La “poterie” et l’”épervier” –


La poterie et l'épervier - Le dictateur Bachar al-Assad

La “poterie” et l’”épervier”

Michel Kilo – 14 mars 2020
Al-Arabi al-Jadeed

La génération post-indépendance en Syrie croyait qu’il n’y a pas de pouvoir pour ceux qui trahissent la Palestine, ou abandonnent un pouce de terre syrienne, ou affament le peuple, ou violent leur liberté et sapent leur société en les accusant de contradictions qui subvertissent leur unité et déchirent leurs rangs, ou qui gouverne à sa guise et non pas avec la constitution et la loi, mais établit plutôt un système de tyrannie contre les droits de l’homme et de la citoyenneté, il construit son système sur la discrimination entre les gens, rejetant ses justes exigences … etc. Celui qui fait tout cela n’atteint pas le pouvoir ou le perd, car le peuple se révoltera contre lui, à cause de son incompatibilité absolue avec le patriotisme et ses valeurs.

Hafez al-Assad a gouverné la Syrie notamment avec ces politiques, contrairement aux aspirations des Syriens, des citoyens ordinaires et des élites, parce qu’il a construit son régime sur une formation sectaire présociétale / infranationale, et ne l’a pas assigné au peuple, et le Golan a été remis à Israël sans combat, il a établi une règle autoritaire hostile aux droits de l’homme, à l’égalité des citoyens devant la loi, et a géré la Syrie selon ses humeurs et ses tempéraments, il a agressé les Syriens de manière jamais rencontrée de pareille expansion et violence. Cependant, son règne a duré trente ans. La raison en est due à ces facteurs, qui ont formé un système complet qui a surpris les porteurs syriens de la culture, des politiques nationalistes qui se sont retrouvés sur une autorité à deux niveaux: l’un extérieurement visible habité par le gouvernement et la bureaucratie, et l’autre dirigé par l’État profond, décisionnaire unique contrôleur de l’État et de la société dont l’existence était secrète et mystérieuse. Car il n’est pas permis au peuple d’en savoir quoi que ce soit, et il est permis de tout savoir sur le peuple, et de pénétrer ses catégories d’une manière anarchique sans respect de la loi, bien sûr.

Avec la mort de Hafez al-Assad, la Syrie est passée de la tragédie à la comédie, dans sa forme la plus proche de la farce qui couvre tout ce qu’il dit et fait son fils Bachar, qui a failli tomber et faire ses valises pour partir, en 2012, si le général iranien, Qassem Soleimani, ne l’avait pas découragé, et le chef suprême Khamenei qui a ordonné le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, de le secourir. Lorsque ce dernier n’a pas pu remplir sa mission, Soleimani s’est rendu à Moscou à deux reprises, avertissant que l’effondrement du régime d’Assad était devenu une question de jours, et Poutine a décidé d’envahir la Syrie pour le sauver, comme il l’a dit dans un discours enregistré le 27 septembre 2015, en présence de ses généraux, après une manœuvre militaire au cours de laquelle ils lui ont montré leurs capacités aériennes militaires et de combat. Poutine a déclaré: Vous allez en Syrie pour sauver Assad, et les institutions de l’État … Les Gardiens de la révolution iraniens avaient déjà envahi la Syrie avant la révolution, pour empêcher la chute de son président et protéger son régime, car ce serait un prélude à la chute du régime de Téhéran.

Ces faits, qui éveilleraient le sentiment de honte pour ceux qui maintiennent leur position avec l’arme des envahisseurs étrangers, les invitent à occuper un pays qui ne lui appartient pas, n’empêchent pas Bachar al-Assad de placer derrière lui, lors de son allocution médiatique, une « Poterie » et un « Epervier » en bois, tout en exerçant son droit de parole pendant dix minutes, que les Russes l’ont autorisé à dire, au cours de laquelle il a prononcé un discours sous prétexte de “libérer” Alep … pour la dixième fois!. Quant à la « poterie », il a prétendu, ou l’un de ses proche menteur, que c’était un cadeau offert à Assad le père, par un soldat qui avait amené de l’argile du lac de Tibériade pendant la guerre de 1973, dont aucun soldat assadiste ne s’en est approché depuis la défaite de 1967, et il était rempli d’eau apportée par un autre soldat. Assad-père a dit à Clinton quand il a posé des questions à ce sujet: celle-ci (la poterie) est faites à partir d’argile du lac de Tibériade et pleines de son eau, que moi ou l’un de mes enfants y retournerons. Quant à l’ « épervier », un crédule s’en sert pour persuader ses victimes qu’une guerre de restitution de l’eau de poterie à Tibériade est imminente.

Assad, le père, a régné sur la Syrie avec morosité et tragédie, et son fils a régné avec la banalité des farces. Sans son insignifiance, il n’aurait pas imaginé qu’un seul Syrien croirait que quiconque a combattu “l’ennemi” pendant quelques heures dans le Golan, tandis qu’il a pilonné son « Peuple » neuf ans durant dans la plupart de ses villages et villes, pourrait sortir sa tête des décombres de son régime, pour libérer le Golan avec une fierté pleine de mensonges et avec un épervier qui ne vole pas.

الفخّارة والباشق

ميشيل كيلو – 14 مارس 2020

آمن جيل ما بعد الاستقلال في سورية بأنه لا حكم لمن يخون فلسطين، أو يتخلى عن أي شبر من الأرض السورية، أو يجوع الشعب وينتهك حريته ويقوّض مجتمعه بشحنه بتناقضات تخرّب وحدته وتمزق صفوفه، أو من يحكم بالهوى ولا يحكم بالدستور والقانون، بل يقيم نظام استبداد فرديا مناهضا لحقوق الإنسان والمواطن، ويبني نظامه على التمييز بين أبناء الشعب، ورفض مطالبه العادلة… إلخ. من يفعل هذا إما لا يصل إلى السلطة أو يفقدها، لان الشعب سيثور عليه، بسبب تنافي مواقفه المطلق مع الوطنية وقيمها.

حكم حافظ الأسد سورية بهذه السياسات بالذات، المخالفة لتطلعات السوريين، مواطنين عاديين ونخبا، ذلك أنه بنى نظامه على تكوين طائفي ما قبل مجتمعي/ ما دون وطني، ولم يسنده إلى الشعب، وسلم الجولان لإسرائيل من دون قتال، وأقام حكما استبداديا معاديا لحقوق الإنسان، ومساواة المواطنين أمام القانون، وأدار سورية بالهوى والمزاج، ونكّل بالسوريين بطرقٍ لم يسبق لهم أن واجهوا ما يماثلها في الاتساع والعنف. ومع ذلك، استمر حكمه نيفا وثلاثين عاما. يرجع سبب ذلك إلى هذه العوامل التي كوّنت منظومة كاملة وتفاعلية، وفاجأت حملة الثقافة السياسية الوطنية من السوريين الذين وجدوا أنفسهم حيال سلطة من طابقين: واحد ظاهري تسكنه الحكومة والبيروقراطية، وآخر للدولة العميقة، صاحبة القرار والخيار، والمتحكّم الوحيد بالدولة والمجتمع الذي اتسم وجوده بالسرية والغموض، لعدم جواز أن يعرف الشعب أي شيءٍ عنه، وجواز أن يعرف هو كل شيء عن الشعب، وأن يخترق فئاته بطرقٍ خارجة على القانون، بطبيعة الحال.

