Raqqa, un an après le départ de « Daech »: une ville au-dessus des tombes, des rats et de la drogue


 

Raqqa - Calligraphie
Ali al-’A’ed
2 novembre 2018

Le 20 octobre 2018, c’est-à-dire il y a quelques jours, un an est passé à la défaite de l’organisation « Daech » et à la prise du contrôle de la ville de Raqqa par les Forces démocratiques syriennes, suite au siège de plusieurs mois de la ville et de son bombardement par les avions de la coalition internationale et l’artillerie de milice, dont « l’Unités de protection du peuple » kurde qui représente sa vertèbre principale. On croyait que la phase la plus tragique de la vie de la ville était lorsque « Daech » contrôlait al-Raqqa, entre janvier 2014 et octobre 2017, non seulement à cause des pratiques de l’organisation, qui avaient dépassé toute imagination par sa brutalité à cette époque, mais aussi parce qu’elle avait servi de prétexte à une dizaine de pays « contre le terrorisme » afin de viser ses armes contre la petite ville et son gouvernorat, dont personne au monde n’aurait jamais entendu parler auparavant, depuis le film « le déluge dans le pays du Baas » réalisé par Omar Amiralay, sans l’occupation de « Daech ». Avant de quitter la ville, l’organisation a planté des milliers de mines et de pièges afin de bloquer l’avancée des « FDS », protégées par les avions de la coalition internationale, toutefois, les forces démocratiques syriennes ne se sont pas avancées dans la ville à cette époque, mais ont simplement contrôlé des zones non détruites par les avions de la coalition, laissant les mines aux civils revenus.

La ville d’Al-Raqqa s’étend sur 31 kilomètres carrés et comprend 26 districts, conformément au plan d’organisation de sa municipalité. Les estimations de destruction varient entre 30 et 90%. Mais il s’agit souvent d’une estimation selon des sources de presse, la ville n’ayant pas été visitée par une équipe d’ingénieurs pour recenser les bâtiments détruits partiellement ou complètement. Les spécialistes n’ont pas non plus identifié les proportions de destruction dans l’infrastructure de l’eau, de l’électricité, des télécommunications, hôpitaux, écoles ou rues. Ce qui est confirmé, uniquement la destruction de deux ponts, que les américains ont refusé de les reconstruire ou de les réparer car cela fait partie de l’idée de reconstruction « rejetée » par les américains et les européens avant qu’une « solution politique » ne soit trouvée en Syrie.

Si l’on adoptait un chiffre moyen de 60% entre les destructions minimales et maximales, la destruction serait de plus de 18,6 kilomètres carrés de la ville, la proportion la plus élevée de toutes les villes syriennes. Pour illustrer cela, la superficie d’Alep est de 190 kilomètres carrés, même si le pourcentage dévastateur est de 60%, comme à al-Raqqa, c’est-à-dire 114 kilomètres carrés, soit près de quatre fois la surface totale de Raqqa. Selon des statistiques non officielles, le taux de destruction dans les districts de l’est d’Alep varie de 30 à 65%, sachant que le régime syrien a exercé un pouvoir de destruction terrifiant de la région contrôlée par les factions de l’opposition. En d’autres termes, le pourcentage de destructions est légèrement supérieur à 45%, dans la moitié d’Alep seulement, à l’exclusion des quartiers à l’ouest d’Alep, qui sont restés sous le contrôle des forces et des alliés du régime.

En termes de couleurs, « Daech » peignait les murs de la ville en noir pour écrire ses slogans en blanc, mais depuis l’année dernière, les milices kurdes les ont repeint par une couleur jaune pour écrire leurs slogans en rouge. En termes d’idéologie, les « FDS » tente de diffuser les concepts de « nation démocratique » du parti kurde des travailleurs PKK, plutôt que la version de l’islam stricte de « Daech ». Les deux idéologies sont totalitaires et équivaut, voire même plus, par sa manière de mettre la pression sur la vie des gens comme à l’époque du régime d’Assad durant quatre décennies avant 2011. Même un an après le contrôle des FDS sur Raqqa, la plupart des estimations ne dépassent pas 20% le nombre de personnes déplacées et qui sont retournées et qui comptaient environ 450 000 personnes, ou 600 000 personnes, selon deux estimations différentes sur lesquelles aucun accord n’a été convenu. Le début du retour concernait al-Machlab et Rumaila les moins detruites entre les quartiers de Raqqa, d’environ 30%, contre des taux de destruction pouvant atteindre 90% dans les quartiers du centre-ville.

Intervention précoce

Plus de trois mois avant la fin de l’occupation « Daech », le Conseil de la Syrie démocratique a mis en place ce qu’il est convenu d’appeler le « Conseil civil de Raqqa », qui a mis en place, à son tour, « l’équipe d’intervention précoce » au début du mois de juin 2017. Le groupe s’est décrit comme « le résultat d’une initiative sociétale et s’efforce de trouver des solutions aux problèmes des gens à travers la surveillance de leurs souffrances au moyen de rencontres, dans le cadre de faire rétablir la stabilité dans Raqqa. Mais le Conseil a travaillé à la méthode du régime, en utilisant employant des affiliations proches selon l’appartenance tribale, la corruption l’a rapidement infiltré, conformément au nom choisi par Washington dans la recette pour « restaurer la stabilité dans Raqqa ». Les besoins des personnes touchées par la catastrophe demeurent presque inchangés: il n’y a pas d’eau potable, pas d’électricité, pas de communication, pas d’école, pas de travail productif générant des revenus, mais un travail quotidien qui ne répond pas aux besoins quotidiens des gens. Ces derniers mois, trois hôpitaux ont repris le travail (médecine moderne, gynécologie, obstétrique et enfance), ainsi que des centres médicaux et des cliniques du Croissant-Rouge financés et gérés par « MSF ». Des dizaines de médecins bénévoles ou de rapatriés à Al-Raqqa, ainsi que ceux qui travaillent dans ces hôpitaux et cliniques, tentent de se protéger du harcèlement et des vols à main armée dirigés contre leurs maisons et leurs cliniques, dans une situation d’insécurité sous l’autorité des « FDS ».

Corps inconnus

Depuis la sortie de « Daech » et l’installation des « FDS », des informations quotidiennes annoncent l’exhumations de corps sont des ruines des maisons et la découverte des charniers de civils, ainsi que d’autres appartenant aux membres de « Daech » ou des forces du régime syrien, ainsi que des corps à qui on a donné le titre « d’anonyme ». Cela s’ajoute aux cimetières individuels dans les jardins publics, dans les jardins des maisons et dans les places des mosquées détruites. Les statistiques changent quotidiennement dans ce fichier, qui ne se fermera pas bientôt. Il est regrettable que le corps de l’occupant de la maison soit « inconnu », même s’il devait être celui d’un réfugié, dans les cas où le propriétaire de la maison s’était enfui, l’absence de témoins permettant d’identifier la maison et le corps. Dans certains cas, le corps pourrait être celui d’une personne qui s’est échappé aux bombardements de la sienne, pour s’y retrouver dans la maison vide. Le résultat est qu’il a vécu privé de droits et est mort pour devenir un corps privé d’identité.

Écoles et instituts

Il existe deux organisations européennes à Raqqa qui soutiennent l’éducation de base des enfants par le biais de deux écoles qui absorbent gratuitement environ 300 enfants, tandis que les enseignants ont ouvert des instituts pouvant accueillir environ 50 000 élèves du primaire. L’estimation concerne le gouvernorat et pas seulement la ville, car on estime que les rapatriés dans la ville comptent plus de 60 000 résidents à Raqqa et pourraient atteindre 90 000 habitants. Un enseignant, qui a participé à l’ouverture d’un institut privé a déclaré que le nombre d’instituts dans la province pourrait atteindre 110, y compris des collèges et des lycées. Il a ajouté que « le nombre d’élèves varie d’un institut à l’autre, mais notre institut compte 400 étudiants et étudiantes, ce qui est très important, car le processus éducatif se déroule dans deux appartements composés de six salles seulement ». En ce qui concerne le programme, il a déclaré: « Il n’y a pas de livres dans les écoles et les instituts, mais nous étudions le programme du ministère syrien de l’Education lui-même, le seul changement dans le programme est la couleur de la couverture bleue portant le logo de l’UNICEF ».

Avenir noir

Parce que les calamités ne viennent pas individuellement, le contrôle du « FDS » sur Raqqa a conduit à la propagation de drogues bon marché, du « Captagon » aux pilules appelées « Lexus ». Selon un rapport publié par « al-Modon »  le 13 octobre, une travailleuse humanitaire aurait déclaré qu’ « à la porte extérieure de l’école d’al-Mamoun dans la vieille ville, les étudiants et les piétons peuvent voir une petite étale vendant de la nourriture pour enfants, du cannabis et du Lexus ». « Il est facile de distinguer les jeunes qui sont addicts par leur comportement dans les rues à Raqqa » ajoute t-elle. « L’un des membres des FDS a harcelé les femmes du quartier de Machlab, il y a un mois, les habitants ont manifesté avec colère, les FDS ont tiré sur eux, causant plusieurs blessés ». Le dossier de pilules narcotiques et du cannabis a besoin d’une enquête pour connaitre la principale source de drogues. Mais personne ne peut nier le rôle de « FDS » dans l’expansion du phénomène, car il s’agit d’une autorité de facto qui pour combattre le fléo, et pris pas sa propre défense contre le spectre de « Daech » et les vestiges du régime. L’autre problème est la propagation des rats et des souris à Raqqa, en raison de l’absence de services municipaux pendant des années et du manque d’hygiène dans les rues, même avant sa destruction. La bonne nouvelle est que les FDS et son conseil municipal ont décidé de rémunérer les employés de propreté de la ville le salaire le plus élevé parmi les employés de leur département afin d’inciter les jeunes à travailler dans cette région et de contribuer au nettoyage de la ville.

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Le régime veut une enquête internationale

Après que le régime syrien a exploité le déficit international pour mettre fin aux crimes commis contre les civils, ce fut à son tour de recourir aux Nations unies pour se plaindre des crimes de la coalition internationale, le ministère des Affaires étrangères du régime considère que «les charniers découverts dans la ville de Raqqa témoignent de massacres sanglants commis par l’Alliance internationale contre le peuple syrien », appelant à travers deux lettre adressées au secrétaire général des Nations unies et au président du Conseil de sécurité, pour effectuer une enquête internationale des crimes commises.

 

الرقة بعد عام من رحيل “داعش”: مدينة فوق المقابر وفئران ومخدرات
علي العائد- 2  نوفمبر 2018

في 20 أكتوبر/ تشرين الأول 2018، أي قبل أيام، مرَّت سنة كاملة على هزيمة تنظيم “داعش”، وسيطرة “قوات سورية الديمقراطية” (قسد) على الرقة، بعد أشهر من حصار المدينة وقصفها بطائرات التحالف الدولي، ومدفعية المليشيا، التي تمثل “وحدات حماية الشعب” الكردية عمودها الفقري. وكان الاعتقاد أن المرحلة الأكثر مأساوية في حياة المدينة هي سيطرة “داعش” عليها بين يناير/ كانون الثاني 2014 وأكتوبر 2017، ليس فقط بسبب ممارسات التنظيم التي فاقت في وحشيتها كل تصور خلال تلك الفترة، بل لأن ذلك أعطى الذريعة لعشرات الدول “المعادية للإرهاب” كي تصوب أسلحتها نحو المدينة الصغيرة ومحافظتها التي لم يسمع العالم بوجودها منذ فيلم “طوفان في بلاد البعث” للراجل عمر أميرالاي، لولا احتلال “داعش”. وقبل خروجه من المدينة، زرع عناصر “داعش” آلاف الألغام والشراك فيها، بهدف إعاقة تقدم “قسد”، المحمية من الجو بطائرات التحالف الدولي، لكن “قوات سورية الديمقراطية” لم تتقدم في المدينة وقتها، بل اكتفت بالسيطرة على مساحات لم تدمرها طائرات التحالف، ما ترك الألغام من نصيب المدنيين العائدين.

