Un hommage à la jeunesse révolutionnaire du Soudan – تحية لشبيبة السودان الثورية


Un hommage à la jeunesse révolutionnaire du Soudan

Jérusalem arabe – 18/02/2020
Gilbert Achkar

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Hier, je suis rentré d’une visite de recherche au Soudan dont le but était d’explorer les mécanismes de la révolution qui avait éclaté dans les pays du Nil depuis le 19 décembre 2018 afin de pouvoir estimer le sort de la révolution plus précisément et correctement que ce que l’observation permettait de loin. J’écrirai plus tard ce à quoi je suis parvenu au cours de ma visite, dont j’ai beaucoup appris. Pour l’instant, dans cet article, je me contenterai de souligner la chose la plus importante que j’ai compris lors de ma visite, et j’avais ignoré son importance en observant la révolution soudanaise de loin sans contact direct avec les acteurs à l’intérieur du pays. Si j’ai une excuse pour avoir ignoré cela, c’est que les médias mondiaux vont rarement plus loin que la surface des événements et les pôles politiques qui y flottent sur cette surface. Les médias régionaux et locaux se concentrent davantage sur la politique de la superstructure que sur le suivi des dynamiques de base qui sous-tendent les développements sociaux et politiques. Cependant, il existait ce que j’avais négligé dans les médias soudanais et arabes, mais je n’ai pas reconnu son importance.

C’est ainsi que j’ai regardé depuis l’extérieur les événements du Soudan, et je vois dans le rassemblement des « Professionels Soudanais » et « les forces de la déclaration de liberté et de changement » les direction du grand mouvement populaire dont le pays a été témoin. Ce que j’ai négligé son importance, c’est qu’un autre cadre se déplaçait sous la surface de la lutte politique que j’ai suivie de loin, qui était le cadre pour donner l’impulsion révolutionnaire de base et donner au « rassemblement de professionnels » le rôle de porte-parole du mouvement populaire, lui donnant le pouvoir de décision mais sous son contrôle critique. Ce cadre est le réseau horizontal le plus important qui rassemble les organisations de jeunesse qui se font appeler les “Comités de Résistance”, qui se sont constitués dans les quartiers urbains comme dans les villages ruraux et ont organisé la révolution populaire. Les comités ont également veillé à organiser les services de base par le biais d’organes subsidiaires qu’ils ont appelés «comités de services» (ici les acronymes sont utilisés tels qu’ils sont utilisés au Soudan), car ces derniers, dans le cadre de l’organisation des services sociaux et de la distribution des produits de base, ont remplacé les «comités populaires» qui étaient les bras locaux du régime Omar el-Bachir. Les comités, entre ce qu’ils font, surveillent les boulangeries et les stations-service pour empêcher la contrebande à la lumière des conditions économiques critiques existantes, que le motif de la contrebande soit avide ou la quête par l’État profond de la complexité des conditions pour contrecarrer le processus de changement. Le contrôle exercé par les « comités de résistance » sur les institutions de la période de transition s’accompagne également d’une pression continue à travers des manifestations et des rassemblements pour achever la marche du changement et pour poursuivre les responsables de l’assassinat des manifestants et du massacre pour briser le sit-in et défendre ceux qui se sont rangés du côté de la révolution dans les rangs des forces armées, refusant de se soumettre aux ordres de tuer.

Au Soudan aujourd’hui, une fracture tangible existe entre la nouvelle génération qui a formé le corps principal du mouvement populaire, qui se caractérise par l’importance d’une participation active des femmes dans ses rangs, et les générations précédentes appartenant à des partis qui dominent la vie.

Les «comités de résistance» partagent une caractéristique fondamentale avec les phénomènes de jeunesse dont d’autres pays de la région arabe ont été témoins lors des deux vagues révolutionnaires qu’ils ont connues jusqu’à présent avec le premier «printemps arabe» en 2011. Ils ont, par exemple, certains traits communs avec la «coordination» qu’il connaissait. La première phase de la révolution syrienne, alors que c’était une révolution populaire dirigée principalement par des jeunes, cependant, les comités soudanais sont plus organisationnels et politiques que leur équivalent syrien. Les «comités de résistance» partagent également certains des phénomènes de jeunesse que le processus révolutionnaire a connus dans d’autres pays de la région, comme la Tunisie et l’Algérie, une autre caractéristique frappante est la sensibilité envers les partis traditionnels, et même la formule du parti en général. En effet, les « comités de résistance » comprennent une large majorité de non appartenant à des partis, ainsi qu’une minorité de partisans qui ne s’affilient pas publiquement à leurs affiliations et respectent l’indépendance des comités, en particulier parmi eux les communistes, hommes et femmes, qui jouent un rôle de premier plan dans toutes les activités de la révolution soudanaise. Cette sensibilité s’accompagne de rejet de la hiérarchie et de la centralisation, de sorte que les «comités de résistance» lient des formes de coordination horizontale qui ne dépassent pas la tâche de coordination à la centralisation de la décision. Ces comités sont une drôle de forme d’autorégulation locale, qui a choisi de ne pas être une organisation hiérarchique guidée par un leadership qui en émane. C’est la raison pour laquelle il a délégué au « Rassemblement des professionels soudanais » le pouvoir de parler au nom du mouvement populaire et de jouer le rôle de sa station médiatique. Le Rassemblement a habilement assuré la coordination du mouvement populaire et a pu transmettre des échos de ses différentes composantes à travers son site Internet et ses réseaux sociaux.

Au Soudan aujourd’hui, une fracture tangible existe entre la nouvelle génération qui a constitué le principal organe du mouvement populaire, qui se caractérise par l’importance d’une participation active des femmes dans ses rangs, et les générations précédentes qui dominent la vie de parti qui adhèrent à cette hégémonie, sans laisser la place aux jeunes et aux femmes à assumer le leadership. J’ai expérimenté cette faille à travers une expérience personnelle lorsque de nombreuses jeunes femmes et hommes du parti, ainsi que des non-jeunes, ainsi que l’opinion publique en dehors du cercle du parti, se sont rebellés contre la décision d’une direction de parti qui a suivi un comportement malheureux, tiré d’une époque dépassée et d’une méthode établie par un État bureaucratique qui s’est retrouvé en effondrement et est sortie de l’histoire, après que la décision ait été confinée aux mains de quelques vieils hommes.

Les étudiants de la Faculté des sciences économiques et sociales de l’Université de Khartoum ont organisé un colloque politique massif dans lequel j’ai parlé du «printemps arabe», suite à la décision de la direction du parti envisagée d’annuler le symposium qui m’avait appelé à le relancer au centre de son parti le même jour et à la même heure, et qu’elle l’avait annulée en expliquant les répercussions de la campagne à laquelle j’ai été exposé il y a quelques semaines par des takfiris de «récalcitrants» qui n’ont jamais hésité à soutenir des régimes qui opprimaient les soulèvements populaires, à l’instar du régime iranien, qui ont contribué de manière notable à la formation de l’appareil du régime d’Omar al-Bachir dans l’art de la répression et de la torture.

