La Syrie du Nord apporterait un “État” ou une solution politique ? -شمال سورية يأتي بـ «دويلة» أو بحلّ سياسي؟


Rencontre Assad-Poutine à Soutchi mai 2018

La Syrie du Nord apporterait un “État” ou une solution politique ?

ABdelwahab Badrakhan- 21 février 2019.

À l’approche de la fin de toute présence géopolitique connue de l’organisation « Daech » en Syrie, Donald Trump se prépare à proclamer la « victoire finale » et à rappeler l’une des raisons les plus importantes de sa décision de se retirer.

Avant de le faire, son adjoint, Mike Bens, a déclaré que ce qui se passait en Syrie constituait « un changement de tactique et ses généraux ont souligné que la bataille avec un « Daech » n’était pas terminée. « L’étape suivante » visait ses cellules endormies et ses combattants déployés dans le désert syrien, c’est-à-dire la présence sécuritaire perdurera, afin de gérer les tâches futures des « Forces démocratiques syriennes » (FDS), que le commandant de la direction centrale, Joseph Fotel, a demandé de poursuivre l’armement « après le retrait ».

Mais si tel est le cas, pourquoi les Kurdes devraient-ils appeler les pays européens « à ne pas les abandonner » et pourquoi ils remplissent les médias de cris de peur d’une invasion turque qui a été écartée dans divers scénarios. Trump a renoncé à céder le nord-est à Recep Tayyip Erdogan, et bien que Vladimir Poutine veuille gagner Erdogan, mais la réponse de ses ambitions en est une autre.

En tout état de cause, les craintes des Kurdes ne sont plus les mêmes, ce qui signifie qu’ils ont reçu le message que les « tactiques de changement » américaines seront avec leur participation et non pas à leurs dépens, du moins dans un avenir proche. Bien qu’ils continuent à dialoguer avec Moscou, leur impulsion vers le régime n’est plus la même qu’au cours des deux derniers mois, ce qui explique le message que Bachar al-Assad a souligné dans son dernier discours que les États-Unis ne protègent pas ceux qui parient dessus, et que « vous ne serez protégés que par votre état, et vous ne serez défendus que par votre armée, l’armée arabe syrienne ». Assad ne se trompe peut-être pas dans son évaluation de la protection américaine, mais il se trompe dans l’alternative présentée par « votre État » et « votre armée », car cela n’est plus convaincant, non seulement pour les Kurdes, mais pour tous les Syriens.

Le régime a eu l’occasion de dialoguer avec les Kurdes, qui, s’ils parvenaient à un accord politique avec eux, il aurait pu gagner un point de départ pour rétablir le contrôle des provinces de Raqqa et de Deir Ez-Zor. Il était évident que le dialogue pourrait pas aboutir, même si le régime était théoriquement conforme aux exigences des Kurdes, mais sa reconnaissance semblerait être une concession sans précédent et une avancée dans la démarche d’intransigeance et d’arrogance adoptée depuis le début de la crise. Bien que les Russes comprennent ces exigences et leur besoin d’attirer les Kurdes à ce stade, mais ils n’ont pas exercé de pression sur Assad: tout accord avec les Kurdes traitera nécessairement de questions qui seront traitées ultérieurement lors des discussions de la Commission constitutionnelle, et ceux là, ils ne sont -ou ne sont pas tous- des représentants de “l’Union démocratique – le PKK”, comme c’est le cas avec ceux qui ont engagé des dialogues, maintenant, avec le régime.

Même si le dialogue se poursuit, l’occasion qu’il offre semble avoir été perdue, mais les Américains l’ont déjouée après avoir laissé l’impression qu’ils bénissaient ce dialogue et ne craignaient pas le retour des zones de « FDS » sous le contrôle du régime avec la supervision des russe. À l’approche du retrait, à la fin d’avril, l’approche des États-Unis est en train de changer pour offrir une approche sans risque qui maintiendra l’équation géographique inchangée, qu’elle soit présente ou non. Soudain, les Kurdes des FDS ont reçu un avertissement « américain » selon lequel leur alliance avec la Russie et le régime impliquait de mettre fin à leur l’aide. C’était avant que l’Envoyé spécial, James Jeffrey, ne déclare à la conférence de Munich que les États-Unis refusaient de renvoyer le régime dans le nord-est de la Syrie. Avant que le kurdes n’entende dire Paul Lakamera que la loi américaine interdisait la coopération avec la Russie et le régime d’Assad, les Kurdes étaient formés tant qu’ils restaient partenaires Amérique
À la lumière de cela, les Américains veulent que la région reste entre les mains de FDS et ils ont commencé à se coordonner avec elles le lendemain du retrait. Ils ne sont plus gênés par le fait que les principaux dirigeants de FDS soient du « parti des travailleurs de Kurdistan » (PKK) qualifié de terroriste, Washington lui a donné l’occasion de lutter contre « Daech » pour le purger de cette classification, s’il l’abandonne, il perdra tous ses privilèges militaires et politiques et ne pourra être dédommagé ni avec les russes, ni avec le régime, ni avec l’Iran. Reste la question des garanties de protection que les Américains tentent de fournir par le biais des forces françaises et britanniques et de la possibilité d’intégrer Israël sur la ligne. Mais le plus important, c’est que les Américains se sont rendus compte, également, que la situation kurde dans le nord du pays doit faire l’objet d’une normalisation interne. L’Union démocratique ne représentent pas la majorité des Kurdes syriens, raison pour laquelle le conseiller des forces de la coalition a appelé à des représentants du « Conseil national kurde/CNK ». pour rechercher une réconciliation qui pourrait aboutir à la création d’une nouvelle administration dans laquelle toutes les composantes du nord de la Syrie, tous les Arabes, les Assyriens, les Arméniens et d’autres, seront représentés. Ce n’est pas un projet facile, car le « Parti » et sa branche ont pratiqué de l’oppression flagrante contre les Kurdes qui leur sont opposés, car ils ont été renforcés par la guerre, également, parce que le CNK n’est pas seulement un parti politique, il dispose également de forces « Peshmerga » formées et entraînées au Kurdistan irakien.

On ne sait pas encore comment les Américains organiseront cette réconciliation, ni pour quel but. Cependant, Moscou pressentait une orientation vers la division de la Syrie et a accusé Washington de ne pas respecter les obligations imposées par les résolutions internationales, ce qui nécessite une clarification des intentions des États-Unis. La Russie et ses partenaires dans la formule « Sotchi-Astana », la Turquie et l’Iran, ont continué à ouvrir leurs déclarations en réaffirmant leur attachement à l’unité de la Syrie. Ils ont salué lors de son dernier sommet l’intention des États-Unis de se retirer, estimant que ce retrait ne lui serait pas une opportunité, mais probablement il nuirait les partitions réalisées et en cours. En revanche, les Russes ne peuvent pas affirmer que leurs intentions sont claires quant à la solution politique en Syrie. De nombreux envoyés américains ont fini par dire à leurs interlocuteurs Turcs et de l’Opposition syrienne que le contrôle des Russes, des Iraniens et du régime sur Idleb et le nord-est de la Syrie enterrerait la solution politique, et qu’Ankara s’était intéressée par ses intérêts et ne pouvait apporter aucun changement fondamental à la position de la Russie. Depuis le début de la crise syrienne, les Russes ont travaillé sur l’ambiguïté: il est devenu évident que leur incapacité à révéler leur vision et leur incapacité à forcer le régime à négocier une transition politique systématique et à altérer la composition des délégations, également, la composition de la délégation constitutionnelle de l’opposition, des manoeuvres qui ont ensuite conduit à une perte de temps et d’efforts et par conséquence imposer la solution du fait accompli avec le réhabilitation d’Assad sans aucune concession.

شمال سورية يأتي بـ «دويلة» أو بحلّ سياسي؟

عبدالوهاب بدرخان |

في مؤتمر ميونيخ للأمن وصف وزير الخارجية الفرنسي السياسة الأميركية في شمالي سورية بأنها «لغز»، وحين يأتي ذلك من عضو في التحالف الدولي له هو الآخر قوات على الأرض، فليس فيه أي مبالغة. ذاك أن واشنطن لم تستطع بل لم تسعَ الى جلاء أهدافها، سواء كانت تخطّط لسحب كلّ قواتها من تلك المنطقة أو لإبقاء عدد رمزي من العسكريين والمعدّات للدلالة الى «وجود سياسي» دائم. وما زاد اللغز تعقيداً أن جميع اللاعبين على الأرض السورية لم يتلقّوا أي إيضاحات من الإدارة الأميركية، سواء من «الحلفاء» كالأتراك وخصومهم الأكراد أو من الخصوم والأعداء كالروس والإيرانيين بالإضافة الى النظام السوري، أما الإسرائيليون فيبدو أنهم وحدهم مَن يعرفون «السرّ» ولم يستشكل أي أمر لديهم، كونهم ينسّقون مع الاميركيين والروس في آن.

لكن، مع انتهاء مؤتمر ميونيخ، كان بعض معالم السياسة الأميركية قد اتضح، فالاميركيون لن ينسحبوا لمصلحة أي من الأطراف بل يعتقدون أن «ظلّهم» سيكون كافياً لإبقاء «إقليم شمال سورية» خارج سيطرة روسيا وحلفائها، وربما يستعينون بقوات فرنسية وبريطانية من التحالف سواء لطمأنة الأكراد وحمايتهم أو لحراسة التركة الأميركية نظراً الى أهميتها الاستراتيجية بالنسبة الى ضمانات الحل السياسي في سورية. غير أن الترتيبات التي يدرسها الاميركيون مع الأكراد استفزّت روسيا الى حد اعلان وزيرها سيرغي لافروف أن واشنطن تعمل على تقسيم سورية وإقامة «دويلة» شرقي الفرات.

مع اقتراب نهاية كل وجود جغرافي معروف لتنظيم «الدولة» (داعش) في سورية، استعدّ دونالد ترامب لإعلان «النصر النهائي» وأيضاً للتذكير بأحد أهم أسباب قراره المتّخذ بالانسحاب.

وقبل أن يفعل كان نائبه مايك بنس يقول أن ما يجري في سورية «تغيير في التكتيك، وكان جنرالاته يشيرون الى أن المعركة مع «داعش» لم تنتهِ، فـ «المرحلة التالية» تستهدف خلاياه النائمة ومقاتليه المنتشرين في البادية السورية، أي أن الوجود الاستخباري سيستمرّ لإدارة المهمّات المقبلة لـ «قوات سورية الديموقراطية» (قسد) التي طالب قائد القيادة المركزية جوزف فوتيل بمواصلة تسليحها «بعد الانسحاب».

لكن، إذا كانت الحال كذلك، فلماذا يناشد الأكراد الدول الأوروبية «عدم التخلّي عنهم» ولماذا يملأون الاعلام صراخاً بمخاوفهم من اجتياح تركي بات مستبعداً في مختلف السيناريوات. إذ تراجع ترامب عن تسليم الشمال الشرقي الى رجب طيب اردوغان، ومع أن فلاديمير بوتين راغب في استمالة اردوغان إلا أن استجابة طموحاته مسألة أخرى.

في أي حال، لم تعد مخاوف الأكراد كما كانت، ما يعني أنهم تلقوا ما يفيد بأن «تغيير التكتيك» الاميركي سيكون بمشاركتهم وليس على حسابهم، أقلّه في المدى المنظور. ومع أنهم يواظبون على التحاور مع موسكو إلا أن اندفاعهم نحو النظام لم يعد كما بدا في الشهرين الماضيين، وهذا ما يفسر الرسالة التي خصّهم بها بشار الاسد بقوله في خطابه الأخير أن الولايات المتحدة لا تحمي من يراهنون عليها وأنه «لن يحميكم سوى دولتكم، ولن يدافع عنكم سوى الجيش العربي السوري». قد لا يكون الاسد مخطئاً في تقويمه للحماية الأميركية إلا أنه مخطئ في البديل الذي يعرضه، «دولتكم» و»جيشكم»، لأنه لم يعد مقنعاً، ليس للأكراد فحسب بل لعموم السوريين.

