Rapport du Pentagone: Voici comment Trump a contribué à donner une nouvelle vie à Daech (ISIS)


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Rapport du Pentagone: Voici comment Trump a contribué à donner une nouvelle vie à Daech (ISIS)

9 août 2019

Un rapport du Pentagone a blâmé le président Donald Trump pour le redéploiement des militants de l’Etat islamique en Syrie et en Irak.

Le rapport trimestriel, présenté au Congrès américain, indiquait que la décision de Trump de retirer les troupes américaines de la Syrie et de négliger le travail diplomatique avec le gouvernement de Bagdad avait aidé Daech à se regrouper sans le vouloir dans les deux pays.

« L’Etat islamique a poursuivi sa transformation de force de propriétaires terriens en une insurrection en Syrie et a intensifié son insurrection en Irak », indique le rapport, bien que Trump ait déclaré au Wall Street Journal que « l’organisation a été vaincue et le califat s’est effondré ».

Des responsables et des experts politiques et militaires ont à plusieurs reprises averti qu’un retrait américain rapide de la Syrie permettrait à l’EI de se regrouper après les terribles défaites militaire et économique de la coalition dirigée par les États-Unis.

Le rapport du Pentagone indiquait explicitement que la réduction des forces américaines en Syrie, annoncée par Trump à la fin de l’année dernière, avait contribué à l’instabilité dans la région.

Selon le rapport, le retrait qui a conduit à la démission du secrétaire à la Défense Jim Matisse a laissé les partenaires américains dans un dilemme sans la formation ou le soutien dont ils avaient besoin pour faire face à l’Etat islamique En Irak, les forces de sécurité n’avaient pas l’équipement nécessaire pour combattre l’organisation terroriste pendant de longues périodes.

Selon le Pentagone, l’EI, compte entre 14 à 18 000 intégristes, procède actuellement à des assassinats et à des attentats-suicides, a tendu des embuscades et guidé l’incendie des cultures en Syrie et en Irak, contrairement à leurs activités antérieures dans les deux pays qui avaient débuté en 2014 dans le but de saisir des terres et de gagner de nouveaux espaces.

Le rapport a averti que l’État islamique avait retrouvé une source de revenus en faisant chanter des civils dans les deux pays: enlèvements contre rançon et gagner de l’argent grâce à des contrats de reconstruction, un moyen décentralisé de collecter des fonds, contrairement au système détaillé de taxation et de revenus utilisé par l’État islamique pendant son contrôle de territoire, il est difficile de suivre les revenus actuellement.

Le camp d’Al-Houl, qui abrite des milliers de personnes déplacées à al-Hasakah, dans le nord-est de la Syrie, est un lieu idéal pour recruter de nouveaux membres au sein de l’Etat islamique, où les forces gouvernementales ne semblent pas en mesure de protéger la région des insurgés. La propagande de l’Etat islamique a ouvert la porte aux activités de l’Etat islamique.

Selon Brett McGurk, ancien envoyé spécial du président de la Coalition internationale contre l’Etat islamique, qui a servi sous les présidents George W. Bush, Barack Obama et Trump, la décision de l’administration de concentrer son attention sur l’Iran a réduit sa capacité à contrer efficacement l’Etat islamique en Syrie et en Irak.

McGurk a démissionné après que Trump eut annoncé le retrait de ses troupes de Syrie. Dans un article publié en janvier, il avait averti que « la politique du président dans la région donnerait une nouvelle vie à Daech et aux autres ennemis des États-Unis », et que cette décision « accélérerait le chaos et créerait un environnement propice à la montée d’extrémistes”. Le rapport du Pentagone a confirmé que cela se passait sur le terrain.

Les États-Unis n’ont plus qu’environ 1 000 soldats en Syrie, dans le cadre de diverses missions, dont la plus importante consiste à réduire l’influence de l’EI, à soutenir les forces locales qui le combattent, et lutte contre l’influence iranienne et à surveiller les mouvements des forces gouvernementales syriennes.

Selon le rapport, la décision de retirer du personnel non affecté aux secours a également réduit l’influence diplomatique américaine dans le pays et, selon le département d’État, réduit la capacité des organisations humanitaires à fournir un soutien aux personnes dans le besoin.

Source: Sky News Arabia

تقرير للبنتاغون: هكذا ساهم ترامب بمنح حياة جديدة لداعش

حمّل تقرير صادر عن وزارة الدفاع الأميركية (بنتاغون)، الرئيس دونالد ترامب، مسؤولية إعادة انتشار مسلحي تنظيم “داعش” في مناطق عدة من سوريا والعراق.

واعتبر التقرير الربع سنوي للبنتاغون، الذي عرض على الكونغرس الأميركي، أن قرار ترامب بسحب قوات أميركية من سوريا، فضلا عن إهمال العمل الدبلوماسي مع حكومة بغداد، ساعدا “داعش” دون قصد على تنظيم صفوفه مرة أخرى في البلدين.

وأوضح التقرير أن “تنظيم داعش واصل تحوله من قوة مالكة للأراضي إلى تمرد في سوريا، وكثف تمرده في العراق”، رغم أن ترامب قال لصحيفة “وول ستريت جورنال” إن “التنظيم هُزم والخلافة انهارت”.

