La “poterie” et l’”épervier” –


La poterie et l'épervier - Le dictateur Bachar al-Assad

La “poterie” et l’”épervier”

Michel Kilo – 14 mars 2020
Al-Arabi al-Jadeed

La génération post-indépendance en Syrie croyait qu’il n’y a pas de pouvoir pour ceux qui trahissent la Palestine, ou abandonnent un pouce de terre syrienne, ou affament le peuple, ou violent leur liberté et sapent leur société en les accusant de contradictions qui subvertissent leur unité et déchirent leurs rangs, ou qui gouverne à sa guise et non pas avec la constitution et la loi, mais établit plutôt un système de tyrannie contre les droits de l’homme et de la citoyenneté, il construit son système sur la discrimination entre les gens, rejetant ses justes exigences … etc. Celui qui fait tout cela n’atteint pas le pouvoir ou le perd, car le peuple se révoltera contre lui, à cause de son incompatibilité absolue avec le patriotisme et ses valeurs.

Hafez al-Assad a gouverné la Syrie notamment avec ces politiques, contrairement aux aspirations des Syriens, des citoyens ordinaires et des élites, parce qu’il a construit son régime sur une formation sectaire présociétale / infranationale, et ne l’a pas assigné au peuple, et le Golan a été remis à Israël sans combat, il a établi une règle autoritaire hostile aux droits de l’homme, à l’égalité des citoyens devant la loi, et a géré la Syrie selon ses humeurs et ses tempéraments, il a agressé les Syriens de manière jamais rencontrée de pareille expansion et violence. Cependant, son règne a duré trente ans. La raison en est due à ces facteurs, qui ont formé un système complet qui a surpris les porteurs syriens de la culture, des politiques nationalistes qui se sont retrouvés sur une autorité à deux niveaux: l’un extérieurement visible habité par le gouvernement et la bureaucratie, et l’autre dirigé par l’État profond, décisionnaire unique contrôleur de l’État et de la société dont l’existence était secrète et mystérieuse. Car il n’est pas permis au peuple d’en savoir quoi que ce soit, et il est permis de tout savoir sur le peuple, et de pénétrer ses catégories d’une manière anarchique sans respect de la loi, bien sûr.

Avec la mort de Hafez al-Assad, la Syrie est passée de la tragédie à la comédie, dans sa forme la plus proche de la farce qui couvre tout ce qu’il dit et fait son fils Bachar, qui a failli tomber et faire ses valises pour partir, en 2012, si le général iranien, Qassem Soleimani, ne l’avait pas découragé, et le chef suprême Khamenei qui a ordonné le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, de le secourir. Lorsque ce dernier n’a pas pu remplir sa mission, Soleimani s’est rendu à Moscou à deux reprises, avertissant que l’effondrement du régime d’Assad était devenu une question de jours, et Poutine a décidé d’envahir la Syrie pour le sauver, comme il l’a dit dans un discours enregistré le 27 septembre 2015, en présence de ses généraux, après une manœuvre militaire au cours de laquelle ils lui ont montré leurs capacités aériennes militaires et de combat. Poutine a déclaré: Vous allez en Syrie pour sauver Assad, et les institutions de l’État … Les Gardiens de la révolution iraniens avaient déjà envahi la Syrie avant la révolution, pour empêcher la chute de son président et protéger son régime, car ce serait un prélude à la chute du régime de Téhéran.

Ces faits, qui éveilleraient le sentiment de honte pour ceux qui maintiennent leur position avec l’arme des envahisseurs étrangers, les invitent à occuper un pays qui ne lui appartient pas, n’empêchent pas Bachar al-Assad de placer derrière lui, lors de son allocution médiatique, une « Poterie » et un « Epervier » en bois, tout en exerçant son droit de parole pendant dix minutes, que les Russes l’ont autorisé à dire, au cours de laquelle il a prononcé un discours sous prétexte de “libérer” Alep … pour la dixième fois!. Quant à la « poterie », il a prétendu, ou l’un de ses proche menteur, que c’était un cadeau offert à Assad le père, par un soldat qui avait amené de l’argile du lac de Tibériade pendant la guerre de 1973, dont aucun soldat assadiste ne s’en est approché depuis la défaite de 1967, et il était rempli d’eau apportée par un autre soldat. Assad-père a dit à Clinton quand il a posé des questions à ce sujet: celle-ci (la poterie) est faites à partir d’argile du lac de Tibériade et pleines de son eau, que moi ou l’un de mes enfants y retournerons. Quant à l’ « épervier », un crédule s’en sert pour persuader ses victimes qu’une guerre de restitution de l’eau de poterie à Tibériade est imminente.

Assad, le père, a régné sur la Syrie avec morosité et tragédie, et son fils a régné avec la banalité des farces. Sans son insignifiance, il n’aurait pas imaginé qu’un seul Syrien croirait que quiconque a combattu “l’ennemi” pendant quelques heures dans le Golan, tandis qu’il a pilonné son « Peuple » neuf ans durant dans la plupart de ses villages et villes, pourrait sortir sa tête des décombres de son régime, pour libérer le Golan avec une fierté pleine de mensonges et avec un épervier qui ne vole pas.

الفخّارة والباشق

ميشيل كيلو – 14 مارس 2020

آمن جيل ما بعد الاستقلال في سورية بأنه لا حكم لمن يخون فلسطين، أو يتخلى عن أي شبر من الأرض السورية، أو يجوع الشعب وينتهك حريته ويقوّض مجتمعه بشحنه بتناقضات تخرّب وحدته وتمزق صفوفه، أو من يحكم بالهوى ولا يحكم بالدستور والقانون، بل يقيم نظام استبداد فرديا مناهضا لحقوق الإنسان والمواطن، ويبني نظامه على التمييز بين أبناء الشعب، ورفض مطالبه العادلة… إلخ. من يفعل هذا إما لا يصل إلى السلطة أو يفقدها، لان الشعب سيثور عليه، بسبب تنافي مواقفه المطلق مع الوطنية وقيمها.

حكم حافظ الأسد سورية بهذه السياسات بالذات، المخالفة لتطلعات السوريين، مواطنين عاديين ونخبا، ذلك أنه بنى نظامه على تكوين طائفي ما قبل مجتمعي/ ما دون وطني، ولم يسنده إلى الشعب، وسلم الجولان لإسرائيل من دون قتال، وأقام حكما استبداديا معاديا لحقوق الإنسان، ومساواة المواطنين أمام القانون، وأدار سورية بالهوى والمزاج، ونكّل بالسوريين بطرقٍ لم يسبق لهم أن واجهوا ما يماثلها في الاتساع والعنف. ومع ذلك، استمر حكمه نيفا وثلاثين عاما. يرجع سبب ذلك إلى هذه العوامل التي كوّنت منظومة كاملة وتفاعلية، وفاجأت حملة الثقافة السياسية الوطنية من السوريين الذين وجدوا أنفسهم حيال سلطة من طابقين: واحد ظاهري تسكنه الحكومة والبيروقراطية، وآخر للدولة العميقة، صاحبة القرار والخيار، والمتحكّم الوحيد بالدولة والمجتمع الذي اتسم وجوده بالسرية والغموض، لعدم جواز أن يعرف الشعب أي شيءٍ عنه، وجواز أن يعرف هو كل شيء عن الشعب، وأن يخترق فئاته بطرقٍ خارجة على القانون، بطبيعة الحال.

بوفاة حافظ الأسد، انتقلت سورية من المأساة إلى الملهاة، في أكثر صورها قربا من المهزلة التي تتلبس كل ما يقوله ويفعله ابنه بشار الذي كاد يسقط عام 2012، وحزم حقائبه للرحيل، لو لم يثنه عن فعلته الجنرال الإيراني، قاسم سليماني، لكن المرشد خامنئي أمر أمين عام حزب الله، حسن نصر الله، بإنقاذه. وبعد فشل الحزب في تحقيق مهمته، زار سليماني موسكو مرتين، محذّرا من أن انهيار نظام الأسد صار مسألة أيام، فقرّر بوتين غزو سورية لإنقاذه، كما قال في خطاب مسجل ألقاه يوم 27 سبتمبر/ أيلول عام 2015، بحضور جنرالاته، بعد مناورةٍ عسكرية أطلعوه خلالها على قدرات طيرانهم القتالية. قال بوتين: أنتم ذاهبون إلى سورية لإنقاذ الأسد، ومؤسسات الدولة… وكان الحرس الثوري الإيراني قد غزا سورية قبل الثورة، لمنع سقوط رئيسها ونظامه، بما أنه سيكون مقدمة لسقوط نظام طهران.