بوفاة حافظ الأسد، انتقلت سورية من المأساة إلى الملهاة، في أكثر صورها قربا من المهزلة التي تتلبس كل ما يقوله ويفعله ابنه بشار الذي كاد يسقط عام 2012، وحزم حقائبه للرحيل، لو لم يثنه عن فعلته الجنرال الإيراني، قاسم سليماني، لكن المرشد خامنئي أمر أمين عام حزب الله، حسن نصر الله، بإنقاذه. وبعد فشل الحزب في تحقيق مهمته، زار سليماني موسكو مرتين، محذّرا من أن انهيار نظام الأسد صار مسألة أيام، فقرّر بوتين غزو سورية لإنقاذه، كما قال في خطاب مسجل ألقاه يوم 27 سبتمبر/ أيلول عام 2015، بحضور جنرالاته، بعد مناورةٍ عسكرية أطلعوه خلالها على قدرات طيرانهم القتالية. قال بوتين: أنتم ذاهبون إلى سورية لإنقاذ الأسد، ومؤسسات الدولة… وكان الحرس الثوري الإيراني قد غزا سورية قبل الثورة، لمنع سقوط رئيسها ونظامه، بما أنه سيكون مقدمة لسقوط نظام طهران.

هذه الوقائع التي من شأنها أن تثير الشعور بالخجل لدى من يحافظ على موقعه بسلاح غزاة أجانب، دعاهم إلى احتلال بلاد ليست ملكه، لم تمنع بشار الأسد من وضع إناء من الفخار وباشق خشبي وراءه، وهو يمارس حقه في الحديث عشر دقائق، سمح الروس له أن يلقي خلالها كلمة بحجّة “تحرير” حلب… للمرة العاشرة. أما الفخارة فزعم هو، أو أحد كذبته، أنها هدية للأسد الأب من جندي جلب رملها من بحيرة طبرية في أثناء حرب عام 1973 التي لم يقترب جندي أسدي واحد منها منذ هزيمة 1967، وملئت بماء جلبه جندي آخر منها. وقد أخبر الأسد الأب الرئيس كلينتون حين سأل عنها: هذه مصنوعة من رمل بحيرة طبرية، ومليئة بمائها الذي سأعيده أنا أو أحد أبنائي إليها. أما الباشق، فيستخدمه ساذجٌ لإقناع ضحاياه بأن حرب إعادة مياه الفخارة إلى طبرية صارت وشيكة.

حكم الأسد الأب سورية بتجهم المآسي، ويحكم ابنه بتفاهة المهازل. ولولا تفاهته، لما توهم أن سورياً واحدا سيصدّق أن من حارب “العدو” سويعات في الجولان و”شعبه”، تسعة أعوام في معظم قراه ومدنه، يستطيع إخراج رأسه من ركام نظامه، ليحرّر الجولان بفخارة مليئة بالأكاذيب، وباشق لا يطير.

Une opportunité à ne pas manquer


Interrogation---exclamation

Une opportunité à ne pas manquer

Michel Kilo – 15/02/2020
al-Arabi al-Jadeed

L’invasion russe a fermé la porte de la paix en Syrie et a ouvert la porte au déracinement du peuple syrien, en tuant des milliers d’entre eux et en expulsant les survivants des tueries de leur patrie, qui sont des millions.

C’est la racine du dilemme dans lequel la Syrie vit depuis septembre 2015, et l’équation d’incompatibilité entre l’Assadisme et le peuple a été transférée à une phase qualitative qu’elle n’a jamais atteinte dans aucun pays et histoire dont nous avons lu ou entendu parler.

C’est l’équation du «nous ou eux» qui se traduit par l’inévitabilité de la disparition du peuple, tant que nous sommes sur le trône, et tant que son retour dans le domaine politique signifie notre fin. Par conséquent, l’invasion a eu lieu pour arrêter à nouveau l’équation, où sauver l’Assadisme signifie l’anéantissement du peuple, comme cela s’est déjà produit depuis le lancement du premier avion russe pour bombarder le civils parmi d’autres région où il n’y en avait pas, de sorte que les Assadistes restent et que la population syrienne et la patrie disparaissent.

Personne ne s’imagine que son partenariat avec les Russes à Astana ou à Sotchi changera cette équation. Quiconque veut des preuves, qu’il regarde ce qui est arrivé au peuple syrien aux mains de l’armée russe, qui l’a expulsé avec les bombes et ses missiles hors de son pays d’origine, l’a noyé dans la mer ou l’a laissé à découvert en plein air, tandis que les renseignements et les chabbiha d’Assad ont envoyé ceux qui sont restés chez eux à la famine, à l’assassinat et à la mort sous la torture.

La Russie a pratiqué ces derniers mois une politique qui dit à ceux qui n’ont pas encore compris: Notre partenariat avec vous signifie que vous vous soumettez à l’équation d’Assad et à nos conditions, si vous vous en éloignez, nous vous avons assigné la «queue de chien» pour vous donner une leçon humiliante, sous la supervision et la protection de ceux qui ne perdront pas leur temps à vous expliquer: votre maître est au Kremlin.

La réponse turque va-t-elle vers le démantèlement de l’équation du «nous ou eux», avec une décision qui enseigne de manière décisive et définitive à la Russie que nous ne serons pas encore avec vous, parce que cela signifie que nous ne sommes pas vraiment contre eux mais plutôt avec eux, et contre les personnes dont vous avez forcément déporté de force des millions en Turquie ou près de ses frontières, et vous portez atteinte à sa dignité nationale en disant que vos victimes ne sont pas bombardées et qu’elles se rendent volontairement dans les régions d’Assad ?

Quoi qu’il en soit, ce que les relations turco-russes ont atteint est une opportunité qui ne peut être compensée pour corriger l’équation russe en Syrie, mais aussi pour reconquérir la Syrie des mains de Moscou, avec une décision mettant fin à l’oscillation entre elle et l’OTAN, pour mettre le président russe, Poutine, devant le retour à la case départ et perdre tout ce qu’il a gagné au cours des quatre dernières années, avec la coopération de la Turquie avec lui en Syrie, et la pénétration de l’OTAN par son intermédiaire, pour le contraindre à reculer devant ses folies, avant qu’il ne reçoive un coup stratégique, en contrecarrant ses plans visant à monopoliser seul la Syrie, pour affaiblir et diviser les pays “atlantiques”, sans fournir aucun contre partie stratégique au président turc Erdogan, qui se trouve confronté à une attaque d’Assad qui porte atteinte à la dignité de son armée, sur ordre de Poutine, et au soutien de son aviation.

La prochaine étape turque sera-t-elle l’annonce d’un retour inconditionnel à l’OTAN et d’une entente avec lui sur une solution en Syrie qui supprime l’Assadisme, l’amie de Poutine et son outil, un engagement à mettre en œuvre les décisions internationales et un plan de mise en œuvre utilisant les moyens de l’alliance pour contraindre la Russie à l’accepter, dont le porteur sur le terrain une alliance politique/militaire avec l’opposition syrienne, qui ote la Turquie des équations de Moscou en Syrie, et ferme la porte à la solution militaire russe, obligera Poutine à ramener Assad à sa vrai taille, et ramène la Turquie à sa place en dehors de Sotchi et Astana, l’arène que la Russie et l’Iran ont établie comme moyen de manipulation pour sauver l’Assadisme, et la contraindre par la politique du Kremlin et ses objectifs, comme cela est arrivé dans plus d’un endroit et occasions, dans plusieurs régions de la réduction de tension ainsi qu’à Alep.

Aujourd’hui, la Turquie se trouve devant des options différentes de celles des quatre dernières années. Elle a mobilisé une force de dissuasion suffisante pour la mettre en œuvre sur le terrain et l’a rendue indispensable pour une guerre qui n’est pas nécessaire à son désengagement de la Russie. Ce qu’elle fait aujourd’hui serait-il sa première étape sur cette voie que les Syriens espèrent changer sa situation et la leur ? !

https://www.alaraby.co.uk/File/GetImageCustom/dfcf261a-883d-4c7d-bdf4-755131c5f25d/655/368

فرصة لا تفوت

2020/2/15

أغلق الغزو الروسي باب السلام في سورية، وفتح الباب لاجتثاث الشعب السوري، بقتل الآلاف منه، وطرد الناجين من القتل إلى خارج وطنهم، وهم بالملايين.

