Au nom de la “lutte contre le terrorisme”


 

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Attaque en Syrie au gaz sarin : le rapport de la France qui accuse Damas


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Les services de renseignement français ont conclu que le gaz toxique utilisé dans l’attaque du 4 avril provenait de stocks cachés de l’armée syrienne.

LE MONDE | 26.04.2017

Les enquêteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) avaient déjà conclu, dans un rapport, à l’emploi « irréfutable » de gaz sarin, ou d’une substance similaire, lors de l’attaque menée le 4 avril par un Soukhoï 22 du régime syrien contre la localité contrôlée par la rébellion de Khan Cheikhoun (Nord-Ouest), qui avait fait 87 morts. De nouveaux éléments recueillis par les services de renseignement français montrent que le gaz neurotoxique utilisé provient bien des stocks du régime de Damas, censés avoir été détruits après l’accord d’octobre 2013 parrainé par Moscou et Washington.
« Le recours au sarin ne fait aucun doute. La responsabilité du régime syrien ne fait pas de doute non plus, compte tenu du procédé de fabrication du sarin utilisé », affirme le ministre des affaires étrangères français, Jean-Marc Ayrault, qui devait présenter ce dossier mercredi 26 avril, lors d’un conseil de défense à l’Elysée. Cinq jours plus tôt, il avait annoncé « avoir des éléments permettant de démontrer que le régime a sciemment utilisé l’arme chimique ».
Les preuves recueillies par les services français complètent celles des Américains et des Britanniques. Elles sont accablantes pour Bachar Al-Assad, même si elles ne démontrent pas un ordre direct du dictateur syrien, seul véritable patron d’un arsenal chimique qui n’a donc pas été totalement détruit malgré ses engagements. En représailles à l’attaque de Khan Cheikhoun, le président américain, Donald Trump, avait ordonné trois jours plus tard la première action militaire occidentale directe contre le régime, en bombardant la base d’Al-Chayrat, d’où étaient partis le ou les avions responsables du massacre.
« La signature du régime »
« Ces frappes du régime syrien s’inscrivent dans un contexte d’emploi continu, depuis 2013, d’armes ou d’agents chimiques en Syrie, notamment lors de frappes aériennes (…). La France a pu confirmer en plusieurs occasions l’emploi de chlore et de sarin », souligne la note fondée sur des éléments déclassifiés du renseignement français. Le document analyse en détail ce qui s’est passé le 4 avril, à la fois à partir de prélèvements effectués sur place et d’examens biomédicaux des victimes effectués dans les hôpitaux. Tout montre qu’il s’agit bien de gaz sarin. Les composants utilisés dans le processus de synthèse du gaz neurotoxique de l’attaque accusent directement le régime de Damas, car ce sont ceux mis au point par ses laboratoires, dont le Centre d’étude et de recherches scientifiques.
Les examens révèlent en effet la présence d’un produit secondaire caractéristique de ce procédé de fabrication : l’hexamine. « Cette méthode porte la signature du régime », assure la note du renseignement, évoquant une totale similitude du produit utilisé le 4 avril avec le contenu d’une grenade chimique – qui n’avait pas explosé – larguée par un hélicoptère lors d’une attaque aérienne, le 29 avril 2013, sur la ville de Saraqeb, dans le nord-ouest du pays. « Tout concorde pour accuser Damas, l’assemblage, le mélange, le vecteur », résume un diplomate français.
Seul le régime, en effet, dispose d’hélicoptères comme ceux qui avaient alors bombardé Saraqeb. Et seul le régime dispose d’avions Soukhoï 22 comme celui qui a effectué les six frappes sur Khan Cheikhoun en partant de la base d’Al-Chayrat. Le veto russe – le huitième sur le dossier syrien – mis à la résolution déposée au Conseil de sécurité de l’ONU par la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis, pour condamner cette attaque chimique, s’explique aussi par l’exigence faite à Damas de rendre publics les plans de vol et les noms des pilotes partis ce jour-là de cette base.
« Ecarts, incohérences, divergences »
L’attaque sur Khan Cheikhoun a relancé la question du stock des armes chimique syriennes, dont 1 300 tonnes ont été détruites selon l’accord américano-russe de l’automne 2013, après que l’administration Obama avait renoncé à mener des frappes aériennes pour punir le régime d’avoir utilisé l’arme chimique contre sa propre population. Le 21 août 2013, en effet, 1 500 personnes avaient été tuées dans une attaque au sarin dans la Ghouta, en périphérie de Damas, violant ainsi la « ligne rouge » édictée par le président américain.
Une partie des stocks syriens a donc été dissimulée. Les enquêteurs de l’OIAC et son directeur, Ahmet Uzümcü, ont régulièrement dénoncé, ces dernières années, « des écarts, des incohérences et des divergences » entre la déclaration faite par Damas lors de son adhésion à la convention sur l’interdiction des armes chimiques et la réalité de son programme. C’est aussi ce que pointe le renseignement français. « D’importants doutes subsistent sur l’exactitude, l’exhaustivité et la sincérité du démantèlement de l’arsenal chimique syrien », relève la note, affirmant que « la Syrie a maintenu une capacité de production ou de stockage de sarin » et qu’elle n’a « jamais déclaré des munitions tactiques, grenades et roquettes, telles que celles utilisées de façon répétée depuis 2013 ».
Au moins par trois fois ces deux dernières années, comme l’ont souligné les rapports de l’OIAC, le régime a utilisé du chlore, interdit comme arme de guerre mais dont la possession n’est pas illégale, car il est fabriqué à partir de produits en vente libre. L’existence de stocks de gaz sarin, une arme de destruction massive totalement illégale, est d’une tout autre nature. Que Damas ait violé ses engagements sur le chimique devrait théoriquement ouvrir la voie à des sanctions du Conseil de sécurité. Mais Moscou veille à protéger son allié. L’appel du ministre français, en ce vingtième anniversaire de l’OIAC, à « collectivement préserver le régime de non-prolifération chimique », risque de rester vain.

