Le Patriotisme syrien et le dilemme de la coexistence arabo-kurde


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Le Patriotisme syrien et le dilemme de la coexistence arabo-kurde

Omar Koush – 4 novembre 2019

Plus de huit ans après le déclenchement de la révolution syrienne, l’identité nationale syrienne est soumise à l’érosion et à la décadence à la suite de conflits, de tensions et d’enjeux divers qui ont provoqué des fissures parmi les composantes du tissu syrien, au point que de nombreuses questions commencent à affecter cette identité et les possibilités sur lesquelles le nationalisme sera reconstruit pour une nouvelle Syrie, et quels sont ses composants, etc…

Il est possible que l’attractivité de la relation arabo-kurde et ses querelles ont fortement affecté le nationalisme syrien, partant de la position de la révolution à la position de l’incursion militaire turque dans la région orientale de l’Euphrate, en passant par l’opération Source de paix, et celle d’avant appelée Branche d’olivier, et la controverse qui les opposait entre de nombreux activistes et politiciens syriens, qui a atteint un degré sans précédent d’incitation et de trahison, de déni de l’autre et de ses droits, le classant dans des boîtes prêtes et détracteurs, le qualifiant par diverses qualités négatives, publiées sur divers sites et réseaux sociaux, tout ceci est apparu comme un semblant guerre civile faisant rage entre les deux parties depuis de nombreuses années, alors que la réalité de la situation sur le terrain révèle que rien ne se passe de la sorte. En effet, la grande majorité des Syriens dans toutes les régions du pays et de la diaspora vivent loin des tensions, des conflits et des fragments dans leur tentative de revivre.

Séparés des auteurs et des partisans des différents partis qui ne constituent qu’un pourcentage très modestes, les Syriens tentent de revivre, qu’ils vivent dans des zones contrôlées par le régime, les multiples milices, russes et iraniennes, ou dans des zones contrôlées par les autorités de facto dans différentes régions de la Syrie. Les Syriens des pays d’immigration et de la diaspora tentent également de joindre les deux bouts autant que possible. Dans toutes les régions et les pays où des Syriens sont présents, il n’y a eu aucun incident lié à la vengeance contre l’autre, ni des Syriens arabes ni des Syriens kurdes, à l’exception d’expressions limitées de sensibilité et de haine et sur lesquelles aucune différenciation, peur ou phobie de l’avenir n’est construite.

Je ne suis pas en train d’embellir l’image, ni de falsifier la réalité et les faits, car les failles de l’identité syrienne, qui n’était solide à aucun moment, et la révolution a révélé l’invisible pour montrer sa crise et sa fragilité. Ce que nous avons atteint aujourd’hui, huit ans après le début de la révolution, a fait du discours sur le patriotisme syrien un luxe intellectuel pour certains, mais ce n’est pas le cas de nombreux Syriens.

La question syrienne est devenue un jeu entre les politiciens et les acteurs de plus de cinq pays, tandis que les Syriens ont été absents en raison de facteurs subjectifs à propos d’influencer le parcours des choses. Les partis politiques et militaires ainsi que les forces des Arabes, des Kurdes et d’autres sont devenus de simples outils aux mains et aux organes des États faisant couler le sang des syriens, ce qui les a fait sortir du jeu et hors du cercle décisionnel ou d’influence, et ainsi les positions des forces politiques et militaires de l’opposition syrienne ont été confondues et confuses, à l’exception de ceux qui ont misé sur la Turquie, et ceux qui misaient sur les États-Unis d’Amérique.

Il n’est pas nouveau de dire que la question kurde est l’une des dimensions les plus problématiques de la question de l’identité syrienne exposée par la révolution syrienne, où la révolution a donné à toutes les composantes de la société syrienne ou, comme on le dit, à toutes ses minorités religieuses et ethniques, comme elle l’a également été donnée à la majorité, la possibilité de construire l’identité réunifiante et obtenir ses désirs, ainsi que ses aspirations et ses objectifs, car elle annonçait la chute des murs de la peur, le début de l’émancipation, empruntant le chemin de la liberté et du salut, refusant l’humiliation et le rétablissement de la dignité perdue. C’est une opportunité qui n’apparaît pas beaucoup, car elle est rare.

Au cours des années de tyrannie, l’identité syrienne a été brouillée et réprimée par la conquête sectaire de la famille al-Assad, qui prétendait représenter les Alaouites et défendre d’autres minorités. En tant qu’identité de crise, qui présente une vulnérabilité accrue prête à l’explosion, elle ne reflétait pas les configurations de la société syrienne, connue pour la multiplicité de ses constructeurs, de ses composants, de ses interactions, où il existe de nombreuses relations et interrelations, appartenances ethniques, culturelles, religieuses, sectaires, linguistiques et régionales.

Le défi pour tous les Syriens, Arabes et Kurdes, musulmans et chrétiens, sunnites, alaouites, chiites, druzes, ismaéliens et autres, est de reconstruire le patriotisme syrien, de ne pas le vaincre, de ne pas se substituer au pluralisme sociétal, ni à l’expression de la nervosité, ni à la prédominance de ses composantes.

S’engager dans la révolution syrienne a été l’occasion de refaçonner l’identité nationale sur de nouveaux fondements du contrat social. Les slogans de la jeunesse de la révolution dans sa phase pacifique, les initiales ou les éléments constitutifs, pour construire un nationalisme syrien, qui promeut les valeurs de liberté, de citoyenneté, d’égalité et autres sur le sol syrien, mais ce qui s’est passé après que la révolution a déraillé de son chemin pacifique a été une fragmentation accrue.

Les forces politiques et militaires qui prétendaient représenter la révolution n’étaient pas capables de tisser des liens nationaux syriens, mais a produit un discours de divisions politiques et sociales. Elles n’ont pas produit un état d’homogénéité et d’indépendance, car elles ne s’accordaient pas sur un programme politique syrien, mais contribuaient à approfondir la division et la fragmentation.
L’identité syrienne a été victime d’une reproduction violente et coercitive.
Cela vaut pour les Arabes syriens, ainsi que pour les Kurdes syriens et d’autres, compte tenu du pari des forces et formations politiques syriennes, arabes et kurdes, sur les forces étrangères, pour la réalisation de leur salut et leurs objectifs, là où les formations de l’opposition syrienne ont misé, à partir du Conseil national jusqu’à la coalition des forces de la révolution, sur des forces étrangères, représentaient par les pays du Golfe, la Turquie et l’Occident, y étaient hypothéqués et devenaient prisonniers de leurs agendas et de leurs projets. Les forces et partis politiques kurdes en Syrie ont, eux aussi, misé sur les forces extérieures, qu’il s’agisse de la direction des montagnes de Qandil ou de la région du Kurdistan irakien, où le Conseil national kurde a tout mis dans son panier, tandis que le Parti de l’Union démocratique kurde en Syrie, formé par le parti des travailleurs de Kurdistan turc, en coordination avec le régime d’Al-assad au début, puis en alliance avec les États-Unis, qui l’ont utilisée dans sa guerre contre l’Etat islamique (Daech), puis l’ont abandonnée, levant leur voile sur leurs ailes de protection militaire et civile devant l’incursion turque, et des responsables politiques et des militants ont parlé de trahison et de menaces, ajoutant ainsi un récit historique dans lequel se trouve beaucoup d’injustice.

LES ARABES SYRIENS

Alors que la Coalition nationale syrienne et ses proches se sont aveuglés sur la question nationale en faveur de sa survie, même si ce n’est qu’une image internationalement reconnue, utilisée en cas de besoin, tandis que les partis politiques kurdes ont connu la division entre les agendas de Qandil et d’Erbil ont continué à produire une identité kurde de grande portée, ont créé une identité kurde éloignée de l’identité syrienne, approfondissant la fragmentation de l’identité syrienne. Des termes tels que « Rojava » (Kurdistan occidental), le peuple du Kurdistan occidental, l’autonomie administrative, le parlement, le gouvernement, le drapeau et d’autres encore. À cette fin, les forces politiques et les formations prétendant représenter les Kurdes syriens ont utilisé leur capital physique et symbolique pour créer un modèle d’identité kurde leur permettant de contrôler les Kurdes en Syrie et dans d’autres régions de la Syrie, ainsi que les Kurdes syriens hors de Syrie.

En revanche, les autorités de facto imposées par les autorités de facto, représentées par des factions islamistes modérées et extrémistes qui ne reconnaissent pas le patriotisme syrien, n’ont pas reconnu la révolution syrienne, mais ont imposé des slogans, des banderoles, des symboles et des modes de vie aux habitants des zones sous leur contrôle. Toutes ces recrues ont été proposées pour atteindre des objectifs politiques séparatistes radicaux, dans lesquels la question nationale était soumise à une reproduction violente des forces politiques et militaires rivales.

