Syrie: pourparlers de la dernière chance pour éviter l’offensive d’Idleb


 

Syrie: pourparlers de la dernière chance pour éviter l’offensive d’Idleb

30.08.2018 – AFP

Un convpoi de forces turques sur une autoroute près de Saraqeb dans la province syrienne d'Idleb (nord-ouest), menacée d'une offensive du régime, le 29 août 2018-AFP - OMAR HAJ K
 AFP / OMAR HAJ KADOUR Un convpoi de forces turques sur une autoroute près de Saraqeb dans la province syrienne d’Idleb (nord-ouest), menacée d’une offensive du régime, le 29 août 2018

Des pourparlers de la dernière chance sont en cours depuis plusieurs jours pour tenter d’éviter un assaut du régime sur Idleb, ultime grand bastion rebelle en Syrie, qui pourrait selon l’ONU provoquer une nouvelle catastrophe humanitaire.

L’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie Staffan de Mistura a proposé jeudi d’aller dans cette province du nord-ouest du pays en guerre pour garantir la mise en place d’un “couloir humanitaire” afin d’évacuer la population civile, en cas d’offensive.

Depuis des semaines, le régime amasse des renforts aux abords de cette région frontalière de la Turquie, avant une probable offensive qui s’annonce comme l’ultime bataille d’envergure dans le conflit qui déchire le pays depuis 2011.

Car Idleb est le dernier grand fief insurgé où ont été envoyés des milliers de rebelles et de jihadistes, à mesure que le régime de Bachar al-Assad, aidé par la Russie, l’Iran et le Hezbollah libanais, a réussi à reprendre près des deux-tiers du territoire.

La province est contrôlée à 60% par les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham, groupe dominé par l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda, ainsi que par des factions rebelles. Celles-ci et le groupe HTS se mènent une guerre interne avec assassinats et rapts.

En outre, des cellules dormantes du groupe jihadiste rival Etat islamique (EI) s’y trouvent aussi, alors que le régime a repris des villages à la périphérie sud-est à la faveur d’une opération menée il y a quelques mois. Des troupes turques sont aussi stationnées dans la zone.

La Turquie, parrain de certains groupes rebelles et dont le président a rencontré mercredi un ministre iranien, ne veut pas d’assaut pour prévenir un nouvel afflux de réfugiés vers sa frontière.

AFP / Thomas SAINT-CRICQ La province d’Idleb : dernier bastion insurgé en Syrie

“La Russie, elle, exige une dissolution de HTS pour éviter une offensive d’envergure” à Idleb, a affirmé Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

“Des discussions indirectes sont en cours entre la Turquie et HTS”, a-t-il ajouté, précisant que le lancement d’une offensive dépendrait “de l’échec ou du succès des pourparlers”.

– “Liquider cet abcès” –

Aucune confirmation de ces discussions n’a pu être obtenue de source turque ou indépendante, mais le HTS, dans des déclarations publiques, a laissé la porte ouverte à une solution négociée.

“Une dissolution de HTS, si elle devait se produire, est une affaire interne qui doit être discutée par le Conseil consultatif du groupe et non dictée par des parties locales ou étrangères”, a affirmé mardi le groupe, en disant qu’il tentait de “trouver une solution” qui protégerait les habitants d’Idleb.

Mais l’influence de la Turquie sur HTS est limitée. “Les rapports de la Turquie avec HTS sont compliqués”, indique Elizabeth Teoman, analyste à l’Institute for study of war (ISW), en évoquant une forme de “coopération” marquée par de “l’animosité”.

AFP / OMAR HAJ KADOUR Des combattants syriens participent à des exercices militaires dans un camp d’entraînement du groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham dans une région de la province syrienne d’Idleb, menacée d’une offensive du régime, le 14 août 2017

Entretemps, la Turquie a renforcé ses 12 postes d’observation dans la province d’Idleb, alors que la Russie a consolidé sa présence militaire au large de la Syrie, disposant désormais du plus gros contingent naval depuis le début du conflit.

Mercredi, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a dit espérer que les Occidentaux n’allaient pas “entraver l’opération antiterroriste” à Idleb.

