Le nouveau chef de Daech n’est pas arabe, mais turkmène


Le nouveau chef de Daech n’est pas arabe, mais turkmène

 

Le successeur de Baghdadi à la tête de Daech prétend être un descendant arabe du prophète Mohammed, alors même qu’il est d’origine turkmène.

Une des très rares photos du nouveau chef de Daech

La mort d’Abou Bakr al-Baghdadi, dans un raid américain au nord-ouest de la Syrie, en octobre 2019, a porté un coup très sévère à l’organisation dont il s’était proclamé le « calife ». Daech, le bien mal nommé « Etat islamique », a annoncé que son successeur était Abou Ibrahim al-Hashimi al-Quraishi, soit Abou Ibrahim « l’Hachémite le Qoraychite ». La propagande jihadiste s’efforçait ainsi  d’accréditer la fiction d’un chef, non seulement arabe, mais aussi descendant du prophète Mohammed par sa tribu qoraychite et son clan hachémite. Cette fiction est essentielle pour entretenir la flamme d’un rétablissement à terme du soi-disant « califat » auquel, selon l’orthodoxie islamique, seul un Arabe peut pleinement prétendre, a fortiori s’il se réclame de la lignée prophétique. Mais les mensonges de Daech ne sauraient masquer une réalité bien différente, et au fond assez embarrassante pour des jihadistes endurcis.

UN TURKMENE A LA PLACE D’UN ARABE

Le nouveau chef de Daech s’appelle en fait Amir Mohammed Saïd al-Salbi al-Mawla, surnommé Abou Omar al-Turkmani, soit Abou Omar « le Turkmène ». Il est en effet né dans la ville irakienne de Tal Afar, à 70 kilomètres à l’ouest de Mossoul. Cette enclave turkmène est divisée entre quartiers chiites et sunnites, ceux-ci ayant fourni à Saddam Hussein de nombreux cadres de son armée et de sa police politique. Lorsque le despote irakien a abandonné toute prétention laïque pour mobiliser à son profit les réseaux salafistes, les militants sunnites de Tal Afar ont été à la pointe d’un tel mouvement. Après l’invasion américaine de 2003, ils ont largement rejoint l’insurrection jihadiste, avec le soutien des services du régime Assad. C’est ainsi que Salbi al-Mawla a été incarcéré dans la prison américaine de Bucca, en 2004, où il a rencontré Baghdadi. Les Etats-Unis se sont bien gardés de révéler dans quelles conditions Mawla a été libéré, Baghdadi l’ayant été pour… bonne conduite.

Baghdadi prend en 2010 le contrôle de la branche irakienne d’Al-Qaida, devenue « l’Etat islamique en Irak », puis, en 2013, « l’Etat islamique en Irak et en Syrie », désormais connu sous son acronyme arabe de Daech. Salbi al-Mawla accompagne l’ascension de son ancien camarade de détention. Lorsque Baghdadi proclame en 2014 son « califat » à Mossoul, Tal Afar, vidée de sa population chiite, accueille en retour une vague de « volontaires » étrangers. C’est dans cette ville que de nombreux ateliers d’explosifs sont implantés et que de sanglants attentats sont planifiés. Outre ses responsabilités dans un tel terrorisme de masse, « Abou Omar le Turkmène » joue un rôle majeur dans la campagne jihadiste de liquidation de la minorité yézidie, par les massacres, l’expulsion et l’esclavage sexuel. Les coups portés à Daech favorisent sa promotion jusqu’au premier cercle de l’organisation, y compris après la libération de Tal Afar, en août 2017, quelques semaines après Mossoul.

Carte des combattants de Daech (ISIS) en Irak, établie par le Center for Global Policy en mai 2020

LA PATIENTE REMONTEE DE DAECH

L’accession d’un chef turkmène à la tête de Daech rompt avec plus de trois décennies de direction arabe des groupes jihadistes à vocation internationale, depuis Ben Laden jusqu’à Baghdadi, en passant par Zarqaoui, le fondateur de la branche irakienne d’Al-Qaida, et Zawahiri, l’actuel chef d’Al-Qaida. L’organisation a dès lors nié une telle rupture en inventant la fable d’une ascendance prophétique de son nouveau leader. Le quotidien britannique « Guardian » affirme par ailleurs que le frère aîné du nouveau chef de Daech est installé en Turquie, où il représenterait le Front turkmène d’Irak. Cette coalition de formations turkmènes a été fondée en 1995, avec le soutien actif d’Ankara, dans le cadre d’une solidarité d’Etat avec les minorités turques des pays voisins. Cette politique turque d’appui aux populations turkmènes est désormais moins active en Irak qu’en Syrie, où deux milices turkmènes, la Division Sultan Mourad et la Brigade Suleiman Shah, ont fourni une partie des milliers de mercenaires syriens engagés par la Turquie en Libye.

Lui-même vétéran d’une guérilla jihadiste, et ce avant même l’établissement du pseudo-califat, Abou Omar al-Turkmani organise aujourd’hui avec méthode la patiente remontée en puissance de l’insurrection de Daech en Irak et en Syrie. Le Center for Global Policy (CGP), basé à Washington, a publié le mois dernier un rapport d’une rare précision sur les nouvelles structures de Daech. La carte ci-dessus localise une partie des quelque 4000 guérilleros jihadistes actifs en Irak, le nombre des militants armés, mais pour l’heure inactifs, étant estimés au double. Les combattants de Daech seraient aussi nombreux en Syrie, où ils ont déjà infligé des pertes sérieuses au régime Assad, dans le désert de Palmyre. Ils font aussi preuve d’une pugnacité troublante dans la vallée syrienne de l’Euphrate, moins d’un an après y avoir perdu leur dernier bastion territorial. Turkmani semble déterminé à reconstituer ses réseaux clandestins, dans le cadre d’une stratégie de longue haleine visant, le moment venu, à dépasser le stade d’une guérilla de basse intensité. Son atout majeur est que le conflit entre les Etats-Unis et l’Iran, aggravé de la confrontation entre Turcs et Kurdes, interdit toute reconstitution d’une coalition anti-jihadiste digne de ce nom.

Les Etats-Unis ont mis la tête de Said al-Mawla, alias Abou Omar al-Turkmani, à prix pour 5 millions de dollars. C’était déjà la récompense offerte par Washington pour Ben Laden ==avant== les attentats du 11 septembre 2001.

Une nouvelle structure pour « Daech », basée sur la sécurité, le militaire et le social


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Rapport: Rashid Hourani
Le 30 mai 2020

Le chercheur dans les affaires des mouvements djihadistes Urabi Abd al-Hayy Urabi pour «JesrPress»:
– La récente escalade d’activité de l’organisation prouve que la coalition n’a pas réussi à éliminer définitivement ses cellules malgré les arrestations et les raids en cours
– Les attaques terroristes contre « SDF » visent à le surcharger et à liquider son réseau de sécurité; tout en visant les forces du régime pour saisir les mécanismes et les munitions

Le chercheur sur les affaires des mouvements jihadistes au Bridges Center for Studies, Urabi Abd al-Hayy Urabi, a expliqué dans une déclaration spéciale au journal Jisr que la plupart des activités de « Daech » en Syrie se concentrent dans la région orientale (Deir Ez-Zor, Raqqa, al-Hassakah), donc l’analyse du contexte de la présence de l’organisation permet une meilleure compréhension de la nature de la présence des cellules de l’organisation et leurs zones de prolifération. Par exemple, le nombre d’opérations de l’organisation confirmées dans la région orientale ont atteint 197 au cours des quatre premiers mois de 2020, dont 162 à Deir Ezzor, soit 82,2% de toutes les opérations dans la région, suivies d’Al-Raqqa de 9,1% puis d’Al-Hassakah à 8,6. %.

Il a souligné qu’il est important de noter que la plupart des opérations de l’organisation sont dirigées vers Zbane, bien que la plupart des débarquements aient lieu soit dans la zone de Bassira, soit dans le Jadid akidat, ce qui confirme que l’organisation a mis en place une nouvelle structure de sorte que si un groupe ou une personne tombe en captivité, il ne sera pas en mesure de dire quoi que ce soit en dehors du groupe dans lequel il se trouve, et donc les atterrissages prédéterminés sont limités aux endroits où les arrestations précédentes ont eu lieu.

L’organisation peut également se déplacer avec une grande liberté dans les zones de la campagne orientale de Deir Ez-Zor. Cela indique la présence de cellules actives dans la région, en particulier dans les régions de Zibane et Bassirah, et en suivant les mouvements de l’organisation, elle s’est annoncée, d’une manière bien organisée, et sa présence sur les marchés de la zone de Zibane et de Bassira à plusieurs reprises par la destructions des bureaux de tabac, exigeant des redevances ou menaçant des personnes de mort pour avoir traité de avec les « SDF », et il envoie de temps en temps des messages menaçants aux éléments de ces derniers par le biais des sms sur leurs téléphones portables, ou en répandant des rumeurs ou en collant des messages aux portes et dans les lieux publics, dans le but de confirmer sa présence sécuritaire dans la région, ce qui confirme que sa présence est liée à des individus liés au tissu local, et l’échec de la coalition à prouver l’élimination définitive des cellules de l’organisation malgré ses opérations en cours dans la région et les arrestations et raids qu’elle continue de mener.

Les frappes croissantes de l’organisation contre les «SDF» visent à liquider son réseau de sécurité et à les pousser vers une mobilisation permanente et épuisante; alors que ses frappes contre le régime visent à saisir divers véhicules et munitions.

Certes, le facteur de contrebande de l’Irak vers la Syrie joue un rôle fondamental dans le renforcement des capacités des éléments de l’organisation dans la région, en plus du travail de certaines cellules de l’organisation pour se cacher à l’intérieur de certains villages et y attirer des jeunes, tandis que les éléments de l’organisation voyageant entre la chaîne de montagnes d’Al-Bishri et les villages de Deir Ez-Zor assurent le transfert d’équipements, de plans, de directives et de remplacement de ses éléments d’une période à l’autre et le suivi des mouvements de l’organisation indiquent qu’elle peut manoeuvrer, déplacer et collecter les fonds qui lui sont nécessaires à travers ses canaux constitués de plusieurs personnes qui doivent disposer des fonds sous les noms de zakat et taxes.

Bien que « Daech » ait concentré ses attaques dans la région contre « SDF », cependant, ses opérations contre le régime et ses alliés se sont intensifiées récemment et la plupart d’entre elles étaient concentrées dans la région d’Al-Mayadeen et d’Al-Boukamal à Deir Ez-Zor, tandis que le reste des autres opérations étaient concentrées dans le district de Rassafa, au sud de Raqqa. En plus de ses opérations sur la route Palmyre-Deir Ez-Zor. L’organisation a mené ces opérations avec un caractère différent de ses opérations contre les FDS, où l’attaque généralisée était la tactique la plus importante contre les forces du régime et ses alliés, suivie d’assassinats et d’engins explosifs improvisés, et les opérations de ciblage en dernier lieu, ce qui indique que l’organisation exploite la nature du terrain et la taille de sa zone pour mener des attaques surprises contre les groupes de l’armée près de la frontière irakienne et contre ses convois en mouvement dans la région ainsi que la liquidation d’éléments qui ne lui sont pas utiles au niveau sécuritaire ou financièrement, de ceux qui sont détenus en captivité.

En termes sociaux, le chercheur du Bridge Center for Studies a indiqué que l’organisation a accru ses activités religieuses et sociales et son ingérence dans la vie quotidienne, car des groupes changeants de l’organisation visitent fréquemment les magasins et boutiques dans les zones de la campagne de Deir Ez-Zor al-Sharqi et du sud de Raqqa, et ils interdisent aux vendeurs de vendre de tabac, ils ont également cassé plusieurs magasins en raison de leur vente d’alcools. Ils demandent, en plus, aux femmes de rentrer chez elles et de ne pas les employer dans les magasins, parce que c’est contraire à charia « loi  islamique », dans un rappel clair à ses activités que la hisba imposée lors de son contrôle géographique de la région.

L’organisation a également profité de l’ambiance liée au confinement sanitaire en augmentant ses opérations de sécurité, mais les arrestations effectuées par la coalition en présence des « FDS » contre des responsables financiers ou des responsables de la communication; cela pourrait affecter sa capacité à se déplacer temporairement, et estime que le rythme de ses opérations plus tard devrait s’accélérer, ce qui indique, encore une fois, que l’organisation suit le modèle de cellule de cluster car les groupes proches dépendent d’une communication étroite par le biais d’un seul individu (le facteur) et les cellules déterminent leurs objectifs avec les réseaux qu’elles possèdent et des potentiels subjectifs.

Tahrir Al-Cham continue la confiscation  des biens de la communauté chrétienne à Idleb et rejette leurs recours


24 avril 2020-OSDH

La confiscation de biens de citoyens sur fond de religion ou confession, ou attitude différente envers la révolution syrienne dans différentes régions géographiques, est considérée comme un crime injustifiable.
Dans ce contexte, les membres de la communauté chrétienne du gouvernorat d’Idleb sont confrontés à l’injustice des organisations jihadistes et aux violations des factions islamiques, en termes d’application de ce qu’ils considèrent comme une “loi islamique” aux membres de différentes confessions, où un tribut est imposé et ils sont obligés de quitter leur domicile vers des zones sous le contrôle du régime.
Les «factions islamiques» ont fait pivoter l’administration Idleb, en commençant par Jaych Al-Fateh et se terminant par le «gouvernement du salut», l’aile civile du siège de la Hayat Tahrir Al-Cham, qui à son tour a resserré contre les chrétiens de la ville d’Idleb, et a commencé à poursuivre les propriétaires et occupants dans leurs biens immobiliers, demandant, notamment aux locataires, de s’orienter vers le bureau des «propriétés chrétiennes» considérés par Tahrir Al-Cham comme faisant partie du butin, afin de revoir les bureaux administratifs, et renouveler leurs baux et fixer de nouvelles conditions qui comprennent surtout l’augmentation de loyers des maisons et des magasins.
Ces factions ont informé les locataires que le bureau responsable des “butins” a le droit de les louer, de les acquérir et d’en disposer à tout moment, comme l’exige l’Autorité “Chai’a”.

Le siège de la Hayat Tahrir Al-Cham empêche également les membres de la communauté chrétienne qui avaient fui leurs maisons de donner procuration à quelqu’un pour modifier une décision rendue par les tribunaux de la charia concernant leurs biens et propriétés, car ils sont des propriétés établies et non sujettes à discussion, considérées comme ses propres propriétés privées à la Hay’at.

De même, les citoyens de la communauté chrétienne dans la campagne occidentale d’Idleb, dans la ville de Jisr Al-Choughour et dans les villages et les villes de «Al-Yaqoubia, Al-Qenya, Al-Jadida, Al-Ghassaniyah et Haluz», où elle a mis la main ainsi que le bureau des butins sur les maisons et les moyens de subsistance pour les acquérir et subvenir aux besoins des familles des combattants. l

La question des biens des familles chrétiennes reste soumise au contrôle des groupes radicaux de Hayat Tahrir Al-Cham, malgré les tentatives de cette dernière de changer sa politique pour rester dans les rangs de la révolution du peuple syrien.

“تحرير الشام” تواصل مصادرة أملاك أبناء الطائفة المسيحية في إدلب وترفض مطالبتهم بها

24 . أبريل,2020  – OSDH

تعد مصادرة أملاك المواطنين على خلفية الدين أو المذهب أو اختلاف الموقف من الثورة السورية على اختلاف المناطق الجغرافية من الجرائم التي لا يمكن تبريرها.
في سياق ذلك، يواجه أبناء الطائفة المسيحية في محافظة إدلب ظلم التنظيمات الجهادية وانتهاكات الفصائل الإسلامية، من حيث تطبيق ما يعتبرونه “الشريعة الإسلامية” على أبناء الطوائف المختلفة، حيث يتم فرض الجزية والتضييق عليهم للخروج من منازلهم إلى مناطق سيطرة النظام.
وكانت “الفصائل الإسلامية” تتناوب على إدارة إدلب ابتداءً من جيش الفتح وانتهاءً بـ”حكومة الإنقاذ” الجناح المدني لهيئة تحرير الشام، حيث ضيقت بدورها على المسيحيين أبناء مدينة إدلب، وبدأت بملاحقة مالكي وشاغلي العقارات المملوكة لهم ووجه مكتب “أملاك النصارى” التي تدرجها تحرير الشام في سياق الغنائم بلاغات إلى الأشخاص المستأجرين لمراجعة المكاتب الإدارية، لتجديد العقود ووضع شروط جديدة شملت رفع أجور المنازل والمحال التجارية.
وأعلمت تلك الفصائل المستأجرين أن المكتب المسؤول عن الغنائم له أحقية تأجيرها والاستحواذ عليها والتصرف بها بأي وقت، وفق ما تقتضيه المصلحة.
كما تمنع هيئة تحرير الشام المواطنين من الطائفة المسيحية الذين هربوا من منازلهم أن يوكلوا شخص ما لتغيير حكم صدر عن المحاكم الشرعية فيما يخص أملاكهم، كونها أملاك محسومة وغير قابلة للنقاش، كما تعتبرها أملاك خاصة لها.
وكذلك حال المواطنين من أبناء الطائفة المسيحية في ريف إدلب الغربي، في مدينة جسر الشغور وقرى وبلدات “اليعقوبية والقنية والجديدة والغسانية وحلوز”، حيث وضعت “تحرير الشام” ومكتب الغنائم، يدها على المنازل والأرزاق للاستحواذ عليها ودعم عائلات المقاتلين.
وتبقى قضية أملاك العائلات المسيحية رهن سيطرت الجماعات المتشددة في صفوف هيئة تحرير الشام رغم محاولاتها في تغيير سياساتها للصعود على أكتاف ثورة أبناء الشعب السوري.

 

Badia d’Homs en 24 heures … environ 60 personnes de l’Etat islamique et des forces du régime tués dans les batailles de Sokhnah ..


les-talons-des-daechiottes

Badia d’Homs en 24 heures … environ 60 personnes de l’Etat islamique et des forces du régime tués dans les batailles de Sokhnah .. le dernier envoie de grands renforts militaires et les avions russes continuent de bombarder la région

10 avril 2020 – OSDH

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a surveillé l’arrivée d’importants renforts militaires des forces du régime et des hommes armés qui lui sont fidèles à Sokhnah et sa périphérie, en plus des stations, notamment la troisième station. Les forces du régime, avec le plein soutien de la Russie, ont fortifié et consolidé leurs positions sur la route Homs – Deir Ez-Zor dans la Badia syrienne, en raison de la grande activité et l’escalade des éléments de l ‘”État islamique” qui se répand largement dans la Badia syrienne. La plus importante de ces activités est l’attaque que l’organisation a commencée aux premières heures de la matinée de jeudi, au cours de laquelle elle a attaqué la région d’Al-Sokhnah, la campagne extrême-orientale de Homs, tandis que les affrontements se poursuivent jusqu’à présent, entre les forces du régime et ses fidèles au milieu des frappes aériennes intenses et continues des avions de combat russes, et syriens, cependant, l’Observatoire syrien a appris que les forces du régime ont pu reprendre le contrôle de tous les sites perdus à Sokhnah.

