La colère populaire contre les “FDS” en Syrie s’intensifie : les arrestations se poursuivent


Manifestations contre les FDS à Deir Ez-Zor-2019

La colère populaire contre les “FDS” en Syrie s’intensifie : les arrestations se poursuivent

16 mai 2019 –Ahmed Hamza, Ryan Mohammed

Les pratiques des Forces démocratiques de la Syrie (FDS) dans les zones arabes qu’elles contrôlent, en particulier à Deir Ez-Zor, s’intensifie, suscitant de plus en plus de colère, en dépit de la tentative de calmer la situation et d’atténuer la tension après les manifestations qui ont eu lieu à son encontre en libérant plusieurs détenus qui se trouvaient dans ses centres de détention. Par ailleurs, ces forces ont mené une autre campagne d’arrestations dans la province voisine de Raqqa. En dépit de cette tension, le régime syrien est entré en ligne, essayant d’exploiter la colère populaire contre les « FDS », en se plaignant devant le Conseil de sécurité, critiquant les « massacres » de ces forces contre des civils.

Mardi matin, les « FDS » ont lancé une campagne d’arrestations dans la ville de Raqqa et ses environs, arrêtant dix jeunes hommes aux fins de la conscription dans ses rangs. Un militant de Raqqa, qui se nomme Abou Mohammed al-Jazrawi, a déclaré à al-Arab al-Jadeed que les « FDS » a poursuivi pour la troisième journée consécutive les campagnes d’arrestations à al-Raqqa et dans ses campagnes. Il a perquisitionné des dizaines de maisons à al-Raqqa et ses environs, elles ont arrêté des dizaines de jeunes hommes et jeunes hommes aux fins de recrutement obligatoire dans leurs rangs », ajoutant que la campagne d’arrestations au Ferdaous coïncidait avec une deuxième campagne dans la région de Mazra’at al-Qahtaniya, au nord-ouest de Raqqa.

D’autres sources locales ont déclaré à al-Arab al-Jadeed que les forces de sécurité des FDS avaient également mené une campagne d’arrestations dans la ville de Tall Abyad, dans les zones rurales de Raqqa, incluannt des dizaines de jeunes hommes. Les FDS ont également lancé une campagne d’arrestations dans plusieurs villages des zones rurales d’al-Riqqa, y compris les villages d’al-Ruwayyan et d’al-Ajaj, dans le cadre d’une vaste campagne visant à recruter de jeunes hommes dans la région. Dimanche dernier, un amendement à sa « loi sur le recrutement » dans ses zones de contrôle, au nord-est de la Syrie, a identifié les personnes recherchées pour le recrutement, nées en 1990, et a fixé le montant de six mille dollars à ceux souhaitant voyager et être exemptés.

Selon des sources locales d’al-Raqqa ont ajouté « les forces de sécurité des FDS ont arrêté dimanche soir dix personnes se trouvant dans la campagne de Raqqa, dans le nord de la Syrie, lors d’une campagne de rafles visant plusieurs quartiers de la ville de Karama, à l’est de l’Euphrate » . Les sources ont indiqué que la campagne avait été lancée sous le prétexte d’arrêter des « agents de l’armée syrienne libre » dans la région, soulignant que parmi les détenus trois des membres de la même famille.
Les médias locaux ont rapporté, également, que des membres des FDS avaient pris d’assaut dimanche soir la région de Mansoura dans la province occidentale de Raqqa pendant la période de Suhoor et avaient lancé une campagne d’arrestation contre plusieurs jeunes hommes, dont le nombre est inconnu, à la suite du meurtre de deux membres du poste de contrôle de FDS à Mansoura, par des inconnus. Les attaques contre les habitants d’al-Raqqa s’intensifient à la suite de chaque attentat à la bombe ou assassinat dans la région, tels que « collaboration »  avec des factions de l’opposition armée ou des forces du régime ou de l’organisation « Daech », en plus de l’arrestation de jeunes gens dans le but de les appréhender avec une prétendue « légitime défense », ce qui est une préoccupation constante chez les parents.

 

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صدام الهمجيات – Affrontement des sauvages


Affrontement des sauvages 2019 .jpg

 

هذا ويقدّم مصير “الربيع العربي” مثالاً فاقعاً لظهور أعراض مرضية. فالنظام الدولاني الإقليمي العربي يحتضر، لكنّ القوى التقدّمية التي أطلقت الانتفاضة الإقليمية تبيّن أنها لم تكن على مستوى مهمة قيادة التغيير المطلوب. ونتيجة لذلك، ظهرت أعراض مرضية حادة داخل القوى الإسلامية التي كانت هي أيضاً تتحدّى النظام القديم. وقد أنتجت هذه الأعراض جماعات غارقة في الرجعية اشتبكت مع النظام الإقليمي القديم بوحشية فائقة: فتصاعد العنف إلى أقصى حدوده على الجانبين، مما أدّى إلى حالة من “صدام الهمجيات” في بلدان شتى – كما حصل في سوريا على نحو مأساوي للغاية مع نظام الأسد من جهة وتنظيمي “داعش” و”القاعدة” من الجهة الأخرى. ومع ذلك، يبقى أن المنطقة شهدت عام 2011 الموجة الثورية الإقليمية الأكثر إثارة منذ الموجتين اللتين نشأتا في نهاية الحرب العالمية الأولى ونهاية الحرب الباردة، وهذه الحقيقة هي دافع حقيقي للأمل في المستقبل٠

 

جلبير أشقر

“al-’Akidat” demande aux FDS et à la coalition internationale de « remettre les régions arabes à une administration locale


al-Chahil - Deir Ez-Zor

Réunion de la tribu d’al-Akidat – ville d’al-Chahil, Deir Ez-Zor 13/5/2019

Des représentant de la tribu “al-’Akidat” demandent aux FDS et à la coalition internationale de « remettre les régions arabes à une administration locale, libérer les détenus et la nécessité de chasser les milices iraniennes de l’Euphrate ouest

13 mai 2019 – OSDH

L’OSDH a appris qu’une réunion s’était tenue ce matin dans la ville d’Al-Chahil, à laquelle ont participé des chefs et des dignitaires de la tribu al-’Akidat à Deir Al-Zour, afin de discuter de la situation de la tribu, après les deux massacres perpétrés par les forces de la coalition internationale et les FDS. En fin de la réunion, un communiqué a été lu par (le cheikh Rachid Jamil al-Hafl) dont une copie est parvenue à l’OSDH :
« 1. Annexer la région occidentale de l’Euphrate à sa partie est, et chasser les milices iraniennes, russes et du régime.
2 – Demander aux forces de la coalition internationale de confier l’administration des régions arabes à leurs enfants, à l’instar des Kurdes dans leurs régions
3. Libération de détenus civils
4- Évacuation de femmes et d’enfants des camps du gouvernorat
5. Demander l’ouverture d’une enquête sur les massacres qui ont eu lieu à al-Chahil et confirmer que les victimes étaient que des civils »

Il a été convenu de former un comité composé de dignitaires du clan pour s’entendre et communiquer avec la coalition internationale.

