Après 8 ans de détention, un citoyen du gouvernorat de Daraa est mort sous la torture dans la prison de Saidnaya


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Après 8 ans de détention, un citoyen du gouvernorat de Daraa est mort sous la torture dans la prison de Saidnaya

OSDH-16 février 2020

Aujourd’hui, l’Observatoire syrien des droits de l’homme a documenté la mort d’un citoyen de la ville de Dael dans la campagne de Daraa, sous la torture à la prison de Seidnaya après une détention qui a duré plus de 8 ans, où un « certificat de décès » a été remis à sa famille il y a quelques jours.

Avec la mort d’un nombre croissant de détenues, le nombre de ceux qui ont été martyrisés dans les prisons du régime s’élève à 16 156 civils, lesquels «l’Observatoire syrien» a documenté avec les  noms, il s’élève à : 15 968 hommes et jeunes hommes, 125 enfants de moins de 18 ans et 64 femmes, depuis le début de la révolution syrienne, sur 104 000 qui sont morts et ont été martyrisés dans les prisons du régime. L ‘«Observatoire syrien» a obtenu des informations d’un certain nombre de sources fiables, qu’ils ont été exécutés, tués et martyrisés dans les prisons des forces du régime et de ses services de renseignement, dont plus de 83% ont été liquidés et tués dans ces prisons entre mai 2013 et Octobre 2015, alors que les sources ont également confirmé que plus de 30 mille prisonniers ont été tués dans la célèbre prison de Saidnaya, tandis que le second pourcentage des détenus morts sous la torture c’est dans les prisons du renseignement aérien.

بعد 8 سنوات من الاعتقال.. استشهاد مواطن من أبناء محافظة درعا تحت وطأة التعذيب في سجن صيدنايا

16/2/2020 – OSDH

وثّق المرصد السوري لحقوق الإنسان، اليوم، استشهاد مواطن من أبناء مدينة داعل بريف درعا، تحت وطأة التعذيب في سجن صيدنايا بعد اعتقال دام لأكثر من 8 سنوات، حيث سُلمت “شهادة وفاة” لذويه قبل أيام.
ومع استشهاد المزيد من الأشخاص، يرتفع عدد الذين استشهدوا في سجون النظام إلى 16156 مدني وثقهم “المرصد السوري” بالأسماء، هم: 15968 رجلاً وشاباً و125 طفلاً دون سن الثامنة عشر و64 مواطنة منذ انطلاقة الثورة السورية، من أصل 104 آلاف علم “المرصد السوري” أنهم فارقوا الحياة واستشهدوا في المعتقلات، وكان “المرصد السوري” حصل على معلومات من عدد من المصادر الموثوقة، أنه جرى إعدامهم وقتلهم واستشهادهم داخل معتقلات وسجون قوات النظام ومخابراتها، من ضمنهم أكثر من 83% جرى تصفيتهم وقتلهم ومفارقتهم للحياة داخل هذه المعتقلات في الفترة الواقعة ما بين شهر آيار/مايو 2013 وشهر تشرين الأول/أكتوبر من العام 2015، فيما أكدت المصادر كذلك أن ما يزيد عن 30 ألف معتقل منهم قتلوا في سجن صيدنايا سيئ الصيت، فيما كانت النسبة الثانية الغالبة هي في إدارة المخابرات الجوية.

Le régime syrien accélère les exécutions dans la prison de Saidnaya


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Des sources juristes pour Al-Quds Al-Arabi: le régime syrien accélère les exécutions dans la prison de Saidnaya

26 décembre 2019

Antakya – «Al-Quds Al-Arabi»: des sources de défense des droits de l’homme, y compris des organisations de défense des droits de l’homme, ont exprimé leur crainte de l’augmentation des exécutions massives perpétrées par le régime syrien contre les prisonniers politiques de la célèbre prison de Saidnaya, dans le contexte de rapports indiquant que le régime a expulsé des dizaines de détenus de différentes branches vers la prison mentionnée, au cours des dernières périodes.

Le chef de la “Commission syrienne pour le relâchement des prisonniers et des détenus”, l’avocat Fahd Al-Moussa, a confirmé que le régime syrien avait récemment expulsé des détenus des prisons d’Adra à Damas, Lattaquié et Al-Souwayda vers la prison de Saidnaya, et il est probable que leur transfère soit dans un but d’exécution de la peine prononcée contre eux.

Selon Al-Mousa, le régime syrien n’a pas arrêté les exécutions arbitraires, sur la base de décisions judiciaires rendues par des tribunaux d’exception et des tribunaux de terrain, qui sont totalement nuls et non avenus, comme il le dit. Il a poursuivi que l’accélération des exécutions indiquait la volonté du régime de se venger des Syriens qui s’opposaient à son gouvernement, malgré les efforts déployés pour parvenir à une solution politique par la communauté internationale et les pays actifs dans le dossier syrien.

En revanche, le membre de la « Commission des juristes syriens », l’avocat Abdel Nasser Hochane, attribue l’accélération par le régime syrien des exécutions de détenus politiques, au souhait de ce dernier de se débarrasser des pressions internationales concernant le dossier des détenus. “Ce dossier est toujours présent dans les forums internationaux et les discussions politiques concernant le dossier syrien, des Nations Unies aux sessions constitutionnelles à Genève, ainsi qu’aux discussions d’Astana”, a-t-il déclaré, ajoutant que “le régime sait avec certitude que l’ouverture du dossier des détenus dans ses prisons entraînera l’émergence de faits horribles”.

Hoshan a ajouté, en signalant l’insistance de la Russie à appeler le statut de « arrêtés/prisonniers » sur les détenus par le régime syrien dans les textes des résolutions internationales relatives à la question syrienne, notant que cette qualification de la loi est donnée juridiquement sur les arrêtés par une autorité légitime, avec un crime spécifique. Et il a estimé que le passage de cette caractéristique dans les textes des décisions et les déclarations finales des pourparlers “d’Astana”, donnerait au régime l’argument pour procéder à des exécutions contre les détenus politiques, en vertu des dispositions pénales, par le biais de tribunaux “légaux”.

Concernant les exécutions du régime et leur nombre approximatif, Hochane a souligné le strict secret entourant les exécutions quotidiennes dans la prison de Saidnaya, soulignant en même temps le risque élevé qu’implique la mention du nom de certains détenus, car cela accélérerait la mise en œuvre d’une décision d’exécution contre eux.

“Ce que nous pouvons confirmer”, a ajouté Hochane, “c’est que les exécutions n’ont pas cessé et que la majorité des victimes sont des détenus en 2014-2015”. Il a expliqué que “le système repose sur la preuve de l’accusation de terrorisme à leur encontre, sur les témoignages de détenus qui ont été exécutés auparavant”.

Interrogé sur le sort des détenus dans les premières années de la révolution syrienne, il a déclaré: «La plupart d’entre eux ont été liquidés dans les locaux des services de renseignement, sans condamnation à mort par les tribunaux du système, tandis que les autres ont été exécutés par groupes qui ont eu lieu dans la prison de Saidnaya.
Il a ajouté que de nombreuses condamnations à mort sont basées sur les témoignages d’anciens détenus, et c’est l’un des plans utilisés par le régime syrien, où des aveux d’anciens détenus sont inclus avec de nouveaux détenus, pour légiférer la peine de mort.

Dans ce contexte, la Ligue des détenus et disparus de la prison de Saidnaya a confirmé, dans son rapport il y a quelques semaines, que le régime syrien utilise toujours la prison comme principal centre de détention des détenus politiques, les cachant de force, leur refusant tout contact avec le monde extérieur et les soumettant à des conditions de vie qui les conduisent souvent à la mort.
Elle a expliqué que les condamnations à mort avaient considérablement augmenté parmi les détenus de Saidnaya, passant de 243% avant 2011 à 876% après, les jugements sont rendus par le tribunal militaire de campagne, qui n’a pas la moindre condition pour un procès équitable lorsque le détenu n’est pas autorisé à nommer un avocat ou à entrer en contact avec le monde extérieur.