هذا هو جذر المعضلة التي تعيشها سورية منذ سبتمبر/ أيلول عام 2015، ونقلت معادلة التنافي بين الأسدية والشعب إلى طور نوعي لم يسبق لها أن بلغته في أي دولةٍ وتاريخٍ قرأنا عنه أو سمعنا به. إنها معادلة “نحن أو هم” التي تترجم إلى حتمية انتفاء الشعب، ما دمنا نحن في الكرسي، وما دامت عودته إلى الحقل السياسي تعني نهايتنا. لذلك، وقع الغزو لإيقاف المعادلة من جديد على رأسها، حيث يعني إنقاذ الأسدية هلاك الشعب، كما حدث بالفعل منذ انطلقت أول طائرة روسية لقصف الآمنين في مناطق تخلو من غيرهم، لتبقى الأسدية، ويزول السوريون ووطنهم.
لا يتوهم أحد أن شراكته مع الروس في أستانة أو سوتشي ستغير هذه المعادلة. ومن أراد براهين فلينظر إلى ما حلّ بالشعب السوري على يد جيش روسيا الذي كنسه كنسا بقنابله وصواريخه إلى خارج وطنه، وأغرقه في البحر أو تركه في العراء، بينما أرسلت مخابرات وشبيحة الأسدية من بقي منه في منازلهم إلى التجويع والاغتيال والموت تحت التعذيب.
مارست روسيا في الأشهر الأخيرة سياسة تقول لمن لم يفهم بعد: شراكتنا معكم تعني استسلامكم للمعادلة الأسدية ولشروطنا، فإن حدتم عنهما كلفنا “ذيل الكلب” بتلقينكم درسا مذلا، تحت إشراف وحماية من لن يهدر وقته ليلقنكم إياه: سيدكم في الكرملين.
هل يذهب الرد التركي نحو تفكيك معادلة “نحن أو هم”، بقرار يعلم روسيا بصورة حاسمة ونهائية أننا لن نكون بعد معكم، لأن ذلك يعني أننا لسنا ضدهم حقا بل معهم، وضد الشعب الذي كنستم ملايينه بالقوة إلى داخل تركيا، أو إلى مقربة من حدودها، وتعتدون على كرامتها الوطنية بقولكم إن ضحاياكم لا يُقصفون، ويذهبون طوعيا إلى المناطق الأسدية؟
مهما يكن من أمر، ما وصلت إليه العلاقات التركية الروسية هو فرصةٌ لا تعوّض لتصحيح المعادلة الروسية في سورية، بل ولانتزاع سورية من موسكو، بقرارٍ ينهي التأرجح بينها وبين حلف شمال الأطلسي، ليضع الرئيس الروسي، بوتين، أمام العودة إلى نقطة الصفر، وخسارة كل ما كسبه في الأعوام الأربعة الماضية، بتعاون تركيا معه في سورية، وباختراق حلف الأطلسي بواسطتها، وإجباره على التراجع عن حماقاته، قبل أن يتلقى ضربة تقصم ظهره استراتيجيا ، بإفشال خططه للانفراد بسورية، ولإضعاف وشق دول “الأطلسي”، من دون أن يقدم أي مقابل استراتيجي للرئيس التركي أردوغان الذي يجد نفسه أمام اعتداء أسدي يطاول كرامة جيشه، بأمر من بوتين، ودعم من طيرانه.
هل تكون الخطوة التركية التالية إعلان العودة من دون شروط إلى حلف الأطلسي، والتفاهم معه على حل في سورية يزيح الأسدية، حبيبة بوتين وأداته، التزاما بتطبيق القرارات الدولية، وبخطة تنفيذية تستخدم ما لدى الحلف من وسائل لإكراه روسيا على قبولها، حاملها الميداني تحالف سياسي/ عسكري مع المعارضة السورية، يخرج تركيا وسورية من معادلات موسكو، ويدخلها في معادلاتهما، ويغلق باب الحل العسكري الروسي الذي سيلزم بوتين برد الأسد إلى حجمه، ويعيد تركيا إلى مكانها خارج سوتشي وأستانة، الساحة التي أسّستها روسيا وإيران كي تتلاعبا بها وتنقذا الأسدية، ويلزمها الكرملين بسياساته وأهدافه، كما حدث في أكثر من مكان ومناسبة، في مناطق خفض التوتر وحلب.
تقف تركيا اليوم أمام خياراتٍ مغايرة لخيارات السنوات الأربع الماضية، وقد حشدت قوة رادعة تكفي لتطبيقها ميدانيا، وتجعلها في غنىً عن حربٍ ليس خوضها ضروريا للانفكاك عن روسيا، فهل ما تقوم به اليوم هو خطوتها الأولى على هذه الطريق التي يأمل السوريون أن تغير وضعها ووضعهم؟!

Aucun intérêt de torturer les détenu.e.s d’opinion !!! الأسد يقول إنه لا يملك أي مصلحة بتعذيب المعتقلين


Libération-des-détenus-dans-prisons-du-régime

يتهم قطر بفبركة شهادات المعتقلين

الأسد يقول إنه لا يملك أي مصلحة بتعذيب المعتقلين

رئيس النظام السوري بشار الأسد في لقاء مع صحيفة فرنسية - 28 تشرين الثاني 2019 (Paris Match)

رئيس النظام السوري بشار الأسد في لقاء مع صحيفة فرنسية – 28 تشرين الثاني 2019 (Paris Match)

نفى رئيس النظام السوري، بشار الأسد، في مقابلة مع صحيفة “PARIS MATCH” الفرنسية، وجود أي تعذيب في المعتقلات التابعة للنظام السوري.

واتهم الأسد دولة قطر بـ”تمويل معظم الشهادات” التي أدلى بها معتقلون سابقون لوسائل إعلام عربية وعالمية منذ عام 2011، تاريخ انطلاق الثورة السورية.

واعتبر الأسد أنه “منطقيًا لا يملك أي مصلحة” في ارتكاب هذا النوع من الجرائم، متسائلًا عن الفائدة من التعذيب بالأساس.

وحول الاتهامات بالتعذيب الموجهة إلى النظام السوري، قال إنها “مجرد مزاعم سياسية”، معتبرًا أن هذه الشهادات لم يتم التحقق منها، والشهود الذين أدلوا بشهادتهم كانوا مخفيين، وأن هذه التقارير والشهادات تحتاج إلى “عمليات تدقيق ومسوحات مهنية”.

وقال الأسد إنه في حال تم التأكد من التقارير وكان واثقًا من صحتها، فستتم معاقبة مرتكبي هذه الجرائم، بحسب تعبيره.

وأصدرت “رابطة معتقلي ومفقودي صيدنايا” تقريرًا، في أيلول الماضي، شرحت من خلاله بشكل مفصل آليات التعذيب داخل سجن صيدنايا.

ووثقت الرابطة ما يزيد على 20 وسيلة تعذيب جسدية من بينها الضرب بالعصي والصعق الكهربائي و“بساط الريح” و”الشبح” و”الدولاب” وغيرها، وهو ما تعرض له 100% من المعتقلين بحسب شهادة الناجين منهم.

تضاف هذه الأساليب إلى 24 وسيلة للتعذيب النفسي الذي تعرض له 97.8% من المعتقلين، وثماني وسائل للتعذيب الجنسي تحدث عنها نحو 29.7%، في ظل الحساسية المرافقة لهذا النوع من الانتهاك، بحسب التقرير.

وفيما يخص التعذيب الجنسي، قال الأسد إن “هناك فرقًا بين السياسة المعلنة والخطأ الفردي”، ورد على سؤال الصحيفة بقوله إنه “ليس على علم بوجود هذا النوع من التعذيب في المعتقلات السورية”.

وأشار الأسد إلى أن هذا النوع من التعذيب “ليس موجودًا” لأن الاغتصاب والتحرش الجنسي ليست أمورًا شائعة في المجتمع السوري، على حد تعبيره، معتبرًا أنه في حال وجدت “فهي حالات فردية ويعاقب عليها القانون”.

