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Ils exploitent le régime de Assad et il pense les exploiter – يستغلّون نظام الأسد وهو يظن


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Ils exploitent le régime de Assad et il pense les exploiter

Abdul Wahab Badrakhan 1er mai 2019

Il est devenu banal pour les responsables russes de se taire si leurs interlocuteurs critiquent l’Iran et son rôle en Syrie, ou s’il est attaqué par des opposants au régime syrien, et partagent parfois ce qu’ils ajoutent aux arguments des autres. Ces derniers temps, ils se sont davantage exprimés et impliqués dans la réfutation des pratiques du régime et des positions de son président. Avant cela, ils ne faisaient aucune remarque, mais défendaient la « légitimité » de la présence iranienne et de sa lutte contre le terrorisme et refusaient de reconnaître même des faits documentés sur le déplacement et le changement démographique opérés par les Iraniens. Dans le même temps, il leur était exclu toute exposition au régime ou à la « légitimité du gouvernement syrien » comme ils l’appellent. Ce qui est nouveau à Moscou, c’est que le dossier syrien n’est plus partagé par la défense et les affaires étrangères, mais est devenu exclusif au renseignement militaire. Ce qui a conduit, que les relations entre la Russie avec Bachar al-Assad et les Iraniens soient devenues controversées et problématiques.

Cela pourrait contredire les récentes déclarations du président russe, qui a confirmé la coordination avec le régime dans le cadre d’une « opération militaire » à Idleb, et a nié toute responsabilité du fait que le régime retarde la formation des membres du comité constitutionnel, et a même pris note des efforts des « partenaires iraniens » dans ce domaine. Mais il est difficile de dire que le régime et l’Iran partagent la suggestion de Vladimir Poutine selon laquelle le partenariat tripartite va bien, mais considèrent qu’il le dirige vers les autres parties – les États-Unis, Israël, les Européens et les Arabes – et l’utilise dans les négociations en cours, en particulier celles développées par Poutine avec Benjamin Netanyahu (notamment en ce qui concerne l’Iran), et espèrent que ce dernier pourra exploiter ses propres relations avec le président Donald Trump pour persuader Washington de reprendre les pourparlers avec Moscou, du moins dans les affaires syriennes.

Les faits sur le terrain en Syrie sont en conflit avec l’atmosphère générale dans laquelle les déclarations de Poutine ont voulu se répandre. Il existe une concurrence et un conflit entre Moscou et Téhéran sur le partage d’influence dans les secteurs militaire et de la sécurité, sur les zones de contrôle et sur les décisions du « gouvernement ». Les Russes ont formé le » Cinquième Corps », qui devint leur force frappante, et viennent de former le « Sixième Corps ». Ils participent davantage à la nomination et à la démobilisation d’officiers, en tentant de restructurer l’armée et la sécurité selon des critères non sectaires. En revanche, le « Quatrième Corps » dirigé par Maher al-Assad a renforcé son attachement aux Iraniens, qui ont également adopté la Garde républicaine syrienne et lui ont intégré des membres de leurs milices non syriennes. Depuis un certain temps, les proches du régime suivent avec beaucoup d’attention les bouleversements effectués par les Russes surtout les nominations dans les deux branches de l’agence de sécurité militaire et aérienne, tandis que les Russes confirment leurs confiance croissante au président de l’agence de sécurité nationale, Ali Mamlouk, qui auraient proposé sa nomination au poste de vice-président, qui avait auparavant rejeté une demande du chef du régime visant à mettre les données « DATA » de l’agence à la porté des iraniens. D’autre part, des affrontements et des escarmouches dans certaines zones d’Alep, Homs et Hama ont montré qu’un conflit sur la carte d’influence entre les forces loyales à la Russie et celles loyales à l’Iran et au régime. En ce qui concerne les « décisions du gouvernement », Assad a rapidement approuvé la cession du port de Tartous à la Russie pour une période de 49 ans, ce qui a été son dernier fait, il a également décidé d’autoriser l’Iran à exploiter le port de Lattakié, mais les réunions des comités chargés de l’exécution du contrat avec les iraniens ont vu, dernièrement, des blocages: la Russie semblerait bloquer la présence Iranienne sur la Méditerranée, non souhaitée par aucun des pays de régionaux, en plus des États-Unis.

Certains membres du régime croient toujours qu’Assad a réussi à jouer sur les pistes russe et iranienne, incitant les deux parties à maintenir le régime au pouvoir et à l’inclure dans leurs objectifs stratégiques. Dans la phase finale, il a doublé son pari sur Israël, ou ce dernier a laissé entendre qu’il s’y tenait en montrant qu’il avait répondu à une demande venant de Poutine en libérant « deux prisonniers de bonne volonté » (deux prisonniers : un syriens accusés de trafic de drogue et un Palestinien qui a traversé la frontière armé avec un fusil de chasse). Le régime attendait d’autres prisonniers, mais Israël demande toujours de récupérer les dépouilles de son agent Elie Kohen et de deux soldats au Liban en 1982, en plus du troisième, Zacharya Baumel, dont sa dépouille a été remise suite à le demande russe, plusieurs jours après que Netanyahu eut reconnu la souveraineté israélienne sur le Golan. Au cours du 12e cycles du processus d’Astana, les trois pays (Russie, Turquie et Iran) ont confirmé leur rejet de la décision américaine sur le Golan, estimant que l’unité des territoires syriens était une « Composante essentielle », sans toutefois signaler le durcissement des sanctions américaines à l’encontre de l’Iran et du « Hezbollah » qui est susceptible de réfléchir sur la situation en Syrie, ni de signaler le durcissement des sanctions sur le régime et les zones sous son contrôle et l’incapacité de la Russie et de l’Iran, ainsi que l’abstention de la Turquie pour l’aider.

La situation de vie quotidienne des Syriens, qu’ils soient de l’opposition ou les loyaux, n’était pas une priorité des russes, sauf que dernièrement, ils ont senti que la crise du carburant, de l’alimentation et l’augmentation du mécontentement populaire est devenu un problème de sécurité, même dans les zones les plus favorables au régime. Les représentants du « comité de négociation » de l’opposition ont senti cette préoccupation lors d’une réunion avec une délégation russe à Riyad, lorsque le président de la délégation russe Alexander Laverntiev a abordé la situation intérieure pour exprimer la colère de Moscou des pays occidentaux et de la conduite de l’opposition derrière ces pays. Des sources ont rapporté que les représentants de l’opposition ont répondu que le problème et encore et toujours à l’intérieur de la Syrie, représenté par le régime et sa coopération avec l’Iran pour bloquer toute solution politique, et qu’ils ont réussi à faire retarder la formation de la Commission constitutionnelle pendant environ deux ans, tandis que les pays occidentaux ils « sont indifférents », ils sont plutôt intéressés par le retrait de l’Iran de la Syrie avant de proposer la solution politique. La partie russe au cours de la réunion semblait confiant que la réunion « Astana 12 » résoudra la formation du comité « constitutionnelle », ce qui ne s’est pas produit, de sorte que Poutine lui-même a révélé que le différend va sur six noms qui ont été remplacés plus d’une fois.

(…)
Assad pense que son régime est devenu le point de convergeance des intérêts des puissances internationales et régionales et qu’elles reprendront bientôt sa carte de jeu. Toutefois, certains cercles proches dissimulent leurs craintes face à un certain nombre de faits nouveaux: les Russes ont pratiquement bloqué la décision militaire pour le rétablissement du contrôle du régime sur la totalité des territoires, afin d’entamer des négociations avec les Turcs et les Israéliens, et, plus tard, avec les Américains dans le cas où Washington donnera des signes positives. Deuxièmement, Assad s’est précipité vers les Iraniens dans l’espoir de tirer parti de l’intensification de la confrontation entre l’Iran et les États-Unis et il a sous estimé les gains que les Russes gagneraient en coopérant contre les Iraniens. Troisièmement, la situation dans le sud, en particulier à Daraa, devient de plus en plus ambiguëe du fait de l’émergence d’une résistance populaire contre le régime, bénéficiant de la présence russe. Quatrièmement, l’opposition et son gouvernement intérimaire ont inauguré dernièrement un local pour la première fois depuis le début de la crise dans la campagne nord d’Alep, ce qui a suscité de réactions occidentales positives, d’un côté, et de l’autre,  l’intensification des bombardements des zones frontalières par le régime, dans l’objectif d’empêcher la création d’une zone d’opposition. Cinquièmement, de nombreuses recrues de l’armée syrienne ont dernièrement reçu des « offres américaines » pour former des groupes armés capables de se déplacer dans le nord de la Syrie, mais sans la protection américaine ni de reconnaissance officielle.