Amnesty International a documenté dans le rapport de l ‘«abattoir humain» publié en février 2017, des exécutions massives, de diverses manières, perpétrées par le régime syrien contre 13000 détenus à la prison de Saidnaya, dont la majorité étaient des civils de l’opposition, entre 2011 et 2015.
Elle a expliqué que les exécutions avaient lieu chaque semaine, ou peut-être deux fois par semaine, en secret, au cours desquelles des groupes de quelque 50 personnes étaient pendus à mort. Elle a également confirmé que « les pratiques antérieures équivalant à des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité se poursuivent “probablement” dans les prisons à l’intérieur de la Syrie ».

 

مصادر حقوقية لـ «القدس العربي»: النظام السوري يسرع الإعدامات في سجن «صيدنايا»

٢٦ ديسمبر ٢٠١٩

أنطاكيا – «القدس العربي»: عبرت مصادر حقوقية من بينها منظمات حقوقية، عن تخوفها من زيادة الإعدامات الجماعية التي ينفذها النظام السوري بحق معتقلين سياسيين في سجن صيدنايا سيئ الصيت، وذلك على خلفية أنباء تشير إلى ترحيل النظام لعشرات المعتقلين من أفرع مختلفة إلى السجن المذكور، خلال الفترة القليلة الماضية.
وأكد رئيس «الهيئة السورية لفك الأسرى والمعتقلين»، المحامي فهد الموسى، لـ «القدس العربي» قيام النظام السوري مؤخراً بترحيل معتقلين من سجون عدرا بدمشق، اللاذقية، والسويداء، إلى سجن صيدنايا، مرجحاً أن يكون الترحيل، بغرض تنفيذ أحكام الإعدام بحق هؤلاء.

وحسب الموسى، فإن النظام السوري لم يوقف عمليات الإعدامات التعسفية، مستنداً إلى أحكام قضائية صادرة عن محاكم استثنائية وميدانية باطلة بطلاناً مطلقاُ، على حد تعبيره. وتابع بأن تسريع وتيرة الإعدامات تشير إلى رغبة النظام بالانتقام من السوريين الذين عارضوا حكمه، رغم جهود الوصول لحل سياسي من قبل المجتمع الدولي والدول الفاعلة في الشأن السوري.

في المقابل يعزو عضو «هيئة القانونيين السوريين»، المحامي عبد الناصر حوشان لـ «القدس العربي» تسريع النظام السوري لعمليات الإعدام بحق المعتقلين السياسيين، إلى رغبة الأخير بالتخلص من الضغوط الدولية بخصوص ملف المعتقلين. وأوضح بقوله «هذا الملف دائم الحضور في المحافل الدولية والمناقشات السياسية بخصوص الملف السوري، من الأمم المتحدة إلى جلسات الدستور في جنيف، وكذلك مباحثات أستانة»، مضيفاً أن «النظام يعلم يقيناً أن فتح ملف المعتقلين بسجونه سيؤدي إلى ظهور حقائق مروعة».

وتابع حوشان بالإشارة إلى إصرار روسيا على إطلاق صفة «المحتجزين» على المعتقلين لدى النظام السوري في نصوص القرارات الدولية المتعلقة بالشأن السوري، مبيناً أن هذه الصفة تطلق قانوناً على المحتجزين من قبل سلطة شرعية، بجرم محدد. واعتبر أن تمرير هذه الصفة في نصوص القرارات والبيانات الختامية لمحادثات «أستانة»، يعطي النظام الحجة لتنفيذ الإعدامات بحق المعتقلين السياسيين، تحت أحكام جنائية، من خلال محاكم «قانونية».
وحول عمليات الإعدام التي ينفذها النظام، والأعداد التقريبية لها، أشار حوشان إلى السرية الشديدة التي تحيط بعمليات الإعدام التي تتم بشكل يومي في سجن صيدنايا، مشيراً في الآن ذاته إلى الخطورة العالية التي تترتب على ذكر أسماء بعض المعتقلين، لأن من شأن ذلك تسريع تنفيذ حكم الإعدام بحقهم.
وأضاف حوشان، «ما يمكننا الجزم به، هو أن عمليات الإعدام لم تتوقف، وغالبية الضحايا هم من المعتقلين خلال الأعوام 2014-2015. موضحاً أن «النظام يعتمد في إثبات تهمة الإرهاب عليهم، على شهادات لمعتقلين تم إعدامهم من قبل».

وبسؤاله عن مصير المعتقلين في الأعوام الأولى من عمر الثورة السورية، قال «غالبيتهم تعرضوا للتصفية في الأفرع المخابراتية، بدون صدور أحكام بإعدامهم من قبل محاكم النظام الميدانية، فيما تم الإجهاز على المتبقين منهم في الإعدامات الجماعية التي تم تنفيذها في سجن صيدنايا.
وأردف عضو «هيئة القانونيين السوريين»، أن العديد من أحكام الإعدام تستند إلى شهادات معتقلين سابقين، وهي من الخطط المعهودة لدى النظام السوري، حيث يتم إدراج اعترافات لمعتقلين سابقين على معتقلين جدد، لتشريع صدور حكم الإعدام.

وفي السياق، أكدت رابطة معتقلي ومفقودي سجن صيدنايا، في تقريرها قبل أسابيع، أن النظام السوري ما زال يستخدم السجن كمركز رئيسي لاحتجاز المعتقلين السياسيين واخفائهم قسراً وحرمانهم من الاتصال مع العالم الخارجي وإخضاعهم لظروف معيشية تؤدي بهم غالباً إلى الموت.
وأوضحت أن أحكام الإعدام ارتفعت بشكل هائل بين معتقلي صيدنايا من 243% قبل 2011 إلى 876% بعدها، وهي أحكام صادرة عن محكمة الميدان العسكرية التي تفتقد إلى أدنى شروط التقاضي العادل حيث لا يسمح للمعتقل بتوكيل محامٍ أو الاتصال مع العالم الخارجي.
وكانت «منظمة العفو الدولية» وثقت في تقرير «المسلخ البشري» المنشور في شباط/فبراير من عام 2017، إعدامات جماعية بطرق مختلفة نفذها النظام السوري بحق 13 ألف معتقل في سجن «صيدنايا»، أغلبيتهم من المدنيين المعارضين، بين عامي 2011 و2015.
وأوضحت أن الإعدامات جرت أسبوعياً أو ربما مرتين في الأسبوع، بشكل سري، واقتيدت خلالها مجموعات تضم أحياناً 50 شخصاً، إلى خارج زنزاناتهم، وشنقوا حتى الموت كما أكدت أن الممارسات السابقة التي ترقى إلى جرائم حرب وجرائم ضد الإنسانية، لا زالت «مستمرة على الأرجح في السجون داخل سوريا».

Aucun intérêt de torturer les détenu.e.s d’opinion !!! الأسد يقول إنه لا يملك أي مصلحة بتعذيب المعتقلين


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يتهم قطر بفبركة شهادات المعتقلين

الأسد يقول إنه لا يملك أي مصلحة بتعذيب المعتقلين

رئيس النظام السوري بشار الأسد في لقاء مع صحيفة فرنسية - 28 تشرين الثاني 2019 (Paris Match)

رئيس النظام السوري بشار الأسد في لقاء مع صحيفة فرنسية – 28 تشرين الثاني 2019 (Paris Match)

نفى رئيس النظام السوري، بشار الأسد، في مقابلة مع صحيفة “PARIS MATCH” الفرنسية، وجود أي تعذيب في المعتقلات التابعة للنظام السوري.

واتهم الأسد دولة قطر بـ”تمويل معظم الشهادات” التي أدلى بها معتقلون سابقون لوسائل إعلام عربية وعالمية منذ عام 2011، تاريخ انطلاق الثورة السورية.

واعتبر الأسد أنه “منطقيًا لا يملك أي مصلحة” في ارتكاب هذا النوع من الجرائم، متسائلًا عن الفائدة من التعذيب بالأساس.

