سحق النصرة وتقليم جيش الإسلام – Ecraser le groupe “Al-Nosra” et d’élaguer “Jaych Al-Islam


إحدى القراءات للوضع في المنطقة وتبعات الهجوم السعودي والإماراتي على قطر

عنوان المقال: سقوط درعا ونهاية الأحلام

الهجوم السعودي والإماراتي على قطر، والمقاطعة شبه الكاملة هناك، سيكون لها ثمن يتعلق بتحجيم دور قطر إقليميًّا، وهذا سينعكس بالتأكيد على الأطراف المدعومة من قبلها، وبالتالي هناك ترتيبات جديدة تخص سورية؛ قد تكون نتيجة لذلك الهجوم، وبالعموم لن تكون خارج سحق (النصرة) وتقليم (جيش الإسلام) كذلك؛ مع ترامب ليس للسعودية إلا اليمن، وسورية مسألة توافق بين الدولتين العظمتين؛ وبالتالي ستسحق الأطراف المحسوبة على الدول الخارجية، بما فيها إيران٠

L’attaque de l’Arabie et des Émirats arabes unis contre Qatar et la rupture presque complète avec ce dernier, aurait pour but de réduire son rôle au niveau régional, et donc, une répercussion sur les parties soutenues par Qatar. De nouvelles dispositions concernant la Syrie pourraient être également les conséquences de cette attaque, ne serait moins que d’écraser (Al-Nosra) et d’élaguer la présence de (l’Armée de l’Islam). Avec Trump, l’Arabie Saoudite n’aura que le Yémen, quant à la Syrie, ce ne serait qu’une question d’accord entre les deux superpuissances, et les parties soutenues par des pays étrangers seraient écrasés, y compris l’Iran

Non-à-Vilayat-e-Al-Faqih

Le Vilayat-e-Al-Faqih ou l’Arabie Saoudite

http://www.geroun.net/archives/85421

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Syrie: “Le régime veut changer l’équilibre démographique du pays”


Syrie: “Le régime veut changer l’équilibre démographique du pays”

 Propos recueillis par Catherine Gouëset, le 12/05/2017

La guerre se poursuit en Syrie, malgré des négociations en cours à Astana sous l’égide du Kremlin. Témoignage de Brita Hagi Hassan, l’ancien “maire d’Alep-Est”.

“Le martyre des Syriens continue pendant que le monde regarde ailleurs”. C’est le cri lancé par Brita Hagi Hassan. Il a dirigé entre 2015 et 2016 le Conseil local d’Alep-Est, formé après que la rébellion en a chassé les forces du régime, en 2013. Cet ingénieur de 40 ans, natif de la capitale économique de la Syrie, a assisté au siège et aux innombrables bombardements imposés aux quartiers les plus peuplés d’Alep par le régime de Bachar el-Assad avant que ces quartiers soient vidés de leur population. 

Parti de la ville en juillet 2016 pour aller demander de l’aide aux pays européens, il n’a pas pu y retourner, en raison du siège imposé par l’armée du régime. Il vit désormais dans l’arrière-pays d’Alep. Contacté par L’Express, il témoigne des difficultés de millions de Syriens vivant dans les zones tenues par les rebelles, en particulier dans les gouvernorats d’Alep et d’Idleb dans le nord du pays, soumises depuis des mois à des frappes aériennes. 

Quelle est la situation dans les régions d’Idleb et d’Alep, tenues par les rebelles, où a trouvé refuge la population évacuée d’Alep-Est?

Le déplacement de populations ne s’est pas limité à la ville d’Alep. Il touche aussi les habitants de nombreuses régions de Syrie. Les conditions de vie des civils, installés dans des camps, pour la plupart, sont extrêmement difficiles. Les besoins vitaux les plus élémentaires ne sont pas assurés: beaucoup n’ont accès qu’à une eau insalubre. Et l’afflux de déplacés, en provenance des zones assiégées du reste de la Syrie se poursuit en direction de cette région, surpeuplée par rapport à ses capacités d’accueil.

La situation est aussi très dégradée en raison des bombardements continus depuis des mois. La plupart des hôpitaux et des centres de protection civile ont été détruits. Seuls fonctionnent encore ceux qui se trouvent sur la frontière syro-turque, ce qui est très insuffisant.