كانت لدى النظام فرصة في الحوار مع الأكراد، فلو توصّل معهم الى اتفاق سياسي لكان كسب نقطة يمكن أن تشكّل مدخلاً لاستعادته السيطرة على محافظتَي الرقة ودير الزور. لم يكن متوقّعاً لهذا الحوار أن ينجح، فحتى لو كان النظام موافقاً نظرياً على المطالب الكردية إلا أن الإقرار بها سيبدو تنازلاً بل سيغدو سابقة واختراقاً في نهج التعنّت والغطرسة الذي اعتمده منذ بداية الأزمة. وعلى رغم تفهّم الروس تلك المطالب وحاجتهم الى اجتذاب الأكراد في هذه المرحلة إلا أنهم لم يضغطوا على الأسد، فأي اتفاق مع الاكراد سيتناول بالضرورة مسائل ستكون موضع تجاذب لاحقاً في مناقشات اللجنة الدستورية، ويُفترض أن هناك ممثلين للأكراد في هذه اللجنة، وهؤلاء ليسوا – أو ليسوا جميعاً – ممثلين لـ «الاتحاد الديموقراطي – العمال الكردستاني» كما هي حال مَن يتحاورون الآن مع النظام.

حتى لو تواصل الحوار فإن الفرصة التي وفّرها تبدو ضائعة، إذ أحبطها الاميركيون بشكل حاسم بعدما كانوا تركوا انطباعاً بأنهم يباركون هذا الحوار ولا يمانعون عودة مناطق «قسد» الى سيطرة النظام وبإشراف روسي. تغيّر التوجه الأميركي مع اقتراب موعد الانسحاب، بنهاية نيسان (ابريل) المقبل، ليطرح مقاربة لا تخلو من المخاطر، وقوامها إبقاء المعادلة الجغرافية على حالها، بوجودهم أو بغيابهم. فجأة تلقى أكراد «قسد» انذاراً اميركياً بأن تحالفهم مع روسيا والنظام يعني وقف المساعدات عنهم. كان ذلك قبل أن يعلن المبعوث الخاص جيمس جيفري في مؤتمر ميونيخ أن اميركا ترفض عودة شمال شرقي سوريا الى النظام، وقبل أن يسمع الأكراد من الجنرال بول لاكاميرا أن القانون الأميركي يحظر التعاون مع روسيا ونظام الأسد، وبالتالي فإن تسليح الأكراد وتدريبهم يستمران طالما بقي هؤلاء شركاء لاميركا.

في ضوء ذلك يريد الاميركيون أن تبقى المنطقة في أيدي «قسد» وقد باشروا التنسيق معها لليوم التالي بعد الانسحاب، ولم يعودوا حرجين بكون القادة الرئيسيين في «قسد» من حزب العمال الكردستاني (بي كي كي)، أو لعلهم يعتبرون ذلك ميزة تعزّز ارتباط هذا الحزب، المصنّف ارهابياَ، بواشنطن التي منحته فرصة محاربة «داعش» لتطهيره من هذا التصنيف، فإذا تخلّت عنه سيفقد كل الامتيازات العسكرية والسياسية ولن يستطيع تعويضها مع الروس ولا مع النظام أو ايران. تبقى مسألة ضمانات الحماية التي يحاول الاميركيون توفيرها عبر قوات فرنسية وبريطانية واحتمال ادخال إسرائيل على الخط. لكن الأهم أن الاميركيين تنبّهوا أيضاً الى أن الوضع الكردي نفسه في الشمال يحتاج الى تطبيع داخلي، إذ أن «الكردستاني» وفرعه «الاتحاد الديموقراطي» لا يمثلان غالبية أكراد سورية، ولذلك دعا مستشار قوات التحالف ممثلين عن «المجلس الوطني الكردي» للبحث في مصالحة تفضي الى انشاء إدارة جديدة تتمثّل فيها مكوّنات الشمال السوري كافةً من عرب وسريان وأرمن وغيرهم. لا تبدو هذه المصالحة مشروعاً سهلاً، لأن «الكردستاني» وفرعه مارسا اضطهاداً قاسياً ضد الأكراد المعارضين لهم وقد زادتهما الحرب تسلّطاً، كذلك لأن «المجلس» لم يعد حزباً سياسياً فحسب بل ان لديه قوات «بيشمركة» جرى اعدادها وتدريبها في كردستان العراق.

ليس واضحاً بعد كيف سيهندس الاميركيون هذه المصالحة، ولا لأي هدف. لكن موسكو استشعرت توجّهاً نحو تقسيم سورية واتهمت واشنطن بانتهاك الالتزامات التي حددتها القرارات الدولية، ما يتطلّب ايضاحاً للنيات الاميركية. وكانت روسيا وشريكتيها في صيغة «سوتشي – استانا»، تركيا وايران، واظبت على افتتاح بياناتها بتأكيد التزامها وحدة سورية، وقد رحّبت في قمتها الأخيرة بعزم الولايات المتحدة على الانسحاب، وها هي تكتشف أن هذا الانسحاب لن يكون فرصة لها بل ربما يفسد المحاصصات التي أجرتها وتجريها. في المقابل لا يستطيع الروس الادعاء بأن نياتهم واضحة بالنسبة الى الحل السياسي في سورية، إذ انتهى مبعوثون اميركيون عديدون الى خلاصة أبلغوها الى محاوريهم من الأتراك والمعارضة السورية، وهي أن سيطرة الروس والإيرانيين والنظام على ادلب وشمال شرقي سورية من شأنها أن تدفن الحل السياسي نهائياً، وأن أنقرة اهتمّت بمصالحها ولم تستطع إحداث أي تغيير جوهري في الموقف الروسي. فمنذ بداية الأزمة السورية يلعب الروس على الغموض، وقد اتضح أن عدم كشف رؤاهم وفشلهم في دفع النظام الى التفاوض على انتقال سياسي منظّم ودأبهم على العبث بتركيبة وفود المعارضة ثم بتركيبة اللجنة الدستورية كانت مناورات لتبديد الوقت والجهد وبالتالي لفرض حلّ الأمر الواقع ببقاء الأسد من دون أي تنازلات.

Advertisements

Pas de zone sûre en Syrie sans transition politique-لا منطقة آمنة في سورية من دون انتقال سياسي


La-veuve-noire

لا منطقة آمنة في سورية من دون انتقال سياسي

عبدالوهاب بدرخان |

يتوازى الإعداد لإقامة منطقة آمنة أو منطقة عازلة في شمال سورية مع تزايد الضربات الإسرائيلية لمواقع إيرانية ولأخرى «مشتركة» مع النظام. وعلى وقع مواجهات وصدامات عسكرية يجري فرز داخل قوات النظام بين الولاء للروس والولاء للإيرانيين وسط توتّر متزايد في منطقة الحدود السورية – العراقية، فيما تبدّل المزاج الشعبي والهدوء النسبي في إدلب بسبب المخاوف من مخاطر سيطرة «هيئة تحرير الشام/ جبهة النصرة سابقاً» وانعكاساتها على معظم المحافظة… كل ذلك لا يعني شيئاً آخر غير أن سورية ليست متجهة بعد الى نهاية قريبة لمحنتها، بل لم يعد واضحاً أبداً كيف ستنتهي، إذ أن انحسار العمليات القتالية الرئيسية وانحسام الوضع الميداني لمصلحة روسيا وايران لم يبلورا فرصاً حقيقية لإنعاش النظام وإعادة تأهيله، بل أطلقا تنافساً جديداً على مناطق النفوذ ازداد حدّةً بفعل الانسحاب الأميركي المزمع وتعاظم الدورَين التركي والإسرائيلي بتنسيق علني أو سرّي مع روسيا.

الفارق معروف بين منطقة آمنة ومنطقة عازلة. الأولى اقترحتها واشنطن على أنقرة مستعيدة عرضاً قدّمته تركيا في 2013 ولم توافق عليه الإدارة الأميركية السابقة بحجة أنها تستدعي حُكماً إقحام حلف الأطلسي وبالتالي تستفزّ روسيا التي لم تكن قد تدخّلت بعد

في سورية.

أما إعادة الفكرة الى الطاولة فتفترض اشرافاً ومشاركة اميركيين في منطقة آمنة يمكن أن يوجد فيها الأتراك بعمق 30 الى 32 كيلومتراً. لكن أين الروس من هذا المشروع؟ يروّج رجب طيب اردوغان أن أنقرة ستعمل مع روسيا وإيران من جهة، مع الاميركيين من جهة أخرى.

ليس مؤكّداً أنه سيتمكّن من جمع هؤلاء الغرماء معاً. لدى موسكو اقتراح ظاهره أقلّ تعقيداً إلا أن تطبيقه قد يكون متعذّراً، إذ تقترح شريطاً حدودياً يتحرك في الأتراك بعمق لا يزيد عن 10 كيلومترات بموجب اتفاق أضنة المبرم عام 1989 بين الحكومتين التركية والسورية. في المقابل يستعيد نظام دمشق مجمل شمال شرقي سورية بالتوافق مع أكراد «قوات سورية الديموقراطية» (قسد).

بالنسبة الى موسكو يوفّر إحياء اتفاق أضنة تغطية قانونية للوجود التركي لئلا تواصل دمشق اعتباره غير شرعي ومنتهكاً للسيادة، كما أنه يوجب على طرفي الاتفاق إنهاء القطيعة بينهما والعمل معاً وعدم قصر تواصلهما على القنوات السرّية. لكن تركيا تعتبر أن أتفاق أضنة لا يزال سارياً ويعطيها حق التصرّف في المنطقة الحدودية «بضمانٍ روسي» نظراً الى عدم أهلية النظام للقيام بما يتوجّب عليه. وقد ردّت دمشق متّهمة أنقرة بانتهاك الاتفاق وبأن تفعيله يتطلّب سحب تركيا أي قوات لها في الشمال والامتناع عن دعم «المجموعات الإرهابية» وتمويلها وتسليحها.

أما الأكراد، وهم الطرف الذي عقّد مشكلة شمال شرقي سورية، فرفضوا «منطقة آمنة تركية» وطالبوا بمنطقة حدودية عازلة يشرف عليها الاميركيون أو قوات فصل تابعة للأمم المتحدة. هذا الاقتراح يبقي حلمهم بـ «دولة» أو «كيان خاص» بهم، ألا أنه يتطلّب استعداداً غير متوفّر لدى المجتمع الدولي لتخصيص جنود وأموال ومعدات على طول 460 كيلومتراً الى أمد غير محدّد.

لن تكون هناك منطقة آمنة إلا بكفالة أميركية – روسية لا تزال مجرد افتراض، كما يُلاحظ، بسبب غياب أي مؤشّرات الى تفاهم بين الدولتين، فهما تتراقبان وتبدوان كما لو أنهما تتقاذفان الأفكار عبر تركيا التي تريدها كلٌّ منهما شريكة لها، لكن بشروطها، ومن دون الأخرى. وكلّما اعتقدت أنقرة أن التوفيق بين شروط الدولتين الكبريين ممكنٌ كلّما لمست أنه قد يقنّن دورها وطموحاتها، وعلى رغم تأكيدها أن ليست لديها أجندة خفية في سورية فإن واشنطن وموسكو تأخذان في الاعتبار ارتياباً عربياً في دور تركيا، سواء لسعيها الى نفوذ دائم في سورية والمنطقة العربية أو لإمعانها المنهجي في «أسلمة» أو بالأحرى «أخونة» الفصائل السورية الموالية لها، كما هي الحال في منطقتي إدلب و«درع الفرات».

في أي حال لن تكون هناك مناطق آمنة ما لم يتم انجاز تسوية قائمة على انتقال سياسي. وقد تبيّن في عديد من المناطق أن إنهاء القتال ليس كافياً لأن ما يسود بعده استتباعٌ مذلٌّ للناس «تشييعٌ» وأسرٌ للسوريين في حاجاتهم البدائية و»شرعنة» لسرقة أملاكهم وتغييرٌ في طبيعة مدنهم وديموغرافيتها، وكلّ ذلك لا يصنع أمناً ولا أماناً. وكان مستهجناً أخيراً ذلك التفاعل الشعبي مع الضربات الجوية والصاروخية التي تنفّذها إسرائيل، ففي شريط صُوّر ليلاً لومضات القذائف من سطح أحد الأبنية كانت تعابير الترحيب الشماتة واضحة.