http://www.lemonde.fr/syrie/article/2017/04/26/attaque-chimique-la-france-avance-ses-preuves-contre-damas_5117652_1618247.html

لماذا لا يستطع بشار الأسد الترشح للانتخابات القادمة ؟


 

لماذا لا يستطع بشار الأسد الترشح للانتخابات القادمة ؟

١- لأنه وحش منفلت من عقال التاريخ وتَسقط عنه صفة المواطن والمواطنة   

٢- لأنه قائد عصابات مسلحة وليس قائد للوطن

٣- لأنه عمل منذ ثلاثة أعوام على تدمير سوريا وعلى خرابها 

أليس في إعلانه التمسك بالحكم والترشح للانتخابات الرئاسية القادمة، ضربا بعرض الحائط لمطالب الشعب السوري المشروعة، عبر ممارساته الإجرامية المتوحشة، لإذلاله والطعن بمطالبه  ؟

أليس فيما يطلقه من تصريحات وأكاذيب، بعد كل الجرائم والفظائع التي نفذها بحق السوريين، وقاحة المتعنت المستبد المنسلخ عن واقعه، تهدف إلى كسر إرادة الشعب السوري ؟

هو بامتياز طاغية العصر، تجب محاكمته على ما اقترفت يداه من مذابح جماعية  ومن مجازر وجرائم حرب ضد الإنسانية، خصوصا منها جريمة الإبادة الجماعية بالسلاح الكيماوي ؟

ألم يتسبب بشار الأسد بشراسته وجنونه في قتل أكثر من ٤٠٠,٠٠٠ مواطن سوري؟

أليس هو من عمل على تشريد ونزوح أكثر من ١٠,٠٠٠٠٠٠ عشرة ملايين طفل وامرأة وشاب وكهل، تاركا نصف المجتمع السوري عرضة للجوع والبرد والحرمان والتشتت والتشرد والقهر والعذاب الأليم؟

أليس هو من أمر بدك منازلهم وحرق محاصيلهم ومزارعهم وتهجيرهم عقوبة على عصيانهم ؟

أليس هو من أمر بإلقاء القنابل والصواريخ والبراميل المتفجرة على الأطفال والنساء العزّل والآمنين، عقابا على تجرؤهم الخروج على طاعة الحاكم٠٠٠

 أليس هو من ترك مصير أكثر من نصف الشعب السوري للمجهول وللجماعات المتطرفة والتكفيرية واللصوص والعصابات المجرمة ؟

