سبيل تقدّم الطرفين على حساب المعارضة المسلحة، التي باتت، في الأيام الأخيرة، في موقف لا تُحسد عليه في ريف حلب الشمالي، بعد تقدّم “داعش” الأخير وحشود النظام الكبيرة التي تنتظر ساعة الصفر للانقضاض على قوات المعارضة التي سيتوجب عليها حينها خوض معركة واحدة ضد النظام “داعش” في آن معاً٠

وتخوض قوات المعارضة، أيضاً، معركة الدفاع عن مناطق سيطرتها في ريف حماة الشمالي، وتواصل تصديها لقوات النظام في محاور تقدّمها الثلاثة. فبعد أن استعادت المعارضة السيطرة على بلدة عطشان في ريف حماة الشمالي الشرقي، عاودت قوات النظام محاولات التسلل إليها لتتمكن قوات المعارضة من تدمير آليتين اثنتين لقوات النظام في محيط البلدة ظهر أمس الاثنين٠

ويجري ذلك، في الوقت الذي تتواصل فيه الاشتباكات بين قوات المعارضة التي تتمركز على تل ترعي جنوب مدينة خان شيخون، وقوات النظام التي تتمركز في محيط تل سكيك الذي سيطرت عليه، أخيراً، على الحدود الإدارية التي تفصل بين محافظتي حماة وإدلب. وتحشد قوات المعارضة المزيد من قواتها في المنطقة لتتصدى لقوات النظام التي دفعت بأرتال كبيرة إلى المنطقة بالتزامن مع تواصل قصف الطيران الروسي الحربي على أماكن تمركز قوات المعارضة في المنطقة، وخصوصاً في بلدة التمانعة الواقعة إلى الشرق من مدينة خان شيخون٠

لكن هجوم قوات النظام الأعنف والأقوى كان على بلدة كفرنبودة في ريف حماة الشمالي، والتي تسيطر عليها قوات المعارضة. إذ أكد الناشط مروان الإدلبي، في حديث لـ”العربي الجديد”، أن قوات المعارضة تمكّنت من أسر عدد من مقاتلي قوات النظام بعد تسلّلهم إلى الحي الجنوبي من بلدة كفرنبودة التي باتت تشهد، منذ عصر أمس الاثنين، حرب شوارع بين قوات النظام والمعارضة التي تمكنت من تدمير أربع دبابات ومدرعة ناقلة للجند من طراز “بي أم بي” بصواريخ مضادة للدروع من نوع “تاو” أميركية الصنع في محيط كفرنبودة٠

وأشار الإدلبي إلى أن الطيران الروسي يستخدم في دعم قوات النظام السوري في هجومها على البلدة، استراتيجية الأراضي المحروقة، إذ شنت الطائرات الروسية أكثر من ستين غارة جوية على بلدة كفرنبودة ومحيطها، لكن ذلك لم يدفع قوات المعارضة إلى الانسحاب منها٠

لكن التطور الأبرز الذي ميّز المشهد الميداني شمال سورية، يوم أمس، كان قيام قوات المعارضة المسلحة المتمركزة في منطقة جبل الأكراد في ريف مدينة اللاذقية الشمالي بعملية هجوم مباغت، أفضت إلى سيطرتها على بلدة دورين الاستراتيجية التي تطل على بلدة سلمى الخاضعة لسيطرة قوات المعارضة، والتي حاولت قوات النظام التقدّم نحوها من محور كفردلبة في الأيام الخمسة الأخيرة من دون أن تنجح بسبب مقاومة قوات المعارضة العنيفة٠

وتمكّنت المعارضة من السيطرة على دورين إثر هجوم استمر ساعات قليلة، وتخلّله اشتباكات مع قوات النظام والمليشيات المحلية الموالية له، والتي كانت تتمركز في دورين، قبل أن تنسحب قوات النظام والمليشيات من البلدة لتبسط قوات المعارضة السيطرة عليها بالكامل. وأحرزت بذلك تقدّماً غير متوقع في جبهة الساحل السوري، خصوصاً مع تواصل الغارات الروسية على مواقع قوات المعارضة في المنطقة في الأيام الأخيرة٠


عناصر المعارضة الذين سيطروا على دورين هم من أبناء المنطقة ما أعطاهم تفوّقاً على قوات النظام

وحول سبب سيطرة قوات المعارضة المفاجئ والسريع على بلدة دورين الاستراتيجية، أوضح القائد الميداني في المعارضة السورية في الساحل السوري، فادي حمدو، في حديث لـ”العربي الجديد”، أن عناصر قوات المعارضة الذين استعادوا السيطرة على دورين بعد ستة أشهر كاملة من سيطرة النظام عليها، هم من أبناء المنطقة التي تتميز بتضاريسها الجبلية ووعورة طرقاتها، الأمر الذي مكّنهم من التفوق على عناصر قوات النظام الذين يعودون إلى مناطق سورية مختلفة، ومنهم من هو غير سوري أصلاً، خصوصاً عناصر حزب الله اللبناني الذين يتواجدون في المنطقة٠

وستفتح سيطرة قوات المعارضة على بلدة دورين في حال استمرت، الباب واسعاً لقوات المعارضة لتحقيق مزيد من التقدم على حساب قوات النظام في الساحل السوري، الأمر الذي سيشكّل ضربة قاصمة لمشروع النظام الرامي إلى تأمين مناطق الساحل السوري بدعم جوي روسي٠

http://www.alaraby.co.uk/politics/2015/10/12/داعش-يخدم-النظام-السوري-شمال-حلب-والمعارضة-ترد-بالساحل

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