Attaque au gaz chloré: La Russie falsifie les faits – روسيا تعمل على تشويه الحقائق


 

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Centre de documentation sur les violations chimiques en Syrie: la Russie falsifie les faits

Jalal Bakour-13 juillet 2019

Le Centre de documentation sur les violations chimiques en Syrie a déclaré que la Russie tentait de déformer les faits et de nier l’utilisation du gaz chloré par le régime syrien lors d’une attaqque perpétré en avril dernier contre la ville de Douma près de Damas.

Au début du mois de mars, un rapport de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) confirmait que du chlore avait été utilisé lors de l’attaque de la ville de Douma dans la Ghouta orientale de Damas en avril 2018, sans toutefois pointer du doigt le régime.

L’attaque a fait 40 morts et des dizaines de blessés, « La communauté internationale doit assumer ses responsabilités morales et ne pas rester silencieuse sur les crimes en cours du régime contre le peuple syrien », a déclaré Wassim al-Khatib, responsable du Centre de documentation sur les violations chimiques en Syrie.
« La Russie tente de bloquer et de retarder toute décision prise par les équipes d’enquêteurs d’identifier les utilisateurs d’armes chimiques, et ce qui se passe aujourd’hui à La Haye au sujet des mouvements russes n’est qu’une comédie mensongère et complètement faux. Nous avons des preuves et des échantillons qui ont été soumis et nous continuons au centre de travailler jusqu’à la réalisation de la justice qu’attendent les victimes des armes chimiques en Syrie ».
« Tout ce qui ressort des Russes aujourd’hui n’est qu’un processus dont le but est de gagner du temps et déformer la vérité. Le régime de Damas n’a pas permis à l’équipe d’enquête de confirmer son implication, mais le veto de la Russie est à tout moment un parapluie protecteur pour Assad », a déclaré Khatib.

« L’ambassade de Russie à La Haye a tenu une conférence de presse hier », dans le cadre de laquelle « elle cherchait à déformer et à nier les faits liés à l’utilisation de chlore gazeux dans la ville de Douma de la région rurale de Damas en avril 2018 », a déclaré le centre dans une déclaration.

Le communiqué ajoute que, lors de la conférence, « les Russes ont exposé quelques témoignages de la population de la ville, pour contester le rapport de la mission d’enquête publiée fin avril, qui confirmait l’utilisation de chlore partiel contenu dans un baril explosif, jeté du ciel ».

Le Centre de documentation sur les violations chimiques a confirmé qu’il disposait de preuves concluantes et d’un témoignage tout à fait contraire confirmant l’utilisation d’armes chimiques à Douma.

Le centre a déclaré que l’ambassade de Russie aux Pays-Bas « fait tout son possible pour convaincre les membres des Etats membres de l’Organisation pour corriger les informations fournies par les laboratoires de La Haye au sujet de l’attaque de Douma, afin d’empêcher le mécanisme international de déterminer la responsabilité et de confirmer la validité des prochains rapports ».

La Russie a travaillé avec le régime syrien pour « empêcher l’entrée d’experts de l’OIAC pendant deux semaines sur le site de l’accident, ce qui est suffisant pour effacer les caractéristiques du crime et dégager des preuves ».

Le Centre a ajouté: « la Russie a également fourni à l’Organisation pour l’interdiction des armes à La Haye, le 26 avril 2018, 12 témoins choisis par elle-même, après que l’équipe eut refusé d’interviewer à Damas, où ils ont nié la perpétration d’attaques par arme chimique, mais peu de temps après les résultats des analyses des laboratoires de La Haye, ont explosé toutes les allégations russes et les témoignages de témoins qui les ont présentées à La Haye et à Damas ».

مركز توثيق الانتهاكات الكيميائية في سورية: روسيا تعمل على تشويه الحقائق

جلال بكور – 13 يوليو 2019

قال مركز توثيق الإنتهاكات الكيميائية في سورية، إن روسيا تسعى إلى تشويه الحقائق ونفي استخدام النظام السوري لغاز الكلور في هجوم على مدينة دوما بريف دمشق، تم تنفيذه في إبريل/ نيسان العام الماضي٠

وفي بداية مارس الماضي، أكد تقرير لمنظمة حظر الأسلحة الكيميائية أن غاز الكلور استخدم في الهجوم على مدينة دوما في الغوطة الشرقية لدمشق في إبريل/ نيسان 2018، إلا أن التقرير لم يشر بأصابع الاتهام للنظام٠

وكان الهجوم قد أسفر عن مقتل 40 شخصاً وإصابة العشرات، بحسب ما أفاد به مسؤول التنسيق في “مركز توثيق الإنتهاكات الكيميائية في سورية” وسيم الخطيب لـ”العربي الجديد”، مضيفاً أنه “على المجتمع الدولي تحمل مسؤولياته الأخلاقية، وعدم التزام الصمت على جرائم النظام المستمرة بحق الشعب السوري”٠

وأوضح الخطيب أن “روسيا تحاول جاهدة عرقلة وتأخير أي قرار يصدر عن فرق التحقيق لتحديد هوية مستخدمي الأسلحة الكيميائية، وما تشهده لاهاي اليوم من تحركات روسية هي مجرد دراما بالية لا صحة لها على الإطلاق، نحن لدينا أدلة وعينات قدمت أصولا ونسعى ونعمل في المركز حتى الوصول إلى العدالة المنتظرة لذوي ضحايا الأسلحة الكيميائية في سورية”٠

وبيّن الخطيب أن “كل ما يُطلق اليوم من الروس هو مجرد عملية، الغاية منها كسب الوقت وحرف الحقيقة، وعدم سماح النظام في دمشق مؤخراً بوصول فريق التحقيق يؤكد تورطه، ولكن الفيتو الروسي هو المظلة الحامية للأسد في كل مرة”٠

وذكر المركز في بيان اطلع عليه “العربي الجديد” أن السفارة الروسية في لاهاي، عقدت يوم أمس الجمعة، مؤتمراً صحافيا “سعت من خلاله لتشويه ونفي حقائق استخدام غاز الكلور في مدينة دوما التابعة لريف دمشق في إبريل 2018″٠

وأضاف البيان أنه خلال المؤتمر “عرض الروس بعض الشهادات للسكان المحليين في المدينة، للطعن بتقرير بعثة تقصي الحقائق الصادر بنهاية إبريل الماضي، والذي أكد من خلاله استخدام الكلور الجزئي بواسطة برميل ألقي من السماء”٠

وأكد مركز توثيق الانتهاكات الكيميائية على امتلاكه أدلة دامغة، وشهادات مخالفة تماماً، تؤكد استخدام السلاح الكيميائي في دوما٠

وأوضح المركز أن السفارة الروسية في هولندا تبذل “قصارى جهدها لإقناع متابعيها من الدول الأعضاء في المنظمة بعدم صحة التقارير الصادرة عن مخابر لاهاي في ما يخص هجوم دوما، وذلك لقطع الطريق على الآلية الدولية آي آي تي (المختصة بتحديد المسؤولية) ولنفي صحة تقاريرها المستقبلية”٠

وبيّن المركز أن روسيا عملت مع النظام السوري على “منع دخول خبراء منظمة حظر الاسلحة الكيميائية لأسبوعين إلى موقع الحادث، وهذه مدة كافية لطمس معالم الجريمة ومسح الأدلة”٠

وأضاف المركز: “كما عملت على تقديم 12 شاهداً اختارتهم بنفسها في 26 إبريل 2018 لمنظمة حظر الأسلحة في لاهاي، بعدما رفض فريق بعثة تقصي الحقائق إجراء مقابلات معهم في دمشق، حيث قام هؤلاء الشهود بنفي حدوث أي هجمات بالأسلحة الكيميائية، لكن لم يدم الوقت طويلاً حتى صدرت نتائج التحليلات عن مخابر لاهاي، والتي نسفت كافة المزاعم الروسية وروايات الشهود الذين قدمتهم في لاهاي ودمشق”٠

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الشعب وحده من يدفع ثمن اقتتال المجرمين لحماية مصالحهم


هل إجرام الاحتلال الإسرائيلي-الصهيوني وقصفه لمواقع في سوريا يقلّ عن إجرام روسيا وإيران ودعمهم لنظام الأسد المستبدّ ؟

الشعب وحده من يدفع ثمن اقتتال المجرمين لحماية مصالحهم

Les bombardements de l’occupation israélo-sioniste de sites en Syrie sont autant criminels que ceux commis par la Russie et l’Iran en soutien au régime tyrannique d’al-Assad
Les civil.e.s paient le prix de la rivalité entre prédateurs qui ne cherchent qu’à protéger leurs intérêts

Prédateurs-s'entredéchir

قصف إسرائيل على مطار التيفور أصاب مخزناً للصواريخ

Ils exploitent le régime de Assad et il pense les exploiter – يستغلّون نظام الأسد وهو يظن


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Ils exploitent le régime de Assad et il pense les exploiter

Abdul Wahab Badrakhan 1er mai 2019

Il est devenu banal pour les responsables russes de se taire si leurs interlocuteurs critiquent l’Iran et son rôle en Syrie, ou s’il est attaqué par des opposants au régime syrien, et partagent parfois ce qu’ils ajoutent aux arguments des autres. Ces derniers temps, ils se sont davantage exprimés et impliqués dans la réfutation des pratiques du régime et des positions de son président. Avant cela, ils ne faisaient aucune remarque, mais défendaient la « légitimité » de la présence iranienne et de sa lutte contre le terrorisme et refusaient de reconnaître même des faits documentés sur le déplacement et le changement démographique opérés par les Iraniens. Dans le même temps, il leur était exclu toute exposition au régime ou à la « légitimité du gouvernement syrien » comme ils l’appellent. Ce qui est nouveau à Moscou, c’est que le dossier syrien n’est plus partagé par la défense et les affaires étrangères, mais est devenu exclusif au renseignement militaire. Ce qui a conduit, que les relations entre la Russie avec Bachar al-Assad et les Iraniens soient devenues controversées et problématiques.

