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La machine de guerre russo-syrienne à la reconquête de la province rebelle d’Idlib


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Atme (Syrie)

En Syrie, les oliveraies comme refuge pour les déplacés d’Idleb

Par AFP ,

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Atme (Syrie) – Cela fait neuf jours que Fatima al-Masri, 66 ans, dort à ciel ouvert au milieu des oliviers, le seul refuge qu’elle ait trouvé en fuyant les bombardements du régime syrien et de ses alliés sur la région d’Idleb et ses environs en Syrie.

On est venu ici pour échapper à la mort, on est parti sous les bombes et sous les barils d’explosifs“, lâche la sexagénaire, assise au soleil sur son matelas en mousse, son visage ridé encadré par un fichu noir. 

Les avions tiraient pour ne laisser rien, ni homme, ni arbre, ni bétail“, poursuit-elle, vêtue d’une longe djellaba mauve, entourée par une ribambelle de petits-enfants de tout âge et pieds nus. 

Comme elle, des dizaines de personnes ont élu domicile dans les champs d’Atmé, une localité du nord-ouest du pays en guerre. 

Ils ont fui des secteurs aux mains de l’organisation jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda, dans le sud de la province d’Idleb ou le nord de la région voisine de Hama, bombardés sans cesse ces derniers jours par le régime syrien et l’aviation russe. 

Au total, plus de 152.000 personnes ont été déplacées entre le 29 avril et le 5 mai avec l'”intensification des hostilités“, a annoncé mardi l’ONU. Huit jours de bombardements ont tué plus de 80 civils, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). 

Sur la terre meuble à l’ombre des oliviers d’Atmé, des tapis de jute sont étalés, avec de minces matelas en mousse. Pour avoir un peu d’intimité, certains ont tendu des draps ou des bâches en plastique, s’aidant des branches des arbres. 

Pour dormir, hommes et enfants sont emmitouflés dans d’épaisses couvertures. Les maigres possessions de chacun sont rassemblées au pied des troncs d’arbres. De grosses casseroles en fer blanc, des bassines, des bouteilles d’eau, des réchauds et des bonbonnes de gaz. 

– “Bombardements sauvages” – 

On est 35 familles ici. Les gens veulent des tentes“, se plaint Fatima. Originaire de Kafr Nbouda, une petite ville de la province de Hama reprise mercredi par le régime, selon l’OSDH.  

N’ayant nulle part où aller, ces familles ont choisi le secteur d’Atmé, également sous contrôle de HTS mais épargné par les violences en raison de sa proximité avec la frontière turque, située à quelques centaines de mètres. 

On est venu à Atmé parce que c’est une région sûre“, explique Essam Darwich, allongé, la tête calée contre deux oreillers. 

Les bombardements étaient sauvages, l’armée a progressé dans le secteur, on a pris les enfants et on est venu ici“, poursuit ce père de 35 ans, qui a fui avec ses deux épouses, sa mère et sa belle-soeur. 

Arrivé à Atmé il y a quatre jours, il pensait obtenir des aides et des tentes, alors qu’à quelques mètres de lui, des déplacés vivant là depuis plus longtemps sont installés dans des tentes. 

Mais sa famille n’a toujours rien reçu. “Aucune aide, pas de tentes, on est assis sous les oliviers, dans la pluie et le froid“, déplore le trentenaire. 

Mardi, les déplacés ont toutefois reçu des plats cuisinés, distribués par des ONG au moment de la rupture du jeûne musulman du ramadan. 

– “Maisons détruites” – 

Dominé par HTS, la province d’Idleb et les territoires insurgés adjacents constituent le dernier grand bastion jihadiste qui échappe au pouvoir de Bachar al-Assad, après plus de huit ans d’un conflit dévastateur qui a fait plus de 370.000 morts. 

La moitié des quelque trois millions d’habitants de la province sont déjà des déplacés, échoués à Idleb après avoir fui d’autres bastions rebelles ou jihadistes reconquis par les forces prorégime. 

Mais l’escalade des derniers jours est la plus grave depuis que Moscou et Ankara, parrain de certains groupes rebelles, ont annoncé en septembre 2018 un accord sur une “zone démilitarisée” devant séparer les territoires insurgés des zones gouvernementales et éviter une offensive du régime. 

On est parti à cause des bombardements. Ils sont en train de tuer les gens“, assène Jamila Khalouf, quinquagénaire originaire d’un village du sud d’Idleb. 

On était dans nos maisons, et nos maisons ont été détruites“, raconte la matriarche, le visage encadré par un voile fleuri noir et turquoise. 

Ses enfants sont pourtant retournés dans leur village de Maaret Horma. “Ils sont allés chercher des affaires sous les bombardements. Ils vont revenir“. 

 

 

Syrie: la reconquête de la province d’Idleb un enjeu primordial pour Damas

Ces derniers jours, le régime du président Bachar al-Assad et son allié russe ont mené des frappes aériennes dans la province d’Idleb. Cette région du nord-ouest de la Syrie est entre les mains de groupes jihadistes affiliés à al-Qaïda. Damas fait de sa reconquête un enjeu primordial. Problème : près de trois millions de civils s’entassent également dans ce territoire.

Selon l’ONG Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), proche de l’opposition, 13 civils ont été tués dans des raids aériens du régime ou de son allié russe mardi 7 mai, visant entre autres des villages d’Idleb ou de la province voisine de Hama, au nord-ouest du pays.

« Rien que pour la semaine dernière, plus de 152 000 femmes, enfants et hommes ont été déplacés dans les provinces d’Idleb et d’Alep », a affirmé à l’AFP un porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), David Swanson.

Le président français Emmanuel Macron a exprimé son « extrême préoccupation » face à « l’escalade de violence » à Idleb, a-t-il tweeté mardi 7.

Avant lui, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait exhorté les belligérants à protéger les civils, réclamant une « désescalade urgente »

« Entre le 29 avril et le 6 mai, au moins 12 installations médicales ont été touchées par des raids aériens (…) endommageant des infrastructures qui fournissaient des services de santé essentiels à plus de 100 000 personnes », déplore Ocha dans un communiqué. Ces installations ne fonctionnent plus, précise M. Swanson, ajoutant que trois travailleurs médicaux ont été tués dans ces attaques.

Selon l’Union des Organisations de secours et soins médicaux (UOSSM), une dizaine de structures de santé ont été détruites depuis fin avril dans la région d’Idleb, et une centaine de civils tués. Pour Ziad Alissa, président de l’ONG française agissant à l’international et spécifiquement en Syrie, « nous sommes devant une catastrophe humanitaire » où « il y a plus de blessés, plus de gens qui nécessitent ces hôpitaux et malheureusement, l’hôpital devient la zone la plus dangereuse en Syrie ».

Malheureusement, c’est une situation catastrophique, de nouveau il y a des bombardements aériens qui n’ont pas épargné les civils ni les centres médicaux. Là, il y a quatre hôpitaux qui ont été bombardés, six centres de soins primaires, en sachant que parmi les hôpitaux, il y a quand même des centres qui ont été signalés aux Nations unies sur leur GPS, pour que tous sachent qu’il s’agit d’un hôpital ou un centre de soins primaire. Cela veut dire que ce n’est pas par erreur ou par dommage collatéraux, ce sont vraiment des bombardements ciblés.

