Syrie. Les militants pacifiques arrêtés à Souweida doivent être libérés immédiatement


Souweida-en-lutte

AMNESTY INTERNATIONAL

Le gouvernement syrien doit libérer immédiatement et sans condition les 11 hommes qui ont été placés en détention après les manifestations pacifiques qui ont eu lieu à Sweida, ville majoritairement druze, a déclaré Amnesty International le 24 Juin.

Les manifestations contre le gouvernement ont débuté le 7 juin, initialement en raison des préoccupations relatives à l’effondrement de l’économie syrienne. Toutefois, le mouvement de contestation s’est rapidement intensifié en incluant des appels à un « changement de régime », au retrait des forces russes et iraniennes présentes en Syrie, et à la libération des détenus.

Dans les jours qui ont suivi, un militant de premier plan ayant participé à l’organisation des manifestations a été arrêté par les forces de sécurité syriennes. Personne ne l’a revu depuis et l’on ignore toujours où il se trouve et ce qu’il est advenu de lui.

Neuf autres hommes ont été arrêtés lors d’une manifestation pacifique le 15 juin, et un lycéen a été arrêté à un poste de contrôle le lendemain.

« Les autorités syriennes recourent à une campagne d’intimidation – impliquant une fois de plus des disparitions forcées et des arrestations arbitraires – dans le but d’empêcher les manifestant·e·s pacifiques d’exprimer publiquement leurs préoccupations, a déclaré Lynn Maalouf, directrice des recherches pour le Moyen-Orient à Amnesty International.

« La réaction violente du gouvernement syrien face aux manifestations depuis 2011 s’est traduite par des années de bains de sang et de souffrances inimaginables pour la population syrienne. Neuf ans après, cette récente opération de répression montre que le gouvernement n’a aucunement l’intention d’abandonner ses pratiques violentes et répressives.

Neuf ans après, cette récente opération de répression montre que le gouvernement n’a aucunement l’intention d’abandonner ses pratiques violentes et répressives.

Lynn Maalouf, directrice des recherches pour le Moyen-Orient à Amnesty International.

« Ces hommes n’ont commis aucune infraction pénale, et rien ne justifie leur incarcération. Toutes les personnes placées en détention de façon arbitraire doivent être relâchées immédiatement et sans condition. »

Répression des manifestations

Le 15 juin, les manifestations contre le gouvernement organisées à Sweida ont été contrées par des sympathisant·e·s du gouvernement organisés. Lors des affrontements qui ont suivi, les forces de sécurité auraient frappé des manifestants opposés au gouvernement, et neuf protestataires ont été arrêtés.

Le service de vérification numérique d’Amnesty International a examiné et vérifié des informations en accès libre qui corroborent les récits de témoins, notamment en ce qui concerne l’arrestation des manifestants vers 11 heures.

Le lendemain, un élève a été arrêté à un poste de contrôle alors qu’il se rendait au lycée, prétendument en raison des manifestations. Soulignons qu’il n’avait pourtant pas participé aux manifestations.

Des habitant·e·s de Sweida ont dit à Amnesty International que les personnes arrêtées sont actuellement détenues dans la prison civile de Sweida. Trois hommes ont été informés de leur prochain transfert au tribunal pénal de Sweida pour leur procès. Le gouvernement syrien a menacé de transférer les huit autres hommes au tribunal antiterroriste de Damas en cas de poursuite des manifestations.

Complément d’information

Ces dernières années, des manifestations ont eu lieu de manière sporadique et par intermittence dans la ville, principalement en raison des difficultés économiques. Début 2020, une nouvelle campagne intitulée Nous voulons vivre a donné lieu à de nouvelles manifestations organisées régulièrement.

La majorité des protestataires sont de jeunes hommes déçus par le manque de possibilités d’emploi. Ils ne peuvent en outre pas quitter Sweida, où ils sont protégés contre la conscription forcée au titre d’un accord conclu avec le gouvernement, par crainte d’être enrôlé de force.

Coronavirus: Une catastrophe attendue dans les prisons et les centres de détention du régime syrien


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وسط انتشار الوباء في سوريا… تحذيرات من كارثة متوقعة في سجون ومعتقلات النظام السوري

31 – مارس – 2020

أنطاكيا – «القدس العربي»

حمّل رئيس «الهيئة السورية لفك الأسرى والمعتقلين» فهد الموسى، المنظمات الأممية المسؤولية الكاملة عن حياة آلاف المعتقلين السياسيين في سجون النظام السوري، داعياً إياها إلى وضع سجون ومعتقلات النظام تحت إشراف أممي، وذلك على خلفية الأنباء عن انتشار فيروس كورونا المستجد في سوريا.

Au milieu de la propagation de l’épidémie en Syrie … les avertissements d’une catastrophe attendue dans les prisons et les centres de détention du régime syrien


31 – mars – 2020

Antakya – «Al-Quds Al-Arabi»: le chef de la «Commission syrienne pour la libération des prisonniers et détenus» Fahd Al-Mousa a tenu les organisations internationales entièrement responsables de la vie de milliers de détenus politiques dans les prisons du régime syrien, les appelant à placer les prisons et centres de détention du régime sous le contrôle de l’ONU, dans le contexte de propagation du Coronavirus en Syrie.

La Chine mène avec la Russie une campagne pour « ne pas politiser le Coronavirus » en Syrie…


Londres: Ibrahim Hamidi
27/03/2020

L’épidémie du Coronavirus a ouvert la porte à la Chine et à la Russie pour mener des efforts aux Nations Unies visant à lever les sanctions économiques américaines et européennes contre un certain nombre de pays, dont la Syrie, pour « lever complètement les mesures de pression économique unilatérales » et à « ne pas politiser » la lutte contre l’épidémie.

La Russie et la Chine se sont appuyées sur le texte du Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, appelant à un « cessez-le-feu complet » en Syrie et dans d’autres arènes de conflit, pour lui envoyer, ainsi que six autres pays, un message appelant à « la levée immédiate et complète des mesures de pression économique connexes illégales, coercitives et injustifiées » en raison de sa conviction de « l’effet dévastateur des mesures coercitives unilatérales sapant les efforts continus des gouvernements nationaux pour lutter contre Covid-19, en particulier en termes d’efficacité et de calendrier d’achat de l’équipement et des fournitures médicales, tels que les kits de test et les médicaments nécessaires pour accueillir et traiter les patients ».

Les représentants des pays signataires, dont le Venezuela, la Syrie, la Corée du Nord et Cuba soumis aux sanctions occidentales, ont souligné la nécessité « de ne pas politiser une telle épidémie ». Ils se sont adressés à Guterres: « Comme vous l’avez annoncé, il y a peu,, nous avons plus que jamais besoin de solidarité, d’espoir et de volonté politique pour surmonter ensemble cette crise, de serrer et unir véritablement les rangs des États ».

Et le message, dont Al-Sharq Al-Awsat a obtenu le texte, a poursuivi: « Nous sommes aujourd’hui contre un ennemi commun: le virus Covid 19″. Et comme vous l’avez déterminé, le temps est venu pour le renforcement, le soutien et l’intensification des actions. Nos gouvernements nationaux ont la volonté politique et morale nécessaire pour aller dans cette direction (…) il existe des mesures unilatérales qui entravent l’impact dévastateur de nos actions au niveau national (…) qui sapent les efforts des gouvernements nationaux en cours pour lutter contre le virus, en particulier en ce qui concerne l’approvisionnement efficace et rapide en matériel et fournitures médicaux ».

Par conséquent, les représentants des huit pays ont demandé à Guterres « la levée immédiate et complète de ces mesures de pression économique illégales, répressives et arbitraires – conformément à la position de longue date et responsable des Nations Unies de rejeter les mesures répressives unilatérales afin d’assurer la réponse complète, efficace et effective de tous les États membres de la communauté internationale contre le « Coronavirus », et de refuser de politiser cette épidémie.

Ce message est venu après la visite du ministre russe de la Défense Sergey Shoigu à Damas et sa rencontre avec le président Bachar al-Assad, où ils ont discuté «des efforts déployés par les dirigeants russes aux niveaux régional et international pour briser le siège et lever les sanctions et l’isolement contre le peuple syrien, et qu’il y a un consensus sur les politiques et les étapes conjointes pour l’étape suivante ».

Il semblerait que Pékin essaie de profiter de la guerre contre la pandémie de Coronavirus pour réaliser des profits politiques sur la scène internationale profitant du « vide » résultant de l’absence du rôle américain sur la scène internationale, à un moment où Washington critique le traitement de la Chine avec “Corona” l’accusant de « désinformation » .

D’un autre côté, un haut responsable occidental a déclaré à Asharq Al-Awsat qu ‘« il n’y a pas d’autorité exécutive pour ce message car les sanctions américaines sont imposées par le ministère du Trésor et les européens par le Conseil ministériel ». « La Russie et la Chine devraient fournir une assistance humanitaire et médicale et de mettre la pression pour un cessez-le-feu global au lieu de soulever la question aux Nations Unies », a-t-il ajouté.

Dans une certaine mesure, Washington et Bruxelles adhèrent à la poursuite des sanctions économiques, aux institutions gouvernementales et aux personnalités économiques syriennes proches du régime. Et des efforts sont faits pour précipiter la mise en œuvre de la « loi César » qui interdit de contribuer à la reconstruction de la Syrie avant qu’un processus politique crédible n’ait lieu à compter de son entrée en vigueur à la mi-juin prochain, parallèlement à la publication d’un message similaire de la conférence des donateurs à Bruxelles fin juin. Mais la « loi César » permet au pouvoir exécutif d’accorder certaines exceptions médicales pour des raisons politiques.

Le Département d’État américain a appelé le « régime Assad à prendre des mesures concrètes et à protéger le sort de milliers de civils, y compris des citoyens américains, détenus par le régime arbitrairement dans des centres de détention surpeuplés et des conditions inhumaines. Nous exigeons la libération immédiate de tous les civils détenus arbitrairement. En outre, le régime doit accorder aux entités impartiales et indépendantes, y compris les organisations médicales et sanitaires, un accès immédiat aux centres de détention du régime.

Le Comité international de la Croix-Rouge a demandé à Damas d’autoriser ses représentants à visiter neuf centres de détention du pays, quelques jours après que le président Assad a publié un décret prévoyant l’amnistie pour certains crimes.

Le Département d’État américain a déclaré: « Le régime devrait mettre fin à toutes les hostilités et permettre un accès sans entrave aux camps humanitaires dans les camps de déplacés en Syrie, et les dizaines de milliers de civils détenus arbitrairement dans les centres de détention devraient être libérés pour limiter la propagation catastrophique du virus ».

Les pays occidentaux ont mis la pression à Moscou pour installer un cessez-le-feu dans le nord-ouest de la Syrie et de faciliter l’assistance humanitaire et médicale à Idleb et aux camps de déplacées civils pour combattre « Coronavirus », où vivent plus de 3,5 millions de personnes, dont la plupart dans de mauvaises conditions sans infrastructure médicale.

Il a été noté que l’envoyé de l’ONU Gere Pedersen a fait référence dans son appel à « un cessez-le-feu immédiat et complet en Syrie », au dossier des sanctions de manière indirecte. « Les donateurs internationaux devraient soutenir pleinement les efforts humanitaires et répondre aux appels des Nations Unies », a-t-il déclaré. « Ils doivent faire tout ce qui est nécessaire pour garantir que tous les Syriens de toute la Syrie disposent de l’équipement et des ressources nécessaires pour combattre le virus et soigner les personnes infectées. Rien ne devrait empêcher cela ». Il a ajouté: «Un accès humanitaire complet, durable et sans entrave à toutes les régions de la Syrie est essentiel ». « Il faudra utiliser tous les mécanismes pour fournir de l’aide et accroître les mesures de prévention et de protection ».

Cessez-le-feu

الصين تقود مع روسيا حملة لـ«عدم تسييس كورونا» في سورية

لندن: إبراهيم حميدي – 2020/03/27
الشرق الأوسط

فتح فيروس «كورونا» الباب أمام الصين وروسيا لقيادة جهود في الأمم المتحدة باتجاه رفع العقوبات الاقتصادية الأميركية والأوروبية عن عدد من الدول بينها سوريا، حيث طالبت الدول بـ«الرفع الكامل لتدابير الضغط الاقتصادي الانفرادية» و«عدم تسييس» محاربة الوباء.

واستندت روسيا والصين إلى نداء الأمين العام للأمم المتحدة أنطونيو غوتيريش لـ«وقف نار شامل» في سوريا وغير من ساحات الصراع، كي توجه له مع ست دول أخرى رسالة للمطالبة بـ«الرفع الكامل والفوري لتدابير الضغط الاقتصادي غير القانونية والقسرية وغير المبررة ذات الصلة» لاعتقادها أن «التأثير المدمر للتدابير القسرية الانفرادية، يقوض الجهود المستمرة التي تبذلها الحكومات الوطنية لمكافحة كوفيد – 19. لا سيما من جهة فعالية وتوقيت شراء المعدات واللوازم الطبية، مثل مجموعات الاختبار والأدوية اللازمة لاستقبال وعلاج المرضى».

وشدد ممثلو الدول الموقعة، بينها فنزويلا وسوريا وكوريا الشمالية وكوبا الخاضعة لعقوبات غربية، على ضرورة «عدم تسييس مثل هذا الوباء». وخاطبوا غوتيريش: «مثلما أعلنت في وقت قريب، فإننا أكثر عن أي وقت مضى، بحاجة إلى التضامن والأمل والإرادة السياسية لاجتياز هذه الأزمة معاً، مع توحد صفوف الدول معاً بحق».

وتابعت الرسالة، التي حصلت «الشرق الأوسط» على نصها: «نقف اليوم في مواجهة عدو مشترك: فيروس «كوفيد – 19». ومثلما أقررتم سعادتكم، فإن الوقت قد حان للتعزيز والدعم والتصعيد. ولدى حكوماتنا الوطنية الإرادة السياسية والأخلاقية اللازمة للمضي قدماً في هذا الاتجاه (لكن) هناك إجراءات انفرادية تعوق التأثير المدمر لهذه إجراءاتنا على الصعيد الوطني (…) ما يقوض الجهود الجارية من جانب حكومات وطنية لمحاربة الفيروس خاصة فيما يتعلق بالتوريد الفاعل والفوري للمعدات والإمدادات الطبية».

عليه، ناشد ممثلو الدول الثماني غوتيريش «المطالبة بالرفع الكامل والفوري لمثل هذه الإجراءات غير القانونية والقمعية والتعسفية للضغط الاقتصادي ـ يما يتوافق مع الموقف طويل الأمد والمسؤول من جانب الأمم المتحدة المتمثل في رفض الإجراءات القمعية الانفرادية من أجل ضمان الاستجابة الكاملة والفاعلة والفعالة من قبل جميع الدول الأعضاء بالمجتمع الدولي لفيروس «كورونا»، ولرفض تسييس هذا الوباء».

وجاءت هذه الرسالة بعد زيارة وزير الدفاع الروسي سيرغي شويغو إلى دمشق ولقائه الرئيس بشار الأسد حيث بحثا في «الجهود التي تبذلها القيادة الروسية على الصعيدين الإقليمي والدولي لكسر الحصار ورفع العقوبات والعزل عن الشعب السوري، وكان هناك توافق في الآراء حول السياسات والخطوات المشتركة في المرحلة المقبلة».

ويعتقد أن بكين تحاول الإفادة من الحرب على وباء «كورونا» لتحقيق مكاسب سياسية في الساحة الدولية والإفادة من «الفراغ» الناتج من غياب الدور الأميركي في الساحة الدولية، في وقت توجه واشنطن انتقادات لتعاطي الصين مع «كورونا» وتتهمها بـ«التضليل».

في المقابل، قال مسؤول غربي رفيع المستوى لـ«الشرق الأوسط» إنه «لا سلطة تنفيذية لهذه الرسالة لأن العقوبات الأميركية مفروضة من وزارة الخزانة والأوروبية مفروضة من المجلس الوزاري». وأضافت: «على روسيا والصين تقديم مساعدات إنسانية وطبية والضغط عليها لوقف نار شامل بدلاً من إثارة الموضوع في الأمم المتحدة».

وتتمسك واشنطن وبروكسل إلى حد ما في المضي في العقوبات الاقتصادية إلى مؤسسات حكومية وشخصيات اقتصادية سورية قريبة من دمشق. وتبذل جهودا لاستعجال تنفيذ «قانون قيصر» الذي يمنع المساهمة في إعمار سوريا قبل حصول عملية سياسية ذات صدقية اعتبارا من سريانه في منتصف يونيو (حزيران) المقبل، بالتزامن مع صدور رسالة مشابهة من مؤتمر المانحين في بروكسل في نهاية يونيو. لكن «قانون قيصر» يسمح للسلطة التنفيذية بمنح بعض الاستثناءات الطبية لأسباب سياسية.

وكانت الخارجية الأميركية دعت «نظام الأسد لاتخاذ خطوات ملموسة وحماية مصير آلاف المدنيين، بمن فيهم مواطنين أميركيين، معتقلين تعسفيا في مراكز الاعتقال المكتظة التابعة للنظام في ظروف غير إنسانية. نطالب بالإفراج الفوري عن كافة المدنيين المحتجزين تعسفيا. إضافة إلى ذلك، يجب على النظام أن يمنح كيانات محايدة ومستقلة، بما في ذلك منظمات طبية وصحية، إمكانية الوصول إلى مرافق الاحتجاز التابعة للنظام بشكل فوري».

وكانت «اللجنة الدولية للصليب الأحمر» دعت دمشق إلى السماح لممثليها بزيارة تسعة مراكز اعتقال في البلاد بعد أيام على إصدار الرئيس الأسد مرسوما تضمن العفو عن بعض الجرائم.

وقالت الخارجية الأميركية: «ينبغي أن يوقف النظام كافة الأعمال العدائية ويتيح وصول المساعدات الإنسانية إلى مخيمات النازحين الموجودة في سوريا بدون عوائق، كما ينبغي أن يطلق سراح عشرات آلاف المدنيين المعتقلين تعسفيا في مراكز الاعتقال التابعة له لتخفيف حدة انتشار الفيروس بشكل كارثي».

وضغطت دول غربية على موسكو لتثبيت وقف النار في شمال غربي سوريا وتسهيل وصول المساعدات الإنسانية والطبية إلى إدلب ومخيمات النازحين لمكافحة «كورونا»، حيث يوجد أكثر من 3.5 مليون شخص يعيش معظمهم في ظروف سيئة دون بنية تحتية طبية.

ولوحظ أن المبعوث الأممي غير بيدرسن أشار في النداء الذي خصصه لـ«وقف نار شامل وفوري في سوريا»، إلى ملف العقوبات بطريقة غير مباشرة. إذ قال: «يتعين على المانحين الدوليين مساندة الجهود الإنسانية بشكل كامل والاستجابة لنداءات الأمم المتحدة وعليهم القيام بما يلزم لضمان حصول كافة السوريين في كل أنحاء سوريا على المعدات والموارد المطلوبة من أجل مكافحة الفيروس ومعالجة المصابين. لا شيء يجب أن يعيق ذلك». وأضاف: «الوصول الإنساني الكامل والمستدام ودون عوائق لكافة المناطق في سوريا هو أمر أساسي. وستكون هناك حاجة لاستخدام كافة آليات إيصال المساعدات وزيادة إجراءات الوقاية والحماية».

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Une action urgente s’impose pour éviter que le COVID-19 ne cause « des ravages dans les lieux de détention » – باشيليت تدعو إلى اتّخاذ إجراءات عاجلة تمنع فيروس كوفيد-19 من “اجتياح أماكن الاحتجاز”


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باشيليت تدعو إلى اتّخاذ إجراءات عاجلة تمنع فيروس كوفيد-19 من “اجتياح أماكن الاحتجاز”

جنيف (في 25 آذار/ مارس 2020) – دعت مفوّضة الأمم المتّحدة السامية لحقوق الإنسان ميشيل باشيليت الحكومات إلى اتّخاذ إجراءات عاجلة، ضمن إطار الجهود الشاملة المبذولة لاحتواء تفشي فيروس كورونا المستجدّ، تهدف إلى حماية صحة وسلامة الأشخاص المحتجزين في السجون وفي المرافق المغلقة الأخرى.

وأعلنت قائلة: “بدأ فيروس كورونا يجتاح السجون والحبوس ومراكز احتجاز المهاجرين، ودور الرعاية السكنية ومستشفيات الطب النفسي، ويهدد بالانتشار بين سكان هذه المؤسّسات الأكثر عرضة للخطر.”

وأضافت قائلة: “في العديد من البلدان، تكون مرافق الاحتجاز مكتظّة، وبشكل خطير أحيانًا. وغالبًا ما يتم احتجاز الأشخاص في ظروف غير صحية، حيث الخدمات الصحية غير كافية أو غير متوفّرة حتّى. وبالتالي، يبقى التباعد الجسدي والعزل الذاتي في ظلّ هكذا ظروف مستحيلَين عمليًا”.

وأكّدت قائلة: “تواجه الحكومات مطالب هائلة لتأمين الموارد الضرورّية خلال هذه الأزمة، وعليها أن تتّخذ قرارات صعبة. لكنني أحثها على ألا تغفل أبدًا من يقف وراء القضبان، والمحاصرين في أماكن مثل مرافق الصحة العقلية المغلقة، ودور العجزة، ودور الأيتام، لأن عواقب إهمالهم قد تكون كارثية.”

وتابعت قائلة: “من الضروري أن تعالج الحكومات وضع المحتجزين عندما تخطّط للتصدّي للأزمة، فتحمي المعتقلين والموظفين والزوار والمجتمع الأوسع نطاقًا.”

وقالت: “مع تفشي المرض وارتفاع عدد الوفيات المبلغ عنها في السجون وغيرها من المؤسسات في عدد متزايد من البلدان، على السلطات أن تتحرّك فورًا لمنع المزيد من الخسائر في الأرواح في صفوف المحتجزين والموظفين”.

وحثت المفوضة السامية الحكومات والسلطات المعنيّة على المبادرة إلى العمل بسرعة لتخفف من عدد المحتجزين، مشيرة إلى أن العديد من البلدان قد اتّخذ في الواقع بعض الإجراءات الإيجابية. وعلى السلطات أن تدرس سبل الإفراج عن الأشخاص المعرضين بشكل خاص لخطر الإصابة بفيروس كورونا، ومن بينهم المعتقلون الأكبر سنًا والمرضى، بالإضافة إلى المجرمين الذين يمثّلون خطرًا ضئيلاً. كما عليها أن تواصل توفير متطلّبات الرعاية الصحية المحدّدة للسجينات، بمن فيهن الحوامل، والسجينات ذوات الإعاقة والمحتجزات من الأحداث.

وشدّدت باشيليت على أنه “يتعين على الحكومات حاليًا أكثر من أي وقت مضى، أن تفرج عن كل محتجز بدون أساس قانوني كافٍ، بما في ذلك السجناء السياسيون وغيرهم ممن احتُجز لمجرد تعبيره عن آراء ناقدة أو معارِضة.”

وعندما يتم إطلاق سراح المحتجزين، يجب فحصهم طبيًا واتّخاذ التدابير اللازمة لضمان تلقيهم عند الضرورة الرعاية والمتابعة المناسبة، بما في ذلك المراقبة الصحية.

والدول ملزمة، بموجب القانون الدولي لحقوق الإنسان، باتخاذ خطوات تمنع التهديدات المتوقعة للصحة العامة، وبضمان حصول جميع الذين يحتاجون إلى رعاية طبية ضروريّة على الرعاية.

وبالنسبة إلى المحتجزين، يقع على الدولة واجب خاص بحماية الصحة البدنية والعقلية للسجناء ورفاههم، بحسب ما تنصّ عليه قواعد الأمم المتحدة النموذجية الدنيا لمعاملة السجناء (المعروفة أيضًا بقواعد نيلسون مانديلا).

