Les choix de la Turquie en Syrie sont des risques sans garanties – خيارات تركيا في سورية كلّها مجازفات بلا ضمانات


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خيارات تركيا في سورية كلّها مجازفات بلا ضمانات

Abdelwahab Badrakhan

18 janvier 2018 – Al Hayat

La Turquie est actuellement confrontée à un tournant décisif qui la mène vers une impasse globale par rapport au dossier syrien et ses implications internes. Chaque danger qu’elle a essayé d’éliminer ou d’éviter n’a pas tarder à se redessiner et se confirmer. Alors que tous les acteurs en Syrie ont réussi, momentanément, à arranger leurs intérêts, la Turquie avait tendance à être obsédés par la réduction des pertes. Les Etats-Unis et la Russie ont partagé la «victoire sur Daech » et ont en tiré profit, également, les régimes syrien et iranien, alors que la Turquie tente de mettre en évidence son opération du «Bouclier de l’Euphrate » comme contribution réussie contre « Daech », mais les autres acteurs ne cessent de lui faire porter la principale responsabilité dans le flux de combattants étrangers à travers ses frontières, Ils unissent ainsi leurs efforts pour garder ses gains limités, en particulier, pour l’empêcher d’exploiter le rôle que la Russie lui a attribué, à savoir, limiter le pouvoir des Kurdes syriens qui ont bénéficié, d’abord, de leur coopération avec le régime de Bachar al-Assad et des Iraniens, puis de gagné un soutien croissant des États-Unis et aussi de la Russie qui est à la recherche permanent à les embrasser.

Les relations historiques entre la Turquie et les États-Unis passent par sa pire étape, en dépit de son rigorisme chronique et sa dimension stratégique, cependant, elle n’a pas pu résister à la « tentation kurde » à laquelle Washington s’est attaché, ignorant les dangers qui pourraient menacer un allié comme la Turquie, ou se donner la peine pour apaiser ses craintes sur l’unité de sa géographie.

Les combattants Kurdes n’étaient non seulement un outil efficace entre les mains de l’Amérique pour combattre « Daech », mais pour la première fois, ils l’ont laisser ressentir pour la première fois qu’il a des «intérêts» en Syrie, c’est pourquoi il travaille pour rester dans la bande nord de la Syrie et ceci à long terme, comme la présence Russe, pour gérer ses intérêts, à l’identique de la Russie, à travers la Syrie. Bien que Ankara se précipita dans une relation avancée avec Moscou, et en a obtenu un rôle en Syrie, mais leur coopération n’a pas abouti à un partenariat au même niveau entre la Russie et l’Iran, elle est restée un troisième partenaire pour déstabiliser et saper l’opposition armée syrienne et gérer, ensuite, sa défaite sur le terrain. Même quand il a soudainement eu la coordination entre la Turquie et l’Iran en réponse à la naissance d’un État kurde indépendant, distinct en Irak, leur rapprochement est resté limité en raison de leur différend sur le sort d’al-Assad et son régime, alors que la Turquie a perdu un aspect important de ses investissements avec le Kurdistan irakien, l’Iran a, actuellement, l’exclusivité relationnelle pour le rapprochement relationnel entre Bagdad et Erbil.

Les experts et les observateurs sont d’accord pour dire que la Turquie a accumulé les erreurs dans les premières années de la crise, que ce soit forcé ou volontairement ou bien par ses hésitations, car elle a perdu beaucoup de temps dans la recherche d’un mandat auprès des américain ou de l’OTAN en Syrie et il était évident qu’elle ne l’obtiendra pas ; elle n’a pas intervenu directement quand il était possible, même sous une forme limitée. Lorsque elle a préféré la guerre par procuration, à travers le soutien des factions de l’opposition, elle a également fait erreur dans les options « idéologiques » en donnant la priorité aux islamistes plutôt qu’à se concentrer sur « l’Armée syrienne libre », il était clair que le régime et les Iraniens la considèrent comme le premier ennemi le plus dangereux, et bientôt les Russes après leur intervention ils ont fait de son affaiblissement l’une de leurs priorités Pour sauver le régime.

La perte de l’opposition et ses factions était lourde en raison de l’intervention russe, également, les États qui l’ont soutenu, elle a mis son rôle au point d’accélérer ses difficultés, non seulement à cause de l’abattement de l’avion militaire «Sukhoi» et ses conséquences, mais aussi dans la distanciation de l’«OTAN» de toute confrontation avec la Russie. Et puis les difficultés accumulées dans la relation avec les États-Unis, des négociations ardues sur l’accès aux bases turques des avions participant à la « guerre contre le Daech », à la question épineuse de l’armement des Kurdes syriens et l’entrée des Kurdes de Turquie sur la ligne, jusqu’à la tentative de coup d’Etat le (15 août 2016 ), qu’Ankara a accusé Washington de soutenir.

Cette tentative a été un point tournant dans la réaction du pouvoir, c’est pourquoi suite à la visite de Recep Tayyip Erdogan à la Russie fin Août 2016, la Turquie a lancé le processus de « Bouclier de l’Euphrate » pour expulser « Daech » de l’ouest de la rivière vers l’est. Un processus approuvé par Vladimir Poutine pour le soutien d’Erdogan et le montrer comme celui qui a commencé à réaliser les ambitions de la Turquie en Syrie, alors que la bataille d’Alep fait rage à l’époque et n’a pas été résolu qu’au bout de trois mois après que la Russie a terminé la destruction systématique de l’est de la ville, c’est alors que les Russes et les Turcs ont négocié des arrangements pour le retrait des combattants restants et des civils de la ville. Ce fut la consécration du rôle turc dans les étapes ultérieures en initiant la mise en place de « Triple garants » pour un cessez-le-feu, qui n’a pas été appliquée et est engagé que dans les zones de l’opposition, tandis que les forces du régime et les milices iraniennes ont continué de grignoter des zones ici et là, surtout dans les environs de Damas. Cette coopération s’est développée grâce aux réunions d’Astana qui ont conduit à l’accord sur les quatre régions de « désescalades » que l’aviation russe n’a pas cessé de les bombarder à l’exception de celles situées au sud-ouest de la Syrie, en vertu d’un accord spécial entre la Russie, l’Amérique et la Jordanie (et Israël implicitement).