Le rapport de force entre groupes djihadistes et forces rebelles affecte-t-il les conditions de vie de la population dans ces régions?

Nous sommes contre Al-Qaïda et contre l’extrémisme. Daech et Al-Qaïda sont des fabrications du régime. C’est lui qui a sorti les djihadistes de ses prisons, lui qui les a laissés entrer en Syrie afin de donner à cette révolution, qui réclamait liberté et dignité, la couleur noire du terrorisme, dont personne ne veut en Syrie. À ce jour, l’armée libre [ASL] est la seule à les avoir combattus. C’est elle qui les a chassés d’Alep et de dizaines de villages et, récemment, de la périphérie de Damas. Elle demeure la seule capable de les chasser de toute la Syrie.

Le régime, lui, surfe sur le confessionnalisme et contribue à alimenter le terrorisme. Au lieu de combattre Daech ou Al-Nosra, il tue les civils, femmes et enfants compris, détruit les infrastructures vitales, à commencer par les centres de santé ou de protection civile.

Pensez-vous que l’accord de “désescalade” conclu à Astana sous l’égide de la Russie puisse offrir une voie de sortie de la guerre?

L’objectif affiché des discussions à Astana est la création de zones prétendument “sûres”. Rien de tel ne s’est produit jusqu’à présent. Bombardements, migrations forcées, sièges de villes et de quartiers entiers, affamés, se poursuivent.

LIRE AUSSI >> Des villes vidées de leur population après des années de siège

Le véritable objectif du régime d’Assad est clair: il s’agit de changer l’équilibre démographique du pays. La poursuite méthodique de déplacements de populations en est la preuve [De larges pans de population issues des villes ou quartiers hostiles au régime -en majorité sunnites, alors que le clan au pouvoir est alaouite, sont forcés de quitter ces zones, afin de permettre au régime de reprendre la main sur la “Syrie utile”]

Les frappes aériennes ont-elles diminué depuis l’annonce d’un accord sur des zones de “désescalade” par la Russie?

La diminution récente des bombardements dans le nord de la Syrie a été de pair avec leur augmentation dans les autres régions, aux alentours de Hama notamment, et la poursuite des déplacements de populations.

L’accord d’Astana, comme les précédents cessez-le-feu, est mort-né. Nous ne croyons pas à sa mise en application alors que nous avons demandé sans relâche un cessez-le-feu et l’arrêt des combats qui détruisent hommes, maisons et même la végétation.

Ces combats ont détruit 70% de la Syrie, coûté la vie à 600 000 Syriens et abouti au déplacement de 12 millions de personnes. Comment attendre la mise en oeuvre d’un cessez-le-feu, quand ceux qui sont désignés comme les garants – l’Iran et la Russie – sont les principaux responsables de ces crimes ?

Depuis qu’ont commencé les négociations à Astana, le feuilleton de la déportation des milliers de Syriens s’est poursuivi: Daraya, près de Damas, lors du sommet Astana 1, Le quartier de Waer à Homspendant Astana 2; Astana 3 pour Madaya et  Zabadani et Astana 4 pour Barzé et Qaboun. Et le feuilleton continue, sous les yeux insensibles du monde entier.

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/syrie-le-regime-veut-changer-l-equilibre-demographique-du-pays_1907561.html#mWO5CdyHIe2kaYgD.01

Stop Islam’s political ambition! Allah is not a politician!


Stop Islam’s political ambition ! Allah is not a politician !

 (Allah n’est pas un homme politique)

“Femen”

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Les-intégristes-en-Syrie – 

Stop Islam’s political ambition ! Allah is not a politician !

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Fillon : veut faire perdurer le chaos en Syrie


M. Fillon, en sa qualité d’homme politique n’hésite pas, à semer des polémiques, en balançant des propositions indignes d’un politicien. Erreur monumentale de la part d’un ancien premier ministre français…

Un petit rappel s’avère nécessaire, afin qu’il puisse disposer des informations concernant le vrai rôle de l’état de l’Iran islamique et des milices de Hezbollah, qu’il veut soutenir, pour combattre l’organisation extrémiste de l’EI “Daech”, qui sont, pour mémoire, sur le sol syrien depuis plus de 4 ans, mais pour soutenir le tyran Bachar Al Assad et non pas pour affronter “Daech”.