Il a jugé “nécessaire de liquider” HTS qualifié “d’abcès”, tout en faisant état d’une “compréhension” entre Moscou et Ankara pour “dissocier l’opposition modérée des terroristes et de préparer une opération contre ces derniers, en minimisant les risques pour les civils”.

Côté régime, après M. Assad, son ministre de la Défense a récemment affirmé qu'”Idleb va revenir sous la houlette de la nation”. Mais les médias étatiques n’ont pas du tout mentionné une offensive imminente contre la province.

– “Catastrophe humanitaire” –

Dans ce contexte, le président turc Recep Tayyip Erdogan a reçu mercredi le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif pour parler entre autres de la Syrie, alors que le sort d’Idleb inquiète l’ONU et les Occidentaux également.

Des enfants dans un camp de déplacés dans la province syrienne d'Idleb, près de la frontière turque, le 26 août 2018-AFP - Aaref WATAD 
AFP / Aaref WATAD Des enfants dans un camp de déplacés dans la province syrienne d’Idleb, près de la frontière turque, le 26 août 2018

Une offensive contre Idleb pourrait faire jusqu’à 800.000 déplacés parmi les civils qui vivent déjà dans des conditions précaires, a averti l’ONU. Et le patron de l’ONU Antonio Guterres a mis en garde contre “les risques croissants d’une catastrophe humanitaire”.

La province d’Idleb et les zones insurgées adjacentes accueillent quelque trois millions de personnes, dont la moitié sont des déplacés ayant fui les combats ailleurs en Syrie où la guerre complexe aux multiples acteurs locaux, régionaux et internationaux, a fait plus de 350.000 morts en plus de sept ans.

En outre, les craintes d’une nouvelle attaque chimique ont été brandies; les Occidentaux ont mis en garde contre toute attaque du genre par le régime. Les Russes, eux, ont accusé les Occidentaux de “réchauffer activement” le thème d’une “soit-disant attaque chimique” qui sera imputée au régime.

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Syrie: répression violente, contre les intellectuel.es, les militant.es modéré.es, les avocat.es, les journalistes et les médecins.


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Toutes les preuves démontrent un élément décisif, lors des premières années de l’intifadha en Syrie, qui ont débuté avec des contestations pacifiques en 2011, que le régime de al-Assad a centralisé sa campagne de répression violente, contre les intellectuel.es, les militant.es modéré.es, les avocat.es, les journalistes et les médecins. Il a essayé de liquider la société civile, qui forme le meilleur alternatif au régime, comme étant l’héritier possible au pouvoir  en Syrie.

Détention-des-pacifistes-et-militants-laïques-en-Syrie

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Iran soutient les Criminels


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La criminalité de l’Iran envers les populations de la région continue,

en soutenant et imposant des criminels de guerre et des assassins

Comme le Criminel Nouri al-Maliki en Iranq

et le boucher Bachar al-Assad en Syrie

Non-à-l'ingérence-iranienne-au-moyen-orient

 

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Les forces du régime tuent un médecin qui a quitté la Ghouta orientale sous les auspices de la Russie – معتز حتيتاني


Les forces du régime tuent un médecin qui a quitté la Ghouta orientale sous les auspices de la Russie


Ahmed Ibrahim

Les forces du régime syrien ont tué le médecin, général, Mu’taz Htitani, après son arrestation dans un refuge dans lequel les habitants de la Ghouta orientale ont été transférés sous les auspices de la Russie en mars dernier.

Des sources locales ont déclaré à Al-Arab Al-Jadid que la famille Hitani avait retiré son corps auprès des forces du régime et qu’il avait des traces de torture sur le corps.

Htitani a quitté la Ghouta orientale pendant la campagne militaire, accompagné par de nombreux travailleurs des organisations médicales, éducatives et de secours.

La Coalition nationale pour les forces révolutionnaires et l’opposition syrienne ont souligné “l’absence de toute sécurité en Syrie avec le régime d’Assad, les services de renseignement, de sécurité et les milices terroristes iraniennes qui ont commis les crimes les plus graves contre les civils pendant plus de sept ans”.

Récemment, la Ghouta orientale a été le théâtre d’arrestations massives de jeunes  dans le but de les conduire, principalement, au service militaire, en plus d’ouvrir d’autres enquêtes contre d’anciens employés des institutions de la révolution.

