Sur la question du retrait américain de la Syrie et de ses répercussions possibles


Stafs-militaires
Dimanche 23 décembre 2018
Ziad Majed

Le président américain Donald Trump a surpris son administration, la plupart des responsables américains et du monde entier dans un tweet annonçant sa décision de retirer les forces spéciales de son pays basées au nord-est de la Syrie dans le cadre de la « Coalition internationale contre le terrorisme ».

La surprise résidait dans le calendrier et le format de la déclaration plutôt que dans la décision elle-même. Trump ne semblait pas être dérangé par la question syrienne. Lui, malgré ses reproches à son prédécesseur Obama le retrait hâtif et non réussi de l’Irak, annoncée au cours de sa campagne électorale et à deux reprises ces deux dernières années, il a exprimé le souhait de retirer les soldats américains (nombre estimé à 2 000 soldats) de la Syrie, avant même l’achèvement de « leurs victoires » et de leurs alliés les milices Kurdes contre l’organisation de l’Etat islamique « Daech », raison de leur intervention déclarée dans le conflit à l’été 2014.

Mais le moment est venu maintenant, après l’escalade politique et économique de l’administration américaine contre Téhéran et le retrait américain de l’accord nucléaire, suite à la nomination de James Jeffrey en tant qu’envoyé spécial en Syrie, ainsi qu’après les déclarations d’un certain nombre de faucons qui ont confirmé de rester dans la région jusqu’à la confirmation du retrait de l’Iran et de ses alliés de la Syrie, a surpris plusieurs personnes et a poussé le ministre de la Défense Américain James Matisse à démissionner.

La Turquie et les Kurdes de Syrie
Parmi les spéculations, certaines sont liées au moment choisi pour annoncer le retrait, suite à un contact direct avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui mobilise ses forces depuis un certain temps et menace d’intervenir contre les milices kurdes à Manbej et de l’Est de l’Euphrate, afin de les éloigner de la frontière avec son pays et de nuire à leur projet politique et souverain. Cela pourrait conduire, si le retrait était réalisé, à une main mise de la Turquie dans des zones où les Américains ont jusqu’ici protégé leurs alliés kurdes, aidés par des milliers de raids aériens pour avancer aux dépens de « Daech ».

De l’autre côté, les forces kurdes semblent être privées de toute couverture internationale décisive et devant choisir deux obligations. La première, faire face à la perspective d’une invasion turque et à la poursuite des Américains, des Russes et des Européens, afin de la maintenir confinée à Manbej et à certains points frontaliers. La seconde consiste à négocier avec le régime syrien une coordination face à l’expansion turque et à obtenir l’appui de la Russie à cette coordination, ce qui signifie « le capitulation » aux conditions d’Assad et de Moscou, et le retrait de la plupart des propositions d’indépendance et l’ouverture des régions de l’est et du nord-est à l’armée et aux milices du régime (ainsi qu’aux milices chiites proche de Téhéran). Mais en tout cas, tout ceci ne donne aucune garantie aux kurdes, car Ankara négocie principalement avec la Russie et l’Iran, ainsi qu’avec les États-Unis, et peut échanger une partie d’Idleb contre une partie du nord-est de la Syrie si elle est contrainte, voire limitée, à un accord avec Moscou pour soutenir les projets russes dans le cadre de la prochaine étape, sans nécessité de faire « beaucoup de concessions ».

Iran et Israël
Parmi les conjonctures proposées, celles de l’équation israélo-iranienne et de son évolution, et de ce que la décision de Trump montre un déclin du rôle direct des Etats-Unis, précédemment évoqué, face à Téhéran en Syrie, en contrepartie de l’escalade israélienne contre elle et de la reprise des attaques sur ses positions et les positions de ses alliés (ce qui a nettement reculé les derniers mois à la demande de la Russe). Si la fuite dans la presse prouve que Netanyahu était le seul officiel étranger que Trump avait informé de sa décision avant de Twitter, cela signifie que Washington a promis de couvrir de tels processus en rassurant Tel Aviv, inquiet des répercussions possibles du retrait américain sur la question de la prolifération iranienne et de l’activité du parti du Hizbollah près du Golan occupé.