Écrivain et universitaire

تحية لشبيبة السودان الثورية

  القدس العربي-18/2/2020

عدتُ في الأمس من زيارة بحثية إلى السودان كان الغرض منها استكشاف آليات الثورة التي اندلعت في بلاد النيلين منذ 19 كانون الأول/ديسمبر 2018 وذلك بغية التمكّن من تقدير مآلاتها بصورة أدقّ وأكثر صواباً مما تسمح به المراقبة من بعيد. وسوف أكتب لاحقاً ما وصلت إليه في زيارتي التي تعلّمت منها الكثير. أما الآن وفي هذا المقال، أكتفي بالإشارة إلى أهم ما أدركته خلال زيارتي، وكنتُ قد أغفلت أهميته بمراقبتي للثورة السودانية من بعيد بلا تواصل مباشر مع فاعلات وفاعلين داخل البلاد. وإن كان لي عذرٌ عن إغفالي هذا، فهو أن الإعلام العالمي نادراً ما يذهب إلى أعمق من سطح الأحداث وما يعوم على ذلك السطح من أقطاب سياسية، كما يركّز الإعلام الإقليمي والمحلّي على مجريات السياسة الفوقية أكثر مما يهتمّ برصد الديناميات القاعدية التي تكمن وراء التطورات الاجتماعية والسياسية. ومع ذلك فقد وجد ما كنتُ قد أغفلته بعض الصدى في الإعلام السوداني والعربي، لكنّني لم ألتفت لأهميته.

هكذا تابعتُ من الخارج أحداث السودان وأنا أرى في «تجمّع المهنيين السودانيين» و«قوى إعلان الحرية والتغيير» قيادتي الحراك الشعبي العظيم الذي شهدته البلاد. وما أغفلتُ أهميته هو أن إطاراً آخر كان يتحرّك تحت سطح الصراع السياسي الذي تابعتُه من بعيد، وهو إطار صنع الزخم الثوري القاعدي وخوّل «تجمّع المهنيين» لعْب دور الناطق باسم الحراك الشعبي، مفوّضاً إياه سلطة القرار لكن تحت رقابته النقدية. هذا الإطار هو الشبكة الأفقية عظيمة الشأن التي تجمع بين الهيئات الشبابية التي تُطلق على نفسها اسم «لجان المقاومة»، وهي لجان تشكّلت في أحياء المدن كما في قُرى الأرياف وتولّت تنظيم الثورة الشعبية. وقد اهتمّت اللجان أيضاً بتنظيم الخدمات الأساسية من خلال هيئات فرعية سمّتها «لجان الخدمات» (استخدمُ هنا الأسماء المختصرة كما هي متداولة داخل السودان)، إذ حلّت هذه الأخيرة في وظيفة تنظيم الخدمات الاجتماعية وتوزيع السلع الأساسية محلّ «اللجان الشعبية» التي كانت أذرعاً محلّية لنظام عمر البشير المخلوع. وتقوم اللجان بين ما تقوم به بمراقبة المخابز ومحطات الوقود لمنع التهريب في ظل الظروف الاقتصادية الحرجة القائمة، سواء كان دافع التهريب الجشع أو سعي الدولة العميقة وراء تعقيد الظروف لإفشال عملية التغيير. كما تترافق الرقابة التي تمارسها «لجان المقاومة» على مؤسسات المرحلة الانتقالية بمواصلة الضغط من خلال التظاهرات والتجمعات من أجل إكمال مسيرة التغيير ومحاكمة المسؤولين عن قتل المتظاهرين وعن مجزرة فض الاعتصام والدفاع عن الذين انحازوا إلى الثورة في صفوف القوات المسلحة رافضين الانصياع لأوامر القتل.

في سودان اليوم شرخ ملموس بين الجيل الجديد الذي شكّل الجسم الأساسي من الحراك الشعبي، والذي يتميز بأهمية المشاركة النسائية النشطة في صفوفه، والأجيال السابقة المهيمنة على الحياة الحزبية

هذا وتشترك «لجان المقاومة» بسمة أساسية مع ظواهر شبابية شهدتها بلدان أخرى في المنطقة العربية خلال الموجتين الثوريتين اللتين عرفتهما حتى الآن بدءاً من «الربيع العربي» الأول في عام 2011. فلها، على سبيل المثال، بعض السمات المشتركة مع «التنسيقيات» التي عرفها الطور الأول من الثورة السورية عندما كانت ثورة شعبية يقودها الشباب بصورة رئيسية، بيد أن اللجان السودانية أرقى تنظيمياً وسياسياً من مرادفها السوري. كما تشترك «لجان المقاومة» مع بعض الظواهر الشبابية التي عرفتها السيرورة الثورية في بلدان إقليمية أخرى، مثل تونس والجزائر، بسمة ملفتة أخرى هي حساسية إزاء الأحزاب التقليدية، بل والصيغة الحزبية بوجه عام. ذلك أن «لجان المقاومة» تضمّ غالبية واسعة من غير المنتمين إلى أحزاب إلى جانب أقلية من المتحزّبين الذين لا يجاهرون بانتماءاتهم الحزبية ويحترمون استقلالية اللجان، ولا سيما بينهم الشيوعيات والشيوعيون ذوو الدور البارز في كل فعاليات الثورة السودانية. وتترافق هذه الحساسية بأخرى رافضة للهرَمية والمركزية بحيث تربط بين «لجان المقاومة» أشكالٌ من التنسيق الأفقي لا تتخطّى المهمة التنسيقية إلى مركزية القرار. هذه اللجان هي صيغة طريفة من التنظيم الذاتي المحلّي، آثرت ألّا تشكّل تنظيماً هرمياً توجّهه قيادة منبثقة عنه. وهو سبب تفويضها إلى «تجمّع المهنيين السودانيين» صلاحية النطق باسم الحراك الشعبي والقيام بدور محطّته الإعلامية، وقد تكفّل التجمع بمهارة بتنسيق الحراك الشعبي ونقلِ صدى شتّى مكوّناته من خلال موقعه على الإنترنت ووسائل التواصل الاجتماعي.

في سودان اليوم شرخٌ ملموس بين الجيل الجديد الذي شكّل الجسم الأساسي من الحراك الشعبي، والذي يتميّز بأهمية المشاركة النسائية النشطة في صفوفه، والأجيال السابقة المهيمنة على الحياة الحزبية والتي تتمسّك بتلك الهيمنة، غير فاسحة للمجال أمام الشبيبة وأمام النساء لتولّي القيادة. وقد اختبرتُ ذلك الشرخ من خلال تجربة شخصية حينما تمرّد العديد من الشابات والشباب الحزبيين، فضلاً عن غير الشباب وفضلاً عن الرأي العام خارج الدائرة الحزبية، تمرّدوا على قرار قيادة حزبية سلكت سلوكاً مؤسفاً، مستمدّاً من عصر بائد ومن أسلوب أرسته دولة بيروقراطية انتهى بها الأمر إلى الانهيار والخروج من التاريخ بعد أن انحصر الحكم فيها بين أيدي بضعة رجال هرمين.

فنظّم طلبة في كلية الاقتصاد والعلوم الاجتماعية في جامعة الخرطوم ندوة سياسية حاشدة تحدّثتُ فيها عن «الربيع العربي»، وذلك إثر قرار القيادة الحزبية المقصودة إلغاء الندوة التي كانت قد دعتني إلى إحيائها في مركز حزبها في اليوم والساعة ذاتهما، وقد ألغتها بتعليل ردّد ما وصلها من أصداء الحملة التي تعرّضتُ لها قبل أسابيع من قِبَل بعض التكفيريين «الممانعين» الذين لا يمانعون قط من تأييد أنظمة تبطش بالانتفاضات الشعبية، على غرار النظام الإيراني الذي كانت له مساهمة ملحوظة في تدريب أجهزة نظام عمر البشير على فنون القمع والتعذيب.

كاتب وأكاديمي من لبنان

Le printemps syrien peut-il être restauré ?