http://www.lepoint.fr/video/contre-daech-fillon-veut-soutenir-le-hezbollah-25-11-2015-1984604_738.php

L’armée syrienne, ses milices et ses alliés étrangers

mediaUn combattant de l’armée syrienne libre dans la ville de Beit Jiin à l’ouest de Damas, le 30 septembre.REUTERS/Alaa Al-Faqir

La Russie, qui a mené ce mercredi 30 septembre ses premières frappes aériennes en Syrie, est la dernière venue sur un champ de bataille où s’affrontent des combattants venus de dizaines de pays, en plus des membres de la Coalition internationale conduite par les Etats-Unis. Les médias braquent les projecteurs sur les jihadistes étrangers, mais ils évoquent beaucoup moins les forces étrangères qui soutiennent le régime. Pourtant, ils sont des milliers, venus de plusieurs pays, et actifs sur les fronts les plus difficiles.

De notre correspondant à Beyrouth,

L’Armée arabe syrienne (AAS) comptait au début du conflit, en mars 2011, près de 350 000 hommes, en grande partie des conscrits. En raison des pertes, des défections et des insoumissions, les effectifs sont tombés, aujourd’hui, à 125 000 hommes. En mars dernier, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) proche de l’opposition, avançait le bilan de 46 138 morts dans les rangs de l’armée, et 30 662 morts du côté des miliciens pro-régime. Actuellement, le nombre de militaires syriens tués au combat a dépassé les 55 000 et celui des miliciens approche des 40 000 victimes. En outre, des dizaines de milliers de soldats ont, soit déserté, soit rejoint les rangs des groupes rebelles armés.

Pour tenter de trouver un remède à la baisse chronique d’effectifs, qui se faisait cruellement sentir sur tous les fronts, le gouvernement syrien a pris une série de mesures : campagne médiatique appelant les jeunes à s’enrôler, amnistie présidentielle pour les insoumis et les déserteurs et augmentation de la solde pour les militaires au front.

En parallèle, et avec l’aide des 1 700 instructeurs russes et de centaines de conseillers iraniens, le régime a regroupé ses « comités populaires » et autres milices dans le cadre d’une armée supplétive dotée d’un état-major autonome, appelé l’Armée de défense nationale (ADN). Ce corps, dirigé par le général Mohammad Hawash, formé essentiellement de volontaires, compterait entre 80 000 et 100 000 hommes.

Le régime peut compter aussi sur de nombreuses autres unités combattantes, plus ou moins efficaces. Il y a d’abord les « Brigades du Baas », formées de membres du parti au pouvoir. Il s’agit en majorité de sunnites qui ont fui les régions passées sous contrôle des rebelles ou du groupe Etat islamique (EI), et dont le sort est étroitement lié à celui du régime. Ces brigades, dirigées par le secrétaire général adjoint du Baas, Hilal Hilal, compteraient quelque 10 000 combattants. Elles sont actives à Alep, dans la périphérie de Damas et dans la ville de Daraa, dans le Sud syrien.

Dans la ville de Deir Ezzor, à l’Est, l’armée syrienne est secondée par des unités tribales composées de membres des tribus sunnites des Chouheitat et des Bou Saraya, dont des centaines de membres ont été massacrés par l’EI. Dans cette ville, une milice arménienne de quelques dizaines de membres se bat également aux côtés de l’armée régulière.

Dans le désert de Homs, au centre, l’armée est épaulée dans la guerre contre l’EI par les « Aigles du désert », une unité comptant près de 6 000 combattants tribaux, qui ont une connaissance parfaite du terrain.

Un autre corps militaire, appelé « Kadesh », regroupe cinq à six mille miliciens directement rattachés à l’état-major de la Garde républicaine, l’unité d’élite de l’armée, dirigée par le général Maher al-Assad, le frère du président syrien. Il s’agit principalement d’anciens rebelles et déserteurs qui ont rejoint le régime après avoir bénéficié d’une amnistie dans le cadre de processus de « réconciliation ».