La Russie en tant que premier bénéficiaire
De tout ce qui précède, il semble que la décision du président américain bénéficiera en premier lieu à la Russie. En l’absence d’un rival international et au moment de la transition de la mission de médiation de l’ONU de Staffan de Mistura (dont le nom n’était associé qu’à l’échec de sa mission en Syrie) à Gader Pederson. Elle tentera, probablement, à consacrer les voies politiques et distribuer les rôles entre les différentes parties régionales (Iran, Israël et Turquie) ce qui les laissent suspendues à son « arbitrage », par exemple, elle accepterait l’élargissement du contrôle du nord par Ankara et, en retour, favoriserait un accord entre le régime et les forces kurdes permettant de rapprocher temporairement le reste du nord-est et de l’est. Il est, également, possible de fermer les yeux sur l’escalade israélienne contre l’Iran et ses alliés à condition que celui-ci reste confiné géographiquement et ne soit pas hors de contrôle. Quant à Téhéran, qui concentre son attention sur les frontières irako-syriennes, syro-libanaises et sur certaines zones autour de Damas et de son aéroport international, où des milices loyales sont déployées dans des villes et villages vidés de leur population, il serait conscient de ses marges étroites et se contentant de son contrôle actuel et de sa stratégie habituelle de miser sur le temps, et sur « l’ennui des adversaires et sur leurs épuisements ».

Cependant, tout ce qui reste à faire est bien entendu subordonné à la transformation de la décision déclarée de Trump en action rapide sur le terrain. Ce n’est pas encore certain pour plusieurs raisons, notamment la possibilité de demander à ses conseillers et à l’institution militaire de différer ou de mettre sa décision en œuvre par étapes de manière qui ne sort pas complètement Washington hors de l’équation. De nombreux alliés traditionnels des États-Unis en Europe (la France et la Grande-Bretagne, qui disposent également de forces spéciales sur le terrain au sein de l’Alliance internationale) et dans la région (Israël et l’Arabie saoudite) ne favorisent pas ce retrait chacun pour ses propres raisons. Trump, qui a besoin de la déclaration « d’accomplissement », a choisi de l’appeler une « victoire sur le terrorisme » au moment où il est exposé à une pression interne résultant des enquêtes sur ses relations russes illicites, de son affrontement avec les démocrates (et certains républicains) sur le financement du mur à la frontière avec le Mexique, pourrait considérez la logistique de retrait annoncée et les problèmes de calendrier sont des questions décidées par l’administration des forces américaines, donnant à Washington plus de temps pour finaliser des accords et éviter des scénarios qui accentueraient ses traces et l’érosion de son emprise internationale.

Tout cela signifie que nous entrons dans une nouvelle phase du long conflit en Syrie, sans horizon clair ni données diplomatiques et de terrain capables de résoudre les problèmes dans un avenir proche.

* Écrivain et universitaire libanais

عن مسألة الانسحاب الأمريكي من سوريا وتداعياته المحتملة

فاجأ الرئيس الأمريكي دونالد ترامب إدارته ومعظم المسؤولين في الولايات المتّحدة الأمريكية وفي العالم بتغريدة أعلن فيها قراره سحب قوات بلاده الخاصة المتمركزة في الشمال الشرقي السوري، في إطار ما يُعرف بـ”التحالف الدولي لمكافحة الإرهاب”.

والمفاجأة كمنت في توقيت الإعلان وشكله أكثر منها في القرار نفسه. فترامب لم يبدُ مرّة مكترثاً بالشأن السوري. وهو، وإن عاب على سلفه باراك أوباما انسحاباً مبكراً وغير موفّق من العراق، سبق وأعلن خلال حملته الانتخابية ثم في مناسبتين في العامين الماضيين عن رغبته في سحب الجنود الأمريكيّين (المقدّر عددهم بألفي مقاتل) من سوريا، حتى قبل اكتمال “انتصارهم” وحلفائهم في الميليشيات الكردية على تنظيم الدولة الإسلامية “داعش”، سبب تدخّلهم المعلن في الصراع هناك صيف العام 2014.

لكن التوقيت الآن، بعد تصعيد الإدارة الأمريكية سياسياً واقتصادياً ضد طهران والانسحاب من الاتفاق النووي معها، وبعد تعيينها جيمس جيفري مبعوثاً خاصاً لِسوريا، وبعد تصريحات لعدد من صقورها أكّدت على البقاء في المنطقة إلى حين التأكّد من انسحاب إيران وحلفائها منها، داهمت كُثراً ودفعت وزير الدفاع الأمريكي جيمس ماتيس إلى الاستقالة، وأطلقت العديد من التكهّنات.

