Attaque en Syrie au gaz sarin : le rapport de la France qui accuse Damas


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Les services de renseignement français ont conclu que le gaz toxique utilisé dans l’attaque du 4 avril provenait de stocks cachés de l’armée syrienne.

LE MONDE | 26.04.2017

Les enquêteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) avaient déjà conclu, dans un rapport, à l’emploi « irréfutable » de gaz sarin, ou d’une substance similaire, lors de l’attaque menée le 4 avril par un Soukhoï 22 du régime syrien contre la localité contrôlée par la rébellion de Khan Cheikhoun (Nord-Ouest), qui avait fait 87 morts. De nouveaux éléments recueillis par les services de renseignement français montrent que le gaz neurotoxique utilisé provient bien des stocks du régime de Damas, censés avoir été détruits après l’accord d’octobre 2013 parrainé par Moscou et Washington.
« Le recours au sarin ne fait aucun doute. La responsabilité du régime syrien ne fait pas de doute non plus, compte tenu du procédé de fabrication du sarin utilisé », affirme le ministre des affaires étrangères français, Jean-Marc Ayrault, qui devait présenter ce dossier mercredi 26 avril, lors d’un conseil de défense à l’Elysée. Cinq jours plus tôt, il avait annoncé « avoir des éléments permettant de démontrer que le régime a sciemment utilisé l’arme chimique ».
Les preuves recueillies par les services français complètent celles des Américains et des Britanniques. Elles sont accablantes pour Bachar Al-Assad, même si elles ne démontrent pas un ordre direct du dictateur syrien, seul véritable patron d’un arsenal chimique qui n’a donc pas été totalement détruit malgré ses engagements. En représailles à l’attaque de Khan Cheikhoun, le président américain, Donald Trump, avait ordonné trois jours plus tard la première action militaire occidentale directe contre le régime, en bombardant la base d’Al-Chayrat, d’où étaient partis le ou les avions responsables du massacre.
« La signature du régime »
« Ces frappes du régime syrien s’inscrivent dans un contexte d’emploi continu, depuis 2013, d’armes ou d’agents chimiques en Syrie, notamment lors de frappes aériennes (…). La France a pu confirmer en plusieurs occasions l’emploi de chlore et de sarin », souligne la note fondée sur des éléments déclassifiés du renseignement français. Le document analyse en détail ce qui s’est passé le 4 avril, à la fois à partir de prélèvements effectués sur place et d’examens biomédicaux des victimes effectués dans les hôpitaux. Tout montre qu’il s’agit bien de gaz sarin. Les composants utilisés dans le processus de synthèse du gaz neurotoxique de l’attaque accusent directement le régime de Damas, car ce sont ceux mis au point par ses laboratoires, dont le Centre d’étude et de recherches scientifiques.
Les examens révèlent en effet la présence d’un produit secondaire caractéristique de ce procédé de fabrication : l’hexamine. « Cette méthode porte la signature du régime », assure la note du renseignement, évoquant une totale similitude du produit utilisé le 4 avril avec le contenu d’une grenade chimique – qui n’avait pas explosé – larguée par un hélicoptère lors d’une attaque aérienne, le 29 avril 2013, sur la ville de Saraqeb, dans le nord-ouest du pays. « Tout concorde pour accuser Damas, l’assemblage, le mélange, le vecteur », résume un diplomate français.
Seul le régime, en effet, dispose d’hélicoptères comme ceux qui avaient alors bombardé Saraqeb. Et seul le régime dispose d’avions Soukhoï 22 comme celui qui a effectué les six frappes sur Khan Cheikhoun en partant de la base d’Al-Chayrat. Le veto russe – le huitième sur le dossier syrien – mis à la résolution déposée au Conseil de sécurité de l’ONU par la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis, pour condamner cette attaque chimique, s’explique aussi par l’exigence faite à Damas de rendre publics les plans de vol et les noms des pilotes partis ce jour-là de cette base.
« Ecarts, incohérences, divergences »
L’attaque sur Khan Cheikhoun a relancé la question du stock des armes chimique syriennes, dont 1 300 tonnes ont été détruites selon l’accord américano-russe de l’automne 2013, après que l’administration Obama avait renoncé à mener des frappes aériennes pour punir le régime d’avoir utilisé l’arme chimique contre sa propre population. Le 21 août 2013, en effet, 1 500 personnes avaient été tuées dans une attaque au sarin dans la Ghouta, en périphérie de Damas, violant ainsi la « ligne rouge » édictée par le président américain.
Une partie des stocks syriens a donc été dissimulée. Les enquêteurs de l’OIAC et son directeur, Ahmet Uzümcü, ont régulièrement dénoncé, ces dernières années, « des écarts, des incohérences et des divergences » entre la déclaration faite par Damas lors de son adhésion à la convention sur l’interdiction des armes chimiques et la réalité de son programme. C’est aussi ce que pointe le renseignement français. « D’importants doutes subsistent sur l’exactitude, l’exhaustivité et la sincérité du démantèlement de l’arsenal chimique syrien », relève la note, affirmant que « la Syrie a maintenu une capacité de production ou de stockage de sarin » et qu’elle n’a « jamais déclaré des munitions tactiques, grenades et roquettes, telles que celles utilisées de façon répétée depuis 2013 ».
Au moins par trois fois ces deux dernières années, comme l’ont souligné les rapports de l’OIAC, le régime a utilisé du chlore, interdit comme arme de guerre mais dont la possession n’est pas illégale, car il est fabriqué à partir de produits en vente libre. L’existence de stocks de gaz sarin, une arme de destruction massive totalement illégale, est d’une tout autre nature. Que Damas ait violé ses engagements sur le chimique devrait théoriquement ouvrir la voie à des sanctions du Conseil de sécurité. Mais Moscou veille à protéger son allié. L’appel du ministre français, en ce vingtième anniversaire de l’OIAC, à « collectivement préserver le régime de non-prolifération chimique », risque de rester vain.