هذه الوقائع التي من شأنها أن تثير الشعور بالخجل لدى من يحافظ على موقعه بسلاح غزاة أجانب، دعاهم إلى احتلال بلاد ليست ملكه، لم تمنع بشار الأسد من وضع إناء من الفخار وباشق خشبي وراءه، وهو يمارس حقه في الحديث عشر دقائق، سمح الروس له أن يلقي خلالها كلمة بحجّة “تحرير” حلب… للمرة العاشرة. أما الفخارة فزعم هو، أو أحد كذبته، أنها هدية للأسد الأب من جندي جلب رملها من بحيرة طبرية في أثناء حرب عام 1973 التي لم يقترب جندي أسدي واحد منها منذ هزيمة 1967، وملئت بماء جلبه جندي آخر منها. وقد أخبر الأسد الأب الرئيس كلينتون حين سأل عنها: هذه مصنوعة من رمل بحيرة طبرية، ومليئة بمائها الذي سأعيده أنا أو أحد أبنائي إليها. أما الباشق، فيستخدمه ساذجٌ لإقناع ضحاياه بأن حرب إعادة مياه الفخارة إلى طبرية صارت وشيكة.

حكم الأسد الأب سورية بتجهم المآسي، ويحكم ابنه بتفاهة المهازل. ولولا تفاهته، لما توهم أن سورياً واحدا سيصدّق أن من حارب “العدو” سويعات في الجولان و”شعبه”، تسعة أعوام في معظم قراه ومدنه، يستطيع إخراج رأسه من ركام نظامه، ليحرّر الجولان بفخارة مليئة بالأكاذيب، وباشق لا يطير.

Idleb: La trêve est fragile … et le Hezbollah est en concurrence avec le régime pour contrôler…


Cessez-le-feu

Idleb: La trêve est fragile … et le Hezbollah est en concurrence avec le régime pour contrôler

AlModon | Lundi 09/03/2020

Les forces du régime accusent l’opposition d’apporter des renforts à Idleb (Internet)

Le cessez-le-feu à Idleb ne semble pas durer longtemps, compte tenu de la mobilisation mutuelle entre les forces du régime et l’opposition syrienne en première ligne des combats. L’accord turco-russe, entré en vigueur le 6 mars, est né fragile et irréalisable au milieu d’accusations mutuelles entre les deux parties au sujet des violations répétées de l’accord.

Accusations mutuelles

L’opposition accuse les forces du régime et les milices loyales de poursuivre leurs bombardements terrestres continus des sites de l’opposition et des villes civiles près des lignes de contact, et leur tentative d’avancer sur plus d’un axe dans les fronts au sud d’Idleb. L’opposition a surveillé les mouvements massifs et les renforts importants des forces du régime sur les lignes de front, dont la majorité étaient des milices iraniennes, qui s’étaient étendues à de nouveaux endroits et leur poids militaire était devenu deux fois plus élevé qu’avant le cessez-le-feu.

Le porte-parole du « Front de libération nationale », le capitaine Naji Mustafa, a déclaré à « Al-Modon » que les forces du régime et les milices avaient commencé à violer le cessez-le-feu immédiatement après son entrée en vigueur, et avaient bombardé des dizaines de villages et villes civils dans la campagne d’Alep et d’Idleb.

Mustafa a déclaré que les violations répétées et les mouvements de milices reflètent nécessairement leurs intentions hostiles, la reprise des opérations militaires et leur évasion de tout accord de cessez-le-feu.

Des proches du régime et de la Russie accusent l’opposition syrienne et la Turquie de se préparer à un nouveau cycle de l’opération militaire « Bouclier de l’Euphrate », en raison de l’entrée continue des forces militaires turques à Idleb, qui a semblé être plus intense au cours des deux derniers jours. Les renforts turcs comprenaient plus de 500 véhicules militaires divers, dont des véhicules blindés, des lanceurs de missiles et des chars.

Omar Rakhmon, membre du comité de réconciliation proche de la Russie, a fait allusion à l’insistance du régime Assad à poursuivre les batailles à Idleb, et a souligné que l’accord de cessez-le-feu est fragile et que les affrontements s’en viennent.

Milices iraniennes

Les «Forces Radwan» du Hezbollah libanais ont récemment apporté plus de renforts militaires sur les fronts d’Idleb et d’Alep, et leur déploiement a été concentré dans plusieurs secteurs, dont les plus importants sont les fronts ouest d’Alep, les fronts sud et est d’Idleb, ainsi qu’à Kabbana et les hauteurs montagneuses du nord de la Lattaquié, et un certain nombre d’axes dans la plaine d’Al-Ghab au nord-ouest de Hama.

On suppose que les « forces de Radwan », ainsi que des groupes de forces d’élite affiliées aux « gardiens de la révolution iraniens », géreront les opérations offensives dans les axes où les milices iraniennes sont réparties en général, et qu’ils ont fait placer un grand nombre de leurs éléments sur les fronts des combats.

Les partisans des milices iraniennes et des médias proches ont fait circuler de clips vidéo montrant la propagation des groupes Al-Radwan et d’un certain nombre de formations armées soutenues par l’Iran à proximité d’un certain nombre de points militaires turcs assiégés dans les zones de contrôle des forces du régime dans la zone de désescalade.

Hisham Skef, membre du Bureau politique de la « Brigade de la paix » de l’armée nationale, a déclaré à Al-Modon que les milices iraniennes ne sont pas satisfaites de l’accord de cessez-le-feu en raison de l’absence de coordination de l’Iran dans les accords turco-russes, même s’ils ont proposé plusieurs initiatives, qui n’ont pas reçu de réponse.

Il a ajouté que les lourdes pertes subies par les milices iraniennes fin février sont nées d’un désir de vengeance et d’une poussée vers l’escalade du champ, et de la visite du successeur de Qassem Soleimani à la tête de la “Force Al-Quds” Ismail Qaani, sur les fronts de combat et dans un certain nombre de sites de milices et de casernes à Alep rentre dans le cadre d’escalade.

Le militant des médias Muhammad Rachid a déclaré à Al-Modon que les milices iraniennes appartenant à plus de 20 formations armées soutenues par les « Gardiens de la révolution » en Syrie semblaient prêtes pour une nouvelle série d’opérations militaires, et leurs mouvements et redéploiements effectués sur divers fronts d’Idleb et d’Alep ont indiqué qu’ils n’étaient pas concernés par l’accord de cessez-le-feu et attend l’occasion appropriée de retarder la mise en œuvre de l’accord.

Selon Rachid, il y a une concurrence entre les milices pour contrôler les positions avancées sur les fronts des combats, en particulier à Saraqeb, al-Talhiyah, et les fronts généraux de l’est d’Idleb, situé à la périphérie ouest de la route internationale « M5 ».

Il a indiqué que des renforts importants de la « Garde républicaine » et des « 25e missions spéciales » sont arrivés sur les fronts pour réaliser un équilibre dans l’intensité du déploiement, ce qui semblait récemment être dans l’intérêt des milices iraniennes.

Les milices iraniennes tentent d’atteindre plusieurs objectifs en se redéployant, dont le plus important est d’empêcher la conclusion de l’accord de cessez-le-feu et d’essayer de grignoter plus de zones et d’atteindre des cibles symboliques spéciales telles que les deux villes de Kafriya et al-Foua, au nord-est d’Idleb, afin de préserver leurs gains dans la campagne d’Alep et de progresser dans l’axe Kabbana et les hauts plateaux montagneux de la campagne nord de Lattaquié, qui ont coûté la vie de centaines de personnes lors des opérations infructueuses qui se sont poursuivies depuis la mi-2019, et soutiennent les opérations offensives des forces du régime pour contrôler la zone de Jabal al-Zawiya au sud d’Idleb et atteindre l’autoroute M4.

 

إدلب:الهدنة هشّة..وحزب الله ينافس النظام على السيطرة

المدن | الإثنين 09/03/2020

إدلب: الهدنة هشّة..وحزب الله ينافس النظام على السيطرة قوات النظام تتهم المعارضة باستقدام تعزيزات إلى إدلب (انترنت)
لا يبدو أن وقف إطلاق النار في إدلب سيستمر طويلاً في ظل الحشد المتبادل بين قوات النظام والمعارضة السورية في جبهات القتال. فالاتفاق التركي-الروسي الذي دخل حيز التنفيذ في 6 آذار/مارس الجاري، ولد هشاً وغير قابل للتطبيق وسط اتهامات متبادلة بين الطرفين حول الخروق المتكررة للاتفاق.