L’Observatoire syrien a documenté davantage de victimes humaines entre les deux parties aux combats pendant 24 heures où a eu lieu d’intenses et violants bombardements aériens et terrestres, alors que le nombre de morts des forces du régime et des fidèles est passé à au moins 32, tandis que le nombre de morts des membres de l’Etat islamique est passé à 26.

Ainsi, depuis le 24 mars jusqu’aujourd’hui, le nombre de morts s’élève au moins à 415 membres des forces du régime et les milices qui lui sont fidèles de nationalités syriennes et non syriennes, dont deux au moins, de nationalité Russe, en plus des 75 milices fidèles à l’Iran de nationalités non syriennes, ont tous été tués lors d’attaques, de bombardement et d’embuscades de Daech dans l’Euphrate occidental, le désert de Deir Ez-Zor, Raqqa, Homs et As Souwayda’. L’Observatoire syrien a également documenté 4 martyre civils travaillant dans les champs de gaz, deux bergers et 4 tués dans les attaques de l’Etat islamique, tandis que l ‘«Observatoire» a également documenté la mort de 150 membres de l’organisation « Islamique » au cours de la même période au cours des attaques et des bombardements.

بادية حمص خلال 24 ساعة.. نحو 60 قتيلاً من تنظيم “الدولة الإسلامية” وقوات النظام في معارك السخنة.. والأخيرة تستقدم تعزيزات عسكرية كبيرة والطائرات الروسية تواصل قصف المنطقة

10 أبريل,2020

رصد المرصد السوري لحقوق الإنسان وصول تعزيزات عسكرية كبيرة لقوات النظام والمسلحين الموالين لها إلى مواقعها في السخنة وأطرافها بالإضافة للمحطات وأبرزها المحطة الثالثة، كما عمدت قوات النظام وبدعم روسي كامل من تحصين وتعزيز مواقعها على طريق حمص – دير الزور بالبادية السورية، يأتي ذلك بسبب النشاط الكبير والمتصاعد لعناصر تنظيم “الدولة الإسلامية” التي تنتشر بكثافة في البادية السورية، وأبرز تلك النشاطات الهجوم الذي بدأه التنظيم مع ساعات الصباح الأولى من يوم أمس الخميس والذي هاجم خلاله منطقة السخنة أقصى ريف حمص الشرقي، فيما لا تزال الاشتباكات مستمرة حتى اللحظة مع قوات النظام والمسلحين الموالين لها، وسط استمرار القصف الجوي المكثف من قبل الطائرات الروسية وطائرات النظام الحربية، فيما علم المرصد السوري أن قوات النظام تمكنت من استعادة السيطرة على كامل المواقع التي خسرتها لصالح التنظيم في السخنة.

ووثق المرصد السوري مزيداً من الخسائر البشرية بين طرفي القتال خلال 24 ساعة من القصف المكثف جواً وبراً والمعارك العنيفة، حيث ارتفع تعداد قتلى قوات النظام والمسلحين الموالين لها إلى 32 على الأقل، بينما ارتفع تعداد قتلى عناصر تنظيم “الدولة الإسلامية” إلى 26.

وبذلك، ترتفع حصيلة الخسائر البشرية منذ أواخر مارس/آذار الفائت، حيث وثق “المرصد السوري” خلال الفترة الممتدة من 24 مارس الفائت وحتى اليوم، مقتل ما لا يقل عن 415 من قوات النظام والمسلحين الموالين لها من جنسيات سورية وغير سورية، من بينهم اثنين من الروس على الأقل، بالإضافة لـ75 من المليشيات الموالية لإيران من جنسيات غير سورية، قتلوا جميعاً خلال هجمات وتفجيرات وكمائن لتنظيم “الدولة الإسلامية” في غرب الفرات وبادية دير الزور والرقة وحمص والسويداء. كما وثق المرصد السوري استشهاد 4 مدنيين عاملين في حقول الغاز واثنين من الرعاة و4 قتلوا في هجمات التنظيم، فيما وثق “المرصد” كذلك مقتل 150 من تنظيم “الدولة الإسلامية”، خلال الفترة ذاتها خلال الهجمات والقصف والاستهدافات.

ووثق المرصد السوري مزيداً من الخسائر البشرية بين طرفي القتال خلال 24 ساعة من القصف المكثف جواً وبراً والمعارك العنيفة، حيث ارتفع تعداد قتلى قوات النظام والمسلحين الموالين لها إلى 32 على الأقل، بينما ارتفع تعداد قتلى عناصر تنظيم “الدولة الإسلامية” إلى 26.

وبذلك، ترتفع حصيلة الخسائر البشرية منذ أواخر مارس/آذار الفائت، حيث وثق “المرصد السوري” خلال الفترة الممتدة من 24 مارس الفائت وحتى اليوم، مقتل ما لا يقل عن 415 من قوات النظام والمسلحين الموالين لها من جنسيات سورية وغير سورية، من بينهم اثنين من الروس على الأقل، بالإضافة لـ75 من المليشيات الموالية لإيران من جنسيات غير سورية، قتلوا جميعاً خلال هجمات وتفجيرات وكمائن لتنظيم “الدولة الإسلامية” في غرب الفرات وبادية دير الزور والرقة وحمص والسويداء. كما وثق المرصد السوري استشهاد 4 مدنيين عاملين في حقول الغاز واثنين من الرعاة و4 قتلوا في هجمات التنظيم، فيما وثق “المرصد” كذلك مقتل 150 من تنظيم “الدولة الإسلامية”، خلال الفترة ذاتها خلال الهجمات والقصف والاستهدافات.

عقب نفي الثوار والإغراق بدمائهم … ظهور جديد لـ “أبو اليقظان” متحدثاً عن الظلم وسقوط المناطق ..!!


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عقب نفي الثوار والإغراق بدمائهم … ظهور جديد لـ “أبو اليقظان” متحدثاً عن الظلم وسقوط المناطق ..!!

 

18.شباط.2020

تناقلت معرفات موالية لـ “هيئة تحرير الشام”، كلمة مرئية للشرعي السابق في صفوفها “أبو اليقظان المصري”، في مشهد اعتبره الكثير استفزازياً لأهالي الثوار ممن سقطت مناطقهم مؤخراً بيد عصابات الأسد.

وجاء في كلمة “المصري” متسائلاً: “ماذا يقال لي ولك؟؟ بعد أنّ سقطت المعرة ومن قبلها خان شيخون ومن ثم سقطت سراقب وتلة العيس والريف الجنوبي لحلب فيما يدعي أنه قاتل في الريف الغربي لمحافظة حلب المنطقة الذي اجتاح معظمها نظام الأسد وميليشياته.

وبعد ذكره لكل هذه المناطق المحررة التي سقطت، مخاطباً اتباعه، “حرّيٌ بنا أن نفتش في ظلمنا وفي معاصينا وفي تقصيرنا ونتأخذ بأسباب النصر الشرعية والقدرية فلكل عقيدة تأثير، مستشهداً ببيت شعري يتحدث فيه عن عدم سلوك طريق النجاة، حسب وصفه.

واختتم الشرعي المثير للجدل في تصريحاته الكلمة المرئية بقوله، “لكل مقدمة نتيجة”، فهل يقصد بها نفي الثوار ومصادرة سلاحهم كانت مقدمة لنتيجة سقوط تلك المناطق بيد عصابات الأسد، يتسائل متابعون.

وسبق أنّ نشرت عناصر يتبعون لـ “تحرير الشام” تسجيلاً مصوراً يظهر القيادي والشرعي “أبو اليقظان المصري” في أثناء مشاركته بمعارك انتزاع السيطرة والبغي على فصائل الجيش الحر بريف حلب الغربي، التي انتهت بهيمنة الهيئة على المنطقة ليصار إلى سيطرة النظام عليها لاحقاً.

ويُعيد ناشطون تداول تسجيلات مصورة بثتها حسابات مناصرة لـ “تحرير الشام” إبانّ التجييش ضد الفصائل والأهالي الرافضين لها، تظهر شرعي الهيئة سابقاً وهو يدعي لاستكمال السيطرة على بلدات شمال غرب حلب ونفي فصائل الجيش الحر منها.

ويعود إلى الأذهان مشاهد القوة الضاربة التي استخدمتها تحرير الشام من خلال حشدها الكبير والأرتال الضخمة والأسلحة الثقيلة لدخول مناطق الثوار بريف حلب، فيما اختفت هذه المشاهد في مقاومة ومواجهة عصابات الأسد في المنطقة ذاتها.

ميدانياً تمكنت قوات الأسد من السيطرة مدن وبلدات غرب حلب وأبرزها خان العسل وكفرناها، كما الحال بريف حلب الشمالي حيث فرضت سيطرتها على مناطق حريتان وعندان وحيان ومعارة الأرتيق، بغطاء جوي روسي.

هذا وتندرج ممارسات الهيئة ضمن سياسة والانتقام فيما بات يربط متابعين بين تقدم النظام وتلك النشاطات المشبوهة التي أسفرت عن سقوط المناطق في وقت وكتفي قيادة الهيئة بخلق التبريرات للانهيارات في صفوفها وعدم زجها بثقلها العسكري في المنطقة.

يذكر أن “هيئة تحرير الشام” فرضت هيمنتها العسكرية والمدنية على مدن وبلدات ريف حلب، فيما امهلت نشطاء الثورة الأوائل وأبرز الشخصيات بضرورة الخروج من المنطقة مهددة إياهم بالاعتقال عقب فرض سيطرتها مستخدمةً الأسلحة الثقيلة، في وقت حرض فيه “أبو اليقظان”، على مواصلة القتال ضدَّ الثوار، ليظهر مؤخراً في جملة من التصريحات المثيرة كما جرت العادة.

Les revenus pétroliers de la Jazira syrienne: un milliard de dollars pour nourrir le PKK, allaiter « Daech » et …


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Les revenus pétroliers de la Jazira syrienne: un milliard de dollars pour nourrir le PKK, allaiter « Daech » et les épidémies pour la population locale!

15/1/2020 – Équipe d’enquêtes « JesrPress »

Résumé:

– La quantité de pétrole produite dans 46 champs et puits de pétrole seulement, est de 87 030 barils par jour.
– Dans le champ Al-Suwaidia à Al-Hassaka, un demi-million de mètres cubes de gaz sont produits quotidiennement, pour une valeur de marché de 160 000 USD.
– La valeur des quantités collectées en une année est de 840 millions de dollars.
– Si l’on prend en compte ce qui n’est pas rescencé, la valeur du pétrole produit est au minimum de 1 milliard de dollars par an.
– Bénéficiaires de la richesse pétrolière: Les FDS, le régime Al-Assad, le PKK, Daech et le secteur de la corruption.
– Les habitants locaux sont à nouveau privés de cette richesse, une explosion de colère dévastatrice est imminente.

La seule fois où Hafez al-Assad a fait une déclaration à propos du pétrole syrien, il a dit de manière menaçante qu’il était « entre des honnêtes mains », et depuis lors, les Syriens ont une fois de plus remis en question l’ironie du sens du mot « honnête »!, qui avait avalé leur richesse d’or noir pendant un demi-siècle. La situation n’a pas changé lorsque d’autres forces ont pris le contrôle du trésor enfoui de la Syrie, dont les dernières étaient les Forces démocratiques syriennes (FDS), dont le chef a répondu lorsqu’on lui a demandé quelles quantités de pétrole sont extraites, qu’il était « non compétentes en la matière », comme si connaitre le nombre de barils de pétrole sont extraits nécessite une qualification qualitative, mais Mazloum Abdi ajoute qu’il est sûr du fait que « le pétrole est distribué équitablement aux Syriens », sans nous dire comment il est arrivé à la conclusion de cette justice, tant qu’il ne connaît pas du tout la quantité de la production.

L’équipe du «JesrPress» a mené des enquêtes sur le terrain et a interrogé un grand nombre d’investisseurs pétroliers, de marchands, de responsables militaires chargés de la protection, de membres de l’administration civile et a obtenu des informations non négligeables sur les quantités de production pétrolière et ce qui se produit à l’ombre concernant l’investissement et les recettes.

Malgré la rareté des informations par rapport au nombre de secrets impliqués dans le dossier, notre enquête révèle des informations publiées pour la première fois, met en lumière où se situe le danger et ouvre la porte à la discussion et à la vérification à partir d’un certain nombre d’hypothèses qui n’ont pas été prises en compte par certains personnes intéressées et concernées par ce dossier.

La quantité de pétrole produite actuellement dans le nord-est de la Syrie :

Il y a environ 2000 puits de pétrole dans l’est de l’Euphrate, nous avons pu compter les quantités de pétrole produites dans seulement un petit nombre de ces puits et champs, en particulier nous avons calculé le produit dans 46 champs et puits, à travers les témoignages de commerçants, d’investisseurs et d’agents de sécurité, et après croisement des quantités de production de différentes sources, Nous avons obtenus des chiffres approximatifs pour la production de ces champs et puits comme indiqué dans le tableau suivant (nous notons que ces quantités varient d’un mois à l’autre, et même la dépendance de nombreux puits et points de collecte de pétrole a changé et ces tableaux ne doivent pas être comparés aux tableaux précédents sous les mêmes noms):

(Un tableau des quantités de production dans 46 champs et puits de pétrole dans le nord-est de la Syrie à la fin de l’année 2029)

Quant aux quantités de production de gaz, nous n’en connaissons que le nombre dans l’usine As-Suwaidia, qui atteint 500 mètres cubes de gaz par jour, et 15 000 à 200 000 bouteilles (bonbonne de gaz) sont remplies quotidiennement, à partir du gaz domestique.

Ceux, sur lesquels nos informations se sont appuyées ont indiqué qu’il y avait des champs et des puits profondément enfouis dans la région désertique et qu’à l’heure actuelle, personne ne pouvait y accéder, en raison des conditions de sécurité, à l’exception des forces militaires de FDS et des marchands de pétrole qui leur étaient étroitement associés, lesquels « JesrPress » n’a pas pu contacter.

En bref, la production totale des sources de pétrole en amont qui ont été calculées s’élève à environ 87 mille barils par jour, tandis que la quantité de gaz produite dans le champ de l’usine As-Suwaidia est d’un demi-million de mètres cubes par jour, et puisque le baril de pétrole brut est vendu à un montant moyen de 25 dollars USD, la valeur de la production de pétrole que nous avons calculé représente environ deux millions et cent soixante-quinze mille (2 175 000 $) dollars par jour, tandis que la valeur du gaz produit dans l’usine As-Suwaidia est d’environ cent soixante mille (160 000) dollars par jour. Cela signifie deux millions trois cent trente-cinq mille (2 335 000$) dollars par jour, environ 70 millions de dollars (70 000 000 $) par mois et environ huit cent cinquante millions de dollars (850 000 000 $) par an.

Si nous tenons compte de ce que nous ne pouvons pas atteindre des puits, le chiffre devrait passer à près d’un milliard de dollars par an.

 Où va cette richesse?

« JesrPress »  a obtenu des documents pour la distribution quotidienne du carburant dans le gouvernorat de Deir Ez-Zor tout au long du neuvième mois de 2019, et nous avons constaté que ce qui est distribué quotidiennement à la population locale ne dépasse pas deux mille cinq cents barils (2 500) , et si l’on considère que ce qui est distribué dans chacun des gouvernorats d’Al-Raqqa et Al-Hassaka est équivalent à ce chiffre, le total distribué à titre de prix subventionné ne dépasse pas sept mille cinq cents barils (7 500) par jour.
Un document délivré par l’auto-administration indiquant la quantité de carburant distribuée quotidiennement à Deir Ez-Zor, dont JesrPress possède le relevé de distribution pendant un mois entier
C’est-à-dire moins de dix pour cent du produit pétrolier est vendue au prix de 55 livres syriennes par litre du diesel pour les installations de service telles que les boulangeries et les restaurants, et à 75 livres syriennes pour les voitures, tandis qu’elle est vendue au public dans les stations-service au prix de 125 livres syriennes par litre, alors où va la recette de cette huile vendue, qui ne représente que moins de 10% du pétrole estimé précédemment? Où vont les 90% restants du pétrole?

Le ministre du Pétrole de l’autogestion: hors service!

Nous avons essayé de s’orienter vers les structures officielles pour répondre à ces questions. Nous sommes allés à celui qui occupent le poste de « ministre du Pétrole » dans l’autogestion (FDS), ou ce qu’on appelle « la coprésidence du bureau pétrolier du Conseil exécutif pour l’autogestion pour la Syrie du Nord et de l’Est », “l’ingénieur Saad Al-Assaf, qui a en conséquence rapporté, selon des correspondances notariées:

– Quant à la quantité de production de pétrole, a-t-il déclaré, « Actuellement, il n’y a pas de statistiques précises, même approximatives, car la plupart des champs de pétrole sont -hors service- en raison de la succession des factions armées qui les contrôlent depuis l’armée libre, du front de Nosra pour l’Etat islamique ».

– Quant à la distribution de la production, a-t-il dit: « Quant aux parts dans les provinces, il y a une direction du carburant qui distribue le carburant à toutes les provinces selon les besoins ». Et il a refusé de donner des chiffres.

Le plus étonnant de ses réponses a été son annonce que « les champs de pétrole de Deir Ez-Zor sont hors service, la production est destinée au dépannage, et la réception est militaire pour protéger les champs ». Quant aux champs d’Al-Hassakah, qui sont dominés par les unités de protection kurdes depuis le début du conflit, qui n’ont été soumis à aucun sabotage ou contrôle par d’autres factions, il a déclaré avec la même lettre :« Actuellement, les champs de Hassakah sont principalement suspendus à cause des sanctions imposées à la Syrie ». En d’autres termes, il l’a suivie de la manière plus étrange que la précédentes, en disant: « Par conséquent, la plupart des puits sont suspendus en raison de l’absence du marché du drainage ». Bien sûr, ces réponses sont en contradiction avec la réalité de la situation, comme l’ont documenté nos correspondants, à travers des bandes vidéo, des centaines de citernes transportant des milliers de barils dans plusieurs directions, y compris vers les zones de contrôle du régime, et ensuite vers le nord de la Syrie, y compris les régions du « Bouclier de l’Euphrate » et du « Rameau d’olivier ».