 

يستغلّون نظام الأسد وهو يظن أنه يستغلّهم

عبدالوهاب بدرخان |

أصبح اعتيادياً أن يصمت مسؤولون روس إذا انتقد محاوروهم إيران ودورها في سورية أو إذا هاجمها معارضون للنظام السوري، وأحياناً يشاركون بما يضيف إلى حجج الآخرين. في الآونة الأخيرة صاروا ينصتون ويشاركون أكثر في تفنيد ممارسات النظام ومواقف رئيسه. قبل ذلك لم يكونوا يمرّرون أي ملاحظة، بل يدافعون عن “شرعية” الوجود الإيراني ومحاربته للإرهاب، ويرفضون الاعتراف حتى بوقائع موثّقة عن عمليات تهجير وتغيير ديموغرافي ينفّذها الإيرانيون. في الوقت نفسه كانوا يستبعدون أي تعريض بالنظام أو بـ “شرعية الحكومة السورية” كما يسمونها. الجديد في موسكو أن الملف السوري لم يعد مشتركاً بين الدفاع والخارجية، بل بات حصرياً لدى الاستخبارات العسكرية. ما أوجب ذلك أن العلاقة الروسية مع بشار الأسد والإيرانيين أضحت خلافية وإشكالية في الجانب الأكبر منها.

قد يتناقض هذا الواقع مع التصريحات الأخيرة للرئيس الروسي الذي أكّد التنسيق مع النظام في شأن “عملية عسكرية” ما في إدلب، ونفى أي مسؤولية للنظام في تأخير استكمال أعضاء اللجنة الدستورية، بل نوّه بجهد لـ “الشركاء الإيرانيين” في هذا المجال. لكن يصعب القول أن النظام وإيران يشاطران فلاديمير بوتين إيحاءه بأن الشراكة الثلاثية على ما يرام، بل يعتبران أنه يوجّهه إلى الأطراف الأخرى، الولايات المتحدة وإسرائيل والأوروبيين والعرب، ويوظّفه في المساومات الجارية، خصوصاً تلك المتمثلة بتفاهمات يطوّرها بوتين مع بنيامين نتانياهو (تحديداً في شأن إيران) ويأمل بأن يتمكّن الأخير من استغلال علاقته الخاصة مع الرئيس دونالد ترامب لإقناع واشنطن بمعاودة التحادث مع موسكو، أقلّه في الشأن السوري.

تتعارض الوقائع على الأرض في سورية مع المناخ العام الذي أرادت تصريحات بوتين إشاعته. هناك تنافس وصراعات بين موسكو وطهران على تقاسم النفوذ في القطاعات العسكرية والأمنية، وعلى مناطق السيطرة، وعلى القرارات “الحكومية”. كان الروس شكّلوا الفيلق الخامس الذي أصبح قوتهم الضاربة برّاً، وشرعوا أخيراً في تشكيل الفيلق السادس، كما ضاعفوا تدخّلهم في تعيينات الضباط وتسريحهم، محاولين إعادة هيكلة الجيش والأمن وفقاً لمعايير غير طائفية. في المقابل زادت الفرقة الرابعة بقيادة ماهر الأسد من التصاقها بالإيرانيين، الذين احتضنوا أيضاً الحرس الجمهوري وأدخلوا إليه عناصر من ميليشياتهم غير السورية. ومنذ فترة يتابع القريبون من النظام باهتمام التقلّبات التي تشهدها التعيينات في شعبتي الاستخبارات العسكرية والجوية، فيما يبدي الروس ثقة متزايدة بجهاز الأمن الوطني ورئيسه علي مملوك الذي تردّد أنهم طرحوا تعيينه نائباً للرئيس، وهو كان رفض سابقاً طلباً من رئيس النظام لوضع “داتا” الجهاز بتصرّف الإيرانيين. وعلى صعيد آخر دلّت اشتباكات ومناوشات في بعض مناطق حلب وحمص وحماة إلى صراع على خريطة النفوذ بين القوات الموالية لروسيا وتلك الموالية لإيران والنظام. أما بالنسبة إلى “القرارات الحكومية” فتمثّل الموافقة السريعة من الأسد على تأجير ميناء طرطوس لروسيا لمدة 49 سنة إحدى وقائعها الأخيرة، وقد جاءت بعد موافقته أيضاً على الترخيص لإيران بتشغيل مرفأ اللاذقية، غير أن اجتماعات اللجان المكلّفة بتنفيذ التعاقد مع الإيرانيين شهدت أخيراً فرملة: فتّش عن روسيا، التي تتولّى هنا عرقلة وجود إيراني على المتوسّط لا تريده أي من الدول الإقليمية، بالإضافة طبعاً إلى الولايات المتحدة.

لا يزال بعض أوساط النظام يعتقد أن الأسد حقّق نجاحات في اللعب على الحبلين الروسي والإيراني، إذ جعل الطرفين حريصين على بقاء النظام وعلى إدراج الحفاظ عليه في أهدافهما الاستراتيجية. وفي المرحلة الأخيرة ضاعف رهانه على إسرائيل، أو أن إسرائيل أوحت له بأنها متمسّكة به بدليل أنها استجابت طلباً من بوتين فأفرجت “كبادرة حسن نية” عن أسيرين (سوري متهم بتهريب مخدّرات وفلسطيني اجتاز الحدود للقيام بعملية ببندقية صيد). كان النظام يتوقع أسرى آخرين، لكن إسرائيل لا تزال تطالب برفات عميلها ايلي كوهين وجنديين في لبنان عام 1982 مع الثالث زخاريا باومل الذي سلّمت رفاته بطلب روسي بعد أيام من نيل نتانياهو اعتراف الرئيس الأميركي بالسيادة الإسرائيلية على الجولان. وحين عقدت الجولة 12 من مسار استانا أكدت الدول الثلاث (روسيا وتركيا وايران) رفضها القرار الأميركي الخاص بالجولان، باعتبار أن وحدة الأراضي السورية من “ثوابتها”، إلا أنها لم تشر إلى تشديد العقوبات الأميركية على إيران و”حزب الله” مع أنه مرشح لأن ينعكس على الوضع السوري، ولا إلى تشديد العقوبات على النظام والمناطق الواقعة تحت سيطرته وعجز روسيا وإيران وكذلك امتناع تركيا عن مساعدته.

لم يكن الوضع المعيشي للسوريين، موالين ومعارضين، ليشغل الروس لولا أنهم استشعروا أخيراً أن أزمة الوقود والمواد الغذائية وازدياد النقمة الشعبية باتت تشكّل قلقاً أمنياً حتى في المناطق الأكثر موالاةً للنظام. وقد استنتج ممثلو “الهيئة التفاوضية” للمعارضة هذا القلق خلال لقائهم مع وفد روسي في الرياض، إذ تناول رئيسه ألكسندر لافرنتييف الوضع الداخلي ليعبّر عن غضب موسكو من الدول الغربية ومن سير المعارضة وراء هذه الدول. ونقلت مصادر أن ممثلي المعارضة ردّوا بأن المشكلة كانت ولا تزال داخل سورية، وتتمثّل بالنظام وتعاونه مع إيران لعرقلة أي حل سياسي، وهو أنهما نجحا في حمل روسيا نفسها على تأخير تشكيل اللجنة الدستورية لنحو سنتين، أما الدول الغربية فقال ممثلو المعارضة أنها “لم تعد مكترثة” بالشأن السوري، بل بإخراج إيران من سورية قبل تحريك الحل السياسي. بدا الجانب الروسي خلال اللقاء واثقاً بأن اجتماع “استانا 12” سيحسم تشكيلة “الدستورية”، وهو ما لم يحصل، حتى أن بوتين نفسه كشف أن الخلاف يدور على ستة أسماء جرى تبديلهم أكثر من مرّة.

