Quinze bébés et enfants morts de froid


Quinze bébés et enfants morts de froid

 

SyrieAu moins 15 enfants, dont l’immense majorité avait moins d’un an, ont péri en Syrie ces dernières semaines en raison du froid hivernal et du manque de soins.

Au moins 15 enfants, dont la majorité âgés de moins d’un an, ont péri en Syrie en raison du froid hivernal et du manque de soins, a annoncé mardi l’ONU. Le nouvel émissaire de l’ONU pour la Syrie Geir Pedersen a entamé dans ce contexte sa première visite à Damas.

«Avec les températures glaciales et le manque de soins», au moins huit enfants sont morts ces dernières semaines à Rokbane, un camp de déplacés dans le sud de la Syrie. Sept autres ont péri alors que leurs familles fuyaient un bastion djihadiste dans l’est du pays en guerre, a indiqué l’Unicef dans un communiqué. «Treize d’entre eux avaient moins d’un an», note le communiqué.

«Des vies de bébés continuent d’être coupées net par des problèmes de santé qui peuvent être prévenus ou traités. Il n’y a pas d’excuses à cela au XXIe siècle», clame Geert Cappelaere, le directeur régional de l’Unicef pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

Des jours dans le froid sans rien

Le conflit qui ravage la Syrie depuis 2011 a fait plus de 360’000 morts et provoqué une grave crise humanitaire, jetant sur la route de l’exil des millions de personnes, déplacées à l’intérieur du pays ou réfugiées à l’étranger.

Dans le camp de déplacés de Rokbane, où vivent des dizaines de milliers de personnes qui reçoivent des aides humanitaires au compte-gouttes, au moins huit enfants, la plupart d’entre eux âgés de moins de quatre mois, ont péri en un mois seulement, assure l’Unicef.

Dans l’est de la Syrie, des milliers de civils ont fui un ultime réduit tenu par le groupe djihadiste Etat islamique (EI), cible d’une offensive militaire dans la province de Deir Ezzor. «Les familles en quête de sécurité (…) attendent des jours dans le froid, sans abri ni produits de première nécessité», déplore l’Unicef.

«Sans des soins de santé accessibles et fiables, une protection et des abris, davantage d’enfants vont mourir jour après jour à Rokbane, à Deir Ezzor et ailleurs en Syrie. L’Histoire nous jugera pour ces morts qui sont absolument évitables», avertit M. Cappelaere.

4e médiateur de l’ONU

Le nouvel émissaire de l’ONU pour la Syrie est arrivé mardi dans ce contexte à Damas, pour sa première visite dans le pays depuis sa nomination, a constaté un photographe de l’AFP.

Le diplomate norvégien, qui a officiellement pris ses fonctions le 7 janvier en remplacement de l’Italo-Suédois Staffan de Mistura, est le quatrième médiateur de l’ONU depuis le début du conflit syrien en 2011.

Staffan de Mistura avait occupé le poste de médiateur entre juillet 2014 et décembre 2018, une période marquée par l’ascension fulgurante du groupe Etat islamique (EI) et la lutte anti-EI ainsi que les reconquêtes successives du régime syrien suite à l’intervention militaire russe à partir de 2015.

Avant son départ, le diplomate a reconnu devant le Conseil de sécurité son échec à former un comité chargé d’élaborer une nouvelle Constitution pour la Syrie. M. Pedersen succède à trois envoyés spéciaux de l’ONU dont les efforts pour mettre fin aux hostilités se sont soldés par des échecs.

Manque de soutien des grandes puissances

En août 2012, l’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, avait démissionné de son poste de médiateur après cinq mois d’efforts infructueux, fustigeant le manque de soutien des grandes puissances à sa mission.

Il avait été remplacé par l’ex-ministre algérien des Affaires étrangères, Lakhdar Brahimi, qui avait jeté l’éponge à son tour moins de deux ans plus tard. (ats/nxp)

Créé: 15.01.2019, 10h43

 

 

Liban: dix réfugiés syriens meurent dans une tempête de neige

Monde

Photo de réfugiés syriens dans un camp de la vallée de la Bekaa, au Liban, le 31 janvier 2017
© AFP/Archives

Dix réfugiés venus de Syrie sont morts de froid dans les montagnes du Liban, où ils ont été surpris par une tempête de neige après avoir traversé la frontière entre les deux pays de manière illégale, a annoncé vendredi l’armée libanaise.

Six femmes et deux enfants figurent parmi les victimes, a confirmé à l’AFP Georges Abou Moussa, responsable des opérations de la Défense civile libanaise.

Cinq réfugiés ont survécu et deux Syriens, des passeurs, ont été arrêtés par les militaires, qui ont retrouvé le groupe au niveau de la frontière, selon un communiqué de l’armée libanaise.

Le conflit qui ravage la Syrie depuis 2011 a fait plus de 340.000 morts et jeté des millions de déplacés et réfugiés sur la route de l’exil. Près d’un million d’entre eux ont trouvé refuge au Liban où ils vivent dans une extrême pauvreté, selon l’ONU.

“Une patrouille de l’armée (…) a retrouvé neuf corps de réfugiés, morts en raison d’une tempête de neige”, selon le communiqué, qui précise qu’une dixième personne est décédée après avoir été transportée à l’hôpital.

“Les forces de l’armée continuent de chercher d’autres réfugiés qui pourraient être bloqués”, d’après la même source.

Fin novembre, le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a recensé 997.905 réfugiés syriens enregistrés au Liban, en grande majorité des femmes et des enfants.