Le premier fonctionnaire (officiellement) a coupé le pétrole dans la région, avec ses réponses, a ouvert la voie à plus de questions et réponses, et nous avons dû enquêter sur la question par le biais d’autres sources non officielles, les résidents de la région, en particulier ceux qui travaillent dans ce secteur, et les responsables de l’autogestion qui connaissent D’après le dossier pétrolier et ceux qui ont préféré ne pas révéler leur nom, y compris les chefs militaires des Forces démocratiques syriennes, en raison de leurs problèmes de sécurité et de leur peur pour leur emploi et leurs moyens de subsistance, le résultat de leurs réponses a conduit aux résultats généraux suivants:

La certitude du premier responsable (officiel) du pétrole dans la région, dont ses réponses ont coupé court à poser d’autres questions, il nous était indispensable d’enquêter sur le sujet en s’orientant vers d’autres sources non officielles, comme les habitants de la région, notamment les employés dans le secteur, et les responsables dans l’autogestion, qui connaissent les détails du dossier, qui ont préféré ne pas révéler leurs noms, y compris les chefs militaires des Forces démocratiques syriennes FDS, en raison de leurs problèmes de sécurité et de leur peur pour leur emploi et leurs moyens de subsistance, le résultat de leurs réponses a conduit aux résultats généraux suivants:

La création d’une grande armée affiliée au Parti de l’Union démocratique à partir des revenus pétroliers :

Les FDS et leur aile civile (l’auto-administration du nord et de l’est de la Syrie) contrôlent environ la moitié de la production pétrolière et de ses revenus, et ils la dépensent selon les plans élaborés par l’Union du Parti Démocratique, la branche syrienne du parti des Travailleurs de Kurdistan, et qui se concentre sur la réhabilitation, la préparation et l’armement des combattants du FDS, et le paiement de leurs salaires régulièrement, un grand nombre de ces combattants qui sont actuellement sous la direction du Parti de l’Union démocratique ont atteint environ 110 000 combattants, qu’ils appartiennent à des unités militaires, des forces de police, des services de renseignement ou des unités de protection des femmes et autres, et qu’une partie de ces derniers est consacrée à l’administration civile et aux services qu’elle fournit, parmi lesquels la vente de carburants pour les particuliers et les établissements à un prix légèrement inférieur au prix du marché, et le pétrole qui est vendu et distribué de cette manière, la majeure partie provient des opérations de raffinage dans environ 200 raffineries électriques achetées par l’autogestion, tandis qu’une partie est distribuée aux investisseurs locaux, à son tour, pour la distribuer aux raffineries rudimentaires appelées « bruleries » possédées par des personnes qui l’affinent et la retournent à l’administration, ou la vendent directement sur le marché local, et une grande partie de cette production est introduite en contrebande dans les zones contrôlées par le régime Assad.

Une quantité non spécifiée de pétrole est également exportée vers la région du Kurdistan irakien par le biais d’une société appelée «Aslan Oglu», dirigée par un homme d’affaires de Qamechli lié à l’autogestion appelée «Abu Dalou». Quant à l’exportation de pétrole vers les zones contrôlées par les factions de l’opposition au nord d’Alep et à Idleb, elle est gérée par une société « Hazwani », et il est dit qu’une partie de cette huile est introduite clandestinement en Turquie.

D’un autre côté, il y a de mystérieuses allocations d’une partie du pétrole, dont nous ne savions pas grand-chose car elles se sont produites entre les mains de quelques personnes influentes, et ces allocations sont appelées et passent par la « ligne militaire », par laquelle une grande quantité de pétrole disparait sour prétexte de combler les besoins militaires, dont un cordon secret l’entoure sous prétexte de sécurité, et nous n’avons pas pu connaitre que le partenaire local de la région de Deir Ez-Zor, nommé Hassan Al-Moazi, qui gère aujourd’hui d’énormes richesses, dont l’origine reste inconnue.

Le régime Assad est le deuxième bénéficiaire:

Le pétrole est pompé vers les zones de contrôle d’Assad via un réseau d’artères secrètes et publiques, géré par le célèbre homme d’affaires “Bara Al-Qatirji” et ses deux frères, où des réservoirs chargés de pétrole brut, provenant de diverses zones de production de pétrole (environ 300 réservoirs) se rassemblent dans une cour privée près du rond-point “Zouri” à al-Qamechli, et dans un autre centre de rassemblement à l’entrée sud d’al-Hassaka, pour être convoyés par la protection des forces FDS à al-Raqqa via la route: Tall Tamer, Abyadh, puis Mukman, puis Sabah El-Kheir, puis Karama, puis al-Raqqa jusqu’au passage de Tabqa, et de là à “Athraia”, où il est reçu par les forces du régime.
Pendant ce temps, d’autres quantités sont introduites en contrebande par des tuyaux qui s’étendent sous le fleuve Euphrate et des navires fluviaux sous forme de réservoirs qui transportent le pétrole de l’est à l’ouest de Euphrate, sous contrôle des forces du régime, avec la connaissance et l’acceptation des Forces démocratiques syriennes FDS.
Des pipelines s’étendant sous les eaux de l’Euphrate pour faire passer du pétrole aux forces du régime Assad, à l’ouest de l’Euphrate.
L’arrivée de ce pétrole au régime syrien lui-même constitue un gain pour lui au regard des sanctions qui lui sont imposées, sans oublier son bas prix, qui ne dépasse pas vingt dollars le baril, et son fonctionnement de raffineries de pétrole et d’accessoires associés dans les zones de son contrôle, dans lesquelles travaillent des milliers de travailleurs.

La corruption est un partenaire essentiel :

Le secteur de la corruption, qu’il s’agisse du FSD ou de l’auto-administration, avale environ 15% de la production de pétrole, et la richesse commence à apparaître sur les partenaires locaux à Deir Ez-Zor et al-Hassaka, bien qu’ils en soient les moins bénéficiaires, cependant, un certain nombre d’entre eux se déplacent dans des processions comprenant des dizaines de gardes personnels, qui pourraient atteindre 30 gardes, comme c’est le cas du marchand connu sous le nom de « al-Dhabe’/l’Hyène” ou Muhammad Ramadan Al-Musleh.
La fortune de ces personnes est formée grâce à un partenariat étroit avec les superviseurs de la sécurité des puits de pétrole, qui sont tous des éléments du PKK envoyés directement de Qandil, et ils sont connus comme des cadres, et personnes ne savent ce qu’ils font avec leurs argents que leur apporte les opération de vente en dehors de toute règle.
Par exemple, l’un des marchands qui a investi dans le puits de Melh, un puits relativement petit situé dans le désert de la campagne orientale de Deir Ez-Zor, nous a dit qu’il avait reçu un “gage” pour le puits, qui a été signé dans le champ de Tanak, selon lequel il devait payer dix mille dollars par semaine, pour extraire le pétrole et le vendre ensuite à des réservoirs agréés par les Forces démocratiques syriennes pour un montant de vingt mille livres syriennes par baril (environ 22 dollars), mais il peut, selon un accord avec le « Cadre » responsable du puits, en échange de pourcentages spécifiques, extraire une quantité de pétrole et la vendre au régime d’Assad pour un montant de 25 Mille livres par baril.
Le Cadre Farzat responsable du champs al-Omar (auparavant) avec le concessionnaire pétrolier dit «l’Hyène»
Le moyen le plus simple de voler la production de pétrole consiste à estimer la quantité de «déchets» dans le pétrole acheté, où un certain pourcentage de la quantité est déduit sous prétexte de la présence d’eau ou d’impuretés dans le pétrole vendu, et son estimation est due au cadre responsable du service à l’époque, qui varie entre cinq pour cent et, dans certains cas, à trente pour cent, le personnel local et le commerçant partagent les montants causés par cette manipulation.
La corruption frappe également son poids dans tout le secteur pétrolier et dans toutes les opérations de production et de vente, de la source jusqu’à ce qu’elle atteigne le citoyen complètement marginalisé de ce processus. Par exemple, aujourd’hui, le tribunal de la «Kasra» dans la campagne occidentale de Deir Ez-Zor envisage une affaire de corruption «normale» et l’une des dizaines d’affaires, elle concerne la vente de l’autorité des hydrocarbures de Deir Ez-Zor pour un million et huit cent mille litres de diesel à vendre à des établissements de service, à des marchands du marché noir, à un prix 125 livres syriennes par litre, via une station-service à l’entrée nord de Deir Ez-Zor, appartenant à l’un des hauts responsables impliqués dans le dossier de corruption, Hassan Al-Moazi, mentionné ci-dessus. Ce qui s’est traduit par un excédent de 57 millions de livres syriennes. Après l’explosion de cette affaire, le secteur de la corruption lui-même dans l’autogestion générale tente de le plier ou de le transformer en une simple erreur.

La part du PKK d’au moins 15% :

Le PKK mène des guerres en Turquie, en Syrie et en Irak, et il exploite un énorme appareil de propagande en Occident et dans les sociétés kurdes à travers le monde, et tout cela a besoin d’argent que ses dirigeants, installés dans les montagnes de Qandil et son extension syrienne, c’est-à-dire le Parti de l’Union démocratique, et les ressources qu’il domine depuis 2011 est l’une de ses sources financières les plus importantes.

Le cadre, Esmat, est responsable des deux champs al-Izba et Konilo :

Selon des connaisseurs de la composante arabe qui connaissent les opérations de production et de la vente de pétrole dans l’est de l’Euphrate, il y a une part permanente au «parti» des recettes, qu’ils ne connaissent pas précisément, mais ils la valorisent à environ 15%, et elle est directement requise par les cadres nommés par le parti, donc Il n’y a pas de puits de pétrole qui n’est pas supervisé par un groupe de Kurdes, principalement des Iraniens, et pas un seul baril n’est pompé sans son approbation. Ces cadres sont connus par leur nom dans la région de Deir Ez-Zor au moins, et le plus célèbre d’entre eux s’appelle «Farzat», le cadre qui supervise les puits du champ d’Omar. Il a été limogé au début de cette année 2020 en raison de l’accumulation de dossiers de corruption et de pots-de-vin contre lui à un degré difficile à ignorer, et un autre cadre a été à sa place appelé Adnan. Le cadre » Esmat est responsable du champ d’Izbat et de l’usine de Koniko, en plus d’autres parmi eux un cadre appelé Kelly, tandis que le superviseur général de ceux-ci, ou qui est considéré comme l’actuel ministre du pétrole dans le nord-est de la Syrie, s’appelle Ali Sheer. Tous, comme mentionné ci-dessus, sont des membres du PKK qui ont été envoyés de Qandil avec une mission claire de prélever un pourcentage spécifié des revenus pétroliers pour soutenir les activités politiques et militaires du parti.

Daech doit également être «allaité» :

Selon ceux à qui nous avons parlé, la survie de Daech, en conservant sa capacité à mener des opérations de sécurité ici et là, est une nécessité vitale pour les FDS et le parti qui leur est associé (le Parti des travailleurs du Kurdistan), car c’est le seul facteur qui garantit la continuité de la légitimité de ces forces aux yeux de la société. Internationale et locale aussi.
Nos interlocuteurs ont confirmé qu’aucune personne qui négocie du pétroles, en particulier dans les régions de Deir Ez-Zor, n’est pas au courant qu’il paie une taxe (zakat) d’un pour cent 1% des opérations commerciales, et que même ce prélèvement avec certains commerçants parvient à calculer ce pourcentage lors de la conclusion de contrats. L’un des marchands de pétrole nous a assuré qu ‘”il n’y a pas de marchand de pétrole de la région qui ne paie pas de zakat, car il serait simplement tué”. Il a souligné qu’un certain nombre de ses collègues travaillant dans ce domaine ont déjà reçu des menaces de mort, lorsqu’ils hésitent à payer.
Les sommes fournies à Daech ne représentent peut-être pas un pourcentage significatif de la valeur finale du pétrole produit dans la région, mais selon l’une des personnes à qui nous avons parlé, «l’allaitement» de Daech est suffisant pour maintenir la présence organisationnelle secrète et financer ses opérations de sécurité à faible coût, qui sont pratiquement fournies par le FDS en relaxant L’emprise sur la sécurité dans certaines zones et la libération des détenus par lots pour nourrir en permanence le cadre humain de l’organisation.

Quel avenir pour le secteur pétrolier dans le nord-est de la Syrie?

Des rumeurs circulaient au cours de la dernière période, concernant une décision américaine de commencer à investir du pétrole dans la région, et de soumettre la production à une surveillance stricte, et donc de déterminer les quantités de production et les méthodes de dépenses, mais l’ambassadeur américain en Syrie, Jules Rayburn, a démenti l’existence de plans de ce type, lorsque notre journaliste l’a rencontré à Paris le 27 octobre. En 2019, à Paris, et a souligné que l’administration américaine souhaitait empêcher le régime Assad d’accéder aux ressources pétrolières et de les utiliser dans sa guerre contre le peuple syrien, et que l’état des champs pétroliers resterait dans son état actuel, jusqu’à ce qu’une solution permanente au problème syrien soit trouvée.

(Vidéo de scènes surveillées par des correspondants du journal Jisr sur le secteur pétrolier et son commerce dans le nord-est de la Syrie)

Et les habitants locaux?

La réponse de l’ambassadeur américain ci-dessus prédit que le pillage et le vol actuels de sources de pétrole se poursuivront dans un avenir prévisible, avec toutes les catastrophes de sécurité qu’il pourrait provoquer dans la région, représentées par l’élargissement de la force d’un parti militaire, sa domination sur la population et d’autres ressources dans la région. A travers son utilisation de ces ressources pour servir des objectifs idéologiques liées au PKK et non pas aux aspirations de la population locale, le PKK cherche à établir un État kurde en Turquie en particulier, et nourrir une organisation terroriste qui veut à établir un État médiéval, selon une idéologie qui a causé la mort de dizaines de milliers de résidents dans la région, sans parler des catastrophes environnementales et sanitaires, issu des opérations primitives d’extraction et de raffinage, où les maladies cancéreuses et les épidémies respiratoires répandues dans les zones de production, en plus des affrontements sociaux et des rivalités entre tribus suscitées par la corruption liée à la distribution des richesses pétrolières, et un petit pourcentage des habitants de la région bénéficient d’une partie des revenus pétroliers en échange de leur couverture et de l’assistance à la partie contrôlante sur un terrain en pillage systématique.

Toutes ces conditions, au premier rang la répartition injuste des richesses, poussent la population locale à plus de colère, en particulier avec le niveau élevé de privation et la détérioration accélérée de leurs conditions de vie, qui exploseront à la fin, mais souvent sous la forme d’une “rébellion jihadiste”, en raison de la direction préalable du pouvoir de facto dominant et qui empêchent toute mobilité civile ou politique indépendante dans la région, elle empêchent la délibération sur la richesse des personnes qu’il domine ou dont ils doivent rendre des comptes, ce qui fait de “Daech » et d’autres organisations de réagir en secret, et resteront un refuge unique pour les pauvres en colère. C‹est une option qui apportera naturellement plus de ruine aux sociétés de la région, et prête plus de légitimité aux forces alliées contre cette organisation.

 

عائدات نفط الجزيرة السورية: مليار دولار لتغذية الـ بي كاكا، وارضاع “داعش” وللسكان المحليين الأوبئة!٠

١٥/١/٢٠٢٠ – فريق تحقيقات “جسر”٠
خلاصة

– تبلغ كمية النفط المنتجة في ٤٦ حقلاً وبئراً فقط يبلغ ٨٧٠٣٠ برميل يومياً.
– ينتج في معمل السويدية، في الحسكة، فقط نصف مليون متر مكعب من الغاز يومياً تبلغ قيمته السوقية ١٦٠٠٠٠ دولار أميركي
– قيمة الكميات التي تم احصاؤها في السنة ٨٤٠ مليون دولار أميركي.
– اذا ما تم الأخذ بالحسبان مالم يتم احصاؤه فإن قيمة النفط المنتج تبغ مليار دولار سنوياً في أقل تقدير.
– يستفيد من الثروة النفطية: قسد، ونظام الأسد، وحزب العمال الكردستاني، وداعش، وقطاع الفساد.
– السكان المحليون محرومون مرة أخرى وانفجار الغضب المدمر وشيك.

في المرة الوحيدة التي صرح فيها حافظ الأسد عن النفط السوري، قال بطريقة تنطوي على التهديد إنه “في أيد أمينة”، ومنذ ذلك الحين يتساءل السوريون بسخرية مرّة عمن تكون “أمينة” هذه!، التي ابتلعت ثروتهم من الذهب الأسود على مدى نصف قرن. ولم يختلف الحال عندما سيطرت قوى أخرى على كنز سورية المدفون، وآخرها قوات سوريا الديمقراطية، التي أجاب قائدها حين سُئل عن كميات النفط المستخرجة بأنه “غير مختص بهذا الأمر”، وكأن معرفة عدد براميل النفط يحتاج إلى تأهيل نوعي، لكن مظلوم عبدي يضيف أنه متأكد من كون “النفط يوزع على السوريين بعدالة”، دون أن يخبرنا عن الكيفية التي وصل بها إلى استنتاج هذه العدالة، طالما أنه لا يعرف كمية المنتج أصلاً.

أجرى فريق التحقيقات في “صحيفة جسر” مسوحا ميدانية، وقابل عددا كبيرا من مستثمري النفط، وتجاره، والمسؤولين العسكريين عن حمايته، وأعضاء في الإدارة المدنية، وتوصل إلى كم لا بأس عنه من المعلومات حول كميات إنتاج النفط، وكواليس استثمار عائداته.

ورغم ضآلة المعلومات مقارنة بكم الأسرار التي ينطوي عليها الملف، إلا أن تحقيقنا هذا يكشف عن معلومات تنشر لأول مرة، ويسلط الضوء على مكامن الخطر، ويفتح باب النقاش والتحقّق، من عدد من “الفرضيات”، التي لم تكن بحسبان بعض المهتمين والمعنيين بهذا الملف.

كمية النفط المنتجة في شمال شرق سوريا الآن
يوجد في منطقة شرق الفرات نحو ٢٠٠٠ بئر نفط، تمكنا من إحصاء كميات النفط المنتج في عدد ضئيل فقط من تلك الآبار والحقول، وبالتحديد أحصينا المنتج في ٤٦ حقلا وبئرا، وذلك من خلال شهادات تجار ومستثمرين ومسؤولين أمنيين، وبعد مقاطعة كميات الإنتاج من المصادر المختلفة، توصلنا إلى أرقام تقريبية لإنتاج تلك الحقول والآبار كما هو موضح في الجدول التالي (ننوه إلى تفاوت هذه الكميات من شهر لآخر بل وتم تغيير تابعية الكثير من الآبار ونقاط تجميع النفط ولا يجوز مقارنة هذه الجداول بجداول سابقة وفق المسميات نفسها):

(جدول لكميات الإنتاج في ٤٦ حقل وبئر نفط في شمال شرق سوريا نهاية سنة ٢٠٢٩)

أما كميات الإنتاج من الغاز فقد توصلنا لمعرفة رقمه في معمل السويدية فحسب، ويبلغ ٥٠٠ متر مكعب من الغاز يوميا، ويتم تعبئة ما بين ١٥٠٠٠ إلى ٢٠٠٠٠ اسطوانة يوميا، من الغاز المنزلي.

وقد بين من استندنا إلى معلوماتهم، أن ثمّة حقولا وآبارا تقع في عمق المنطقة الصحراوية، ولا يستطيع أحد في الوقت الحاضر الوصول إليها، بسبب الظروف الأمنية، سوى القوى العسكرية التابعة لقسد، وتجار النفط المرتبطين بها بشدة، وهؤلاء لم تستطع “جسر” التواصل معهم.

وباختصار فإن مجموع إنتاج المنابع النفطية التي تم احصاؤها يبلغ نحو ٨٧ ألف برميل يوميا، بينما تبلغ كمية الغاز المنتج في حقل معمل السويدية نصف مليون متر مكعب يوميا، وبما أن برميل النفط الخام يباع بمبلغ وسطي هو خمسة وعشرون دولارا أميركيا، فإن قيمة الإنتاج النفطي المحصى من قبلنا تبلغ نحو مليونين ومئة وخمسة وسبعون ألف دولار يومياً، فيما تبلغ قيمة الغاز المنتج في معمل السويدية نحو مئة وستين ألف دولار يوميا. وهذا يعني مليونين وثلاثمئة وخمسة وثلاثين ألف دولار يوميا، ونحو ٧٠ مليون دولار شهريا، ونحو ثمانمائة وخمسين مليون دولار سنوية.