Bachar-al-Assad-Dégage

إرحل، Dégage,

Le printemps syrien peut-il être restauré ?

Anwar Badr – 11/12/2019

Près de neuf ans après le début du printemps arabe ne 2011, ses résultats au sens arithmétique semblent décevants dans bien des cas. À l’exception de la Tunisie, qui a connu une transition démocratique relative, elle continue de trébucher pour résoudre les problèmes de développement social, économique et politique hérités et interdépendants, alors que l’expérience de l’Égypte n’était pas bonne lorsque les Frères musulmans sont arrivés au pouvoir en premier, s’en est suivi du coup d’État de Sissi et le retour des militaires pour détruire toute possibilité ou tout horizon de réforme.

Tandis que la pire intransigeance du changement semble être en Libye et au Yémen notamment en particulier en Syrie, car le changement dans ces pays est devenu soumis aux équations internationales et régionales qui régissent la région, en particulier après que la nature du conflit est passée d’une révolution populaire appelant à la réforme, aux libertés et à la démocratie, à des guerres civiles entre un régime et des forces autoritaires ou des groupes qui ne sont pas moins sous-développés, violents et terroristes. Ce sont des pouvoirs gérés par des partis internationaux et régionaux qui se sont engagés dans des guerres d’intérêts pour régler des comptes les uns avec les autres au détriment de ces pays et de leurs peuples ensemble.

Malgré tout ce pessimisme, nous pouvons dire que le printemps arabe a sonné l’alarme pour ces régimes et d’autres, qui ont gouverné le peuple de manière tyrannique, pendant des décennies, au cours desquelles ils ont réussi à gaspiller de vastes richesses sans faire aucun développement ou développement dans les mécanismes d’exercice du pouvoir et de respect des droits de l’homme, au point que la misère de ces régimes l’ont rendu incapable de comprendre les implications de cet avertissement, se contentant du côté négatif du message, de l’aspect du pouvoir et de sa capacité à freiner les révolutions et à entraver la victoire du peuple.

Sous cet angle, on peut comprendre les motivations du président soudanais Omar al-Bachir à augmenter le prix du pain à trois reprises, dans un pays qui souffre de crises économiques entrelacées entre les sanctions externes, des hausses des prix et des taux de chômage chez les jeunes en particulier, parallèlement à la dévaluation de la monnaie et à la détérioration du niveau de vie, c’est donc la “paille qui a brisé le dos du troupeau “, alors que les masses sont descendues dans la rue le 19/12/2018, annonçant le début de leur révolte contre le système, qui a déclenché la deuxième vague des révolutions du « printemps arabe », qui s’est d’abord déplacée en Algérie puis au Liban puis en Iraq.

La transition politique au Soudan a été un signe important qui évolue toujours positivement, avec une certaine réserve et la crainte que les militaires et les islamistes soient prêts à répéter l’expérience du coup d’État contre la légitimité, même si leurs vents sont devenus moins forts, tandis que l’establishment militaire en Algérie, qui a contribué à l’exclusion d’une grande partie des symboles du régime ne veut pas encore renoncer à ses privilèges, alors nous le voyons combattre pour la tenue d’élections que les Algériens refusent, affirmant leur refus de “répéter le scénario égyptien” pour le retour des militaires au pouvoir, et leur slogan le plus important est « Yetnahaou Gaa/ Qu’ils s’écartent tous ».

Ce simple slogan s’est transformé en un code que les gens peuvent traduire chacun selon leur dialecte, donc nous avons entendu dans les rues du Liban « Kollone Ya’ni Kollone/Tous, c’est à dire Tous », et les rues d’Iraq ont fait écho au slogan « Challe’ Galle’/Arrache, déracine », bien que malgré la multiplicité des dialectes, la demande semble être la même pour tous les manifestants, qui ont retraduit le premier slogan du printemps arabe «Le peuple veut la chute du régime », ce qui veut dire le régime avec tout son système matériel et politique, ses entités partisanes, ses articulations sociales, et ses charges idéologiques et intellectuelles, qui ont fragmenté la société en sectes, ethnies et régions, de sorte qu’il faut maintenant renverser ces systèmes comme une introduction pour restaurer l’identité nationale et reproduire les systèmes démocratiques qui respecte les intérêts de leurs peuples et sauvegarde sa libertés.

Les régimes dans la région arabe en général sont des régimes de despotisme corrompu, avec des nuances ou des différences relatives au sens politique d’un système à l’autre, et cela explique l’unité de la volonté populaire de renverser ces systèmes très similaires en termes de structures juridiques et législatives sur lesquels ils sont basés, et en termes de relations de production et de domination de l’économie de service et du clientélisme en particulier, en termes de performance et de comportement face à tout danger qui pourrait menacer sa continuité, de sorte que la plupart d’entre eux, comme en Iraq et en Syrie, n’ont pas hésité à distribuer les richesses et les installations vitales du pays sous forme de subventions et de cadeaux à leurs partisans en échange du maintien du siège de son autorité délabrée, et de même au Liban, mais cela se fait à travers « Hezbollah » comme médiateur et un bras militaire de l’Iran dans la région.

Et si l’hégémonie russe dans les dossiers politiques liés à la région vise à soutenir les régimes face aux protestations du peuple, en tant que cadre pour rétablir l’équilibre de la guerre froide face à l’administration américaine, avec un danger turc qui manifeste une ambition de restaurer l’Empire ottoman, le plus grand danger réside maintenant dans la stratégie de colonisation expansionniste de l’Iran dans la région. À travers le processus d’expansion du chiisme qui ronge le corps islamique épuisé par la modernité et le postmodernisme qui ont envahi l’ère, conduira nécessairement à la fragmentation des peuples et à alimenter davantage de contradictions en leur sein, l’Iran insistant pour jouer le rôle de centre dans ses relations avec les pays aux alentours ou de la marge, ceux qui sont tombé dans ses filets, comme l’Iraq, la Syrie et le Liban, en plus du malheureux Yémen.

Par conséquent, l’importance du rétablissement par ces peuples de leur décision patriotique, en particulier au Liban et en Iraq, en levant le drapeau national et en rejetant tous les drapeaux et affiliations partisans, sectaires imposés par les élites dirigeantes pour perpétuer les mécanismes de leur contrôle par le biais de quotas et de consensus qui sont en dehors des intérêts des peuples et de leurs pays, est mis en évidence dans le cadre d’une relation suspecte entre Le centre / l’Iran et les partis / ces régimes arabes qui gravitent dans l’astronomie iranienne, mais la chose la plus importante, je pense, est venue du soulèvement iranien lui-même, qui est la continuation d’une série de soulèvements populaires, a augmenté en ampleur et en profondeur maintenant la crise économique qui est devenue suffocante pour tout le monde en Iran, où le taux de chômage des jeunes s’approche de 40%, environ entre 25 et 30 millions de personnes en Iran vivent en dessous du seuil de pauvreté.

