القمة الثلاثية بشأن سورية: اللجنة الدستورية السورية جاهزة وتبدأ عملها قريباً


 

القمة الثلاثية بشأن سورية: اللجنة الدستورية السورية جاهزة وتبدأ عملها قريباً

أعلن الرئيس التركي، رجب طيب أردوغان، أن القمة الثلاثية بشأن سورية، والتي استضافتها بلاده، اليوم الإثنين، وجمعت روسيا وإيران، تمخّضت عن قرار بتشكيل اللجنة الدستورية السورية، التي ستتولى صياغة دستور جديد لسورية، ومباشرة عملها “في أقرب وقت”.

وقال الرئيس الروسي، فلاديمير بوتين، إن لائحة اللجنة الدستورية تشكلت “بعد عمل دقيق من دبلوماسيي” الدول الثلاث، وهو ما صرّح به الرئيس الإيراني، حسن روحاني، بدوره أيضًا، قائلًا: “نأمل أن تشرع في عملها بأسرع وقت ممكن“.

وأضاف أردوغان، خلال المؤتمر الصحافي الذي أعقب القمة الثلاثية، أنه أكد خلال الاجتماع أن “تركيا لن تسمح بتشكّل كيان إرهابي على طول حدودها مع سورية”، مبيناً أن القمة شددت على “عدم قبول دعم التنظيمات الإرهابية تحت غطاء مكافحة داعش”.

وتابع قائلاً: “أكدنا مرة أخرى أننا مهتمون جميعًا بمسألة الحفاظ على وحدة أراضي سورية ووحدتها السياسية، وأكدنا أيضاً، على الحاجة لاتخاذ تدابير ملموسة من أجل حماية المدنيين وأمن الطواقم العسكرية للدول الضامنة في الميدان”.

وأشار أردوغان إلى أنه استعرض خلال القمة جهود بلاده لإحلال السلام ميدانياً في سورية، بهدف تهيئة الظروف لعودة اللاجئين وإيجاد حل سياسي للصراع.

وأوضح أن “تركيا لن تقف مكتوفة الأيدي إزاء مأساة جديدة قد تؤثر على 4 ملايين شخص موجودين على حدودها”، مشدداً على وجوب التركيز في المرحلة الراهنة على العودة الآمنة والطوعية للسوريين إلى بلادهم.

وكان أردوغان قد أكد، في كلمته أثناء افتتاح القمة، على ضرورة تحمّل مسؤوليات أكبر لحل الأزمة القائمة في سورية.

وأوضح أردوغان أن “تركيا وقفت مع الشعب السوري في أكثر الأوقات الصعبة والعصيبة”، وأن “أنقرة ألحقت هزائم كبيرة بالتنظيمات الإرهابية عبر عمليتي درع الفرات وغصن الزيتون”.

وأضاف أن “تركيا ستواصل بذل الجهود في إطار القمة الثلاثية للوصول إلى مرحلة جديدة عن طريق تجفيف مستنقع الإرهاب في شرق الفرات”.

وتابع قائلاً: “أعتقد أن قمة أنقرة ستدفع بمسار أستانة خطوة جديدة ومتقدمة نحو الأمام، ومسار أستانة يعتبر المبادرة الوحيدة القادرة على إيجاد حلول مجدية وملموسة لإخماد الحريق المشتعل في سورية”.

وأردف: “نحن متفقون تمامًا على الحفاظ على وحدة سورية السياسية ووحدة ترابها والحفاظ على السلام ميدانياً وإيجاد حل سياسي دائم للنزاع، وسنتناول في القمة مستجدات الأوضاع في إدلب وشرق الفرات وما آلت إليه الأمور في المسار السياسي ووضع اللاجئين”.

وكان بوتين قد قال، خلال لقائه مع نظيره التركي، أردوغان، في أنقرة: “يمكن القول إن العمل (على اللجنة الدستورية) انتهى بشكل عام. الشيء الوحيد الذي علينا عمله هو تنسيق إجراءات عمل هذه اللجنة، وبالدرجة الأولى حتى يعمل أعضاؤها بشكل مستقل إلى حد كبير من دون التعرض لأي ضغط من الخارج”.

وقال بوتين إن “الوضع في شمال شرق سورية مثير للقلق ويجب حل المشاكل الأمنية في هذه المنطقة، استناداً إلى مبدأ حماية سلامة الأراضي السورية”، مضيفًا أن الدول الثلاث المجتمعة وضعت أساس الحل الدائم في سورية.

وشدد الرئيس الإيراني، حسن روحاني، من جانبه، على ضرورة مغادرة القوات الأميركية من سورية “في أقرب وقت ممكن”، مؤكدًا أن الأزمة السورية لا يمكن حلها إلا بالوسائل السياسية “وهذا سيحدث بمشاركة الشعب السوري”.

وذكرت وكالة الإعلام الروسية أن بوتين بحث الوضع في محافظة إدلب السورية مع أردوغان، قبيل القمة التي تأتي في محاولة لضمان سريان هدنة دائمة في شمال غربي سورية.

وذكرت وكالة “الأناضول” أن أردوغان التقى، مساء اليوم، نظيره الإيراني حسن روحاني، في العاصمة أنقرة، مدة ساعتين، قبيل انطلاق القمة الثلاثية التركية – الروسية – الإيرانية حول سورية.