ووفق “الشبكة السورية لحقوق الإنسان”، اختفى آلاف المواطنين السوريين منذ انطلاق الثورة السورية قسريًا، منهم 83 ألفًا على يد قوات النظام السوري، وأكثر من عشرة آلاف على يد تنظيمات “إسلامية متشددة”، وأكثر من 1800 شخص على يد “قوات سوريا الديمقراطية” (قسد).

الأسد يقول إنه لم يطلق التنظيمات المتشددة من السجون

في رده على سؤال الصحيفة حول إطلاقه عددًا من السجناء السياسيين (الذين شكلوا فيما بعد نواة لعدة فصائل مسلحة اتهمت بالتطرف)، وأنه أدخل “السم الجهادي إلى المعارضة”، قال الأسد إن “العفو العام” يعتبر قاعدة قانونية عامة في سوريا، ويشمل كل الأشخاص الموجودين في السجون، نافيًا أن تكون هناك فئة في سوريا “تدعى المتطرفين”.

خرجوا من سجن صيدنايا إلى قيادة فصائل المعارضة

واعتبر أنه لم يطلق سراحهم في عام 2011 ليسهموا في إنشاء هذه الفصائل، بل تم إطلاق سراحهم بسبب إنهائهم لفترة العقوبة.

الذين خرجوا من السجون “قاموا بشيطنة أنفسهم”، وأطلقوا النار على المدنيين وقوات الشرطة، بحسب وصف الأسد، معتبرًا أن هذه هي الحقيقة حول إطلاق سراح السجناء.

وأطلق الأسد في شهر حزيران من عام 2011، سراح عدد من السجناء المحكومين بتهم تتعلق بالنشاطات الدينية، وكانوا نواة لتأسيس عدة فصائل عسكرية، منهم زهران علوش مؤسس “جيش الإسلام”، وقتل في غارة روسية في 25 من كانون الأول عام 2015، وحسان عبود، مؤسس حركة “أحرار الشام الإسلامية”، وقتل بظروف غامضة في 9 من أيلول 2014.

 

Bachar el-Assad : “Français ou étrangers, les terroristes seront soumis à la loi syrienne”

Paris Match | Publié le 28/11/2019 à 06h00 |Mis à jour le 28/11/2019 à 12h14

De notre envoyé spécial à Damas, Régis Le Sommier

Après l'interview dans les jardins de l'ancien palais présidentiel, avec Régis Le Sommier, directeur adjoint de la rédaction de Paris Match.

Après l’interview dans les jardins de l’ancien palais présidentiel, avec Régis Le Sommier, directeur adjoint de la rédaction de Paris Match. DR

Après neuf ans de guerre civile, le président syrien Bachar el-Assad, soutenu par la Russie et l’Iran, est le seul maître à bord. Voici l’intégralité de l’interview accordée à Paris Match.

Paris Match. Notre dernière interview remonte à cinq ans, presque jour pour jour. C’était en novembre 2014, votre gouvernement ne contrôlait plus qu’un tiers du pays. Aujourd’hui vos armées sont de retour à la frontière turque. Avez-vous le sentiment d’avoir gagné la guerre ?
Bachar el-Assad. Je voudrais être très précis sur ce point. Qu’elle soit gagnée ou perdue, ce n’est pas « ma » guerre, la guerre d’un président cherchant à conserver son poste, selon la version occidentale. C’est une guerre nationale, celle des Syriens contre les terroristes. Il est vrai que depuis, comme vous l’avez dit, nous avons beaucoup avancé ; mais ça ne veut pas dire que nous avons gagné. Nous vaincrons lorsqu’il n’y aura plus de terrorisme. Or, le terrorisme est toujours là dans des régions du Nord. Ce qui est plus regrettable encore, c’est qu’il bénéficie toujours de soutiens de la part de la Turquie et des pays occidentaux, les États-Unis, la Grande Bretagne, et notamment la France. Il est donc encore tôt pour parler de victoire.

Vous pensez honnêtement que la France soutient les terroristes ?
Evidemment. Ils ont envoyé des armes par le passé. Je ne sais pas s’il y a eu un vrai changement à ce sujet au cours des derniers mois ou de la dernière année.Nous ne disposons pas de données actuellement. Mais regardons les choses dans leur contexte général. Lorsque les forces françaises viennent en Syrie sans y être invitées par le gouvernement légitime, c’est de l’occupation. Il n’y a pas une grande différence entre le soutien au terrorisme et le déploiement de forces militaire dans le but d’occuper un pays.

“Il ne suffit pas de vouloir combattre le terrorisme, il faut observer les règles internationales”

Les Français sont venus en appui des Kurdes qui combattaient Daech, c’était le sens de leur mission…
Vous pensez franchement que nous pouvons envoyer des forces syriennes en France combattre le terrorisme en France sans y être invités par le gouvernement français ? Le droit international régit le comportement des États dans le monde, pas les intentions. Il ne suffit pas de vouloir combattre le terrorisme, il faut observer les règles internationales. Bien sûr, je suppose que, dans ce cas précis, les intentions sont bonnes, mais nous n’y croyons pas vraiment. Le gouvernement syrien aussi combattait Daech. Pourquoi ne pas l’avoir soutenu ? Pourquoi les gouvernements français combattent-ils Daech, alors qu’ils soutiennent Al Nosra ? Les deux sont des terroristes !

Vous faites référence à l’époque du gouvernement Hollande et aux livraisons d’armes aux rebelles syriens. Ce gouvernement souhaitait votre élimination. Son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avait dit à l’époque que vous ne « mériter[iez] pas d’être sur terre ». Qu’en est-il avec Emmanuel Macron ? Avez-vous constaté un changement dans les positions de la France ?
Dans la forme, oui. Mais tant que l’occupation se poursuit, c’est une forme de terrorisme. Reconnaissez cette vérité. Il faut qu’il y ait un changement dans le contenu, pas seulement dans la forme. Les déclarations ne nous intéressent pas, c’est sur le terrain que les choses doivent changer.

Comment espérez-vous qu’elles changent ?
Il faut tout simplement revenir au droit international, rien qu’à cela. Nous ne demandons rien au gouvernement français. Nous ne lui demandons même pas un soutien de quelque ordre que ce soit politique, économique ou sécuritaire. Nous n’en avons pas besoin. Nous pouvons gérer nos propres affaires. Mais nous voulons qu’il revienne à un ordre mondial qui n’est plus respecté, car c’est le chaos qui règne. Qu’ils soutiennent ou non le président ne m’intéresse pas. Dire qu’il est bon ou mauvais ne m’intéresse pas non plus. C’est une question purement syrienne. Mais qu’ils cessent de soutenir tout ce qui est susceptible de répandre davantage le sang, de multiplier les tueries et d’accroître la souffrance en Syrie.

“Tout terroriste qui se trouve dans les régions contrôlées par les forces syriennes sera soumise à la loi syrienne”

La France fait face à un délicat problème avec ses djihadistes partis combattre en Syrie. En détenez-vous dans vos prisons ?
La nationalité importe peu. Il faut solliciter les services compétents qui disposent des statistiques. Mais de toute manière, s’il y en a, ils seront soumis à la loi syrienne.

Vous savez forcément s’il y a des Français dans vos prisons !
Je n’ai pas de chiffres. Pour ce qui nous concerne, un terroriste c’est un terroriste. Qu’il soit français ou syrien, le résultat est le même.

Vous avez, pour le moment, un accord militaire avec les Kurdes des YPG. Si vous concluez un accord politique, le gouvernement syrien reprendra le territoire du Nord et notamment ses prisons. Que ferez-vous, dès lors, des quelque 400 djihadistes français que les kurdes détiennent ?
Tout terroriste qui se trouve dans les régions contrôlées par les forces syriennes sera soumise à la loi syrienne. Celle-ci est très claire. Ils seront donc traduits en justice devant des tribunaux spécialisés en matière de terrorisme.