قتلت قوات النظام السوري العميد الطبيب معتز حتيتاني، بعد اعتقاله في أحد مراكز الإيواء التي خرج إليها أهالي الغوطة الشرقية، برعاية روسية في مارس/آذار الماضي.

وقالت مصادر محلية، لـ”العربي الجديد”، إن عائلة حتيتاني تسلمت جثته من قوات النظام، وعليه آثار تعذيب.

وكان حتيتاني غادر الغوطة الشرقية إبان الحملة العسكرية عليها، برفقة العديد من العاملين في المنظمات الطبية والتعليمية والإغاثية.

وكان الائتلاف الوطني لقوى الثورة والمعارضة السورية أكد على “عدم وجود أي بيئة آمنة في سورية بوجود نظام الأسد وأجهزة المخابرات والأمن، والمليشيات الإيرانية الإرهابية، التي ارتكبت أفظع الجرائم بحق المدنيين على مدى أكثر من سبعة أعوام”.

وشهدت الغوطة الشرقية، في الفترة الأخيرة، عمليات اعتقال واسعة بحق سكان معظمهم من الشباب بهدف اقتيادهم إلى الخدمة العسكرية، إضافة إلى فتح تحقيقات أخرى بحق العاملين السابقين في مؤسسات الثورة.

La mort est un maître de Damas – الموت سيد من دمشق


Monsters

La mort est un maître de Damas

La guerre en Syrie a montré que le régime familial de Assad n’est rien d’autre qu’un grand appareil de sécurité doté de 100 corps et visages. La guerre a presque déraciné le régime, la majeure partie du territoire syrien est devenue incontrôlable et le pays s’est presque désintégré, mais une chose est restée efficace tout le temps: son appareil de sécurité. C’est le secret du régime syrien (plutôt Assadiste) et rien d’autre. Inutile de lui rappeler que ses “alliés” qui lui ont permis de “survivre” à ce jour n’ont pas été épuisés à cet égard: voici sa spécialité et il est donc capable de servir même l’homme du KGB à Moscou.

Amjad Nasser

قد بيّنت الحرب في سورية أن نظام عائلة الأسد ليس سوى جهاز أمني كبير بمئة جسد ووجه. كادت الحرب تقتلع النظام من جذوره، وخرجت معظم مناطق سورية من سيطرته، وكادت البلاد تتفكّك أجزاء، لكنَّ شيئاً واحداً ظل يعمل في كفاءةٍ طول الوقت: جهازه الأمني. هذا هو سرّ النظام السوري (الأسدي بالأحرى) ولا شيء غيره. ولا ضرورة للتذكير أن “حلفاءه” الذين مكَّنوه من “البقاء” حتى الآن لم يرهق كاهلهم على هذا الصعيد، فهنا اختصاصه، وبهذا هو قادرٌ على تقديم خدمةٍ حتى لرجل “كي جي بي” في موسكو.

Des juristes syriens appellent la Communauté Internationale à révéler le sort des détenus dans les prisons d’Assad


Des juristes syriens appellent la Communauté Internationale à révéler le sort des détenus dans les prisons d'Assad