وتبلغ مساحة مدينة الرقة 31 كيلومتراً مربعاً، وتضم 26 حياً، وفق المخطط التنظيمي لبلديتها. وتتفاوت تقديرات نسبة الدمار بما بين 30 و90 في المائة. لكن كل هذا الأمر عبارة عن تقديرات لمصادر صحافية غالباً، إذ لم يزر المدينة فريق من المهندسين ليحصي المباني المدمرة كلياً أو جزئياً. كما لم يقدر مختصون نسب الدمار في البنية التحتية للمياه والكهرباء والاتصالات، والمستشفيات، والمدارس، أو الشوارع. المؤكد فقط هو تدمير الجسرين، ورفض الأميركيين إعادة بنائهما، أو ترميمهما، لأن ذلك ينتمي إلى فكرة “إعادة الإعمار” المرفوضة أميركياً وأوروبياً قبل إنجاز “الحل السياسي” في سورية.
ولو تم اعتماد رقم وسطي بين الحد الأدنى والأعلى للدمار هو 60 في المائة، فإن الدمار سيكون قد طاول أكثر من 18.6 كيلومتراً مربعاً من مساحة المدينة، وهي النسبة الأعلى من الدمار بين كل المدن السورية. وللتدليل على ذلك، فإن مساحة مدينة حلب 190 كيلومتراً مربعاً، ولو كانت النسبة المدمرة منها 60 في المائة، مثل الرقة، فإن ذلك يعادل 114 كيلومتراً مربعاً، أي ما يقترب من أربعة أضعاف المساحة الكلية للرقة. لكن إحصاءات غير رسمية تقول إن نسبة الدمار في أحياء حلب الشرقية تراوح بين 30 و65 في المائة، إذ إن النظام السوري هو الذي كان يمتلك القوة التدميرية المرعبة للمنطقة التي كانت تسيطر عليها فصائل المعارضة. أي أن نسبة الدمار وسطياً تزيد قليلاً عن 45 في المائة، في نصف حلب فقط، إذا استثنينا أحياء حلب الغربية التي بقيت تحت سيطرة قوات النظام وحلفائه.

من حيث الألوان، كان “داعش” يطلي جدران المدينة باللون الأسود ليكتب شعاراته بالأبيض، فعوضتها المليشيات الكردية، خلال السنة الماضية، باللون الأصفر لكتابة شعاراتها بالأحمر. ومن حيث العقيدة، تحاول “قسد” نشر مفاهيم “الأمة الديمقراطية” لحزب العمال الكردستاني، بدلاً من النسخة المتشددة لإسلام “داعش”. وكلتا الإيديولوجيتين شمولية تتساوى، أو تزيد، في تضييقها على حياة الناس مع ما كان يمارسه نظام الأسدين خلال أربعة عقود قبل العام 2011. وحتى بعد مرور عام على سيطرة “قسد” على الرقة، لا تتجاوز معظم التقديرات عن عودة النازحين 20 في المئة من السكان الذين كان عددهم يبلغ نحو 450 ألف نسمة، أو 600 ألف نسمة، في تقديرين مختلفين غير متفق عليهما. وبداية العودة كانت إلى المشلب والرميلة الأقل دماراً بين أحياء الرقة، بنسبة تقارب 30 في المائة، بالمقارنة مع نسب دمار تصل إلى 90 في المائة في أحياء وسط المدينة.

التدخل المبكر

وقبل أكثر من ثلاثة أشهر من زوال احتلال “داعش”، أسس “مجلس سورية الديمقراطية” ما يُسمى بـ”مجلس الرقة المدني”، الذي أسس بدوره “فريق التدخل المبكر”، مطلع يونيو/ حزيران 2017. الفريق وصف نفسه بأنه “نتاج مبادرة مجتمعية، ويعمل على إيجاد الحلول لمشاكل الأهالي، من خلال رصد معاناتهم عبر جلسات معهم في إطار إعادة الاستقرار إلى الرقة”. لكن المجلس عمل على طريقة النظام، عبر توظيف المعارف والمقربين وفق الانتماءات العشائرية، فتسلل الفساد إليه باكراً، انسجاماً مع اسمه الذي اختارته واشنطن من ضمن وصفة “إعادة الاستقرار إلى الرقة”. ولا يزال حال احتياجات أهل الرقة المنكوبين على ما هو عليه تقريباً، فلا مياه نظيفة، ولا كهرباء، ولا اتصالات، ولا مدارس، ولا عمل منتج للدخل، بل أعمال مياومة لا تسد حتى حاجة الناس اليومية. وفي الشهور الماضية، عادت ثلاثة مستشفيات، هي الطب الحديث والمشهداني والتوليد والأطفال، إلى العمل، بالإضافة إلى مراكز طبية تابعة للهلال الأحمر، وعيادات ممولة ومدارة من قبل منظمة “أطباء بلا حدود”. ويحاول عشرات الأطباء المتطوعين، أو العائدين إلى الرقة، والعاملين في هذه المستشفيات والعيادات، حماية أنفسهم من المضايقات والسطو المسلح على بيوتهم وعياداتهم، في ظل انفلات الحالة الأمنية تحت سلطة “قسد”.

جثث مجهولة

ومنذ خروج “داعش” وحلول “قسد”، هناك أخبار يومية عن انتشال جثث من تحت أنقاض البيوت، واكتشاف مقابر جماعية لمدنيين، وأخرى لعناصر من “داعش”، أو لعناصر من قوات النظام السوري، بالإضافة إلى جثث تحت عنوان “مجهولي الهوية”. هذا عدا عن المقابر الفردية في الحدائق العامة، وفي حدائق المنازل، وساحات الجوامع المدمرة. والإحصائية تتغير يومياً في هذا الملف الذي لن يُغلق قريباً. والمحزن أن تكون جثة ساكن البيت “مجهولة الهوية”، حتى لو كانت تعود لنازح إلى الرقة، في الحالات التي يكون فيها مالك المنزل قد فر، وعدم وجود شهود للتعرف على البيت، والجثة. وفي حالات محتملة، قد يكون صاحب الجثة لجأ إلى بيت لا سكان فيه هرباً من القصف. والنتيجة أنه عاش محروماً من الحقوق، ومات ليصبح جثة محرومة من الهوية.

المدارس والمعاهد

توجد في الرقة منظمتان أوروبيتان تدعمان التعليم الأساسي للأطفال، من خلال مدرستين تستوعبان نحو 300 طفل مجاناً، بينما افتتح معلمون معاهد لاستيعاب ما يُقدر بـ50 ألف طالب في المرحلة الابتدائية. والتقدير يخص المحافظة، وليس المدينة فقط، كون التقديرات عن العائدين إلى المدينة تزيد على 60 ألف ساكن في الرقة، وقد تصل إلى 90 ألف ساكن. وقال معلم، شارك في افتتاح أحد المعاهد الخاصة، لـ”العربي الجديد”، إن عدد المعاهد في المحافظة قد يصل إلى 110، منها ما يُدرس طلاب الشهادتين الإعدادية والثانوية. وأضاف “أعداد التلاميذ متفاوتة بين المعاهد، لكن عددهم في معهدنا 400 طالب وطالبة، وهو عدد كبير جداً، كون العملية التعليمية تتم في شقتين سكنيتين مؤلفتين من ست غرف فقط”. أما عن المنهاج التعليمي، فقال “لا توجد كتب في المدارس والمعاهد، لكننا ندرس منهاج وزارة التربية السورية ذاته. التغيير الوحيد في المنهاج هو لون الغلاف الأزرق الذي يحمل شعار اليونيسيف”.

مستقبل أسود

ولأن المصائب لا تأتي فرادى، فقد أدت سيطرة “قسد” على الرقة إلى انتشار المخدرات الرخيصة، من “الكبتاغون” إلى حبوب تدعى “لكزس”. ووفق تقرير نشره موقع “المدن” في 13 أكتوبر الحالي، قالت عاملة في مجال الإغاثة إنه “على الباب الخارجي لمدرسة المأمون داخل المدينة القديمة، يمكن للطلاب والمارة رؤية بسطة تبيع بعض مأكولات الأطفال، والحشيش، وحبوب لكزس”. وأضافت “من السهولة تمييز الشباب المحبحبين (أي متعاطي الحبوب)، من سلوكهم في شوارع الرقة. أحد عناصر قسد المتعاطين تحرّش بنساء من المشلب، قبل نحو شهر، فردّ السكان بالتظاهر غضباً، لتطلق قسد النار عليهم، ما أوقع عدداً من الجرحى”. وملف الحبوب المخدرة والحشيش شائك، ويحتاج إلى تحقيق استقصائي لمعرفة المصدر الرئيسي للمخدرات. لكن لا يمكن لأحد إنكار دور “قسد” في تمدد الظاهرة، إذ إنها كسلطة أمر واقع تتراخى في مكافحتها، لانشغالها بالدفاع عن نفسها ضد شبح “داعش” وفلول النظام. الملف الآخر الشائك هو انتشار الجرذان والفئران في الرقة، نتيجة غياب الخدمات البلدية لأعوام، وانعدام النظافة في الشوارع، حتى قبل تدميرها. الخبر المفرح أخيراً هو لجوء “قسد”، ومجلسها المدني، إلى منح عمال النظافة في الرقة أعلى راتب بين العاملين في الإدارات التابعة لها، في محاولة منها لتشجيع الشباب على العمل في هذا المجال، والمساهمة في تنظيف المدينة٠

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النظام يريد تحقيقا دوليا

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بعدما استغل النظام السوري العجز الأممي عن التحرك لوضع حد للجرائم التي ارتكبها بحق المدنيين، جاء دوره للجوئ إلى الأمم المتحدة للشكوى من جرائم التحالف الدولي، إذ اعتبرت وزارة الخارجية التابعة للنظام أن «المقابر الجماعية التي تم اكتشافها في مدينة الرقة دليل على المجازر الدموية التي ارتكبها التحالف الدولي ضد الشعب السوري»، داعية في رسالتين للأمين العام للآمم المتحدة ورئيس مجلس الأمن، لإجراء تحقيق دولي بهذه الجرائم.

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Violations commises par les services de sécurité du régime – arrestations arbitraires


Général---arrestations

L’attention des médias qui se sont fixés dernièrement sur la province d’Idleb contribuent à mettre à l’ombre les violations commises par les services de sécurité du régime dans le gouvernorat de Daraa, qui ont lancé la politique d’extension progressive et systématique des arrestations, ce qui craint qu’elles ne se développent davantage, ainsi que le manque de moyens pour les contrôler.

شنّت قوات النظام السوري، اليوم السبت، حملة اعتقالات بحق منتسبين سابقين لـ”الجيش الحر”، في مدينة الحارة بريف درعا، على خلفية مقتل ضابطٍ وعنصرين باشتباكات مع مجهولين.

وقال الناشط الإعلامي، محمد الحوراني، لـ”العربي الجديد” إن قوات النظام اعتقلت أربعة مدنيين في مدينة الحارة، واقتادتهم إلى مكان مجهول.

وأوضح الحوراني، أن المدينة تشهد توتراً منذ فجر الجمعة، حيث جرت اشتباكات بين مجهولين وعناصر من النظام، أدت إلى مقتل ضابط وعنصرين من الأخير.

ولم تلتزم قوات النظام ببنود الاتفاق الذي وقعه “الجيش الحر” مع روسيا، وشنّت العديد من حملات الاعتقال في عموم المحافظة، واقتادت الشباب للخدمة العسكرية.

كما اعتقلت عدداً من المقاتلين السابقين في صفوف الجيش السوري الحر، ورفضت منح طلاب الجامعات ممن أجروا “تسوية وضع”، تأجيلاً للخدمة العسكرية الإلزامية، بموجب طلب تأجيل صادر عن جامعاتهم.

وعلى خلفية ذلك، دعا ناشطون من مدينة بصرى الشام إلى التظاهر يوم الجمعة، للتنديد بتصرفات عناصر النظام ومطالبة روسيا بالتزاماتها التي تعهدت بها في الاتفاق مع فصائل المعارضة.

وتوصل “الجيش الحر” وروسيا في 18 يوليو/ تموز 2018 لاتفاق نص على تسليم السلاح الثقيل والمتوسط، وتهجير الرافضين إلى الشمال السوري، و”تسوية” وضع الشبان المطلوبين للخدمة العسكرية.