أليس هو من أمر باعتقال وتصفية خيرة أبناء الوطن من المثقفين والمتنورين والمدافعين عن حقوق الشعب السوري وعن القيم والمبادىء الإنسانية، منذ بداية الثورة، تاركا المتنورين والمدافعين عن حقوق المواطن السوري ضد فساد حاشيته لعتي وسائل أمنه القمعية ورهنا لاعتقالات مخابراته الفاشية، مانحا  المتطرفين والسلفيين الفسحة والمجال ليعيثون خرابا وترهيبا وتكفيرا بالمواطنين السوريين باسم الدين؟

أليس هو، أخيرا وليس آخر، من عبث بمصير شعب بأكمله محاولا إعادته عقود للوراء ؟

إن أقل ما يستحقه ويطالب به الشعب السوري، هو محاكمته بالسجن مدى الحياة عقابا على ما اقترفت ميليشياته وعصاباته التشبيخية بحق المواطن السوري، إنه المسؤول الأول عنها، ضد المواطن في سوريا

عاش الشعب السوري، وليسقط بشار الأسد الباغية والطاغية والمستبد

Le-bourreau-de-la-syrie

Le-bourreau-de-la-syrie

Syrie : les disparitions forcées constituent un crime contre l’humanité

jeudi 19 décembre 2013

Les disparitions forcées menées par les forces gouvernementales syriennes constituent un crime contre l’humanité, estime un rapport de la Commission internationale d’enquête des Nations unies pour la Syrie publié jeudi à Genève.
“Il y a de bonnes raisons de croire que les disparitions forcées commises par les forces gouvernementales dans le cadre de vastes et systématiques attaques contre la population civile constituent un crime contre l’humanité”, affirme le rapport.
Dans un document de dix pages, la commission d’enquête, présidée par le juriste brésilien Paulo Sergio Pinheiro et dont l’ancienne procureure internationale la Suissesse Carla del Ponte est membre, accuse les autorités de Damas d’avoir pratiqué des disparitions forcées depuis le début des troubles, en 2011. Cette campagne d’intimidation a été utilisée comme une tactique de guerre.
“Des civils, en majorité des hommes adulte, ont été enlevés par les forces armées et de sécurité syriennes ainsi que par les milices pro-gouvernementales lors d’arrestations de masse, de perquisitions des domiciles, aux barrages et dans les hôpitaux”, souligne le rapport de cette Commission d’enquête mise en place par le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU.
“Les enlèvements avaient souvent un caractère punitif, en visant les membres de la famille de déserteurs, de militants, de combattants et de personnes donnant des soins médicaux aux opposants”, selon le rapport.
Les autorités refusent de fournir des informations sur les disparus, et dans certains cas des membres de la famille qui se sont adressées aux services de sécurité ont eux mêmes été arrêtés, poursuit le document.
Depuis la dernière année, certains groupes de l’opposition armée ont pris de plus en plus d’otages pour des échanges de prisonniers ou des rançons, relève la Commission qui note qu’on ne peut parler de “disparitions forcées” dans la mesure où la situation des victimes n’est pas cachée aux familles.
Mais ces derniers mois certains groupes se sont livrés à des pratiques qui sont assimilables à des disparitions forcées en violation du droit humanitaire international, estime le rapport.

Responsabilité d’Al Assad sur l’attaque chimique


 

Enquête ONU Arme-chimique 2013

Enquête ONU Arme-chimique 2013

 

La Commission de l’ONU sur les droits de l’homme enquête sur 14 attaques chimiques.

La Commission d’enquête de l’ONU sur les violations des droits de l’homme en Syrie a annoncé lundi qu’elle enquêtait sur 14 cas présumés d’attaques chimiques qui auraient été commises depuis septembre 2011. “Nous enquêtons sur 14 cas présumés d’usage d’armes chimiques, mais nous n’avons pas établi qui est responsable” de ces crimes, a déclaré le président de la Commission, Paulo Pinheiro. “Nous avons vu des vidéos, nous disposons d’analyses d’experts militaires”, a-t-il ajouté, citant aussi des interviews auprès de personnel médical.