Vous n’envisagerez pas, par exemple, de les renvoyer en Europe, comme le fait le président turc Recep Tayyip Erdogan ?
Erdogan tente de faire chanter l’Europe. Quelqu’un qui se respecte ne parle pas de cette manière. Il y a des institutions et des lois. Renvoyer vers un autre pays les terroristes, ou toute personne qui a été jugée et condamnée, est soumis à des accords bilatéraux entre les États. Quant au fait de faire sortir de prison quelqu’un que vous savez être un terroriste, et de le renvoyer chez lui pour qu’il tue des civils, c’est immoral.

“Pour la majorité du peuple, la question de mon exil ne se posait pas”

Après huit ans de guerre, vous allez vers une victoire… mais sur des décombres. La moitié des Syriens sont déplacés ou en exil, 400 000 personnes ont perdu la vie. Reconnaissez-vous que sans l’aide des Russes et des Iraniens, vous auriez perdu ?
Cette guerre est dure. Nous ne sommes pas une grande puissance, mais nous faisions face aux pays les plus riches du monde. Il est tout à fait certain que le soutien de nos amis a limité les dégâts et nous a aidés à récupérer des territoires. Quant à savoir si sans ce soutien, la Syrie serait allée vers la partition, ou vers une défaite totale… Il est parfois difficile de prévoir le résultat d’un match de tennis avec uniquement deux joueurs. Là vous parlez de dizaines de joueurs et de centaines de milliers de combattants.

Est-ce qu’au cours de cette guerre, à un moment, vous avez envisagé de perdre et de vous exiler ?
A vrai dire, je n’y ai pas pensé, pour la simple raison que ce choix ne se posait même pas. Seuls les responsables occidentaux l’ont proposé. Cela ne me concernait pas. Pour moi, il n’en était pas question. Je ne peux envisager à cette option que si elle émane du peuple syrien. Et quand je dis « le peuple syrien », j’entends par là la majorité, et non une minorité terroriste, ou une minorité fabriquée politiquement dans les services de renseignement étrangers, ou encore une minorité de personnes qui ont manifesté parce que le Qatar les a payées pour le faire. Pour la majorité du peuple, la question ne se posait pas. C’est pourquoi j’ai résisté et je suis resté.

Mais en 2013, Al Nosra est arrivé jusqu’à la place des Abbasides à Damas, à quelques kilomètres de votre résidence.
C’est tout à fait vrai. La ville de Damas est restée encerclée pendant des années, parfois quasi totalement, parfois partiellement. Les obus nous tombaient dessus quotidiennement. C’était une raison de plus pour moi pour rester, défendre mon pays, et ne pas fuir. J’assume mes responsabilités constitutionnelles. Je défends mon peuple et mon pays.

“Ces six derniers mois, des entreprises ont commencé à venir de l’étranger”

La reconstruction doit commencer. On estime son coût à 300 milliards de dollars, certains disent 400… Quel est votre plan pour sortir vos compatriotes du marasme, en tenant compte des sanctions terribles qui visent à vous affaiblir, mais qui en réalité touchent les plus pauvres ?
Absolument ! Mais malgré ces sanctions, plutôt que de s’affaiblir, l’industrie s’est développée, par exemple dans le domaine pharmaceutique. Quant à la reconstruction, vous pouvez aller par exemple à Alep qui a été largement détruite par les terroristes. Vous constaterez une grande différence. Car l’État procède à la reconstruction, ainsi que les citoyens.

La livre syrienne est au plus bas. Il va falloir des investissements, des partenaires étrangers. Est-ce que la Chine, l’Inde et la Russie répondent présents ?
Durant les six derniers mois, des entreprises ont commencé à venir de l’étranger pour investir en Syrie. Cet investissement restera lent dans les conditions actuelles, à cause des sanctions, bien entendu. Mais on peut les contourner, et nous avons commencé, en coordination avec ces entreprises, à trouver les moyens pour nous en sortir. Elles vont prochainement investir en Syrie. Je suis réaliste cependant, ça ne veut pas dire que le processus de reconstruction sera rapide.

Vous l’estimez à combien d’années ?
Cela dépendra du temps que les sanctions dureront, et aussi du retour de nos citoyens. Ils sont en train de revenir en ce moment, mais progressivement. Il m’est donc difficile de donner une réponse précise à ce sujet. Mais c’est un processus qui prendra évidemment des années.

“La plupart de ces réfugiés soutenaient l’Etat”

Combien de Syriens sont rentrés ?
Plus d’un million en moins de deux ans. Et les choses s’accélèrent à présent, notamment après la libération de Damas, de la région sud et de sa périphérie. Bien sûr, le retour des Syriens dépend aussi de la réhabilitation de l’infrastructure, comme de l’électricité, des écoles et des hôpitaux. Malheureusement, les sanctions et le blocus pèsent lourdement sur ces secteurs. Dans le même temps, les occidentaux exercent une forte pression sur les réfugiés pour qu’ils ne rentrent pas dans leur pays. C’est un enjeu « humanitaire » qu’ils brandissent comme une carte pour atteindre leurs objectifs politiques.

Certains de ces réfugiés sont partis parce qu’ils vous étaient opposés, qu’ils ont subi des horreurs pendant la guerre, parfois de la part de votre armée. Allez- vous décréter une amnistie ? La réconciliation est-elle encore possible ?
D’abord la plupart de ces réfugiés soutenaient l’Etat et non le contraire. Preuve en est l’élection présidentielle de 2014, auxquelles ils ont participé, et dans laquelle ils ont voté pour le président. La majorité a émigré à cause de la guerre et de ses séquelles économiques. Donc pour ce qui est du retour, il n’y a aucun problème. Certains reviennent tout naturellement, sans qu’une amnistie ne soit nécessaire. D’autres sont des opposants, mais, il n’y a aucun problème, et nous dialoguons constamment avec eux. Quant à l’amnistie, nous l’avons décrétée à plusieurs reprises, la dernière il y a moins d’un an, car certains craignaient de revenir de peur d’être arrêtés. Seuls ceux qui ont porté des armes seront arrêtés. Et malgré cela, ils seront graciés.

“Les Kurdes sont des Syriens et non un peuple à part”

L’année dernière au moment de la chute de la Ghouta, j’ai pu assister au départ des rebelles pour Idlib. Les officiers syriens leur disaient : « Baissez les armes. N’allez pas à Idlib. Vous allez vous faire tuer. » Eux répondaient : « Vous allez nous incorporer dans l’armée, donc on ne veut pas aller avec vous. » Ils avaient peur de votre armée. Que leur dites-vous ? Pourquoi cette peur ?
Parlons des faits. Certains de ceux qui sont allés à Idlib nous ont laissés leurs familles. Et nous, en tant qu’Etat, nous prenons soin de ces familles. Ça veut dire qu’ils n’ont pas peur de nous, sinon, comment auraient-ils laisser leurs familles derrière eux ? Par ailleurs, certaines de ces personnes armées sont allés à Idlib. Puis ils ont demandé à revenir, et nous leur en avons donné la permission. Ils ont été amnistiés. Pendant sept ans, lorsqu’ils étaient isolés de l’Etat, on a raconté à la plupart d’entre eux que l’armée allait les tuer. Mais depuis qu’elle est entrée dans la Ghouta, la vie a repris son cours. Les gens mènent une existence normale. Il faut aussi savoir que certains ont pris les armes non pas parce qu’ils étaient extrémistes, mais parce qu’ils n’avaient pas d’autres choix que de combattre du côté des terroristes, ou d’être tués par eux. Maintenant ils reviennent progressivement à nous, parce qu’ils ont été rassurés.