Durant les six dernières années, la pauvreté s’est accentuée chez ces réfugiés étranglés par les dettes, selon le HCR, avec 58 % des ménages vivant dans une extrême pauvreté -soit avec moins de 2,87 dollars par personne et par jour.

 

Conflit en Syrie: 15 enfants déplacés sont morts en raison du froid hivernal

Un enfant syrien dans le camp de déplacés d'Abou Al-Khashab, dans la province de Deir Ezzor, le 10 janvier 2019
Un enfant syrien dans le camp de déplacés d’Abou Al-Khashab, dans la province de Deir Ezzor, le 10 janvier 2019 – © Delil souleiman
AFP –

Au moins 15 enfants, dont l’immense majorité étaient âgés de moins d’un an, ont péri en Syrie ces dernières semaines en raison du froid hivernal et du manque de soins, a annoncé mardi l’ONU.

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Avec les températures glaciales et le manque de soins“, au moins huit enfants sont morts à Rokbane, un camp de déplacés dans le sud de la Syrie, tandis que sept autres ont péri alors que leurs familles fuyaient un bastion jihadiste dans l’est du pays en guerre, a indiqué l’Unicef dans un communiqué.

Treize d’entre eux avaient moins d’un an“, note le communiqué. “Des vies de bébés continuent d’être coupées net par des problèmes de santé qui peuvent être prévenus ou traités. Il n’y a pas d’excuses à cela au XXIe siècle“, clame Geert Cappelaere, le directeur régional de l’Unicef pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

Plus de 360.000 morts en huit ans

Le conflit qui ravage la Syrie depuis 2011 a fait plus de 360.000 morts et provoqué une grave crise humanitaire, jetant sur la route de l’exil des millions de personnes, déplacées à l’intérieur du pays ou réfugiées à l’étranger.

Dans le camp de déplacés de Rokbane, où vivent des dizaines de milliers de personnes qui reçoivent des aides humanitaires au compte-goutte, au moins huit enfants, la plupart d’entre eux âgés de moins de quatre mois, ont péri en un mois seulement, assure l’Unicef.

Dans l’est de la Syrie, des milliers de civils ont fui un ultime réduit tenu par le groupe jihadiste Etat islamique (EI), cible d’une offensive militaire dans la province de Deir Ezzor.

Les familles en quête de sécurité (…) attendent des jours dans le froid, sans abri ni produits de première nécessité“, déplore l’Unicef.

Sans des soins de santé accessibles et fiables, une protection et des abris, davantage d’enfants vont mourir jour après jour à Rokbane, à Deir Ezzor et ailleurs en Syrie. L’Histoire nous jugera pour ces morts qui sont absolument évitables“, avertit M. Cappelaere.

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الإدارة الذاتية تقدم بنودها العشرة إلى حكومة النظام حول مستقبل – شرق الفرات وقوات سوريا الديمقراطية « L’administration de l’auto-gestion » présente ses dix clauses au gouvernement du régime syrien


Carte SyrieCommunautes

 

الإدارة الذاتية تقدم بنودها العشرة إلى حكومة النظام حول مستقبل شرق الفرات وقوات سوريا الديمقراطية

19 يناير,2019

حصل المرصد السوري لحقوق الإنسان على نص البنود التي جرى التوصل إليه بين الإدارة الذاتية الديمقراطية في شرق الفرات، ومناطق سيطرة قوات سوريا الديمقراطية، بغية تقديمها في التفاوض مع النظام السوري، في إطار المباحثات التي تجري للتوصل لحل حول مستقبل المنطقة بين ممثلي الإدارة الذاتية وسلطات النظام، وجاء في البنود التي حصل المرصد السوري لحقوق الإنسان على نسخة منها::
أولاً:: وحدة الأراضي السورية

ثانياً:: النظام في سوريا نظام جمهوري ديمقراطي، والإدارات الذاتية جزء من هذا النظام.

ثالثاً:: الإدارات الذاتية لها ممثلون في البرلمان في المركز دمشق، عبر ممثلين لها.

رابعاً:: إلى جانب العلم السوري، يجب أن تكون هناك أعلام تمثل الإدارات الذاتية.

خامساً:: الدبلوماسية في مناطق الإدارات الذاتية تسير بما لا يتعارض مع مصالح الشعب السوري، والدستور.

سادساً:: قوات سوريا الديمقراطية هي جزء من الجيش السوري، والمسؤولة عن حماية الحدود السورية.

سابعاً:: قوى الأمن الداخلي في مناطق الإدارات الذاتية تعمل وفق المجالس المحلية بما لا يتعارض مع الدستور السوري.

ثامناً:: التعلم باللغة الأم وهي أساس التعليم في مناطق الإدارات الذاتية، واللغة العربية هي اللغة الرسمية في عموم سوريا.

تاسعاً:: في مناطق الإدارات الذاتية يتم التعليم باللغات المحلية في كليات التاريخ والثقافة واللغات والآداب وما يماثلها.

عاشراً:: توزيع الثروات السورية على المناطق السورية بشكل عادل

 

« L’administration de l’auto-gestion » présente ses dix clauses au gouvernement du régime syrien sur l’avenir de l’Euphrate oriental et des forces démocratiques syriennes (FDS)

OSDH – 19 janvier 2019

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a obtenu le texte des termes conclus entre la Direction démocratique à l’auto-gestion de l’est de l’Euphrate et les zones sous contrôle des Forces Démocratiques de la Syrie (FDS) afin de les présenter aux négociations avec le régime syrien dans le cadre des discussions en cours, pour parvenir à une solution pour l’avenir de la région entre les représentants de la Direction de l’auto-administration et les autorités du régime.