Pour Ziad Alissa, président de l’UOSSM, les hôpitaux ont été visés de façon délibérée 07/05/2019 – par Murielle Paradon Écouter

Selon Fadi el-Maari, militant de l’opposition syrienne présent à Idleb, la population déplacée converge en masse vers le nord du pays, près de la frontière turque, où la situation est calme : « La situation humanitaire va se dégrader surtout avec le début du mois de ramadan. Lorsque la situation sécuritaire se dégrade, cela devient compliqué de se déplacer. Mais les gens sont obligés de sortir pour s’approvisionner en nourriture, même s’ils sont la cible des avions et des hélicoptères de guerre russes ».

Les avions de combat et les hélicoptères russes mènent de violents raids aériens contre la province d’Idleb. Les bombardements ont repris il y a un peu plus d’une semaine. Chaque jour, il y a en moyenne 120 frappes qui ciblent notre région. Ils veulent nous mettre à genoux, mais ils n’y parviendront pas: les gens continueront de manifester ici pour rejeter toute présence russe sur notre territoire. Le régime et les Russes accentuent la pression à travers cette campagne de bombardements sauvages.

Fadi Al Maari, militant de l’opposition syrienne présent à Idleb, avance que le nombre de déplacés pourrait atteindre 300.000 07/05/2019 – par Sami Boukhelifa Écouter

Les ONGs craignent une opération de grande envergure

Ziad Alissa, président de l’ONG française l’Union des Organisations de secours et soins médicaux (UOSSM), craint une opération de grande envergure, alors que les choses s’étaient calmées ces derniers mois.

C’est vrai que suite à des accords, comme celui de Sotchi, tout le monde a cru que ça se calmait, il y a quand même des zones de désescalade, des zones sous contrôle turc, il y a l’accord entre la Turquie et la Russie, et tout le monde sur place commençait à respirer et revenir à une vie normale. Mais de nouveau, on voit ces bombardements. Cela veut dire que tous ces accords de cessez-le-feu sont de nouveau tombés à l’eau. Les gens là-bas ont tous peur et ne savent pas comment sera l’avenir, selon nos collègues sur place.

Pour Ziad Alissa, président de l’UOSSM, les civils seraient durement frappés en cas d’opération de grande envergure dans la région 07/05/2019 – par Murielle Paradon Écouter

Enjeux et perspectives

Idleb est une zone de tension créée de toutes pièces par le régime de Bachar al- Assad. Au fil de ses reconquêtes territoriales, avec la reprise d’Alep, de la Ghouta Orientale ou de Deraa par exemple, le régime y a acheminé population, opposants, groupes rebelles ou jihadistes, sans distinction. L’idée était de mener à terme une ultime opération militaire pour reprendre le contrôle de l’enclave et « liquider tous les terroristes », explique Damas.

L’offensive contre Idleb a été lancée à plusieurs reprises, mais a été interrompue à la suite d’un accord conclu entre Russes, Iraniens et Turcs, acteurs-clé du dossier syrien.

La Turquie du président Recep Tayyip Erdogan soutient certains groupes rebelles d’Idleb. Elle pèse de tout son poids pour éviter une déstabilisation à sa frontière et une nouvelle pression migratoire.

Pour leur part, les Occidentaux condamnent régulièrement les bombardements contre les civils dans cette région, mais ils n’ont aujourd’hui aucune marge de manœuvre. Ils sont devenus, essentiellement, des spectateurs sur ce front du conflit syrien.

 

La machine de guerre russo-syrienne à la reconquête de la province rebelle d’Idlib

Les forces loyalistes veulent reprendre cette région, la dernière aux mains de l’insurrection, où les djihadistes d’Hayat Tahrir Al-Cham ont imposé leur loi.

Par Marie Jégo et Benjamin Barthe Publié hier à 16h23, mis à jour à 06h26

Le Monde – Publié 08/05/2019 – à 16h23, mis à jour à 06h26

Le village bombardé d’Ibdita, dans la province d’Idlib, le 8 mai.
Le village bombardé d’Ibdita, dans la province d’Idlib, le 8 mai. OMAR HAJ KADOUR / AFP

La machine de guerre syro-russe s’est remise en branle dans la région d’Idlib. Cette poche au nord-ouest de la Syrie, qui est l’ultime bastion de l’insurrection, est soumise depuis le 30 avril à de violents bombardements.

Ces attaques, qui ont déjà fait des dizaines de morts et déplacé 150 000 personnes, sont les plus meurtrières depuis l’accord de démilitarisation russo-turc de septembre 2018. Ce compromis avait suspendu l’opération de reconquête à laquelle la zone d’Idlib, peuplée de 3 millions de personnes et contrôlée par le groupe djihadiste Hayat Tahrir Al-Cham (HTC), semblait promise.

Les frappes de l’armée régulière et de son allié russe, qui raniment la peur d’une offensive généralisée, se concentrent pour l’instant sur la partie sud du bastion rebelle. En plus de pilonner les positions de ses adversaires, le camp progouvernemental, fidèle à sa méthode, cible les infrastructures civiles. Selon les Netions unies (ONU), en l’espace de dix jours, douze installations médicales et neuf écoles ont été touchées par des raids aériens et des tirs d’artillerie. Cette tactique a contribué à la victoire des forces loyalistes à Alep-Est, reprise aux rebelles en décembre 2016 et dans la Ghouta, la banlieue de Damas, regagnée en avril 2018.

Les assaillants ont aussi commencé à avancer au sol. L’offensive est menée par les unités d’élite du régime, comme la IVdivision blindée et les forces du Tigre, avec le concours de milices pro-Assad locales, et le soutien aérien de la Russie : un cocktail de forces déjà à l’œuvre à Alep-Est et dans la Ghouta.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Syrie : à Idlib, le recul des djihadistes de Tahrir Al-Cham

Entre 30 000 et 50 000 combattants anti-Assad

Plus de 220 frappes aériennes depuis 7 jours et des centaines d’obus de roquettes et d’artillerie font rage dans les villages du nord de Hama et au sud d’Idleb,


Images d’archive

Plus de 220 frappes aériennes et des centaines d’obus de roquettes et d’artillerie font rage dans les villages du nord de Hama et au sud d’Idleb, et les factions poursuivent leur offensive militaire et regagnent il y a plusieurs heures des points perdus. Dans une déclaration du porte-parole de « Hay’at Tahrir al-Cham » il précise : « toute tentative des forces d’occupation russes sur notre terre libérée ne sera contrecarrée que par le fer et le feu »

7 mai 2019 – OSDH

De violents affrontements se poursuivent entre les factions opérant dans la campagne du nord de Hama, d’une part, et les forces du régime et leurs fidèles partisans, dans les collines de Tall Osman et d’Al-Bana, dans la campagne du nord de Hama, dans le cadre de la reprise du contrôle de Tall Osman et de la poursuite des affrontements violents à proximité d’Al-Bana. L’OSDH a documenté au moins cinq civils tués ce lundi dans le contexte de bombardements aériens et terrestres le plus violent pour le septième jour d’escalade : deux civils dans les frappes aériennes russes sur le village de al-Zerba dans la campagne d’Alep du sud, un enfant au village de Chanan, un martyr lors des bombardement au sol dans d la ville de Murk dans la campagne du nord de Hama et un martyr lors des bombardements d’avions de guerre russes sur le village d’Oum Nair au mont Chahchabo, alors que l’OSDH a documenté le décès de 19 membres des forces du régime et 17 des factions de l’opposition tandis que les affrontements entre les deux camps continuent au nord de Hama.