LES KURDES SYRIENS

La révolution syrienne a été une occasion manquée pour tous les Syriens de construire une identité nationale syrienne par excellence. Elle a notamment contribué à la formation de jeunes hommes et femmes de tous horizons et affiliations, où des manifestations se sont propagées dans les différentes villes et villages syriens, de Daraa au sud à Qamechli au nord, en passant par Lataquié à l’ouest jusqu’au Boukamal à l’est. La jeunesse kurde a montré différents symboles de son identité, tels que costumes, danses et chants, interdits alors à l’ère de la tyrannie de Assad. L’affirmation des symboles kurdes et de leurs récits ne représentait pas un problème pour la jeunesse arabe syrienne, allant plutôt jusqu’à appelé une des manifestations se déroulant sous le nom d’Azadi (liberté). Ils ont lancé des slogans en signe de solidarité avec les manifestations de leurs familles et de leurs frères à Qamechli, Hassaka, Amuda, Al-Malikiyah / Derek, Ras Al-Aïn, Darbasiyah, Ain Al-Arab / Kobané, et Meshaal Tammo, le leader du « Mouvement pour l’Avenir », assassiné par le Parti de l’union démocratique (PYD), par qu’il est devenu un dirigeant syrien d’excellence, également l’union de la jeunesse kurde est apparue comme acteur active dans la coordination de la révolution, organisait des manifestation de contestation contre le régime dans les différentes région de la Jaziré syrienne, connue plus tard sous le nom des zones orientales de l’Euphrate. En réponse à la révolution comme un acteur de coordination a organisé des manifestations de protestation contre le régime syrien dans divers domaines de la Jaziré, qui est devenue connue sous le nom des régions orientales de l’Euphrate.
Alors que la position des partis et des forces politiques kurdes était négative et ambiguë à propos de la révolution syrienne, à l’exception du Mouvement pour l’avenir, qui a entraîné une nette division de l’attitude à l’égard de la révolution. Ces partis ont joué un rôle majeur dans l’approfondissement du récit des opprimés et dans la démonstration de la distinction entre les Kurdes et les Arabes, même lors de manifestations, en brandissant le drapeau kurde et en utilisant les symboles kurdes pour renforcer le sentiment national et le tenir à l’écart du sentiment du patriotisme syrien. Le régime d’Assad a encouragé cela afin de reproduire une identité kurde opposée à l’identité nationale syrienne et l’entrainant dans une collision avec elle, selon le concept de « nous » par opposition à « eux ». Les partis kurdes, en particulier le PYD, qui a reçu un soutien matériel et militaire du régime d’Assad, ry a tellement contribué à la création de milices YPG pour contrôler les zones du presqu’île syrienne (La Jaziré) à population kurde et à constituer une quasi-entité, séparée du corps syrien.
Les partis kurdes n’étaient pas conscients du fait que le mouvement de protestation pacifique de la révolution, qui tombe dans le champ de la politique, était une réponse à de nombreuses années d’absence, d’exclusion et de marginalisation de tous les Syriens et visait les faux slogans idéologiques du pouvoir qui incitaient le nationalisme syrien imaginaire, appelant à l’unité de la nation arabe. Pendant ce temps, ses organes et ses bras de pieuvre pratiquent une division sectaire, régionale et ethnique, et travaillaient pour amener la Syrie, une nation et un peuple, dans le projet des mollahs iraniens et le projet qu’ils ont prévu pour la région.

La position des partis kurdes, ainsi que les positions des différentes entités de l’opposition syrienne, ont contribué à obtenir le consensus syrien sur la révolution et à l’empêcher d’incarner un consensus national général. Outre la fragmentation et les pratiques de division du régime Assad dans des secteurs du spectre syrien, ainsi que les interventions de puissances régionales et internationales qui considèrent la Syrie comme un lieu géopolitique important pour elle, qui nécessite des conflits pour qu’il soit sous contrôle.
La plupart des partis kurdes ont accepté la motivation derrière l’ambition du régime syrien de maintenir la rue kurde à l’écart de la révolution, et certains ont été utilisés pour réprimer, poursuivre et déplacer des militants kurdes.
Le régime d’Assad a pris des mesures et des actions qui voulaient qu’il apparaisse comme un défenseur de la cause kurde et qu’il ne les a pas opprimés un jour, ce qui a été perçu comme une corruption scandaleuse du mouvement politique kurde et de la rue politique kurde, dans le but de tenir la jeunesse kurde à l’écart de la révolution. Les mesures les plus importantes prises par le régime ont été la promulgation du décret présidentiel n ° 49 du 8 avril 2011, accordant la citoyenneté arabe syrienne aux étrangers du gouvernorat d’Al-Hassakah, à l’intention des citoyens kurdes qui en étaient privés, à la suite du recensement exceptionnel effectué dans le gouvernorat, dix jours après ce décret, Assad a publié un autre décret, le numéro 41, modifiant un décret précédent publié en 2004, qui interdisait totalement les transactions immobilières dans les zones frontalières de la Syrie.
Peut-être la première réalisation des tentatives de division de la Syrie a-t-elle eu lieu dans le nord de la Syrie, avec la formation de cantons d’auto-administration imposée par le Parti de l’Union démocratique PYD, lorsqu’il a jeté les bases de ce qui pourrait s’apparenter à un État pour un peuple, doté d’un conseil appelé « Assemblée populaire du Kurdistan occidental » et de la formation de forces armées, appelées « forces de protection Le peuple », qui a également formé une police connue sous le nom d’Asayişh, a joué un rôle majeur dans la poursuite et la répression de divers militants kurdes avec ce que le parti présente, ses orientations et ses pratiques, ce qui a également entraîné l’infiltration d’une province disposant d’un capital, d’un gouvernement, d’une constitution et d’un système éducatif spécial, selon son programme et ses orientations.

Le PYD et ses organisations sortantes s’emploient à reconstituer une identité kurde, notamment en contrôlant de vastes étendues de la presqu’île syrienne la Jaziré et de zones situées dans l’ouest de l’Euphrate, telles que Manbej, Tal Rifaat et d’autres, où elles publient des cartes imagées de la situation du peuple du Kurdistan occidental, allant de la frontière irakienne jusqu’aux côtes de la Méditerranée, il a placé à divers endroits des photos du dirigeant kurde turc Abdullah Ocalan. Les Kurdes turcs ont joué un rôle de premier plan dans le parti, dans son aile militaire et dans les régions au pouvoir sous son contrôle. Ce parti, qui a une idéologie marxiste, a diffusé de faux concepts et termes, qui sont considérés comme des zones de la Syrie, où les Kurdes coexistent avec les Arabes, les Turkmènes, les Assyriens et d’autres, dans le cadre du Grand Kurdistan et en tant que territoire historique pour les Kurdes, c’est-à-dire «régions kurdes» et «terres historiques pour les Kurdes». Imaginé pour le Grand Kurdistan englobant une grande partie de la Syrie, il a affirmé que la présence des Arabes dans ce territoire était une occupation du territoire kurde, qui s’étendait jusqu’à l’ère islamique, ce qui le poussait à justifier le contrôle des milices du YPG en tant que libération du territoire kurde d’un occupant arabe. Le plus dangereux pour le patriotisme syrien est de diffuser la propagande de ce parti démagogique, décrivant la coexistence arabo-turque comme une sorte d’impossibilité, car les Arabes syriens sont des nomades et des éleveurs, et ne connaissent pas la civilisation, et doivent donc en être séparés. Néanmoins, ce parti a présenté le projet d’auto-administration, comme une première étape de la coexistence avec les Arabes syriens restants, suivi de la phase d’unification des régions kurdes de la région du Grand Kurdistan, qu’il s’efforce de réaliser.
Ironiquement, le PYD mettrait en œuvre une administration décrite comme appartenant à la milice YPG, bien qu’elle ait été initialement formée et armée en coordination avec le régime d’Assad, puis alliée aux Américains qui l’avaient abandonnée avant l’invasion turque.

En effet, la révolution syrienne, en particulier dans sa phase pacifique, a été une occasion rare de construire un patriotisme national syrien autour des revendications légitimes de ses jeunes hommes et femmes qui, dans leurs slogans, exprimaient le patriotisme syrien, dont le fondement repose sur la liberté, la dignité, la citoyenneté et l’égalité. La plupart des forces politiques, arabes, kurdes et autres, ont raté cette opportunité, mais encore plus dangereuses, la plupart de ces forces et formations ont contribué à la perturbation de l’identité syrienne en renforçant la netteté du ton idéologique et nationaliste, ce qui a perdu les Syriens de toutes les sectes et affiliations pour présenter une nouvelle vision de leur cause, en contrepartie d’une plus grande perturbation sociale et d’un blocage des horizons de la vie, de la liberté, qui assombrissent considérablement la possibilité de coexistence dans un pays qui ne manque pas de perturbations sociales et politiques.

Les forces et les formations politiques auraient dû réunir les Syriens face à la plus horrible agression contre la vie et le monde des syriens, contre laquelle le régime Assad les a combattus depuis le 15 mars 2011. Elles devaient comprendre qu’affronter la tyrannie du régime d’Assad était une condition importante pour toute tentative de libération pour se débarrasser du tyran, pour la construction d’une nouvelle Syrie, et un nouveau peuple.

Mich'el-Temo

الوطنية السورية ومأزق التعايش العربي الكردي

عمر كوش – 4 نوفمبر 2019

باتت الهوية الوطنية السورية، بعد أكثر من ثماني سنوات على اندلاع الثورة السورية، عُرضة للتآكل والاضمحلال، نتيجة تجاذبات وصراعات ورهانات مختلفة، أحدثت شروخاً وتمزّقات وانشطارات بين مكونات النسيج السوري، إلى درجة أن أسئلة كثيرة باتت تطاول هذه الهوية، والممكنات التي سيُعاد عليها بناء وطنية سورية جديدة، وماهية مكوناتها ومركباتها، وسوى ذلك كثير.

ولعل تجاذبات العلاقة العربية الكردية ومماحكاتها أثرت كثيراً على الوطنية السورية، بدءاً من الموقف من الثورة، وصولاً إلى الموقف من التوغل العسكري التركي في منطقة شرقي الفرات، عبر عملية نبع السلام، وقبلها غصن الزيتون، وما ثار بينهما من جدل كبير بين ناشطين وسياسيين سوريين كثر، وصل إلى درجة غير مسبوقة من التحريض والتخوين وإنكار الآخر وحقوقه، وتصنيفه في خاناتٍ جاهزة وانتقاصية، ونعته بمختلف الصفات السلبية. وتجسّد ذلك كله في مقالات ودراسات مكتوبة في وسائل الإعلام، وأخطرها حملته تعليقات وانطباعات وآراء، نشرت على مختلف مواقع التواصل الاجتماعي، ووصل الأمر إلى حدٍّ بدا وكأن حرباً أهلية مستعرة، نشبت بين الطرفين منذ سنوات عديدة، بينما يكشف واقع الحال على الأرض أن لا شيء يحدث من قبيل ذلك، بل إن غالبية السوريين العظمى في كل المناطق في الداخل وبلدان الشتات، تمارس حياتها بعيداً عن التجاذبات والصراعات والتشرذمات، في محاولتها العيش من جديد.
وبالافتراق عن المؤدلجين والمتحزبين من مختلف الأطراف الذين لا يشكلون سوى نسبة  متواضعة جدا، فإن السوريين في الداخل يتدبرون أمور معيشتهم، محاولين الحياة مرة ثانية، سواء الذين يعيشون في مناطق سيطرة النظام والمليشيات المتعددة والروس والإيرانيين، أم في مناطق سيطرة سلطات الأمر الواقع في مختلف أجزاء سورية. أما السوريون في بلاد الهجرة والشتات، فهم أيضاً يحاولون تدبّر أمور معيشتهم قدر المستطاع. ولم تحدث في جميع مناطق وبلدان وجود السوريين واقعة واحدة لها صلة بالثأر من الآخر، لا من السوريين العرب، ولا من السوريين الأكراد، باستثناء حالات محدودة من التعبير عن الحساسية والكراهية، ولا يبنى عليها تمايز أو خوف أو رهاب من المستقبل.