وإذا أخذنا بالحسبان ما لم نستطع الوصول إليه من الآبار، فإن الرقم مرشح للقفز إلى ما يقرب المليار دولار سنويا.

أين تذهب هذه الثروة؟
حصلت “جسر” على وثائق لتوزيع المحروقات بشكل يومي في محافظة دير الزور طوال الشهر التاسع من سنة ٢٠١٩، وتبين لنا أن ما يوزع يوميا على السكان المحليين لا يتجاوز الألفين وخمسمئة برميل، وإذا ما احتسبنا أن ما يوزع في كل من محافظتي الرقة والحسكة مثل ذلك، فإن مجمل ما يوزع بسعر مدعوم لا يتجاوز سبعة آلاف وخمسمئة برميل يوميا.
وثيقة صادرة عن الادارة الذاتية توضح كمية الوقود الموزع يوميا في دير الزور، وتملك جسر وثائق التوزيع لمدة شهر كامل

أي أقل من عشرة بالمئة من المنتج النفطي، وهذا النفط يباع بسعر يبلغ ٥٥ ليرة سورية لليتر المازوت بالنسبة للمنشآت الخدمية مثل المخابز والمطاعم، و٧٥ ليرة سورية للسيارات، فيما يباع في محطات الوقود للعموم بسعر ١٢٥ ليرة سورية لليتر الواحد، فأين تذهب عائدات هذا النفط المباع، والذي يبلغ فقط ما نسبته أقل من عشرة بالمئة من النفط المقدر؟، وأين يذهب ما نسبته ٩٠ بالمئة من النفط المتبقي؟

وزير النفط في الإدارة الذاتية: خارج الخدمة!
حاولنا أن نسلك الطرق الرسمية للإجابة عن تلك التساؤلات، وتوجهنا إلى من يشغل منصب “وزير النفط” في الإدارة الذاتية، أو ما يعرف بـ” الرئاسة المشتركة لمكتب النفط في المجلس التنفيذي للإدارة الذاتية لشمال وشرق سوريا”، المهندس سعد العساف الذي أفاد بالتالي، وفق مراسلات موثقة:

– بالنسبة لكمية الإنتاج النفطي قال “حاليا لا يوجد إحصائيات دقيقة ولا حتى تقريبية بسبب أن أغلب حقول النفط خارج الخدمة بسبب تعاقب الفصائل المسلحة المسيطرة عليه من جيش حر لجبهة نصرة لداعش“

– أما عن توزيع اﻹنتاج فقال “بالنسبة للحصص في المقاطعات فيوجد مديرية محروقات تقوم بتوزيع المحروقات على كافة الاقاليم والمقاطعات حسب الحاجة”. وامتنع عن ذكر أي ارقام.

والمدهش في ردوده كان إعلانه أن “حقول النفط في دير الزور خارج الخدمة والإنتاج إسعافي والإستلام عسكري لحماية الحقول”. أما بالنسبة لحقول الحسكة التي تهيمن عليها وحدات الحماية الكردية منذ بدء الصراع، والتي لم تتعرض لأي تخريب أو سيطرة فصائل أخرى فقال بالحرف الواحد ”حاليا حقول الحسكة أغلبها متوقف بسبب العقوبات على سوريا”. وأتبع ذلك بعبارة أخرى أغرب من التي سبقتها بقوله “لذلك أغلب الآبار متوقفة بسبب غياب سوق التصريف”. وبطبيعة الحال هذه الأجوبة تتناقض وواقع الحال، حيث وثق مراسلو “جسر”، عبر تسجيلات مصورة، مئات الصهاريج التي تنقل آلاف البراميل باتجاهات متعددة، منها إلى مناطق سيطرة النظام، ومنها إلى مناطق شمال سوريا، بما فيها منطقتي “درع الفرات” و”غصن الزيتون”.

المهندس سعد العساف وزير النفط في الادارة الذاتية لشمال وشرق سوريا

قطع المسؤول الأول (رسمياً) عن النفط في المنطقة، بردوده هذه، الطريق إلى مزيد من الأسئلة والاجابات، وكان لابد لنا من تحري الأمر عبر مصادر أخرى غير رسمية، من سكان المنطقة، خاصة العاملين في هذا القطاع، ومسؤولي الإدارة الذاتية، المطلعين على جزئيات من ملف النفط، والذين فضّلوا عدم كشف أسمائهم، بما فيهم قادة عسكريون في قوات سوريا الديمقراطية، بسبب مخاوفهم الأمنية، وخشيتهم على وظائفهم ومصادر رزقهم، وقد أفضت حصيلة إجاباتهم إلى النتائج العامة التالية:

إنشاء جيش جرار يتبع لحزب الاتحاد الديمقراطي من عائدات النفط   

تسيطر قوات سوريا الديمقراطية، وجناحها المدني (الإدارة الذاتية لشمال وشرق سوريا) على نحو  نصف الإنتاج النفطي وعائداته، وتنفقها وفق خطط يضعها حزب الاتحاد الديمقراطي، الفرع السوري من حزب العمال الكردستاني، وينصب ذلك الانفاق على تأهيل وإعداد وتسليح المقاتلين التابعين لقسد، وعلى دفع رواتبهم بانتظام، حيث بلغ عديد هؤلاء المقاتلين الخاضعين فعليا لقيادة حزب الاتحاد الديمقراطي نحو ١١٠ آلاف مقاتل، سواء أكانوا من الوحدات العسكرية أو قوات الشرطة أو الاستخبارات أو وحدات حماية المرأة وسواها، وينفَق جزء منها على الإدارة المدنية والخدمات التي تقدمها، ومنها بيع المحروقات للأفراد والمنشآت بسعر أدنى قليلا من سعر السوق، والنفط الذي يتم بيعه وتوزيعه بهذه الطريقة يأتي معظمه من عمليات التكرير في نحو ٢٠٠ مصفاة تكرير كهربائية اشترتها الإدارة الذاتية، بينما يوزع قسم منه على مستثمرين محليين؛ ليقوموا بدورهم بتوزيعه على مصاف بدائية “حراقات” مملوكة لأشخاص يقومون بتكريره وإعادته إلى الإدارة، أو بيعه مباشرة في السوق المحلية، وجزء كبير من هذا الإنتاج يتم تهريبه إلى مناطق سيطرة نظام الأسد.

كما يتم تصدير كمية غير محددة من النفط إلى إقليم كردستان العراق عبر شركة تحمل اسم “ اصلان اوغلو”، التي يديرها رجل أعمال من القامشلي مرتبط بالإدارة الذاتية يدعى “أبو دلو”، أما تصدير النفط لمناطق سيطرة فصائل المعارضة شمال حلب وفي إدلب، فتديره شركة “الحزواني”، ويقال إن جزءا من هذا النفط يتم تهريبه من هناك إلى تركيا.

من ناحية أخرى، هناك مخصصات غامضة من النفط، لم نستطع معرفة الكثير عنها بسبب وقوعها في أيدي عدد قليل من المتنفذين، وهذه المخصصات تدعى بـ”الخط العسكري” أو تذهب من خلاله، والذي تختفي فيه وخلاله كمية كبيرة من النفط بذريعة سد الاحتياجات العسكرية، ويضرب حوله طوق من السرية بذريعة الدواعي الأمنية، ولم نعرف من المسؤولين عنه سوى الشريك المحلي في منطقة دير الزور، ويدعى حسن المعزي، الذي يدير اليوم ثروات هائلة، غير معروفة المصدر.

نظام الأسد ثاني المستفيدين:

يتم ضخ النفط إلى مناطق سيطرة الأسد عبر شبكة من الشرايين السرية والعلنية، يديرها رجل الاعمال المعروف “براء القاطرجي” وشقيقيه، حيث تتجمع الصهاريج المحملة بالنفط الخام، والقادمة من مختلف مناطق الإنتاج النفطي (حوالي ٣٠٠ صهريج) في ساحة خاصة بالقرب من دوار “زوري” في القامشلي، وفي مركز تجمع آخر عند مدخل الحسكة الجنوبي، لتتجه بحماية من قوات قسد إلى الرقة عبر الطريق: تل تمر ثم أبيض، ثم المكمان، ثم صباح الخير، ثم الكرامة، فالرقة وصولاً إلى معبر الطبقة، ومنها إلى “أثريا”، حيث تتسلمها قوات النظام.

بينما يتم تهريب كميات أخرى عبر أنابيب تمتد تحت نهر الفرات، وسفن نهرية على شكل صهاريج تنقل النفط من شرق الفرات إلى غربه حيث تسيطر قوات النظام، وذلك بعلم وقبول من قوات سوريا الديمقراطية.

انابيب تمتد تحت مياه نهر الفرات لتهريب النفط إلى قوات نظام الأسد غرب الفرات

ويشكل وصول هذا النفط للنظام السوري بحد ذاته مكسبا له في ظل العقوبات المفروضة عليه، ناهيك عن سعره المنخفض الذي لا يتجاوز العشرين دولارا أميركيا للبرميل الواحد، وتشغيله لمصاف النفط وتوابعها في مناطق سيطرته، التي يعمل فيها الآلاف من العمال.

الفساد شريك أساسي

يبتلع قطاع الفساد، سواء في قوات سوريا الديمقراطية أو الإدارة الذاتية ما يقدر بخمسة عشر بالمئة من الإنتاج النفطي، وبدأت الثروات تظهر على الشركاء المحليين في دير الزور والحسكة، مع أنهم الأقل استفادة، إلى درجة إن عددا منهم بات يتحرك بمواكب تضم عشرات الحراس الشخصيين، الذين قد يبلغ عددهم ٣٠ حارسا، كما في حالة التاجر المعروف بالضبع “محمد رمضان المصلح”.

وتتكون ثروات هؤلاء من خلال الشراكة الوثيقة مع المشرفين الأمنيين على آبار النفط، وجميعهم من عناصر حزب العمال الكردستاني الموفدين من قنديل مباشرة، ويعرفون بالكوادر، وهؤلاء لا أحد يعرف أين يذهبون بالأموال التي يجبونها من عمليات البيع خارج القيود، والتلاعب بكميات النفط الهائلة.

وعلى سبيل المثال، أخبرنا أحد التجار الذين يستثمرون بئر الملح، وهو بئر صغير نسبيا يقع في بادية ريف دير الزور الشرقي، إنه حصل على “تعهد” للبئر، تم توقيعه في حقل التنك، وبمقتضاه يتوجب عليه دفع عشرة آلاف دولار اسبوعيا، على أن يقوم باستخراج النفط، وبيعه لصهاريج مرخص لها من قبل قوات سوريا الديمقراطية بمبلغ عشرين ألف ليرة سورية للبرميل الواحد (نحو ٢٢ دولار)، لكنه يستطيع وفق تفاهم مع “الكادر” المسؤول عن البئر، مقابل نسب محددة، استجرار كمية من النفط وبيعها لنظام الأسد بمبلغ ٢٥ ألف ليرة للبرميل الواحد.

الكادر فرزات المسؤول عن حقل العمر(سابقاً) مع تاجر النفط المعروف بـ”الضبع”

أما الطريقة الأسهل لسرقة الناتج النفطي، فتتم عبر عمليات تقدير كمية “الفاقد” في النفط الذي يجري شراؤه، حيث تحسم نسبة معينة من الكمية بذريعة وجود ماء أو شوائب في النفط المباع، ويعود تقديرها للكادر المسؤول عن التعبئة في حينها، وهي تتراوح بين خمسة بالمئة، وثلاثين في المئة في بعض الحالات، ويتقاسم الكادر والتاجر المحلي المبالغ الناجمة عن هذا التلاعب.

الفساد أيضا يضرب أطنابه في عموم القطاع النفطي، ويتبع مجمل عمليات اﻹنتاج والبيع؛ من المنبع إلى حين وصوله إلى يد المواطن المهمش تماما عن هذه العملية. وعلى سبيل المثال تنظر اليوم محكمة “الكسرة ” في ريف ديرالزور الغربي، بقضية فساد “عادية”، وواحدة من عشرات القضايا، وتتعلق ببيع هيئة المحروقات في دير الزور لميلون وثمان مئة ألف ليتر من المازوت المخصص للبيع للمنشآت الخدمية، إلى تجار السوق السوداء، بسعر ١٢٥ ليرة سورية لليتر الواحد، وذلك عبر محطة وقود عند مدخل ديرالزور الشمالي يملكها أحد كبار الضالعين في ملف الفساد وهو حسن المعزي الذي سبقت الإشارة إليه. الأمر الذي نتج عنه فائض قدره ٥٧ مليون ليرة سورية، وبعد تفجر هذه القضية، يقوم قطاع الفساد ذاته في عموم الإدارة الذاتية بمحاولة طيها، أو تحويلها إلى مجرد خطأ بسيط.

 حصة PKK لا تقل عن ١٥ بالمئة:

يخوض حزب العمال الكردستاني حروبا في تركيا وسوريا والعراق، ويشغّل جهازا دعائيا ضخما في الغرب وفي المجتمعات الكردية عبر العالم، وكل هذا بحاجة إلى أموال يفتقدها قادته المتمترسون في جبال قنديل الفقيرة، ويمثّل امتداده السوري، أي حزب الاتحاد الديمقراطي، والموارد التي هيمن عليها منذ ٢٠١١، أحد أهم مصادره المالية.

الكادر عصمت مسؤول حقلي العزبة وكونيكو

وفقا لمطلعين عن كثب، من المكون العربي، على عمليات إنتاج النفط وبيعه شرق الفرات، فإن هناك حصة دائمة “للحزب” من العوائد، لا يعرفونها بدقة، لكنهم يقدرونها بنحو ١٥ بالمئة، ويجبيها من المنابع مباشرة الكوادر المعينين من قبل “الحزب”، إذا لا يوجد بئر نفط على الإطلاق، لا يشرف عليه كادر من الأكراد، غالبا من الإيرانيين، ولا يتم ضخ برميل واحد دون موافقته. وهؤلاء الكوادر معروفون بالاسم في منطقة ديرالزور على الأقل، واشهرهم المدعو “فرزات” وهو الكادر المشرف على آبار حقل العمر، وقد أُقيل مطلع هذه السنة ٢٠٢٠ بسبب تراكم ملفات الفساد والرشى بحقه إلى درجة بات يصعب تجاهلها، وعين بدلا عنه كادر يدعى عدنان، والكادر “عصمت” فهو المسؤول عن حقل العزبة ومعمل كونيكو، إضافة إلى آخرين بينهم كادر يدعى كللي، أما المشرف العام على هؤلاء، أو من يعتبر وزير النفط الفعلي في شمال شرق سوريا، فيدعى علي شير. وجميعهم كما أسلفنا أعضاء في حزب العمال الكردستاني تم إيفادهم من قنديل بمهمة واضحة هي اقتطاع نسبة محددة من العائدات النفطية لدعم أنشطة الحزب العسكرية والسياسية.

لا بد من “إرضاع” داعش أيضا

وفق من تحدثنا إليهم، فإن بقاء تنظيم داعش على قيد الحياة، محتفظا بقدرته على تنفيذ بعض العمليات الأمنية هنا وهناك، يمثل ضرورة حيوية بالنسبة لقوات سوريا الديمقراطية والحزب المرتبطة به (العمال الكردستاني)، فهو العامل الوحيد الذي يضمن استمرارية شرعية تلك القوات في نظر المجتمع الدولي والمحلي ايضا.

محدثونا أكّدوا أن جهاز استخبارات قسد على علم كاف بأن ما من شخص يتاجر بالنفط، خاصة في مناطق ديرالزور، إلا ويدفع ضريبة (زكاة) تبلغ واحد في المئة من عمليات المتاجرة، بل أن هذا التواطؤ يصل مع بعض التجار إلى احتساب تلك النسبة عند ابرام العقود، وأكد لنا أحد تجار النفط أن “لا وجود لتاجر نفط من أبناء المنطقة لا يدفع الزكاة، فهو مقتول بكل بساطة”. وأكد على أن عددا من زملائه الذين يعملون في هذا المجال تلقوا بالفعل تهديدات بالقتل، عند تلكؤهم بالدفع.

وقد لا تمثل المبالغ المقدمة لتنظيم داعش نسبة مهمة من القيمة النهائية للنفط المنتج في المنطقة، لكنها وفق أحد من تحدثنا إليهم، “إرضاع” لداعش، كافية لإدامة الوجود التنظيمي السري، وتمويل عملياته الأمنية منخفضة الكلفة، والتي تتيحها عمليا قوات سوريا الديمقراطية من خلال إرخاء القبضة الأمنية في بعض المناطق، وإطلاق سراح عناصر داعش المحتجزين لديها على دفعات، لتغذية الكادر البشري للتنظيم بشكل مستمر.

أي مستقبل لقطاع النفط في شمال شرق سوريا؟  

تم تداول شائعات في الفترة المنصرمة، حول قرار أميركي بالبدء باستثمار النفط في المنطقة، وإخضاع الإنتاج لرقابة شديدة، وبالتالي تحديد كميات الإنتاج وطرائق صرفه، إلا أن السفير الأمريكي في سوريا، جول رايبرن، قد نفى عند لقاء صحيفة جسر معه في باريس يوم ٢٧ أكتوبر ٢٠١٩،  في باريس، وجود مخططات من هذا النوع، وأكد أن ما تحرص عليه الإدارة الأمريكية هو منع وصول نظام الأسد للمصادر النفطية واستخدامها في حربه ضد الشعب السوري، وأن حال حقول النفط سيبقى على وضعه الحالي، إلى حين إيجاد حلّ دائم للقضية السورية.

(فيديو لمشاهد رصدها مراسلو صحيفة جسر حول قطاع النفط والإتجار به في شمال شرق سوريا)

ماذا عن السكان المحليين؟

تنبئ إجابة السفير الأمريكي أعلاه، بإن عمليات النهب والسرقة الحالية للمنابع النفطية ستستمر في المدى المنظور، مع كل ما قد تجلبه على المنطقة من كوارث أمنية، تتمثل بتضخم قوة طرف عسكري، وهيمنته على السكان والموارد الأخرى في المنطقة، وتسخيره لتلك الموارد لخدمة أهداف أيديولوجية لا تمت لطموحات السكان المحلين بصلة، وهي أيديولوجيا حزب العمال الكردستاني الذي يسعى لإقامة دولة كردية في تركيا على وجه التحديد، وتغذي تنظيم إرهابي يسعى أيضا إلى إقامة دولة قروسطية، وفق أيديولوجيا قتل بسببها عشرات الألوف من سكان المنطقة، ناهيك عن الكوارث البيئية والصحية الخطيرة الناتجة عن عمليات الاستخراج والتكرير البدائية، حيث تتفشى الأمراض السرطانية واوبئة تنفسية  بشكل كبير في مناطق الإنتاج، إضافة إلى الصدامات الاجتماعية والتناحر بين القبائل الذي يثيره الفساد المرتبط بتوزيع الثروة النفطية، وتمتع نسبة ضئيلة من أبناء المنطقة بجزء من عائدات النفط نظير تسترهم ومساعدتهم للجهة المسيطرة على الأرض في عمليات النهب الممنهج.