http://www.lemonde.fr/syrie/article/2017/04/26/attaque-chimique-la-france-avance-ses-preuves-contre-damas_5117652_1618247.html
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المرصد السوري لحقوق الإنسان : الغارات الروسية التي نُفّذت على مدى يومين هذا الأسبوع وشاركت فيها طائرات «توبولوف 22» استراتيجية بعيدة المدى انطلقت من قواعد في روسيا لضرب أهداف على الأراضي السورية، بعد المرور في أجواء كل من إيران والعراق٠

 

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La Russie refuse de reconnaître les pertes civiles


Certaines “destructions massives” dans des zones d’habitation pourraient “constituer des crimes de guerre”

La-Russie-refuse-de-reconnaitre-les-pertes-civiles-23-12-2015

Du 30.09 au 22.12.2015, les frappes menées par la Russie en Syrie ont fait 2132 morts, dont près d’un tiers 710 victimes civiles: 161 enfants de moins de 18 ans et 104 femmes.

La Russie refuse de reconnaître les pertes civiles

23 décembre 2015, 18:48 UTC

Les frappes aériennes russes en Syrie ont tué des centaines de civils et causé des destructions massives dans des zones d’habitation, frappant des maisons, une mosquée et un marché très fréquenté, ainsi que des centres médicaux, dans le cadre d’attaques bafouant le droit international humanitaire, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public mercredi 23 décembre.

Intitulé ‘Civilian objects were not damaged’: Russia’s statements on its attacks in Syria unmasked, ce document met en lumière le lourd tribut que paient les civils lors des frappes russes présumées à travers le pays. Il analyse six attaques perpétrées à Homs, Idlib et Alep entre septembre et novembre 2015, qui ont tué au moins 200 civils et une dizaine de combattants. Il présente des éléments qui laissent à penser que les autorités russes ont menti pour couvrir les dommages causés par les frappes aériennes sur des biens civils – une mosquée et un hôpital de campagne. Il expose également des éléments indiquant l’utilisation par la Russie de bombes à sous-munitions interdites et de bombes non guidées dans des zones d’habitation à forte densité de population.

« Certaines frappes aériennes russes semblent viser directement des civils ou des biens à caractère civil, car elles touchent des zones d’habitation, où il n’y a pas de cible militaire évidente, et parfois des structures médicales, causant des morts et des blessés parmi les civils. Ces attaques peuvent constituer des crimes de guerre, a déclaré Philip Luther, directeur du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International.