Cela pourrait contredire les récentes déclarations du président russe, qui a confirmé la coordination avec le régime dans le cadre d’une « opération militaire » à Idleb, et a nié toute responsabilité du fait que le régime retarde la formation des membres du comité constitutionnel, et a même pris note des efforts des « partenaires iraniens » dans ce domaine. Mais il est difficile de dire que le régime et l’Iran partagent la suggestion de Vladimir Poutine selon laquelle le partenariat tripartite va bien, mais considèrent qu’il le dirige vers les autres parties – les États-Unis, Israël, les Européens et les Arabes – et l’utilise dans les négociations en cours, en particulier celles développées par Poutine avec Benjamin Netanyahu (notamment en ce qui concerne l’Iran), et espèrent que ce dernier pourra exploiter ses propres relations avec le président Donald Trump pour persuader Washington de reprendre les pourparlers avec Moscou, du moins dans les affaires syriennes.

Les faits sur le terrain en Syrie sont en conflit avec l’atmosphère générale dans laquelle les déclarations de Poutine ont voulu se répandre. Il existe une concurrence et un conflit entre Moscou et Téhéran sur le partage d’influence dans les secteurs militaire et de la sécurité, sur les zones de contrôle et sur les décisions du « gouvernement ». Les Russes ont formé le » Cinquième Corps », qui devint leur force frappante, et viennent de former le « Sixième Corps ». Ils participent davantage à la nomination et à la démobilisation d’officiers, en tentant de restructurer l’armée et la sécurité selon des critères non sectaires. En revanche, le « Quatrième Corps » dirigé par Maher al-Assad a renforcé son attachement aux Iraniens, qui ont également adopté la Garde républicaine syrienne et lui ont intégré des membres de leurs milices non syriennes. Depuis un certain temps, les proches du régime suivent avec beaucoup d’attention les bouleversements effectués par les Russes surtout les nominations dans les deux branches de l’agence de sécurité militaire et aérienne, tandis que les Russes confirment leurs confiance croissante au président de l’agence de sécurité nationale, Ali Mamlouk, qui auraient proposé sa nomination au poste de vice-président, qui avait auparavant rejeté une demande du chef du régime visant à mettre les données « DATA » de l’agence à la porté des iraniens. D’autre part, des affrontements et des escarmouches dans certaines zones d’Alep, Homs et Hama ont montré qu’un conflit sur la carte d’influence entre les forces loyales à la Russie et celles loyales à l’Iran et au régime. En ce qui concerne les « décisions du gouvernement », Assad a rapidement approuvé la cession du port de Tartous à la Russie pour une période de 49 ans, ce qui a été son dernier fait, il a également décidé d’autoriser l’Iran à exploiter le port de Lattakié, mais les réunions des comités chargés de l’exécution du contrat avec les iraniens ont vu, dernièrement, des blocages: la Russie semblerait bloquer la présence Iranienne sur la Méditerranée, non souhaitée par aucun des pays de régionaux, en plus des États-Unis.

Certains membres du régime croient toujours qu’Assad a réussi à jouer sur les pistes russe et iranienne, incitant les deux parties à maintenir le régime au pouvoir et à l’inclure dans leurs objectifs stratégiques. Dans la phase finale, il a doublé son pari sur Israël, ou ce dernier a laissé entendre qu’il s’y tenait en montrant qu’il avait répondu à une demande venant de Poutine en libérant « deux prisonniers de bonne volonté » (deux prisonniers : un syriens accusés de trafic de drogue et un Palestinien qui a traversé la frontière armé avec un fusil de chasse). Le régime attendait d’autres prisonniers, mais Israël demande toujours de récupérer les dépouilles de son agent Elie Kohen et de deux soldats au Liban en 1982, en plus du troisième, Zacharya Baumel, dont sa dépouille a été remise suite à le demande russe, plusieurs jours après que Netanyahu eut reconnu la souveraineté israélienne sur le Golan. Au cours du 12e cycles du processus d’Astana, les trois pays (Russie, Turquie et Iran) ont confirmé leur rejet de la décision américaine sur le Golan, estimant que l’unité des territoires syriens était une « Composante essentielle », sans toutefois signaler le durcissement des sanctions américaines à l’encontre de l’Iran et du « Hezbollah » qui est susceptible de réfléchir sur la situation en Syrie, ni de signaler le durcissement des sanctions sur le régime et les zones sous son contrôle et l’incapacité de la Russie et de l’Iran, ainsi que l’abstention de la Turquie pour l’aider.

La situation de vie quotidienne des Syriens, qu’ils soient de l’opposition ou les loyaux, n’était pas une priorité des russes, sauf que dernièrement, ils ont senti que la crise du carburant, de l’alimentation et l’augmentation du mécontentement populaire est devenu un problème de sécurité, même dans les zones les plus favorables au régime. Les représentants du « comité de négociation » de l’opposition ont senti cette préoccupation lors d’une réunion avec une délégation russe à Riyad, lorsque le président de la délégation russe Alexander Laverntiev a abordé la situation intérieure pour exprimer la colère de Moscou des pays occidentaux et de la conduite de l’opposition derrière ces pays. Des sources ont rapporté que les représentants de l’opposition ont répondu que le problème et encore et toujours à l’intérieur de la Syrie, représenté par le régime et sa coopération avec l’Iran pour bloquer toute solution politique, et qu’ils ont réussi à faire retarder la formation de la Commission constitutionnelle pendant environ deux ans, tandis que les pays occidentaux ils « sont indifférents », ils sont plutôt intéressés par le retrait de l’Iran de la Syrie avant de proposer la solution politique. La partie russe au cours de la réunion semblait confiant que la réunion « Astana 12 » résoudra la formation du comité « constitutionnelle », ce qui ne s’est pas produit, de sorte que Poutine lui-même a révélé que le différend va sur six noms qui ont été remplacés plus d’une fois.

(…)
Assad pense que son régime est devenu le point de convergeance des intérêts des puissances internationales et régionales et qu’elles reprendront bientôt sa carte de jeu. Toutefois, certains cercles proches dissimulent leurs craintes face à un certain nombre de faits nouveaux: les Russes ont pratiquement bloqué la décision militaire pour le rétablissement du contrôle du régime sur la totalité des territoires, afin d’entamer des négociations avec les Turcs et les Israéliens, et, plus tard, avec les Américains dans le cas où Washington donnera des signes positives. Deuxièmement, Assad s’est précipité vers les Iraniens dans l’espoir de tirer parti de l’intensification de la confrontation entre l’Iran et les États-Unis et il a sous estimé les gains que les Russes gagneraient en coopérant contre les Iraniens. Troisièmement, la situation dans le sud, en particulier à Daraa, devient de plus en plus ambiguëe du fait de l’émergence d’une résistance populaire contre le régime, bénéficiant de la présence russe. Quatrièmement, l’opposition et son gouvernement intérimaire ont inauguré dernièrement un local pour la première fois depuis le début de la crise dans la campagne nord d’Alep, ce qui a suscité de réactions occidentales positives, d’un côté, et de l’autre,  l’intensification des bombardements des zones frontalières par le régime, dans l’objectif d’empêcher la création d’une zone d’opposition. Cinquièmement, de nombreuses recrues de l’armée syrienne ont dernièrement reçu des « offres américaines » pour former des groupes armés capables de se déplacer dans le nord de la Syrie, mais sans la protection américaine ni de reconnaissance officielle.