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Syrie: La logique de l’occupation… Moscou annonce “la fin de la guerre en Syrie”


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Moscou déclare «la fin de la guerre syrienne» et confirme la priorité de la constitution «constitutionnelle»

Netanyahu annonce avoir convenu avec Poutine de poursuivre les raids israéliens en Syrie

Samedi – 14 septembre 2019, numéro [14900]
Moscou: Raed Jabr – Tel Aviv: Nazir Majli

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré que la situation en Syrie « est en train de revenir à la normale ». Il a déclaré que la guerre en Syrie était « terminée », notant qu’il « n’y a que des foyers de tension limités ».
« La guerre en Syrie est vraiment terminée », a déclaré M. Lavrov dans une interview publiée hier par le journal russe Trud: «La guerre en Syrie est déjà terminée. Cet état revient peu à peu à une vie normale et paisible. Il existe encore des foyers de tension sur le territoire qui n’est pas contrôlé par le gouvernement syrien, par exemple à Idleb et à l’est de l’Euphrate ».

Le ministre a souligné que «face aux derniers développements et à la situation actuelle, il s’agit en premier lieu de fournir une assistance humanitaire complète à la Syrie et de faire avancer le processus politique visant à résoudre la crise, afin de parvenir à une stabilité à long terme dans ce pays et au Moyen-Orient en général».

Lavrov a identifié les priorités de la prochaine étape, soulignant l’importance particulière de «la formation et la mise en place d’un comité visant à promouvoir la réforme constitutionnelle». Il a estimé que l’achèvement de la formation de la Commission « constituera une étape importante dans la progression du processus politique mené par les Syriens eux-mêmes et dans la mise en œuvre de ses tâches avec l’assistance des Nations Unies ».

Il est à noter que M. Lavrov a estimé que la formation du Comité constitutionnel constituerait un lancement automatique du processus de négociations directes entre le gouvernement et l’opposition, au mépris des autres bases de dialogue proposées par les Nations Unies, et a souligné que le lancement du travail « constitutionnel » donnerait l’occasion d’engager un dialogue direct entre le gouvernement L’opposition concerne l’avenir du pays ».

Il a souligné que Moscou « attache une grande importance au maintien de contacts réguliers avec tous les partis syriens, y compris l’opposition », et demande également la représentation la plus large possible de tous les segments de la société syrienne dans le processus politique.

Lavrov a déclaré: «Nous partons du fait que l’opposition joue un rôle important: elle participe aux contacts syriens communs à Genève et aux réunions dans le cadre des pourparlers d’Astana. Les représentants de l’opposition doivent également faire partie de la Commission constitutionnelle. Par conséquent, nous estimons que les opposants peuvent et doivent apporter une contribution constructive à un processus de règlement politique global conformément à la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies. “
Le ministre russe a ajouté que son pays œuvrait pour « le retour de la Syrie en tant qu’État doté de la souveraineté territoriale totale et surmontant rapidement les conséquences d’un terrorisme effréné, ainsi que le retour de tous les Syriens dans leur pays et de l’État lui-même dans la famille arabe, ce qui garantirait la sécurité et la stabilité au Moyen-Orient».

S’agissant des résultats des négociations du président Vladimir Poutine avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, il a déclaré que les deux parties « sont convenues de poursuivre et d’intensifier le dialogue au niveau militaire sur la question syrienne ». Il a souligné que « ce dialogue (militaire) se développe bien ».
« Les discussions ont principalement porté sur la situation au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, et plus particulièrement sur le règlement syrien », a-t-il déclaré.

M. Lavrov a déclaré que le Premier ministre israélien avait parlé en détail de « menaces contre la sécurité israélienne », ajoutant que la partie russe « avait particulièrement insisté sur la nécessité de garantir le respect véritable de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Syrie. Les Israéliens sont pleinement d’accord avec nous à cet égard ».
Il a ajouté que le président Poutine avait indiqué lors de la réunion que les sanctions américaines et européennes imposées au gouvernement syrien légitime n’étaient pas constructives.

La réunion de Poutine avec Netanyahu à Sochi a duré environ trois heures. Le ministre russe des Affaires étrangères et ministre de la Défense, Sergueï Lavrov, et Sergueï Choïgou, le vice-Premier ministre, Maxim Akimov, le vice-président Yuri Ouchakov et l’envoyé du président russe en Syrie Alexander Lavrentiyev ont pris part aux discussions. Cela indique que la principale préoccupation au cours des entretiens s’est tournée vers le dossier syrien.

À Tel Aviv, des journaux israéliens ont cité Netanyahu qui aurait déclaré à l’aube vendredi aux journalistes qui l’accompagnaient qu’il était parvenu à un « accord pour poursuivre et renforcer la coordination de la sécurité entre les deux pays sans porter préjudice au droit d’Israël de maintenir la liberté d’opération de ses avions afin d’empêcher l’Iran de renforcer sa présence militaire en Syrie ».

Netanyahu a nié les accusations qui accompagnaient sa visite à Tel Aviv comme « juste une visite électorale dans laquelle il s’était imposé à Poutine comme un invité fantôme », et a déclaré que « la réunion a pris deux heures et que nous sommes entrés dans les détails de la situation en Syrie, et lui avons présenté des cartes, des documents et des renseignements fiables montrant la recherche de l’Iran ces dernières semaines, pour fixer sa présence militaire plus qu’avant, et comment il tente de transférer des armes de qualité telles que des drones et des missiles de précision dans des zones proches de la frontière avec Israël afin que des éléments de sa milice puissent les activer contre nous ».

Netanyahu a déclaré avoir conclu un accord avec le président Poutine et accepté avec le ministre russe de la Défense, Sergei Shoigu, de « continuer à travailler librement et à renforcer la coordination en matière de sécurité ». « Ce n’est pas une donnée. Le ciel de la Syrie est encombré d’avions. Nous nous souvenons très bien de la situation dans laquelle nous nous trouvions lors des guerres avec l’Égypte, où nous avons failli entrer en collision à plusieurs reprises avec l’armée de l’air russe. « Aujourd’hui, grâce à la coordination, nous évitons toute collision avec les Russes ».