La Commission juridique syrienne a envoyé une note juridique au Secrétaire général des Nations Unies, au Président du Conseil de sécurité de l’ONU et aux membres de l’Assemblée générale des Nations Unies concernant les massacres de détenus commis par le régime d’Assad dans ses prisons.
La Commission a souligné que le régime d’Assad assassine les détenus et informe par la suite leurs proches de leur mort par téléphone ou en leur envoyant des certificats de décès sans remettre les corps.
Le régime d’Assad a emprisonné 90 personnes de la province de Hama avant 2014, ces détenus sont morts en détention. Leurs proches ont été informés de leur décès par les registres d’état civil de Hama, qui n’ont pas donné plus de détails sur la cause des décès.
Le régime d’Assad, sans aucun scrupule et avec le soutien et la direction des régimes russe et iranien, a commencé à donner des listes de noms de détenus tués sous la torture par ses services de sécurité dans ses centres de détention aux registres civils, déplore la note.
Cette mesure vise à clôturer le dossier des détenus, à effacer le crime de tuer les détenus et à couvrir le crime de génocide contre des dizaines de milliers de détenus. Lors de l’enregistrement des décès, les registres d’état civil dans les zones contrôlées par le régime d’Assad attribuent les décès à la mauvaise santé.
Plusieurs hôpitaux et centres médicaux du régime d’Assad; tels que l’Hôpital arabe syrien, l’Hôpital Al Mujtahid, l’Hôpital Harasta, l’Hôpital 601 et l’Hôpital militaire de Tishreen à Damas; couvrent le massacre des détenus.
La Commission a appelé la Communauté Internationale, fondée sur le droit international et les principes de Genève, à tenir le régime d’Assad et ses appareils de sécurité juridiquement, criminellement et civilement responsables des crimes de torture, de privation de la liberté, d’enlèvement et de meurtre.
La Commission a souligné la nécessité d’activer le travail de la Commission d’enquête indépendante des Nations Unies sur la Syrie pour enquêter sur ces crimes, recueillir des preuves et entendre des témoignages. La Commission a également souligné la nécessité de révéler le sort des détenus, des personnes enlevées, des personnes disparues de force et des personnes tuées dans les services de sécurité et les prisons d’Assad. Il faut également amener les auteurs de ces crimes, à leur tête Bachar Al Assad, devant la justice.
La Commission a appelé la Communauté Internationale à forcer le régime d’Assad à révéler le sort des détenus et des disparus de force, à remettre les corps de ceux qui sont morts sous la torture et à révoquer tous les faux documents visant à oblitérer le meurtre délibéré de détenus et à éviter les conséquences et les sanctions possibles.
La Commission juridique syrienne comprend un groupe d’experts juridiques syriens qui cherchent à assurer le suivi du dossier syrien, en particulier des questions juridiques. La Commission vise également à mobiliser son expertise juridique au service du peuple syrien.

Rapport César les détenus exécutés dans les prisons du régime d'Al-Assad9

(12 juil) : Yasser Farhan, Chef de la Commission nationale syrienne pour les détenus et les personnes disparues, a déclaré que les massacres de détenus commis par le régime d’Assad constituent des crimes de guerre, des génocides et des crimes contre l’humanité, ajoutant que les détenus sont soumis à des tortures systématiques et brutales.
M. Farhan s’est exprimé suite à l’envoi par le régime d’Assad de listes de noms de détenus morts sous sa garde aux registres d’état civil. M. Farhan a appelé l’ONU à enquêter sur les massacres de détenus dans les prisons d’Assad, soulignant que de tels actes sont une honte pour le monde entier.
La publication par le régime d’Assad de listes de noms de détenus décédés dans des centres de détention sans remettre les corps et sans que des enquêtes minutieuses et transparentes soient ouvertes sur ces morts confirme que ces détenus ont été massacrés et torturés brutalement. M. Farhan a dénoncé les affirmations du régime d’Assad selon lesquelles ces détenus seraient morts d’une crise cardiaque.
La jurisprudence internationale sur les droits de l’Homme stipule que la responsabilité première incombe à l’Etat jusqu’à ce que la mort d’une personne en détention soit justifiée par des raisons normales et non par négligence ou mauvais traitements, a ajouté M. Farhan.
Par conséquent, tous les décès doivent faire l’objet d’une enquête indépendante, transparente et approfondie. Le fait de ne pas mener une telle enquête suffit à rendre l’État responsable de la mort des victimes.
M. Farhan a souligné que la responsabilité directe de ces morts incombe aux auteurs de ces crimes et à ceux qui ont donné des ordres ou les ont dissimulés.
M. Farhan a appelé la Communauté Internationale à forcer le régime d’Assad à ouvrir les prisons et les centres de détention aux instances internationales pour s’assurer de la situation intérieure. Une enquête internationale doit être lancée sur les abus contre les détenus dans les prisons d’Assad. Il a appelé à libérer tous les détenus et à prévenir toutes nouvelles arrestations arbitraires, conformément aux résolutions internationales sur la Syrie, notamment le Communiqué de Genève de 2012 et la Résolution 2254 du Conseil de sécurité.
M. Farhan a également souligné que la torture est systématiquement utilisée dans les prisons du régime d’Assad dans le but de se débarrasser de tous les opposants, ajoutant que des dizaines de milliers de détenus sont déjà morts sous la torture dans les prisons d’Assad.
Le régime d’Assad ne respecte pas les résolutions et conventions internationales appelant à empêcher les arrestations arbitraires, les enlèvements, les disparitions forcées, la torture et les mauvais traitements.
Tout cela se produit malgré le fait que presque toutes les résolutions du Conseil de sécurité condamnent les arrestations arbitraires de civils, la torture, les meurtres et les disparitions forcées en Syrie et exigent la fin immédiate de ces pratiques et la libération de toutes les personnes arbitrairement détenues.
La Commission nationale syrienne pour les détenus et les personnes disparues a été créée par décision de la Coalition Nationale Syrienne et travaille de manière indépendante et en coordination avec les organisations locales et internationales des droits de l’Homme pour prendre des mesures concrètes visant à assurer la libération des détenus et mettre fin à la torture et aux meurtres.