L’apport décisif du Hezbollah

Toutes ces forces réunies n’ont cependant pas suffi à empêcher la progression de l’EI, du Front al-Nosra (la branche syrienne d’al-Qaïda), et des autres groupes rebelles. Un apport externe était nécessaire et c’est le Hezbollah libanais qui, le premier, s’est massivement impliqué sur le terrain syrien. Au vu des fronts dont il a la charge, les experts estiment à 8 000 le nombre de combattants du parti chiite libanais engagés en Syrie.

Leur contribution décisive a permis de remporter des batailles importantes comme celles de Qousseir (contre les groupes de combattants anti-régime), au printemps 2013, et du Qalamoun, en 2014. Ils sont essentiellement déployés dans la région frontalière entre la Syrie et le Liban, mais aussi dans la province de Quneitra, limitrophe du Golan occupé par Israël, et dans les localités chiites de Foua et Kefraya, encerclées par les rebelles à Idleb (Nord), et de Nobol et Zahraa à Alep (Nord).

Au printemps dernier, des sources de sécurité syrienne ont révélé que 7 000 à 10 000 soldats de la brigade al-Qods, l’unité d’élite des Gardiens de la révolution iranienne (n’ont jamais combattu Daech), ont été déployés autour de Damas pour protéger la capitale après la prise de la cité antique de Palmyre par l’EI et de la province d’Idleb, par le Front al-Nosra.

Le régime syrien peut aussi compter sur les 3 000 hommes des « Brigades Aboul Fadl al-Abbas », composées de chiites irakiens. Ces unités sont essentiellement chargées de la protection du mausolée de Sitt Zeinab, la sœur de l’imam Hussein, le petit-fils du prophète Mohammad, vénérée par les chiites, situé au sud de Damas (n’ont jamais combattu Daech). Avant la prise par l’EI de Mossoul et la proclamation du califat, en juin-juillet 2014, ces brigades déployaient en Syrie quelque 10 000 hommes. Mais à la suite de la montée en puissance de l’organisation terroriste en Irak, une grande partie d’entre eux est rentrée au pays pour livrer sa propre bataille.

Des Afghans et des Palestiniens

Moins connus sont les « fatimides afghans », des volontaires de la minorité chiite afghane des Hazaras, recrutés surtout en Iran. Au nombre de 3 000, ils se battent sur les fronts du Nord et du Sud syriens (contre les groupes de combattants anti-régime). La presse iranienne fait parfois état de funérailles de ces combattants « tombés en martyrs en Syrie » et enterrés en Iran.

Parmi les alliés étrangers du régime syrien figurent plusieurs milliers de combattants palestiniens. Ils appartiennent soit à l’Armée de libération palestinienne (ALP), un contingent relevant de l’armée syrienne et exclusivement composée de réfugiés palestiniens de Syrie ou de leur descendance, soit à des organisations palestiniennes proches de Damas, comme le Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG) d’Ahmad Jibril. Ils sont surtout déployés dans le camp de Yarmouk, au sud de Damas, face à l’EI et au Front al-Nosra.

Il existe enfin une milice relevant du Parti syrien national social (PSNS), qui est une formation libanaise historiquement bien implantée en Syrie et qui dispose de députés dans les Parlements des deux pays. Ce parti laïc défend l’idéologie d’une Grande Syrie, regroupant les territoires actuels de Syrie, d’Irak, de Jordanie, de Palestine, du Liban et de Chypre. Les 5 000 combattants de ce parti appartiennent aux différentes communautés religieuses et sont Syriens en majorité. Mais plusieurs Libanais qui combattaient dans leurs rangs dans les régions de Lattaquié (Ouest), de Homs (centre) et de Soueida (sud) ont été tués et enterrés au Liban.

Ces faits prouvent que la guerre syrienne attire des combattants étrangers aussi bien dans le camp des jihadistes que dans celui du régime syrien. Cela illustre la complexité de cette crise, qui ressemble plus à un conflit mondial qu’à une guerre régionale, surtout depuis que les deux plus grandes puissances militaires de la planète, les Etats-Unis et la Russie s’y sont directement impliquées.