الأسوأ أن الجانب الروسي يساوم المبعوث الأممي غير بيدرسون على تقاسم هذه الأسماء (3 بـ 3، أو 4 مقابل 2…)! على الجانب الآخر يحاول عدد من أعضاء اللجنة (على لائحة النظام) إيصال رغبتهم في التملّص من هذه المهمة للتخلّص من الضغوط التي يتوقّعونها. وفيما تتجنّب البعثة الأممية التدخّل في الأمر لأنه خارج صلاحيتها، إلا أن استياءً بدأ ينتاب رئيسها بيدرسون بعد مضي خمسة أشهر من دون أن يتقدّم ولو خطوةً واحدة. فإذا كان الخلاف على الأسماء استغرق كل هذا الوقت فكم سيستغرق الاتفاق على طريقة عمل اللجنة وعلى الآليات الضرورية والمناسبة لتطبيق الدستور بعد إنجازه. الواقع أن الجميع يتطلّع إلى تسهيلات روسية، ضغطاً على النظام ولجماً للإيرانيين، لكن موسكو حتى لو كانت راغبة لا تبدي استعداداً للتحرّك ما لم تتعرّف إلى ما ستجنيه في المقابل.

يعتقد الأسد أنه ونظامه صارا نقطة تقاطع مصالح القوى الدولية والإقليمية، وأنهما سيستأنفان قريباً اللعب بالأوراق، إلا أن بعض الأوساط القريبة منه لا تخفي مخاوفها من جملة تطوّرات: أولها أن الروس جمّدوا عملياً الحسم العسكري واستعادة النظام كامل السيطرة ليدخلوا في صفقات مع الأتراك والإسرائيليين، ولاحقاً مع الأميركيين في حال استجابة واشنطن. وثانيها أن الأسد اندفع نحو الإيرانيين آملاً في مكاسب من استغلال احتدام المواجهة بين إيران وأميركا، ولم يقدّر أن أي مكاسب سيجنيها الروس لقاء تعاونهم ضد الإيرانيين. وثالثها أن الوضع في الجنوب تحديداً في درعا يزداد غموضاً بسبب نشوء حالٍ من المقاومة الشعبية ضد النظام مستفيدة من الوجود الروسي. ورابعها أن الائتلاف المعارض وحكومته الموقتة افتتحا للمرة الأولى منذ بدء الأزمة مقراً في ريف حلب الشمالي وتلقيا ردود فعل غربية إيجابية، وكان النظام دأب على تكثيف القصف على المناطق الحدودية لمنع إنشاء منطقة للمعارضة. وخامسها أن العديد من العسكريين السوريين المنكفئين تلقوا أخيراً “عروضاً أميركية” لتنظيم مجموعات مسلحة قادرة على التحرّك في شمال سورية من دون أن تحظى بحماية أميركية أو باعتراف رسمي.

Combattre le terrorisme – محاربة الإرهاب


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De vastes remaniements des postes militaires et de sécurités – دمشق: تغييرات عسكرية وأمنية واسعة..ومملوك نائباً لبشار؟


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DAMAS: De vastes remaniements des postes militaires et de sécurités… Mamlouk, serait le vice-président de Bachar ?

Salim Nahass – Vendredi 05/04/2019

Les parties iranienne et russe sont en course pour apporter des changements sécuritaires et militaires à la direction du régime syrien, une sorte pour partager les centres de pouvoir dans le pays. Ce processus s’est accéléré dernièrement, les divers services de sécurité et les groupes militaires appartenant, désormais, à l’un des deux alliés.
Tandis que la Russie renforçait son contrôle sur le commandement et les dirigeants gouvernementaux du régime, transformant la « Branche de sécurité du renseignement général/ direction de sécurité d’Etat » en une branche de sécurité et de renseignement russe. Les Russes ont récemment procédé à des changements fondamentaux dans les postes de dirigeants militaires du régime en matière de sécurité et de défense. Ils ont référé des centaines d’officiers à l’enquête militaire sur de multiples chefs d’accusation, allant d’un détournement de pouvoir à une coopération avec des « groupes terroristes armés », en passant par la communication avec l’ennemi.

Une source judiciaire bien informée a déclaré à « al-Modon » que des sections spéciales avaient été créées pour les officiers de « l’armée syrienne et les branches de la sécurité » dans les prisons d’Adra et de Saidnaya. La source a indiqué que ces officiers et éléments avaient été renvoyés suite aux enquêtes en raison de leur implication dans diverses questions « affectant la sécurité nationale ».

Les Russes n’ont pas seulement renvoyé de centaines d’officiers en enquête, mais ils ont apporté de nombreux changements au niveau du commandement des casernes militaires qui ne sont pas contrôlées par les Iraniens. En outre, depuis 2016, les Russes ont lancé un véritable plan visant à dissoudre les milices fidèles au régime dans toute la Syrie ou oeuvre pour les rattachés directement à leur commandement, comme cela était le cas avec la « Brigade palestinienne al-Qods ».

Contrairement aux promotions de routine, annuelles et semestrielles des années précédentes, la direction du régime a subi des changements sécuritaires et militaires au sein de certaines agences de sécurité. La plus importante de ces décisions a été de renvoyer le commandant de la division du renseignement militaire, le général de division Muhammad Mahalla, à la retraite après une prolongation antérieure, et de le nommer conseiller pour la sécurité au palais présidentiel. Nos sources ont conclu qu’il aurait probablement un rôle dans « l’appareil national de sécurité » plus tard cette année.

Des rumeurs qui circulaient dans les couloirs du régime, suite à la visite du chef d’état-major iranien Mohammad Baqiri à Damas les 17 et 18 mars, qui répend qu’il a joué un rôle dans la décision de le renvoyer Mehalla à la retraite, et sa nomination au nouveau poste entant que conseiller à la sécurité de Bachar al-Assad, ceci afin que l’Iran puisse rester une carte de pression dans le « Palais présidentiel ».

Tandis que le général major Kifah al-Mulhem, vice officier de Mehalla, a été nommé à la tête de la « Division du renseignement militaire ». Al-Mulhem, originaire de Tartous, a déjà occupé divers postes et a joué un rôle dans la liquidation de dizaines de détenus de la branche « d’investigation militaire n° 248 » à Damas. Il est considéré, ainsi que la « Division de la sécurité militaire », faisant partie de l’orbite de l’hégémonie iranienne.

Le changement du chef de la « Division de la sécurité militaire » a coïncidé avec de dizaines de changements au sein des branches de la Division, les Russes jouant un rôle dans certaines d’entre eux et le reste étaient l’attribution des Iraniens.

Des sources spéciales ont confirmé que de nombreuses décisions, y compris la nomination du chef de la « Sécurité nationale », le général major Ali Mamlouk, comme vice-président de la République, avaient été mises sur la table ces dernières semaines.


Les arguments pour justifier ce désir de changement et de transfères des deux alliés, russe et iranien, diffèrent. Les Russes disent publiquement lors des réunions internes, squ’il est nécessaire de démanteler le système sectaire de l’armée et des services de sécurité syriens, que les services de sécurité et les postes sensibles dans l’armée devraient devenir pluralistes comprenant la diversité sectaire et régionale. Contrairement aux Russes, les Iraniens se concentrent sur l’obtention de « clés », souvent parmi les Alaouites, qui leur permettent d’étendre leur pouvoir militaire et économique en Syrie.

Sur le terrain, les Russes et les Iraniens travaillent de plus en plus pour s’incruster et obtenir le contrôle de forces syriennes, même aux dépens des uns des autres. L’Iran a commencé la question du changement récemment, après avoir senti le sérieux des changements apportés par les Russes pour resserrer leur emprise sur les articulations de « l’Etat ».