Certaines frappes aériennes russes semblent viser directement des civils ou des biens à caractère civil, car elles touchent des zones d’habitation, où il n’y a pas de cible militaire évidente, et parfois des structures médicales, causant des morts et des blessés parmi les civils. Ces attaques peuvent constituer des crimes de guerre.
Philip Luther, directeur du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International

« Il est crucial que les violations présumées fassent l’objet d’enquêtes indépendantes et impartiales. »

Les autorités russes affirment que leurs forces armées ne frappent que des objectifs « terroristes ». Après des attaques ayant selon certaines informations tué des civils, elles ont répondu par le démenti ou par le silence.

Amnesty International a interrogé des témoins et des victimes, et examiné des vidéos et des images des lieux après les attaques, avec l’aide d’experts en armement. Elle a pu identifier ces attaques comme étant des frappes aériennes russes présumées, en croisant les informations précises relatives à chaque attaque avec les déclarations du ministère russe de la Défense annonçant la frappe de cibles « terroristes », ou avec des informations sur la nature des attaques dans les déclarations de témoins.

D’après ses recherches, aucune cible militaire ni aucun combattant ne se trouvait dans l’environnement immédiat. Ces raids ont pu porter atteinte au droit international humanitaire et certains pourraient même constituer des crimes de guerre.

Dans l’une des attaques les plus meurtrières recensées dans le rapport, trois missiles ont été tirés sur un marché très fréquenté dans le centre d’Ariha, dans le gouvernorat d’Idlib, tuant 49 civils. Selon des témoins, en quelques secondes le marché du dimanche s’est transformé en scène de carnage.

« Soudain, les gens hurlaient, l’odeur de brûlé a envahi l’air et c’était le chaos. D’une école primaire située non loin, les enfants sortaient en courant, terrifiés… Des cadavres jonchaient le sol, décapités et mutilés », a déclaré Mohammed Qurabi al Ghazal, journaliste militant local.

Soudain, les gens hurlaient, l’odeur de brûlé a envahi l’air et c’était le chaos. D’une école primaire située non loin, les enfants sortaient en courant, terrifiés… Des cadavres jonchaient le sol, décapités et mutilés.
Mohammed Qurabi al Ghazal, journaliste militant local

Il a vu une femme en pleurs, assise à côté d’une rangée de 40 cadavres alignés. Elle avait perdu son mari et trois enfants. « Ses enfants étaient dans des sacs, littéralement. Je n’arrive pas à m’en remettre », a-t-il déclaré.

Lors d’une autre frappe russe présumée, au moins 46 civils, dont 32 enfants et 11 femmes qui s’étaient mis à l’abri dans le sous-sol d’un immeuble, ont été tués le 15 octobre à al Ghantu, dans le gouvernorat d’Homs. Des images vidéos des lieux après l’attaque ne montrent aucune preuve d’une présence militaire. D’après les experts en armement qui ont analysé ces images, la nature de la destruction pointe du doigt l’utilisation possible d’explosifs contenant un mélange air-combustible (connus sous le nom de « bombes incendiaires »), type d’armes aux effets particulièrement non discriminants lorsqu’elles sont utilisées à proximité de civils.

Dans une autre attaque, cinq civils ont été tués et une dizaine de maisons détruites lorsqu’un missile de croisière à lanceur naval, probablement russe, a frappé des immeubles résidentiels à Darat Izza, dans le gouvernorat d’Alep, le 7 octobre.

« C’était très différent des autres frappes aériennes… Le sol s’est mis à trembler, on aurait dit un tremblement de terre… C’était la pire destruction que j’ai jamais vue… Une mère et ses deux enfants ont été tués dans une maison, et un jeune couple dans une autre. Le couple était marié depuis une semaine », a déclaré un témoin du quartier, qui a confirmé que la zone touchée était résidentielle et qu’aucune base militaire d’aucun groupe armé n’était installée aux alentours.

Les frappes aériennes russes auraient également touché des hôpitaux. Les centres médicaux bénéficient d’une protection spéciale au titre du droit international humanitaire, et les attaquer peut constituer un crime de guerre. D’après un témoin de la frappe à quelques mètres de l’hôpital de campagne de Sermin, à Idlib, les missiles auraient été largués par un avion très sophistiqué, qu’ils n’ont pas vu ni entendu arriver.