كل تلك الظروف، وعلى رأسها التوزيع غير العادل للثروة، يدفع السكان المحليين إلى مزيد من الغضب، خاصة مع ارتفاع مستوى حرمانهم وتدهور أحوالهم المتسارع، وهو ما سينفجر في النهاية، لكن غالبا بصيغة تمرد “جهادي”، بسبب التوجيه المسبق من قوة الأمر الواقع المسيطرة، والتي تمنع أي حراك مدني أو سياسي مستقل في المنطقة، وتمنع التداول في شأن ثروات الشعب التي تهيمن عليها أو مساءلتها عنها، الأمر الذي يجعل من “داعش” وسواها، من التنظيمات السرية، ملاذا وحيدا للفقراء الغاضبين، وهو الخيار الذي سيجلب بطبيعة الحال المزيد من الخراب لمجتمعات المنطقة، ويضفي مزيد من الشرعية على القوى المتحالفة ضده.

Daech S’attaque aux camions citernes pétroliers à Raqqa


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L’Organisation de « l’Etat » s’attaque aux camions citernes pétroliers propriétés de la famille d’Al-Qatarji à Raqqa

5.11.2019 – Enab Baladi

L’Organisation de l’Etat islamique (Daech) a annoncé qu’il a ciblé des ciblait des citernes appartenant à la famille Qatarji, fidèles au régime syrien, transportant du pétrole des zones des Forces démocratiques syriennes (FDS) à Raqqa vers des zones sous le contrôle du régime syrien.
Hier, lundi 4 novembre, selon l’agence du média de l’organisation, ses combattants ont visé plusieurs citernes de transporter du pétrole dans des zones contrôlées par le régime syrien, près du village de Khas Ajeel, district de Karama, à l’est de la ville de Raqqa, avec des mitraillettes.
Ils ont également visé un citerne en lançant des grenades près du village de Mazraat al-Qahtaniya, à l’ouest de la ville de Raqqa, ce qui a entraîné l’incendie du citerne.
L’agence a souligné que les citernes visés appartenaient à la famille de Qaterji, en référence à l’homme d’affaires Hossam Qatarji, membre de l’Assemblée du peuple syrien.

تنظيم “الدولة” يستهدف صهاريج نفط لعائلة القاطرجي في الرقة

ألسنة النيران الناتجة عن احتراق صهاريج وقود في الشركة السورية للنفط بحمص - 1 من أيار 2019 (حيدر رزوق)

ألسنة النيران الناتجة عن احتراق صهاريج وقود في الشركة السورية للنفط بحمص – 1 من أيار 2019 (حيدر رزوق)

أعلن تنظيم “الدولة الإسلامية” استهداف صهاريج تابعة لعائلة القاطرجي، الموالية للنظام السوري، تنقل النفط من مناطق “قوات سوريا الديمقراطية” (قسد) في الرقة إلى مناطق النظام.

وبحسب وكالة “أعماق” التابعة للتنظيم أمس، الاثنين 4 من تشرين الثاني، فإن مقاتلي التنظيم استهدفوا عددًا من الصهاريج المخصصة لنقل النفط إلى مناطق سيطرة النظام السوري، قرب قرية خس عجيل التابعة لناحية الكرامة شرق مدينة الرقة، بالأسلحة الرشاشة.

كما استهدفوا صهريجًا بإلقاء قنابل يدوية عليه قرب قرية مزرعة القحطانية غرب مدينة الرقة، ما أدى إلى إحراق الصهاريج بالكامل.

وأوضحت الوكالة أن الصهاريج المستهدفة تعود ملكيتها إلى عائلة القاطرجي، في إشارة إلى رجل الأعمال حسام القاطرجي وعضو مجلس الشعب.

وتأتي العملية بعد اعتراف التنظيم بمقتل زعيمه، “أبو بكر البغدادي”، والمتحدث باسمه، “أبو حسن المهاجر”، خلال غارة أمريكية على ريف إدلب، الأسبوع الماضي، وتنصيب “أبو إبراهيم الهاشمي القرشي” زعيمًا جديدًا للتنظيم.

وبرز اسم عائلة القاطرجي خلال السنوات الماضية كوسيط بين تنظيم “الدولة الإسلامية” (في أثناء سيطرته على الآبار) و”قسد” من جهة، والنظام السوري من جهة أخرى لنقل المحروقات من المنطقة الشرقية.

حسامقاطرجي تعاون مع “داعش” وأسس شركة نفط في سوريا

وفرضت وزارة الخزانة الأمريكية عقوبات على شركة “القاطرجي” النفطية في سوريا، في أيلول عام 2018، كونها لعبت دور الوسيط بين النظام السوري وتنظيم “الدولة الإسلامية”، عبر تسهيلها نقل شحنات نفطية بين الطرفين، بالإضافة إلى تزويد النظام بالفيول وشحنات أسلحة وتقديم الدعم المالي.

ويأتي ذلك في ظل إعلان الولايات المتحدة الأمريكية هيمنتها على آبار النفط في المنطقة عبر إبقاء قوات حولها بهدف حمايتها.

وكان الرئيس الأمريكي، دونالد ترامب، أكد  الجمعة الماضي، في خطاب مع أنصاره في ولاية ميسيسيبي الأمريكية رغبته في عودة الجنود الأمريكيين الموجودين في سوريا إلى منازلهم، لكنه استدرك، “لقد قمنا بتأمين حقول النفط، فأنا أحب النفط”.

وجاء ذلك عقب تهديدات وجهها وزير الدفاع الأمريكي، مايك إسبر، بحسب ما نقلت وكالة “رويترز”، في 29 من تشرين الأول الماضي، إلى كل من روسيا والنظام السوري بالتصدي لأي محاولة انتزاع للسيطرة على حقول النفط من أي طرف كان.

« Daech » annonce le décès de Baghdadi et nomme un nouveau chef


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« Daech » annonce le décès de Baghdadi et nomme un nouveau successeur

Enab Baladi – 31/10/2019

« Daech » (EI) a annoncé l’assassinat de son chef, Abou Bakr al-Baghdadi, et la nomination d’un nouveau « Khalifa » pour le groupe, quelques jours après que l’administration américaine a annoncé l’assassinat d’Al-Baghdadi et de sa famille dans la campagne d’Idlib, dans le nord de la Syrie.

Dans une version audio publiée par la Fondation du groupe (Al-Furqan) sur Telegram, le nouveau porte-parole de l’organisation, Abou Hamza al-Qurashi, a déploré le chef de l’État islamique, Abu Bakr al-Baghdadi, et le porte-parole de l’organisation, Abou Hassan al-Mouhajer.

Le porte-parole a ajouté aujourd’hui, jeudi 31 octobre, que Baghdadi et al-Mouhajer avaient été tués ces derniers jours.

Il a également annoncé la nomination d’Aboubrahim al-Hachémi al-Qourachi, dirigeant de l’organisation de l’« Etat » et « Khalifa » de Baghdadi, à l’initiative du conseil de la choura de l’organisation et « conformément à la sounna du Prophète et au commandement de Baghdadi », comme il l’a indiqué.

Cette déclaration intervient deux jours après que le président américain Donald Trump a annoncé l’assassinat d’Al Baghdadi et de sa famille lors d’une opération aérienne dans la campagne d’Idleb, dans le nord de la Syrie.

تنظيم “الدولة الإسلامية” يعلن مقتل البغدادي ويعيّن زعيمًا جديدًا له

عنب بلدي 31/10/2019
سوريا, عنب بلدي أونلاين

أعلن تنظيم “الدولة الإسلامية” مقتل زعيمه أبو بكر البغدادي، وتعيين “خليفة” جديد للتنظيم، وذلك بعد أيام على إعلان الإدارة الأمريكية مقتل البغدادي وعائلته بريف إدلب شمالي سوريا.

وفي إصدار صوتي نشرته مؤسسة “الفرقان” التابعة للتنظيم على “تلغرام”، اطلعت عليه عنب بلدي، نعى المتحدث الجديد باسم التنظيم، أبو حمزة القرشي، زعيم تنظيم “الدولة”، أبو بكر البغدادي، والمتحدث باسم التنظيم، أبو حسن المهاجر.

وأضاف المتحدث اليوم، الخميس 31 من تشرين الأول، أن البغدادي والمهاجر، قتلا خلال الأيام الماضية.

كما أعلن القرشي تنصيب أبو إبراهيم الهاشمي القرشي، زعيمًا لتنظيم “الدولة” و”خليفة” للبغدادي، وذلك بمبادرة من مجلس الشورى التابع للتنظيم، و”عملًا بالسنة النبوية وبوصية البغدادي”، بحسب تعبيره.

إعلان التنظيم مقتل زعيمه والمتحدث الرسمي له، جاء بعد يومين على إعلان الرئيس الأمريكي، دونالد ترامب، مقتل البغدادي وعائلته بعملية إنزال جوي بريف إدلب شمالي سوريا.

 

L’EI confirme la mort de son chef al-Baghdadi et annonce un successeur

AFP-31 oct 2019

AL-FURQAN MEDIA/AFP/Archives / – Le chef du groupe Etat islamique (EI), Abou Bakr al-Baghdadi, dans une vidéo publiée par le media Al Furqan le 29 avril 2019

L’organisation ultraradicale Etat islamique (EI) a confirmé jeudi la mort de son chef Abou Bakr al-Baghdadi, cinq jours après l’annonce de son décès par Donald Trump dans une opération américaine en Syrie, et nommé son successeur en menaçant les Etats-Unis de représailles.

“Ô musulmans, Ô moujahidines, soldats de l’EI (…), nous pleurons le commandeur des croyants Abou Bakr al-Baghdadi”, déclare Abou Hamza Al-Qourachi, présenté comme le nouveau porte-parole de l’organisation extrémiste, dans un message audio posté sur l’application Telegram.

Le groupe jihadiste a également confirmé la mort, dans un autre raid, de son ancien porte-parole, Abou al-Hassan al-Mouhajir, bras droit d’Abou Bakr al-Baghdadi.

L’EI a ajouté que le “Majlis al-choura (l’assemblée consultative en arabe, NDLR)” avait prêté allégeance à Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi en tant que “commandeur des croyants” et nouveau “calife des musulmans”.

Ce nom avait rarement été mentionné parmi les potentiels successeurs de Baghdadi, dont la mort a été rapportée à de multiples reprises ces dernières années.

– “Juge de l’EI” –

“Nous ne savons pas grand-chose de lui, sauf qu’il est le principal juge de l’EI et qu’il dirige l’Autorité de la charia (loi islamique)”, a indiqué à l’AFP Hicham al-Hachemi, un expert irakien de l’EI.

US Department of Defense/AFP / HO Cette image diffusée par le Pentagone montre le complexe en Syrie où se cachait Abou Bakr al-Baghdadi avant et après sa destruction par les forces américaines.

C’est le président américain Donald Trump qui avait annoncé dimanche, depuis la Maison Blanche, la mort d’Abou Bakr al-Baghdadi, considéré comme responsable de multiples exactions et atrocités en Irak et en Syrie et d’attentats sanglants.

Mercredi, le Pentagone a diffusé plusieurs photos et extraits vidéos où l’on voit notamment une dizaine de soldats approcher, dans la nuit de samedi à dimanche, de l’enceinte du complexe où était caché le chef jihadiste dans le village de Baricha, dans le nord-ouest de la Syrie.

Acculé par les forces américaines, le chef de l’EI s’est fait exploser avec sa “veste” chargée d’explosifs alors qu’il s’était réfugié dans un tunnel creusé pour sa protection. “Il est mort comme un chien”, a affirmé Donald Trump.

Dans son enregistrement audio d’une durée de sept minutes, le nouveau porte-parole de l’organisation jihadiste a appelé à venger cette mort, en menaçant spécifiquement les Etats-Unis de représailles et en qualifiant son président de “vieil homme insensé”.

“Ne te réjouis pas Amérique (…)”, est-il dit. “Il est venu celui qui te fera oublier les horreurs” d’Abou Bakr al-Baghdadi et “les coupes amères (…) dont le goût te paraîtra doux”, a ajouté l’organisation en référence à son nouveau chef.

AFP / Janis LATVELS Abou Bakr al-Baghdadi

Depuis qu’il s’était autoproclamé, en 2014, “calife” d’un territoire qui a compté jusqu’à sept millions d’habitants, à cheval entre l’Irak et la Syrie, Abou Bakr al-Baghdadi était devenu l’homme le plus recherché au monde.

Sa mort a été annoncée plusieurs fois, mais toutes les tentatives pour éliminer cet Irakien de 48 ans avaient jusqu’à présent échoué, tant l’imam vivait dans l’ombre.

– “On s’attend à tout” –

Son successeur hérite d’un mouvement jihadiste qui a dû, après la chute de son “califat” en mars et d’autres défaites militaires, se dissoudre en une multitude de cellules clandestines en Syrie et en Irak, avec des communications difficiles dans des pays en plein chaos.

Le nouveau chef jihadiste pourrait être amené à commander quelque 14.000 combattants dispersés en Syrie et en Irak et se rapprocher du chef actuel d’Al-Qaïda, l’Egyptien Ayman al-Zawahiri, a affirmé mercredi Russ Travers, directeur par intérim du National Counterterrorism Center, l’organisme qui supervise la lutte antiterroriste aux Etats-Unis.

Dans le message audio diffusé jeudi, le porte-parole de l’EI a par ailleurs fait référence à l’appel de l’ex-chef du groupe jihadiste en faveur de la libération des détenus de l’EI dans des prisons et des camps contrôlés par les forces kurdes.

Celles-ci affirment détenir environ 12.000 jihadistes présumés de l’EI, dont plus de 2.000 étrangers en provenance de plus de 50 pays.

Les forces kurdes en Syrie, partenaires de Washington durant les années de lutte contre l’EI, ont dit craindre des représailles du groupe après la mort d’Abou Bakr al-Baghdadi.

US Department of Defense/AFP / Jose ROMERO Image du Pentagone diffusée le 30 octobre 2019 montrant la fumée provoquée par la destruction, par les forces américaines, du complexe syrien où se terrait le chef de l’EI, Abou Bakr al-Baghdadi.

“On s’attend à tout, y compris des attaques contre les prisons”, a déclaré Mazloum Abdi, commandant en chef des Forces démocratiques syriennes (FDS), en référence aux centres tenus par les Kurdes qui abritent des milliers de jihadistes.

Le corps du chef de l’EI a été immergé en mer, selon un responsable du Pentagone, une décision visant à éviter qu’une éventuelle tombe ne devienne un lieu de pèlerinage.

S’attaquer aux racines du jihadisme


La bataille contre le djihadisme reste un combat de longue haleine, autant politique et culturel que militaire.

La mort d’Abou Bakr Al-Baghdadi, chef de l’organisation Etat islamique (EI), tué dimanche 27 octobre dans la région d’Idlib, en Syrie, lors d’un raid des forces spéciales américaines, est, comme celle en 2011 d’Oussama Ben Laden, le dirigeant d’Al-Qaida, à Abbottabad, au Pakistan, un jalon important dans la lutte antidjihadiste. Dans la guerre contre des mouvements entretenant le culte du chef, il ne faut pas sous-estimer l’impact psychologique et organisationnel de cette mort, mais elle ne sera pas suffisante pour venir à bout de l’hydre terroriste.

Au départ, Abou Bakr Al-Baghdadi a embrassé la lutte armée dans une logique de guerre classique, pour résister à l’invasion et à l’occupation de son pays par l’armée américaine et ses alliés. La naissance de l’EI restera le symbole que le monde, et particulièrement le Moyen-Orient, n’a pas fini de payer le prix de la réponse désastreuse apportée par l’administration Bush aux attaques du 11 septembre 2001 contre les Etats-Unis. Au lieu de laisser les services secrets se concentrer sur la lutte clandestine contre Al-Qaida, la militarisation d’une guerre tous azimuts a fortement contribué au développement du mouvement djihadiste.

Al-Baghdadi est devenu le chef d’une organisation qui a basculé dans le terrorisme en deux temps. Premièrement, avec des attaques contre les civils irakiens, pour la plupart musulmans, davantage ciblés que les forces d’occupation. Ce schéma sanglant sera répliqué en Syrie. Le sommet de cette folie meurtrière sera atteint avec la tentative d’extermination génocidaire des yézidis. Deuxièmement, à partir de l’intervention militaire occidentale, en 2014, avec une internationalisation du combat de l’EI, la plus spectaculaire attaque ayant été l’infiltration en Occident du commando qui a frappé Paris en novembre 2015.

Dans l’ivresse de ses victoires et soucieux d’aller plus loin que Ben Laden, Al-Baghdadi s’est autoproclamé « calife Ibrahim ». Même si les théologiens du monde du djihad n’ont jamais vraiment pris au sérieux l’imam de Samarra, la création du « califat » fut une caisse de résonance qui a attiré des dizaines de milliers de jeunes islamistes vers la « guerre sainte ».

La question posée aujourd’hui consiste à savoir si l’élimination d’Al-Baghdadi et de son numéro deux lors du même assaut sonne le glas du mouvement djihadiste. L’EI irako-syrien est certes redevenu une organisation clandestine, à la suite de la perte des territoires du « califat », mais sa capacité de nuisance demeure. Son internationalisation est même en essor, avec l’apparition de nouvelles bases et la perpétration d’attentats partout dans le monde. Pire, les raisons de ses succès initiaux sont toujours là, à commencer, au-delà de politiques étrangères occidentales contestables, par l’existence de régimes sectaires et corrompus dans la région, et d’un régime outrageusement criminel à Damas.

La lutte contre le djihadisme ne se réglera pas par la mort d’un homme. Non seulement Al-Qaida ou l’organisation Etat islamique survivent à la disparition de leur chef, mais le djihadisme continue d’attirer des partisans. Cette guerre est autant politique, culturelle que militaire. S’il est important de remporter une bataille symbolique, il ne faut jamais perdre de vue qu’il s’agit d’un combat de longue haleine, qui sera peut-être l’affaire de plusieurs générations. Or, depuis la déclaration de guerre initiale de Ben Laden, la lutte a davantage tendance à s’intensifier qu’à s’atténuer. S’il est légitime de tuer les guerriers du djihad, il n’est pas interdit, au-delà de la mort d’Al-Baghdadi, de réfléchir au fait qu’il faudra bien un jour établir un plan de bataille contre les racines du djihadisme.

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Visages du terrorisme contre les populations en Syrie

Le chef de l’EI présumé mort après un raid américain en Syrie selon des médias


AFP – 27 Oct 2019

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Al Assad, Al Jolani, Al-Baghdadi, visages du terrorisme – الأسد، الجولاني، البغدادي، وجوه الإرهاب في سوريا

 

Le chef du groupe Etat islamique (EI), Abou Bakr al-Baghdadi, a été visé par une opération militaire en Syrie et aurait été tué, ont affirmé samedi plusieurs médias américains à quelques heures d’une annonce “très importante” de Donald Trump dimanche matin.

Selon CNN et ABC, qui citent des hauts responsables, al-Baghdadi a trouvé la mort lors d’une opération de l’armée américaine dans le nord-est de la Syrie.

Selon CNN, des tests sont en cours afin de pouvoir confirmer formellement la mort du chef du groupe jihadiste responsable de multiples attentats sanglants à travers le monde. Selon un responsable cité par ABC, il aurait fait exploser sa veste chargée d’explosifs pour se suicider.

Interrogé par l’AFP, le Pentagone s’est refusé à tout commentaire.