لست في معرض تجميل الصورة، أو تزييف الواقع والوقائع، إذ إن شروخاً وتصدعات طاولت الهوية السورية التي لم تكن صلبة في أي يوم، وكشفت الثورة الغطاء عنها، لتظهر أزمتها وهشاشتها. ولعل ما وصلنا إليه اليوم، بعد أكثر من ثماني سنوات من انطلاق الثورة، جعل الكلام عن الوطنية السورية نوعاً من الترف الفكري لدى بعضهم، ولكنها ليست كذلك عند سوريين كثيرين.
باتت القضية السورية لعبة تدار بين ساسة الدول الفاعلة وأجهزتها، الدول التي يتجاوز عددها الخمسة، بينما غُيب السوريون، بفعل عوامل ذاتية وموضوعية، عن التأثير في مجريات الأمور. وباتت الأحزاب والقوى السياسية والعسكرية للعرب والأكراد وسواهما مجرّد أدوات بيد أجهزة الدول الخائضة في الدم السوري وساستها، الأمر الذي جعلهم خارج اللعبة، وخارج دائرة صنع القرار أو التأثير فيه، وبالتالي كانت مواقف القوى السياسية والعسكرية للمعارضة السورية مرتبكة ومحيرة، باستثناء من يراهنون على تركيا، ومن كانوا يراهنون على الولايات المتحدة الأميركية.
وليس جديداً القول إن المسألة الكردية هي أحد الأبعاد الأكثر إشكالية في مسألة الهوية السورية التي عرّتها الثورة السورية، حيث منحت الثورة لكل مكونات المجتمع السوري، أو كما يقال لكل أقلياته الدينية والإثنية، مثلما منحت لأغلبيته أيضاً، الفرصة المناسبة التي لا تتكرر كثيراً، كي تبني هوية جامعة، وتنال ما تريد، وتحقق مطامحها وأهدافها، لأنها أعلنت سقوط جدران الخوف، وانطلاق لحظة الانعتاق من الاستبداد المقيم، وخطّت طريق الحرية والخلاص، ورفض الإذلال، واسترجاع الكرامة المهدورة. وهي فرصةٌ لا تلوح كثيراً، لأنها نادرة الحدوث.
كانت الهوية السورية، طوال سنوات الاستبداد، مطموسة ومكبوتة، ويعتريها التغلّب الطائفي لعائلة آل الأسد الذي يدّعي تمثيل العلويين والدفاع عن سائر الأقليات. وبوصفها هوية مأزومة، وتكمن فيها قابلية متزايدة للانفجار، لم تكن تملك ما يفيد بأنها تعبّر عن تكوينات المجتمع السوري، المعروف بتعدد بناه ومكوناته وتفاعلاته، وتسوده علاقات وتشابكات متعدّدة، وانتماءات إثنية وثقافية ودينية مذهبية ولغوية وجهوية متعددة.

التحدي المطروح على جميع السوريين، عرباً وأكراداً، ومسلمين ومسيحيين، وسنة وعلويين وشيعة ودروزا وإسماعيليين وسواهم، يتجسّد في كيفية إعادة بناء الوطنية السورية، لا تغلّب فيها، وليست بديلاً عن التعدد المجتمعي، ولا تعبيراً عن العصبيات، ولا عن غلبة أي مكون من مكوناته.
وكان الانخراط في الثورة السورية مناسبة لإعادة تشكيل الهوية الوطنية على أسس جديدة من التعاقد الاجتماعي. وقد سطّرت شعارات وهتافات شباب وشابات الثورة في مرحلتها السلمية، الأحرف الأولى، أو اللبنات الأولية، نحو إشادة وطنية سورية، تنهض على قيم الحرية والمواطنة والمساواة وسواها، في التربة السورية، ولكن ما حدث بعد أن أُخرِجت الثورة عن مسارها السلمي هو مزيد من التشظي والتفتيت.

ولم تتمكّن القوى السياسية والعسكرية التي ادعت تمثيل الثورة من نسج خيوط وطنية سورية، بل أنتجت خطابات انقسام سياسي واجتماعي، كما لم تنتج حالةً من التجانس والاستقلالية، حيث لم تتوافق على برنامج سياسي سوري، بل أسهمت في تعميق الانقسام والتشظي، فكانت الهوية السورية ضحية عمليات إعادة إنتاج بطرق عنيفة وقسرية.

العرب السوريون

وينطبق هذا الحال على السوريين العرب، كما على السوريين الأكراد وسواهم، بالنظر إلى مراهنة القوى والتشكيلات السياسية السورية، العربية والكردية، على قوى الخارج، والاستقواء بها، للخلاص وتحقيق الأهداف، حيث راهنت تشكيلات المعارضة السورية، بدءاً من المجلس الوطني وصولاً إلى ائتلاف قوى الثورة والمعارضة والهيئة العليا للمفاوضات، على قوى الخارج، ممثلة في دول الخليج وتركيا ودول الغرب، وارتهنت إليها، وباتت أسيرة أجنداتها ومخططاتها. كذلك فعلت القوى والأحزاب السياسية الكردية في سورية، التي راهنت على قوى الخارج، سواء على قيادة جبال قنديل، أو على قيادة إقليم كردستان العراق، حيث وضع المجلس الوطني الكردي كل ما يملك في سلته، فيما وقف حزب الاتحاد الديمقراطي الكردي في سورية الذي شكله حزب العمال الكردستاني التركي بالتنسيق مع النظام الأسدي في البداية، وبعدها تحالف مع الولايات المتحدة الأميركية التي استخدمته في حربها على تنظيم الدولة الإسلامية (داعش)، ثم تخلت عنه، رفعت الغطاء عنه وعن أجنحته العسكرية والمدنية أمام التوغل التركي، وراح سياسيون وناشطون يتحدثون عن الخيانة والطعنة في الظهر، ويضيفونها إلى سرديةٍ تاريخيةٍ فيها كثير من المظلومية.

وفيما تعامى الائتلاف الوطني السوري، وأشباهه وحواشيه، عن المسألة الوطنية، لصالح بقائه، ولو مجرد صورة معترف بها دولياً، تستخدم عند الحاجة فإن الأحزاب السياسية الكردية التي عرفت الانقسام ما بين أجندات قنديل وأربيل، تمادت في إنتاج هوية كردية بعيدة كل البعد عن الهوية السورية، لتعمّق التشظي والتفتت الذي عرفته الهوية السورية، وظهرت إلى العلن مصطلحات مثل “روج آفا” (غرب كردستان)، وشعب غرب كردستان، وإدارة ذاتية وبرلمان وحكومة وعلم وسوى ذلك. وقد وظّفت القوى والتشكيلات السياسية التي تدّعي تمثيل أكراد سورية، من أجل، ذلك رساميل مادية ورمزية، بغية إيجاد نموذج هوية كردية، تمكّنها من السيطرة على الأكراد في مناطق الجزيرة السورية وسواها من المناطق داخل سورية، والسيطرة كذلك على السوريين الأكراد خارج سورية أيضاً.
في المقابل، ظهرت الهيئات الشرعية التي فرضتها بالقوة سلطات الأمر الواقع، ممثلة بالفصائل الإسلامية، المعتدلة منها والمتطرّفة التي لا تقر بالوطنية السورية، ولا تعترف بالثورة السورية، بل فرضت شعاراتها وراياتها ورموزها وطرق عيشها على سكان المناطق الواقعة تحت سيطرتها. واجترحت كل هذه التوظيفات، لتحقيق أهداف سياسية انفصالية جذرية، تعرّضت فيها المسألة الوطنية إلى عمليات إعادة إنتاج عنيفة من القوى السياسية والعسكرية المتناحرة.

كانت الثورة السورية فرصة ضائعة بالفعل، لاحت أمام السوريين جميعاً لبناء هوية وطنية سورية بامتياز، وقد شارك في بداياتها شباب وشابات من مختلف الأطياف والانتماءات فيها، حيث عمّت التظاهرات الاحتجاجية مختلف المدن والبلدات السورية، بدءاً من درعا جنوباً وصولاً إلى القامشلي شمالاً، ومن اللاذقية شرقاً وصولاً إلى البوكمال شرقاً. وأظهر شباب وشابات الأكراد مختلف رموز هويتهم، من أزياء وأغان ورقصات وأهازيج، كانت محرمة وممنوعة عليهم في عهود الاستبداد الأسدي، ولم يمثل تأكيد رموز الأكراد وسردياتهم أي إشكال لدى الشباب والشابات السوريين العرب، بل إنهم سموا إحدى جُمع المظاهرات باسم “آزادي (حرية)، ورفعوا شعارات تتضامن مع مظاهرات أهلهم وإخوتهم في القامشلي والحسكة وعامودا والمالكية/ ديريك ورأس العين والدرباسية وعين العرب/ كوباني وسواها، وظهر المناضل الراحل مشعل تمو زعيم تيار المستقبل، والذي يتهم باغتياله حزب الاتحاد الديمقراطي، بوصفه زعيماً سورياً بامتياز، كما ظهر اتحاد شباب الكرد بوصفه تنسيقية الثورة الفاعلة التي تنظم التظاهرات الاحتجاجية ضد النظام في مختلف مناطق الجزيرة السورية التي باتت تُعرف باسم مناطق شرقي الفرات.