L’OSDH a publié le 3 mai que le « Conseil démocratique de la Syrie » avait organisé « le Forum des tribus syriennes », dans la ville d’Ain Issa, au nord-ouest de la Syrie, dans le Rif de la province de Raqqa, où des dirigeants et des représentants du Commandement des forces démocratiques de la Syrie ont rencontré des centaines de représentants de dix tribus syriennes parmi tant d’autres, ainsi que des regroupements civils et populaires, vendredi 3 mai dans le cadre d’une coordination conjointe entre les parties, pour prévenir les risques et renoncer aux troubles, que les acteurs régionaux cherchent, par le biais de groupes, à planifier, afin d’entraîner la région dans le chaos. L’OSDH a publié également le 28 avril 2019, qu’une réunion a eu lieu dans la zone de Maamel, entre des représentants des forces démocrates de la Syrie et des dignitaires du clan al-Bakir à laquelle appartient la famille de Farhan Machhour al-Sarhan, qui a été tué par les forces de la coalition et les FDS il y a quelques jours. Les sources avait rajouté que le commandement de ces derniers a demandé la présence des représentants des manifestants, mais ils ont refusé et ont préféré envoyer des réclamations, dont ci-après le contenu:
« 1 – l’arrêt de la campagne arbitraire des services de sécurité contre les innocents
2 – libération des détenus arrêtés par le biais de rapports malveillants et des accusations (Daechi – bouclier de l’Euphrate / membres de Daech ou avec la Turquie)
3. Libération des femmes et des enfants qui sont détenus dans des camps
4 – L’arrêt de la collaboration avec le régime et de la contrebande de pétrole par les passages
5- Activer le rôle des dirigeants natifs de la région au sein des FDS
6 – Traitez les habitants de Deir Ez-Zor, al-Hassakah et al-Raqqa convenablement leur permettant de  circuler (entrer et  sortir) sans garant
7. Suppression du recrutement obligatoire pour se contenter de volontaires
8 – Abolir le rôle des cadres présents au conseil civil et activer le rôle des présidents de comités et du président du conseil civil
8. Restreinte dans le carburant et l’électricité
9- Ne pas attaquer les manifestants
10. Résoudre les problèmes causés par le commandement militaire avec des civils »

 

Deir Ez-Zor24.net obtient des informations exclusives sur l’identité des victimes du débarquement qui a eu lieu à al-Chahil

10 mai 2019
Spécial Deirezzor 24

Le réseau Deirezzor 24 a obtenu des informations exclusives sur l’identité des personnes morts au cours de l’opération de débarquement aérien menée par la Coalition internationale avec la participation des Forces démocratiques de la Syrie et des éléments des Forces spéciales américaines le 9-mai-2019 dans la ville d’al-Chahil, dans la campagne Est de Deir Ez-Zor.

Selon les informations exclusives obtenues par le réseau Deirezzor 24, deux des morts, que les Forces démocratiques de la Syrie prétendaient qu’ils étaient des cellules dormantes de l’organisation Daech, n’avaient aucun lien avec l’organisation, mais étaient des membres des FDS, tandis nos sources ont confirmé que les autres victimes étaient des civils et n’avaient aucune activité sécuritaire ou militaire, les mêmes sources nous ont confirmé que les deux éléments sont Ahmad Khleif al-Osman et son frère Mohammed ont été tués dans les affrontements qui ont suivi le débarquement aérien dans la ville de al-Chahil.

Selon les sources, les deux éléments, dont les photos ont été publiées indiquant qu’il s’agit de cellule de l’organisation Daech, étaient, en fait, deux recrutés dans les rangs de FDS, les fausses information avait pour but de dissimuler le massacre de civils dans la ville.

D’après les photographies exclusives obtenues par Deirezzor 24 montrent les deux hommes, Mohammed et Ahmed Khleif al-Osman, étaient vêtus de l’uniforme des FDS.

Les images réfutent le récit des FDS, selon lequel la totalité des morts dans l’opération du débarquement faisaient partie de l’oganisation Daech, et qu’ils étaient tués grâce à une opération de sécurité précise.
La Coalition internationale, avec la participation des FDS, avait perpétré un massacre similaire le 25 /4/2019 dans la ville de Dhaman, dans la banlieue nord de Deir Ez-Zor, tuant quatre civils qui ont été liquidés directement dans leur maison.

 

قتلى عملية الإنزال في الشحيل هم عناصر لقسد … ديرالزور24 تحصل على معلومات حصرية حول الحادثة

١٠ مايو ٢٠١٩
خاص ديرالزور24

حصلت شبكة ديرالزور24، على معلومات حصرية حول هوية القتلى الذين سقطوا في عملية الإنزال الجوي التي نفذها التحالف الدولي بمشاركة قوات سوريا الديمقراطية، وعناصر من القوات الأمريكية الخاصة، بتاريخ 9-5-2019، في مدينة الشحيل بريف ديرالزور الشرقي.

ووفق المعلومات الحصرية التي حصلت عليها شبكة ديرالزور، فإن اثنين من القتلى الذين ادعت قوات سوريا الديمقراطية أنهم خلايا لتنظيم داعش، لم يكن لهم أيّة صلة بالتنظيم، بل كانوا عناصر في قسد، فيما أكدت المصادر الحصرية أن باقي الضحايا هم مدنيون ولا يوجد لديهم أي نشاط أمني أو عسكري , كما أكدت ذات المصادر للشبكة، أن العنصرين هما أحمد خليف العصمان، وشقيقه محمد، قتلا في الاشتباكات التي تلت عملية الإنزال الجوي على مدينة الشحيل.

ووفق المصادر فإن العنصرين الذين بثت قسد صورهم على أنهم خلايا لتنظيم داعش، هم عناصر مجندين لدى قسد، وتم الترويج على أنهم خلايا للتنظيم، للتغطية على المجزرة التي ارتكبت بحق المدنيين في البلدة.
وتظهر الصور الحصرية التي حصلت عليها ديرالزور24، العنصرين محمد وأحمد خليف العصمان، وهما يرتديان زي عسكري يتبع لقوات سوريا الديمقراطية.