اتهامات متبادلة
وتوجه المعارضة الاتهامات لقوات النظام والمليشيات الموالية بمواصلة قصفها البري المستمر لمواقع المعارضة والبلدات المدنية القريبة من خطوط التماس، ومحاولتها التقدم في أكثر من محور في جبهات جنوبي إدلب. ورصدت المعارضة تحركات مكثفة وتعزيزات كبيرة لقوات النظام في جبهات القتال، غالبيتها من المليشيات الإيرانية والتي انتشرت في مواقع جديدة وأصبح ثقلها العسكري ضعف ما كان عليه قبل وقف إطلاق النار.

وقال الناطق الرسمي باسم “الجبهة الوطنية للتحرير” النقيب ناجي مصطفى ل”المدن”، إن قوات النظام والمليشيات بدأت بخرق وقف إطلاق النار بعد دخوله حيز التنفيذ مباشرة، وقصفت عشرات القرى والبلدات المدنية في ريفي حلب وادلب.

وأوضح مصطفى أن الخروق المتكررة وتحركات المليشيات تعكس بالضرورة نواياها العدائية واستئناف العمليات العسكرية وتهربها من تطبيق أي اتفاق يوقف النار.

ويوجه مقربون من النظام وروسيا الاتهامات للمعارضة السورية ولتركيا بأنهم يحضرون لجولة جديدة من العملية العسكرية “درع الربيع”، بسبب الدخول المتواصل للأرتال العسكرية التركية إلى ادلب والتي بدت أكثر كثافة خلال اليومين الماضيين. وضمت التعزيزات التركية أكثر من 500 آلية عسكرية متنوعة، بينها مدرعات وراجمات صواريخ ودبابات.

وألمح عضو هيئة المصالحة المقرب من روسيا، عمر رحمون، إلى إصرار نظام الأسد على مواصلة المعارك في ادلب، وأكد أن اتفاق وقف إطلاق النار هش والمواجهات قادمة لا محالة.
المليشيات الإيرانية
استقدمت “قوات الرضوان” التابعة لحزب الله اللبناني مؤخراً المزيد من التعزيزات العسكرية إلى جبهات إدلب وحلب، وتركز انتشارها في قطاعات عديدة، أهمها جبهات غرب حلب، وجبهات جنوب وشرقي إدلب، وفي كبانة والمرتفعات الجبلية في ريف اللاذقية الشمالي، وعدد من المحاور في سهل الغاب شمال غربي حماة.

ومن المفترض أن تتولى “قوات الرضوان” إلى جانب مجموعات من قوات النخبة التابعة ل”الحرس الثوري الإيراني” إدارة العمليات الهجومية في المحاور التي تنتشر فيها المليشيات الإيرانية عموماً، والتي زجت بأعداد كبيرة من عناصرها في جبهات القتال.

وتداول أنصار المليشيات الإيرانية وإعلاميون مقربون منها مقاطع فيديو توضح انتشار مجموعات الرضوان وعدد من التشكيلات المسلحة المدعومة من إيران في محيط عدد من النقاط العسكرية التركية المحاصرة داخل مناطق سيطرة قوات النظام في منطقة خفض التصعيد.

وأكد عضو المكتب السياسي في لواء السلام التابع ل”الجيش الوطني” هشام سكيف ل”المدن”، أن المليشيات الإيرانية غير راضية عن اتفاق وقف إطلاق النار بسبب غياب إيران عن التنسيق في الاتفاقات التركية-الروسية مع أنها طرحت مبادرات عديدة، وجميعها لم تلقَ إجابة.

وأضاف أن الخسائر الكبيرة التي منيت بها المليشيات الإيرانية أواخر شباط/فبراير ولد لديها رغبة في الانتقام والدفع في اتجاه التصعيد الميداني، وزيارة خليفة قاسم سليماني في قيادة “فيلق القدس” اسماعيل قاآني، إلى جبهات القتال وعدد من مواقع وثكنات المليشيات في حلب تندرج في هذا الإطار التصعيدي.

وقال الناشط الإعلامي محمد رشيد ل”المدن”، إن المليشيات الإيرانية التي تتبع لأكثر من 20 تشكيلاً مسلحاً يدعمه “الحرس الثوري” في سوريا بدت جاهزة لجولة جديدة من العمليات العسكرية، وتوحي تحركاتها وعمليات إعادة الانتشار التي تنفذها في مختلف جبهات إدلب وحلب أنها غير معنية باتفاق وقف إطلاق النار وتنتظر الفرصة المناسبة لتعطيل العمل بالاتفاق.

وبحسب رشيد، هناك منافسة بين المليشيات للسيطرة على المواقع المتقدمة في جبهات القتال، وبشكل خاص في سراقب والطلحية وعموم جبهات شرقي إدلب الواقعة على الأطراف الغربية للطريق الدولي “إم5”

وقال إن تعزيزات كبيرة من “الحرس الجمهوري” و “الفرقة 25 مهام خاصة” وصلت إلى الجبهات لتحقق توازناً في كثافة الانتشار والذي بدا مؤخراً في صالح المليشيات الإيرانية.

وتحاول المليشيات الإيرانية تحقيق أهداف عديدة من خلال إعادة انتشارها، أهمها، منع تثبيت اتفاق وقف إطلاق النار، ومحاولة قضم المزيد من المناطق والوصول إلى أهداف لها رمزية خاصة كبلدتي كفريا والفوعة شمال شرق مدينة إدلب، والحفاظ على مكاسبها في ريف حلب، ومحاولة التقدم في محور كبانة والمرتفعات الجبلية في ريف اللاذقية الشمالي والذي كلفها المئات من القتلى خلال العمليات الفاشلة التي استمرت منذ منتصف 2019، ودعم العمليات الهجومية لقوات النظام للسيطرة على منطقة جبل الزاوية جنوبي ادلب والوصول الى الطريق السريع “إم4”.

!! صناعة الأصنام – La Fabrique des Idoles


La Fabrique des Idoles

!! صناعة الأصنام

تعددت الأصنام والهدف واحد

تأجيج المشاعر والسيطرة على العقول

La-fabrique-des-idoles-Suleimani-2020

عن عبادة العجل… بيكابيا
L’adoration du veau – d’après F. Picabia

 

 

تحوّلات عراقية بين إفشال إيراني ومحدودية أميركية


Non-à-lingérence-iranienne-dans-le-monde-arabe

Non à l’ingérence de l’Iran dans les pays Arabes : en Irak, en Syrie, au Liban et au Yémen

يصعب على طهران أن تعترف بتغييرَين في العراق في آنٍ: من الجانب الأميركي، لكن أيضاً من الجانب العراقي. ويصعب الاعتقاد بأنها فوجئت بهما، فالمؤشّرات كانت واضحة ومبكرة، إلا أن امتلاءها بفائض الثقة بما حقّقته هيمنتها واستحواذاتها جعلها تستبسط البديهيات، وأهمها أن الأميركيين اشتغلوا على تظهير الدولة بتعزيز قواها المسلّحة، وأن المجتمع العراقي صبر طويلاً على القوى السياسية آملاً بأن تجد طموحاته ومطالبه فسحة ولو ضيّقة من اهتماماتها.

تأخّر الإيرانيون في قراءة توجّهات إدارة دونالد ترامب، بل ظنّوا أنها لن تحيد في العراق على الأقلّ عن نهجَي الإدارتَين السابقتين وركونهما إلى توافقات ضمنية وموضوعية وغير مباشرة مع طهران، أما الآن وقد أصبحت المواجهة واضحة على وقع العقوبات الأشدّ فلم يعد بإمكان الإيرانيين تجاهل الانقلاب الحاصل وبات تجنيد ميليشياتها لمحاربته، وهو ممكنٌ طبعاً، يجازف أيضاً بإفساد «مكاسب» تلك الميليشيات.

لم يكن لطهران أن تتأخّر في ملاحظة تحوّلات عراقية، ولو بطيئة، فمنذ اشتعل الغضب الشعبي في الشارع صيف 2015 كان بعضه موجّهاً صراحة ضدّها باعتبارها العرّاب الخفيّ للحُكم، لكنها استهزأت به وتجاهلته تماماً على رغم أنه/ بل ربما لأنه أنطلق من البيئة الشيعية، التي تعتبر أنه يمكن دائماً استعادتها تحت السيطرة، لا بهيبة الدولة والقانون، فإيران غير معنية بهما، بل بسطوة الدولة الموازية الممثّلة بالميليشيات.