 

Les “FDS” continuent les arrestations à Raqqa et des inconnus attaquent ses membres

(…) Des combattants des Forces Démocratiques Syriennes « FDS » ont lancé une campagne d’arrestations de nombreux jeunes de la ville de la Tabqa, afin de les ramener à la conscription obligatoire dans les rangs de « FDS ». Elles ont procédé à l’arrestation d’un certain nombre de personnes dans le village de Tiyana, dans la banlieue sud de Deir Ez-Zor, pour des raisons inconnues.
D’autre part, les médias locaux ont révélé l’échec des pourparlers entre le régime syrien et les “Forces démocratiques syriennes” sur l’accord de gestion des zones situées à l’est du pays.

هاجم مسلحون مجهولون، صباح اليوم الجمعة، دورية أمنية تابعة لـ”مجلس الرقة المدني”، ما أدى إلى مقتل أحد المهاجمين وجرح عنصر من الدورية في مدينة الرقة، شمالي شرقي سورية.

وقالت مصادر محلية إن الاشتباك وقع على طريق العدنانية عند الجسر المتحرك بمدينة الرقة، طوقت على أثره قوات الأمن المحلية المكان وسحبت جثة القتيل.

وتتكرر في الآونة الأخيرة عمليات مهاجمة عناصر من “وحدات حماية الشعب” الكردية و”قسد” من جانب مجهولين أو من قبل عناصر تنظيم “داعش”.

إلى ذلك، شن عناصر “قسد” حملة اعتقالات طاولت العديد من الشبان في مدينة الطبقة بهدف سحبهم إلى التجنيد الإجباري في صفوف “قسد”. كما اعتقل عناصر “قسد” عدداً من الأشخاص في قرية الطيانة بريف دير الزور الجنوبي الشرقي، لأسبابٍ مجهولة.

على صعيد آخر، كشفت وسائل إعلام محلية عن فشل المحادثات بين النظام السوري و”قوات سورية الديمقراطية” بشأن الاتفاق على إدارة المناطق الخاضعة للأخيرة في شرقي البلاد.

وقال مصدر لموقع “باسنيوز” المحلي الكردي، إن “هدف النظام من وراء إجراء المحادثات مع مجلس سورية الديمقراطية هو توجيه رسائل سياسية وعسكرية إلى تركيا لإجبارها على تقديم تنازلات في جبهة إدلب”، بحسب وصفه.

 

Daraa: des arrestation en nombre des chef des “factions de la réconciliation”

درعا: اعتقالات بالجملة لقادة “فصائل التسوية”

قتيبة الحاج علي | الخميس 13/09/2018

سرعان ما انقلبت أجهزة النظام الأمنية على قادة “فصائل التسوية” في درعا، مطلقة حملة اعتقالات طالت عدداً منهم، عدا عن عشرات المدنيين ومقاتلي المعارضة السابقين.

حملة الاعتقالات بدأت قبل أسابيع في اللجاة من ريف درعا الشرقي، وطالت العشرات بذريعة الانتماء لتنظيم “الدولة الإسلامية”، قبل أن تتدخل الشرطة العسكرية الروسية لوقف الحملة. أجهزة النظام الأمنية أفرجت عن عدد قليل من المعتقلين.

الحملة الأمنية تمددت إلى معظم البلدات المحاذية لريف السويداء الغربي. في بلدة رخم في ريف درعا الشرقي، تصادمت “قوات شباب السنة”، التي ما زالت تسيطر على عدد من البلدات تحت الضمانة الروسية، مع قوات من “المخابرات الجوية” التي داهمت منزل القيادي في الفصيل صابر الدكاك، بهدف اعتقاله بذريعة انتمائه لتنظيم “داعش” قبيل التحاقه بـ”شباب السُنّة” رغم انضمامه لاتفاقية “التسوية”. وتعرض الدكاك للإصابة، بعد تبادل إطلاق النيران.

المواجهة بين “قوات شباب السنة”، المدعومة روسياً، و”المخابرات الجوية” تصاعدت بعد إقدام “شباب السنة” على أسر 5 عناصر من “الجوية” بغرض المبادلة بهم على الدكاك. وتدخلت الشرطة العسكرية الروسية، وتوصل الطرفان لاتفاق بإطلاق سراح العناصر الخمسة، مقابل “ضمانات” بالإفراج عن القيادي المصاب، بعد انتهاء علاجه.

نجاح “قوات شباب السنة” في حماية قادتها من الاعتقال، لم ينسحب على فصائل المعارضة الأخرى. فرع “الأمن العسكري” بدأ منذ مطلع أيلول/سبتمبر، بحملة اعتقالات طالت قياديين في “فصائل التسوية” أبرزهم القيادي السابق في “ألوية العمري” فارس أديب البيدر، الذي اعتقل في مدينة درعا رغم حصوله على بطاقة “التسوية”. وتكفل البطاقة لصاحبها التنقل بحرية دون تعرضه للاعتقال. وأكد مقربون من البيدر أن الاعتقال تم بطلب شخصي من رئيس فرع “الأمن العسكري” العميد لؤي العلي، على خلفية مقتل أحد أقاربه على يد القيادي البيدر قبل سنوات.

وعلى خلفية اعتقال البيدر، نشر القيادي في “غرفة عمليات البنيان المرصوص” سابقاً أدهم الكراد، تسجيلاً صوتياً طالب فيه بـ”وقفة إزاء هذه الاعتقالات” محذراً من أنها ستطال “الجميع”. كما ألمح الكراد إلى أن أعداداً كبيرة غير راضية عن اتفاقية “التسوية”، محذراً من أن استمرارها سيدفع نحو إعادة الأمور إلى ما كانت عليه قبل سنوات.

كذلك طالت الحملة الأمنية مدنيين ومقاتلين سبق وتلقوا العلاج خلال السنوات الماضية في المشافي الإسرائيلية، وذلك بتهمة “العمالة لإسرائيل”. وأبرز هؤلاء المعتقلين قائد “لواء المنصور” في مدينة نوى أيهم الجهماني، الذي عاد من المشافي الإسرائيلية قبل أشهر قليلة. والجهماني هو ملازم أول منشق عن قوات النظام. واعتقل ضمن التهمة ذاتها أكثر من 15 مدنياً ومقاتلاً في ريف درعا الشمالي الغربي، ما يدلّ على أنه بات لدى النظام معلومات حول الجرحى والمرضى الذين تلقوا العلاج في المشافي الإسرائيلية خلال السنوات الماضية.

وانتشرت مخاوف من استخدام النظام لدعاوى الحق الشخصي كذريعة لاعتقال قادة وعناصر الفصائل، بعدما تم اعتقال القيادي في “المجلس العسكري في مدينة الحارة” أحمد محمد الفروخ، بعد دعوى شخصية تقدم بها أحد أهالي المدينة يتهمه بارتكاب جريمة قتل خلال سيطرة المعارضة على المدينة. ولا يُعلم مدى مصداقية الدعوى، ولا إن كانت كيدية، ولا الفترة الزمنية اللازمة للبت فيها. وسيبقى الفروخ موقوفاً، طيلة فترة “المحاكمة”.

الاعتقالات طالت كذلك عناصر وقادة التحقوا بصفوف مليشيات النظام. واعتقل فرع “الأمن العسكري” القيادي السابق في “الفيلق الأول” في مدينة الشيخ مسكين صلاح عدنان الخلف، أثناء عودته إلى محافظة درعا قادماً من محافظة إدلب التي يتواجد على أطرافها بعد انضمامه إلى “قوات النمر”. واعتقل مع الخلف ثلاثة عناصر مرافقين له، من دون تحديد التهمة الموجهة إليهم بشكل مباشر.

ورغم تنوع التهم التي وجهتها أجهزة النظام الأمنية للمعتقلين، إلا أن تهمة الانتماء لتنظيمي “داعش” و”جبهة النصرة” تبقى الأكثر انتشاراً، بعد استخدامها كذريعة لاعتقال العشرات من أبناء منطقة حوض اليرموك ومدينة الشيخ مسكين وبلدة عتمان. وأكد مصدر حقوقي لـ”المدن”، أن عدد المعتقلين بتهمة الانتماء لـ”داعش” تجاوز 110 معتقلاً، بينهم مقاتلون في فصائل المعارضة ومدنيون ونساء وأطفال يُعتقد أنهم من عوائل عناصر التنظيم. هذا من دون احتساب المقاتلين ممن تم أسرهم أو سلموا أنفسهم خلال الحملة العسكرية الأخيرة للنظام، وما تبعها من اتفاقيات “تسوية”. ومن ضمن المعتقلين قائد “لواء المدينة المنورة” الملقب أبو نبيل، والقيادي السابق في “هيئة تحرير الشام” الملقب سنجر الزعبي.

ويساعد الاهتمام الإعلامي الكبير المُسلط على محافظة إدلب، في إبعاد الضوء عن الانتهاكات التي تمارسها فروع الأجهزة الأمنية في محافظة درعا، التي بدأت انتهاج سياسة التوسع في عمليات الاعتقال بشكل تدريجي ومنهجي، وسط مخاوف أن تتوسع أكثر، بالترافق مع غياب القدرة والوسائل على ضبطها..

Le Syrian Human Rights Network a recensé au moins 4 082 cas d’arrestations arbitraires enregistrées au premier semestre de 2018, dont 667 en juin.
05 juillet  2018

Syrie. Carnage et dévastation à Raqqa après la « guerre d’anéantissement » dirigée par les États-Unis


  • Amnesty International a enquêté sur le terrain dans la ville dévastée.
  • La coalition dirigée par les États-Unis a utilisé de nombreuses munitions explosives imprécises dans des zones peuplées de civils.
  • Même les bombes de précision de la coalition ont fait un nombre effroyable de victimes parmi la population civile.
  • La coalition a tué des centaines de civils pour finalement laisser partir les combattants de l’État islamique. 

Au milieu des ruines de Raqqa, les habitants ne comprennent pas pourquoi les forces de la coalition menée par les États-Unis ont détruit la ville, tuant des centaines de civils, dans le but de la « libérer » du groupe armé se désignant sous le nom d’État islamique (EI), a déclaré Amnesty International dans un nouveau rapport publié à la veille du premier anniversaire du lancement de cette offensive. 

Les chercheurs de l’organisation se sont rendus sur 42 sites touchés par des frappes aériennes de la coalition aux quatre coins de la ville dévastée et ont interrogé 112 habitants ayant survécu au carnage et perdu des proches. 

Les récits détaillés figurant dans le rapport Syrie. La « guerre d’anéantissement » a fait des ravages dans la population civile à Raqqa mettent sérieusement à mal les affirmations répétées de la coalition selon lesquelles ses forces ont fait le nécessaire pour limiter au maximum les pertes civiles. Ce rapport donne quatre exemples emblématiques de familles civiles qui ont été lourdement touchées par les bombardements aériens incessants. À elles quatre, elles ont perdu 90 proches et voisins – dont 39 d’une même famille –, presque tous tués par des frappes de la coalition. 

Ces cas sont loin d’être isolés et prouvent clairement que de nombreuses attaques de la coalition ayant fait des morts et des blessés parmi les civils et détruit des habitations et des infrastructures ont bafoué le droit international humanitaire.

« Quand tant de civils sont tués attaque après attaque, c’est clairement qu’il y a un problème ; cette tragédie est en outre aggravée par l’absence d’enquêtes, plusieurs mois après les faits. Les victimes méritent que justice leur soit rendue », a déclaré Donatella Rovera, principale conseillère d’Amnesty International pour les situations de crise.

Les affirmations de la coalition selon lesquelles sa campagne de bombardements aériens de précision lui a permis de chasser l’EI de Raqqa en faisant très peu de victimes civiles ne résistent pas à un examen approfondi. Sur le terrain, nous avons vu à Raqqa un niveau de destruction comparable à celui que nous avons pu constater dans toutes les zones de guerre où nous nous sommes rendus depuis des décennies.

Donatella Rovera, principale conseillère d’Amnesty International pour les situations de crise

« Les affirmations de la coalition selon lesquelles sa campagne de bombardements aériens de précision lui a permis de chasser l’EI de Raqqa en faisant très peu de victimes civiles ne résistent pas à un examen approfondi. Sur le terrain, nous avons vu à Raqqa un niveau de destruction comparable à celui que nous avons pu constater dans toutes les zones de guerre où nous nous sommes rendus depuis des décennies. 