La question n’est pas liée aux sanctions américaines sur leur importance. La majeure partie de la crise économique en Iran, qui est le plus grand État pétrolier de la région, est due à la corruption de l’autorité des mollahs, qui dépensent des milliards de revenus du pays dans son projet d’expansion pour soutenir les systèmes de marge qu’il considère comme l’arc de résistance. Pour soutenir cet arc, l’Iran dépense également des milliards pour le projet nucléaire et le développement de missiles à longue portée, dans l’illusion qu’il deviendra un jour une superpuissance, ignorant les leçons de l’ancienne Union soviétique qui s’est effondrée et qui était le deuxième pays nucléaire du monde, au milieu d’une course aux armements avant d’atteindre la fin de la “guerre des étoiles! ”
Quel est le centre qui affame son peuple pour devenir un état nucléaire? Quel est ce centre qui cherche à diriger le monde 1400 ans en arrière ? Je crois que les peuples qui ont brûlé les images de l’ayatollah Khomeiny et de Khamenei et de leurs partisans, qui se sont élevés dans les gouvernorats du sud de l’Iraq avant son nord, et qui ont entouré et brûlé le consulat et le siège partisan de l’Iran à Nadjaf et à Karbala, ceux qui ont grandi à Nabatiyeh, Tyr et dans d’autres villes et villages du Liban ne croyaient plus aux clés du paradis que les mollahs de Téhéran distribuent, autant que ces peuples recherchent les clés de la vie et les nécessités d’une vie décente qui leur ont été volées au nom de l’infaillible Wilayat al-Faqih.

La chute de ce centre n’est peut-être pas imminente, mais il tombera sûrement parce qu’il va à l’encontre du sens de l’histoire et de la vie. Une fois qu’il tombera, tous les régimes qui tournent encore sur son orbite s’effondreront, et il peut s’effondrer avant cela en raison de son incapacité flagrante à empêcher son effondrement économique, politique et moral.

هل يمكن استعادة الربيع السوري؟

بعد مرور ما يقرب من تسع سنوات على انطلاقة الربيع العربي بداية عام 2011، تبدو نتائجه بالمعنى الحسابي مخيبة لآمال كثيرين بهذا القدر أو ذاك، فباستثناء تونس التي حظيت بانتقال ديمقراطي نسبي، لم يزل متعثرا في حلّ مشكلات التنمية الاجتماعية والاقتصادية والسياسية المتوارثة والمترابطة، فإن تجربة مصر لم تكن جيدة مع وصول الإخوان المسلمين إلى السلطة أولاً، ليأتي لاحقا انقلاب السيسي وعودة العسكر لتدمير أية إمكانية أو أفق للإصلاح.

فيما يبدو الاستعصاء الأسوأ للتغيير في كل من ليبيا واليمن وبشكل خاص في سوريا، إذ بات التغيير في هذه الدول رهن المعادلات الدولية والإقليمية التي تحكم المنطقة، بخاصة بعدما جرى تغيير طبيعة الصراع من ثورة شعبية تطالب بالإصلاح والحريات والديمقراطية، إلى حروب أهلية بين نظام مستبد وقوى أو مجموعات لا تقل عنه تخلفا وعنفا وإرهابا، وهي قوى تدار من قبل أطراف دولية وإقليمية تخوض حروب مصالح وتصفية حسابات في ما بينها على حساب تلك البلدان وشعوبها معا.

رغم كل هذا التشاؤم نستطيع القول إن الربيع العربي شكل جرس إنذار لتلك الأنظمة وغيرها، التي حكمت شعوبها بشكل مستبد، لعقود من الزمن، نجحت خلالها بتبديد ثروات طائلة من دون أن تصنع أي تنمية أو تطوير في آليات ممارسة السلطة واحترام حقوق الانسان، لدرجة أن بؤس هذه الأنظمة جعلها عاجزة عن فهم دلالات هذا الإنذار، مكتفية بالجانب السلبي من الرسالة، الجانب المتعلق بقوة السلطة وقدرتها على كبح جماح الثورات وإعاقة انتصار الشعوب.

من هذه الزاوية يمكن فهم دوافع الرئيس السوداني عمر البشير لرفع سعر الخبز ثلاثة أضعاف، في بلد يعاني أزمات اقتصادية متداخلة بين العقوبات الخارجية وارتفاع في الأسعار ونسب البطالة بين الشباب بشكل خاص، بالتوازي مع انخفاض قيمة العملة وتدهور مستوى المعيشة، فكانت “القشة التي قصمت ظهر البعير”، حيث نزلت الجماهير إلى الشارع في 19/12/ 2018، معلنة بدء ثورتها ضد النظام، والتي شكلت شرارة لانطلاق الموجة الثانية من ثورات الربيع العربي، التي انتقلت بداية إلى الجزائر ولاحقا إلى لبنان ومن ثم العراق.

الانتقال السياسي في السودان شكل علامة مهمة ما زالت تتطور بشكل إيجابي، مع بقاء درجة من التحفظ والخوف من استعداد العسكر والإسلاميين لتكرار تجربة الانقلاب على الشرعية، مع أن رياحهم باتت أقل قوة، فيما المؤسسة العسكرية في الجزائر، والتي ساهمت بإقصاء جزء كبير من رموز النظام السابق، لا ترغب في أن تتخلى عن امتيازاتها بعد، لذلك نراها تقاتل على إجراء انتخابات يرفضها الجزائريون، مؤكدين رفضهم “تكرار السيناريو المصري” لعودة العسكر إلى السلطة، وشعارهم الأهم “يتنحاو قاع” أي فليتنحّوا جميعهم.

هذا الشعار البسيط تحول إلى شيفرة أو كود يمكن للشعوب ترجمته كل وفق لهجته، فسمعنا في شوارع لبنان “كلن يعني كلن”، ورددت شوارع العراق شعار “شلعْ قلعْ”، فرغم تعدد اللهجات يبدو المطلب واحد لكل المتظاهرين، اللذين أعادوا ترجمة الشعار الأول للربيع العربي “الشعب يريد اسقاط النظام”، والمقصود النظام بكل منظومته المادية والسياسية وكياناته الحزبية ومفاصله الاجتماعية وحمولته الأيديولوجية والفكرية أيضا، والتي فتّتت المجتمع إلى طوائف ومذاهب وإثنيات ومناطق، بحيث إن المطلوب الآن إسقاط هذه الأنظمة كمقدمة لاستعادة الهوية الوطنية وإعادة إنتاج أنظمة ديمقراطية تحترم مصالح شعوبها وتصون حرياتهم.

فالأنظمة في المنطقة العربية عموما هي أنظمة استبداد فاسدة، مع تلاوين أو فوارق نسبية بالمعنى السياسي بين نظام وآخر، وهذا يفسر وحدة الإرادة الشعبية في إسقاط هذه الأنظمة المتشابهة كثيرا من حيث البنى والنظم القانونية والتشريعية التي تستند إليها، ومن حيث علاقات الإنتاج وهيمنة الاقتصاد الريعي الزبائني بشكل خاص، ومن حيث أدائها وسلوكها تجاه أي خطر يمكن أن يهدد استمراريتها، حتى أن أغلبها كما في العراق وسوريا لم تتوان عن توزيع ثروات البلاد ومرافقها الحيوية كمنح وهبات لداعميها مقابل الاحتفاظ بكرسي سلطتها المتداعية، والأمر ذاته في لبنان، إنما يتم بتعقيدات أكثر عبر “حزب الله” كوسيط وذراع عسكري لإيران في المنطقة.

وإن كانت الهيمنة الروسية في ملفات السياسة المتعلقة بالمنطقة، تهدف لدعم الأنظمة في مواجهة احتجاجات الشعوب، كإطار لاستعادة توازنات الحرب الباردة في مواجهة الإدارة الأمريكية، مع خطر تركي يتجلى بالطموح لاستعادة الإمبراطورية العثمانية، إلا أن الخطر الأكبر يكمن الآن في الاستراتيجية التوسعية الاستيطانية لإيران في المنطقة عبر عملية تشييع تنخر الجسد الإسلامي الذي أنهكته الحداثة وما بعد الحداثة التي غزت العصر، ما سيؤدي بالضرورة إلى تفتيت الشعوب وتغذية المزيد من التناقضات داخلها، مع إصرار إيران على لعب دور المركز في علاقتها مع دول المحيط أو الهامش التي سقطت في شباكها، كالعراق وسوريا ولبنان، إضافة لليمن غير السعيد.