 

يستغلّون نظام الأسد وهو يظن أنه يستغلّهم

عبدالوهاب بدرخان |

أصبح اعتيادياً أن يصمت مسؤولون روس إذا انتقد محاوروهم إيران ودورها في سورية أو إذا هاجمها معارضون للنظام السوري، وأحياناً يشاركون بما يضيف إلى حجج الآخرين. في الآونة الأخيرة صاروا ينصتون ويشاركون أكثر في تفنيد ممارسات النظام ومواقف رئيسه. قبل ذلك لم يكونوا يمرّرون أي ملاحظة، بل يدافعون عن “شرعية” الوجود الإيراني ومحاربته للإرهاب، ويرفضون الاعتراف حتى بوقائع موثّقة عن عمليات تهجير وتغيير ديموغرافي ينفّذها الإيرانيون. في الوقت نفسه كانوا يستبعدون أي تعريض بالنظام أو بـ “شرعية الحكومة السورية” كما يسمونها. الجديد في موسكو أن الملف السوري لم يعد مشتركاً بين الدفاع والخارجية، بل بات حصرياً لدى الاستخبارات العسكرية. ما أوجب ذلك أن العلاقة الروسية مع بشار الأسد والإيرانيين أضحت خلافية وإشكالية في الجانب الأكبر منها.

قد يتناقض هذا الواقع مع التصريحات الأخيرة للرئيس الروسي الذي أكّد التنسيق مع النظام في شأن “عملية عسكرية” ما في إدلب، ونفى أي مسؤولية للنظام في تأخير استكمال أعضاء اللجنة الدستورية، بل نوّه بجهد لـ “الشركاء الإيرانيين” في هذا المجال. لكن يصعب القول أن النظام وإيران يشاطران فلاديمير بوتين إيحاءه بأن الشراكة الثلاثية على ما يرام، بل يعتبران أنه يوجّهه إلى الأطراف الأخرى، الولايات المتحدة وإسرائيل والأوروبيين والعرب، ويوظّفه في المساومات الجارية، خصوصاً تلك المتمثلة بتفاهمات يطوّرها بوتين مع بنيامين نتانياهو (تحديداً في شأن إيران) ويأمل بأن يتمكّن الأخير من استغلال علاقته الخاصة مع الرئيس دونالد ترامب لإقناع واشنطن بمعاودة التحادث مع موسكو، أقلّه في الشأن السوري.

تتعارض الوقائع على الأرض في سورية مع المناخ العام الذي أرادت تصريحات بوتين إشاعته. هناك تنافس وصراعات بين موسكو وطهران على تقاسم النفوذ في القطاعات العسكرية والأمنية، وعلى مناطق السيطرة، وعلى القرارات “الحكومية”. كان الروس شكّلوا الفيلق الخامس الذي أصبح قوتهم الضاربة برّاً، وشرعوا أخيراً في تشكيل الفيلق السادس، كما ضاعفوا تدخّلهم في تعيينات الضباط وتسريحهم، محاولين إعادة هيكلة الجيش والأمن وفقاً لمعايير غير طائفية. في المقابل زادت الفرقة الرابعة بقيادة ماهر الأسد من التصاقها بالإيرانيين، الذين احتضنوا أيضاً الحرس الجمهوري وأدخلوا إليه عناصر من ميليشياتهم غير السورية. ومنذ فترة يتابع القريبون من النظام باهتمام التقلّبات التي تشهدها التعيينات في شعبتي الاستخبارات العسكرية والجوية، فيما يبدي الروس ثقة متزايدة بجهاز الأمن الوطني ورئيسه علي مملوك الذي تردّد أنهم طرحوا تعيينه نائباً للرئيس، وهو كان رفض سابقاً طلباً من رئيس النظام لوضع “داتا” الجهاز بتصرّف الإيرانيين. وعلى صعيد آخر دلّت اشتباكات ومناوشات في بعض مناطق حلب وحمص وحماة إلى صراع على خريطة النفوذ بين القوات الموالية لروسيا وتلك الموالية لإيران والنظام. أما بالنسبة إلى “القرارات الحكومية” فتمثّل الموافقة السريعة من الأسد على تأجير ميناء طرطوس لروسيا لمدة 49 سنة إحدى وقائعها الأخيرة، وقد جاءت بعد موافقته أيضاً على الترخيص لإيران بتشغيل مرفأ اللاذقية، غير أن اجتماعات اللجان المكلّفة بتنفيذ التعاقد مع الإيرانيين شهدت أخيراً فرملة: فتّش عن روسيا، التي تتولّى هنا عرقلة وجود إيراني على المتوسّط لا تريده أي من الدول الإقليمية، بالإضافة طبعاً إلى الولايات المتحدة.

لا يزال بعض أوساط النظام يعتقد أن الأسد حقّق نجاحات في اللعب على الحبلين الروسي والإيراني، إذ جعل الطرفين حريصين على بقاء النظام وعلى إدراج الحفاظ عليه في أهدافهما الاستراتيجية. وفي المرحلة الأخيرة ضاعف رهانه على إسرائيل، أو أن إسرائيل أوحت له بأنها متمسّكة به بدليل أنها استجابت طلباً من بوتين فأفرجت “كبادرة حسن نية” عن أسيرين (سوري متهم بتهريب مخدّرات وفلسطيني اجتاز الحدود للقيام بعملية ببندقية صيد). كان النظام يتوقع أسرى آخرين، لكن إسرائيل لا تزال تطالب برفات عميلها ايلي كوهين وجنديين في لبنان عام 1982 مع الثالث زخاريا باومل الذي سلّمت رفاته بطلب روسي بعد أيام من نيل نتانياهو اعتراف الرئيس الأميركي بالسيادة الإسرائيلية على الجولان. وحين عقدت الجولة 12 من مسار استانا أكدت الدول الثلاث (روسيا وتركيا وايران) رفضها القرار الأميركي الخاص بالجولان، باعتبار أن وحدة الأراضي السورية من “ثوابتها”، إلا أنها لم تشر إلى تشديد العقوبات الأميركية على إيران و”حزب الله” مع أنه مرشح لأن ينعكس على الوضع السوري، ولا إلى تشديد العقوبات على النظام والمناطق الواقعة تحت سيطرته وعجز روسيا وإيران وكذلك امتناع تركيا عن مساعدته.

لم يكن الوضع المعيشي للسوريين، موالين ومعارضين، ليشغل الروس لولا أنهم استشعروا أخيراً أن أزمة الوقود والمواد الغذائية وازدياد النقمة الشعبية باتت تشكّل قلقاً أمنياً حتى في المناطق الأكثر موالاةً للنظام. وقد استنتج ممثلو “الهيئة التفاوضية” للمعارضة هذا القلق خلال لقائهم مع وفد روسي في الرياض، إذ تناول رئيسه ألكسندر لافرنتييف الوضع الداخلي ليعبّر عن غضب موسكو من الدول الغربية ومن سير المعارضة وراء هذه الدول. ونقلت مصادر أن ممثلي المعارضة ردّوا بأن المشكلة كانت ولا تزال داخل سورية، وتتمثّل بالنظام وتعاونه مع إيران لعرقلة أي حل سياسي، وهو أنهما نجحا في حمل روسيا نفسها على تأخير تشكيل اللجنة الدستورية لنحو سنتين، أما الدول الغربية فقال ممثلو المعارضة أنها “لم تعد مكترثة” بالشأن السوري، بل بإخراج إيران من سورية قبل تحريك الحل السياسي. بدا الجانب الروسي خلال اللقاء واثقاً بأن اجتماع “استانا 12” سيحسم تشكيلة “الدستورية”، وهو ما لم يحصل، حتى أن بوتين نفسه كشف أن الخلاف يدور على ستة أسماء جرى تبديلهم أكثر من مرّة.

الأسوأ أن الجانب الروسي يساوم المبعوث الأممي غير بيدرسون على تقاسم هذه الأسماء (3 بـ 3، أو 4 مقابل 2…)! على الجانب الآخر يحاول عدد من أعضاء اللجنة (على لائحة النظام) إيصال رغبتهم في التملّص من هذه المهمة للتخلّص من الضغوط التي يتوقّعونها. وفيما تتجنّب البعثة الأممية التدخّل في الأمر لأنه خارج صلاحيتها، إلا أن استياءً بدأ ينتاب رئيسها بيدرسون بعد مضي خمسة أشهر من دون أن يتقدّم ولو خطوةً واحدة. فإذا كان الخلاف على الأسماء استغرق كل هذا الوقت فكم سيستغرق الاتفاق على طريقة عمل اللجنة وعلى الآليات الضرورية والمناسبة لتطبيق الدستور بعد إنجازه. الواقع أن الجميع يتطلّع إلى تسهيلات روسية، ضغطاً على النظام ولجماً للإيرانيين، لكن موسكو حتى لو كانت راغبة لا تبدي استعداداً للتحرّك ما لم تتعرّف إلى ما ستجنيه في المقابل.