أدرك سكان الحي الدمشقي أن المواقع المستهدفة هي للإيرانيين والنظام، وإذ كان ردّ فعلهم مسموعاً فإنه لم يكن متخيّلاً في أي زمن أن يكون على هذا النحو، لكنه حصل. ربما لا يجوز تعميمه إلا أنه عيّنة من حزمة نقمات تتقاطع وتتضارب وتعمّ المجتمع السوري حالياً بكل تناقضاته، والأكيد أنها لا تعني تقبّلاً لإسرائيل بما هي عليه كدولة احتلال وإجرام بل رفضاً وكرهاً لمن أوصلوا سورية الى ما هي عليه.

لدى إسرائيل تغطية أميركية وتنسيق واسع مع روسيا. كانت ضرباتها بذريعة الحفاظ على أمنها ولم يعد خافياً أن مهمتها الراهنة تندرج ضمن الاستراتيجية الأميركية ضد ايران، بمعزل عن التوصيف الذي يُعطى لأهدافها، أهي إنهاء الوجود الايراني أو منع تموضعه أو تقليص نفوذه أو إبعاد عناصره (عن الجولان) أو مجرد إزعاجه والحدّ من توسّعاته. ومع أن المواقف الروسية الرسمية تنحصر في التزام «ضمان أمنٍ قوي لإسرائيل» (وهذا موضع توافق ثابت مع اميركا)، إلا أنها لم تشرْ يوماً الى ضمانٍ مساوٍ وموازٍ لأمن الإيرانيين وميليشياتهم على رغم اعتمادها عليهم في العمليات القتالية لـ «قوات النظام» لاستعادة المناطق التي كانت خارج سيطرته. غير أن وتيرة الضربات الإسرائيلية وطبيعتها أظهرتا أن لروسيا مصلحة فيها، أي تلتقي جزئياً مع استراتيجية تقليص النفوذ الإيراني لئلا يشكّل خطراً على جنودها وخبرائها المنتشرين في سورية. لكن تنبغي الإشارة الى أن إسرائيل ليست متبرّعة بمهمة لخدمة مصالح اميركا أو روسيا بل تنتظر أن تسفر الأزمة السورية عن اعتراف بـ «شرعية» احتلال للجولان.

قبل أيام أشار رئيس لجنة الأمن القومي في البرلمان الإيراني حشمت الله فلاحة بيشة الى عدم تفعيل منظومة صواريخ «اس 300» لصد الهجمات الأخيرة على دمشق ومحيطها، ليستخلص أن ثمة تواطؤاً روسياً – إسرائيلياً ضد ايران. وهو بذلك يؤكّد المؤكّد، فالطرفان يعلنان عن اجتماعات التنسيق بينهما، ولم يعد خافياً أن استهداف المواقع الإيرانية يدلّ الى حصول الإسرائيليين على معلومات وإحداثيات دقيقة لا يمكن أن تتوفّر إلا من مصادر خبيرة على الأرض إما من الروس أو من طرف في النظام بعلم قيادته.

شيئاً فشيئاً تفرض التطوّرات على الأرض تغييراً في صيغة العلاقة بين الايرانيين والروس، إذ يوضح نائب وزير الخارجية سيرغي ريابكوف أن روسيا ليست متحالفة مع ايران بل «تعمل» معهم. وفي الشهور الأخيرة بدأ الروس يولون اهتماماً أكبر لتصحيح أوضاع قوات النظام، وزاد اعتمادهم على الفيلق الخامس بقيادة فعلية لضابط روسي وعلنية لرجلهم المفضّل سهيل الحسن الذي عمل معهم على معظم الجبهات وباتت قواته بديلاً من الإيرانيين في أي موقع يرفض الروس وجودهم فيه. وفي الوقت نفسه يعمل الروس على محاصرة بؤر النفوذ التي أنشأها الإيرانيون داخل جيش النظام وأجهزته، ما أدّى الى الاصطدام بالحال الشاذة التي تشكلها الفرقة الرابعة بقيادة ماهر الاسد ومطالبة شقيقه رئيس النظام بحلّها. وفيما تزايدت أخيراً الاحتكاكات بين الفيلق والفرقة، كان لافتاً أن تفجير مفخخات في دمشق واللاذقية لم يُنسب الى «إرهابيين» بل الى أطراف تنتمي الى أحد أجنحة النظام.


syrie-conflit-entre--la-4e-et-5e-divisions

Nouveaux affrontements entre forces loyales à l’Iran et à la Russie

Adnan Ahmad – 30 janvier 2019

Le conflit russo-iranien en Syrie a refait surface par le biais de différends et de conflits entre les deux parties, notamment l’homme de la Russie Souheil al-Hassan, commandant des soi-disant « Forces d’al-Nemer » et Maher al-Assad, le chef de la « quatrième division ».
Selon des sources locales citées par l’agence de presse Anatolie, les affrontements auraient repris entre les deux parties dans la région d’Al-Ghab, dans le gouvernorat de Hama, en Syrie centrale, en raison de la lutte pour des gains matériels et du contrôle des routes et des habitations après leur arrêt, il y a deux jours à la suite d’un accord de cessez-le-feu.

Les sources ont indiqué que la « Quatrième Division » avait pris le contrôle du village de Rassif lors d’affrontements avec les « forces Al Nemer », notant que la division se préparait à prendre d’assaut les villages de Ramléh et Qabr Fedha et de Karim dans la région. Les affrontements n’ont pas immédiatement permis de déterminer l’ampleur des pertes des deux côtés.

La semaine dernière, des affrontements ont opposé les deux camps dans les villages de Chatha, Breidig, Haidariya et Eneb, faisant des dizaines de morts et un grand nombre de blessés.

Les affrontements ont éclaté à la suite d’un différend opposant les deux groupes sur le contrôle du passage des marchandises et le contrôle des maisons abandonnées par la guerre.

« C’est une lutte russo-iranienne pour dominer le régime », a déclaré Mohammad Rachid, porte-parole de « l’Armée Al-Nasr », une des factions de l’Armée Libre. « La Russie ne veut pas de la présence de forces militaires pro-iraniennes aux côtés de l’opposition syrienne.
Rachid a déclaré que la raison de ces affrontements pourrait être due au désir de la Russie d’empêcher la domination de l’Iran sur l’armée du régime, d’autant plus que des milliers de combattants étrangers liés à l’Iran sont présent sur le terrain.

Dans ce contexte, le politologue Ahmed Rahal, analyste politique, a déclaré que l’Iran craignait une nouvelle repositionnement en vue du déplacement de certains acteurs du régime syrien, tels que l’éminent homme d’affaires Rami Makhlouf (cousin de Bachar al-Assad) du fossé iranien au pro-russe.
Il a ajouté que l’explosion survenue dans la place de Hamam à Lattakiéh avait été perpétrée par des pro-iraniens, ainsi que l’attentat à la bombe perpétré à Damas à Adawi, près de l’ambassade de Russie.

Les observateurs estiment que la Russie cherche à repousser les milices iraniennes de la plaine d’al-Ghab pour mettre en œuvre l’accord de Sotchi avec la Turquie et protéger la base de Hameimim pendant que l’Iran aspire à gérer les points de passage.

Les sources ont indiqué que la décision de la Russie de dissoudre la « quatrième division » et la passation de la région de Hama et de la plaine d’al-Ghab au « Cinquième division » sous la supervision de Souheil al-Hassan, avec un emphase russe d’empêcher Maher al-Assad de mener toute action militaire seule dans cette région.

Selon ces sources, la relation entre Maher al-Assad, pro-iranien, et Souheil al-Hassan, pro-russe, est très mauvaise, parce que le premier considère le second comme un rebelle et un disciple de la Russie car il ne reçoit pas d’ordres du ministère de la Défense du régime, ni même du président du régime, Bachar al-Assad. Tandis que des rumeurs laissent entendre que la Russie prépare al-Hassan pour être un successeur potentiel pour Bachar al-Assad, ou du moins pour jouer un rôle majeur soit avec la présence d’Assad, soit avec son départ.

A signaler qu’il y a eu récemment des affrontements entre l’homme de la Russie Ahmad al-Awdah et des forces d’Abu-Saddam Khirbéh pro-Hezbollah dans le sud de la Syrie, qui ont abouti au contrôle des forces d’al-Awdah dans la ville de Bosra al-Cham, dans la province rurale de Daraa al-Charqi.

 

بدأ الخلاف الروسي ــ الإيراني في سورية يطفو على السطح من خلال الخلافات والصراعات بين أتباع الجانبين، وخاصة رجل روسيا سهيل الحسن قائد ما يُسمّى بـ”قوات النمر”، وماهر الأسد قائد “الفرقة الرابعة”، شقيق رئيس النظام، بشار الأسد.

ونقلت وكالة “الأناضول” عن مصادر محلية قولها إن الاشتباكات تجددت بين الجانبين في منطقة الغاب بمحافظة حماة وسط سورية، جراء الصراع على مكاسب مادية وسيطرة على طرق ومنازل، بعد أن توقفت قبل يومين إثر اتفاق على وقف إطلاق النار.

وأوضحت المصادر أن “الفرقة الرابعة” سيطرت على قرية رصيف في اشتباكات أمس مع “قوات النمر”، مشيرة إلى أن الفرقة تستعد لاقتحام قرى رملة وقبر فضة وكريم في المنطقة، ولم يتضح على الفور حجم الخسائر في صفوف الجانبين جراء تجدد الاشتباكات.

وشهد الأسبوع الماضي اشتباكات بين الجانبين في قرى شطحة وبريديج والحيديرية وانب، ما أسفر عن وقوع عشرات القتلى، وعدد كبير من الجرحى.

واندلعت الاشتباكات جراء خلاف بين المجموعتين على التحكم بطرق مرور البضائع والسيطرة على المنازل التي هجرها سكانها جراء الحرب.

ونقلت “الأناضول” عن محمد رشيد، المتحدث باسم “جيش النصر”، أحد فصائل الجيش الحر، أن ما يجري هو صراع روسي إيراني للهيمنة على النظام، موضحاً أن روسيا لا ترغب بوجود قوات عسكرية موالية لإيران على خطوط الجبهة مع المعارضة السورية.

ورأى رشيد أن السبب وراء الاشتباكات ربما يعود إلى رغبة روسيا الحيلولة دون هيمنة إيران على جيش النظام، وخاصة أنها تمتلك آلاف المقاتلين الأجانب على الأرض.

وتشهد العلاقة الإيرانية الروسية في سورية منذ فترة حالة من التوتر، وتجلت في استهداف إسرائيل لمواقع المجموعات التابعة لإيران في سورية بعلم وتسهيل من روسيا، بينما وجهت اتهامات من جانب الموالين لإيران لأوساط في النظام السوري وروسيا بأنهم يقدمون إحداثيات دقيقة لإسرائيل، بهدف استهداف المواقع الإيرانية.

وفي هذا السياق، اعتبر المحلل السياسي العميد أحمد رحال، في تصريح لـ”العربي الجديد” أن إيران تتخوف من عملية إعادة تموضع باتجاه انزياح بعض الشخصيات الفاعلة في النظام السوري مثل رجل الأعمال البارز رامي مخلوف من الخندق الإيراني إلى الموالاة لروسيا.

وأضاف أن التفجير الذي وقع في ساحة الحمام باللاذقية قام به موالون لإيران، وكذلك التفجير الذي حصل في دمشق بمنطقة العدوي والقريب من السفارة الروسية.

ويرى مراقبون أن روسيا تسعى لإبعاد مليشيات إيران من سهل الغاب لتطبيق اتفاق سوتشي مع تركيا وحماية قاعدة حميميم بينما تطمح إيران لإدارة المعابر.

وكانت مصادر ذكرت أن هناك قراراً روسياً بحل “الفرقة الرابعة” وتسليم منطقة حماة وسهل الغاب لـ”الفيلق الخامس” الذي يشرف عليه سهيل الحسن، مع تشديد روسي على منع ماهر الأسد من القيام بأي عمل عسكري منفرد في تلك المنطقة.