وحول الاتهامات بالتعذيب الموجهة إلى النظام السوري، قال إنها “مجرد مزاعم سياسية”، معتبرًا أن هذه الشهادات لم يتم التحقق منها، والشهود الذين أدلوا بشهادتهم كانوا مخفيين، وأن هذه التقارير والشهادات تحتاج إلى “عمليات تدقيق ومسوحات مهنية”.

وقال الأسد إنه في حال تم التأكد من التقارير وكان واثقًا من صحتها، فستتم معاقبة مرتكبي هذه الجرائم، بحسب تعبيره.

وأصدرت “رابطة معتقلي ومفقودي صيدنايا” تقريرًا، في أيلول الماضي، شرحت من خلاله بشكل مفصل آليات التعذيب داخل سجن صيدنايا.

ووثقت الرابطة ما يزيد على 20 وسيلة تعذيب جسدية من بينها الضرب بالعصي والصعق الكهربائي و“بساط الريح” و”الشبح” و”الدولاب” وغيرها، وهو ما تعرض له 100% من المعتقلين بحسب شهادة الناجين منهم.

تضاف هذه الأساليب إلى 24 وسيلة للتعذيب النفسي الذي تعرض له 97.8% من المعتقلين، وثماني وسائل للتعذيب الجنسي تحدث عنها نحو 29.7%، في ظل الحساسية المرافقة لهذا النوع من الانتهاك، بحسب التقرير.

وفيما يخص التعذيب الجنسي، قال الأسد إن “هناك فرقًا بين السياسة المعلنة والخطأ الفردي”، ورد على سؤال الصحيفة بقوله إنه “ليس على علم بوجود هذا النوع من التعذيب في المعتقلات السورية”.

وأشار الأسد إلى أن هذا النوع من التعذيب “ليس موجودًا” لأن الاغتصاب والتحرش الجنسي ليست أمورًا شائعة في المجتمع السوري، على حد تعبيره، معتبرًا أنه في حال وجدت “فهي حالات فردية ويعاقب عليها القانون”.

ووفق “الشبكة السورية لحقوق الإنسان”، اختفى آلاف المواطنين السوريين منذ انطلاق الثورة السورية قسريًا، منهم 83 ألفًا على يد قوات النظام السوري، وأكثر من عشرة آلاف على يد تنظيمات “إسلامية متشددة”، وأكثر من 1800 شخص على يد “قوات سوريا الديمقراطية” (قسد).

الأسد يقول إنه لم يطلق التنظيمات المتشددة من السجون

في رده على سؤال الصحيفة حول إطلاقه عددًا من السجناء السياسيين (الذين شكلوا فيما بعد نواة لعدة فصائل مسلحة اتهمت بالتطرف)، وأنه أدخل “السم الجهادي إلى المعارضة”، قال الأسد إن “العفو العام” يعتبر قاعدة قانونية عامة في سوريا، ويشمل كل الأشخاص الموجودين في السجون، نافيًا أن تكون هناك فئة في سوريا “تدعى المتطرفين”.

خرجوا من سجن صيدنايا إلى قيادة فصائل المعارضة

واعتبر أنه لم يطلق سراحهم في عام 2011 ليسهموا في إنشاء هذه الفصائل، بل تم إطلاق سراحهم بسبب إنهائهم لفترة العقوبة.

الذين خرجوا من السجون “قاموا بشيطنة أنفسهم”، وأطلقوا النار على المدنيين وقوات الشرطة، بحسب وصف الأسد، معتبرًا أن هذه هي الحقيقة حول إطلاق سراح السجناء.

وأطلق الأسد في شهر حزيران من عام 2011، سراح عدد من السجناء المحكومين بتهم تتعلق بالنشاطات الدينية، وكانوا نواة لتأسيس عدة فصائل عسكرية، منهم زهران علوش مؤسس “جيش الإسلام”، وقتل في غارة روسية في 25 من كانون الأول عام 2015، وحسان عبود، مؤسس حركة “أحرار الشام الإسلامية”، وقتل بظروف غامضة في 9 من أيلول 2014.

 

Bachar el-Assad : “Français ou étrangers, les terroristes seront soumis à la loi syrienne”

Paris Match | Publié le 28/11/2019 à 06h00 |Mis à jour le 28/11/2019 à 12h14

De notre envoyé spécial à Damas, Régis Le Sommier

Après l'interview dans les jardins de l'ancien palais présidentiel, avec Régis Le Sommier, directeur adjoint de la rédaction de Paris Match.

Après l’interview dans les jardins de l’ancien palais présidentiel, avec Régis Le Sommier, directeur adjoint de la rédaction de Paris Match. DR

Après neuf ans de guerre civile, le président syrien Bachar el-Assad, soutenu par la Russie et l’Iran, est le seul maître à bord. Voici l’intégralité de l’interview accordée à Paris Match.

Paris Match. Notre dernière interview remonte à cinq ans, presque jour pour jour. C’était en novembre 2014, votre gouvernement ne contrôlait plus qu’un tiers du pays. Aujourd’hui vos armées sont de retour à la frontière turque. Avez-vous le sentiment d’avoir gagné la guerre ?
Bachar el-Assad. Je voudrais être très précis sur ce point. Qu’elle soit gagnée ou perdue, ce n’est pas « ma » guerre, la guerre d’un président cherchant à conserver son poste, selon la version occidentale. C’est une guerre nationale, celle des Syriens contre les terroristes. Il est vrai que depuis, comme vous l’avez dit, nous avons beaucoup avancé ; mais ça ne veut pas dire que nous avons gagné. Nous vaincrons lorsqu’il n’y aura plus de terrorisme. Or, le terrorisme est toujours là dans des régions du Nord. Ce qui est plus regrettable encore, c’est qu’il bénéficie toujours de soutiens de la part de la Turquie et des pays occidentaux, les États-Unis, la Grande Bretagne, et notamment la France. Il est donc encore tôt pour parler de victoire.

Vous pensez honnêtement que la France soutient les terroristes ?
Evidemment. Ils ont envoyé des armes par le passé. Je ne sais pas s’il y a eu un vrai changement à ce sujet au cours des derniers mois ou de la dernière année.Nous ne disposons pas de données actuellement. Mais regardons les choses dans leur contexte général. Lorsque les forces françaises viennent en Syrie sans y être invitées par le gouvernement légitime, c’est de l’occupation. Il n’y a pas une grande différence entre le soutien au terrorisme et le déploiement de forces militaire dans le but d’occuper un pays.

“Il ne suffit pas de vouloir combattre le terrorisme, il faut observer les règles internationales”

Les Français sont venus en appui des Kurdes qui combattaient Daech, c’était le sens de leur mission…
Vous pensez franchement que nous pouvons envoyer des forces syriennes en France combattre le terrorisme en France sans y être invités par le gouvernement français ? Le droit international régit le comportement des États dans le monde, pas les intentions. Il ne suffit pas de vouloir combattre le terrorisme, il faut observer les règles internationales. Bien sûr, je suppose que, dans ce cas précis, les intentions sont bonnes, mais nous n’y croyons pas vraiment. Le gouvernement syrien aussi combattait Daech. Pourquoi ne pas l’avoir soutenu ? Pourquoi les gouvernements français combattent-ils Daech, alors qu’ils soutiennent Al Nosra ? Les deux sont des terroristes !

Vous faites référence à l’époque du gouvernement Hollande et aux livraisons d’armes aux rebelles syriens. Ce gouvernement souhaitait votre élimination. Son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avait dit à l’époque que vous ne « mériter[iez] pas d’être sur terre ». Qu’en est-il avec Emmanuel Macron ? Avez-vous constaté un changement dans les positions de la France ?
Dans la forme, oui. Mais tant que l’occupation se poursuit, c’est une forme de terrorisme. Reconnaissez cette vérité. Il faut qu’il y ait un changement dans le contenu, pas seulement dans la forme. Les déclarations ne nous intéressent pas, c’est sur le terrain que les choses doivent changer.