Avigdor Lieberman, chef du parti juif russe, « Yisrael Beituna », a répondu aux propos tenus lors d’une réunion électorale vendredi: « Netanyahu ment », a-t-il déclaré. Sa visite était purement électorale. Il n’a rien apporté de nouveau. Les Russes ont été surpris par l’urgence de la tenir cinq jours avant les élections. Ils ont su montrer leur ressentiment. Le président Poutine a tardé à rencontrer Netanyahu, ce n’est pas un hasard. Les Russes sont ponctuels et tout a un sens pour eux ».
Lieberman a ajouté:

 

موسكو تعلن «انتهاء الحرب السورية» وتؤكد أولوية تشكيل «الدستورية»٠

نتنياهو يعلن أنه اتفق مع بوتين على استمرار الغارات الإسرائيلية في سوريا

السبت – 14 سبتمبر 2019 مـ رقم العدد [ 14900]

موسكو: رائد جبر- تل أبيب: نظير مجلي

أكد وزير الخارجية الروسي، سيرغي لافروف، أن الوضع في سوريا «آخذ في العودة إلى الوضع الطبيعي». وقال إن الحرب السورية «انتهت»، مشيراً إلى أن «هناك فقط بؤر توتر محدودة».
وقال لافروف في مقابلة نشرتها أمس، صحيفة «ترود» الروسية: «لقد انتهت الحرب في سوريا فعلاً. هذه الدولة تعود بشكل تدريجي إلى الحياة الطبيعية السلمية. لقد بقيت هناك بؤر توتر في الأراضي التي لا تسيطر عليها الحكومة السورية، على سبيل المثال في إدلب وشرق الفرات»٠
ولفت الوزير إلى أنه «بالتعامل مع المستجدات والوضع الحالي تبرز في المقام الأول، مهام تقديم مساعدات إنسانية شاملة لسوريا ودفع العملية السياسية لحل الأزمة لتحقيق استقرار موثوق وطويل الأجل في هذا البلد، وفي منطقة الشرق الأوسط عموماً»٠

وحدد لافروف أولويات المرحلة المقبلة، بالإشارة إلى الأهمية الخاصة لـ«تشكيل وإطلاق لجنة تهدف إلى دفع الإصلاح الدستوري». ورأى أن إنجاز تشكيل اللجنة «سيكون خطوة مهمة في دفع العملية السياسية التي يقودها السوريون أنفسهم وتنفيذ مهامها بمساعدة من جانب الأمم المتحدة»٠

واللافت أن لافروف رأى أن تشكيل اللجنة الدستورية سيشكل إطلاقاً تلقائياً لعملية المفاوضات المباشرة بين الحكومة والمعارضة، في تجاهل لسلات الحوار الأخرى التي كانت الأمم المتحدة اقترحتها في وقت سابق، وشدد على أن إطلاق عمل «الدستورية» سوف «يعطي فرصة البدء في حوار مباشر بين الحكومة والمعارضة حول مستقبل البلاد»٠

ولفت إلى أن موسكو «تولي أهمية كبيرة للحفاظ على الاتصالات المنتظمة مع كل الأطراف السورية، بما في ذلك المعارضة»، وتدعو أيضاً إلى أوسع تمثيل ممكن لجميع فئات المجتمع السوري في العملية السياسية٠

وقال لافروف: «ننطلق من أن المعارضة تلعب دوراً مهماً؛ فهي تشارك في الاتصالات السورية المشتركة في جنيف وفي اللقاءات ضمن مباحثات آستانة. ويجب أن يدخل ممثلو المعارضة كذلك في قوام اللجنة الدستورية. لذلك، نعتقد أن المعارضين يمكنهم، ويجب عليهم، تقديم مساهمة بناءة في عملية تسوية سياسية شاملة وفقاً لقرار مجلس الأمن الدولي 2254».
وأضاف الوزير الروسي أن بلاده تعمل بشكل عام على «عودة سوريا دولةً ذات سيادة إقليمية كاملة، والتغلب بسرعة على عواقب الإرهاب المتفشي، وعودة جميع السوريين إلى وطنهم، والدولة نفسها إلى الأسرة العربية، وهو ما سيضمن الأمن والاستقرار في الشرق الأوسط».
وتطرق إلى نتائج محادثات الرئيس فلاديمير بوتين أول من أمس، مع رئيس الوزراء الإسرائيلي بنيامين نتنياهو، وقال إن الطرفين «اتفقا على مواصلة وتكثيف الحوار على المستوى العسكري في الشأن السوري». وأكد أن «هذا الحوار (العسكري) يتطور بشكل جيد»٠
وذكر أن «الاهتمام الرئيسي خلال المحادثات انصب على الوضع في الشرق الأوسط وشمال أفريقيا مع التركيز بالدرجة الأولى على التسوية السورية»٠

وقال لافروف إن رئيس الوزراء الإسرائيلي تحدث بالتفصيل عن «الأخطار التي تهدد أمن إسرائيل»، مضيفاً أن الجانب الروسي «أكد بشكل خاص ضرورة ضمان احترام حقيقي… لسيادة ووحدة أراضي سوريا، والإسرائيليون متفقون بالكامل معنا بهذا الشأن»٠
وتابع أن الرئيس بوتين أشار خلال اللقاء إلى أن العقوبات الأميركية والأوروبية المفروضة على الحكومة الشرعية السورية غير بناءة٠

تجدر الإشارة إلى أن لقاء بوتين مع نتنياهو في سوتشي استمر نحو 3 ساعات. وشارك في المباحثات عن الجانب الروسي وزيرا الخارجية والدفاع الروسيان سيرغي لافروف وسيرغي شويغو، ونائب رئيس الوزراء مكسيم أكيموف، ومساعد الرئيس الروسي يوري أوشاكوف، ومبعوث الرئيس الروسي إلى سوريا، ألكسندر لافرينتييف. ما دل على أن الاهتمام الأساسي خلال المحادثات اتجه إلى الملف السوري٠