وحسب هذه المصادر، فإن العلاقة بين ماهر الأسد، الموالي لإيران وسهيل الحسن الموالي لروسيا سيئة، حيث يعتبر ماهر الأسد الحسن متمرداً وتابعاً لروسيا لأنه لا يتلقى أوامره من وزارة الدفاع التابعة للنظام ولا حتى من رئيس النظام بشار الأسد، في وقت راجت شائعات بأن روسيا تعد الحسن ليكون خليفة محتملاً لبشار الأسد، أو على الأقل أن يكون له دور رئيسي سواء بوجود الأسد أم رحيله.

ولا يقتصر هذا الصراع على منطقة حماة وسهل الغاب، فقد اندلعت مؤخراً اشتباكات بين رجل روسيا في الجنوب السوري أحمد العودة، وقوات أبو صدام خربة التابع لـ”حزب الله” انتهت بسيطرة قوات العودة على مدينة بصرى الشام في ريف محافظة درعا الشرقي.

Un conflit russo-iranien au sein de l’armée du régime dans la campagne de Hama


Syrie-conflit-entre--la-4e-et-5e-divisions.jpg

Un conflit russo-iranien au sein de l’armée du régime dans la campagne de Hama

Amin Al-Assi
24 janvier 2019
Une rivalité russo-iranienne visant à contrôler et à renforcer l’influence dans la campagne occidentale de Hama a commencé à émerger à la surface, avec une nette volonté russe de réduire l’influence iranienne sur la scène syrienne en général. Entre-temps, les deux parties utilisent des bras militaires armés syriens pour cette afrontation, avec la division des forces du régime et des milices locales entre les deux parties, la partie russe, et l’autre liée au garde révolutionnaire iranien, et elle reçoit son soutien et son ordre.

Dans ce contexte, des sources locales ont confirmé que des signes de concurrence pourraient se transformer en affrontements militaires dans la plaine de Al-Ghab entre les parties russe et iranienne cependant, ils ont démenti ce que certains sites de médias ont rapportées sur le déclenchement d’affrontements, mardi dernier, dans le nord -ouest de Hama, où se trouveraient des morts et des blessés, parmi les hommes armés de la « quatrième division » dirigée par Maher al-Assad, frère du président syrien Bachar al-Assad, appartenant aux forces du régime, d’un côté, et la « cinquième division » qui dépend des Russes en Syrie, de l’autre. Les mêmes sources ont indiqué qu’il existait une rivalité entre la bande soutenue par l’Iran et la 5e division, dirigée par le général Murad Khair Beik, pro-russe, pour contrôler cette zone, qui est complètement adjacente à la zone de soudure avec les forces de l’opposition syrienne qui contrôlent le côté de la plaine de Al-Ghab et une grande partie de la campagne nord de Hama. Les sources ont indiqué que la zone sous le contrôle du régime dans la plaine de Al-Ghab comprenait de nombreuses forces, y compris les forces du « Hezbollah » libanais, des milices iraniennes et la défense nationale (Chabbihas), ajoutant que les Russes tentaient d’établir des points d’observation dans la région, renforcés par des hommes armés de la « 5e division d’incursion » et souhaitent supprimer toutes les forces qui ne leur sont pas directement connectées.

Les sources ont souligné que les Chabbiha et les milices iraniennes “vivent de la contrebande actuelle dans les régions du régime vers les zones de l‹opposition et vice versa, et ne veulent pas perdre les points de passage existants et tentent donc de rester dans la région, et c’est ce qui est rejeté par la Russie », expliquant que cette dernière a mis en place de nombreux points d’observation dans la campagne de Hama, dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de Sochi signé avec la partie turque en septembre dernier, qui désamorçait la guerre entre l’opposition et le régime dans le nord-ouest de la Syrie.

Les sources ont indiqué que « la partie russe a récemment mis en place un poste d’observation lui appartenant dans la région de Tleyssié, à l’est de Hama, et renforcée par un camp de la 5e division d’armée, et a également mis en place un point d’observation au sud de la ville de Halfaya, et elle est en trein d’installer un nouvel point d’observation dans la pleine de Al-Ghab. Les sources ont confirmé qu’il n’y avait pas eu d’affrontements entre la 5e division et les milices iraniennes jusqu’à mercredi midi, ajoutant que « les Russes et les Iraniens sont traités avec du mépris les officiers des forces du régime, y compris les hauts gradés, et donc qu’aucun membre des forces du régime ne se rebelle contre les ordres russes ». Les sources ont indiqué que Sulaiman Shahin, commandant de la milice « Hamzah » dirigée par Souheil Hassan », en confirmant les insultes reçues par des officiers du régime et des personnalités occupant des postes élevés dans le gouvernement du régime, lancé par les officiers de la Russie et de l’Iran, leur indiquant que les dirigeants les avaient obligé de les supporter.

(…)

صراع روسي إيراني داخل جيش النظام في ريف حماة

أمين العاصي

24 janvier 2019

بدأت تطفو على السطح نذُر تنافس روسي إيراني للسيطرة وتعزيز النفوذ في ريف حماة الغربي، في ظلّ سعي روسي واضح للتقليل من التأثير الإيراني في المشهد السوري، على وجه العموم. ووسط ذلك، يحرص الطرفان على استخدام أذرع عسكرية سورية للمواجهة، مع انشطار قوات النظام والمليشيات المحلية بين الطرفين، إذ يوالي قسم منها الجانب الروسي، فيما يرتبط آخر بالحرس الثوري الإيراني، ويتلقى الدعم والأمر منه.

وفي هذا الإطار، أكّدت مصادر محلية أنّ هناك بوادر تنافس ربما يتحوّل إلى صدام عسكري في منطقة سهل الغاب بين الجانبين الروسي والإيراني، ولكنها نفت لـ”العربي الجديد” الأنباء التي تناقلتها مواقع إخبارية، عن اندلاع اشتباكات، يوم الثلاثاء الماضي، في ريف حماة الشمالي الغربي، وقع خلالها قتلى ومصابون، بين مسلحي الفرقة الرابعة التي يقودها ماهر الأسد، شقيق رئيس النظام السوري بشار الأسد، والتابعة لقوات النظام من جهة، وبين “الفيلق الخامس” التابع للروس في سورية، من جهة أخرى. وأشارت المصادر ذاتها إلى أنّ هناك تنافساً بين الفرقة المدعومة من الإيرانيين، وبين الفيلق الخامس الذي يقوده اللواء مراد خير بيك الموالي لروسيا، للسيطرة على هذه المنطقة المتاخمة تماماً لمنطقة التماس مع قوات المعارضة السورية التي تسيطر على جانب من سهل الغاب، وقطاع واسع من ريف حماة الشمالي. وأوضحت المصادر أنّ المنطقة التي تقع تحت سيطرة النظام في سهل الغاب تضمّ العديد من القوى، منها قوات تتبع لـ”حزب الله” اللبناني، ومليشيات إيرانية ودفاع وطني (شبيحة)، مضيفةً أنّ الروس يحاولون وضع نقاط مراقبة في المنطقة، معززةً بمسلحين من “الفيلق الخامس اقتحام”، ويريدون إبعاد أي قوات غير مرتبطة بها بشكل مباشر.

وأشارت المصادر إلى أنّ الشبيحة والمليشيات الإيرانية “تعتاش من التهريب الجاري من مناطق النظام إلى مناطق المعارضة وبالعكس، ولا تريد خسارة المعابر الموجودة، ولهذا تحاول البقاء في المنطقة، وهو ما يرفضه الجانب الروسي”، موضحةً أنّ الأخير أقام العديد من نقاط المراقبة في ريف حماة، في سياق تنفيذ اتفاق سوتشي الموقّع مع الجانب التركي، في سبتمبر/أيلول من العام الفائت، والذي نزع فتيل الحرب بين المعارضة والنظام في شمال غربي سورية.

ولفتت المصادر إلى أنّ “الجانب الروسي أقام أخيراً نقطة مراقبة تابعة له في منطقة الطليسية في ريف حماة الشرقي، وحصّنها بمعسكر من مسلحي الفيلق الخامس، كما أقام نقطة مراقبة جنوب بلدة حلفايا، وأخرى في منطقة الصقيلبية، وهو الآن بصدد وضع نقطة مراقبة جديدة في سهل الغاب”. وأكدت المصادر أنه لم تحدث أي اشتباكات بين الفيلق الخامس وبين مليشيات إيرانية، حتى ظهر أمس الأربعاء، مضيفةً أنّ “الروس والإيرانيين يعاملون ضباط بقوات النظام ومنهم برتب عالية، باحتقار شديد، ومن ثمّ ليس بإمكان أحد في قوات النظام التمرّد على الأوامر الروسية على الإطلاق”. وأشارت المصادر إلى أنّ سليمان شاهين، قائد مليشيا “الحمزة”، التابعة لسهيل الحسن “أكد على مواقع التواصل الاجتماعي الإهانات التي يتلقاها ضباط النظام وشخصيات في مناصب عالية في حكومة النظام، من الضباط الروس والإيرانيين، لافتاً إلى أنّ القيادة طالبتهم بتحمّل الإهانة”.

وأكدت المصادر “أنّ الجانب الروسي بصدد تغيير خارطة السيطرة في المنطقة القريبة من نقاط التماس مع قوات المعارضة السورية في ريف حماة”، مضيفةً أنّ “هذا الأمر يتطلّب إبعاد المليشيات المرتبطة بالجانب الإيراني، والتي ربما تُحدث مشاكل في المنطقة. وقالت “روسيا تحاول إقفال المنطقة، ربما استعداداً لمرحلة مقبلة قد يحدث فيها تغيّر سياسي ما”.

وتعتبر منطقة سهل الغاب الممتدة من شمال غربي حماة إلى غربها، من المناطق الهامة في وسط سورية، كونها تربط بين محافظات إدلب واللاذقية وحماة، بل بوابة مهمة إلى الساحل السوري، معقل النظام الأبرز. وهي تضمّ العديد من البلدات أهمها: سلحب، جورين، شطحة، الرصيف، مرداش، عين سليمو، البحصة، حورات عمورين، قبر فضة، الكريم، تمانعة الغاب، والسقيلبية. ويحتفظ النظام بقوات كبيرة في منطقة جورين، حيث يعدّ المعسكر الموجود هناك، والذي يبعد عن مدينة حماة نحو 90 كيلومتراً، من أكثر المعسكرات التابعة للنظام تحصينًا في ريف حماة الغربي، حيث يعتمد عليه في قصف القرى الواقعة تحت سيطرة المعارضة السورية المسلحة في أرياف حماة وإدلب واللاذقية. كما تضمّ منطقة الغاب عشرات القرى والبلدات التي تعدّ الخزان البشري لقوات النظام والشبيحة.

وحاولت فصائل المعارضة السورية المسلحة، خصوصاً في عام 2015 الذي شهد انهيار قوات النظام في شمال غربي سورية، التوغّل في منطقة الغاب وتهديد النظام في معاقله البارزة، لكنها لم تستطع التقدّم كثيراً بسبب تدخّل الروس في الصراع أواخر ذاك العام، ما وضع حداً لتطلّعات المعارضة المسلحة بفتح بوابة الساحل السوري، والتوغّل غرباً باتجاه مدينتي طرطوس واللاذقية.

إلى ذلك، أكّد المحلل العسكري، العقيد مصطفى البكور، أنّ “هناك تنافساً على مناطق النفوذ والمعابر في منطقة الغاب في ريف حماة الغربي بين الفيلق الخامس التابع لروسيا والفرقة الرابعة التابعة لإيران”، مضيفاً في حديث مع “العربي الجديد”، أنه “يبدو أنّ الروس بدأوا ينفّذون اتفاقاً مع الجانب الأميركي يتعلّق بتقليم أظافر إيران في سورية، ولكن التنفيذ بأيد سورية”. وحول أهمية منطقة الغاب في غربي حماة للطرفين المتنافسين، روسيا وإيران، قال البكور “تعتبر منطقة سهل الغاب خطّ فصل بين المناطق المحرّرة والقرى الموالية من الطائفة العلوية بالنسبة للإيرانيين، فيما هي خطّ دفاعي عن محيط قاعدة حميميم الجوية بالنسبة للروس، والسيطرة عليها تؤمّن إبعاداً كافياً للفصائل الثورية عن حميميم، مما يؤدي إلى عدم قدرة الفصائل على استهداف القاعدة الروسية في الساحل السوري”.