تركيا وأكراد سوريا
من هذه التكهّنات ما يرتبط بتوقيت الإعلان الترامبي بُعَيد اتصال مباشر مع الرئيس التركي رجب طيّب اردوغان، الذي يحشد منذ فترة قواته ويهدّد بالتدخّل ضد الميليشيات الكردية في منبج وشرق الفرات لإبعادها عن الحدود مع بلاده وضرب مشروعها السياسي السيادي. وهذا قد يُفضي، إن تحقّق الانسحاب، إطلاقاً لِيد تركيا في مناطق حمى فيها الأمريكيون حلفاءهم الأكراد حتى الآن بعد أن عاونوهم بآلاف الغارات الجويّة للتقدّم على حساب “داعش”.

في المقلب الآخر، تبدو القوى الكردية عاريةً من كلّ غطاء دولي حاسم ومضطرة لخيارَين كلاهما مرّ. الأول، مواجهة احتمالات الاجتياح التركي والسعي لدى الأمريكيين والروس والأوروبيين لإبقائه محصوراً في منبج وبعض النقاط الحدودية. والثاني، التفاوض مع النظام السوري للتنسيق في مواجهة التوسّع التركي إياه، والحصول على دعم روسي لهكذا تنسيق، بما يعني “الاستسلام” لشروط الأسد وموسكو والتراجع عن معظم الطروحات الاستقلالية وفتح المناطق الشرقية والشمالية الشرقية أمام جيش النظام وميليشياته (ومعها الميليشيات الشيعية الموالية لطهران). وهذا كلّه غير مضمون للأكراد في أي حال، إذ أن أنقرة تفاوض أساساً مع كلّ من روسيا وإيران كما مع الولايات المتحدة، ويمكن لها مقايضة بعض إدلب ببعض الشمال الشرقي السوري إذا اضطرّت، أو حتى الاكتفاء بتفاهمات مع موسكو لدعم الخطط الروسية للمرحلة المقبلة من دون الحاجة إلى “تنازلات” كثيرة.

إيران وإسرائيل
من التكهّنات المطروحة أيضاً، ما يتعلّق بالمعادلة الإيرانية – الإسرائيلية سورياً وتطوّرها، وما يُظهره قرار ترامب من تراجع للدور الأمريكي المباشر الملوَّح به سابقاً في مواجهة طهران داخل سوريا، مقابل عودة التصعيد الإسرائيلي ضدّها واستئناف ضرب مواقعها ومواقع حلفائها (وهو ما تقلّص في الأشهر الأخيرة بِطلب روسي). وإذا تأكّد ما تسرّب في الصحافة من أن نتنياهو كان المسؤول الأجنبي الوحيد الذي أطلعه ترامب على قراره قبل تغريده، ففي الأمر ما يشير إلى وعود بتغطية واشنطن لهكذا عمليات تطمئن تل أبيب القلقة من التداعيات المحتملة للانسحاب الأمريكي على مسألة الانتشار الإيراني والنشاط الحزب-إلهي على مقربة من الجولان المحتل.

روسيا كمستفيد أوّل
يبدو من كلّ ما ورد آنفاً أن روسيا ستكون الأكثر استفادة من قرار الرئيس الأمريكي. فهي ستحاول تكريس قيادتها للمسارات السياسية كما للديناميات الميدانية السورية في غياب منافس دولي لها وفي لحظة انتقال مهمّة الوساطة الأممية المترنّحة من ستافان دي مستورا (الذي لم يقترن اسمه بغير الفشل) إلى غير بيدرسون. وهي ستعمد على الأرجح إلى تعزيز السيناريوهات التي تقسّم الأدوار بين مختلف الأطراف الإقليمية (إيران وإسرائيل وتركيا) بما يبقيها جميعاً محتاجةً إلى “تحكيمها”. ولا يُستبعد مثلاً أن تقبل موسكو بتوسيع أنقرة لرقعة سيطرتها شمالاً وأن تعمد بالمقابل إلى رعاية اتفاق بين النظام والقوى الكردية يجعل باقي مناطق الشمال الشرقي والشرق بعهدتهما معاً مؤقتاً. كما لا يُستبعد أن تغضّ النظر عن تصعيد إسرائيلي ضد إيران وحلفائها شرط بقائه محصوراً جغرافياً وعدم خروجه عن السيطرة. أما طهران التي تركّز اهتمامها على الحدود العراقية السورية والسورية اللبنانية وبعض المناطق المحيطة بدمشق ومطارها الدولي حيث تنتشر الميليشيات الموالية لها في مدن وبلدات أُفرغت من سكّانها، فتدرك ضيق هوامشها وتكتفي راهناً بما تسيطر عليه وبالرهان المعهود في استراتيجيتها على الوقت وعلى “ملل الخصوم وتعبهم”.