الكورد السوريون

وكان موقف الأحزاب والقوى السياسية الكردية سلبياً وملتبساً من الثورة السورية، باستثناء تيار المستقبل، الأمر الذي أحدث انقساماً واضحاً في الموقف من الثورة. ولعبت تلك الأحزاب دوراً كبيراً في تعميق سردية المظلومية، وفي إظهار التمايز الكردي عن العربي، حتى في التظاهرات، من خلال رفع العلم الكردي وأعلامها، وتوظيف الرموز الكردية، لتعزيز الشعور القومي، وإبعاده عن الشعور الوطني السوري. ولجأ النظام الأسدي إلى تشجيع ذلك، من أجل إعادة إنتاج هوية كردية بالتضاد مع الهوية الوطنية السورية، وجرّها إلى التصادم معها، وفق مفهوم “نحن” مقابل “هم”. وأسهمت أحزاب كردية في ذلك، خصوصا حزب الاتحاد الديمقراطي، الذي حظي بدعم النظام الأسدي مادياً وعسكرياً، إلى درجة أنه سهل له تكوين مليشيات “وحدات حماية الشعب”، كي تبسط سيطرتها على المناطق ذات الكثافة السكانية الكردية العالية في مناطق الجزيرة السورية، وتكوين شبه كيان منفصل عن الجسد السوري.
لم تع الأحزاب الكردية حقيقة أن حراك الثورة الاحتجاجي السلمي الذي يندرج في حقل السياسة كان رداً على سنوات طويلة من التغييب والإقصاء والتهميش لجميع السوريين، وموجهاً ضد الشعارات الإيديولوجية المزيفة للسلطة التي كانت تقفز على الوطنية السورية إلى قومية متخيلة، حيث كانت تنادي بوحدة الأمة العربية، فيما تمارس أجهزتها وأذرعها الأخطبوطية تقسيماً مذهبياً ومناطقياً وإثنياً، وتعمل على إلحاق سورية، وطناً وشعباً، بمشروع نظام الملالي الإيراني، وما يخططون له في المنطقة.
وقد ساهم موقف الأحزاب الكردية، ومعها مواقف مختلف كيانات المعارضة السورية، في ضرب الإجماع السوري حول الثورة، ومنعه من أن يجسد إجماعاً وطنياً عاماً. إضافة إلى ممارسات النظام الأسدي التفتيتية والتقسيمية التي فعلت فعلها لدى قطاعات من الطيف السوري، فضلاً عن تدخلات القوى الإقليمية والدولية التي لا تنظر إلى سورية إلا بوصفها موقعاً جيوسياسياً هاماً بالنسبة إليها، يستوجب الصراع والسيطرة عليه.

وارتضت أغلب الأحزاب الكردية الانسياق وراء ما طمح إليه النظام السوري في إبعاد الشارع الكردي عن الثورة، ولم يتوقف الأمر عند هذا الحدّ، بل استخدم بعضها لقمع الناشطين الأكراد وملاحقتهم وتهجيرهم.
وقام النظام الأسدي بخطوات وإجراءات، أراد منها أن يظهر وكأنه المدافع عن القضية الكردية، وأنه لم يقمعهم في يوم من الأيام، الأمر الذي اعتبر بمثابة رشوة مفضوحة للحركة السياسية الكردية وللشارع السياسي الكردي، غايتها إبعاد الشباب الأكراد عن الثورة. وأهم الخطوات التي قام بها النظام هي إصدار المرسوم الجمهوري الذي حمل الرقم 49، في الثامن من إبريل/ نيسان 2011، الذي يقضي بمنح الجنسية العربية السورية لأجانب محافظة الحسكة، وقصد بهم المواطنين الأكراد الذين حُرموا منها، نتيجة الإحصاء السكاني الاستثنائي الذي جرى في المحافظة في عام 1962. وبعد هذا المرسوم بعشرة أيام، أصدر الأسد مرسوماً آخر، حمل الرقم 41، عدّل فيه مرسوماً سابقاً أصدره في عام 2004، كان يقضي بوضع حظر شامل على التصرفات العقارية في المناطق الحدودية السورية.
ولعل أول متحقق لمحاولات تقسيم سورية حدث في شمال شرقي سورية، مع تشكيل كانتونات الإدارة الذاتية التي فرضها حزب الاتحاد الديمقراطي، حين أرسى دعائم ما يشبه دويلة لشعب، له مجلس، دعاه “مجلس شعب غربي كردستان”، وشكل قوات عسكرية، دعاها “قوات حماية الشعب”، وشكّل أيضاً شرطة معروفة باسم “أساييش”، لعبت دوراً كبيراً في ملاحقة وقمع الناشطين الأكراد المختلفين مع ما يطرحه الحزب وتوجهاته وممارساته، التي تمخضت أيضاً عن اجتراح إقليم، له عاصمة وحكومة ودستور ونظام تعليمي خاص، وفق أجندة هذا الحزب وتوجهاته.

ركز حزب الاتحاد الديمقراطي، والمنظمات الخارجة منه، على إعادة تشكيل هوية كردية، تضمن له سيطرته على مناطق شاسعة من الجزيرة السورية، ومناطق في غربي الفرات، مثل منبج وتل رفعت وسواهما، حيث نشر خرائط متخيلة لدولة شعب غربي كردستان، تمتد من الحدود العراقية وصولاً إلى البحر المتوسط، ووضع في مختلف أماكن وجوده صور الزعيم التركي الكردي عبد الله أوجلان. وكان للأكراد الأتراك الدور القيادي في الحزب، وفي جناحه العسكري، وفي حكم المناطق الواقعة تحت سيطرته. وعمل هذا الحزب ذو الإيديولوجيا الماركسية على نشر مفاهيم ومصطلحات زائفة، تعتبر مناطق سورية، يتعايش فيها الأكراد إلى جانب العرب والتركمان والآشوريين وسواهم، جزءاً من كردستان الكبرى، وبوصفها أرضاً تاريخية للأكراد، أي “مناطق كردستانية” و”أرض تاريخية للأكراد”، وباتت الخرائط المتخيلة لكردستان الكبرى تضم أجزاء كبيرة من سورية، وراح يسوّق أن وجود العرب فيها يعدّ احتلالاً لأرض كردية، يمتد إلى العهد الإسلامي، الأمر الذي أراد منه تبرير سيطرة مليشيات وحدات حماية الشعب عليها، باعتباره تحريراً لأرض كردية من محتل عربي. والأخطر على الوطنية السورية هو نشر دعايات هذا الحزب الديماغوجي، تصور التعايش العربي التركي نوعاً من الاستحالة، لأن العرب السوريين بداة ورعاة، ولا يعرفون الحضارة، وبالتالي لا بد من الانفصال عنهم، ورغم كل ذلك قدم هذا الحزب مشروع الإدارة الذاتية، كمرحلة أولى للتعايش مع من تبقّى من عرب سوريين، تليها مرحلة توحيد الأقاليم الكردية في المنطقة في دولة كردستان الكبرى، التي يسعى إلى تحقيقها.
ولعل من المفارقات أن يطبق حزب الاتحاد الديمقراطي الإدارة التي يصفها بالذاتية بالقوة التي تملكها مليشيات الوحدات التي يسميها وحدات حماية الشعب، مع أنها تشكلت وتسلّحت في البداية بالتنسيق مع نظام الأسد، ثم تحالفت مع الأميركيين الذين تخلّوا عنها أمام التوغل التركي، فعادت مرة أخرى إلى نظام الأسد بتدبير روسي، وذلك يعني نهاية مشروعها، وخسارتها معظم المناطق التي كانت تسيطر عليها، بانتظار اندماجها مع جيش النظام الأسدي.

والحاصل أن الثورة السورية، خصوصا في مرحلتها السلمية، قد شكلت فرصة نادرة الحدوث لبناء وطنية سورية جامعة حول مطالب شبابها وشاباتها المشروعة، الذين عبّروا في شعاراتهم عن وطنية سورية، تنهض مقامات تشييدها على الحرية والكرامة والمواطنة والمساواة. وقد فوّتت هذه الفرصة معظم القوى السياسية، العربية والكردية وسواهما، بل إن الأخطر من ذلك هو أن أغلب هذه القوى والتشكيلات، ساهمت في تمزيق الهوية السورية، من خلال زيادة حدة نبراتها الأيديولوجية والقومية، التي أفقدت السوريين بمختلف أطيافهم وانتماءاتهم القدرة على تقديم تصوّر جديد لقضيتهم، مقابل المزيد من التمزّق الاجتماعي وسد آفاق الحياة والحرية والتحرر، الأمر الذي ألقى بظلال كثيفة على إمكانية التعايش في بلد لم تكن تنقصه التمزقات الاجتماعية والسياسية.

وكان حَريّا بالقوى والتشكيلات السياسية أن تجمع السوريين في مواجهة أفظع أنواع العدوان على حياة السوريين وعوالمهم، تلك التي خاضها نظام الأسد منذ 15 مارس/ آذار 2011 ضدهم، بمختلف أطيافهم وانتماءاتهم، وأن تدرك أن مواجهة عدوانية نظام آل الأسد كانت الشرط اللازم لكل محاولة تحرر وخلاص من الاستبداد، وبناء وطنية جديدة لسورية جديدة، وشعب جديد. ومن دون الانحياز إلى توق السوريين إلى الحياة بحرية وكرامة، من المستحيل بناء أي إدارة أو كيان، لأنها، ببساطة، يجب أن تضمن لهم ما يطمحون إليه، وما يستحقونه من الحياة.