Huit mois après cet accord, les trois pays « garants » n’ont pas été en mesure d’activer les mécanismes de contrôle des « désescalades » ou faire participer d’autres pays dans ces mécanismes comme promis, mais le trio de la Russie, l’Iran et le régime ont poussé au cours de cette période, vers l’accroissement du nombre de réfugiés et déplacés forcés dans les zones de « désescalades » en direction de la zone d’Idlib, où un mélange de factions armées qualifiées de « modérées » (l’ASL) et d’autres « d’extrémistes » (notamment l’organisation de la Libération du Cham)/ anciennement Jabhat al-Nosra). La Turquie a demandé d’organiser la situation à Idlib, et les deux partenaires ont envoyé une approbation ambiguë. Avant cela, l’opération du « bouclier de l’Euphrate » a heurté deux lignes rouges : Tout d’abord, les Américains ne lui ont pas permis l’accès à Manbij, au point de bloquer le système «GPS» pour paralyser le mouvement des troupes turques, puis ils ont envoyé une force d’observation portant le drapeau américain pour empêcher les forces du régime et l’Iran d’entrer dans la ville et de garder sa population arabe sous le contrôle des kurdes que la population n’en veulent pas. Deuxièmement, une force russe a soudainement atterri dans la région d’Afrine pour la mettre sous sa protection … Donc, il y avait un accord russo-américain pour contrecarrer le rôle turque en Syrie contre les Kurdes. Également, les Américains ont empêché sa participation dans la bataille de Raqqa, malgré son insistance, et les Russes ont refusé sa demande de faire sortir les kurde d’Afrine comme condition pour mener à bien sa mission à Idlib.

Les récentes déclarations de M. Erdogan, avant que le ministère des affaire étrangères ne fasse appel aux ambassadeurs russes et iraniens et le Chargé d’Affaires Américain ensuite, cachent trois indications:

  1. La Turquie a atteint un point dangereux, d’une part, elle n’a pas réussi à dissuader les Américains d’armer les Kurdes et les soutenir pour la création de leur propre entité dans le nord de la Syrie et annexer les zones arabes, et d’autre part, elle n’a pas pu convaincre la Russie de ses préoccupations kurdes, mais Moscou misait sur la coopération avec les Kurdes à long terme.2) Les deux partenaires de l’accord d’Astana, la Russie et l’Iran, n’ont pas abandonné l’objectif de contrôler l’ensemble de la Syrie, ils ont fait, dans le cadre de cet objectif, une alliance dont la tâche est la liquidation des groupes d’extrémistes à Idlib soit en les attaquant directement ou en utilisant les factions de l’opposition les unes contre les autres, et quand ils ont insisté sur les plans de renseignement pour pénétrer la région et isoler « al-Nosra » ils ont lancé avec le régime des attaques au sud-est d’Idlib pour marginaliser clairement le rôle de la Turquie. 3) Le fait de ne pas terminer le processus de « bouclier de l’Euphrate », en l’étendant à Manbej, neutralisant Afrine et expulsant les combattants kurdes, rend ses « régions » vulnérables dans le nord de la Syrie et l’expose aux attaques des troupes d’al-Assade et des iraniens avec une couverture russe par l’air, par conséquent, la Turquie serait obligée, plus tard, d’accueillir au moins deux millions de personnes déplacées supplémentaires.

Les plus dangereux dilemmes de la Turquie sont ses échecs stratégiques, difficilement corrigeables ou compensables, car ses deux alliées russes et iraniens et même américains ont lié son sort à celui des factions de l’opposition, que tous veulent liquider. Certains observateurs attribuent la colère turque au retour des factions syriennes aux combats et leurs résultats surprenants à Idlib et à Harasta contre les forces du régime et de l’Iran. Si Poutine a préféré exclure la responsabilité de la Turquie pour les attaques aériennes au (Dron) sur les bases de Hmeimim et Tartous, c’est parce qu’il veut maintenant qu’elle poursuit son rôle à Idlib où elle devait faire pression sur l’opposition pour participer à la conférence de « dialogue syrien » qu’il compte organiser à Sotchi, mais Ankara attend un prix à Afrine et compte l’obtenir même par la force. D’autre part, les Américains ont avancé plusieurs pas en prenant de nouvelles mesures par la « démarcation » des frontières de l’« entité kurde », en annonçant la formation d’une force militaire kurde pour protéger les frontières au nord, ce qui considéré comme est une provocation face à laquelle Ankara n’a aucune réponse.

 

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Qui arrêtera les crimes des pays garants du « désescalade » ?


La-veuve-noire

Qui arrêtera les crimes des pays garants du « désescalade » ?
Mahmoud Al Rimawi
30 septembre 2017