L’OSDH a observé deux raids des avions de combat du régime qui ont attaqué des zones situées dans les villes de Habitt et Tremla, dans la campagne sud et sud ouest d’Idleb, atteingnant ainsi 25 raids effectués par les avions MiG depuis ce matin, dont 5 raids sur Habitt,  7 sur Kefarsenja et ses environs dans la campagne sud d’Idleb, aussi, 4 raids sur Tremla, 3 sur la forêt de Qassabiyah et 2 raids sur Ma’artahramah, Ma’arat al-Nou’man, et le village de Sayyad), tandis que le nombre de frappes effectuées par l’avion Sukhoi, 7 sur le Habitt, 5 sur le Sarmaniyah, 5 sur Consafra, 4 sur Kafr Nabbouda, 3 sur Kabanah, Abidin, Marayin, Kafrzita, Bassamess et Kafr Oueid, et 2 raids sur l’axe du bataillon désinfecté à l’est d’Idleb.

Tandis que le nombre de raids menés par les Russes à Alep, Hama et Idleb a atteint (92) entre minuit et ce matin, soit 9 raids sur Habitt, 8 sur Sarmaniyah, 5 à la périphérie de Kafranbel, 5 à Kafrsenja et 5 sur al-Naqir, 4 aux alentours de Khan Sebel, 4 sur Abdita, 4 sur Kafrnabbouda, 3 sur Al-Zerba, Al-Hamira, au sud d’Alep, Al-Tuwaina et Karsa’a et ses environs, ainsi que Chahranaz, al-Sahriyah et Oum Nair, 2 sur Tall Osman, la forêt de Qasabiyah, Abdine, Moghr al-Hamam et aux alentours de Kafr Oueid, au nord de Khan Cheikhoun, de Qleidin, aux alentours de Channan, de Maartahramah, aux alentours de Mouzara, de Ghassaniyah et Tall al-Nar, tandis que l’aviation militaire ont tiré sur les régions de Maaret al-Nouman, Hass, Kafranbel, Karsa’a, Ma’artahrama, Babitt, Kansonaffrah dans la campagne d’Idleb du sud et du sud ouest, et sur KarfZita dans la campagne nord de Hama.

Alors que l’OSDH a surveillé l’augmentation du nombre de barils d’explosifs lancés sur la zone de « réduction de l’escalade » depuis le matin pour totaliser (46) barils, soit 18 barils sur la ville de Habitt, Idleb sud, 10 barils sur la ville de Kafrnabbouda, au nord de Hama, 4 sur Qassabiyah, sur Le village al-Sakhr et un baril sur al-Jbeiriyah, et deux barils sur al-Fatira, Tarmala, Cheikh Mostafa, Houmeirat et Ma’arat Horma.

Les Russes sont fâchés suite à l’organisation d’une conférence réunissant les « Tribus » arabes à l’est de la Syrie


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Les Russes sont fâchés suite à l’organisation de la conférence réunissant des « Tribus » et parrainée par le CSD « Conseil de la Syrie Démocratique » à l’est de la Syrie

04/05/2019
http://www.enabbaladi.net/archives/298501

La Russie a accusé les États-Unis d’utiliser les Kurdes du nord-est de la Syrie pour soutenir leurs projets à long terme dans la région, sapant ainsi la voie politique de « Astana ».

Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré samedi 4 mai que certains dirigeants kurdes ont organisé hier, dans la campagne de Raqqa, à la ville rurale De ’Ayn Issa, et sous auspices occidentales, une conférence réunissant les responsables tribaux, dans le but de parvenir à une large représentation arabe.

D’après l’agence TAS : « Les Etats-Unis et leurs alliés poursuivent résolument la voie de la résolution de la crise syrienne, afin d’assurer leur présence à long terme en Syrie », a déclaré le ministère.

« Pour atteindre cet objectif, ils utilisent les séparatistes kurdes, qui ont joué un rôle dans la lutte contre l’État islamique, et cherchent maintenant à établir un semi-État sur la rive orientale de l’Euphrate avec les États-Unis », a-t-il déclaré.

Vendredi, le Conseil de la Syrie démocratique (CSD) a parrainé une conférence des tribus dans la région d’Ayn Issa, dans le nord du Rif de Raqqa.

« Les tribus syriennes protègent la société syrienne et préservent son contrat social », a déclaré notre correspondant, à l’est de la Syrie, en présence de dignitaires (cheikhs) des tribus de la région orientale et de l’ancien président du Parti de l’Union démocratique (kurde) Saleh Muslem.

Selon la déclaration finale de la conférence, « les tribus syriennes considèrent que parmi les obstacles et les défis les plus importants qui ne font que faire perdurer le conflit et la crise syrienne, est l’exclusion des force s actives et des représentants porteurs du projet de Renaissance, dont la direction à l’autogestion.

Les participants ont appelé à « l’unité du sol de la Syrie et la souveraineté de son peuple, ainsi que la fin de toute occupation turque des régions syriennes à Jarablous, Azzaz, al-Bab et Idleb, ainsi que la libération d’Afrin et le retour sûr et stable de son peuple ».

Le ministère russe des Affaires étrangères a estimé que la conférence « vise clairement à diviser le pays et constitue une violation flagrante des principes énoncés par les Nations Unies pour la préservation de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’État de la République arabe syrienne, y compris ceux énoncés dans la résolution 2254 du Conseil de sécurité ».

Elle a déclaré que la plupart des chefs de tribus arabes à l’est de l’Euphrate s’opposaient à l’idée de tenir la conférence et que Washington avait alloué des fonds importants “pour corrompre les délégués”.

Elle a ajouté que la plupart des chefs de tribus arabes à l’est de l’Euphrate s’opposaient à l’idée de tenir la conférence et que Washington avait alloué des fonds importants « pour corrompre les délégués ».

Elle a noté que les organisateurs avaient recruté des participants dans les camps de réfugiés, y compris le camp de Houll, affirmant que pour le faire « Washington avait recours au chantage et à la force ».

Au cours des dernières années, les parties acteurs sur le terrain ont cherché à attirer les tribus pour mettre en valeur leurs idées et les procédures qu’elles appliquent dans les zones qu’elles contrôlent. Parmi ces parties, le régime syrien, qui a parrainé une conférence de « Tribus » l’année dernière dans la campagne orientale d’Alep, ainsi que les factions militaires opérant au nord dans la campagne d’Alep, sous contrôle de la Turquie.