La réaction des autorités russes après l’attaque contre la mosquée d’Omar Bin al Khattab, dans le centre de Jisr al Shughour, dans le gouvernorat d’Idlib, le 1er octobre, fait s’interroger sur les méthodes qu’elles sont prêtes à déployer pour saper toute critique de leurs opérations. Lorsque des informations et des photos de la mosquée détruite ont été divulguées, les autorités russes ont parlé de « canular » et diffusé une image satellite dans le but de prouver que la mosquée était toujours intacte. Cependant, la mosquée présentée sur l’image n’était pas celle détruite lors de l’attaque.

« En faisant passer l’image satellite d’une mosquée intacte pour une autre qui avait été détruite, les autorités russes ont réalisé un tour de passe-passe en vue d’esquiver les reproches et la surveillance de leurs agissements en Syrie.  Cela fait douter de leur volonté d’enquêter en toute bonne foi sur des violations présumées. Le ministère russe de la Défense doit se montrer plus transparent et révéler les objectifs de ses attaques en vue de permettre d’évaluer la mise en œuvre de ses obligations relevant du droit international humanitaire », a déclaré Philip Luther.

Le ministère russe de la Défense doit se montrer plus transparent et révéler les objectifs de ses attaques en vue de permettre d’évaluer la mise en œuvre de ses obligations relevant du droit international humanitaire.
Philip Luther

Depuis qu’un avion de chasse russe a été abattu par l’aviation turque le 24 novembre, le ministère russe de la Défense a encore restreint les informations sur sa campagne en Syrie.

Par ailleurs, Amnesty International a recueilli des éléments de preuve, dont des photos et des vidéos, qui laissent à penser que les Russes ont utilisé des bombes non guidées dans des zones civiles à forte densité de population, ainsi que des armes à sous-munitions prohibées par le droit international.

Parce qu’elles sont non discriminantes par nature, les armes à sous-munitions ne doivent être employées en aucune circonstance. Chacune disperse une multitude de petites bombes sur une zone de la taille d’un terrain de football. En raison du nombre élevé de bombes qui n’explosent pas, la menace pour les civils perdure pendant des années après leur utilisation initiale. L’usage répété de bombes non guidées à proximité de zones fortement peuplées de civils bafouerait l’interdiction des attaques menées sans discrimination.

« La Russie doit en finir avec les attaques menées sans discrimination et autres attaques illégales. Elle doit cesser toute utilisation d’armes à sous-munitions et cesser de larguer des bombes non guidées sur des zones civiles », a déclaré Philip Luther.

https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2015/12/syria-russias-shameful-failure-to-acknowledge-civilian-killings/
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Bombardement de la Ghouta décembre 2015

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raid russe sur la ville d’Idleb dim 20 12 2015

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أطفال ونساء ورجال يسقطون صرعى قصف الطيران الروسي لإدلب 441

مجزرة ارتكبها الطيران الروسي ضد أطفال ونساء ورجال سقطوا صرعى جراء قصف الطيران الروسي على إدلب- Des enfants, des femmes et des hommes tués suite à un raid de l’aviation russe sur Idleb (le 20.12.2015)

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Drapeau de la révolution syrienne 2015

حتى لا نحترق وحدنا


*

الأسرى في الغوطة الشرقية بين المدنيين في محاولة لحماية أهالي الغوطة وردا على مجازر النظام

*

حتى لا نحترق وحدنا أقفاص الحماية

http://www.alaraby.co.uk/opinion/2015/11/5/تاريخ-الكوابيس-السورية

تاريخ الكوابيس السورية

نصري حجاج

6 نوفمبر 2015

أما النخبة الثورية، إن وجدت، فهي مطالبة بإدانة واضحة لهذه الجريمة البشعة التي تُضاف إلى سجل حافلٍ من الانتهاكات. وهي مطالبة بالاعتذار عن تبريرات سابقة ومتتالية للأعمال الإجرامية بحجج عدة. ما يفعله زهران علوش هو أوضح تعريف لمجرم الحرب وهو النقيض الصارخ للقائد الثوري.

سلام كواكبي

https://hunasotak.com/article/18866?utm_source=Facebook&utm_medium=social&utm_campaign=1-150c7f27dfc

Bombardement hystérique, et attaques au “Napalm” contre les civils


La Ghouta de Damas… alerte médicale et la défense civile lance un SOS…

L’équipe de la défense civile syrienne du Rif de Damas a lancéو mardi soir, un appel de détresse à tous les influents dans le monde, pour un arrêt immédiat, à ce qu’elle a qualifié de « bombardement hystérique » dont subi « Daria » et diverses zones de la Ghouta.