Le Coordonnateur général du Haut-Commissariat syrien pour les négociations a demandé dans un tweet il y a quelques jours: « Quiconque arrêtera les crimes des garants pour réduire l’escalade militaire, les crimes que la communauté internationale voit avec un silence suspect ». Les crimes dont parle Riad Hijab sont les raids aériens récemment menés par les russes contre le Rif d’Idlib et d’Hama. En préparation pour trancher la situation dans la ville d’Idlib (selon eux). Les avions russes ont déjà ciblé cette ville catastrophée en se concentrant de cibler d’abord les civils. Les Russes ont toujours pris une tracé bien définie en Syrie selon laquelle la présence des civils n’est pas nécessaire, en particulier dans les villes dominées par les sunnites. Jamais les Russes n’avaient manifesté de volonté d’épargner aux civils le fléau du conflit. Au contraire, les russes ont systématiquement ciblé les civils, les considérant comme un objectif « militaire » facile, produisant des résultats militaires et politiques utiles.
Au cours des deux dernières années, les « russes » ont ciblé notamment les centres médicaux des cliniques et des hôpitaux. Au cours de la semaine dernière ils ont ciblé quatre cliniques et un service d’ambulance à Idlib. Le ciblage de ces centres médicaux, ainsi que les centres de défense civile, dans un pays dévasté comme la Syrie est considéré comme une réussite remarquable pour le grand état membre permanent du Conseil de sécurité!
Même les milices sectaires sont réticentes à mener ce ciblage systématique et honteux des centres médicaux et de secours qui souffrent déjà d’une pénurie d’équipement et de difficultés et de l’insécurité pour effectuer leur travail, ainsi que du manque de personnel médical et de l’augmentation du nombre de patients et de blessés. Cependant, le côté russe n’hésite pas à doubler la tragédie d’un peuple affligé et à le voir comme une victoire.
C’est ce qui pousse Riyad Hijab, le politicien syrien le plus en vue, à poser la question de manière ironique quant à la façon dont le premier garant de baisse de la tension et la manière dont il exécute son travail, qui consiste à commettre des crimes à sang froid contre des civils d’abord, puis contre des installations civiles et contre l’opposition modérée. Les Russes avec leur allié les iraniens adoptent depuis les consultations d’Astana, la soi-disant « baisse de tension », une politique consistant à forcer l’opposition syrienne à s’engager dans un cessez-le-feu, en contrepartie, doubler la tension des soi-disant garants.
Grâce au comportement russe en Syrie et à l’alignement du grand état avec les milices iraniennes « Il est utile que l’opposition syrienne adhère au principe de l’expansion des tutels internationaux ». d’Où il est difficile de recenser le nombre de victimes civiles qui tombent quotidiennement et de limiter les dommages causés aux installations civiles. Alors que les secours deviennent difficile pour mille raisons, face à la satisfaction de la Russie qui répand la dévastation et la destruction, car, plus la portée des bombardements aveugles est plus large, ça améliorerait, selon Moscou, les chances de solutions.

En se référant au silence international suspect sur les crimes des pays garants, Riad Hijab souligne que la troisième partie garant, la Turquie, a émis, cette fois-ci, ses contestations contre les bombardements continus des russes contre les civils et l’opposition modérée dans Idlib et ses environs et a critiqué la méthode Russe et sa manière pour alléger les tensions dans cette région. Le côté turc a déjà été incité à rejoindre la piste russe et iranienne à Astana, un trajet visant, entre autres, à détourner la Turquie de l’équation syrienne. Par conséquent, le déploiement des troupes turques aux côtés des forces russes dans Idlib semble douteux. Tout le comportement russe, et encore moins iranien, indique le désir de Moscou à se dégager de l’accord récent sur Idlib. Moscou négociera avec la Turquie (par exemple, sur la situation des Kurdes) pour essayer de sortir la Turquie de l’équation, tout en augmentant le soutien politique et diplomatique pour la présence des milices iraniennes, libanaises et iraniennes en Syrie. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a fait des déclarations en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, dans lesquelles il a signalé les efforts de la Russie visant à maintenir la présence de milices iraniennes et lutter contre tout autre groupe armé en Syrie. Ces objectifs sont bien compris par Ankara et n’ont rien à voir avec la solution politique, ou le processus de Genève, ou la résolution 2254 du Conseil de sécurité ou encore les droits des Syriens. Elles sont plutôt liées à la dynamique de l’alliance russo-iranienne, dans l’attente qu’Ankara réagit selon ce concept et que la question kurde ne soit pas sa préoccupation qui prédomine le reste des dossiers liés à la présence de la Turquie régionale.
Il y en a ceux qui cherchent à exagérer la question kurde, à d’autres fins, en mélangeant des documents et triant de nouvelles équations et alignements dans la région. Téhéran et Moscou sont uniques pour déterminer le sort de la Syrie et des Syriens à travers la poursuite de la politique de dragage et de terre brûlée avec la plus grande fraude politique sur les solutions et qu’il n’y a pas de solution militaire à la crise syrienne! C’est la fraude la plus flagrante de l’axe irano-russe, qui ne se concentre que sur une solution militaire réservée aux êtres humains, à la pierre et aux arbres, tout en éliminant toute solution politique, en particulier le parcours de Genève, avec sa renommée de référence et ses résolutions internationales liées à la crise syrienne. Au début de ce mois-ci, le président français, Emmanuel Macaron, a appelé l’Assemblée générale des Nations Unies à former un groupe de contact sur la Syrie, incluant notamment les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, en disant que le chemin d’Astana n’est pas suffisant. Moscou a montré un mépris pour cette proposition vitale, qui pourrait conduire à stopper l’exclusivité Russe dans le dossier syrien. Le comportement militaire russe en Syrie peut être mis à nouveau sous le feu des projecteurs, notamment en ce qui concerne le ciblage permanent des installations civiles, des centres médicaux et des centres de défense civile. Ce qui compromettrait les solutions politiques et les retarderaient dans la mesure du possible, une stratégie adoptée par Moscou, depuis son intervention militaire directe en Syrie, il y a deux ans. Depuis sa procédure tordue d’Astana, qui n’utilise jamais le terme de « cessez-le-feu ». Il est utile que l’opposition syrienne adhère au principe de l’expansion de protections internationaux, d’autant plus que la politique américaine est devenue un mélange de recul et de confusion face à la crise.

https://www.alaraby.co.uk/opinion/2017/9/29/من-يوقف-جرائم-ضامني-خفض-التصعيد-1

 