رفض الإيرانيون عام 2014 الاعتراف بأن رجلهم نوري المالكي أخطأ بل تسبّب بكارثة لعموم العراق، إذ كانوا يعلمون أنه تصرّف طوال ولايتَيه وفقاً لنزعته الطائفية ولتعليمات قاسم سليماني، وبالتالي لا يمكن لومه على توفير كل الظروف السياسية والعسكرية لظهور تنظيم «داعش» وانتشاره. وعندما فُتح لاحقاً ملف «تسليم الموصل» إلى «داعش» قاوم الإيرانيون بشدّة اتهام المالكي وإدانته وأي تلويحٍ بمحاسبته، ذاك أنهم لم ينظروا إلى «داعش» كخطر عليهم بل كفرصة عملوا بكل الوسائل مع أتباعهم للحصول عليها، وكان الإيعاز للمالكي بطلب مساعدة الولايات المتحدة بداية استثمارهم في تلك «الفرصة» التي ستجعلهم، بفضل ميليشيات «الحشد الشعبي»، جزءاً حيوياً من المجتمع الدولي الذي يحارب الارهاب.

عندما وافقت واشنطن على التدخّل اشترطت أولاً تنحية المالكي، وثانياً إعادة تأهيل الجيش وقوى الأمن، وثالثاً إصلاح العملية السياسية وتهيئة الظروف لمصالحة وطنية. ضحّت طهران برجلها طالما أن بديله حيدر العبادي هو أيضاً من «حزب الدعوة»، وأقلقتها «اعادة التأهيل» لكنها عوّلت على اختراقاتها للقوات المسلحة ثم أنها ضغطت لجعل «الحشد» جزءاً منها بتشريع برلماني. أما «المصالحة» فلم تعدم طهران الوسائل لمواصلة تأجيلها في عهدَي المالكي والعبادي، وكانت ذرائعها تستند خصوصاً الى ضلوعها في شرذمة السنّة والأكراد، علماً بأن المصالحة ليست همّاً كردياً رئيسياً.

التدخّلان الأميركي والإيراني أصبحا بمثابة قَدَر أو حقيقة أولى للعراق، بل صار مجرّد تمنّي العراقيين الإمساك بزمام الأمور في بلدهم أشبه بـ «تدخّل» غريبٍ ومُستهجَن. كان بالإمكان دائماً أن يُهاجَم الأميركيون على خلفية الغزو والاحتلال، وأن يُتبَع ذلك بهجوم على العرب متدخّلين أو غير متدخّلين، وكان من الصعب دائماً بل من النادر انتقاد إيران على رغم أن النتائج الكارثية لتدخّلاتها تصفع الأبصار بصورٍ متعمّد نشرها لسليماني وأركان حربه العراقيين الممثَّلين في «الدولة» والمتحدّين شرعيتها والمستفزّين أبناء «وطنهم» من سائر المكوّنات.

هل تصحّ المفاضلة؟ هناك فارق بالطبع، فالإيرانيون تجاوزوا التدخّل إلى الاحتلال وجعلوا من أتباعهم قوات «احتلال ذاتي» يعملون في خدمة قوة خارجية ويساهمون في سلب دولتهم وبلدهم طموح استعادة السيادة والاستقلال، ما يمكّنهم بالتالي من إجهاض أي استنهاض للوطنية العراقية. أما الأميركيون فغدوا متدخّلين بطلب من الحكومة العراقية ولم يعودوا محتلّين بل الأهم أنهم لا يريدون ذلك، وعندما لاحت الضرورة وتوفّرت لديهم الارادة، استطاعوا أن يمدّوا الدولة العراقية بأحد المقوّمات الأساسية التي تحتاج إليها، فلولا تطويرهم قطاعات في الجيش وجهاز مكافحة الإرهاب والشرطة الاتحادية لما أمكن اقتلاع «داعش» من معاقله. وفيما بقي الدور القتالي لـ «الحشد» ثانوياً، انحصرت «بطولاته» في المناطق «المحرّرة» بالتنكيل بالمدنيين وتصفية مئات منهم بعد خطفهم. لكن هذا الدعم الأميركي يبقى محدوداً ما لم تكن هناك مواكبة عراقية حيوية لإعادة الاعتبار الى الدولة ومؤسساتها.

ولا شك في أن الشروط السياسية التي فرضها الأميركيون لمواكبة الحرب على الارهاب هي التي انعكست على خطاب حيدر العبادي وسلوكه، متّبعاً لغة رجل الدولة ومنفتحاً على الجميع وساعياً قدر الإمكان إلى رسم مسافة بين الدولة والميليشيات. كما أنه وبتشجيع من الأميركيين فتح صفحة في الانفتاح على الجوار العربي، وعلى الخط نفسه تحرّك أيضاً مقتدى الصدر وعمار الحكيم وآخرون. وبناء على هذه السياسة أمكن لبغداد أن تضع استحقاقات إعادة إعمار المناطق المنكوبة على الأجندة الدولية في المؤتمر الذي نظّمته الكويت. ومع كل خطوة كانت التساؤلات تستكشف منسوب الاستياء في طهران، فمن الواضح أنها تعادي أي انفتاح لا يكون بهندستها وبمعاييرها، كما أنها وأتباعها غير معنيين بإعادة أعمار مناطق رغبوا في رؤيتها مدمّرة، بل يعتبرون الدمار في العراق وسورية واليمن من الأدلة الدامغة لـ «انتصاراتهم».

في المقابل، فرض التدخّل الإيراني على العراق تقوقعاً وانكفاءً على ذاته، على الميليشيات التي يفرّخها «الحرس الثوري» ولا هدف لها سوى تهميش الدولة والالتفاف على سلطة القانون والتشكيك بفاعلية القوات المسلحة الشرعية في حماية نظام الحكم وأمن المجتمع، وبالتالي ترهيب المكوّنات العراقية كافةً. كانت مصالح إيران ولا تزال الهدف الأول والوحيد، كذلك تطويع العراق كلّه في خدمتها. فالميليشيات هي الذراع المنفّذة لسياسة «فرِّق تسُد» ضد السنّة والأكراد، بل ضد الشيعة أيضاً، حتى أن ولاء الميليشيات للولي الفقيه لم يشكّل لدى إيران حافزاً لمراعاة مصالح العراق. لعل المذهل كيف أن قادة الميليشيات أظهروا تعامياً مفزعاً عن مصالح بلدهم وشعبهم وحتى أبناء طائفتهم. لذا لم يكن مفاجئاً ولا صادماً أن يضرم الغضب البصراوي النار في مقار أحزابهم ثم في مبنى قنصلية الدولة التي يدينون لها بالطاعة العمياء.

ليس مضموناً أن تكون إيران وميليشياتها تلقت رسالة الشارع، إذ كانت احتجاجات 2015 الانذار الأول، والعزوف عن التصويت في انتخابات أيار (مايو) الماضي إنذاراً ثانياً، والتظاهرات منذ مطلع تموز (يوليو) الماضي إنذاراً شبه نهائي. إيران منشغلة حالياً بأزمتها الداخلية والخارجية وبكيفية استخدام أتباعها لمواجهة الضغوط الأميركية، لذلك فإن احتجاجات البصرة ومدنٍ اخرى لا تعنيها بأسبابها وتطوّراتها طالما أنها لا تنعكس على مكانة أتباعها وسطوتهم في بغداد ولا تستثير نقمة المكوّن السنّي في مناطقه والمنكوبة أو تشجّع الأكراد على التحرّك لتغيير الوقائع التي نجمت عن استفتاء الاستقلال. ومع أن قادة الميليشيات المهووسون باستمداد القوة من الرضا الإيراني يكتشفون مع كل موجة احتجاج أن لا قوى سياسية وراء الحراك في الشارع وأن ثمة في المجتمع قوّةً لم يحسبوا لها حساباً، إلا أنهم بدورهم لا يبدون استعداداً لتغيير الأولويات في البلد. فالعراقيون على اختلاف انتماءاته يفقدون إمكانات العيش نفسه بعدما فقدوا مقوّمات من العيش الكريم، أما الأحزاب والميليشيات فتتكالب على مقدّرات البلاد لأن وجودها واستمرارها ارتبط بنهش الموارد ونهبها.