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20151001-syrie-armee-milices-allies-etrangers-russie-etats-unis-etat-islamique

 

Syrie: La nouvelle alliance anti-Daech


Galactéros – Syrie : la nouvelle alliance anti-Daech

Jeudi 03.09.2015

Rouge-et-Mort

Rouge-et-Mort

On n’y croyait plus ! Les exécutions aussi spectaculaires qu’impunies, le saccage laissé sans réponse de trésors culturels de l’humanité, le grignotage méthodique et ultraviolent d’immenses territoires, les émules sanguinaires aux quatre coins du monde ont fini par inquiéter. “On” semble avoir pris la pleine mesure de la menace constituée par l’État islamique et décidé de lui porter un coup important.
La lutte est en effet sur le point de prendre un tour décisif avec la décision de Moscou d’apporter un soutien militaire important à Damas (déjà appuyé militairement au sol par Téhéran) pour empêcher Daech de submerger le régime exsangue de Bachar el-Assad. Enfin une once de lucidité et de détermination pour rebattre les cartes de nos apprentis sorciers occidentaux, et notamment français, au Moyen-Orient. Car, encore une fois, Paris n’a très probablement rien vu venir et/ou s’est enferré avec jubilation dans son soutien au plus mauvais cheval, celui de la “Coalition nationale syrienne”, très modérément “modérée” et à vendre au plus offrant. Nous qui nous alarmons sans cesse du retour de la politique de puissance de “l’ogre russe” venons, à force d’aveuglement dogmatique, de lui offrir un point d’ancrage régional et d’influence globale considérable…

Des pilotes russes à la rescousse
Une délégation militaire russe serait déjà arrivée en Syrie, installant son camp sur une base aérienne contrôlée par le régime dans la région de Damas et devant servir d’avant-poste aux opérations russes. Dans son sillage, des milliers d’hommes, conseillers, instructeurs, responsables logistiques, personnel technique, responsables de la défense aérienne et pilotes des forces aériennes russes (hélicoptères d’attaque et chasse) seraient en phase de déploiement pour combattre enfin efficacement l’État islamique (et les rebelles) sur le territoire syrien. Russes comme Iraniens ont certes du mal à entraîner et équiper une armée syrienne, laissée en lambeaux par la guerre civile et dont la remontée en puissance opérationnelle pourrait prendre du temps. Mais Moscou fournit déjà chaque semaine, via le port de Tartous, armes (missiles, pièces détachées et différents types de munitions) aux forces syriennes, négocie avec Damas pour la livraison d’avions Mig-29 et Yak-130. Et l’arrivée de pilotes russes dans le ciel syrien ne sera pas sans effet.
Ce mouvement stratégique est aussi le fruit de consultations multiples entre la Russie et l’Iran. Téhéran a dépêché récemment à Moscou le général iranien Quasem Soleimani, chef d’Al-Qods, la force spéciale des Gardiens de la révolution, afin de parler de la menace que l’EI représente pour le régime d’Assad. Empêcher Daech de faire de Damas très affaiblie sa capitale, d’atteindre les républiques de l’ancienne URSS et de remettre en cause la mainmise de Moscou sur Tartous justifie de tout mettre en œuvre pour maintenir Assad au pouvoir et faire du pays une zone tampon précieuse.

Le jeu de Washington
Les Russes ne sont toutefois pas les seuls à coordonner avec les Iraniens leur politique au Moyen-Orient. Washington aussi a consulté des représentants de la République islamique pour agir contre l’EI en Irak. L’accord sur le nucléaire iranien du 14 juillet dernier a permis de faire converger les vues sur la place centrale de l’Iran dans la coalition contre l’organisation jihadiste en Irak, la coopération irano-américaine se concentrant sur la province d’Anbar (où les Irakiens n’ont pas su repousser l’EI) et sur Mossoul, toujours occupée.
On peut logiquement déduire du silence américain sur ce mouvement militaire russe qu’il traduit un quitus implicite à cette implication inquiétante mais bienvenue. L’Amérique, on le sait, ne veut pas s’engager massivement au sol. À ce jour, d’ailleurs, nulle dénonciation publique à Washington de la manœuvre russe et une opportune cessation des appels des États-Unis à la dissolution du régime d’Assad… Tandis que Paris, au plus haut niveau, appelle à la “neutralisation” (sic) du président syrien.
On ne peut toutefois exclure un calcul plus machiavélique de Washington en arrière-fond de cette bienveillance quasi affichée. En effet, Téhéran et Moscou, chaque jour plus affaiblis économiquement par les sanctions (et pour Téhéran par son implication militaire au Yémen et en Irak), ne peuvent que s’enferrer économiquement dans un soutien militaire de longue haleine à Damas, difficile à financer et à légitimer sur le plan intérieur. Cela pourrait favoriser les positions commerciales américaines en faisant pression pour une ouverture maximale du marché iranien, mais aussi les manœuvres politiques de Washington, en relançant la contestation populaire interne dans ces deux pays jusqu’à la déstabilisation de leurs régimes, que les États-Unis appellent toujours de leurs vœux. À tort ou à raison…