وكان مسؤولون وخبراء سياسيون وعسكريون، حذروا مرارا من أن الانسحاب الأميركي السريع من سوريا سيمكن “داعش” من إعادة تنظيم صفوفه، بعد تلقيه هزائم عسكرية واقتصادية ساحقة من قبل التحالف الذي تقوده الولايات المتحدة.

كما ذكر تقرير البنتاغون بشكل صريح، أن تخفيض عدد القوات الأميركية في سوريا، الذي أعلنه ترامب في نهاية العام الماضي، ساهم في خلق حالة من عدم الاستقرار في المنطقة.

وحسب التقرير، ترك الانسحاب الذي أدى إلى استقالة وزير الدفاع جيم ماتيس، شركاء الولايات المتحدة السوريين في مأزق، دون تدريب أو دعم كانوا يحتاجون إليه لمواجهة “داعش”، وفي العراق تفتقر قوات الأمن إلى التجهيزات اللازمة لمحاربة التنظيم الإرهابي لفترات طويلة.

ويقدر البنتاغون أن تنظيم “داعش” يضم ما بين 14 و18 ألف مسلح، ينفذون الآن عمليات اغتيال وهجمات انتحارية، وينصبون الكمائن ويدبرون حرق المحاصيل في سوريا والعراق، بخلاف نشاطهم السابق في البلدين الذي بدأ عام 2014 بهدف الاستيلاء على الأراضي وكسب مساحات جديدة.

وحذر التقرير من أن “داعش” وجد مصدرا للعائدات مرة أخرى، عن طريق ابتزاز المدنيين في البلدين، وعمليات الاختطاف للحصول على فدية، وجني الأموال من عقود إعادة البناء، وهذه الطريقة اللامركزية لجمع المال، على عكس نظام الضرائب والإيرادات المفصل الذي استخدمه “داعش” خلال فترة قوته، تجعل من الصعب تتبع الدخل.

ويرى التقرير أن مخيم الهول الذي يضم آلاف من النازحين في الحسكة شمال شرقي سوريا، يعد مكانا مثاليا لتجنيد أعضاء جدد في “داعش”، حيث لا تبدو القوات الحكومية قادرة على حماية المنطقة من المسلحين، كما أن قلة الدعم الأميركي للحفاظ على ظروف آمنة أو مواجهة دعاية “داعش” فتح الباب أمام أنشطة التنظيم.

ووفقا لبريت ماكغورك، المبعوث الرئاسي الخاص السابق للتحالف الدولي ضد “داعش” الذي خدم في عهد الرؤساء جورج بوش الابن وباراك أوباما وترامب، فإن قرار إدارة الأخير بتركيز اهتمامها على إيران قلل من قدرتها على مواجهة “داعش” بشكل فعال في سوريا والعراق.

واستقال ماكغورك من منصبه بعد أن أعلن ترامب سحب قواته من سوريا، وفي مقال نشره في يناير، حذر من أن “سياسات الرئيس في المنطقة ستوفر حياة جديدة لداعش وغيرهم من أعداء الولايات المتحدة”، وأن القرار “سيعجل بالفوضى ويخلق بيئة لعلو نجم المتطرفين”، وهو ما أكد تقرير البنتاغون إنه يحدث على الأرض.

وبات لدى الولايات المتحدة نحو ألف جندي فقط في سوريا، في مهام مختلفة أهمها كبح نفوذ “داعش” ودعم القوات المحلية التي تقاتله، فضلا عن مواجهة النفوذ الإيراني ومراقبة تحركات القوات الحكومية السورية.

كما أدى قرار سحب الموظفين غير الطارئين من العراق، حسب التقرير، إلى تقليل النفوذ الدبلوماسي الأميركي هناك، ووفقا لوزارة الخارجية، قلل ذلك من قدرة المنظمات الإنسانية على تقديم الدعم للمحتاجين.

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Deir Ez-Zor : « Les lionceaux du califat » se réveillent!


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Deir Ez-Zor : « Les lionceaux du califat » se réveillent!

Reham Mansour Mercredi 10/07/2019

Sur la route entre la ville d’Al-Chuhail dans la banlieue nord de Deir Ez-Zor et le champ pétrolifère, un engin explosif a tué Omar, 15 ans et Saïd, 17 ans, alors qu’ils tentaient de les planter sur la route empruntée par des patrouilles américaines.

Les lionceaux !

Les deux amis, Omar et Saïd, ont adhéré depuis qu’ils étaient encore enfants à l’organisation de « l’État islamique » et ont rejoint leurs camps pendant son contrôle de Deir Ez-Zor. Après le siège de leur région par la Coalition internationale et les Forces démocratiques syriennes/FDS, ils sont partis et ont procédé à la « réconciliation » formelle habituelle, ils ont ensuite été complètement négligée en raison de leur jeune âge.

Ceci n’est pas un cas isolé ou unique, si nous apprenons que 4 cousins de Omar ont été tué auparavant alors qu’ils combattaient dans les rangs de l’Etat islamique; Abdallah 16 ans, a été tué près de la frontière irako-syrienne et sa mère est décédée après un choc suite à la mort de son fils. Son frère Abdul Rahman, âgé de 14 ans, a été tué alors qu’il exécuté une opération de suicide à la voiture piégée à Mossoul, en Irak. Le troisième frère, Mohammed, 13 ans, a été tué dans la ville de Bassira une fois libéré de l’emprise de « Daech ». Un de leur proche, Houdhayfah, 6 ans, a été tué à la suite de l’explosion d’un engin explosif.