L’Iran, votre allié, est aujourd’hui en proie à un soulèvement de grande ampleur. Le Liban et l’Irak également. Les manifestants réclament la dignité et l’arrêt de l’accaparement des richesses par un petit nombre. N’était-ce pas finalement ce que réclamaient aussi les manifestants syriens en 2011 ?
Arrêtons-nous un instant sur les slogans de dignité, de liberté qu’ils ont scandés. Ils peuvent être de beaux masques qui cachent cependant la laideur. Je vous donne des exemples : Bush a tué un million et demi d’Irakiens derrière le grand slogan de la démocratie. Sarkozy a contribué au meurtre des centaines de milliers de libyens, en se cachant derrière celui de la liberté pour le peuple libyen. Aujourd’hui la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis violent le droit international sous prétexte de vouloir soutenir les Kurdes, or les Kurdes sont des Syriens et non un peuple à part. En 2011, en Syrie, on entendait ces mêmes slogans sur la dignité, la liberté. Ces mêmes slogans ont été utilisés pour tuer des policiers et des civils, saboter les propriétés publiques. Il ne faut donc pas nous fier aux slogans, mais à la réalité des faits sur le terrain.

“Ni moi, ni le gouvernement, n’aurions pu rester en place pendant neuf ans face à un soulèvement populaire”

Au début en 2011, il y avait un soulèvement populaire authentique, avec de réelles revendications. Ça n’était pas Al Qaïda. Pourquoi avoir utilisé la force ?
Parlons des chiffres d’abord. La plus grande manifestation qui a eu lieu en Syrie réunissait 170 000 personnes. Supposons que ce chiffre ne soit pas exact. Multiplions-le jusqu’à atteindre un million de manifestants. Le peuple syrien compte plus de 23 millions d’habitants. Ces chiffres ne sont donc pas significatifs. Ils ne révèlent rien. Du point de vue quantitatif, il ne s’agissait pas d’un soulèvement populaire. De toute manière, on ne saurait parler d’un soulèvement populaire lorsque les fonds pour pousser les gens à manifester proviennent du Qatar. Enfin, ni moi, ni le gouvernement, n’aurions pu rester en place pendant neuf ans face à un soulèvement populaire. Preuve en est que, malgré tout le soutien qu’il lui a apporté, l’Occident n’a pu maintenir au pouvoir le Shah d’Iran. Donc le terme « soulèvement populaire » est faux, ou disons irréaliste.

Au début de la guerre, en juin 2011, vous avez fait libérer un certain nombre de détenus de la prison de Sednaya. On vous accuse d’avoir voulu introduire le poison djihadiste dans l’opposition. Pourquoi avez-vous fait ça ?
En Syrie, l’amnistie des prisonniers est une règle générale appliquée depuis avant la guerre. Lorsqu’une amnistie est décrétée, on précise les catégories de personnes qu’elle ne concerne pas, les espions, les trafiquants de drogue, et autres. Dans notre loi, il n’y a pas de catégorie qui s’intitule « les radicaux ». L’amnistie doit donc couvrir tout le monde. Il y a aussi d’autres cas de détenus qui sont sortis de prison, précisément en 2011, parce qu’ils avaient purgé leurs peines, et non parce qu’ils étaient amnistiés. Pourquoi faire libérer les intégristes et les terroristes ? Pour qu’ils tuent nos soldats et les civils ? Selon la version occidentale, je l’ai fait pour diaboliser les manifestations pacifiques. En réalité, ils se sont diabolisés eux-mêmes lorsqu’ils ont diffusé sur internet des vidéos les montrant en train d’exécuter des civils en les égorgeant, en les fusillant, et en fusillant des policiers dès les premiers jours. Voilà la vérité sur cette libération de prisonniers.

“Le viol et le harcèlement sexuel ne sont pas fréquent dans notre société”

Il existe en Syrie des centres carcéraux comme la prison de Sednaya. Des documentaires, notamment celui de ma confrère Manon Loizeau, « Le cri étouffé », montrent que des viols systématiques y ont été pratiqués. Reconnaissez-vous l’existence de ces traitements ?
Il y a une différence entre une politique revendiquée et des fautes individuelles. S’il y en a eu, nous n’en sommes pas au courant. Ce genre de pratiques, comme le viol et le harcèlement sexuel, n’est pas fréquent dans notre société. De tels actes, s’ils existent, sont condamnés et punis par la loi. Ce sont des cas isolés et individuels. Mais si une telle politique existe n’importe où dans le monde nous la condamnons, parce qu’elle est immorale, et parce qu’elle va à l’encontre de la stabilité. On ne peut pas espérer de rapports sereins entre les citoyens s’il y a torture, meurtre, ou toutes sortes d’agression.

Précisément, ces documentaires sont basés sur des témoignages de victimes syriennes qui disent que dans la société, elles ont honte. Donc elles n’en parlent pas. Mais elles attestent que ça leur est arrivé.
Le récit est une chose, les documents en sont une autre. Tout ce qui est proposé, ce sont des récits, des images non vérifiés. Ces témoins étaient cachés. Dans la plupart des cas, c’est le Qatar qui a financé ces rapports. Pour les reconnaître comme valables, on a besoin de vérifications et d’enquêtes professionnelles. En toute logique, nous n’avons aucun intérêt à ce que ce genre de crime soit commis. Mettons l’éthique de côté, moi je parle de l’intérêt pur et simple. Quel résultat peut-on obtenir de la torture ? La vengeance ? Si vous allez dans les régions qui étaient contrôlées par l’opposition, vous verrez exactement le contraire. Nous ne sommes pas assez schizophrènes pour torturer les gens ici, tout en étant indulgents là-bas. Ce ne sont que des allégations politiques.

J’insiste. Ce ne sont pas des témoins produits par le Qatar. Ce sont des gens rencontrés dans des camps de réfugiés, souvent en Turquie ou en Jordanie, qui ont témoigné devant une journaliste digne de confiance, qui n’est pas téléguidée et n’a pas un agenda politique.
Qu’est-ce que la « confiance » vient faire là-dedans ? Il y a des mécanismes. Il y a des informations bien vérifiées. Qui a vérifié l’exactitude de ces récits ? Qui a vérifié l’identité de ces témoins et s’ils ont bien subi ce genre de choses ? Je serai disposé à en discuter avec vous le jour où je disposerais de faits. Si cela s’avère exact, ceux qui ont commis de tels actes seront jugés par la loi syrienne.

“Daech a été fabriqué par les Américains”

Donald Trump a cité la Syrie dans ses remerciements au moment de la mort d’Abou Bakr al-Baghdadi. Avez-vous donné une information aux Américains ? Saviez-vous où il était ?
Cela me fait toujours rire quand on me pose cette question. Le plus important, c’est de savoir si Abou Bakr al-Baghdadi a vraiment été tué, et si cette belle comédie présentée par les Américains a vraiment eu lieu.

Mais Daech a reconnu sa mort !
Oui bien sûr, mais Daech a été fabriqué par les Américains. Il fait partie de cette comédie. Baghdadi a appris à jouer son rôle lorsqu’il était dans les prisons américaines en Irak. C’est pourquoi je dis que c’est une vaste comédie. Est-ce que ça a vraiment eu lieu ? Je ne sais pas. Ça ne veut pas dire qu’il n’a pas été tué mais, s’il l’a été, ce n’est pas parce qu’il était terroriste. Ils étaient capables de frapper Daech lorsque Daech volait le pétrole syrien et l’envoyait vers l’Irak, mais ils ne l’ont pas fait. Et lorsque Daech a attaqué l’armée syrienne à Deir Ez-Zor, les Américains ont frappé l’armée syrienne. Pas Daech. Par conséquent, nous n’avons pas collaboré avec les Américains en quoi que ce soit. Nous ne pouvons pas collaborer dans la lutte contre le terrorisme avec ceux qui soutiennent le terrorisme.