“نبع السلام” فرحة لم تتم


Combattants des FDS et du régime syrien à Kobané octobre 2019

“نبع السلام” فرحة لم تتم

العربي الجديد
علي العبدالله  – 30 أكتوبر 2019

تطوّرت العملية العسكرية التركية (نبع السلام) في شرق الفرات في سورية من السيطرة على مساحةٍ من الأرض السورية، جزر متباعدة بين رأس العين (كوباني) في محافظة الحسكة وتل أبيض في محافظة الرّقة، إلى الاتفاق على إيقاف العملية، بموجب الاتفاقين، التركي الأميركي (17/10/2019) والتركي الروسي (22/10/2019)، بعد الاعتراف لتركيا بمنطقة أمنية تحت سيطرتها بطول 120 كلم وعرض 32 كلم، هي المسافة بين المدينتين المذكورتين، وبعمق يصل إلى الطريق الواصل بين حلب والقامشلي، طريق إم 4، وانسحاب قوات سوريا الديمقراطية (قسد) من كل المنطقة الحدودية السورية التركية بطول 450 كلم وعمق 32 كم ومن منبج وتل رفعت، أثارت عشرات الأسئلة وعلامات الاستفهام: ماذا حققت “نبع السلام” للسوريين؟ وما الثمن الذي دفعته الثورة السورية لتحقيق هدف تركي؟ وأي مستقبل لشرق الفرات بعد رش الملح على جرح الخلاف العربي الكردي، النازف أصلا، بإهراق الدماء، وتصعيد الأحقاد والكراهية؟ وأين أصبحت “وطنية” الجيش الوطني بعد غرقه في مستنقع الممارسات الوحشية والسرقة والنهب والاستيلاء على ممتلكات المواطنين؟ وماذا يعني منح تركيا هدايا لروسيا من حساب الثورة السورية واتفاقها معها حول عودة اللاجئين؛ بحيث تمكّنها من العودة إلى فتح ملف إعادة الإعمار وابتزاز الغرب والعرب للمساهمة فيه بمعزل عن طبيعة الحل السياسي المنتظر؟ أسئلة تكشف الكارثة التي لحقت بالثورة السورية؛ والهدية المسمومة التي قدّمتها تركيا للمعارضة السورية، السياسية والمسلحة، بدفعها إلى الانخراط في معركة تركية بذريعة محاربة الانفصاليين، حيث لم يلحظ أي من الاتفاقين دورا للحكومة السورية المؤقتة في إدارة المنطقة الأمنية، ولا دخول الجيش الوطني إلى منبج وتل رفعت٠

لم تنجح تركيا بتحقيق هدفها الرئيس: إقامة منطقة أمنية من عين العرب (كوباني) إلى فيش  خابور، عند تقاطع الحدود التركية السورية العراقية، بطول 450 كلم وعرض 32 كلم تحت سيطرتها وحدها؛ بل وجدت نفسها بين المطرقة الأميركية والسندان الروسي، وجنت ثمار لعبها على التناقضات الأميركية الروسية، عبر استخدام التقارب مع طرفٍ للضغط على الطرف الآخر، بانقلاب اللعبة عليها واضطرارها، في اللحظة التي كانت تتطلع فيها إلى جني مكاسب جمّة، لدفع الطرفين، في ضوء ضعف قدراتها السياسية والعسكرية، في مواجهة الطرفين، أو كل منهما على حدة؛ وتوجهات الرئيس الأميركي، دونالد ترامب، ضد استمرار التدخل الأميركي المجاني في الخارج، وتغاضيه عن التمدّد الروسي في سورية؛ ما سمح للأخيرة بتحديد هامش حركة تركيا في سورية، والوجود على معظم الشريط الحدودي السوري التركي بالاتفاق معها٠

صحيحٌ أن تركيا حققت مكسبا في نقطتين: الاعتراف بنفوذٍ لها شرق الفرات، المنطقة الأمنية بين رأس العين وكوباني وتل أبيض؛ والمشاركة بدورياتٍ مع القوات الروسية في بقية الشريط الحدودي بعمق 10 كلم، وإضعاف قوات “قسد” بإبعادها عن الشريط الحدودي مسافة 32 كلم، وسحب السلاح الثقيل منها، على فرض تنفيذ هذا البند في الاتفاق الأميركي التركي، واعتبار مشروعها، وفق ما ورد في الاتفاق مع روسيا، حالة انفصالية يجب “تعطيلها”، ما دفع وزير الخارجية التركي، ميلود جاويش أوغلو، إلى التباهي بتحقيق نصر سياسي ودبلوماسي، بعقد اتفاقين مع الولايات المتحدة وروسيا في خمسة أيام. إلا أنها دفعت، وستدفع، ثمنا باهظا لهذه المكاسب الهشّة، أولها دخول روسيا والنظام إلى منطقة شرق الفرات، وثانيها الكلفة العسكرية والاقتصادية التي ستتحمّلها لمراقبة المنطقة الأمنية الواسعة، خصوصا أن الاتفاقين لم يحققا طلبها تفكيك “قسد”، أو إخراجها من المعادلة، حيث بقي الجزء الأعظم من قواتها سليما، ما يسمح بالافتراض بمواصلتها العمل ضد الوجود التركي على الأرض السورية، فالعملية العسكرية التركية، بضحاياها من العسكريين والمدنيين الكرد، وما ترتب عليها من دمار ونزوح، قد عزّزت قناعات الكرد بعداء تركيا كل ما هو كردي، وصعّدت مشاعر المظلومية وذكرياتها السوداء؛ ما خلّف تعاطفا والتفافا حول الإدارة الذاتية و”قسد” ومنحها المبرّر والشرعية لأي عمل ستقوم به مستقبلا، واحتفاظ الأخيرة بدورٍ في شرق الفرات: حماية النفط والغاز وملاحقة خلايا “داعش” النائمة، ما يبرّر استمرار الشراكة الأميركية معها، في ضوء الحاجة إليها بعد قرار الرئيس الأميركي، ترامب، الاحتفاظ بالسيطرة على آبار النفط والغاز، وحمايتها ودعمها عسكريا، حمايتها متضمنة في البند السادس من الاتفاق التركي الأميركي، ونصه “تتفق تركيا والولايات المتحدة على أن عمليات مكافحة الإرهاب يجب أن تستهدف فقط الإرهابيين وملاجئ مخابئهم ومواقعهم والأسلحة والمركبات والمعدات الخاصة بهم”، إذ معلومٌ أن الولايات المتحدة، على عكس تركيا، لا تعتبر “قسد” منظمة إرهابية.
هذا بالإضافة إلى احتمال تحرّك إيران المضاد على خلفية تجاهل وجودها ومصالحها في الاتفاقين، التركي الأميركي والتركي الروسي؛ وتحفظها السابق على العملية العسكرية؛ وعلى تزايد النفوذ التركي على الأرض السورية، من خلال التشويش على الاتفاقين بدفع جيش النظام إلى صدام عسكري مع الجيش التركي، للتذكير بعدم شرعية وجوده على الأرض السورية والتضييق على الوجود التركي هناك، والتأكيد الروسي الدائم على الطابع المؤقت للوجود العسكري التركي في عموم سورية، ما يعني أن أنقرة قد تواجه قريبا قوى كثيرة تتفق، كل لحساباتها الخاصة، على محاصرتها والضغط عليها. كان الممثل الأميركي الخاص في سورية، جيمس جيفري، قد قال للصحافيين على متن طائرة وزير الخارجية مايك بومبيو: “نحن حذّرنا تركيا من هذه العملية، لأننا كنا نخشى أن تتعامل “قسد” مع النظام وتغيّر الوضع في المنطقة، وهذا ما حدث، ونحن لن نوقف تدخل قوات الأسد في مناطق “قسد”. علاقتنا محصورة بـ “قسد” وتركيا فقط”٠

يبقى الجزء الأكثر إيلاما وخطورة ما ترتب على العملية العسكرية من أضرار على العلاقات العربية الكردية عامة، وعلى أفق العلاقات بين مؤسّسات المعارضة السورية السياسية (الائتلاف الوطني لقوى الثورة والمعارضة، والهيئة العليا للمفاوضات)، والعسكرية (الجيش الوطني) خصوصا، في ضوء مباركة هذه المؤسسات للعملية ومشاركة الجيش الوطني فيها، ما كرّس القطيعة وأسّس للصدام على خلفية الانتقام مما حصل خلال أيام القتال٠

كان على المعارضة السورية، السياسية بخاصة، التعاطي مع الموقف بصورةٍ مختلفةٍ تماما، حيث كان الواجب الوطني والمنطق السياسي السليم يستدعيان إلى تجنّب تكريس القطيعة والعداوة مع مجلس سوريا الديمقراطية (مسد)، واستثمار التصعيد السياسي والتحشيد العسكري بينها وبين تركيا في كسر الجمود السياسي والتحاور معها على حل وطني سوري، يبدأ مثلا بدعوتها إلى المشاركة في هيئة التفاوض واللجنة الدستورية، تساعدها فيه على النزول عن الشجرة التي علقت عليها، بطرحها عالي السقف ومطالبها المستحيلة، ومدّ حبل النجاة لها، ولمشروع الثورة السورية في آن، بتجنيب الطرفين الغرق في تبعات حربٍ بين العرب والكرد في معركةٍ هي تركية بامتياز، والتعاطي مع حليفها التركي على قاعدة أصحاب القضية وأم الولد. .. كان القائد الفلسطيني، ياسر عرفات، قد وضع قاعدة للتعاطي مع ضغوط الدول العربية التي تسعى إلى استتباعه مفادها: “نحن أصحاب القضية، فلا تسألونا أنتم مع من بل قولوا لنا هل أنتم معنا”. والتفاهم معها على تفكيك المعادلة من دون حرب تعمّق القطيعة وتزيد الجراح السورية، وعلى إعطاء فرصة للسياسة والدبلوماسية على الحوار بينها وبين “مسد” يتوصل إلى حلٍّ يلبّي بعض مطالب الطرفين، ويخرج الموقف من عنق الزجاجة بالاتفاق على حلٍّ يوحد الجهود، ويضعها في خدمة حل سياسي شامل، ينهي، في الوقت نفسه، هواجس الأتراك ومخاوفهم. “مسد” بدورها ارتكبت خطأ فادحا عندما لم تضع في تصوّرها التوجه إلى مؤسسات المعارضة وقواها لتخفيف التوتر والانخراط في حوار معها، بحثا عن مخرج توافقي، كانت فرصتها باستثمار وجود المجلس الوطني الكردي في “الائتلاف” و”الهيئة” كبيرة لكسر الجمود بين الطرفين، كان التلميح باستعدادها لمراجعة تصوّرها وخططها شرق الفرات كاف لفعل ذلك، لكنها مالت نحو الخيار القاتل باللجوء إلى روسيا والنظام، وهي تعلم تبعات ذلك على مشروعها، وعلى الثورة السورية، لم تنظر إلى الموقف بعين السياسي المتّزن، بل تصرفت على خلفية العداوة والبغضاء القائمة٠

لقد قادت إدارة السياسة من المعارضة السورية، السياسية والعسكرية، و”مسد” على قاعدة “كل شيء أو لا شيء” إلى خسارة الطرفين، حيث أضاعت المعارضة السياسية فرصة رأب الصدع بالانخراط في حوار سياسي مع “مسد” لردم الفجوة وتقريب المواقف وتمهيد الطريق إلى حل سياسي شامل. وخسرت “مسد” فرصة حوار مع المعارضة السياسية، كانت تسمح بدخولها في العملية السياسية طرفا أصيلا؛ والعمل على تحقيق بعض تطلعات الكرد عبر توافق وطني سوري٠

الإدارة الذاتية تقدم بنودها العشرة إلى حكومة النظام حول مستقبل – شرق الفرات وقوات سوريا الديمقراطية « L’administration de l’auto-gestion » présente ses dix clauses au gouvernement du régime syrien


Carte SyrieCommunautes

 

الإدارة الذاتية تقدم بنودها العشرة إلى حكومة النظام حول مستقبل شرق الفرات وقوات سوريا الديمقراطية

19 يناير,2019

حصل المرصد السوري لحقوق الإنسان على نص البنود التي جرى التوصل إليه بين الإدارة الذاتية الديمقراطية في شرق الفرات، ومناطق سيطرة قوات سوريا الديمقراطية، بغية تقديمها في التفاوض مع النظام السوري، في إطار المباحثات التي تجري للتوصل لحل حول مستقبل المنطقة بين ممثلي الإدارة الذاتية وسلطات النظام، وجاء في البنود التي حصل المرصد السوري لحقوق الإنسان على نسخة منها::
أولاً:: وحدة الأراضي السورية

ثانياً:: النظام في سوريا نظام جمهوري ديمقراطي، والإدارات الذاتية جزء من هذا النظام.