L’équipe a signalé que la ville était exposée aux lancement de barils et cylindres explosifs contenant du « napalm » une matière inflammable interdit à l’échelle internationale.

En outre, la défense civile a souligné que “Daria” était, mardi, la cible de plus de 30 cylindres contenant le « Napalm », de 22 barils explosifs, de 8 roquettes, de plus de 40 cylindres explosifs et bombardement à l’artillerie.

L’équipe a déclaré que les récents bombardements ont causé d’énormes incendies, qui se sont largement répandues dans 15 points entre bâtiments, domiciles et entrepôts. Les groupes de défense civile ont annoncé leur incapacité à répondre à tous les appels de sauvetage et d’incendies, malgré la mobilisation de toutes les équipes et le travail à plein potentiel.

à quand l'insouciance de la communauté international face aux crimes de guerre du régime de BacharAl-Assad contre les civils ?

à quand l’insouciance de la communauté internationale face aux crimes de guerre du régime, de l’armée et du gouvernement de BacharAl-Assad contre les civils ?

غوطة دمشق.. استنفار طبي والدفاع المدني يستغيث
ريف دمشق – لبنى سالم
١٢ آب/أغسطس 2015

توجّه فريق الدفاع المدني السوري في ريف دمشق مساء أمس الثلاثاء، بنداء استغاثة إلى جميع الأطراف المؤثرة في العالم، لوقف فوري لما وصفه بالقصف الهستيري الذي تتعرض له “داريا” ومناطق متعددة من غوطة دمشق.
وأشار الفريق إلى أن المدينة تعرضت لوابل من البراميل المتفجرة والأسطوانات التي تحتوي مادة النابالم القابلة للاشتعال والمحرمة دولياً.
كما لفت الدفاع المدني إلى أن داريا تعرضت يوم أمس الثلاثاء إلى أكثر من 30 اسطوانة تحتوي على النابالم الحارق و22 برميلاً متفجراً و8 صواريخ وأكثر من 40 اسطوانة متفجرة وقذائف مدفعية.
إلى ذلك، ذكر أن القصف الأخير تسبب بحرائق ضخمة انتشرت على نطاق واسع، ونشبت في 15 نقطة بين منزل وبناء ومستودع، وأعلنت فرق الدفاع المدني عجزها عن الاستجابة لجميع حالات الإنقاذ والحرائق بالرغم من استنفار جميع طواقمها والعمل بكامل إمكانياتها.
وفي هذا السياق، أكدت مصادر إعلامية من داخل المدينة، أن حريقاً اندلع في مستودع للأخشاب لفترة طويلة، رغم الجهود الحثيثة للدفاع المدني التي عجزت عن إطفائه.
وقال المتحدث باسم الدفاع المدني، محمود آدم “عناصر من الفريق تعرضوا لإصابات، تراوحت بين الطفيفة والخطرة، وتم بتر الأطراف اليسرى لأحد العناصر، وكنا قد فقدنا عنصرين في اليوم السابق، وهما محمد حمود ورياض الضمان، اللذان قضيا خلال تأديتهم لواجبهم الإنساني في بلدة حرستا، حيث استهدفتهم غارة جوية خلال بحثهم عن مصابين وناجين من غارة سابقة”.
بدورها أعلنت النقاط والمكاتب الطبية في غوطة دمشق صباح اليوم، أنها استقبلت أعداداً كبيرة من الإصابات، وقال المكتب الطبي في مدينة دوما التي تتعرض منذ صباح اليوم لقصف مكثف، إنه استقبل خلال ساعات أكثر من 100 إصابة، بعد استهداف أسواق المدينة، وأن الطواقم الطبية فيه تستنفر جميع إمكانياتها وطواقمها لإسعاف الجرحى وإجراء العمليات.
كما أعلن فريق الهلال الأحمر السوري في دوما، أن طواقم الإسعاف استجابت لنداءات المدنيين، بعد سقوط عدد كبير من الجرحى في المدينة صباح اليوم، وقامت بنقل ما يزيد عن 50 جريحاً وأجلت العوائل من مكان الكارثة.
هذا واستقبل مركز دوما الإسعافي، ما يزيد عن 25 جريحاً، أكثر من 10 منهم بحالة حرجة، بينهم حالات تعرضت لحروق وإصابات بالغة، مشيراً إلى أن فريقه في دوما ما يزال مستنفراً حتى الآن.
يُذكر أنّ هناك نقصاً حاداً في المستلزمات والمواد الطبية، وانقطاعاً متكرراً في الكهرباء في مشافي غوطة دمشق، بسبب الحصار، ما يضطر الكادر الطبي لاستعمال طرق بدائية لإسعاف الجرحى وإجراء العمليات.