ويعتبر “الفيلق الخامس اقتحام” الذي أُعلن عن تشكيله أواخر عام 2016، الذراع البرية للجانب الروسي على الأراضي السورية، حيث تولّت وزارة الدفاع الروسية تشكيله من عسكريين سابقين، وموظفين، ومن عناصر كانوا في صفوف المعارضة السورية، وأجروا “تسوية” مع النظام في مناطق “المصالحات”. وينتشر الفيلق في عموم الأراضي السورية، مثلما تنتشر مليشيات إيرانية، وأخرى محلية مرتبطة بالحرس الثوري الإيراني في المناطق التي تقع تحت سيطرة النظام. ويعتمد الروس على مسلحي “الفيلق الخامس اقتحام” في حماية النقاط الروسية في سورية، خصوصاً في ريف حماة الشمالي، كما تعتمد إيران على المليشيات في بسط نفوذها على مناطق سورية، ولا سيما في ريف دمشق وحمص وحماة وحلب ودير الزور، وفي البادية السورية التي يتنافس عليها الروس والإيرانيون.

Sommet russo-turc à Moscou: Idleb serait-elle livrée contre une zone de sécurité ? – قمة روسية تركية بموسكو: تسليم إدلب مقابل منطقة آمنة؟


123_politique-donnant donnant

Sommet russo-turc à Moscou: Idleb serait-elle livrée contre une zone de sécurité ?

23 janvier 2019
Le président russe Vladimir Poutine rencontrera son homologue turc Recep Tayyip Erdogan à Moscou mercredi, au milieu des estimations que la situation en Syrie, Idleb notamment, prennent le dessus sur l’ordre du jour des pourparlers et complèteront les accords sur la zone démilitarisée conclus par les deux présidents à Sotchi, en septembre dernier.
Avant de se rendre à Moscou, Erdogan a souligné qu’il discuterait avec Poutine des relations bilatérales et de diverses questions régionales et internationales, au premier rang desquelles se trouve la Syrie, notamment la question de la création d’une zone de sécurité dans le nord de la Syrie, soulignant que la Turquie « ne permettra pas l’établissement d’un nouveau marécage contre elle en Syrie ». .Il a également confirmé que la Turquie « a montré sa détermination à travers son initiative sur Idleb »
Dans ce contexte, l’expert du Conseil russe pour les affaires internationales, Kiril Simeonov, a déclaré que la réunion entre Poutine et Erdogan serait dominée par deux dossiers principaux, à savoir la situation à Idleb et Manbej et l’est de l’Euphrate, ainsi que la création d’une zone de sécurité à la frontière syro-turque.
Simeonov a déclaré dans à notre correspondant, que le contrôle de « l’Organisation de Hay’at Tahrir al-Cham » (anciennement al-Nosra) et sa prise d’une grande partie d’Idleb, sera discuté, et « comment Moscou et Ankara respectent les accords de Sotchi, car il est évident que c’est presque impossible ». Cependant, il n’est pas improbable que la Russie accepte le report de l’opération militaire à Idleb pendant un certain temps.
S’agissant de la conclusion d’un accord sur la création d’une zone de sécurité, il a déclaré que « Ankara et Moscou pourraient chercher à élaborer un plan d’action pour la transition d’Idleb ou de sa majeure partie au contrôle du régime syrien, sans que la Turquie ne s’y oppose. En même temps, la Russie n’entravera pas l’établissement d’une zone de sécurité tout au long des frontières turco-syriennes ». « Il n’est pas improbable qu’une telle zone de sécurité soit également établie à Idleb pour protéger les intérêts de la Turquie dans les zones frontalières de cette province ». De son côté, l’agence de presse fédérale russe semi-officielle proche du Krémlin a rapporté que l’initiative du président turc appelait à une large zone sur la frontière syro-turque avec 32 kilomètres de profondeurs, alors que les Kurdes considèrent qu’Erdogan cherche ce plan pour « occuper » de nouvelles zones dans le nord syrien après Afrin.

Selon Dimitry Solonikov, directeur de l’Institut pour le développement de l’État moderne, il existe déjà un risque de répéter le scénario d’Afrin dans le nord de la Syrie, où la zone de sécurité est une occasion pour la Turquie de réaliser ses intérêts géopolitiques.
« Ankara s’intéresse principalement à sa frontière sud, les unités kurdes liées au PKK constituant une menace » a déclaré Solonikov à l’agence de presse fédérale. Il a souligné que «  la situation à la frontière avec Idleb n’est pas calme aussi, où se sont rassemblés des terroristes de tout le territoire syrien ». « Bien entendu, l’initiative d’Erdogan vise principalement à régler les tâches internes des Turcs (en référence à la dissuasion du PKK), et pas seulement à des problèmes de sécurité nationale, et ils comptent sur le soutien de la partie russe ».

(…)

 

قمة روسية تركية بموسكو: تسليم إدلب مقابل منطقة آمنة؟

موسكو ــ رامي القليوبي – 23 يناير 2019

يعقد الرئيس الروسي فلاديمير بوتين، اليوم الأربعاء، في موسكو، لقاء مع نظيره التركي رجب طيب أردوغان، وسط توقعات بأن تتصدر الأوضاع في سورية، وإدلب تحديداً، جدول أعمال المباحثات، استكمالاً للاتفاقات بشأن منطقة منزوعة السلاح التي توصل إليها الرئيسان في سوتشي في سبتمبر/ أيلول الماضي٠

وقبيل توجهه إلى موسكو، أكد أردوغان أنه سيبحث مع بوتين العلاقات الثنائية ومختلف القضايا الإقليمية والدولية، وفي مقدمتها سورية، بما فيها مسألة إقامة منطقة آمنة في الشمال السوري، مشدداً على أن تركيا “لن تسمح بإقامة منطقة آمنة في سورية تتحول إلى مستنقع جديد ضدها“. كما أكد أن تركيا “أظهرت عزمها من خلال المبادرة التي وضعتها بشأن إدلب”٠

وفي هذا الإطار، رجح الخبير بالمجلس الروسي للشؤون الدولية، كيريل سيميونوف، أن اللقاء بين بوتين وأردوغان سيهيمن عليه ملفان رئيسيان، وهما الأوضاع في إدلب ومنبج وشرقي الفرات، وإقامة منطقة آمنة على الحدود السورية التركية٠

وقال سيميونوف، في حديث مع “العربي الجديد”، إنه ستجري مناقشة سيطرة “هيئة تحرير الشام” (النصرة سابقاً) على الجزء الأكبر من إدلب، و”كيفية وفاء موسكو وأنقرة باتفاقات سوتشي، إذ إنه من البديهي أن ذلك بات أمراً شبه مستحيل”. ومع ذلك، لا يستبعد أن تقبل روسيا بتأجيل العملية العسكرية في إدلب لفترة ما٠
وحول واقعية التوصل إلى اتفاق بشأن إقامة منطقة آمنة، رأى أنه “قد تسعى أنقرة وموسكو لوضع خطة عمل لانتقال إدلب أو الجزء الأكبر منها إلى سيطرة النظام السوري، من دون أن تعرقل تركيا ذلك. وفي الوقت نفسه، لن تعرقل روسيا إقامة منطقة آمنة على امتداد الحدود التركية السورية”. وبالنسبة إليه “ليس من المستبعد أن تقام منطقة آمنة كهذه في إدلب أيضاً لضمان مصالح تركيا في المناطق الحدودية من هذه المحافظة”٠من جهتها، ذكّرت “وكالة الأنباء الفيدرالية” شبه الرسمية الروسية والموالية للكرملين، بأن مبادرة الرئيس التركي تقتضي إقامة منطقة آمنة واسعة على الحدود السورية التركية بعرض 32 كيلومتراً، بينما يعتبر الأكراد أن أردوغان يسعى بهذه الخطة لـ”احتلال” مناطق جديدة في الشمال السوري بعد عفرين٠
وبرأي مدير “معهد التنمية الحديثة للدولة”، دميتري سولونيكوف، فإن هناك بالفعل خطر تكرار سيناريو عفرين في الشمال السوري، حيث تشكل المنطقة الآمنة فرصة لتركيا لتحقيق مصالحها الجيوسياسية.
وقال سولونيكوف لـ”وكالة الأنباء الفيدرالية”، إن “أنقرة تقلق بالدرجة الأولى على حدودها الجنوبية، إذ إن وحدات الأكراد ذات الصلة بحزب العمال الكردستاني، تشكل خطراً عليها”. ولفت إلى أن “الوضع في إدلب الحدودية ليس بهادئ أيضاً، حيث تجمع هناك الإرهابيون من كافة الأراضي السورية”. وخلص إلى القول “بالطبع، فإن هذه المبادرة لأردوغان موجهة بالدرجة الأولى لتسوية المهام الداخلية للأتراك (في إشارة لردع حزب العمال الكردستاني)، وليس فقط قضايا الأمن القومي، وهم يعولون في ذلك على دعم الجانب الروسي”٠
ومع ذلك، رجحت الوكالة أن روسيا قد لا تدعم الخطة التركية بشأن المنطقة الآمنة، مشيرة إلى أن “موسكو، على عكس أنقرة، تنحاز لمبادئ استقلال الجمهورية العربية السورية ووحدة أراضيها، المنصوص عليها في إطار عملية أستانة”. وقال سولونيكوف بهذا الخصوص إن “مهمة موسكو هي إعادة كامل أراضي البلاد إلى سيطرة الحكومة الشرعية للجمهورية العربية السورية”، على حد قوله. وتابع قائلاً: “إذا كانت روسيا ستمثل في هذا الحوار طرف دمشق والشعب السوري، فإن تركيا ستمثل مصالحها هي فقط. قد يحدث تنسيق ما لهذه المواقف، لكنه لن يتسنى، على الأرجح، تحقيق تنسيق كامل في جولة واحدة”.
مع العلم أن المسؤولين الأتراك أكدوا مراراً الالتزام بوحدة الأراضي السورية، بما في ذلك قول وزير الخارجية التركي مولود جاووش أوغلو، أول من أمس، إنّ “جميع الجهات لديها أجندة خاصة في سورية، وإنها ليست حريصة مثل تركيا على وحدة الأراضي السورية، وتحقيق الاستقرار والسلام فيها”٠

وكان معاون الرئيس الروسي، يوري أوشاكوف، قد أكد قبل أسبوع أن أردوغان سيقوم بزيارة عمل إلى موسكو في 23 يناير/ كانون الثاني، وسيجري خلالها بحث الوضع في سورية على ضوء نوايا واشنطن سحب قواتها.
بدوره، أكد وزير الخارجية الروسي، سيرغي لافروف، أن لقاء الرئيسين سيتركز على الوفاء بالاتفاقات الروسية – التركية بشأن إدلب، معتبراً في الوقت نفسه أنها “لا تقتضي منح حرية كاملة للإرهابيين الذين يواصلون قصف مواقع للقوات السورية والمواقع المدنية من المنطقة منزوعة السلاح، ويحاولون مهاجمة القاعدة الجوية الروسية في حميميم”. 
يذكر أن بوتين أعلن في ختام لقائه مع أردوغان في سوتشي في 17 سبتمبر/ أيلول الماضي، عن توصلهما إلى اتفاق إقامة منطقة منزوعة السلاح في محافظة إدلب ذات عمق 15 – 20 كيلومتراً على امتداد خط التماس بين المعارضة المسلحة وقوات النظام، اعتباراً من 15 أكتوبر/ تشرين الأول 2018، على أن تتولى مجموعات دورية متحركة تابعة للوحدات التركية والشرطة العسكرية الروسية المراقبة في المنطقة٠

Le retrait des États-Unis modifie les équations dans la région –


coalition-delegation

Le retrait des États-Unis modifie les équations dans la région

Abdul Wahab Badrakhan le 17 janvier 2019

Les responsables arabes qui ont reçu le secrétaire d’État américain ont dû oublier leurs peurs et leurs soupçons pour s’occuper des vieilles-nouvelles idées qu’il avait proposées. Mais la réalité à laquelle ils sont confrontés contredit en grande partie le tableau présenté par Mike Pompeo: tout le monde est d’accord avec lui pour lutter contre le terrorisme et ne le sont plus lorsque Washington s’abstient d’identifier les commanditaires de groupes terroristes. Tous sauf l’Irak manifestent leur solidarité avec les États-Unis dans leur mobilisation contre l’Iran, mais ils ne constituent pas la même approche du danger iranien ni une volonté égale de contribuer à y faire face. Alors que tout le monde est d’accord pour construire un processus politique en tant que solution au conflit au Yémen, mais le suivi de la position américaine qui se caché derrière la position britannique montre que Washington n’inclut pas le Yémen au cœur de sa stratégie anti-iranienne. Tout le monde se félicite de « l’unité de position » et en particulier du maintien de la « cohésion » du Conseil de coopération du Golfe, mais ils sont convaincus que Washington a surmonté la gestion de la crise du Golfe.