 

عنب بلدي – 4/5/2019

اتهمت روسيا الولايات المتحدة الأمريكية باستخدام الكرد شمال شرقي سوريا لدعم خططها في البقاء طويل الأجل، مما يقوض مسار “أستانة” السياسي٠

وقالت وزارة الخارجية الروسية اليوم، السبت 4 من أيار، إن بعض القادة الكرد عقدوا في مدينة عين عيسى بريف الرقة، أمس، برعاية غربيين مؤتمرًا للقبائل، في خطوة لتحقيق تمثيل عربي واسع٠

وأضافت الوزارة، بحسب ما ترجمت عنب بلدي عن وكالة “تاس”، أن “الولايات المتحدة وحلفاءها يتابعون بثبات مسيرة حل الأزمة السورية فقط، بهدف ضمان وجودها على المدى الطويل في سوريا”٠

وأشارت، “لتحقيق هذا الهدف يستخدمون الانفصاليين الأكراد، الذين لعبوا دورًا في الكفاح ضد الدولة الإسلامية، ويسعون الآن إلى إقامة شبه دولة على الضفة الشرقية لنهر الفرات مع الولايات المتحدة”٠

وكان “مجلس سوريا الديمقراطية” (مسد) رعى، أمس الجمعة، مؤتمرًا للعشائر في منطقة عين عيسى بريف الرقة الشمالي.

وأفاد مراسل عنب بلدي شرقي سوريا أن المؤتمر عقد تحت عنوان “العشائر السورية تحمي المجتمع السوري وتصون عقده الاجتماعي”، وحضره مشايخ عشائر من المنطقة الشرقية والرئيس السابق لحزب “الاتحاد الديمقراطي” (الكردي)، صالح مسلم.

وبحسب ما جاء في البيان الختامي للمؤتمر، “أكدت العشائر السورية أن أحد أهم العوائق والتحديات في ديمومة الصراع والأزمة السورية تعود بسبب استبعاد وتغييب قوى الحل الفاعلة وممثلي مشروع الحل النهضوي المتمثل بجانب كبير منه بالإدارة الذاتية”٠

ودعا المشاركون إلى “وحدة تراب سوريا وسيادة شعبها، وإنهاء كافة الاحتلالات التركية للمناطق السورية جرابلس واعزاز والباب وإدلب، وعلى تحرير عفرين وعودة آمنة ومستقرة لشعبها”٠

واعتبرت الخارجية الروسية أن عقد المؤتمر “يهدف بوضوح إلى تقسيم البلاد، وينتهك بشكل صارخ مبادئ الأمم المتحدة المعلنة للحفاظ على وحدة أراضي وسيادة الدولة في الجمهورية العربية السورية، بما في ذلك تلك المنصوص عليها في قرار مجلس الأمن رقم 2254”٠

وقالت إن معظم زعماء القبائل العربية شرق الفرات يعارضون فكرة عقد المؤتمر، وخصصت واشنطن أموالاً كبيرة “لرشوة المندوبين”٠

وأشارت إلى أن المنظمين قاموا بتجنيد مشاركين في مخيمات اللاجئين، بما في ذلك مخيم الهول، معتبرة أن “واشنطن استخدمت الابتزاز والقوة”٠

وعلى مدار السنوات الماضية سعت الأطراف اللاعبة على الأرض السورية إلى استقطاب العشائر للتأكيد على الأفكار التي تسير عليها، والإجراءات التي تعمل عليها في المناطق التي تسيطر عليها٠

ومن بين الأطراف النظام السوري، والذي رعى مؤتمرًا للعشائر، العام الماضي، في ريف حلب الشرقي، إلى جانب الفصائل العسكرية العاملة في ريف حلب الشمالي، الخاضع للإدارة التركية٠

Ils exploitent le régime de Assad et il pense les exploiter – يستغلّون نظام الأسد وهو يظن


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Ils exploitent le régime de Assad et il pense les exploiter

Abdul Wahab Badrakhan 1er mai 2019

Il est devenu banal pour les responsables russes de se taire si leurs interlocuteurs critiquent l’Iran et son rôle en Syrie, ou s’il est attaqué par des opposants au régime syrien, et partagent parfois ce qu’ils ajoutent aux arguments des autres. Ces derniers temps, ils se sont davantage exprimés et impliqués dans la réfutation des pratiques du régime et des positions de son président. Avant cela, ils ne faisaient aucune remarque, mais défendaient la « légitimité » de la présence iranienne et de sa lutte contre le terrorisme et refusaient de reconnaître même des faits documentés sur le déplacement et le changement démographique opérés par les Iraniens. Dans le même temps, il leur était exclu toute exposition au régime ou à la « légitimité du gouvernement syrien » comme ils l’appellent. Ce qui est nouveau à Moscou, c’est que le dossier syrien n’est plus partagé par la défense et les affaires étrangères, mais est devenu exclusif au renseignement militaire. Ce qui a conduit, que les relations entre la Russie avec Bachar al-Assad et les Iraniens soient devenues controversées et problématiques.

Cela pourrait contredire les récentes déclarations du président russe, qui a confirmé la coordination avec le régime dans le cadre d’une « opération militaire » à Idleb, et a nié toute responsabilité du fait que le régime retarde la formation des membres du comité constitutionnel, et a même pris note des efforts des « partenaires iraniens » dans ce domaine. Mais il est difficile de dire que le régime et l’Iran partagent la suggestion de Vladimir Poutine selon laquelle le partenariat tripartite va bien, mais considèrent qu’il le dirige vers les autres parties – les États-Unis, Israël, les Européens et les Arabes – et l’utilise dans les négociations en cours, en particulier celles développées par Poutine avec Benjamin Netanyahu (notamment en ce qui concerne l’Iran), et espèrent que ce dernier pourra exploiter ses propres relations avec le président Donald Trump pour persuader Washington de reprendre les pourparlers avec Moscou, du moins dans les affaires syriennes.

Les faits sur le terrain en Syrie sont en conflit avec l’atmosphère générale dans laquelle les déclarations de Poutine ont voulu se répandre. Il existe une concurrence et un conflit entre Moscou et Téhéran sur le partage d’influence dans les secteurs militaire et de la sécurité, sur les zones de contrôle et sur les décisions du « gouvernement ». Les Russes ont formé le » Cinquième Corps », qui devint leur force frappante, et viennent de former le « Sixième Corps ». Ils participent davantage à la nomination et à la démobilisation d’officiers, en tentant de restructurer l’armée et la sécurité selon des critères non sectaires. En revanche, le « Quatrième Corps » dirigé par Maher al-Assad a renforcé son attachement aux Iraniens, qui ont également adopté la Garde républicaine syrienne et lui ont intégré des membres de leurs milices non syriennes. Depuis un certain temps, les proches du régime suivent avec beaucoup d’attention les bouleversements effectués par les Russes surtout les nominations dans les deux branches de l’agence de sécurité militaire et aérienne, tandis que les Russes confirment leurs confiance croissante au président de l’agence de sécurité nationale, Ali Mamlouk, qui auraient proposé sa nomination au poste de vice-président, qui avait auparavant rejeté une demande du chef du régime visant à mettre les données « DATA » de l’agence à la porté des iraniens. D’autre part, des affrontements et des escarmouches dans certaines zones d’Alep, Homs et Hama ont montré qu’un conflit sur la carte d’influence entre les forces loyales à la Russie et celles loyales à l’Iran et au régime. En ce qui concerne les « décisions du gouvernement », Assad a rapidement approuvé la cession du port de Tartous à la Russie pour une période de 49 ans, ce qui a été son dernier fait, il a également décidé d’autoriser l’Iran à exploiter le port de Lattakié, mais les réunions des comités chargés de l’exécution du contrat avec les iraniens ont vu, dernièrement, des blocages: la Russie semblerait bloquer la présence Iranienne sur la Méditerranée, non souhaitée par aucun des pays de régionaux, en plus des États-Unis.