http://www.alaraby.co.uk/society/2015/8/12/غوطة-دمشق-استنفار-طبي-والدفاع-المدني-يستغيث

Bombardement hystérique des civils à la Ghouta aout 2015

Bombardement hystérique des civils à la Ghouta aout 2015

Bombardement des civils à Daria - Ghouta 12 aout 2015

Bombardement des civils à Daria – Ghouta 12 aout 2015

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الغوطة الشرقية: دوما تُباد – Les forces du gouvernement cherchent à exterminer Douma la résistante


Douma exterminée Syrie fév 2015

Les forces du gouvernement cherchent à exterminer Douma la Résistante – Syrie février 2015

 تنسيقية دوما: مظاهرة بمدينة دوما بجمعة دوما تباد… أنشودة سوف نبقى هنا ٢٠١٥/٢/١٣ 

الغوطة الشرقية: دوما تُباد

أمين كامل | الأربعاء 11/02/2015
لا تعتبر أعداد الضحايا نهائية، بسبب تعذر اخراج الجثث من تحت الأنقاض.
استهدفت قوات النظام السوري مدينة دوما بالغوطة الشرقية، بأكثر من مئة غارة جوية، و500 صاروخ وقذيفة، خلال الأيام الأربعة الماضية. واستهدف القصف الأماكن الحيوية داخل المدينة، وتسبب بوقوع أكثر من 175 قتيلاً، وأكثر من ألف جريح، أغلبهم من النساء والأطفال.

ورداً على غارات لطيران النظام الحربي، في 1 شباط/فبراير، استهدفت السوق الشعبي في مدينة حمورية بالغوطة الشرقية، ووقوع مجزرة خلفت 67 قتيلاً، أعلن “جيش الإسلام”، أكبر قوى المعارضة المسلحة في الغوطة، استهداف المراكز الأمنيّة في العاصمة دمشق بالصواريخ. في 2 شباط/فبراير، بدأ النظام استهداف دوما، في قصف عنيف أوقع 20 قتيلاً و50 جريحاً.

وبلغت ذروة القصف في 5 شباط/فبراير، حيث استهدفت المدينة بأكثر من 40 غارة جويّة، ومئتي قذيفة وصاروخ، سقطت على الأحياء السكنيّة والمدارس، ما تسبب في مقتل 45 شخصاً، وإصابة 200 بجروح. وأطلق ناشطون هاشتاغ #دوما_تباد في مواقع التواصل الاجتماعي، الذي انتشر بسرعة كبيرة، وعكس حالة عالمية من التضامن مع المدينة.

وعلى الرغم من إعلان زعيم جيش الإسلام زهران علوش، عن وقف قصف دمشق، الجمعة 6 شباط، وتهديده بإعادة استهداف المراكز الأمنيّة في العاصمة إن تابع النظام استهداف المدنيين في الغوطة، إلا أن النظام واصل قصف دوما، وبلغ عدد القتلى، ليل الخميس-الجمعة، تسعين قتيلاً وأكثر من 300 جريح. وقتل ليل السبت-الأحد 30 شخصاً، وسقط 100 جريح.

الإثنين 9 شباط، استهدفت قوات النظام النقاط الطبيّة في المدينة، بأربعة براميل متفجرة مزودة بمظلات، ألقتهم الطائرات الحربيّة، وعاودت قصف الأسواق الشعبيّة براجمات الصواريخ، ما تسبب في مقتل 37 شخصاً وجرح المئات.

ولا تعتبر أعداد الضحايا السابقة نهائية، بسبب تعذر اخراج الجثث من تحت الأنقاض، والنقص في الكوادر المختصة والمعدات اللازمة لعمليات الإخلاء. مقتل عدد كبير من الجرحى، يعود أيضاً، إلى ضعف الإمكانيات الطبيّة.