لذلك تبرز أهمية استعادة تلك الشعوب لقرارها الوطني، وبشكل خاص في لبنان والعراق من خلال رفع العلم الوطني، ورفض كل الأعلام والانتماءات الحزبية والطائفية والمذهبية الضيقة التي فرضتها النخب الحاكمة لتأبيد آليات سيطرتها عبر المحاصصة والتوافقات التي تتم خارج مصلحة الشعوب وبلدانها، في إطار علاقة مشبوهة بين المركز/ إيران، والأطراف/ تلك الأنظمة العربية التي تدور في الفلك الإيراني، لكن الأهم باعتقادي جاء من انتفاضة الإيرانيين أنفسهم، والتي هي استمرار لسلسلة من الانتفاضات الشعبية، زاد من اتساعها وعمقها الآن الأزمة الاقتصادية التي غدت تخنق الجميع في إيران، بعدما قاربت نسب البطالة 40% من الشباب، بحيث يراوح ما بين 25 إل 30 مليون شخص في إيران يعيشون تحت خط الفقر.

ولا يتعلق الأمر بالعقوبات الأمريكية على أهميتها، بل يعود الجزء الأكبر من الأزمة الاقتصادية في إيران وهي أكبر دولة نفطية في المنطقة، إلى فساد سلطة الملالي التي تنفق المليارات من مداخيل البلد على مشروعها التوسعي لدعم أنظمة الهامش التي تعتبرها قوس الممانعة، ولدعم هذا القوس فإن إيران تنفق المليارات أيضا على المشروع النووي وعلى تطوير الصواريخ بعيدة المدى، في وهم أنها ستصبح دولة عظمى في يوم ما، متجاهلة دروس الاتحاد السوفيتي السابق الذي انهار وهو ثاني دولة نووية في العالم، وكان يخوض غمار سباق التسلح قبل أن يصل إلى شوط النهاية في “حرب النجوم”!

فأي مركز يجوع شعبه ليصبح دولة نووية؟ وأي مركز هذا الذي يسعى إلى قيادة العالم 1400 سنة إلى الوراء؟ أعتقد أن الشعوب التي أحرقت صور آية الله الخميني وخامنئي وأتباعهما، والتي انتفضت في المحافظات الجنوبية للعراق قبل شماله، والتي حاصرت وأحرقت القنصلية والمقار الحزبية التابعة لإيران في النجف وكربلاء، وهي ذاتها التي انتفضت في النبطية وصور وسواها من مدن وبلدات لبنان لم تعد تؤمن بمفاتيح الجنة التي يوزعها ملالي طهران، بقدر ما تبحث هذه الشعوب عن مفاتيح الحياة ولوازم العيش الكريم التي سرقت منها باسم ولاية الفقيه المعصوم.

ربما لا يكون سقوط هذا المركز وشيكا، لكنه بالتأكيد سيسقط لأنه يسير بعكس اتجاه التاريخ والحياة، وفور سقوطه ستنهار كل الأنظمة التي ما زالت تدور في فلكه، وربما تتهاوى قبل ذلك لعجزه الفاضح عن منع انهيارها اقتصاديا وسياسيا وأخلاقيا.

Les peuples tiennent à la liberté des autres peuples


Philosophe français: les peuples tiennent à la liberté des autres peuples

25/11/2019 – Al Jazeera Net

Médiapart a interviewé le philosophe français Jean-Claude Monod, dans lequel il s’est demandé si la coïncidence du “printemps des peuples” ou les révolutions dans de nombreux pays sont aujourd’hui une coïncidence, malgré les situations différentes.

Monod, directeur de recherche à l’Institut national de la recherche scientifique et auteur d’un livre sur les “crises de gouvernance” entre hier et aujourd’hui, Médiapart a tout d’abord posé la question suivante:

Tous les continents connaissent des révolutions depuis des semaines: l’ébullition de nombreuses régions du monde peut-elle être interprétée comme le «printemps des peuples» ou les cas sont-ils si différents qu’aucune unité réelle ne peut être découverte entre eux?
“Quand j’ai vu la multiplicité des mouvements populaires, ma première hypothèse était qu’il s’agissait d’une crise qui touche le mode de gouvernement néolibéral, mais pas de tous les soulèvements”, a-t-il déclaré.
Si nous cherchons un dénominateur commun entre ces soulèvements, nous découvrirons, selon le philosophe, “le désir des manifestants d’imposer ou de restaurer une démocratie saine est non corrompu … avec un vif désir de plus d’égalité et de justice sociale”.
Monod a souligné que la contagion des révolutions existe déjà et que la question du sort de ces révolutions reste indéterminée et ouverte à toutes les possibilités.

Il a souligné qu’historiquement, l’étincelle des grandes révolutions se traduisait souvent par une injustice intolérable, telle que jeter quelqu’un en prison injustement et l’agression et inciter un autre à s’immoler par le feu à cause de la sévérité de l’injustice.

Aujourd’hui, les médias permettent à quiconque de voir l’oppression à Hong Kong, en Iran ou en Irak, et même si ceux qui ne le craignent pas n’ont rien à faire, ils se sentent solidaires des personnes exposées à des actes de violence, cela signifie que les gens tiennent beaucoup à la liberté des autres peuples.

فيلسوف فرنسي: الشعوب حريصة على حرية الشعوب الأخرى

25/11/2019

الجزيرة نت
الاحتجاجات طالت دولا بأميركا اللاتينية وغيرها من القارات (الأناضول)
الاحتجاجات طالت دولا بأميركا اللاتينية وغيرها من القارات (الأناضول)

أجرى موقع ميديابارت الفرنسي مقابلة مع الفيلسوف الفرنسي جان كلود مونو، استطلع فيها رأيه حول ما إذا كان تزامن “ربيع الشعوب” أو الثورات التي تطال اليوم العديد من البلدان مجرد مصادفة رغم اختلاف الأوضاع.
وطرح الموقع في البداية على مونو -الذي يشغل منصب مدير البحوث في المعهد الوطني الفرنسي للبحث العلمي، وصاحب كتاب يستعرض “أزمات الحوكمة” بين الأمس واليوم- السؤال التالي:
جميع القارات تشهد منذ أسابيع ثورات، فهل يمكن أن يفسَّر غليان أجزاء كثيرة من العالم على أنه “ربيع الشعوب”، أم أن الحالات متباينة للغاية بحيث لا يمكن اكتشاف وحدة حقيقية بينها؟

وقد أجاب مونو قائلا “عندما رأيت تعدد الحركات الشعبية، كانت فرضيتي الأولى هي أن الأمر يعود لأزمة تطال الطريقة الليبرالية الجديدة في ممارسة الحكم، لكن ذلك لا ينطبق على كل الانتفاضات”.

وإذا ما بحثنا عن قاسم مشترك بين هذه الانتفاضات، فإننا -وفقا للفيلسوف- سنجده في “رغبة المحتجين في فرض أو استعادة ديمقراطية سليمة غير فاسدة (..) مع رغبة قوية في مزيد من المساواة والعدالة الاجتماعية”.

وأبرز مونو أن عدوى الثورات قائمة بالفعل، كما أن مسألة مصير هذه الثورات تبقى غير محددة ومفتوحة على كل الاحتمالات.