Comment espérez-vous qu’elles changent ?
Il faut tout simplement revenir au droit international, rien qu’à cela. Nous ne demandons rien au gouvernement français. Nous ne lui demandons même pas un soutien de quelque ordre que ce soit politique, économique ou sécuritaire. Nous n’en avons pas besoin. Nous pouvons gérer nos propres affaires. Mais nous voulons qu’il revienne à un ordre mondial qui n’est plus respecté, car c’est le chaos qui règne. Qu’ils soutiennent ou non le président ne m’intéresse pas. Dire qu’il est bon ou mauvais ne m’intéresse pas non plus. C’est une question purement syrienne. Mais qu’ils cessent de soutenir tout ce qui est susceptible de répandre davantage le sang, de multiplier les tueries et d’accroître la souffrance en Syrie.

“Tout terroriste qui se trouve dans les régions contrôlées par les forces syriennes sera soumise à la loi syrienne”

La France fait face à un délicat problème avec ses djihadistes partis combattre en Syrie. En détenez-vous dans vos prisons ?
La nationalité importe peu. Il faut solliciter les services compétents qui disposent des statistiques. Mais de toute manière, s’il y en a, ils seront soumis à la loi syrienne.

Vous savez forcément s’il y a des Français dans vos prisons !
Je n’ai pas de chiffres. Pour ce qui nous concerne, un terroriste c’est un terroriste. Qu’il soit français ou syrien, le résultat est le même.

Vous avez, pour le moment, un accord militaire avec les Kurdes des YPG. Si vous concluez un accord politique, le gouvernement syrien reprendra le territoire du Nord et notamment ses prisons. Que ferez-vous, dès lors, des quelque 400 djihadistes français que les kurdes détiennent ?
Tout terroriste qui se trouve dans les régions contrôlées par les forces syriennes sera soumise à la loi syrienne. Celle-ci est très claire. Ils seront donc traduits en justice devant des tribunaux spécialisés en matière de terrorisme.

Vous n’envisagerez pas, par exemple, de les renvoyer en Europe, comme le fait le président turc Recep Tayyip Erdogan ?
Erdogan tente de faire chanter l’Europe. Quelqu’un qui se respecte ne parle pas de cette manière. Il y a des institutions et des lois. Renvoyer vers un autre pays les terroristes, ou toute personne qui a été jugée et condamnée, est soumis à des accords bilatéraux entre les États. Quant au fait de faire sortir de prison quelqu’un que vous savez être un terroriste, et de le renvoyer chez lui pour qu’il tue des civils, c’est immoral.

“Pour la majorité du peuple, la question de mon exil ne se posait pas”

Après huit ans de guerre, vous allez vers une victoire… mais sur des décombres. La moitié des Syriens sont déplacés ou en exil, 400 000 personnes ont perdu la vie. Reconnaissez-vous que sans l’aide des Russes et des Iraniens, vous auriez perdu ?
Cette guerre est dure. Nous ne sommes pas une grande puissance, mais nous faisions face aux pays les plus riches du monde. Il est tout à fait certain que le soutien de nos amis a limité les dégâts et nous a aidés à récupérer des territoires. Quant à savoir si sans ce soutien, la Syrie serait allée vers la partition, ou vers une défaite totale… Il est parfois difficile de prévoir le résultat d’un match de tennis avec uniquement deux joueurs. Là vous parlez de dizaines de joueurs et de centaines de milliers de combattants.

Est-ce qu’au cours de cette guerre, à un moment, vous avez envisagé de perdre et de vous exiler ?
A vrai dire, je n’y ai pas pensé, pour la simple raison que ce choix ne se posait même pas. Seuls les responsables occidentaux l’ont proposé. Cela ne me concernait pas. Pour moi, il n’en était pas question. Je ne peux envisager à cette option que si elle émane du peuple syrien. Et quand je dis « le peuple syrien », j’entends par là la majorité, et non une minorité terroriste, ou une minorité fabriquée politiquement dans les services de renseignement étrangers, ou encore une minorité de personnes qui ont manifesté parce que le Qatar les a payées pour le faire. Pour la majorité du peuple, la question ne se posait pas. C’est pourquoi j’ai résisté et je suis resté.

Mais en 2013, Al Nosra est arrivé jusqu’à la place des Abbasides à Damas, à quelques kilomètres de votre résidence.
C’est tout à fait vrai. La ville de Damas est restée encerclée pendant des années, parfois quasi totalement, parfois partiellement. Les obus nous tombaient dessus quotidiennement. C’était une raison de plus pour moi pour rester, défendre mon pays, et ne pas fuir. J’assume mes responsabilités constitutionnelles. Je défends mon peuple et mon pays.

“Ces six derniers mois, des entreprises ont commencé à venir de l’étranger”

La reconstruction doit commencer. On estime son coût à 300 milliards de dollars, certains disent 400… Quel est votre plan pour sortir vos compatriotes du marasme, en tenant compte des sanctions terribles qui visent à vous affaiblir, mais qui en réalité touchent les plus pauvres ?
Absolument ! Mais malgré ces sanctions, plutôt que de s’affaiblir, l’industrie s’est développée, par exemple dans le domaine pharmaceutique. Quant à la reconstruction, vous pouvez aller par exemple à Alep qui a été largement détruite par les terroristes. Vous constaterez une grande différence. Car l’État procède à la reconstruction, ainsi que les citoyens.

La livre syrienne est au plus bas. Il va falloir des investissements, des partenaires étrangers. Est-ce que la Chine, l’Inde et la Russie répondent présents ?
Durant les six derniers mois, des entreprises ont commencé à venir de l’étranger pour investir en Syrie. Cet investissement restera lent dans les conditions actuelles, à cause des sanctions, bien entendu. Mais on peut les contourner, et nous avons commencé, en coordination avec ces entreprises, à trouver les moyens pour nous en sortir. Elles vont prochainement investir en Syrie. Je suis réaliste cependant, ça ne veut pas dire que le processus de reconstruction sera rapide.

Vous l’estimez à combien d’années ?
Cela dépendra du temps que les sanctions dureront, et aussi du retour de nos citoyens. Ils sont en train de revenir en ce moment, mais progressivement. Il m’est donc difficile de donner une réponse précise à ce sujet. Mais c’est un processus qui prendra évidemment des années.

“La plupart de ces réfugiés soutenaient l’Etat”

Combien de Syriens sont rentrés ?
Plus d’un million en moins de deux ans. Et les choses s’accélèrent à présent, notamment après la libération de Damas, de la région sud et de sa périphérie. Bien sûr, le retour des Syriens dépend aussi de la réhabilitation de l’infrastructure, comme de l’électricité, des écoles et des hôpitaux. Malheureusement, les sanctions et le blocus pèsent lourdement sur ces secteurs. Dans le même temps, les occidentaux exercent une forte pression sur les réfugiés pour qu’ils ne rentrent pas dans leur pays. C’est un enjeu « humanitaire » qu’ils brandissent comme une carte pour atteindre leurs objectifs politiques.

Certains de ces réfugiés sont partis parce qu’ils vous étaient opposés, qu’ils ont subi des horreurs pendant la guerre, parfois de la part de votre armée. Allez- vous décréter une amnistie ? La réconciliation est-elle encore possible ?
D’abord la plupart de ces réfugiés soutenaient l’Etat et non le contraire. Preuve en est l’élection présidentielle de 2014, auxquelles ils ont participé, et dans laquelle ils ont voté pour le président. La majorité a émigré à cause de la guerre et de ses séquelles économiques. Donc pour ce qui est du retour, il n’y a aucun problème. Certains reviennent tout naturellement, sans qu’une amnistie ne soit nécessaire. D’autres sont des opposants, mais, il n’y a aucun problème, et nous dialoguons constamment avec eux. Quant à l’amnistie, nous l’avons décrétée à plusieurs reprises, la dernière il y a moins d’un an, car certains craignaient de revenir de peur d’être arrêtés. Seuls ceux qui ont porté des armes seront arrêtés. Et malgré cela, ils seront graciés.