Les deux lions dans la cage du Tribunal russe


 

Les deux lions dans la cage du Tribunal russe

Samira al Massalma

al-Arabi al-Jadid, 13 juin 2018

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La base militaire russe de Humeimim résume la structure de gouvernance en Syrie, président et subordonné, et explique, à travers une nouvelle brève, qu’elle a confisqué tous les pouvoirs civils, en plus du pouvoir militaire. En annonçant ainsi son autorité judiciaire et exécutif dans ses médias déployés en Syrie, elle envoie des messages internes et externes, par la confirmation de ses droits d’appliquer la loi, lorsque les parties concernées font défaut; si jamais le régime échoue de punir le « chabbih/voyou » Talal Daqaq, qui avait délibérément nourri ses lions féroces un cheval pur-sang, sous l’œil de la caméra qui enregistre et les cris de joies des spectateurs, dans un suivi de ce qui est considéré comme crime contre les Syriens, pratiquait par les officiels des services de sécurité, qui donnent de la chair vivante aux lions sauvages, ils (les russes) se débarrassaient ainsi du fardeau du silence envers les petits crimes, pour faire comprendre que les plus gros dossiers criminels sont toujours dans les tiroirs attendant les cris alarmants, quand le moment serait venu.
L’image dégradante des soldats du régime « allongés par terre » sous les bottes de police russe qui les a arrêtés en flagrant délit, lors du pillage des maisons des syriens, après leur destruction, n’est pas différente de la nouvelle d’avertissement Russe au régime al-Assad, suite à son manquement de punir “al-Daqaq” et l’annonce de l’ouverture d’une enquête, à savoir, que la base s’est arrachée la qualité de juge ultime à la place du Président du régime, pour l’attribuer au commandant des forces militaires russe et à la police de la base, dans un courrier au contenu local et traduit directement en langue persane, que « Soleimani et ses forces » vont réaliser son sens et ses dimensions, que le régime a toujours nié sa présence sur le territoire syrien, tandis qu’ils s’accrochent à leur décision de ne pas accepter les diktats étrangers, pour mettre fin à la présence iranienne en Syrie, dans des déclarations contradictoires « Skésophrénétiques » des responsables syriens du sommet de la pyramide jusqu’au sous-ministre des Affaires étrangères, dont les contradictions nous font comprendre la réalité de prise de décision en Syrie.
Il est utile qu’une force dissuasive russe soit présente, contre les petits crimes commis et pratiqués dans une ambiance sécuritaire désordonnée, et la prolifération des milices « voyous/gansters » devenus, dans certaines zones, équivalent aux services de sécurité établies. Dans d’autres zones, elles surpassent l’autorité, en déclarant l’établissement des émirats au-dessus du pouvoir, poussant les Syriens à demander la protection de la police russe pour se protéger ainsi que pour protéger leurs biens, en dépit de leur connaissance que la Russie est le principal partenaire dans le processus de destruction systématique de la Syrie après 2015, l’entrée formelle dans l’espace aérien syrien, pour extraire les villes contrôlées par les factions de l’opposition, une après l’autre, et changer le processus des négociations des Nations Unies à Genève, basée sur la déclaration de Genève 1, des Nations Unies et ses résolutions pertinentes, pour le mettre sur la voie de la réconciliation et des ajustements d’Astana, sous le slogan « rendre les armes des factions en échange de prérogatives données aux dirigeants des factions, pour participer aux forces de police qui restreignent les caractéristiques ambitieuses des gens et leurs libertés, ce qui signifie la re-production du régime autoritaire, avec un changement dans les intitulés et réembauche pour les insurgés.
A travers sa main mise sur l’autorité (en Syrie) Moscou transmet des messages à l’Iran, qui souhaite renforcer son contrôle sur les institutions de l’État, y compris les services de sécurité, mais sont, aujourd’hui, menacés par la Russie qui veut établir des limites réglementaires sur la responsabilité de sa performance contre les « Chabihas » qui se multiplient au sein de la société syrienne, sous la protection de l’Iran, également, pour former une couche spéciale et des orbites géographiques en dehors des lois de l’état, possédant des outils de répressions et de tortures pour les citoyens syriens, qui concurrence les lieux de détentions, au point de donner leurs corps vivants au lion affamé, comme c’était le cas de Daqaq que les syriens craignent que sa responsabilité ne se limite qu’au procès de ses lions meurtriers,(arme de crime), situation identique au règlement historique mené par la Russie, les États-Unis d’Amérique et la société internationale, suite à l’utilisation du régime d’armes chimiques contre la population à la Ghouta en 2013, qui a abouti à la saisie d’armes sans demander de comptes à leurs utilisateurs. Ceci ne fait pas, bien sûr, partie de la confrontation russe avec l’Iran, espéré par la rue arabe, mais camouflé sous un titre de la déclaration, de son incapacité à protéger la sécurité communautaire en Syrie, pour préparer le terrain aux retraits secrets des zones considérées par Israël comme des lignes rouges interdites.