وتفنّد صور القتلى الرواية المقدمة من قبل قسد، على أن جميع القتلى في عملية الإنزال هم من تنظيم داعش، وأن قتلهم تم عبر عملية أمنية دقيقة.
هذا وكان التحالف الدولي بمشاركة قسد قد ارتكب مجزرة مماثلة في بلدة ضمان بريف ديرالزور الشمالي بتاريخ 25-4-2019، راح ضحيتها أربعة مدنيين تمت تصفيتهم بشكل مباشر في منزلهم.

Guerres du Ramadan en préparation d’une étape suivante plus dangereuse – حروب رمضان


Terrorisme-d'Etat-Monture-idéale-2019

Guerres du Ramadan en préparation d’une étape suivante plus dangereuse

Abdulwahab Badrakhan – 9/5/2019

(…) Les transformations arabes se poursuivent. Ce n’est pas le premier mois de jeûne qui en témoigne, mais l’évolution a fait de son timing un tournant vers un autre stade et ce n’est pas le dernier. L’apparition du dirigeant de l’organisation « Daech » à la veille du ramadan est apparue en tant qu’appel et une proposition aux forces extérieures souhaitant l’utiliser, car il est valable pour tous les agendas, d’autant plus que les autres ne recherchent pas la paix ou la stabilité, mais des intérêts qui nécessitent du sabotage pour réaliser ces plans, il y a incontestablement des pays intéressés par les services de « Daech ». Il fait semblant d’avoir une « cause » et ils prétendent “lutter contre le terrorisme”. Parallèlement, Jared Kouchner, conseiller de Donald Trump et son beau-frère, sort dans les médias pour annoncer que « la transaction du siècle » sera dévoilée fin du mois de Ramadan, avec son engagement de garder le secret, il a dévoilé, cependant, deux titres: « consacrer Jérusalem comme capitale d’Israël » et ignorer la « solution des deux États » parce qu’elle est « conflictuelle », comme si le sujet de « Jérusalem en tant que capitale » avait fait l’objet d’un consensus mondial. Ces deux titres résument la mentalité moisie dans laquelle la « transaction » est formulée et les propositions de projets économiques ne peuvent l’embellir, car il suppose l’acceptation forcée des Palestiniens d’une occupation israélienne éternelle de leur territoire et de leur destin, et l’acceptation volontaire par le monde du droit américain qui enfreint les lois et les conventions internationales.

Le rassemblement entre « la transaction du siècle » et le « marché » recherché par le chef de l’organisation « Daech »  n’est pas une calomnie ou une exagération, mais parce que les deux implorent un type spécial de terrorisme, elles se dissocient en apparence et la réalisation, pour aboutir à des résultats similaires. Plus important encore, ils partagent le meurtre et l’intention de tuer la conscience arabe. Il n’existe aucun jugement définitif entre les deux, selon lequel les États-Unis soient le « fabriquant », comme le dit l’Iran et le groupe de prétendu « résistance », qui avait peut-être un sens dans un passé lointain, cependant il justifie actuellement les crimes du régime de Bachar al-Assad, de la « Hachd populaire » et du « Hezbollah » cette position lui a fait perdre son sens, tandis que la preuve qui accuse les régimes syrien et iranien d’avoir fabriqué « Daech » est la plus répandue, de même que le soupçon qu’ils pourraient être à l’origine d’une nouvelle reproduction de l’organisation. La Turquie a tenté de les rattraper et n’a pas pu aller au delà d’une percé dans l’organisation.

Les transformations arabes se poursuivent, toutefois, dans un contexte d’escalade de conflits qui leur sont étroitement liés, notamment entre les États-Unis et l’Iran, ainsi que sous la pression croissante exercée sur la Turquie. Toutefois, l’intervention étrangère s’est déchainée complètement en Syrie en raison du conflit américano-russe, des turbulences irano-turco-israéliennes, du conflit américano-iranien et israëlo-iranien et la turbulence américano-turque presque quotidienne, et aucun de ces factures ne cherchent à mettre fin à l’épreuve y compris le consensus/complicité entre les Etats-Unis, Israël la Russie dirigé contre l’Iran, mais également contre la Turque dans certain de ses aspects. La fin de l’épreuve attend un « consensus » entre les parties, ne se produira pas. Le retour de la Russie à l’option militaire à Idleb est peut-être un exemple de cette impossibilité. Moscou voulait envoyer un ultimatum à Ankara car il avait tardé à mettre en œuvre ses obligations découlant de l’accord de Sotchi, « Zone de sécurité » dans le nord de la Syrie.

حروب رمضان وتمهيدها لمرحلة خطرة بعده

عبدالوهاب بدرخان |

لا هدنات في شهر رمضان. لا في الحروب القاتلة كما في سورية واليمن وليبيا وغزّة، ولا في المواجهات السياسية السلمية كما في السودان والجزائر. المنطقة العربية لا تزال في تحوّلاتها وتشرذماتها، القوى الخارجية تترسّخ في تدخّلاتها والصراعات في ما بينها على حصصها العربية. لن تتغيّر العادات والتقاليد، قديمها وجديدها، فبين الصلاة والصلاة قد تسقط البراميل الأسدية في إدلب وحماة أو يستهدف الاغتيال الإسرائيلي ناشطاً في غزة أو يُطلق الحوثي/ الإيراني صاروخاً بائساً آخر نحو السعودية أو تشتعل الجبهات جنوبي طرابلس. وبين الإفطار والسحور قد ترسل روسيا طائراتها لدكّ مدارس ومشافٍ ومخابز أو لقتل مسعفين لا يزالون يحاولون إنقاذ أرواح في شمالي سورية، وقد تجد إسرائيل أن ثمة أبنية سكنية أخرى في بنك أهدافها في غزّة ولا بدّ من تسويتها بالأرض. وبين تسقّط الأخبار، كما بين مسلسل ومسلسل، تختلط دراما الشاشات مع دراما الواقع، وبالنسبة إلى الآمنين وهم الغالبية لم يعد هناك فارقٌ فالشاشة واحدة وإن كانوا محبطين، أما الواقعون تحت النار فلا شاشة تنسيهم المعاناة التي يتعرّضون لها.