وقال مدير مكتب التواصل بمنظمة شريان الطبيّة، وعضو المكتب الطبي في مدينة دوما، د.عدنان لـ”المدن”: “استطعنا توثيق أكثر من 1000 جريح خلال 8 أيام، وأكثر من 175 قتيلاً معظمهم أطفال ونساء وشيوخ. وتتراوح الإصابات ما بين البسيطة إلى عالية الخطورة؛ وتشمل إصابات دماغية وإصابات الأوعية والصدرية والقلبية والبطن والأطراف”. د.عدنان أكد إجراء ما يقارب 300 عمل جراحي، وتوثيق 100 إعاقة دائمة أو مؤقتة، حيث استقبلت نقطة الإسعاف، يوميّاً، ما يقارب 150 جريح. وفي نقطة العناية المشددة تم قبول أكثر من مئة مصاب خلال هذه الأيام، وهم بحالة فائقة الخطورة، قتل منهم 19 شخصاً، وحالة بعضهم سيئة جداً.

واستهدفت قوات النظام المشافي الميدانية، ونقاط العمليات والإسعاف المركزي، بصواريخ شديدة الإنفجار، ما أدى إلى إخراجها من العمل، ومقتل اثنين من الكادر الطبي. د.عدنان أشار إلى ظروف العمل شديدة الصعوبة، في ظل العدد الهائل من الإصابات، حيث يتم إسعاف 150 مصاباً في مركز طبي لا تتجاوز مساحته 300 متر مربع، مع شحٍّ شديد بالموارد الطبيّة.

البنيّة التحتيّة لدوما، تضررت بشكل كبير جداً، خلال الحملة الأخيرة، وفقدت أكثر من 200 عائلة لمساكنها. ويستمر هجوم النظام على المدينة في محاولة لإبادتها وتهجير أهلها، ويستمر أهلها بالصمود، رافعين شعار #ناجون_حتى_إشعار_آخر.

http://www.almodon.com/arabworld/1038dc47-0f78-4ae1-9ec9-4528027eee05#sthash.Tcr3o2P3.dpuf

Al Assad, Al Jolani, les visages du terrorisme – الأسد، الجولاني، البغدادي، وجوه الإرهاب في سوريا

Al Assad, Al Jolani, َAl Baghdadi les visages du terrorisme – الأسد، الجولاني، البغدادي، وجوه الإرهاب في سوريا

الحرب المضادة في سوريا


الحرب المضادة في سوريا

 

 