Les enfants ont ouvert les yeux sur le monde et se sont retrouvés dans l’environnement de « Daech », et dans un environnement familial très favorable à l’organisation ou dans le cadre éducatif rigide imposé à un grand nombre d’enfants soldats. Ces enfants étaient systématiquement préparés à être la graine de l’organisation qui pourrait assurer son émergence.

Gestion de la brutalité… et son entretien

Depuis le début « Daech » s’est intéressé et a attiré davantage d’enfants dans ses rangs en raison du manque « d’éléments humains croyants » et de personnel administratif organisé, ainsi que pour remplacer ceux qui sont tués à cause de « meurtres constants », de la mise à nu d’anciens dirigeants et du besoin de cadres qui seraient inconnus, de manière à assurer la transmission de ses idées et de son héritage d’une génération à l’autre, et à rapprocher les familles des enfants de tous les conscrits pour les organiser, selon l’auteur de «la gestion de la brutalité».

Dans les zones de contrôle de l’ancienne organisation, des enfants âgés de 7 à 14 ans ont été recrutés pour semer facilement la «foi» en eux, sans méfiance, à l’origine dans des communautés à tendance religieuse.

Le recrutement d’enfants était précédé par des activités pour les« divertir » avant de leur proposer de faire l’allégeance au « calife », tout en présentant l’acte comme un espoir difficile à gagner. L’organisation a maîtrisé la création d’incitations étranges, telles que la diffusion délibérée du nom de ceux qui sont acceptés de porter l’allégeance.

Le processus de transformation des enfants en «moujahidines» se déroulait dans des camps pendant 15 jours, au cours desquels les principes de la foi islamique ont été codifiés conformément au point de vue de l’organisation, au cours duquel leur monarchie potentielle et individuelle a été examinée. Celui qui était apte à l’entraînement militaire, était transféré dans des camps d’entraînement au combat et prenait les armes pendant 40 jours avant d’être jeté dans les divers domaines du « travail ». Certaines personnes qui ont été soumises à ces camps affirment que les enfants subissaient un stress extrême allant jusqu’à la torture physique et psychologique, pour les rendre plus sauvages et plus agressifs et pour connaître leurs différentes capacités à supporter.

Nombre croissant

Selon le dernier rapport des Nations Unies, « Da’ech » a recruté environ 3 500 enfants. Le rapport note que le nombre d’enfants ayant participé aux batailles en 2015 avait triplé par rapport à 2014. Ce nombre a continué d’augmenter régulièrement. Le rapport a souligné que l’augmentation du nombre d’enfants syriens était remarquable: environ 350 d’entre eux ont été tués au combat et 48 autres se sont fait exploser avec une voiture piégée ou des ceintures d’explosifs. En 2016, le recrutement d’enfants s’est accéléré et l’organisation a déploré 89 enfants et adolescents tués dans les opérations de l’organisation, notamment les fils d’Al-Baghdadi, Houdhayfah et Mu’taz, qui auraient été tués lors des combats en Syrie.

Dilemme humanitaire et de sécurité

Personne ne sait exactement combien d’enfants ont été recrutés, ni sur quel type de tâches ils ont été formés ou assignés. Dans les cas où certains sont révélés, leur détention est un dilemme moral. Leur libération constitue également une menace pour la sécurité, comme dans le cas d’Omar et de Said. Ils sont plus dangereux quand ils ne sont pas syriens. Par exemple, il est estimé que 290 enfants allemands ont grandi dans les zones de contrôle de Da’ech et que leur gouvernement doit les renvoyer conformément aux lois en vigueur.

Le dilemme ne concerne pas seulement l’éducation qu’ils ont reçue, les tâches qu’ils peuvent accomplir sur l’ordre des dirigeants de l’organisation secrète, mais aussi la qualité de la vie dans laquelle ils vivaient. Certains membres de leur famille et leurs camarades ont été tués devant eux.

Le futur!

Compte tenu de la détérioration continue des conditions humanitaires et de sécurité dans les anciennes zones de contrôle de l’organisation, à l’est de la Syrie et de l’ouest de l’Irak, ainsi que de la fermeture de l’horizon et du manque d’opportunités pour un changement réel de la réalité à partir de laquelle l’organisation a grandi et même exacerbée, quel avenir peuvent-ils attendre?

Dans quelques années, ils disposeront de l’expérience, des compétences et des outils qui leur permettront de prendre la tête d’une nouvelle vague de violence, dont personne ne peut prédire l’ampleur ni les conséquences. Tous les processus de réadaptation et de réinsertion proposés ou déjà expérimentés ne sont rien de plus qu’un voile mince que les réseaux extrémistes peuvent couvrir pour protéger leur personnel et leurs cadres plutôt que des outils pour ramener ces jeunes à la normale. Un objectif qui doit être assuré par une éducation sérieuse pour eux, les incite à réfléchir de manière critique et à s’interroger sur les évidences des opprimés. En outre, des opportunités d’emploi et une vie décente doivent être fournies. Et surtout, les sortir du cycle de mort et d’hostilité pour lequel ils ont payé, socialement et politiquement.