ويجب ألا تؤدي أبدًا التدابير المتّخذة للتصدي لأي أزمة صحية إلى تقويض الحقوق الأساسية للمحتجزين، بما في ذلك حقهم في الحصول على قدر كافٍ من الغذاء والماء. كما يجب احترام الضمانات الواقية من سوء المعاملة، بما في ذلك إمكانيّة الاتصال بمحام وطبيب.

وتابعت قائلة: “قد تُفرَض قيود على زيارة المؤسسات المغلقة للمساهمة في منع تفشي فيروس كورونا المستجد، ولكن يجب اعتماد مثل هذه الخطوات بطريقة شفافة ونشرها على المتضرّرين بكلّ وضوح. فمنع الاتصال فجأة مع العالم الخارجي قد يؤدي إلى تفاقم مواقف قد تكون أصلاً متوترة وصعبة وخطيرة.”

وأشارت المفوضة السامية إلى أمثلة عن التدابير البديلة المتّخذة في بعض البلدان، على غرار إجراء اتّصالات موسّعة عبر الفيديو، وزيادة عدد المكالمات الهاتفية مع أفراد الأسرة والسماح باستخدام البريد الإلكتروني.

وحذّرت باشيليت قائلة: “يطرح فيروس كورونا المستجدّ تحديًا كبيرًا يطال المجتمع بأسره، حيث تتّخذ الحكومات خطوات لفرض التباعد الجسدي. ومن الضروريّ دعم مثل هذه التدابير، لكنني قلقة للغاية من أنّ عددًا من البلدان يهدّد بفرض عقوبات بالسجن على من لا ينفّذ الإجراءات المفروضة، ما قد يؤدي إلى تفاقم الوضع الخطير في السجون من دون أن يخفّف فعلاً من انتشار المرض. ويجب أن يشكّل السجن الملاذ الأخير، لا سيّما خلال هذه الأزمة.”

من المقرر أن تُصدر هذا الأسبوع مفوضيّة الأمم المتّحدة السامية لحقوق الإنسان ومنظمة الصحة العالمية ورقة توجيهية مؤقتة بعنوان فيروس كورونا المستجد: التركيز على المحرومين من حريّتهم وتتضمن رسائل وإجراءات أساسيّة تستهدف وكالات الأمم المتحدة الأخرى والحكومات والسلطات المعنيّة والمؤسسات الوطنيّة المعنية بحقوق الإنسان والمجتمع المدني.

Une action urgente s’impose pour éviter que le COVID-19 ne cause « des ravages dans les lieux de détention » – Bachelet

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GENÈVE (25 mars 2020) – La Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Michelle Bachelet a appelé les gouvernements à prendre des mesures d’urgence afin de protéger la santé et la sécurité des personnes en détention et dans d’autres centres fermés, dans le cadre des efforts globaux visant à contenir la pandémie de COVID-19.

« Le Covid-19 a commencé à frapper les prisons, les maisons d’arrêt et les centres de détention d’immigrants, ainsi que les centres de soins résidentiels et les hôpitaux psychiatriques, et risque de causer des ravages auprès des populations extrêmement vulnérables au sein de ces institutions », a déclaré Mme Bachelet.

« Dans de nombreux pays, les centres de détention sont surpeuplés, et représentent même un danger dans certains cas. Les gens sont souvent détenus dans de mauvaises conditions d’hygiène et les services de santé sont insuffisants, voire inexistants. L’éloignement physique et l’isolement sont pratiquement impossibles dans de telles conditions », a-t-elle ajouté.

« Les gouvernements font face à d’énormes demandes en matière de ressources durant cette crise et sont amenés à prendre des décisions difficiles. Néanmoins, je les exhorte à ne pas oublier les personnes incarcérées, ou celles qui sont confinées dans des centres tels que des établissements de santé mentale fermés, des maisons de retraite ou des orphelinats, car les négliger pourrait avoir des conséquences catastrophiques », a alerté la Haute-Commissaire.

« Il est vital que les gouvernements prennent en compte la situation des personnes détenues dans leur plan d’action de crise, de manière à protéger les détenus, le personnel, les visiteurs et bien entendu l’ensemble de la société », a-t-elle ajouté.

« Face à la flambée de la maladie et au nombre croissant de décès déjà signalés dans les prisons et d’autres centres dans de plus en plus de pays, les autorités devraient agir dès maintenant pour empêcher de nouvelles pertes humaines parmi les détenus et le personnel », a-t-elle indiqué.

La Haute-Commissaire a exhorté les gouvernements et les autorités compétentes à travailler rapidement pour réduire le nombre de personnes en détention, en faisant remarquer que plusieurs pays ont déjà entrepris des actions positives. Les autorités devraient examiner les moyens de libérer les personnes particulièrement vulnérables au COVID-19, parmi eux les détenus les plus âgés et ceux malades, ainsi que les délinquants présentant un risque faible. Elles devraient également continuer de répondre aux besoins de santé spécifiques aux femmes détenues, notamment celles enceintes, ainsi qu’à ceux des détenus handicapés et mineurs.

« Aujourd’hui plus que jamais, les gouvernements devraient libérer toute personne détenue sans fondement juridique suffisant, y compris les prisonniers politiques et les personnes détenues simplement pour avoir exprimé des opinions critiques ou dissidentes », a souligné Mme Bachelet.

Une fois libérées, ces personnes devraient être soumises à un examen médical et des mesures devraient être prises pour veiller à ce qu’elles reçoivent les soins et le suivi nécessaires, y compris un suivi médical.

« En vertu du droit international des droits de l’homme, les États doivent prendre les mesures nécessaires pour prévenir des menaces prévisibles pour la santé publique et doivent veiller à ce que toute personne nécessitant des soins médicaux essentiels puisse les recevoir », a-t-elle indiqué.

Concernant les personnes en détention, l’État a le devoir de protéger la santé physique et mentale ainsi que le bien-être des détenus, tel qu’énoncé dans l’Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus (également connu sous le nom de Règles Nelson Mandela).

Les mesures prises durant une crise sanitaire ne devraient pas porter atteinte aux droits fondamentaux des personnes détenues, y compris leurs droits à l’eau et à une alimentation adéquate. Les garanties contre les mauvais traitements sur des personnes en garde à vue, notamment l’accès à un avocat et à un médecin, devraient également être pleinement respectées.

« Les restrictions concernant les visites de centres fermés peuvent être nécessaires pour aider à prévenir les flambées de COVID-19, mais ces mesures doivent être introduites de manière transparente et être clairement communiquées aux personnes affectées. L’arrêt soudain de contacts avec le monde extérieur risque d’aggraver des situations déjà tendues, difficiles et potentiellement dangereuses », a-t-elle prévenu. Elle a pris comme exemples plusieurs mesures prises dans certains pays, comme l’utilisation plus répandue de systèmes de vidéoconférence, l’augmentation des appels téléphoniques avec les membres de la famille et l’autorisation des courriels.

« Le COVID-19 représente un énorme défi pour l’ensemble de la société, alors que les gouvernements prennent des mesures pour imposer l’éloignement physique. Il est primordial que de telles mesures soient suivies, mais je suis profondément préoccupée par le fait que certains pays menacent d’imposer des peines de prison pour ceux qui ne les respectent pas. Cela risque d’exacerber la situation déjà tendue dans les prisons et de n’avoir que des effets limités sur la propagation de la maladie », a averti Mme Bachelet.

« L’emprisonnement devrait être une mesure de dernier recours, surtout durant cette crise. »

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et l’Organisation mondiale de la Santé prévoient de publier cette semaine un document d’orientation provisoire intitulé COVID-19: Focus on persons deprived of their liberty , qui contiendra des informations et des mesures importantes pour les autres organismes des Nations Unies, les gouvernements, les autorités compétentes, les institutions nationales des droits de l’homme et la société civile

 

Après 8 ans de détention, un citoyen du gouvernorat de Daraa est mort sous la torture dans la prison de Saidnaya


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Après 8 ans de détention, un citoyen du gouvernorat de Daraa est mort sous la torture dans la prison de Saidnaya

OSDH-16 février 2020

Aujourd’hui, l’Observatoire syrien des droits de l’homme a documenté la mort d’un citoyen de la ville de Dael dans la campagne de Daraa, sous la torture à la prison de Seidnaya après une détention qui a duré plus de 8 ans, où un « certificat de décès » a été remis à sa famille il y a quelques jours.

Avec la mort d’un nombre croissant de détenues, le nombre de ceux qui ont été martyrisés dans les prisons du régime s’élève à 16 156 civils, lesquels «l’Observatoire syrien» a documenté avec les  noms, il s’élève à : 15 968 hommes et jeunes hommes, 125 enfants de moins de 18 ans et 64 femmes, depuis le début de la révolution syrienne, sur 104 000 qui sont morts et ont été martyrisés dans les prisons du régime. L ‘«Observatoire syrien» a obtenu des informations d’un certain nombre de sources fiables, qu’ils ont été exécutés, tués et martyrisés dans les prisons des forces du régime et de ses services de renseignement, dont plus de 83% ont été liquidés et tués dans ces prisons entre mai 2013 et Octobre 2015, alors que les sources ont également confirmé que plus de 30 mille prisonniers ont été tués dans la célèbre prison de Saidnaya, tandis que le second pourcentage des détenus morts sous la torture c’est dans les prisons du renseignement aérien.

بعد 8 سنوات من الاعتقال.. استشهاد مواطن من أبناء محافظة درعا تحت وطأة التعذيب في سجن صيدنايا

16/2/2020 – OSDH

وثّق المرصد السوري لحقوق الإنسان، اليوم، استشهاد مواطن من أبناء مدينة داعل بريف درعا، تحت وطأة التعذيب في سجن صيدنايا بعد اعتقال دام لأكثر من 8 سنوات، حيث سُلمت “شهادة وفاة” لذويه قبل أيام.
ومع استشهاد المزيد من الأشخاص، يرتفع عدد الذين استشهدوا في سجون النظام إلى 16156 مدني وثقهم “المرصد السوري” بالأسماء، هم: 15968 رجلاً وشاباً و125 طفلاً دون سن الثامنة عشر و64 مواطنة منذ انطلاقة الثورة السورية، من أصل 104 آلاف علم “المرصد السوري” أنهم فارقوا الحياة واستشهدوا في المعتقلات، وكان “المرصد السوري” حصل على معلومات من عدد من المصادر الموثوقة، أنه جرى إعدامهم وقتلهم واستشهادهم داخل معتقلات وسجون قوات النظام ومخابراتها، من ضمنهم أكثر من 83% جرى تصفيتهم وقتلهم ومفارقتهم للحياة داخل هذه المعتقلات في الفترة الواقعة ما بين شهر آيار/مايو 2013 وشهر تشرين الأول/أكتوبر من العام 2015، فيما أكدت المصادر كذلك أن ما يزيد عن 30 ألف معتقل منهم قتلوا في سجن صيدنايا سيئ الصيت، فيما كانت النسبة الثانية الغالبة هي في إدارة المخابرات الجوية.

Le régime syrien accélère les exécutions dans la prison de Saidnaya


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Des sources juristes pour Al-Quds Al-Arabi: le régime syrien accélère les exécutions dans la prison de Saidnaya

26 décembre 2019

Antakya – «Al-Quds Al-Arabi»: des sources de défense des droits de l’homme, y compris des organisations de défense des droits de l’homme, ont exprimé leur crainte de l’augmentation des exécutions massives perpétrées par le régime syrien contre les prisonniers politiques de la célèbre prison de Saidnaya, dans le contexte de rapports indiquant que le régime a expulsé des dizaines de détenus de différentes branches vers la prison mentionnée, au cours des dernières périodes.

Le chef de la “Commission syrienne pour le relâchement des prisonniers et des détenus”, l’avocat Fahd Al-Moussa, a confirmé que le régime syrien avait récemment expulsé des détenus des prisons d’Adra à Damas, Lattaquié et Al-Souwayda vers la prison de Saidnaya, et il est probable que leur transfère soit dans un but d’exécution de la peine prononcée contre eux.

Selon Al-Mousa, le régime syrien n’a pas arrêté les exécutions arbitraires, sur la base de décisions judiciaires rendues par des tribunaux d’exception et des tribunaux de terrain, qui sont totalement nuls et non avenus, comme il le dit. Il a poursuivi que l’accélération des exécutions indiquait la volonté du régime de se venger des Syriens qui s’opposaient à son gouvernement, malgré les efforts déployés pour parvenir à une solution politique par la communauté internationale et les pays actifs dans le dossier syrien.

En revanche, le membre de la « Commission des juristes syriens », l’avocat Abdel Nasser Hochane, attribue l’accélération par le régime syrien des exécutions de détenus politiques, au souhait de ce dernier de se débarrasser des pressions internationales concernant le dossier des détenus. “Ce dossier est toujours présent dans les forums internationaux et les discussions politiques concernant le dossier syrien, des Nations Unies aux sessions constitutionnelles à Genève, ainsi qu’aux discussions d’Astana”, a-t-il déclaré, ajoutant que “le régime sait avec certitude que l’ouverture du dossier des détenus dans ses prisons entraînera l’émergence de faits horribles”.

Hoshan a ajouté, en signalant l’insistance de la Russie à appeler le statut de « arrêtés/prisonniers » sur les détenus par le régime syrien dans les textes des résolutions internationales relatives à la question syrienne, notant que cette qualification de la loi est donnée juridiquement sur les arrêtés par une autorité légitime, avec un crime spécifique. Et il a estimé que le passage de cette caractéristique dans les textes des décisions et les déclarations finales des pourparlers “d’Astana”, donnerait au régime l’argument pour procéder à des exécutions contre les détenus politiques, en vertu des dispositions pénales, par le biais de tribunaux “légaux”.

Concernant les exécutions du régime et leur nombre approximatif, Hochane a souligné le strict secret entourant les exécutions quotidiennes dans la prison de Saidnaya, soulignant en même temps le risque élevé qu’implique la mention du nom de certains détenus, car cela accélérerait la mise en œuvre d’une décision d’exécution contre eux.

“Ce que nous pouvons confirmer”, a ajouté Hochane, “c’est que les exécutions n’ont pas cessé et que la majorité des victimes sont des détenus en 2014-2015”. Il a expliqué que “le système repose sur la preuve de l’accusation de terrorisme à leur encontre, sur les témoignages de détenus qui ont été exécutés auparavant”.

Interrogé sur le sort des détenus dans les premières années de la révolution syrienne, il a déclaré: «La plupart d’entre eux ont été liquidés dans les locaux des services de renseignement, sans condamnation à mort par les tribunaux du système, tandis que les autres ont été exécutés par groupes qui ont eu lieu dans la prison de Saidnaya.
Il a ajouté que de nombreuses condamnations à mort sont basées sur les témoignages d’anciens détenus, et c’est l’un des plans utilisés par le régime syrien, où des aveux d’anciens détenus sont inclus avec de nouveaux détenus, pour légiférer la peine de mort.

Dans ce contexte, la Ligue des détenus et disparus de la prison de Saidnaya a confirmé, dans son rapport il y a quelques semaines, que le régime syrien utilise toujours la prison comme principal centre de détention des détenus politiques, les cachant de force, leur refusant tout contact avec le monde extérieur et les soumettant à des conditions de vie qui les conduisent souvent à la mort.
Elle a expliqué que les condamnations à mort avaient considérablement augmenté parmi les détenus de Saidnaya, passant de 243% avant 2011 à 876% après, les jugements sont rendus par le tribunal militaire de campagne, qui n’a pas la moindre condition pour un procès équitable lorsque le détenu n’est pas autorisé à nommer un avocat ou à entrer en contact avec le monde extérieur.

Amnesty International a documenté dans le rapport de l ‘«abattoir humain» publié en février 2017, des exécutions massives, de diverses manières, perpétrées par le régime syrien contre 13000 détenus à la prison de Saidnaya, dont la majorité étaient des civils de l’opposition, entre 2011 et 2015.
Elle a expliqué que les exécutions avaient lieu chaque semaine, ou peut-être deux fois par semaine, en secret, au cours desquelles des groupes de quelque 50 personnes étaient pendus à mort. Elle a également confirmé que « les pratiques antérieures équivalant à des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité se poursuivent “probablement” dans les prisons à l’intérieur de la Syrie ».

 

مصادر حقوقية لـ «القدس العربي»: النظام السوري يسرع الإعدامات في سجن «صيدنايا»

٢٦ ديسمبر ٢٠١٩

أنطاكيا – «القدس العربي»: عبرت مصادر حقوقية من بينها منظمات حقوقية، عن تخوفها من زيادة الإعدامات الجماعية التي ينفذها النظام السوري بحق معتقلين سياسيين في سجن صيدنايا سيئ الصيت، وذلك على خلفية أنباء تشير إلى ترحيل النظام لعشرات المعتقلين من أفرع مختلفة إلى السجن المذكور، خلال الفترة القليلة الماضية.
وأكد رئيس «الهيئة السورية لفك الأسرى والمعتقلين»، المحامي فهد الموسى، لـ «القدس العربي» قيام النظام السوري مؤخراً بترحيل معتقلين من سجون عدرا بدمشق، اللاذقية، والسويداء، إلى سجن صيدنايا، مرجحاً أن يكون الترحيل، بغرض تنفيذ أحكام الإعدام بحق هؤلاء.

وحسب الموسى، فإن النظام السوري لم يوقف عمليات الإعدامات التعسفية، مستنداً إلى أحكام قضائية صادرة عن محاكم استثنائية وميدانية باطلة بطلاناً مطلقاُ، على حد تعبيره. وتابع بأن تسريع وتيرة الإعدامات تشير إلى رغبة النظام بالانتقام من السوريين الذين عارضوا حكمه، رغم جهود الوصول لحل سياسي من قبل المجتمع الدولي والدول الفاعلة في الشأن السوري.

في المقابل يعزو عضو «هيئة القانونيين السوريين»، المحامي عبد الناصر حوشان لـ «القدس العربي» تسريع النظام السوري لعمليات الإعدام بحق المعتقلين السياسيين، إلى رغبة الأخير بالتخلص من الضغوط الدولية بخصوص ملف المعتقلين. وأوضح بقوله «هذا الملف دائم الحضور في المحافل الدولية والمناقشات السياسية بخصوص الملف السوري، من الأمم المتحدة إلى جلسات الدستور في جنيف، وكذلك مباحثات أستانة»، مضيفاً أن «النظام يعلم يقيناً أن فتح ملف المعتقلين بسجونه سيؤدي إلى ظهور حقائق مروعة».

وتابع حوشان بالإشارة إلى إصرار روسيا على إطلاق صفة «المحتجزين» على المعتقلين لدى النظام السوري في نصوص القرارات الدولية المتعلقة بالشأن السوري، مبيناً أن هذه الصفة تطلق قانوناً على المحتجزين من قبل سلطة شرعية، بجرم محدد. واعتبر أن تمرير هذه الصفة في نصوص القرارات والبيانات الختامية لمحادثات «أستانة»، يعطي النظام الحجة لتنفيذ الإعدامات بحق المعتقلين السياسيين، تحت أحكام جنائية، من خلال محاكم «قانونية».
وحول عمليات الإعدام التي ينفذها النظام، والأعداد التقريبية لها، أشار حوشان إلى السرية الشديدة التي تحيط بعمليات الإعدام التي تتم بشكل يومي في سجن صيدنايا، مشيراً في الآن ذاته إلى الخطورة العالية التي تترتب على ذكر أسماء بعض المعتقلين، لأن من شأن ذلك تسريع تنفيذ حكم الإعدام بحقهم.
وأضاف حوشان، «ما يمكننا الجزم به، هو أن عمليات الإعدام لم تتوقف، وغالبية الضحايا هم من المعتقلين خلال الأعوام 2014-2015. موضحاً أن «النظام يعتمد في إثبات تهمة الإرهاب عليهم، على شهادات لمعتقلين تم إعدامهم من قبل».

وبسؤاله عن مصير المعتقلين في الأعوام الأولى من عمر الثورة السورية، قال «غالبيتهم تعرضوا للتصفية في الأفرع المخابراتية، بدون صدور أحكام بإعدامهم من قبل محاكم النظام الميدانية، فيما تم الإجهاز على المتبقين منهم في الإعدامات الجماعية التي تم تنفيذها في سجن صيدنايا.
وأردف عضو «هيئة القانونيين السوريين»، أن العديد من أحكام الإعدام تستند إلى شهادات معتقلين سابقين، وهي من الخطط المعهودة لدى النظام السوري، حيث يتم إدراج اعترافات لمعتقلين سابقين على معتقلين جدد، لتشريع صدور حكم الإعدام.

وفي السياق، أكدت رابطة معتقلي ومفقودي سجن صيدنايا، في تقريرها قبل أسابيع، أن النظام السوري ما زال يستخدم السجن كمركز رئيسي لاحتجاز المعتقلين السياسيين واخفائهم قسراً وحرمانهم من الاتصال مع العالم الخارجي وإخضاعهم لظروف معيشية تؤدي بهم غالباً إلى الموت.
وأوضحت أن أحكام الإعدام ارتفعت بشكل هائل بين معتقلي صيدنايا من 243% قبل 2011 إلى 876% بعدها، وهي أحكام صادرة عن محكمة الميدان العسكرية التي تفتقد إلى أدنى شروط التقاضي العادل حيث لا يسمح للمعتقل بتوكيل محامٍ أو الاتصال مع العالم الخارجي.
وكانت «منظمة العفو الدولية» وثقت في تقرير «المسلخ البشري» المنشور في شباط/فبراير من عام 2017، إعدامات جماعية بطرق مختلفة نفذها النظام السوري بحق 13 ألف معتقل في سجن «صيدنايا»، أغلبيتهم من المدنيين المعارضين، بين عامي 2011 و2015.
وأوضحت أن الإعدامات جرت أسبوعياً أو ربما مرتين في الأسبوع، بشكل سري، واقتيدت خلالها مجموعات تضم أحياناً 50 شخصاً، إلى خارج زنزاناتهم، وشنقوا حتى الموت كما أكدت أن الممارسات السابقة التي ترقى إلى جرائم حرب وجرائم ضد الإنسانية، لا زالت «مستمرة على الأرجح في السجون داخل سوريا».

Aucun intérêt de torturer les détenu.e.s d’opinion !!! الأسد يقول إنه لا يملك أي مصلحة بتعذيب المعتقلين


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يتهم قطر بفبركة شهادات المعتقلين

الأسد يقول إنه لا يملك أي مصلحة بتعذيب المعتقلين

رئيس النظام السوري بشار الأسد في لقاء مع صحيفة فرنسية - 28 تشرين الثاني 2019 (Paris Match)

رئيس النظام السوري بشار الأسد في لقاء مع صحيفة فرنسية – 28 تشرين الثاني 2019 (Paris Match)

نفى رئيس النظام السوري، بشار الأسد، في مقابلة مع صحيفة “PARIS MATCH” الفرنسية، وجود أي تعذيب في المعتقلات التابعة للنظام السوري.

واتهم الأسد دولة قطر بـ”تمويل معظم الشهادات” التي أدلى بها معتقلون سابقون لوسائل إعلام عربية وعالمية منذ عام 2011، تاريخ انطلاق الثورة السورية.

واعتبر الأسد أنه “منطقيًا لا يملك أي مصلحة” في ارتكاب هذا النوع من الجرائم، متسائلًا عن الفائدة من التعذيب بالأساس.

وحول الاتهامات بالتعذيب الموجهة إلى النظام السوري، قال إنها “مجرد مزاعم سياسية”، معتبرًا أن هذه الشهادات لم يتم التحقق منها، والشهود الذين أدلوا بشهادتهم كانوا مخفيين، وأن هذه التقارير والشهادات تحتاج إلى “عمليات تدقيق ومسوحات مهنية”.