Les clauses ::

1 : l’unité du territoire syrien

 

2 : le régime en Syrie est un système républicain démocratique et les départements de l’auto-administration en font partie de ce système.

 

3 : les départements de l’auto-administration ont des représentants au parlement central de Damas, par l’intermédiaire de leurs représentants.

 

4 : avec le drapeau syrien, il doit y avoir des drapeaux représentant les administrations de l’auto-gestion.

 

5 : la diplomatie dans les zones départementales de l’autonomie fonctionne d’une manière qui ne contredit pas les intérêts du peuple syrien et la Constitution.

 

6 : les forces démocratiques de la Syrie font partie de l’armée syrienne, chargée de protéger la frontière syrienne.

 

7 : les forces de sécurité internes dans les zones d’administration d’auto-gestion fonctionnent conformément aux conseils locaux de manière à ne pas contredire la constitution syrienne.

 

8 : l’apprentissage de la langue maternelle est la base de l’éducation dans les départements de l’administration autonome. L’arabe est la langue officielle dans toute la Syrie.

 

9 :l’enseignement en langues locales doit être dans zones de l’administration de l’auto-gestion,  appliqué dans les facultés d’histoire, de culture, de langues, de littérature et similaires.

 

10 : Répartition équitable des richesses syriennes dans les régions syriennes de manière équitable

 

 

مقتل أربعة جنود بتفجير في منبج


4 soldats américains tués au nord de la syrie. janv 2019

ترامب يستقبل نعوش أربعة أمريكيين قتلوا في سوريا- (صور)

قاعدة دوفر الجوية (ديلاوير): وصل الرئيس الأمريكي دونالد ترامب إلى قاعدة دوفر الجوية بولاية ديلاوير، اليوم السبت، ليكون في استقبال نعوش أربعة أمريكيين قتلوا في تفجير انتحاري بشمال سوريا.

 

ضربات «الدولة» تلاحق القوات الأمريكية قبل انسحابها: مقتل أربعة جنود بتفجير في منبج

Au Soudan, une « semaine de soulèvement » sans précédent


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Au Soudan, une « semaine de soulèvement » sans précédent

Les « émeutes du pain » se sont muées en manifestations contre le régime d’Omar Al-Bachir, qui tente désormais de briser un mouvement sans leader identifié.

Par Jean-Philippe Rémy Publié 17 janvier 2019 à 17h53, mis à jour à 01h29

L’ordre jihadiste de Hay’at Tahrir Al-Cham à Idleb


Syrie : l’ordre djihadiste de Hayat Tahrir Al-Cham règne à Idlib

La prise de contrôle de la province syrienne par l’ancienne branche d’Al-Qaida pourrait définitivement condamner l’opposition civile.

Par Marie Jégo et Madjid Zerrouky  Mis à jour le 15 janvier 2019 

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Des combattants syriens du mouvement djihadiste HTS dans la province d’Idlib, en Syrie, le 14 août 2018. OMAR HAJ KADOUR / AFP

L’ordre djihadiste règne à Idlib. Dimanche 13 janvier, le « gouvernement de salut national » a enjoint aux commerçants, transporteurs et chauffeurs de taxi de cette province du nord-ouest de la Syrie de s’enregistrer sur-le-champ et d’acquérir une licence. Réglementer les professions et percevoir des taxes : quoi de plus naturel pour qui veut exercer un semblant de souveraineté ? Moins anecdotique, une circulaire du ministère en charge des collectivités locales dudit gouvernement ordonne désormais aux boutiques de baisser le rideau pendant la prière hebdomadaire du vendrediL’étendard de la Syrie révolutionnaire a, lui, perdu ses étoiles, remplacées par la shahâda, la profession de foi de l’islam.

Derrière les oripeaux civils de ce gouvernement autoproclamé et la rondeur apparente de ses technocrates se cache en fait le plus puissant mouvement djihadiste de Syrie : Hayat Tahrir Al-Cham (HTS), ancien Front Al-Nosra et ex-branche d’Al-Qaida en Syrie, qui s’est emparé de la province et de ses 3 millions d’habitants au détriment des factions armées réunies au sein du Front national de libération (FNL), une coalition de forces disparates soutenues par la Turquie.

Ce coup de tonnerre consacre la stratégie du groupe et de son chef, Abou Mohammed Al-Jolani, qui s’emploie depuis des années à neutraliser l’opposition armée non djihadiste dans la province. Il signe aussi, de fait, la fin du compromis de Sotchi, négocié en septembre par Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan, dans la ville russe.

Ankara a d’autres priorités

La Turquie avait promis à la Russie que ses supplétifs syriens neutraliseraient à Idlib les factions les plus extrémistes, dont le HTS. C’est le contraire qui s’est produit. Sur le terrain, les rebelles proturcs du Front de libération national, réputés mauvais guerriers, indisciplinés, ont baissé les armes. Quand ils n’ont pas battu en retraite en direction des territoires contrôlés par Ankara après la déroute, début janvier à l’ouest d’Alep, de la principale formation affiliée au FNL, Noureddine Al-Zinki.

« La défaite d’Al-Zinki, le groupe qui était militairement le plus à même de contrer le HTS a signifié aux autres factions que toute résistance serait vaine. Beaucoup ont choisi de proclamer leur neutralité pour éviter d’être écrasées par un HTS enhardi », observe Elizabeth Tsurkov, chercheuse associée au Forum for Regional Thinking et spécialiste de la société civile en Syrie. « Le fait que la Turquie ne leur ait pas porté assistance a également contribué à l’effondrement du FNL. »

Obsédées par leur volonté d’éradiquer les forces kurdes des YPG (unités de protection du peuple, proche du PKK) à l’est de l’Euphrate, les autorités turques semblent, elles, peu préoccupées par ce qui se passe dans la province. Ankara a d’autres priorités, à savoir négocier son incursion dans le nord-est avec Washington et Moscou. Sous couvert d’anonymat, certains analystes en Turquie sont persuadés que Moscou et Ankara ont trouvé un accord : le HTS peut être attaqué à Idlib par le régime syrien et l’aviation russe, la Turquie ne réagira pas. En retour, elle aurait l’aval russe pour mener son incursion au nord-est de la Syrie.