Une alliance à fronts renversés
Même la Turquie, qui avait jusqu’alors évité toute action renforçant Assad, a dû digérer le silence américain et se faire pardonner son soutien initial aux mouvements de combattants et d’armements du jeune État islamique. Ankara mène désormais des raids aériens contre Daech en Syrie pour rentrer dans le rang otanien. Mieux encore, au cours d’un récent voyage au Qatar, Erdogan serait parvenu à un accord avec les Qataris et les Saoudiens (!) concernant un programme d’armement des rebelles d’al-Nosra soutenus par les Frères musulmans – pourtant ennemis jurés du régime du Caire et du royaume wahhabite – qui luttent contre Daech (pour des raisons différentes, toutefois). Nous ne sommes plus très loin d’une alliance de circonstance et à fronts renversés entre, d’une part, ces mouvements sunnites rebelles appuyés par les monarchies du Golfe et, de l’autre, le Hezbollah et autres milices chiites ! Tout cela au profit immédiat du “boucher Assad” mais surtout de la sécurité globale des grands acteurs traditionnels.
À défaut d’avoir permis un rapprochement historique entre l’Iran et l’Arabie saoudite, encouragé par Moscou mais contraire aux intérêts pétroliers américains, ces rapprochements de terrain témoignent en tout cas d’une prise de conscience de l’ampleur de la menace que fait peser Daech sur la stabilité du monde. Il ne semble pas que cette lucidité salutaire ait encore atteint les rives de la seine.

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/caroline-galacteros/galacteros-syrie-la-nouvelle-alliance-anti-daesh-03-09-2015-1961580_2425.php

La carotte Iranienne

La carotte Iranienne

de la Seine

بماذا تختلف جماعة «أحرار الشام» عن تنظيم القاعدة أو عن الوهابية السعودية ؟/ Le mouvement d’Ahrar Al-desCham est-il vraiment différent ?


Etat Laïque

Etat Laïque

أعلنت حركة “أحرار الشام” الإسلامية أن الحركة أكدت بانبثاقها من الشعب السوري، وأنها حركة إسلامية سورية، لا ترتبط بأي تنظيمات خارجية بما فيها “تنظيم القاعدة”٠

ومع ذلك، جاء في تعريف حركة أحرار الشام الإسلامية أنها: ٠

حركة إسلامية إصلاحية تجديدية شاملة، (تسعى إلى) بناء دولة إسلامية، تكون السيادة فيها لشرع الله وحده مرجعاً وحاكماً وموجهاً وناظماً لتصرفات الفرد والمجتمع والدول، (…)، تستمد منهجها ومشروعية وجودها من الإسلام، وتعتمد على الشرعُ الحنيفُ في الأهداف والوسائل٠

بماذا تختلف جماعة «أحرار الشام» إذا عن تنظيم القاعدة أو جبهة النصرة أو عن منهج الوهابية السعودية المتزمتة التي تدعمها أو عن قطعان داعش المتوحشة ؟

Le mouvement islamique « Ahrar al-Cham » a annoncé que le mouvement a confirmé s’est émergé du peuple syrien, qu’il est un mouvement islamique syrien, non lié à des organisations externes, y compris « l’organisation d’Al Qaeda ».
Pourtant, dans la définition du mouvement il a été précisé : qu’il est un mouvement islamique de réforme globale et innovant, (oeuvrant pour) établir un Etat islamique, dont la souveraineté de référence est celle de la loi (la Charia شريعة) de Dieu , seul gouverneur, dirigeant et chronométreur des actions des individus et de la société, (…), tire son approche et sa légitimité de son existence de l’islam, se basant sur la vraie Chari’a, que ce soit dans l’objectif ou les moyens.