وقال الأسد إنه في حال تم التأكد من التقارير وكان واثقًا من صحتها، فستتم معاقبة مرتكبي هذه الجرائم، بحسب تعبيره.

وأصدرت “رابطة معتقلي ومفقودي صيدنايا” تقريرًا، في أيلول الماضي، شرحت من خلاله بشكل مفصل آليات التعذيب داخل سجن صيدنايا.

ووثقت الرابطة ما يزيد على 20 وسيلة تعذيب جسدية من بينها الضرب بالعصي والصعق الكهربائي و“بساط الريح” و”الشبح” و”الدولاب” وغيرها، وهو ما تعرض له 100% من المعتقلين بحسب شهادة الناجين منهم.

تضاف هذه الأساليب إلى 24 وسيلة للتعذيب النفسي الذي تعرض له 97.8% من المعتقلين، وثماني وسائل للتعذيب الجنسي تحدث عنها نحو 29.7%، في ظل الحساسية المرافقة لهذا النوع من الانتهاك، بحسب التقرير.

وفيما يخص التعذيب الجنسي، قال الأسد إن “هناك فرقًا بين السياسة المعلنة والخطأ الفردي”، ورد على سؤال الصحيفة بقوله إنه “ليس على علم بوجود هذا النوع من التعذيب في المعتقلات السورية”.

وأشار الأسد إلى أن هذا النوع من التعذيب “ليس موجودًا” لأن الاغتصاب والتحرش الجنسي ليست أمورًا شائعة في المجتمع السوري، على حد تعبيره، معتبرًا أنه في حال وجدت “فهي حالات فردية ويعاقب عليها القانون”.

ووفق “الشبكة السورية لحقوق الإنسان”، اختفى آلاف المواطنين السوريين منذ انطلاق الثورة السورية قسريًا، منهم 83 ألفًا على يد قوات النظام السوري، وأكثر من عشرة آلاف على يد تنظيمات “إسلامية متشددة”، وأكثر من 1800 شخص على يد “قوات سوريا الديمقراطية” (قسد).

الأسد يقول إنه لم يطلق التنظيمات المتشددة من السجون

في رده على سؤال الصحيفة حول إطلاقه عددًا من السجناء السياسيين (الذين شكلوا فيما بعد نواة لعدة فصائل مسلحة اتهمت بالتطرف)، وأنه أدخل “السم الجهادي إلى المعارضة”، قال الأسد إن “العفو العام” يعتبر قاعدة قانونية عامة في سوريا، ويشمل كل الأشخاص الموجودين في السجون، نافيًا أن تكون هناك فئة في سوريا “تدعى المتطرفين”.

خرجوا من سجن صيدنايا إلى قيادة فصائل المعارضة

واعتبر أنه لم يطلق سراحهم في عام 2011 ليسهموا في إنشاء هذه الفصائل، بل تم إطلاق سراحهم بسبب إنهائهم لفترة العقوبة.

الذين خرجوا من السجون “قاموا بشيطنة أنفسهم”، وأطلقوا النار على المدنيين وقوات الشرطة، بحسب وصف الأسد، معتبرًا أن هذه هي الحقيقة حول إطلاق سراح السجناء.

وأطلق الأسد في شهر حزيران من عام 2011، سراح عدد من السجناء المحكومين بتهم تتعلق بالنشاطات الدينية، وكانوا نواة لتأسيس عدة فصائل عسكرية، منهم زهران علوش مؤسس “جيش الإسلام”، وقتل في غارة روسية في 25 من كانون الأول عام 2015، وحسان عبود، مؤسس حركة “أحرار الشام الإسلامية”، وقتل بظروف غامضة في 9 من أيلول 2014.

 

Bachar el-Assad : “Français ou étrangers, les terroristes seront soumis à la loi syrienne”

Paris Match | Publié le 28/11/2019 à 06h00 |Mis à jour le 28/11/2019 à 12h14

De notre envoyé spécial à Damas, Régis Le Sommier

Après l'interview dans les jardins de l'ancien palais présidentiel, avec Régis Le Sommier, directeur adjoint de la rédaction de Paris Match.

Après l’interview dans les jardins de l’ancien palais présidentiel, avec Régis Le Sommier, directeur adjoint de la rédaction de Paris Match. DR

Après neuf ans de guerre civile, le président syrien Bachar el-Assad, soutenu par la Russie et l’Iran, est le seul maître à bord. Voici l’intégralité de l’interview accordée à Paris Match.

Paris Match. Notre dernière interview remonte à cinq ans, presque jour pour jour. C’était en novembre 2014, votre gouvernement ne contrôlait plus qu’un tiers du pays. Aujourd’hui vos armées sont de retour à la frontière turque. Avez-vous le sentiment d’avoir gagné la guerre ?
Bachar el-Assad. Je voudrais être très précis sur ce point. Qu’elle soit gagnée ou perdue, ce n’est pas « ma » guerre, la guerre d’un président cherchant à conserver son poste, selon la version occidentale. C’est une guerre nationale, celle des Syriens contre les terroristes. Il est vrai que depuis, comme vous l’avez dit, nous avons beaucoup avancé ; mais ça ne veut pas dire que nous avons gagné. Nous vaincrons lorsqu’il n’y aura plus de terrorisme. Or, le terrorisme est toujours là dans des régions du Nord. Ce qui est plus regrettable encore, c’est qu’il bénéficie toujours de soutiens de la part de la Turquie et des pays occidentaux, les États-Unis, la Grande Bretagne, et notamment la France. Il est donc encore tôt pour parler de victoire.

Vous pensez honnêtement que la France soutient les terroristes ?
Evidemment. Ils ont envoyé des armes par le passé. Je ne sais pas s’il y a eu un vrai changement à ce sujet au cours des derniers mois ou de la dernière année.Nous ne disposons pas de données actuellement. Mais regardons les choses dans leur contexte général. Lorsque les forces françaises viennent en Syrie sans y être invitées par le gouvernement légitime, c’est de l’occupation. Il n’y a pas une grande différence entre le soutien au terrorisme et le déploiement de forces militaire dans le but d’occuper un pays.

“Il ne suffit pas de vouloir combattre le terrorisme, il faut observer les règles internationales”

Les Français sont venus en appui des Kurdes qui combattaient Daech, c’était le sens de leur mission…
Vous pensez franchement que nous pouvons envoyer des forces syriennes en France combattre le terrorisme en France sans y être invités par le gouvernement français ? Le droit international régit le comportement des États dans le monde, pas les intentions. Il ne suffit pas de vouloir combattre le terrorisme, il faut observer les règles internationales. Bien sûr, je suppose que, dans ce cas précis, les intentions sont bonnes, mais nous n’y croyons pas vraiment. Le gouvernement syrien aussi combattait Daech. Pourquoi ne pas l’avoir soutenu ? Pourquoi les gouvernements français combattent-ils Daech, alors qu’ils soutiennent Al Nosra ? Les deux sont des terroristes !

Vous faites référence à l’époque du gouvernement Hollande et aux livraisons d’armes aux rebelles syriens. Ce gouvernement souhaitait votre élimination. Son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avait dit à l’époque que vous ne « mériter[iez] pas d’être sur terre ». Qu’en est-il avec Emmanuel Macron ? Avez-vous constaté un changement dans les positions de la France ?
Dans la forme, oui. Mais tant que l’occupation se poursuit, c’est une forme de terrorisme. Reconnaissez cette vérité. Il faut qu’il y ait un changement dans le contenu, pas seulement dans la forme. Les déclarations ne nous intéressent pas, c’est sur le terrain que les choses doivent changer.

Comment espérez-vous qu’elles changent ?
Il faut tout simplement revenir au droit international, rien qu’à cela. Nous ne demandons rien au gouvernement français. Nous ne lui demandons même pas un soutien de quelque ordre que ce soit politique, économique ou sécuritaire. Nous n’en avons pas besoin. Nous pouvons gérer nos propres affaires. Mais nous voulons qu’il revienne à un ordre mondial qui n’est plus respecté, car c’est le chaos qui règne. Qu’ils soutiennent ou non le président ne m’intéresse pas. Dire qu’il est bon ou mauvais ne m’intéresse pas non plus. C’est une question purement syrienne. Mais qu’ils cessent de soutenir tout ce qui est susceptible de répandre davantage le sang, de multiplier les tueries et d’accroître la souffrance en Syrie.

“Tout terroriste qui se trouve dans les régions contrôlées par les forces syriennes sera soumise à la loi syrienne”

La France fait face à un délicat problème avec ses djihadistes partis combattre en Syrie. En détenez-vous dans vos prisons ?
La nationalité importe peu. Il faut solliciter les services compétents qui disposent des statistiques. Mais de toute manière, s’il y en a, ils seront soumis à la loi syrienne.

Vous savez forcément s’il y a des Français dans vos prisons !
Je n’ai pas de chiffres. Pour ce qui nous concerne, un terroriste c’est un terroriste. Qu’il soit français ou syrien, le résultat est le même.

Vous avez, pour le moment, un accord militaire avec les Kurdes des YPG. Si vous concluez un accord politique, le gouvernement syrien reprendra le territoire du Nord et notamment ses prisons. Que ferez-vous, dès lors, des quelque 400 djihadistes français que les kurdes détiennent ?
Tout terroriste qui se trouve dans les régions contrôlées par les forces syriennes sera soumise à la loi syrienne. Celle-ci est très claire. Ils seront donc traduits en justice devant des tribunaux spécialisés en matière de terrorisme.

Vous n’envisagerez pas, par exemple, de les renvoyer en Europe, comme le fait le président turc Recep Tayyip Erdogan ?
Erdogan tente de faire chanter l’Europe. Quelqu’un qui se respecte ne parle pas de cette manière. Il y a des institutions et des lois. Renvoyer vers un autre pays les terroristes, ou toute personne qui a été jugée et condamnée, est soumis à des accords bilatéraux entre les États. Quant au fait de faire sortir de prison quelqu’un que vous savez être un terroriste, et de le renvoyer chez lui pour qu’il tue des civils, c’est immoral.

“Pour la majorité du peuple, la question de mon exil ne se posait pas”

Après huit ans de guerre, vous allez vers une victoire… mais sur des décombres. La moitié des Syriens sont déplacés ou en exil, 400 000 personnes ont perdu la vie. Reconnaissez-vous que sans l’aide des Russes et des Iraniens, vous auriez perdu ?
Cette guerre est dure. Nous ne sommes pas une grande puissance, mais nous faisions face aux pays les plus riches du monde. Il est tout à fait certain que le soutien de nos amis a limité les dégâts et nous a aidés à récupérer des territoires. Quant à savoir si sans ce soutien, la Syrie serait allée vers la partition, ou vers une défaite totale… Il est parfois difficile de prévoir le résultat d’un match de tennis avec uniquement deux joueurs. Là vous parlez de dizaines de joueurs et de centaines de milliers de combattants.

Est-ce qu’au cours de cette guerre, à un moment, vous avez envisagé de perdre et de vous exiler ?
A vrai dire, je n’y ai pas pensé, pour la simple raison que ce choix ne se posait même pas. Seuls les responsables occidentaux l’ont proposé. Cela ne me concernait pas. Pour moi, il n’en était pas question. Je ne peux envisager à cette option que si elle émane du peuple syrien. Et quand je dis « le peuple syrien », j’entends par là la majorité, et non une minorité terroriste, ou une minorité fabriquée politiquement dans les services de renseignement étrangers, ou encore une minorité de personnes qui ont manifesté parce que le Qatar les a payées pour le faire. Pour la majorité du peuple, la question ne se posait pas. C’est pourquoi j’ai résisté et je suis resté.

Mais en 2013, Al Nosra est arrivé jusqu’à la place des Abbasides à Damas, à quelques kilomètres de votre résidence.
C’est tout à fait vrai. La ville de Damas est restée encerclée pendant des années, parfois quasi totalement, parfois partiellement. Les obus nous tombaient dessus quotidiennement. C’était une raison de plus pour moi pour rester, défendre mon pays, et ne pas fuir. J’assume mes responsabilités constitutionnelles. Je défends mon peuple et mon pays.

“Ces six derniers mois, des entreprises ont commencé à venir de l’étranger”

La reconstruction doit commencer. On estime son coût à 300 milliards de dollars, certains disent 400… Quel est votre plan pour sortir vos compatriotes du marasme, en tenant compte des sanctions terribles qui visent à vous affaiblir, mais qui en réalité touchent les plus pauvres ?
Absolument ! Mais malgré ces sanctions, plutôt que de s’affaiblir, l’industrie s’est développée, par exemple dans le domaine pharmaceutique. Quant à la reconstruction, vous pouvez aller par exemple à Alep qui a été largement détruite par les terroristes. Vous constaterez une grande différence. Car l’État procède à la reconstruction, ainsi que les citoyens.

La livre syrienne est au plus bas. Il va falloir des investissements, des partenaires étrangers. Est-ce que la Chine, l’Inde et la Russie répondent présents ?
Durant les six derniers mois, des entreprises ont commencé à venir de l’étranger pour investir en Syrie. Cet investissement restera lent dans les conditions actuelles, à cause des sanctions, bien entendu. Mais on peut les contourner, et nous avons commencé, en coordination avec ces entreprises, à trouver les moyens pour nous en sortir. Elles vont prochainement investir en Syrie. Je suis réaliste cependant, ça ne veut pas dire que le processus de reconstruction sera rapide.

Vous l’estimez à combien d’années ?
Cela dépendra du temps que les sanctions dureront, et aussi du retour de nos citoyens. Ils sont en train de revenir en ce moment, mais progressivement. Il m’est donc difficile de donner une réponse précise à ce sujet. Mais c’est un processus qui prendra évidemment des années.

“La plupart de ces réfugiés soutenaient l’Etat”

Combien de Syriens sont rentrés ?
Plus d’un million en moins de deux ans. Et les choses s’accélèrent à présent, notamment après la libération de Damas, de la région sud et de sa périphérie. Bien sûr, le retour des Syriens dépend aussi de la réhabilitation de l’infrastructure, comme de l’électricité, des écoles et des hôpitaux. Malheureusement, les sanctions et le blocus pèsent lourdement sur ces secteurs. Dans le même temps, les occidentaux exercent une forte pression sur les réfugiés pour qu’ils ne rentrent pas dans leur pays. C’est un enjeu « humanitaire » qu’ils brandissent comme une carte pour atteindre leurs objectifs politiques.

Certains de ces réfugiés sont partis parce qu’ils vous étaient opposés, qu’ils ont subi des horreurs pendant la guerre, parfois de la part de votre armée. Allez- vous décréter une amnistie ? La réconciliation est-elle encore possible ?
D’abord la plupart de ces réfugiés soutenaient l’Etat et non le contraire. Preuve en est l’élection présidentielle de 2014, auxquelles ils ont participé, et dans laquelle ils ont voté pour le président. La majorité a émigré à cause de la guerre et de ses séquelles économiques. Donc pour ce qui est du retour, il n’y a aucun problème. Certains reviennent tout naturellement, sans qu’une amnistie ne soit nécessaire. D’autres sont des opposants, mais, il n’y a aucun problème, et nous dialoguons constamment avec eux. Quant à l’amnistie, nous l’avons décrétée à plusieurs reprises, la dernière il y a moins d’un an, car certains craignaient de revenir de peur d’être arrêtés. Seuls ceux qui ont porté des armes seront arrêtés. Et malgré cela, ils seront graciés.

“Les Kurdes sont des Syriens et non un peuple à part”

L’année dernière au moment de la chute de la Ghouta, j’ai pu assister au départ des rebelles pour Idlib. Les officiers syriens leur disaient : « Baissez les armes. N’allez pas à Idlib. Vous allez vous faire tuer. » Eux répondaient : « Vous allez nous incorporer dans l’armée, donc on ne veut pas aller avec vous. » Ils avaient peur de votre armée. Que leur dites-vous ? Pourquoi cette peur ?
Parlons des faits. Certains de ceux qui sont allés à Idlib nous ont laissés leurs familles. Et nous, en tant qu’Etat, nous prenons soin de ces familles. Ça veut dire qu’ils n’ont pas peur de nous, sinon, comment auraient-ils laisser leurs familles derrière eux ? Par ailleurs, certaines de ces personnes armées sont allés à Idlib. Puis ils ont demandé à revenir, et nous leur en avons donné la permission. Ils ont été amnistiés. Pendant sept ans, lorsqu’ils étaient isolés de l’Etat, on a raconté à la plupart d’entre eux que l’armée allait les tuer. Mais depuis qu’elle est entrée dans la Ghouta, la vie a repris son cours. Les gens mènent une existence normale. Il faut aussi savoir que certains ont pris les armes non pas parce qu’ils étaient extrémistes, mais parce qu’ils n’avaient pas d’autres choix que de combattre du côté des terroristes, ou d’être tués par eux. Maintenant ils reviennent progressivement à nous, parce qu’ils ont été rassurés.

L’Iran, votre allié, est aujourd’hui en proie à un soulèvement de grande ampleur. Le Liban et l’Irak également. Les manifestants réclament la dignité et l’arrêt de l’accaparement des richesses par un petit nombre. N’était-ce pas finalement ce que réclamaient aussi les manifestants syriens en 2011 ?
Arrêtons-nous un instant sur les slogans de dignité, de liberté qu’ils ont scandés. Ils peuvent être de beaux masques qui cachent cependant la laideur. Je vous donne des exemples : Bush a tué un million et demi d’Irakiens derrière le grand slogan de la démocratie. Sarkozy a contribué au meurtre des centaines de milliers de libyens, en se cachant derrière celui de la liberté pour le peuple libyen. Aujourd’hui la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis violent le droit international sous prétexte de vouloir soutenir les Kurdes, or les Kurdes sont des Syriens et non un peuple à part. En 2011, en Syrie, on entendait ces mêmes slogans sur la dignité, la liberté. Ces mêmes slogans ont été utilisés pour tuer des policiers et des civils, saboter les propriétés publiques. Il ne faut donc pas nous fier aux slogans, mais à la réalité des faits sur le terrain.

“Ni moi, ni le gouvernement, n’aurions pu rester en place pendant neuf ans face à un soulèvement populaire”

Au début en 2011, il y avait un soulèvement populaire authentique, avec de réelles revendications. Ça n’était pas Al Qaïda. Pourquoi avoir utilisé la force ?
Parlons des chiffres d’abord. La plus grande manifestation qui a eu lieu en Syrie réunissait 170 000 personnes. Supposons que ce chiffre ne soit pas exact. Multiplions-le jusqu’à atteindre un million de manifestants. Le peuple syrien compte plus de 23 millions d’habitants. Ces chiffres ne sont donc pas significatifs. Ils ne révèlent rien. Du point de vue quantitatif, il ne s’agissait pas d’un soulèvement populaire. De toute manière, on ne saurait parler d’un soulèvement populaire lorsque les fonds pour pousser les gens à manifester proviennent du Qatar. Enfin, ni moi, ni le gouvernement, n’aurions pu rester en place pendant neuf ans face à un soulèvement populaire. Preuve en est que, malgré tout le soutien qu’il lui a apporté, l’Occident n’a pu maintenir au pouvoir le Shah d’Iran. Donc le terme « soulèvement populaire » est faux, ou disons irréaliste.

Au début de la guerre, en juin 2011, vous avez fait libérer un certain nombre de détenus de la prison de Sednaya. On vous accuse d’avoir voulu introduire le poison djihadiste dans l’opposition. Pourquoi avez-vous fait ça ?
En Syrie, l’amnistie des prisonniers est une règle générale appliquée depuis avant la guerre. Lorsqu’une amnistie est décrétée, on précise les catégories de personnes qu’elle ne concerne pas, les espions, les trafiquants de drogue, et autres. Dans notre loi, il n’y a pas de catégorie qui s’intitule « les radicaux ». L’amnistie doit donc couvrir tout le monde. Il y a aussi d’autres cas de détenus qui sont sortis de prison, précisément en 2011, parce qu’ils avaient purgé leurs peines, et non parce qu’ils étaient amnistiés. Pourquoi faire libérer les intégristes et les terroristes ? Pour qu’ils tuent nos soldats et les civils ? Selon la version occidentale, je l’ai fait pour diaboliser les manifestations pacifiques. En réalité, ils se sont diabolisés eux-mêmes lorsqu’ils ont diffusé sur internet des vidéos les montrant en train d’exécuter des civils en les égorgeant, en les fusillant, et en fusillant des policiers dès les premiers jours. Voilà la vérité sur cette libération de prisonniers.

“Le viol et le harcèlement sexuel ne sont pas fréquent dans notre société”

Il existe en Syrie des centres carcéraux comme la prison de Sednaya. Des documentaires, notamment celui de ma confrère Manon Loizeau, « Le cri étouffé », montrent que des viols systématiques y ont été pratiqués. Reconnaissez-vous l’existence de ces traitements ?
Il y a une différence entre une politique revendiquée et des fautes individuelles. S’il y en a eu, nous n’en sommes pas au courant. Ce genre de pratiques, comme le viol et le harcèlement sexuel, n’est pas fréquent dans notre société. De tels actes, s’ils existent, sont condamnés et punis par la loi. Ce sont des cas isolés et individuels. Mais si une telle politique existe n’importe où dans le monde nous la condamnons, parce qu’elle est immorale, et parce qu’elle va à l’encontre de la stabilité. On ne peut pas espérer de rapports sereins entre les citoyens s’il y a torture, meurtre, ou toutes sortes d’agression.

Précisément, ces documentaires sont basés sur des témoignages de victimes syriennes qui disent que dans la société, elles ont honte. Donc elles n’en parlent pas. Mais elles attestent que ça leur est arrivé.
Le récit est une chose, les documents en sont une autre. Tout ce qui est proposé, ce sont des récits, des images non vérifiés. Ces témoins étaient cachés. Dans la plupart des cas, c’est le Qatar qui a financé ces rapports. Pour les reconnaître comme valables, on a besoin de vérifications et d’enquêtes professionnelles. En toute logique, nous n’avons aucun intérêt à ce que ce genre de crime soit commis. Mettons l’éthique de côté, moi je parle de l’intérêt pur et simple. Quel résultat peut-on obtenir de la torture ? La vengeance ? Si vous allez dans les régions qui étaient contrôlées par l’opposition, vous verrez exactement le contraire. Nous ne sommes pas assez schizophrènes pour torturer les gens ici, tout en étant indulgents là-bas. Ce ne sont que des allégations politiques.

J’insiste. Ce ne sont pas des témoins produits par le Qatar. Ce sont des gens rencontrés dans des camps de réfugiés, souvent en Turquie ou en Jordanie, qui ont témoigné devant une journaliste digne de confiance, qui n’est pas téléguidée et n’a pas un agenda politique.
Qu’est-ce que la « confiance » vient faire là-dedans ? Il y a des mécanismes. Il y a des informations bien vérifiées. Qui a vérifié l’exactitude de ces récits ? Qui a vérifié l’identité de ces témoins et s’ils ont bien subi ce genre de choses ? Je serai disposé à en discuter avec vous le jour où je disposerais de faits. Si cela s’avère exact, ceux qui ont commis de tels actes seront jugés par la loi syrienne.

“Daech a été fabriqué par les Américains”

Donald Trump a cité la Syrie dans ses remerciements au moment de la mort d’Abou Bakr al-Baghdadi. Avez-vous donné une information aux Américains ? Saviez-vous où il était ?
Cela me fait toujours rire quand on me pose cette question. Le plus important, c’est de savoir si Abou Bakr al-Baghdadi a vraiment été tué, et si cette belle comédie présentée par les Américains a vraiment eu lieu.