البصرة العائمة على الماء والنفط، المتاخمة للأراضي الإيرانية والمتشاركة معها شط العرب، تعاني العطش والظلمة والقيظ وخطر الموت بالسموم وتدهور الإمكانات الطبّية، إضافة إلى الفقر وبطالة شبابها. إنها نموذج المنطقة المنكوبة التي لم تدمّرها الحروب بل دمّرها الإهمال وجشع السياسيين وميليشياتهم والتضخّم الاسطوري لفسادهم وأنانياتهم. لم يكن مستغرباً أن تلقي إيران بنفاياتها في شط العرب ولا أن تحوّل مجرى نهر الكارون أو تقطع الكهرباء لاستعجال دفع الفواتير، فهي تعامل المناطق العراقية المجاورة كمستعمرة عاجزة عن المطالبة بحقوقها… وقياساً إلى البصرة يمكن تقدير مدى تردّي الأوضاع في المحافظات الأخرى المنكوبة التي تنتظر جهود إعادة إعمارها، لكن مصير الأموال يتوقّف الآن على حسم الصراع الأميركي- الإيراني على الحكومة المقبلة شكلاً وموضوعاً.

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Le-trio-brio : Iran, Assad, Daech

Après le « califat » de l’EI en Irak et en Syrie, l’Iran, maître du jeu régional – كيف ترسخ إيران نفوذها في سوريا


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Après le « califat » de l’EI en Irak et en Syrie, l’Iran, maître du jeu régional

« Après le califat » (3|5). La guerre engagée depuis juin 2014 contre l’organisation Etat islamique a permis à Téhéran d’étendre fortement leur influence en Syrie et en Irak.

LE MONDE | le | Par Allan Kaval (Erbil, correspondance) et Louis Imbert

Le commandant  Ghassem Soleimani lors de l’offensive contre les troupes de l’Etat islamique à Tal Ksaiba (Irak), le 8 mars 2015.

« Le roi Soleiman ». En ce 21 novembre, le quotidien iranien Afkar tressait une couronne au général Ghassem Soleimani à sa « une ». Cet officier iranien, figure éminente des gardiens de la révolution et patron de la force Al-Qods, un contingent d’élite voué aux opérations extérieures, venait de se rendre maître d’Al-Boukamal, une bourgade syrienne située aux confins de la vallée de l’Euphrate. A la tête d’une troupe expéditionnaire, il avait chassé l’organisation Etat islamique (EI) de la dernière ville de Syrie : ses hommes pouvaient multiplier les selfies en faisant jonction avec des forces irakiennes alliées, sur la frontière.

Ce « corridor terrestre » relie trois capitales arabes sous emprise iranienne – Bagdad, Damas, Beyrouth –, selon un axe orienté vers la MéditerranéeAprès trois ans de combats contre l’EI dans ces deux pays, Soleimani avait l’honneur de proclamer la « victoire » finale contre les djihadistes, dans une lettre ouverte adressée au Guide suprême iranien, Ali Khamenei.

Quelques jours plus tôt, Javan, le quotidien des gardiens, avait publié une tribune résumant l’enjeu de cette bataille : « La libération d’Al-Boukamal signifie l’achèvement du corridor terrestre de la résistance, qui ouvrirait à Téhéran un accès terrestre à la mer Méditerranée et à Beyrouth : un fait notable dans l’histoire millénaire de l’Iran. » Entre les lignes du texte triomphal, pointait comme une nostalgie impériale…

Ce « corridor terrestre » relie trois capitales arabes sous emprise iranienne – Bagdad, Damas, Beyrouth –, selon un axe orienté vers la Méditerranée. C’est une zone d’influence plutôt qu’une véritable autoroute, comme certains critiques de Téhéran aiment pourtant le laisser croire. Il est d’ailleurs étonnant de lire ce terme aux accents coloniaux dans un journal iranien.

L’Etat islamique, menace pour le « croissant chiite »

(….)
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2017/12/28/l-iran-maitre-du-jeu-regional_5235123_3218.html

لوموند: كيف ترسخ إيران نفوذها في سورية بعد القضاء على “داعش”؟ 

باريس ــ محمد المزديوي

29 ديسمبر 2017

الحرب التي اندلعت في شهر يونيو/ حزيران 2014 ضد تنظيم “داعش” الإرهابي أتاحت لإيران توسيع تأثيرها في سورية والعراق، تلك الخلاصة التي يحاول مقال طويل في صحيفة “لوموند” تحليل مساراتها. وينطلق المقال من تخصيص صحيفة “أفكار” الإيرانية غلافها للجنرال قاسم سليماني، بهذا العنوان الموارب: “الملك سليمان”، مبرزة صورة للمسؤول عن العمليات الخارجية في الحرس الثوري، أثناء زيارته لمنطقة البوكمال السورية٠
وكان الجنرال الإيراني على رأس قوات ساهمت في طرد تنظيم “داعش” من آخر مدينة في سورية، وهو ما عبّرت عنه صُوَر “سيلفي” تبادلها جنودُ هذه القوات مع قوات عراقية حليفة على الحدود مع سورية. وترى الصحيفة الفرنسية أنه بعد ثلاث سنوات من القتال ضد “داعش” في هذين البلدين، منح الجنرال الإيراني نفسَه شرَف الإعلان عن “نصر” نهائي ضد التنظيم المتطرف، في رسالة “مفتوحة” موجهة إلى المرشد الأعلى الإيراني٠
وكانت صحيفة “جافان”، المقربة من الحرس الثوري، قد نشرت قبلها بأيام، مقالاً يُلخّص رِهان هذه المعركة، حين كتبت: “إن تحرير البوكمال يعني الانتهاء من المسلك البري للمقاومة، الذي سيفتح أمام طهران ممراً برياً إلى البحر المتوسط وإلى بيروت: إنه حدث كبير في تاريخ إيران الألفي”. وهو ما جعل صحيفة “لوموند” ترى ما بين سطور النص “حنيناً إمبراطورياً”٠
هذا المسلك البري يربط بين ثلاث عواصم عربية تحت التأثير الإيراني: بغداد، دمشق، بيروت، ضمن محور مُوجَّه نحو البحر المتوسط. ويتعلق الأمر بمنطقة نفوذ أكثر مما يتعلق بطريق سيّار حقيقي، كما يحلو لبعض المعلقين في طهران أن يقول. وتتعجب صحيفة “لوموند” الفرنسية من ورود “هذه التعبيرات ذات الرنة الكولونيالية في صحيفة إيرانية”٠
وتعود الصحيفة الفرنسية إلى الماضي، حين أطلق العاهل الأردني، الملك عبد الله الثاني، تعبير “الهلال الشيعي”، بعد سقوط صدام حسين، سنة 2003. وتكتب أن “الهلال” مثل “المسلك”  تقريباً، الأمر سيان؛ أي صعود كبير لقوة إيران، المتنافسة مع ممالك الخليج العربي. وتضيف بأن الإيرانيين يطرحون، بإلحاح، منذ سنوات الثمانينيات من القرن الماضي، “محور المقاومة لإسرائيل، العدو الأصلي، وللولايات المتحدة، وحلفائها العرب في الخليج”٠ 
وترى الصحيفة الفرنسية أن عناصر “داعش” أوشكوا أن يدمروا، سنة 2014، هذا المخطط الإيراني الكبير، حين اكتسحوا محافظات تقطنها غالبية من السنّة في العراق. وكانت بغداد وكردستان، حينها، مهددتين، فأرسلت إيران على الفور مساعدتها ومستشارين عسكريين وأسلحة. أما الولايات المتحدة الأميركية، التي سحبت قواتها من هذا البلد سنة 2011 والتي سمحت لإيران أن تفرض نفسها كقوة وصيّة، فانتظرت ثلاثة أشهر قبل أن تقرر التدخل٠
تنظيم “داعش”، كما يرى معدّ التقرير، يمثل بالنسبة للإيرانيين “تهديداً وجودياً”، ولكن ما إن تجاوزت إيران فزَعَ الأشهر الأولى حتى منحتها هذه الحربُ فرصة تاريخية. فالدعوة التي أطلقها علي السيسيتاني للتعبئة ضد “داعش”، في يونيو/ حزيران 2014، منحت للمليشيات العراقية الوفية لإيران فرصة التقدم كطليعة لاستعادة الأراضي.