ولفت إلى أنه من الناحية التاريخية، فإن شرارة الثورات الكبيرة تجسدت في الغالب في حدوث ظلم لا يطاق، كالزج بشخص في السجن ظلما وعدوانا وجعل آخر يضرم النار في نفسه من شدة الغبن.

ويضيف مونو أن وسائل الإعلام تمكن اليوم أي شخص من مشاهدة القمع في هونغ كونغ أو إيران أو العراق على الهواء مباشرة، وحتى إذا لم يكن لدى من يشاهدون ذلك من غير المعنيين ما يمكنهم فعله، فإن هذه الشعوب تشعر بالتضامن مع الشعوب التي تتعرض للأعمال العنيفة، مما يعني أن الشعوب حريصة على حرية الشعوب الأخرى.

Les grandes puissances et les protestations populaires…


FMI-Dictature-Dictateur

تعمل الدول العظمى التي تتحكم باقتصاد الدول وتمسك بزمام القرار المالي والسياسي والعسكري العالمي، على استغلال ثورات الشعوب التي تخرج احتجاجا على تدني مستوى حياتها اليومية وتندد بغلاء الأسعار وصعوبة حصولها على كفافها اليومي وعلى تدني شروط الحياة الكريمة واضمحلال الخدمات وانتشار الفقر والبطالة والعوز، في حين يتفشى في أوساط الطبقة المسيطرة على الحكم انعدام القيم والفساد والسرقة والثراء الفاحش إلى جانب البطش والقمع…
إن استغلال المطالب العادلة والمحقّة للشعوب أصبحت من سياسات الدول العظمى المتحكمة بالرأسمال العالمي، التي لا تتردد من ركوب موجة الاحتجاجات بكافة السبل للعبث بمسارها الثوري وتطويع بعض فئاتها من ذوات الأنفس الضعيفة لخدمة مصالحها السياسية والاقتصادية…
هل من سبيل للحيلولة دون انجراف بعض تلك الأنفس الضعيفة خلف شعارات كاذبة تطلقها دول مارقة عظمى تعمل على نشر الخراب أينما حلّت وحيثما تدخلت…

 

Les grandes puissances qui dominent l’économie des pays et tiennent les rênes de la décision financière, politique et militaire mondiale, exploitent les révolutions des peuples qui, à cause de sentiment d’injustice, protestent contre les conditions de leur vie quotidienne et dénoncent l’augmentation des prix, les difficultés d’obtenir leur subsistance journalier, les mauvaises conditions d’une vie décente, la dégradation des services d’état, ainsi que la propagation de la pauvreté, du chômage et du dénuement, tandis qu’au milieu de la classe dirigeante on remarque le manque de valeurs, la corruption et l’oppression …
L’exploitation des revendications justes et légitimes des peuples est devenue l’une des politiques des grandes puissances qui contrôlent la capitale mondiale, qui n’hésite pas à surfer sur les vagues de protestations par tous moyens pour modifier sa trajectoire révolutionnaire et l’adapter selon leurs intérêts en manipulant certains groupes faibles d’esprits pour les mettre au service de leurs intérêts politiques et économiques…
Existe-t-il un moyen d’empêcher certaines de ces personnes faibles de dériver derrière de faux slogans de grands États voyous qui oeuvrent à semer le chaos partout… renforçant le hypothèses calomnieuses des régimes dictatoriaux ?!

الربيع العربي في نسخته الثانية


Conscience-Citoyenneté

الربيع العربي في نسخته الثانية

18 نوفمبر 2019

اكتشف الشباب العربي قوة صوته وتأثير مواطنيته، عبر التظاهرات الضخمة التي ملأت الشوارع في السودان والجزائر، ثم في العراق ولبنان. ولكنه في الوقت نفسه اكتشف سهولة التظاهر (طبعا باستثناء العراق)، وصعوبة التغيير. لا تكلف المظاهرات، في الحقيقة، سوى الخروج إلى الشارع، والتعبير عن الغضب المتراكم عقودا، من الفشل الاقتصادي إلى البطالة إلى انعدام الفرص والفساد، وغير ذلك مما تشترك فيه كل الدول العربية تقريبا بدون أية استثناءات.

حافظت كل المظاهرات في كل هذه الدول على سمةٍ واحدة: غياب القيادة. ليس هناك تنسيق بين أطرافها، وليس هناك برنامج عمل تعمل عليه، ولا يحق لأحدٍ التكلم باسمها. هي صفات مشتركة جمعت كل المظاهرات في دول الربيع العربي في نسخته الثانية، وكان هذا بالتأكيد مصدر قوة لها في الحشد والتعبير عن القوة من خلال الحشود التي لا يستطيع أحد إنكارها أو تخطيها، إنها الشعب بكل قوته وعنفوانه (الشعب يريد إسقاط النظام). لكن وبعد فترة وجيزة لم يستطع الشباب أن يولد من هذه المظاهرات قوة سياسيةً بديلةً أو تقود إلى عملٍ سياسيٍّ منظم له مطالب إصلاحية تفرض على النخب الحاكمة التعامل معها. ولذلك وجدنا أن هذه المظاهرات وصلت إلى أشبه بطريق مسدود، وفي وقتٍ مبكر، كما الحال في الجزائر، حيث يرفض الحراك الانتخابات الرئاسية، ويطالب برحيل كل رموز الرئيس عبد العزيز بوتفليقة، من دون الاتفاق على مرشحٍ يستطيع أن يقود المرحلة الانتقالية، كي يقوم بالإصلاحات الجذرية الضرورية للقيام بإصلاح سياسي، يصل بالجزائر إلى مصاف الدول الديمقراطية التي تعتمد على المؤسسات في قراراتها واتخاذ مصالحها النهائية.

ويكاد الأمر نفسه ينسحب على العراق، مع اختلاف جوهري في طبيعة النظام الطائفي والاقتراحات المقدّمة للخروج من هذا الانقسام الطائفي، والعبور بالعراق إلى ديمقراطية تعدّدية، لا تأثير فيها للسلاح من خارج إطار الدولة. ولكن الشباب المتظاهر الذي يقدّم ثمنا غاليا، يريد التخلص من النخب بطريقةٍ لا يريد لأي منها أن يكون له دور في المستقبل، من دون إدراك أن جزءا من هذه النخب يجب أن يلعب دورا قياديا في إدارة العراق خلال هذه المرحلة الانتقالية، وهو للأسف ما يغيب عن جهد هذه النخب، إذ على الرغم من أن النخب الحاكمة تظهر دعمها وتأييدها المتظاهرين، إلا أنها لم تطرح بديلا جذريا قادرا على إرضائهم يضمن تحويل المؤسسات المشوهة التي ولدت بعد الاحتلال الأميركي للعراق إلى مؤسساتٍ ديمقراطيةٍ، تعبر عن المواطن العراقي الذي أصبح يردّد دوما “أَريد وطن”.

ويكاد ينطبق الأمر ذاته على لبنان الذي يرفع شعار “كلّن يعني كلن”. وبالتالي هو شعارٌ يقصي كل النخب بدون استثناء. ولكن كيف يمكن تطوير البديل من خلال النخب التي يمكن للحراك الشبابي أن يُظهرها؟ فلا بد لجزء من هذه النخب الحاكمة أن يلعب دورا قياديا في عملية التغيير التي يطمح لها المتظاهرون، وهو ما لا يقبله المتظاهرون بشكل عام، بسبب قناعتهم أن النظام الطائفي العائلي في لبنان قد وصل إلى نهايته، وأن الثورة ضده يجب أن تكون كلية وشاملة.