Alors, en quoi le groupe d’«Ahrar Al-Cham» se voit-il différent des autres groupes d’intégristes, que ce soit de ceux appartenant à Al-Qaeda, ou  Al-Nosra ou  du système politico-religieux du Wahabisme d’Arabie, voire même des hordes tueurs de Daech ?

Non à la politisation de la réligion

Syrie-L’alliance rebelle du Sud rejette tout lien avec Al Nosra – موقف الجبهة الجنوبية من جبهة النصرة والفصائل التكفيرية


drapeau

Syrie-L’alliance rebelle du Sud rejette tout lien avec Al Nosra

BEYROUTH, 14 avril (Reuters) – Les rebelles soutenus par les Occidentaux dans le sud-ouest de la Syrie, la partie du pays où ils sont solidement implantés, rejettent ouvertement tout lien avec les djihadistes du Front al Nosra, signe de frictions qui pourraient déboucher sur de nouveaux combats au sein de l’opposition à Bachar al Assad.

Après quatre années de guerre civile, le territoire syrien se partage essentiellement entre les forces gouvernementales et les deux principaux groupes djihadistes, Nosra, branche syrienne d’Al Qaïda, dans le Nord-Ouest, et l’Etat islamique dans l’Est. Comparativement, les rebelles qualifiés de “modérés” auxquels les Etats-Unis et les pays arabes apportent publiquement leur soutien ne contrôlent qu’une petite partie du pays. Mais l’alliance connue sous le nom de Front du Sud est puissante dans la région frontalière avec la Jordanie et Israël. Ces dernières semaines, ses combattants ont pris un poste-frontière et une localité aux mains du gouvernement après avoir repoussé une offensive des forces de Damas. Le Front al Nosra, qui a écrasé la rébellion “modérée” dans le nord du pays, est également actif dans le Sud et a parfois combattu aux côtés du Front du Sud contre les forces gouvernementales dans une relation qui est souvent apparue ambiguë aux yeux des observateurs. Mais le Front du Sud a diffusé ces derniers jours un long communiqué condamnant l’idéologie du Front al Nosra et rejetant toute coopération avec lui. “Nous devons exprimer clairement notre position: ni le Front al Nosra ni toute autre organisation se réclamant de cette idéologie ne nous représente”, a déclaré Bachar al Zoubi, chef de l’armée de Yarmouk, l’une des principales brigades du Front du Sud. “Nous ne pouvons pas recevoir nos ordres de Zawahri et Nosra”, a-t-il dit, par allusion au chef d’Al Qaïda Ayman al Zawahri.
DÉFECTIONS
Ce communiqué, a expliqué Bachar al Zoubi, vise à clarifier la position du Front du Sud, et nullement à obtenir davantage d’aide étrangère. A en croire Aboul Majd al Zoubi, qui dirige l’Organisation syrienne des médias, liée à l’alliance modérée, l’objectif est d’isoler le Front al Nosra. “Notre porte est ouverte aux combattants du Front al Nosra qui souhaiteraient faire défection et rejoindre les brigades du Front du Sud. Nous n’appelons pas à une confrontation, mais le Front du Sud est plus fort”, dit-il. La diffusion de ce communiqué semble avoir été motivée par de récents incidents entre les deux groupes, notamment autour du poste de Nassib, à la frontière avec la Jordanie. Ce poste-frontière a été pris aux forces gouvernementales le 1er avril, le Front du Sud et le Front al Nosra affirmant tous deux avoir joué un rôle décisif dans cette victoire. Selon plusieurs spécialistes, dont un responsable des services de renseignement américains, les brigades du Front du Sud sont effectivement plus fortes que les djihadistes dans la région. Mais le Front al Nosra reste puissant et l’Etat islamique pourrait à son tour chercher à s’étendre sur ce territoire, dans le cadre d’une stratégie d’expansion au-delà de ses bastions de l’Est. Des combattants de l’EI ont ainsi lancé un assaut ces derniers jours contre une base aérienne de la province de Soueïda, dans le Sud syrien. Bachar al Zoubi y voit une façon pour l’Etat islamique d’annoncer son arrivée dans la région et réclame une aide internationale plus importante afin de repousser les djihadistes.(Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
 الجبهة الجنوبية

الجبهة الجنوبية

جيش اليرموك بعد بيان عدم التعاون مع النصرة: نريد سوريا لكل السوريين

جيش اليرموك بعد بيان عدم التعاون مع النصرة: نريد سوريا لكل السوريين

الهيئة السورية للإعلام smo:

كلمة موجهة من القائد العام لألوية سيف الشام أبو صلاح الشامي إلى قادة وعناصر تشكيلات الألوية (ألوية سيف الشام) في الجبهة الجنوبية:

إخواني الأفاضل من قادة وثوار يا من ترابطون على الثغور، ويا من سطرتم البطولات بدمائكم وجهادكم وكنتم رمزاً للشجاعة والإخلاص، وقارعتم نظام الإجرام والاحتلال الإيراني لسنوات.