هؤلاء “الأوفياء” (أفراد المليشيات الشيعية) الذين تكوّنوا مطلع الألفية الثانية خلال مقاومة الاحتلال الأميركي، ثم في الحرب الأهلية التي نشبت إثر ذلك؛ كان العراقيون، إلى وقت قريب، يَعتبرونهم “مُجرمين ومثيري فتن”، كما تشرح الصحيفة، “ولكن السيستاني، الذي لا يحبهم، منحهم بركته، فحصلوا على شرعية وطنية، وبعد ثلاث سنوات من الحرب هزموا خلافة داعش”٠
وبعد أن عادت الحكومة العراقية إلى المناطق السنية في البلد، فإن وجود هذه المليشيات الشيعية رسم محيط منطقة تأثير إيرانية جديدة بصدد التشكل، وهي تمتد من محافظة ديالى، على الحدود الإيرانية، إلى محافظة الموصل، المتاخمة لسورية. وهي تغطي قطاعات سنية في أغلبها، أو مختلطة تمتد من الجنوب الشرقي إلى الشمال الغربي، على تخوم إقليم كردستان. تلك ما تصفها “لوموند” بـ”المراحل الأولى من المسلك الإيراني في الشرق الأوسط”٠
وهنا، يقول عضو استخبارات كردي عراقي وثيق الصلة بالنظام الإيراني، للصحيفة الفرنسية: “إن إيران ورجالها في العراق، من الناحية السياسية، هم الفائزون الرئيسيون في الحرب ضد داعش”، ويضيف: “في المناطق المحرَّرة، تختار المليشيات المؤيدة لإيران زعماء القبائل أو الوجهاء المحليين، الذين ينشئون مجموعاتهم المسلحة الخاصة بهم في إطار الحشد الشعبي، وهو ما يسمح لهم بإدارة المؤسسات المحلية، مقابل خدمة المصالح الإيرانية. وفي المناطق التي تنهشها الصراعات، لا يوجد حلّ من أجل الحصول على راتب سوى العمل في المليشيا المحلية”٠

أرخبيل من الأقليات الشيعية
ترى الصحيفة، كذلك، أن إيران تنشر استراتيجية تأثيرها، أحياناً، على مستوى “ميكروسكوبي”، أي داخل القبيلة والبلدة أو الحي، وتسهر على ذلك الكوادر العليا لـ”الحشد الشعبي”، مثل هادي العامري وأبو مهدي المهندس. وتضيف “لوموند” أن النتائج التي يريدها العامري تكرّست في ولاية ديالى، على الحدود الإيرانية، حيث تسببت هزيمة “داعش” في إنهاء ما بدأه سنة 2003، وهو “تقليم أظافر السُنّة في هذه المُحافَظَة المختلطة”٠
والنتيجة، هي كما يرويها عضو استخبارات كردي مرتبط بعلاقات وثيقة مع وجوه قبليّة سنية معارضة للتوسع الإيراني: “العنصر القبلي استخدم في ديالى من قبل السنة لطرد بعض العائلات المعارضة أو للتوليف بينها. ولكن بعد هزيمة داعش، أصبح رؤساء القبائل مرغمين على الخضوع أو الرحيل”. وهي سياسة جرت أيضاً في ولاية صلاح الدين، المجاورة، بعد الاستيلاء على عاصمتها تكريت، في ربيع 2015. ويضيف هذا المسؤول الكردي: “لقد سهّل القتال ضد داعش المهمة، إذ يكفي تقديم الشخصيات السنية التي لا تتحالف مع الشيعة باعتبارها داعمة للإرهاب حتى تتعرض للتهميش أو التصفية”٠
إذن، اعتمد المعسكر الموالي لإيران على أرخبيل من الأقليات الشيعية المتفرقة في شمال العراق، خصوصاً في المناطق المتنازع عليها بين الأكراد والحكومة المركزية. وهو ما يدفع مقاتلين شيعة، لإخراج رؤوسهم، والجهر بالوضع الجديد: “قبل مجيء داعش كان الأكراد يسيطرون على المنطقة، ونحن، اليوم، مسلحون ومنظمون، ونمثل سلطة الحكومة المركزية العراقية في مواجهتهم. فإما أن يتعاونوا وإما أن يطردوا، في يوم أو آخر”٠
كما أن كوادر كتائب “بدر”، التي تترك مهمة السيطرة على الشوارع للجيش والشرطة العراقيين، تهتمّ بملء الفراغ السياسي الذي تركه الأكراد، حكام المدينة منذ سقوط صدام حسين، سنة 2003. وهم من سيقوم بتنظيم شبكات جديدة من الزبائنية بين القبائل السنية. في انتظار أن توطد الانتخابات المقبلة سيطرتهم على المؤسسات المحلية، وتقوي مكانتهم في المنطقة٠ 

لمعسكر المنتصرين جاذبية
وبعد أن كان بترول كركوك تحت الهيمنة الكردية، يُصدَّر نحو تركيا عبر أنابيب، فقد وقع الآن، في قسمه الأكبر، تحت سلطة بغداد. وهو ما يدفع مدير تحرير المجلة المتخصصة “Iraq Oil Report”، بِين فان هوفيلين، إلى القول: “هذا التطور يصب في مصلحة العراق، أولًا، ثم مصلحة إيران، ثانيًا”. لأن كردستان العراق “أكثر ضعفًا وأقل ارتباطًا بالمصالح التركية منذ أن أعادت الحكومة الفدرالية السيطرة على الحقول النفطية في كركوك. إنه تطور إيجابي من وجهة نظر طهران”٠

ولكن في اتجاه الغرب، تقطع مدينة الموصل المسار التوسعي لإيران وحلفائها نحو الصحراء السورية العراقية. فالمعقل السني، وهو ثاني مدينة في العراق، والعاصمة السابقة لـ”داعش”، لم يكن لقمة سهلة، ودامت معركة استعادته تسعة أشهر٠
وتتحدث الصحيفة الفرنسية عن خليط من المليشيات التي شاركت في معركة الموصل، التي تشتغل لديها الأيديولوجية الإيرانية بشكل سريع، والتي أصبح أفرادُها يُقسمون بوفائهم للمرشد ولعقائد الثورة الإيرانية. كما أن إيران، باعتمادها على حكام محليين، تستطيع أن تلعب دورَ الوسيط، وتساهم في حل الصراعات التي لا يمكن تلافيها بين شركائها٠

مواقف الرئيس ترامب
لم يُخفِ دونالد ترامب، منذ وصوله إلى البيت الأبيض، إرادته في طرد التأثير الإيراني من المنطقة. ولكن لم يظهر للعلن أي إجراء محسوس في العراق، ولا في سورية، على الرغم من نشر الولايات المتحدة للقوة الجوية الرئيسية في المنطقة ضد “داعش” الإرهابي. وهذه القوة النارية تنتظر أن تصوغَ أميركا سياسة جديدة من أجل سورية، بداية 2018٠

ولكن دبلوماسيًا في باريس يصرح للصحيفة: “الصقور في الولايات المتحدة الأميركية يريدون وضع إيران في علبتها. ولكنه موقف أيديولوجي لا يعني شيئاً. ومن الطبيعي أن إيران تمارس تأثيراً”٠