(…)

Le retrait va changer beaucoup, le plus important, c’est de ne pas transformer la recette du chaos qui viendrait s’ajoutent au chaos existant, laissant la région aux prises de la Russie, de l’Iran, d’Israël et de la Turquie pour collecter leurs intérêts et leur influence. Chacun de ces pays a déjà prouvé ce qu’il pouvait, et aucun d’entre eux n’est intéressé par la paix et la stabilité tant attendues par les Syriens, les Iraquiens, les Yéménites, les Palestiniens et les Libanais. Alors que ces pays se préparent à une phase de conflit entre eux, cependant, ils vont se heurter à  l’« héritage d’erreurs » des Américains, en particulier s’il laisse le terrorisme « sans appel », laissant l’Irak sous le coup d’une solution laissée à la merci de l’hégémonie des mollahs et des milices et tel qu’on a laissé les syrien de l’intérieur et de la diaspora victimes du régime criminel et tel qu’on a laissé les Palestiniens au remercie des gouvernements dont les membres se démènent pour être plus sauvages les uns plus que les autres. S’il est vrai que quiconque contrôle la Syrie et l’Irak contrôle la carte du Moyen-Orient, il est certain que celui qui abandonne la Syrie à ce moment historique de son épreuve a peut-être combattu « Daech » », sans savoir d’où cet organisation venait et qui l’avait créée, protégée et bénéficié de son terrorisme, ou il le savait et et malgré cela il est décidé de laisser la Syrie à « Daech » et à ceux qui veulent que le terrorisme continue d’être un outil d’influence, et cela s’applique spécifiquement aux régimes syrien et iranien.

(…)

À l’exception de l’exclusion publique du sort du chef du régime syrien, la Russie n’a rejeté aucun des objectifs américains, mais a toujours cherché à négocier “tout ou rien” (la politique de défense de la Syrie, de l’Ukraine et de l’OTAN …), et son emploi lié à la crise syrienne à un accord global, ne lui a jamais été proposé. Avec le retrait des Etats-Unis, les chances de négociation vont diminuer et la Russie aura du mal à trouver une solution politique avec ses partenaires du processus Astana, sans avoir à faire de concessions aux Américains et aux Européens qui n’ont pas répondu à son insistance pour activer le dossier de reconstruction. Malgré les importants intérêts réalisés par Moscou avec les Arabes dans le contexte de la crise, Moscou maintient son alliance avec l’Iran et parie fortement sur une alliance avec la Turquie en échange d’une sphère d’influence en Syrie. Le maintien d’un certain degré de coordination avec Israël pour frapper l’Iran semble être une invitation permanente des États-Unis à ouvrir le marché aux compromis.

(…)

Moscou avait donné son accord de principe à la « zone de sécurité » et son désir de piéger définitivement la Turquie la poussant vers l’axe Russe, et l’éloigner davantage avec Washington sur cette « région », la Turquie a donc préféré ne pas risquer ses relations avec l’OTAN. La franchise entre Vladimir Poutine et Erdogan sera difficile, car les comptes du premier peuvent changer tant que Erdogan essaye de jouer avec lui et Trump en même temps. Idleb sera à nouveau l’essai du rapprochement des deux présidents, d’autant plus que Ankara a laissé «l’organisation Hay’at Tahrir al-Cham / l’ancien Front Nosra» pour étendre son contrôle et s’étendre. C’est la première fois qu’Al-Qaëda est en mesure d’imposer son autorité sur un territoire de la géographie syrienne égal à la taille du Liban, tant que les Turcs le permettent, il leur appartient de changer la situation.

 

الانسحاب الاميركي يغيّر المعادلات في المنطقة

عبدالوهاب بدرخان |

كان على المسؤولين العرب الذين استقبلوا وزير الخارجية الأميركي أن يتناسوا مخاوفهم وشكوكهم ليتعاملوا مع الأفكار القديمة – الجديدة التي جاء بها. غير أن الواقع أمامهم يناقض الى حدّ كبير الصورة التي عرضها مايك بومبيو، فالكلّ يتفق معه على محاربة الإرهاب ولا يتفق معه حين تمتنع واشنطن عن تحديد الدول الراعية للمجموعات الإرهابية. وقد يبدي الجميع، باستثناء العراق، تضامناً مع الولايات المتحدة في التعبئة التي تجريها ضد ايران، إلا أنهم ليسوا على مقاربة واحدة للخطر الإيراني أو على استعداد متساوٍ للمساهمة في مواجهته. وإذ يوافق الجميع على بناء عملية سياسية كحلٍّ لصراع في اليمن إلا أن متابعة الموقف الأميركي المتخفّي وراء الموقف البريطاني تظهر أن واشنطن لا تدرج اليمن في صلب استراتيجيتها المضادة لإيران. كما أن الجميع يرحّب بـ «وحدة الموقف» وبالأخصّ الحفاظ على «تماسك» مجلس التعاون الخليجي لكنهم متيقّنون بأن واشنطن غلّبت إدارة الأزمة الخليجية على حلّها.

يضاف الى كلّ ذلك أن أميركا بادرت الى تغيير المعادلة في سورية، مهما ادّعت العكس، ولا تزال سياسة باراك اوباما هي نفسها سياسة دونالد ترامب، مع تنقيحات طفيفة وسيّئة، فكلاهما صمّم على محاربة الإرهاب، وكلاهما أراد ويريد الانسحاب ليس فقط من سورية بل من المنطقة بعد توزيع الأدوار على اللاعبين الدوليين والاقليميين فيها. وقد أوحت جولتا وزير الخارجية ومستشار الأمن القومي بأن الإدارة الأميركية في صدد تصحيح قرار ترامب لكن مع التأكيد والإصرار على تنفيذه وعلى أن الانسحاب «لن يغيّر شيئاً» وأن ما يُشاع في شأنه هو «من صنع الاعلام» (الأميركي المعادي لترامب)!.. لكن بومبيو نبّه، وبمعزل عن ذلك الاعلام، الى أن «الفوضى» هي ما يملأ أي فراغ تخلفه اميركا، وهذا صحيح. فهو لم يقدّم أي حصيلة لمراجعة تجربتَي أفغانستان والعراق حيث أخفقت الأهداف (إنهاض الدولة وبناء نظام ديموقراطي)، ولا أي حصيلة لاستراتيجية دعم الاحتلال الإسرائيلي في فلسطين حيث أفشل التواطؤ الأميركي – الإسرائيلي، وليس العرب، كل مشاريع السلام.

بلى هناك الكثير الذي سيغيّره الانسحاب والمهم ألّا يتحول وصفة فوضى تضاف الى الفوضى الحاصلة، فيترك المنطقة لاجتهادات روسيا وايران وإسرائيل وتركيا في تحصيل مصالحها ونفوذها. كلٌّ من هذه الدول برهنت سابقاً ما تستطيعه وليست بينها واحدة يمكن أن تكون معنيّة بسلام واستقرار يتطلع إليه السوريون والعراقيون أو اليمنيون والفلسطينيون واللبنانيون. وفيما تستعد هذه الدول لمرحلة صراعات في ما بينها فإنها كيفما استدارت ستصطدم بـ «إرث الأخطاء» الأميركي، خصوصاً إذا تُرك إرهاب «داعش» من دون حسم كما تُرك العراق تحت رحمة هيمنة الملالي وميليشياتهم وكما يُترك سوريو الداخل والشتات ضحايا لنظام اجرامي وكما يُترك الفلسطينيون لمشيئة حكومات يتبارى أعضاؤها على مَن يكون أكثر توحّشاً. وإذا صحّ أن مَن يتحكّم بسورية والعراق يتحكّم بخريطة الشرق الأوسط، فمن المؤكّد أن مَن يتخلّى عن سورية في هذه اللحظة التاريخية من محنتها قد يكون حارب «داعش» ولم يعرف من أين أتى هذا التنظيم ومَن أنشأه وسمّنه واستفاد من ارهابه أو أنه يعرف ومع ذلك فهو مصمّم على ترك سورية لـ «داعش» ولمن يريد للإرهاب أن يستمر فيها كأداة لنفوذه، وهذ ما ينطبق تحديداً على النظامَين السوري والايراني.

تستعدّ روسيا لادارة اللعبة الجديدة وخيوطها، لكن اميركا التي لا تريد مساومات لم تبدِ تعجّلاً للتفاوض معها على ما بعد الانسحاب. كانت كل مشاريع المساومة في شأن سورية قد فشلت، والأسباب معروفة لكن يجدر التذكير بأهمّها وهو أن لا مصالح حيوية تسعى اميركا اليها في سورية. ولذلك فقد تقلّبت منذ التدخّل الروسي في صياغة أهدافها المعلنة، من ضمان «أمن إسرائيل» الى اخراج ايران وتقليص نفوذها وصولاً الى حماية «الحلفاء» الأكراد ولو تطلّب ذلك «ضرب الاقتصاد التركي»، مع الاشارة أحياناً الى أنها مهتمّة بـ «حل سياسي» للأزمة السورية. ليس فقط أن أمن إسرائيل لم يكن مهدّداً، ولا أن التخريب الإيراني توقف بل تعمل طهران حالياً على استثمار نتائجه، ولا أن التحالف الأميركي مع تركيا لم يبدُ فاعلاً أو مفيداً وايجابياً بالنسبة الى سورية والسوريين، بل ان اختلالاته المتواصلة والتقلّبات في واشنطن نفسها (في عهد الادارتَين، السابقة والحالية) انعكست سلباً بإحباطها أي دور عربي أو أوروبي ممكن في سورية.

باستثناء الاستبعاد العلني للبحث في مصير رئيس النظام السوري لم ترفض روسيا أيّاً من الأهداف الأميركية لكنها سعت دائماً الى مساومة على «كل شيء أو لا شيء» (سورية وأوكرانيا والسياسة الدفاعية الأطلسية…)، وربطت توظيفها الأزمة السورية بصفقة شاملة لم تُعرض عليها أبداً. ومع الانسحاب الأميركي تتراجع حظوظ المساومات ولن تجد روسيا صعوبة في طبخ حل سياسي مع شريكيها في مسار استانا، من دون أن تكون مضطرّة لأي تنازلات للاميركيين والأوروبيين الذين لم يستجبوا إلحاحها على تفعيل ملف إعادة الإعمار. وعلى رغم مكاسب كبيرة حقّقتها موسكو مع العرب في سياق الأزمة فإنها تتمسّك بتحالفها مع ايران وتراهن بقوة على تحالف مع تركيا لقاء رقعة نفوذ في سورية. أما محافظتها على درجة معينة من التنسيق مع إسرائيل لضرب ايران فتبدو بمثابة دعوة دائمة الى الولايات المتحدة لفتح البازار للمساومة.

