Manbij / منبج – l’araméenne/الآرامية


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 Ne doit pas être confondu avec Hiérapolis.

Manbij / (ar) منبج

Manbij (en arabe : منبج), est une ville syrienne du gouvernorat d’Alep, chef-lieu du district.

Elle était le lieu d’un important sanctuaire dédié à la déesse syrienne Atargatis, la Dea Syria dont le culte est rapporté par Lucien de Samosate dans son livre De Dea Syria.

Géographie

Manbij est bâtie sur la rive droite de l’Euphrate — à 20 km du fleuve lui-même —, à 30 km de l’ancienne Karkemish, à la hauteur d’un gué sur le fleuve, sur la route entre Harran (Carrhès) et Antioche, à 84 km au nord-est d’Alep et à 370 km au nord-nord-est de Damas.

Toponymie

La ville est l’ancienne Mabog, Mabbog ou Mabbogh, appelée Hiérapolis Bambyce par les Grecs à l’époque séleucide, ou Hiérapolis de Syrie (en grec : Ίεράπολις Συρίας) pour la distinguer de Hiérapolis de Phrygie.

Histoire

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Monnaie frappée en la cité de Manbij

L’endroit est mentionné pour la première fois par les Grecs sous les noms de Bambyce et Edesse2. Selon Pline l’Ancien (v. 60).

C’était sans doute un ancien sanctuaire de Commagène. La première mention historique date des Séleucides, qui en font la principale étape sur l’importante route entre Antioche et Séleucie du Tigre (située entre Harran (Carrhes) et Antioche). Elle est aussi signalée comme un centre du culte de la Déesse de la nature syrienne, Atargatis (Dercéto). Elle est connue des Grecs comme la ville du sanctuaire (Hiéropolis) Ἱερόπολις, puis finalement comme la ville sainte Ἱεράπολις (Hierapolis). Elle est documentée dans le De Dea Syria (en) de Lucien de Samosate.

Lors de son expédition contre les Parthes, le temple est saccagé en -53 par le Romain Crassus, mort à la bataille de Carrhes.

À partir de 341, elle est une ville importante et un épiscopat de l’Euphratèse, province romaine du Bas-Empire romain. À l’époque de Julien (empereur romain) (360), elle serait en ruines.

Procope de Césarée (500-565) la considère comme la plus belle ville de cette partie du monde. L’empereur Justinien le Grand (483-565) ne réussit pas à la protéger. Khosro Ier (531-579) la met à l’amende. Hâroun ar-Rachid (763-809) la restaure, en fait la capitale fortifiée de la province d’Al-Awasim, tampon à la frontière byzantine.

La place est reconquise par l’Empire byzantin sous Romain IV Diogène  (1030-1072), qui y installe une colonie militaire romaine peuplée de Grecs et d’Arméniens. Saladinla reprend en 1175.

Le souverain mongol Houlaqou Khan (1217-1265) en fait son quartier général, puis la détruit.

Sous l’empire ottoman (1520-1922), c’est une Caza (juridiction) du sandjak et de la wilaya d’A’lep.

Henry Maundrell (1665-1701) est le premier occidental à en parler, dans son Journey from Aleppo to Jerusalem at Easter A.D. 16973.

Après la guerre serbo-bulgare (1885-1886), une colonie d’Adyguéens (Tcherkesses, Circassiens), originaires de Vidin,ḷ s’installent dans les ruines, dont ils vendent les antiquités à Alep et Gaziantep. En 1911, la ville compte uniquement 1 500 Circassiens.

Pour les irrédentistes du Parti social nationaliste syrien, la région fait partie de la Grande Syrie ou Bilad el-Cham.

La Déesse Araméenne : Atargatis-Dercéto

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Atargatis sur le revers d’une pièce de Démétrios III.