Certains membres du régime croient toujours qu’Assad a réussi à jouer sur les pistes russe et iranienne, incitant les deux parties à maintenir le régime au pouvoir et à l’inclure dans leurs objectifs stratégiques. Dans la phase finale, il a doublé son pari sur Israël, ou ce dernier a laissé entendre qu’il s’y tenait en montrant qu’il avait répondu à une demande venant de Poutine en libérant « deux prisonniers de bonne volonté » (deux prisonniers : un syriens accusés de trafic de drogue et un Palestinien qui a traversé la frontière armé avec un fusil de chasse). Le régime attendait d’autres prisonniers, mais Israël demande toujours de récupérer les dépouilles de son agent Elie Kohen et de deux soldats au Liban en 1982, en plus du troisième, Zacharya Baumel, dont sa dépouille a été remise suite à le demande russe, plusieurs jours après que Netanyahu eut reconnu la souveraineté israélienne sur le Golan. Au cours du 12e cycles du processus d’Astana, les trois pays (Russie, Turquie et Iran) ont confirmé leur rejet de la décision américaine sur le Golan, estimant que l’unité des territoires syriens était une « Composante essentielle », sans toutefois signaler le durcissement des sanctions américaines à l’encontre de l’Iran et du « Hezbollah » qui est susceptible de réfléchir sur la situation en Syrie, ni de signaler le durcissement des sanctions sur le régime et les zones sous son contrôle et l’incapacité de la Russie et de l’Iran, ainsi que l’abstention de la Turquie pour l’aider.

La situation de vie quotidienne des Syriens, qu’ils soient de l’opposition ou les loyaux, n’était pas une priorité des russes, sauf que dernièrement, ils ont senti que la crise du carburant, de l’alimentation et l’augmentation du mécontentement populaire est devenu un problème de sécurité, même dans les zones les plus favorables au régime. Les représentants du « comité de négociation » de l’opposition ont senti cette préoccupation lors d’une réunion avec une délégation russe à Riyad, lorsque le président de la délégation russe Alexander Laverntiev a abordé la situation intérieure pour exprimer la colère de Moscou des pays occidentaux et de la conduite de l’opposition derrière ces pays. Des sources ont rapporté que les représentants de l’opposition ont répondu que le problème et encore et toujours à l’intérieur de la Syrie, représenté par le régime et sa coopération avec l’Iran pour bloquer toute solution politique, et qu’ils ont réussi à faire retarder la formation de la Commission constitutionnelle pendant environ deux ans, tandis que les pays occidentaux ils « sont indifférents », ils sont plutôt intéressés par le retrait de l’Iran de la Syrie avant de proposer la solution politique. La partie russe au cours de la réunion semblait confiant que la réunion « Astana 12 » résoudra la formation du comité « constitutionnelle », ce qui ne s’est pas produit, de sorte que Poutine lui-même a révélé que le différend va sur six noms qui ont été remplacés plus d’une fois.

(…)
Assad pense que son régime est devenu le point de convergeance des intérêts des puissances internationales et régionales et qu’elles reprendront bientôt sa carte de jeu. Toutefois, certains cercles proches dissimulent leurs craintes face à un certain nombre de faits nouveaux: les Russes ont pratiquement bloqué la décision militaire pour le rétablissement du contrôle du régime sur la totalité des territoires, afin d’entamer des négociations avec les Turcs et les Israéliens, et, plus tard, avec les Américains dans le cas où Washington donnera des signes positives. Deuxièmement, Assad s’est précipité vers les Iraniens dans l’espoir de tirer parti de l’intensification de la confrontation entre l’Iran et les États-Unis et il a sous estimé les gains que les Russes gagneraient en coopérant contre les Iraniens. Troisièmement, la situation dans le sud, en particulier à Daraa, devient de plus en plus ambiguëe du fait de l’émergence d’une résistance populaire contre le régime, bénéficiant de la présence russe. Quatrièmement, l’opposition et son gouvernement intérimaire ont inauguré dernièrement un local pour la première fois depuis le début de la crise dans la campagne nord d’Alep, ce qui a suscité de réactions occidentales positives, d’un côté, et de l’autre,  l’intensification des bombardements des zones frontalières par le régime, dans l’objectif d’empêcher la création d’une zone d’opposition. Cinquièmement, de nombreuses recrues de l’armée syrienne ont dernièrement reçu des « offres américaines » pour former des groupes armés capables de se déplacer dans le nord de la Syrie, mais sans la protection américaine ni de reconnaissance officielle.

 

يستغلّون نظام الأسد وهو يظن أنه يستغلّهم

عبدالوهاب بدرخان |

أصبح اعتيادياً أن يصمت مسؤولون روس إذا انتقد محاوروهم إيران ودورها في سورية أو إذا هاجمها معارضون للنظام السوري، وأحياناً يشاركون بما يضيف إلى حجج الآخرين. في الآونة الأخيرة صاروا ينصتون ويشاركون أكثر في تفنيد ممارسات النظام ومواقف رئيسه. قبل ذلك لم يكونوا يمرّرون أي ملاحظة، بل يدافعون عن “شرعية” الوجود الإيراني ومحاربته للإرهاب، ويرفضون الاعتراف حتى بوقائع موثّقة عن عمليات تهجير وتغيير ديموغرافي ينفّذها الإيرانيون. في الوقت نفسه كانوا يستبعدون أي تعريض بالنظام أو بـ “شرعية الحكومة السورية” كما يسمونها. الجديد في موسكو أن الملف السوري لم يعد مشتركاً بين الدفاع والخارجية، بل بات حصرياً لدى الاستخبارات العسكرية. ما أوجب ذلك أن العلاقة الروسية مع بشار الأسد والإيرانيين أضحت خلافية وإشكالية في الجانب الأكبر منها.

قد يتناقض هذا الواقع مع التصريحات الأخيرة للرئيس الروسي الذي أكّد التنسيق مع النظام في شأن “عملية عسكرية” ما في إدلب، ونفى أي مسؤولية للنظام في تأخير استكمال أعضاء اللجنة الدستورية، بل نوّه بجهد لـ “الشركاء الإيرانيين” في هذا المجال. لكن يصعب القول أن النظام وإيران يشاطران فلاديمير بوتين إيحاءه بأن الشراكة الثلاثية على ما يرام، بل يعتبران أنه يوجّهه إلى الأطراف الأخرى، الولايات المتحدة وإسرائيل والأوروبيين والعرب، ويوظّفه في المساومات الجارية، خصوصاً تلك المتمثلة بتفاهمات يطوّرها بوتين مع بنيامين نتانياهو (تحديداً في شأن إيران) ويأمل بأن يتمكّن الأخير من استغلال علاقته الخاصة مع الرئيس دونالد ترامب لإقناع واشنطن بمعاودة التحادث مع موسكو، أقلّه في الشأن السوري.