تأثير إيران و”حزب الله” في أوضاع سورية
هذا التأثير، كان ثمرة خمس سنوات من دعم إيران لرئيس النظام السوري، بشار الأسد، ضد الثورة، إلى جانب حليفها اللبناني، “حزب الله”، الذي يستمد بقاءه من سلاح وأموال وعتاد إيران الذي يصله عن طريق سورية منذ ثمانينيات القرن الماضي. وتكتب الصحيفة الفرنسية، نقلاً عن نائب إيراني سابق، هو إسماعيل كوثري، أن نصر الله سافر إلى طهران، سنة 2012، أي بعد 9 أشهر من بداية الحرب الأهلية في سورية، لإقناع المرشد بوضع كل ثقله في معركة، حُكِمَ عليها، حينئذ، بأنها خاسرة٠ ومنذ هذا التاريخ، خسرت إيران 500 جندي في سورية، فيما تعتبر خسائر حزب الله أكبر: أكثر من 1200 قتيل، بحسب مركز أبحاث أميركي. إضافة إلى نحو ألف شخص من المليشيات الأفغانية والباكستانية التي تعمل تحت قيادة إيرانية، ومائة عراقي على الأقل٠
ولعل دور هذه المليشيات الحاسم في سورية هو الذي جعل الجنرال الإيراني لا ينسى، في 20 نوفمبر/ تشرين الثاني، وهو يعلن الانتصار على “داعش”، أن يُشيد بـ”تضحيات” القتلى من مختلف المليشيات. ولكن الصحيفة الفرنسية ترى أن الجنرال نسي أن يشير إلى أن هؤلاء حاربوا، قبل كل شيء، مُعارضي الأسد، ثم حاربوا “داعش”، في وقت متأخر، وبدرجات أقل٠
وفي الوقت نفسه، تتساءل المعارضة السورية وداعموها الأجانب وإسرائيل: “هل ستسحب إيران تشكيلاتها العسكرية؟”، وهو ما عناه رئيس الحكومة الإسرائيلي، في خطابه في سبتمبر/أيلول، حين حذّر طهران من أن “إسرائيل ستتحرك من أجل منع إيران من إقامة قواعد عسكرية دائمة في سورية، تنتج فيها أسلحة فتاكة، وتفتح جبهات جديدة من الرعب ضد إسرائيل على طول حدودنا الشمالية”٠
ولم تتأخر التهديدات الإسرائيلية، كما تقول “لوموند”، ففي 2 ديسمبر/ كانون الأول ضربت صواريخ إسرائيلية مخازن عسكرية في مدينة الكسوة، على بعد عشرة كيلومترات جنوب دمشق. وحسب مصدر استخباراتي غربي فإن إيران بصدد تشييد قاعدة دائمة هناك، على موقع للجيش السوري٠

أهداف وسياسات إيران في سورية

وتتساءل صحيفة “لوموند”: “هل كانت إيران، حقًا، في حاجة إلى بذر ثكنات عند كل كيلومتر في هذا المسلك؟ وتجيب: لقد خاض مقاتلوها الحرب من دون منشآت عسكرية خاصة بهم، بالاعتماد على قواعد الجيش السوري”٠
وتكشف أنه “منذ سنة 2012، لم يوفر الإيرانيون جُهداً من أجل الولوج في الجهاز الأمني لهذا البلد. ومثل ما حدث في العراق، ضمّوا مليشيات سورية تعمل في مختلف الأجهزة الأمنية في دمشق”٠

ذلك ما يؤكده الباحث السوري خضر خضور، حين يقول: “لقد استثمر الإيرانيون في شبكات النظام. ولم يكن هدفهم هو الحفاظ على حضور عسكري، وعلى قواعد في البلد على المدى الطويل، بل الحفاظ على وجود في هذه الأجهزة”٠
وأما الدبلوماسي الذي سألته “لوموند” والذي لم تكشف الصحيفة اسمه، فرأى أن “الإيرانيين ليست لديهم الرغبة في اجتياح سورية، بل يأملون في أضعف حضور عسكري ممكن”، حتى ولو اضطرهم الأمر إلى ممارسة ضغوط على بشار الأسد لضمان أماكن جيدة لحلفائهم المحليين. وفي نهاية نوفمبر/ تشرين الثاني، أكد قائد الحرس الثوري، محمد علي جعفري، أن الأسد يعرف أنه “مَدينٌ للمليشيات الشعبية”. ويرى العسكري الإيراني، في تصريحه، الذي تورده “لوموند”، أن “الدكتاتور يدرك أن دعمهم له أصبح، من الآن فصاعدًا، لا غنى عنه”، وهو ما يعني أنه “سيمنح، بالتأكيد، صبغة مؤسسية، لهذه المليشيات، حتى تظل مفيدةً في وجه تهديدات مستقبلية”٠
ويأمل حرس الثورة، كما يقول جعفري، أن يقوم حلفاؤه بتأمين ورشات إعادة البناء في سورية. لأن الشركات التابعة للحرس تمتلك مُعايَنَةً مشهوداً لها في ما يخص الأشغال العمومية. وتنقل “لوموند”، في هذا الصدد، مقولة لبيير رازو، مدير أبحاث في معهد البحث الاستراتيجي في المدرسة العسكرية في فرنسا: “إن مستوى توسع حرس الثورة في سورية يطرح نقاشاً داخل الدولة الإيرانية نفسها. فبعضهم يرى أن على حرس الثورة أن يركز جهوده في إيران، إذ قام داعش بأول هجوم إرهابي له في يونيو/ حزيران، في طهران”٠

حزب الله
قليل من المراقبين فقط من يتوقع أن يغادر “حزب الله” سورية، ما دام أن الجيش السوري لا يزال ينقصه مقاتلون. وتكتب لوموند أن “محور المقاومة يمرّ عبر القصير، قرب الحدود اللبنانية. كما أن حزب الله حاضرٌ، أيضاً، على الطريق التي تربط دمشق ببيروت، كما يراقب، منذ فترة طويلة، المطار”٠
ذلك ما يعني أن “حزب الله يمتلك، بفضل حضوره في سورية، عمقًا استراتيجيًا ثمينًا في حال نشوب صراع جديد مع إسرائيل؛ ولهذا فإن حجم “الحدود” مع الدولة العبرية تضاعف، بفضل الحرب الأهلية في سورية”٠
وفي نوفمبر/ تشرين الثاني، تفاوضت موسكو مع واشنطن وعمّان حول “منطقة حظر” جنوب سورية، وهو ما يمنح حدودًا لأول اتفاق أبرم في يوليو/ تموز. ذلك ما توضحه “لوموند” بكونه “يضمن لإسرائيل أن يبقى حزب الله وحرس الثورة الإيراني بعيدين عن المنطقة التي تمتد إلى حدود ثلاثين كيلومترًا من هضبة الجولان، الواقعة تحت السيطرة الإسرائيلية”، إلا أن إيران، كما تؤكد “لوموند”: “تحافظ على روابط مع مجموعات محلية حليفة، وهو ما جعل إسرائيل تهدد بضربها”٠
ولا يقتصر القلق على إسرائيل، فمحللون عسكريون أميركيون يخشون أن “تطور إيران القدرة على نشر قوات لها في هذه المنطقة، من أعماق مسلكها”٠
وترى الصحيفة الفرنسية أنّ “هذا القلق الأميركي يدغدغ كبرياء الإيرانيين، ولكن يبدو أنه يبالغ في تقدير طموحاتهم”. والسبب هو أن “القوات الإيرانية، سيئة التجهيز والمتأخرة، من الناحية التكنولوجية، بسبب عقود من العزلة والعقوبات، كما يؤكد بيير ريزو، تشكّلت في ظل منطق دفاعي”. وأن إيران “تحتاج إلى جهود كبيرة من أجل سدّ فجوات هذا المسلك، الذي يتمدد في الوقت نفسه، غربًا، حتى أفغانستان”٠

https://www.alaraby.co.uk/politics/2017/12/29/لوموند-كيف-ترسخ-إيران-نفوذها-بعد-القضاء-على-داعش

A l’instigation de l’Iran et avec l’aval de Bachar al-Assad, les chiites se comportent en maîtres à Damas


 

La-veuve-noire

Parmi les multiples phénomènes qui attisent en Syrie le mécontentement de l’ensemble des Damascènes, et de manière particulière celui de la majorité sunnite de la population, il en est deux qui occupent en ces jours une place particulière. Ils sont liés au caractère de plus en plus ostensible et provocateur de la présence chiite dans une ville où, communauté minoritaire avec moins de 1 % de la population, les Syriens chiites ont depuis toujours veillé à ne pas se faire remarquer.

Un chef de milice chiite irakienne inspectant ses troupes à Damas (mai 2014)

Comme leurs concitoyens, les sunnites supportent mal les bombardements qui affectent tour à tour les différents quartiers de la ville, qu’ils soient le fait des forces régulières tenant les sommets du Qassioun ou de l’opposition retranchée dans certaines localités « libérées » de la Ghouta. Comme eux, ils ravalent leur colère face à la perte de temps, aux prélèvements arbitraires et aux humiliations que les soldats, moukhabarat et chabbiha installés à un nombre incalculable de points de contrôle infligent, au gré de leurs humeurs, à ceux qui ne peuvent faire autrement que de se déplacer dans la ville. Comme eux, ils protestent… à voix basse, faute de pouvoir s’exprimer publiquement, contre les coupures d’eau et d’électricité répondant à des critères illisibles, contre l’augmentation constante du prix des produits de première nécessité, contre la complaisance des responsables pour les prévaricateurs en tous genres, contre les enlèvements crapuleux dont se rendent coupables des protégés du pouvoir…

(…)

Tirant parti des difficultés économiques des propriétaires, de la connivence des édiles locaux et de la protection des plus hautes personnalités de l’Etat, ils ont récemment multiplié les acquisitions de biens, concentrant leurs efforts sur les hôtels situés au cœur de la capitale, dans le quadrilatère délimité par le pont Victoria, la gare du Hijaz, la Place Merjeh et la rue al-Bahsa… soit autour du Centre culturel iranien, principal lieu de distribution des publications religieuses et de diffusion de la doctrine chiite. Parmi les établissements dont ils assurent désormais la gestion directement ou indirectement, figurent les hôtels al-Iwan, Kinda, Asia, Damas International, Venezia, Pétra… et le Sémiramis, propriété de la Société du Chemin de Fer du Hijaz, dont le nouvel investisseur est un membre de la famille Nazha qui travaillait jusqu’alors dans le secteur du fret.