La suite dépendra de la Russie et de l’Iran

Mevlut Cavusoglu, le ministre des affaires étrangères turc, semble s’être fait à l’idée d’une offensive à venir des Russes et des forces du président syrien Bachar Al-Assad. « Le but du régime et des pays qui le soutiennent est d’attaquer Idlib », a-t-il déclaré lundi 14 janvier lors d’une conférence de presse avec son homologue luxembourgeois, Jean Asselborn.

Jusqu’ici, la Turquie se montrait plutôt compréhensive envers le HTS, qu’elle a fini, malgré tout, par classer comme « organisation terroriste » en août 2018

« Si Idlib est un nid de terroristes, ce n’est pas la faute de la Turquie mais celle du régime syrien et des pays qui soutiennent ce régime », a-t-il ajouté, déplorant que « des terroristes armés aient été envoyés depuis l’est de la Ghouta, Homs et Deraa vers Idlib ». La suite dépendra de la Russie et de l’Iran, les partenaires de la Turquie au sein du groupe d’Astana qui devraient se rencontrer d’ici la fin du mois de janvier.

Jusqu’ici, la Turquie se montrait plutôt compréhensive envers le HTS, qu’elle a fini, malgré tout, par classer comme « organisation terroriste » en août 2018. Or, pour la première fois, dimanche 13 janvier, la police a lancé des opérations contre des membres présumés du groupe djihadiste. Treize personnes ont été arrêtées à Istanbul, à Ankara et à Adana. Les prévenus sont accusés d’avoir aidé le HTS au moyen de recrutements, d’envois d’argent au groupe et aussi d’avoir participé à des combats en Syrie. Le début d’un lâchage ?

Faussement magnanime, Abou Mohammed Al-Jolani a promis lors d’une rare apparition filmée, mise en ligne lundi, que son groupe « ne sera pas un obstacle à une opération [turque] visant à déraciner le PKK des régions sunnites [et que le pouvoir à Idlib] serait exercé par des institutions civiles ».

Mais dans les rues de la province, les 3 000 hommes et femmes de la police libre d’Idlib ont mis fin à leurs patrouilles. Ce corps paramilitaire non armé, qui veillait à la sécurité publique et routière, a préféré prendre les devants en annonçant sa dissolution avant même que le HTS ne prenne le contrôle de ses locaux. En août déjà, son principal bailleur de fonds, le gouvernement britannique, avait annoncé la fin de son programme de soutien.

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Manifestations d’ampleur

« Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont déjà réduit leurs fonds de stabilisation qui ont été utilisés pour soutenir des ONG et des conseils locaux [les municipalités], poussant nombre d’entre eux à cesser leurs activités. La prise de contrôle du gouvernement du salut national entraînera probablement l’arrêt complet des fonds de stabilisation destinés à la Syrie », confirme Elizabeth Tsurkov.

« Les organisations de la société civile sont impuissantes, elles ne sont pas en mesure de se protéger, Elizabeth Tsurkov, chercheuse

L’appareil sécuritaire du HTS occupe pendant ce temps le terrain à grand renfort de descentes musclées. Elles visent officiellement le grand banditisme. Mais ce sont les escadrons de la mort qui inquiètent aujourd’hui ses opposants. A Maarat Al-Noaman, théâtre en septembre de manifestations d’ampleur contre les djihadistes, un militant – qui préfère taire son nom – garde à l’esprit le sort réservé à plusieurs activistes, enlevés ou assassinés ces derniers mois.

Le 23 novembre 2018, Raed Fares, fondateur et animateur de Radio Fresh et l’une des dernières figures de renom qui continuait de s’exprimer depuis l’intérieur de la Syrie, tombait sous les balles des djihadistes avec l’un de ses compagnons, Hammoud Al-Jneid. « Les organisations de la société civile sont impuissantes, elles ne sont pas en mesure de se protéger, constate Elizabeth Tsurkov. Elles ont pu mobiliser des manifestants pacifiques. Mais en Syrie, encore une fois, les acteurs pacifiques finissent écrasés par les acteurs armés. »

Le retrait des États-Unis modifie les équations dans la région –


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Le retrait des États-Unis modifie les équations dans la région

Abdul Wahab Badrakhan le 17 janvier 2019

Les responsables arabes qui ont reçu le secrétaire d’État américain ont dû oublier leurs peurs et leurs soupçons pour s’occuper des vieilles-nouvelles idées qu’il avait proposées. Mais la réalité à laquelle ils sont confrontés contredit en grande partie le tableau présenté par Mike Pompeo: tout le monde est d’accord avec lui pour lutter contre le terrorisme et ne le sont plus lorsque Washington s’abstient d’identifier les commanditaires de groupes terroristes. Tous sauf l’Irak manifestent leur solidarité avec les États-Unis dans leur mobilisation contre l’Iran, mais ils ne constituent pas la même approche du danger iranien ni une volonté égale de contribuer à y faire face. Alors que tout le monde est d’accord pour construire un processus politique en tant que solution au conflit au Yémen, mais le suivi de la position américaine qui se caché derrière la position britannique montre que Washington n’inclut pas le Yémen au cœur de sa stratégie anti-iranienne. Tout le monde se félicite de « l’unité de position » et en particulier du maintien de la « cohésion » du Conseil de coopération du Golfe, mais ils sont convaincus que Washington a surmonté la gestion de la crise du Golfe.