التحوّلات العربية مستمرة، وليس هذا شهر الصوم الأول الذي تشهده، لكن التطوّرات جعلت من توقيته منعطفاً إلى مرحلة أخرى وليست أخيرة. فقد بدا ظهور زعيم تنظيم “داعش” عشية رمضان بمثابة استدراج عروض للقوى الخارجية الراغبة في استخدام تنظيمه، فهو صالحٌ لكلّ الأجندات وعابرٌ لها، خصوصاً أنها بمجملها لا تبحث عن سلام أو استقرار بل عن مصالح تستلزم تخريباً لإدراكها، ولا شكّ أن هناك دولاً مهتمّة بخدمات “داعش”، فهو يتظاهر بأن لديه “قضية” وهي تتظاهر بأنها تحارب الإرهاب… بالتزامن أكثر جاريد كوشنر، مستشار دونالد ترامب وصهره، من الظهور الإعلامي ليقول أن “صفقة القرن” ستُطرح بعد شهر رمضان، ومع التزامه التكتّم حرص على إطلاق عنوانَين: “تكريس القدس عاصمة لإسرائيل”، وتجاهل موضوع “حل الدولتَين” لأنه “خلافي”، كما لو أن موضوع “القدس عاصمة” يحظى بتوافق عالمي. هذان العنوانان يختصران العقلية العفنة التي صيغت بها “الصفقة” ولن تستطيع اقتراحات المشاريع الاقتصادية تجميلها، كونها تفترض قبول الفلسطينيين قسراً باحتلال اسرائيلي أبدي لأرضهم ومصيرهم، بل قبول العالم طوعاً بأن يكسر التجبّر الأميركي القوانين والمواثيق الدولية.

ليس في الجمع بين “صفقة القرن” و”الصفقة” التي يسعى إليها زعيم “داعش” افتراءٌ ولا مبالغة، بل لأن كلتيهما تتوسّلان نوعاً خاصاً من الإرهاب وتفترقان في المظهر و”التنظير” والإخراج لتفضيا في النهاية إلى نتائج متشابهة. والأهم أنهما تتشاركان في قتل ونيّة قتل الوجدان العربي. وليس في الجمع بينهما حكمٌ محسوم بأن أميركا هي صانعة “داعش” كما تقول ايران وجماعة ما تسمّى “الممانعة” التي ربما كان لها معنى في ماضٍ بات بعيداً لكن تسويغها جرائم نظام بشار الأسد و”الحشد الشعبي” و”حزب الله” أفقدها كل معنى، أمّا الشواهد على انغماس النظامَين السوري والإيراني في تصنيع “داعش” فهي الأكثر شيوعاً وانتشاراً، كذلك على الاشتباه بأنهما قد تعيدان انتاجه، وكانت تركيا حاولت اللحاق بهما ولم تحصل إلا على اختراق للتنظيم، ومن خلالها تحقّقت اختراقات الجهات الأخرى.

التحوّلات العربية مستمرّة، إذاً، وسط صراعات متفاقمة تواكبها وتنعكس عليها، خصوصاً بين الولايات المتحدة وايران، كذلك الضغوط المتزايدة على تركيا. لكن عُقال التدخّلات الخارجية انفلت تماماً في سورية بفعل تنافس/ صراع أميركي – روسي، وتهافت إيراني – تركي – إسرائيلي، وصراع أميركي – إيراني واسرائيلي – ايراني، وتقلّبات أميركية – تركية شبه يومية، ولا أيٌّ من هذه العوامل يريد إنهاء المحنة بما فيها التوافق/ التواطؤ بين أميركا وإسرائيل وروسيا الموجّه ضد إيران، لكن ضد تركيا أيضاً في بعض جوانبه. نهاية المحنة تنتظر “توافقاً” لن يحصل بين هذه الأطراف، ولعل عودة روسيا إلى خيار الحسم العسكري في ادلب مثالاً على تلك الاستحالة إذ رغبت موسكو في توجيه انذار أنقرة لأنها تأخرت في تنفيذ التزاماتها في اتفاق سوتشي، والأهم لأنها تقترب من اتفاق منفرد مع واشنطن على “منطقة آمنة” في شمالي سورية.

في اليمن كانت طهران على بعد خطوة من إقامة جسر جوي مع صنعاء وآخر بحري مع عدن لأن الحوثيين كانوا بحاجة إلى اشراف ايراني مباشر وسريع لتركيز السيطرة على البلد قبل البدء باستهداف السعودية وسائر دول الخليج. هذه هي الحقيقة التي ينكرها بعض العرب وكثيرون في الغرب، لمجرد أن ايران تقول أنها لا تحارب على الأرض اليمنية ولا قوات لها فيها، لكن المنكرين يعرفون مَن أنتج الحوثيين ومَن يسلّحهم ومَن يخطط لهم ويوجههم. لا شك أن نهاية الحرب تنتظر حصول الحوثيين على حصة ثابتة في الدولة، لكن أي حل سياسي لن يمنحهم ما يفوق حجمهم حتى مع سيطرتهم حالياً على جزء مهم من اليمن، وأي امتياز للحوثيين سيكون مكافأة للإيرانيين على الدور التخريبي الذي ارتكبوه.

أما في ليبيا وعلى رغم أن الصراع داخلي على الثروة والسلطة وطبيعة الحكم إلا أنه منذ انطلاقه كان أيضاً انعكاساً لصراعات إقليمية ودولية على النفوذ والنفط ومجالات الاستثمار. أصبح هناك معسكران خارجيان يصعب التوفيق بينهما مع أنهما يؤكدان اعترافهما بـ “حكومة الوفاق”، لكنهما لم يعودا متفقَين على الجدوى من هذه الحكومة التي ابتكرت استناداً إلى اتفاق الصخيرات (أواخر 2015) الذي بدت ميليشيات طرابلس (معظمها إسلامي) متكيّفة معه في حين أن الجيش الوطني ومجلس النواب (طبرق) طلبا تعديله ليحظى بتوافق أوسع، وتعذّر التعديل. ومنذ إقامة هذه الحكومة في طرابلس كان واضحاً أنها واقعة تحت هيمنة ميليشيات سيطرت على العاصمة بعدما رفضت نتائج الانتخابات (حزيران/ يونيو 2014)، وهي توظّف دعمها لـ “حكومة الوفاق” لترجيح حل سياسي يناسب توجهها العقائدي وارتباطاتها الخارجية. وتعتبر حرب طرابلس الآن محاولة من الجيش الوطني لكسر هذا التوجّه عسكرياً، بعدما أخفقت كل المساعي لتغييره بالسبل السياسية. ولعل الموقف الأميركي الزئبقي مسؤول عن إطالة الصراع وعجز القوى الدولية عن التوافق على حل يتناسب مع طموحات الليبيين كما عبروا عنها في الانتخابات.