Dercéto ou Dercétis (en grec ancien Δερκετώ1 / Derketố ou Δερκετίς / Derketís) est le nom donné chez les Phéniciens à une grande déesse du nord de la Syrie dont le sanctuaire principal se trouvait dans la ville sainte de Hiérapolis Bambyce (aujourd’hui, Mambidj, au nord d’Alep). Elle est aussi nommée Atargatis (ou Atar’ateh) en araméen2. D’après Olivier Rayet3, « malgré la forme toute différente sous laquelle on la représentait, Atargatis a les rapports les plus étroits avec la Derceto d’Ascalon et du pays philistin. Les éléments des deux noms sont les mêmes, et le peu de détails que les auteurs anciens nous ont transmis sur les deux cultes sont exactement semblables. »

Comme souveraine des eaux et des sources, Dercéto avait un corps de poisson et un visage de femme, et elle vivait, d’après Diodore de Sicile, dans un lac de Syrie proche d’Ascalon. Aphrodite voulut se venger d’elle et lui inspira une violente passion pour un jeune Syrien nommé Caÿstros, dont elle eut une fille, Sémiramis. Après la naissance de celle-ci, honteuse de sa faiblesse, Dercéto exposa l’enfant, tua Caÿstros et se jeta au fond du lac où elle fut transformée en poisson.

Les rois hellénistiques, respectueux des sanctuaires et des cultes syriens, conformément à la tradition inaugurée par Alexandre le Grand, s’approprièrent les panthéons locaux : c’est ainsi que le culte d’Atargatis fut attesté en Égypte, en Grèce, en Macédoine4.

ATARGATIS

Grande déesse du nord de la Syrie ; son principal sanctuaire se trouvait à Hiérapolis-Bambyce (moderne Manbij/Menbij) au nord d’Alep, où elle était vénérée avec son parèdre Hadad. Son ancien temple fut reconstruit en ~ 300 environ par la reine Stratonice, et ce fut sans doute en partie grâce à ce patronage que son culte se répandit dans diverses parties du monde grec où la déesse était généralement considérée comme une forme d’Aphrodite.

Tout d’abord, elle fut une déesse de la fertilité, mais, en tant que baalan (maîtresse) de sa ville et de son peuple, elle était également responsable de leur sécurité et de leur bien-être. Elle était donc souvent représentée portant la couronne murale et tenant une gerbe de blé, tandis que les lions qui portent son trône symbolisent sa puissance et son pouvoir sur la nature.

Comme souveraine des eaux et des sources, on la rencontre, identique, sous le nom d’Atar‘ateh chez les Araméens, et de Derceto chez les Phéniciens ; en fait, ces deux noms semblent désigner une nouvelle forme de l’antique déesse ‘Anat. Comme parèdre d’Hadad, elle est très proche d’Astarté, elle aussi parèdre de ce dieu ; sans doute peut-on les identifier, bien qu’Atargatis présente des parentés avec l’Anatolienne Cybèle.

https://en.wikipedia.org/wiki/Atargatis

أترعتا

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أترعتا (ATARGATIS) من أعظم الآلهة التي كانت تُعبد في الجزء الشمالي من سوريا، كان أهم هياكل الإلهة أترعتا موجوداً في مدينة منبج الواقعة شمال شرق مدينة حلب، حيث كانت تُعبد إلى جانب قرينها حدد.أُعيد بناء معبدها في العام 300 ق.م بأمرٍ من الملكة ستراتونيس زوجة سلوقس الأول، و لعل السبب في هذا الأهتمام من قبل ستراتونيس، إنما يكمن في أن الإغريق كانوا قد تبنوا عبادة أترعتا، حيث ذاع صيتها في بلاد الإغريق بفضل التجار و المرتزقة المحاربين من الإغريق، فنظر لها عامة الإغريق بوصفها النسخة السورية من أفروديت. كانت طبيعة الإلهة أترعتا قريبة الشبه بعشتروت نظيرتها السورية الكنعانية، مع أنها كانت تتشابه مع الإلهة سيبل الأناضولية في بعض صفاتها، كانت إلهة للخصب في المقام الأول، لكنها كانت أيضاً بعلة(سيدة، مدبرة، قائدة) لمدينتها و لشعبها، كما كانت هي المسؤولة عن حمايتهم و عيشهم الكريم. لذلك كثيراً ما كانت تُرسم واضعةً التاج و قابضة على حزمة من الحنطة، بينما تعطي الأسود التي تحرس عرشها إنطباعاً بأن قوتها و سلطانها يفوقان الطبيعة.