يعتقد الأسد أنه ونظامه صارا نقطة تقاطع مصالح القوى الدولية والإقليمية، وأنهما سيستأنفان قريباً اللعب بالأوراق، إلا أن بعض الأوساط القريبة منه لا تخفي مخاوفها من جملة تطوّرات: أولها أن الروس جمّدوا عملياً الحسم العسكري واستعادة النظام كامل السيطرة ليدخلوا في صفقات مع الأتراك والإسرائيليين، ولاحقاً مع الأميركيين في حال استجابة واشنطن. وثانيها أن الأسد اندفع نحو الإيرانيين آملاً في مكاسب من استغلال احتدام المواجهة بين إيران وأميركا، ولم يقدّر أن أي مكاسب سيجنيها الروس لقاء تعاونهم ضد الإيرانيين. وثالثها أن الوضع في الجنوب تحديداً في درعا يزداد غموضاً بسبب نشوء حالٍ من المقاومة الشعبية ضد النظام مستفيدة من الوجود الروسي. ورابعها أن الائتلاف المعارض وحكومته الموقتة افتتحا للمرة الأولى منذ بدء الأزمة مقراً في ريف حلب الشمالي وتلقيا ردود فعل غربية إيجابية، وكان النظام دأب على تكثيف القصف على المناطق الحدودية لمنع إنشاء منطقة للمعارضة. وخامسها أن العديد من العسكريين السوريين المنكفئين تلقوا أخيراً “عروضاً أميركية” لتنظيم مجموعات مسلحة قادرة على التحرّك في شمال سورية من دون أن تحظى بحماية أميركية أو باعتراف رسمي.

Une réunion militaire entre l’Iran-L’iraq et la Syrie à Damas… -اجتماع عسكري إيراني عراقي في دمشق ..تعرف إلى أبرز الملفات


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Le Ministre de la défense du régime syrien : nous avons le pouvoir d’expulser les Américains de la Base de Tanaf et nous traiterons avec Les FDS (Forces Démocratiques Syriennes) soit par la réconciliation, soit par la libération

19 mars 2019 – DAMAS, (SANA)

Le ministre syrien de la Défense, le général Ali Abdullah Ayoub, a déclaré lundi que « les éléments de force est à la disposition de l’armée syrienne pour expulser les forces américaines du Tanaf », déclarant que les FDS est la dernière carte restante à Washington, et nous traiterons avec ces forces (FDS) soit par la réconciliation ou par la libération du territoir.

« Le régime d’Assad ne négocie ni ne discute de son droit de défendre la souveraineté  sur tout le territoire syrien», a déclaré Ayoub lors d’une conférence de presse à l’issue de la réunion tripartite avec le chef d’état-major de l’armée irakienne, le général Osman al-Ghanmi, et le chef d’état-major des forces armées iraniennes, le général Mohammad Baqiri.

Les forces américaines ont gardé 200 de leurs combattants à la base d’Al-Tanaf et soutiennent, elles soutien également les FDS, qui contrôlent de vastes zones à l’est de l’Euphrate.

Le général iranien Mohammed Baqiri a déclaré après la réunion que la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Etat syrien devaient être respectées et qu’il fallait mettre fin à toute présence illégale sur son territoire, rappelant que l’Iran restait en Syrie aussi longtemps que l’Etat syrien l’exigerait.

Le chef de l’armée irakienne a déclaré que « les prochains jours verront l’ouverture du passage frontalier entre la Syrie et l’Irak et nous avons des comités mixtes entre les deux parties ».

La réunion a eu lieu à l’invitation du ministre de la Défense du régime et comprenait l’Irak, l’Iran et la Syrie pour discuter du mécanisme de coordination mutuelle dans le domaine de la « lutte contre le terrorisme », selon leurs revendications.

وزير دفاع النظام: نملك القوة لإخراج أمريكا من التنف وسنتعامل مع قسد بالمصالحة أو التحرير

منذ 15 ساعة

قال وزير دفاع النظام السوري العماد علي عبد الله أيوب، الاثنين، إن “عوامل القوة متوفرة لدى الجيش السوري لإخراج القوات الأمريكية من التنف”، موضحاً أن قسد هي الورقة المتبقية مع واشنطن وسيتم التعامل معها إما بالمصالحات أو بتحرير الأرض.وأضاف أيوب، في مؤتمر صحفي عقب الاجتماع الثلاثي الذي عقد بمشاركة رئيس أركان الجيش العراقي الفريق عثمان الغانمي، ورئيس أركان القوات المسلحة الإيرانية اللواء محمد باقري، إن “نظام الأسد لا يساوم أو يناقش بحقه في الدفاع عن السيادة، وسيتم استعادة السيطرة على كل شبر من الأرض السورية”.

وكانت القوات الأمريكية قد أبقت مئتي عنصر من مقاتليها في قاعدة التنف، كما أنها تقوم بدعم قسد التي تسيطر على مناطق واسعة شرق الفرات.

وأكد اللواء محمد باقري عقب الاجتماع على ضرورة احترام سيادة الدولة السورية ووحدة أراضيها وإنهاء أي وجود غير شرعي على أراضيها، لافتاً إلى إيران باقية في سورية ما دامت الدولة السورية تطلب ذلك.

بدوره قال رئيس أركان الجيش العراقي إن “الأيام القادمة ستشهد فتح المنفذ الحدودي بين سورية والعراق ولدينا لجان مشتركة بين الطرفين”، مضيفا أن “أمن الحدود بين سورية والعراق مهم جداً وهو ممسوك من قبل القوات الأمنية العراقية والجيش العربي السوري”.

وجاء هذا الاجتماع بدعوة من وزير دفاع النظام، وضم كل من العراق وإيران وسورية لبحث آلية التنسيق المتبادل في مجال “مكافحة الإرهاب”، بحسب ادعاءاتهم.

 

 

اجتماع عسكري إيراني عراقي في دمشق ..تعرف إلى أبرز الملفات

طهران، بغداد ــ العربي الجديد، أكثم سيف الدين،عدنان أحمد- 17 مارس 2019

تشهد العاصمة السورية دمشق تحضيرات واسعة لعقد اجتماع عسكري يضم العراق وإيران إلى جانب ممثل لقوات النظام السوري، في لقاء هو الأول من نوعه على مستوى رؤساء الأركان ويعقد في سورية، ووفقاً لتسريبات حصل عليها “العربي الجديد” يبحث الاجتماع ملفات عدة، أغلبها يتعلق بالحدود وتبادل المعتقلين والنقل البري.

ووصل رئيس هيئة الأركان العامة للقوات المسلحة الإيرانية، محمد باقري، اليوم الأحد، إلى الأراضي السورية، على رأس وفد عسكري رفيع المستوى، على أن يشارك في اجتماع لرؤساء الأركان رفقة نظيره العراقي، وممثل لقوات النظام السوري.

وذكرت وكالة “إيسنا” الإيرانية أن باقري يزور دمشق لـ”المشاركة في مؤتمر عسكري ثلاثي مع رئيسي الأركان العراقي والسوري”، وهو الاجتماع الأول من نوعه على مستوى رؤساء الأركان الذي يعقد في سورية، لمناقشة “سبل مكافحة الإرهاب، والتعاون الإقليمي، وتطوير العلاقات العسكرية والدفاعية“.

وسيشارك في الاجتماع، بالإضافة إلى باقري، رئيس أركان الجيش العراقي الفريق أول ركن عثمان الغانمي، بينما لا يوجد رئيس للأركان لدى قوات النظام السوري حتى الآن، إذ جرى تعيين العماد علي أيوب، في يناير/ كانون الثاني 2018، رئيس الأركان السابق، وزيراً للدفاع، خلفاً للعماد فهد الجاسم الفريج، ولم يتم تعيين خلف له حتى الآن.

إلى ذلك، يتضمن برنامج زيارة باقري أيضاً، بحسب وكالة أنباء “فارس” الإيرانية، إجراء جولة تفقدية على من تسميهم طهران “المستشارين العسكريين” الإيرانيين في سورية.

ملفات لقاء دمشق

وبحسب تسريبات حصل عليها “العربي الجديد”، فإن الاجتماع الثلاثي يأتي لبحث عدة ملفات سورية عراقية، تحت رعاية إيرانية، يتعلق أغلبها بملف الحدود وتبادل المعتقلين والنقل البري بين إيران وسورية عبر العراق.

وحول الاجتماع، قال مسؤول عسكري عراقي رفيع في بغداد، خلال اتصال هاتفي مع “العربي الجديد”، إن رئيس أركان الجيش العراقي وجنرالات في الجيش سيشاركون في الاجتماع ضمن مساعٍ عراقية لتأمين الحدود الغربية مع سورية.