من يوقف جرائم ضامني “خفض التصعيد”؟
محمود الريماوي
30 سبتمبر 2017

تساءل المنسق العام للهيئة العليا للمفاوضات السورية، في تغريدةٍ له قبل أيام: “من يوقف جرائم ضامني خفض التصعيد، جرائم يشاهدها المجتمع الدولي بصمت مريب”. الجرائم التي يتحدث عنها رياض حجاب هي التي نشط في اقترافها الطيران الروسي ضد ريفي إدلب وحماة، في الآونة الأخيرة. وذلك استعداداً لحسم وضع مدينة إدلب. وقد سبق للطيران الروسي أن استهدف هذه المدينة المنكوبة بالتركيز على استهداف المدنيين أولاً، ولطالما سلك الروس في سورية مسلكاً مفاده بأنه لا لزوم لوجود المدنيين، وخصوصاً في المدن ذات الكثافة الإسلامية السنية. ولم يحدث مرة أن أبدى الروس أي استعداد من أي نوع لتجنيب المدنيين ويلات الصراع. وعلى العكس من ذلك، دأب الطرف الروسي على استهداف المدنيين باعتبارهم هدفاً “عسكرياً” سهلاً، يحقّق نتائج مفيدة عسكرياً وسياسياً.
وإلى المدنيين، فقد تخصّص “الأصدقاء الروس”، على مدى العامين الماضيين، في استهداف المراكز الطبية من عيادات ومشافٍ. وخلال الأسبوع الماضي، أخرجوا أربع عيادات ومشافٍ من الخدمة في إدلب.. ولا شك أن استهداف هذه المراكز الطبية، جنباً الى جنب مع مراكز الدفاع المدني، في بلد منكوب مثل سورية، يمثل إنجازات باهرة للدولة الكبرى العضو الدائم في مجلس الأمن! فحتى المليشيات الطائفية تتورّع عن القيام بهذا الاستهداف المنهجي والمشين لمراكز الطبابة والإغاثة، والتي تعاني، في الأصل، من نقصٍ في معداتها، ومن صعوبةٍ في أداء عملها، نتيجة المخاطر الأمنية، ونقص الكادر الطبي، وزيادة أعداد المرضى والمصابين. ومع ذلك، لا يتوانى الطرف الروسي عن مضاعفة المأساة لشعب منكوب، ويرى في ذلك انتصاراً له. وهو ما يجعل رياض حجاب، وهو أبرز السياسيين السوريين، يتساءل متهكماً عن الطريقة التي يعتمدها الضامن الأول لتخفيف التوتر، لأداء عمله، والتي تتمثل بارتكاب الجرائم بدم بارد ضد المدنيين أولاً، ثم ضد المرافق المدنية ثانياً، وضد المعارضة المعتدلة ثالثاً. ويعتمد الروس، منذ شقّوا هم وحلفاؤهم الإيرانيون، مسار أستانة لما يسمى تخفيف التوتر، سياسةً عمادها دفع المعارضة إلى التزام وقف إطلاق النار في مقابل مضاعفة التوتر من الضامنين المزعومين.
بفضل السلوك الروسي في سورية، واصطفاف الدولة الكبرى إلى جانب مليشيات إيران، فإنه « من المفيد أن تتمسّك المعارضة السورية بمبدأ توسيع الرعاية الدولية » يصعب متابعة أعداد الضحايا من المدنيين الذين يسقطون يومياً، وحصر الأضرار المتلاحقة بالمرافق المدنية. فيما تتعسّر أعمال الإغاثة لألف سبب، وسط ارتياح روسي لنشر الخراب والدمار، فكلما اتسع نطاق القصف العشوائي رأت موسكو ذلك يحسّن فرص الحلول.

وإذ أشار حجاب إلى الصمت الدولي المريب عن جرائم الضامنين، فإن الطرف الثالث بين الضامنين، وهو الطرف التركي، رفع صوته هذه المرة محتجاً ضد القصف الروسي المتوالي على المدنيين، وعلى المعارضة المعتدلة في إدلب ومحيطها، ومحتجاً على الطريقة الروسية بتخفيف التوتر في هذه المنطقة. لقد سبق أن تم استدراج الطرف التركي للانضمام إلى المسار الروسي والإيراني في أستانة، وهو مسار يستهدف، بين ما يستهدفه، إخراج تركيا من المعادلة السورية. ولهذا، يبدو نشر قوات تركية إلى جانب قوات روسية في إدلب أمراً تحِفّ به الشكوك، إذ يدل كل السلوك الروسي، ناهيك عن الإيراني، على رغبة موسكو بالتحلل من الاتفاق الأخير حول إدلب. ولا بد أن موسكو سوف تقوم بمساوماتٍ مع أنقرة (حول الموقف من الأكراد مثلاً) لتحقيق هذا الغرض، وذلك في إطار السعي إلى إخراج تركيا من المعادلة، مع زيادة الدعم السياسي والدبلوماسي لوجود مليشيات إيران العراقية واللبنانية والإيرانية في سورية. وسبق أن أدلى وزير الخارجية الروسي، سيرجي لافروف، بتصريحات على هامش اجتماعات الجمعية العامة في الأمم المتحدة، أفاد فيها بالسعي الروسي إلى الحفاظ على وجود مليشيات إيران، ومحاربة كل جماعة مسلحة أخرى في سورية. وهي أهدافٌ تدركها أنقرة جيداً، ولا علاقة لها بالحل السياسي، أو مسار جنيف، أو قرار مجلس الأمن 2254، أو بحقوق الشعب السوري، بل هي أهداف ذات علاقة بديناميات واقع التحالف الروسي الإيراني المكين، وبانتظار أن تعمل أنقرة بمقتضى هذا الإدراك، وأن لا يستغرقها الموضوع الكردي بصورة كلّية، ويصرفها عن الانشغال ببقية الملفات المتعلقة بحضور تركيا الإقليمي.
وهناك من يسعى إلى التهويل بالموضوع الكردي، من أجل أغراض أخرى، تتمثل بخلط الأوراق وفرز معادلات واصطفافات جديدة في المنطقة. وتنفرد طهران وموسكو خلال ذلك بتقرير مصير سورية والسوريين عبر مواصلة سياسة التجريف والأرض المحروقة مع أكبر قدر من التدليس السياسي حول الحلول، وحول أنه لا حل عسكرياً للأزمة السورية! وهي عبارة التدليس الأثيرة للمحور الإيراني الروسي الذي لا ينكبّ سوى على الحل العسكري الذي يستهدف البشر والحجر والشجر، مع قطع الطريق على كل حل سياسي، وبالذات مسار جنيف، بمرجعيته المعروفة وبالقرارات الدولية ذات الصلة بالأزمة السورية.
في وقت سابق من سبتمبر/ أيلول الجاري، دعا الرئيس الفرنسي، إيمانويل ماكرون، أمام الجمعية العامة للأمم المتحدة، إلى تشكيل مجموعة اتصال حول سورية، تضم خصوصاً الدول الخمس دائمة العضوية في مجلس الأمن، قائلاً، في هذا الصدد، إن مسار أستانة لا يكفي. وقد أبدت موسكو تجاهلاً لهذا الاقتراح الحيوي الذي قد يؤدي الأخذ به إلى وقف انفرادها بالملف السوري، وقد يضع السلوك العسكري الروسي في سورية مجدّداً تحت الأضواء، وخصوصاً لجهة استهدافه الدائم المدنيين والمرافق المدنية والمراكز الطبية ومراكز الدفاع المدني. ولما يؤدي إليه من تقويض الحلول السياسية وتأخيرها إلى أبعد مدى ممكن، وهي الاستراتيجية التي اعتمدتها موسكو، منذ تدخلها العسكري المباشر في سورية في مثل هذه الأيام قبل عامين. ومنذ اشتقاقها مسار أستانة الملتوي الذي لا يستخدم أبداً عبارة وقف إطلاق النار. ومن المفيد أن تتمسّك المعارضة السورية بمبدأ توسيع الرعاية الدولية، خصوصاً مع جنوح السياسة الأميركية إلى مزيج من الانكفاء والاضطراب حيال الأزمة.