على أن كل ما ورد يبقى بالطبع مشروطاً بتحوّل قرار ترامب المُعلن إلى إجراءات ميدانية سريعة. وهذا ما ليس مؤكّداً بعد لعدّة أسباب، منها احتمالات طلب مستشاريه ومعهم المؤسسة العسكرية تأجيله أو تنفيذه على مراحل لا تُخرج واشنطن تماماً من المعادلة. ومنها أنّ كثرة من حلفاء الولايات المتّحدة التقليديّين في أوروبا (فرنسا وبريطانيا ولهما أيضاً قوات خاصة على الأرض ضمن “التحالف الدولي”) وفي المنطقة (إسرائيل والمملكة العربية السعودية) لا يحبّذونه كلّ لأسبابه. ومنها أخيراً أن ترامب المحتاج إلى إعلان “إنجاز” ما اختار أن يسمّيه “انتصاراً على الإرهاب” في لحظة تعرّضه لضغط داخلي نتيجة التحقيقات الخاصة بعلاقاته الروسية غير المشروعة، وبصدامه مع الديمقراطيين (وبعض الجمهوريّين) حول تمويل الجدار على الحدود مع المكسيك، إنما يستطيع لاحقاً اعتبار لوجستيات الانسحاب الذي أعلنه وجدوله الزمني مسائل تقرّرها إدارة القوات الأمريكية، بما يمنح واشنطن المزيد من الوقت لإتمام اتفاقات وتفادي سيناريوهات تزيد من إرباكها ومن تهاوي سطوتها دولياً.

وهذا كلّه يعني أننا ندخل في مرحلة جديدة من مراحل الصراع الطويل في سوريا وعليها، من دون أفق واضح أو معطيات ديبلوماسية وميدانية يمكن أن تحسم الأمور في المدى المنظور.

* كاتب وأكاديمي لبناني

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هيئة تحرير الشام (جبهة النصرة) تكشف أوراقها


 