Dans son précédent rapport, la Commission d’enquête n’avait fait état que de 4 cas d’attaques chimiques (deux en mars 2013 et deux en avril 2013). La Commission d’enquête a toutefois refusé d’indiquer quand exactement avaient eu lieu les 10 autres cas, se contentant d’indiquer que les 14 cas ont été enregistrés depuis le début du mandat des enquêteurs en septembre 2011.

La Commission espère néanmoins recevoir le feu vert de Damas pour se rendre sur les lieux présumés de ces 14 attaques et établir, dans la mesure du possible, l’identité des responsables, a expliqué Carla del Ponte, membre de la Commission d’enquête.

L’ancienne procureure fédérale suisse, également ancienne procureure du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) et du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), a expliqué avoir reçu lundi dernier une invitation du régime syrien pour se rendre à titre “personnel” en Syrie. Mme del Ponte a toutefois décliné cette invitation, la Commission demandant une visite “officielle”.

La Commission d’enquête a été établie le 22 août 2011 par une résolution du Conseil des droits de l’homme et a pour mission d’enquêter sur toutes violations des droits de l’homme depuis mars 2011, et d’identifier les coupables afin de s’assurer qu’ils soient jugés.

Dans son dernier rapport, publié le 11 septembre, la Commission accuse le régime de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, et la rébellion de crimes de guerre. La Commission, qui n’a jamais eu l’autorisation de se rendre en Syrie, a par ailleurs élaboré une liste confidentielle de personnes soupçonnées d’avoir commis des crimes en Syrie.

Des “preuves flagrantes” de l’utilisation de sarin

Les experts de l’ONU qui ont enquêté en Syrie ont trouvé des “preuves flagrantes et convaincantes” de l’utilisation de gaz sarin lors du massacre du 21 août près de Damas, indique leur rapport. La première page du rapport, remis dimanche au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon par le chef des inspecteurs Aake Sellström, ajoute que “des armes chimiques ont été utilisées sur une échelle relativement grande” au cours du conflit syrien “contre des civils y compris des enfants”.

Le document précise que l’attaque du 21 août, qui a fait plus de 1.400 morts selon Washington, a été perpétrée à l’aide de “roquettes sol-sol contenant du gaz sarin”.

 

 

 

Jean-Pierre Filiu: “Si on ne fait rien, il y aura des bombardements à l’arme chimique réguliers.”


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Repression-et-tueries-de l'Emirat d'el Assad

Oppressions-et-tueries- en Syrie…

Syrie : l’extermination chimique que prépare Bachar el-Assad

http://blogs.rue89.com/jean-pierre-filiu/2013/08/25/syrie-lextermination-chimique-que-prepare-bachar-el-assad-230973

Jean-Pierre Filiu
Universitaire
Publié le 25/08/2013 à 11h47

Des cadavres de Syriens victimes des attaques du 21 août, à Damas, le 22 août 2013 (Uncredited/AP/SIPA)

J’ai pu, au fil des années, rencontrer à plusieurs reprises Bachar el-Assad. Avant lui, j’avais eu accès à de nombreuses occasions à son père Hafez el-Assad, qui lui a cédé le pouvoir à sa disparition en 2000, après trente années de pouvoir absolu.

J’en ai acquis la conviction que tout, mais littéralement tout est possible de la part de tels despotes. Car, bien plus conscients que les observateurs extérieurs de la fragilité de leur régime, le recours à la terreur jusqu’aux pires extrémités leur paraît un instrument de politique banalisé, voire normal.

« L’Etat de barbarie », comme le décrivait justement Michel Seurat, repose sur l’exercice de la violence la plus implacable à l’encontre de la population, qui doit n’avoir de choix qu’entre la soumission et la mort.

Mensonge d’Etat

Pour valider cette impitoyable alternative, Assad père et fils savent que deux conditions doivent impérativement être réunies :

  • le territoire syrien doit être interdit à toute catégorie d’information indépendante ;
  • l’opposition intérieure doit être systématiquement assimilée à unemanipulation extérieure, de préférence Mossad et CIA, sinon Irak, Turquie, Arabie ou Qatar, suivant les périodes.