ديرالزور: “أشبال الخلافة” يستيقظون!٠

ريهام منصور | الأربعاء 10/07/2019

ديرالزور: “أشبال الخلافة” يستيقظون! Getty ©

على الطريق بين بلدة الشحيل في ريف ديرالزور الشمالي وحقل العمر النفطي، انفجرت عبوة ناسفة باليافعين عمر 15 عاماً، وسعيد 17 عاماً، عندما كانا يحاولان زرعها على الطريق الذي تسلكه الدوريات الأميركية، فقتلتهما.

أشبال الخلافة!

الصديقان عمر وسعيد، انتسبا منذ كانا طفلين إلى تنظيم “الدولة الإسلامية”، والتحقا بمعسكراته إبان سيطرته على ديرالزور. وبعد حصار منطقتهما من قبل “التحالف الدولي” و”قوات سوريا الديموقراطية”، خرجا منها، وأجريا “المصالحة” الشكلية المعتادة، ليتم اهمالهما كلياً بعد ذلك نظراً لصغر سنهما.

وليس ذلك بحالة فريدة أو منفصلة عن السياق الاجتماعي، إذا ما عرفنا أن أربعة من أبناء عمومة عمر، كانوا قتلوا قبل سنوات أثناء قتالهم في صفوف التنظيم؛ عبدالله، ابن الـ16 عاماً، قُتلَ عندما كان يقاتل بالقرب من الحدود العراقية-السورية، وتوفيت والدته متأثرة بالصدمة، ما دفع شقيقه عبدالرحمن ابن الـ14 عاماً، إلى القيام بعملية انتحارية بسيارة مفخخة في الموصل العراقية. أما الأخ الثالث محمد، 13 عاماً، فقتل في مدينة البصيرة لدى تحريرها من قبضة “داعش”. أحد أقاربهم، حذيفة، 6 سنوات، قُتلَ عندما انفجرت به عبوة ناسفة كان يلهو بها.

أطفال فتحوا عيونهم على الدنيا ليجدوا أنفسهم في كنف “داعش”؛ في بيئة عائلية موالية بشدة للتنظيم، أو في بيئة التعليم المتشدد التي فرضها وتخرّج منها عدد هائل من الأطفال المقاتلين. أولئك الأطفال تم إعدادهم بشكل ممنهج ليكونوا بذرة التنظيم التي قد تكفل انبثاقه يوماً ما.

إدارة التوحش.. وتدريبه

منذ وقت مبكر اهتم “داعش” بضم أعداد متزايدة من الأطفال إلى صفوفه، بسبب قلّة “العناصر البشرية المؤمنة” ونقص الكوادر الإدارية المنظمة، ولتعويض الفاقد من هؤلاء بسبب “القتل المستمر”، وانكشاف القادة السابقين والحاجة لكوادر غير معروفين، والاستمرارية “الجيلية” للتنظيم، بحيث يتم ضمان انتقال فكره وإرثه من جيل إلى آخر، وربط أسر الأطفال المجندين بكاملها بالتنظيم، بحسب ما ذهب إليه مؤلف “إدارة التوحش”.

في مناطق سيطرة التنظيم السابقة، تم تجنيد الأطفال بعمر ما بين 7 و14 عاماً، لسهولة زراعة “العقيدة” فيهم من دون شكوك، وهم أصلاً من مجتمعات ذات ميول دينية.

ولطالما بدأت عمليات التجنيد السابقة للأطفال من عائلات أعضاء التنظيم، لـ”الترفيه” عنهم، قبل أن يُعرض عليهم مبايعة “الخليفة”، بعد تصوير ذلك على أنه أمل لا يُنالُ بسهولة. إذ تفنن التنظيم بخلق الحوافز الغريبة، كتعمد إذاعة أسماء المقبولين من الأطفال المبايعين. استثناء البعض لطالما أشعر المقبولين بالتفوق، والمرفوضين بالدونية.

عملية تحويل الأطفال الى”مجاهدين” كانت تتم في معسكرات لـ15 يوماً، يلقنون فيه مبادئ العقيدة الإسلامية وفق منظور التنظيم، ويتم خلالها تفحص إمكاناتهم وملكاتهم الفرديّة. من كان ملائماً للتدريب العسكري، تمّ نقله إلى معسكرات تدريب على القتال وحمل السلاح، لمدة 40 يوماً، قبل زجهم في ميادين “العمل” المختلفة. ويقول بعض من خضعوا لتلك المعسكرات، إن الأطفال يمرون بمراحل قصوى من الاجهاد تبلغ حد التعذيب الجسدي والنفسي، لجعلهم أكثر شراسة وعدوانية، ولمعرفة قدراتهم المتباينة على التحمل.