Les changements, ont également touché « la Division de sécurité aérienne » dirigé jusqu’aujourd’hui par le major-général Jamil Hassan, malgré son depuis plus de deux mois, à cause de son état de santé où il a été transféré plus de trois fois dans des hôpitaux appartenant au Hezbollah au Liban.

Les changements dans les rangs des « Renseignements aériens » , au profit des Iraniens, ont touché des dizaines d’officiers entre les branches et les détachements de sécurité et les transferts entre les branches de Damas, d’Alep et la côte, touchant des officiers et sous-officiers dans l’administration centrale de Damas, qui ont été transférés dans des branches situées dans d’autres provinces, et certains ont été transférés en différé sous prétexte de « corruption ».

Le ministère de l’Intérieur n’est pas resté loin de ces nouvelles opérations de ré-transformation et de distribution, car le nouveau ministre, le major général Mohammad Rahmoun a, dès sa nomination en poste, ordonné plus de 50 mutations au niveau du ministère. Les changements et les promotions incluaient plus de 70 officiers au grade de brigadier et lieutenant, retournant la table contre les officiers de l’intérieur et créant en quelque sorte un nouveau ministère qui n’a rien à voir avec l’ex-mafia de l’ancien ministre, le général major Mohammad al-Cha’ar.

Les changements internes ont inclus le transfert d’officiers supérieurs dans de nouveaux centres, tels que le commandement de la police dans les provinces, ainsi que la démobilisation et le transfert de certains d’entre eux à l’enquête, le transfert de postes de police et de commandement des unités de maintien de l’ordre, ainsi que dans le Département de l’immigration et des passeports à Damas et ses antennes dans d’autres gouvernorats.

دمشق:تغييرات عسكرية وأمنية واسعة..ومملوك نائباً لبشار؟

سليم النحاس | الجمعة 05/04/2019

يتسابق الجانبان الإيراني والروسي على إحداث تغييرات أمنية وعسكرية في قيادة النظام السوري، في ما يشبه تقاسماً لمراكز النفوذ فيه. وتسارعت هذه العملية مؤخراً، بحيث باتت أجهزة أمنية وقطع عسكرية تابعة بالكامل لأحد الحليفين.

ومع انتهاء الجانب الروسي من إحكام سيطرته على قيادة أركان قوات النظام والحكومة، وتحويله “شعبة المخابرات العامة/إدارة أمن الدولة” ذراعاً أمنياً واستخباراتياً روسياً في سوريا، انهمك الروس مؤخراً باحداث تغييرات جوهرية طالت مواقع قيادية عسكرية وأمنية لدى النظام. وأحال الروس مئات الضباط إلى التحقيق العسكري بتهم متعددة؛ من سوء استخدام السلطة إلى التعاون مع “المجموعات الإرهابية المسلحة”، مروراً بالتخابر .

مصدر قضائي مطلع، قال لـ”المدن”، إنه تمّ احداث أقسام خاصة لمُعتقلي “الجيش السوري والفروع الأمنية” من ضباط وصف ضباط، في سجني عدرا وصيدنايا. وأشار المصدر إلى أن أولئك الضباط والعناصر أحيلوا للتحقيق على خلفية تورطهم بقضايا مختلفة “تمس الأمن القومي”.

ولم يكتفِ الروس بإحالة مئات الضباط إلى التحقيق، بل أجروا تغييرات عديدة على مستوى قيادة الثكنات العسكرية التي لا سيطرة للإيرانيين عليها. وفضلاً عن ذلك، بدأ الروس بخطة فعلية منذ العام 2016 لحل المليشيات الموالية للنظام على امتداد سوريا، أو جعلها تتبع لهم بشكل مُباشر، كما حصل مع “لواء القدس الفلسطيني”.

وخلافاً للترفيعات الروتينية، السنوية ونصف السنوية، كما جرت العادة في السنوات الماضية، أجرت قيادة النظام تغييرات أمنية وعسكرية ضمن بعض الأجهزة الأمنية. وأهم تلك القرارات إحالة قائد “شعبة الاستخبارات العسكرية” اللواء محمد محلّا، للتقاعد، بعد تمديد سابق له، وتعيينه مستشاراً أمنياً في القصر الجمهوري. مصادر “المدن” رجّحت أن يكون لمحلّا دور في “جهاز الأمن الوطني” في وقت لاحق من هذا العام.

وتسري أخبار في أروقة النظام، بحسب مصادر “المدن”، أن زيارة رئيس الأركان الإيراني محمد باقري، لدمشق في 17-18 أذار/مارس، كان لها دور في إحالة محلا للتقاعد، وجعله مستشاراً أمنياً لبشار الأسد، كي يبقى لإيران ورقة ضاغطة في “القصر الجمهوري”.

وعُيّنَ اللواء كفاح ملحم، نائب محمد محلاً، بدلاً عنه في رئاسة “شعبة الاستخبارات العسكرية”. وملحم هو من مواليد طرطوس، سبق وتسلّم مناصب متعددة، وكان له دور في تصفية عشرات المُعتقلين في فرع “التحقيق العسكري 248” في دمشق. ويعتبر الملحم، وبالتالي “شعبة الأمن العسكري”، من الدائرين في فلك الهيمنة الإيرانية.

وتزامن تغيير رئيس “شعبة الأمن العسكري” مع إجراء عشرات التغييرات في الفروع التابعة للشعبة، كان للروس دور في بعضها، والباقي للإيرانيين.

مصادر خاصة، أكدت لـ”المدن”، أن قرارات عديدة، من بينها تعيين رئيس جهاز “الأمن الوطني” اللواء علي مملوك، نائباً لرئيس الجمهورية، وُضعت على طاولة النقاش خلال الأسابيع الماضية.

وتختلف حجج الحليفين؛ الروسي والإيراني، لتبرير الرغبة في التغيير وإجراء التناقلات. الروس يقولون علناً في الاجتماعات الداخلية، بحسب مصادر “المدن”، إنه لا بد من تفكيك المنظومة الطائفية للجيش السوري والأجهزة الأمنية، وأن تُصبح الأجهزة الأمنية والمراكز الحساسة في الجيش ذات تنوع طائفي ومناطقي. وعلى عكس الروس، فإن ما يركز عليه الإيرانيون، هو الحصول على “مفاتيح”، غالباً من الطائفة العلوية، تسمح لهم بالتمدد العسكري والاقتصادي في سوريا.

وعلى أرض الواقع، يعمل الروس والإيرانيون للتغلغل أكثر في مواقع ومراكز القوى السورية، ولو على حساب بعضهما البعض. وبدأت إيران بمسألة التغيير في الآونة الأخيرة، بعدما شعرت بخطورة التغييرات التي يُجريها الروس لاحكام سيطرتهم على مفاصل “الدولة”.

وطالت التغييرات “شعبة المخابرات الجوية”، التي لا يزال على رأسها رسمياً اللواء جميل حسن، رغم غيابه عن مكتبه منذ أكثر من شهرين، نتيجة تعرضه لوعكات صحيّة مُتتالية، نُقل على اثرها أكثر من 3 مرات إلى مشافي تابعة لـ”حزب الله” في لبنان.

التغييرات في صفوف “المخابرات الجوية”، لصالح الإيرانيين، طالت عشرات الضباط بين فروع ومفارز أمنية، وجرت تناقلات بين فروع دمشق وحلب والساحل، وطالت ضباطاً وصف ضباط في الإدارة المركزية بدمشق، جرى نقلهم إلى فروع في مُحافظات أخرى، وإحالة البعض إلى التحقيق بحجة “الفساد”.

وزارة الداخلية لم تبقَ بعيدة عن عمليات إعادة الفرز والتشكيل، إذ أصدر وزير الداخلية الجديد اللواء محمد رحمون، فور تسليمه لمنصبه، أمراً بإجراء أكثر من 50 مناقلة على مستوى الوزارة. وشملت التغييرات والترفيعات أكثر من 70 ضابطاً برتب عميد ولواء ومقدم، ليقلب الطاولة على ضباط الداخلية، ويؤسس شيئاً أشبه بوزارة جديدة، لا علاقة لها بالمافيا السابقة التابعة للوزير السابق اللواء محمد الشعار.