التحوّلات العربية مستمرّة، وحيث لا تكون هناك تدخّلات خارجية يكون ذلك أفضل. بل المؤكّد أنه حيث لا تكون إيران لا تكون سموم ويبقى هناك أمل في حلول وطنية توافقية، ولعله أصبح لازماً وضرورياً القول إنه حيث لا ينبري الإسلاميون، أياً كان نوعهم، للتصدّر وطرح بضاعتهم البالية يمكن الحفاظ على الدولة والمؤسسات وكذلك الشروع في بناء حياة طبيعية، بل يمكن التفاؤل باستقرارٍ وسلامٍ اجتماعيين. مثل هذا الأمل لا يزال حياً وقوياً في السودان والجزائر، حيث حافظ الشارع على سلميّته وحافظ الجيش على تفهّمه لمطالب الحراك الشعبي. هنا وهناك ثمة فرصة لطرفي المواجهة كي يتخلّصا من إرث ثقيل أساء إلى العلاقة بين الدولة والشعب، وحان الوقت لمصالحة تبدو ممكنة ولحلول وسط تعيد بناء الثقة. لا شك أن هناك مخاطر، بعضٌ منها أمني، لكنها لا تُعالج فقط ببقاء العسكريين في الواجهة أو بإصرارهم على صنع الرؤساء والحكومات والبرلمانات، وفقاً للعادة التي لم تكن طبيعية في أي حال.

* كاتب وصحافي لبناني.

La machine de guerre russo-syrienne à la reconquête de la province rebelle d’Idlib


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Atme (Syrie)

En Syrie, les oliveraies comme refuge pour les déplacés d’Idleb

Par AFP ,

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Atme (Syrie) – Cela fait neuf jours que Fatima al-Masri, 66 ans, dort à ciel ouvert au milieu des oliviers, le seul refuge qu’elle ait trouvé en fuyant les bombardements du régime syrien et de ses alliés sur la région d’Idleb et ses environs en Syrie.

On est venu ici pour échapper à la mort, on est parti sous les bombes et sous les barils d’explosifs“, lâche la sexagénaire, assise au soleil sur son matelas en mousse, son visage ridé encadré par un fichu noir. 

Les avions tiraient pour ne laisser rien, ni homme, ni arbre, ni bétail“, poursuit-elle, vêtue d’une longe djellaba mauve, entourée par une ribambelle de petits-enfants de tout âge et pieds nus. 

Comme elle, des dizaines de personnes ont élu domicile dans les champs d’Atmé, une localité du nord-ouest du pays en guerre. 

Ils ont fui des secteurs aux mains de l’organisation jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda, dans le sud de la province d’Idleb ou le nord de la région voisine de Hama, bombardés sans cesse ces derniers jours par le régime syrien et l’aviation russe. 

Au total, plus de 152.000 personnes ont été déplacées entre le 29 avril et le 5 mai avec l'”intensification des hostilités“, a annoncé mardi l’ONU. Huit jours de bombardements ont tué plus de 80 civils, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). 

Sur la terre meuble à l’ombre des oliviers d’Atmé, des tapis de jute sont étalés, avec de minces matelas en mousse. Pour avoir un peu d’intimité, certains ont tendu des draps ou des bâches en plastique, s’aidant des branches des arbres. 

Pour dormir, hommes et enfants sont emmitouflés dans d’épaisses couvertures. Les maigres possessions de chacun sont rassemblées au pied des troncs d’arbres. De grosses casseroles en fer blanc, des bassines, des bouteilles d’eau, des réchauds et des bonbonnes de gaz. 

– “Bombardements sauvages” – 

On est 35 familles ici. Les gens veulent des tentes“, se plaint Fatima. Originaire de Kafr Nbouda, une petite ville de la province de Hama reprise mercredi par le régime, selon l’OSDH.  

N’ayant nulle part où aller, ces familles ont choisi le secteur d’Atmé, également sous contrôle de HTS mais épargné par les violences en raison de sa proximité avec la frontière turque, située à quelques centaines de mètres. 

On est venu à Atmé parce que c’est une région sûre“, explique Essam Darwich, allongé, la tête calée contre deux oreillers. 

Les bombardements étaient sauvages, l’armée a progressé dans le secteur, on a pris les enfants et on est venu ici“, poursuit ce père de 35 ans, qui a fui avec ses deux épouses, sa mère et sa belle-soeur. 

Arrivé à Atmé il y a quatre jours, il pensait obtenir des aides et des tentes, alors qu’à quelques mètres de lui, des déplacés vivant là depuis plus longtemps sont installés dans des tentes. 

Mais sa famille n’a toujours rien reçu. “Aucune aide, pas de tentes, on est assis sous les oliviers, dans la pluie et le froid“, déplore le trentenaire. 

Mardi, les déplacés ont toutefois reçu des plats cuisinés, distribués par des ONG au moment de la rupture du jeûne musulman du ramadan. 

– “Maisons détruites” – 

Dominé par HTS, la province d’Idleb et les territoires insurgés adjacents constituent le dernier grand bastion jihadiste qui échappe au pouvoir de Bachar al-Assad, après plus de huit ans d’un conflit dévastateur qui a fait plus de 370.000 morts. 

La moitié des quelque trois millions d’habitants de la province sont déjà des déplacés, échoués à Idleb après avoir fui d’autres bastions rebelles ou jihadistes reconquis par les forces prorégime. 

Mais l’escalade des derniers jours est la plus grave depuis que Moscou et Ankara, parrain de certains groupes rebelles, ont annoncé en septembre 2018 un accord sur une “zone démilitarisée” devant séparer les territoires insurgés des zones gouvernementales et éviter une offensive du régime. 

On est parti à cause des bombardements. Ils sont en train de tuer les gens“, assène Jamila Khalouf, quinquagénaire originaire d’un village du sud d’Idleb. 

On était dans nos maisons, et nos maisons ont été détruites“, raconte la matriarche, le visage encadré par un voile fleuri noir et turquoise. 

Ses enfants sont pourtant retournés dans leur village de Maaret Horma. “Ils sont allés chercher des affaires sous les bombardements. Ils vont revenir“. 

 

 

Syrie: la reconquête de la province d’Idleb un enjeu primordial pour Damas

Ces derniers jours, le régime du président Bachar al-Assad et son allié russe ont mené des frappes aériennes dans la province d’Idleb. Cette région du nord-ouest de la Syrie est entre les mains de groupes jihadistes affiliés à al-Qaïda. Damas fait de sa reconquête un enjeu primordial. Problème : près de trois millions de civils s’entassent également dans ce territoire.