ووفقاً للمسؤول ذاته، فإن “الاجتماع عسكري وليس سياسياً، وسيناقش عدة مواضيع، أبرزها التنسيق في ملف الحدود بين العراق وسورية، وإعادة فتح المعابر بين البلدين (القائم والوليد)، وتوقيع اتفاق لإعادة تثبيت الدعائم والحواجز الترابية الحدودية التي كان تنظيم “داعش” قد جرفها عام 2014، إبان اجتياحه مدن شمال وغرب العراق، فضلا عن تبادل المعلومات بشأن من تسلمه العراق أخيراً من المسلحين الذين اعتقلهم مليشيا “قوات سورية الديمقراطية” (قسد) في سورية، ومناقشة ملف تبادل المعتقلين السوريين والعراقيين بين الجانبين، إلى جانب مناقشة ملف النقل البري بين إيران سورية عبر العراق”.

وحول دور الطرف الإيراني في الاجتماع، أوضح أن حضوره يتم “باعتباره طرفاً فاعلاً في الصراع السوري وداعماً لقوات النظام”.

وتنتظر مشاركة قيادات عسكرية عراقية ميدانية تعمل على حدود العراق مع سورية، إضافة إلى ممثل عن مليشيات “الحشد الشعبي” الموجودة داخل الشريط الحدودي السوري مع العراق أيضا.

أهداف إيرانية

من جانبه، قال الخبير بالشأن العراقي علي البكري إن “المواضيع المراد بحثها ستكون نقطة ارتكاز في التعاون بين نظام الأسد وبغداد برعاية إيرانية”، مبيناً أن “الإيرانيين يريدون الاستعجال في إنهاء ملف النقل البري إلى سورية عبر العراق، بعد نجاح جهود إفشال إسناد مهمة تأمين الطريق الدولي بين بغداد والأنبار، وصولاً إلى الحدود، إلى شركة “أوليف كروب” الأمنية الأميركية بطريقة الاستثمار طويل المدى”.

وأكد البكري أن “الانتهاء الوشيك من جيب الباغوز يعني أن التعاون أو التنسيق دخل مرحلة جديدة، والإيرانيون يريدون أن يكون تواصلهم مع الساحة السورية أسهل وأسرع، خاصة مع أطماعهم في الحصول على استثمارات هناك يعتبروها جزءاً من استحقاقهم على نظام الأسد”.

وأوضح أن “الجيش العراقي قد يدخل تحت الضغوط والإملاءات السياسية بهذا الإطار، على اعتبار أنه المعني الوحيد بتأمين الحدود الغربية للعراق مع سورية، بما في ذلك القوافل المتجهة إلى سورية حال فتح المعابر”، مشدداً على أنه “على حكومة عبد المهدي عدم السماح بزج الجيش في أي حسابات سياسية، خاصة أن الاجتماع وتوقيته ومكان انعقاده، ومشاركة إيران فيه، تثير المخاوف حول ذلك”.

كذلك تتزامن زيارة رئيس الأركان الإيراني مع حديث متزايد عن اهتمام إيران بالسيطرة على ميناء اللاذقية كمدخل لها على البحر المتوسط، إذ أشارت تقارير صحافية إلى احتمال نقل إدارة ميناء الحاويات في اللاذقية لإدارة إيرانية في بداية أكتوبر/ تشرين الأول المقبل، ما يعني منح إيران القدرة على الوصول إلى الميناء من دون معوقات.

وحسب صحيفة “تايمز” البريطانية، فإن “الشركات التابعة للحرس الثوري الإيراني بدأت بالفعل بنقل البضائع عبر الميناء، ما يشير إلى أن طهران قد تستخدمه كمعبر لنقل السلاح”، مضيفة أن “الميناء سيكون حلقة الوصل بين البحر المتوسط والطريق البري فيما يعرف بـ”الهلال الشيعي” الممتد من إيران عبر العراق وسورية”. 

وتأتي زيارة المسؤول العسكري الإيراني إلى دمشق أيضاً على وقع جملة تطورات، منها الحديث الروسي المتزايد عن ضرورة خروج جميع القوات المسلحة من سورية، بما فيها القوات الإيرانية، وتصريحات روسية بوجود اتفاق مع الجانب الإسرائيلي على احتمال تشكيل مجموعة عمل دولية لتحقيق هذه الغاية، خلال زيارة رئيس الوزراء الإسرائيلي، بنيامين نتنياهو، إلى روسيا الشهر الماضي.

كما أن زيارة باقري تأتي بعد أقل من شهر من زيارة رئيس النظام السوري بشار الأسد إلى طهران، التي كانت الأولى له منذ اندلاع الأزمة السورية عام 2011.

تحذيرات إيرانية لإسرائيل

وفي سياق آخر، قال القائد العام للحرس الثوري الإيراني، محمد علي جعفري، اليوم الأحد، إن بلاده “نظمت 100 ألف عنصر شعبي مسلح في سورية لقتال “داعش” و”النصرة” والمعارضة السورية”، مضيفاً أن العراق “شهد أيضا تنظيم 100 ألف مسلح من قبل القوات الإيرانية”، وفقًا لما نقلت عنه وكالة “فارس” الإيرانية.

وأضاف جعفري أن “إيران لا تتحمّل تكاليف كثيرة في هذا الخصوص، وأن تكاليفنا لا تساوي شيئاً مقابل تريليونات الدولارات التي تصرفها أميركا ضد محور المقاومة، بشكل مباشر أو غير مباشر”.

وهدد القائد العام للحرس الثوري الإيراني إسرائيل قائلاً إن جميع الأراضي الفلسطينية المحتلة باتت تحت مرمى حلفاء إيران، وإن “الكيان الصهيوني أصبح محاصراً، ولم يعد يتمكن من توسيع حدوده”.​ 

 

العراق: فتح الحدود مع سورية خلال أيام

بغداد ـ براء الشمري-18 مارس 2019

قال رئيس أركان الجيش العراقي عثمان الغانمي، اليوم الإثنين، إن الأيام القليلة المقبلة ستشهد فتح المنفذ الحدودي بين العراق وسورية.

ونقل موقع تلفزيون النظام السوري عن الغانمي قوله، خلال مؤتمر صحافي مشترك عقده في دمشق مع وزير دفاع النظام السوري العماد علي عبد الله أيوب، ورئيس أركان القوات الإيرانية المسلحة محمد باقري، أن “أمن العراق وسورية لا يتجزأ”.

وأضاف الغانمي، وهو أعلى مسؤول عسكري بالعراق، أن “سورية تعتبر عمقا للعراق، وكما أن العراق عمق لسورية”، معتبرا أن التنسيق بين بلاده والنظام السوري “سيستمر من خلال مركز المعلومات الذي تم إنشاؤه”، في إشارة لما يعرف بالتحالف الرباعي الذي يضم العراق وإيران وروسيا ونظام الأسد، مشيرا إلى أن “الزيارات متواصلة بين الجانبين وستستمر”. 

يأتي ذلك في وقت يعزز العراق أمن حدوده مع سورية، تحسبا لدخول مقاتلين فارين من منطقة الباغوز السورية التي تحاصرها مليشيا “قوات سورية الديمقراطية” (قسد).

وأكد ضابط في قيادة عمليات الجزيرة والبادية المسؤولة عن ضبط أمن مناطق غرب العراق، أن الحدود مع سورية مؤمنة بشكل كامل من الجانب العراقي، موضحا في حديث لـ”العربي الجديد” أن الفترة الماضية شهدت وصول تعزيزات عسكرية كبيرة إلى المنطقة الحدودية من الجيش وحرس الحدود ومليشيا “الحشد الشعبي”. 

وبين الضابط أن “القوات العراقية لديها القدرة على تأمين منفذ الوليد الحدودي مع سورية، والذي يمر عبر أراضي محافظة الأنبار، في حال تمت إعادة افتتاحه بالفعل”، لافتا إلى أن “الطريق المؤدي إلى الحدود مع سورية يقتصر الآن على الأرتال العسكرية، ولا يسمح لمرور المدنيين فيه”.

وأشار الضابط بالجيش العراقي إلى أن حديثه يشمل فقط حدود سورية المحاذية لمحافظة الأنبار، مؤكدا أن محافظة نينوى (شمالا) ترتبط هي الأخرى بحدود مع سورية، إلا أنها تقع خارج نطاق صلاحيات قيادة عمليات الجزيرة والبادية للجيش.

في غضون ذلك، أكد عضو لجنة الأمن والدفاع في البرلمان العراقي عباس صروط، أن لجنته دعت الحكومة العراقية إلى فتح تحقيق في الأنباء التي تحدثت عن مشاركة قوات مكافحة الإرهاب في إقليم كردستان بقيادة لاهور شيخ جنكي في معارك الباغوز السورية، موضحا، في تصريح صحافي، أن لجنته “لا تعلم إن كانت هذه المشاركة تمت بعلم الحكومة العراقية، أم بقرار انفرادي من حكومة إقليم كردستان”.