Mais Daech a reconnu sa mort !
Oui bien sûr, mais Daech a été fabriqué par les Américains. Il fait partie de cette comédie. Baghdadi a appris à jouer son rôle lorsqu’il était dans les prisons américaines en Irak. C’est pourquoi je dis que c’est une vaste comédie. Est-ce que ça a vraiment eu lieu ? Je ne sais pas. Ça ne veut pas dire qu’il n’a pas été tué mais, s’il l’a été, ce n’est pas parce qu’il était terroriste. Ils étaient capables de frapper Daech lorsque Daech volait le pétrole syrien et l’envoyait vers l’Irak, mais ils ne l’ont pas fait. Et lorsque Daech a attaqué l’armée syrienne à Deir Ez-Zor, les Américains ont frappé l’armée syrienne. Pas Daech. Par conséquent, nous n’avons pas collaboré avec les Américains en quoi que ce soit. Nous ne pouvons pas collaborer dans la lutte contre le terrorisme avec ceux qui soutiennent le terrorisme.

Pourquoi vous a-t-il remercié alors ?
C’est une de ses blagues…

Lors de notre dernier entretien, vous m’aviez certifié n’avoir jamais utilisé d’armes chimiques, notamment dans la Ghouta en 2013. Depuis, il y a eu Khan Cheikhoun, il y a eu Douma. Que répondez-vous face à l’accumulation de preuves sur l’usage par vos armées d’armes chimiques ?
Non, non, il n’y a pas une seule preuve jusqu’à présent. Utiliser une telle arme aurait fait des centaines, voire des milliers de victimes. Quant à l’accumulation, elle est due au fait que l’armée syrienne avançait, et réalisait des victoires contre les terroristes. Il fallait absolument trouver un prétexte pour la frapper, et c’est bien ce qui s’est passé. Ce récit était utilisé dans deux cas : quand nous avions beaucoup progressé et qu’il fallait qu’on nous arrête. On s’en servait alors comme une menace contre nous. Il était aussi utilisé lorsque nous préparions une grande opération. Il menaçait avant que l’opération ne soit lancée. D’autre part, nous avançons, pourquoi aurions-nous besoin d’armes chimiques ? Telle est la question ? Le point le plus important est que là où nous entrons, il y a des civils, et leur vie reprend son cours normal. Comment ont-ils pu y rester si nous avions fait usage d’armes chimiques ? Sur ce sujet, les mensonges dans les médias occidentaux et la politique occidentale sont sans limites.

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Un Syrien de la campagne de Daraa est martyrisé sous la torture dans les centres de détention de sécurité du régime


Najah Albukaï

Un Syrien de la campagne de Daraa est martyrisé sous la torture dans les centres de détention de sécurité du régime

16 novembre 2019 – OSDH

Gouvernorat de Daraa – Observatoire syrien des droits de l’homme : L’Observatoire syrien des droits de l’homme a documenté le martyre d’un citoyen de Deir al-Bakht dans la campagne de Daraa sous la torture après un an de détention dans les prisons des forces du régime. Alors que de plus en plus de personnes meurent en martyrs, le nombre de personnes tuées dans les prisons du régime est passé à 16 135 civils, dont 15 947 hommes et jeunes, 125 enfants de moins de 18 ans et 64 femmes de plus de 18 ans, depuis le début de la révolution révolution syrienne. Ces chiffres font partie des 104 000 martyrs dont l’observatoire syrien savait qu’ils étaient morts et avaient été martyrisés dans les centres de détention du régime et de ses services secret, parmi eux, plus de 83% ont été liquidés et tués dans ces camps de détention entre mai 2013 et octobre 2015. Des sources ont également confirmé que plus de 30 000 détenus avaient été tués dans la célèbre prison de Saidnaya, tandis que le deuxième pourcentage était dans le département du renseignement de la Force aérienne.

استشهاد مواطن من أبناء ريف درعا تحت التعذيب داخل معتقلات النظام الأمنية

المرصد السوري لحقوق الإنسان – 16 نوفمبر تشرين الثاني 2019

محافظة درعا – المرصد السوري لحقوق الإنسان:: وثّق المرصد السوري لحقوق الإنسان استشهاد مواطن من أبناء ديرالبخت بريف درعا تحت التعذيب، بعد اعتقال دام نحو عام في سجون قوات النظام. ومع استشهاد المزيد من الأشخاص، يرتفع عدد الذين استشهدوا في سجون النظام إلى 16135 مدني منهم بالأسماء، هم 15947 رجلاً وشاباً و125 طفلاً دون سن الثامنة عشر و64 مواطنة فوق سن الـ18، منذ انطلاقة الثورة السورية. هذه الأعداد هي من أصل 104 آلاف شهيد علم “المرصد السوري” أنهم فارقوا الحياة واستشهدوا في المعتقلات، حيث كان “المرصد السوري” حصل على معلومات من عدد من المصادر الموثوقة، أنه جرى إعدامهم وقتلهم واستشهادهم داخل معتقلات وسجون قوات النظام ومخابراتها، من ضمنهم أكثر من 83% جرى تصفيتهم وقتلهم داخل هذه المعتقلات في الفترة الواقعة ما بين شهر أيار/مايو 2013 وشهر تشرين الأول/أكتوبر من العام 2015، فيما أكدت المصادر كذلك أن ما يزيد عن 30 ألف معتقل منهم قتلوا في سجن صيدنايا سيئ الصيت، فيما كانت النسبة الثانية الغالبة هي في إدارة المخابرات الجوية.

 

Un rapport révèle la face cachée sur les procédures de détention dans la « prison de Saidnaya » et ses conséquences


Détenus-Syrie-Ne-nous-oubliez-pas-2019

Enab Baladi – 14/11/2019

Un rapport révèle la face cachée sur les procédures de détention dans la “prison de Saidnaya” et ses conséquences
Afin de documenter les violations commises à l’intérieur de la prison de Saidnaya contre des détenus et de lever l’ambiguïté qui l’entoure, la « Ligue des prisonniers et personnes disparues de Saidnaya » a publié un rapport intitulé « La détention à Saidnaya: Rapport sur les procédures et les conséquences de la détention ».
Le rapport de 60 pages, dont Enab Baladi a obtenu une copie, est basé sur le témoignage de plus de 400 survivants de la prison de Saidnayadnaya entre août 1980 et avril 2017. Ses auteurs ont analysé ces données pour mettre en évidence les mécanismes d’arrestations par le régime syrien et leurs conséquences pour les détenus et leurs familles.

Malgré les difficultés d’obtenir des statistiques précises sur le nombre de détenus à la prison de Saidnaya, en raison du grand nombre d’exécutions extrajudiciaires, de tortures, de famine, d’absence totale de soins de santé et d’accès au monde extérieur, les auteurs du rapport ont fourni une estimation du nombre de détenus depuis son ouverture en 1987 jusqu’au début de cette année 2019, ils ont noté que le rythme de la détention s’était accéléré de manière « significative » après 2011.

Les auteurs du rapport ont tenté d’apporter des éclaircissements sur un certain nombre de questions, telles que: qui sont les détenus dans la prison de Saidnaya? Comment sont-ils arrêtés? Quelles sont les agences de sécurité qui les arrêtent? Dans quelles branches de sécurité passent-ils avant d’atteindre Saidnaya? Comment sont-ils poursuivis? Qu’est-ce qui a changé par rapport à la période d’avant 2011? Outre les effets psychologiques, physiques, sociaux et économiques du processus de détention sur la vie des détenus.

Le rapport concluait que les procédures et les conséquences de la détention après le début de la révolution syrienne avaient considérablement évolué, comme en témoigne la détention de plus de jeunes militaires et instruits, accompagnés de manière plus brutale dans leur traitement, les soumettant à toutes sortes de tortures physiques, psychologiques et sexuelles, ce que les auteurs du rapport ont attribué à la volonté du pouvoir de « laisser des effets physiques visibles accompagnant le détenu longtemps après sa libération, afin de semer la terreur dans les communautés rebelles ».
Le rapport incluait une explication détaillée des mécanismes de torture à l’intérieur de la prison, avec plus de 20 méthodes de torture physiques, notamment des coups avec des bâtons, le choc électrique, « le tapis volant », la « roue » et autres, qui ont été soumis à 100% des détenus, selon le témoignage de survivants, outre 24 méthodes de torture psychologique subies par 97,8% des détenus, et huit méthodes de torture sexuelle, 29,7%, compte tenu de la sensibilité associée à ce type de violation.

Des procès injustes et confiscation de biens

En ce qui concerne les procès des détenus à la prison de Saidnaya, le rapport indique que la majorité, en particulier les personnes arrêtées après 2011, ont été jugées par des tribunaux de « juridiction militaire » dépourvus des conditions minimales d’un procès équitable, sans toutefois permettre au détenu d’avoir accès à un avocat ou d’entrer en contact avec le monde extérieur. Plus d’un tiers ont été jugés par le (Tribunal de Sécurité Supérieure d’Etat) et environ 6,5% seulement ont été traduits devant le « tribunal du terrorisme ».

Selon le rapport, plus de 70% des détenus ont été dépouillés de leurs droits civils et militaires et plus du tiers des biens meubles et immeubles ont été confisqués. Les auteurs du rapport ont suggéré que l’État ait pris des décisions après 2011 visant à « saisir les biens des détenus après les avoir privé de leurs libertés ».
Le rapport contenait des recommandations soulignant la nécessité de fournir tout le soutien possible aux détenus et à leurs familles, ainsi que la famille des personnes disparues, la présence des survivants dans tout projet ou projet futur sur la justice en Syrie, ainsi que la pression sur la communauté internationale pour qu’elle prenne des mesures concrètes pour que les auteurs d’actes de violence et de crimes soient tenus pour responsables.

Abattoir humain

Amnesty International a documenté dans un rapport intitulé « The Human Slaughterhouse », publié en février 2017, que le régime syrien a procédé à des exécutions massives de différentes manières, à l’encontre de 13 000 détenus de la prison de Saidnaya, pour la plupart des civils, entre 2011 et 2015.
L’organisation a expliqué que les exécutions avaient lieu toutes les semaines ou peut-être deux fois par semaine, en secret, au cours desquelles des groupes d’une cinquantaine de personnes étaient pendus à mort.
Le rapport d’Amnesty de 52 pages était basé sur une enquête approfondie d’un an qui comprenait des entretiens et des témoignages de 84 personnes, y compris d’anciens gardiens de prison, des responsables, des détenus, des juges et des avocats, ainsi que des experts locaux et internationaux.
L’organisation a accusé le régime, décrivant la prison militaire de Saidnaya comme « le lieu où l’Etat syrien massacrait silencieusement ses citoyens ».
Il a également estimé dans son rapport que les pratiques antérieures « constituaient des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité », soulignant que ces pratiques « continueraient vraisemblablement dans les prisons à l’intérieur de la Syrie ».
Des rapports répétés publiés périodiquement par des organisations de défense des droits de l’homme documentent tous les mauvaises conditions vécues par les détenus, en l’absence de nourriture et de médicaments, et les conditions de santé dans les centres de détention.
Cesar, pseudonyme d’un officier dissident du régime d’Assad, a révélé 55 000 images de 11 000 détenus tués sous la torture en 2014. Ces images ont été affichées au Sénat américain et ont provoqué de vives réactions dans les médias arabes et occidentaux.

تقرير يكشف المستور حول إجراءات الاعتقال في “سجن صيدنايا” وتبعاته

سجناء سوريون أمام مقر لشرطة النظام في دمشق – أيلول 2012 (AFP)

في سبيل توثيق الانتهاكات الحاصلة داخل سجن صيدنايا بحق المعتقلين، وكشف الغموض الذي يدور حوله، أصدرت “رابطة معتقلي ومفقودي سجن صيدنايا” تقريرًا حمل عنوان “الاحتجاز في صيدنايا: تقرير عن إجراءات وتبعات الاعتقال”.

التقرير الذي ورد في 60 صفحة، وحصلت عنب بلدي على نسخة منه، استند إلى شهادة أكثر من 400 معتقل ناجٍ من سجن صيدنايا، في الفترة ما بين آب من عام 1980 ونيسان من عام 2017، كما عمل معدوه على تحليل هذه البيانات لتسليط الضوء على آليات الاعتقالات التي يتّبعها النظام السوري، وتبعاتها على المعتقلين وعائلاتهم.

ومع صعوبة الحصول على إحصائيات دقيقة حول عدد المعتقلين في سجن صيدنايا، نظرًا لكثرة عمليات الإعدام التي تتم خارج نطاق القانون، وما يجري فيه من تعذيب وتجويع وغياب تام لوسائل الرعاية الصحية، ومنع من الاتصال بالعالم الخارجي، قدم معدو التقرير تقديرات عن أعداد المعتقلين الذين دخلوه منذ افتتاحه في عام 1987 حتى بداية العام الحالي 2019، مشيرين إلى تسارع وتيرة الاعتقال بشكل “كبير جدًا” وملحوظ بعد عام 2011.

وحاول معدو التقرير تقديم توضيحات حول عدد من التساؤلات، من قبيل، من المعتقلون في سجن صيدنايا؟ وكيف يتم اعتقالهم؟ وما الجهات الأمنية التي تعتقلهم؟ وما الفروع الأمنية التي يمرون عليها قبل الوصول إلى صيدنايا؟ وكيف تتم محاكمتهم؟ وما الذي تغيّر بالمقارنة مع ما كان عليه الحال قبل عام 2011؟ إلى جانب الآثار  النفسية والجسدية والاجتماعية والاقتصادية لعميلة الاعتقال على حياة المعتقلين.

وخلص التقرير إلى وجود تغييرات كبيرة في إجراءات وتبعات الاعتقال بعد بدء الثورة السورية عام 2011، تجلت باحتجاز عدد أكبر من فئة الشباب والعسكريين والمتعلمين، وترافقت بوحشية أكثر في التعامل معهم، عبر إخضاعهم لجميع أنواع التعذيب الجسدي والنفسي والجنسي، وهو ما عزاه معدو التقرير إلى “ترك آثار جسدية ملحوظة ترافق المعتقل لفترة طويلة بعد خروجه، بغية بثّ الرعب في المجتمعات المحلية الثائرة”.

وتضمن التقرير شرحًا مفصلًا لآليات التعذيب داخل السجن، مع وجود ما يزيد على 20 وسيلة تعذيب جسدية من بينها الضرب بالعصي والصعق الكهربائي و“بساط الريح” و”الشبح” و”الدولاب” وغيرها، وهو ما تعرض له 100% من المعتقلين بحسب شهادة الناجين منهم، إلى جانب 24 وسيلة للتعذيب النفسي الذي تعرض له 97.8% من المعتقلين، وثماني وسائل للتعذيب الجنسي تحدث عنها نحو 29.7%، في ظل الحساسية المرافقة لهذا النوع من الانتهاك.

محاكمات ظالمة ومصادرة للممتلكات

وفيما يخص المحاكمات التي يخضع لها المعتقلون في سجن صيدنايا، أوضح التقرير أن الأكثرية، خاصة من اعتُقلوا بعد عام 2011، حوكموا في محاكم “ميدانية عسكرية” تفتقد إلى أدنى شروط المحاكمات العادلة، مع عدم السماح للمعتقل بتوكيل محامٍ أو الاتصال مع العالم الخارجي،كما أن أكثر من الثلث حوكموا في “محكمة أمن الدولة العليا”، ونحو 6.5% منهم فقط عرضوا على “محكمة الإرهاب”.

ووفقًا للتقرير، تم تجريد ما يزيد على 70% من المعتقلين من حقوقهم المدنية والعسكرية، كما صودرت الأموال المنقولة وغير المنقولة لأكثر من ثلثهم، ورجح معدو التقرير وجود قرارات من الدولة بعد عام 2011 تهدف إلى “الحجز على أملاك المعتقلين بعد الحجز على حريتهم”.

وقدم التقرير توصيات تؤكد على ضرورة تقديم جميع أنواع الدعم الممكنة للمعتقلين وذويهم، وعائلات المفقودين، وحضور الناجين في أي خطط أو مشاريع عن العدالة في سوريا مستقبلًا، إلى جانب الضغط على المجتمع الدولي لاتخاذ إجراءات عملية لمحاسبة الضالعين في جميع الانتهاكات والجرائم.

مسلخ بشري

وكانت “منظمة العفو الدولية” وثقت في تقرير تحت عنوان “المسلخ البشري” نشرته، في شباط من عام 2017، إعدامات جماعية بطرق مختلفة نفذها النظام السوري، بحق 13 ألف معتقل في سجن صيدنايا، أغلبيتهم من المدنيين المعارضين، بين عامي 2011 و2015.

وأوضحت المنظمة أن الإعدامات جرت أسبوعيًا أو ربما مرتين في الأسبوع، بشكل سري، واقتيدت خلالها مجموعات تضم أحيانًا 50 شخصًا، إلى خارج زنزاناتهم، وشنقوا حتى الموت.

واستند تقرير المنظمة، الذي جاء في 52 صفحة، إلى تحقيق معمّق أجرته على مدار عام كامل، وتضمن مقابلات وشهادات لـ 84 شخصًا، بينهم حراس سابقون في السجن، ومسؤولون ومعتقلون وقضاة ومحامون، إضافة إلى خبراء محليين ودوليين.

ووجهت المنظمة الاتهام إلى النظام واصفة سجن صيدنايا العسكري بأنه “المكان الذي تذبح فيه الدولة السورية شعبها بهدوء”.

كما اعتبرت في تقريرها أن الممارسات السابقة “ترقى إلى جرائم حرب وجرائم ضد الإنسانية”، مؤكدة أنها “مستمرة على الأرجح في السجون داخل سوريا”.

وتتكرر التقارير الصادرة عن المنظمات الحقوقية بشكل دوري، وتوثق جميعها أوضاعًا سيئة يعيشها المعتقلون، في ظل نقص الطعام والدواء، والشروط الصحية داخل المعتقلات.

وسرّب “سيرز”، وهو اسم مستعار لضابط منشق عن نظام الأسد، 55 ألف صورة لـ 11 ألف معتقل عام 2014، قتلوا تحت التعذيب، وعرضت تلك الصور في مجلس الشيوخ الأمريكي، وأثارت ردود فعل واسعة في الإعلام العربي والغربي.

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Assad prétend que : pas de torture dans nos prisons !!!


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Assad avoue la perte de 100 000 soldats entre morts et blessés… et prétend que : pas de torture dans nos prisons

«al-Qods al-arabe» – 11 novembre 2019

Le président syrien Bachar al-Assad a admis lundi que 100 000 soldats avaient été tués et blessés depuis le début de la guerre en Syrie en 2011.
Cela est venu dans une interview avec la chaîne « Russia Today » dans laquelle il a déclaré que ses soldats ne sont pas morts pour le défendre, mais pour l’amour de la Syrie, le pays auquel ils appartiennent.
Assad a affirmé qu’il n’y avait pas de torture dans les prisons du régime, faisant référence au cas de l’enfant Hamza al-Khatib, qui aurait été torturé au début de la révolution et aurait suscité la colère contre Assad. Ce dernier a déclaré que Khatib n’avait pas été torturé,
Il a affirmé que ses services de renseignement avaient la capacité d’apporter toutes les informations concernant un citoyen et qu’il n’était pas nécessaire de recourir à la torture pour obtenir des informations.
Assad a déclaré: « Notre intérêt est de tuer des terroristes afin de protéger les civils, de ne pas laisser des civils et des innocents sous le contrôle de terroristes pour les tuer ».

Une fois de plus, Assad a réitéré ses accusations selon lesquelles la Turquie aurait volé du pétrole, conjointement avec les services de renseignements américains, affirmant que les deux parties étaient des partenaires de « l’État ».
« Les Américains tentent toujours de piller les autres pays de différentes manières, non seulement en termes de pétrole, d’argent ou de finances, mais ils volent leurs droits », a-t-il déclaré.
Assad a ajouté que la Russie défend ses propres intérêts de différentes manières et que lutter conte le terrorisme dans un autre pays signifie se défendre du terrorisme qui pourrait cibler le peuple russe, car le terrorisme n’a pas de frontière et ne reconnaît pas les frontières politiques.
En ce qui concerne les pays arabes, le président du régime syrien a déclaré qu’il rejetait toute coopération en matière de sécurité avec les pays arabes qui l’auraient nié au cours de la dernière période, ajoutant qu’il n’avait pour l’instant aucune relation avec eux.

الأسد يعترف بسقوط 100 ألف جندي بين قتيل وجريح.. ويزعم: لا تعذيب في سجوننا – (فيديو)

 

“القدس العربي”- 11 تشرين الثاني 2019

اعترف رئيس النظام السوري بشار الأسد، الإثنين، بخسارة 100 ألف جندي بين قتيل وجريح منذ بداية الحرب السورية عام 2011.

جاء ذلك في مقابلة مع قناة “روسيا اليوم”، قال فيها إن جنوده لم يموتوا دفاعا عنه، وإنما من أجل سوريا، الوطن الذي ينتمون له.

وزعم الأسد أن لا تعذيب في سجون النظام، مشيرا إلى حالة الطفل حمزة الخطيب، الذي فجرت الأنباء عن تعذيبه في بداية الثورة الغضب تجاه الأسد. وقال الأخير إن الخطيب لم يتعرض للتعذيب، زاعما أن استخباراته لديها القدرة على جلب كافة المعلومات عن أي مواطن، وأنه لا حاجة للتعذيب للحصول على المعلومات.

وفي إشارة إلى القصف المتكرر بما يخالف الاتفاقيات الموقعة حول سوريا، قال الأسد: “مصلحتنا تكمن في قتل الإرهابيين من أجل حماية المدنيين، وليس ترك المدنيين والأبرياء تحت سيطرة الإرهابيين كي يُقتلوا من قبلهم”.

ومرة أخرى، كرر الأسد اتهاماته لتركيا بسرقة النفط، بالاشتراك مع المخابرات الأمريكية، قائلا إن الطرفين شريكان لتنظيم “الدولة”.

وأضاف: “الأمريكيون يحاولون دائما نهب البلدان الأخرى بطرق مختلفة، ليس في ما يتعلق بنفطها أو أموالها أو مواردها المالية فقط، بل إنهم يسرقون حقوقها”.

وقال الأسد إن روسيا تدافع عن مصالحها بطرق مختلفة، وإن دفاعها عن الإرهاب في دولة أخرى يعني دفاعا عن الإرهاب الذي يستهدف الشعب الروسي، لأن الإرهاب لا حدود له ولا يعترف بالحدود السياسية.

وحول الدول العربية، قال رئيس النظام السوري إنه يرفض أي تعاون أمني مع دول عربية عملت ضده خلال الفترة الماضية، مضيفا أنه لا يوجد علاقات معها حتى الآن.