Selon l’ONG Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), proche de l’opposition, 13 civils ont été tués dans des raids aériens du régime ou de son allié russe mardi 7 mai, visant entre autres des villages d’Idleb ou de la province voisine de Hama, au nord-ouest du pays.

« Rien que pour la semaine dernière, plus de 152 000 femmes, enfants et hommes ont été déplacés dans les provinces d’Idleb et d’Alep », a affirmé à l’AFP un porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), David Swanson.

Le président français Emmanuel Macron a exprimé son « extrême préoccupation » face à « l’escalade de violence » à Idleb, a-t-il tweeté mardi 7.

Avant lui, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait exhorté les belligérants à protéger les civils, réclamant une « désescalade urgente »

« Entre le 29 avril et le 6 mai, au moins 12 installations médicales ont été touchées par des raids aériens (…) endommageant des infrastructures qui fournissaient des services de santé essentiels à plus de 100 000 personnes », déplore Ocha dans un communiqué. Ces installations ne fonctionnent plus, précise M. Swanson, ajoutant que trois travailleurs médicaux ont été tués dans ces attaques.

Selon l’Union des Organisations de secours et soins médicaux (UOSSM), une dizaine de structures de santé ont été détruites depuis fin avril dans la région d’Idleb, et une centaine de civils tués. Pour Ziad Alissa, président de l’ONG française agissant à l’international et spécifiquement en Syrie, « nous sommes devant une catastrophe humanitaire » où « il y a plus de blessés, plus de gens qui nécessitent ces hôpitaux et malheureusement, l’hôpital devient la zone la plus dangereuse en Syrie ».

Malheureusement, c’est une situation catastrophique, de nouveau il y a des bombardements aériens qui n’ont pas épargné les civils ni les centres médicaux. Là, il y a quatre hôpitaux qui ont été bombardés, six centres de soins primaires, en sachant que parmi les hôpitaux, il y a quand même des centres qui ont été signalés aux Nations unies sur leur GPS, pour que tous sachent qu’il s’agit d’un hôpital ou un centre de soins primaire. Cela veut dire que ce n’est pas par erreur ou par dommage collatéraux, ce sont vraiment des bombardements ciblés.

Pour Ziad Alissa, président de l’UOSSM, les hôpitaux ont été visés de façon délibérée 07/05/2019 – par Murielle Paradon Écouter

Selon Fadi el-Maari, militant de l’opposition syrienne présent à Idleb, la population déplacée converge en masse vers le nord du pays, près de la frontière turque, où la situation est calme : « La situation humanitaire va se dégrader surtout avec le début du mois de ramadan. Lorsque la situation sécuritaire se dégrade, cela devient compliqué de se déplacer. Mais les gens sont obligés de sortir pour s’approvisionner en nourriture, même s’ils sont la cible des avions et des hélicoptères de guerre russes ».

Les avions de combat et les hélicoptères russes mènent de violents raids aériens contre la province d’Idleb. Les bombardements ont repris il y a un peu plus d’une semaine. Chaque jour, il y a en moyenne 120 frappes qui ciblent notre région. Ils veulent nous mettre à genoux, mais ils n’y parviendront pas: les gens continueront de manifester ici pour rejeter toute présence russe sur notre territoire. Le régime et les Russes accentuent la pression à travers cette campagne de bombardements sauvages.

Fadi Al Maari, militant de l’opposition syrienne présent à Idleb, avance que le nombre de déplacés pourrait atteindre 300.000 07/05/2019 – par Sami Boukhelifa Écouter

Les ONGs craignent une opération de grande envergure

Ziad Alissa, président de l’ONG française l’Union des Organisations de secours et soins médicaux (UOSSM), craint une opération de grande envergure, alors que les choses s’étaient calmées ces derniers mois.

C’est vrai que suite à des accords, comme celui de Sotchi, tout le monde a cru que ça se calmait, il y a quand même des zones de désescalade, des zones sous contrôle turc, il y a l’accord entre la Turquie et la Russie, et tout le monde sur place commençait à respirer et revenir à une vie normale. Mais de nouveau, on voit ces bombardements. Cela veut dire que tous ces accords de cessez-le-feu sont de nouveau tombés à l’eau. Les gens là-bas ont tous peur et ne savent pas comment sera l’avenir, selon nos collègues sur place.

Pour Ziad Alissa, président de l’UOSSM, les civils seraient durement frappés en cas d’opération de grande envergure dans la région 07/05/2019 – par Murielle Paradon Écouter

Enjeux et perspectives

Idleb est une zone de tension créée de toutes pièces par le régime de Bachar al- Assad. Au fil de ses reconquêtes territoriales, avec la reprise d’Alep, de la Ghouta Orientale ou de Deraa par exemple, le régime y a acheminé population, opposants, groupes rebelles ou jihadistes, sans distinction. L’idée était de mener à terme une ultime opération militaire pour reprendre le contrôle de l’enclave et « liquider tous les terroristes », explique Damas.

L’offensive contre Idleb a été lancée à plusieurs reprises, mais a été interrompue à la suite d’un accord conclu entre Russes, Iraniens et Turcs, acteurs-clé du dossier syrien.

La Turquie du président Recep Tayyip Erdogan soutient certains groupes rebelles d’Idleb. Elle pèse de tout son poids pour éviter une déstabilisation à sa frontière et une nouvelle pression migratoire.

Pour leur part, les Occidentaux condamnent régulièrement les bombardements contre les civils dans cette région, mais ils n’ont aujourd’hui aucune marge de manœuvre. Ils sont devenus, essentiellement, des spectateurs sur ce front du conflit syrien.

 

La machine de guerre russo-syrienne à la reconquête de la province rebelle d’Idlib

Les forces loyalistes veulent reprendre cette région, la dernière aux mains de l’insurrection, où les djihadistes d’Hayat Tahrir Al-Cham ont imposé leur loi.

Par Marie Jégo et Benjamin Barthe Publié hier à 16h23, mis à jour à 06h26

Le Monde – Publié 08/05/2019 – à 16h23, mis à jour à 06h26

Le village bombardé d’Ibdita, dans la province d’Idlib, le 8 mai.
Le village bombardé d’Ibdita, dans la province d’Idlib, le 8 mai. OMAR HAJ KADOUR / AFP

La machine de guerre syro-russe s’est remise en branle dans la région d’Idlib. Cette poche au nord-ouest de la Syrie, qui est l’ultime bastion de l’insurrection, est soumise depuis le 30 avril à de violents bombardements.