ثالثاً:: الإدارات الذاتية لها ممثلون في البرلمان في المركز دمشق، عبر ممثلين لها.

رابعاً:: إلى جانب العلم السوري، يجب أن تكون هناك أعلام تمثل الإدارات الذاتية.

خامساً:: الدبلوماسية في مناطق الإدارات الذاتية تسير بما لا يتعارض مع مصالح الشعب السوري، والدستور.

سادساً:: قوات سوريا الديمقراطية هي جزء من الجيش السوري، والمسؤولة عن حماية الحدود السورية.

سابعاً:: قوى الأمن الداخلي في مناطق الإدارات الذاتية تعمل وفق المجالس المحلية بما لا يتعارض مع الدستور السوري.

ثامناً:: التعلم باللغة الأم وهي أساس التعليم في مناطق الإدارات الذاتية، واللغة العربية هي اللغة الرسمية في عموم سوريا.

تاسعاً:: في مناطق الإدارات الذاتية يتم التعليم باللغات المحلية في كليات التاريخ والثقافة واللغات والآداب وما يماثلها.

عاشراً:: توزيع الثروات السورية على المناطق السورية بشكل عادل

 

« L’administration de l’auto-gestion » présente ses dix clauses au gouvernement du régime syrien sur l’avenir de l’Euphrate oriental et des forces démocratiques syriennes (FDS)

OSDH – 19 janvier 2019

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a obtenu le texte des termes conclus entre la Direction démocratique à l’auto-gestion de l’est de l’Euphrate et les zones sous contrôle des Forces Démocratiques de la Syrie (FDS) afin de les présenter aux négociations avec le régime syrien dans le cadre des discussions en cours, pour parvenir à une solution pour l’avenir de la région entre les représentants de la Direction de l’auto-administration et les autorités du régime.

Les clauses ::

1 : l’unité du territoire syrien

 

2 : le régime en Syrie est un système républicain démocratique et les départements de l’auto-administration en font partie de ce système.

 

3 : les départements de l’auto-administration ont des représentants au parlement central de Damas, par l’intermédiaire de leurs représentants.

 

4 : avec le drapeau syrien, il doit y avoir des drapeaux représentant les administrations de l’auto-gestion.

 

5 : la diplomatie dans les zones départementales de l’autonomie fonctionne d’une manière qui ne contredit pas les intérêts du peuple syrien et la Constitution.

 

6 : les forces démocratiques de la Syrie font partie de l’armée syrienne, chargée de protéger la frontière syrienne.

 

7 : les forces de sécurité internes dans les zones d’administration d’auto-gestion fonctionnent conformément aux conseils locaux de manière à ne pas contredire la constitution syrienne.

 

8 : l’apprentissage de la langue maternelle est la base de l’éducation dans les départements de l’administration autonome. L’arabe est la langue officielle dans toute la Syrie.

 

9 :l’enseignement en langues locales doit être dans zones de l’administration de l’auto-gestion,  appliqué dans les facultés d’histoire, de culture, de langues, de littérature et similaires.

 

10 : Répartition équitable des richesses syriennes dans les régions syriennes de manière équitable

 

 

مقتل أربعة جنود بتفجير في منبج


4 soldats américains tués au nord de la syrie. janv 2019

ترامب يستقبل نعوش أربعة أمريكيين قتلوا في سوريا- (صور)

قاعدة دوفر الجوية (ديلاوير): وصل الرئيس الأمريكي دونالد ترامب إلى قاعدة دوفر الجوية بولاية ديلاوير، اليوم السبت، ليكون في استقبال نعوش أربعة أمريكيين قتلوا في تفجير انتحاري بشمال سوريا.

 

ضربات «الدولة» تلاحق القوات الأمريكية قبل انسحابها: مقتل أربعة جنود بتفجير في منبج

٠”النصرة” تحسم السيطرة على الشمال السوري… وتركيا تنسب لنفسها دوراً بوقف المعارك


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“النصرة” تحسم السيطرة على الشمال السوري… وتركيا تنسب لنفسها دوراً بوقف المعارك

عدنان أحمد

11 يناير 2019

بعد سيطرتها على مساحات واسعة من مناطق الشمال السوري خلال الأيام العشرة الأخيرة، توصلت “هيئة تحرير الشام”، التي تمثل “جبهةُ النصرة” عمودها الفقري، إلى اتفاق مع “الجبهة الوطنية للتحرير” ينهي الاقتتال الدائر بينهما، ويثبت السيطرة الإدارية الكاملة لـ”الهيئة” على مناطق الشمال السوري، عبر ما يسمى “حكومة الإنقاذ” التابعة لها. وفيما تثار تساؤلات حول حقيقة الموقف التركي مما يجري، برغم إعلان أنقرة أنها اتخذت إجراءات (دون توضيحها) لوقف القتال في الشمال السوري، فإن الأنظار تتجه أيضاً إلى منبج وشرق الفرات في ظل الخلاف الناشئ بين تركيا والولايات المتحدة بعد “التريث” الأميركي في موضوع سحب قواتها، والمتضمن اشتراطات جديدة على تركيا رفضتها الأخيرة، ولوحت بالتنسيق مع محور روسيا وإيران لسد الفراغ الناجم عن الانسحاب الأميركي المحتمل.

ويتضمن الاتفاق بين “هيئة تحرير الشام” و”الجبهة الوطنية”، وهي ائتلاف من فصائل مسلحة في الشمال السوري توصف بالمعتدلة، تثبيت مناطق السيطرة الحديثة لكلا الطرفين في كل من محافظة إدلب وأرياف حماة وحلب الغربي واللاذقية. كما أكد الاتفاق أن تكون جميع تلك المناطق خاضعة إدارياً لسلطة “حكومة الإنقاذ” التابعة إلى “هيئة تحرير الشام”، على أن تبقى جميع المناطق التي تخضع لسلطة “الوطنية للتحرير” بيدها أمنياً وعسكرياً، أما الأمور الإدارية فستتولاها “الإنقاذ”. كما نص الاتفاق على الوقف الفوري لإطلاق النار بينهما وإزالة السواتر والحواجز، بالإضافة إلى تبادل الموقوفين من الطرفين على خلفية الأحداث الأخيرة. ولاحظ ناشطون أن “حكومة الإنقاذ” كانت تدخل بشكل فوري إلى المناطق التي تسيطر “هيئة تحرير الشام” عليها لإدارتها خدمياً وتنظيمياً، ما يشير إلى وجود تحضير مسبق من جانب “تحرير الشام” للسيطرة على المنطقة وإدارتها عسكرياً ومدنياً٠

وفي سياق متصل، اقترح القائد السابق لـ”هيئة تحرير الشام”، هاشم الشيخ (أبو جابر)، إشراك “الجبهة الوطنية للتحرير” في الهيئة التأسيسية لـ”حكومة الإنقاذ”. وقال الشيخ، عبر حسابه في “تلغرام”، إنه “من الإعقال (العقل) والحكمة إشراك الأخوة في الجبهة الوطنية للتحرير في الهيئة التأسيسية مشاركة فاعلة تليق بمكانتهم وحجمهم، وتمكينهم من حمل حقائب وزارية ضمن حكومة الإنقاذ”. ورغم هذا الاتفاق، واصلت “هيئة تحرير الشام” ملاحقة قادة من فصائل المعارضة في محافظة إدلب، إذ دهم عناصرها منازل مقاتلين من “صقور الشام” في قرية الغدفة جنوب إدلب، ومخفر “الشرطة الحرة” في الغدفة وصادروا معداته. وفي المقابل، ذكرت وسائل إعلام تابعة إلى “تحرير الشام” أن “حركة أحرار الشام” احتجزت عضو “الهيئة التأسيسية” التي انبثقت عنها “حكومة الإنقاذ” العاملة في مناطق سيطرة “الهيئة” المحامي عبد السلام القاسم، الذي يشغل منصب رئيس المجلس المحلي التابع إلى “حكومة الإنقاذ” في مدينة مورك بحماة. كما أعلنت مجموعة تابعة إلى “حركة أحرار الشام” في منطقة التح جنوب إدلب انشقاقها عنها والتزام مواقعها على خطوط التماس مع قوات النظام السوري، بالتنسيق مع “هيئة تحرير الشام”. من جهة ثانية، أعادت الفصائل فتح الطرقات الرئيسية في محافظة إدلب وريف حلب الغربي، والتي أغلقت خلال الأيام الماضية، حيث تم فتح الطرقات الواصلة إلى مدينة معرة النعمان وأريحا. كما تمت إزالة السواتر الترابية على أطراف معرة النعمان في ريف إدلب الجنوبي.