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مطالبة اممية بإحالة ملف «المعتقلين» إلى «الجنائية الدولية»

تعرض مجلس الأمن لانتقادات مؤثرة من ذوي المعتقلين والمختطفين والمفقودين في سوريا بسبب عجز المجتمع الدولي عن اتخاذ خطوات لوقف الإفلات من العقاب على الانتهاكات الجسيمة لحقوق المواطنين السوريين؛ بينما طالبت وكيلة الأمين العام للأمم المتحدة للشؤون السياسية وبناء السلام روزماري ديكارلو، بإحالة ملف الحرب السورية إلى المحكمة الجنائية الدولية، مطالبة نظام الرئيس بشار الأسد بإطلاق جميع المحتجزين والمخطوفين والتعاون بصورة تامة مع الآلية الدولية المحايدة ومع لجنة التحقيق المستقلة.
وكانت ديكارلو تتحدث أمام أعضاء مجلس الأمن في نيويورك حول ملف المعتقلين والمختطفين والمفقودين في سوريا والانتهاكات الجسيمة التي يتعرضون لها وأثر ذلك على ذويهم، فأوضحت أنه رغم أن الأمم المتحدة ليست لديها إحصاءات رسمية عن عدد المعتقلين أو المختطفين أو المفقودين في سوريا، فإن الأرقام المسجلة تدعمها تحريات لجنة التحقيق المعنية بسوريا التي فوضها مجلس حقوق الإنسان منذ بداية النزاع عام 2011، لافتة إلى أن أكثر من مائة ألف شخص يعدّون الآن ضمن المخطوفين أو المفقودين في البلاد. وقالت إن «كثيراً من العائلات ليست لديها معلومات عن مصير أحبائها. والمعتقلون يجري احتجازهم، وبينهم نساء وأطفال، من دون حق الحصول على التمثيل القانوني لهم أو لذويهم»، مؤكدة أنه «لا تتاح للأمم المتحدة أو للمراقبين الدوليين سبل الوصول إلى أماكن الاحتجاز، ولا تتاح سجلات المستشفيات أو مواقع دفن عامة الجمهور»، علماً بأن «بعض العائلات أجبر على دفع مبالغ هائلة أملاً في الحصول على معلومات؛ غالباً دون فائدة». وأكدت أن هذه الانتهاكات لا تقتصر على القوات الحكومية وحدها؛ إذ إنه «وفقاً للجنة التحقيق، ارتكب كل من تنظيمي (داعش) و(هيئة تحرير الشام) الإرهابيين انتهاكات شنيعة». وقدرت عدد المحتجزين لدى الجماعات المسلحة بنحو 16 ألف شخص، وفقاً لإفادات الحكومة السورية.
وأضافت أن «النساء السوريات، إلى جانب أنهن ضحايا مباشرات، يتأثرن أيضاً عندما يختفي أزواجهن أو أقاربهن الذكور»، علماً بأنهن «يفقدن أيضاً حقوقهن القانونية في السكن والأراضي والممتلكات إذا لم يتمكّن من تحديد مكان وجود الزوج أو القريب المختفي قسراً، مع غياب الوثائق القانونية أو شهادات الوفاة». ولفتت إلى أن «كثيرات يتحملن في ظل هذه الظروف عبئاً ثقيلاً؛ بما في ذلك إعالة أسرهن بأكملها، وتتضاعف التحديات بالنسبة إلى اللاجئات أو النازحات».
واستمع أعضاء المجلس أيضاً إلى شهادتين من ذوي المفقودين والمختفين قسراً. وتحدثت أمينة خولاني، وهي ناشطة من «مؤسسة أسر الحرية» التي تأسست عام 2017، عن خطف السلطات السورية إخوتها الثلاثة في الاحتجاجات السلمية، متهمة مجلس الأمن بخذلان المحتجزين السوريين وعائلاتهم بشكل كامل، مضيفة أن «مسؤولية حماية السوريين من نظام يقتل ويعذب ويعتقل مواطنيه بشكل تعسفي تقع على عاتقكم». وزادت أن مجلس الأمن «سمح لحق النقض (الفيتو) والأعذار بالوقوف في وجه الحق والعدالة، ولكن مسؤولية إيجاد طريقة لوقف الإفلات من العقاب ووضع حد لهذا الوضع المرعب، تقع على عاتق» أعضاء المجلس.
وكذلك طالبت رئيسة «مؤسسة مستقبل سوريا – المشرق» الدكتورة هالة الغاوي مجلس الأمن بأن يصدر قراراً للضغط على الحكومة السورية وكل الأطراف المتحاربة للإفراج فوراً عن قائمة بأسماء جميع المعتقلين، إلى جانب تحديد مواقعهم وأوضاعهم الحالية، ووقف التعذيب وسوء المعاملة. وقالت: «في حالة المحتجز، فإن شهادة الوفاة ليست كافية؛ بل يجب تقديم تقرير للعائلات عن الأسباب الحقيقية للوفاة وعن موقع الدفن».
وبعد هذه الإحاطات، توالى أعضاء المجلس على الكلام، فأشار بعضهم إلى أن قضية المحتجزين والمعتقلين والمختفين والمخطوفين؛ إحدى 5 أولويات في قرار المجلس رقم «2254». وطالبت المندوبة البريطانية الدائمة كارين بيرس بإطلاق جميع المعتقلين تعسفاً، مكررة نداءات المجتمع المدني بأن توفر الأطراف «إمكانية الوصول إلى مراكز الاحتجاز والمعلومات عن المحتجزين». وطلبت من ممثل سوريا نقل هذه المطالب إلى حكومته.
وذكّر القائم بالأعمال الأميركي جوناثان كوهين بإصدار أكثر من 50 ألف صورة عام 2013 لأولئك الذين قتلوا تحت التعذيب من قبل نظام الرئيس بشار الأسد، مشدداً على أنه «لا يمكن أن يكون هناك حل سياسي دون عكس تلك الممارسات البغيضة وضمانات بأن مسؤولي النظام سوف يتحملون المسؤولية عنها». ودعا إلى إطلاق فوري لنحو 128 ألف شخص محتجزين حالياً لدى النظام. وأشار إلى أن «الدستور السوري يحظر استخدام التعذيب والإذلال».
وعبّر الممثل الروسي عن «قلقه إزاء استخدام البيانات غير الموضوعية للحصول على معلومات حول المعتقلين في سوريا، وكذلك محاولات تشويه الوضع وإعاقة عملية السلام». وأكد اعتراض بلاده على تسييس قضايا حقوق الإنسان، عادّاً أن «الاتهامات الوحيدة التي وجهت خلال جلسة اليوم هي ضد حكومة سوريا، بينما يتم تقديم الإرهابيين، الذين أدخلوا عمليات الإعدام والتعذيب في البلاد، على أنهم ضحايا أبرياء».
ورد القائم بأعمال الوفد السوري لؤي فلوح ليكيل الاتهامات للولايات المتحدة وفرنسا وبريطانيا التي «تسعى إلى تشويه صورة الحكومة السورية».

المصدر: الشرق الأوسط

Rencontre entre les dirigeants du premier rang du régime syrien et l’opposition qui représente la province de Daraa


District sud de Daraa après l'arrêt des combats 2019

Rencontre entre les dirigeants du premier rang du régime syrien et l’opposition qui représente la province de Daraa

4 avril 2019 – Hiba Mohammad

Une réunion sur la sécurité et la logistique, la plus importante du genre depuis le début de la révolution syrienne, a eu lieu à Damas, à laquelle ont assisté les dirigeants du premier rang du régime syrien, et des personnalités représentant l’opposition syrienne à Daraa, qui s’est réconciliée avec le régime auparavant, sous les auspices de Moscou.

Selon des informations parvenues à Al Qods Al Arabi, la réunion aurait eu lieu dans le bâtiment de la sécurité nationale à Damas, à laquelle ont assisté de hauts responsables du régime syrien, dirigés par le chef du Service de la sécurité nationale, le général Ali Mamlouk, en plus du ministre de la Défense, le général Ali Ayoub de l’armée syrienne  et chef du Premier Corps de l’armée syrienne, ainsi que  la participation d’un certain nombre d’officiers ayant des rangs élevés dans l’armée et la sécurité.

Au niveau de la délégation de la province de Daraa, l’ancien dirigeant de l’Armée libre syrienne, Mahmoud al-Bardan, qui occupait une position de leader dans « l’armée révolutionnaire », ainsi que l’ancien porte-parole Abou Bakr al-Hassan, Musab al-Bardan, l’ingénieur Yarub Abu Saifan, et l’avocat Adnan al-Masalma, l’un des coordinateurs les plus éminents du dernier mouvement populaire de la province.
Sous les auspices de la Russie … Ali Mamlouk et le ministre de la Défense dirigeaint la délégation d’Assad. « La réunion a eu lieu après d’intenses efforts russes pour discuter de nombreux problèmes et développements  à Daraa, alors que Moscou tente de créer un climat de confiance entre le régime syrien et le peuple de Daraa », a déclaré le collectif d’Ahrar Houran, membre de la délégation de l’opposition. Surtout après la montée de colère dans la province à travers le mouvement pacifique contre Assad, ou des actions militaires qui ont commencé à s’intensifier contre les positions du régime.

Les questions de l’opposition

Selon des informations transversales, le major général Ali Mamlouk s’est chargé de répondre aux questions et aux demandes de l’opposition syrienne, à l’exception d’une question militaire, concernant le retrait de l’armée syrienne des villes et des villages. Le ministre de la Défense nationale, Ayoub, a déclaré: « Nous examinerons la possibilité de retirer l’armée et les barrières de sécurité et militaires des villes et villages ». La source a indiqué que la réunion visait notamment à mettre en œuvre les revendications, qui sont à l’origine des conditions de la convention de régularisation (réconciliation), notamment la libération des détenus arrêtés depuis le début des événements en Syrie, la levée des recherches contre des civils, le retour des médecins, des ingénieurs et des avocats à leurs syndicats et le retour des employés à leur travail. Outre le retrait de l’armée et des barrières des villes, villages, marchés et des lieux civils, il a été abordé la question des étudiants et du report de leur service militaire, aussi, résoudre le problème des militaires dissident qui ont repris leur service militaire, selon les conditions précédemment convenues. La source, qui a préféré garder son anonymat, a déclaré: « lors de la réunion, nous avons informé les hauts responsables du régime syrien, que la confiance entre le régime et le peuple ne reviendrait que par la mise en oeuvre et l’application des revendications ».

Pour sa part, le porte-parole d’Ahrar-Hurran, Abu Mahmoud al Hourani, a déclaré à Al-Quds Al-Arabi que la Russie a joué un rôle important dans la tenue de la réunion entre le régime et l’opposition et qu’elle déployait tous ses efforts pour gagner une base populaire dans le sud, qui la protégera de l’expansion iranienne dans la province, surtout, avec l’apparition de différences entre les alliés et les tentatives de chaque partie de saisir des fichiers locaux pour faire pression sur l’autre allié. Le gouvernorat de Daraa a été témoin de plusieurs visites de hauts responsables du régime syrien depuis le contrôle de ses forces dans le sud syrien. Ils ont promis de faire sortir les détenus des prisons et de résoudre le problème des dissidents, sans toutefois les appliquer.

Selon les indicateurs, l’échange de visites officielles entre les dignitaires et les hommes de la région méridionale, d’une part, et les représentants des régimes russes et syriens, versent dans le cadre de tentatives visant à contenir l’ébullition populaire suite à un accord dont le régime n’a pas appliqué aucune de ses dispositions, et a placé l’opposition dans une situation embarrassante, hormis la transformation de la totalité de la région en une arène où les forces internationales font combat, où la Russie et l’Iran soutiennent leurs positions et consolident leurs acquis dans la zone frontalière.
Au milieu des événements avancés au sud, le « Cinquième Corps » (forces locales fabriquées par la Russie), a mené des campagnes militaires face aux soldats des services de renseignements du régime syrien, dirigés par les renseignements aériens et de la sécurité d’État « proches de l’Iran », où un groupe d’éléments du Cinquième Corps accompagnés de soldats de l’armée russe, ont battu sévèrement et ont insulté les éléments d’une barrière de sécurité, dans la région «Alloujat» dans la campagne nord de Daraa, au sud de la Syrie. L’opposant syrien Abd al-Hayy al-Ahmad, un natif de  Daraa, a conclu lors de son entretien avec notre correspondant, que la géographie placée sous le contrôle du « Cinquième Corps » bénéficie du soutien de la Russie et d’une certaine abstention de l’expansion iranienne dans les régions, où domine le « Quatrième corps » dirigé par Maher al-Assad, ainsi que Hezbollah libanais.

اجتماع بين قيادات الصف الأول للنظام السوري والمعارضة الممثلة لمحافظة درعا في دمشق

4 avril 2019 – Hiba Mohammad

دمشق – «القدس العربي» : شهدت العاصمة السورية – دمشق، مؤخراً، اجتماعاً أمنياً ولوجستياً هو الأوسع من نوعه منذ انطلاقة الثورة السورية، فقد حضرت اللقاء قيادات الصف الأول للنظام السوري وفي الطرف المقابل شخصيات مثلت المعارضة السورية في درعا جنوبي البلاد، وأخرى كانت قد أبرمت مصالحات معه في أوقات سابقة، وذلك برعاية موسكو.
ووفق المعلومات التي اطلعت عليها «القدس العربي» فقد عقد الاجتماع في مبنى مكتب الأمن الوطني في دمشق، وحضره كبار ضباط النظام السوري، وترأس وفده، رئيس فرع الأمن القومي، اللواء علي مملوك، بالإضافة إلى وزير الدفاع، العماد علي أيوب، وقائد الفيلق الأول في الجيش السوري، ومشاركة عدد آخر من الضباط أصحاب الرتب العسكرية والأمنية العالية.
أما على صعيد وفد محافظة درعا، فقد شارك في الاجتماع، كل من القيادي السابق في الجيش السوري الحر محمود البردان، والذي كان يشغل منصباً قيادياً في «جيش الثورة»، وكذلك الناطق السابق للتشكيل أبو بكر الحسن، ومصعب البردان، والمهندس يعرب أبو سعيفان بالإضافة إلى أحد أبرز منسقي الحراك الشعبي الأخير في المحافظة، المحامي عدنان المسالمة.

برعاية روسية… وعلي مملوك ووزير الدفاع يترأسان وفد الأسد

ونقل تجمع أحرار حوران المختص بشؤون محافظة درعا عن أحد أعضاء وفد المعارضة الذين شاركوا في اللقاء، قوله: الاجتماع جاء بعد جهود روسية مكثفة لمناقشة العديد من القضايا والتطورات التي تمر بها درعا، في حين أن موسكو تحاول بناء حالة من الثقة بين النظام السوري وأهالي درعا، خاصة بعد صعود المحافظة مجدداً عبر الحراك السلمي المناهض للأسد، أو الأعمال العسكرية التي بدأت تتصاعد ضد مواقع النظام فيها.

أسئلة المعارضة

ووفق المعلومات المتقاطعة، فقد تولى اللواء علي مملوك مهمة الإجابة على اسئلة المعارضة السورية ومطالبهم، باستنثاء حالة واحدة، وهي عسكرية، وهي مسألة انسحاب جيش النظام السوري من المدن والقرى، فقد تولى وزير الدفاع أيوب الإجابة على ذلك، بالقول: «سوف ندرس إمكانية سحب الجيش والحواجز الأمنية والعسكرية من القرى والمدن». وأفاد المصدر بأنّ محور الاجتماع تركز على تنفيذ مطالب هي بالأساس من بنود اتفاق التسوية وكان أبرزها، إطلاق سراح المعتقلين الذين اعتقلوا منذ اندلاع الأحداث، ورفع المطالبات الأمنية عن المدنيين، وعودة الأطباء والمهندسين والمحامين إلى نقاباتهم، وعودة الموظفين إلى وظائفهم. بالإضافة إلى انسحاب الجيش والحواجز من البلدات والقرى والمدن والأماكن المدنية والأسواق، ومعالجة مسألة الطلاب والتأجيل للخدمة العسكرية، وحل مشكلة العسكريين المنشقين الذين استأنفوا خدمتهم العسكرية، وفق البنود التي تم الاتفاق عليها سابقًا. وقال المصدر الذي فضل حجب اسمه: «لقد أبلغنا كبار مسؤولي النظام السوري خلال الاجتماع، بأن الثقة بين النظام والشعب لن تعود إلا من خلال تطبيق وتنفيذ المطالب».
من جانبه، قال المتحدث الإعلامي باسم تجمع أحرار حوران أبو محمود الحوراني، لـ «القدس العربي» ان روسيا لعبت دوراً هاماً في عقد الاجتماع بين النظام والمعارضة، فهي تصب كل جهودها لكسب ابناء الجنوب للحصول على قاعدة شعبية تقيها شر التمدد الإيراني في المحافظة، خاصة مع ظهور الخلافات بين الحليفين إلى العلن، ومحاولة كل طرف الإمساك بملفات محلية للضغط على الحليف الآخر. وكانت محافظة درعا شهدت زيارات عدة من قيادات رفيعة المستوى في النظام السوري منذ سيطرة قواته على الجنوب السوري، وقدموا وعودًا بإخراج المعتقلين والمعتقلات من السجون، وحل مشكلة المنشقين، ولكنهم لم ينفذوا أياً منها.
وحسب المؤشرات فإن تبادل الزيارات الرسمية، بين وجهاء ورجالات المنطقة الجنوبية من جهة وممثلي النظامين الروسي والسوري، تصب في إطار محاولات احتواء الغليان الشعبي، بعد صفقة لم تلزم النظام بتنفيذ أي من بنودها، ووضع المعارضة في موضع محرج، علاوة على تحويل المنطقة برمتها إلى ساحة تتصارع فيها القوى الدولية، اذ تعمل كل من روسيا وإيران على دعم مواقفها وترسيخ مكتسباتها لصونها في هذه المنطقة الحدودية.
وفي خضم الاحداث المتقدمة جنوباً، نفذ الفيلق الخامس «القوة المحلية المصنوعة روسياً» حملات عسكرية اشتبكت خلالها مع جنود من مخابرات النظام السوري، وعلى رأسهم الاستخبارات الجوية وأمن الدولة «المقربون من إيران»، حيث انهالت مجموعة من عناصر الفيلق برفقة جنود من الجيش الروسي، بالضرب المبرح والإهانات على عناصر حاجز أمني في منطقة «اللجاة» بريف درعا الشمالي جنوبي سوريا. واستنتج المعارض السوري عبد الحي الأحمد من أهالي درعا خلال حديثه مع «القدس العربي» ان الجغرافيا الخاضعة لسيطرة الفيلق الخامس تتمتع بدعم روسي، وبتحجيم نوعي للتوسع الإيراني، أما المناطق ذات التحكم الإيراني، فتشهد حركة تجنيد واسعة لصالح الفرقة الرابعة التي يقودها ماهر الأسد، وكذلك لصالح حزب الله اللبناني.

تجاذب روسي إيراني

وخلال الأشهر الثمانية الماضية، انعكس الصراع وأطماع النفوذ بين الحليفين الروسي والإيراني على الأرض في محافظة درعا، والانتقام من المدنيين واستخدامهم كأدوات بين المتصارعين، فتارة تطفو الاغتيالات على الواجهة، وفي أخرى تزداد الاعتقالات. وأضاف الأحمد، ومؤخراً دخل الصراع دائرة جديدة، مع الانتقال إلى ساحة الاعتداء على الحواجز الأمنية والعسكرية، ومحاولة كل طرف فرض كلمته بالقوة على الحليف الطامع بمكتسبات الحليف الآخر.
ارتفاع حالة الاحتقان الشعبي في مناطق عدة في درعا جراء استمرار النظام بسياساته الخاصة بانتهاك حقوق الإنسان، واساءة الحواجز التابعة له والمدعومة إيرانياً للأهالي، إضافة للاعتقالات المستمرة بحق شخصيات عسكرية درعاوية من بيوتها وأمام مرأى من عشيرتها، أحداث وتطورات رأى فيها الباحث السياسي السوري عبد الرحمن عبارة أسباباً جوهرية لتدخل الفيلق الخامس المدعوم روسيا وضربه بعض الحواجز التابعة لمخابرات النظام السوري، وذلك كرد فعل على تلك الانتهاكات، ومحاولة لوقفها أو للحدّ منها.
كما اعتبر الباحث «عبارة»، سكوت روسيا على قيام الفيلق الخامس التابع لها بضرب حواجز للنظام المدعومة إيرانياً للمرة الثانية في غضون أسبوع في درعا، قد يأتي ضمناً بعد موافقة روسيّة، الأمر الذي قد تترجمه إيران على أنه رسالة مباشرة لها، ويجب الرد عليه في الزمان والمكان المناسبين عبر وكلاء لها في المنطقة الجنوبية أو في مكان آخر في سوريا. واستبعد أن يكون ما قام به الفيلق الخامس من ضرب حاجز أو أكثر لمخابرات النظام السوري في درعا عملاً يندرج تحت مسمى المقاومة الثورية، فالعقيدة القتالية لمنتسبي الفيلق الخامس التابع لروسيا والمتماهي مع فكرة المصالحة الشعبية مع النظام السوري مختلفة عن عقيدة الفصائل السورية المنبثقة عن الثورة السورية والتي تهدف إلى اسقاط النظام السوري بكل رموزه وأركانه.

البحث عن مكاسب

الفيلق الخامس هو في الأصل منتج روسي، واستمرار دعم روسيا للفيلق ليس بهدف إحلال السلم والأمن في مناطق حوران، بل لديه مهمة رئيسية تتمثل في ابقاء المنطقة الجنوبية ضمن توازنات معينة، تخدم المصالح الروسية أولاً، ولا تسمح لإيران والميليشيات التابعة لها بالكلمة الفصل في المنطقة الجنوبية ثانياً.
الباحث السياسي قال لـ «القدس العربي»: بعد أن ساد الهدوء على كل الجبهات السابقة، فمن الطبيعي أن يلتفت شركاء النظام السوري في الحرب إلى جني المكاسب على الأرض في مرحلة السلم، وهذا ما يعكس إصرار كل من موسكو وطهران على الإسراع في تأسيس ميليشيات عسكرية تتبع لكل منهما، في العديد من المناطق مثل دير الزور وحلب وريف حماه وحمص ودمشق والمنطقة الجنوبية.
فتقاطع المصالح بين روسيا وإيران في سوريا لا زال هو العامل الأكثر وضوحاً في العلاقة بينهما، لكن هذا الوضوح لا ينفي وجود تباينات قد تؤدي إلى صدامات سياسية وعسكرية غير مباشرة في العديد من الملفات، وعلى رأسها ملف إعادة الإعمار، والمنطقة الجنوبية، وحقول الغاز والموانئ البحرية.

Les détenus syriens voient la lumière. Quelles sont les circonstances de leur libération? – معتقلون سوريون يرون النور.. ما ظروف الإفراج عنهم؟


Les détenus syriens voient la lumière. Quelles sont les circonstances de leur libération?

site Enab Baladi – Ninar Khalifa

Des jougs du régime, des détenus sont sortis vers la lumière après de nombreuses années de détention. Les battements de cœur des familles de prisonniers s’accélèrent, à chaque fois qu’ils entendent parler d’un détenu relâché des prisons du régime. Ils ne laissent aucun moyen d’en savoir plus sur les circonstances de leurs libérations. L’espoir revit dans leurs coeurs, qu’un jour, eux aussi, pourraient revoir leurs enfants vivant et espèrent pouvoir les prendre dans leurs bras et pouvoir les embrasser un jour.

Ces derniers mois, des pages des réseaux sociaux sur les détenus et les agences de presse ont diffusé des informations sur la libération de détenus dans les prisons du régime, dont certaines ont passé de nombreuses années depuis 2011. Quelles sont les circonstances de leur sortie ?

« Firas » vers la liberté après la réduction de sa peine

Firas (un pseudonyme) originaire de la campagne d’Alep, ancien détenu du régime syrien, raconte les détails de sa libération de la prison militaire de Sednaya, après une période de détention de près de sept ans.
Après avoir été arrêté pour avoir haussé le drapeau de la révolution et avoir participé au contestations contre les barrières du régime, il a été jugé par le premier juge du tribunal du terrorisme et a été condamné à 15 ans d’emprisonnement. Il a pu bénéficier d’une réduction d’un quart sa période de détention et a été libéré après avoir passé six ans et 8 mois en prison.
“Quand je suis arrivé chez moi, mon épouse et ma famille m’attendaient et j’étais, surtout, touché de revoir mon fils, que j’ai quitté à l’âge de quelques mois, est devenu un élève qui va à l’école., qui a couru vers moi en m’appelant (papa).

Des détenus sur des accusations banals

Yasmina Benbachi, directrice exécutive de Yasmine El Hourriya (Jasmins de la liberté), a attribué les récentes libérations de détenus dans les prisons du régime syrien au fait que les accusations sont en réalité légères ou que les détenus ont achevé les trois quarts de leurs condamnations, en plus des cas dans lesquels les parents ont eu recours au paiement de milliers de dollars pour libérer leur fils quand ils s’assurent qu’ils sont toujours en vie.