C’est le huis clos de mars 1982 qui permet à Hafez al-Assad d’exterminer une bonne partie de la population de Hama et de détruire le tiers du centre historique de cette ville. C’est ce huis clos que Bachar rétablit en nos temps de « transparence » supposée, par la liquidation des journalistes étrangers ou syriens. Le libre accès de la presse, pourtant spécifié dans les plans de la Ligue arabe en décembre 2011 et de l’ONU en avril 2012, restera toujours lettre morte.

Une fois ce huis clos garanti, la propagande du régime n’a plus qu’à instiller le doute à chaque affirmation de l’opposition, qui ne pourra effectivement être vérifiée de « sources indépendantes », celles-ci étant bannies de Syrie.

Ce cercle vicieux est poussé à l’extrême depuis quelques jours : les inspecteurs de l’ONU se voient interdire à Damas l’accès aux sites des frappes chimiques, pourtant tout proches de leur hôtel. Cela n’empêche pas la télévision gouvernementale d’accuser l’insurrection des crimes perpétrés par sa propre armée, sans même juger utile de mobiliser les fameux inspecteurs de l’ONU pour conforter ce mensonge d’Etat.

Bachar teste la passivité internationale

L’obsession de Bachar el-Assad, héritée de son père, est la survie du régime coûte que coûte. Le peuple syrien disparaît dans la vision surplombante du despote qui, comme tous les dictateurs de l’Histoire, est en partie acquis à sa propre propagande.

L’essentiel n’est donc pas de ménager, au moins relativement, une population tenue pour quantité négligeable, mais de tester la passivité internationale à chaque degré de l’escalade contre cette population, évidemment accusée de n’être qu’un ramassis de « terroristes », de « djihadistes » et d’« agents » du Mossad, de la CIA ou du Golfe.

Dès le début des manifestations pacifiques, en mars 2011, Bachar el-Assad lâche ses snipers pour abattre des opposants désarmés. Un mois plus tard, ce sont les blindés qui font mouvement dans les zones contestataires. Avec l’été, ces mêmes blindés, cette fois équipés de mitrailleuses lourdes, sèment la terreur dans les villes gagnées à l’opposition. Durant l’hiver suivant, l’artillerie commence à pilonner les quartiers rebelles.

A chaque fois, le dictateur teste la nouvelle escalade sur un terrain limité, mesure l’inanité de « condamnations » internationales purement verbales, avant de généraliser la pratique à l’ensemble du territoire syrien.

Cette épouvantable surenchère se poursuit à l’été 2012, avec la banalisation des raids aériens à l’encontre de zones résidentielles.

Aucune réaction crédible n’intervient face à ces crimes de guerre, hormis quelques communiqués indignés et des reportages effarés. Assad peut dès lors passer au bombardement par des missiles balistiques Scud, d’une portée de 300 km. Jamais ce type d’armes stratégiques n’avait été utilisé par un régime à l’encontre de sa propre population. Là encore, la passivité prévaut, encourageant naturellement les bourreaux à récidiver et à systématiser leur nouvelle arme de terreur.

Le recours aux armes chimiques est avéré depuis la veille de Noël 2012, dans un quartier de Homs. Soucieux de ne pas défier directement la « ligne rouge » tracée par l’administration Obama, Assad se contente d’utilisations ponctuelles, mixant gaz incapacitants et explosifs classiques. Le bilan de l’ensemble de ces frappes sur plus de six mois est de l’ordre de 150 tués, ce qui paraît bien faible au vu des 100 000 morts de la tragédie syrienne (ce bilan global est d’ailleurs sans doute sous-évalué).

Menacé au cœur de son périmètre de sécurité

La population des zones « libérées », qui a payé le prix fort pour connaître son tyran, est convaincue qu’Assad, s’il n’est pas arrêté, lancera une frappe massive aux armes chimiques. Les hôpitaux révolutionnaires d’Alep, où je me trouvais en juillet, sont désormais équipés d’installations de fortune pour les premiers soins et la décontamination en cas d’attaque chimique.

Le million d’habitants de cette partie « libérée » d’Alep dispose de seize msaques à gaz et de 10 000 doses d’atropine, le seul antidote à l’exposition au gaz sarin.

Selon l’opposition, la décision d’une campagne chimique contre les quartiers rebelles de Damas a été prise le 8 août. Bachar el-Assad a échappé ce jour-là à un attentat le visant à proximité de la mosquée Anas Bin Malek, où il devait participer aux prières de la fin du ramadan.