في غضون ذلك، وبينما تثار تساؤلات حول حقيقة الموقف التركي مما يجري في الشمال السوري، أعلنت أنقرة أنها اتخذت خطوات ضرورية لوقف المعارك الدائرة هناك. وقال وزير الخارجية التركية، مولود جاووش أوغلو، أمس الخميس، إن “الجماعات الراديكالية تهاجم المعارضة السورية في إدلب، وأنقرة اتخذت خطوات ضرورية لوقف هذه الهجمات”، بحسب وكالة “الأناضول”، من دون أن يفصح عن طبيعة هذه الخطوات. وأضاف جاووش أوغلو أن النظام السوري جلب إلى إدلب “منظمات إرهابية” من باقي المناطق التي خضعت له خلال العام الماضي، بهدف إيجاد حجة لمهاجمة المدينة بدعوى وجود هذه التنظيمات.

ورفض قادة ومحللون من المعارضة السورية الاتهامات الموجهة لتركيا، وذلك في إشارة إلى كلام مدير المرصد السوري لحقوق الإنسان رامي عبد الرحمن عن أنه “لولا موافقة الاستخبارات التركية لما تجرأت هيئة تحرير الشام واكتسحت المناطق التي توجد فيها فصائل مدعومة منها”. وقال عضو وفد أستانة للمعارضة السورية، العقيد فاتح حسون، إن “بعض الجهات غير الموثوقة تحاول أن تلصق كل سلبية تحدث على امتداد الساحة السورية بتركيا، وتنظر لكل إيجابية تحدث فيها بريبة وشك، ومن هذه الجهات المرصد السوري لحقوق الإنسان”. من جهته، قال المحلل العسكري، العميد أحمد رحال، إن المسؤولية عن تمدد “تحرير الشام” في الشمال السوري تقع بالدرجة الأولى على عاتق فصائل المعارضة التي تقول إن لديها عشرات آلاف المقاتلين، لكن على الأرض لا نجد سوى العشرات. وأضاف رحال أنه ليس المطلوب من تركيا القتال نيابة عن هذه الفصائل التي لم تعرف كيف تنسق عملية الدفاع عن نفسها في مواجهة استفراد “الجبهة” بكل منها. غير أن رئيس اتحاد الديمقراطيين السوريين، ميشيل كيلو، اعتبر أن انشغال تركيا وتحضيراتها لمعركة شرق الفرات، سمح لـ”هيئة تحرير الشام” بالتقدم في إدلب وحماة وحلب، على حساب فصائل الجيش السوري الحر. واستبعد كيلو، في تسجيلات صوتية أن يكون لتركيا مصلحة بما يحدث، مشيراً إلى أنه يستحيل أن تتعامل تركيا مستقبلاً مع تنظيم مؤلف من 15 ألف مسلح يعلنون صراحة انتسابهم إلى تنظيم “القاعدة”. ورأى أن موضوع الحسم في إدلب مؤجل لما بعد الانتهاء من تأسيس اللجنة الدستورية، التي ستحدد الهوية السياسية لسورية المستقبل. ولفت إلى أن تركيا تخشى وقوع خسائر بشرية في صفوف مقاتليها في حال شنّت حرباً على “الهيئة”، وقد تطلب من الدول الضامنة لاتفاق أستانة مشاركتها المعركة لاحقاً٠

بدوره قال رئيس الائتلاف السابق وعضو هيئة المفاوضات السورية، هادي البحرة، لـ”العربي الجديد”، إن المعارضة السياسية تجري مشاورات على الصعيد الميداني والسياسي والدبلوماسي الإقليمي، من أجل تجاوز محنة الشمال السوري، فيما أعلن المتحدث باسم هيئة التفاوض، يحيى العريضي، لـ”العربي الجديد”، أن الدول المهتمة بالشأن السوري اتفقت على إنهاء الحالة العسكرية في سورية، لكن ما هو غير معلوم هو كيفية حدوث ذلك. وأشار إلى أن الفصائل التابعة إلى “الجيش السوري الحر”، غير متفقة فيما بينها، ما مكن “النصرة” من القضاء على بعضها، مشيراً إلى أن “إنهاء العسكرة والبدء في الجانب السياسي، لا يعني إعادة تأهيل النظام، بل على العكس، هناك نية دولية لإعادة فتح المفاوضات السياسية بشكلها الصحيح”.

في غضون ذلك، تواصل تركيا تأكيد عزمها على القيام بعملية عسكرية في منطقتي منبج وشرق الفرات، بالرغم من الخلاف الناشئ مع الولايات المتحدة، بعد أن أعلنت الأخيرة نيتها “التريث” في سحب قواتها من سورية، واشترطت على تركيا حماية المقاتلين الأكراد الذين قاتلوا مع الولايات المتحدة أو عدم التعرض لهم بعد سحب قواتها. وأعلن جاووش أوغلو إن العملية العسكرية التركية في شرق الفرات ليست مرتبطة بالانسحاب  الأميركي من سورية. وقال، في مقابلة مع قناة “إن تي في” التركية أمس الخميس، “لن نتردد أبداً في اتخاذ الخطوات اللازمة شرق نهر الفرات، مثلما اتخذناها في عفرين وجرابلس والباب غرب الفرات”. وأشار إلى أن الرئيس التركي رجب طيب أردوغان أعلن اعتزام بلاده دخول شرق الفرات وإطلاق عملية هناك قبل قرار الولايات المتحدة الانسحاب من سورية. وأكّد أن “تركيا ستتخذ الخطوات اللازمة ضد التنظيم الإرهابي الذي يهدد أمنها القومي، سواء انسحبت الولايات المتحدة أم لم تنسحب”. وفي هذا الإطار بحث وزير الدفاع الروسي سيرغي شويغو الوضع في منطقة “خفض التصعيد” في إدلب مع نظيره التركي خلوصي آكار، في اتصال هاتفي وفق وزارة الدفاع الروسية، فيما كشف موقع محلي عن قيام القوات الروسية الموجودة في سورية، بإنشاء نقطة عسكرية جديدة في ريف حماة الشمالي الغربي، وذلك بعد يومين من أنباء عن إرسال النظام السوري تعزيزات كبيرة إلى المنطقة قادمة من درعا في الجنوب السوري ومن مطار حماة.

 

 

 

Après plusieurs jours d’affrontements, les jihadistes de l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda ont signé un accord de trêve avec des groupes rebelles soutenus par la Turquie leur permettant de prendre le contrôle total de la province d’Idleb.

En vertu d’un accord de trêve avec des factions rebelles, signé jeudi 10 janvier, les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda, vont prendre le contrôle total de la province d’Idleb, ultime grand bastion insurgé du nord-ouest de la Syrie.

L’accord conclu, annoncé par les jihadistes sur leur site de propagande, met fin à plusieurs jours d’affrontements meurtriers entre les HTS et des rebelles, regroupés notamment au sein du Front national de libération (FNL), coalition appuyée par la Turquie.

Située dans le nord-ouest de la Syrie en guerre, la province d’Idleb ainsi que des pans des provinces voisines d’Alep, de Hama et de Lattaquié échappent toujours au contrôle du régime du président Bachar al-Assad et abritent une multitude de groupes rebelles et jihadistes.

>> À voir : Analyse de Wassim Nasr : le brouillard d’Idleb

Ces derniers jours, les jihadistes avaient lancé un assaut contre les factions rebelles, ayant fait plus de 130 morts, et pris le contrôle d’une cinquantaine de localités et villages, notamment dans l’ouest de la province d’Alep, un secteur tombé intégralement aux mains de HTS.

“Zone démilitarisée”

“Ce matin (jeudi), HTS et le FNL ont signé un accord mettant fin aux hostilités et établissant le contrôle du gouvernement du salut sur l’ensemble” d’Idleb, a annoncé Ebaa, le site de propagande de l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda. Ce “gouvernement de salut” est une administration locale instaurée par HTS.

D’après l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), basé en Grande-Bretagne et disposant d’un important réseau de sources en Syrie, l’accord de jeudi fait passer l’intégralité de la province d’Idleb sous le contrôle administratif de HTS.

D’autres groupes jihadistes comme Houras al-Din et le parti islamique de Turkestan (TIP) sont aussi présents dans la région d’Idleb, mais ce sont des alliés de HTS, a souligné le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Le 17 septembre 2018, Moscou et Ankara ont conclu un accord sur la création d’une “zone démilitarisée” dans la province d’Idleb et ses environs. Cette initiative prévoyait la mise en place d’une zone tampon pour séparer les secteurs insurgés des régions gouvernementales adjacentes et éviter ainsi une offensive d’envergure du régime syrien et de son allié russe.

Cet accord n’a toutefois été que partiellement respecté, les jihadistes refusant de se retirer de la zone de séparation.

Avec AFP

nous combatterons contre toutes les forces arabes qui pourraient intervenir – سنقاتل أي قوات عربية تدخل إلى منبج وشرق الفرات


Stafs-militaires

L’armée nationale syrienne : nous combatterons contre toutes les forces arabes qui pourraient intervenir à Manbej et dans la région à l’est l’Euphrate

2 janvier-2019
Heba Mohamed et Wael Essam

Al-Qods Al-Arabi et ses agences : La question de l’envoi de troupes arabes à Manbej n’a toujours pas été résolue et des pourparlers à haut niveau ont eu lieu entre les États-Unis, l’Égypte et les Émirats arabes unis. Une source officielle de l’opposition armée syrienne a décrit les efforts déployés par les Etats-Unis pour remplacer leurs forces par des troupes arabes qui seraient déployées depuis la ville de Manbej dans la campagne d’Alep au nord de la Syrie, jusqu’à la frontière irakienne, comme un « développement dangereux ».