Elle a noté que le régime retient ceux qui ont des délits mineurs tel que pour les officiers de l’armée ou des soldats détenus pour tentative de scission, ainsi que des détenus appartenant aux familles des riches qui peuvent payer des sommes importantes pour la libération de leurs enfants.

Elle a souligné que les récentes libérations incluaient des détenus de la plupart des régions syriennes, mais si le nombre de détenus libérés par rapport au nombre de ceux qui sont toujours détenus dans des prisons du régime est très peu fiable.
Elle a expliqué que nous ne parlons que de quatre ou cinq libérations mensuelles au maximum, ce qui ne peut être comparé à des centaines de milliers de détenus et disparus de force dans les prisons du régime.

Grâce à son travail de documentation, ses visites aux familles des détenus et les rapprochement, Benbachi a constaté que la majorité de familles de détenus qui avaient été informées que leurs enfants étaient toujours en vie avaient décidé de tout vendre pour que leurs enfants puissent sortir de prison.
Elle a ajouté, en plus, nous pouvons justifié la libération des détenus qui ont été emprisonnés pour de longue période, comme un phénomène de blanchiment des prisons, signalant que le nombre de ceux qui ont été exécutés ou morts sous la torture est considérable et difficilement déterminable, et que plus de la moitié de détenus qui ont été enregistré comme « détenus » ou « disparus de force » ont été tués, ajoutant que le le nombre d’exécutions ont, dernièrement, augmenté, en particulier dans la prison de Saidnaya.

Benbachi estime que la décision de « protéger les civils » en Syrie, connue sous le nom de la loi « César », qui garantit la punition des partisans d’Assad, qui a été approuvée par la Chambre des représentants américaine il y a quelques jours, est considérée comme une pression sur le dossier des détenus sous le régime, et la réaction était l’augmentation du nombre d’exécutions au cours de la dernière période.

Elle a souligné qu’une des personnes familières avec la situation des exécutions dans les prisons, qu’elle avait rencontrée récemment, lui avait confirmé que 41 personnes s’étant classées sous le nom de « réconciliation de la Ghouta » avaient été exécutées, malgré l’accord conclu entre le régime et l’opposition en présence du garant russe.

(…)

 

عنب بلدي – نينار خليفة

من غياهب معتقلات النظام خرجوا إلى النور بعد سنوات طويلة مرت عليهم كأنها عقود من الدهر. وتخفق دقات قلب أهالي المعتقلين كلما سمعوا عن معتقل رأى النور، ولا يتركون طريقًا للسؤال عن ظروف خروجه إلا ويسلكونه، ويعود الأمل ليحيا من جديد برؤية أبنائهم واحتضانهم

في الأشهر الأخيرة تداولت صفحات معنية بالمعتقلين، ووكالات إخبارية، أنباء خروج محتجزين في سجون النظام قضى بعضهم سنوات طويلة تعود منها لبدايات عام 2011، فما هي ملابسات خروجهم وظروفها؟

“فراس” إلى الحرية بعد تخفيض محكوميته

يروي فراس (اسم مستعار) من ريف حلب، وهو معتقل سابق لدى النظام السوري، تفاصيل الإفراج عنه من سجن “صيدنايا” العسكري، بعد مدة احتجاز وصلت إلى قرابة السبع سنوات.

عقب اعتقاله بسبب تقرير موجه لفرع الأمن العسكري بحلب، بتهمة رفع علم الثورة والمشاركة بضرب حواجز النظام، تمت محاكمته عند القاضي الأول لمحكمة الإرهاب، بفرض حكم الاعتقال لمدة 15 عامًا، وبعد إجراء التخفيض واقتطاع ربع المدة تم الإفراج عنه بعد ست سنوات وثمانية أشهر.

يقول فراس، “عندما وصلت إلى بيتي تفاجأت بزوجتي وأهلي ينتظرونني، وأكثر ما أثر بي أن طفلي الذي تركته وهو بعمر أشهر، عدتُ لأراه قد أصبح تلميذًا في المدرسة، ركض نحوي وهو يناديني (بابا)”.

إحصائيات المفرج عنهم

وثقت “الشبكة السورية لحقوق الإنسان” الإفراج عن 263 معتقلًا منذ بداية عام 2018 حتى تاريخ كتابة التقرير، منهم 17 معتقلًا تم الإفراج عنهم من سجن “صيدنايا” والأفرع الأمنية، و14 آخرين خرجوا خلال عمليات المبادلة، ممن تجاوزت مدة احتجازهم الخمس سنوات.

كما شملت الإفراجات الكلية عن المعتقلين في نفس الفترة 511 حالة تنوعت بين الاعتقال لأيام أو أشهر وحتى أربع سنوات، وذلك وفق ما صرحت مسؤولة قسم المعتقلين في الشبكة، نور الخطيب، لعنب بلدي.

وفيما يخص ظروف الإفراج عن المعتقلين أشارت الخطيب إلى أن معظمهم تم إخلاء سبيلهم من السجون المركزية بعد انتهاء مدة حكمهم واستفادتهم من تطبيق قانون تخفيض ربع مدة الحكم للسجناء، والذي يستفيد منه السجناء المحكومون بشكل روتيني.

وأضافت أن البعض منهم خرج في إطار التسويات، كما حصل في سجن “حماة المركزي”، إذ تشكلت لجنة خاصة للنظر بأوضاع المعتقلين المحالين لمحكمة قضايا الإرهاب إثر الاستعصاء الذي حدث في السجن عام 2016.

ولفتت الخطيب إلى أن اللجنة قررت الإفراج عن العديد من المعتقلين المحالين لمحكمة قضايا الإرهاب، كما تشكلت لجنة أخرى للنظر بقضايا المعتقلين المحالين لمحاكم الميدان العسكرية، وإثرها أُفرج أيضًا عن معتقلين.
وبيّنت الخطيب أن الإفراجات من مراكز الاحتجاز التابعة للأفرع الأمنية، وكذلك من سجن “صيدنايا” العسكري تكاد تكون معدودة، مشيرة إلى أن معظمها حصل عن طريق الواسطات وابتزاز الأهل لدفع مبالغ طائلة مقابل الإفراج عن أبنائهم.

محتجزون بتهم بسيطة

المديرة التنفيذية لمنظمة “ياسمين الحرية”، ياسمينا بنشي، عزت من جانبها الإفراجات التي تتم في الفترة الأخيرة عن معتقلين في سجون النظام السوري إلى أن تهمهم بالأساس تكون خفيفة، أو أنهم أنهوا ثلاثة أرباع مدة حكمهم، وذلك إضافة إلى حالات لجأ فيها الأهل إلى دفع آلاف الدولارات للإفراج عن ابنهم عندما يتأكدون أنه لا يزال حيًا.

وأشارت إلى أن النظام يحتفظ بمن يكون جرمه بسيطًا مثل العساكر أو الضباط الذين يحتجزون بتهمة محاولة الانشقاق، وكذلك بالمعتقلين من أبناء العائلات الغنية التي يكون بوسعها دفع مبالغ كبيرة للإفراج عن أبنائها.

ولفتت إلى أن الإفراجات الأخيرة شملت معتقلين من معظم المناطق السورية، إلا أنه إذا تمت مقارنة عدد المعتقلين المفرج عنهم بالأعداد المهولة للذين لا يزالون محتجزين في سجون النظام يبدو الرقم قليلًا جدًا.

وأوضحت أننا نتحدث عن رقم لا يتجاوز أربعة أو خمسة مفرج عنهم شهريًا، وهو ما لا يمكن مقارنته بمئات الآلاف من المعتقلين والمختفين قسريًا في سجون النظام.

ومن خلال عملها في التوثيق وزيارتها لأسر المعتقلين وتقربها منهم، تبيّن لبنشي أن غالبية أهالي المعتقلين الذين وصلتهم معلومات بأن أبناءهم لا يزالون على قيد الحياة قرروا أن يبيعوا كل ما يملكون حتى يتمكن أبناؤهم من الخروج من السجن.

وأضافت أنه إلى جانب ذلك يمكن تبرير إفراج النظام عن معتقلين احتجزهم لفترات طويلة للترويج لظاهرة تبييض السجون التي يتبعها، لافتةً إلى أن عدد الذين قضوا تحت التعذيب مهول جدًا ويصعب تحديده، ويمكن القول إن أكثر من نصف المعتقلين الذين قُيدت أسماؤهم تحت مسمى معتقل عند النظام أو مختف قسرًا تم قتلهم، مبينة أن أحكام الإعدام زادت في الفترة الأخيرة وخاصة في سجن “صيدنايا”.

وترى بنشي أن قرار قانون “حماية المدنيين” في سوريا، أو ما يعرف بقانون “سيزر” والذي يضمن معاقبة داعمي الأسد، وتم إقراره من قبل مجلس النواب في الكونغرس الأمريكي قبل أيام، يشكل ضغطًا في ملف المعتقلين على النظام، والذي كانت رد فعله على ذلك بأن زاد عمليات الإعدام بالفترة الأخيرة.

وبيّنت أن أحد المطلعين على وضع الإعدامات في السجون، والذي كانت قد التقت به مؤخرًا، أكد أن 41 شخصًا كانوا قد قدموا تحت مسمى “مصالحة الغوطة” تعرضوا للإعدام، وذلك رغم الاتفاق الذي كان قد تم بين النظام والمعارضة بوجود الضامن الروسي.

أقمار صناعية تظهر جثث معتقلين حول سجن صيدنايا

وكان تحقيق نشرته صحيفة “واشنطن بوست” الأمريكية، الشهر الماضي، كشف أن صورًا التقطتها الأقمار الصناعية لأجسام مظلمة، حول سجن صيدنايا تتفق مع كونها أجسادًا لبشر، وفقًا لخبراء، وهو ما يتسق مع روايات شهود عيان عن عمليات إعدام جماعية تمت في المكان.

وتحدث معتقلان سابقان كانا محتجزين في زنزانات أقرب إلى غرفة الحراسة في جناح السجن عن الأصوات التي كانت تسمع بين السجانين بشأن عمليات إعدام في أوائل آذار الماضي.

وتضمن التحقيق مقابلات مع أكثر من 20 معتقلًا سوريًا سابقًا، تم إطلاق سراحهم مؤخرًا من سجن “صيدنايا” العسكري في دمشق، أكدوا أن السجناء يُنقلون للانضمام إلى معتقلي الإعدام في قبو “صيدنايا”، ومن ثم يتم إعدامهم في جلسات قبل الفجر.

وأضاف المعتقلون أنه على الرغم من عمليات النقل هذه، فإن أعداد نزلاء زنزانات “صيدنايا”، والتي كانت في أوجها تضم ​​ما يقدر بنحو عشرة آلاف إلى عشرين ألف معتقل، قد تضاءلت إلى حد كبير بسبب عمليات الإعدام التي لا تتوقف، وكان قسم واحد على الأقل من السجن خاويًا بالكامل تقريبًا.

وسرّب “سيرز” وهو اسم مستعار لضابط منشق عن نظام الأسد، 55 ألف صورة لـ 11 ألف معتقل عام 2014، قتلوا تحت التعذيب، وعرضت تلك الصور في مجلس الشيوخ الأمريكي، وأثارت ردود فعل واسعة في الإعلام العربي والغربي.

الإفراجات تعزز المخاوف حول دقة أرقام المعتقلين المتوفين تحت التعذيب

مدير “المركز السوري للعدالة والمساءلة”، محمد العبد الله، أوضح لعنب بلدي أن الإفراجات عن المعتقلين تظهر حقيقتين: الأولى هي أن النظام عمد إلى الاحتفاظ بمعتقلين لفترات طويلة فاقت الخمس أو الست سنوات دون مبررات أو اتهامات واضحة، وقد تم الإفراج عن بعضهم دون أي دور قضائي، إذ كان فقط مجرد اعتقال أمني. والحقيقة الثانية أن الإفراجات تعزز المخاوف التي كان قد أثارها “المركز السوري للعدالة والمساءلة” حول دقة الأرقام للمعتقلين المتوفين تحت التعذيب، وبالتالي ضرورة توخي الحذر والدقة من قبل بعض المنظمات وعدم الاكتفاء باعتبار المعتقلين لفترات طويلة في عداد المفقودين.

وأشار تقرير حول “مخاطر وصعوبات إحصاء الضحايا في سوريا” أصدره “المركز السوري للعدالة والمساءلة” في أيلول الماضي، إلى صعوبة حساب حصيلة الوفيات في خضم استمرار النزاع الحالي، لافتًا إلى أن تتبع أعداد القتلى والضحايا بدقة يشكل تحديًا دائمًا في سياق النزاع رغم الضغوط المستمرة من قبل الصحفيين والدبلوماسيين لتوفير هذه الأعداد.

ومنذ عام 2014 أوقفت الأمم المتحدة تحديث حصيلة القتلى في النزاع السوري، بسبب صعوبة التحقق من المعلومات على الأرض والوصول إليها.

وأكد التقرير أن جهود التوثيق الحالية قادرة على إثراء التقارير المستقبلية، ولكن على المدى القصير، فإن هذه الأعداد تُضلل الجمهور حول النزاع نفسه، وحول قدرة منظمات التوثيق على جمع المعلومات وسط العنف المستمر.

ويرى معدو التقرير أنه في مرحلة ما بعد النزاع قد يصبح من الممكن تحديد حجمه بدقة أكبر، لأن ذلك سيتطلب قدرًا أعلى من الوصول والشفافية، وهو ما يمكن أن يكون جزءًا مهمًا من عمليات العدالة الانتقالية.

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Madrid 08.12.2018

CAMPAGNE INTERNATiONALE POUR SAUVER LES DÉTENU.ES SYRiEN.NES

 

 

Campagne international pour sauver les détenu.es syrien.nes 8.12.2018

Des centaines de milliers de détenus syriens … Comment la Russie cherche-t-elle à effacer leur cause?- مئات آلاف المعتقلين السوريين… كيف تسعى روسيا إلى طمس قضيتهم؟


Rapport César les détenus exécutés dans les prisons du régime d'Al-Assad 10
Adnan Ahmed = 1er décembre 2018

Selon des déclarations russes, Moscou a proposé la libération simultanée entre le régime et l’opposition d’environ 50 détenus de chaque parti jusqu’à la fin de cette année, ce qui est modeste et décevant compte tenu du grand nombre de détenus chez le régime, qui s’élève à 450 000 détenus, selon le responsable du corps syrien à libérer les prisonniers et détenus, Fahd Al Mousa. Al-Mousa a déclaré au « Al-Arabi Al-Jadid » qu’à ce rythme, 50 prisonniers à chaque fois, la libération de tous les détenus nécessite 9 000 tours de négociations, ajoutant qu’il s’agit d’une « dilution de la question des détenus et des dizaines de milliers de détenus et disparus de force dans des camps de concentration du régime de Bachar Al-Assad, en la dépouillant de son essence humains, et une violation des résolutions internationales adoptées par l’Assemblée générale des Nations Unies et le Conseil de sécurité ». Il a expliqué que le 8 décembre prochain se déroulera une campagne de solidarité avec les détenus syriens, à laquelle participeront des dizaines d’organisations de défense des droits de l’homme, ainsi qu’une conférence de presse à Madrid…

 

مئات آلاف المعتقلين السوريين… كيف تسعى روسيا إلى طمس قضيتهم؟

عدنان أحمد
1 ديسمبر 2018

لعل أكثر قضية تثير اهتمام شريحة كبيرة من المجتمع السوري، هي قضية المعتقلين، خصوصاً لدى النظام، بوصفهم النسبة الكبرى، إذ يقدّر عددهم بمئات الآلاف، بين معتقل ومخطوف ومختفٍ قسرياً٠

ورغم البعد الإنساني الطاغي على هذه القضية، إلا أنها قلما شهدت تقدماً في مجمل المباحثات التي جرت خلال السنوات الماضية من جنيف إلى أستانة حالياً. كما أن الأعداد المحدودة، التي تم الإفراج عنها، كانت ضمن صفقات للتبادل بين النظام وفصائل المعارضة، وليست نتيجة لمباحثات سياسية. ومرة أخرى، تثير نتائج اجتماعات أستانة الشجون بسبب نتائجها المتواضعة. ومع الدعاية الروسية التي تسبق كل جولة، تُعلق الآمال بالوصول إلى حلول ذات مغزى، لكن سرعان ما تعود خيبة الأمل لترتسم مع نهاية الجولة، بسبب تعنت النظام في هذا الملف، مع تساؤلات عن حقيقة الموقف الروسي، وهل موسكو لا تستطيع فعلاً الضغط على النظام في هذا الملف الإنساني، بينما تضغط عليه في قضايا أخرى أكثر حساسية؟

وحسب التصريحات الروسية، فقد اقترحت موسكو الإفراج بشكل متزامن بين النظام والمعارضة عن 50 معتقلاً من كل طرف حتى نهاية العام الحالي، وهو رقم متواضع ومخيب للآمال بالنظر إلى الأعداد الضخمة من المعتقلين لدى النظام، والتي تصل إلى 450 ألف معتقل، بحسب رئيس الهيئة السورية لفك الأسرى والمعتقلين، فهد الموسى. وقال الموسى، لـ”العربي الجديد”، إنه وفق هذا المعدل، أي 50 معتقلاً في كل مرة، فإن الإفراج عن كل المعتقلين يتطلب 9 آلاف جولة تفاوض، مضيفاً أن هذا يعتبر “تمييعاً لقضية المعتقلين، وتناسياً لمئات آلاف المعتقلين والمختفين قسرياً في معسكرات الاعتقال لدى نظام (بشار) الأسد وإفراغها من مضمونها الحقوقي، ونسف للقرارات الدولية الصادرة عن الجمعية العامة للأمم المتحدة ومجلس الأمن”. وأوضح أنه ستكون في 8 ديسمبر/كانون الأول الحالي حملة عالمية للتضامن مع المعتقلين السوريين، تشارك فيها عشرات المنظمات الحقوقية، وسيكون هناك مؤتمر صحافي في مدريد٠

من جانبه، قال الحقوقي السوري، أنور البني، إن “ما حصل في أستانة هو استهتار واضح بوضع المعتقلين”. وأكد أن “المعتقلين ليسوا أسرى حرب لتتم المبادلة عليهم”، مشدداً على أن الكشف عن أوضاعهم وإطلاق سراحهم لا يمكن أن يكون موضوع مساومة أو مقايضة، و”لا يمكن استخدامهم رافعة سياسية لأي أحد”. وأضاف البني “في حين أن أعداد المفقودين والمعتقلين تناهز 200 ألف، يصور البعض إطلاق سراح 50 أو 100 معتقل (مع أهمية إطلاق سراح أي معتقل) على أنه تقدم ونصر سياسي”. وتابع “بئس هذا التقدم، وبئس هذا النصر، وبئس مثل هؤلاء السياسيين”.

وحصل “العربي الجديد” على نص الدعوة لحضور فاعلية مدريد التي ينظمها “اتحاد تنسيقيات السوريين حول العالم” بالتعاون مع المنظمات الحقوقية السورية والدولية، وتتمثل في عقد مؤتمر حقوقي تحت عنوان “أنقذوا معتقلي الرأي في سورية”، وذلك “تتويجاً للحملة العالمية لإطلاق سراح المعتقلين السوريين في سجون الأسد والمنظمات الإرهابية المتطرفة والمرتبطة عضوياً بالنظام ومعسكره الهمجي، والذي سيعقد في مدريد بتاريخ 8 ديسمبر/ كانون الأول 2018، كما في عشرات العواصم والمدن في العالم وفي داخل سورية في آن واحد”. وجاء في الدعوة أن “المؤتمر يهدف إلى تسليط الأضواء على هذا الملف الإنساني البالغ الخطورة، واستنهاض وحشد الرأي العام العالمي ضد الممارسات المستمرة للسلطة الفاشية القائمة في سورية، لمختلف أنواع الظلم والتعذيب والأذى والتصفية التي يتعرض لها نحو نصف مليون معتقل رأي ومواطنين أبرياء ومختفين قسرياً من رجال ونساء وأطفال، لسنوات طويلة دون محاكمات أو معرفة مصير أو أدنى الحقوق والمعاملات الإنسانية، بما في ذلك منع الزيارات عن ذويهم، بل وتجارة الابتزاز لمعرفة مصيرهم، فضلاً عن حرق الجثث وعدم تسليمها لأهلها في ظل سياسة الإنكار التي يتبعها النظام”. ويشارك في هذه الفاعلية كل من اتحاد تنسيقيات السوريين حول العالم، والشبكة الحقوقية الدولية لدعم العدالة في سورية، والمركز السوري للدراسات والأبحاث القانونية، والهيئة السورية للعدالة والإنقاذ الوطني، والهيئة السورية لفك الأسرى والمعتقلين، ومنظمة CAAFI الدولية لحقوق الإنسان، ومنظمة هيومن رايتس ووتش، والمنظمة الدولية لإغاثة الطفل

وكان رئيس اللجنة القانونية في وفد أستانة، ياسر فرحان، قد قال، لـ”العربي الجديد”، إن الجانب الروسي طرح إفراج متزامن عن 50 معتقلاً لدى كل طرف حتى نهاية العام الحالي. وأضاف أن “المعارضة تدرك ضآلة هذا الرقم قياساً لعدد المعتقلين في سجون النظام، لكن الهدف هو إبقاء الملف حياً، بهدف تثبيت المبدأ المتفق عليه في الاجتماعات السابقة، وهو الإفراج الكامل عن جميع المحتجزين”، مؤكداً رفض المعارضة أن يكون هناك تماثل في عدد المفرج عنهم، لأن ما لدى المعارضة من معتقلين للنظام محدود جداً، بينما لدى النظام مئات آلاف المعتقلين، جلهم من المدنيين. وأشار إلى أن هذا كان هدف الإفراج المتزامن المحدود، الذي جرى قبل أيام في حلب بين النظام والمعارضة، أي إبقاء الملف حياً، والعمل على تنشيطه بكل الوسائل المتاحةغير أن الطرح الروسي بالإفراج المحدود عن عدد متماثل من المعتقلين أثار مخاوف واستياء أوساط شعبية عدة، باعتباره يرمي فيما يبدو إلى تبادل الأسرى العسكريين فقط بين النظام والفصائل، ولا يشمل المعتقلين المدنيين الذين يموت يومياً الكثير منهم تحت التعذيب، وآخرهم الناشطتان فاتن رجب وليلى شويكاني. وطالب المرصد السوري لحقوق الإنسان، في بيان أمس الجمعة، بالكشف “عن مصير عشرات آلاف المفقودين، وتسليم جثث من جرى قتلهم تحت التعذيب إلى ذويهم، وكشف مصير معتقلي الرأي والضمير، ومن أبرزهم خليل معتوق وعبد العزيز الخيِّر وحسين عيسو وعشرات المثقفين والمدافعين عن حرية الرأي وعشرات الآلاف الذين يشاركونهم الظروف ذاتها والمصير نفسه”. وحسب “المرصد” فإن هناك نحو 200 ألف شخص معتقلون لدى النظام السوري، توفي منهم تحت التعذيب 16065 مدنياً موثقين بالأسماء، منهم 15876 رجلاً وشاباً، و125 طفلاً دون سن الثامنة عشر، و64 سيدة فوق سن 18، وذلك من أصل 104 آلاف، علم المرصد السوري لحقوق الإنسان أنهم فارقوا الحياة في سجون النظام. وأوضح أنه جرى تصفية أكثر من 83 في المائة منهم داخل المعتقلات بين مايو/ أيار 2013 وأكتوبر/ تشرين الأول 2015، فيما أكدت المصادر أن ما يزيد عن 30 ألف معتقل منهم قتلوا في سجن صيدنايا، ثم في إدارة الاستخبارات الجوية التي يديرها جميل الحسن.