وفي تل أبيب، نقلت صحف إسرائيلية عن نتنياهو، قوله فجر أمس (الجمعة)، للصحافيين المرافقين، إنه توصل إلى «اتفاق لمواصلة وتعزيز التنسيق الأمني بين البلدين من دون أن يمس الأمر بحق إسرائيل في مواصلة حرية عمل طائراتها لمنع إيران من تعزيز وجودها العسكري في سوريا»٠
ونفى نتنياهو الاتهامات التي رافقت زيارته في تل أبيب بأنها «مجرد زيارة انتخابية فرض فيها نفسه على بوتين ضيفاً ثقيل الظل»، وقال إن «اللقاء استغرق ساعتين ودخلنا فيه بتفاصيل دقيقة حول الوضع في سوريا، وعرضت عليه خرائط ووثائق ومعلومات استخبارية موثوقة تبين كيف تسعى إيران في الأسابيع الأخيرة تثبيت وجودها العسكري أكثر من ذي قبل وكيف تحاول نقل أسلحة نوعية مثل الدرونات والصواريخ الدقيقة إلى مناطق قريبة من الحدود مع إسرائيل ليقوم عناصر من ميليشياتها بتفعيلها ضدنا»٠

وقال نتنياهو، إنه تفاهم مع الرئيس بوتين وقبله مع وزير الدفاع الروسي، سيرغي شويغو، على «الاستمرار في حرية العمل وتعزيز التنسيق الأمني». وأضاف: «هذا ليس بالأمر المفروغ منه. فسماء سوريا مزدحمة بالطائرات. ونحن نذكر جيداً كيف كنا في وضع كهذا أيام الحروب مع مصر، حيث كدنا نصطدم عدة مرات مع سلاح الجو الروسي. اليوم نحن بفضل التنسيق نمتنع عن أي تصادم مع الروس»٠

وقد رد رئيس حزب اليهود الروس «يسرائيل بيتنا»، أفيغدور ليبرمان، على هذه التصريحات في اجتماع انتخابي له، أمس (الجمعة)، فقال إن «نتنياهو يكذب. زيارته كانت انتخابية بحتة. لم يأتِ فيها بأي جديد. والروس فوجئوا بإلحاحه على إجرائها قبل 5 أيام من الانتخابات. وعرفوا كيف يظهرون امتعاضهم منها. فقد تأخر الرئيس بوتين عن لقاء نتنياهو، وليس صدفة. فالروس دقيقون في المواعيد وكل شيء عندهم له معنى»٠

وأضاف ليبرمان: «ما لم يتطرق إليه نتنياهو هو ما صرح به وزير الخارجية، سيرغي لافروف، بعد اللقاء في سوتشي، وهو أن رئيس الوزراء الإسرائيلي تعهد أمام بوتين بألا يمس بالسيادة السورية وأن يمتنع عن العمل في سوريا. عملياً قال أموراً نقيضة وأنا أصدق لافروف وليس نتنياهو»٠

وكان مكتب نتنياهو، قد أصدر بياناً مقتضباً، عقب الاجتماع ببوتين، جاء فيه أن «العلاقات الروسية – الإسرائيلية منعت الاحتكاكات الخطيرة وغير الضرورية في سوريا، وتمثل العلاقة عنصراً أساسياً لاستقرار المنطقة. وخلال الشهر الماضي، حدثت زيادة حادة في عدد محاولات إيران لضرب إسرائيل من الأراضي السورية، كما سعت لتثبيت صواريخ دقيقة موجهة ضدنا. أخبرت الرئيس بوتين أن هذا كان تهديداً لا يمكن السكوت عنه، ونحن نعمل وسنواصل العمل ضده»٠

ومع أن نتنياهو رفض التعليق على الأنباء التي نشرت قبل يومين عن حادثة وقعت يوم الاثنين الماضي، وجاء فيها أن طائرات سلاح الجو الإسرائيلي دخلت أجواء سوريا بغرض قصف أهداف لها قرب دمشق، لكن طائرات روسية من طراز سوخوي 35 انطلقت باتجاهها من مطار «حميميم» واضطرتها للعودة إلى إسرائيل. وقال في هذا الشأن: «هذه الزيارة هدفت إلى مواصلة التنسيق بيننا وبين الروس في سوريا لكي نمنع الاصطدامات»٠

على صعيد آخر، دعا مركز المصالحة الروسي في سوريا، واشنطن، إلى التأثير على المسلحين الواقعين تحت نفوذها في منطقة التنف، لوقف «تعسفهم تجاه لاجئي مخيم الركبان»، الذي أدى إلى تفاقم الأزمة الإنسانية هناك٠

وقال رئيس المركز، اللواء أليكسي باكين، إن بلاده حثت القيادة الأميركية في منطقة التنف على ممارسة الضغط على الجماعات المسلحة التي تقع تحت نفوذها لضمان سلامة اللاجئين في الركبان، وتنظيم التوزيع العادل للمساعدات الإنسانية والإجلاء السريع للمهجرين الذين بقوا في المخيم٠

وقال إنه بناء على المعلومات الواردة من اللاجئين، فإن مسلحين صادروا جزءاً كبيراً من المساعدات الإنسانية التي تم تسليمها إلى الركبان في الأيام السابقة من قبل ممثلي الأمم المتحدة والهلال الأحمر العربي السوري، وتم نقلهم إلى منطقة «قوات الشهيد أحمد العبدو»، التي تقع على بعد 2.5 كم شمال مخيم اللاجئين٠