Pourquoi vous a-t-il remercié alors ?
C’est une de ses blagues…

Lors de notre dernier entretien, vous m’aviez certifié n’avoir jamais utilisé d’armes chimiques, notamment dans la Ghouta en 2013. Depuis, il y a eu Khan Cheikhoun, il y a eu Douma. Que répondez-vous face à l’accumulation de preuves sur l’usage par vos armées d’armes chimiques ?
Non, non, il n’y a pas une seule preuve jusqu’à présent. Utiliser une telle arme aurait fait des centaines, voire des milliers de victimes. Quant à l’accumulation, elle est due au fait que l’armée syrienne avançait, et réalisait des victoires contre les terroristes. Il fallait absolument trouver un prétexte pour la frapper, et c’est bien ce qui s’est passé. Ce récit était utilisé dans deux cas : quand nous avions beaucoup progressé et qu’il fallait qu’on nous arrête. On s’en servait alors comme une menace contre nous. Il était aussi utilisé lorsque nous préparions une grande opération. Il menaçait avant que l’opération ne soit lancée. D’autre part, nous avançons, pourquoi aurions-nous besoin d’armes chimiques ? Telle est la question ? Le point le plus important est que là où nous entrons, il y a des civils, et leur vie reprend son cours normal. Comment ont-ils pu y rester si nous avions fait usage d’armes chimiques ? Sur ce sujet, les mensonges dans les médias occidentaux et la politique occidentale sont sans limites.

Toute reproduction interdite

Le chef de l’EI présumé mort après un raid américain en Syrie selon des médias


AFP – 27 Oct 2019

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Al Assad, Al Jolani, Al-Baghdadi, visages du terrorisme – الأسد، الجولاني، البغدادي، وجوه الإرهاب في سوريا

 

Le chef du groupe Etat islamique (EI), Abou Bakr al-Baghdadi, a été visé par une opération militaire en Syrie et aurait été tué, ont affirmé samedi plusieurs médias américains à quelques heures d’une annonce “très importante” de Donald Trump dimanche matin.

Selon CNN et ABC, qui citent des hauts responsables, al-Baghdadi a trouvé la mort lors d’une opération de l’armée américaine dans le nord-est de la Syrie.

Selon CNN, des tests sont en cours afin de pouvoir confirmer formellement la mort du chef du groupe jihadiste responsable de multiples attentats sanglants à travers le monde. Selon un responsable cité par ABC, il aurait fait exploser sa veste chargée d’explosifs pour se suicider.

Interrogé par l’AFP, le Pentagone s’est refusé à tout commentaire.

“Le président des Etats-Unis fera une annonce très importante demain matin à 9H00 (13H00 GMT) depuis la Maison Blanche”, a déclaré Hogan Gidley, porte-parole de l’exécutif américain, sans autres précisions.

Peu avant cette annonce, Donald Trump avait publié un message sybillin sur Twitter. “Quelque chose d’énorme vient de se passer!”, avait-il écrit.

Si l’opération militaire américaine a effectivement été couronnée de succès, elle serait la plus importante visant un haut responsable jihadiste depuis la mort, le 2 mai 2011, d’Oussama Ben Laden, le chef d’Al-Qaïda tué par les forces spéciales américaines à Abbottabad au Pakistan.

Ce développement intervient dans une période d’intense activité militaire dans le nord de la Syrie.

Le régime syrien et son allié russe ont accéléré le déploiement de leurs troupes à la frontière syro-turque, tandis que les Américains annonçaient l’envoi de renforts militaires dans une zone pétrolière plus à l’est sous contrôle kurde.

– Apparition publique en 2014 –

Abou Bakr al-Baghdadi n’a plus donné signe de vie depuis un enregistrement audio diffusé en novembre 2016, après le début de l’offensive irakienne pour reprendre Mossoul dans lequel il exhortait ses hommes à lutter jusqu’au martyre.

C’est à Mossoul que le chef de l’EI a fait sa seule apparition publique connue, en juillet 2014, à la mosquée al-Nouri.

En turban et habit noirs, barbe grisonnante, il avait alors appelé tous les musulmans à lui prêter allégeance après avoir été désigné à la tête du califat proclamé par son groupe sur les vastes territoires conquis en Irak et en Syrie voisine.

De son vrai nom Ibrahim Awad al-Badri, le chef de l’EI serait né en 1971 dans une famille pauvre de la région de Bagdad. Passionné de football, il a échoué à devenir avocat puis militaire avant d’étudier la théologie.

C’est lors de l’invasion américaine de l’Irak en 2003 qu’il créé un groupuscule jihadiste sans grand rayonnement avant d’être arrêté et emprisonné dans la gigantesque prison de Bucca.

Libéré faute de preuves, il rejoint un groupe de guérilla sunnite sous tutelle d’Al-Qaïda et en prend la tête quelques années plus tard. Profitant du chaos de la guerre civile, ses combattants s’installent en Syrie en 2013 avant une offensive fulgurante en Irak.

Le groupe, rebaptisé Etat islamique, supplante Al-Qaïda, tandis que ses succès militaires initiaux et sa propagande soigneusement réalisée attirent des milliers de partisans du monde entier.

 AL-FURQAN MEDIA/AFP/Archives / – Le chef du groupe Etat islamique (EI), Abou Bakr al-Baghdadi, dans une vidéo publiée par le media Al Furqan le 29 avril 2019ٍّ
 
RFI: Abou Bakr al-Baghdadi était réapparu dans une vidéo de propagande fin avril 2019.
 

تركيا والنفاق العربي الإيراني في سورية


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مقال يلخص الوضع السوري كما هو

تركيا والنفاق العربي الإيراني في سورية

أسامة أبو ارشيد – 11 أكتوبر 2019

لن تجد عربياً واحداً ينتمي إلى العروبة بصدق يسرّه الحال البائس الذي تَرَدَّتْ إليه سورية في الأعوام التسعة الماضية تقريبا. سورية هي إحدى قوائم التوازن العربي، ولا يمكن تخيّل نهضة عربية من دونها، والحال الذي انحدرت إليه ما هو إلا تلخيص للحالة العربية الكئيبة كلها، سواء لناحية القمع والفساد، أم لناحية التجزئة والتشظّي، بل وحتى عودة الاحتلال الأجنبي المباشر. الأرض السورية محتلة اليوم من روسيا وأميركا وإيران وتركيا (لتركيا وضع خاص يُشرح لاحقا)، وهي تحولت إلى دولةٍ تحكمها، إلى جانب الدول الأجنبية المحتلة، عصابات ومليشيات إجرامية ومذهبية وعرقية، محلية وأجنبية. هذا هو حصاد قرابة تسعة أعوام من إجرام نظام بشار الأسد بحق شعبه، ورفضه تقديم تنازلاتٍ له هي في صلب حقوقه، فكانت النتيجة ضياع سورية كلها، وتحوّل نظامه إلى نظام وكيل يعمل تحت وصاية إيرانية – روسية مباشرة٠

مناسبة التذكير بهذا الواقع المرير هو إطلاق تركيا، يوم الأربعاء الماضي، عملية “نبع السلام” العسكرية في شمال شرق سورية ضد المليشيات الكردية التي تعمل تحت لافتة “قوات سوريا الديمقراطية” والتي تتهمها تركيا بآنها امتدادا لحزب العمال الكردستاني التركي٬

وتصنّفه تنظيما إرهابيا. وتقول تركيا إن هدف العملية، التي جاءت بعد تفاهمات غامضة بين الرئيسين، التركي، رجب طيب أردوغان، والأميركي، دونالد ترامب، وانسحاب بضع عشرات من القوات الأميركية من المنطقة، هو القضاء على “ممر الإرهاب” على حدودها الجنوبية، وإقامة “منطقة آمنة” تسمح بإعادة ملايين اللاجئين السوريين وتوطينهم فيها. وبغض النظر عن حقيقة حسابات ترامب، والفوضى في الموقف الرسمي الأميركي جرّاء ذلك، إلا أن المفارقة تمثلت في بعض المواقف العربية من التطورات الأخيرة، خصوصا أن أطرافا عربية متورّطة مباشرة في الوضع المخزي الذي وصلت إليه سورية. ينسحب الأمر نفسه على إيران التي رفضت العملية العسكرية التركية، وطالبت أنقرة باحترام وحدة الأراضي السورية وسيادتها، وكأنها هي تحترم وحدة الأراضي السورية والعراقية واليمنية وسيادتها!٠