« Durant les quatre années où il a contrôlé la ville, l’EI a commis de nombreux crimes de guerre. Toutefois, ces violations – dont l’utilisation de civils comme boucliers humains – ne dégagent pas la coalition de son obligation de prendre toutes les précautions possibles pour limiter les dommages infligés aux civils. C’est l’utilisation répétée d’armes explosives dans des zones d’habitation, où la coalition savait pourtant que des civils étaient piégés, qui est la cause de la dévastation de la ville et du nombre si important de morts et de blessés. Même avec des armes de précision, tout repose dans le choix des cibles. »

Une « guerre d’anéantissement » 

Peu avant le lancement de cette campagne militaire, le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, avait promis une « guerre d’anéantissement » de l’EI.

L’opération menée par la coalition sous la direction des États-Unis du 6 juin au 12 octobre 2017 pour chasser l’EI de sa « capitale » autoproclamée, Raqqa, a fait des milliers de morts et de blessés parmi la population civile et a détruit la majeure partie de la ville. Des habitations, des bâtiments publics et privés et des infrastructures ont été réduits à l’état de ruines ou trop endommagés pour pouvoir être réparés.

Les habitants se sont trouvés piégés tandis que les combats faisaient rage dans les rues de Raqqa entre les militants de l’EI et les combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS) sous direction kurde, soutenus par les frappes aériennes et les tirs d’artillerie incessants de la coalition. L’EI a placé des mines sur les voies de sortie de la ville et a tiré sur les personnes qui essayaient de s’enfuir. Plusieurs centaines de civils ont été tués chez eux ou dans les lieux où ils s’abritaient, ou ont trouvé la mort alors qu’ils tentaient de fuir.

Les forces américaines, britanniques et françaises de la coalition ont conduit des dizaines de milliers de frappes aériennes et les forces américaines ont reconnu avoir procédé à 35 000 tirs d’artillerie pendant l’offensive sur Raqqa. Plus de 90 % des frappes aériennes ont été menées par les forces américaines.

« Un haut responsable militaire américain a déclaré que jamais autant d’obus n’avaient été tirés sur un même lieu depuis la guerre du Viêt-Nam. Les tirs d’obus n’étant précis qu’à 100 mètres près, il n’est pas étonnant que les victimes civiles aient été si nombreuses », a déclaré Donatella Rovera. 

Un carnage parmi la population civile

Le rapport d’Amnesty International mentionne des victimes de tous milieux socioéconomiques et de tous âges (la plus jeune étant une petite fille d’un an et la plus âgée un octogénaire respecté). Certaines ont été contraintes de rester dans la ville car elles étaient trop pauvres pour payer des passeurs pour les faire sortir ; d’autres sont restées car, ayant travaillé toute leur vie, elles avaient trop à perdre en laissant leur maison ou leur entreprise derrière elles.

Leurs histoires poignantes et l’ampleur des pertes contrastent fortement avec les affirmations répétées de la coalition selon lesquelles elle a fait tout ce qu’elle pouvait pour limiter le nombre de victimes civiles. En septembre 2017, au plus fort du conflit, le général de corps d’armée Stephen Townsend, commandant américain de la coalition, a écrit qu’il n’y avait « jamais eu une campagne aérienne plus précise dans toute l’histoire des conflits armés ». 

Ce n’est pas ce que disent les habitants de Raqqa, comme Munira Hashish, qui a survécu à une frappe aérienne : « Ceux qui sont restés sont morts et ceux qui ont essayé de s’enfuir sont morts aussi. Nous n’avions pas les moyens de payer les passeurs ; nous étions piégés. » Elle et ses enfants ont finalement réussir à s’enfuir à travers un champ de mines « en marchant dans le sang de ceux qui avaient explosé en essayant de fuir avant nous »

« Ceux qui sont restés sont morts et ceux qui ont essayé de s’enfuir sont morts aussi. Nous n’avions pas les moyens de payer les passeurs ; nous étions piégés. » Elle et ses enfants ont finalement réussir à s’enfuir à travers un champ de mines « en marchant dans le sang de ceux qui avaient explosé en essayant de fuir avant nous »

Les quatre familles dont il est question dans le rapport ont vécu un calvaire.

La famille Aswad est une famille de commerçants qui avaient travaillé dur toute leur vie pour se construire une maison à Raqqa. Certains de ses membres sont restés pour protéger leurs biens des pillages, trouvant refuge à la cave. Cependant, le 28 juin, une frappe aérienne de la coalition a détruit le bâtiment, tuant huit civils – en majorité des enfants. Un autre membre de la famille a perdu la vie en marchant sur une mine posée par l’EI quand il est revenu dans la ville plusieurs jours plus tard pour essayer de récupérer les corps. 

Bien qu’elle ait tenté à plusieurs reprises de fuir, la famille Hashish a perdu au mois d’août 17 de ses membres en l’espace de deux semaines, principalement des femmes et des enfants. Neuf ont été tués par une frappe aérienne de la coalition, sept sont morts en tentant de fuir sur une route minée par l’EI, et deux autres ont été victimes d’un tir de mortier des FDS.

Le cas de la famille Badran est peut-être celui qui illustre le mieux le calvaire vécu par les civils piégés à Raqqa. En quelques semaines, 39 membres de cette famille ont été tués lors de quatre frappes aériennes distinctes menées par la coalition, alors que la famille tentait désespérément d’éviter les lignes de front très mouvantes en changeant régulièrement d’endroit dans la ville.

« Nous pensions que les forces qui venaient chasser Daesh [l’EI] savaient ce qu’elles faisaient et s’en prendraient à Daesh en épargnant les civils. Nous étions naïfs. Quand nous avons réalisé à quel point la situation était devenue dangereuse partout, il était trop tard ; nous étions piégés », a déclaré Rasha Badran à Amnesty International. Après avoir tenté de fuir à plusieurs reprises, elle et son mari ont finalement réussi à s’échapper ; ils ont perdu toute leur famille, dont leur unique enfant, une petite fille d’un an prénommée Tulip, dont ils ont enterré le petit corps près un arbre.

Ruines à Raqqa

Enfin, le cas de la famille Fayad montre que les bombardements intensifs menés par la coalition dans les dernières heures de la bataille ont anéanti des familles entières dans le quartier d’Harat al Badu, dans le centre de Raqqa, où l’on savait que les combattants de l’EI utilisaient des civils comme boucliers humains. La mort de Mohammed « Abu Saif » Fayad et de 15 autres membres de cette famille et voisins dans les frappes aériennes de la coalition aux premières heures du 12 octobre semble d’autant plus absurde que, quelques heures plus tard, les FDS et la coalition ont conclu un accord avec l’EI autorisant ses combattant restants à sortir de la ville sans être inquiétés.

« Si c’était pour finalement laisser sortir les combattants de l’EI en toute impunité, quel intérêt militaire la coalition et ses alliés des FDS avaient-ils à détruire presque entièrement la ville et à tuer autant de civils ? », s’est interrogé Benjamin Walsby, chercheur sur le Moyen-Orient à Amnesty International

De possibles crimes de guerre

Les frappes de la coalition décrites dans le rapport ne sont que quelques exemples parmi beaucoup d’autres. Des preuves solides montrent que les frappes aériennes et les tirs d’artillerie de la coalition ont tué et blessé des milliers de civils, touchés notamment par des attaques disproportionnées ou aveugles qui sont contraires au droit international humanitaire et pourraient constituer des crimes de guerre. 

Amnesty International a écrit aux autorités américaines, britanniques et françaises en charge de la défense, dont les forces ont mené les frappes aériennes sur Raqqa, pour leur demander des informations complémentaires sur ces cas et sur d’autres attaques. Elle les a interrogées sur les tactiques de la coalition, ses moyens et méthodes d’attaque, le choix de ses cibles et les précautions prises lors de la planification et de la mise en œuvre de ses opérations, et leur a demandé si des enquêtes avaient été ouvertes jusqu’à présent. 

L’organisation appelle les membres de la coalition à mener des enquêtes impartiales et approfondies sur les allégations de violations et sur les victimes civiles, ainsi qu’à reconnaître publiquement l’ampleur et la gravité des pertes de vies civiles et des destructions de biens de caractère civil à Raqqa.

Les membres de la coalition doivent rendre publiques les conclusions de ces enquêtes, ainsi que toutes les informations sur les frappes qui sont nécessaires pour évaluer dans quelle mesure ils ont respecté le droit international humanitaire. Ils doivent également revoir les procédures qui leur servent à déterminer la crédibilité des accusations concernant les pertes civiles et veiller à ce que les victimes de violations reçoivent justice et réparation. Enfin, ils ont la responsabilité d’apporter une aide plus conséquente qu’actuellement au travail colossal de déminage et de reconstruction qui est en cours à Raqqa. 

Enfin, le cas de la famille Fayad montre que les bombardements intensifs menés par la coalition dans les dernières heures de la bataille ont anéanti des familles entières dans le quartier d’Harat al Badu, dans le centre de Raqqa, où l’on savait que les combattants de l’EI utilisaient des civils comme boucliers humains. La mort de Mohammed « Abu Saif » Fayad et de 15 autres membres de cette famille et voisins dans les frappes aériennes de la coalition aux premières heures du 12 octobre semble d’autant plus absurde que, quelques heures plus tard, les FDS et la coalition ont conclu un accord avec l’EI autorisant ses combattant restants à sortir de la ville sans être inquiétés.

« Si c’était pour finalement laisser sortir les combattants de l’EI en toute impunité, quel intérêt militaire la coalition et ses alliés des FDS avaient-ils à détruire presque entièrement la ville et à tuer autant de civils ? », s’est interrogé Benjamin Walsby, chercheur sur le Moyen-Orient à Amnesty International

De possibles crimes de guerre

Les frappes de la coalition décrites dans le rapport ne sont que quelques exemples parmi beaucoup d’autres. Des preuves solides montrent que les frappes aériennes et les tirs d’artillerie de la coalition ont tué et blessé des milliers de civils, touchés notamment par des attaques disproportionnées ou aveugles qui sont contraires au droit international humanitaire et pourraient constituer des crimes de guerre. 

Amnesty International a écrit aux autorités américaines, britanniques et françaises en charge de la défense, dont les forces ont mené les frappes aériennes sur Raqqa, pour leur demander des informations complémentaires sur ces cas et sur d’autres attaques. Elle les a interrogées sur les tactiques de la coalition, ses moyens et méthodes d’attaque, le choix de ses cibles et les précautions prises lors de la planification et de la mise en œuvre de ses opérations, et leur a demandé si des enquêtes avaient été ouvertes jusqu’à présent. 

L’organisation appelle les membres de la coalition à mener des enquêtes impartiales et approfondies sur les allégations de violations et sur les victimes civiles, ainsi qu’à reconnaître publiquement l’ampleur et la gravité des pertes de vies civiles et des destructions de biens de caractère civil à Raqqa.

Les membres de la coalition doivent rendre publiques les conclusions de ces enquêtes, ainsi que toutes les informations sur les frappes qui sont nécessaires pour évaluer dans quelle mesure ils ont respecté le droit international humanitaire. Ils doivent également revoir les procédures qui leur servent à déterminer la crédibilité des accusations concernant les pertes civiles et veiller à ce que les victimes de violations reçoivent justice et réparation. Enfin, ils ont la responsabilité d’apporter une aide plus conséquente qu’actuellement au travail colossal de déminage et de reconstruction qui est en cours à Raqqa. 

 

https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2018/06/syria-raqqa-in-ruins-and-civilians-devastated-after-us-led-war-of-annihilation/

Syria: Raqqa in ruins and civilians devastated after US-led ‘war of annihilation’

سوريا: مدينة الرقَّة تحولت إلى أنقاض والمدنيون يعانون أهوال الدمار في أعقاب “حرب الإبادة” التي يشنُّها التحالف بقيادة الولايات المتحدة

الرقة السورية… مسرح توتر عربي كردي تحاول أميركا تطويقه


Extermination-Kurde-des-Assyriens.Web

La ville syrienne Raqqa … devient un théâtre de tension entre arabes et kurdes que les Amériques tentent de contenir

Amin Al-Assi
30 mai 2018

Un conflit s’est émergé récemment dans la ville syrienne « Raqqa », entre des forces soutenues par les États-Unis, une faction solide kurde et une brigade faisant partie de l’Armée syrienne libre, dont le coeur du conflit sur le sort de cette vaste province stratégiquement importante. Il semblerait que la coalition internationale ait rapidement entouré ce différend, car l’escalade pourrait embrouiller les cartes dans l’est de la Syrie, notamment avec l’émergence du mécontentement populaire contre les tentatives des partis kurdes de dominer la région à majorité arabe, tandis que des sources locales confirment que ces troubles pourraient devenir une désobéissance civile.