Ce n’est pas donc un hasard si les plates-formes proche de la Russie font la course pour dévoiler les violations des forces du régime et des organes de sécurité gouvernementales, avec tous les filiales des milices populaires, en annonçant de la base de Humaimim la prise des mesures rassurantes pour les citoyens et punitive pour le appareils du pouvoir, contraires, toutefois, aux déclarations de Moscou lorsqu’elle évoque la souveraineté, l’indépendance de la Syrie et le rétablissement de la domination du régime syrien sur les régions et villes syriennes, ça signifie que derrière cette exagération médiatique de procédures formelles « messages » sur la nature des solutions, qui sont des scénarios préparés par Moscou, en accord secret et en public avec l’administration américaine et ses alliés, y compris la mise en place d’un conseil militaire, contrôlant le rythme des branches de sécurité en compétition entre elles, pour humilier et soumettre les Syriens les réduisant en esclavage, et dirigeant une transition politique vers une gouvernance, non loin de la tyrannie du régime actuel syrien, éloignée des demandes de l’opposition, qui a parlé d’un nouveau régime qui met fin à la tyrannie existante, pour mener le pays à une troisième république syrienne conforme aux lois internationales respectant les droits de l’homme et offrant une vie décente et libre à tous les Syriens. Malgré le fait que ce projet ne rassemble pas les forces d’opposition « positionnées » dans des directions différentes, dont les désirs se cristallisent selon leurs idéologies propres, et les directions qui les soutiennent ou les financnet, c’est-à-dire, entre les projets islamiques ou islamistes et leurs niveaux fluctuants entre parfois fondamentalistes, et d’autres plus modéré, et le projet démocratique absent, englobant une immense distance entre les tendances, cependant, reste la demande fondamentale du mouvement révolutionnaire, avant que l’opposition n’hypothèque son rôle aux pays finançant les factions et entités, c’est à dite que la solution promue internationalement part du principe de n’avoir ni-gagnant ni-perdant entre Syriens, mais des partis et outils dépendant des autres, loin de l’intérêt national, ce qui en ferait, pour un certain temps, une solution temporaire.

L’image des deux lions dévorant un cheval pur-sang dans la cage, résume celle de la réalité syrienne depuis plus de cinquante ans, et l’ondulation dans l’air d’un tribunal pour condamner les criminels est une abréviation de ce qui pourrait être la solution en Syrie, conditionnée par l’ajournement ou l’accélération du processus, et pourrait permettre le démantèlement ou l’adaptation du régime existant, avec l’implantation du nouvel état, avec son ouverture à une nouvelle révolution communautaire, qui serait plus sévère et plus proche de la Syrie syrienne.