هيئة تحرير الشام تكشف أوراقها
علي العبدالله
2 أغسطس 2017

لم تكتفِ هيئة تحرير الشام، وعمودها الفقري جبهة فتح الشام النصرة سابقاً، بما حازته من مكاسب ميدانية، بل طوّرت هجومها العسكري إلى تحرّك سياسي بالدعوة إلى تشكيل “إدارة ذاتية للمناطق المحررة”، وحصر قرار الحرب والسلم بهذه الإدارة، وأعلنت عن استعدادها للموافقة على أي “مشروع سني” يوحّد المناطق المحرّرة، بقيادة سياسية عسكرية خدمية موحدة٠
حققت “الهيئة” في قتالها مع حركة أحرار الشام الإسلامية مكاسب ميدانية كبيرة: السيطرة على معظم محافظة إدلب، مركز المحافظة وأكثر من ثلاثين بلدة وقرية فيها، مع الاستيلاء على الأسلحة والذخائر، ووضع اليد على ثلاثة معابر على الحدود السورية التركية (باب الهوى، خربة الجوز، أطمة)، والتحاق كتائب وألوية من “الحركة” بها (قاطع البادية، لواء كفرنبل، كتائب إمام المجاهدين ابن تيمية في ريف حلب الغربي …إلخ)، وقد مكنّها ذلك من التوسّع في أرياف حلب الجنوبية والغربية والشمالية، بإدماج مواقع ومكاتب وأسلحة تلك الكتائب والألوية ضمن قواتها، فقد عزّزت حضورها العسكري قرب بلدة دار عزة، وفي جبل الشيخ بركات الذي يتمتع بأهمية استراتيجية في ضوء ارتفاعه، الأكثر ارتفاعاً في المنطقة، وإشرافه على مناطق واسعة تسيطر عليها “وحدات حماية الشعب الكردية” في منطقة عفرين، ووعورته، ووجود شبكةٍ من أبراج الاتصالات المدنية والعسكرية فيه، تخدم مناطق المعارضة في الشمال. وهذا، بالإضافة إلى وجودها السابق في الأرياف الشمالية: عندان وكفر حمرة وحريتان، منحها القدرة على المبادرة والمناورة٠
جاء موقف “الهيئة” السياسي، في بيان لها أصدرته يوم 23/7/2017، علقت فيه على مبادرة المشايخ والدعاة، عبد الرزاق المهدي وأبو محمد الصادق وأبو حمزة المصري، لوقف القتال بينها وبين “الحركة”، بعد يومين على انطلاقته، حيث أكدت أنها “كانت وما زالت جزءاً من الثورة السورية”، ودعت إلى “مبادرةٍ تنهي حالة التشرذم والفرقة، وتطرح مشروعاً واقعياً للإدارة الذاتية للمناطق المحرّرة، إدارة تملك قرار السلم والحرب، وتتخذ القرارات المصيرية للثورة السورية على مستوى الساحة، بعيداً عن مراهنات المؤتمرات والتغلب السياسي والاحتراب والاقتتال الذي لا يصبّ إلا في مصلحة النظام المجرم وأعوانه”، وشدّدت على أن “المناطق المحرّرة ملكٌ لأهلها، ولا يمكن بحالٍ أن تستفرد بها جهة دون أخرى”، لافتةً إلى “ضرورة تسليمها إلى إدارة مدنية، تقوم على تنظيم حياة الناس، بحيث توضع القوى الأمنية للفصائل في خدمة تلك الإدارة”. وأكّدت “على ضرورة تأسيس مشروع سنّي ثوري جامع، يحفظ الثوابت، ويحقق الأهداف المرجوّة بمشاركة جميع أطياف الثورة وأبنائها”، وطالبت بجعل الكوادر المدنية والنخب السياسية في الداخل والخارج، إلى جانب الكتل العسكرية لجميع الفصائل، “من نواة هذا المشروع”. وأعلنت عن استعدادها لـ “الموافقة على أي مشروع سُنّي، يوحد المناطق المحرّرة، بقيادة سياسية عسكرية خدمية موحدة”. ودعت جميع الفصائل إلى اجتماع فوري للخروج بـ “مشروع يحفظ الثورة وأهلها”٠