« Jusqu’à présent, nous ne disposons d’aucune information précise sur des réunions ou des tentatives visant à amener des forces arabes dans Manbej et à l’Est du fleuve l’Euphrate », a déclaré Mustafa Sieger, dirigeant de l’armée de l’opposition syrienne, en se confiant à al-Qods al-Arabi. « Si les nouvelles sont exactes, nous ne pouvons que le traiter qu’en terme de protection des « forces séparatistes ». Il a souligné le classement de ces forces « dans le cadre du soutien direct au terrorisme du PKK, et qu’il s’agit d’une étape au détriment du peuple syrien dans son cadre général et dirigée contre les Arabes sunnites en particulier».
« Jusqu’à présent, nous ne disposons d’aucune information précise sur des réunions ou des tentatives visant à amener des forces arabes dans Manbej et de l’Est de l’Euphrate en Syrie », a déclaré Mustafa Sieger, dirigeant de l’armée de l’opposition syrienne, qui a confié à al-Qods al-Arabi. “Si les nouvelles sont exactes, Avec lui uniquement en termes de protection des “forces séparatistes”. Il a souligné le classement de l’entrée de ces forces «dans le cadre du soutien direct du PKK au terrorisme, et qu’il s’agit d’une étape au détriment du peuple syrien dans son cadre général et dirigée contre les Arabes sunnites en particulier».
Sieger a déclaré: « Nous considérerons les forces arabes comme des « forces d’occupation » comme les forces russes et iraniennes. Le dirigeant a noté une coordination totale au plus haut niveau entre l’opposition syrienne et la Turquie et a indiqué qu’elle ne coopérerait avec aucune force arabe qui entrerait dans Manbej ou dans l’Euphrate oriental afin d’empêcher l’avancée de l’armée syrienne libre sur des positions contrôlées par des milices kurdes.
« L’axe arabe basé à Riyad et au Caire renforcera son dynamisme et sa force vers les axes régionaux iranien et turc dans la région. Nous sommes peut-être toujours dans les zones grises, mais la présence arabe est devenue plus importante et son rôle est plus important », a déclaré Anwar Gargash, ministre des Affaires étrangères des Émirats Arabes Unis. Contrairement aux années passées ».
Selon le site «Debka», israélien les pourparlers entre le président américain Donald Trump et le ministre de la Défense des Emirats arabes unis Mohammed bin Zayed et le président égyptien Abdul Fateh al-Sissi d’envoyer des troupes arabes de cinq pays en Syrie pour succéder à l’armée américaine qui a annoncé le retrait du nord-est de la Syrie. en plus de l’adhésion d’autres pays arabes tels que le Maroc, l’Algérie et l’Arabie saoudite.

(…)

الجيش الوطني السوري لـ«القدس العربي»: سنقاتل أي قوات عربية تدخل إلى منبج وشرق الفرات

2 – يناير – 2019
هبة محمد ووائل عصام

عواصم ـ «القدس العربي» ـووكالات: ما زال موضوع إرسال قوات عربية الى منبج يتفاعل، حيث بحث على مستوى عالٍ بين الولايات المتحدة ومصر والإمارات. ووصف مصدر مسؤول في المعارضة السورية المسلحة، المساعي الأمريكية لاستبدال قواتها في سوريا بقوات عربية تنتشر من مدينة «منبج» في ريف حلب شمال البلاد وصولاً إلى الحدود العراقية بـ «التطور الخطير».

وقال القيادي في الجيش السوري الوطني المعارض المدعوم من أنقرة، مصطفى سيجري لـ «القدس العربي»: «إلى الآن لا نمتلك أي معلومات دقيقة حول لقاءات أو مساع لإدخال قوات عربية إلى منبج وشرق الفرات في سوريا، وفي حال صحت الأنباء المتداولة، لا يمكننا التعامل معه إلا من زاوية حماية «القوى الانفصالية». وأشار إلى تصنيف دخول هذه القوات «ضمن خانة الدعم المباشر للإرهاب المتمثل بحزب العمال الكردستاني، وبأنه خطوة على حساب الشعب السوري في إطاره العام، وموجه ضد العرب السنة على وجه الخصوص».

وحول موقفهم في حال صحة هذه الأنباء قال سيجري: موقفنا من هذا الإجراء أننا سنعتبر القوات العربية «قوات احتلال» شأنها شأن القوات الروسية والإيرانية. ونوه القيادي إلى وجود تنسيق كامل على أعلى المستويات بين المعارضة السورية وتركيا، وبأنهم لن يجروا أي تعاون مع أي قوات عربية ستدخل منبج أو شرق الفرات في محاولة لمنع تقدم الجيش السوري الحر نحو مواقع تسيطر عليها الميليشيات الكردية.
وكان وزير الشؤون الخارجية الإماراتي أنور قرقاش، أعلن عبر معرفه الشخصي في تويتر، أن «المحور العربي المرتكز على الرياض والقاهرة سيزداد زخماً وقوة تجاه المحاور الإقليمية الإيرانية والتركية في المنطقة، لعلنا ما زلنا في المساحات الرمادية، ولكن الحضور العربي أصبح أكثر أهمية ودوره أكبر حضوراً بعكس السنوات الماضية».
كما ذكر موقع «ديبكا» الإسرائيلي أن مباحثات تجري بين الرئيس الأمريكي دونالد ترامب ووزير الدفاع الإماراتي محمد بن زايد والرئيس المصري عبد الفاتح السيسي لإرسال قوات عربية من خمس دول إلى سوريا لخلافة الجيش الأمريكي الذي أعلن ترامب عن اقتراب انسحابه من شرق سوريا، بالإضافة إلى إمكانية انضمام دول عربية أخرى إلى ذلك كالمغرب والجزائر والسعودية.

La présence de services de renseignements saoudien-émirati à l’est de l’Euphrate – وجود سعودي-إماراتي استخباري شرقي الفرات


Extermination-Kurde-des-Assyriens.Web

La présence de services de renseignements saoudien-émirati à l’est de l’Euphrate afin de dessiner de nouvelles zones d’influence

وجود سعودي-إماراتي استخباري شرقي الفرات بهدف رسم مناطق نفوط جديدة
تحالف واشنطن يعمل على زيادة العداوة التركية – السعودية وتناقض المصالح الجيوسياسية في سوريا

الإثنين ٢٦ تشرين الثاني/نوفمبر ٢٠١٨
دمشق – «القدس العربي»
من هبة محمد:
تحدث مصــدر خاص لـــ «القــدس العربي» عــن منظمــات عســكرية ومدنية فــي محافظة دير الــزور يديرها حزب الاتحــاد الديمقراطي «بــي واي دي» بتمويــل ســعودي وإماراتــي، حيــث تكثف هذه المنظمات جهودها في كل من
عامودا والدرباسية في دير الزور٠
وكان وزيــر الدولــة الســعودي لشــؤون الخليــج ثامر الســبهان قــد زار المناطق المحررة علــى يــد قــوات ســوريا الديمقراطية شــرقي ســوريا، في تشــرين الأول من العــام الفائت، مع الميليشــيا فــي محافظة الرقة يتعلق جزء منه بتســلم أســرى ينتمون لتنظيم «الدولة» ممن يحملون الجنسية السعودية في مدينة الرقة٠
ًمصــادر واســعة الاطــاع تحدثــت أيضــا لـ»القــدس العربــي» انه منذ دخول الســبهان، إلى المنطقة الشرقية، سجل بعدها دخول ثاثة وفود استخباراتية ســعودية إلى منطقة منبج والرقــة وديــر الزور، علــى ثاث فتــرات، لكن تردد في الاسبوع الفائت دخول وفد سعودي إلى المنطقة القريبة من حقل العمر، برفقة قوات «قسد» وقوات أمريكية تابعة للتحالف الدولي. ويركــز النشــاط الســعودي فــي المنطقــة الشــرقية علــى الحســكة والرقة، وديــر الزور ومنبج، لاثــارة وإقــاق الجانــب التركي على حــدوده الجنوبيــة، بهــدف الحصــول علــى تنــازلات ورســم مناطــق نفــوذ جديــدة، ذات أبعــاد جيوعســكرية واقتصاديــة، اذ ان ذلــك يجــري بضوء اخضــر امريكــي، مقابل حفاظ الســعودية على «عمولة» واشــنطن وحصتها كاملة من ثروات منطقة شــرقي ســوريا الغنية بالنفط حيث يدور صراع اقليمي ودول.ووفق خطة مدروسة تمت موافقة السعودية علــى حراســة الميليشــيات الكرديــة للمنطقــة الشرقية وتغير بنيتها الديموغرافية، على نفقة الريــاض، ويجــري اقناع قائد جيــش المغاوير المقــدم «مهند الطاع» للدخــول بقواته إلى دير الــزور تحت إمــرة قوات قســد، بعــد تدريبات عســكرية اجراها مع مشــاةالبحرية الأمريكية في قاعدة التنف جنوب شــرقي سوريا، حيث يتعرض قائد الفصيل الذي رفض العرض، إلى ضغوط أمريكية من اجل نقل قواته من المنطقة «55» التنف، إلــى دير الزور مطالبا آن يكون العملمع قوات سوريا الديمقراطية، مشتركاويــراد من هــذه المنطقــة الممتدة على شــكل حــزام من منطقة التنف باتجــاه منطقة حميمة فـي بادية دير الــزور إلى البوكمــال، ومنطقة «الســبع بيار» قطع الطريق البــري الذي يصل إيران بلبنــان مروراالحزام الحدودي تحت اشراف «جيش مغاوير الثــورة» بالتعــاون مــع «قســد» وفــق الرغبة الإماراتية – الســعودية، حيث تسعى الأخيرة إلى حماية العشــائر المرتبطة بعشائرها مثل «عنزة وشمر»٠

تدريب قوات عسكرية تتحمل الرياض نفقة تســليحها وتذخيرها ودعمها اللوجستي، مع الحفــاظ علــى اهداف واشــنطن، هو مكســب أمريكــي با شــك، لكن ثمة مكاســب أخرى قد تنوي الادراة الأمريكية تحقيقها حســب المحلل السياســي محمــد العطــار، وذلك عبــر تقريب المســافة الجيوسياســية بين تركيا التي تدعم التيار الإخواني والســعودية التــي تدعم التيار الســلفي، وتقريب احتمال حــدوث مواجهات عســكرية بين الطرفــين، إضافة إلــى الدفع في سـبيل اقتــراب احتمــال حــدوث مواجهــات مماثلــة بين الســعودية وإيران علــى الاراضي السورية٠
وقــال العطــار ان تركيــا هدف اســتراتجي لواشــنطن وبرز ذلــك من خال دعم وتســليح الوحدات الكردية لتهديد الامن القومي التركي
وانتهى أخيرا بتأمين «زيادة العداوة بين تركيا والســعودية، وجعلت المصالح الجيوسياسية
تتناقــض وهــذا مــا يؤمن مشــاكل مســتمرة للطرفين»٠

 

نفت السفارة السعودية لدى تركيا التقارير الإعلامية التي تحدثت عن وجود قوات عسكرية من المملكة في أراضي سورية… (للمزيد)٠.

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