 
تختصر قاعدة حميميم هيكلية الحكم في سورية، رئيسا ومرؤوسا، وتوضح، من خلال خبر مقتضب، أنها صادرت كل السلطات المدنية، إضافة إلى السلطة العسكرية. وهي إذ تعلن عن سلطتها القضائية، والتنفيذية، من نافذتها الإعلامية في سورية، فإنها تبعث رسائل داخلية وخارجية، وهي عبر تأكيدها حقها في تطبيق القانون، عند تقصير الجهات المعنية بذلك، في ختام تحذيرها النظام من التقصير في معاقبة “الشبّيح” طلال دقاق الذي تعمد إطعام أسوده المتوحشة حصاناً أصيلاً، تحت عين الكاميرا وتهليلاته، في متابعة لما هو حاله من إجرام بحق السوريين، بترخيص رسمي من الأجهزة الأمنية، وإطعام لحومهم الحية لأسده المتوحش، فإنها تزيح عن كاهلها عبء الصمت عن جرائم صغيرة، للتلويح بأن ملف الجرائم الأكبر ملا يزال في أدراجها على قيد انتظار صراخها، عندما يحين أوانه.
لا تختلف الصورة المهينة لجنود النظام “المنبطحين أرضاً” تحت أقدام الشرطة الروسية التي اعتقلتهم بالجرم المشهود، خلال نهبهم بيوت السوريين بعد تدميرها فوق رؤوسهم، عن خبر تحذير روسيا نظام الأسد من التقصير في معاقبة الدقاق، والإعلان عن فتح القاعدة تحقيقا في الأمر، أي أنها انتزعت صفة القاضي الأول عن رئيس النظام، لتمنحها لقائد قاعدة حميميم، القاضي الأول والقائد الأعلى للقوات العسكرية والشرطية، وما بينهما من مؤسسات الدولة السورية، في رسالةٍ مضمونها محلي، ومترجم مباشرة إلى اللغة الفارسية، ليدرك معناها وأبعادها “قاسم سليماني وقواته” التي ينفي النظام السوري وجودها على الأرض السورية، بينما يتمسكون بسيادة قرارهم بعدم القبول بأي املاءاتٍ خارجيةٍ، لإنهاء الوجود الإيراني من سورية، في “شيزوفيرنيا” تصريحات متضاربة للمسؤولين السوريين من أعلى الهرم حتى نائب وزير خارجيته، تفيد تناقضاتها بحقيقة التخبط القراراتي في سورية٠
من المفيد أن توجد قوة ردع روسية للجرائم الصغيرة، التي ترتكب في ظل فوضى الصلاحيات الأمنية، وانتشار المليشيات “التشبيحية” التي أصبحت سلطاتها توازي سلطات الأجهزة الأمنية التي أسستها في مناطق. وفي أخرى تفوقها وتتجاوزها في إعلان عن إقامة إمارات
فوق السلطة، ما يشرعن حالة الهلع التي يعشيها السوريون، ولجوذهم إلى طلب الحماية من عناصر الشرطة الروسية لحمايو أنفسهم وممتلكاتهم، على الرغم من معرفتهم آن روسيا هي الشريك الأساسي في عمليو التدمير الممنهجة لسورية ما بعد 2015، إثر دخولها
الرسمي إلى الأجواء السورية، وانتزاع المدن من فصائل المعارضة واحدة تلو الأخرى، وتغيير مسار التفاوض الأممي في جنيف، المبني على أساس بيان جنيف 1، والقرارات الأممية ذات الصلة، إلى مسار المصالحات والتسويات في أستانة، تحت شعار تسليم سلاح الفصائل في مقابل حصول قادتها على ميزات المشاركة بقوى الشرطة التي تلجم طموح الناس وحرياتهم، ما يعني إعادة إنتاج النظام الاستبدادي، مع تغيير في التسميات وإعادة توظيف الأدوار للمسلحين٠