Des affrontements ont éclaté dimanche dernier, entre les combattants « de la Brigade Révolutionnaire de Raqqa » et les « forces démocratiques de la Syrie » (FDS), que les unités kurdes représente son poids principal, suite à la récente attaque contre le quartier général de la brigade dans le quartier Rumaila à la périphérie de la ville nord-est de Raqqa, tandis que les FDS demandent la sortie des combattants de la Brigade de quitter complètement la ville. Des sources locales ont confirmé que les “Forces démocratiques syriennes” ont déployé des renforts militaires dans le quartier et ses environs, avant que la coalition internationale, qui soutient les « FDS », ne limite le conflit,

 

الرقة السورية… مسرح توتر عربي كردي تحاول أميركا تطويقه

أمين العاصي
30 مايو 2018

طفا على السطح في مدينة الرقة السورية أخيراً خلاف مستحكم بين قوات تدعمها أميركا، ويشكل فصيل كردي نواتها الصلبة، وبين لواء تابع للجيش السوري الحر، جوهره الصراع على مصير هذه المحافظة مترامية الأطراف وذات الأهمية الاستراتيجية. ويبدو أن التحالف الدولي طوّق هذا الخلاف سريعاً، لأن من شأن تصاعده خلط الأوراق في شرق سورية، مع ظهور تململ شعبي ضد محاولات حثيثة من قبل أحزاب كردية للهيمنة على منطقة ذات غالبية عربية، فيما تؤكد مصادر محلية أن هذا التململ ربما يتطور إلى عصيان مدني.

واندلعت اشتباكات، الأحد الماضي، بين مقاتلي “لواء ثوار الرقة”، و”قوات سورية الديمقراطية” (قسد)، التي تشكّل الوحدات الكردية ثقلها الرئيسي، إثر مهاجمة الأخيرة مقراً للواء في حي الرميلة على أطراف مدينة الرقة الشمالية الشرقية، فيما تطالب هذه القوات بخروج مقاتلي اللواء من المدينة بشكل كامل. وأكدت مصادر محلية أن “قوات سورية الديمقراطية” نشرت تعزيزات عسكرية في الحي ومحيطه، قبل أن يتدخل التحالف الدولي، الذي يدعم “قسد”، لتطويق الخلاف، عقب خروج تظاهرة في حي الرميلة منددة بـ”قوات سورية الديمقراطية” ومناصرة لـ”لواء ثوار الرقة”. وجاءت الاشتباكات بعد أسبوع من التوتر بين الطرفين، قتلت خلاله “قسد” 3 من مقاتلي “ثوار الرقة” في حوادث متفرقة، في محاولة “ترهيب” جديدة للواء الذي نقل مقراته من ريف الرقة الشمالي إلى حي الرميلة ومقرات “قيادة الفرقة 17” سابقاً ومزرعة الأسدية و”السجن المدني”، شمال مدينة الرقة. من جانبه، أكد المرصد السوري لحقوق الإنسان أن مناطق في مدينة الرقة تشهد توتراً بين “قسد” من جهة و”لواء ثوار الرقة” من جهة أخرى، مشيراً إلى خروج تظاهرة في حي الرميلة بالمدينة في محاولة لمنع “قوات سورية الديمقراطية” من اعتقال قيادي من “لواء ثوار الرقة”.

ويعد “لواء ثوار الرقة”، التابع لـ”الجيش السوري الحر”، من أوائل الفصائل العسكرية التي تشكلت في محافظة الرقة في العام 2012، وكان له دور بارز في السيطرة على مدينة الرقة بداية العام 2013. كما خاض اللواء، الذي يضم المئات من أبناء محافظة الرقة، معارك ضد تنظيم “داعش”، مطلع العام 2014، انتهت بخروج مقاتلي اللواء إلى الشمال السوري، حيث شارك مع الوحدات الكردية في صد هجوم “داعش” على مدينة عين العرب في العام ذاته، وسقط العشرات من مقاتليه قتلى في تلك المعارك. ووجد اللواء، الذي يحظى باحترام كبير من أبناء المحافظة، نفسه مضطراً للانضواء تحت راية “قوات سورية الديمقراطية” بحكم تمركزه الجغرافي في ريف الرقة الشمالي، ولكن هذه القوات استبعدته عن معركة تحرير الرقة من “داعش” بسبب ثقله الشعبي في المحافظة. وأكدت مصادر محلية، لـ”العربي الجديد”، أن قيادة اللواء “ضاقت ذرعاً من تصرفات قوات سورية الديمقراطية بحق المدنيين في المحافظة، خصوصاً لجهة إجبار الشبان على التطوع في صفوفها، إضافة إلى مساعي الوحدات الكردية الحثيثة من أجل العبث بالهوية العربية الخالصة لمحافظة الرقة”. وكشفت المصادر عن أن هناك حراكاً مدنياً سلمياً ضد “قسد” في الرقة بدأ يتصاعد أخيراً و”ربما يتطور إلى عصيان مدني”، مضيفة: “بدأت الأصوات ترتفع مطالبة بانسحاب هذه القوات من عموم المحافظة، وتسليم الرقة لمجلس مدني حقيقي مكون من أبنائها القادرين على إدارتها، بعيداً عن محاولات الوحدات الكردية إخضاع المحافظة لمشيئتها”.

وكانت “قوات سورية الديمقراطية” قد سيطرت في أكتوبر/ تشرين الأول العام 2017 على مدينة الرقة بعد معارك طاحنة امتدت لأشهر مع تنظيم “داعش”، انتهت بتدمير المدينة بشكل شبه كامل نتيجة القصف الجوي من طيران التحالف الدولي، بقيادة أميركا، والمدفعي من هذه القوات. وشرعت “قسد” منذ ذلك الوقت في تطبيق إجراءات ترى مصادر محلية أن هدفها “تكريس سيطرة الوحدات الكردية على واحدة من أهم المحافظات السورية من الناحية الاقتصادية”، إذ تعد الرقة واحدة من أهم السلال الغذائية في سورية. وتعد محافظة الرقة رابع المحافظات السورية الأربع عشرة من حيث المساحة، بعد حمص ودير الزور والحسكة، وتبلغ نحو 20 ألف كيلومتر مربع، أي أكثر من 10 في المائة من مساحة سورية. وتمتد محافظة الرقة على مساحة أكثر من 150 كيلومتراً من الغرب للشرق، وعلى مساحة 200 كيلومتر من الشمال إلى الجنوب، إذ تصل حدودها إلى قلب بادية الشام. وتضم المحافظة عدة مدن وبلدات كبرى، أبرزها مدينة الرقة، مركز المحافظة، ومدينة الطبقة، التي تقع إلى الغرب من الرقة بنحو 50 كيلومتراً، وهي الأكثر أهمية، كونها تضم سد الفرات الذي يحتجز بحيرة يصل طولها إلى 80 كيلومتراً وعرضها في بعض المواقع أكثر من 5 كيلومترات. كما تتبع لمحافظة الرقة أيضا مدينة تل أبيض التي تقع شمال الرقة بنحو مائة كيلومتر على الحدود السورية التركية، وباتت من أهم معاقل الوحدات الكردية في شمال شرقي سورية، حتى أصبحت تشكل مصدر قلق للجانب التركي. وتسيطر قوات النظام ومليشيات محلية موالية لها على قسم من ريف الرقة الجنوبي الشرقي جنوب نهر الفرات الذي يقسم المحافظة من الوسط.

ومرت محافظة الرقة السورية بتحولات كبرى خلال فترة زمنية قصيرة، إذ وقعت تحت سيطرة المعارضة السورية في العام 2013، بعد طرد النظام منها، ثم استولى عليها تنظيم “داعش”، وأصبحت أهم معاقله في سورية، قبل أن تستولي عليها “قوات سورية الديمقراطية” التي تُتهم من قبل فعاليات مدنية معارضة باتباع سياسة لا تقل خطورة عن سياسة “داعش” في فرض ثقافة دخيلة على المحافظة، تقوم على مبادئ زعيم حزب العمال الكردستاني، عبد الله أوجلان، وهي مرفوضة من عموم سكان محافظة الرقة ذات الطبيعة العشائرية المحافظة. وهاجر عدد كبير من أبناء محافظة الرقة مع استيلاء “داعش” عليها، خصوصاً النشطاء الذين كانوا هدفاً مباشراً للتنظيم، واستقر غالبية هؤلاء المهاجرين في مدينة شانلي أورفة في جنوب تركيا. وتعمل الحكومة السورية المؤقتة، المرتبطة بالائتلاف الوطني السوري، على تشكيل مجلس محلي للرقة، ولكن يبقى بلا تأثير مباشر كونه يعمل من خارج الأراضي السورية، فيما شكلت “قوات سورية الديمقراطية” مجلساً محلياً، أغلبه من الموالين لها، لذا لا يتمتع بثقة الشارع في المحافظة.

 

تجدد المخاوف من فتنة عربية – كردية بعد مواجهات بين «قسد» و«ثوّار الرقة»

دبي – «الحياة» | منذ 29 مايو 2018

Peurs renouvelées d’une émeute arabe-kurde après des affrontements entre les «FDS» et les «rebelles de Raqqa»

الإسلاميون والثورة السورية


Guerre-Sainte - عقلية داعش وأخواتها

Daech l’extrémiste – عقلية داعش وأخواتها

غسان المفلح

قبل الثورة السورية كان الإخوان المسلمون هم القوة الواضحة. الجماعة حاولت العمل ضمن المعارضة السورية بكل أطيافها. حاولت «سورنة» الحل الإسلامي كما تراه. الحل طبعا لا يمكن أن يجد طريقه من دون تسلمهم السلطة. الإخوان كانوا في كل تحالفات المعارضة السورية تقريباً قبل الثورة. منذ التحالف لتحرير سورية بدعم صدامي، حتى إعلان دمشق وجبهة الخلاص. لكن بقيت للجماعة حركيتها الخاصة. هذه الحركية بدأت تتضح أكثر بعد الثورة، حيث شعرت الجماعة أنها قريبة من السلطة. إن النظام ساقط وهي القوة المرشحة لتكون بديلاً. على الأقل هذا شعور قسم كبير من قياداتهم وفاعليهم. حاولوا التمدد في كل المؤسسات التي انبثقت من الثورة. لم يكن خافياً على أحد الدعم القطري- التركي المباشر لهذا التمدد. هذا التمدد فيه من التناقضات الكثير. آخر مثال الآن: هنالك قيادات في الإخوان كانت في الرياض 2، في المقابل هنالك قيادات رفضت نتائج الرياض 2 ووقعت على بيان يرفض انضمام منصة موسكو للمعارضة.

مثال آخر كان له دور في بعثرة التمثيل العسكري ومن ثم السياسي للثورة، هو أن إعلامهم يحرص على ظاهرة الجيش الحر، بينما في الحقيقة كانت الجماعة تعمل لتشكيل قواتها العسكرية الخاصة، بعيداً من تمثيلات الجيش الحر. غطى بشكل أو بآخر قيام الشخصيات السلفية الجهادية، التي أطلق سراحهم الأسد بعد الثورة، في تشكيل فيالقهم الخاصة: جيش الإسلام وأحرار الشام وفيلق الشام. هذه الحركة بمساعدة بعض الدول، أدت إلى استبعاد ضباط الجيش الحر والمنشقين عن جيش النظام، وإنهاء دور المجلس العسكري الحر للثورة، بما يعني ذلك من شرذمة التمثيل العسكري للثورة. سياسياً وبموازاة ذلك، حاول الإخوان السيطرة على كل مفاصل الثورة، بدءاً من العمل الإغاثي المدني وانتهاء بالائتلاف.