وذكر أن “هذه القوات تعمل بإمرة القائد العام للقوات المسلحة، رئيس الوزراء عادل عبد المهدي“، موضحا أن “أية مهمة لها خارج الحدود ينبغي أن تتم بموافقة بغداد”.

وتابع صروط: “إذا ثبت تحرك هذه القوة دون علم بغداد، فيجب معاقبتها وفقا للقوانين العسكرية”، مطالبا بالتحقيق معها، ومحاسبة من أعطاها الأوامر بالتحرك.

 

Le Pentagone alloue environ un milliard de dollars aux forces irakiennes et aux FDS

البنتاغون يخصص نحو مليار دولار لدعم القوات العراقية وقوات سوريا الديمقراطية

19 mars 2019 – Al Qods Al Arabi

واشنطن: خصص البنتاغون من ميزانيته للعام 2020، أكثر من مليار دولار للقوات الأمنية بالعراق، ولتنظيم “ي ب ك/بي كا كا”، والجمعيات المعارضة الأخرى في سوريا.

جاء ذلك بحسب وثيقة كشفت عن تفاصيل ميزانية وزارة الدفاع الأمريكية، الإثنين، من مصادر خاصة.

ووفق تفاصيل الميزانية فقد خصصت الوزارة الأمريكية 750 مليون دولار للقوات الأمنية العراقية، منها 308 ملايين؛ لتلبية متطلبات التدريب والأسلحة لوحدات مكافحة الإرهاب، والقوات الخاصة، والجيش، وقوات الشرطة الاتحادية، وكتائب الاستجابة للطوارئ، وقوة شرطة أمن الطاقة، وقوات إقليم الشمال (البيشمركة).

ومن بين الأسلحة والمعدات التي ستقدم للقوات الأمنية العراقية، بنادق آلية، ورشاشات خفيفة وثقيلة، إلى جانب ناقلات مركبات مدرعة، وسيارات إسعاف، ومركبات لنقل الأفراد.

ويخصص من المبلغ المقدم للعراق 126 مليون دولار لدعم العمليات، و189 مليون دعم لوجيستي، و28 مليون لصيانة وإصلاح المعدات بالقواعد العسكرية، و94 مليون دولار لتلبية الاحتياجات المتعلقة بصيانة وإصلاح المعدات، والأسلحة والمركبات.

وخصصت الوزارة الأمريكية مبلغًا يقدر بـ300 مليون دولار؛ لتجهيز وتدريب المعارضة المسلحة السورية يستفيد منها بشكل أكبر عناصر تنظيم (ي ب ك/بي كا كا) الذي يستخدم اسم “قوات سوريا الديمقراطية”.

وتعتزم الوزارة بهذا المبلغ تقديم معدات وأسلحة مختلفة لا توجد بينها أسلحة ثقيلة.

كما تخصص الدفاع الأمريكية 250 مليون دولار لدعم أمن حدود دول الجوار السوري، دون أن تقدم الوثيقة أية تفاصيل بخصوص هذه الجزئية، ولم تشر إلى الدول المعنية بهذا البند.

وبخصوص سوريا أيضا تخصص الوزارة 173 مليون دولار تحت بند التدريب ودعم الأسلحة، منها 38 مليون دعم لوجيستي، و48 مليون لإصلاح البنى التحتية، و32 مليون لتلبية الاحتياجات اللازمة للعمليات العسكرية، و10 ملايين لشراء ذخيرة.

والبقية المتبقية من المبلغ ستخصص لشراء ناقلات الأفراد غير التكتيكية، والمدرعات، فضلاً عن الجرافات والرافعات والحفارات.

3 nouveaux objectifs américains en Syrie pour une présence à long terme -٣أهداف أميركية جديدة في سورية لوجود طويل الأمد


Masque

Suite à la déclaration de l’objectif de la présence américaine en Syrie d’éliminer l’organisation « Daech », Washington révèle finalement de nouveaux objectifs, en premier lieu le retrait de l’Iran du pays, ce qui ouvre la porte à une présence à long terme des forces américaines en Syrie.

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3 nouveaux objectifs américains en Syrie pour une présence à long terme
 

Mohammed Amine
8 novembre 2018

Le conflit régional et international en Syrie a atteint de nouveaux sommets et la situation devrait devenir encore plus complexe avec l’annonce des États-Unis de plusieurs objectifs, que la réalisation prendra du temps, ce qui confirme l’intention de Washington de rester longtemps dans la région connue, médiatiquement, sous le nom de « l’Est de l’Euphrate », dans un contexte d’un conflit déclaré et caché entre les intérêts et les objectifs des acteurs de la géographie syrienne. Un rapport du Pentagone sur l’opération de « la Coalition internationale contre l’organisation Daech », pour la période allant de juillet à septembre dernier, selon lequel « le premier objectif des États-Unis est d’éliminer cette organisation », affirmant « l’émergence de 3 autres objectifs de l’administration américaine en Syrie, qui consiste de faire sortir l’Iran du pays, d’influencer les résultats de la guerre Syrienne qui est à sa huitième année et de stabiliser les régions du nord-est de la Syrie, qui ont été récupérées du Daech ».

Le rapport indique que les combattants de l’organisation auraient pu chercher refuge en Irak et en Syrie, ajoutant que « La mission du département américain de la Défense est de surmonter une menace constante et il est nécessaire de mettre en place des forces de sécurité locales capables d’assurer la sécurité en Irak et en Syrie » selon le rapport publié récemment par l’agence d’inspection du Pentagone. Il montre clairement l’intention de Washington de rester dans la région de l’Euphrate de l’Est, devenue une juridiction américaine incontestée, où les États-Unis ont établi plusieurs bases militaires dans la campagne du nord-est d’Alep, dans la région de Raqqa, Deir Ez-Zor et al-Hasakah. Selon les estimations, il y aurait environ 2 000 militaires américains, y compris à la base militaire al-Tanaf située à la frontière syro-irakienne, avec des soldats des pays de « l’Alliance internationale », notamment britanniques et français.

Cette fois, Washington s’attache sérieusement à limiter l’influence de l’Iran sur la scène syrienne, les sanctions qu’il a imposées à Téhéran constituent un pas en avant dans cette direction, à un moment où la Syrie est devenue un champ de bras-de-fer des volontés régionales et internationales et une lutte d’influence sous toutes ses formes. Washington est conscient que briser la volonté iranienne en Syrie est un prélude à la limitation du rôle iranien, qui a grandi sous la volonté de l’ancien président américain Barack Obama, qui a géré la crise syrienne de manière permettant aux Russes et aux Iraniens de contrôler les organes décisionnels en Syrie.

La tâche de l’administration actuelle de Donald Trump semble difficile, car l’Iran a planté des « bras » dans toute la Syrie par l’intermédiaire de milices contrôlées par les Gardiens de la révolution iraniens, capables de bouleverser toute équation ne respectant pas les intérêts iraniens. Washington cherche également à limiter l’exclusivité russe de la solution syrienne, ce qui devient plus évident en plaidant pour la relance du processus politique basé sur les résolutions de légitimité internationale, que Moscou tente de renverser pour consolider la présence russe dans l’est de la Méditerranée. Il est peu probable que Washington quitte la Syrie pour que les Russes élaborent des solutions politiques qui affectent les intérêts américains au Moyen-Orient à long terme et cherchent à influer directement sur l’issue de la guerre, dans laquelle le régime et ses alliés russes semblent être sortis victorieux et cherchent à imposer les conditions du vainqueur dans tout futur règlement politique.

Les Russes ont conclu avec le régime des accords leur permettant de survivre à long terme sur plus d’une base militaire sur la côte syrienne, ce qui inciterait les Américains à rester dans une région riche en produits naturels comme le pétrole et le gaz, dotée d’un emplacement géographique stratégique pour contrôler le Moyen-Orient et poser une protection supplémentaire à Israël.

Washington semble avoir du mal à atteindre son troisième objectif : stabiliser les régions du nord-est de la Syrie, qui ont été récupérées de l’organisation Da’ech, souvent peuplée de populations majoritairement arabes qui craignent une présence militaire croissante soutenue par les Kurdes et les États-Unis. La politique des unités kurdes, basée sur l’exclusion et la marginalisation de la majorité arabe dans la région orientale de l’Euphrate, constitue un obstacle à cette stabilité. La région est également constamment préoccupée par la tentative croissante de la Turquie d’attaquer des unités kurdes à l’est de l’Euphrate, que Washington intervient à chaque fois pour l’arrêter.