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الإثنيات الوافدة وحقوق إنشاء دولة قومية


هل يبرر تواجد مجموعة بشرية/إثنية في بقعة جغرافية ما، قدمت إليها واستوطنوا فيها منذ ١٠٠ عام، أو ٢٠٠ عام أو ٥٠٠ عام، كافية تاريخيا للمطالبة بإنشاء دولة قومية في مكان استيطانها ؟

Cartographie sites archéologique en syrie plan petit

موقع أثري سوري يقع شمالي الجزيرة السورية، بالقرب من عين العرب على الحدود السورية التركية٠ وحداتو أوخداتو هو الاسم القديم الذي عُرف به هذا الموقع في النصوص الآشورية، أما أرسلان طاش فهو اسمه الحالي٠ جرت أعمال التنقيب الأثري هنا من قبل بعثة أثرية فرنسية تحت إشراف العالم تورو دانجان في عام 1928، وأدت الأعمال للكشف عن حاضرة مزدهرة في النصف الأول من الألف الأول قبل الميلاد، وهي الفترة التي تعاقب السيادة فيها الآراميون، ثم الآشوريون على شمالي سورية والجزيرة٠

وقد عثر ضمن الموقع على بقايا قصر آشوري وبناء كبير مجاور له أقدم منه، أطلق عليه اسم «بيت العاجيات»، وذلك بسبب القطع الفنية العاجية الكثيرة التي وجدت فيه، وترجع إلى القرنين التاسع والثامن ق.م، إلى جانبهذه العاجيات عُثر في المبنى نفسه على أثاث خشبي ثمين أهمه سرير عليه كتابة تشير إلى أنه كان يعود للملك حزائيل (ملك دمشق) الآرامي، وكان هذا السرير من جملة الغنائم التي أخذها معه الملك الآشوري حدد نيراري الثالث (810>783ق.م) في حملتين على دمشق والتي أنهت حكم حزائيل عام 803ق.م، كما عُثر على قطع فنية أخرى تمثل فنوناً سورية تظهر فيها التأثيرات الآشورية والمصرية واليونانية٠

ويشار أخيراً إلى العثور على بعض الكتابات الآرامية واللوفية والآشورية في مدد متقطعة، بعضها نُشر وبعضها الآخر لم ينشر حتى اليوم٠

Les ivoires d’Arslan Tash

Projet suivi par Élisabeth Fontan et Giorgio Affanni

 Un ensemble exceptionnel d’ivoires a été découvert en 1928 sur le site d’Arslan Tash  (Hadato ou Khadato), par une mission du musée du Louvre dirigée par François Thureau-Dangin, conservateur en chef du département des Antiquités orientales.
Arslan Tash, nom qui signifie « la pierre au lion », est situé à l’extrême nord de la Syrie, près de Ayn Al-Arab, à quelques kilomètres de la frontière turque et à l’est de l’Euphrate. Deux campagnes de fouilles ont été menées au cours de l’année 1928 : la première s’est déroulée au printemps avec la participation du père dominicain Augustin Barrois, de l’École biblique et archéologique française de Jérusalem, et de Georges Dossin, épigraphiste à l’université de Liège, la seconde à l’automne avec le concours de Maurice Dunand.
Les fouilles ont notamment mis au jour un palais néoassyrien du Ier millénaire avant J.-C. et un autre bâtiment, plus ancien, appelé le « bâtiment aux ivoires », sans doute un autre palais. Arslan Tash / Hadatu était, comme le site voisin de Tell Ahmar / Til Barsip, une capitale provinciale de l’Empire assyrien aux ixe-viiie siècles. Les ivoires, qualifiés traditionnellement de phéniciens, constituaient un décor de mobilier, associés à des éléments de verre coloré. Les fouilleurs ont retrouvé les traces de un ou peut-être deux lits ou bien d’un lit et d’un trône où était marqué le nom d’Hazaël l’araméen, d’Aram Damas (roi de Damas).
La publication parut dès 1931 : Arslan Tash, par F. Thureau- Dangin, A. Barrois, G. Dossin et M. Dunand. Cent quatorze ivoires y sont publiés. Ils ont été partagés entre le Louvre et le musée national d’Alep, selon la réglementation en vigueur à l’époque du mandat. Quarante-six d’entre eux sont aujourd’hui conservés au département des Antiquités orientales, soixante et onze sont exposés à Alep. Cependant, un certain nombre d’ivoires qui figurent dans la publication ne sont pas inventoriés au Louvre et ne sont ni exposés ni répertoriés à Alep. En revanche, certaines oeuvres présentées dans les vitrines d’Alep n’apparaissent pas dans la publication. De plus, six plaquettes de très belle qualité sont conservées à l’École biblique et archéologique française de Jérusalem.
Par ailleurs, un nombre important d’ivoires attribués d’un point de vue stylistique à Arslan Tash se trouvent dans des musées où ils sont arrivés via le commerce de l’art

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