وكان النظام قد عمد إلى تسليم أمانات السجل المدني في عدة مناطق سورية، ضمنها مناطق في الغوطة الغربية والقلمون وحلب والحسكة وريف إدلب الجنوبي ودمشق، أسماء معتقلين فارقوا الحياة في معتقلاته بين عامي 2011 و2014 نتيجة ما قال إنها أمراض وأزمات قلبية، لكن في الواقع كان ذلك نتيجة عمليات التعذيب والتنكيل والتجويع والأمراض. وجرى تسليم قوائم بنحو 4 آلاف اسم إلى أمانات السجل المدني، لتثبيت أسمائهم في قوائم الوفيات. وطالب محققو جرائم الحرب بالأمم المتحدة، قبل يومين، النظام السوري بضرورة إبلاغ أسر من اختفوا وهم قيد الاحتجاز، بما حل بأقاربهم وتقديم سجلات طبية ورفات من توفوا أو أعدموا أثناء احتجازهم. وقالت اللجنة الدولية للتحقيق “من المعتقد أن أغلب الوفيات قيد الاعتقال وقعت في مراكز اعتقال تديرها أجهزة الاستخبارات أو الجيش السوري. لكن اللجنة لم توثق أي واقعة جرى فيها تسليم الجثامين أو المتعلقات الشخصية للمتوفين”. وتابعت اللجنة المستقلة، التي يرأسها باولو بينيرو، في اجتماعها الأربعاء الماضي، أنه في كل الحالات تقريباً أشارت شهادات وفاة السجناء التي سلمت لأسرهم، إلى أن سبب الوفاة هو “أزمة قلبية” أو “جلطة”. وأضافت “بعض الأفراد من المنطقة الجغرافية ذاتها توفوا في نفس التاريخ، فيما يحتمل أن يشير ذلك إلى إعدام جماعي”. وفي أغلب الحالات كان مكان الوفاة المذكور هو مستشفى تشرين العسكري أو مستشفى المجتهد وكلاهما يقع قرب دمشق، لكن لا يذكر اسم مركز الاعتقال.

ورأى الباحث شادي العبدالله أن روسيا، وهي تحاول إعادة تعويم النظام السوري وإكسابه بعض الشرعية الدولية، تسعى إلى طي الملفات التي تدينه بطريقة أو أخرى، وجاء إبلاغ أسر الضحايا بوفاة أبنائها في السجون نتيجة الأمراض كخطوة في هذا الاتجاه. وأكد العبدالله أنه “لا روسيا ولا النظام يرغبان في حل حقيقي لقضية المعتقلين، لأن فتح هذا الموضوع قد يعقبه مطالب بالتفتيش والتحقق من المنظمات الدولية في ظروف الاعتقال ووفاة المعتقلين، وهذا سيقود إلى إدانة مؤكدة للنظام السوري، وقد يتبع ذلك مطالب بمحاكمات دولية للعديد من المسؤولين في النظام، بمن فيهم رئيس النظام”.

 

َ18 jours après… les détenus de la prison centrale de Hama suspendent leur grève de la faim


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َ18 jours après… les détenus de la prison centrale de Hama suspendent leur grève de la faim

بعد 18 يوماً… معتقلو سجن حماة المركزي يعلّقون إضرابهم

أحمد الإبراهيم

1/12/2018

علّق معتقلو سجن حماة المركزي، وسط سورية، اليوم السبت، إضرابهم، الذي جاء على خلفية صدور أحكام إعدام بحقهم، بعد وعود من قبل مسؤولين في النظام السوري بالنظر في مطالبهم.

وقال مصدر من داخل السجن، لـ”العربي الجديد”، إن وفداً من أعيان مدينة حماة ولجنة المصالحة زار السجن أمس، ووعد بالنظر في مطالب المضربين، ورفعها للشرطة الروسية في حميميم غربي سورية.

وأوضح أن المعتقلين علّقوا الإضراب كبادرة حسن نية، بعد الوعود التي تلقوها، وكانت إدارة السجن حاضرة عليها ووعدت أيضاً بتسهيلها.

وكانت قوات النظام قد قطعت الاتصالات عن السجن، في وقت سابق، بعد إصرار المعتقلين على الإضراب، حتى يتم إسقاط أحكام الإعدام عن زملائهم.

Les prisonniers de la prison de Hama poursuivent leur grève de la faim pour le huitième jours Au milieu du déploiement de la sécurité syrienne et russe – إضراب سجن حماة المركزي – اليوم الثامن


6e jours de Grève de la faim-Prison centrale à Hama-Syrie le 18 nov 2018

Nos frères syriens à l’intérieur et à l’extérieur du pays soyez notre voix
Vos frères dans la prison Centrale de Hama poursuivent leur grève de la faim pour le 6e jours consécutifs-Dimanche 15.11.2018

Les prisonniers de la prison de Hama poursuivent leur grève de la faim pour le huitième jour
Au milieu du déploiement de la sécurité syrienne et russe

Mardi 20 novembre 2018-Damas – «Al Qods Al-Arabi»
De Heba Mohamed

Les prisonniers de la prison centrale de Hama au centre de la Syrie sont entrés dans leur huitième jour consécutif, alors que les prisonniers d’opinion poursuivaient leur grève de la faim, insistant sur leurs revendications de refuser l’exécutions extrajudiciaires contre 11 détenus condamnés à mort pour avoir participé à des manifestations dans différentes régions en Syrie.

Les prisonniers de la prison centrale de Hama avaient déclaré une grève la semaine dernière et avaient réussi à diffuser une vidéo de l’intérieur de la prison, expliquant leur situation et appelant à mettre fin à la peine de mort, ce qui avait suscité la colère du régime qui avait resserré le contrôle des détenus à la ville et les routes qui y mènent et le périmètre de la prison, et a envoyé un convoi dans la région composée de 6 voitures avec des mitrailleuses lourdes accompagnés par des patrouilles de la police militaire russe en conjonction avec l’orientation d’un autre convoi militaire dans la prison, alors que des sources ont informé que la force de sécurité est venu pour empêcher toute protestation de la population autour de l’emplacement de la prison suite aux appels lancés pour organiser des sit-in pour protester contre la décision de la peine de mort.
L’Observatoire syrien des droits de l’homme a déclaré que les autorités du régime syrien continuent de bloquer toute communication avec la prison alors que les conditions humanitaires se détériorent, suscitant des craintes pour la vie des prisonniers d’opinion à cause de la réaction des autorités pénitentiaires et du régime en raison de la grève et la mise en la mise en œuvre de nouvelles violations contre les personnes arrêtées, depuis le lancement des contestations en mars 2011.

« La grève est un moyen pacifique adopté par tous les détenus de tous les pays du monde pour faire pression sur les régimes. L’annonce par les prisonniers du centre de Hama d’une grève de la faim ferait craindre le régime la campagne médiatique devant l’opinion », a déclaré l’avocat Abdel Nasser Hoshan. Les organisations internationales doivent devenir un moyen de pression sur le régime pour qu’il mette fin aux condamnations à mort. Il a ajouté que de nombreuses organisations internationales, défendant les droits de l’homme et la solidarité humanitaire, interagissaient avec ces affaires, faisant pression sur le régime par le biais des pays influents, arrêtant ainsi les exécutions et la libération de détenus.

Cette coupure de communication après la publication de vidéos de la grève dans la prison centrale de Hama, appelant à intervenir pour faire cesser la peine de mort, c’est une procédure habituelle utilisée par le régime syrien et ses services de sécurité afin de faire pression sur les détenus pour qu’ils démantèlent leur grève au risque de retrouver le ressort d’au moins 104 000 Syriens exécutés et tués dans les prisons des forces et des renseignements du régime.

De son côté, Carla Del Ponte, ancienne présidente de la Cour pénale internationale, a exprimé sa frustration devant le manque de responsabilité pour les crimes décrits par les « terribles » crimes commis en Syrie suite à la torture et au meurtre de centaines de milliers de personnes.
Au cours de son mandat à la commission d’enquête sur les violations des droits de l’homme et les crimes de guerre en Syrie, Del Ponte s’est dite déçue d’avoir trouvé que l’ONU est en réalité un « forum de discussion ». Elle a dit espérer que la Cour pénale internationale ou un tribunal spécial traiterait des crimes de guerre en Syrie, mais que le Conseil de sécurité des Nations unies avait mis fin à ce processus en « en restant immobile ».

Elle a également critiqué le Conseil des droits de l’homme à Genève, selon laquelle parmi ses membres – la Chine, l’Arabie saoudite et le Burundi
 ceux qui « violent quotidiennement les droits de l’homme » et doivent être expulsés immédiatement. La Suisse Del Ponte, 71 ans, s’est fait connaitre lors des enquêtes sur les crimes de guerre au Rwanda et dans l’ex-Yougoslavie. Elle a été membre de l’enquête des Nations Unies sur la Syrie pendant cinq ans avant de démissionner l’année dernière.
Del Ponte, qui envisage de prendre sa retraite à la fin de cette année, a averti que la justice internationale était dans une situation désespérée. « Nous avons atteint un niveau bas », a-t-elle déclaré » en ajoutant que « Les droits de l’homme ne sont plus valables ». Nous devons nous demander aujourd’hui s’ils existent vraiment. »

معتقلو سجن حماة يواصلون إضرابهم عن الطعام لليوم الثامن
وسط انتشار أمني سوري وروسي

الثلاثاء 20 تشرين الثاني (نوفمبر) 2018 -دمشق – «القدس العربي»
من هبة محمد:

دخل إضراب معتقلي سجن مدينة حماة المركزي وسط سوريا، يومه الثامن على التوالي، حيث يواصل معتقلو الرأي، إضرابهم المفتوح عن الطعام، متمســكين بمطالبهــم الرافضة لتنفذ أحكام إعــدام خارج القانون، بحق ١١ معتقل صــدرت ضدهم أحكام قضائية بالإعدام، على خلفية مشاركتهم في تظاهرات في مناطق سورية مختلفة.

وكان معتقلو سجن حماة المركزي قد أعلنوا إضرابا قبل نحو أسبوع، وتمكنوا مع بدايته من تسريب مقطع فيديو من داخل ســجن حماة المركزي يشــرح حالتهم ويرســل مناشدات لإيقــاف قرار الإعدام، ما أثار حفيظة النظــام الذي أحكم القبضة على نزلاء السجن، ونشر عناصر أمنية في ساحة العاصي وسط إلى المدينة والطرق المؤدية إليها ومحيط الســجن، وارسل رتلا إلى المنطقة يتألف من ٦ سيارات عليها رشاشات ثقيلة مصحوبة بدوريات من الشرطة العسكرية الروسية بالتزامن مع توجه رتل عسكري آخر إلى داخل السجن، فيما تشير مصادر مطلعة إلى ان القبضة الأمنية جاءت لمنع أي احتجاج لاهالي الموقوفين المضربين عن الطعام بعد دعوات طالبتهم بالاعتصام والاحتجاج على قرار الاعدام.
المرصد الســوري لحقوق الإنســان قال ان ســلطات النظام الســوري تواصل قطع الاتصالات عن الســجن، وســط أوضاع إنسانية متردية يوما بعد يوم، مما يصعد من المخاوف على حياة معتقلي الرأي في سجن حماة المركزي، وأعرب المصدر عن تخوفه على حياة النزلاء من ردود فعل ســلطات الســجن والنظام على
هذا الإضــراب، وتنفيذ المزيد من الانتهــاكات بحق من اعتقلتهم بناء على اتهامات تتعلق بالمشــاركة في التظاهرات ومعارضتهم للنظام، منذ انطلاقتها في آذار / مارس من العام 2011

وكان عضــو هيئة القانون المحامي عبدالناصر حوشــان، قال لـ»للمدن» ان «الإضراب وســيلة ســلمية متبعة من كل المعتقلين في كل دول العالم للضغط على الأنظمة، وإن إعلان سجناء حماة المركزي إضرابهم عن الطعام من شــأنه أن يثير مخاوف النظام، مع الحملة الإعلامية أمام الرأي العالمي والدولي لتصبح وســيلة ضغط على النظام لوقف عمليات الحكــم بالإعدام»، وأضاف أن الكثير من المنظمــات الدولية والحقوقية والإنســانية تتضامن وتتفاعل مع هذه الحالات فتكون ورقــة ضغط على النظام، عبر الــدول المؤثرة عليــه، وبالتالي وقف عمليــات الإعدام وإطلاق سراح المعتقلين.

وجاءت عملية قطع الاتصالات بعد انتشــار أشــرطة مصورة من داخل سجن حماة المركزي توثق الإضراب ويناشد المعتقلون من خلالــه التدخل، لإيقاف قــرار الإعدام، كما يأتــي في إجراء ليس بجديد عن قمع النظام الســوري وأجهزته الأمنية للضغط على المعتقلين لفك إضرابهم، وســط مخــاوف أن يلقوا مصير ما
لا يقل عن ١٠٤ آلاف مواطن ســوري جرى إعدامهم وقتلهم داخل معتقلات وسجون قوات النظام ومخابراتها٠

من جهة ثانية عبرت رئيســة الادعاء العام السابقة للمحكمة الجنائية الدولية كارلا ديل بونتي، عن إحباطها لغياب المحاسبة على الجرائم التي وصفتها بـ «الفظيعة» والتي ارتكبت في سوريا من تعذيب وقتل طال مئات الآلاف.
وخلال فترة عملها مع اللجنة المكلفــة بالتحقيق في انتهاكات حقوق الإنســان وجرائم الحرب في ســوريا، قالت ديل بونتي حسب الوكالة الفرنســية «أ ف ب» إنها تشــعر بخيبة أمل لأنها وجدت أن الأمم المتحدة هي في الحقيقة «مجلس للحديث». وقالت إنها كانت تأمل في أن تتعامل المحكمة الجنائية الدولية أو محكمة خاصة مع جرائم الحرب في سوريا، لكن مجلس الأمن الدولي وقف في طريق مثل هذه العملية من خلال «عدم تحركه»٠
كما انتقدت مجلس حقوق الإنســان في جنيف، بالقول إن من بــين أعضائه – مثل الصين والســعودية وبورندي
من «ينتهك حقوق الإنســان يوميا» ويجب طردهــم (منه) فــورا. وبرزت السويســرية ديل بونتي (71 عاما) أثنــاء التحقيقات في جرائم الحرب في رواندا ويوغســلافيا السابقة، وكانت عضوا في لجنة الآمم المتحدة للتحقيق في سوريا لمدة خمس سنوات قبل آن تستقيل العام الماضي٠
وحذرت دل بونتي – التي تعتزم التقاعد في نهاية هذا العام – من أن العدالة الدولية كلها في حالة يرثى لها، وقالت «لقد وصلنا إلى مستوى متدن». وأضافت أن «حقوق الإنسان لم تعد سارية.» علينا أن نسأل أنفسنا اليوم إن كانت موجودة فعلا٠

Témoignages de survivants… Méthodes de tortures dans les prisons du régime syrien


 

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https://www.fidh.org/fr/regions/maghreb-moyen-orient/syrie/syrie-le-calvaire-des-detenus

https://www.amnesty.org/fr/latest/campaigns/2016/08/syria-torture-prisons/

شهادات ناجين… أساليب التعذيب في سجون النظام السوري

عبد الله البشير

Témoignages de survivants … Méthodes de torture dans les prisons du régime syrien

Abdullah al-Bashir
31 juillet 2018

« al-Arabi al-Jadid » présente ci-après les témoignages et histoires d’anciens détenus dans les prisons du régime syrien, où certains récits de ce qui se passe là-bas parlent de personnes mortes après avoir été battues à mort, d’autres mortes de faim et d’autres cas aussi tragiques

« Nous souhaitions la mort à chaque instant », c’est ce que est confirmé par Mu’tassim Abdul-Sater, le natif de la ville de Khan Chaikhoun (région d’Idleb),, en parlant de sa détention et de ses déplacements forcés entre plusieurs centres de détention et prisons du régime syrien du président Bachar al-Assad. Il ajoute:.. « Nous avons vu des scènes terrifiantes. Mon histoire a commencé quand on m’a emmené avec d’autres personnes à la branche de sécurité militaire à Damas. Nous sommes entrés, au début, dans la salle d’interrogatoire et on nous a demandé d’avouer des crimes que n’avons pas commis, mais j’ai refusé, on nous a, ensuite, emmené dans une cave au sous-sol, les yeux bandés avec un tissus. La première chose qu’ils nous ont fait c’est de nous déshabiller complètement. Ils ont commencé à nous frapper avec des tuyaux d’eau en plastique vert, partout sur nos corps. Nous étions frappés quotidiennement pendant des heures jusqu’à l’évanouissement perdant ainsi tout sens. C’est là où la souffrance a commencé, une personne, de mon âge, qui a la cinquantaine est décédée, à cause des coups impitoyables… Son corps était incroyablement enflé, et avait des côtes brisées. »

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Abdul-Sater continue: « Après une période de détention, ils m’ont emmené à l’interrogatoire et ont insisté pour que je confesse les crimes ». J’étais persuadé que la mort attend les 26 détenus qui ont étaient arrêtés au même lieu que moi. J’ai maintenu ma position, que j’étais innocent. Ils m’ont emmené dans la cave, il m’ont frappé et m’ont électrocuté, ils m’ont attaché à une chaise (Figure 6), puis m’ont suspendu, attaché avec mes mains et le corps suspendant sans appui (voir figure 2), ajoutant: « A cette époque, les détenus étaient torturés pendant un jour ou deux ou même des heures, mais ils m’ont complètement ignoré me laissant en état d’évanouissement la plupart du temps. J’ai appris ensuite que j’ai passé un mois entier dans cet état, nourri avec le peu qui peut me permet de rester en vie, c’est ainsi que j’ai pu m’en sortir, de retour au dortoir, j’ai constaté que 4 personnes sont mortes sous la torture, y compris une personne dont le corps est resté dans le dortoir sans aucun moyen pour couvrir son corps. Les gardiens de la prison ne répondaient pas à nos cris pour retirer le corps. Nous avons dormi plusieurs jours avec le cadavre, avant qu’il ne soit sorti plus tard. “

Abdul-Sater poursuit son témoignage: « A cette période, à cause de l’atrocité de la torture, de la faim et de la saleté dans laquelle nous nous trouvions, comme les toilettes qui se trouvent au même endroit que nous où nous dormons, une épidémie de gale commence à se répandre parmi nous. Nous rêvions d’eau propre, mais c’est resté un rêve, nous buvions du robinet des toilettes, quand les geôliers décidaient de l’ouvrir pour nous. Nous sommes restés des jours entiers sans eau. Ca nous a tous affecté, nous étions tous persuadés que le suicide était la seule façon pour nous en finir. J’ai demandé, un jour, à l’un des détenus de m’étrangler en même temps que je l’étrangle, mais nous en avons échoué. Il y avait un autre moyen pour nous suicider, qui consiste à frapper la tête contre les murs de la prison, mais le sang coulait et la tentative se termine par l’évanouissement, sans atteindre le but ». Il ajoute : « parmi les scènes les plus brutale, lorsque nous étions tous nus, ils ont demandé à un jeune homme de battre un autre homme malade, d’abord il a refusé, ils n’ont pas hésité à la battre, il est tombé par terre, ils ont continué à le battre lui donnant des coups de pieds, puis lui ont ordonné de nouveau de battre l’homme malade, il a exécuté, ensuite ils se sont mis à battre les deux ensemble; quelques heures après l’homme malade a complètement perdu la vue, ne pouvant plus marcher et s’est écroulé entre nous en passant dans le couloir, les geôliers ont pensé qu’il est en train de faire la comédie, l’un d’entre eux lui criait: bouge espèce d’animal, bouge… mais il est resté immobile, ils l’ont retourné pour s’assurer qu’il était mort. Ils se réjouissaient lorsque l’un d’entre nous meurt au sous-sol ».

Abdul-Sater dit: « Il y a une scène qui n’a jamais quitté mon esprit, comment nous divisions les olives entre nous. Nous les posons sur le sol, et nous nous éloignons un peu, puis les comparons pour voir s’il y avait une différence dans leurs tailles pour les partager équitablement entre nous. Dans les jours de prospérité nous avions chacun la moitié d’une olive. Quand ils nous ont emmenés dans une prison à Damas, un fois entrée au dortoir, une grande joie m’a pris, car il y avait une lumière jaune qui imprégnait le dortoir sombre, alors je suis allé immédiatement m’asseoir contre cette lumière, et y est resté plus de trois heures, mais la lumière n’a pas dévié comme il arrive au soleil, ici, j’ai compris qu’il s’agit d’une lumière d’éclairage du dortoir qui ne s’éteint pas, et qui vise à nous empêcher de dormir ».
Abdul-Sater termine son témoignage : « Ils m’ont fait sortir de la prison de Saidnaya sur un brancard après trois ans passées dans plusieurs centres de détention, je pesait alors 26 kg, j’étais plus proche de la mort que de la vie où 14 personnes sont morts sous la torture pendant ma période d’emprisonnement, tandis que les autres parmi ceux qui étaient avec moi au début, je n’en ai aucune information et je pense qu’ils sont également morts parce que ma sortie vivant est assez étrange ».

A propos de sa détention, le chercheur Sacha al’Allo du « Centre d’études Omran » explique, que son expérience est amère et douloureuse. Il a été arrêté dans la branche de la région connue sous le nom de la branche 227 à la fin de l’année 2013 pour être libéré en 2014. Il dit: « Nous entendons parlé de travail forcé dans les prisons comme servir périodiquement de la nourriture aux autres prisonniers, mais il y avait un autre type de travail forcé, transporter les cadavres, car nous devions déplacer les corps des personnes tuées sous la torture dans la cour en dehors de la prison à chaque fois qu’il y avait un détenu qui meurt d’entre nous. Nous avions l’habitude de mettre le cadavre du détenu sur une couverture, que nous portions des quatre coins et nous le déplacions jusqu’à la place, ensuite une voiture transportait les corps vers un endroit que nous ne connaissons pas. Les causes de la mort étaient nombreuses, parmi lesquelles la torture, certaine personnes ne supportant pas les passages à tabac sévères mourraient immédiatement, d’autres d’entre eux vivaient pendant des jours souffrant de complications liées à la torture sur la chaise allemande, où la victime est attachée à une chaise placée par dessus de son dos (voire figure n°4), ce qui cause ladéchirure des muscles et des ruptures des viscères, ce qui provoque la propagation des virus dans son corps et conduit ensuite à sa mort ».

al’Allo ajoute: « Pour ceux qui souffrent de maladie chronique, beaucoup d’entre eux meurent parce qu’il ne parviennent pas à tenir à cause de la situation tragique dans la prison, je me souviens de ce garçon de quatorze ans qui était diabétique, qui a eu une crise sévère après avoir été torturé et était sans nourriture, le médecin lui a donné une piqûre d’insuline pour le laisser mourir Immédiatement à cause du très faible taux de sucre dans le sang, nous avons été insultés par le médecin en nous disant: Pourquoi vous ne nous avez-vous pas prévenu qu’il était sans nourriture… bien qu’il le savait déjà.

Les scènes les plus horribles, dit al’Allo : « C’était les cadavres des détenus qui remplissaient les bains de prison, ils étaient entassés les uns par-dessus les autres, nous les mettons là-bas par manque d’espace dans le dortoir, qui ne nous suffisait même pas pour dormir. Il y avait un véritable combat pour la survie qui empêche le traitement de traumatisés, en particulier, les nouveaux détenus, qui, en débarquant, voyaient cette scène. Je me souviens que je suis entré un jour dans cette situation, lorsque j’étais en travaux forcés pour transporter les cadavres au lieu habituel, alors que nous déplaçons les corps, il me semblait que l’une des personnes respire encore, je n’ai pas pu me retenir, et j’ai décidé d’annoncer la nouvelle à l’agent de la prison, et lui ai dit que le jeune homme est encore en vie, il m’a répondu: laisse le, il va mourir plus tard dans la voiture de transport. je suis ensuite retourné au dortoir, en imaginant ce qu’il pourrait arriver à l’homme en reprenant conscience et vie, tandis que moi je suis entré dans un état de délire durant trois jours, mais dieu m’a aidé avec des personnes qui ont pris soins de moi, tout au long de cette période, pour reprendre ma raison et revenir à ma nature ».