Les murs défient Hay’at Tahrir Al-Cham (X Al-Nosra)


 جدران إدلب تتحدى “هيئة تحرير الشام”٠

 المدنيين والناشطين في إدلب ومحيطها حملوا هيئة تحرير الشام مسؤولية عودة القصف الروسي الكثيف على ال
Pet à Jolani le collaborateur
المدنيين والناشطين في إدلب ومحيطها حملوا هيئة تحرير الشام مسؤولية عودة القصف الروسي الكثيف على ال
Ne sois pas d’Al-Qaeda – Le peuple t’écrasera avant de te piétiner
https://www.alaraby.co.uk/society/2017/9/27/جدران-إدلب-تتحدى-هيئة-تحرير-الشام

هيئة تحرير الشام (جبهة النصرة) تكشف أوراقها


 

هيئة تحرير الشام تكشف أوراقها
علي العبدالله
2 أغسطس 2017

لم تكتفِ هيئة تحرير الشام، وعمودها الفقري جبهة فتح الشام النصرة سابقاً، بما حازته من مكاسب ميدانية، بل طوّرت هجومها العسكري إلى تحرّك سياسي بالدعوة إلى تشكيل “إدارة ذاتية للمناطق المحررة”، وحصر قرار الحرب والسلم بهذه الإدارة، وأعلنت عن استعدادها للموافقة على أي “مشروع سني” يوحّد المناطق المحرّرة، بقيادة سياسية عسكرية خدمية موحدة٠
حققت “الهيئة” في قتالها مع حركة أحرار الشام الإسلامية مكاسب ميدانية كبيرة: السيطرة على معظم محافظة إدلب، مركز المحافظة وأكثر من ثلاثين بلدة وقرية فيها، مع الاستيلاء على الأسلحة والذخائر، ووضع اليد على ثلاثة معابر على الحدود السورية التركية (باب الهوى، خربة الجوز، أطمة)، والتحاق كتائب وألوية من “الحركة” بها (قاطع البادية، لواء كفرنبل، كتائب إمام المجاهدين ابن تيمية في ريف حلب الغربي …إلخ)، وقد مكنّها ذلك من التوسّع في أرياف حلب الجنوبية والغربية والشمالية، بإدماج مواقع ومكاتب وأسلحة تلك الكتائب والألوية ضمن قواتها، فقد عزّزت حضورها العسكري قرب بلدة دار عزة، وفي جبل الشيخ بركات الذي يتمتع بأهمية استراتيجية في ضوء ارتفاعه، الأكثر ارتفاعاً في المنطقة، وإشرافه على مناطق واسعة تسيطر عليها “وحدات حماية الشعب الكردية” في منطقة عفرين، ووعورته، ووجود شبكةٍ من أبراج الاتصالات المدنية والعسكرية فيه، تخدم مناطق المعارضة في الشمال. وهذا، بالإضافة إلى وجودها السابق في الأرياف الشمالية: عندان وكفر حمرة وحريتان، منحها القدرة على المبادرة والمناورة٠
جاء موقف “الهيئة” السياسي، في بيان لها أصدرته يوم 23/7/2017، علقت فيه على مبادرة المشايخ والدعاة، عبد الرزاق المهدي وأبو محمد الصادق وأبو حمزة المصري، لوقف القتال بينها وبين “الحركة”، بعد يومين على انطلاقته، حيث أكدت أنها “كانت وما زالت جزءاً من الثورة السورية”، ودعت إلى “مبادرةٍ تنهي حالة التشرذم والفرقة، وتطرح مشروعاً واقعياً للإدارة الذاتية للمناطق المحرّرة، إدارة تملك قرار السلم والحرب، وتتخذ القرارات المصيرية للثورة السورية على مستوى الساحة، بعيداً عن مراهنات المؤتمرات والتغلب السياسي والاحتراب والاقتتال الذي لا يصبّ إلا في مصلحة النظام المجرم وأعوانه”، وشدّدت على أن “المناطق المحرّرة ملكٌ لأهلها، ولا يمكن بحالٍ أن تستفرد بها جهة دون أخرى”، لافتةً إلى “ضرورة تسليمها إلى إدارة مدنية، تقوم على تنظيم حياة الناس، بحيث توضع القوى الأمنية للفصائل في خدمة تلك الإدارة”. وأكّدت “على ضرورة تأسيس مشروع سنّي ثوري جامع، يحفظ الثوابت، ويحقق الأهداف المرجوّة بمشاركة جميع أطياف الثورة وأبنائها”، وطالبت بجعل الكوادر المدنية والنخب السياسية في الداخل والخارج، إلى جانب الكتل العسكرية لجميع الفصائل، “من نواة هذا المشروع”. وأعلنت عن استعدادها لـ “الموافقة على أي مشروع سُنّي، يوحد المناطق المحرّرة، بقيادة سياسية عسكرية خدمية موحدة”. ودعت جميع الفصائل إلى اجتماع فوري للخروج بـ “مشروع يحفظ الثورة وأهلها”٠