(…)

Le retrait va changer beaucoup, le plus important, c’est de ne pas transformer la recette du chaos qui viendrait s’ajoutent au chaos existant, laissant la région aux prises de la Russie, de l’Iran, d’Israël et de la Turquie pour collecter leurs intérêts et leur influence. Chacun de ces pays a déjà prouvé ce qu’il pouvait, et aucun d’entre eux n’est intéressé par la paix et la stabilité tant attendues par les Syriens, les Iraquiens, les Yéménites, les Palestiniens et les Libanais. Alors que ces pays se préparent à une phase de conflit entre eux, cependant, ils vont se heurter à  l’« héritage d’erreurs » des Américains, en particulier s’il laisse le terrorisme « sans appel », laissant l’Irak sous le coup d’une solution laissée à la merci de l’hégémonie des mollahs et des milices et tel qu’on a laissé les syrien de l’intérieur et de la diaspora victimes du régime criminel et tel qu’on a laissé les Palestiniens au remercie des gouvernements dont les membres se démènent pour être plus sauvages les uns plus que les autres. S’il est vrai que quiconque contrôle la Syrie et l’Irak contrôle la carte du Moyen-Orient, il est certain que celui qui abandonne la Syrie à ce moment historique de son épreuve a peut-être combattu « Daech » », sans savoir d’où cet organisation venait et qui l’avait créée, protégée et bénéficié de son terrorisme, ou il le savait et et malgré cela il est décidé de laisser la Syrie à « Daech » et à ceux qui veulent que le terrorisme continue d’être un outil d’influence, et cela s’applique spécifiquement aux régimes syrien et iranien.

(…)

À l’exception de l’exclusion publique du sort du chef du régime syrien, la Russie n’a rejeté aucun des objectifs américains, mais a toujours cherché à négocier “tout ou rien” (la politique de défense de la Syrie, de l’Ukraine et de l’OTAN …), et son emploi lié à la crise syrienne à un accord global, ne lui a jamais été proposé. Avec le retrait des Etats-Unis, les chances de négociation vont diminuer et la Russie aura du mal à trouver une solution politique avec ses partenaires du processus Astana, sans avoir à faire de concessions aux Américains et aux Européens qui n’ont pas répondu à son insistance pour activer le dossier de reconstruction. Malgré les importants intérêts réalisés par Moscou avec les Arabes dans le contexte de la crise, Moscou maintient son alliance avec l’Iran et parie fortement sur une alliance avec la Turquie en échange d’une sphère d’influence en Syrie. Le maintien d’un certain degré de coordination avec Israël pour frapper l’Iran semble être une invitation permanente des États-Unis à ouvrir le marché aux compromis.

(…)

Moscou avait donné son accord de principe à la « zone de sécurité » et son désir de piéger définitivement la Turquie la poussant vers l’axe Russe, et l’éloigner davantage avec Washington sur cette « région », la Turquie a donc préféré ne pas risquer ses relations avec l’OTAN. La franchise entre Vladimir Poutine et Erdogan sera difficile, car les comptes du premier peuvent changer tant que Erdogan essaye de jouer avec lui et Trump en même temps. Idleb sera à nouveau l’essai du rapprochement des deux présidents, d’autant plus que Ankara a laissé «l’organisation Hay’at Tahrir al-Cham / l’ancien Front Nosra» pour étendre son contrôle et s’étendre. C’est la première fois qu’Al-Qaëda est en mesure d’imposer son autorité sur un territoire de la géographie syrienne égal à la taille du Liban, tant que les Turcs le permettent, il leur appartient de changer la situation.

 

الانسحاب الاميركي يغيّر المعادلات في المنطقة

عبدالوهاب بدرخان |

كان على المسؤولين العرب الذين استقبلوا وزير الخارجية الأميركي أن يتناسوا مخاوفهم وشكوكهم ليتعاملوا مع الأفكار القديمة – الجديدة التي جاء بها. غير أن الواقع أمامهم يناقض الى حدّ كبير الصورة التي عرضها مايك بومبيو، فالكلّ يتفق معه على محاربة الإرهاب ولا يتفق معه حين تمتنع واشنطن عن تحديد الدول الراعية للمجموعات الإرهابية. وقد يبدي الجميع، باستثناء العراق، تضامناً مع الولايات المتحدة في التعبئة التي تجريها ضد ايران، إلا أنهم ليسوا على مقاربة واحدة للخطر الإيراني أو على استعداد متساوٍ للمساهمة في مواجهته. وإذ يوافق الجميع على بناء عملية سياسية كحلٍّ لصراع في اليمن إلا أن متابعة الموقف الأميركي المتخفّي وراء الموقف البريطاني تظهر أن واشنطن لا تدرج اليمن في صلب استراتيجيتها المضادة لإيران. كما أن الجميع يرحّب بـ «وحدة الموقف» وبالأخصّ الحفاظ على «تماسك» مجلس التعاون الخليجي لكنهم متيقّنون بأن واشنطن غلّبت إدارة الأزمة الخليجية على حلّها.