“Les Kurdes sont des Syriens et non un peuple à part”

L’année dernière au moment de la chute de la Ghouta, j’ai pu assister au départ des rebelles pour Idlib. Les officiers syriens leur disaient : « Baissez les armes. N’allez pas à Idlib. Vous allez vous faire tuer. » Eux répondaient : « Vous allez nous incorporer dans l’armée, donc on ne veut pas aller avec vous. » Ils avaient peur de votre armée. Que leur dites-vous ? Pourquoi cette peur ?
Parlons des faits. Certains de ceux qui sont allés à Idlib nous ont laissés leurs familles. Et nous, en tant qu’Etat, nous prenons soin de ces familles. Ça veut dire qu’ils n’ont pas peur de nous, sinon, comment auraient-ils laisser leurs familles derrière eux ? Par ailleurs, certaines de ces personnes armées sont allés à Idlib. Puis ils ont demandé à revenir, et nous leur en avons donné la permission. Ils ont été amnistiés. Pendant sept ans, lorsqu’ils étaient isolés de l’Etat, on a raconté à la plupart d’entre eux que l’armée allait les tuer. Mais depuis qu’elle est entrée dans la Ghouta, la vie a repris son cours. Les gens mènent une existence normale. Il faut aussi savoir que certains ont pris les armes non pas parce qu’ils étaient extrémistes, mais parce qu’ils n’avaient pas d’autres choix que de combattre du côté des terroristes, ou d’être tués par eux. Maintenant ils reviennent progressivement à nous, parce qu’ils ont été rassurés.

L’Iran, votre allié, est aujourd’hui en proie à un soulèvement de grande ampleur. Le Liban et l’Irak également. Les manifestants réclament la dignité et l’arrêt de l’accaparement des richesses par un petit nombre. N’était-ce pas finalement ce que réclamaient aussi les manifestants syriens en 2011 ?
Arrêtons-nous un instant sur les slogans de dignité, de liberté qu’ils ont scandés. Ils peuvent être de beaux masques qui cachent cependant la laideur. Je vous donne des exemples : Bush a tué un million et demi d’Irakiens derrière le grand slogan de la démocratie. Sarkozy a contribué au meurtre des centaines de milliers de libyens, en se cachant derrière celui de la liberté pour le peuple libyen. Aujourd’hui la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis violent le droit international sous prétexte de vouloir soutenir les Kurdes, or les Kurdes sont des Syriens et non un peuple à part. En 2011, en Syrie, on entendait ces mêmes slogans sur la dignité, la liberté. Ces mêmes slogans ont été utilisés pour tuer des policiers et des civils, saboter les propriétés publiques. Il ne faut donc pas nous fier aux slogans, mais à la réalité des faits sur le terrain.

“Ni moi, ni le gouvernement, n’aurions pu rester en place pendant neuf ans face à un soulèvement populaire”

Au début en 2011, il y avait un soulèvement populaire authentique, avec de réelles revendications. Ça n’était pas Al Qaïda. Pourquoi avoir utilisé la force ?
Parlons des chiffres d’abord. La plus grande manifestation qui a eu lieu en Syrie réunissait 170 000 personnes. Supposons que ce chiffre ne soit pas exact. Multiplions-le jusqu’à atteindre un million de manifestants. Le peuple syrien compte plus de 23 millions d’habitants. Ces chiffres ne sont donc pas significatifs. Ils ne révèlent rien. Du point de vue quantitatif, il ne s’agissait pas d’un soulèvement populaire. De toute manière, on ne saurait parler d’un soulèvement populaire lorsque les fonds pour pousser les gens à manifester proviennent du Qatar. Enfin, ni moi, ni le gouvernement, n’aurions pu rester en place pendant neuf ans face à un soulèvement populaire. Preuve en est que, malgré tout le soutien qu’il lui a apporté, l’Occident n’a pu maintenir au pouvoir le Shah d’Iran. Donc le terme « soulèvement populaire » est faux, ou disons irréaliste.

Au début de la guerre, en juin 2011, vous avez fait libérer un certain nombre de détenus de la prison de Sednaya. On vous accuse d’avoir voulu introduire le poison djihadiste dans l’opposition. Pourquoi avez-vous fait ça ?
En Syrie, l’amnistie des prisonniers est une règle générale appliquée depuis avant la guerre. Lorsqu’une amnistie est décrétée, on précise les catégories de personnes qu’elle ne concerne pas, les espions, les trafiquants de drogue, et autres. Dans notre loi, il n’y a pas de catégorie qui s’intitule « les radicaux ». L’amnistie doit donc couvrir tout le monde. Il y a aussi d’autres cas de détenus qui sont sortis de prison, précisément en 2011, parce qu’ils avaient purgé leurs peines, et non parce qu’ils étaient amnistiés. Pourquoi faire libérer les intégristes et les terroristes ? Pour qu’ils tuent nos soldats et les civils ? Selon la version occidentale, je l’ai fait pour diaboliser les manifestations pacifiques. En réalité, ils se sont diabolisés eux-mêmes lorsqu’ils ont diffusé sur internet des vidéos les montrant en train d’exécuter des civils en les égorgeant, en les fusillant, et en fusillant des policiers dès les premiers jours. Voilà la vérité sur cette libération de prisonniers.

“Le viol et le harcèlement sexuel ne sont pas fréquent dans notre société”

Il existe en Syrie des centres carcéraux comme la prison de Sednaya. Des documentaires, notamment celui de ma confrère Manon Loizeau, « Le cri étouffé », montrent que des viols systématiques y ont été pratiqués. Reconnaissez-vous l’existence de ces traitements ?
Il y a une différence entre une politique revendiquée et des fautes individuelles. S’il y en a eu, nous n’en sommes pas au courant. Ce genre de pratiques, comme le viol et le harcèlement sexuel, n’est pas fréquent dans notre société. De tels actes, s’ils existent, sont condamnés et punis par la loi. Ce sont des cas isolés et individuels. Mais si une telle politique existe n’importe où dans le monde nous la condamnons, parce qu’elle est immorale, et parce qu’elle va à l’encontre de la stabilité. On ne peut pas espérer de rapports sereins entre les citoyens s’il y a torture, meurtre, ou toutes sortes d’agression.

Précisément, ces documentaires sont basés sur des témoignages de victimes syriennes qui disent que dans la société, elles ont honte. Donc elles n’en parlent pas. Mais elles attestent que ça leur est arrivé.
Le récit est une chose, les documents en sont une autre. Tout ce qui est proposé, ce sont des récits, des images non vérifiés. Ces témoins étaient cachés. Dans la plupart des cas, c’est le Qatar qui a financé ces rapports. Pour les reconnaître comme valables, on a besoin de vérifications et d’enquêtes professionnelles. En toute logique, nous n’avons aucun intérêt à ce que ce genre de crime soit commis. Mettons l’éthique de côté, moi je parle de l’intérêt pur et simple. Quel résultat peut-on obtenir de la torture ? La vengeance ? Si vous allez dans les régions qui étaient contrôlées par l’opposition, vous verrez exactement le contraire. Nous ne sommes pas assez schizophrènes pour torturer les gens ici, tout en étant indulgents là-bas. Ce ne sont que des allégations politiques.

J’insiste. Ce ne sont pas des témoins produits par le Qatar. Ce sont des gens rencontrés dans des camps de réfugiés, souvent en Turquie ou en Jordanie, qui ont témoigné devant une journaliste digne de confiance, qui n’est pas téléguidée et n’a pas un agenda politique.
Qu’est-ce que la « confiance » vient faire là-dedans ? Il y a des mécanismes. Il y a des informations bien vérifiées. Qui a vérifié l’exactitude de ces récits ? Qui a vérifié l’identité de ces témoins et s’ils ont bien subi ce genre de choses ? Je serai disposé à en discuter avec vous le jour où je disposerais de faits. Si cela s’avère exact, ceux qui ont commis de tels actes seront jugés par la loi syrienne.