Pour avoir habité de longues années à côté de cette mosquée, je peux affirmer qu’il s’agit du cœur du périmètre de sécurité du régime. Ainsi la dictature Assad, qui doit recourir aux supplétifs libanais du Hezbollah pour reprendre pied à Homs et à Qusseir, est désormais menacée dans sa capitale même.

Bachar en toute impunité

Rescapé d’un attentat en juin 1980, Hafez el-Assad avait ordonné en représailles le massacre de centaines de détenus politiques dans la sinistre prison de Palmyre. Le châtiment du tyrannicide, crime absolu dans le système Assad, doit être aussi aveugle que dissuasif.

C’est peut-être à partir de ce moment qu’ont été planifiés les préparatifs d’une frappe majeure aux armes chimiques, visant à punir la population des quartiers rebelles de Damas, puis à l’en expulser, en vue d’y écraser enfin les unités infiltrées depuis de longs mois.

L’impunité de la junte égyptienne n’a pu qu’encourager Assad à passer à l’acte. Après tout, près d’un millier de personnes ont été massacrées en Egypte, du 14 au 16 août, sans réaction internationale autre que verbale. Si un tel carnage peut se dérouler dans un pays pourtant ouvert à la presse étrangère, alors tout semble possible en Syrie.

L’arrivée des inspecteurs de l’ONU de Damas ne peut que favoriser ce plan : leur mandat, âprement négocié par les diplomates loyalistes, ne concerne que trois sites situés hors de Damas et leur interdit de désigner publiquement les responsables. Cette présence structurellement impuissante, loin de réfréner les massacreurs, conforte au contraire leur détermination.

Le 21 août, des dizaines de missiles sont tirés entre 2h30 et 5h30 locales à partir de bases gouvernementales contre la Ghouta, soit la banlieue est et ouest de la capitale. Les hôpitaux de fortune sont vite débordés par l’afflux des victimes. La proportion d’enfantsest effroyable, du fait de leur vulnérabilité à l’exposition aux gaz. Des familles entières sont assassinées dans leur sommeil, car les chaleurs estivales les amenaient à dormir la fenêtre ouverte. Le bilan dépasse largement le millier de morts, parmi lesquels Médecins sans frontière (MSF) relève au moins 355 victimes de neurotoxiques.

Cela fait quatre jours que ce massacre sans précédent en Syrie a été perpétré et, comme Bachar el-Assad le pariait, rien ne vient une fois de plus remettre en cause son impunité. Il aura ainsi, comme à chaque escalade dans l’horreur, su banaliser l’emploi d’une arme nouvelle à l’encontre de sa population.

Trois scénarios possibles

Après la banlieue de Damas, ce sera Homs ou Deir Ezzor. On ne peut dorénavant plus exclure le tir de missiles Scud, équipés de charges chimiques, à l’encontre d’Alep, ne serait-ce que pour éviter que la deuxième ville du pays ne passe sous entier contrôle de la révolution.

Trois grands types de scénario se profilent à un horizon très proche, du moins au plus plausible :

  • L’administration Obama, mesurant enfin l’échec d’une politique qui a renforcé à la fois Bachar al-Assad et les djihadistes, décide avec ses alliés des frappes ponctuelles contre les centres de commandement du régime, avec un accent sur les bases de déclenchement des frappes chimiques. Le déploiement de la marine de guerre en Méditerranée orientale semble plaider en faveur de cette hypothèse.

Mais cette logique de « guerre froide » s’inscrit parfaitement dans le schéma de propagande d’Assad et de son allié Poutine. Et les réticences du président américain à un engagement militaire au Moyen-Orient sont notoires.

Enfin, Israël se satisfait toujours de la neutralisation réciproque des miliciens chiites et des radicaux sunnites. Quant à la Turquie, elle est trop absorbée par la crise du système Erdogan pour être à l’initiative.

  • La résistance syrienne obtient enfin l’armement anti-aérien et antichar qui lui a été promis depuis un an, sans jamais être livré. Cette posture offre l’avantage de conforter la posture nationaliste de la révolution syrienne, tout en lui permettant de neutraliser à terme la surenchère djihadiste.