“Le président des Etats-Unis fera une annonce très importante demain matin à 9H00 (13H00 GMT) depuis la Maison Blanche”, a déclaré Hogan Gidley, porte-parole de l’exécutif américain, sans autres précisions.

Peu avant cette annonce, Donald Trump avait publié un message sybillin sur Twitter. “Quelque chose d’énorme vient de se passer!”, avait-il écrit.

Si l’opération militaire américaine a effectivement été couronnée de succès, elle serait la plus importante visant un haut responsable jihadiste depuis la mort, le 2 mai 2011, d’Oussama Ben Laden, le chef d’Al-Qaïda tué par les forces spéciales américaines à Abbottabad au Pakistan.

Ce développement intervient dans une période d’intense activité militaire dans le nord de la Syrie.

Le régime syrien et son allié russe ont accéléré le déploiement de leurs troupes à la frontière syro-turque, tandis que les Américains annonçaient l’envoi de renforts militaires dans une zone pétrolière plus à l’est sous contrôle kurde.

– Apparition publique en 2014 –

Abou Bakr al-Baghdadi n’a plus donné signe de vie depuis un enregistrement audio diffusé en novembre 2016, après le début de l’offensive irakienne pour reprendre Mossoul dans lequel il exhortait ses hommes à lutter jusqu’au martyre.

C’est à Mossoul que le chef de l’EI a fait sa seule apparition publique connue, en juillet 2014, à la mosquée al-Nouri.

En turban et habit noirs, barbe grisonnante, il avait alors appelé tous les musulmans à lui prêter allégeance après avoir été désigné à la tête du califat proclamé par son groupe sur les vastes territoires conquis en Irak et en Syrie voisine.

De son vrai nom Ibrahim Awad al-Badri, le chef de l’EI serait né en 1971 dans une famille pauvre de la région de Bagdad. Passionné de football, il a échoué à devenir avocat puis militaire avant d’étudier la théologie.

C’est lors de l’invasion américaine de l’Irak en 2003 qu’il créé un groupuscule jihadiste sans grand rayonnement avant d’être arrêté et emprisonné dans la gigantesque prison de Bucca.

Libéré faute de preuves, il rejoint un groupe de guérilla sunnite sous tutelle d’Al-Qaïda et en prend la tête quelques années plus tard. Profitant du chaos de la guerre civile, ses combattants s’installent en Syrie en 2013 avant une offensive fulgurante en Irak.

Le groupe, rebaptisé Etat islamique, supplante Al-Qaïda, tandis que ses succès militaires initiaux et sa propagande soigneusement réalisée attirent des milliers de partisans du monde entier.

 AL-FURQAN MEDIA/AFP/Archives / – Le chef du groupe Etat islamique (EI), Abou Bakr al-Baghdadi, dans une vidéo publiée par le media Al Furqan le 29 avril 2019ٍّ
 
RFI: Abou Bakr al-Baghdadi était réapparu dans une vidéo de propagande fin avril 2019.
 

Trump: FDS peut libérer des prisonniers de l’Etat islamique pour nous forcer à revenir


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Trump: FDS peut libérer des prisonniers de l’Etat islamique pour nous forcer à revenir

14.10.2019

Le président des États-Unis, Donald Trump, a déclaré lundi que les Forces démocratiques syriennes (FDS) pourraient libérer des prisonniers de l’Etat islamique pour ramener des troupes américaines dans la région, ajoutant qu’il serait très facile pour eux d’être de nouveau capturés.

“Les Kurdes peuvent en libérer certains pour nous faire intervenir. C’est très facile pour la Turquie ou les pays européens dont beaucoup sont originaires, mais ils devraient agir rapidement”, a déclaré Trump sur Twitter.

“J’ai commis une erreur dans tout. Nous ne menons pas une autre guerre entre des personnes qui se combattent depuis 200 ans. L’Europe a eu l’occasion d’obtenir des prisonniers de l’Etat islamique, mais ils ne voulaient pas payer le coût. Ils ont dit laissons  les États-Unis payer.”

Dans un précédent tweet, Trump a appelé lundi les pays européens à récupérer leurs ressortissants affiliés à l’Etat islamique, qui ont été arrêtés et détenus dans les prisons des Forces démocratiques syriennes (FDS).

Les observateurs assurent: impossible d’attaquer Idleb et d’y pénétrer


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Les observateurs assurent: impossible d’attaquer Idleb et d’y pénétrer

2 septembre 2019 – Hiba Mohammad

DAMAS, Al-Qods Al-Arabi -Le nord de la Syrie était l’arène, samedi, d’une manifestation populaire en colère réclamant la dissolution de Tahrir al-Cham, dirigée par Jabhat al-Nosra, et dénonçant les massacres commis par les régimes syrien et russe dans la zone de « réduction de désescalade », parallèlement, la Turquie avait évoqué l’application de l’accord d’Idleb au sens littéral, considérant que c’est une région avec certaines frontières, où la sécurité doit être assurée, avec la garantie de la Turquie et de la Russie, il semble aux observateurs qu’il s’agit de la solution la plus efficace pour Idleb puisque les Russes tiennent la partie turque pour responsable de la réduction des risques et du coût des combats dans la région, en particulier avec l’impossibilité de démanteler Tahrir al-Cham.
En l’absence d’une vision claire du futur d’Idleb, difficile à pénétrer, des experts et observateurs s’accordent sur le fait que la solution finale à la dernière région restante sous contrôle de l’opposition, n’aurait lieu que des années plus tard au moyen d’une solution militaire décisive, le ramenant sous le contrôle du régime syrien, précédé de nombreuses manœuvres visant à affaiblir les diverses factions, avec des opérations d’isolement et rongement systématiques, tout comme ce qui s’est passé dans la ville stratégique de Khan Cheikhoun et dans d’autres.

Une position turque remarquable
Ankara a souligné dans les propos du porte-parole présidentiel turc Ibrahim Qalan la nécessité d’une cessation immédiate des attaques du régime syrien sous prétexte de la présence d’éléments terroristes, sous l’orientation de Russes et d’Iraniens, révélant la tenue d’un sommet tripartite sur la Syrie entre les dirigeants turcs, russes et iraniens, dans la capitale Ankara le 16 septembre en cours. Qalan a déclaré que le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue russe Vladimir Poutine ont discuté de la question d’Idleb lors de leur rencontre en Russie la semaine dernière. Il a également souligné la nécessité d’accélérer la mise en œuvre de la solution politique en Syrie, sans délai, ainsi que la mise en place des mesures nécessaires pour mettre en place un comité constitutionnel et un gouvernement de transition et s’orienter vers des élections pour compléter les traces d’Astana et de Genève.

 

Dans le nord, des manifestations populaires, rassemblant environ 500 personnes, ont eu lieu dans la ville de Saraqeb, au sud-est d’Idle, où des manifestants ont dénoncé les massacres russes et scandé des slogans appelant à la chute du « gouvernement du salut/formé par Al-Nosra » et du chef du HTS, dans un calme relatif noté part l’Observatoire Syrien des droits de l’homme «Après un bombardement de roquettes et d’artillerie, des zones de Kafranbel, Jerjanaz, Hass, Hayesh Deir Al-Gharbi, Deir Al-Charqi et Maaret Harma, dans le sud et le sud-est d’Idleb, ainsi qu’à Deir Sonbol, Chahranaz, Cora, Meydane Ghazal dans la campagne de Hama au Nord et nord-ouest, en plus les force du régime on piloné avec l’artillerie lourde les région de Kinda, Marend dans la campagne de Jesr Al-Choughour ouest, parallèlement avec des bombardement visant les axes de Kabbana et Khadra dans la campagne nord de Lattakié ».

Démantèlement de la « Nosra »
Avec le retour de HTS sur le devant de la scène et son rattachement à l’avenir d’Idleb, les observateurs estiment que la question de la dissolution de Jabhat al-Nosra, voire de son démantèlement pacifique sans combat, est extrêmement difficile, notamment après de nombreuses demandes de civils et des factions de l’opposition syrienne, surnommées modérées. Considérant que c’est un fardeau pour la révolution. À la lumière de ces manifestations, le chercheur spécialisé dans les affaires de groupes extrémistes, Hassan Abu Haniyeh, a déclaré que la commission avait été exposée à de nombreuses demandes, dont les plus importantes sont les demandes régionales et internationales. Mais toutes ces tentatives ont clairement échoué. “Nous n’oublions pas l’accord d’Astana entre la Russie et la Turquie qui prévoyait son démantèlement, ainsi que l’accord de Sotchi qui prévoyait le démantèlement de HTS par Ankara »
L’expert a prédit qu’Idleb poserait un dilemme pour le régime syrien et un dilemme pour les Russes, car l’alliance du régime syrien, Moscou et Téhéran tentent de reconcquérir Idleb avec le moins de pertes possible et au prix le plus bas, d’une manière ou d’une autre par le biais des Turcs. Cela s’applique facilement, d’autant plus qu’Idleb est devenu un grand rassemblement non seulement de Jabhat Al-Nosra, mais également d’autres djihadistes et mouvements qualifiés de terroristes ou d’extrémistes parmi les Syriens et d’autres factions modérées. Au final, c’est le point de vue du régime syrien et russe pour toutes les factions de l’opposition, qu’ils considèrent comme des mouvement terroristes, une tactique qui ne fonctionnera pas ».

Pour renforcer la vision de Haniyeh, les forces spéciales russes ont tenté d’infiltrer jeudi soir dans la région située au sud de la région de « réduction de désescalade » au nord-ouest de la Syrie, alors qu’elles prétendaient annoncer une trêve dans la région, a annoncé l’agence de presse Anatolie. Mohammed Rashid a expliqué que les forces spéciales russes avaient tenté de s’infiltrer dans la région d’Al-Qassabiya, à l’ouest de la ville de Khan Cheikhoun, au sud de la province d’Idleb.
Il a ajouté que les forces spéciales russes, qui avaient déjà participé à l’infiltration du régime syrien dans la campagne de Hama, ont tenté hier soir de procéder à cette infiltration de manière autonome, soulignant que la méthode employée par les forces russes lors de l’attaque commence par des drones armés, puis des bombes de protection, puis des snipers et l’utilisation d’armes à guidage thermique.
À la lumière de ce qui précède, Mohamed Sarmini, expert en relations internationales, lit dans le traitement du dossier Idleb par la Russie, que la dernière insiste toujours sur le recours à l’option militaire dans la zone tampon pour assurer la sécurité de ses troupes et sa présence militaire en Syrie, tout en adhérant à son approche pour rétablir l’ordre dans le contrôle de toute la province d’Idleb et ses environs, dépassant les accords signés avec la Turquie à Astana et à Sotchi.

L’exemple de Grozny

(…)

مراقبون يؤكدون لـ «القدس العربي» استحالة الهجوم على إدلب والتوغل فيها

2 septembre – 2019 – هبة محمد

دمشق – «القدس العربي» : شهد الشمال السوري أمس، مظاهرة شعبية غاضبة طالبت بحل هيئة تحرير الشام التي تقودها «جبهة النصرة» ونددت بالمجازر التي ارتكبها النظام السوري والروسي ضمن المنطقة الداخلة في نظام «خفض التصعيد»، وذلك في وقت توعدت فيه تركيا بتطبيق اتفاق إدلب حرفياً، على اعتبار أنها منطقة ذات حدود معينة، ينبغي تحقيق الأمن فيها، بضمانة تركيا وروسيا، فيما يبدو لمراقبين ان ذلك هو الحل الاجدى حيال ادلب، كون الروس يحملون الجانب التركي مسؤولية تقليل المخاطر وكلفة المعركة في المنطقة، لاسيما مع استحالة تفكيك هيئة تحرير الشام.
ومع غياب رؤية واضحة حول مستقبل ادلب، التي يصعب اقتحامها أو التوغل فيها، يجمع خبراء ومراقبون ان الحل النهائي للمنطقة المتبقية للمعارضة، سيكون بعد سنوات عبر حل عسكري حاسم، يعيدها إلى سيطرة النظام السوري، على ان يسبق ذلك مناورات عديدة لاضعاف الفصائل على اختلاف مشاربها، وعمليات عزل وقضم، ممنهجة أسوة بما جرى في مدينة خان شيخون الاستراتيجية وغيرها.

موقف تركي لافت

وفي موقف تركي لافت شددت أنقرة على لسان المتحدث باسم الرئاسة التركية إبراهيم قالن، على ضرورة الوقف الفوري لهجمات النظام السوري بحجة وجود عناصر إرهابية، وذلك بتوجيه روسي وايراني له، كاشفة عن قمة ثلاثية حول سوريا ستعقد بين زعماء تركيا وروسيا وإيران، بالعاصمة أنقرة، 16 أيلول/سبتمبر الجاري، حيث لفت قالن إلى ان الرئيس التركي رجب طيب اردوغان ونظيره الروسي فلاديمير بوتين، بحثا خلال لقائهما في روسيا الأسبوع المنصرم، ملف ادلب بشكل مستفيض. كما أكد على ضرورة الاسراع في تطبيق مسار الحل السياسي في سوريا، بدون تلكؤ، وتنفيذ خطوات انشاء لجنة دستورية وحكومة انتقالية والتوجه إلى انتخابات، استكمالاً لمساري أستانة وجنيف.

شمالاً، خرجت مظاهرات شعبية، ضمت ما يقارب 500 شخص في مدينة سراقب جنوب شرقي إدلب، حيث ندد المتظاهرون بالمجازر الروسية، ورددوا شعارات نادت بإسقاط حكومة الإنقاذ التابعة للنصرة وزعيم «هيئة تحرير الشام» وذلك وسط حالة من الهدوء النسبي وثقه المرصد السوري لحقوق الإنسان «بعد قصف صاروخي ومدفعي تعرضت له أمس مناطق في كل من كفرنبل وجرجناز وحاس وحيش بابولين وكفرسجنة والتح والديرالغربي والديرالشرقي ومعرة حرمة بريف إدلب الجنوبي والجنوبي الشرقي، وديرسنبل و شهرناز و كورة وميدان غزال بريف حماة الشمالي والشمالي الغربي، بالإضافة لذلك قصفت قوات النظام بالمدفعية الثقيلة مناطق في كل من الكندة ومرعند بريف جسر الشغور الغربي بالتزامن مع قصف استهدف محاور كبانة والخضرا بريف اللاذقية الشمالي».

تفكيك «النصرة»

ومع عودة هيئة تحرير الشام إلى الواجهة من جديد، وربطها بمستقبل ادلب، يعتقد مراقبون ان موضوع حل جبهة النصرة، او حتى تفكيكها سلمياً بدون قتال هو أمر في غاية الصعوبة، لا سما بعد مطالبات عدة، من المدنيين وفصائل المعارضة السورية والتي تلقب بالمعتدلة، على اعتبارها عبئاً يثقل كاهل الثورة. وعلى ضوء هذه المظاهرات يقول الباحث المتخصص في شؤون الجماعات المتطرفة حسن أبو هنية، ان الهيئة تعرضت لمطالبات كثيرة سابقاً، أهمها المطالب الاقليمية والدولية، «ولا ننسى اتفاقية استانة بين روسيا وتركيا التي كانت تنص على تفكيكها وكذلك اتفاقية سوتشي التي أعطت مهمة تفكيك هيئة تحرير الشام والنصرة لأنقرة» لكن كل هذه المحاولات كانت باعتقاد المتحدث فاشلة كما هو واضح.
وتوقع الخبير لـ»القدس العربي» ان تشكل ادلب معضلة للنظام السوري ومعضلة للروس، اذ يحاول حلف النظام السوري وموسكو وطهران الاستيلاء على ادلب بأقل الخسائر الممكنة وأقل التكاليف بشكل أو بآخر من خلال الأتراك، ، مستدركاً «في الوقت نفسه اثبتت الوقائع انه من غير الممكن تطبيق ذلك بسهولة خصوصاً ان ادلب اصبحت تجمعاً كبيراً ليس فقط للنصرة بل لبقية الجهاديين والحركات المصنفة كإرهابية او متطرفة من السوريين وغيرها من الفصائل المعتدلة، وفي النهاية هذه هي نظرة النظام السوري والروسي لكل فصائل المعارضة باعتبارها حركات إرهابية فهذا تكتيك لا ينفع».
ويبدو ان اقتحام ادلب أمرٌ صعبٌ للغاية، رغم ان النظام والروس يقولون انهم سيدخلون ادلب بالنهاية وهي تحاول ان تقلل التكلفة، لكن من المعلوم حسب رؤية أبو هنية ان «الكلف عالية، بما فيها الكلفة الانسانية والمادية والحرب ذاتها»، وبالتالي ان الأفضل هو اعادة وضع اتفاقية سوتشي واستانا لان الروس بمعنى ديناميكي تحاول تحميل الجانب التركي تقليل المخاطر» معتبرا انه حتى الان لا يوجد افق واضح لمستقبل المنطقة مع صعوبة تفكيك هيئة تحرير الشام قائلاً «مهما كانت هناك وسائل فبالنهاية سيكون الحل بالحسم عسكري ولكنه بعيد، وتبقى الان المناوشات والضغوطات واحياناً المناكفات الدولية حول المنطقة، فكلما اقتربت تركيا من امريكا تتوتر العلاقات بين تركيا وروسيا، واذا اقتربت تركيا من الروس تتوتر العلاقات مع واشنطن».
لا يوجد شيء واضح، حسب المتحدث، لكن الواضح الذي يجمع عليه الكثيرون ان ادلب مقبلة خلال السنوات المقبلة على معركة فاصلة وصفها الخبير بالجماعات الجهادية «بأنها كبرى بعد محاولات اضعاف ومناوشات وقضم، وذلك بشكل ممنهج كما حصل في خان شيخون وغيرها من المناطق».
وتعزيزاً لرؤية المتحدث، حاولت قوات خاصة روسية، ليل الخميس الجمعة، التسلل إلى جنوبي منطقة «خفض التصعيد» شمال غربي سوريا، بالرغم من ادعائها اعلان هدنة في المنطقة، في تصريح للأناضول، أوضح مدير المكتب الإعلامي لـ»جيش النصر» (أحد فصائل المعارضة السورية)، محمد رشيد، أن قوات خاصة روسية حاولت التسلل إلى منطقة القصابية الواقعة غربي مدينة خان شيخون جنوبي محافظة إدلب.
وأضاف أن القوات الخاصة الروسية التي شاركت سابقاً في عمليات تسلل النظام السوري إلى ريف حماة، حاولت الليلة الماضية تنفيذ عملية التسلل بمفردها، لافتاً إلى أن أسلوب القوات الروسية في الهجوم يبدأ عبر طائرات بدون طيار مسلحة، ثم إطلاق قنابل مضيئة، وعقب ذلك تلجأ إلى قناصين واستخدام أسلحة موجهة حرارياً.
وعلى ضوء ما تقدم، قرأ الخبير في العلاقات الدولية محمد سرميني تعاطي روسيا مع ملف إدلب، بان روسيا ما تزال تصرّ على استخدام خيار الحسم العسكري في المنطقة العازلة لضمان أمن قواتها ووجودها العسكري في سوريا، وكذلك ما زالت تتمسّك بمقاربتها القائمة على استعادة النظام للسيطرة على كامل محافظة إدلب ومحيطها، متجاوزة التفاهمات التي تم توقيعها مع تركيا في أستانة وسوتشي.