ما يمكن استخلاصه إذاً هو أن غياب القيادة يبدو ملمحا رئيسيا في ثورات الربيع العربي في نسختيها، الأولى والثانية. وهو بكل أسف حصاد سنوات الديكتاتورية العجاف التي حكمت منطقتنا العربية عقودا طويلة. استطاعت الديكتاتورية إفساد الكرامة الشخصية والنزاهة لكل مواطنيها، لذلك لا يستطيع أي شخصٍ أن يدّعي النزاهة، كي يستطع التكلم باسم الجموع، فالكل فاسدون، والكل غير نزيهين، وهو ما يطلق عليه انهيار القيم التي تؤسّس للسلطة المعنوية والقيمية الرمزية في كل مجتمع، فصحيحٌ أن ترامب يمثل صدمةً للمجتمع الأميركي بما يمثله ويقوله كل يوم. ولكن هناك رصيد ضخم لكل من يعارض ما يقوله ويمثله. للأسف لا تملك النخب العربية هذا الرصيد المعنوي الضروري الذي تستطيع من خلاله إقناع الشباب المتظاهر بقيمها ونزاهتها ورغبتها في العمل العام.

هناك قناة عامة للشباب أن العمل العام هو طريقة غير مشروعة للإثراء، وإلا لن يتقدّم أي شخص للعمل العام بهدف المنفعة العامة. ترسخت مثل هذه القناعة عقودا بسبب مفاعيل السياسي والاجتماعي والأخلاقي التي مرّت به منطقتنا العربية. واليوم نحصد النتيجة انهيار الرأسمال القيمي الرمزي الضروري لبناء الثقة التي هي المدخل الرئيسي للقيادة. وتعد هذه الصفة أكثر أهمية اليوم، لا سيما إذا كانت الدول في مرحلةٍ انتقاليةٍ تغيب فيها المؤسسات، فالمؤسسات اليوم هي التي تعارض ترامب، وتريد إرجاء الرأسمال الرمزي القيمي لهذه المؤسسات. ولكن في منطقتنا العربية، تدمرت هذه المؤسسات، مع دمار القيم العامة، وهو ما يتجلى اليوم في الاعتراض على كل شيء، وغياب القدرة على الاتفاق على المبادئ، فهناك لا ثقة عامة بكل شخص “وكلّن يعني كلن”، وهو ما يفتح الباب للفوضى بدون بناء بديل قيادي، يستطيع قيادة عملية التغيير التي يطمح لها الشباب العربي اليوم.

Assad: les manifestations au Liban et en Irak ne ressemblent pas à ce qui s’est passé en Syrie


Le président, qui a tué près d’un million de Syriens, causant avec sa guerre de millions de blessés et d’invalides, le déplacement plusieurs millions de Syriens, et plusieurs millions de réfugiés, parle de PATRIOTISME !!!

من قتل قرابة المليون من الشعب سوري والملايين من الجرحى والمعاقين، وهجّر عدة ملايين من السوريين داخل سوريا وخارجها، يتحدث عن الوطنية !!!٠

Statistiques-ٍRéfugiés-syrien-mars-2018

 

Assad: les manifestations au Liban et en Irak ne ressemblent pas à ce qui s’est passé en Syrie

Vendredi 15 novembre 2019 11:28

Le président syrien Bachar al-Assad a souligné que “les manifestations au Liban et en Irak ne ressemblent pas à ce qui s’est passé en Syrie”.
Dans une interview accordée à « Russia 24 » et à l’agence russe Sigodnia, Assad a déclaré en réponse à une question de savoir si “les manifestations au Liban, en Irak et en Jordanie le mois dernier rappellent le début des événements en Syrie”. « Ce qui s’est passé en Syrie au début, de l’argent a été versé à des groupes de personnes, et une petite partie de la population pour participer aux manifestations parce qu’ils avaient pour objectif de changer quelque chose dans la situation générale ».

Il a souligné que “les tirs et les assassinats ont commencé dès les premiers jours des manifestations, ce qui signifie qu’ils n’étaient pas spontanés, car l’argent était présent et l’arme préparée et ne pouvaient donc pas être comparées entre ce qui s’était passé en Syrie et la situation d’autres pays”.

Il a souligné que “si les manifestations dans les pays voisins sont spontanées et sincères et expriment un désir patriotique d’améliorer les conditions politiques, économiques et autres du pays, elles doivent rester nationales. Parce que l’intervention d’autres pays dans toute chose dans le monde, tels que l’Amérique et l’Occident, notamment la Grande-Bretagne et la France, profitent de cette situation pour jouer un rôle et prendre les choses d’une manière qui serve leurs intérêts ».

Il a souligné qu ‘”il est plus important de garder les choses dans le cadre patriotique parce qu’elles auront des résultats positifs et parce qu’elles reflètent la volonté du peuple, mais lorsque le facteur étranger entre, ce sera contre l’intérêt de la patrie et c’est ce que nous avons essayé en Syrie”.

الأسد: التظاهرات في لبنان والعراق لا تشبه ما حصل في سوريا

الجمعة ١٥ تشرين الثاني ٢٠١٩   11:28سياسة

أكد الرئيس السوري ​بشار الأسد​ أن “​التظاهرات​ ​لبنان​ و​العراق​، لا تشبه ما حصل في ​سوريا​”٠
وفي مقابلة أجراها مع “قناة ​روسيا​ 24″ و”وكالة روسيا سيغودنيا”، أوضح الأسد ردا على سؤال حول ما إذا كانت “التظاهرات في لبنان والعراق و​الأردن​ الشهر الماضي تذكر ببداية الأحداث في سوريا”، اوضح الأسد أن “ما حصل في سوريا، هو أنه في بداية الأمر كان هناك أموال تدفع لمجموعات من الأشخاص لكي تخرج في مسيرات، وكان هناك جزء بسيط من الناس الذي خرج مع التظاهرات لأن لديه أهدافا في تغيير ما في الحالة العامة”.
ولفت الى أنه “بدأ ​إطلاق النار​ والقتل منذ الأيام الأولى من التظاهرات، مما يعنى أنها لم تكن عفوية، حيث أن الأموال كانت موجودة و​السلاح​ كان محضرا، وبالتالي ليس بالإمكان التشبيه بين ما حصل في سوريا وحالة الدول الأخرى”٠
وشدد على أنه “إذا كانت التظاهرات التي خرجت في الدول المجاورة عفوية وصادقة وتعبر عن رغبة وطنية بتحسين الأوضاع السياسية والاقتصادية وغيرها في البلاد، فلا بد أن تبقى وطنية، لأن الدول الأخرى التي تتدخل في كل شيء في ​العالم​ ك​أميركا​ ودول الغرب لا سيما ​بريطانيا​ و​فرنسا​، لا بد أن تستغل هذه الحالة من أجل لعب دور وأخذ الأمور باتجاه يخدم مصالحها”٠
وأكد أن “الأهم أن تبقى الأمور في الإطار الوطني لأنها ستكون لها نتائج إيجابية ولأنها تعبر عن الشعب، لكن عندما يدخل العامل الأجنبي، فستكون ضد مصلحة الوطن وهذا ما جربناه في سوريا”٠