مع ذلك لن يطول الوقت قبل أن يحصل اتصال اميركي – روسي لمناقشة الانسحاب، لأن ما بعده مرتبط بموسكو. لن تكون هناك مساومة ولا صفقة، بل احتكام الى الوقائع على الأرض واضحة. لن تفرض واشنطن شروطاً بل ستعرض سياستها وتترك لموسكو حسم خياراتها في ضوء المستقبل الذي تتصوّره لدورها في سورية: 1) اميركا ستمضي في استراتيجية احتواء ايران وبإمكان روسيا أن تتكيّف معها باحتواء النفوذ الإيراني في سورية إذا أرادت فعلاً انهاء الصراع وصون مصالحها، وبالتزامن ستواصل اميركا من العراق ضرب مواقع «داعش» ومحاولات الميليشيات الموالية لإيران للسيطرة على الحدود مع سورية، وستواصل أيضاً حماية قاعدة التنف جنوباً لمنع الإيرانيين من تهديد الأردن واسرائيل. 2) اميركا ستمضي في الانسحاب ولا تمانع عودة شمال شرقي سورية الى النظام السوري لكن بإشراف روسي مباشر، سواء لضمان حماية الأكراد أو لدعم استمرارهم في محاربة «داعش». 3) اميركا لا تعارض، وكذلك روسيا، انشاء «منطقة آمنة» لإرضاء تركيا شرط عدم احتكاكها بالأكراد ووضع حدٍّ لطموحاتها وأطماعها. 5) اميركا ستستمر على مواقفها من الحل السياسي في سورية وإنْ لم تتدخّل، فإذا استبعدت روسيا أي انتقال سياسي وتمسّكت ببشار الأسد ونظامه فعلى عاتقها المسؤولية والنتائج، لكن اميركا لن تبارك أي دستور عبثي أو انتخابات مزوّرة ولن تساهم في تمويل إعادة الإعمار أو تمنح ضمانات لمشاريعه.

ليس واضحاً كيف يمكن أن تُطبَّق هذه السياسة الأميركية واقعياً «من دون أن تغيّر شيئاً» ولا كيف ستتفاعل روسيا معها فهي لا تخفي تعجّلها، عبر الكرملين وعبر تزكية الخلاف الأميركي – التركي، حصول الانسحاب من سورية ومن دون أن يخلف وقائع على الأرض أو وجوداً رمزياً مزعجاً.

كانت موسكو وافقت مبدئياً على «المنطقة الآمنة» وأرادتها طُعماً يجتذب تركيا نهائياً الى المحور الروسي – الإيراني ويبعدها أكثر فأكثر عن اميركا، لكن أنقرة فضّلت التوافق مع واشنطن على تلك «المنطقة» وبالتالي فضّلت ألّا تجازف بالعلاقة مع الأطلسي. ستكون المصارحة صعبة بيت فلاديمير بوتين ورجب طيب اردوغان، فحسابات الأول قد تتغيّر طالما أن اردوغان يحاول اللعب معه ومع ترامب في آن. إدلب ستكون مجدّداً محك التقارب بين الرئيسين، خصوصاً أن أنقرة تركت «هيئة تحرير الشام/ جبهة النصرة سابقاً» تمدّ سيطرتها وتتوسّع. هذه هي المرة الأولى التي يتوصّل فيها تنظيم «القاعدة»، منذ نشوئه، الى فرض سلطته على رقعة من الجغرافية السورية تساوي مساحة لبنان، وما دام الأتراك سمحوا بذلك فإن تغيير هذا الأمر الواقع يقع على عاتقهم.

* كاتب وصحافي لبناني.

Octobre 2015: Les Kurdes de Syrie envisagent une alliance avec Assad et la Russie à Alep ; أكراد سوريا.. تحالف مع الأسد و روسيا في حلب‎


Il est parfois utile de revenir en arrière pour pouvoir mieux anticiper  l’avenir….
Mais malheureusement, l’être humain a la mémoire courte et reproduit souvent les mêmes erreurs même à court terme…
Un article qui date du mois d’octobre 2015

Et un autre qui date du 5 janvier 2019: Les “Kurdes” oeuvrent vers un accord politique avec Al-Assad, par le biais d’une médiation Russe.

« L’administration dirigée par les Kurdes, qui contrôle la majeure partie du nord de la Syrie, a proposé une feuille de route pour un accord avec Bashar al-Assad et attend la réponse de Moscou », a déclaré Badran à Reuters. La Turquie a condamné hier les déclarations du secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, qui a mis en garde, jeudi, d’exposer les Kurdes de Syrie à quelconque « exécution » par les forces turques, affirmant qu’il s’agissait d’un « manque préoccupant d’informations ».

٠«الأكراد» يسعون إلى اتفاق سياسي مع الأسد بوساطة روسية

 

Les Kurdes de Syrie envisagent une alliance avec Assad et la Russie à Alep – أكراد سوريا.. تحالف مع الأسد و روسيا في حلب‎

Vendredi 23 Octobre 2015
ANALYSE
 
Si la thèse de la bataille d’Alep dans les prochains mois s’inscrit dans la doctrine militaire du « pays utile » adoptée par Damas, celle d’une coalition entre forces progouvernementales appuyées par Moscou et forces kurdes est en revanche plus surprenante.
Lina KENNOUCHE | OLJ10/10/2015
Dans un article publié pour le Washington Institute, « Syria’s Kurds Are Contemplating an Aleppo Alliance with Assad and Russia » (Les Kurdes de Syrie envisagent une alliance avec Assad et la Russie à Alep), Fabrice Balanche, spécialiste de la géographie politique de la Syrie, envisage le scénario d’une alliance entre les troupes loyalistes et les forces kurdes dans l’inéluctable bataille d’Alep.
ethnic-divisions-in-northern-syria---october-2015
The PYD Project of Rojava
the-pyd-project-of-rojava-2015-
Surenchère politique
Selon une source sécuritaire proche du régime, il y a quelques jours, une rencontre secrète s’est tenue entre trois responsables kurdes venus de Qamechli et le directeur du bureau de la Sécurité nationale, le général Ali Mamlouk, pour aborder les conditions de formation d’une coalition entre les forces progouvernementales et leurs alliés, ainsi que les Kurdes. Et elle s’est soldée par un échec. Les deux principales conditions posées par la partie kurde ont entraîné un refus catégorique de Ali Mamlouk, puisque Damas exclut toute livraison de chars d’assaut et d’armements lourds au parti de l’Union démocratique (PYD) et ne veut pas entendre parler d’un projet d’unification des trois cantons de Djazeera, de Kobané et, plus à l’ouest, de Afrin, soit la reconnaissance d’une zone autonome qui s’étendrait du nord-est de la Syrie jusqu’au nord-ouest de l’Irak et la région pétrolière de Kirkouk. Toujours selon la même source, le refus inexorable du régime syrien a conduit ces trois responsables à porter leurs revendications aux Russes au cours d’une rencontre séparée. Or, il n’est pas improbable que le PYD prenne place dans le schéma russe à l’avenir. Cette possibilité de rapprochement russo-kurde a essentiellement été favorisée par l’attitude des Américains qui s’enlisent dans l’immobilisme.
Selon Fabrice Balanche, les États-Unis n’ont aujourd’hui plus rien à offrir aux Kurdes. Alors que Washington attendait des forces kurdes qu’elles s’engagent dans une confrontation avec le groupe État islamique (EI) à Raqqa, ces dernières ont décliné, estimant que l’EI a pu renforcer ses défenses dans cette zone grâce à l’approvisionnement turc en armements et munitions, et que les Américains ne leur offraient aucune garantie de protection. En juin dernier, Saleh Moslem, la tête dirigeante du PYD kurde, a fait savoir qu’ils n’avaient pas l’intention d’engager la bataille de Raqqa. Pour M. Balanche, « les Kurdes se sentent aujourd’hui protégés par les Russes. Ils se sont rendus aux États-Unis pour faire monter les enchères, mais l’administration américaine n’a rien laissé entrevoir. Les Kurdes ont besoin d’un soutien américain qui neutraliserait Ankara, mais Washington ne semble pas en mesure de leur offrir la liaison entre Kobané et Afrin. Ils sont donc allés voir les Russes tout en sachant qu’Ankara ne va pas réagir face aux Russes », puisque les Kurdes restent une carte de dissuasion pour contraindre le président turc à cesser tout soutien à l’État islamique.
Que si le régime d’Assad reste faible…
Mais, en réalité, l’arrière-fond indispensable aujourd’hui pour analyser l’éventualité d’une coalition entre Damas, Moscou et les forces kurdes reste l’évolution des rapports de force sur le terrain dans les mois à venir. Les Kurdes posent des conditions inacceptables pour Damas, qui reste attaché au principe intangible de l’intégrité et de l’unité de l’ensemble du territoire syrien. Sur ce point, le président syrien Bachar el-Assad refuse toute évolution dans la perception du problème. Son équation reste la suivante : stabiliser « le pays utile » pour, dans un second temps, stabiliser l’ensemble du territoire, et, en ce sens, tout projet de partition et autonomiste est honni par le président syrien.
Or, pour Fabrice Balanche, les développements sur le terrain dans les 3 à 6 mois à venir avant le lancement de la bataille d’Alep seront déterminants dans la décision russe de faire appel aux forces kurdes. Selon lui, Assad pourrait se retrouver acculé devant le choix d’accepter un deal avec les Kurdes. « Nous sommes encore dans cette phase de négociations où chaque acteur tente de savoir quels sont les moyens à la disposition de l’autre. Tout dépendra de l’avancée de l’armée syrienne dans les mois à venir, mais surtout de sa capacité à maintenir son contrôle dans les zones reconquises. Les Kurdes sont conscients qu’ils ne pourront concrétiser leur projet que si le régime d’Assad reste faible. Et ils savent également que Poutine peut leur donner ce qu’Assad ne leur donnerait pas », conclut Fabrice Balanche

أكراد سوريا… تحالف مع الأسد وروسيا في حلب
م – 21 أكتوبر, 2015

باريس – فابريس بالانش

تكمن أهداف روسيا الأكثر إلحاحاً في سوريا في الحفاظ على نظام بشار الأسد وتوسيع وجودها العسكري على ساحل البحر المتوسط، على الرغم من التصريحات الروسية المتكررة على خلاف ذلك. وباستطاعة موسكو تحقيق هذه الأهداف حتى لو لم تكن دمشق وحلفاؤها قادرين على استعادة الأراضي خارج معقل العلويين. بيد، إذا أراد فلاديمير بوتين أن يكون وسط رقعة الشطرنج السورية، فسيحتاج عندئذ إلى دفع بيادقه إلى المناطق السورية الداخلية.

وفي هذا الإطار، يمكن لحلب على وجه الخصوص أن تكون هدفه التالي لأن جميع الأطراف الرئيسية في الحرب تتنافس حالياً للسيطرة على المدينة الشمالية الرئيسية. وبالتالي فإن خسارة هذه المدينة ستشكل انتكاسة سياسية واستراتيجية كبرى بالنسبة إلى الأسد، وستضعف نظامه في المفاوضات المقبلة.

وحالياً، لا يزال الجيش السوري يسيطر على ثلث [مدينة] حلب المرتبط ببقية المنطقة التي تسيطر عليها الحكومة من خلال طريق ضيق. إلا أن هذا الممر يضيق أكثر فأكثر من جراء عمليات تنظيم «الدولة الإسلامية في العراق والشام» («داعش»)/«الدولة الإسلامية» شرقاً و«جبهة النصرة» – ذراع تنظيم «القاعدة» – غرباً. من هنا، من أجل الفوز في المعركة على حلب، سيحتاج الأسد إلى التعاون مع «حزب الاتحاد الديمقراطي» – النسخة السورية من «حزب العمال الكردستاني» التركي.

ويحرص «حزب الاتحاد الديمقراطي» على ربط الكانتونات الخاصة به في جميع أنحاء كوباني وعفرين، وفتح ممر لحي “الشيخ مقصود” – المنطقة الكردية في حلب. وقد أشارت مقابلة أجراها موقع “المونيتور” مع زعيم «حزب الاتحاد الديمقراطي» صالح مسلم إلى أن الحزب ربما يسعى لعقد تحالف استراتيجي مع الأسد وروسيا من أجل تحقيق هذا الهدف.

ساحة المعركة المعقدة في حلب

حلب هي مدينة مقسمة على أساس طائفي واجتماعي. فعندما اندلعت الحرب، كان أكثر من ثلثي سكانها الذين يبلغ عددهم 2.5 مليون نسمة من العرب السنة، يليهم الأكراد (20-25 في المائة، وتم تعريب العديد منهم) والمسيحيين (10 في المائة، نصفهم تقريباً من الأرمن). كما وضمت المدينة مجتمعاً صغيراً من التركمان الذين ينتمون إلى منطقة أعزاز، فضلاً عن عشرات الآلاف من العلويين، وهم بشكل رئيسي من موظفي الخدمة المدنية والعسكريين من المنطقة الساحلية.