غير أن سلوك “الهيئة” الميداني، قبل القتال أخيراً مع “الحركة” وبعده، ناقض فحوى هذا البيان التصالحي، حيث اتهمت “الحركة” بالعمل على نشر اليأس والفكر الانهزامي، والاستسلام للعبة الحلول السياسية، والسعي إلى الدخول من البوابة التركية إلى نادي المجتمع الدولي، واستغلال مأساة الحاضنة الشعبية للثورة، ومعاناة الشعب السوري من أجل التحالف مع تركيا، وهو، برأيها، “تقويضٌ لتضحيات هذا الشعب ولمشروع الثورة الذي يجب أن يكون قائماً على استقلال القرار، وعدم الخضوع لأي من القوى”. واعتبارها الانتماء إلى الجيش الحر جريمةً على خلفية تمويل “الغرب الكافر” أو “تركيا المرتدّة” لفصائله، ونشرها ملصقاتٍ في مناطق سيطرتها في إدلب موجهة إلى “أردوغان وكلابه”، تحمل عبارات تهديدٍ لـ “المرتدّين”، أي فصائل الجيش السوري الحر المدعومة من تركيا، وإيعازها لأئمة المساجد الذين وضعتهم في مساجد المناطق التي تسيطر عليها للحديث في خطبة الجمعة عن تدخل تركيا “الكافرة” في سورية، ودورها (الهيئة) في حماية الثورة السورية ومعارضتها تقسيم سورية، والمؤامرات التي تحاك ضد أهل الشام، وتحذير المقاتلين من المهاجرين من خطر التدخل التركي الذي يهدف إلى القضاء عليهم، وعلى الجهاد في أرض الشام، وتحريض أبي اليقظان المصري، شرعي “الهيئة”، في كلمةٍ له أمام مجموعة من مقاتليها ضمها فيديو مسرّب، المقاتلين على عدم التردّد في استهداف كل من يرفض الاستسلام من مقاتلي “الحركة”، بطلقةٍ في الرأس٠
أوضح أبو اليقظان في كلمته أهداف “الهيئة” من قتالها مع “الحركة”، حيث حدّد ثلاثة منها أساسية: الأول، إنهاء “الحركة”، بسبب ما قامت به، في الفترة الأخيرة، من خطوات، وما تعمل عليه من مشاريع مدنية (إدارة المناطق المحرّرة بالتعاون مع الفعاليات والقوى الثورية، اعتمادها علم الثورة والقانون العربي الموحد …إلخ). والثاني، السيطرة على المنطقة الحدودية مع تركيا، وطرد “الحركة” منها، في حال لم يتم القضاء عليها بشكل كامل، أولوية مطلقة. أما الثالث فبسط هيمنة “الهيئة” بشكل كامل على كل المساحة الخاضعة لسيطرة الفصائل في الشمال، لاحقاً، وتحجيم قوة هذه الفصائل، وإبقائها تحت السيطرة. وحدّد آلية تنفيذ الهدف الثالث بقوله: “إنه، وبعد الانتهاء من “الحركة”، فإن “الهيئة” ستفرض على بقية الفصائل حجم قوتها، وعدد عناصرها، بما لا يسمح لها بتشكيل أي تهديدٍ لها، ويشمل ذلك فيلق الشام، وما تبقى من تشكيلات الجيش السوري الحر في ريفي إدلب وحماة بطبيعة الحال”، هذا بالإضافة إلى منع “الهيئة” من تشكيل فصائل جديدة، حيث قالت، في بيان وقعه المسؤول العام هاشم الشيخ (أبو جابر): “إن أي فرد أو مجموعة تنشق عن أي فصيل في الساحة، بما فيها هيئة تحرير الشام، تخرج من دون سلاح”٠
عكس بيان “الهيئة”، وخطاب أبي اليقظان المصري الدموي الذي تبرأت منه لاحقاً، طبيعة توجهها وأهدافها المباشرة من هجومها على “الحركة”، تمثلت في فرض نفسها قوة مسيطرة ومقرّرة، وتنفيذ مشروعها السياسي والإداري في المناطق المحرّرة، وقطع الطريق على تدخل تركي محتمل في إدلب، في ضوء مخرجات مسار أستانة٠
لم ينجح حديث “الهيئة” في بيانها عن التزامها بالثورة، ودعوتها إلى وحدة الصف تحقيقاً لوحدة الهدف، في امتصاص الغضب الشعبي، بسبب حجم الخسائر البشرية والمادية التي انجلت عنها المعركة، من جهة. وبسبب تاريخ جبهة النصرة، القيادة الفعلية لها، الغارق بدماء الثوار، من جهة ثانية. فالثورة التي تتحدّث عنها في بيانها غير ثورة السوريين التي لم تنفجر لأهداف مذهبية وطائفية، ولم تخرج لاستبدال استبدادٍ باستبداد، والتي دفعت أثماناً باهظة من دماء أبنائها، ومن مقدّراتهم ومصادر عيشهم، نتيجة انخراط دول وقوى خارجية في صراعها ضد نظام الاستبداد والفساد، وفرض برامجها وتصوّراتها على الصراع في سورية، وتغيير طبيعته وتحويله إلى صراع على سورية، وما ترتب عليه من قتل ودمار وتمزيق للدولة والمجتمع. يذكّرنا حديث “الهيئة” عن أنها “كانت وما زالت جزءاً من الثورة السورية” بحديثٍ خاطف الثوار، زهران علوش، حين قال:”إنه لا يعرف أحداً في سورية يرفض إقامة دولة إسلامية”٠