Tête-daechiotte+Assad

Tête-daechiotte+Assad

تكشف التطورات الميدانية للحرب في سوريا عن تصاعد في الحرب المزدوجة التي يشنها نظام الأسد من جهة، وجماعات التطرف من جهة أخرى، على السوريين، فيما يتابع التحالف الدولي عمليات القصف الجوي والصاروخي في إطار الحرب على الإرهاب وجماعاته، وجميعها مؤشرات على تدهور متزايد في الوضع السوري، ولا سيما في الجانبين السياسي والأمني وتداعياتهما الاجتماعية والمعيشية، التي تؤدي إلى مزيد من القتلى والجرحى والمهجرين والتدمير.
وتتركز هجمات قوات النظام ضد قوات المعارضة المسلحة وعلى المناطق السكنية في 4 جبهات أساسية؛ جبهة الجنوب في درعا والقنيطرة، وجبهة ريف دمشق، وجبهة الوسط السوري في حمص وحماه، وجبهة الشمال التي تتركز في حلب ومحيطها القريب، وتندرج الأهداف العامة لهذه الهجمات في إطار استراتيجية نظام الأسد الأمنية والعسكرية، وهي استنزاف قوات المعارضة المسلحة، وتدمير المناطق الخارجة عن سيطرته، وإلحاق أكبر الخسائر بسكانها، تمهيدا للسيطرة عليها سياسيا.
وبخلاف الأهداف العامة لهجمات النظام على الجبهات الـ4، فإن ثمة أهدافا تتعلق بالهجمات على كل جبهة، فالهدف الخاص لهجمات جبهة الجنوب يتركز في أمرين اثنين؛ أولهما إحباط مساعي تشكيلات المعارضة للتمدد باتجاه معبر نصيب مع الأردن، ومنع تمددها باتجاه المناطق المحاصرة في ريف دمشق الجنوبي والغربي، الأمر الذي يهدد النواة الأمنية العسكرية الصلبة للنظام في دمشق، فيما الهدف الخاص للهجمات في ريف دمشق يتمثل في إعادة سيطرة النظام على مدن وقرى الغوطة، وإحكام القبضة على القلمون، مما سيوسع حيز السيطرة حول دمشق، ويجعل قلب النظام بعيدا عن التهديدات التي يمثلها وجود تشكيلات المعارضة العسكرية في الغوطة والقلمون.
ولا يخرج الهدف الخاص لهجمات النظام في الوسط، ولا سيما على جبهة حماه في مورك ومحيطها، عن رغبة انتقامية للنظام لخسائره في المنطقة بعد أن سيطرت قوات المعارضة عليها، وطردت قوات النظام منها، وأمنت الطريق بين المنطقة الوسطى والشمال باتجاه إدلب وحلب، حيث هجمات النظام هدفها إعادة السيطرة على حلب من جهة، وإشغال قوات المعارضة فيها عن المشاركة في القتال ضد «داعش» بشكل خاص بعد اندلاع المعارك في عين العرب – كوباني، حيث يستمر هجوم ميليشيات «داعش» منذ أسابيع.
أما الشق الآخر في الحرب المضادة المشتعلة في سوريا، فتمثله الهجمات التي يقوم بها تنظيم داعش، والتي يبدو أبرز فصولها في الهجوم على عين العرب – كوباني، دون أن يكون الوحيد. ففي وسط صمت تجري هجمات أخرى تقوم بها «داعش» في ريف حلب الشرقي لتدمير قوى المعارضة المسلحة هناك، واستعادة السيطرة على مناطق طردت «داعش» منها في الأشهر الأولى من العام الحالي، وبالتزامن مع الهجمات المسلحة للتنظيم، تتواصل محاولات تمدده الدعوي والسياسي في مناطق كثيرة، ومنها ريف دمشق والمنطقة الجنوبية، حيث تتشكل تنظيمات مسلحة صغيرة وخلايا نائمة لـ«داعش».
وسط تلك الحرب المضادة بما تتركه من نتائج كارثية على أكثر من صعيد ومستوى على السوريين، تبدو هجمات التحالف الدولي، وسياسات التحالف الدولي بشأن الحرب على الإرهاب محدودة الأثر، بل يمكن القول إن أثرها سلبي بصورة عامة، ليس لأنها لا تستهدف النظام وقواته، وهو هدف كان ينبغي أن يكون في جملة أهدافها، بل لأن القوى والتشكيلات العسكرية التي تقاوم النظام وجماعات التطرف، لا يتم التنسيق معها ولا دعمها بصورة حقيقية في المستويين السياسي والعسكري.
ففي المستوى السياسي ما زال النظام خارج معادلة الحرب على الإرهاب، فيما توالت تصريحات أميركية ركزت على أن الهدف الرئيس للعمليات ضد «داعش» هو الدفاع عن المناطق التي يهاجمها الأخير، وليس الهجوم على مناطق سيطرته وتحريرها من سيطرة التطرف والإرهاب. وفي المستوى العسكري، لم يقدم للتشكيلات المعارضة العربية والكردية مساعدات من شأنها التأثير على سير المعارك، والمثال الأبرز على ذلك معركة عين العرب – كوباني، بل إن قوات التحالف قصرت في توجيه ضربات عسكرية لميليشيات «داعش» على هذه الجبهة، رغم سهولة القيام بمثل هذا الإجراء.
خلاصة الأمر أن الحرب الجارية حاليا في سوريا لن تؤدي إلى تغييرات جوهرية في موازين القوى القائمة، بحيث يتعزز المعسكر المضاد للإرهاب المزدوج، للوقوف ضد النظام وجماعات الإرهاب والتطرف، ويتم عمليا إضعاف متزايد لمناهضي الإرهاب من الناحيتين السياسية والعسكرية. وإذا كان الهدف، كما يقال في العلن، محاربة الإرهاب والتطرف، فالمطلوب إعادة النظر فيما يتم اعتماده من سياسيات، وما يجري القيام به من خطوات، المطلوب فعلا أن تشمل الحرب ضد الإرهاب حربا على النظام، وأن يتم تقديم دعم حقيقي وفعال للقوى المناهضة للإرهاب، سواء في قتالها ضد ميليشيات «داعش» وأخواتها، أو في قتالها ضد قوات نظام الأسد.

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