Ces attaques, qui ont déjà fait des dizaines de morts et déplacé 150 000 personnes, sont les plus meurtrières depuis l’accord de démilitarisation russo-turc de septembre 2018. Ce compromis avait suspendu l’opération de reconquête à laquelle la zone d’Idlib, peuplée de 3 millions de personnes et contrôlée par le groupe djihadiste Hayat Tahrir Al-Cham (HTC), semblait promise.

Les frappes de l’armée régulière et de son allié russe, qui raniment la peur d’une offensive généralisée, se concentrent pour l’instant sur la partie sud du bastion rebelle. En plus de pilonner les positions de ses adversaires, le camp progouvernemental, fidèle à sa méthode, cible les infrastructures civiles. Selon les Netions unies (ONU), en l’espace de dix jours, douze installations médicales et neuf écoles ont été touchées par des raids aériens et des tirs d’artillerie. Cette tactique a contribué à la victoire des forces loyalistes à Alep-Est, reprise aux rebelles en décembre 2016 et dans la Ghouta, la banlieue de Damas, regagnée en avril 2018.

Les assaillants ont aussi commencé à avancer au sol. L’offensive est menée par les unités d’élite du régime, comme la IVdivision blindée et les forces du Tigre, avec le concours de milices pro-Assad locales, et le soutien aérien de la Russie : un cocktail de forces déjà à l’œuvre à Alep-Est et dans la Ghouta.

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Entre 30 000 et 50 000 combattants anti-Assad

Plus de 220 frappes aériennes depuis 7 jours et des centaines d’obus de roquettes et d’artillerie font rage dans les villages du nord de Hama et au sud d’Idleb,


Images d’archive

Plus de 220 frappes aériennes et des centaines d’obus de roquettes et d’artillerie font rage dans les villages du nord de Hama et au sud d’Idleb, et les factions poursuivent leur offensive militaire et regagnent il y a plusieurs heures des points perdus. Dans une déclaration du porte-parole de « Hay’at Tahrir al-Cham » il précise : « toute tentative des forces d’occupation russes sur notre terre libérée ne sera contrecarrée que par le fer et le feu »

7 mai 2019 – OSDH

De violents affrontements se poursuivent entre les factions opérant dans la campagne du nord de Hama, d’une part, et les forces du régime et leurs fidèles partisans, dans les collines de Tall Osman et d’Al-Bana, dans la campagne du nord de Hama, dans le cadre de la reprise du contrôle de Tall Osman et de la poursuite des affrontements violents à proximité d’Al-Bana. L’OSDH a documenté au moins cinq civils tués ce lundi dans le contexte de bombardements aériens et terrestres le plus violent pour le septième jour d’escalade : deux civils dans les frappes aériennes russes sur le village de al-Zerba dans la campagne d’Alep du sud, un enfant au village de Chanan, un martyr lors des bombardement au sol dans d la ville de Murk dans la campagne du nord de Hama et un martyr lors des bombardements d’avions de guerre russes sur le village d’Oum Nair au mont Chahchabo, alors que l’OSDH a documenté le décès de 19 membres des forces du régime et 17 des factions de l’opposition tandis que les affrontements entre les deux camps continuent au nord de Hama.

L’OSDH a observé deux raids des avions de combat du régime qui ont attaqué des zones situées dans les villes de Habitt et Tremla, dans la campagne sud et sud ouest d’Idleb, atteingnant ainsi 25 raids effectués par les avions MiG depuis ce matin, dont 5 raids sur Habitt,  7 sur Kefarsenja et ses environs dans la campagne sud d’Idleb, aussi, 4 raids sur Tremla, 3 sur la forêt de Qassabiyah et 2 raids sur Ma’artahramah, Ma’arat al-Nou’man, et le village de Sayyad), tandis que le nombre de frappes effectuées par l’avion Sukhoi, 7 sur le Habitt, 5 sur le Sarmaniyah, 5 sur Consafra, 4 sur Kafr Nabbouda, 3 sur Kabanah, Abidin, Marayin, Kafrzita, Bassamess et Kafr Oueid, et 2 raids sur l’axe du bataillon désinfecté à l’est d’Idleb.

Tandis que le nombre de raids menés par les Russes à Alep, Hama et Idleb a atteint (92) entre minuit et ce matin, soit 9 raids sur Habitt, 8 sur Sarmaniyah, 5 à la périphérie de Kafranbel, 5 à Kafrsenja et 5 sur al-Naqir, 4 aux alentours de Khan Sebel, 4 sur Abdita, 4 sur Kafrnabbouda, 3 sur Al-Zerba, Al-Hamira, au sud d’Alep, Al-Tuwaina et Karsa’a et ses environs, ainsi que Chahranaz, al-Sahriyah et Oum Nair, 2 sur Tall Osman, la forêt de Qasabiyah, Abdine, Moghr al-Hamam et aux alentours de Kafr Oueid, au nord de Khan Cheikhoun, de Qleidin, aux alentours de Channan, de Maartahramah, aux alentours de Mouzara, de Ghassaniyah et Tall al-Nar, tandis que l’aviation militaire ont tiré sur les régions de Maaret al-Nouman, Hass, Kafranbel, Karsa’a, Ma’artahrama, Babitt, Kansonaffrah dans la campagne d’Idleb du sud et du sud ouest, et sur KarfZita dans la campagne nord de Hama.

Alors que l’OSDH a surveillé l’augmentation du nombre de barils d’explosifs lancés sur la zone de « réduction de l’escalade » depuis le matin pour totaliser (46) barils, soit 18 barils sur la ville de Habitt, Idleb sud, 10 barils sur la ville de Kafrnabbouda, au nord de Hama, 4 sur Qassabiyah, sur Le village al-Sakhr et un baril sur al-Jbeiriyah, et deux barils sur al-Fatira, Tarmala, Cheikh Mostafa, Houmeirat et Ma’arat Horma.

Les Russes sont fâchés suite à l’organisation d’une conférence réunissant les « Tribus » arabes à l’est de la Syrie


Syrie--Séparatistes-!!---2019

Les Russes sont fâchés suite à l’organisation de la conférence réunissant des « Tribus » et parrainée par le CSD « Conseil de la Syrie Démocratique » à l’est de la Syrie

04/05/2019
http://www.enabbaladi.net/archives/298501

La Russie a accusé les États-Unis d’utiliser les Kurdes du nord-est de la Syrie pour soutenir leurs projets à long terme dans la région, sapant ainsi la voie politique de « Astana ».

Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré samedi 4 mai que certains dirigeants kurdes ont organisé hier, dans la campagne de Raqqa, à la ville rurale De ’Ayn Issa, et sous auspices occidentales, une conférence réunissant les responsables tribaux, dans le but de parvenir à une large représentation arabe.