وشملت تغييرات الداخلية نقل ضباط برتب عالية إلى مراكز جديدة، كقيادة الشرطة في المحافظات، فضلاً عن تسريح بعضهم وتحويلهم إلى التحقيق، وإجراء مناقلات طالت أقسام الشرطة وقيادة وحدات حفظ النظام ووصلت إلى إدارة الهجرة والجوازات في دمشق وفروعها في المحافظات الأخرى.

ترامب وبوتين: تكريس إسرائيل شرطيّاً للمشرق


Tête-de-mort-Israël-Sionnisme

ترامب وبوتين: تكريس إسرائيل شرطيّاً للمشرق

عبدالوهاب بدرخان

 

Les milices de Moscou … pénétration de l’armée russe dans l’armée du régime syrien


Orphelins syriens avec le vice-minitre russe de la défense dans l'académie militaire russe 2018 -agence TASLes milices de Moscou … pénétration de l’armée russe dans l’armée du régime syrien

Ammar Halabi-9 février 2019

Selon le directeur adjoint de l’Observatoire russo-russe Igor Dolanwei, le placement de huit orphelins syriens à l’Académie militaire de Saint-Pétersbourg au début du mois de septembre 2018 dans l’objectif de les former comme officiers, est le signe d’une tentative russe de restructuration de l’armée syrienne. Moscou oeuvre pour fusionner les unités paramilitaires qu’il s’y sont préparées et intégrées pour en faire les futurs chefs de guerre.

La Russie compte sur la proximité culturelle et historique entre les cercles militaires syriens et russes pour consolider son influence et créer un futur noyau solide au sein de l’armée syrienne, selon un article publié sur le site web Orian 21 de Delanwei, spécialisé dans les affaire russes sur la politique étrangère et la défense.

Les faucons du désert /Desert Hawks

En janvier 2017, les « faucons du désert », une unité d’anciens soldats syriens, pris en charge et équipés par des russes, ont été intégrés à l’armée syrienne, comme l’a expliqué l’expert Dolanoei. Cette décision intervient quatre ans après le décret du président du régime syrien, numéro 55 du 6 août 2013, octroi de licences à des sociétés de sécurité et de protection privées, qui a permis la création des « Faucons du Désert », pour qu’ensuite commençaient à protéger des champs de pétrole dans la campagne de Homs, financées par Ayman Jaber (époux de la fille du cousin de Bashar al-Assad) connu pour ses liens étroits avec Moscou, et placé depuis le 29 avril par (OFAC) sur la liste des sanctions en vertu du décret 13572 « à cause de son implication dans des violations des droits de l’homme en Syrie », et bien qu’Ayman Jaber soit apparu dans les médias comme fondateur de « Faucons du Désert » mais c’est « son frère Mohamad Jaber qui le commande », selon la page officielle des « Faucons du Désert » sur le réseau social « Facebook ».

La milice est passée de la protection des installations pétrolières à la lutte contre l’opposition dans la campagne de Deir Ez-Zor et à la frontière syro-irakienne, selon le journaliste syrien Ahmad al-Hamo, résidant à Deir Ez-Zor lorsque les « Faucons du Désert » sont entrés sur la ligne de bataille et que, à un stade ultérieur, la milice s’est développée et a battu à Alep, Homs, la campagne de Damas, le désert syrien et la province de Lattakié, selon des vidéos postées en première page.

Les images et les vidéos révèlent que « Faucons du Désert » a reçu les derniers chars russes T-72B3, le véhicule de combat BMP-2 et le véhicule blindé Fistrel, apparus sur les fronts lors des batailles de faucons du désert, Ce qui indique le soutien massif de la Russie à la milice, qui a rapporté sur le site russe « Vistnik Mordavi » (spécialisé dans l’actualité militaire russe) que les véhicules blindés ont participé à des batailles à Hama.

L’investigateur de ce rapport a retracé l’armement russe de « Faucons du Désert » à travers ses photographies publiées, notamment le lance-grenades anti-blindés et blindé RBG22, selon des images publiées par l’agence de presse russe Abkhazian Network News Agency à la fin de 2015, lors des combats dans la campagne de Lattakié près d’un village de montagne sur la côte syrienne.

Le secret de l’armement qualitatif

Un ancien chef de milice résident dans la province de Homs, qui préfère garder l’anonymat, a confirmé que le régime avait permis l’extension des faucons du désert en raison d’une interdiction internationale des armes et de la nécessité de disposer de personnalités ont des liens financiers externes, tels que les hommes d’affaires les frères Mohammad et Ayman Jaber. En indiquant, lors d’une conversation sur de Watsap que les Faucons du Désert sont plus organisés que l’armée syrienne, recevant ainsi une formation avancée en armes qualitatives dispensée par des officiers russes.

Le colonel Abderrahman Hallaq, analyste militaire, a expliqué que la Russie donnait des armes de qualité aux Faucons du désert et entraînait les milices, qu’elle contrôlait la décision de ces milices et qu’elle était donc capable à tout moment de récupérer ces armes et de dissoudre ou d’intégrer la milice à l’armée du régime, comme elle l’avait déjà fait.

Mais qu’en est-il d’armer la milice syrienne par un état à l’écart de l’armée du régime? Hallaq constate que la Russie contrôle la Syrie et n’a pas besoin de coordination avec l’État syrien, soulignant que lorsqu’un pays vend des armes à un autre pays, il existe des contrats et des accords prévoyant notamment le mécanisme d’utilisation de ces armes, le dernier certificat d’utilisateur et d’autres conditions. Ajoutant que « les choses ne sont pas commises par les Russes et n’ont aucun sens avec l’armement de ces milices « .

Fusionner les Commandos de la mer et les faucons du désert

Ayman Jaber est président d’honneur de la société « Al Wafaa Al Watan », qui fournit aide et assistance aux familles des martyrs de l’armée syrienne. Jaber et son frère Mohammad ont formé la milice « Commandos de la Mer », qui était active dans les rangs des soi-disant Forces de défense nationales syriennes (des milices qui exécutent des opération militaires en collaboration avec l’armée qui les fourni un soutien logistique et d’artillerie). Bien que le commandant des forces russes en Syrie, Alexander Dvornikov, ait honoré Jaber avec plusieurs de ses collaborateurs, après le contrôle des forces du régime syrien du village de Rabia dans la campagne de Lattaquié, mais le régime syrien a décidé de retirer 900 soldats dans les rangs « Commandos de la Mer », alors que les forces du régime retenaient les éléments volontaires au sein de ces milices en raison d’un acte d’intimidation contre un convoi présidentiel par Ibrahim Jaber, frère du commandant des « Commandos de la Mer et des Faucons . Par la suite, les deux milices furent annexées à ce qu’on appelait le Cinquième corps de l’armée syrienne, selon l’OSDH ».

Le cinquième corps d’assaut

Un mois après l’entrée de la Russie en Syrie en septembre 2015, le chef d’état-major de l’armée du régime, le général Ali Ayoub (devenu ministre de la Défense en janvier 2018), a annoncé depuis l’intérieur de la base militaire russe de Hmeimim la formation du 4ème corps – Selon une analyse publiée sur le site de recherche du Conseil de l’Atlantique en janvier 2017, le manque de coordination et d’intégration des forces des milices et des forces régulières ont affecté le travail du 4ème Corps et son échec, selon une analyse publiée sur le site de recherche du Atlantic Council.

Face à l’Iran

 

مليشيات موسكو… تغلغل عسكري روسي في جيش النظام السوري

تحقيق – عمار الحلبي

9 فبراير 2019

يرى المدير المساعد للمرصد الروسي الفرنسي إيغور دولانويه، أن إلحاق ثمانية (أطفال أيتام) سوريين بالأكاديمية العسكرية لخدمة العتاد والتقنية (سان بيترسبورغ) في بداية سبتمبر/ أيلول 2018 لكي يتلقوا تكوينهم كضباط، يعد مؤشرا على سعي روسي لإعادة هيكلة جيش النظام السوري، الذي تعمل موسكو على دمج الوحدات شبه العسكرية التي جهزتها وكوّنتها داخله لجعلها مستقبلا رأس حربته.