نموذج غروزني

وقال لـ»القدس العربي» إن تمسك روسيا بالتفاهمات السياسية مع تركيا نابع من الرغبة بالحفاظ على العلاقات الثنائية التي تتعدى الملف السوري لكنها لا ترغب في منحها فرصة تعزيز دورها الإقليمي بالمنطقة، وهذا ما يُفسر سعيها الحثيث إلى الاستجابة بالحد الأدنى لمصالح تركيا وتأطير تواجدها عبر إعادة التنسيق مع النظام. معتبراً ان استمرار روسيا في هذا السياسة ربّما يعزز من عدم ثقة تركيا في التعاون الوثيق معها، ويساهم في رفع مستوى تدخلها للحفاظ على مصالحها الأمنية والسياسية، وبذل جهد أكبر لتحقيق توافق مع الولايات المتحدة لتعزيز قدرتها على التحرّك.
فروسيا من وجهة نظره تحاول تطبيق نموذج غروزني في سوريا لاستعادة السيطرة على جميع المناطق التي خسرها النظام، وجرى ذلك في حلب والآن في إدلب، من استخدام سياسة الأرض المحروقة وإحداث كارثة إنسانية لبث الذعر بين الأهالي من أجل التأثير على قراراتهم السياسية، وللضغط على تركيا والمعارضة، كما إنّ سياسة روسيا في التعاطي مع ملف إدلب ربما تعيد نموذج أفغانستان والمصير الذي لاقته هناك. وسيعزز خيار الحسم العسكري من رغبة الأهالي والمعارضة في الانتقام ويخلق ثغرات أمنية في المناطق التي يستعيد النظام السيطرة عليها، وبرز هذا الأمر في بقية مناطق خفض التصعيد لا سيما جنوب البلاد حسب المتحدث.

Daech: al-Baghdadi dans une nouvelle vidéo


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Deux doctrines un seul but : détruire la Syrie – عقيدتين – هدف واحد : تدمير سوريا

Etat islamique : Al-Baghdadi apparaît dans une vidéo, une première depuis cinq ans

Le chef de l’EI y déclare que les attentats menés le dimanche de Pâques au Sri Lanka ont été fomentés en représailles à la perte de la ville de Baghouz, en Syrie.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 18h55, mis à jour à 22h17

 

Les FDS libèrent à nouveau d’anciens membres appartenant à « Daech » à al-Tabqa


Les FDS libèrent à nouveau d’anciens membres appartenant à « Daech » à al-Tabqa

7/03/1019

al-Tabqa – jisr: Les forces démocratiques de la Syrie ont libéré un certain nombre d’anciens membres appartenant à l ‘organisation « Daech » originaires de la ville d’al-Tabqa située à l’ ouest de Raqqa.
Les « FDS ont libéré mardi sept membres de l’organisation « Daech », des personnes arrêtées il y a plus d’un an », a déclaré notre correspondant.

Cette opération s’inscrit dans le processus d’une opération de libération de 283 éléments de l’organisation, qui a débuté il y a plusieurs jours ».
Il est à noter que les « FDS » ont libéré il y a deux jours, 24 membres de l’organisation au siège du conseil civil de Raqqa en présence de dignitaires et de cheikhs des clans de la ville.

“قسد” تفرج عن دفعة جديدة من منتسبي “داعش” في الطبقة

الطبقة-جسر: أفرجت قوات سوريا الديمقراطية “قسد” عن عدد من عناصر تنظيم “داعش” من أبناء مدينة الطبقة غربي الرقة.
وقال مراسل جسر إن “قسد أفرجت يوم أمس الثلاثاء عن ٧ عناصر من تنظيم داعش من الذين تم اعتقالهم منذ أكثر من سنة.
وتأتي هذه العملية ضمن عملية إطلاق سراح ٢٨٣ عنصر من تنظيم داعش التي بدأت منذ عدة أيام”.
يذكر أن “قسد” أطلقت منذ يومين سراح ٢٤ عنصراً من تنظيم داعش في مقر مجلس الرقة المدني بحضور وجهاء ومشايخ عشائر من المدينة.

Une force spéciale américaine encercle Al-Baghdadi dans un rayon de 10 km2 – قوة أميركية خاصة تحاصر البغدادي في 10 كيلومترات


Les monstres de la cavernes : chauves-souris-Abou-Bakr-AL-Baghdadi-2

Une force spéciale américaine encercle Al-Baghdadi dans un rayon de 10 km2

Othman al-Mokhtar – 27 janvier 2019

Les fausses estimations sur l’arrestation d’Abou Bakr al-Baghdadi, le dirigeant de l’organisation Da’ech et les fausses déclarations faites par la Russie ou les Amériques sur l’assassinat de ce dernier en territoire irakien ou syrien sont devenues suspectes de sa crédibilité. Mais les informations révélées par un haut responsable de l’armée irakienne à Bagdad samedi sur le sujet, semblent différentes cette fois-ci, notamment en raison du passage d’une force spéciale américaine en territoire syrien par voie terrestre via la région du Kurdistan en Irak jeudi dernier, accompagnée d’une unité armée des « Forces démocratiques de la Syrie » (FDS), après avoir reçu des informations indiquant la présence d’Abou Bakr al-Baghdadi, dans un rayon d’environ 10 kilomètres carrés de la province de Deir Ez-Zor à la frontière irakienne, plus précisément dans la campagne de Deir Ez-Zor entre Albaguz et Mrachdah, au sud, Safafnah à l’ouest, et le désert d’al-Boukamal connecté à l’Irak à l’est. Un expert en sécurité irakien aurait déclaré que l’équipe spéciale américaine était la même que celle qui avait été précédemment chargée de suivre le chef d’Al-Qaëda, Oussama ben Laden, et avait réussi à l’éliminer en 2011 dans la ville d’Abbotabad, dans le nord-est du Pakistan.

(…)(…) Commentant le souci de Washington sur l’arrestation d’al-Baghdadi vivant, le responsable irakien a déclaré que « cela peut avoir une relation avec la situation du président américain Donald Trump, et son besoin de tout événement positif qui pourrait verser en sa faveur au sein de la rue américaine, parce que Al-Baghdadi possède beaucoup de réponses sur des questions encore vagues, y compris le fil caché des relations avec les autres parties dans les arènes syriens et irakiens, notamment le régime de Bachar al-Assad » selon ses expressions. Le responsable a souligné que « les Etats-Unis sont en tête du front militaire dans la zone où il est probable que Baghdadi soit présent, c’est pourquoi, parler du rôle du russe ou turc en la matière n’est pas vrai ». Mais il a considéré que les chances de le capturer vivant est très faibles, pour des raisons liées au dirigeant même de l’organisation et aux possibilités de résistance ou même de se faire exploser avant son arrestation.

(…)

لكثرة ما تكررت التقديرات الكاذبة حول اعتقال زعيم تنظيم “داعش”، أبو بكر البغدادي حياً، والإعلانات المغلوطة ومصدرها روسيا أو أميركا، عن قتله، في الأراضي العراقية أو السورية، أصبح كل خبر يتعلق بالرجل مشكوكاً بمصداقيته تلقائياً. لكن المعلومات التي يكشفها مسؤول عسكري عراقي رفيع المستوى في بغداد، أمس السبت، لـ”العربي الجديد”، حول الموضوع، تبدو مختلفة هذه المرة لناحية عبور قوة أميركية خاصة إلى داخل الأراضي السورية براً عبر إقليم كردستان العراق، يوم الخميس الماضي، ترافقها وحدة مسلحة من “قوات سورية الديموقراطية” (قسد)، بعد ورود معلومات تفيد بوجود أبو بكر البغدادي، داخل منطقة بمساحة تبلغ نحو 10 كيلومترات مربعة ضمن محافظة دير الزور الحدودية مع العراق، وتحديداً في ريف دير الزور بين الباغوز والمراشدة جنوباً والسفافنة غرباً، وصحراء البوكمال التي تتصل بالعراق شرقاً. وقد رجّح خبير أمني عراقي أن تكون الفرقة الأميركية الخاصة هي نفسها التي تم تكليفها سابقاً بمتابعة زعيم تنظيم “القاعدة”، أسامة بن لادن، ونجحت في القضاء عليه عام 2011 في بلدة أبوت آباد شمال شرق باكستان.

وبحسب المسؤول العراقي ذاته، فإنّ الفرقة الأميركية كانت تتواجد داخل قاعدة عسكرية بمدينة أربيل وانتقلت منها إلى داخل الأراضي السورية، وهي المرة الأولى التي تدخل فيها إلى هناك. وأوضح أنّ “المعلومات المتوفرة لدينا هي أن الجيش الأميركي يريد البغدادي حياً، وهذا ما قد يفسّر دخول القوات الخاصة الأميركية إلى مناطق سورية يمكن اعتبارها ساقطة عسكرياً، وكذلك التأخر في حسم دخول المليشيات الكردية لما تبقى من تلك القرى والقصبات السورية الصغيرة، رغم أنه يمكنها القيام بذلك، مع توفر الغطاء الجوي”.

وتعليقاً على حرص واشنطن على اعتقال البغدادي حياً، اعتبر المسؤول أنّه “قد يكون لذلك علاقة في وضع الرئيس الأميركي دونالد ترامب، وحاجته لأي حدث إيجابي يصبّ في صالحه داخل الشارع الأميركي، أو لامتلاك البغدادي الكثير من الإجابات حول أسئلة ما تزال غامضة، ومنها الخيط الخفي في تعاملات التنظيم مع أطراف أخرى في الساحتين السورية والعراقية وأبرزها نظام بشار الأسد”، على حد تعبيره. ولفت المسؤول إلى أن “الولايات المتحدة تتصدّر الواجهة عسكرياً في المنطقة التي يرجّح وجود البغدادي فيها، لذا فإنّ الحديث عن دور روسي أو تركي في الأمر غير صحيح”. لكنه اعتبر احتمالات الظفر به حياً ضعيفة جداً مقابل مقتله، لاعتبارات تتعلّق بزعيم التنظيم نفسه واحتمالات المقاومة أو حتى تفجير نفسه قبل اعتقاله.

والبغدادي هو إبراهيم عواد البدري من مواليد سامراء شمالي بغداد عام 1971، وحاصل على شهادة الماجستير عام 2002، ثمّ الدكتوراه في الشريعة الإسلامية من جامعة بغداد عام 2006. عمل إماماً وخطيباً في أحد مساجد العاصمة بغداد، ويعتبر من عناصر الصف الأول التي عملت على تأسيس “جماعة التوحيد والجهاد” ومن ثمّ “قاعدة الجهاد في بلاد الرافدين”، بزعامة الأردني أبو مصعب الزرقاوي. اختير عام 2010 أميراً لتنظيم “الدولة الإسلامية في العراق” عقب مقتل أبو عمر البغدادي بعملية خاصة نفذتها قوات أميركية شمال بغداد. وبعد اندلاع الثورة السورية عام 2011، وسّع أبو بكر البغدادي من رقعة نشاط التنظيم قبل أن يعلن عن تغيير اسمه في العام 2014 إلى تنظيم “الدولة الإسلامية في العراق والشام” (داعش).

ورفعت واشنطن مكافأة القبض عليه أو الإدلاء بأي معلومات تؤدي إلى اعتقال البغدادي أو قتله، من 10 ملايين دولار إلى 25 مليون دولار، بينما رصدت بغداد مكافآت مالية لقاء القبض عليه أو قتله هو و49 قيادياً بتنظيم “داعش”، من بينهم من هم من جنسيات عربية، أبرزها السعودية والسورية والمصرية والأردنية ومن دول المغرب العربي كالجزائر والمغرب. وتعتبر المكافأة الأميركية هي الأعلى من نوعها التي ترصدها واشنطن لقتل أو اعتقال زعيم أصولي منذ مقتل أسامة بن لادن. كما أنّ البغدادي يعتبر من بين أخطر 10 مطلوبين على مستوى العالم.

من جانبه، رجّح الخبير في شؤون الجماعات المتطرفة في العراق، أحمد الحمداني، أن تكون القوة التي انتقلت إلى داخل سورية عبر العراق، هي نفسها التي تتبعت زعيم تنظيم “القاعدة” أسامة بن لادن، حيث أنّ هناك قوات أميركية موجودة حالياً في سورية. وأضاف الحمداني في حديث مع “العربي الجديد”، أنّ “انتقال قوة صغيرة إلى سورية بهذا التوقيت تحديداً، يعني أنهم فعلاً مسكوا رأس الخيط، أو رصدوا بقعةً محددة للبحث فيها عن البغدادي، وهذا المرجح حالياً، وقد نسمع عن قتله أو اعتقاله في أي وقت”.

وأوضح الحمداني أنّ “المرجّح هو وجود مئات العملاء المنتشرين في المنطقة الحدودية العراقية السورية من السكان المحليين العراقيين أو السوريين، وكذلك الأكراد، فضلاً عن مجندين عرب يعملون مع الأميركيين بالنسبة للشطر السوري ومقاتلي عشائر عربية سنية بالنسبة للشطر العراقي. وهؤلاء جميعاً يعملون كعناصر استخبارية لصالح واشنطن، وقد يكونون حصلوا على معلومات مهمة”، مضيفاً أنّ زعيم التنظيم “قد يكون أخفى ملامح مهمة في وجهه وبات التعرّف عليه صعباً، لكنّ الأكيد أنه بات محاصراً ولا مؤشرات على أنه غادر أرض القتال. ففي أبجديات التنظيمات الأصولية مغادرة أرض الرباط أو منطقة المعارك تعني ردته عن الإسلام واستحلال دمه من قبل أقرب مرافقيه”.

وكان نائب قائد العمليات العراقية المشتركة، الفريق الركن عبد الأمير يار الله، قد كشف في وقت سابق من يوم الجمعة الماضي، في تصريحات لموقع عراقي محلي، عن أنّ الخطط مكتملة لتوغّل قوات من الجيش العراقي إلى العمق السوري، بالتنسيق مع ما وصفها الرئاسة في دمشق، ووزير دفاع النظام السوري. وكان من المفترض أن تبدأ هذه القوات عملياتها في الخامس عشر من الشهر الحالي، إذ تمّ تحديد منطقة الخطر على الحدود العراقية بـ31 كيلومتراً وبعمق 95 كيلومتراً، وحصلت على موافقة رئيس الوزراء عادل عبد المهدي، على اقتحام مساحة 20 كيلومتراً وبعمق 10 كيلومترات. لكن “التحالف الدولي”، وبشكل خاص الأميركيين، طلبوا تأجيل العملية، وقالوا إنهم قادرون على إنهاء وجود “داعش” قبل 15 فبراير/شباط المقبل. وأكّدت ذلك “قوات سورية الديمقراطية” التي قالت إنها ستنهي وجود “الخطر الداعشي” قبل نهاية 27 فبراير المقبل، بحسب ما جاء من تصريحات لها.

Statistiques: 511000 personnes ont été tuées depuis le début de la révolution syrienne en 2011


 

 

Statistiques-ٍRéfugiés-syrien-mars-2018

En 7 ans consécutifs … Environ 511 mille personnes ont été tuées depuis le début de la révolution syrienne en 2011

12 mars 2018

Les forces du régime de Bachar al-Assad, (ainsi que par les alliés Russes, les Iraniens, le Hezbollah et les milices locales et régionales) ont causé la mort d’environ 85% des martyrs civils

Au septième anniversaire du début de la révolution syrienne, les changements militaires sur le terrain n’ont pas cessé de changer , il est le résultat des pertes et le contrôle des territoires, le contrôle et changement de l’influence des pouvoirs, et les civils syriens sont restées victimes de l’hypocrisie internationale et le régime de Bachar al-Assad est resté sourd aux demandes de la population syrienne qui revendiquait la dignité, la liberté, la justice, la démocratie et l’égalité. La communauté internationale, non plus, n’a pas entendu les cris de la souffrance et la détresse des personnes déplacées dans ce pays, laissant les syriens subir les caprices de la situation entre martyrs, blessés, handicapés, disparus, déplacées et réfugiés, …

Influences sur le terrain :
Les superficies du territoire contrôlé par les forces du régime est 57,57% de la superficie totale de la Syrie, avec 106508 km2,
Suivi par les FDS qui contrôle 26,8% de la superficie totale de la Syrie, avec 49 653 Km2,
tandis que les factions armées islamiques et Hay’at tahrir al-Cham (al-Nosra) ont conquis 12,7% de la superficie, équivalent à 23369 Km2, et ont maintenu le contrôle sur une superficie d’environ 8,9% de 16388 Km2,
les forces turques et les factions syriennes de l’opération du « Bouclier de l’Euphrat » et de l’opération « Rameau d’olivier », contrôlent 1,9% de la superficie totale du territoire avec 3438 Km2,
les factions soutenues par les États-Unis contrôlent 1,9 % du territoire, avec 3 543 Km2,
l’organisation Daech » a perdu des territoires équivalent à 2,9%, avec la perte de 5403 Km2
l’armée de Khalid Ibn al-Walid qui fait allégeance à l’« Etat islamique », a garder le contrôle sur 0,13% de la superficie, avec 247 Km2 par rapport à la superficie géographique syrienne.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a enregistré et documenté le nombre de personnes assassinées et de victimes syriennes depuis le début de la révolution syrienne en 2011 jusqu’au septième anniversaire 353 935 personnes, réparties comme suit:

Les martyrs civils syriens:
106390 personnes, dont 19811 enfants de moins de 18 ans, et 12513 femmes de plus de 18 ans.

 Le nombre de combattants syriens dans les rangs des factions combattantes islamiques, des FDS et autres mouvements et organisations démocratiques syriennes : 59424 personnes

Le nombre de déserteurs militaires (des l’armée syrienne du régime) a atteint 2615 personnes.