غير أن سلوك “الهيئة” الميداني، قبل القتال أخيراً مع “الحركة” وبعده، ناقض فحوى هذا البيان التصالحي، حيث اتهمت “الحركة” بالعمل على نشر اليأس والفكر الانهزامي، والاستسلام للعبة الحلول السياسية، والسعي إلى الدخول من البوابة التركية إلى نادي المجتمع الدولي، واستغلال مأساة الحاضنة الشعبية للثورة، ومعاناة الشعب السوري من أجل التحالف مع تركيا، وهو، برأيها، “تقويضٌ لتضحيات هذا الشعب ولمشروع الثورة الذي يجب أن يكون قائماً على استقلال القرار، وعدم الخضوع لأي من القوى”. واعتبارها الانتماء إلى الجيش الحر جريمةً على خلفية تمويل “الغرب الكافر” أو “تركيا المرتدّة” لفصائله، ونشرها ملصقاتٍ في مناطق سيطرتها في إدلب موجهة إلى “أردوغان وكلابه”، تحمل عبارات تهديدٍ لـ “المرتدّين”، أي فصائل الجيش السوري الحر المدعومة من تركيا، وإيعازها لأئمة المساجد الذين وضعتهم في مساجد المناطق التي تسيطر عليها للحديث في خطبة الجمعة عن تدخل تركيا “الكافرة” في سورية، ودورها (الهيئة) في حماية الثورة السورية ومعارضتها تقسيم سورية، والمؤامرات التي تحاك ضد أهل الشام، وتحذير المقاتلين من المهاجرين من خطر التدخل التركي الذي يهدف إلى القضاء عليهم، وعلى الجهاد في أرض الشام، وتحريض أبي اليقظان المصري، شرعي “الهيئة”، في كلمةٍ له أمام مجموعة من مقاتليها ضمها فيديو مسرّب، المقاتلين على عدم التردّد في استهداف كل من يرفض الاستسلام من مقاتلي “الحركة”، بطلقةٍ في الرأس٠
أوضح أبو اليقظان في كلمته أهداف “الهيئة” من قتالها مع “الحركة”، حيث حدّد ثلاثة منها أساسية: الأول، إنهاء “الحركة”، بسبب ما قامت به، في الفترة الأخيرة، من خطوات، وما تعمل عليه من مشاريع مدنية (إدارة المناطق المحرّرة بالتعاون مع الفعاليات والقوى الثورية، اعتمادها علم الثورة والقانون العربي الموحد …إلخ). والثاني، السيطرة على المنطقة الحدودية مع تركيا، وطرد “الحركة” منها، في حال لم يتم القضاء عليها بشكل كامل، أولوية مطلقة. أما الثالث فبسط هيمنة “الهيئة” بشكل كامل على كل المساحة الخاضعة لسيطرة الفصائل في الشمال، لاحقاً، وتحجيم قوة هذه الفصائل، وإبقائها تحت السيطرة. وحدّد آلية تنفيذ الهدف الثالث بقوله: “إنه، وبعد الانتهاء من “الحركة”، فإن “الهيئة” ستفرض على بقية الفصائل حجم قوتها، وعدد عناصرها، بما لا يسمح لها بتشكيل أي تهديدٍ لها، ويشمل ذلك فيلق الشام، وما تبقى من تشكيلات الجيش السوري الحر في ريفي إدلب وحماة بطبيعة الحال”، هذا بالإضافة إلى منع “الهيئة” من تشكيل فصائل جديدة، حيث قالت، في بيان وقعه المسؤول العام هاشم الشيخ (أبو جابر): “إن أي فرد أو مجموعة تنشق عن أي فصيل في الساحة، بما فيها هيئة تحرير الشام، تخرج من دون سلاح”٠
عكس بيان “الهيئة”، وخطاب أبي اليقظان المصري الدموي الذي تبرأت منه لاحقاً، طبيعة توجهها وأهدافها المباشرة من هجومها على “الحركة”، تمثلت في فرض نفسها قوة مسيطرة ومقرّرة، وتنفيذ مشروعها السياسي والإداري في المناطق المحرّرة، وقطع الطريق على تدخل تركي محتمل في إدلب، في ضوء مخرجات مسار أستانة٠
لم ينجح حديث “الهيئة” في بيانها عن التزامها بالثورة، ودعوتها إلى وحدة الصف تحقيقاً لوحدة الهدف، في امتصاص الغضب الشعبي، بسبب حجم الخسائر البشرية والمادية التي انجلت عنها المعركة، من جهة. وبسبب تاريخ جبهة النصرة، القيادة الفعلية لها، الغارق بدماء الثوار، من جهة ثانية. فالثورة التي تتحدّث عنها في بيانها غير ثورة السوريين التي لم تنفجر لأهداف مذهبية وطائفية، ولم تخرج لاستبدال استبدادٍ باستبداد، والتي دفعت أثماناً باهظة من دماء أبنائها، ومن مقدّراتهم ومصادر عيشهم، نتيجة انخراط دول وقوى خارجية في صراعها ضد نظام الاستبداد والفساد، وفرض برامجها وتصوّراتها على الصراع في سورية، وتغيير طبيعته وتحويله إلى صراع على سورية، وما ترتب عليه من قتل ودمار وتمزيق للدولة والمجتمع. يذكّرنا حديث “الهيئة” عن أنها “كانت وما زالت جزءاً من الثورة السورية” بحديثٍ خاطف الثوار، زهران علوش، حين قال:”إنه لا يعرف أحداً في سورية يرفض إقامة دولة إسلامية”٠

https://www.alaraby.co.uk/opinion/2017/8/1/هيئة-تحرير-الشام-تكشف-أوراقها-1

توتر واحتقان بعد اعتداء “الحسبة” على امرأة في إدلب – La Hisba attaque une femme à Idleb