D’après l’agence TAS : « Les Etats-Unis et leurs alliés poursuivent résolument la voie de la résolution de la crise syrienne, afin d’assurer leur présence à long terme en Syrie », a déclaré le ministère.

« Pour atteindre cet objectif, ils utilisent les séparatistes kurdes, qui ont joué un rôle dans la lutte contre l’État islamique, et cherchent maintenant à établir un semi-État sur la rive orientale de l’Euphrate avec les États-Unis », a-t-il déclaré.

Vendredi, le Conseil de la Syrie démocratique (CSD) a parrainé une conférence des tribus dans la région d’Ayn Issa, dans le nord du Rif de Raqqa.

« Les tribus syriennes protègent la société syrienne et préservent son contrat social », a déclaré notre correspondant, à l’est de la Syrie, en présence de dignitaires (cheikhs) des tribus de la région orientale et de l’ancien président du Parti de l’Union démocratique (kurde) Saleh Muslem.

Selon la déclaration finale de la conférence, « les tribus syriennes considèrent que parmi les obstacles et les défis les plus importants qui ne font que faire perdurer le conflit et la crise syrienne, est l’exclusion des force s actives et des représentants porteurs du projet de Renaissance, dont la direction à l’autogestion.

Les participants ont appelé à « l’unité du sol de la Syrie et la souveraineté de son peuple, ainsi que la fin de toute occupation turque des régions syriennes à Jarablous, Azzaz, al-Bab et Idleb, ainsi que la libération d’Afrin et le retour sûr et stable de son peuple ».

Le ministère russe des Affaires étrangères a estimé que la conférence « vise clairement à diviser le pays et constitue une violation flagrante des principes énoncés par les Nations Unies pour la préservation de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’État de la République arabe syrienne, y compris ceux énoncés dans la résolution 2254 du Conseil de sécurité ».

Elle a déclaré que la plupart des chefs de tribus arabes à l’est de l’Euphrate s’opposaient à l’idée de tenir la conférence et que Washington avait alloué des fonds importants “pour corrompre les délégués”.

Elle a ajouté que la plupart des chefs de tribus arabes à l’est de l’Euphrate s’opposaient à l’idée de tenir la conférence et que Washington avait alloué des fonds importants « pour corrompre les délégués ».

Elle a noté que les organisateurs avaient recruté des participants dans les camps de réfugiés, y compris le camp de Houll, affirmant que pour le faire « Washington avait recours au chantage et à la force ».

Au cours des dernières années, les parties acteurs sur le terrain ont cherché à attirer les tribus pour mettre en valeur leurs idées et les procédures qu’elles appliquent dans les zones qu’elles contrôlent. Parmi ces parties, le régime syrien, qui a parrainé une conférence de « Tribus » l’année dernière dans la campagne orientale d’Alep, ainsi que les factions militaires opérant au nord dans la campagne d’Alep, sous contrôle de la Turquie.

 

عنب بلدي – 4/5/2019

اتهمت روسيا الولايات المتحدة الأمريكية باستخدام الكرد شمال شرقي سوريا لدعم خططها في البقاء طويل الأجل، مما يقوض مسار “أستانة” السياسي٠

وقالت وزارة الخارجية الروسية اليوم، السبت 4 من أيار، إن بعض القادة الكرد عقدوا في مدينة عين عيسى بريف الرقة، أمس، برعاية غربيين مؤتمرًا للقبائل، في خطوة لتحقيق تمثيل عربي واسع٠

وأضافت الوزارة، بحسب ما ترجمت عنب بلدي عن وكالة “تاس”، أن “الولايات المتحدة وحلفاءها يتابعون بثبات مسيرة حل الأزمة السورية فقط، بهدف ضمان وجودها على المدى الطويل في سوريا”٠

وأشارت، “لتحقيق هذا الهدف يستخدمون الانفصاليين الأكراد، الذين لعبوا دورًا في الكفاح ضد الدولة الإسلامية، ويسعون الآن إلى إقامة شبه دولة على الضفة الشرقية لنهر الفرات مع الولايات المتحدة”٠

وكان “مجلس سوريا الديمقراطية” (مسد) رعى، أمس الجمعة، مؤتمرًا للعشائر في منطقة عين عيسى بريف الرقة الشمالي.

وأفاد مراسل عنب بلدي شرقي سوريا أن المؤتمر عقد تحت عنوان “العشائر السورية تحمي المجتمع السوري وتصون عقده الاجتماعي”، وحضره مشايخ عشائر من المنطقة الشرقية والرئيس السابق لحزب “الاتحاد الديمقراطي” (الكردي)، صالح مسلم.

وبحسب ما جاء في البيان الختامي للمؤتمر، “أكدت العشائر السورية أن أحد أهم العوائق والتحديات في ديمومة الصراع والأزمة السورية تعود بسبب استبعاد وتغييب قوى الحل الفاعلة وممثلي مشروع الحل النهضوي المتمثل بجانب كبير منه بالإدارة الذاتية”٠

ودعا المشاركون إلى “وحدة تراب سوريا وسيادة شعبها، وإنهاء كافة الاحتلالات التركية للمناطق السورية جرابلس واعزاز والباب وإدلب، وعلى تحرير عفرين وعودة آمنة ومستقرة لشعبها”٠

واعتبرت الخارجية الروسية أن عقد المؤتمر “يهدف بوضوح إلى تقسيم البلاد، وينتهك بشكل صارخ مبادئ الأمم المتحدة المعلنة للحفاظ على وحدة أراضي وسيادة الدولة في الجمهورية العربية السورية، بما في ذلك تلك المنصوص عليها في قرار مجلس الأمن رقم 2254”٠

وقالت إن معظم زعماء القبائل العربية شرق الفرات يعارضون فكرة عقد المؤتمر، وخصصت واشنطن أموالاً كبيرة “لرشوة المندوبين”٠

وأشارت إلى أن المنظمين قاموا بتجنيد مشاركين في مخيمات اللاجئين، بما في ذلك مخيم الهول، معتبرة أن “واشنطن استخدمت الابتزاز والقوة”٠

وعلى مدار السنوات الماضية سعت الأطراف اللاعبة على الأرض السورية إلى استقطاب العشائر للتأكيد على الأفكار التي تسير عليها، والإجراءات التي تعمل عليها في المناطق التي تسيطر عليها٠

ومن بين الأطراف النظام السوري، والذي رعى مؤتمرًا للعشائر، العام الماضي، في ريف حلب الشرقي، إلى جانب الفصائل العسكرية العاملة في ريف حلب الشمالي، الخاضع للإدارة التركية٠

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