تحاكي موسكو برسالتها السلطوية (داخل سورية) إيران التي تمنّي النفس بإحكام إطباق يدها على مؤسسات الدولة جميعها، بما فيها أجهزة الأمن التي تهدّدها اليوم روسيا بإقامة الحد الرقابي على أدائها بمحاسبة “شبّيحتها” الذين تكاثروا داخل المجتمع السوري، بحماية إيرانية أيضاً، ليشكلوا طبقةً خاصة بهم، ومدارات جغرافية خارج قوانين الدولة. ولها أجهزة ردع وتعذيب للمواطنين السوريين، تنافس زنازين المعتقلات، وتصل إلى حد إطعام أجسادهم وهم أحياء للأسد الجائع كما حال الدقاق الذي يخشى السوريون أن محاسبته ستقتصر على محاكمة أسوده القاتلة (سلاح الجريمة)، على غرار التسوية التاريخية التي قادتها روسيا مع الولايات المتحدة الأميركية والمجتمع الدولي، عقب استخدام النظام السلاح الكيميائي في الغوطة 2013، وأدى إلى انتزاع السلاح من دون محاسبة مستخدمه. وهذا طبعاً ليس من باب المواجهة الروسية مع إيران التي يأملها الشارع العربي، ولكن تحت عنوان إعلان فشلها في حماية الأمن المجتمعي في سورية، لتمهيد الأجواء أمام انسحاباتها سراً من المساحات التي اعتبرتها إسرائيل خطوطاً حمراء غير مسموح لها الوجود عليها٠
وليس من قبيل المصادفة أن تتسابق المنابر المحسوبة على روسيا في الكشف عن انتهاكات قوات النظام وأجهزته الأمنية، وما هو في سياقها من مليشيات شعبية، والإعلان عبر قاعدة حميميم عن إجراءاتٍ تطمينيةٍ للسوريين، وعقابية لهذه الأجهزة، بما يتعارض تماماً مع تصريحات موسكو عن سيادة سورية واستقلالها، واستعادة النظام السوري هيمنته على المناطق والمدن، ما يعني أن وراء هذه التهويلات الإعلامية لإجراءات شكلية “رسائل” حول طبيعة الحلول التي تعد سيناريوهاتها موسكو، بالاتفاق سراً وعلناً مع الإدارة الأميركية وحلفائها، ومنها إنشاء مجلس عسكري، يضبط إيقاع فروع الأمن المتنافسة مع بعضها على إذلال السوريين واستعبادهم، ويقود مرحلة ٠
الانتقال السياسي إلى حكمٍ، ليس بعيداً عن واقع النظام السوري الحالي، وليس قريبا من مطالب المعارضة التي تتحدّث عن نظام جديد، ينهي نظام الاستبداد القائم، ويؤسس لإقامة جمهورية سورية ثالثة، تلتزم قوانين حقوق الإنسان الدولية، وتوفر فرص حياة كريمة وحرة لكل السوريين. وعلى الرغم من أن هذا المشروع لا تجمع عليه قوى المعارضة “المتناصّة” في اتجاهات مختلفة، والتي تتبلور رغباتها، حسب أيديولوجياتها التي تحرّكها، والجهات الداعمة لها، أي بين المشاريع الإسلامية والمتأسلمة ومستوياتها المتأرجحة بين المتشددة حيناً والمعتدلة أحياناً، والمشروع الديمقراطي المغيب، والمساحات الشاسعة بينهما، إلا أنها تبقى هي مطالب الحراك الثوري الأساسية، قبل أن ترهن المعارضة أدوارها للدول الممولة لحركاتها وفصائلها وكياناتها، أي أن الحل الذي يروج دولياً ينطلق من مبدأ لا غالب ولا مغلوب بين السوريين، أطرافا وأدوات مرتهنة لمصالح الغير، وفي غير المصلحة الوطنية، وهو ما سيجعله حلاً مؤقتاً إلى حين٠
نعم، تكاد صورة الأسدين اللذين التهما حصاناً أصيلاً في القفص تختصر صورة الواقع السوري عبر خمسين عاماً، كما أن التلويح بعقد محكمة لإدانة المجرم هي اختصار لما يمكن أن يكون عليه الحل في سورية تحت طائلة التأجيل أو التعجيل، وفقاً لما يمكن أن يسمح به الوقت، لإعادة تفكيك النظام القائم وملاءمته، مع زرع شتول الدولة الجديدة، بما تحمله من انفتاح على ثورة مجتمعية جديدة، ستكون أشد وجعاً وأكثر قرباً من سورية السورية٠
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