Il n’est cependant pas certain que cette option, à la faisabilité garantie à l’automne 2012, soit aujourd’hui à la hauteur d’une bataille qui a banalisé l’utilisation tactique des armes chimiques. Enfin, la CIA ne veut soutenir que des supplétifs, comme ceux qu’elle avait appuyés au Kossovo en 1999, et elle refuse de collaborer avec des commandos syriens à la farouche autonomie.

  • Il est donc fort probable qu’il ne se passera rien de notable, hormis une agitation diplomatico-militaire largement déconnectée de l’évolution sur le terrain.

Des « fuites » distillées de manière judicieuse permettront d’accréditer la fable d’une action clandestine des services occidentaux, justifiant ainsi la passivité publique de leurs dirigeants. Et l’interdiction du terrain syrien aux investigations indépendantes fera le lit de toutes les théories de la conspiration. Des Voltaire auto-proclamés se draperont dans leur « liberté de pensée » pour dénier au peuple syrien jusqu’au droit de compter ses propres morts.

Un avant et un après le 21 août 2013

Et le monde continuera de tourner. Du moins le croira-t-il. Car il y aura un avant et un après le 21 août 2013. Bachar el-Assad prépare déjà sa prochaine campagne d’extermination chimique, d’une toute autre ampleur. A bien des égards, il lit en nous comme dans un livre ouvert et il a fort peu de respect pour nos sociétés.

J’ai entendu Hafez el-Assad proclamer que Gorbatchev aurait dû être fusillé comme traître à la patrie soviétique. Bachar et ses complices doivent jubiler face aux contorsions de la « communauté internationale ».

La passivité actuelle vaut donc complicité dans le massacre suivant, qui ne saurait trop tarder. Le maître de Damas sèmera la terreur tant qu’il ne sera pas brisé. Et il a l’embarras du choix pour exporter le chaos dans les pays voisins.

Deux ans après l’holocauste chimique d’Halabja contre les Kurdes irakiens, Saddam Hussein, grisé par son impunité, envahissait en 1990 le Koweït. Gageons que Bachar el-Assad n’attendra pas aussi longtemps pour précipiter toute la région dans l’horreur.

En Syrie, il ne s’agit plus de morale élémentaire, mais de sécurité collective.

قصف بالغازات الكيماوية السامة على بلدات ريف دمشق… Attaque au gaz chimique contre la population syrienne 21.08.2013 – Rif de Damas


Syrie: Des centaines de personnes ont été tuées, mercredi 21 août 2013, lors d’une vaste offensive de l’armée syrienne à l’est de Damas (Zamalka, Erbin, Douma, Moadamiyet al Cham, Jobar, …). Selon des opposants, le régime a utilisé des armes chimique. Des sources syriennes ont avancé le nombre de 1300 victimes.

Syrie: massacre à l'arme chimique

Syrie: massacre à l’arme chimique

أعلن نشطاء سوريون أن قوات الرئيس السوري بشار الأسد شن هجوما بغاز الأعصاب مما أسفر عن  هلاك المئات من الأطفال والمدنيين العزّل، يوم الأربعاء ٢١ آب ٢٠١٣، فيما إذا تأكد سيكون أسوأ هجوم يشنّه النظام ضد المدنيين منذ عامين من الصراع السوري، إذ تشير الأنباء إلى استخدام الغازات السامة (الكيماوية)٠٠٠.

 

مئات القتلى (بعض المصادر قدْرت عدد الضحايا بـ  ١٣٠٠ شخص) جراء قصف بالمواد الكيماويه السامة من قبل قوات

النظام السوري على بلدات ريف دمشق (الغوطة الشرقية والغربية) زملكا، جوبر، عربين، دوما، معضمية الشام، سقبا ٠٠٠

Massacre à l'arme chimique suite à l'offenssive de régime contre la population de la Ghouta orientale et occidentale - Banlieu de Damas- 21-08-2013

Massacre à l’arme chimique suite à l’offenssive de régime contre la population de la Ghouta orientale et occidentale – Banlieu de Damas- 21-08-2013