Terrorisme-d'Etat-Monture-idéale-2019

Ils sont voués à l’échec .. à Astana


 

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Ils sont voués à l’échec .. à Astana

 

Le colonel, Mustafa Bakur, commandant de ‹Jaych al-Izza » un groupe de l’opposition syrienne situé au nord de Hama, a écrit : « ce jeu Russe, ils pensent être en mesure de ressusciter les morts après les avoir enterrés », mettant ainsi en garde l’opposition de ne pas participer à la conférence d’Astana. Quelques jours plus tard, le major Yasser Abdel Rahim, membre de la délégation de l’opposition à Astana, a annoncé qu’il participerait à leurs discussions « pour défendre le peuple syrien qui souffre sous le bombardement du régime et de la Russie, et pour le soulager de la pression qui s’exerce sur lui ».

Avant de quitter Istanbul pour Astana, le chef de l’opposition Ahmed Toma a déclaré qu’ils y vont et derrière eux ce que les forces militaires avaient gagné sur le terrain. Des sources de la délégation du système de négociation ont déclaré: « Nous avons appris de la part du représentant de l’ONU qu’il n’y a pas de compromis sur le comité constitutionnel, ni sur le choix de ses personnalités, ni sur ses mécanismes de travail, ni sur le principe de sa présidence conjointe. La réunion sera donc routinière comme ses prédécesseurs ».

L’impression la plus importante qui peut alors être prise est que ni l’opposition ni le régime n’ont rien à voir avec ce qui se passe dans le cycle actuel de la conférence d’Astana et qu’il est tenu pour des programmes sur les relations russo-turques, aux côtés de l’Iran, à la lumière de l’évolution de la situation en Syrie et de l’organisation du conflit.

La précédent session (12eme) s’est terminée par un échec en ce qui concerne la constitution du Comité constitutionnel, et la confirmation de: « la nécessité de mettre pleinement en œuvre les accords conclus à Idleb et de limiter le contrôle de l’organisation de Hay’at Tahrir al-Cham sur Idleb », ce qui a laisser par la suite apparaitre à travers de tentatives frénétiques de progresser vers Idleb par le régime, avec le soutien direct et qualitatif des Russes, face à la résistance remarquable de l’opposition, soutenue d’une manière indirecte par la Turquie, et moindre par les États-Unis. Les parrains russes auraient dû comprendre le message qui empêchait la résolution du problème d’Idleb selon leur désir, et bien sûr, celui du régime, jusqu’aux derniers jours avant la conférence d’Astana, les efforts visaient à obtenir des résultats tangibles sur le terrain, ce qui n’était pas vraiment possible.

L’un des résultats les plus frappants de la douzième session a été l’orientation de la nouvelle session de la conférence Astana à Genève, qui a été complètement ignorée par les organisateurs de cette session ou par ceux qui sont derrière eux. Il semblerait donc que la session en cours ne soit qu’une session ultérieure de la précédente, avec le même ordre du jour et le degré de complexité même. Cela peut être considéré comme un échec russe plutôt que comme un échec pour les autres, même si tout le monde sont voué à l’échec.
(…)

محكومون بالفشل.. في آستانة

موفق نيربية | الجمعة 02/08/2019

 

 

Déclaration finale de la 13e conférence d’Astana: Exécuter Sotchi ?

بيان أستانة 13 الختامي: تنفيذ سوتشي؟

02/08/2019

 

Les détraqués de notre monde !


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Ils exploitent le régime de Assad et il pense les exploiter – يستغلّون نظام الأسد وهو يظن


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Ils exploitent le régime de Assad et il pense les exploiter

Abdul Wahab Badrakhan 1er mai 2019

Il est devenu banal pour les responsables russes de se taire si leurs interlocuteurs critiquent l’Iran et son rôle en Syrie, ou s’il est attaqué par des opposants au régime syrien, et partagent parfois ce qu’ils ajoutent aux arguments des autres. Ces derniers temps, ils se sont davantage exprimés et impliqués dans la réfutation des pratiques du régime et des positions de son président. Avant cela, ils ne faisaient aucune remarque, mais défendaient la « légitimité » de la présence iranienne et de sa lutte contre le terrorisme et refusaient de reconnaître même des faits documentés sur le déplacement et le changement démographique opérés par les Iraniens. Dans le même temps, il leur était exclu toute exposition au régime ou à la « légitimité du gouvernement syrien » comme ils l’appellent. Ce qui est nouveau à Moscou, c’est que le dossier syrien n’est plus partagé par la défense et les affaires étrangères, mais est devenu exclusif au renseignement militaire. Ce qui a conduit, que les relations entre la Russie avec Bachar al-Assad et les Iraniens soient devenues controversées et problématiques.

Cela pourrait contredire les récentes déclarations du président russe, qui a confirmé la coordination avec le régime dans le cadre d’une « opération militaire » à Idleb, et a nié toute responsabilité du fait que le régime retarde la formation des membres du comité constitutionnel, et a même pris note des efforts des « partenaires iraniens » dans ce domaine. Mais il est difficile de dire que le régime et l’Iran partagent la suggestion de Vladimir Poutine selon laquelle le partenariat tripartite va bien, mais considèrent qu’il le dirige vers les autres parties – les États-Unis, Israël, les Européens et les Arabes – et l’utilise dans les négociations en cours, en particulier celles développées par Poutine avec Benjamin Netanyahu (notamment en ce qui concerne l’Iran), et espèrent que ce dernier pourra exploiter ses propres relations avec le président Donald Trump pour persuader Washington de reprendre les pourparlers avec Moscou, du moins dans les affaires syriennes.