دخول القاعدة إلى سورية، صحيح أنه تم بفعل دول داعمة، لكن الصحيح أيضاً أنه تم بفعل الفضاء الذي كرسته السياسة الإخوانية في مفاصل الثورة. حذرنا من أن هذا احتلال، وأن أية راية غير راية الثورة هي احتلال ومشاريع غير سورية. بقي سلوك الإخوان، على رغم كل التحذيرات، كما هو. غطّى سلوك جيش الإسلام بزعامة زهران علوش. كما غطى سلوك أحرار الشام التي لعبت دوراً سيئاً في تسليم الرقة للنصرة ومن ثم لداعش. حتى أنهم لم يتدخلوا في قضية اختطاف رزان زيتونة وسميرة الخليل وناظم حمادي ووائل حمادة، من قبل جيش الإسلام. بقيت تركيا وقطر حتى اللحظة مرجعيتين للجماعة. محاولة إظهار تفهمهم الدائم للسياسة التركية والقطرية، أدخل المعارضة في تناقضات كثيرة. الآن نحصد نتائجها.

من المعروف بالطبع أن الجماعة تاريخياً تعيش انقساماً بين ما يعرف بمكتب حلب وبقية المكاتب. حتى هذا الصراع الداخلي انعكس على التمثيل السياسي والعسكري للثورة انعكاساً سلبياً. يحتاج وحده لبحث خاص. أتت القاعدة على سورية من العراق وشكلت داعش، ومن تركيا وشكلت جبهة النصرة. من المعروف أن النصرة تتلقى دعماً قطرياً. باتت الراية السوداء منافسة وطاردة بالقوة والتحايل لعلم الثورة، وقواها العسكرية والمدنية. كل هذا كان يجري في ظل موقف دولي بزعامة أوباما. هدفه ما أسميته آنذاك تزمين الثورة، وسورنة القتل. جعل سورية بؤرة عنف مستدامة. هذه الراية شكلت غطاء لأوباما كي يسمح لحزب الله والميليشيات الإيرانية بالتدخل في قتل السوريين أيضاً. السلفية الجهادية في سورية حتى بعد الثورة بعام، لم يكن لها حضور سياسي أو مدني أو حتى اجتماعي.

 

لكن الموقف الدولي الذي لم يكن يريد للثورة السورية الانتصار، سبب بانتشار الراية السوداء بعدما غطى على دخولها من العراق وتركيا. ضمن فضاء الإخوان. هل كان ممكناً للراية السوداء أن تجد ملاذاً لولا الموقف الدولي السيء، والداعم أو لنقل المتواطئ، ولولا فضاء الإخوان؟ لولا تدفق المساعدات من كل حدب وصوب لجبهة النصرة وداعش؟ يصرح قادة الحرس الثوري الإيراني أن داعش بقيت متمددة خمس سنوات، من أجل أن تحقق إيران أهدافها. كل هذه التشكيلات كانت ترى أن «الإسلام هو الحل» وتتقاتل في ما بينها، فأي من إسلاماتهم هو الحل في سورية؟

http://www.alhayat.com/m/opinion/25822244#sthash.U0dsnUQV.dpbs

 

 

ترامب في الرقة.. وبوتين في المصيدة – Trump est à Raqqa.. et Poutine est dans le piège…


ترامب في الرقة.. وبوتين في المصيدة

عمار ديوب

2 نوفمبر 2017

Military-situation-in-Syria-17-sept-2017

Military-situation-in-Syria-17-sept-2017 – Positions militaires sur le terrain en Syrie – 17 septembre 2017

ساد رأيٌ لسنواتٍ خلت، أن أميركا أعطت روسيا الحق بالتصرّف بشؤون سورية، وتحديد مصير الحكم فيها؛ ولكن سيطرة أميركا عبر “قوات سورية الديمقراطية” على الرقة ومحيطها وشرق دير الزور ومدن الشمال، أي مساحات واسعة من سورية، أعادت النقاش لهذه المُسلّمة. رافق ذلك كلامٌ يتصاعد تباعاً عن إعمار الرّقة بالتحديد، الكلام هذا يقوله الأوروبيون والأميركان، وهناك وزير سعودي زار المدينة للسبب ذاته. الرسالة واضحة هنا، ليس من مشاريعٍ دوليّة لإعادة الإعمار في كل سورية، وفي “سورية المفيدة”، قبل الانتقال السياسي، وتحديد مصير الحكم، بشكلٍ يتجاوز الكلام المُسفّ عن نصرٍ يُحققه النظام من دون توقف، بل وتناول “المصير” النظام ذاته٠
عكس تصريحات بوتين عن حشر ممثلي”شعوب سورية” في حميميم أو في مطار دمشق الدولي، هناك تصريحات أميركية تقول إن النظام السوري الحالي غير صالحٍ للحكم مستقبلاً؛ الحديث هذا يأتي على خلفية الانتهاء من “داعش” ولجم جبهة النصرة في إدلب والتخلص منها بالتدريج، أي يأتي في لحظةٍ حسّاسة، تتناول النقاش عن اجتماعات أستانة وموعدٍ لمؤتمر جنيف جديد في الشهر الجاري، ولقاءات جديدة يُجريها مسؤولون أميركان مع دي ميستورا، وكلام “هجومي” من وزير الخارجية الأميركية، ريكس تيلرسون، وهو ما يعكس رغبة أميركية لرؤية جديدة في الشأن السوري٠
يمكن تفسير التصعيد الأميركي على خلفية استراتيجية ترامب ضد إيران، وضرورة فك التحالف بين روسيا وإيران، وإعادة الأخيرة إلى حدودها السيادية، بل إن ترامب يُهدّد بالتراجع عن الاتفاق النووي، ووضع الحرس الثوري وحزب الله على قائمة الإرهاب. يدعم الرؤية الأميركية هذه تراجع “داعش” وقوى الإرهاب وسقوط الحجة الإيرانية بتشكيل الحشد الشعبي أو الوجود في سورية تحت هذا المسمى، وهي الذريعة نفسها التي شكلّت بها أميركا ائتلافها وتحالفها الدولي؛ وتحجيم إيران يتوافق مع مطالب إسرائيل والسعودية بخصوص سورية والمنطقة. إذاً، على روسيا التحرّك سريعاً لحسم قضية إيران، والتخلي عن “استهزائها” بالعالم، وتهميش جنيف، بل وأستانة، واستبدالهما بمسار حميميم، والعودة إلى رشدها، وأن أميركا ما زالت الدولة الأولى في العالم، ولن تمنح سورية لقمة سائغة لها من دون رضىً، وللرضى الأميركي هذا شروط٠
ترفض أميركا الوجود الإيراني، وسيكون وجودها هناك داعماً للأكراد، ولقطع الطريق البرّي على إيران، وأن كل الحرب ضد “داعش” هي من أجل إعادة تموضعها مجدّداً في سورية والعراق؛ البدء بإعمار الرّقة سيُشكل نقلةً نوعية في السياسة الأميركية، حيث ستُحاصِر إيران وتركيا، وستمدّ الأكراد بأوهام كبيرة حول “الفيدرالية”، على الرغم من رفضها هذه الفيدرالية، وهذا سيساعدها في التخلص من “داعش” وتهميش إيران خصوصا، وستُجبر تركيا على توافقاتٍ سياسية، تهدّد علاقة الأخيرة بروسيا ووجودها في كل المنطقة، والنتيجة هنا تهميش تركيا!٠
مما لا يجوز توهمه، على الرغم من الخطوة الأميركية، أن الأكراد سينالون حقوقاً أكثر من حقوق المواطنة في سورية، وحكما ذاتيا موسعا في العراق، وأيضاً لن يحصل تغيير في الحدود القديمة للدول، لكن تهميش الدول أكثر فأكثر هدف أميركي بامتياز. ستسير أميركا بالعراق مجدّداً نحو إعادة “السنة” إلى الحكم مع الكرد والشيعة، وهي رسالتها إلى رئيس إقليم كردستان، مسعود البارزاني أخيرا، إذ تركته وحيداً في الجبال. وفي سورية، ستعمل من أجل نظام يُشبه العراق، أي نظام طائفي، وهذا يتعارض مع الرؤية الروسية في إبقاء النظام، وإحداث تغييرات طفيفة في مؤسساته الأمنية والعسكرية، الأمر المرفوض أميركيا، فالتغيير يجب أن يشمل هذه المؤسسات، ولكن بما لا يحطّمها٠
وستعتمد روسيا على الخليج وأوروبا في الإعمار، لكن أوروبا والخليج. وعلى الرغم من الخلافات البينية بين دول الأخير، فإنّهم يصطفون خلف أميركا بما يتعلق بالمرحلة التالية لدحر “داعش”، أي الاستقرار والانتقال السياسي، وحينها ستفتح “صنابير” المال من أجل إعادة الإعمار، أي المساهمة في نهب سورية بالمعنى الدقيق للكلمة. وبالتالي، تفرض أميركا، وبعد سيطرتها على مساحات واسعة من سورية، شروطها، وذلك من أجل حصة كبيرة لها في سورية٠
الغضب الروسي من “الرقة أولاً” لا يُقدّم ولا يُؤخر شيئاً في الأمر، فما وراء ذلك قضايا يجب حسمها مباشرة، والتلكّؤُ فيها يعني أن روسيا ستغرق في سورية أكثر فأكثر، وإذا كانت فعلاً مهتمةً بالانتقال السياسي، وباحتلال سورية، فإنّ ذلك يمرُّ عبر جنيف، وإعادة تقاسم سورية، وليس المنطقة الشرقية فقط، وإعادة تقييم دورها العالمي ذاته، ولا سيما أن روسيا توهّمت أنّها ترسم السياسة العالمية برفضها التخلي عن القرم، وبدخولها العسكري إلى سورية، وبعقد صفقاتٍ عسكريةٍ كبيرة مع كل من تركيا وإيران ودول الخليج، وباستهتارها بالعقوبات المفروضة عليها، وبسياسات أوباما الانكفائية. روسيا غاضبة من التموضع الأميركي الجديد، لكن الأخير يتحرّك بهدوءٍ شديدٍ، وخطابات ترامب يجب أن تُؤخذ على محمل الجد٠
شهر نوفمبر/ تشرين الثاني الجاري حافل باللقاءات، ويُفترض بهيئة التفاوض رفض “توصيات” موسكو، وإشراك “منصاتها” فيها، وإعادة التأكيد على أن جنيف هو الأساس في الشأن السوري، والتنديد الواسع بكل الممارسات المناقضة لاتفاقية تخفيض التوتر، والإصرار على تنفيذها واستكمال تشكيل مجالس محلية خاصة فيها. وفي الوقت عينه، رفض إلحاق الرّقة بالإدارة الذاتية في الحسكة، وكذلك يفترض بالأميركان أن يتدخلوا دبلوماسياً بشكل كبيرٍ، وبما يعيد إلى جنيف أهميته؛ الروس معنيون، كما أوضحنا، بتهميش الدور الإيراني الفاقد لمبرّراته، وكذلك بالتخلي عن أولويات حميميم، والعودة إلى مبادئ جنيف، ورفضُهم هذه الفكرة يعني استمرار الأميركان بالرّقة أولاً ومدن الشمال، وإغراق روسيا في سورية أكثر فأكثر٠

https://www.alaraby.co.uk/opinion/2017/11/1/1-ترامب-في-الرقة-وبوتين-في-المصيدة

La colère russe du « d’abord Raqqa » n’avance ni retarde en rien la situation, car il y a des problèmes qui devraient être résolus immédiatement, et la procrastination de leurs applications signifie que la Russie va se couler, de plus en plus, en Syrie; si elle est réellement intéressée par la transition politique, et par l’occupation du pays, elle doit passer par Genève, par le partage de la Syrie entière et non pas de la région orientale uniquement. La Russie devrait réévaluer son rôle dans le monde lui-même, car elle s’est imaginée dessinant la politique mondiale, en refusant d’abandonner la Crimée, puis en intervenant militairement en Syrie, effectuant de grandes transactions militaires avec la Turquie, l’Iran et les pays du Golfe; et par son insouciance des sanctions qui lui ont été infligées ainsi que par les politiques de retrait d’Obama. La Russie est en colère à cause de la nouvelle position américaine, qui évolue très discrètement, quant aux  discours de Trump, elle doit les prendre au sérieux
Le mois de novembre est plein de rencontres, le Haut Conseil de négociation syrien est sensé rejeter les « recommandations » de Moscou, ou l’implication dans les « plates-formes »; il doit souligner à nouveau que “Genève” est la base de la question syrienne, il doit condamner tous les comportements ne respectant pas les accords de réduction de la violence dans les zones de désescalades, insister sur la mise en œuvre et l’achèvement de la formation des “conseils locaux” dans ces zones. En même temps, refuser l’annexion de Raqqa par la direction de l’autogestion d’al-Hasakah, il est ainsi supposé que les américains interviennent diplomatiquement de façon spectaculaire, pour rendre à “Genève” son importance. Les Russes sont, comme nous l’avons précisé, concernés par la marginalisation du rôle de l’Iran qui n’a plus sa justification, ainsi que d’abandonner les priorités de la rencontre dans la base militaire de Hmaimin et de retourner aux principes de “Genève”, le rejet de ces idées signifie l’installation des Américains d’abord à Raqqa et dans les villes du nord, et le dumping, de plus en plus, de la Russie en Syrie.