يضاف الى كلّ ذلك أن أميركا بادرت الى تغيير المعادلة في سورية، مهما ادّعت العكس، ولا تزال سياسة باراك اوباما هي نفسها سياسة دونالد ترامب، مع تنقيحات طفيفة وسيّئة، فكلاهما صمّم على محاربة الإرهاب، وكلاهما أراد ويريد الانسحاب ليس فقط من سورية بل من المنطقة بعد توزيع الأدوار على اللاعبين الدوليين والاقليميين فيها. وقد أوحت جولتا وزير الخارجية ومستشار الأمن القومي بأن الإدارة الأميركية في صدد تصحيح قرار ترامب لكن مع التأكيد والإصرار على تنفيذه وعلى أن الانسحاب «لن يغيّر شيئاً» وأن ما يُشاع في شأنه هو «من صنع الاعلام» (الأميركي المعادي لترامب)!.. لكن بومبيو نبّه، وبمعزل عن ذلك الاعلام، الى أن «الفوضى» هي ما يملأ أي فراغ تخلفه اميركا، وهذا صحيح. فهو لم يقدّم أي حصيلة لمراجعة تجربتَي أفغانستان والعراق حيث أخفقت الأهداف (إنهاض الدولة وبناء نظام ديموقراطي)، ولا أي حصيلة لاستراتيجية دعم الاحتلال الإسرائيلي في فلسطين حيث أفشل التواطؤ الأميركي – الإسرائيلي، وليس العرب، كل مشاريع السلام.

بلى هناك الكثير الذي سيغيّره الانسحاب والمهم ألّا يتحول وصفة فوضى تضاف الى الفوضى الحاصلة، فيترك المنطقة لاجتهادات روسيا وايران وإسرائيل وتركيا في تحصيل مصالحها ونفوذها. كلٌّ من هذه الدول برهنت سابقاً ما تستطيعه وليست بينها واحدة يمكن أن تكون معنيّة بسلام واستقرار يتطلع إليه السوريون والعراقيون أو اليمنيون والفلسطينيون واللبنانيون. وفيما تستعد هذه الدول لمرحلة صراعات في ما بينها فإنها كيفما استدارت ستصطدم بـ «إرث الأخطاء» الأميركي، خصوصاً إذا تُرك إرهاب «داعش» من دون حسم كما تُرك العراق تحت رحمة هيمنة الملالي وميليشياتهم وكما يُترك سوريو الداخل والشتات ضحايا لنظام اجرامي وكما يُترك الفلسطينيون لمشيئة حكومات يتبارى أعضاؤها على مَن يكون أكثر توحّشاً. وإذا صحّ أن مَن يتحكّم بسورية والعراق يتحكّم بخريطة الشرق الأوسط، فمن المؤكّد أن مَن يتخلّى عن سورية في هذه اللحظة التاريخية من محنتها قد يكون حارب «داعش» ولم يعرف من أين أتى هذا التنظيم ومَن أنشأه وسمّنه واستفاد من ارهابه أو أنه يعرف ومع ذلك فهو مصمّم على ترك سورية لـ «داعش» ولمن يريد للإرهاب أن يستمر فيها كأداة لنفوذه، وهذ ما ينطبق تحديداً على النظامَين السوري والايراني.

تستعدّ روسيا لادارة اللعبة الجديدة وخيوطها، لكن اميركا التي لا تريد مساومات لم تبدِ تعجّلاً للتفاوض معها على ما بعد الانسحاب. كانت كل مشاريع المساومة في شأن سورية قد فشلت، والأسباب معروفة لكن يجدر التذكير بأهمّها وهو أن لا مصالح حيوية تسعى اميركا اليها في سورية. ولذلك فقد تقلّبت منذ التدخّل الروسي في صياغة أهدافها المعلنة، من ضمان «أمن إسرائيل» الى اخراج ايران وتقليص نفوذها وصولاً الى حماية «الحلفاء» الأكراد ولو تطلّب ذلك «ضرب الاقتصاد التركي»، مع الاشارة أحياناً الى أنها مهتمّة بـ «حل سياسي» للأزمة السورية. ليس فقط أن أمن إسرائيل لم يكن مهدّداً، ولا أن التخريب الإيراني توقف بل تعمل طهران حالياً على استثمار نتائجه، ولا أن التحالف الأميركي مع تركيا لم يبدُ فاعلاً أو مفيداً وايجابياً بالنسبة الى سورية والسوريين، بل ان اختلالاته المتواصلة والتقلّبات في واشنطن نفسها (في عهد الادارتَين، السابقة والحالية) انعكست سلباً بإحباطها أي دور عربي أو أوروبي ممكن في سورية.

باستثناء الاستبعاد العلني للبحث في مصير رئيس النظام السوري لم ترفض روسيا أيّاً من الأهداف الأميركية لكنها سعت دائماً الى مساومة على «كل شيء أو لا شيء» (سورية وأوكرانيا والسياسة الدفاعية الأطلسية…)، وربطت توظيفها الأزمة السورية بصفقة شاملة لم تُعرض عليها أبداً. ومع الانسحاب الأميركي تتراجع حظوظ المساومات ولن تجد روسيا صعوبة في طبخ حل سياسي مع شريكيها في مسار استانا، من دون أن تكون مضطرّة لأي تنازلات للاميركيين والأوروبيين الذين لم يستجبوا إلحاحها على تفعيل ملف إعادة الإعمار. وعلى رغم مكاسب كبيرة حقّقتها موسكو مع العرب في سياق الأزمة فإنها تتمسّك بتحالفها مع ايران وتراهن بقوة على تحالف مع تركيا لقاء رقعة نفوذ في سورية. أما محافظتها على درجة معينة من التنسيق مع إسرائيل لضرب ايران فتبدو بمثابة دعوة دائمة الى الولايات المتحدة لفتح البازار للمساومة.