Dans ce contexte, Washington pourrait recourir à la difficile option de rétablir le régime dans la région est de l’Euphrate, selon ses conditions, afin de dissiper les craintes des Turcs face aux tentatives des Kurdes d’imposer un territoire dans la région, tout en conservant certains avantages pour les Kurdes syriens, tels que la domination décentralisée dans leurs régions tout en préservant leur culture. Et en considérant les « Forces démocratiques de Syrie /FDS », que les unités kurdes en forment l’organe principale, de faire partie des forces du régime. Cependant, cette option semble être reportée tant qu’il y aura des poches de “da’ech” dans l’est de la Syrie, en particulier dans la campagne de Deir Ez-Zor à l’est et tant que le régime n’engagerait pas de négociations sérieuses avec l’opposition syrienne sous les auspices des Nations Unies,

L’administration américaine essaie d’éviter tout conflit dans ses relations avec la Turquie d’un côté et les Kurdes de l’autre, en Syrie, où Ankara entretient une relation stratégique qui ne peut en aucun cas être compromise, même si cette relation a connu plusieurs crises au cours des années de la révolution syrienne et s’est presque effondrée plus d’une fois. Par ailleurs, Washington s’appuie sur des unités kurdes comme son bras terrestre, ce qui inquiète Ankara, qui craint l’imposition d’une région kurde au nord et au nord-est, qui, selon lui, porte atteinte à sa sécurité nationale.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré mardi que les patrouilles américaines avec les forces kurdes à la frontière syro-turque « sont inacceptables », ajoutant qu’il doit rencontrer son homologue américain à Paris cette semaine, où il discutera des patrouilles effectuées par les Etats-Unis et les « Forces démocratiques de Syrie », ce qui entraînera de « graves développements négatifs » le long de la frontière, selon Erdogan. Washington a tenté de satisfaire Ankara mardi en offrant une récompense pour des renseignements sur les dirigeants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), mais le porte-parole présidentiel turc, Ibrahim Kalan, a déclaré que la Turquie surveillait l’évolution avec prudence, considérant que le « geste Américain est tardif, mais non sans intérêt ». Ankara considère les unités kurdes comme une version syrienne du PKK, et a longtemps critiqué la double politique américaine qui considère cette organisation comme terroriste et soutient en même temps les unités kurdes et l’a aidée à contrôler le quart “favorable” de la Syrie.

Dans une interview accordée à « al-Arabi al-Jadid/The New Arab”, Shaaban Abboud, analyste politique spécialiste des affaires américaines, a déclaré que les nouveaux objectifs des Etats-Unis en Syrie « donnent des signaux clairs sur le nouveau mécanisme ou la nouvelle stratégie de Washington en Syrie », ajoutant que « après l’objectif déclaré de la victoire finale et définitive sur l’organisation « Daech », les nouveaux objectifs ont été marqués par une longue présence des forces américaines, en premier lieu dans le nord-est de la Syrie et en seconde au niveau de la Syrie entière ».

« Pour le nord-est de la Syrie, l’objectif est plus large que la victoire sur « Daech ». Il s’agit d’empêcher l’Iran de réaliser son rêve de créer un corridor ou un croissant chiites qui part de Téhéran et se termine dans la banlieue sud de Beyrouth », a-t-il déclaré. « Il semble clair que les Etats-Unis sont déterminés à continuer en confrontant la présence iranienne en Syrie et en l’empêchant d’obtenir une présence militaire ou d’influencer l’issue de la guerre, en la transformant en une victoire politique ».

M. Aboud a souligné que Washington travaillait depuis plus de deux ans à réduire ce passage et à empêcher l’Iran d’atteindre son objectif, ce qui signifie une présence américaine à long terme, car à travers ses milices, l’Iran, se base sur sa vision de la Syrie comme une région située au sein de ses intérêts, dans laquelle elle s’est investie, intensément, financièrement, religieusement et militairement. Elle ne se pliera pas face à la présence américaine et créera de nouveaux mécanismes pour contourner l’objectif ou la présence américain ».

En ce qui concerne l’objectif américain « d’influencer la guerre », selon le rapport du ministère de la Défense, « Les États-Unis ont voulu envoyer un message disant qu’ils ne permettraient pas une victoire militaire complète et finale des forces russes, syriennes et iraniennes en Syrie ,suite à l’avancée réalisée dernièrement sur le terrain », a déclaré M. Abboud. Washington ne permettra pas une victoire politique complète ni une solution politique sans elle ou sans tenir compte de la position et des intérêts des Amériques, ou disons, ne permettra pas une solution politique durable sans retour à Washington ».

 

 

 

٣ أهداف أميركية جديدة في سورية لوجود طويل الأمد

بعدما كان الهدف المعلن للوجود الأميركي في سورية هو القضاء على تنظيم داعش، كشفت واشنطن أخيراً عن أهداف جديدة لها وفي مقدمتها إخراج إيران من البلاد، وهو ما يفتح الباب أمام وجود طويل الأمد للقوات الأميركية في سورية

محمد أمين
8 نوفمبر 2018

انتقل الصراع الإقليمي والدولي على سورية إلى مستويات جديدة تنذر باتجاه الموقف إلى مزيد من التعقيد مع إعلان الولايات المتحدة الأميركية وجود أهداف عدة لها في سورية، يحتاج تحقيقها وقتاً طويلاً، ما يؤكّد نيّة واشنطن البقاء طويلاً في المنطقة التي باتت تُعرف إعلامياً بـ”شرق الفرات”، في ظلّ اشتباك معلن وخفي بين المصالح والأهداف للاعبين في الجغرافيا السورية. وأكد تقرير لوزارة الدفاع الأميركية “البنتاغون”، حول عملية “التحالف الدولي ضد تنظيم داعش”، للفترة الممتدة بين شهري يوليو/تموز وسبتمبر/أيلول الماضيين، أنّ “هدف الولايات المتحدة الأول في سورية محدد بالقضاء على تنظيم داعش”، مؤكداً “ظهور 3 أهداف أخرى للإدارة الأميركية في سورية، تتمثّل في إخراج إيران وامتداداتها من البلاد، والتأثير على نتائج الحرب السورية في عامها الثامن، وتحقيق الاستقرار في مناطق شمال شرقي سورية التي تم استردادها من داعش”.

وأوضح التقرير أنّ مقاتلي التنظيم يمكن أن يكونوا قد لجأوا للاختباء في العراق وسورية، مضيفاً أنّ “مهمة وزارة الدفاع الأميركية هي التغلّب على داعش بشكل دائم، ومن الضروري إنشاء قوات أمن محلية قادرة على ضمان الأمن في العراق وسورية”. ويعدّ هذا التقرير الصادر أخيراً عن هيئة التفتيش في البنتاغون، مؤشراً واضحاً على نيّة واشنطن البقاء طويلاً في منطقة شرقي الفرات التي باتت منطقة نفوذ أميركي بلا منازع، حيث أقامت الولايات المتحدة العديد من القواعد العسكرية في ريف حلب الشمالي الشرقي وفي أرياف الرقة ودير الزور والحسكة. ووفق التقديرات، هناك نحو 2000 عسكري أميركي في سورية، منهم من هو موجود في قاعدة “التنف” على الحدود السورية العراقية، مع عسكريين من دول “التحالف الدولي” وخصوصاً من بريطانيا وفرنسا.

وتبدو واشنطن هذه المرّة جادة في الحدّ من تأثير إيران في المشهد السوري، وتأتي العقوبات التي فرضتها مجدداً على طهران خطوة متقدّمة في هذا الاتجاه، في وقت باتت سورية ميدان تكاسر إرادات إقليمية ودولية وصراع على النفوذ بكل أشكاله. وتدرك واشنطن أنّ كسر الإرادة الإيرانية في سورية مقدمة لتحجيم الدور الإيراني الذي تعاظم إبان إرادة الرئيس الأميركي السابق باراك أوباما، التي أدارت الأزمة السورية بطريقة فسحت مجالاً للروس والإيرانيين للتحكّم بمفاصل القرار في سورية.

وتبدو مهمة إدارة الرئيس الأميركي الحالي دونالد ترامب صعبة، إذ زرعت إيران أذرعاً لها في كل سورية من خلال مليشيات يتحكّم بها الحرس الثوري الإيراني، قادرة على قلب أي معادلة حلّ لا يلبي المصالح الإيرانية. وتسعى واشنطن كذلك، إلى الحدّ من التفرّد الروسي بالحلّ السوري، والذي بات يتجلّى أكثر من خلال الدفع نحو إحياء العملية السياسية القائمة على قرارات الشرعية الدولية التي تحاول موسكو القفز من فوقها لترسيخ الوجود الروسي في شرقي المتوسط. ومن المستبعد أن تترك واشنطن سورية للروس يكرسون فيها حلولاً سياسية تؤثّر على المصالح الأميركية في منطقة الشرق الأوسط على المدى الطويل، لذا تسعى للتأثير بشكل مباشر في نتائج الحرب التي يبدو أنّ النظام وحلفاءه الروس خرجوا منتصرين فيها ويريدون فرض شروط المنتصر في أي تسوية سياسية مقبلة.