https://www.alaraby.co.uk/opinion/2017/8/1/هيئة-تحرير-الشام-تكشف-أوراقها-1

مدينة «الرقة» منطقة عسكرية – Assaut imminent pour libérer la ville d’Al-Raqqa ..


Victoire

Victoire

تمهيداً لاقتحامها .. “أبو عيسى” يعلن مدينة الرقة منطقة عسكرية

2015-10-29

الرقة لواء ثوار الرقة بركان الفرات داعش ميليشيا الوحدات الكردية

أعلن “أبوعيسى” قائد لواء ثوار الرقة إحدى فصائل الجيش السوري الحر المنضوية في “غرفة عمليات بركان الفرات” أن مدينة الرقة منطقة عسكرية، تمهيداً لبدء عملية عسكرية شاملة في المحافظة التي يسيطر عليها تنظيم الدولة الإسلامية “داعش”٠
“أبو عيسى” وفي بيان له مسجل بث على موقع “يوتيوب” وصف معركة تحرير الرقة من “داعش” بالمصيرية والتاريخية؛ التي ينتظرها السوريين والعالم وفق قوله٠
وأكد “ابو عيسى” أن إطلاق ساعة الصفر للعملية العسكرية لتحرير مدينة الرقة قريبةً جداً ، داعياً المدنيين إلى الإبتعاد عن مواقع ومراكز تنظيم داعش٠
هذا وأعلن “لواء ثوار الرقة” في الأول من الشهر الحالي ، عن تشكيل “جيش العشائر” المكون من أبناء العشائر العربية في منطقة تل أبيض، بهدف القتال ضد النظام وتنظيم “داعش” في الرقة، وذلك ضمن غرفة عمليات “بركان الفرات” التي تم تشكيلها مطلع العام الحالي بهدف قتال تنظيم “داعش”، والمكونة من فصائل تتبع الجيش الحر إضافة إلى ميليشيا وحدات الحماية الكردية٠
والجدير بالذكر أن “لواء ثوار الرقة” يُقاتل “داعش” منذ شهور إلى جانب ميليشيا “وحدات حماية الشعب الكردية” في منطقة عين العرب / كوباني التابعة لمحافظة حلب، و مدينة “تل أبيض” العربية بريف الرقة الشمالي، والتي أعلنتها ميليشيا الوحدات مؤخراً “مقاطعة” كردية.
يشار أيضاً أن تنظيم الدولة الإسلامية “داعش” سيطر على كامل مدينة الرقة في بداية العام الماضي، بعد معارك مع فصائل الجيش الحر٠

En préparation de l’assaut imminent de la ville d’Al-Raqqa .. “Abou Issa,” déclare la ville « zone militaire »

“Abu Issa,” commandant des brigades révolutionnaires d’Al-Raqqa, l’une des factions de l’Armée syrienne libre (ASL) affiliés à la « salle des opérations du Volcan de l’Euphrate » a annoncé que la ville est considérée comme « zone militaire », en préparation du début de l’opération militaire de grande envergure dans la province contrôlée par l’organisation de l’État islamique « Daech ».
“Abou Issa” Dans une déclaration enregistrée et diffusée sur le site YouTube décrit la bataille pour libérer Al-Raqq de « Daech » comme décisive et historique; attendue par les syriens et le monde. syrienne.

Il a souligné que le lancement de l’heure zéro de l’opération militaire pour libérer la ville est imminent, appelant les civils à rester à l’écart des locaux et sites de l’organisation de « Daech ».

Par ailleurs, le brigade des révolutionnaires d’Al-Raqqa, a annoncé la formation de « l’armée des tribus » le 1er du mois d’octobre, composée de membres des tribus arabes à Tel Abiyadh, qui a comme objectif de lutter contre le régime et l’organisation de « Daech », dans le cadre d’une salle d’opération du « Volcan de l’Euphrate » qui a été formée au début de cette année en vue de lutter contre l’organisation de « Daech » et est composée de factions de l’ASL ainsi que des « unités de protection populaire kurde ».
Il est à noter que les révolutionnaires des « Brigades d’Al-Raqqa » combat « Daech » depuis des mois, aux côtés des « unités de protection populaire kurde » (PYD), dans la zone de Aïn Al-Arab/Cobani, située dans la province d’Alep, et de la ville arabe de « Tell Abiyadh » dans la province du nord de Raqqa, déclaré par les « unités de protection populaire kurde » comme canton Kurde.
En outre, l’organisation de l’Etat islamique « Daech » a étendu sa domination sur toute la ville de Raqqa au début de l’année 2014, suites aux batailles avec les factions de l’armée libres (ASL).

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