وتعول روسيا على القرب الثقافي التاريخي الموجود بين الدوائر العسكرية السورية والروسية، من أجل ترسيخ النفوذ وصناعة نواة صلبة مستقبلية في الجيش السوري، بحسب ما جاء في مقال نشره موقع أوريان 21 لدولانويه المتخصص في الشؤون الروسية المتعلقة بالسياسة الخارجية والدفاع.

صقور الصحراء

في يناير/كانون الثاني 2017 جرى إدماج وحدة “صقور الصحراء” المكونة من جنود سوريين سابقين، والتي تكفل الروس بتجهيزها بالعدة والعتاد في الجيش السوري كما أوضح الخبير دولانويه، ويأتي هذا القرار بعد 4 أعوام من صدور مرسوم تشريعي عن رئيس النظام السوري، برقم 55 في السادس من أغسطس/آب 2013، يقضي بمنح التراخيص لشركات الحماية الأمنية والحراسة الخاصة، والذي تأسّست “صقور الصحراء” بعده لتبدأ عملها بحماية حقول نفطية في ريف حمص الشرقي بتمويل من أيمن جابر (زوج ابنة كمال الأسد ابن عم بشار الأسد)، المعروف بين الموالين بعلاقاته الوثيقة بموسكو، والمدرج منذ 29 أبريل/نيسان عام 2011، على قائمة العقوبات الصادرة عن مكتب مراقبة الأصول الأجنبية (“OFAC”) التابع لوزارة الخزانة الأميركية، بموجب الأمر التنفيذي 13572 “بسبب تورطه في انتهاكات حقوق الإنسان في سورية”، وبالرغم من أن أيمن جابر ظهر إعلاميا باعتباره مؤسس “صقور الصحراء” إلا أن “من يقود المليشيا شقيقه محمد جابر”، وذلك وفقاً لما جاء على الصفحة الرسمية لـ “صقور الصحراء” على موقع التواصل الاجتماعي “فيسبوك”.

وانتقلت المليشيا من حماية المنشآت النفطية لتقاتل ضد المعارضة في ريف دير الزور وعلى الحدود السورية العراقية وفق إفادة الصحافي السوري أحمد الحمو، الذي كان مقيماً في دير الزور عند دخول “صقور الصحراء” على خط المعارك وفي مرحلةٍ لاحقة، توسّع عمل المليشيا وباتت تحارب في حلب وحمص وريف دمشق والبادية السورية ومحافظة اللاذقية، بحسب مقاطع فيديو نشرتها على صفحتها.

وتكشف الصور ومقاطع الفيديو عن حصول “صقور الصحراء” على أحدث الدبابات الروسية من طراز “تي-72 بي 3” ومركبة المشاة القتالية “بي إم بي- 2 والمركبة المدرعة “فيسترل” (الطلقة)، التي ظهرت على الجبهات خلال معارك صقور الصحراء، وهو ما يشير إلى الدعم الروسي المكثّف للمليشيا التي ذكر موقع “فيستنيك موردافي” الروسي (المتخصّص بالأخبار العسكرية الروسية) أن مدرّعاتها شاركت في معارك بمحافظة حماة.

وتتبع معد التحقيق التسليح الروسي لصقور الصحراء عبر صورها المنشورة وكان من بين أهم عتادها قواذف من طراز RBG22 المضاد للدروع والدشم المحصنة، بحسب صور منشورة على وكالة “Abkhazian Network News Agency” الروسية (متخصّصة بتغطية أخبار المعارك) في أواخر العام 2015، لمعارك في ريف اللاذقية قرب قرية جبلية في الساحل السوري.

Orphelins syriens avec le vice-minitre russe de la défense dans l'académie militaire russe 2018 -agence TAS

سر التسليح النوعي

يؤكّد قيادي سابق في المليشيا مقيم في محافظة حمص، رفض الكشف عن هويته حفاظا على أمنه الشخصي، أن النظام سمح لصقور الصحراء بالتمدّد بسبب الحظر الدولي على تسليحه وحاجته لشخصيات لديها صلاة مالية خارجية مثل الأخوين محمد وأيمن جابر، واللذان لديهما شركات ومؤسسات تجارية، لافتاً خلال محادثة “واتساب” مع “العربي الجديد” إلى أن صقور الصحراء أكثر تنظيماً من الجيش السوري، إذ تتلقّى إلى جانب السلاح النوعي تدريباً متقدما من قبل الضباط الروس.

وهنا فسر المحلّل العسكري العقيد الطيار عبد الرحمن حلّاق، منح روسيا أسلحة نوعية لـ”صقور الصحراء” وتدريب المليشيا، بأنها تسيطر على قرار هذه المليشيات، وبالتالي قادرة في أي لحظة على استرجاع الأسلحة وحل المليشيا، أو دمجها بجيش النظام مثلما فعلت.

لكن ماذا عن تسليح دولة لمليشيا سورية بعيدا عن جيش النظام؟ يرى حلاق ذلك، بأن روسيا تسيطر على سورية، ولا تحتاج إلى التنسيق مع الدولة السورية، لافتاً إلى أنه عندما تبيع دولة ما، أسلحة لدولة أخرى فإن هناك عقودا واتفاقات تتضمّن آلية استخدام هذه الأسلحة وشهادة المستخدم الأخير، وغيرها من الشروط، مضيفا “بالطبع تلك الأمور لا يلتزم بها الروس ولا معنى لها مع تسليح تلك المليشيات”.

دمج مغاوير البحر وصقور الصحراء

يعد أيمن جابر الرئيس الفخري لجمعية “الوفاء للوطن” التي تقدم المساعدات والمعونات لعائلات ذوي قتلى جيش النظام السوري، وشكل رجل الأعمال جابر وشقيقه محمد مليشيا “مغاوير البحر” التي نشطت ضمن صفوف ما يسمى بقوات الدفاع الوطني السوري (مليشيا تنفذ عمليات قتالية بالتنسيق مع الجيش الذي يوفر لهم الدعم اللوجستي والمدفعي)، وبالرغم من تكريم قائد القوات الروسية في سورية ألكسندر دفورنيكوف، لجابر مع عدد من عناصره، بعد سيطرة قوات النظام السوري على قرية ربيعة في ريف اللاذقية، إلا أن النظام السوري قرر سحب “900 عنصر من الجنود الذين يؤدون الخدمة الإلزامية، ضمن صفوف (مغاوير البحر)، في حين أبقت قوات النظام على العناصر المتطوعة ضمن صفوف هذه المليشيات، بسببب حادثة تشبيح تعرض لها موكب رئاسي على يد إبراهيم جابر شقيق قائد “المغاوير والصقور” وعقب ذلك جرى إلحاق الفصيلين بما سمي الفليق الخامس للجيش السوري بحسب “المرصد السوري لحقوق الإنسان”.


الفيلق الخامس اقتحام

بعد شهر من دخول روسيا إلى سورية في سبتمبر/أيلول من عام 2015، خرج وقتها رئيس أركان جيش النظام العماد علي أيوب (أصبح وزير الدفاع في يناير 2018) وأعلن من داخل قاعدة حميميم العسكرية الروسية عن تشكيل “الفيلق الرابع – اقتحام” وضم قوات الدفاع الشعبي والمليشيات الموالية للنظام لكن عدم التنسيق والاندماج بين القوات الدفاع الشعبي والمليشيات والقوات النظامية أثر على عمل الفيلق الرابع وفشله، بحسب تحليل منشور على موقع مجلس الأطلسي البحثي في يناير من عام 2017.

فشل تجربة الفيلق الرابع دفع القيادة العامة للقوات المسلّحة السورية، في 22 نوفمبر/تشرين الثاني من عام 2016 للإعلان عن تشكيل “الفيلق الخامس – اقتحام” بتمويلٍ وتدريبٍ روسي لنحو 45 ألف عنصر موزعين على وحدات مشاة وهندسة وآليات واقتحام، وفق ما جاء في بيان جاء فيه: “إن تشكيل الفيلق يأتي استجابة للتطورات المتسارعة للأحداث، وتعزيزًا لنجاحات القوات المسلحة الباسلة”.