أعداد متزايدة

وفق آخر تقرير صادر عن الأمم المتحدة، فإن “داعش” جنّد نحو 3500 طفل. ويشير التقرير إلى تضاعُف عدد الأطفال الذين شاركوا فى معارك العام 2015 ثلاث مرات مقارنة بالعام 2014. وواصلت الأعداد زيادتها باضطراد. وأشار التقرير إلى أن تزايد أعداد الأطفال السوريين كان لافتاً، وقد قتل منهم نحو 350 منهم في المعارك، وفجر 48 آخرون أنفسهم بعربات مفخخة أو أحزمة ناسفة. فى العام 2016 تزايدت وتيرة تجنيد الأطفال، ونعى التنظيم 89 طفلاً ويافعاً، قتلوا في عمليات التنظيم بينهم ابنا البغدادي؛ حذيفة ومعتز، اللذين قال التنظيم إنهما قتلا أثناء القتال في سوريا.

معضلة انسانيّة وأمنيّة

لا أحد يعرف بدقة عدد الأطفال المُجندين، ولا نوع المهمات التي دربوا عليها أو كلفوا بها. وفي الحالات التي يتم كشف بعضهم، فإن ثمّة معضلة أخلاقية تتمثل باحتجازهم. كما يُشكل اطلاق سراحهم خطراً أمنياً، كما في حالة عمر وسعيد. وتزداد خطورة هؤلاء عندما يكونون من غير السوريين. ويُقدّرُ على سبيل المثال أن ثمة 290 طفلاً المانياً ترعرعوا في مناطق سيطرة “داعش”، ويتوجب على حكومتهم إعادتهم وفق القوانين السارية.

والمعضلة لا تتمثل فقط في التربية التي تلقاها هؤلاء، المهام التي يمكن أن يتولوها بأمر من قيادات التنظيم السريّة، بل أيضاً في نوعية الحياة التي عاشوها، إذ تعرض جزء من أهلهم ورفاقهم للقتل أمامهم، ما سيغذي فيهم غريزة الانتقام والعدمية، بصورة يصعب علاجها.

المستقبل!

في ظل استمرار تدهور الأحوال الانسانية والأمنية في مناطق سيطرة التنظيم سابقاً، شرقي سوريا وغربي العراق، وانسداد الأفق وانعدام فرص التغيير الحقيقي للواقع الذي نشأ منه التنظيم بل وتفاقمها، فأي مستقبل قد ينتظر هؤلاء؟

في غضون سنوات، سيكون لهم الخبرة والمهارة والأدوات، التي تمكنهم من الاضطلاع بقيادة موجة عنف جديدة، لا أحد يمكنه التكهن باتساعها ولا نتائجها. وتبدو كل عمليات التأهيل وإعادة الدمج المقترحة أو التي تم تجريبها بالفعل، ليست أكثر من ستار رقيق، يمكن لشبكات المتطرفين أن تتستر به لحماية افرادها وكوادرها، أكثر مما هي أدوات لإعادة أولئك الشباب إلى الحياة الطبيعية. وهو هدف يحتاج لتحقيقه تأمين تعليم جاد لهم، يحرضهم على التفكير النقدي والتشكيك بمسلمات المظلومية. وكذلك، يتوجب توفير فرص للعمل والحياة الكريمة. وقبل كل ذلك، انتشالهم من دوامة الموت والعدمية التي دفعوا لها دفعاً، اجتماعياً وسياسياً.

Daech: al-Baghdadi dans une nouvelle vidéo


Deux-visages-Détruire-la-Syrie--Yellow

Deux doctrines un seul but : détruire la Syrie – عقيدتين – هدف واحد : تدمير سوريا

Etat islamique : Al-Baghdadi apparaît dans une vidéo, une première depuis cinq ans

Le chef de l’EI y déclare que les attentats menés le dimanche de Pâques au Sri Lanka ont été fomentés en représailles à la perte de la ville de Baghouz, en Syrie.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 18h55, mis à jour à 22h17

 

داعش في حلب – ناجي الجرف


وثائقي عن تنظيم الدولة وسلوكياته في مدينة حلب قبل طرده منها.
إعداد وإخراج ناجي الجرف

 

Drapeau_La-révolution-syrienne-triomphera-contre-Daech

La Révolution syrienne triomphera contre Al-Assad, contre les extrémistes, notamment contre la barbarie de Da’ech

خلاف دولي على وضع قائمة بالجماعات المتطرفة/العنفية التي تنشط في سوريا = Liste exhaustive non définitive des factions extrémistes/Salafistes en Syrie


خلاف دولي على وضع قائمة بالجماعات المتطرفة/العنفية التي تنشط في سوريا  يسبق فيينا

Un Etat Laique

Un Etat Démocratique et Laique :Non au salafisme, non à Wilayat Faqih, non à Iran, non à l’Arabie, non à Qatar, non à Assad, non au pouvoir réligieux… Pour un Etat Démocratique et Laïque

من هي الفصائل التي يجب التعويل عليها ودعمها

ومن هي الفصائل المتطرفة التي يجب وقف الدعم لها وإبعادها، بل ومحاربتها ؟

دون تسميات يمكن القول بأن الفصائل التي يمكن أن نطلق عليها صفة المعتدلة والتي يجب دعمها من الحلف الدولي هي : « جميع الفصائل التي تطالب بإشادة دولة سورية تؤمن بالمساواة والديمقراطية وبالعلمانية/المدنية، دولة تتسع لجميع أبناء الشعب السوري دون تمييز و عنصرية، تنادي بدستور وطني يوفر كامل الحقوق المدنية والقانونية والاجتماعية والدينية لكل المواطنين السوريين من أبناء الشعب السوري على اختلاف مذاهبهم الدينية ومكوناتهم الإثنية/العرقية