Vous avez dit “Complots” !!! تحيا «المؤامرات»٠٠


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تحيا «المؤامرات»!٠

20 oct 2019 – جلبير الأشقر

نعيش في زمن خطير يستوجب أقصى درجات اليقظة. فنحن إزاء سلسلة جديدة من المؤامرات في منطقتنا، بدأت قبل ما يناهز تسع سنوات. وقد كشف الرئيس التونسي المخلوع زين العابدين بن علي، قبل أن يفرّ إلى مملكة آل سعود التي وجد فيها مثواه الأخير، كشف أن ما بدأ في سيدي بوزيد يوم 17 كانون الأول/ديسمبر 2010 وتحوّل إلى انتفاضة شعبية عارمة عمّت كل أرجاء البلاد، إنما كان «مؤامرة للمسّ من استقرار تونس بهدف تغيير النظام». ومثله، حذّر رئيس مخابرات مصر ومن ثم نائب رئيسها، عمر سليمان، من أن الحراك الذي انطلق يوم 25 كانون الثاني/يناير 2011 إنما تحوّل إلى مؤامرة بمجرّد استمراره، وهي المؤامرة التي جعلت الرئيس المخلوع حسني مبارك يسلّم السلطة للجيش من أجل تداركها، على حدّ ما أفصح عنه هو نفسه.
أما الرئيس اليمني السابق علي عبد الله صالح، الذي اغتاله الحلفاء الأعداء، فقد ألقى خطاباً أمام طلاب كلية الطب في جامعة صنعاء، في أول آذار/مارس 2011، أكّد فيه على أن «الربيع العربي» إنما هو «مجرد ثورة إعلامية تديرها الولايات المتحدة من غرفة في تل أبيب». ومثلما أسرع حكّام البحرين إلى التنديد بالمؤامرة الإيرانية التي اندلعت في مملكتهم تديرها في نظرهم غرفة في طهران، لم يتأخر ملك ملوك أفريقيا الراحل، معمّر القذّافي، في فضح حقيقة الانتفاضة الشعبية التي هبّت في ليبيا. ويتذكّر الجميع تأكيده، وهو يخاطب سكان مدينة الزاوية بعد أيام من بدء الانتفاضة ضد حكمه القراقوشي، أن تنظيم «القاعدة» يقف وراء «التغرير بأبناء الزاوية الذين يقل عمرهم عن 20 سنة لإشاعة الفوضى والدمار». وقد دعا آنذاك أبناء المدينة إلى القبض على «أتباع بن لادن» مناشداً إياهم أن «ينزلوا إلى الشوارع ويمسكوا أولادهم الصغار الذين غرّر بهم عناصر من «القاعدة» الهاربين من «غوانتانامو» وأن يعالجوهم «من حبوب الهلوسة الموضوعة في القهوة والحليب».
وبعد أيام، أعلن ملك الملوك أن نطاق المؤامرة قد توسّع وباتت الولايات المتحدة وبريطانيا وفرنسا تشارك فيها. أما الرئيس السوري بشّار الأسد، فبعد أسبوعين من بدء الحراك إثر أحداث درعا، ألقى خطاباً شهيراً كشف فيه أن سوريا «تتعرّض لمؤامرة كبيرة خيوطها تمتدّ من دول بعيدة ودول قريبة ولها بعض الخيوط داخل الوطن وتعتمد هذه المؤامرة في توقيتها لا في شكلها على ما يحصل في الدول العربية… اليوم هناك صرعة جديدة هي ثورات بالنسبة لهم ونحن لا نسمّيها كذلك».

الرئيس السوري بشّار الأسد بعد أسبوعين من بدء الحراك، إثر أحداث درعا، ألقى خطاباً شهيراً كشف فيه أن سوريا تتعرّض لمؤامرة كبيرة خيوطها تمتدّ من دول بعيدة ودول قريبة ولها بعض الخيوط داخل الوطن

وأما الرئيس السوداني المخلوع عمر البشير، فكلّ لسانه وهو يفضح المؤامرة التي تجسّدت في الانتفاضة الشعبية قبل أن تطيح به المؤسسة العسكرية التي طالما استند إليها حكمه الاستبدادي. وبعد لقائه نظيره المصري عبد الفتّاح السيسي، الذي ما انفكّ يُحبط المؤامرات هو الآخر، وبعد أسابيع من انطلاق الانتفاضة السودانية، كشف البشير «أن هناك العديد من المنظمات التي تعمل على زعزعة الأوضاع في دول المنطقة». وفيما يخص السودان، يحاول الإعلام الدولي والإقليمي التهويل… هناك محاولات لاستنساخ قضية «الربيع العربي» في السودان بنفس الشعارات والبرامج والنداءات واستخدام وسائل التواصل الاجتماعي».
أما الفريق أحمد قايد صالح، رئيس أركان الجيش الجزائري، فقبل أن يذهب إلى سوتشي ليطمئن مُحبط المؤامرات الأكبر، الرئيس الروسي فلاديمير بوتين، ألقى كلمة أمام وحدات عسكرية جاء فيها: «لقد سبق لي أن أشرت في العديد من المناسبات إلى أن هناك أطرافاً خارجية معادية تتربّص بالجزائر وتحاول التدخّل في شؤونها الداخلية، بتواطؤ مفضوح مع العصابة في الداخل التي نحذّرها من اللعب بالنار، وهي محاولات يائسة تهدف بالأساس إلى زعزعة استقرار وأمن الجزائر… إننا لا نقول هذا الكلام من فراغ، بل لدينا معطيات تؤكد تورّط هؤلاء العملاء وسنتّخذ دون شك الإجراءات اللازمة في الوقت المناسب».
وأما في العراق، فقد كشف مستشار الأمن الوطني ورئيس هيئة «الحشد الشعبي» فالح الفياض، أن الذين يتظاهرون منذ بداية هذا الشهر بلا خوف من الرصاص ليسوا سوى «متآمرين» يعملون وفق مخطط يرمي إلى «إسقاط النظام السياسي وزرع الفتنة». وأكّد أن «الحكومة تعرف تماماً الجهات التي تقف وراء أعمال العنف التي شهدتها البلاد خلال الأيام الماضية، وسيتم الكشف في الوقت المناسب عن أسماء هؤلاء المتآمرين وكافة المعلومات بشأنهم». وقبل أيام، كشفت صحيفة «الأخبار» اللبنانية المقرّبة من «حزب الله» عن حصولها على «وثيقة أمنية تبيّن دور السفارة الأمريكية في بغداد في إدارة التشكيلات السرّية لـ«تظاهرات تشرين» في العراق.
هذا ومن حسن حظّ شعب لبنان أن الأمين العام لـ «حزب الله» لا يؤمن بنظرية المؤامرة، كما شرح بصورة مقنعة تماماً في الكلمة التي ألقاها قبل أيام: «أنا أرفض نظرية المؤامرة، لكن بالأيام الأخيرة مجموعة المعلومات والمعطيات وأعيد وأقول ليس تحليلاً، معلوماتنا ومعطياتنا التي قاطعناها من أكثر من مكان، الآن الوضع في لبنان دخل في دائرة الاستهداف السياسي الدولي والإقليمي والذي يوظّف جهات داخلية. ما عاد الموضوع حراك شعبي واحتجاجات شعبية وصحة وبيئة وفرص عمل وجوعانين وفساد وما شاكل. كلا، بالحد الأدنى معلوماتنا ومعطياتنا والمؤشرات والقرائن..»..
قالها بشّار الأسد: «هناك صرعة جديدة هي ثورات بالنسبة لهم ونحن لا نسمّيها كذلك». أما نحن، وما داموا يصرّون على تسمية الثورات «مؤامرات»، فنقول لهم: فلتحيا «المؤامرات»!

كاتب وأكاديمي من لبنان

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