(…)

Viol collectif
Amal, 33 ans, de Hama, dit que la scène de la mort lui est devenue familière à l’intérieur de la prison. Il n’y avait aucune ligne rouge dans le traitement des femmes, des insultes et jurons à des coups violents, au rasage des cheveux, jusqu’au viol collectif par les geôliers.

Amal ajoute: « Ce qui me terrorise jusqu’aujourd’hui, c’est la scène de la torture d’une des étudiantes de la Faculté de littérature, originaire de Dar’a. La jeunes fille était belle et digne. Elle s’appelait Hala. Quand elle est entrée au centre de détention elle était dans un état de choc, car on lui avait ôté son voile et tous ses vêtements, comme d’habitude, sous prétexte d’inspection, qui est un prétexte pour humilier les femmes. plusieurs jours après son incarcération, les insultes et la torture subi, un des éléments de sécurité est descendu dans sa cellule. Il était fier d’être originaire du village de Qabou sitié dans la campagne nord de Homs, il répétait toujours : « Bachar al-Assad est votre dieu ». Amal dit qu’il cherchait les jeunes et belles filles pour passer les soirées avec elles et certains membres du centre, et c’était sur Hala que son choix est tombé. Il l’avait pris par ses cheveux en lui disant « cette nuit est la tienne, tu seras ma hôte ».
Elle continue: « Plusieurs heures après, vers 4 heure du matin, ils sont redescendus en état d’ébriété, ils ont ouvert la porte de la prison et l’ont jeté en l’insultant et en riant. La jeune fille était vierge et avait vingt ans, elle était tachée de sang et saignait et incapable de marcher. Nous étions pas en mesure d’arrêter son hémorragie, nous ne pouvions pas non plus la retirer de l’état de choc, tous nos cris et frappes à la porte de la cellule n’ont pas servi à la sauver car elle est morte deux heures après. Quand ils sont venus pour retirer son corps, l’un d’entre eux a commenté avec ironie: elle était belle. Puis ils nous demandé de la porter jusqu’à l’arrivée des des agents pour la transporter à l’extérieur, et l’un d’eux nous a dit: « n’ayez pas peur, la soirée de la semaine prochaine, vous devriez être solide et forte pour que vous ne mourriez pas comme Hala ».
Ces personnes dépourvues de sentiments et ne tiennent pas dans le cœur de compassion ou de pitié … assassiner est la seule chose qu’ils maitrisent. »

Un millier de victimes sous la torture ou exécutées : Assad cherche a enterrer le dossier des détenus


Ryan Mohammed
28 juillet 2018

Dans une liste considérée comme la plus importante depuis le début des fuites que le régime syrien laisse infiltrer portant des noms de détenus qu’il a liquidés silencieusement dans ses prisons, il remet à la Direction du registre civil de la ville de Daraya une liste de 1 000 noms de détenus originaires de Daraya (Ghouta orientale), tous morts dans les centres de détention. Il a demandé l’enregistrement de leur décès auprès des registres d’état civil, ceci au milieu des questions qui se posent sur l’accélération du rythme du calendrier du régime pour révéler le sort des milliers de détenus et les fuites délibérés des noms de victimes toutes mortes, il y a quelques années, sous la torture dans ses prisons, avant la tenu du 10e congrès des trois États garants de l’accord d’Astana qui aura lieu à Sotchi en Russie, en fin du mois de juillet.

Un certain nombre de familles des détenus de Daraya, ont confirmé à notre correspondant, que « la Direction d’état civil a procédé à l’enregistrement des décès des noms de la liste, ce qui est considéré comme un Acte officiel de décès, et c’est ce qui va permettre aux familles des détenus décédés l’obtention d’un acte individuel ou familial du détenu, indiquant la date du décès, dont la majorité remonte à l’année 2013.

Les mêmes sources ont attiré l’attention sur le fait que « la majorité des détenus enregistrés comme étant décédés était des participants actifs au mouvement pacifique rejetant la violence et réclamant la liberté et la dignité, en 2011 et 2012 »

La liste est la plus longue du genre, depuis que le régime a commencé à adopter le mécanisme d’envoi des listes de détenus décédés dans ses prisons à la direction de registre d’état civil des villes et villages de Syrie, alors qu’auparavant, il adoptait un mécanisme différent pour annoncer la mort du détenu à sa famille, qui consistait à contacter le maire ou directement la famille du détenu, par la police militaire, pour annoncer le décès, en leur remettant les objets personnels de la victime décédée, leur demandant de s’orienter vers la direction de registres d’état civils afin d’enregistrer sa mort et obtenir le certificat nécessaire.

Le Registre d’état civil a procédé auparavant à l’enregistrement de nombreux détenus morts dans les prisons, y compris à Daraya, avec le même mécanisme, parmi lesquels nous citons les deux frères Yahya et Maan Shurbaji, qui étaient connus à Daraya et en Syrie comme étant des militants pacifiques de non-violence.

Le Régime a commencé à livrer, à partir du mois d’Avril dernier,à la direction d’état civil dans les provinces syriennes des listes des détenus qui ont perdu leur vie en détention, après avoir été portés disparus depuis des années. Il a commencé par la province de Hassaka, avec un premier lot collectif de 100 noms, suivi d’une liste de 400 autres noms de détenus décédés, puis un autre lot de noms portant environ 45 noms de détenus originaires de Moadhamiyat al-Cham et une liste de détenus de la ville de Zabadani incluant 65 noms. L’expédition des listes a été poursuivi, à Yabroud dans la campagne de Damas, à Hama et d’autre région et villes. Le régime a donné comme cause du décès « mort naturelle » suite à une AVC ou à cause de crise cardiaque ou d’autres maladies, sans mentionner des cas de décès sous la torture ou au cours des interrogations des détenus ou à cause de l’exécution de la décision des tribunaux spéciaux, accusés, à leur tour, de délivrer des dizaines de milliers de condamnations à mort contre les militants syriens. Le régime refusait, d’autre part, de remettre les corps des victimes à leurs familles et n’a jamais déclaré son sort ou le lieu de la sépulture, par ailleurs, il a été frappant de constater dernièrement que le régime donne comme cause de mort accusant « des tireurs embusqués par des factions armées », ce qui semble être une cause inventée pour les détenus abattus.

Les observateurs expliquent que « le régime tente de se débarrasser de l’un des plus importants dossiers humanitaires qui a affecté la majorité des Syriens au cours des sept dernières années, à savoir le dossier des détenus, qui est parmi les dossiers le plus accablant contre le régime, ceci à l’approche de la réunion du groupe d’Astana composé de la Russie, l’Iran et la Turquie, avec la participation d’une délégation du régime et une autre représentante une partie des factions armées, ainsi que les Nations Unies et la Jordanie en tant qu’observateurs à Sotchi et à la lumière des nouvelles qui confirment que le dossier principal de la réunion sera le dossier humanitaire, qui contient aussi la question des détenus, que le régime cherche à se débarrasser d’un lourd fardeau, à savoir le sort de dizaines de milliers de détenus, retenus discrètement dans ses prisons depuis plusieurs années et à qui il a ordonné d’établir des certificats de décès de mort naturelle.

 

Lire aussi: Torture : les preuves par l’image

 

ألف قتيل تعذيباً وإعداماً: الأسد يريد وأد ملف المعتقلين

ريان محمد

28 يوليو 2018

في قائمة هي الأكبر منذ بدء تسريب النظام السوري لأسماء المعتقلين الذين قام بتصفيتهم داخل السجون، بعد سنوات من انقطاع أي أخبار بشأنهم، سلم النظام السوري لمديرية السجل المدني، قائمة بأسماء نحو ألف معتقل من أبناء مدينة داريا في الغوطة الغربية من ريف دمشق، قضوا في المعتقلات، وتدوين وفاتهم على السجلات، وسط تساؤلات حول توقيت تسارع وتيرة كشف النظام عن مصير المعتقلين وتعمّده تسريب عدد كبير من الأسماء الذين كانوا قد فارقوا الحياة منذ سنوات تحت التعذيب في معتقلات النظام، قبل أيام من عقد مؤتمر اللقاء العاشر للدول الثلاث الضامنة لأستانة في المدينة الروسية سوتشي نهاية الشهر الحالي. وعلمت “العربي الجديد”، أمس الجمعة، أن “النظام سلّم مديرية السجل المدني، قائمة بأسماء نحو ألف معتقل من أبناء مدينة داريا في الغوطة الغربية من ريف دمشق، قضوا في المعتقلات، ليتم تدوين وفاتهم على السجلات”.

وأفاد عدد من ذوي المعتقلين من داريا، في حديث مع “العربي الجديد”، بأن “مديرية السجل المدني، قامت بتوفية المعتقلين الواردين في تلك القوائم والتي تعتبر شهادة وفاة رسمية، في سجلاتها، فيحصل ذوو المعتقلين المتوفين في حال مراجعتهم أو أحد أقربائهم المديرية على إخراج قيد عائلي أو فردي للمعتقل، يسجّل عليه أنه متوفى ويبين تاريخ الوفاة، التي تعود غالبيتها إلى عام 2013”.

ولفتت المصادر نفسها إلى أن “غالبية المعتقلين الذين تم توفيتهم، هم من الناشطين والمشاركين في الحراك السلمي المطالب بالحرية والكرامة، عامي 2011 و2012، المعروفين بإيمانهم بالسلمية وعدم الانجرار وراء العنف”.

والقائمة هي الأضخم من نوعها منذ أن بدأ النظام اعتماد آلية إرسال قوائم بأسماء المُعتقلين في مدن وبلدات سورية عدة إلى مديريات السجل المدني في مناطقهم لتتم توفيتهم، إذ اعتمد النظام سابقاً آلية مغايرة لتبليغ عائلة المعتقل عن موته، وهي اتصال فرع الشرطة العسكرية أو مختار المنطقة بذوي المعتقل، للمراجعة وتسلم شهادة وفاة المعتقل وهويته الشخصية وأغراضه الشخصية إن وجدت، على أن يقوم ذوو المعتقل بعدها بمراجعة مديرية السجل المدني لتتم توفيته على السجلات، والحصول على شهادة وفاة باسم المعتقل.

وسبق للسجل المدني أن قام بتوفية العديد من المعتقلين السابقين في العديد من المناطق ومنها داريا، بذات الآلية بينهم الأخوان معن ويحيى شربجي، المعروفان في داريا وسورية بأنهما من الناشطين السلميين غير العنفيين.

وبدأ النظام تسليم مديريات السجل المدني في المحافظات السورية، قوائم بأسماء معتقلين فقدوا حياتهم داخل المعتقلات، بعد أن كان مصيرهم مجهولاً لسنوات، منذ شهر إبريل/نيسان الماضي إذ بدأ من محافظة الحسكة التي أُرسلت إليها أول دفعة من المعتقلين المتوفين تحت التعذيب كقائمة جماعية، وذلك بإرسال قائمة من 100 معتقل تلتها قائمة بأسماء 400 آخرين قضوا تحت التعذيب، وتبعها دفعة أخرى في معضمية الشام بنحو 45 معتقلاً تمت توفيتهم، ثم قائمة معتقلي مدينة الزبداني ضمّت 65 معتقلاً. وتتابعت القوائم من يبرود بريف دمشق وحماة وغيرها من المناطق والمدن. وأعاد النظام أسباب الوفاة إلى حالات طبيعية كتوقف القلب المفاجئ أو الجلطة الدماغية، وعدة أمراض أخرى، دون ذكر لحالات الموت أثناء التعذيب والتحقيق، أو إعدامه بقرار من المحاكم الخاصة كالمحكمة الميدانية، المتهمة بإصدار عشرات آلاف أحكام الإعدام بحق الناشطين السوريين. كما أن النظام امتنع عن تسليم جثامين المعتقلين لذويهم، ولم يصرح عن مصيرها أو أماكن دفنها؛ كما كان من اللافت للنظر أخيراً وضع النظام للمرة الأولى خلال هذه الفترة سبباً لموت المعتقلين، وهو القنص من قبل الفصائل المسلحة، والذي يبدو أنه سبب تم اختراعه لتوفية المعتقلين الذين تمت تصفيتهم بالإعدام بالرصاص.

ورأى متابعون أن “النظام حاول التخلص من أهم الملفات الإنسانية التي ألمّت غالبية السوريين طوال السبع سنوات الماضية، وهو ملف المعتقلين، والذي كان أشدّ أوراق الضغط عليه. وقد فاق ملف القصف والحصار والتجويع، وذلك مع اقتراب اجتماع مجموعة أستانة المكونة من روسيا وإيران وتركيا، وبمشاركة وفد من النظام وآخر يمثل جزء من الفصائل المسلحة، إلى جانب الأمم المتحدة والأردن كمراقبين في سوتشي، في ظل أنباء عن تصدر الملف الإنساني جدول أعمال اللقاء الملف الإنساني، والذي يعتبر لملف المعتقلين به حصة الأسد، إذ يعمل النظام على التخلص من عبء كبير هو مصير عشرات آلاف المعتقلين الذين تكتم عليهم منذ سنوات. بإصدار شهادات وفاة بأسباب طبيعية لهم”.

صرخة المرأة السورية الشجاعة


Aveuglement

Aveuglement

22 ديسمبر 2017

 

عارض سوريون ترويج فيلم “الصرخة المكبوتة” الذي أنجزته وعرضته القناة التلفزية الفرنسية الحكومية (الثانية)، عن عمليات اغتصاب تعرّضت لها نساء سوريات من أجهزة نظام بشار الأسد. ويرى أصحاب هذا الموقف أن الفيلم ذو مفعول سلبي على صورة المرأة السورية، ولن يكون له أي دورٍ في تحريك العدالة الدولية، من أجل محاكمة الجناة والاقتصاص منهم. ويقول هؤلاء إن هذه الجريمة ليست الأولى، ولن تكون الأخيرة لنظامٍ مكون من فريق محترفٍ للجرائم ضد الإنسانية، وهو يمارسها بدون حرج أو خوف، ليس اليوم فقط، وإنما منذ زمن طويل.
معروفٌ أن نظام الأسد قام على الجريمة، وعاش واستمر عليها. ومن جريمة إلى أخرى، صار لديه جهاز من القتلة المحترفين الذين تخصّصوا في فنون السيطرة على المجتمع السوري، وتطويعه كي لا يتحرّك. ولذلك استطاع، خلال أعوام الثورة، التكيف مع الانتفاضة العامة، بابتكار أساليب من العنف للدفاع عن نفسه، لم تكن في حساب أحد، حتى تفوّق في ممارسة الرعب على سائر الأنظمة التي حكمت شعوبها بالحديد والنار.
ويستدعي النقاش الدائر بشأن الشريط التلفزيوني عدة ملاحظات: الأولى، أن استباحة النساء سلاح قذر جرّبه النظام قبل مجازر حماة وحلب وبعدها، في أوائل الثمانينات، من أجل تحطيم البنية العامة للمجتمع، وإخماد الانتفاضة الشعبية في المدينتين. وهناك شهاداتٌ، القليل منها مسجّل، عن الاستخدام المنهجي لهذا الفعل المشين، من أجل إجبار المعارضين على إلقاء سلاحهم والاستسلام، وتقديم اعترافات عن عملهم السياسي وتنظيماتهم. ويروي عسكريون سابقون أنهم كانوا يتلقون أوامر من القيادات العليا بضرورة اغتصاب جميع النساء في البيوت التي تتعرّض للمداهمة، وأن تجري العمليات بحضور الأزواج والإخوة والأبناء والآباء.
والملاحظة الثانية، إن عمليات الاغتصاب التي شملت النساء يُراد، في جانبٍ منها، شطب المرأة السورية من الثورة التي لم تكن لتستمر إلى اليوم، لولا القدرة الهائلة على الصبر والعطاء والتحمل لدى النساء السوريات. وكل من سوف يقوم بدراسة الثورة ذات يوم، سيجد أنها لم تكن لتستمر، لولا الخط الدفاعي الذي وفرته النساء، لكي لا تنهزم الثورة في أشهرها الأولى. الأمهات والزوجات والأخوات والصديقات كنَّ مع الرجال في كل موقع، ولعبن دوراً كبيراً في تماسك مجتمع الثورة، وحمايته من الانهيار، سواء في الداخل أو بلدان الهجرة. وتتحمل النساء الأرامل مسؤولية مئات آلاف الأطفال الذين استشهد آباؤهم، ولم يعد لهم من معيل غير أمهاتهم اللاتي اضطر قسم كبير منهن إلى الهرب إلى الخارج من أجل حماية الأطفال.
الملاحظة الثالثة، إن الشهادة على هذا الوضع الصعب تساعد بعض الضحايا على تجاوز ما هو مكتوم من حمل ثقيل، ووضعه أمام الآخرين، بهدف رؤية الضحية داخل محيط شرطها القاسي. ويمكن إدراك أهمية هذه النقطة من خلال ردود الفعل التي عبر عنها رجالٌ تهيبوا مشاهدة الشريط، ثم عادوا لمشاهدته أكثر من مرة، لأنه وضعهم أمام صورةٍ عاريةٍ للوضع السوري اليوم.
الملاحظة الرابعة، إن كل جرائم نظام الأسد الأب والابن حصلت على تغطيةٍ دولية، ولم تخضع للحساب الذي تستحقه وفق القانون الدولي، ولو لم يسكت العالم عن جريمتي حلب وحماة في الثمانينات، لما تجرّأ النظام على ارتكاب جرائم اليوم. ولو لم يتكفّل الروس بتخليص النظام من تبعات استخدام السلاح الكيماوي في الغوطة الشرقية في أغسطس/ آب عام 2013 لما كان النظام على قيد الحياة، لكن عدم محاسبته لا يعني سقوط حقوق الضحايا، ودور الفيلم أساسي في هذا المضمار.
بعد هذا الشريط، لم تعد صرخة الضحايا من السوريات والسوريين مكتومةً، بل باتت مدويةً في كل مكان، ولن يقلل من ثقلها إفلات النظام المجرم من العقاب حتى إشعار آخر.

https://www.alaraby.co.uk/opinion/2017/12/21/1-صرخة-المرأة-السورية-الشجاعة-

الأسد ولعبة الأقليات في سوريا


 

 

يحاول الأسد مستخدما الأقليات إعادة الترويج لنفسه كزعيم ميليشيا تسيطر على الدولة في سوريا فيستخدم شخصيات مسيحية بأسماء مسيحية فاضحة باستخدام وقح لمسألة الأقليات لممارسة هذا الترويج فيظهر من يدعى عبد المسيح الشامي ليطالب اللاجئين السوريين في أوروبا وألمانيا للمصالحة الشعبية الوطنية وإجراء التسوية والعودة إلى الوطن , معتبرا ذلك منة من زعيم الميليشيا الأسدية للسوريين . 
إن المصيبة الأولى في الدعوة انه يعتبر اللاجئين في اوروبا هم مغتربين وكأنهم لم يهربوا من الموت تحت براميل سيده المتفجرة او الموت في اقبيته مخابرلته وشبيحته او لانهم خسروا بيوتهم التي دمرتها طائراته وسرق محتوياته المعفشين من شبيحته او فروا من وجود الميليشيات الغيبة عن سوريا بدعواتها الدينية التي استدعاها سيده او شجع عليها واطلق زعمائها من سجونه .
ويبدو أن زعيم الميليشيا الأسدية كان حزينا لتمكن بعض السوريين من النجاة من آلة الموت والدمار التابعة له ولميليشياته فلحق بهم ليدعوهم للعودة إلى الموت بآلته واتخاذ مساكنهم التي دمرها قبورا لهم خوفا عليهم أن لا يجدوا قبورا في أوروبا , وأريد أن أقول للمسيح الأسدي الدجال ورفاقه أننا لا مانع لدينا من العودة لسوريتنا ولكن قبل ذلك فليوقف زعيم مليشياتكم وصديقه المجرم بوتين قتل السوريين بالبراميل المتفجرة والقذائف والمواد الكيمياوية والصواريخ الفراغية , وليطلق سراح أو على الأقل ليكشف مصير أكثر من مئتي ألف معتقل في أقبية سجونه ومعتقلاته , وليفك حصار الجوع أو الركوع عن أكثر من مليون سوري وليطرد كل الميليشيات الإيرانية واللبنانية والمرتزقة الأفغان التي استدعاها لتأكل سوريا وتقتل السوريين من سوريا , عند ذلك وعندما تصبح سوريا للسوريين لسنا بحاجة لا لدعوته للعودة ولا للمصالحة معه فسنعود لسوريتنا التي لا مكان له فيها فهو مجرم وكل المجرمين مصيرهم العقاب

المحامي أنور البني

Monsieur le Président, Je vous écris pour exprimer- رسالة إلى الرئيس


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http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Crises-et-conflits-armes/Actions/Exigez-la-verite-sur-les-disparitions-forcees-en-Syrie-15903

Exigez la vérité sur les disparitions forcées en Syrie 

[28/08/2015]

En quatre années seulement, des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants ont disparu en Syrie alors qu’ils étaient aux mains du gouvernement.

Où sont-ils ?

Des milliers de personnes sont mortes en prison dans tout le pays, victimes d’actes de torture et de conditions de détention effroyables. De nombreuses autres personnes sont entassées dans des cellules, conscientes que leurs familles ignorent où elles se trouvent.

Les familles des disparus cherchent désespérément à obtenir des informations sur leurs proches. Elles veulent savoir pourquoi leur fils leur a été enlevé, où leur fille est détenue, si leur frère est victime d’actes de torture ou si leur père est encore vivant.

Signez (la pétition d’Amnesty international) demandant au gouvernement syrien d’autoriser des observateurs indépendants à entrer dans le pays pour inspecter les prisons et les centres de détention dans lesquels des milliers de civils sont détenus.

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http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Crises-et-conflits-armes/Actions/Exigez-la-verite-sur-les-disparitions-forcees-en-Syrie-15903

Elles peuvent rester sans nouvelles pendant des années. (en savoir plus)

المطالبة بالحقيقة عن الاختفاء القسري في سوريا

[2015/08/28]

خلال أربع سنوات، اختفى آلاف الرجال والنساء والأطفال في سوريا، في حين أنهم كانوا في قبضة الحكومة٠

فأين هم؟

في جميع أنحاء البلاد مات الآلاف من الناس في السجون، ضحايا لأعمال التعذيب وظروف الاعتقال المروعة. واكتظ العديد من الأشخاص الآخرين داخل الزنازين، وهم على علم بأن أسرهم لا يعرفون أين هم٠

وباتت عائلات المفقودين يائسة من الحصول على معلومات عن أقاربهم. أنها تريد أن تعرف لماذا تم اختطاف إبنهم أو ابنتهم واعتقالهم، وما إذا كانوا ضحايا للتعذيب أو ما إذا كان ولدهم لا يزال على قيد الحياة٠

وقعّوا (عريضة منظمة العفو الدولية) التي تطلب من الحكومة السورية الإذن لمراقبين مستقلين بدخول البلاد لتفقد السجون ومراكز الاعتقال التي يُحتجز فيها الآلاف من المدنيين٠

للتوقيع إضغط على الرابط

http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Crises-et-conflits-armes/Actions/Exigez-la-verite-sur-les-disparitions-forcees-en-Syrie-15903

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