مع ذلك لن يطول الوقت قبل أن يحصل اتصال اميركي – روسي لمناقشة الانسحاب، لأن ما بعده مرتبط بموسكو. لن تكون هناك مساومة ولا صفقة، بل احتكام الى الوقائع على الأرض واضحة. لن تفرض واشنطن شروطاً بل ستعرض سياستها وتترك لموسكو حسم خياراتها في ضوء المستقبل الذي تتصوّره لدورها في سورية: 1) اميركا ستمضي في استراتيجية احتواء ايران وبإمكان روسيا أن تتكيّف معها باحتواء النفوذ الإيراني في سورية إذا أرادت فعلاً انهاء الصراع وصون مصالحها، وبالتزامن ستواصل اميركا من العراق ضرب مواقع «داعش» ومحاولات الميليشيات الموالية لإيران للسيطرة على الحدود مع سورية، وستواصل أيضاً حماية قاعدة التنف جنوباً لمنع الإيرانيين من تهديد الأردن واسرائيل. 2) اميركا ستمضي في الانسحاب ولا تمانع عودة شمال شرقي سورية الى النظام السوري لكن بإشراف روسي مباشر، سواء لضمان حماية الأكراد أو لدعم استمرارهم في محاربة «داعش». 3) اميركا لا تعارض، وكذلك روسيا، انشاء «منطقة آمنة» لإرضاء تركيا شرط عدم احتكاكها بالأكراد ووضع حدٍّ لطموحاتها وأطماعها. 5) اميركا ستستمر على مواقفها من الحل السياسي في سورية وإنْ لم تتدخّل، فإذا استبعدت روسيا أي انتقال سياسي وتمسّكت ببشار الأسد ونظامه فعلى عاتقها المسؤولية والنتائج، لكن اميركا لن تبارك أي دستور عبثي أو انتخابات مزوّرة ولن تساهم في تمويل إعادة الإعمار أو تمنح ضمانات لمشاريعه.

ليس واضحاً كيف يمكن أن تُطبَّق هذه السياسة الأميركية واقعياً «من دون أن تغيّر شيئاً» ولا كيف ستتفاعل روسيا معها فهي لا تخفي تعجّلها، عبر الكرملين وعبر تزكية الخلاف الأميركي – التركي، حصول الانسحاب من سورية ومن دون أن يخلف وقائع على الأرض أو وجوداً رمزياً مزعجاً.

كانت موسكو وافقت مبدئياً على «المنطقة الآمنة» وأرادتها طُعماً يجتذب تركيا نهائياً الى المحور الروسي – الإيراني ويبعدها أكثر فأكثر عن اميركا، لكن أنقرة فضّلت التوافق مع واشنطن على تلك «المنطقة» وبالتالي فضّلت ألّا تجازف بالعلاقة مع الأطلسي. ستكون المصارحة صعبة بيت فلاديمير بوتين ورجب طيب اردوغان، فحسابات الأول قد تتغيّر طالما أن اردوغان يحاول اللعب معه ومع ترامب في آن. إدلب ستكون مجدّداً محك التقارب بين الرئيسين، خصوصاً أن أنقرة تركت «هيئة تحرير الشام/ جبهة النصرة سابقاً» تمدّ سيطرتها وتتوسّع. هذه هي المرة الأولى التي يتوصّل فيها تنظيم «القاعدة»، منذ نشوئه، الى فرض سلطته على رقعة من الجغرافية السورية تساوي مساحة لبنان، وما دام الأتراك سمحوا بذلك فإن تغيير هذا الأمر الواقع يقع على عاتقهم.

* كاتب وصحافي لبناني.

Des témoignages choquants confirment le meurtre d’une grande partie des appelés de la «Session 102» dans l’armée du régime


قوات-الاسد

Après sept ans de guerre, ses membres ont été démobilisés du de leurs services, 16 000 seulement des 90 000 d’entre eux ont été relâchés … Qu’est-il advenu des autres?

Syrie: des témoignages choquants confirment le meurtre d’une grande partie des soldats de la «Session 102» dans l’armée du régime

15 janvier 2019

Antioch Gaziantep «Al Qods Al Arabi»: après que le ministère syrien de la Défense ait finalement décidé de les démobiliser du service militaire, des éléments de la 102ème session de l’armée syrienne ont brisé le silence après huit ans de service et ont révélé des détails racontés probablement pour la première fois, sur le destin de la plus ancienne session au service des forces du régime pendant la révolution syrienne.

Le maintien de la 102e session, qui était la première organisée par les forces du régime après la révolution, préoccupait grandement les autres éléments des sessions successives, d’autant plus que le nombre d’appelés révèle une réalité que le régime a longtemps caché, essayant de donner l’impression de ses victoires dont le nombre de victimes n’a jamais été révélé.

Après sept ans de guerre, ses membres ont été démobilisés du de leurs services, 16 000 seulement des 90 000 d’entre eux ont été relâchés … Qu’est-il advenu des autres?

(…) la différence de nombres révèle l’ampleur des pertes subies dans les rangs de la session, qui a perdu la plupart de ses appelés au cours des batailles avec l’opposition et Daech 

سوريا: روايات صادمة تؤكد مقتل نسبة كبرى من جنود «الدورة 102» في جيش النظام

15 – يناير – 2019

أنطاكيا ـ غازي عنتاب ـ «القدس العربي»: بعد إصدار وزارة الدفاع في حكومة النظام السوري أخيراً قراراً بتسريحهم من الخدمة العسكرية، خرج عناصر من الدورة 102 في جيش النظام السوري عن صمتهم بعد ثمانية أعوام من الخدمة، وكشفوا لـ«القدس العربي» عن تفاصيل ربما تروى للمرة الأولى حول مصير الدورة الأقدم التي تخدم في قوات النظام خلال الثورة السورية.