 

توتر واحتقان بعد اعتداء “الحسبة” على امرأة في إدلب

Idleb 1 - 21 juin 2017

Tag: l’état du califat islamique

أقدمت مجموعة عناصر ملثمين من هيئة تحرير الشام، صباح اليوم، على كتابة عبارات تدعو إلى “دولة وخلافة إسلامية” على ساعة مدينة إدلب، جاء ذلك على خلفية اعتداء متطوعات من عناصر “الحسبة” النسائية التابعة لهيئة تحرير الشام برفقة “أميرهن” المعروف بـ “أبي خطاب” على امرأة لم تتقيد بالزي الإسلامي، حسب وصفهم٠
وأثار هذا التصرف موجة من الغضب الشعبي في صفوف الأهالي، انتهى بطرد الملثمين من منطقة دوار الساعة بعد نزع لثامهم عن وجوههم، وإزالة (شعارات الدولة الإسلامية ) التي استبدلت بأخرى تدعم الثورة السورية وتؤكد على استمرارها٠
من جهة أخرى تجمهر عدد من عناصر الهيئة، وتجولوا في شوارع المدينة بسلاحهم مرددين شعارات مناصرة لـ “هيئة الأمر بالمعروف والنهي عن المنكر”، وسط ادعاءات بتعرض “الداعيات” للضرب من قبل الأهالي، بحسب وكالة إباء المقربة من هيئة فتح الشام٠
في السياق ذاته هدد أحد قيادي هيئة تحرير الشام “أبو البراء القحطاني” عبر حسابه على تويتر “بقطع يد كل شخص تسول له نفسه إزعاج أي أحد من الدعاة إن كانوا رجالاً أو نساء”٠
وقال القحطاني: “إن الهيئة ستنشر الأمنيين في جميع أحياء المدينة، وستبدأ بفرض اللباس الشرعي على النساء، وأي امرأة تخرج بدون لباس شرعي سيتم تحويل زوجها إلى القضاء، وأي شخص يظهر معصية أيضاً سيحول للقضاء”٠
وينتشر عناصر هيئة الأمر بالمعروف والنهي عن المنكر أو ما يدعى “الحسبة” (وهو ما يوجد مشابه له لدى تنظيم الدولة الإسلامية بذات التسمية والعمل)، في شوارع وأسواق مدينة إدلب، لقمع النساء اللواتي لا يلتزمن باللباس الشرعي الذي فرضته الهيئة، أسفر هذا التدخل عن العديد من الصدامات ما بين عناصر الهيئة والنساء والمدنيين في وقت سابق٠
ويرى البعض أن تدخل الهيئة في الأسواق يهدف إلى إفشال العمل المدني في المدينة، وعلى رأسه مجلس المدينة والفعاليات التي يقوم بها، كمهرجانات التسوق وإعادة تأهيل المدينة، من خلال التضييق على المدنيين٠
وكان مجلس مدينة إدلب قد تلقى وعوداً بتسلم جهاز للشرطة الحرة الأمن في المدينة من قبل إدارة جيش الفتح إبان تشكيله، الأمر الذي لم يتم الإيفاء به حتى الأن٠

Idleb 21 juin 2017-2

La révolution continue

Des hommes masqués du groupe de Tahrir ACham avait, ce matin, marqué sur les murs de l’horloge central de la ville d’Idleb,  des phrases appelant à « l’état du califat islamique ». Ceci est parvenu suite à une attaque contre des femmes volontaires membres de la « Hisba » féminine faisant partie du comité de Tahrir Al Cham, accompagnées de leur « Prince » connu sous le nom « d’Abi Khattab », suite à leur intervention contre une femme qui n’a pas respecté le code vestimentaire islamique.

Cet acte a soulevé une vague de colère populaire parmi le peuple, et pris fin avec l’expulsion des hommes masqués de la zone de rond-point après l’arrachement de leurs cagoules et le remplacement des slogans (d’ordre de l’Etat islamique), par d’autres pour soutenir la révolution syrienne et met l’accent sur sa poursuite.

De l’autre côté, certains membres de la hay’at Tahrir Al Cham se sont rassemblés faisant des patrouilles dans les rues de la ville, portant leurs armes, en scandant des slogans plaidant pour la « Commission pour la promotion de la vertu et la prévention du vice », répétant des allégations que  les « défenseurs de la vertu » ont été battues par la population.

Dans le même contexte, un des leadership  de l’organisme de Hay’at Tahrir AlCham « Abu Bara al-Qahtani » avait par son compte menacé sur Twitter de « couper la main de quiconque serait tenté de déranger l’un des prédicateurs qu’ils soient des hommes ou des femmes » .

Qahtani a déclaré que : « les agents de sécurité seront déployés par la Commission dans tous les districts de la ville, et commenceront à imposer la tenue légitime sur les femmes, et que toute femme ne portant pas une robe légitime, son mari sera renvoyé devant le juge ».

Les membres de la Commission appelée la « Hisba » semblable à celle existante dans l’organisation de l’Etat islamique avec le même nom, sont déployés dans les rues et les marchés de la ville d’Idleb, pour réprimer les femmes ne portant pas la robe islamique réglementaire, cette ingérence dans la vie de la population a causé, auparavant, des affrontements entre les membres de la Hay’at d’un côté et des femmes et des hommes de la population civils .

Certains font valoir que l’intervention de la Commission sur le marché a pour objectif de contrecarrer les travaux déployés par les civils et le conseil municipal de la ville, empêchant l’organisation des activités, les festivals organisés pour réanimer la vie économique et la remise en état de la ville, en imposant des restrictions sur les civils.