Les faits sur le terrain en Syrie sont en conflit avec l’atmosphère générale dans laquelle les déclarations de Poutine ont voulu se répandre. Il existe une concurrence et un conflit entre Moscou et Téhéran sur le partage d’influence dans les secteurs militaire et de la sécurité, sur les zones de contrôle et sur les décisions du « gouvernement ». Les Russes ont formé le » Cinquième Corps », qui devint leur force frappante, et viennent de former le « Sixième Corps ». Ils participent davantage à la nomination et à la démobilisation d’officiers, en tentant de restructurer l’armée et la sécurité selon des critères non sectaires. En revanche, le « Quatrième Corps » dirigé par Maher al-Assad a renforcé son attachement aux Iraniens, qui ont également adopté la Garde républicaine syrienne et lui ont intégré des membres de leurs milices non syriennes. Depuis un certain temps, les proches du régime suivent avec beaucoup d’attention les bouleversements effectués par les Russes surtout les nominations dans les deux branches de l’agence de sécurité militaire et aérienne, tandis que les Russes confirment leurs confiance croissante au président de l’agence de sécurité nationale, Ali Mamlouk, qui auraient proposé sa nomination au poste de vice-président, qui avait auparavant rejeté une demande du chef du régime visant à mettre les données « DATA » de l’agence à la porté des iraniens. D’autre part, des affrontements et des escarmouches dans certaines zones d’Alep, Homs et Hama ont montré qu’un conflit sur la carte d’influence entre les forces loyales à la Russie et celles loyales à l’Iran et au régime. En ce qui concerne les « décisions du gouvernement », Assad a rapidement approuvé la cession du port de Tartous à la Russie pour une période de 49 ans, ce qui a été son dernier fait, il a également décidé d’autoriser l’Iran à exploiter le port de Lattakié, mais les réunions des comités chargés de l’exécution du contrat avec les iraniens ont vu, dernièrement, des blocages: la Russie semblerait bloquer la présence Iranienne sur la Méditerranée, non souhaitée par aucun des pays de régionaux, en plus des États-Unis.

Certains membres du régime croient toujours qu’Assad a réussi à jouer sur les pistes russe et iranienne, incitant les deux parties à maintenir le régime au pouvoir et à l’inclure dans leurs objectifs stratégiques. Dans la phase finale, il a doublé son pari sur Israël, ou ce dernier a laissé entendre qu’il s’y tenait en montrant qu’il avait répondu à une demande venant de Poutine en libérant « deux prisonniers de bonne volonté » (deux prisonniers : un syriens accusés de trafic de drogue et un Palestinien qui a traversé la frontière armé avec un fusil de chasse). Le régime attendait d’autres prisonniers, mais Israël demande toujours de récupérer les dépouilles de son agent Elie Kohen et de deux soldats au Liban en 1982, en plus du troisième, Zacharya Baumel, dont sa dépouille a été remise suite à le demande russe, plusieurs jours après que Netanyahu eut reconnu la souveraineté israélienne sur le Golan. Au cours du 12e cycles du processus d’Astana, les trois pays (Russie, Turquie et Iran) ont confirmé leur rejet de la décision américaine sur le Golan, estimant que l’unité des territoires syriens était une « Composante essentielle », sans toutefois signaler le durcissement des sanctions américaines à l’encontre de l’Iran et du « Hezbollah » qui est susceptible de réfléchir sur la situation en Syrie, ni de signaler le durcissement des sanctions sur le régime et les zones sous son contrôle et l’incapacité de la Russie et de l’Iran, ainsi que l’abstention de la Turquie pour l’aider.

La situation de vie quotidienne des Syriens, qu’ils soient de l’opposition ou les loyaux, n’était pas une priorité des russes, sauf que dernièrement, ils ont senti que la crise du carburant, de l’alimentation et l’augmentation du mécontentement populaire est devenu un problème de sécurité, même dans les zones les plus favorables au régime. Les représentants du « comité de négociation » de l’opposition ont senti cette préoccupation lors d’une réunion avec une délégation russe à Riyad, lorsque le président de la délégation russe Alexander Laverntiev a abordé la situation intérieure pour exprimer la colère de Moscou des pays occidentaux et de la conduite de l’opposition derrière ces pays. Des sources ont rapporté que les représentants de l’opposition ont répondu que le problème et encore et toujours à l’intérieur de la Syrie, représenté par le régime et sa coopération avec l’Iran pour bloquer toute solution politique, et qu’ils ont réussi à faire retarder la formation de la Commission constitutionnelle pendant environ deux ans, tandis que les pays occidentaux ils « sont indifférents », ils sont plutôt intéressés par le retrait de l’Iran de la Syrie avant de proposer la solution politique. La partie russe au cours de la réunion semblait confiant que la réunion « Astana 12 » résoudra la formation du comité « constitutionnelle », ce qui ne s’est pas produit, de sorte que Poutine lui-même a révélé que le différend va sur six noms qui ont été remplacés plus d’une fois.

(…)
Assad pense que son régime est devenu le point de convergeance des intérêts des puissances internationales et régionales et qu’elles reprendront bientôt sa carte de jeu. Toutefois, certains cercles proches dissimulent leurs craintes face à un certain nombre de faits nouveaux: les Russes ont pratiquement bloqué la décision militaire pour le rétablissement du contrôle du régime sur la totalité des territoires, afin d’entamer des négociations avec les Turcs et les Israéliens, et, plus tard, avec les Américains dans le cas où Washington donnera des signes positives. Deuxièmement, Assad s’est précipité vers les Iraniens dans l’espoir de tirer parti de l’intensification de la confrontation entre l’Iran et les États-Unis et il a sous estimé les gains que les Russes gagneraient en coopérant contre les Iraniens. Troisièmement, la situation dans le sud, en particulier à Daraa, devient de plus en plus ambiguëe du fait de l’émergence d’une résistance populaire contre le régime, bénéficiant de la présence russe. Quatrièmement, l’opposition et son gouvernement intérimaire ont inauguré dernièrement un local pour la première fois depuis le début de la crise dans la campagne nord d’Alep, ce qui a suscité de réactions occidentales positives, d’un côté, et de l’autre,  l’intensification des bombardements des zones frontalières par le régime, dans l’objectif d’empêcher la création d’une zone d’opposition. Cinquièmement, de nombreuses recrues de l’armée syrienne ont dernièrement reçu des « offres américaines » pour former des groupes armés capables de se déplacer dans le nord de la Syrie, mais sans la protection américaine ni de reconnaissance officielle.