“Daech a été fabriqué par les Américains”

Donald Trump a cité la Syrie dans ses remerciements au moment de la mort d’Abou Bakr al-Baghdadi. Avez-vous donné une information aux Américains ? Saviez-vous où il était ?
Cela me fait toujours rire quand on me pose cette question. Le plus important, c’est de savoir si Abou Bakr al-Baghdadi a vraiment été tué, et si cette belle comédie présentée par les Américains a vraiment eu lieu.

Mais Daech a reconnu sa mort !
Oui bien sûr, mais Daech a été fabriqué par les Américains. Il fait partie de cette comédie. Baghdadi a appris à jouer son rôle lorsqu’il était dans les prisons américaines en Irak. C’est pourquoi je dis que c’est une vaste comédie. Est-ce que ça a vraiment eu lieu ? Je ne sais pas. Ça ne veut pas dire qu’il n’a pas été tué mais, s’il l’a été, ce n’est pas parce qu’il était terroriste. Ils étaient capables de frapper Daech lorsque Daech volait le pétrole syrien et l’envoyait vers l’Irak, mais ils ne l’ont pas fait. Et lorsque Daech a attaqué l’armée syrienne à Deir Ez-Zor, les Américains ont frappé l’armée syrienne. Pas Daech. Par conséquent, nous n’avons pas collaboré avec les Américains en quoi que ce soit. Nous ne pouvons pas collaborer dans la lutte contre le terrorisme avec ceux qui soutiennent le terrorisme.

Pourquoi vous a-t-il remercié alors ?
C’est une de ses blagues…

Lors de notre dernier entretien, vous m’aviez certifié n’avoir jamais utilisé d’armes chimiques, notamment dans la Ghouta en 2013. Depuis, il y a eu Khan Cheikhoun, il y a eu Douma. Que répondez-vous face à l’accumulation de preuves sur l’usage par vos armées d’armes chimiques ?
Non, non, il n’y a pas une seule preuve jusqu’à présent. Utiliser une telle arme aurait fait des centaines, voire des milliers de victimes. Quant à l’accumulation, elle est due au fait que l’armée syrienne avançait, et réalisait des victoires contre les terroristes. Il fallait absolument trouver un prétexte pour la frapper, et c’est bien ce qui s’est passé. Ce récit était utilisé dans deux cas : quand nous avions beaucoup progressé et qu’il fallait qu’on nous arrête. On s’en servait alors comme une menace contre nous. Il était aussi utilisé lorsque nous préparions une grande opération. Il menaçait avant que l’opération ne soit lancée. D’autre part, nous avançons, pourquoi aurions-nous besoin d’armes chimiques ? Telle est la question ? Le point le plus important est que là où nous entrons, il y a des civils, et leur vie reprend son cours normal. Comment ont-ils pu y rester si nous avions fait usage d’armes chimiques ? Sur ce sujet, les mensonges dans les médias occidentaux et la politique occidentale sont sans limites.

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Un Syrien de la campagne de Daraa est martyrisé sous la torture dans les centres de détention de sécurité du régime


Najah Albukaï

Un Syrien de la campagne de Daraa est martyrisé sous la torture dans les centres de détention de sécurité du régime

16 novembre 2019 – OSDH

Gouvernorat de Daraa – Observatoire syrien des droits de l’homme : L’Observatoire syrien des droits de l’homme a documenté le martyre d’un citoyen de Deir al-Bakht dans la campagne de Daraa sous la torture après un an de détention dans les prisons des forces du régime. Alors que de plus en plus de personnes meurent en martyrs, le nombre de personnes tuées dans les prisons du régime est passé à 16 135 civils, dont 15 947 hommes et jeunes, 125 enfants de moins de 18 ans et 64 femmes de plus de 18 ans, depuis le début de la révolution révolution syrienne. Ces chiffres font partie des 104 000 martyrs dont l’observatoire syrien savait qu’ils étaient morts et avaient été martyrisés dans les centres de détention du régime et de ses services secret, parmi eux, plus de 83% ont été liquidés et tués dans ces camps de détention entre mai 2013 et octobre 2015. Des sources ont également confirmé que plus de 30 000 détenus avaient été tués dans la célèbre prison de Saidnaya, tandis que le deuxième pourcentage était dans le département du renseignement de la Force aérienne.

استشهاد مواطن من أبناء ريف درعا تحت التعذيب داخل معتقلات النظام الأمنية

المرصد السوري لحقوق الإنسان – 16 نوفمبر تشرين الثاني 2019

محافظة درعا – المرصد السوري لحقوق الإنسان:: وثّق المرصد السوري لحقوق الإنسان استشهاد مواطن من أبناء ديرالبخت بريف درعا تحت التعذيب، بعد اعتقال دام نحو عام في سجون قوات النظام. ومع استشهاد المزيد من الأشخاص، يرتفع عدد الذين استشهدوا في سجون النظام إلى 16135 مدني منهم بالأسماء، هم 15947 رجلاً وشاباً و125 طفلاً دون سن الثامنة عشر و64 مواطنة فوق سن الـ18، منذ انطلاقة الثورة السورية. هذه الأعداد هي من أصل 104 آلاف شهيد علم “المرصد السوري” أنهم فارقوا الحياة واستشهدوا في المعتقلات، حيث كان “المرصد السوري” حصل على معلومات من عدد من المصادر الموثوقة، أنه جرى إعدامهم وقتلهم واستشهادهم داخل معتقلات وسجون قوات النظام ومخابراتها، من ضمنهم أكثر من 83% جرى تصفيتهم وقتلهم داخل هذه المعتقلات في الفترة الواقعة ما بين شهر أيار/مايو 2013 وشهر تشرين الأول/أكتوبر من العام 2015، فيما أكدت المصادر كذلك أن ما يزيد عن 30 ألف معتقل منهم قتلوا في سجن صيدنايا سيئ الصيت، فيما كانت النسبة الثانية الغالبة هي في إدارة المخابرات الجوية.

 

Un rapport révèle la face cachée sur les procédures de détention dans la « prison de Saidnaya » et ses conséquences


Détenus-Syrie-Ne-nous-oubliez-pas-2019

Enab Baladi – 14/11/2019

Un rapport révèle la face cachée sur les procédures de détention dans la “prison de Saidnaya” et ses conséquences
Afin de documenter les violations commises à l’intérieur de la prison de Saidnaya contre des détenus et de lever l’ambiguïté qui l’entoure, la « Ligue des prisonniers et personnes disparues de Saidnaya » a publié un rapport intitulé « La détention à Saidnaya: Rapport sur les procédures et les conséquences de la détention ».
Le rapport de 60 pages, dont Enab Baladi a obtenu une copie, est basé sur le témoignage de plus de 400 survivants de la prison de Saidnayadnaya entre août 1980 et avril 2017. Ses auteurs ont analysé ces données pour mettre en évidence les mécanismes d’arrestations par le régime syrien et leurs conséquences pour les détenus et leurs familles.

Malgré les difficultés d’obtenir des statistiques précises sur le nombre de détenus à la prison de Saidnaya, en raison du grand nombre d’exécutions extrajudiciaires, de tortures, de famine, d’absence totale de soins de santé et d’accès au monde extérieur, les auteurs du rapport ont fourni une estimation du nombre de détenus depuis son ouverture en 1987 jusqu’au début de cette année 2019, ils ont noté que le rythme de la détention s’était accéléré de manière « significative » après 2011.

Les auteurs du rapport ont tenté d’apporter des éclaircissements sur un certain nombre de questions, telles que: qui sont les détenus dans la prison de Saidnaya? Comment sont-ils arrêtés? Quelles sont les agences de sécurité qui les arrêtent? Dans quelles branches de sécurité passent-ils avant d’atteindre Saidnaya? Comment sont-ils poursuivis? Qu’est-ce qui a changé par rapport à la période d’avant 2011? Outre les effets psychologiques, physiques, sociaux et économiques du processus de détention sur la vie des détenus.