أحبكم في الله وأنا على العهد ما حييت مخلصاً لكم وللثورة المباركة وبعد:

فيما يخص القرار الذي تم اتخاذه وموقفنا من جبهة النصرة والفصائل التكفيرية، فإننا بداية نوضح لكم أن هذا القرار وطني سوري وثوري، ولا يمت بصلة لأي رغبة خارجية، ولم ولن نكون كذلك، وسوف نكون دوماً جنداً في أي مكان تقتضيه مصلحة سوريا وشعبها وثورتها المباركة.

فنحن من خرج بالثورة وهم من ركبوا موجتها وغيروا المسار إلى الأدلجة وتقسيم الثوارإلى قسمين لا ثالث لهم، حسب معاييرهم لا حسب المعايير الإسلامية والوطنية، فأصبح كل من يرفع علم الثورة هو بالنسبة لهم كافر، ومن يرفع علمهم هو المؤمن المجاهد، هذا القرار نابع من عقيدتنا الدينية والوطنية، والله لم نكن ولن نكون عملاء للخارج، ولا نرى فيهم ولا في داعش وهما وجهان لعملة واحدة إلا طرفاً وسبباً أطال عمر النظام وأباح له استقدام نظرائهم من شذاذ آفاق الشيعة على مرأى العالم بعد أن حاولوا اختزال الثورة بهم، وهذا أساء جداً للثورة وأفقدها الرأي العام.

كلنا أصبح يعلم ما صنعته النصرة في المخيمات الفلسطينية جنوب العاصمة دمشق، وكيف أنها فسحت المجال لشقيقتها داعش بدخوله والتنكيل بالمسلمين داخل المخيمات، وهناك الكثير من الحوادث التي نرى فيها أنياب النصرة والتكفيريين بارزة على الثوار بحجة أنهم كافرون لا يرضون بحكم الشرع.

نحن مسلمون ولكن إسلامنا حسب ما أمر به الله ورسوله لا حسب المعايير الداعشية ومعايير النصرة، فلا نرضى بالمزاودة علينا وعلى إسلامنا، كما كان يصنع النظام عندما كان يزاود علينا بالوطنية لأنه اختزل الوطنية بمعاييره التي تحافظ على بقائه في السلطة.

لا نريد أي تكفيري فوق التراب السوري وليذهب جميع التكفيريين إلى خارج حدودنا من حيث جاؤوا فهم من يتآمرون على شعبنا، ولقد حملونا من الأعباء السياسية الكثير فكانت العثرة التي تواجه أي حراك سياسي يفضي إلى حل أزمة الشعب السوري ورفع الظلم عنه، بالإضافة إلى الأعباء الاجتماعية فما دخلوا مكاناً إلا وكان الهلع والخوف عنواناً للسكان “جلد وتنكيل”، وأعباء شتى لا حصر لها.

لقد خرجنا منذ سنوات أربع لبناء دولة الحرية والمساواة والعدل ورفع الظلم عن شعبنا وأهلنا، ولم نخرج لبناء دولة القاعدة ولا لنكفر الناس، تلك الكلمات أتمنى أن تصل إلى قلوبكم، وأن تكونوا كما عهدناكم أهلاً للمسؤولية ورجال النصر وأمل الثورة السورية، وأنتم من رفع الرؤوس من خلال تضحياتكم وإخلاصكم المنقطع النظير، لا تلتفتوا إلى هؤلاء التكفيريين، وامضوا في سبيل الله وجاهدوا في سبيله حق الجهاد كما أمر هو، والله ناصركم، وما النصر إلا من عند الله، والسلام عليكم ورحمة الله وبركاته.

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