 

يستغلّون نظام الأسد وهو يظن أنه يستغلّهم

عبدالوهاب بدرخان |

أصبح اعتيادياً أن يصمت مسؤولون روس إذا انتقد محاوروهم إيران ودورها في سورية أو إذا هاجمها معارضون للنظام السوري، وأحياناً يشاركون بما يضيف إلى حجج الآخرين. في الآونة الأخيرة صاروا ينصتون ويشاركون أكثر في تفنيد ممارسات النظام ومواقف رئيسه. قبل ذلك لم يكونوا يمرّرون أي ملاحظة، بل يدافعون عن “شرعية” الوجود الإيراني ومحاربته للإرهاب، ويرفضون الاعتراف حتى بوقائع موثّقة عن عمليات تهجير وتغيير ديموغرافي ينفّذها الإيرانيون. في الوقت نفسه كانوا يستبعدون أي تعريض بالنظام أو بـ “شرعية الحكومة السورية” كما يسمونها. الجديد في موسكو أن الملف السوري لم يعد مشتركاً بين الدفاع والخارجية، بل بات حصرياً لدى الاستخبارات العسكرية. ما أوجب ذلك أن العلاقة الروسية مع بشار الأسد والإيرانيين أضحت خلافية وإشكالية في الجانب الأكبر منها.

قد يتناقض هذا الواقع مع التصريحات الأخيرة للرئيس الروسي الذي أكّد التنسيق مع النظام في شأن “عملية عسكرية” ما في إدلب، ونفى أي مسؤولية للنظام في تأخير استكمال أعضاء اللجنة الدستورية، بل نوّه بجهد لـ “الشركاء الإيرانيين” في هذا المجال. لكن يصعب القول أن النظام وإيران يشاطران فلاديمير بوتين إيحاءه بأن الشراكة الثلاثية على ما يرام، بل يعتبران أنه يوجّهه إلى الأطراف الأخرى، الولايات المتحدة وإسرائيل والأوروبيين والعرب، ويوظّفه في المساومات الجارية، خصوصاً تلك المتمثلة بتفاهمات يطوّرها بوتين مع بنيامين نتانياهو (تحديداً في شأن إيران) ويأمل بأن يتمكّن الأخير من استغلال علاقته الخاصة مع الرئيس دونالد ترامب لإقناع واشنطن بمعاودة التحادث مع موسكو، أقلّه في الشأن السوري.

تتعارض الوقائع على الأرض في سورية مع المناخ العام الذي أرادت تصريحات بوتين إشاعته. هناك تنافس وصراعات بين موسكو وطهران على تقاسم النفوذ في القطاعات العسكرية والأمنية، وعلى مناطق السيطرة، وعلى القرارات “الحكومية”. كان الروس شكّلوا الفيلق الخامس الذي أصبح قوتهم الضاربة برّاً، وشرعوا أخيراً في تشكيل الفيلق السادس، كما ضاعفوا تدخّلهم في تعيينات الضباط وتسريحهم، محاولين إعادة هيكلة الجيش والأمن وفقاً لمعايير غير طائفية. في المقابل زادت الفرقة الرابعة بقيادة ماهر الأسد من التصاقها بالإيرانيين، الذين احتضنوا أيضاً الحرس الجمهوري وأدخلوا إليه عناصر من ميليشياتهم غير السورية. ومنذ فترة يتابع القريبون من النظام باهتمام التقلّبات التي تشهدها التعيينات في شعبتي الاستخبارات العسكرية والجوية، فيما يبدي الروس ثقة متزايدة بجهاز الأمن الوطني ورئيسه علي مملوك الذي تردّد أنهم طرحوا تعيينه نائباً للرئيس، وهو كان رفض سابقاً طلباً من رئيس النظام لوضع “داتا” الجهاز بتصرّف الإيرانيين. وعلى صعيد آخر دلّت اشتباكات ومناوشات في بعض مناطق حلب وحمص وحماة إلى صراع على خريطة النفوذ بين القوات الموالية لروسيا وتلك الموالية لإيران والنظام. أما بالنسبة إلى “القرارات الحكومية” فتمثّل الموافقة السريعة من الأسد على تأجير ميناء طرطوس لروسيا لمدة 49 سنة إحدى وقائعها الأخيرة، وقد جاءت بعد موافقته أيضاً على الترخيص لإيران بتشغيل مرفأ اللاذقية، غير أن اجتماعات اللجان المكلّفة بتنفيذ التعاقد مع الإيرانيين شهدت أخيراً فرملة: فتّش عن روسيا، التي تتولّى هنا عرقلة وجود إيراني على المتوسّط لا تريده أي من الدول الإقليمية، بالإضافة طبعاً إلى الولايات المتحدة.