أما الفصائل التي تعتبر أن الشريعة الإسلامية هي مصدر التشريع لدولة سوريا الجديدة، تميز بين مواطنيها دينيا أو مذهبيا، تعادي مبدأ الديمقراطية وتنادي بتغيير دستوري يعتمد في تأسيسه على الشريعة الإسلامية، لا تؤمن بإشادة دولة الحرية والديمقراطية المدنية/العلمانية لجميع المواطنين في سوريا ما بعد سقوط الأسد، هي التي يجب أن تكون على قائمة الجماعات المتطرفة/العنفية المرفوضة والتي يجب محاصرتها من قبل الشعب السوري والدولي٠٠٠

Non-au-sectarisme

Non-au-sectarisme

Un différend international pour constituer une liste regroupant les factions extrémistes/violents en Syrie, précède la réunion de Vienne

Alors, qui sont les factions que nous pouvons qualifier de fiables et modérées, que nous devons soutenir

et qui sont celles que nous pouvons qualifier d’extrémistes et d’inacceptables, que les Etats de la coalition internationale devraient les écarter, voir même les combattre ?

Nous pouvons qualifier, d’une manière générale, des factions de “Modérées”, dont les Etats de l’alliance internationale ont le devoir de soutenir sont : « toutes les factions oeuvrant à l’établissement d’une Syrie libre, démocratique et  laïque/civile. Un Etat acceptant sur son territoire, tous les syriens, et toutes confessions ou ethnies, sans discrimination et racisme; des factions cherchant à instaurer une Constitution nationale, juridique et sociale, de pleine droit, où les syriens seront en mesure de vivre dignement, sans distinction religieuse, raciales ou ethnique.

Tandis que toutes les factions extrémistes/salafistes, qui considèrent que la Charia islamique est la source de la législation du future Etat syrien, celles qui sont proches d’al-Qaeda, hostiles aux principes de l’égalité et de la démocratie, cherchant à modifier la Constitution pour en instaurer Une fondée sur la loi islamique (la Chari’a), ne croyant pas, après la chute d’Assad, à l’établissement d’un Etat libre, démocratique et laïque/civil,  ce sont elles qui devaient figurer sur la liste des groupes extrémistes/violents, à écarter des futures décisions et négociations

Liste récapitulative non exhaustive : قائمة عامة غير شاملة بأسماء الجماعات الإسلامية المتطرفة في سوريا 

الجماعات الإسلامية المتطرفة

داعش

لواء شهداء اليرموك في الجنوب (والمحسوب على داعش) ٠

:القاعدة

 جبهة النصرة، لواء الغرباء، جند الأقصى 

 أحرار الشام، كتائب مدعومة بأموال أثرياء دول الخليج والسعودية السلفيين/الوهابيين  ٠٠٠

كل المجموعات السلفية الأخرى المدعومة من أعدقاء الشعب السوري: السعودية، الكويت، قطر، تركيا 

من أمثال الفصائل المنضوية تحت راية جيش الفتح

جيش الإسلام (زهران علوش) ٠

الضباط الذين تلوثت أياديهم بدماء الشعب السوري والتابعين للجيش الأسدي المدعوم من (روسيا، الصين، وإيران، ٠٠٠)

الميليشيات الإيرانية:  (حزب الله اللبناني والعراقي، الحشد الشعبي، أبو الفضل العباس، اللجان الشعبية الطائفية،٠٠٠

ميليشيا الدفاع الوطني التابعة للنظام الدكتاتوري

La secte qui veut gouverner le Proche-Orient … détruit l’arc de triomphe millénaire à Palmyre


Arc de triomphe de Palmyre /détruite par les Intégristes de Daech / photographie-en-juin-2010_

Arc de triomphe de Palmyre /détruite par les Intégristes de Daech / photographie-en-juin-2010_

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sites_detruites_en Syrie et en Iraq - sources l' l'UNESCO

sites_detruites_en Syrie et en Iraq – sources l’ l’UNESCO

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Ceux qui veulent nous gouverner au nom de leur secte destructrice !!

Ceux qui veulent nous gouverner au nom de leur secte destructrice !!

Une secte:

    Un groupe dans lequel on pratique une manipulation mentale qui entraîne endoctrinement, contrôle de la pensée, viol psychique, destruction de la personne et de la famille, voire de la société.
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Limites de l’intervention militaire russe en Syrie et les perspectives ../ حدود التدخل العسكري الروسي في سورية.. وآفاقه


Centre arabe pour les recherches et les études politiques

Azmi Bechara

22 septembre 2015

Après avoir donné des signaux multiples, qui insinuent une volonté de soutenir une solution politique à la crise syrienne, la Russie est revenue sur sa position pour confirmer qu’elle rejette le départ du président syrien, Bachar Al-Assad, le considérant comme faisant partie du processus de transition selon la déclaration de « Genève 1 ». Comme il se trouve que la souplesse qu’elle a manifestée, au cours de l’année écoulée n’était que des tactiques politiques, visant à absorber les succès militaires atteints par l’opposition armée syrienne sur le terrain, d’une part, et l’utilisation de ses contacts avec l’opposition a dissimulé l’orientation implicite pour élever le niveau de soutien au régime syrien, qui a été traduit, début Septembre, par une intervention militaire directe, qui annonce une répercussion, politique et militaire.