كما أنّ الروس أبرموا اتفاقيات مع النظام تتيح لهم بقاءً طويل الأمد في الساحل السوري في أكثر من قاعدة عسكرية، مما يدفع الأميركيين للبقاء مدة مماثلة في الشرق السوري الغني بالثروات وخصوصاً النفط والغاز، والذي يتمتع بموقع جغرافي استراتيجي يسمح لهم بالتحكم بالشرق الأوسط، وتوفير حماية إضافية لإسرائيل.

ويبدو أنّ واشنطن تجد صعوبة في تحقيق هدفها الثالث، وهو تحقيق الاستقرار في مناطق شمال شرقي سورية التي تم استردادها من تنظيم “داعش”، وهي في الغالب مناطق ذات غالبية عربية مطلقة، ولدى أهلها مخاوف من الوجود العسكري الكردي المتصاعد والمدعوم من الولايات المتحدة. كما أنّ سياسات الوحدات الكردية القائمة على الإقصاء والتهميش للغالبية العربية في منطقة شرقي الفرات، تقف حجر عثرة أمام تحقيق الاستقرار هذا، إضافة إلى أنّ المنطقة تعيش على قلق دائم بسبب المسعى التركي المتزايد لشنّ هجوم على الوحدات الكردية شرقي الفرات، والذي تتدخّل واشنطن كل مرة لإيقافه.

في ظلّ ذلك، ربّما تلجأ واشنطن إلى الخيار الصعب وهو إعادة النظام إلى شرقي الفرات، وفق شروطها، لتبديد المخاوف التركية من المساعي الكردية في فرض إقليم في المنطقة، مع الإبقاء على مزايا معينة للأكراد السوريين من قبيل حكم لامركزي في مناطقهم، مع الحفاظ على ثقافتهم، واعتبار “قوات سورية الديمقراطية” التي تشكل الوحدات الكردية عمادها الرئيسي، جزءاً من قوات النظام. ولكن يبدو هذا الخيار مؤجلاً طالما أنّ هناك جيوباً لتنظيم “داعش” في شرق سورية، وخصوصاً في ريف دير الزور الشرقي، وطالما لم يدخل النظام في تفاوض جدي مع المعارضة السورية تحت رعاية الأمم المتحدة يفضي إلى حلّ سياسي دائم قابل للاستمرار.

وتحاول الإدارة الأميركية إمساك العصا من الوسط في علاقتها مع تركيا والأكراد في سورية، حيث تربطها مع أنقرة علاقة استراتيجية لا يمكن التفريط بها بأي حال من الأحوال، رغم أنّ هذه العلاقة مرّت بأزمات عدة خلال سنوات الثورة السورية، وكادت أن تنهار أكثر من مرة، ولكن حرص البلدين على هذه العلاقة حال دون ذلك. ولكن في المقابل، فإنّ واشنطن تعتمد على الوحدات الكردية كذراع برية لها في سورية، وهو ما يثير حفيظة أنقرة التي تخشى من فرض إقليم ذي صبغة كردية في شمال وشمال شرقي سورية تعتبره مساساً بأمنها القومي.

وفي السياق، اعتبر الرئيس التركي رجب طيب أردوغان، الثلاثاء، أنّ تسيير أميركا لدوريات مشتركة مع قوات كردية على الحدود السورية التركية “أمر غير مقبول”، مشيراً إلى أنّه من المقرّر أن يجتمع مع نظيره الأميركي في باريس هذا الأسبوع، حيث سيناقش الدوريات التي تقوم بها الولايات المتحدة و”قوات سورية الديمقراطية”، والتي ستسبب “تطورات سلبية خطيرة” على طول الحدود، بحسب أردوغان. وحاولت واشنطن إرضاء أنقرة الثلاثاء من خلال عرض مكافأة مقابل معلومات عن قادة في “حزب العمال الكردستاني”، ولكن الناطق باسم الرئاسة التركية، إبراهيم قالن، قال إنّ تركيا تنظر “بحذر” إلى هذا التطور، معتبراً أنّ الخطوة الأميركية “جاءت متأخرة، ولكنها ليست خالية من الفوائد”. وتعتبر أنقرة الوحدات الكردية نسخة سورية من حزب العمال الكردستاني، ولطالما انتقدت ازدواجية السياسة الأميركية التي تعتبر هذا الحزب منظمة إرهابية وتدعم في الوقت نفسه الوحدات الكردية، وساعدتها في السيطرة على الربع المفيد من سورية.

إلى ذلك، رأى المحلّل السياسي المختصّ بالشأن الأميركي، شعبان عبود، في حديث مع “العربي الجديد”، أنّ الأهداف الجديدة للولايات المتحدة في سورية “تعطي إشارات واضحة عن آلية التعاطي الجديدة أو الاستراتيجية الجديدة لواشنطن في سورية”، مضيفاً أنّه “بعد أن كان الهدف المعلن الانتصار الكامل والنهائي على تنظيم داعش، شرّعت الأهداف الجديدة وجوداً طويلاً للقوات الأميركية في شمال شرق سورية أولاً، وعلى مستوى سورية كلها ثانياً”.

وتابع عبود بالقول “بالنسبة لشمال شرق سورية، فإنّ الهدف أكبر من الانتصار على داعش، وهو يتعلّق بمنع إيران من تحقيق حلمها بإنشاء ممر أو كريدور شيعي يبدأ من طهران وينتهي في الضاحية الجنوبية في بيروت”، مضيفاً “يبدو واضحاً أنّ الولايات المتحدة مصرّة على الاستمرار في التصدي للحضور الإيراني في سورية ومنعها من تحقيق وجود عسكري أو التأثير بنتائج الحرب وتحويل ذلك إلى انتصار سياسي”.

وأشار عبود إلى أنّ واشنطن “تعمل منذ أكثر من سنتين لقطع هذا المعبر ومنع إيران من تحقيق هدفها، وهذا يعني وجوداً أميركياً طويل الأمد، لأنّ إيران عبر مليشياتها، وبناءً على نظرتها إلى سورية كمنطقة تقع ضمن مصالحها واستثمرت فيها مالياً ودينياً وعسكرياً بشكل ضخم ومكثّف، سوف لن ترضخ لهذا الوجود الأميركي، وستعمل على خلق آليات التفاف جديدة على الهدف أو الحضور الأميركي”.

وبالنسبة للهدف الأميركي المتعلّق بـ”التأثير في مجريات الحرب في سورية” بحسب ما ورد في تقرير وزارة الدفاع، لفت عبود إلى أنّ “الولايات المتحدة أرادت أن تبعث رسالة مفادها بأنها لن تسمح بانتصار عسكري كامل ونهائي للروس وقوات النظام السوري وإيران في سورية بعد أن حقّق هؤلاء تقدماً ميدانياً كبيراً في الآونة الأخيرة. وبالتالي لن تسمح واشنطن بتحقيق انتصار سياسي كامل أو فرض حلّ سياسي بدونها أو بدون الأخذ بعين الاعتبار موقف ومصالح أميركا، أو لنقل لا يمكن الوصول لحل سياسي دائم بدون الرجوع لواشنطن“.

Iran soutient les Criminels


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La criminalité de l’Iran envers les populations de la région continue,

en soutenant et imposant des criminels de guerre et des assassins

Comme le Criminel Nouri al-Maliki en Iranq

et le boucher Bachar al-Assad en Syrie

Non-à-l'ingérence-iranienne-au-moyen-orient

 

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La mort est un maître de Damas – الموت سيد من دمشق


Monsters

La mort est un maître de Damas

La guerre en Syrie a montré que le régime familial de Assad n’est rien d’autre qu’un grand appareil de sécurité doté de 100 corps et visages. La guerre a presque déraciné le régime, la majeure partie du territoire syrien est devenue incontrôlable et le pays s’est presque désintégré, mais une chose est restée efficace tout le temps: son appareil de sécurité. C’est le secret du régime syrien (plutôt Assadiste) et rien d’autre. Inutile de lui rappeler que ses “alliés” qui lui ont permis de “survivre” à ce jour n’ont pas été épuisés à cet égard: voici sa spécialité et il est donc capable de servir même l’homme du KGB à Moscou.

Amjad Nasser

قد بيّنت الحرب في سورية أن نظام عائلة الأسد ليس سوى جهاز أمني كبير بمئة جسد ووجه. كادت الحرب تقتلع النظام من جذوره، وخرجت معظم مناطق سورية من سيطرته، وكادت البلاد تتفكّك أجزاء، لكنَّ شيئاً واحداً ظل يعمل في كفاءةٍ طول الوقت: جهازه الأمني. هذا هو سرّ النظام السوري (الأسدي بالأحرى) ولا شيء غيره. ولا ضرورة للتذكير أن “حلفاءه” الذين مكَّنوه من “البقاء” حتى الآن لم يرهق كاهلهم على هذا الصعيد، فهنا اختصاصه، وبهذا هو قادرٌ على تقديم خدمةٍ حتى لرجل “كي جي بي” في موسكو.

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