وشكل الاحتفاظ بالدورة 102، وهي أول دورة يجري الاحتفاظ بها من قبل قوات النظام بعد اندلاع الثورة، هاجس خوف كبيرا لدى عناصر الدورات الأخرى، لاسيما وأن تعداد عناصر الدورة الحالي يكشف عن واقع لطالما أخفاه النظام طويلاً عن عناصره وحاول إيهامهم كما جرت العادة، بانتصارات لطالما بقي عدد ضحاياها قيد الكتمان.

سرّح أفرادها بعد سبع سنوات من الحرب وعاد 16 ألفا من 90 ألفا… فماذا حصل للباقين؟

يقول «م. لـ« وهو عنصر سابق في الدورة 102 في قوات النظام، وأحد الواصلين إلى تركيا (لم يذكر طريقة وصوله) في حديث لـ «القدس العربي»، إن «العدد الكلي لعناصر الدورة عند التحاقهم بقوات النظام عام 2010 كان نحو 90 ألفاً بين صف ضباط وأفراد، ولكن الواقع المؤلم أنه عندما جرى تسريح الدورة مؤخراً، كان عدد الجميع بمن فيهم الموظفون والعناصر وصف الضباط وكل من له علاقة بالدورة 102، 16 ألفاً فقط»، مشيراً إلى أن الفارق في الرقم يكشف حجم الخسائر في صفوف الدورة التي فقدت غالبية عناصرها خلال المعارك مع المعارضة وداعش».
يضيف: «أولى الخسائر الكبيرة التي منيت بها دورتنا كانت معركة حاجز بلدة العشارة في ريف مدينة دير الزور الشرقي منتصف عام 2012، حيث كانت المعارضة حينها في أوج قوتها وتمكنت بدعم من قوات عشائرية من السيطرة على كامل الحدود الشرقية مع العراق من بينها الميادين والقورية وغيرها، فيما كانت خسائرنا نحن بشكل خاص في بلدة العشارة، حيث تكبدت دورتنا نحو 1000 قتيل خلال خمسة أيام من المعارك في محيط العشارة وداخلها ويومها فر عشرات العناصر منا وقتل المئات وأعلن آخرون انشقاقهم، وجرى نقلنا بعدها إلى ريف حماة الجنوبي وبالتحديد إلى مدينة السلمية، فيما اختفت جثث رفاقنا القتلى، وقيل لنا إنها سلمت لذويهم، رغم أنني سألت إحدى أمهات رفاقنا عن جثة رفيقي فأصابها انهيار عندما علمت بأن ابنها قد قتل، أي أن تسليم الجثث كان مجرد كذبة فقط».
ويستطرد: «المعركة التالية كانت في مدينة حمص وبالتحديد بابا عمرو في آذار/مارس 2013 حيث تعرض عناصر الدورة وغيرهم من قوات النظام وميليشياته، لسلسلة كمائن قتل على إثرها المئات غالبيتهم كان من الدورة 102 أيضاً، قبل أن يتم نقلهم إلى أطراف الغوطة الشرقية عام 2014، ليلقوا المصير ذاته على يد فصائل الجيش الحر»، مشيراً إلى أنه وبعد ذلك انشق عن طريق فصيل في حماة، والذي أمن له طريقة للدخول إلى تركيا حيث يقيم الآن.
وحسب المصدر ذاته فإن حملة التسريح التي لاقت استجابة كبيرة من قبل عناصر النظام والتي كان أول من أطلقها هم عناصر الدورة 102 في قوات النظام، جاءت بعد وساطات كبيرة لدى ضباط في النظام. وبعد السماح لعناصر الدورة بإطلاق الحملة عام 2017، كانت هناك وساطات كبيرة من قبل عناصر وضباط مجندين في الدورة، دفعوا ثمنها مبالغ طائلة ليقوم هؤلاء الضباط (أغلبهم في الحرس الجمهوري) بالتوسط مع قيادة الجيش من أجل تسريح الدورة والذي تم بالفعل في أيار/ مايو من عام 2018. وذكر: «لم ينتهِ الأمر هنا فقد كانت هناك نوايا جديدة لإلحاق عناصر الدورة في صفوف الاحتياط من جديد، وهو ما أدى لفرار معظم العناصر لا سيما في ظل المكافأة الذليلة التي منحتها قيادة الجيش لذوي القتلى ومصير من أصيبوا بإعاقات دائمة خلال الحرب، لاسيما بعد أن انتشرت صورة لأحد عناصر الدورة وقد بترت قدمه وهو يبيع على (بسطة) في دمشق».
وكانت التصرفات التي وصفتها صفحات موالية بـ«المهينة» بحق من أسمتهم (حصون الوطن ودروعه) قد أثارت غضب الشارع الموالي برمته، حيث سبق أن قالت صفحة «سوا للمطالبة بحقوق المسرحين من الجيش العربي السوري» الموالية بالتزامن مع بدء تسلم التعويضات: «أليس من حقنا أن تؤمن الحكومة لنا حياة كريمة؟ أليس من حق من دافع ودفع فاتورة الحرب من عمره ان يكون له شاغر وظيفي كما وعدتنا الحكومة في القرارات السابقة؟ أليس من حقنا أن يكون لنا شقة في هذا الوطن الذي دافعنا عنه ولم نتركه هاربين إلى أوروبا؟ أليس من حقنا أن نُعطى تعويضاً مالياً لائقاً تقديراً لجهودنا؟».

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