La Russie a maintenu une vieille présence militaire en Syrie, dont des dizaines de Marins dans la base de Tartous utilisé, de temps à autre, par les Russes comme plate-forme pour faire le plein de fournitures et de carburant, elle y maintient également des conseillers et des formateurs, dont les estimations varient sur leurs nombres, allant probablement  entre 500 – 1000 entraîneurs et un conseiller militaire, situés dans les sites de recherches, de zones militaires ou des installations de fabrication militaire. Bien que Moscou considère son ingérence actuelle comme une extension de sa vieille présence, cependant les images satellite publiées par différents médias dévoilent le début d’une activité pour édifier une base militaire russe à l’aéroport de Hmimim (ou : Basil Al-Assad), qui est environ à 22 kilomètres au sud de la ville de Lattaquié, dont des travaux en cours pour l’expansion des pistes pour réhabiliter l’aéroport, afin de recevoir de grands avions cargo et des résidences préfabriquées pour accueillir les soldats. Moscou a également envoyé à la nouvelle base militaire : six modèles modernes du char T-90, 15 canons Hawtzer, 35 véhicules blindés et 200 soldats de la Marine russes, pour la protection.

Malgré que la Russie insiste sur le fait que la nature de sa présence militaire en Syrie n’a pas changé, qu’elle est principalement constituée « d’experts qui fournissent une assistance dans le cadre de la fourniture d’armes russes à la Syrie et qui vise à lutter contre le terrorisme », le mouvement des avions cargos montre que l’intervention militaire russe en Syrie croît chaque jour et prend des formes diverses: forces spéciales, intervention rapide, des experts, formateurs et consultants, ainsi que fournir au régime syrien de l’équipement et des armes à capacité destructrice élevée, utilisées,  au cours des derniers jours, dans le bombardement des villes de Raqqa et d’Alep. Des sites de l’opposition syrienne ont publiés dernièrement des clips vidéo montrant la participation de troupes russes dans le bombardement de sites militaires appartenant à l’opposition armée dans les montagnes de Lattaquié (appelé les zones des Turkmènes et des Kurdes). Les réseaux sociaux et médias ont également publiés des images de soldats russes, dans certains points de confrontation militaire dans les montagnes de la côte (Slenfeh) et de Sahl El-Ghab.

Raisons de l’intervention

Au cours des cinq dernières années, c’est à dire depuis le déclenchement de la révolution, la Russie a fourni au régime syrien une couverture politique et diplomatique actif, qui a protégé le régime syrien de toutes formes de condamnation juridique et politique, au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies. En dépit de leur participation à la rédaction de la déclaration de Genève le 30 Juin 2012, qui prévoyait la composition de l’autorité exécutive de transition au pouvoir, comme une étape indispensable et nécessaire pour résoudre politiquement la crise, la Russie a cherché à imposer sa propre interprétation, insistant pour considérer Al-Assad comme faisant partie de la phase transitoire, liant, ensuite, son sort et sa continuité au pouvoir à « la volonté du peuple. » Entretemps, Moscou a pris à sa charge la mission de diviser l’opposition, a cherché, également, à vider la reconnaissance internationale de la Coalition nationale de l’opposition syrienne, en tant que représentant des forces de la révolution et de l’opposition, de son contenu, en appelant à des conférences de dialogue (Moscou 1 et 2) pour fabriquer une opposition plus proche de ses positions. Cependant, les progrès réalisés par l’opposition armée, dans la première moitié de 2015, ont provoqué l’échec de ces efforts, et ont poussé l’Arabie Saoudite en particulier, vers une démarche diplomatique.

Sous le slogan de lutte contre « l’organisation terroriste de l’Etat islamiste – Daech » Moscou a appelé à la création d’une large coalition, comprenant à la fois le régime syrien, incrusté de quelques membres de l’opposition, l’Arabie saoudite, la Turquie et la Jordanie. À cette fin, Moscou a réussi à organiser,  en Juillet dernier, une rencontre entre le premier responsable de la sécurité syrienne, le Général Ali Mamlouk et le ministre de la défense saoudien le prince Mohammed Ben Salman à Jeddah. Quand les efforts russes ne sont pas parvenues à persuader l’Arabie Saoudite pour accepter la formule de la Russie pour une solution en Syrie, elle a intervenu directement aux côtés du régime, pour empêcher son effondrement brutal et soudain, après avoir atteint un stade avancé de faiblesse et d’épuisement à cause des frappes des factions anti-régime, aux tendances islamistes et de Daech en même temps, conduisant à la perte de Moscou, de tous ses investissements politiques dans la crise syrienne, notamment dans les zones contrôlées par le régime, au bénéfice de l’Iran et Hezbollah.