Le rapport concluait que les procédures et les conséquences de la détention après le début de la révolution syrienne avaient considérablement évolué, comme en témoigne la détention de plus de jeunes militaires et instruits, accompagnés de manière plus brutale dans leur traitement, les soumettant à toutes sortes de tortures physiques, psychologiques et sexuelles, ce que les auteurs du rapport ont attribué à la volonté du pouvoir de « laisser des effets physiques visibles accompagnant le détenu longtemps après sa libération, afin de semer la terreur dans les communautés rebelles ».
Le rapport incluait une explication détaillée des mécanismes de torture à l’intérieur de la prison, avec plus de 20 méthodes de torture physiques, notamment des coups avec des bâtons, le choc électrique, « le tapis volant », la « roue » et autres, qui ont été soumis à 100% des détenus, selon le témoignage de survivants, outre 24 méthodes de torture psychologique subies par 97,8% des détenus, et huit méthodes de torture sexuelle, 29,7%, compte tenu de la sensibilité associée à ce type de violation.

Des procès injustes et confiscation de biens

En ce qui concerne les procès des détenus à la prison de Saidnaya, le rapport indique que la majorité, en particulier les personnes arrêtées après 2011, ont été jugées par des tribunaux de « juridiction militaire » dépourvus des conditions minimales d’un procès équitable, sans toutefois permettre au détenu d’avoir accès à un avocat ou d’entrer en contact avec le monde extérieur. Plus d’un tiers ont été jugés par le (Tribunal de Sécurité Supérieure d’Etat) et environ 6,5% seulement ont été traduits devant le « tribunal du terrorisme ».

Selon le rapport, plus de 70% des détenus ont été dépouillés de leurs droits civils et militaires et plus du tiers des biens meubles et immeubles ont été confisqués. Les auteurs du rapport ont suggéré que l’État ait pris des décisions après 2011 visant à « saisir les biens des détenus après les avoir privé de leurs libertés ».
Le rapport contenait des recommandations soulignant la nécessité de fournir tout le soutien possible aux détenus et à leurs familles, ainsi que la famille des personnes disparues, la présence des survivants dans tout projet ou projet futur sur la justice en Syrie, ainsi que la pression sur la communauté internationale pour qu’elle prenne des mesures concrètes pour que les auteurs d’actes de violence et de crimes soient tenus pour responsables.

Abattoir humain

Amnesty International a documenté dans un rapport intitulé « The Human Slaughterhouse », publié en février 2017, que le régime syrien a procédé à des exécutions massives de différentes manières, à l’encontre de 13 000 détenus de la prison de Saidnaya, pour la plupart des civils, entre 2011 et 2015.
L’organisation a expliqué que les exécutions avaient lieu toutes les semaines ou peut-être deux fois par semaine, en secret, au cours desquelles des groupes d’une cinquantaine de personnes étaient pendus à mort.
Le rapport d’Amnesty de 52 pages était basé sur une enquête approfondie d’un an qui comprenait des entretiens et des témoignages de 84 personnes, y compris d’anciens gardiens de prison, des responsables, des détenus, des juges et des avocats, ainsi que des experts locaux et internationaux.
L’organisation a accusé le régime, décrivant la prison militaire de Saidnaya comme « le lieu où l’Etat syrien massacrait silencieusement ses citoyens ».
Il a également estimé dans son rapport que les pratiques antérieures « constituaient des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité », soulignant que ces pratiques « continueraient vraisemblablement dans les prisons à l’intérieur de la Syrie ».
Des rapports répétés publiés périodiquement par des organisations de défense des droits de l’homme documentent tous les mauvaises conditions vécues par les détenus, en l’absence de nourriture et de médicaments, et les conditions de santé dans les centres de détention.
Cesar, pseudonyme d’un officier dissident du régime d’Assad, a révélé 55 000 images de 11 000 détenus tués sous la torture en 2014. Ces images ont été affichées au Sénat américain et ont provoqué de vives réactions dans les médias arabes et occidentaux.

تقرير يكشف المستور حول إجراءات الاعتقال في “سجن صيدنايا” وتبعاته

سجناء سوريون أمام مقر لشرطة النظام في دمشق – أيلول 2012 (AFP)

في سبيل توثيق الانتهاكات الحاصلة داخل سجن صيدنايا بحق المعتقلين، وكشف الغموض الذي يدور حوله، أصدرت “رابطة معتقلي ومفقودي سجن صيدنايا” تقريرًا حمل عنوان “الاحتجاز في صيدنايا: تقرير عن إجراءات وتبعات الاعتقال”.

التقرير الذي ورد في 60 صفحة، وحصلت عنب بلدي على نسخة منه، استند إلى شهادة أكثر من 400 معتقل ناجٍ من سجن صيدنايا، في الفترة ما بين آب من عام 1980 ونيسان من عام 2017، كما عمل معدوه على تحليل هذه البيانات لتسليط الضوء على آليات الاعتقالات التي يتّبعها النظام السوري، وتبعاتها على المعتقلين وعائلاتهم.

ومع صعوبة الحصول على إحصائيات دقيقة حول عدد المعتقلين في سجن صيدنايا، نظرًا لكثرة عمليات الإعدام التي تتم خارج نطاق القانون، وما يجري فيه من تعذيب وتجويع وغياب تام لوسائل الرعاية الصحية، ومنع من الاتصال بالعالم الخارجي، قدم معدو التقرير تقديرات عن أعداد المعتقلين الذين دخلوه منذ افتتاحه في عام 1987 حتى بداية العام الحالي 2019، مشيرين إلى تسارع وتيرة الاعتقال بشكل “كبير جدًا” وملحوظ بعد عام 2011.

وحاول معدو التقرير تقديم توضيحات حول عدد من التساؤلات، من قبيل، من المعتقلون في سجن صيدنايا؟ وكيف يتم اعتقالهم؟ وما الجهات الأمنية التي تعتقلهم؟ وما الفروع الأمنية التي يمرون عليها قبل الوصول إلى صيدنايا؟ وكيف تتم محاكمتهم؟ وما الذي تغيّر بالمقارنة مع ما كان عليه الحال قبل عام 2011؟ إلى جانب الآثار  النفسية والجسدية والاجتماعية والاقتصادية لعميلة الاعتقال على حياة المعتقلين.

وخلص التقرير إلى وجود تغييرات كبيرة في إجراءات وتبعات الاعتقال بعد بدء الثورة السورية عام 2011، تجلت باحتجاز عدد أكبر من فئة الشباب والعسكريين والمتعلمين، وترافقت بوحشية أكثر في التعامل معهم، عبر إخضاعهم لجميع أنواع التعذيب الجسدي والنفسي والجنسي، وهو ما عزاه معدو التقرير إلى “ترك آثار جسدية ملحوظة ترافق المعتقل لفترة طويلة بعد خروجه، بغية بثّ الرعب في المجتمعات المحلية الثائرة”.

وتضمن التقرير شرحًا مفصلًا لآليات التعذيب داخل السجن، مع وجود ما يزيد على 20 وسيلة تعذيب جسدية من بينها الضرب بالعصي والصعق الكهربائي و“بساط الريح” و”الشبح” و”الدولاب” وغيرها، وهو ما تعرض له 100% من المعتقلين بحسب شهادة الناجين منهم، إلى جانب 24 وسيلة للتعذيب النفسي الذي تعرض له 97.8% من المعتقلين، وثماني وسائل للتعذيب الجنسي تحدث عنها نحو 29.7%، في ظل الحساسية المرافقة لهذا النوع من الانتهاك.