لا يزال بعض أوساط النظام يعتقد أن الأسد حقّق نجاحات في اللعب على الحبلين الروسي والإيراني، إذ جعل الطرفين حريصين على بقاء النظام وعلى إدراج الحفاظ عليه في أهدافهما الاستراتيجية. وفي المرحلة الأخيرة ضاعف رهانه على إسرائيل، أو أن إسرائيل أوحت له بأنها متمسّكة به بدليل أنها استجابت طلباً من بوتين فأفرجت “كبادرة حسن نية” عن أسيرين (سوري متهم بتهريب مخدّرات وفلسطيني اجتاز الحدود للقيام بعملية ببندقية صيد). كان النظام يتوقع أسرى آخرين، لكن إسرائيل لا تزال تطالب برفات عميلها ايلي كوهين وجنديين في لبنان عام 1982 مع الثالث زخاريا باومل الذي سلّمت رفاته بطلب روسي بعد أيام من نيل نتانياهو اعتراف الرئيس الأميركي بالسيادة الإسرائيلية على الجولان. وحين عقدت الجولة 12 من مسار استانا أكدت الدول الثلاث (روسيا وتركيا وايران) رفضها القرار الأميركي الخاص بالجولان، باعتبار أن وحدة الأراضي السورية من “ثوابتها”، إلا أنها لم تشر إلى تشديد العقوبات الأميركية على إيران و”حزب الله” مع أنه مرشح لأن ينعكس على الوضع السوري، ولا إلى تشديد العقوبات على النظام والمناطق الواقعة تحت سيطرته وعجز روسيا وإيران وكذلك امتناع تركيا عن مساعدته.

لم يكن الوضع المعيشي للسوريين، موالين ومعارضين، ليشغل الروس لولا أنهم استشعروا أخيراً أن أزمة الوقود والمواد الغذائية وازدياد النقمة الشعبية باتت تشكّل قلقاً أمنياً حتى في المناطق الأكثر موالاةً للنظام. وقد استنتج ممثلو “الهيئة التفاوضية” للمعارضة هذا القلق خلال لقائهم مع وفد روسي في الرياض، إذ تناول رئيسه ألكسندر لافرنتييف الوضع الداخلي ليعبّر عن غضب موسكو من الدول الغربية ومن سير المعارضة وراء هذه الدول. ونقلت مصادر أن ممثلي المعارضة ردّوا بأن المشكلة كانت ولا تزال داخل سورية، وتتمثّل بالنظام وتعاونه مع إيران لعرقلة أي حل سياسي، وهو أنهما نجحا في حمل روسيا نفسها على تأخير تشكيل اللجنة الدستورية لنحو سنتين، أما الدول الغربية فقال ممثلو المعارضة أنها “لم تعد مكترثة” بالشأن السوري، بل بإخراج إيران من سورية قبل تحريك الحل السياسي. بدا الجانب الروسي خلال اللقاء واثقاً بأن اجتماع “استانا 12” سيحسم تشكيلة “الدستورية”، وهو ما لم يحصل، حتى أن بوتين نفسه كشف أن الخلاف يدور على ستة أسماء جرى تبديلهم أكثر من مرّة.

الأسوأ أن الجانب الروسي يساوم المبعوث الأممي غير بيدرسون على تقاسم هذه الأسماء (3 بـ 3، أو 4 مقابل 2…)! على الجانب الآخر يحاول عدد من أعضاء اللجنة (على لائحة النظام) إيصال رغبتهم في التملّص من هذه المهمة للتخلّص من الضغوط التي يتوقّعونها. وفيما تتجنّب البعثة الأممية التدخّل في الأمر لأنه خارج صلاحيتها، إلا أن استياءً بدأ ينتاب رئيسها بيدرسون بعد مضي خمسة أشهر من دون أن يتقدّم ولو خطوةً واحدة. فإذا كان الخلاف على الأسماء استغرق كل هذا الوقت فكم سيستغرق الاتفاق على طريقة عمل اللجنة وعلى الآليات الضرورية والمناسبة لتطبيق الدستور بعد إنجازه. الواقع أن الجميع يتطلّع إلى تسهيلات روسية، ضغطاً على النظام ولجماً للإيرانيين، لكن موسكو حتى لو كانت راغبة لا تبدي استعداداً للتحرّك ما لم تتعرّف إلى ما ستجنيه في المقابل.

يعتقد الأسد أنه ونظامه صارا نقطة تقاطع مصالح القوى الدولية والإقليمية، وأنهما سيستأنفان قريباً اللعب بالأوراق، إلا أن بعض الأوساط القريبة منه لا تخفي مخاوفها من جملة تطوّرات: أولها أن الروس جمّدوا عملياً الحسم العسكري واستعادة النظام كامل السيطرة ليدخلوا في صفقات مع الأتراك والإسرائيليين، ولاحقاً مع الأميركيين في حال استجابة واشنطن. وثانيها أن الأسد اندفع نحو الإيرانيين آملاً في مكاسب من استغلال احتدام المواجهة بين إيران وأميركا، ولم يقدّر أن أي مكاسب سيجنيها الروس لقاء تعاونهم ضد الإيرانيين. وثالثها أن الوضع في الجنوب تحديداً في درعا يزداد غموضاً بسبب نشوء حالٍ من المقاومة الشعبية ضد النظام مستفيدة من الوجود الروسي. ورابعها أن الائتلاف المعارض وحكومته الموقتة افتتحا للمرة الأولى منذ بدء الأزمة مقراً في ريف حلب الشمالي وتلقيا ردود فعل غربية إيجابية، وكان النظام دأب على تكثيف القصف على المناطق الحدودية لمنع إنشاء منطقة للمعارضة. وخامسها أن العديد من العسكريين السوريين المنكفئين تلقوا أخيراً “عروضاً أميركية” لتنظيم مجموعات مسلحة قادرة على التحرّك في شمال سورية من دون أن تحظى بحماية أميركية أو باعتراف رسمي.

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