تتعارض الوقائع على الأرض في سورية مع المناخ العام الذي أرادت تصريحات بوتين إشاعته. هناك تنافس وصراعات بين موسكو وطهران على تقاسم النفوذ في القطاعات العسكرية والأمنية، وعلى مناطق السيطرة، وعلى القرارات “الحكومية”. كان الروس شكّلوا الفيلق الخامس الذي أصبح قوتهم الضاربة برّاً، وشرعوا أخيراً في تشكيل الفيلق السادس، كما ضاعفوا تدخّلهم في تعيينات الضباط وتسريحهم، محاولين إعادة هيكلة الجيش والأمن وفقاً لمعايير غير طائفية. في المقابل زادت الفرقة الرابعة بقيادة ماهر الأسد من التصاقها بالإيرانيين، الذين احتضنوا أيضاً الحرس الجمهوري وأدخلوا إليه عناصر من ميليشياتهم غير السورية. ومنذ فترة يتابع القريبون من النظام باهتمام التقلّبات التي تشهدها التعيينات في شعبتي الاستخبارات العسكرية والجوية، فيما يبدي الروس ثقة متزايدة بجهاز الأمن الوطني ورئيسه علي مملوك الذي تردّد أنهم طرحوا تعيينه نائباً للرئيس، وهو كان رفض سابقاً طلباً من رئيس النظام لوضع “داتا” الجهاز بتصرّف الإيرانيين. وعلى صعيد آخر دلّت اشتباكات ومناوشات في بعض مناطق حلب وحمص وحماة إلى صراع على خريطة النفوذ بين القوات الموالية لروسيا وتلك الموالية لإيران والنظام. أما بالنسبة إلى “القرارات الحكومية” فتمثّل الموافقة السريعة من الأسد على تأجير ميناء طرطوس لروسيا لمدة 49 سنة إحدى وقائعها الأخيرة، وقد جاءت بعد موافقته أيضاً على الترخيص لإيران بتشغيل مرفأ اللاذقية، غير أن اجتماعات اللجان المكلّفة بتنفيذ التعاقد مع الإيرانيين شهدت أخيراً فرملة: فتّش عن روسيا، التي تتولّى هنا عرقلة وجود إيراني على المتوسّط لا تريده أي من الدول الإقليمية، بالإضافة طبعاً إلى الولايات المتحدة.

لا يزال بعض أوساط النظام يعتقد أن الأسد حقّق نجاحات في اللعب على الحبلين الروسي والإيراني، إذ جعل الطرفين حريصين على بقاء النظام وعلى إدراج الحفاظ عليه في أهدافهما الاستراتيجية. وفي المرحلة الأخيرة ضاعف رهانه على إسرائيل، أو أن إسرائيل أوحت له بأنها متمسّكة به بدليل أنها استجابت طلباً من بوتين فأفرجت “كبادرة حسن نية” عن أسيرين (سوري متهم بتهريب مخدّرات وفلسطيني اجتاز الحدود للقيام بعملية ببندقية صيد). كان النظام يتوقع أسرى آخرين، لكن إسرائيل لا تزال تطالب برفات عميلها ايلي كوهين وجنديين في لبنان عام 1982 مع الثالث زخاريا باومل الذي سلّمت رفاته بطلب روسي بعد أيام من نيل نتانياهو اعتراف الرئيس الأميركي بالسيادة الإسرائيلية على الجولان. وحين عقدت الجولة 12 من مسار استانا أكدت الدول الثلاث (روسيا وتركيا وايران) رفضها القرار الأميركي الخاص بالجولان، باعتبار أن وحدة الأراضي السورية من “ثوابتها”، إلا أنها لم تشر إلى تشديد العقوبات الأميركية على إيران و”حزب الله” مع أنه مرشح لأن ينعكس على الوضع السوري، ولا إلى تشديد العقوبات على النظام والمناطق الواقعة تحت سيطرته وعجز روسيا وإيران وكذلك امتناع تركيا عن مساعدته.

لم يكن الوضع المعيشي للسوريين، موالين ومعارضين، ليشغل الروس لولا أنهم استشعروا أخيراً أن أزمة الوقود والمواد الغذائية وازدياد النقمة الشعبية باتت تشكّل قلقاً أمنياً حتى في المناطق الأكثر موالاةً للنظام. وقد استنتج ممثلو “الهيئة التفاوضية” للمعارضة هذا القلق خلال لقائهم مع وفد روسي في الرياض، إذ تناول رئيسه ألكسندر لافرنتييف الوضع الداخلي ليعبّر عن غضب موسكو من الدول الغربية ومن سير المعارضة وراء هذه الدول. ونقلت مصادر أن ممثلي المعارضة ردّوا بأن المشكلة كانت ولا تزال داخل سورية، وتتمثّل بالنظام وتعاونه مع إيران لعرقلة أي حل سياسي، وهو أنهما نجحا في حمل روسيا نفسها على تأخير تشكيل اللجنة الدستورية لنحو سنتين، أما الدول الغربية فقال ممثلو المعارضة أنها “لم تعد مكترثة” بالشأن السوري، بل بإخراج إيران من سورية قبل تحريك الحل السياسي. بدا الجانب الروسي خلال اللقاء واثقاً بأن اجتماع “استانا 12” سيحسم تشكيلة “الدستورية”، وهو ما لم يحصل، حتى أن بوتين نفسه كشف أن الخلاف يدور على ستة أسماء جرى تبديلهم أكثر من مرّة.

الأسوأ أن الجانب الروسي يساوم المبعوث الأممي غير بيدرسون على تقاسم هذه الأسماء (3 بـ 3، أو 4 مقابل 2…)! على الجانب الآخر يحاول عدد من أعضاء اللجنة (على لائحة النظام) إيصال رغبتهم في التملّص من هذه المهمة للتخلّص من الضغوط التي يتوقّعونها. وفيما تتجنّب البعثة الأممية التدخّل في الأمر لأنه خارج صلاحيتها، إلا أن استياءً بدأ ينتاب رئيسها بيدرسون بعد مضي خمسة أشهر من دون أن يتقدّم ولو خطوةً واحدة. فإذا كان الخلاف على الأسماء استغرق كل هذا الوقت فكم سيستغرق الاتفاق على طريقة عمل اللجنة وعلى الآليات الضرورية والمناسبة لتطبيق الدستور بعد إنجازه. الواقع أن الجميع يتطلّع إلى تسهيلات روسية، ضغطاً على النظام ولجماً للإيرانيين، لكن موسكو حتى لو كانت راغبة لا تبدي استعداداً للتحرّك ما لم تتعرّف إلى ما ستجنيه في المقابل.