محاكمات ظالمة ومصادرة للممتلكات

وفيما يخص المحاكمات التي يخضع لها المعتقلون في سجن صيدنايا، أوضح التقرير أن الأكثرية، خاصة من اعتُقلوا بعد عام 2011، حوكموا في محاكم “ميدانية عسكرية” تفتقد إلى أدنى شروط المحاكمات العادلة، مع عدم السماح للمعتقل بتوكيل محامٍ أو الاتصال مع العالم الخارجي،كما أن أكثر من الثلث حوكموا في “محكمة أمن الدولة العليا”، ونحو 6.5% منهم فقط عرضوا على “محكمة الإرهاب”.

ووفقًا للتقرير، تم تجريد ما يزيد على 70% من المعتقلين من حقوقهم المدنية والعسكرية، كما صودرت الأموال المنقولة وغير المنقولة لأكثر من ثلثهم، ورجح معدو التقرير وجود قرارات من الدولة بعد عام 2011 تهدف إلى “الحجز على أملاك المعتقلين بعد الحجز على حريتهم”.

وقدم التقرير توصيات تؤكد على ضرورة تقديم جميع أنواع الدعم الممكنة للمعتقلين وذويهم، وعائلات المفقودين، وحضور الناجين في أي خطط أو مشاريع عن العدالة في سوريا مستقبلًا، إلى جانب الضغط على المجتمع الدولي لاتخاذ إجراءات عملية لمحاسبة الضالعين في جميع الانتهاكات والجرائم.

مسلخ بشري

وكانت “منظمة العفو الدولية” وثقت في تقرير تحت عنوان “المسلخ البشري” نشرته، في شباط من عام 2017، إعدامات جماعية بطرق مختلفة نفذها النظام السوري، بحق 13 ألف معتقل في سجن صيدنايا، أغلبيتهم من المدنيين المعارضين، بين عامي 2011 و2015.

وأوضحت المنظمة أن الإعدامات جرت أسبوعيًا أو ربما مرتين في الأسبوع، بشكل سري، واقتيدت خلالها مجموعات تضم أحيانًا 50 شخصًا، إلى خارج زنزاناتهم، وشنقوا حتى الموت.

واستند تقرير المنظمة، الذي جاء في 52 صفحة، إلى تحقيق معمّق أجرته على مدار عام كامل، وتضمن مقابلات وشهادات لـ 84 شخصًا، بينهم حراس سابقون في السجن، ومسؤولون ومعتقلون وقضاة ومحامون، إضافة إلى خبراء محليين ودوليين.

ووجهت المنظمة الاتهام إلى النظام واصفة سجن صيدنايا العسكري بأنه “المكان الذي تذبح فيه الدولة السورية شعبها بهدوء”.

كما اعتبرت في تقريرها أن الممارسات السابقة “ترقى إلى جرائم حرب وجرائم ضد الإنسانية”، مؤكدة أنها “مستمرة على الأرجح في السجون داخل سوريا”.

وتتكرر التقارير الصادرة عن المنظمات الحقوقية بشكل دوري، وتوثق جميعها أوضاعًا سيئة يعيشها المعتقلون، في ظل نقص الطعام والدواء، والشروط الصحية داخل المعتقلات.

وسرّب “سيرز”، وهو اسم مستعار لضابط منشق عن نظام الأسد، 55 ألف صورة لـ 11 ألف معتقل عام 2014، قتلوا تحت التعذيب، وعرضت تلك الصور في مجلس الشيوخ الأمريكي، وأثارت ردود فعل واسعة في الإعلام العربي والغربي.

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Assad prétend que : pas de torture dans nos prisons !!!


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Assad avoue la perte de 100 000 soldats entre morts et blessés… et prétend que : pas de torture dans nos prisons

«al-Qods al-arabe» – 11 novembre 2019

Le président syrien Bachar al-Assad a admis lundi que 100 000 soldats avaient été tués et blessés depuis le début de la guerre en Syrie en 2011.
Cela est venu dans une interview avec la chaîne « Russia Today » dans laquelle il a déclaré que ses soldats ne sont pas morts pour le défendre, mais pour l’amour de la Syrie, le pays auquel ils appartiennent.
Assad a affirmé qu’il n’y avait pas de torture dans les prisons du régime, faisant référence au cas de l’enfant Hamza al-Khatib, qui aurait été torturé au début de la révolution et aurait suscité la colère contre Assad. Ce dernier a déclaré que Khatib n’avait pas été torturé,
Il a affirmé que ses services de renseignement avaient la capacité d’apporter toutes les informations concernant un citoyen et qu’il n’était pas nécessaire de recourir à la torture pour obtenir des informations.
Assad a déclaré: « Notre intérêt est de tuer des terroristes afin de protéger les civils, de ne pas laisser des civils et des innocents sous le contrôle de terroristes pour les tuer ».

Une fois de plus, Assad a réitéré ses accusations selon lesquelles la Turquie aurait volé du pétrole, conjointement avec les services de renseignements américains, affirmant que les deux parties étaient des partenaires de « l’État ».
« Les Américains tentent toujours de piller les autres pays de différentes manières, non seulement en termes de pétrole, d’argent ou de finances, mais ils volent leurs droits », a-t-il déclaré.
Assad a ajouté que la Russie défend ses propres intérêts de différentes manières et que lutter conte le terrorisme dans un autre pays signifie se défendre du terrorisme qui pourrait cibler le peuple russe, car le terrorisme n’a pas de frontière et ne reconnaît pas les frontières politiques.
En ce qui concerne les pays arabes, le président du régime syrien a déclaré qu’il rejetait toute coopération en matière de sécurité avec les pays arabes qui l’auraient nié au cours de la dernière période, ajoutant qu’il n’avait pour l’instant aucune relation avec eux.

الأسد يعترف بسقوط 100 ألف جندي بين قتيل وجريح.. ويزعم: لا تعذيب في سجوننا – (فيديو)

 

“القدس العربي”- 11 تشرين الثاني 2019

اعترف رئيس النظام السوري بشار الأسد، الإثنين، بخسارة 100 ألف جندي بين قتيل وجريح منذ بداية الحرب السورية عام 2011.

جاء ذلك في مقابلة مع قناة “روسيا اليوم”، قال فيها إن جنوده لم يموتوا دفاعا عنه، وإنما من أجل سوريا، الوطن الذي ينتمون له.

وزعم الأسد أن لا تعذيب في سجون النظام، مشيرا إلى حالة الطفل حمزة الخطيب، الذي فجرت الأنباء عن تعذيبه في بداية الثورة الغضب تجاه الأسد. وقال الأخير إن الخطيب لم يتعرض للتعذيب، زاعما أن استخباراته لديها القدرة على جلب كافة المعلومات عن أي مواطن، وأنه لا حاجة للتعذيب للحصول على المعلومات.

وفي إشارة إلى القصف المتكرر بما يخالف الاتفاقيات الموقعة حول سوريا، قال الأسد: “مصلحتنا تكمن في قتل الإرهابيين من أجل حماية المدنيين، وليس ترك المدنيين والأبرياء تحت سيطرة الإرهابيين كي يُقتلوا من قبلهم”.

ومرة أخرى، كرر الأسد اتهاماته لتركيا بسرقة النفط، بالاشتراك مع المخابرات الأمريكية، قائلا إن الطرفين شريكان لتنظيم “الدولة”.

وأضاف: “الأمريكيون يحاولون دائما نهب البلدان الأخرى بطرق مختلفة، ليس في ما يتعلق بنفطها أو أموالها أو مواردها المالية فقط، بل إنهم يسرقون حقوقها”.

وقال الأسد إن روسيا تدافع عن مصالحها بطرق مختلفة، وإن دفاعها عن الإرهاب في دولة أخرى يعني دفاعا عن الإرهاب الذي يستهدف الشعب الروسي، لأن الإرهاب لا حدود له ولا يعترف بالحدود السياسية.

وحول الدول العربية، قال رئيس النظام السوري إنه يرفض أي تعاون أمني مع دول عربية عملت ضده خلال الفترة الماضية، مضيفا أنه لا يوجد علاقات معها حتى الآن.

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Libération immédiate des 128000 détenu.e.s syrien.ne.s en détention arbitraire


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