La Russie a choisi des circonstances régionaux et internationaux pour une intervention appropriée et justifiée par l’incapacité de la coalition internationale, un an après le début des frappes en Syrie, à l’affaiblissement de « l’organisation de l’E.I. », et l’échec de l’Amérique à former un partenaire  acceptable et équipé sur place, pour y faire face sur le terrain. Pour couvrir sa participation aux côtés du régime syrien, Moscou a proposé à Washington sa coordination dans la « guerre contre le terrorisme » en Syrie, une offre, que l’administration d’Obama, obsédé par l’affrontement de l’organisation « Daech », n’a pas rejeté. Pour rassurer davantage Washington, le président russe Vladimir Poutine a coordonné, selon les médias israéliens, ses démarches en Syrie, avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, un autre nouveau signal sur la profondeur de la relation et de coopération reliant Moscou et Tel-Aviv, qui était la première station étrangère de Poutine, après sa réélection en 2012.

Cette démarche russe a coïncidé avec la grande vague de migration des exilés syriens vers l’Europe, produisant un nouveau discours européenne (Allemagne, Autriche, Espagne, Grande-Bretagne et Hongrie) appelant à une coopération avec la Russie, pour trouver une solution urgente, et arrêter le flux de réfugiés, même si cela nécessite l’ouverture avec Assad ou d’abandonner la demande de son départ dans un avenir prévisible. À l’échelle régionale, la Russie a profité de la préoccupation des Etats soutenant l’opposition syrienne par d’autres questions plus pressantes, pour laisser passer son ingérence, sans grande réaction; car le gouvernement du Parti de Justice et du Développement en Turquie était occupé par sa lutte contre le PKK et les élections anticipées, tandis que, pour l’Arabie Saoudite et les pays du Golfe, le dossier yéménite a une priorité absolue.

Conséquences et résultats

Malgré le sentiment de force trompeuse montrée par le régime syrien, à la suite de rapports généralisés de l’intervention militaire russe en sa faveur, les déclarations de ses responsables pour « retourner la table », et de changer les équations politiques et militaires, l’intervention russe  ne ferait pas une grande différence dans l’équilibre des forces établies actuellement, sur le terrain, vu que son objectif reste confinée pour éviter la chute du régime et non pas la restitution de terres et villes perdues dernièrement par le régime, ce que l’Iran n’a pas réussi à le faire, y compris toutes les milices sectaires opérant pour son compte. L’intervention russe continuera, probablement, à être limitée à Damas et à la région du Sahel (les côtes), dont la Russie attache une importance particulière, comme étant un accès maritime sur la Méditerranée, dans laquelle, elle a des privilèges exclusifs (25 ans) lui permettant d’explorer dans les eaux territoriales syriennes, du pétrole et du gaz, conformément à l’accord signé entre le régime et le gouvernement russe fin 2013. Par conséquent, l’intervention russe  peut contribuer à consolider les positions du régime empêchant son effondrement, à remonter le moral de ses troupes et de son milieu populaire, de bloquer les efforts de l’opposition pour contrôler la côte et la montagne dans la zone de Sahl El-Ghab, mais il ne réussira jamais à récupérer les zones devenues hors son contrôle, car il est difficile d’imaginer une intervention des troupes militaires russes sur le terrain, dans des zones contrôlées par l’opposition. Ainsi, l’intervention russe ne fera que conduire à une prolongation du conflit, et augmenter la souffrance des Syriens.

Si nous passions outre les répercussions sur le terrain, la Russie tente, à travers son intervention militaire, d’imposer une nouvelle vision pour une solution, où elle peut saper la déclaration « de Genève 1 », le liant, selon les dernières déclarations de Poutine, aux élections parlementaires « anticipées », et à la formation d’un gouvernement qui comprend ce qu’il a appelé « l’opposition rationnelle » sous la direction de Assad. Les déclarations du ministre américain de l’extérieur, John Kerry, sur l’éventualité  de la présence d’Assad dans les négociations pour une durée indéterminée, ont augmenté les craintes de l’opposition syrienne, en termes de flexion des États-Unis et des pays occidentaux face à la vision russe et les moyens pour résoudre la crise en Syrie, en acceptant sa proposition impossible, de réhabilitation le régime, et son adoption en tant que partenaire sur le terrain dans la guerre contre l’organisation de l’État Islamiste.

Enfin, l’opposition syrienne est confrontée à une évolution politique et militaire, qui ne verse pas en sa faveur. Pour faire face à la situation, elle a besoin d’unifier l’effort politique et militaire dans un même flux, avec un bras militaire, politique et médiatique, et de traiter avec les deux présences militaires russes et iraniens, comme une occupation étrangère directe et explicite, elle a besoin de lancer une sorte de mouvement de libération nationale, avec un programme démocratique unifié, pour couper la route sur les tentatives de procrastination de la lutte du peuple syrien et ses sacrifices, ou l’adoption de solutions partielles qui ne répondent pas aux aspirations et aux objectifs de la révolution, et aller vers la résistance contre la présence militaire russe, par tous les moyens disponibles, surtout que l’opinion publique russe semble très sensible aux pertes et aventures dans les zones de crises, qui ne constituent pas pour lui une priorité, mais à l’inverse, qui lui rappellent des souvenirs amers de l’Afghanistan.

Version en arabe / البحث باللغة العربية

http://www.alaraby.co.uk/opinion/2015/9/22/التدخل-العسكري-الروسي-في-سورية

Ne-touche-pas-à-ma Syrie

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