يعتقد الأسد أنه ونظامه صارا نقطة تقاطع مصالح القوى الدولية والإقليمية، وأنهما سيستأنفان قريباً اللعب بالأوراق، إلا أن بعض الأوساط القريبة منه لا تخفي مخاوفها من جملة تطوّرات: أولها أن الروس جمّدوا عملياً الحسم العسكري واستعادة النظام كامل السيطرة ليدخلوا في صفقات مع الأتراك والإسرائيليين، ولاحقاً مع الأميركيين في حال استجابة واشنطن. وثانيها أن الأسد اندفع نحو الإيرانيين آملاً في مكاسب من استغلال احتدام المواجهة بين إيران وأميركا، ولم يقدّر أن أي مكاسب سيجنيها الروس لقاء تعاونهم ضد الإيرانيين. وثالثها أن الوضع في الجنوب تحديداً في درعا يزداد غموضاً بسبب نشوء حالٍ من المقاومة الشعبية ضد النظام مستفيدة من الوجود الروسي. ورابعها أن الائتلاف المعارض وحكومته الموقتة افتتحا للمرة الأولى منذ بدء الأزمة مقراً في ريف حلب الشمالي وتلقيا ردود فعل غربية إيجابية، وكان النظام دأب على تكثيف القصف على المناطق الحدودية لمنع إنشاء منطقة للمعارضة. وخامسها أن العديد من العسكريين السوريين المنكفئين تلقوا أخيراً “عروضاً أميركية” لتنظيم مجموعات مسلحة قادرة على التحرّك في شمال سورية من دون أن تحظى بحماية أميركية أو باعتراف رسمي.

Combattre le terrorisme – محاربة الإرهاب


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De vastes remaniements des postes militaires et de sécurités – دمشق: تغييرات عسكرية وأمنية واسعة..ومملوك نائباً لبشار؟


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DAMAS: De vastes remaniements des postes militaires et de sécurités… Mamlouk, serait le vice-président de Bachar ?

Salim Nahass – Vendredi 05/04/2019

Les parties iranienne et russe sont en course pour apporter des changements sécuritaires et militaires à la direction du régime syrien, une sorte pour partager les centres de pouvoir dans le pays. Ce processus s’est accéléré dernièrement, les divers services de sécurité et les groupes militaires appartenant, désormais, à l’un des deux alliés.
Tandis que la Russie renforçait son contrôle sur le commandement et les dirigeants gouvernementaux du régime, transformant la « Branche de sécurité du renseignement général/ direction de sécurité d’Etat » en une branche de sécurité et de renseignement russe. Les Russes ont récemment procédé à des changements fondamentaux dans les postes de dirigeants militaires du régime en matière de sécurité et de défense. Ils ont référé des centaines d’officiers à l’enquête militaire sur de multiples chefs d’accusation, allant d’un détournement de pouvoir à une coopération avec des « groupes terroristes armés », en passant par la communication avec l’ennemi.

Une source judiciaire bien informée a déclaré à « al-Modon » que des sections spéciales avaient été créées pour les officiers de « l’armée syrienne et les branches de la sécurité » dans les prisons d’Adra et de Saidnaya. La source a indiqué que ces officiers et éléments avaient été renvoyés suite aux enquêtes en raison de leur implication dans diverses questions « affectant la sécurité nationale ».

Les Russes n’ont pas seulement renvoyé de centaines d’officiers en enquête, mais ils ont apporté de nombreux changements au niveau du commandement des casernes militaires qui ne sont pas contrôlées par les Iraniens. En outre, depuis 2016, les Russes ont lancé un véritable plan visant à dissoudre les milices fidèles au régime dans toute la Syrie ou oeuvre pour les rattachés directement à leur commandement, comme cela était le cas avec la « Brigade palestinienne al-Qods ».

Contrairement aux promotions de routine, annuelles et semestrielles des années précédentes, la direction du régime a subi des changements sécuritaires et militaires au sein de certaines agences de sécurité. La plus importante de ces décisions a été de renvoyer le commandant de la division du renseignement militaire, le général de division Muhammad Mahalla, à la retraite après une prolongation antérieure, et de le nommer conseiller pour la sécurité au palais présidentiel. Nos sources ont conclu qu’il aurait probablement un rôle dans « l’appareil national de sécurité » plus tard cette année.

Des rumeurs qui circulaient dans les couloirs du régime, suite à la visite du chef d’état-major iranien Mohammad Baqiri à Damas les 17 et 18 mars, qui répend qu’il a joué un rôle dans la décision de le renvoyer Mehalla à la retraite, et sa nomination au nouveau poste entant que conseiller à la sécurité de Bachar al-Assad, ceci afin que l’Iran puisse rester une carte de pression dans le « Palais présidentiel ».

Tandis que le général major Kifah al-Mulhem, vice officier de Mehalla, a été nommé à la tête de la « Division du renseignement militaire ». Al-Mulhem, originaire de Tartous, a déjà occupé divers postes et a joué un rôle dans la liquidation de dizaines de détenus de la branche « d’investigation militaire n° 248 » à Damas. Il est considéré, ainsi que la « Division de la sécurité militaire », faisant partie de l’orbite de l’hégémonie iranienne.

Le changement du chef de la « Division de la sécurité militaire » a coïncidé avec de dizaines de changements au sein des branches de la Division, les Russes jouant un rôle dans certaines d’entre eux et le reste étaient l’attribution des Iraniens.

Des sources spéciales ont confirmé que de nombreuses décisions, y compris la nomination du chef de la « Sécurité nationale », le général major Ali Mamlouk, comme vice-président de la République, avaient été mises sur la table ces dernières semaines.


Les arguments pour justifier ce désir de changement et de transfères des deux alliés, russe et iranien, diffèrent. Les Russes disent publiquement lors des réunions internes, squ’il est nécessaire de démanteler le système sectaire de l’armée et des services de sécurité syriens, que les services de sécurité et les postes sensibles dans l’armée devraient devenir pluralistes comprenant la diversité sectaire et régionale. Contrairement aux Russes, les Iraniens se concentrent sur l’obtention de « clés », souvent parmi les Alaouites, qui leur permettent d’étendre leur pouvoir militaire et économique en Syrie.

Sur le terrain, les Russes et les Iraniens travaillent de plus en plus pour s’incruster et obtenir le contrôle de forces syriennes, même aux dépens des uns des autres. L’Iran a commencé la question du changement récemment, après avoir senti le sérieux des changements apportés par les Russes pour resserrer leur emprise sur les articulations de « l’Etat ».

Les changements, ont également touché « la Division de sécurité aérienne » dirigé jusqu’aujourd’hui par le major-général Jamil Hassan, malgré son depuis plus de deux mois, à cause de son état de santé où il a été transféré plus de trois fois dans des hôpitaux appartenant au Hezbollah au Liban.

Les changements dans les rangs des « Renseignements aériens » , au profit des Iraniens, ont touché des dizaines d’officiers entre les branches et les détachements de sécurité et les transferts entre les branches de Damas, d’Alep et la côte, touchant des officiers et sous-officiers dans l’administration centrale de Damas, qui ont été transférés dans des branches situées dans d’autres provinces, et certains ont été transférés en différé sous prétexte de « corruption ».

Le ministère de l’Intérieur n’est pas resté loin de ces nouvelles opérations de ré-transformation et de distribution, car le nouveau ministre, le major général Mohammad Rahmoun a, dès sa nomination en poste, ordonné plus de 50 mutations au niveau du ministère. Les changements et les promotions incluaient plus de 70 officiers au grade de brigadier et lieutenant, retournant la table contre les officiers de l’intérieur et créant en quelque sorte un nouveau ministère qui n’a rien à voir avec l’ex-mafia de l’ancien ministre, le général major Mohammad al-Cha’ar.