Massacre à l'arme chimique -Rif De Damas 21 08 2013

Massacre à l'arme chimique - Erbin - 3-21-8-2013 Irbeen

Massacre à l’arme chimique – Erbin – 3-21-8-2013 Irbeen

Massacre à l'arme chimique Kafar Batna- Rif de Damas - 21 aout 2013

Massacre à l’arme chimique Kafar Batna- Rif de Damas – 21 aout 2013

معضمية الشام إنتشار جثث الشهداء والإصابات في شوارع

المدنية نتيجة قصفها بالأسلحة الكيماوية  21 08 2013

Vidéo: Moadamiyet al-Cham, les corps des victimes dans les rues de la ville, suite à l’offensive du régime syrien à l’arme chimique, contre la population dans le RIF de Damas, à l’aube du 21 août 2013

Massacre à l'arme chimique -Rif De Damas  - 2-21 08 2013

Massacre à l’arme chimique -Erbin, Rif De Damas – 2-21 08 2013

مجزرة بالسلاح الكيميائي قرب دمشق- مئات الشهداء جراء استخدام قوات النظام غز الأعصاب ضدهم في منطقة الغوطة، في ريف دمشق ٢١ ٨ ٢٠١٣

مجزرة بالسلاح الكيميائي قرب دمشق- مئات الشهداء جراء استخدام قوات النظام غز الأعصاب ضدهم في منطقة الغوطة، (دوما) في ريف دمشق ٢١ ٨ ٢٠١٣

Massacre à l'arme chimique par les forces du régime contre la population syrienne - Rif Damas 21 aout 2013

Massacre à l’arme chimique par les forces du régime contre la population syrienne – Rif Damas 21 aout 2013

Massacre à l'arme chimique suite à l'offenssive de régime contre la population de la Ghouta orientale et occidentale - Rif de Damas 21-08-2013

Massacre à l’arme chimique suite à l’offenssive de régime contre la population de la Ghouta orientale et occidentale – Rif de Damas 21-08-2013

L’agence de presse officielle SANA a fermement démenti les accusations“d’utilisation d’armes chimiques dans la Ghouta”. L’armée syrienne a parlé“d’allégations nulles et non avenues et totalement infondées”.

قصة الراعي والذئب… / Le berger qui criait “au loup”


Le Berger qui criait “au loup”,

A force de mentir aux villageois, la fable raconte que le berger s’est trouvé en fin de compte face au loup,

mais malheureusement, la dernière fois personne ne l’avait cru…

النظام الأسدي الفاشي، من يقوم بترهيب وقتل وقصف وتهجير وترحيل الشعب السوري من مناطق سكنه  منذ أكثر من ٧٥٠ يوما يحذّر الأمم المتحدة ويحتج أمامها… فهل أصبح يصدق نفسه… وهل  ما يحصل معه هو تكرار لما حصل مع  الراعي الكذاب!!!٠٠٠

اعتبرت دمشق ان استخدام المسلحين لأسلحة كيميائية في منطقة خان العسل في حلب “تصعيد خطير للجرائم التي ترتكبها المجموعات الإرهابية المسلحة”، معتبرة أن “تقاعس المجتمع الدولي عن محاسبة داعمي الإرهابيين شجعهم على ارتكاب جريمتها النكرا”، مؤكدة أنها لن تستخدم الأسلحة الكيميائية “إن وجدت” ضد شعبها.

وأكدت وزارة الخارجية السورية، في رسالتين متطابقتين لرئيس مجلس الأمن الدولي والأمين العام للأمم المتحدة، أنه سبق لسوريا أن عبّرت عن “تخوفها الجاد من قيام بعض الدول التي تدعم الإرهاب والإرهابيين بتقديم أسلحة كيميائية للمجموعات الإرهابية المسلحة والادعاء بأن الحكومة السورية هي التي قامت باستخدامها”٠

(…)

وطالبت دمشق المجتمع الدولي بـ”التحرك بشكل جاد وحازم لمنع المجموعات الإرهابية من الاستمرار بارتكاب جرائمها الخطرة ضد السوريين، عبر وضع حد للدعم المالي والعسكري واللوجستي والسياسي والإعلامي الذي تقدمه تركيا وقطر وبعض الدول الغربية لهم”.
(سانا)

 

le berger qui criait "au loup"

le berger qui criait “au loup”

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