واشترط البيان على المنضمين، أن يكون الشخص أتم الثامنة عشرة من عمره، وغير مكلف بخدمة العلم، أو فارًا من الخدمة، وأن يكون لائقًا صحيًا، كما أوضح أن الموظفين يمكنهم الالتحاق بموجب عقد لمدة سنة ويحتفظ الموظف، بجميع الحقوق والمزايا التي يحصل عليها في مكان عمله إلى جانب تلقيه راتبا من الفيلق يبلغ 300 دولار أميركي شهرياً، وفق إفادة أدلى بها لـ”العربي الجديد” مقاتل في الفيلق، رفض ذكر اسمه من أجل الموافقة على الحديث، مضيفا أن الضبّاط الروس هم من يدربون مقاتلي الفيلق، ويتولون شؤونه اللوجستية والتسليحية، وهو ما يراه العقيد محمد الأحمد الناطق باسم الجبهة الشامية (فصيل من الجيش الحر)، محاولة لمواجهة فشل جيش النظام في معاركه التي خاضها نتيجة نقص كفاءته ومن أجل الحفاظ على ما تم احتلاله من مناطق سبق تحريرها على يد المعارضة، وهو ما يتفق مع ما ذهب إليه المدير المساعد للمرصد الروسي الفرنسي دولانويه، والذي قال إن الروس “يعولون على نمط جيش ضيق التعداد ولكنه مجرب ومتمرس لمواجهة احتمالات عودة الجهاديين”.

ويوافق العقيد الطيار مصطفى بكور القيادي في الجيش السوري الحر، قائد عمليات جيش العزة في ريف حماة الشمالي على ما سبق قائلا إن “الروس سيطروا على أهم المفاصل العسكرية والأمنية لقوات النظام، وأبعدوا الضباط الذين رأوا أنّهم لا يصلحون لتحقيق المصالح الروسية وكل الدعم المقدم لتلك المليشيات يقلص من سلطة الأسد على الجيش والقوى الأمنية ويدعم نفوذ موسكو في سورية”.

مواجهة إيران

بالإضافة إلى ما سبق يرجع العقيد عبد الرحمن حلاق، سبب التغلغل الروسي في جيش النظام ودعم وتسليح صقور الصحراء والفيلق الخامس، إلى أن موسكو تريد أن تسبق إيران، قائلاً: “هذه إحدى أدوات الضغط الروسية على إيران، والتي لديها من يواليها مثل ماهر الأسد قائد الفرقة الرابعة، والتي اشتبكت عدة مرات مع الفيلق الخامس في ريف حماة أحدثها في مطلع فبراير/شباط الجاري”.

ويتوقع حلاق أن روسيا ستعمل على أن يكون لوجودها العسكري والأمني في سورية دور كبير خلال أي تسوية مقبلة عبر اتفاقات تشرع ذلك الوجود، ودعم للقوات التي دمجتها لاحقاً بجيش النظام، والضباط المستقبليين الذين تعمل على إعدادهم والذين تتوقع النائبة في مجلس الاتحاد ورئيسة اللجنة الفرعية للتعاون العسكري التقني الدولي، أولغا كوفيتيدي أنهم سيغدون نخبة في الجيش السوري، مضيفة في تصريحات لقناة روسيا اليوم في أغسطس/آب من عام 2018 أنه “في غضون من 10 أعوام إلى 15 عاما، سيحمي هؤلاء حدود سورية بعد أن خضعوا لنفس التعليم العسكري الذي خضع له أقرانهم الروس”.

La Russie est « fâchée » par l’arrivée prochaine de l’Iran dans les eaux de la Méditerranée – روسيا «غاضبة» من وصول إيران إلى جوارها في مياه المتوسط


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La Russie est « fâchée » par l’arrivée prochaine de l’Iran dans les eaux de la Méditerranée

3 avril 2019 – Al-Charq Al-Awsat

Moscou a exprimé sa colère face à Damas, qui a donné à la partie iranienne le droit d’exploiter le port de Lattaquié, dans l’ouest de la Syrie, donnant, ainsi, pour la première fois à Téhéran un « pied » sur la Méditerranée près des bases russes de Tartous et Lattaquié.

Le 25 février, le ministre syrien des Transports, Ali Hammoud, a demandé au directeur général du port de Lattaquié de « former une équipe juridique et financière pour discuter avec la partie iranienne de la préparation d’un projet de contrat pour gérer la station à la partie iranienne », en réponse à « la demande de la partie iranienne le droit de diriger le terminal de conteneurs du port de Lattaquié, afin de régler les dettes contractées par la partie syrienne », en raison du soutien financier et militaire fourni par Téhéran à Damas au cours des huit dernières années. Le port de Lattaquié fonctionne depuis des années dans le cadre d’un contrat entre le gouvernement syrien et « Syria Holding Corporation », qui comprend des hommes d’affaires syriens, et ont signé un partenariat avec une société française pour la gestion de port, car des appareils énormes de déchargement des importations de navires vers le port, avant le transfert de marchandises et de produits pétroliers vers la Syrie et les pays voisins. Selon des informations, le gouvernement a écrit à « Syria Holding Corporation » pour l’engagement de l’accord entre Damas et Téhéran d’octroyer à ce dernier le droit d’exploiter le port à compter de l’automne prochain.

Ce nouvel accord soulève deux problèmes: le premier, la possibilité que la société française aille devant les tribunaux pour intenter une action contre le gouvernement syrien et demander réparation pour la dissolution du contrat entre les parties. Le seconde est politique – stratégique, car la tenu de la partie iranienne la gestion du port « cela irrite Moscou, qui contrôlait les eaux chaudes syriennes de manière solitaire », a déclaré un diplomate occidental.

La décision de Damas d’autoriser l’exploitation du port par Téhéran, dévoile une orientation politique de Damas, qui consiste dans son choix de « jouer entre les deux parties russe et iranienne » et de privilégier Téhéran et de lui accorder des avantages spéciaux pour contribuer à la reconstruction de la Syrie.
(…)

روسيا «غاضبة» من وصول إيران إلى جوارها في مياه المتوسط

أعربت موسكو عن غضبها من إعطاء دمشق الجانب الإيراني حق تشغيل ميناء اللاذقية غرب سوريا، ما أعطى طهران لأول مرة «موطئ قدم» على البحر المتوسط قرب القاعدتين الروسيتين في طرطوس واللاذقية.

وكان وزير النقل السوري علي حمود طلب في 25 فبراير (شباط) الماضي من المدير العام لمرفأ اللاذقية العمل على «تشكيل فريق عمل يضم قانونيين وماليين للتباحث مع الجانب الإيراني في إعداد مسودة عقد لإدارة المحطة من الجانب الإيراني»، تلبية لـ«طلب الجانب الإيراني حق إدارة محطة الحاويات لمرفأ اللاذقية لتسوية الديون المترتبة على الجانب السوري»، بسبب الدعم المالي والعسكري الذي قدمته طهران لدمشق في السنوات الثماني الماضية. ويشغل مرفأ اللاذقية منذ سنوات بموجب عقد بين الحكومة السورية من جهة، و«مؤسسة سوريا القابضة» التي تضم كبار رجال الأعمال السوريين، ووقّعت شراكة مع شركة فرنسية لإدارة المرفأ، إذ إن آليات ضخمة تفرغ الواردات من السفن إلى المرفأ، قبل نقل البضائع ومشتقات النفط إلى سوريا ودول مجاورة. لكن الحكومة، بحسب معلومات، وجّهت كتباً خطية إلى «سوريا القابضة» لالتزام الاتفاق بين دمشق وطهران لمنح الأخيرة حق تشغيل المرفأ اعتباراً من الخريف المقبل.