 

http://www.zaitonmag.com/?p=32461

Bus d’évacuation des habitants de Foua et Kafraya carbonisés à Alep – Bilan 112 morts


Les-bus-chargés-d'évacuer-Foua-et-Kafraya-2

Syrie : des dizaines de morts dans un attentat visant des personnes évacuées près d’Alep

L’Observatoire syrien des droits humains fait état d’au moins 43 morts parmi les personnes qui devaient être évacuées, en vertu d’un accord conclu en mars.

Le Monde.fr avec AFP |  15.04.2017

Au moins 43 personnes ont été tuées, samedi 15 avril en Syrie, dans un attentat à la voiture piégée contre des bus près d’Alep, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), une ONG sise à Londres et disposant d’informateurs sur le terrain. Les bus attaqués transportaient des personnes évacuées la veille de localités prorégime, en vertu d’un accord signé en mars entre les rebelles et le régime, après la reprise d’Alep par le régime de Damas.

C’est à bord de ces bus que 5 000 personnes avaient été évacuées vendredi de Foua et Kafraya, deux localités loyalistes assiégées par les rebelles. « Le kamikaze conduisait une camionnette transportant de l’aide alimentaire et l’a fait exploser près des 75 bus » stationnés à Rachidine, secteur rebelle à l’ouest de la métropole, selon l’OSDH, précisant qu’il y avait aussi « plusieurs dizaines de blessés ».

La télévision d’Etat a imputé aux « groupes terroristes » — terme utilisé par le régime pour désigner rebelles et terroristes — la responsabilité de cet « attentat à la voiture piégée ». Parmi les victimes figurent quatre rebelles qui gardaient les bus et une personne non identifiée par l’OSDH.

Selon l’ONG et la télévision d’Etat, l’évacuation a repris quelques heures après l’attentat, et des bus transportant des milliers de personnes sont repartis vers leur destination finale.

Lire aussi :   Syrie : inquiétudes autour de l’évacuation de quatre villes assiégées

Difficiles évacuations

Avant cette attaque, des milliers de personnes évacuées de quatre localités assiégées, dont Foua et Kafraya, étaient bloquées depuis vendredi en raison de désaccords les empêchant de poursuivre leur chemin.

Vendredi, plus de sept mille personnes avaient été simultanément évacuées de Foua et de Kafraya et des localités rebelles de Madaya et de Zabadani, d’après l’OSDH. Ces évacuations, les dernières d’une longue série depuis le début, il y a six ans, de la guerre de Syrie, ont eu lieu vendredi en vertu d’un accord conclu entre le Qatar, soutien de la rébellion, et l’Iran, allié du régime de Bachar Al-Assad. Au total, plus de trente mille personnes sont censées être évacuées en deux étapes en vertu de l’accord conclu en mars.

Après leur évacuation à bord de bus, les combattants et civils de Foua et de Kafraya auraient dû se diriger vers Damas et la province de Lattaquié (Ouest), places fortes du régime. Les personnes évacuées de Madaya et de Zabadani devaient se rendre dans la province rebelle d’Idleb (Nord-Ouest).

Mais en raison de désaccords, les personnes évacuées de Foua et de Kafraya étaient bloquées à Rachidine, tandis que celles parties de Madaya et de Zabadani attendaient encore à Ramoussa, secteur loyaliste, également à l’ouest d’Alep.

http://www.lemonde.fr/international/article/2017/04/15/un-attentat-vise-des-personnes-evacuees-en-syrie_5111867_3210.html#tVoMM5YYIidC8KJ9.99

 

 

Syrie : quatre villes assiégées en cours d’évacuation

Des dizaines de milliers d’habitants sont évacués en bus des villes de Foua, Kafraya, Madaya et Zabadani, assiégées par les rebelles et le régime.

SOURCE AFP

Modifié le 14/04/2017 à 12:21 – Publié le 14/04/2017 à 10:09 | Le Point.fr 
La population évacuée est acheminée à Rachidine, une ville à l'est d'Alep tenue par l'opposition.
La population évacuée est acheminée à Rachidine, une ville à l’est d’Alep tenue par l’opposition. © AFP/ OMAR HAJ KADOUR

الاختلاف بين إجرام جبهة النصرة و إجرام داعش أو الأسد ؟


إعدام جبهة النصرة لـ ٧١ آسيرا من قوات النظام في مطار أبو الضهور العسكري ١٩ سبتمبر ٢٠١٥

إعدام جبهة النصرة لـ ٧١ آسيرا من قوات النظام في مطار أبو الضهور العسكري ١٩ سبتمبر ٢٠١٥ – Exécution de 71 soldats des forces régulières par le groupe de Jabhat Al Nosra près de l’aéroport militaire d’Abou Dhouhour septembre 2015

أعدمت جبهة النصرة 71 أسيراً من قوات النظام السوري كانت اعتقلتهم خلال معارك السيطرة على مطار أبو الضهور العسكري٠

وكان هؤلاء الأسرى في ساحة أحد مدارج الطائرات الحربية وسط مطار أبو الظهور، وهم جنود وضباط وطيارون٠

وهذا المطار آخر نقاط تواجد قوات نظام الأسد في محافظة إدلب، قبل أن تسيطر عليه النصرة في 9 سبتمبر الجاري، مستغلة سوء الأحوال الجوية والعاصفة الرملية التي شهدتها حينها محافظة إدلب وعدة محافظات أخرى، حيث بقي محاصراً لأكثر من عامين من قبل النصرة والفصائل المقاتلة٠

كما بقي المطار معطلاً منذ حصاره، ولم تتمكن قوات النظام المتواجدة فيه أو طائراته من تنفيذ عمليات عسكرية انطلاقاً منه٠

إلى ذلك، تمكنت جبهة النصرة من إلقاء القبض على عدد من الجنود في ريف إدلب، أثناء محاولتهم الفرار وهم في طريقهم إلى مدينة حماة التي تسيطر عليها قوات الأسد٠

فما هو وجه الاختلاف بين إجرام عناصر جبهة النصرة عن إجرام عناصر التنظيم المتوحش لداعش أو عن إجرام نظام بشار الأسد ؟

Daech l'extrémiste - عقلية داعش وأخواتها

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