La « Syrie utile » à l’Est … la prochaine explosion entre la Russie, l’Amérique et l’Iran


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« La Syrie utile » à l’Est … la prochaine explosion entre la Russie, l’Amérique et l’Iran
24 octobre 2017

Les États-Unis s’orientent vers la consolidation de sa présence dans l’est de la Syrie, notamment après le contrôle des « forces démocratiques syriennes – FDS» sur la plupart de la province de Raqqa et une partie de la campagne de Deir Ez-Zor, riche en gaz et en pétrole, ce qui a soulèvé le rancune de la Russie, qui soutient les forces du régime et tente de contrôler la ville de Deir Ez-Zor et sa campagne, les derniers bastions de l’organisation “Daech” en Syrie. L’Est de la Syrie est devenue le théâtre le plus important de la compétition russo-américaine. Les déclarations américaines indiquent que Washington a l’intention de rester longtemps dans la partie Est, surtout dans la province de Raqqa, devenue une zone d’influence américaine et occidentale. Le contrôle des « forces démocratiques syriennes » principale force de frappe terrestre de l’Amérique à l’est de la Syrie, sur le champ pétrolier d’Al-Omar, le plus grand en Syrie, dans le cadre d’un large pas vers la consolidation du contrôle américain sur l’est de la Syrie, dont certains observateurs considèrent comme une représentation réelle du terme « la Syrie utile » lancé par le régime il y a quelques années, mais l’Est était en dehors du périmètre prédéfini par le régime.
Le terme de « 
la Syrie utile » a été lancé par le régime à travers ses appareils médiatiques depuis plus de deux ans, il comprend Damas, le centre de la Syrie, la côte (à l’ouest) et le nord, et exclut l’est du pays, qui comprend la majeure partie de la richesse économique. Il se compose de trois grandes provinces en termes de superficie : Raqqa, Hasaka et Deir Ez-Zour, qui forment plus de la moitié de la surface de la Syrie et comprend ses fortunes économiques, hormis la situation géographique ecceptionnelle, que Washington reconnait l’importance dans le contexte du conflit au Moyen-Orient, où il a placé tout son poids militaire et médiatique pour le dominer, ce qui a soulevé l’hystérie de la Russie, car Moscou estime que son adversaire traditionnel (Washington) va « jouer » de telle manière que cela pourrait leur enlever des gains importants en Syrie. Les forces du régime, soutenues par les Russes, ont essayé de couper la route devant l’avancé des « FDS » en direction du champ pétrolier d’Al-Omar, mais un mouvement imprévu de ce dernier lui a permis de le devancer, pour déclarer en premier le contrôle du champ, un mouvement qui reste encore entourée de mystère, et vraisemblablement venu suite à des ententes Américaines avec l’organisation « Daech » conclues dernièrement dans la ville de Raqqa, qui ont permis à l’organisation de sauver des centaines de ses hommes armés baricadés dans la ville de Raqqa.
Le porte-parole de la Coalition, le Colonel Ryan Dillon, a déclaré à l’Associated Press que la coalition dirigée par les Etats-Unis était en contact avec la Russie pour éviter tout affrontement entre les combattants pro-coalition et le régime syrien près du champs d’Al-Omar. Il a ajouté : « La coalition a l’intention de continuer à apaiser le conflit avec les Russes, afin de s’assurer que les forces alliées et le soutien aérien de l’alliance puissent travailler en toute sécurité dans la zone du champs pétrolier Al-Omar et dans les environs ». Dillon a déclaré que les « FDS sont confrontées aux combattants de « Daech » dans un complexe résidentiel adjacent au champ », notant que « les forces démocratiques syriennes continuent la sécurisation des zones clés et lancent des attaques en profondeur dans les zones encore sous le contrôle de l’organisation, tout au long des frontalières de l’Irak, et dans le district de Deir Ez-Zor ».

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Il est attendu, que les conditions dans l’Est de la Syrie, deviennent plus compliquées surtout dans la province de Deir Ez-Zor après l’élimination de « Daech » ce qui n’est qu’une question de temps, d’autant plus que le régime continue d’insister sur son retour aux zones contrôlées par les « FDS », ce qui signifie la possibilité d’un affrontement armé entre les deux forces dans une incarnation réelle de rivalité entre Moscou et Washington, qui commence à faire surface après que la Russie s’est rendue compte que les États-Unis consacraient une présence militaire à Raqqa. L’Est de la Syrie est devenu divisé entre les deux, alors que les « Unités kurdes », principale composante des « FDS », contrôlent la majeure partie de la province de Hasaka, la zone agricole la plus fertile et la plus riche en pétrole, qui comprend plusieurs grands puits, notamment le puit Al-Rmelan et contrôlent également la majeure partie de la province de Raqqa caractérisée par une situation géographique importante, et de ses deux grands barrages, qui sont sous le contrôle de ces forces, qui ont commencé à consacrer leur existence à travers la formation des « conseils locaux » qui lui sont associés. Raqqa est également caractérisée par son importance agricole et de ses dizaines de puits de pétrole et de gaz, contrôlés par les forces du régime dans la campagne méridionale de Raqqa. Un contexte d’une concurrence acharnée est présente à l’est de la Syrie. La concurrence pour la province de Deir Ez-Zor s’est intensifiée, et interagit quotidiennement, alors que les « FDS » se déplacent plus vite que prévu au nord du fleuve de l’Euphrate, et contrôlent les nouveaux sites de l’organisation « Daech », au point de contrôler presque toute la campagne de Deir Ez-Zor au nord de la rivière, Où la richesse pétrolière est concentrée. En même temps, les forces du régime, qui se déplacent au sud de la rivière, contrôlent presque toute la ville de Deir Ez-Zor et toute la région située au sud de la rivière, il est donc susceptible de se déplacer dans les jours qui viennent vers la ville d’Abou-Kamal, sur la frontière irako-syrienne.

Les forces du régime ont perdu, cependant, le plus important puit de pétrole et les usines d’assemblages et de production, car les « FDS » ont pris le contrôle des puits de Koniko et de Jufrah, et sont susceptibles de se diriger vers le champ important de Tanak après le contrôle du champ Al-Omar.

Un haut fonctionnaire du gouvernement Al-Assad a suggéré, lundi, que les forces du régime peuvent tenter de revenir à Raqqa, ce qui laisse apparaître l’appréhension du régime et sa préoccupation concernant les développements successifs, notamment en termes de la déclaration de plusieurs Etats Occidentaux, de leur intention de reconstruire la ville. Le ministre de la communication du régime, Mohammad Ramiz Turgeman, a déclaré lors d’une interview avec les médias russes, que son gouvernement considère qu’aucune terre n’est libéré en Syrie « que lorsque l’armée arabe syrienne s’y pénètre, et que le drapeau national soit hissé sur ses bâtiments » selon ses termes. Il a ajouté : « Ce qui est arrivé à Raqqa, et la sortie de l’organisation terroriste de Daech, est une chose positive, mais il est nécessaire que les forces syrienne entrent dans la ville, peu importe quel groupe s’y trouvait, qu’il soit nommé l’organisation (Daech), ou toute autre organisation terroriste, ou autres groupes »

Suite à la critique du ministère russe de la Défense, concernant la rapidité avec laquelle les pays occidentaux ont spécifié des fonds pour la reconstruction de la ville de Raqqa, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a exprimé lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue irakien, Ibrahim al-Jaafari, à Moscou, le mécontentement de son pays du parcours de la bataille de Raqqa et ce qui s’en est suivi. Il a déclaré que Moscou attendait des « éclaircissements » de Washington sur les « comportements étranges » observés par les Russes lors de la récente bataille de Raqqa. Il a souligné que « Moscou et Washington continuent, cependant, leur contact sur la question de Syrie, le règlement du conflit au niveau militaire avec les ministères des affaires étrangères des deux pays ». Il a expliqué « que, durant la dernière période, il a été observé des comportements étranges de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, notamment, aux moments où l’armée syrienne attaquait Daech, des attaques de l’organisation terroriste sont venues, à plusieurs reprises, des zones contrôlées par les groupes soutenus par les US américains », et en référence à « l’exode massif des militants Daech de Raqqa », Lavrov a dit qu’il « a demandé plus d’une fois quels sont les objectifs que les Etats-Unis veulent atteindre en Syrie, et la réponse était toujours la même, la guerre contre Daech, c’est pourquoi Moscou cherche à obtenir des réponses explicites et claires au sujet de la nouvelle politique de Washington en Syrie et la mise en place de conseils locaux sur le territoire d’un Etat souverain ». La Grande-Bretagne a annoncé, avant-hier, qu’elle a alloué 13 millions d’euros d’aide, pour ouvrir la voie à la renaissance de vie dans la ville de Raqqa, suite à l’annonce de la France, qu’après la fin des hostilités avec « Daech » dans Raqqa, elle fournira un soutien financier similaire, d’une valeur de 15 millions d’euros. La vitesse de la réponse occidentale à la reconstruction de Raqqa affiche l’intention de Washington et de ses alliés européens de convertir Raqqa en une base permanente dans le Mashreq arabe, à travers laquelle ils pourraient frapper les ambitions russes et iraniennes à dominer le Levant, qui est au seuil d’une nouvelle étape, confirmant que la solution finale a besoin davantage du temps pour être traitée.

Le régime se retrouverait dans l’obligation de céder, dans une tentative pour contenir les ambitions kurdes, de créer une entité avec un pigment kurde dans les zones contrôlées par les unités kurdes, surtout que son allié russe, pousse vers l’établissement d’une solution politique dans le pays fondée sur la mise en place d’un système décentralisé. Et Moscou essaie de tenir une conférence nommée « les Peuples de Syrie » dans la base militaire russe de Hmeimine, située sur la côte syrienne, lors de laquelle les Kurdes auraient une part, car la Russie cherche à pénétrer les relations entre les Kurdes syriens et les Américains, en agitant le papier de l’entité kurde, dans une solution politique durable. Mais il semblerait que les efforts russes puissent réussir, compte tenu du lien étroit entre les Kurdes et les Américains à ce stade sensible du conflit sur la Syrie, car les Kurdes craignent l’abandon de Washington s’ils essayent de satisfaire les Russes au dépend de leur relation avec les Américains, en particulier en Syrie de l’est. Il semblerait que l’Est syrien pourrait être le théâtre de rivalité entre les iraniens et l’Arabi Saoudite, surtout après une visite surprise d’un ministre de l’Arabie, la semaine dernière à Ain Issa, située au nord de Raqqa, car la visite était un message direct de Riyad à Téhéran que le rêve iranien pour former un « croissant chiite » ne sera pas atteint. Téhéran cherche à contrôler le désert syrien à l’est de la Syrie afin de faciliter sa tâche d’établir la route terrestre reliant la Syrie et le Liban passant par l’Irak, c’est ce qui l’a poussé à mobiliser plusieurs milices dans sa conquête militaire en Orient, que les enfants de ce pays paient le prix des conflits régionaux et internationaux, qui n’est encore qu’à son début.