وطرح هذا الاتفاق الجديد إشكاليتين؛ الأولى إمكانية ذهاب الشركة الفرنسية إلى القضاء لرفع قضية ضد الحكومة السورية وطلب تعويضات على فسخ العقد المبرم بين الطرفين. الثانية سياسية – استراتيجية، ذلك أن تسلم الجانب الإيراني إدارة مرفأ اللاذقية «يثير غضب موسكو التي كانت استفردت بالسيطرة على المياه الدافئة السورية»، بحسب دبلوماسي غربي.

وجاء قرار دمشق إعطاء تشغيل المرفأ إلى طهران، بموجب اتجاه سياسي في دمشق، تمثل في «اللعب بين الجانبين الروسي والإيراني» والانحياز إلى طهران وإعطائها امتيازات خاصة للمساهمة في إعمار سوريا.

وجرى في نهاية يناير (كانون الثاني) خلال اجتماع اللجنة المشتركة، برئاسة رئيس الوزراء السوري عماد خميس، ونائب الرئيس الإيراني إسحاق جهانغيري، توقيع 9 مذكرات تفاهم «في مجالات عدة، بينها سكك الحديد وبناء المنازل والاستثمار ومكافحة تمويل الإرهاب وغسل الأموال بالإضافة إلى التعليم والثقافة»، بحسب وكالة الأنباء السورية الرسمية (سانا). وقال خميس إن الاتفاقات «دلالة على جدية دمشق بشكل كبير في تقديم التسهيلات للشركات الإيرانية العامة والخاصة للاستثمار وإعادة الإعمار»، واعتبرها «استكمالاً للاتفاقيات الموقعة سابقاً، لكن اتفاقية التعاون الاقتصادي طويل الأمد هي أهم اتفاقية»، معتبراً أن التوقيع على وثائق اليوم هي «لحظة تاريخية» في العلاقات بين البلدين.

وبعد أقل من شهر من توقيع هذا الاتفاق، التقى الرئيس السوري بشار الأسد في طهران المرشد الإيراني علي خامنئي، في أول زيارة من نوعها منذ 8 سنوات.

وكانت طهران عملت في نهاية العام الماضي على ممارسة ضغوط على دمشق بسبب انزعاجها من بطء تنفيذ اتفاقات استراتيجية، بسبب تحفظات داخلية، وأخرى قدّمها الجانب الروسي.

وفي بداية 2017، قام رئيس الوزراء السوري بزيارة طهران ووقّع 5 اتفاقات استراتيجية، هي… الاتفاق الأول، استثمار حقول الفوسفات في منطقة الشرقية، قرب مدينة تدمر التاريخية لـ99 سنة. وتملك سوريا أحد أكبر احتياطي من الفوسفات في العالم بـ1.8 مليار طن، لكن الإنتاج منخفض عن الإمكانية، إذ إنه لم يتجاوز 3.5 مليون طن في 2011، إضافة إلى تصدير 400 ألف طن إلى إيران في 2013.

وردت موسكو على هذا الاتفاق بالضغط كي تستحوذ على استثمار الفوسفات. الأمر الذي أغضب طهران وقتذاك. وتتردد معلومات عن «شراكة» روسية – إيرانية في استثمار هذا الملف.

ويتعلق الاتفاق الثاني، باستحواذ شركة إيرانية، يدعمها «الحرس الثوري»، على مشغل ثالث للهاتف النقال، إلى جانب «سيرياتل» و«إم تي إن». وكان مقرراً أن تضم الشراكة 40 في المائة لشركة ورجال أعمال من إيران، و40 في المائة لرجال أعمال و«صندوق دعم الشهداء» السوريين، و20 في المائة لـ«المؤسسة العامة للاتصالات الحكومية». وكان مقرراً أن يمثل الجانب الإيراني عبر شركة «إم سي آي» وهي جزء من مؤسسة تحتكر الاتصالات في إيران. وفي 2009 باتت «إم سي آي» مرتبطة بـ«الحرس الثوري الإيراني»، وسعت في 2010 إلى نيل رخصة تشغيل في سوريا، لكن دمشق رفضت ذلك وقتذاك.

وبحسب المعلومات، بعدما تدخلت روسيا لوقف تنفيذ المشروع، عادت الاتصالات في الفترة الأخيرة، بحيث يدخل الجانب الإيراني عبر تجاوز العقوبات الأميركية المفروضة. وكانت «رويترز» نقلت عن كريم سجادبور، الباحث الأول في برنامج الشرق الأوسط في «معهد كارنيغي للسلام» الدولي: «الاتصالات قطاع حساس للغاية. سيسمح لإيران بمراقبة وثيقة للاتصالات السورية».

وكان مقرراً أن تحصل طهران في العقد الثالث على 5 آلاف هكتار من الأراضي للزراعة والاستثمار، وجرى خلاف حول مكان هذه الأراضي بين مناطق تقع بين السيدة زينب وداريا جنوب دمشق أو في دير الزور شمال شرقي البلاد. ولوحظ زيادة الحضور الإيراني في دير الزور قرب حدود العراق في الضفة المقابلة لوجود الأميركيين والتحالف شرق الفرات.

وفي الاتفاق الرابع، الذي أرادت فيه طهران الحصول على ألف هكتار لإنشاء مرافئ للنفط والغاز على المتوسط، جرى البحث عن مناطق في بانياس بين طرطوس واللاذقية، لكن اعتراضاً روسياً على السماح بـإقامة «ميناء نفطي» لإيران صغير، جمد الأمر.

وسعت طهران قبل 2011 إلى تحويل ميناء طرطوس إلى قاعدة عسكرية، لكن موسكو اعترضت، ثم تدخلت عسكرياً نهاية 2015 ونشرت منظومتي صواريخ «إس 400» و«إس 300» في اللاذقية، ثم قررت توسيع ميناء طرطوس، وحصلت من دمشق على عقدين للوجود العسكري، أحدهما «مفتوح الأمد» في اللاذقية، والثاني لنصف قرن في طرطوس.

وبحسب مراقبين، فإن وصول إيران إلى مرفأ اللاذقية يعيد الوجود الإيراني في البحر المتوسط قرب القاعدتين الروسيتين. وفي حال أنجز الاتفاق الخاص بتشغيل مرفأ اللاذقية، فسيكون أول وصول لإيران إلى المياه الدافئة، ويترك طريق «طهران – بغداد – دمشق – المتوسط» مفتوحاً للإمداد العسكري والاقتصادي، خصوصاً وسط أنباء عن سيطرة إيران على قطاع السكك الحديدية في سوريا.

وأبلغ مسؤولون إيرانيون الجانب السوري أن مرفأ اللاذقية سيستعمل لنقل المشتقات النفطية الإيرانية إلى سوريا عبر البحر المتوسط و«حلّ أزمة الغاز والنفط والكهرباء التي تعاني منها مناطق الحكومة في الأشهر الماضية».

وتناول الاتفاق الخامس الذي وقّع بداية 2017 موافقة إيران على خط ائتمان جديد، بقيمة مليار دولار أميركي، علماً بأن إيران قدمت منذ 2013 خطوط ائتمان إلى دمشق بقيمة 6.6 مليار دولار، بينها مليار دولار قبل سنتين، خصص نصفها لتمويل تصدير النفط الخام ومشتقاته. ووفق بيانات وكالة الطاقة الدولية، صدّرت إيران 70 ألف برميل من النفط يومياً إلى سوريا.

وكانت الحكومة فقدت السيطرة على آبار النفط والغاز، وانخفض إنتاجها من 380 ألف برميل يومياً في 2011 إلى نحو 30 ألف برميل في 2015. ويقع معظم النفط والغاز السوريين في مناطق سيطرة «قوات سوريا الديمقراطية» حلفاء واشنطن، شرق الفرات. ويجري حالياً إنتاج حوالى 70 ألف برميل يومياً، يذهب جزء منه إلى مناطق الحكومة بتفاهمات مع «أمراء حرب».

وفرضت واشنطن والاتحاد الأوروبي عقوبات على رجال أعمال ساعدوا في نقل النفط من شرق الفرات إلى غربه.

المصدر: الشرق الأوسط

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