L’Observatoire a documenté les forces de défense nationale et les partisans syriens du régime: 48814

L’OSDH a documenté les morts appartenant aux factions islamiques de Fatah al-Cham « al-Nosra », de « Daech », du Parti islamique du Turkestan, de l’organisation al-Aqsa, de Jund al-Cham, les engagés du bataillon Vert, du mouvement islamique de Cham Tchétchènes, ainsi que les combattants des mouvements islamistes de nationalité libanaise, Irakienne, palestinienne, jordanienne, du Golfe, d’Afrique du Nord, d’Egypte, du Yémen, de l’Iran, d’Afghanistan, du Soudan et d’autres nationalités arabes : 63820,

Le nombre de morts du Hezbollah libanais: 1630

Le nombre de combattants non-syriens fidèles au régime et les militants de la communauté chiite : 7686,

le nombre de personnes tuées non identifiées mais documentées avec des bandes enregistrées et des images: 196

Méthodes de mise à mort des civils syriens comme suit (106390) :

pertes en vies humaines dans les raids et les frappes de l’aviation de guerre et des hélicoptères du régime de Bachar al-Assad : 25151 civils martyrs, dont : 16076 hommes, 5510 enfants de moins de dix-huit ans, et 3565 femmes agées de plus de 18 ans,

les pertes humaines à cause des missiles et frappes aériennes russes : 6891 civils martyrs, dont : 4134 hommes, 1702 enfants de moins de 18 ans et 1055 femmes âgées de plus de 18 ans,

les pertes humaines causées par les bombardements de la coalition internationale se sont élevés à 2967 civils syriens martyrs, dont : 707 hommes, 1737 enfants de moins de 18 ans, et 523 femmes âgées de plus de 18 ans,

Les pertes humaines causées par les bombardement des troupes et l’aviation turques ont atteint 754 martyrs, dont : 476 civils hommes, 167 enfants de moins de 18 ans et 111 femmes âgées de plus de 18 ans,

les pertes humaines causées par les forces du régime de Bachar al-Assad et des hommes armés fidèles au régime de nationalité syrienne et non syrienne, s’élèvent à 43040 civils martyrs, dont : 26 882 hommes, 10011 enfants de moins de 18 ans, et 6147 femmes âgéés de plus de 18 ans,

les pertes humaines en détention dans les prisons du régime s’élèvent à 14751 martyrs civils dont : 14572 hommes, 120 enfants de moins de 18 ans, et 59 femmes âgése de plus de 18 ans,

les pertes en vies humaines entre les mains des factions de l’opposition ont atteint 7579 martyrs civils, dont : 5750 hommes, 1131 enfants de moins de 18 ans et 698 femmes agées de plus de 18 ans.

les pertes humaines imputables à l’organisation de « l’État islamique/Daech » s’élèvent à 4905 martyrs civils, dont : 4187 hommes, 397 enfants de moins de 18 ans et 321 femmes agées de plus de 18 ans,

les pertes humaines subies par les gardes-frontières turcs se sont élevées à 352 martyrs civils, dont : 252 hommes, 66 enfants de moins de 18 ans et 34 femmes agées de plus de 18 ans.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme indique que cette statistique ne comprend pas environ 45 000 citoyens tués sous la torture en détention dans les prisons du régime de Bachar al-Assad.

Le résultat des pertes humaines ne comprend pas non plus le sort de plus de 5.200 civils et combattants enlevés , et se trouvant dans les prisons de l’EI « Daech », ils ne comprend pas aussi, le sort de plus de 4.700 prisonniers et disparus des forces du régime et des pro-régime, et plus de 2000 kidnappés par les factions des bataillons islamiques de l’organisation de l’Etat islamique, du Front Fatah al-Cham (anciennement Front al-Nosra), accusée d’allégeance au régime.

عمليات تصفية القيادات التي رفضت تحكّم إيران بالحشد الشعبي


Liquidations des leaders qui ont refusé le contrôle d’Iran des troupes populaires

موجة اغتيالات تطاول قادة مليشيات عراقية… واتهامات لجناح إيران

بغداد ــ علي الحسيني

13 سبتمبر 2016

تشهد مناطق مختلفة من بغداد عمليات اغتيال نوعية وبشكل تصاعدي، تطاول قيادات في مليشيات الحشد الشعبي، ومن فصائل محددة دون غيرها. وكانت لمناطق الصدر والشعلة وبغداد الجديدة والكاظمية وحي أور، النصيب الأكبر فيها خلال الأسابيع الأربعة الماضية، وسط معلومات متضاربة عن سبب تلك الاغتيالات ومن يقف وراءها، خصوصاً أنها تقع في معاقل المليشيات المحصنة داخل بغداد. وهو ما دفع قادة وزعماء المليشيات إلى اتخاذ تدابير أمنية أكبر، بدت واضحة على منازلهم ومكاتبهم والحماية التي ترافقهم في تنقلهم٠
وكان ممن طاولتهم موجة الاغتيالات تلك، الشيخ حسن عبد العال الدراجي، القيادي في مليشيا سرايا السلام، التابعة لمقتدى الصدر، وذلك عندما أطلق ملثمون النار عليه أمام باب منزله في قطاع 71، بمدينة الصدر، شرقي بغداد، بعد يوم واحد على عودته من إجازة، لكونه يعمل كقائد وحدة قتالية في المليشيا بمحافظة صلاح الدين. كما اغتيل أحمد طلال، القيادي في لواء اليوم الموعود، ثم الحاج سمير عبود، المعروف باسم “أبو عراق”، في حي أور، شرقي بغداد٠
وللمرة الأولى يتم استبعاد فرضية “وقوف عناصر إرهابية” خلف الهجوم، كما لا يُتهم تنظيم “الدولة الإسلامية” (داعش) أو أي جماعة مماثلة بالوقوف خلف تلك الاتهامات، المركّزة اليوم على فصائل ومليشيات مسلحة تعمل داخل الحشد الشعبي نفسه، تنفذ رغبة إيرانية بالتخلص من القادة الميدانيين بالحشد، ممن يملكون شعبية واسعة في محيطهم وبين أفراد مليشياتهم وبنفس الوقت لديهم تحفظ أو معارضة على تولي الحرس الثوري الإيراني مهمة تحريك مليشيات الحشد والإشراف عليها، وآخرها نقل مئات منهم إلى حلب السورية لدعم نظام بشار الأسد٠

وتتوجّه أصابع الاتهام إلى مليشيات العصائب والخراساني وحزب الله العراقي والنجباء، بالوقوف وراء عمليات تصفية القيادات التي رفضت تحكّم إيران بالحشد الشعبي، لا بل هاجمت رئيس الحكومة السابق نوري المالكي، وقائد فيلق القدس الإيراني، قاسم سليماني، عقب إرساله المئات من عناصر الحشد إلى حلب٠

Non-à-l'ingérence-iranienne-dans-les-pays-arabes

Non-à-l’ingérence-iranienne-dans-les-pays-arabes

 

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الطيران الإسرائيلي هاجم في ليل ١٣/١٢ سبتمبر مدفعية سورية تابعة للنظام السوري بالقرب من الجولان المحتل، ردا على سقوط قذيفة سورية على منطقة من هضبة الجولان التي تحتلها إسرائيل. ثم أعلن الجيش السوري إسقاط طائرة حربية إسرائيلية. ونفت إسرائيل صحة ما أعلنه الجيش السوري٠

Israël frappe à nouveau des positions syriennes
mercredi 14 septembre 2016

Israël a de nouveau frappé mardi soir des positions syriennes, quelques heures après avoir démenti des affirmations de l’armée syrienne qui disait avoir abattu deux appareils israéliens engagés dans une opération similaire.
Deux projectiles tirés de Syrie sont tombés en début de soirée sur la partie du plateau du Golan occupée et annexée par Israël, sans faire de victime, a rapporté l’armée israélienne.
“L’aviation israélienne a riposté (…) en visant des batteries d’artillerie du régime syrien sur le centre des hauteurs syriennes du Golan”, a-t-elle dit.
L’armée israélienne avait fait de même dans la nuit de lundi à mardi après la chute sur le Golan d’un projectile en provenance de Syrie.
L’armée syrienne a affirmé que sa défense anti-aérienne avait abattu un avion et un drone militaires israéliens après cette attaque, ce qu’Israël a démenti.
En fin de journée, l’armée syrienne n’avait produit aucun élément corroborant ses affirmations.
“Il n’y a rien de vrai là-dedans”, a dit à l’AFP un porte-parole de l’armée israélienne, le commandant Arye Shalicar.
“La sécurité de l’aviation n’a à aucun moment été compromise”, a twitté un autre porte-parole, le colonel Peter Lerner.
Israël et la Syrie restent officiellement en état de guerre. Israël s’emploie à rester à l’écart du conflit en Syrie voisine mais ces derniers jours il a frappé à plusieurs reprises des positions de l’armée syrienne en riposte à des tirs en provenance de Syrie.
Israël présente communément ces chutes de projectiles de son côté de la ligne de démarcation comme des tirs perdus, conséquences du conflit syrien.
Tout en veillant à ne pas être aspiré dans le conflit syrien, Israël riposte communément en s’en prenant à des positions du régime syrien, disant tenir Damas pour responsable de tout tir partant de Syrie.
Israël a pris à la Syrie 1.200 kilomètres carrés du plateau du Golan au cours de la guerre des Six Jours en 1967 et les a ensuite annexés, une mesure qui n’a jamais été reconnue internationalement.

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Reflet-de-miroire-Etat-du-Kalifat-islamique / Israël deux faces, mêmes intérêts

Dogme…حكم الانتحار في الديانات


الانتحار محرم في الإسلام، وهو كبيرة من كبائر الذنوب، وقد ثبت تحريمه بالكتاب والسنة. قال الله تعالى:﴿ولا تقتلوا أنفسكم ان الله كان بكم رحيما﴾. سورة النساء آية 29. وقال تعالى:﴿ولا تلقوا بأيديكم إلى التهلكة وأحسنوا إن الله يحب المحسنين﴾.سورة البقرة 195.

Le suicide est un acte interdit par toutes les religions…

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Daech exécute 5 journalistes et correspondants à Deir Ezzor d’une manière horrible


 

Daech publie une vidéo où il montre l’exécution de 5 journalistes et correspondants à Deir Ezzor de manière horrible

le premier Samer Abboud, en l’égorgeant, le deuxième: Sami Rabah, en l’explosant attaché sur un fauteuil, le troisième Chaban Haj Khoder, par l’électricité, en l’attachant à la grille de son balcon, le quatrième Mohamad Marwan, en l’égorgeant avec un couteau,

 

“داعش” يعدم 5 إعلاميين بدير الزور بطرق مروّعة!٠

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أصدر تنظيم “داعش”، أمس السبت، شريطاً مصوراً حمل إصداراً جديداً من إصدرات الإعدام الخاصة به، بعنوان “وحي الشيطان”، تفنن فيه التنظيم في إتباع طرق جديدة في إعدامات خمسة من النشطاء الإعلاميين في محافظة دير الزور.

وجاء في مقدمة النشطاء، سامر عبود، وكان يشغل مدير مكتب شركة “تفاعل” التنموية للإعلام، وأظهره التنظيم وهو يعترف بعمل بحوث إحصائية ودراسات، كأعداد المقاتلين الأجانب في “داعش” ومدى تقبل عوام الناس لهم، وغيرها من نشاطات التنظيم في الدير، ليعدمه الأخير بعدها بنحره في عنقه من أحد عناصر الجماعة.

وطال الإعدام الآخر الإعلامي سامي رباح، الذي اتهمه “داعش” بإعداد دراسات عن أحوال المدنيين في دير الزور، إضافة إلى تحديده ثمانية مواقع للتنظيم مقابل مبلغ من المال، ليتم تقييده بأريكة داخل منزل، وتفجيرها به.

وأعدم “داعش” بعدها بالتهم نفسها الناشط محمود شعبان الحاج خضر، مسؤول إذاعة “الآن” في دير الزور، عبر تقييده بنافذة حديدية، تم وصلها بالكهرباء، وتصوير لحظة صعقه، التي تسببت بمقتله على الفور، وأتبعه الناشط محمد مروان العيسى نحرا بالسكين، بعد أن قال إنه كان يزود شقيقه ياسر العامل في موقع “الجزيرة نت” بأخبار اقتصادية، وأخرى تخص “داعش” من داخل دير الزور.

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Visages du terrorisme contre les populations en Syrie

Le ferai-je un jour ?


 

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Le ferai-je un jour ?

إلى عديمي الضمير

إلى القتلة والسفلة والمرتزقة وأصحاب المصالح والحكام والمتسلطين والرعاع والمجرمين والمتطرفين

 

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البغدادي يهدد بعلوّ كعب الدواعش / Al Baghdadi menace les mécréants par Les hauteurs des talons des Daéchiottes !


 

توعد أبو بكر البغدادي خليفة تنظيم داعش البربري في تسجيلٍ صوتيٍ جديدٍ له نُشر في ٢٦ كانون الأول/ديسمبر ٢٠١٥ بعنوان «فتربصوا إنا معكم متربصون»، بهزيمة التحالفات (ضد التنظيم) و«علو كعب المسلمين «الدواعش» في كل مكان ولو بعد حين وبعد التمحيص «في اللون» والشدة»٠

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علو كعب المسلمين الدواعش… Al Baghdadi menace les mécréants par Les hauteurs des talons des Daéchiottes !

Manipulation ou lavage de cerveau-التلاعب بالعقول


Lavage de cerveau

L’expression lavage de cerveau regroupe des procédés qui auraient la faculté de reconditionner le libre arbitre d’un individu par la modification cognitive, peut-être aussi physiologique et neurologique, du cortex cérébral. Ces procédés sont à distinguer d’autres types de manipulation mentales et comportementales ou chirurgicales (la lobotomie), la distinction principale dans ces derniers exemples étant de supprimer la capacité d’analyse et non de la fausser. Le lavage de cerveau est parfois assorti de violences verbales ou physiques afin de créer un rapport de domination du « laveur » sur le « lavé ». On en trouve des exemples dans le cinéma d’espionnage par exemple. (wikipédia)

 

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Lavage de cerveau, ou soumission, d’après Astérix et les 12 travaux / التلاعب بالعقول – أو غسيل الدماغ

 غسيل الدماغ / أو التلاعب بالعقول

غسيل الدماغ (بالانجليزية : Brainwashing) هو استخدام أي طريقة للتحكم في فكر شخص واتجاهاته دون رغبة أو إرادة منه، ويسمى أيضا غسيل المخ أو لحس المخ (أو الدماغ) أو التفكيك النفسي.

عن ويكيبديا

NON AU TERRORISME DES FANATIQUES d’ALLAH


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Le trio : Muet, sourd et aveugle…

ILS NE PASSERONT PAS…

Il est hallucinant de remarquer jusqu’où la politique d’inaction et de silence assourdissants des états, des forces démocratiques, des partis, des syndicats, des  militants de la gauche et des organisations des droits de l’homme, françaises comme internationales, nous a conduit, face aux carnages qui se déroulent depuis 5 ans au Proche et au Moyen orient (au Yemen, en Libye, en Iraq, en Syrie, ainsi que face au terrorisme des sionistes pratiqué depuis des décennies par l’état d’Israël contre le peuple Palestinien).

L’ONU et les Etats Nations ont laissé la situation arriver à un point de pourrissement tel que l’on observe actuellement et on récolte les conséquences, et toujours, sans qu’aucune solution juste ne soit proposée face à l’oppression des dictatures (telle que pratiquée par le régime syrien contre les civils).

L’indifférence et baffouage des principes et valeurs des droits de l’homme, menés par les Etats nations dans les zones en ébullition dans le monde arabe, les deux poids deux mesures face à la barbarie, aux répressions et aux massacres pratiqués quotidiennement par les pouvoirs en place, le mensonge et l’inaction face aux appels de secours des civils, ont laissé l’accès libre aux idées des extrémistes et fanatiques d’allah de s’infiltrer dans les cerveaux de certains jeunes aux âmes fragiles, et s’accaparer injustement des luttes des peuples épris de justice, de liberté et de démocratie.

Tant que les bombes au phosphore, à fragmentation, au TNT, de la Russie et du dictateur syrien continuent de tuer les civils, cela est, aussi, équivalent à laisser les portes ouvertes à la terreur des salafistes/jihadistes, aux idées radicales portées par l’organisation extrémiste “Daech”, de répandre sa terreur dans le monde,

Tans que l’intérêt économique prime sur toute autre solution de justice,

Tant que l’hypocrisie des pays occidentaux restera  la seule réponse face aux revendications populaires de la région au Moyen-Orient, les jihadistes vont nous tenir en étaux pour semer la terreur dans notre vie,

Ne laissons pas les extrémistes confisquer nos luttes,

Ne laissons pas le désespoir nous prendre en otage,

Ne restons pas indifférents face à la souffrance, à l’injustice et aux massacres,

Combattons la philosophie du néant et du sang, pratiquée par les dictateurs et les jihadistes…

Réagissons, condamnons, trouvons des solutions urgentes pour la paix et la justice.

Assad un président indéboulonnable / هل سيصعب استئصال السرطان المتجذّر بكرسي الرئاسة


تناقض الأخبار المسربة عن الاجتماع الرباعي في فيينا٠٠٠
أفادت صحيفة الشرق الأوسط نقلاً عن مصادر سورية معارضة أن روسيا اقترحت تعهداً مكتوباً بعدم ترشح الأسد للانتخابات الرئاسية، على أن يكمل ولايته الحالية حتى نهايتها٠٠٠

في حين أن تصريحات صادرة من برلماني روسي في دمشق تفيد بأن الأسد مستعدّ لتنظيم انتخابات رئاسية يكون هو مرشحا فيها

*https://smo-sy.com/2015/10/25/25106/

Syrie: Assad prêt à organiser et participer à une présidentielle

-l'héritier-du-Trône-en-Syrie : Assad-II

-l’héritier-du-Trône-en-Syrie : Assad-II

Le président syrien Bachar al-Assad s’est dit prêt à organiser une élection présidentielle en Syrie à laquelle il participerait, a déclaré à l’AFP un député russe se trouvant à Damas.
“Il est prêt à organiser des élections avec la participation de toutes les forces politiques qui veulent que la Syrie prospère”, a dit Alexandre Iouchtchenko par téléphone à l’AFP, à l’issue de sa rencontre avec le président syrien. Et il a l’intention d’y participer “si le peuple n’y est pas opposé”.

Al Assad, Al Jolani, les visages du terrorisme – الأسد، الجولاني، البغدادي، وجوه الإرهاب في سوريا

Al Assad, Al Jolani, les visages du terrorisme – الأسد، الجولاني، البغدادي، وجوه الإرهاب في سوريا

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محمد الشلبي الملقب بـ”أبو سياف”، أحد قادة التيار السلفي بالأردن، قلق على أكثر من ١٠٠ سلفي أردني


آخر تحديث: السبت 10 محرم 1437هـ – 24 أكتوبر 2015م KSA 23:48 – GMT 20:48

لافروف: اتفاق روسي – أردني على التنسيق العسكري في سوريا

عمّان قلقة من أي نشاط عسكري من قبل روسيا وإيران في جنوب سوريا، ومثل هذا النشاط سيؤدي إلى إشكالتين خطيرتين، الأولى
بدخول جماعات إسلامية متشددة، أو أفراد من هذه الجماعات، مثل جبهة النصرة، أما الثانية فيعني المزيد من اللاجئين وهو ما سيزيد من الصعوبات الأمنية والاجتماعية والاقتصادية على المملكة.

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من مقالات آب/آغسطس ٢٠١٢ وجبهة النصرة

وجود الجماعات التكفيرية السلفية الجهادية في سوريا (والوطن العربي)… لمصلحة من ؟

عمان / مراسل براثا نيوز

قال محمد الشلبي الملقب بـ”أبو سياف”، أحد قادة التيار السلفي بالأردن، إن عدد المسلحين من التيار المتواجدين في سوريا أصبح يزيد على 100 جميعهم ضمن تنظيم ما يسمى “جبهة نصرة أهل الشام”.

وأضاف أبو سياف، أن “هناك مجموعة جديدة خرجت للقتال في سوريا وننتظر منهم أن يطمئنونا على أنفسهم لينضموا إلى الجبهة”.

جاء ذلك بحسب صحيفة  (الغد) الأردنية الصادرة الجمعة خلال اجتماع نظمه التيار في مدينة  معان (250 كيلو مترا جنوب عمان) تخلله احتفال بقتلى التيار السلفي في مختلف الدول التي كان له مشاركات مسلحة فيها من بينها العراق وأفغانستان وسوريا.

وعرض المحتفلون من التيار شريط فيديو مصور لحمزة المعاني الذي قتل قبل أربعة أشهر عندما فجر نفسه بحاجز أمني في مدينة درعا .

٢٦ آب ٢٠١٢ /

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