Al-Raqqa et Deir Ez-Zour sont devenues désertes et vides de leurs habitants, de dizaines de milliers de personnes ont pris la fuite vers le désert et les camps, tandis que des dizaines meurent sous le double bombardement de l’aviation internationale de la coalition occidentale et des russes.

 https://www.alaraby.co.uk/politics/2017/10/23/سورية-المفيدة-شرقا-الانفجار-الآتي-بين-روسيا-وآمديكا-وإيران

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سورية المفيدة” شرقاً…الانفجار الآتي بين روسيا وأميركا وإيران

أكتوبر 24/ 2017ا محمد أمين

تتجه الولايات المتحدة نحو ترسيخ وجودها في شرقي سورية الغني بالثروات، بعد سيطرة “قوات سورية الديمقراطية” (قسد)، التي تدعمها، على أغلب مساحة محافظة الرقة، وجزء من ريف دير الزور الغني بالنفط والغاز، وهو ما يثير حفيظة روسيا، الداعمة لقوات النظام التي تحاول السيطرة على مدينة دير الزور وريفها، آخر معاقل تنظيم “داعش” المهمة في سورية. وبات شرق سورية أهم مسارح التنافس الروسي الأميركي، إذ تدل التصريحات الأميركية على أن واشنطن تنوي البقاء طويلاً في هذا الشرق، خصوصاً في محافظة الرقة التي باتت منطقة نفوذ أميركي وغربي. وجاءت سيطرة “قوات سورية الديمقراطية”، يد أميركا البرية الضاربة في شرقي سورية، على حقل العمر، أكبر حقول النفط في سورية، في إطار خطوة واسعة باتجاه ترسيخ السيطرة الأميركية على شرقي سورية، الذي يعتبره مراقبون تمثيلاً حقيقياً لمصطلح “سورية المفيدة” الذي أطلقه النظام منذ سنوات، وكان هذا الشرق خارجه٠

وكان النظام قد أطلق عبر ماكيناته الإعلامية منذ أكثر من عامين هذا المصطلح، مشيراً إلى أنه يضم دمشق، ووسط سورية، وساحلها، وشمالها، واستثنى شرق البلاد الذي يضم معظم الثروات الاقتصادية في البلاد. ويتكون شرق سورية من ثلاث محافظات كبرى من حيث المساحة، هي الرقة، والحسكة، ودير الزور، وهي أكثر من نصف مساحة سورية، وتضم ثروات البلاد الاقتصادية، عدا عن الموقع الجغرافي المميّز الذي أدركت واشنطن أهميته في إطار الصراع على الشرق الأوسط، فوضعت ثقلها العسكري والإعلامي من أجل الهيمنة عليه، وهو ما أثار هيستيريا روسية، إذ ترى موسكو أن خصمها التقليدي (واشنطن) يسيّر “اللعبة” بطريقة من الممكن أن تحرمها مكاسب مهمة في سورية. وحاولت قوات النظام، المدعومة من الروس، قطع الطريق أمام “قسد” إلى حقل العمر النفطي، لكن حركة مباغتة من الأخيرة جعلتها في المقدمة، لتعلن السيطرة على الحقل، في خطوة لا يزال يكتنفها الغموض، وربما تأتي تنفيذاً لتفاهمات أميركية مع تنظيم “داعش” أبرمت في مدينة الرقة أخيراً، أتاحت للتنظيم إنقاذ المئات من مسلحيه الذين كانوا يدافعون عن مدينة الرقة٠

 وأعلن المتحدث باسم التحالف، الكولونيل ريان ديلون، لوكالة “أسوشييتد برس”، أن التحالف، الذي تقوده أميركا، يتواصل مع روسيا حالياً لتجنب أي صدام بشأن المنطقة التي تفصل بين مقاتلين موالين للتحالف وقوات النظام السوري، وتقع حول حقل العمر. وقال إن “التحالف يعتزم الاستمرار في تخفيف حدة الصراع مع الروس، لضمان أن تتمكن القوات الحليفة والدعم الجوي الخاص بالتحالف من العمل بشكل آمن في حقل العمر النفطي وحوله”. وأضاف ديلون إن “مقاتلي قوات سورية الديمقراطية يواجهون فلول مقاتلي تنظيم داعش في مجمع سكني متاخم للحقل”، مشيراً إلى أن “قوات سورية الديمقراطية ستستمر في تأمين مناطق رئيسية، وشن هجوم في عمق مناطق خاضعة لسيطرة التنظيم على طول الحدود مع العراق، وفي منطقة دير الزور”٠

ومن المتوقع أن تتأزم الأوضاع أكثر في شرق سورية بعد القضاء على “داعش” في محافظة دير الزور، والذي بات مسألة وقت لا أكثر، خصوصاً أن النظام لا يزال يصر على العودة إلى المناطق التي تسيطر عليها “قوات سورية الديمقراطية”، ما يعني احتمال اندلاع صدام مسلح بين القوتين في تجسيد حقيقي للخصومة بين موسكو وواشنطن، والتي بدأت تطفو إلى السطح أخيراً بعد إدراك روسيا أن الولايات المتحدة تكرس وجوداً عسكرياً في الرقة. وبات الشرق السوري موزعاً بين القوتين، إذ تسيطر الوحدات الكردية، عماد “قوات سورية الديمقراطية”، على أغلب محافظة الحسكة، أبرز سلال سورية الغذائية، والغنية بالبترول، إذ تضم عدة آبار كبيرة، أبرزها حقل الرميلان، كما تسيطر على غالبية محافظة الرقة التي تتميز بموقع جغرافي مهم، فضلاً عن وجود أكبر سدين في سورية على أراضيها، وباتا تحت سيطرة هذه القوات التي بدأت تكرس وجودها من خلال تشكيل “مجالس محلية” مرتبطة بها. كما تتميز الرقة بأهميتها الزراعية، ووجود عشرات آبار النفط والغاز، التي سيطرت عليها قوات النظام في ريف الرقة الجنوبي في سياق التنافس المحموم على الشرق السوري. ويشتد التنافس على محافظة دير الزور، ويتفاعل بشكل يومي، إذ تتحرك “قوات سورية الديمقراطية” شمال نهر الفرات بشكل أسرع مما هو متوقع، وتسيطر على مواقع جديدة من تنظيم “داعش”، بحيث تقترب من السيطرة على كامل ريف دير الزور شمال النهر، والذي تتركز فيه الثروة النفطية. في هذا الوقت، تتحرك قوات النظام جنوب النهر، وتقترب من السيطرة على كامل مدينة دير الزور، وكامل المنطقة الواقعة جنوب النهر، ومن المرجح أن تتجه خلال أيام إلى مدينة البوكمال على الحدود السورية العراقية. لكن قوات النظام فقدت أهم آبار النفط ومحطات التجميع والتوليد، إذ سيطرت “قوات سورية الديمقراطية” على العمر، وكونيكو وحقل الجفرة، ومن المرجح أن تتجه نحو حقل التنك المهم بعد سيطرتها على حقل العمر٠

وألمح مسؤول بارز في حكومة النظام، أمس الإثنين، إلى أن قوات الأخير ربما تلجأ لمحاولة العودة إلى الرقة، ما يظهر توجس النظام، وقلقه من التطورات المتلاحقة، خصوصاً لجهة إعلان عدة دول غربية نيتها إعادة إعمار المدينة. وقال وزير إعلام النظام، محمد رامز ترجمان، في تصريحات لوسائل إعلام روسية، إن حكومته لا تعتبر أي أرض في سورية محررة “إلا بدخول قوات الجيش العربي السوري إليها، ورفع العلم الوطني فوق مبانيها”، وفق تعبيره. وأضاف “ما حدث في الرقة، وخروج تنظيم داعش الإرهابي منها، أمر إيجابي، لكن من الضروري أن تدخل القوات السورية المدينة، وذلك بغض النظر عمن كان فيها، تحت ما يسمى تنظيم (داعش)، أم أية منظمة، أو كتلة أخرى”٠

وبعد انتقادات وزارة الدفاع الروسية، أول من أمس، لسرعة تخصيص دول غربية أموالاً لإعادة إعمار مدينة الرقة، عبّر وزير الخارجية الروسي، سيرغي لافروف، خلال مؤتمر صحافي مشترك مع نظيره العراقي، إبراهيم الجعفري، في موسكو أمس الإثنين، عن استياء بلاده من مجريات معركة الرقة وما بعدها. وقال إن موسكو تنتظر “توضيحات” من واشنطن، حول “تصرفات غريبة” لاحظتها روسيا في معركة الرقة الأخيرة. وأشار إلى أن “موسكو وواشنطن تتواصلان في ما يخص سورية حول تسوية النزاع على مستوى العسكريين، وبين خارجيتي البلدين”. وأوضح “أنه، في الفترة الأخيرة، لوحظت تصرفات غريبة من التحالف الدولي بقيادة الولايات المتحدة، حيث تكرر هجوم الجيش السوري ضد داعش مع هجوم التنظيم الإرهابي من المناطق التي تسيطر عليها مجموعات مدعومة من الولايات المتحدة الأميركية”، مشيراً إلى “الخروج الجماعي لمسلحي داعش من الرقة”. وأعلن لافروف أنه “تساءل أكثر من مرة عن الأهداف التي تريد الولايات المتحدة تحقيقها في سورية، والجواب كان دائماً نفسه، وهو أن الهدف هو الحرب على داعش والانتصار عليه، لذا فإن موسكو تتطلع للحصول من واشنطن على ردود صريحة وواضحة حول السياسة الجديدة لواشنطن في سورية وإنشاء المجالس المحلية على أراضي دولة ذات سيادة”وكانت بريطانيا قد أعلنت، أول من أمس، أنها خصصت 13 مليون يورو كمساعدات تُمهد لتدفق الحياة مجدداً في مدينة الرقة، وذلك بعد أن أعلنت فرنسا، عقب انتهاء المعارك مع “داعش” في المدينة، تقديم دعم مماثل، قيمته 15 مليون يورو. وتظهر سرعة الاستجابة الغربية لإعادة إعمار الرقة نيّة واشنطن وحلفائها الأوروبيين تحويل الرقة إلى قاعدة دائمة في المشرق العربي، تستطيع من خلالها ضرب الطموحات الروسية والإيرانية في الهيمنة على هذا المشرق، الذي بات على أعتاب مرحلة جديدة، تؤكد أن أوراق الحل النهائي في سورية تحتاج إلى مزيد من الوقت كي تجهز٠

وربما يجد النظام نفسه مضطراً للتنازل، في محاولة لاحتواء الطموحات الكردية في إنشاء كيان ذي صبغة كردية في المناطق التي تسيطر عليها الوحدات الكردية، خصوصاً أن حليفه الروسي يدفع باتجاه ترسيخ حل سياسي يقوم على إنشاء نظام لا مركزي في البلاد. وتحاول موسكو عقد مؤتمر “شعوب سورية” في قاعدة حميميم العسكرية على الساحل السوري، من المنتظر أن يكون للأكراد نصيب فيه، إذ تسعى روسيا إلى اختراق العلاقة التي تربط أكراد سورية بالأميركيين، من خلال التلويح لهم بورقة الكيان الكردي في أي حل سياسي مستدام. لكن يبدو أنه من الصعوبة بمكان أن تنجح المساعي الروسية، في ظل الارتباط المتين بين الأكراد والأميركيين في هذه المرحلة الحساسة من الصراع على سورية، إذ يخشى الأكراد تخلي واشنطن عنهم في حال محاولتهم إرضاء الروس على حساب علاقتهم مع الأميركيين، خصوصاً في شرق سورية. كما يبدو الشرق السوري مرشحاً ليكون مسرح تنافس إيراني سعودي، خصوصاً بعد الزيارة المفاجئة لوزير سعودي، الأسبوع الماضي، إلى منطقة عين عيسى شمال الرقة، إذ كانت الزيارة رسالة مباشرة من الرياض لطهران مفادها أن الحلم الإيراني بتشكيل “الهلال الشيعي” لن يتحقق. وتسعى طهران للسيطرة على البادية السورية وشرق سورية من أجل تسهيل مهامها بإنشاء طريق بري يربطها بسورية ولبنان عبر العراق، ولهذا حشدت عدة مليشيات تتبع لها في الصراع على هذا الشرق الذي يدفع أبناؤه ثمن صراعات إقليمية ودولية لا تزال في البدايات. وباتت الرقة ودير الزور خاليتين من سكانهما، إذ تشرد عشرات الآلاف في البراري والمخيمات، فيما يقتل يومياً العشرات بقصف مزدوج من طيران التحالف الدولي، والطيران الروسي٠

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