Les changements internes ont inclus le transfert d’officiers supérieurs dans de nouveaux centres, tels que le commandement de la police dans les provinces, ainsi que la démobilisation et le transfert de certains d’entre eux à l’enquête, le transfert de postes de police et de commandement des unités de maintien de l’ordre, ainsi que dans le Département de l’immigration et des passeports à Damas et ses antennes dans d’autres gouvernorats.

دمشق:تغييرات عسكرية وأمنية واسعة..ومملوك نائباً لبشار؟

سليم النحاس | الجمعة 05/04/2019

يتسابق الجانبان الإيراني والروسي على إحداث تغييرات أمنية وعسكرية في قيادة النظام السوري، في ما يشبه تقاسماً لمراكز النفوذ فيه. وتسارعت هذه العملية مؤخراً، بحيث باتت أجهزة أمنية وقطع عسكرية تابعة بالكامل لأحد الحليفين.

ومع انتهاء الجانب الروسي من إحكام سيطرته على قيادة أركان قوات النظام والحكومة، وتحويله “شعبة المخابرات العامة/إدارة أمن الدولة” ذراعاً أمنياً واستخباراتياً روسياً في سوريا، انهمك الروس مؤخراً باحداث تغييرات جوهرية طالت مواقع قيادية عسكرية وأمنية لدى النظام. وأحال الروس مئات الضباط إلى التحقيق العسكري بتهم متعددة؛ من سوء استخدام السلطة إلى التعاون مع “المجموعات الإرهابية المسلحة”، مروراً بالتخابر .

مصدر قضائي مطلع، قال لـ”المدن”، إنه تمّ احداث أقسام خاصة لمُعتقلي “الجيش السوري والفروع الأمنية” من ضباط وصف ضباط، في سجني عدرا وصيدنايا. وأشار المصدر إلى أن أولئك الضباط والعناصر أحيلوا للتحقيق على خلفية تورطهم بقضايا مختلفة “تمس الأمن القومي”.

ولم يكتفِ الروس بإحالة مئات الضباط إلى التحقيق، بل أجروا تغييرات عديدة على مستوى قيادة الثكنات العسكرية التي لا سيطرة للإيرانيين عليها. وفضلاً عن ذلك، بدأ الروس بخطة فعلية منذ العام 2016 لحل المليشيات الموالية للنظام على امتداد سوريا، أو جعلها تتبع لهم بشكل مُباشر، كما حصل مع “لواء القدس الفلسطيني”.

وخلافاً للترفيعات الروتينية، السنوية ونصف السنوية، كما جرت العادة في السنوات الماضية، أجرت قيادة النظام تغييرات أمنية وعسكرية ضمن بعض الأجهزة الأمنية. وأهم تلك القرارات إحالة قائد “شعبة الاستخبارات العسكرية” اللواء محمد محلّا، للتقاعد، بعد تمديد سابق له، وتعيينه مستشاراً أمنياً في القصر الجمهوري. مصادر “المدن” رجّحت أن يكون لمحلّا دور في “جهاز الأمن الوطني” في وقت لاحق من هذا العام.

وتسري أخبار في أروقة النظام، بحسب مصادر “المدن”، أن زيارة رئيس الأركان الإيراني محمد باقري، لدمشق في 17-18 أذار/مارس، كان لها دور في إحالة محلا للتقاعد، وجعله مستشاراً أمنياً لبشار الأسد، كي يبقى لإيران ورقة ضاغطة في “القصر الجمهوري”.

وعُيّنَ اللواء كفاح ملحم، نائب محمد محلاً، بدلاً عنه في رئاسة “شعبة الاستخبارات العسكرية”. وملحم هو من مواليد طرطوس، سبق وتسلّم مناصب متعددة، وكان له دور في تصفية عشرات المُعتقلين في فرع “التحقيق العسكري 248” في دمشق. ويعتبر الملحم، وبالتالي “شعبة الأمن العسكري”، من الدائرين في فلك الهيمنة الإيرانية.

وتزامن تغيير رئيس “شعبة الأمن العسكري” مع إجراء عشرات التغييرات في الفروع التابعة للشعبة، كان للروس دور في بعضها، والباقي للإيرانيين.

مصادر خاصة، أكدت لـ”المدن”، أن قرارات عديدة، من بينها تعيين رئيس جهاز “الأمن الوطني” اللواء علي مملوك، نائباً لرئيس الجمهورية، وُضعت على طاولة النقاش خلال الأسابيع الماضية.

وتختلف حجج الحليفين؛ الروسي والإيراني، لتبرير الرغبة في التغيير وإجراء التناقلات. الروس يقولون علناً في الاجتماعات الداخلية، بحسب مصادر “المدن”، إنه لا بد من تفكيك المنظومة الطائفية للجيش السوري والأجهزة الأمنية، وأن تُصبح الأجهزة الأمنية والمراكز الحساسة في الجيش ذات تنوع طائفي ومناطقي. وعلى عكس الروس، فإن ما يركز عليه الإيرانيون، هو الحصول على “مفاتيح”، غالباً من الطائفة العلوية، تسمح لهم بالتمدد العسكري والاقتصادي في سوريا.

وعلى أرض الواقع، يعمل الروس والإيرانيون للتغلغل أكثر في مواقع ومراكز القوى السورية، ولو على حساب بعضهما البعض. وبدأت إيران بمسألة التغيير في الآونة الأخيرة، بعدما شعرت بخطورة التغييرات التي يُجريها الروس لاحكام سيطرتهم على مفاصل “الدولة”.

وطالت التغييرات “شعبة المخابرات الجوية”، التي لا يزال على رأسها رسمياً اللواء جميل حسن، رغم غيابه عن مكتبه منذ أكثر من شهرين، نتيجة تعرضه لوعكات صحيّة مُتتالية، نُقل على اثرها أكثر من 3 مرات إلى مشافي تابعة لـ”حزب الله” في لبنان.

التغييرات في صفوف “المخابرات الجوية”، لصالح الإيرانيين، طالت عشرات الضباط بين فروع ومفارز أمنية، وجرت تناقلات بين فروع دمشق وحلب والساحل، وطالت ضباطاً وصف ضباط في الإدارة المركزية بدمشق، جرى نقلهم إلى فروع في مُحافظات أخرى، وإحالة البعض إلى التحقيق بحجة “الفساد”.

وزارة الداخلية لم تبقَ بعيدة عن عمليات إعادة الفرز والتشكيل، إذ أصدر وزير الداخلية الجديد اللواء محمد رحمون، فور تسليمه لمنصبه، أمراً بإجراء أكثر من 50 مناقلة على مستوى الوزارة. وشملت التغييرات والترفيعات أكثر من 70 ضابطاً برتب عميد ولواء ومقدم، ليقلب الطاولة على ضباط الداخلية، ويؤسس شيئاً أشبه بوزارة جديدة، لا علاقة لها بالمافيا السابقة التابعة للوزير السابق اللواء محمد الشعار.

وشملت تغييرات الداخلية نقل ضباط برتب عالية إلى مراكز جديدة، كقيادة الشرطة في المحافظات، فضلاً عن تسريح بعضهم وتحويلهم إلى التحقيق، وإجراء مناقلات طالت أقسام الشرطة وقيادة وحدات حفظ النظام ووصلت إلى إدارة الهجرة والجوازات في دمشق وفروعها في المحافظات الأخرى.

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