Emplacement des hôtels acquis par les Iraniens au centre de Damas

De nombreux témoignages attestent aussi que, depuis la mosquée de Sayyida Roqaya, au nord de la mosquée des Omeyyades, les Iraniens ont encouragé avec la complicité des responsables syriens un programme de récupération de maisons dans la vieille ville de Damas. Il a d’ores et déjà abouti à renforcer et à concentrer la présence des chiites dans la partie orientale de la ville intra muros. Ayant fait la jonction, en direction de Bab Touma, avec leur quartier historique de Joura, ils se sont déployés vers le sud pour rejoindre le quartier al-Amin, et, en suivant la rue Midhat Bacha (rue droite), ils s’approprient désormais l’espace délimité par les porte al-Kisan et al-Charqi. La relation avec l’Iran ayant définitivement supplanté dans les priorités du régime la « protection des chrétiens », ceux-ci n’ont pu s’opposer ni à la « chiisation » de leur centre traditionnel de Bab Touma, ni à l’expulsion sous la contrainte de fidèles de différentes Eglises habitant ou travaillant du mauvais côté de cette nouvelle frontière.

Pour lire l’intégralité de l’article: http://syrie.blog.lemonde.fr/2014/11/10/a-linstigation-de-liran-et-avec-laval-de-bachar-al-assad-les-chiites-se-comportent-en-maitres-a-damas/

Al-Assad, Netanyahu, Suleimani, Maliki et Daech même contexte


Reflet-de-miroire-Etat-du-Kalifat-islamique

Reflet-dans-le-miroir-Etat-du-Kalifat-islamique

 سياق واحد للأسد ونتانياهو وسليماني والمالكي و «داعش»٠

عبد الوهاب بدرخان

الحياة، الخميس، ١٧ يوليو/ تموز٢٠١٤

(…)
من فلسطين الى سورية والعراق وليبيا واليمن، شعوب تعاني ولم تعد تشعر بأي تضامن في ما بينها، فعندما لا تكون الأنظمة المارقة في اسرائيل وجوارها مَن يفرّق بينها، فإن جماعات الارهاب و «الواجب الجهادي» هي التي تتولّى تأجيج التفرقة مذهبياً وعِرقياً. هناك وطنٌ للفلسطينيين يُمنع من أن يبصر النور، وهناك أوطان لعرب آخرين ممعنة في الذوبان وتتفسّخ فيها الروابط والوشائج. في المقابل، ينشأ تضامنٌ مذهل بل يتوطّد بين الأعداء، الاسرائيلي – الاميركي والسوري – الايراني – الروسي والعراقي – الايراني و «القاعدي» – «الداعشي»، فيتبادلون الخدمات ضمناً أو علناً ويلعبون اللعبة على النحو الذي يناسبهم جميعاً. وعندما يعودون، في وقت مستقطع، الى صراعاتهم فلكي يصوّبوا تطبيق «قواعد» اللعبة. فلا أحد في معسكر ما يسمّى «الممانعة» (ولا معسكر «الاعتدال» على أي حال)، يزعج اسرائيل أو يقلقها حين تفلت مئات الغارات الحربية على غزّة وتقتل عائلات بأكملها من المدنيين، لكن طهران ترسل إشارات الى أنها مصدر صواريخ «حماس» وأنها أُطلقت في التوقيت المناسب لسياسات ايران. ولا أحد أزعج بشار الأسد حين كان يغيّر المعادلة الميدانية لمصلحته، بل على العكس قدّمت له اميركا وإسرائيل خدمة استراتيجية حين منعتا تسليح المعارضة، لكنهما اعترضتا حين استخدم السلاح الكيماوي واستعانتا بروسيا لحمله على تسليم المخزون الكيماوي، وتم تعويضه بالسكوت عن تدخل ايران واستدعائها «حزب الله» والميليشيات العراقية لإنقاذه، كذلك بالسكوت عن دوري الأسد وإيران في استدراج «داعش» الى داخل سورية. وعلى رغم أن واشنطن كانت مدركة مدى الأخطاء التي يرتكبها المالكي في العراق، إلا أنها تركته يفعل، عملاً بتفاهماتها مع طهران، وعندما تصدّر «داعش» المشهد في المناطق السنيّة العراقية ليزيل الحدود ويربطها بمناطق سورية، تُرك يفعل أيضاً وتفرّج عليه الآخرون كأنه ينفذ أجندة وُضعت بعنايتهم.
لا يتشارك «الأعداء المتضامنون» في الأهداف فحسب، بل في الكتاب الذي يستمدّون منه أساليبهم، وفي الأيام الأخيرة كان ممكناً أن تُرصد في اللحظة نفسها عمليات متماثلة: قصف وتهجير اسرائيليان للسكان في غزة، هجمات لقوات الأسد لتهجير مزيد من السوريين من بلداتهم، عمليات لقوات المالكي لا تميّز بين مدنيين وإرهابيين، معارك بين «داعش» وأخواتها لإخضاع دير الزور كاملةً مع إعدامات ميدانية، قتال بين «دواعش» ليبيا للسيطرة على المطار، زحف لحوثيي ايران للهيمنة على اليمن… وإذ انهالت براميل الأسد على معظم مدن سورية (التي ينصّب اليوم «رئيساً» لها)، فإن براميل المالكي (المطالب بـ «حقّه» بولاية ثالثة) دخلت ترسانة قواته ودشّنت انجازاتها في الفلوجة بتدمير ثمانية أبنية دفعة واحدة. وطالما أن حكومته طلبت مساعدة الاميركيين ووصل منهم خبراء في «مكافحة الارهاب»، فقد بات هؤلاء مطالَبين بتوضيح ما اذا كانت البراميل (وهي اختراع سوفياتي) من بين نصائحهم، وهل إن حكوماتهم لا تزال ترفض استخدام هذه الوسيلة في سورية أم اقتنعت أخيراً بجدواها. لكن براميل الأسد والمالكي ضربت المدنيين ولم تُرمَ أبداً على موقع لـ «داعش»٠
قيل سابقاً ان مستقبل الشرق الاوسط وشعوبه يبدأ بالضرورة بحلّ قضية الظلم في فلسطين إن لم يكن لإنصاف شعبها فلتصحيح خطيئة المجتمع الدولي. لا يزال هذا صحيحاً، لكن قائمة الظلم طالت، كذلك قائمة المستبدّين والعقول المتعفنة تطول أكثر. كانت الدول الكبرى، لا سيما الولايات المتحدة، تدعم هؤلاء لأنهم أقاموا «استقراراً» بالترهيب، وتبدو مقبلة على تجديد العهد لهم لمكافأتهم على القتل والدمار وتخصيب الارهاب الى مستويات عليا. وفيما يشتد التكالب الاسرائيلي والايراني والتركي على أشلاء الشرق العربي، نجحت الجامعة العربية في اصدار بيان يدعو الى «حماية فلسطينيي غزة»، لكن اسرائيل ترفض، ونجح مجلس الأمن في إصدار قرار آخر «يسمح» بإدخال مساعدات انسانية الى سورية «من دون موافقة حكومتها» لكن الاسد يرفض، وقد ينجح «التحالف الشيعي» في تسمية بديل من المالكي لكن طبعاً بموافقة سليماني ومرشده، وسيُعلن قريباً فوز غالبية من الليبراليين والمستقلّين في انتخابات ليبيا، لكن هذا لا يغيّر شيئاً في الواقع الميليشيوي، وقد ينسحب حوثيّو ايران من عمران لكن ليعودوا في المرّة المقبلة الى صنعاء…

* كاتب وصحافي لبناني

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