اللافت هنا أن مواقف محور الفوضى والعدوان العربي اتفقت على إدانة العملية التركية واعتبرتها “عدواناً” على دولة عربية. والحديث هنا، تحديدا، عن السعودية والإمارات ومصر والبحرين، بالإضافة إلى جامعة الدول العربية التي أبت إلا أن تذكّرنا أنها لا زالت موجودة اسماً وهيكلا. أما لبنان الذي يتنازع قواه السياسة الولاء لمحوري إيران والسعودية، فوجد نفسه فجأة موحد الموقف في إدانة “العدوان” التركي، وهو الذي لم يتحد موقف قواه ذاتها حتى ضد العدوان الإسرائيلي على أرضه وشعبه. طبعا، كلنا يعلم لماذا كان للبنان موقف موحد هذه المرة، ذلك أن إيران والسعودية اتفقتا في الموقف من العملية العسكرية التركية في سورية، وإن اختلفت المنطلقات والحسابات.
سيُكتفى فيما يلي بمواقف كل من السعودية والإمارات ومصر، فالجامعة العربية والبحرين ولبنان ما هي إلا رجع صدى لمواقف تلك الدول، وليس لها استقلال ذاتي حتى نحاكمها بناء على ذلك. نجد أن الدول الثلاث استخدمت العبارات نفسها، تقريبا، في إدانة “العدوان” التركي، على أساس أنه “تعدٍ سافر على وحدة واستقلال وسيادة الأراضي السورية”. وأنه يمثل “تهديدًا للأمن والسلم الإقليمي”. فضلا عن أنه “اعتداء صارخ غير مقبول على سيادة دولة عربية شقيقة”، “ويمثل تدخلاً صارخا في الشأن العربي”.. إلخ٠

الملاحظة الأبرز أن كلاً من السعودية والإمارات ومصر متورط في أكثر من عدوان عسكري على دول عربية “شقيقة”، بشكلٍ يهدّد استقرارها وسيادتها ووحدة أراضيها، كما يهدّد الاستقرار الإقليمي أيضا، ونحن هنا نستعير بعض مفردات الإدانة التي أطلقتها تلك الأطراف ضد العملية العسكرية التركية محل النقاش. السعودية والإمارات متورّطتان في جرائم ثابتة ضد الإنسانية في اليمن، وهما دمّرتا ذلك البلد ومزّقتاه ونكبتا شعبه، وتحتلان كثيرا من أراضيه بشكل مباشر، على الرغم من أنهما لم تتمكّنا من هزيمة الوكيل الإيراني هناك، الحوثيين. أما مصر، فمتورّطة كذلك، وبشكل مباشر، في ليبيا، ودعم تمرّد اللواء خليفة حفتر فيها، تشاركها السعودية والإمارات في ذلك.
الملاحظة الثانية، أن السعودية، تحديدا، خذلت الثورة السورية من قبل، على الرغم من زعمها، في السنوات الخمس الأولى من عمر الثورة، أنها تقف في صفها ضد نظام الأسد. وكلنا يذكر تصريحات وزير الخارجية السعودي حينئذ، عادل الجبير، عام 2016، أن الأسد سيرحل سلماً أو حرباً، ثم كان أن تواطأت الرياض مع الأسد في تسليمه الغوطة الشرقية، عام 2018، عبر الفصيل المسلح الذي كانت تدعمه، جيش الإسلام. أما الموقفان، الإماراتي والمصري، فقد تميزا منذ البداية، بالتواطؤ الضمني مع نظام الأسد (الإمارات)، وتقديم الدعم السياسي، وربما العسكري له (مصر تحت نظام عبد الفتاح السيسي)٠

الملاحظة الثالثة، أن التحرش السعودي – الإماراتي – المصري بتركيا لم يتوقف منذ عام 2011٫ اللهم باستثناء فترة قصيرة في مصر تحت حكم الرئيس الراحل٫ محمد مرسي٫ بين عامي 2012-2013. وبعيدا عن تفاصيل كثيرة٫ ومن باب حصرالحديث في الملف السوري، فإن وزير الدولة السعودي لشؤون الخليج العربي في وزارة الخارجية، ثامر السبهان، سبق له أن زار شمال شرق سورية، عاميّ 2017، الرقة، و2019، دير الزور، والتقى قيادات المليشيات الكردية وتعهد بتقديم دعم لها في مواجهة تركيا٠
باختصار، على الرغم من أن الألم يعتصر قلب كل عربي على ما آلت إليه سورية اليوم، إلا أن المجرم الأول هو نظام بشار الأسد، ثمَّ بعض أطراف النظام الرسمي العربي الذين خذلوا الشعب السوري، بل وتآمروا على ثورته. ولا ينتقص هذا القول من حقيقة خداع الولايات المتحدة الشعب السوري وتنكرها لحقوقه، ولا من الدور الإجرامي لروسيا وإيران. أمام ذلك كله، وجدت تركيا نفسها أمام دولةٍ فاشلةٍ على حدودها الجنوبية، بل وأصبحت بؤرة للتآمر عليها، كردياً وعربياً وإيرانياً وأوروبياً وروسياً وأميركياً، ونقطة ارتكاز لمحاولة المسِّ بأمنها القومي ووحدة وسلامة أراضيها. لا يسرّنا، نحن العرب، توغل تركيا في الأراضي السورية عسكرياً، ولكن تركيا مضطرّة، عملياً، لذلك، كما أنها، إلى اليوم، أكثر من وقف مع الشعب السوري، على الرغم مما جرّه ذلك عليها من تداعيات داخلية وخارجية كثيرة، فهي استضافت وأمنت قرابة ثلاثة ملايين ونصف مليون سوري، وتحاول اليوم أن تمنع قيام “إسرائيل كردية” على حدودها الجنوبية، كما تمنّى مسؤول في مجلس الأمن القومي الأميركي، حسبما نقل عنه تقرير نشرته أخيرا مجلة نيوزويك الأميركية٠

لذلك كله، من كان بلا خطيئة من أنظمة العرب في سورية، بما في ذلك نظام الأسد، وإيران معهم، فليرجم تركيا بالحجارة. الحقيقة التي لا مراء فيها أن أول من يستحق الرجم بالحجارة، بسبب ما يجري في سورية، هم بعض أضلاع النظام الرسمي العربي وإيران.

الشعب وحده من يدفع ثمن اقتتال المجرمين لحماية مصالحهم


هل إجرام الاحتلال الإسرائيلي-الصهيوني وقصفه لمواقع في سوريا يقلّ عن إجرام روسيا وإيران ودعمهم لنظام الأسد المستبدّ ؟

الشعب وحده من يدفع ثمن اقتتال المجرمين لحماية مصالحهم

Les bombardements de l’occupation israélo-sioniste de sites en Syrie sont autant criminels que ceux commis par la Russie et l’Iran en soutien au régime tyrannique d’al-Assad
Les civil.e.s paient le prix de la rivalité entre prédateurs qui ne cherchent qu’à protéger leurs intérêts

Prédateurs-s'entredéchir

قصف إسرائيل على مطار التيفور أصاب مخزناً للصواريخ

ترامب وبوتين: تكريس إسرائيل شرطيّاً للمشرق


Tête-de-mort-Israël-Sionnisme

ترامب وبوتين: تكريس إسرائيل شرطيّاً للمشرق

عبدالوهاب بدرخان

 

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