لكن الانقسام الرئيس في حلب هو اجتماعي وليس طائفي – بين السكان الحضر والريفيين، ويعني ذلك جزئياً بين الأغنياء والفقراء. وقد سكن المحافظات الغربية سكان المدن لعدة أجيال، في حين أن الأحياء الشرقية والمنطقة الكردية هي عبارة عن مستوطنات غير رسمية تستضيف سكان الريف. وبالتالي فإن السكان الحضر الأصليين يحتقرون سكان الريف الذين جاؤوا للاستقرار في تلك المناطق، متهمين إياهم بمحاولة تحويل المدينة إلى ريف، الأمر الذي قد يدمر حلب فعلياً من وجهة نظرهم.

أما بالنسبة للريفيين فإن التضامن العشائري في المناطق الشرقية والشمالية لا يزال قوياً كما كان في الريف. كما أن السلطات المحلية فوّضت أيضاً قوة من الشرطة للعشائر التي عانت من خسائر فادحة عندما حاصر الثوار حلب في تموز/ يوليو 2012 (مثل عشيرة آل بري). وفي الوقت نفسه، وجد الثوار من الريف مقراً جيداً في المستوطنات غير الرسمية في المنطقة الشرقية، ولكنهم اشتبكوا مع الميليشيات الكردية في “الشيخ مقصود”، وواجهوا العداء من المناطق الرسمية والغنية التي دعمت الجيش السوري ضد الغزو الريفي.

أما خارج حلب، فإن التقسيم الرئيسي في المناطق الريفية في شمال غرب سوريا يكمن ما بين العرب والأكراد. فقد كانت الأقليات الدينية غائبة تقريباً عن هذه المنطقة قبل الحرب، وفي الوقت الحالي تبرز أربعة تجمعات شيعية فقط (الفوعة وكفريا والزهراء ونبل، وجميعها محاطة بالثوار)، ومجموعة صغيرة من الطائفة الدرزية في جبل السماق (التي تتوارى عن الانظار)، وقرية اليعقوبية المسيحية (التي تم التخلي عنها حالياً). أما بالنسبة إلى منطقتي عفرين وكوباني فهما كرديتين بالكامل، وهناك العديد من القرى الكردية بين هذين الحصنين (على الرغم من أن غالبيتها أُعطيت أسماءً عربية خلال حقبة التعريب البعثية، مثل القرى التركية حول أعزاز).

وفي الأشهر الأولى للثورة، خسر النظام السيطرة على معظم شمال غرب البلاد، ولا يزال سكان هذه المنطقة معادين للأسد باستثناء الجيوب الشيعية والمسيحية. إذ تمكنت قوات النظام من الحفاظ على بعض المدن الاستراتيجية (إدلب وجسر الشغور وأريحا) حتى ربيع 2015 وذلك بفضل الحشودات العسكرية الثقيلة والانشقاقات في صفوف المعارضة. ولكن بمجرد اتحاد مختلف الفصائل الثائرة في إطار «جيش الفتح»، لم يعد الأسد قادراً على السيطرة على المدن في محافظة إدلب، بينما أصبحت حلب الآن محاطة بالكامل تقريباً.

تحالف كردي؟

نظراً إلى البيئة المعادية في شمال غرب البلاد، اختار الأسد خيار الأرض المحروقة للتغلب على التمرد. ويهدف قصف مناطق الثوار في حلب إلى تخويف المدنيين لدفعهم إلى عزل المقاتلين، لكي يمكن إخراجهم من المنطقة كما تم في حمص. ومع مرور الوقت، انخفض عدد السكان في المناطق الشرقية من المدينة من أكثر من مليون شخص إلى عشرات الآلاف. بيد، فشلت هذه الاستراتيجية القائمة على مكافحة التمرد من خلال القصف والطرد لأن الثوار قد استولوا على كافة المدن الصغيرة المحيطة بها في محافظة إدلب وهم الآن يشكلون تهديداً خطراً على الجيش السوري في حلب.

وقد اضطر الجيش أيضاً قتال قوات تنظيم «الدولة الإسلامية» التي تهدد اتصالاته البرية والجوية. فقد كان مطار “كويرس” العسكري تحت الحصار لفترة دامت شهور وقد يلقى المصير نفسه الذي لقيه مطاري “أبو الظهور” و”الطبقة”، حيث ذبح مقاتلو «داعش» أفراد من العسكريين العلويين ونشروا لقطات من أعمالهم على نطاق واسع على شبكة الإنترنت.

لذلك، فإن إحدى أولويات الضربات الجوية الروسية المستمرة من المرجح أن تتجلى في دعم قوات الأسد للتخفيف عن هذه القاعدة من خلال ضرب تنظيم «داعش» بشكل مباشر. وهذا من شأنه أيضاً تبرير التدخل بشكل عام، وهو الذي صورته موسكو علناً على أنه عبارة عن حملة لمكافحة الإرهاب تستهدف تنظيم «الدولة الإسلامية». بيد، قد ينغمس بوتين بصورة أكبر في منطقة حلب، وتقوم قواته بضرب «جبهة النصرة» و «أحرار الشام»، وهما ركنا «جيش الفتح» المدعومان من المملكة العربية السعودية وقطر وتركيا.

وقد يكون ذلك كافياً لفرض بعض الخطوط الحمراء الجديدة على الثوار: على سبيل المثال، “وقف جميع الهجمات على الأجزاء التي يسيطر عليها النظام في حلب وإلا”. لكن إستعادة السيطرة على المدينة بأكملها ومحيطها تتطلب إغلاق الحدود التركية لوقف تلقي الثوار الدعم اللوجستي. وبالتالي، يمكن أن يُعهد بهذه المهمة إلى الأكراد الذين ربطوا جيوبهم الحدودية الشرقية في إطار أراضٍ يسمونها “روج آفا”.

ويقيناً، أن تركيا قد أخبرت «حزب الاتحاد الديمقراطي» بأنه لا يمكنه توسيع هذه المنطقة بصورة أكثر غرباً من كوباني، في إطار ما يبدو أنه استبعاد للخطوة لبناء صلة مع عفرين. وبالتالي فإن أي هجوم كردي من هذا القبيل من شأنه أن يضع حداً للاتفاق الاستراتيجي لـ «حزب الاتحاد الديمقراطي» مع الولايات المتحدة التي لا تريد أن يستولي الحزب على جرابلس وأعزاز. مع ذلك، فمن الصعب تصور التزام الأكراد السوريين بالوضع الراهن في منطقة حلب إلى أجل غير مسمى. إذ يعتقد الكثير منهم أنهم في لحظة تاريخية وهم عازمون على اغتنام الفرصة لبناء دولة من خلال توحيد جميع الأراضي الكردية السورية. وبما أنهم يعتبرون المنطقة الواقعة بين عفرين وكوباني على أنها منطقة كردية تاريخياً، فهم يؤمنون أنه يجب ضمها إلى “روج آفا”.

إن التصريحات الأخيرة لزعيم «حزب الاتحاد الديمقراطي» لا تعيد تكرار هذه الأهداف الكردية فحسب، بل تشير أيضاً إلى أن الحزب على استعداد للتحالف مع النظام والقوات الروسية من أجل تحقيقها. فكما قال لموقع “المونيتور”: “سنقاتل جنباً إلى جنب مع كل من يحارب «داعش»”. ومرة أخرى، منعت تركيا «حزب الاتحاد الديمقراطي» من التقدم نحو غرب كوباني كما لو كانت أراضي تابعة لـ تنظيم «الدولة الإسلامية»، كما أن المشروع التركي لإقامة منطقة عازلة في هذه الأراضي يتداخل مع مشروع “روج آفا” الكردي. لكن صالح مسلم يشكك في فعالية هذا الحظر بقوله: “إذا حاولت تركيا التدخل، فسيقومون بذلك. إذ تربط روسيا بسوريا اتفاقية دفاع مشترك. وسيمنعون التدخل التركي ليس للدفاع عنا [الأكراد] بل للدفاع عن الحدود السورية.”

وفي الوقت نفسه، في 27 أيلول/ سبتمبر قامت قوات «حزب الاتحاد الديمقراطي» من حي “الشيخ مقصود” بقطع الطريق الوحيد الذي يربط حلب بتركيا والذي يمر عبر أعزاز. والأسئلة التي تطرح نفسها هنا، هل يسعى الحزب لفتح الطريق إلى عفرين، وهل سيتعاون مع النظام للقيام بذلك؟ وبالفعل، إن القوات الكردية قد ساعدت الجيش السوري و «حزب الله» على جبهتين، وتمثل ذلك بـ : محاصرة قوات الثوار في شرق حلب وإنقاذ بلدتي نبل وزهراء الشيعيتين المحاصرتين.

ويتفاوض «حزب الله» حالياً مع المعارضة على إخلاء القريتان الشيعيتان الأخرتان في المنطقة (كفريا و الفوعة) مقابل إطلاق سراح المقاتلين من الثوار. كما يتم العمل بوقف إطلاق النار، إلى جانب رحيل حوالي 10 آلاف مدني من المنطقة. وبعد اكتمال هذه العملية، سيمتلك «حزب الله» مطلق اليدين للمساعدة في نبل وزهراء.

وعلى نطاق أوسع، إن حالة عدم اليقين السياسي في تركيا التي تلوح في الأفق والوجود الروسي المتوسع في سوريا قد يدفعان بالأكراد إلى المقامرة على اتخاذ هذه الخطوة، وربما يقومون بذلك مدفوعين من موسكو. وفي هذا السيناريو، سيكون الكرملين – وليس واشنطن – محاور أنقرة الذي لا غنى عنه، لكبح الطموحات الكردية. أما بالنسبة للأسد، فهو يعلم بأن شرعيته كرئيس لسوريا لا تعتمد على السيطرة على دمشق فحسب، بل على حلب أيضاً، لأن سوريا المعاصرة بُنيت على اتحاد هاتان المدينتان داخل نفس الدولة.

المحصلة

أمام القادة الغربيين خيارين للرد على تدخل روسيا والموجات المصاحبة له: إما أن يقفوا مكتوفي الأيدي ويصلّوا لأن تصبح سوريا – أفغانستان بوتين، أو أن يلعبوا وفق قواعد بوتين ويضمنوا مكانهم الخاص في تشكيل عملية السلام السورية في المستقبل. وفي كلتا الحالتين، لا بد لهم من الاعتراف بأن «حزب الاتحاد الديمقراطي» لن يتردد في التحالف مع روسيا والأسد إذا كان هذا هو السبيل الوحيد لحصوله على إقليم متواصل في الشمال.

لقد قيل للأكراد السوريين مراراً وتكراراً إن الغرب لن يسمح لهم بالحصول على المزيد من الأراضي، وأنهم يخشون هجوماً محتملاً معادياً للأكراد مدعوماً من تركيا. لذا، فهم ينظرون حالياً إلى التدخل الروسي بشكل إيجابي. وقد لا تكون موسكو قادرة على مساعدة الأسد في إستعادة السيطرة على الشمال بأكمله، ولكنها بالتأكيد قادرة على منع الثوار العرب السنة من تهديد عملية توسيع “روج آفا” الكردية.

ووفقاً لذلك، تواجه الولايات المتحدة وشركاؤها قراراً صعباً: إما الحفاظ على الحظر المفروض على التوسع الكردي أو دعم مساعي «حزب الاتحاد الديمقراطي» لضم عفرين إلى كوباني. من شأن هذا المسار الأخير أن يساعد على إضعاف تنظيم «الدولة الإسلامية» بوقف قدرته على الوصول إلى تركيا. بالإضافة إلى ذلك، فإن الأكراد هم القوة الوحيدة على الأرض التي ستدعم الجهود الغربية ضد تنظيم «داعش»، لذلك فإن إبقائهم في المعسكر الأمريكي يبدو أساسياً في هذا الوضع.

* معهد واشنطن

%d bloggers like this: