Épidémie de courona virus/Covid-19 dans les régions sous influence du « régime syrien » … 113 cas en quarantaine et 8 infections parmi les milices Iraniennes et Irakiennes à Deir Ez-Zor


 

Virus

14 mars 2020 – Observatoire syrien des droits de l’homme

L’Observatoire syrien des droits de l’homme continue de surveiller la question de l’épidémie de Corona dans les sphères d’influence du « régime syrien », où plusieurs sources médicales à Damas, Homs, Lattaquia et Tartous, l’Observatoire syrien, a rapporté que le nombre de cas mis en quarantaine à la suite de l’épidémie du virus COVID-19 a atteint 113 cas, dont 35 ont été mis en quarantaine après que les résultats positifs de tests, tandis que 78 sont encore en isolement, cependant, les autorités du régime syrien garde le silence sur les cas avérés. Dans un contexte connexe, des sources fiables ont informé l’OSDH que l’épidémie de Corona a éclaté parmi les milices pro-iraniennes, dans la ville d’Al-Mayadine, à l’est de Deir Ez-Zor, où 6 malades de nationalité iranienne et 2 de nationalité irakienne qui présentaient les symptômes d’infection, et mis en quarantaine à l’hôpital iranien Al-Zahra de la ville, des échantillons ont été envoyés à la capitale, Damas, pour diagnostiquer que les huit éléments étaient tous infectés par le virus Covid-19.

L’OSDH a surveillé hier, vendredi, la publication du ministère de l’Éducation du régime d’une déclaration de suspension des classe dans les écoles publiques et privées et similaires, à partir du samedi 14 mars 2020 au jeudi 2 avril 2020.

Selon la déclaration il a été annoncé : « Dans l’intérêt de la sécurité et de la santé des enfants des élèves et des étudiants, compte tenu de la présence d’un grand nombre d’entre eux dans les salles de classe, et de la difficulté d’adhésion des enfants dans leur jeune âge aux méthodes de prévention et aux mesures de sécurité, de précaution et de prudence», et afin de prévenir la propagation du virus Corona, alors que le régime nie toujours le fait que le virus des milices iraniennes se soit propagé en Syrie.

Le 10 mars, l’OSDH a indiqué qu’il avait appris de plusieurs sources médicales à l’intérieur des sphères d’influence du régime syrien que le virus COVID-19, connu sous le nom de virus Corona, s’était propagé principalement dans les gouvernorats de Damas, Tartous, Lattaquia et Homs, et que de nombreux cas avaient été enregistrés comme atteint du virus, certains d’entre eux sont décédés et d’autres ont été placés en “quarantaine”, où l’OSDH a communiqué avec des médecins des hôpitaux des gouvernorats susmentionnés, qui ont confirmé avoir reçu des autorités du “régime syrien” des ordres stricts de la nécessité de garder le secret et de s’abstenir de parler de la propagation du virus Corona sur place, il est a noté la densité d’entrées et sorties des familles des iraniens en Syrie, en raison de la visite des lieux sacrés sur les terres syriennes, en plus de la présence des forces iraniennes déployées là-bas, tandis que l’Iran a enregistré des milliers de cas d’infections au virus “Corona”, causant la mort de  dizaines de personnes. Il est à mentionner  aussi que le régime syrien a suspendu hier ses vols à destination et en provenance de l’Iran et de l’Iraq.

وباء الكورونا ضمن مناطق نفوذ “النظام السوري”.. 113 حالة في الحجر الصحي و8 إصابات في صفوف الإيرانيين والعراقيين بدير الزور

14 مارس,2020 – المرصد السوري لحقوق الإنسان

يواصل المرصد السوري لحقوق الإنسان رصده لقضية تفشي وباء الكورونا ضمن مناطق نفوذ “النظام السوري”، حيث أبلغت مصادر طبية عدة في كل من دمشق وحمص واللاذقية وطرطوس المرصد السوري، بأن أعداد الحالات التي تم حجرها صحياً نتيجة تفشي فيروس (COVID-19) وصل إلى 113 حالة، 35 منهم جرى إخراجهم من الحجر الصحي بعد أن كانت نتيجة التحاليل سلبية، فيما لا يزال 78 في الحجر، وسط استمرار سطات النظام السوري بالتكتم عن الأمر، وفي سياق متصل، أبلغت مصادر موثوقة المرصد السوري بأن وباء الكورونا تفشى بين المليشيات الموالية لإيران في مدينة الميادين شرق دير الزور، حيث جرى الحجر صحياً على 6 من الجنسية الإيرانية و2 من الجنسية العراقية ممن يحملون أعراض الوباء وذلك في مشفى الزهراء الإيراني في المدينة، وجرى إرسال عينات إلى العاصمة دمشق ليتبين إصابة العناصر الثمانية جميعهم بوباء كورونا بعد أن كانت نتائج التحاليل إيجابية.

وكان المرصد السوري رصد يوم أمس الجمعة، إصدار وزارة التربية التابعة للنظام بيانا يقضي بتعليق الدوام المدرسي في المدارس العامة والخاصة وما في حكمها اعتبارا من يوم السبت 14 /آذار/2020 ولغاية يوم الخميس 2/ نيسان/2020.

وبحسب البيان الذي جاء فيه: “حرصا على سلامة وصحة الأبناء التلاميذ والطلاب، ونظرا لوجود أعداد كبيرة منهم في الغرف الصفية، وصعوبة التزام الأطفال في المراحل العمرية الصغيرة بأساليب الوقاية وإجراءات السلامة والحيطة والحذر”، بهدف الوقاية من انتشار فيروس الكورونا، فيما لا يزال النظام ينكر حقيقة انتشار الفيروس القادم من الميليشيات الإيرانية إلى سوريا.

ونشر “المرصد السوري” في 10 مارس/آذار، أنه علم من مصادر طبية عدة داخل مناطق نفوذ النظام السوري، أن فيروس (COVID-19) المعروف باسم فيروس كورونا انتشر بشكل رئيسي في محافظات دمشق وطرطوس واللاذقية وحمص، وهناك إصابات كثيرة تم تسجيلها بالفيروس بعضها قد فارق الحياة وبعضها وضع بـ”الحجر الصحي”، حيث تواصل المرصد السوري مع أطباء بمشافي ضمن المحافظات أنفة الذكر، والذين أكدوا بأنهم تلقوا أوامر صارمة من سلطات “النظام السوري” بضرورة التكتم والامتناع عن الحديث حول انتشار فيروس كورونا هناك، يذكر أن سوريا تشهد عملية دخول وخروج كبيرة للإيرانيين نظراً للمقدسات الموجودة على الأراضي السورية بالإضافة للقوات الإيرانية المنتشرة هناك برفقة عوائلها، حيث سجلت إيران آلاف الإصابات بفيروس “كورونا” توفي على إثرها عشرات الأشخاص. كما يذكر أن النظام السوري علق الرحلات الجوية أمس من وإلى إيران والعراق.

Le chaos à Daraa s’étend : des assassinats, des attaques et des protestations


 

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Adnan Ahmed – 14 mars 2020
Al-Arabi Al-Jadeed

Le nombre d’assassinats et d’attaques dans la ville de Daraa, dans le sud de la Syrie, a considérablement augmenté ces dernières semaines, jusqu’à ce qu’il devienne presque quotidien, coïncidant avec la tentative des forces du régime de resserrer leur contrôle sur toute la région de la province, au milieu d’accusations et d’indications selon lesquelles les forces de sécurité joue un rôle majeur dans le chaos de sécurité dans lequel vivent les régions du gouvernorat. Le dernier de ces incidents, des personnes non identifiées ont assassiné avant-hier, jeudi, un membre des factions de réconciliation à Daraa, quelques heures après que deux autres personnes ont été abattues par des inconnus. Un fonctionnaire, ancien responsable de la chambre d’opération « MOK » qui était chargé d’armer les factions de l’opposition, a été assassiné, après son retour de Jordanie dans le gouvernorat de Daraa, suite aux promesses qu’il a reçues des forces du régime et des comités de réconciliation et de règlement de ne pas lui être poursuivi par les services de sécurité. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, le nombre d’attaques, de tentatives d’assassinat avec des engins explosifs, des mines, des voitures piégées ou des tireurs, au cours de la période allant de juin dernier au mois de mars 2020, a dépassé 353 opérations, au cours desquelles 213 personnes ont été tuées, dont 45 civils, 113 des forces du régime, des loyalistes coopérant avec les forces de sécurité ont été tuées, 39 combattants de faction qui ont procédé à des « régularisation de leurs situations » faisant partie des rangs des services du régime, y compris d’anciens dirigeants, et 16 milices syriennes affiliées au Hezbollah libanais et aux forces iraniennes.

De son côté, le « Rassemblement de Houran Libre » a documenté en février dernier 37 opérations et tentatives d’assassinat dans le gouvernorat de Daraa, tuant 26 personnes et en blessant 12 autres, tandis que 8 personnes ont survécu aux tentatives d’assassinat. Les assassinats, qui sont généralement enregistrés contre des inconnus, ont été accompagnés d’attaques et d’affrontements entre les familles et d’anciens combattants de l’opposition d’une part, et les forces du régime et de son appareil de sécurité d’autre part, ce qui a conduit dans certains cas, comme cela s’est produit dans la ville de Sanameine, au nord de Daraa le 5 mars, où un nouveau lot de combattants ont été déplacés, notamment, ceux qui ont refusé de faire des compromis vers le nord de la Syrie. Avec cette escalade de tension, les Russes sont entrés à nouveau sur la ligne pour tenter de calmer la situation et aider le régime à imposer son contrôle dans la province. A cette fin, une délégation russe est arrivée, mercredi dernier, dans la ville de Tafas, dans la campagne occidentale de Daraa, et a tenu une réunion avec les personnes impliquées dans le suivi des conditions de la ville, les civils et les militaires, qui sont soumis à l’accord de règlement et de réconciliation, après les attaques répétées ces derniers jours contre le poste de contrôle de Tabline et les environs de la ville de Tafas, au milieu des accusations du peuple des services de renseignement du régime selon lesquelles il menait ces attaques aux points de contrôle afin de mettre en œuvre un accord de règlement et de retirer les armes restantes avec les éléments des anciennes factions de l’opposition.

Les médias proches du régime ont déclaré que le responsable du dossier de sécurité à Daraa affilié aux forces du régime, le général de division Hussam Lucas, a eu une réunion avec la délégation russe, au cours de laquelle il a présenté une proposition de contrôler les zones qu’il a qualifiées de “rebelles” afin de mettre fin à la présence armée dans le sud. Ce qui a été convenu par la partie russe.

Dans le cadre de ces efforts des forces du régime pour resserrer son contrôle sur le gouvernorat, le 10 de ce mois, ces forces ont apporté des renforts militaires dans les environs de la ville de Jassem dans la campagne de Daraa. Des armes lourdes ont été installées sur Tal Moutawaq et Tell Umm Houran, tandis que des dizaines de dignitaires ont été convoqués de la ville de Jassem et de ses campagnes, et les ont avertis qu’ils devaient rendre les armes dans la région, et leur ont donné un délai de dix jours jusqu’à ce que les armes soient remises ou aient pris d’assaut la ville, malgré la signature de précédents “règlements” stipulant leur rétention avec une arme légère.

Il s’agit d’une tentative des forces du régime de répéter ce qui s’est passé dans la ville voisine de Sanameine il y a quelques jours, lorsque la ville a été prise d’assaut et complètement contrôlée, et la déportation de 21 opposants armés de la colonie au nord de la Syrie, en plus de régler les conditions de ceux qui souhaitent rester dans la province de Daraa. La ville de Sanameine n’a pas conclu de rapprochements ni réglé les conditions pour ses combattants auparavant, car les forces du régime en ont pris le contrôle avant la conclusion de l’accord de réconciliation avec le parrainage russe.

Dans le même contexte, des inconnus ont lancé une attaque contre des centres du régime syrien dans la ville de Da’el, au nord de Daraa, dans laquelle ils ont utilisé des armes légères et moyennes. L’attaque a visé des points de contrôle appartenant aux services de renseignement de l’armée de l’air à l’ouest de la ville, ce qui menace de répéter le scénario des Sanameine et Jassem. Les forces du régime sont entrées dans Da’el le 30 juin 2018, après avoir pris le contrôle des régions de l’Est sans négociations ni opérations militaires, ce qui a conduit le régime à imposer ses conditions à ses résidents, contrairement aux zones qui sont entrées dans le champ du “règlement” par le garant russe. Le régime a rouvert les secteurs de sécurité, de l’armée, de police et de sécurité pénale dans la ville, et a coupé les connexions de la ville à travers ses barrières de sécurité.

الفوضى في درعا تتمدد: اغتيالات وهجمات واحتجاجات

عدنان أحمد – 14 مارس 2020

تصاعدت وتيرة الاغتيالات والهجمات في مدينة درعا جنوبي سورية في الأسابيع الأخيرة على نحو لافت، حتى باتت شبه يومية، تزامناً مع محاولة قوات النظام بمؤازرة روسية إحكام سيطرتها على كامل مناطق المحافظة، وسط اتهامات ومؤشرات تفيد بضلوع أجهزة النظام الأمنية بدور كبير في الفوضى الأمنية التي تعيشها المحافظة. وفي آخر هذه الحوادث، اغتال مجهولون عنصراً من فصائل المصالحات بدرعا أول من أمس الخميس، بعد ساعات على مقتل اثنين آخرين برصاص مجهولين. واغتيل أيضاً مسؤول تسليح فصائل المعارضة في غرفة عمليات “الموك” السابقة بعد عودته من الأردن إلى محافظة درعا، إثر وعود تلقاها من قبل قوات النظام ولجان المصالحات والتسويات بعدم التعرض له من قبل أجهزة النظام الأمنية. وحسب المرصد السوري لحقوق الإنسان، فإن عدد الهجمات ومحاولات الاغتيال عبر تفجير عبوات وألغام وآليات مفخخة وإطلاق نار خلال الفترة الممتدة منذ يونيو/حزيران الماضي وحتى شهر مارس/آذار الحالي، زاد عن 353 عملية، قُتل فيها 213 شخصاً، بينهم 45 مدنياً، و113 من قوات النظام والمسلحين الموالين لها والمتعاونين مع قوات الأمن، و39 من مقاتلي الفصائل ممن أجروا “تسويات ومصالحات”، وباتوا في صفوف أجهزة النظام الأمنية من بينهم قادة سابقون، و16 من المليشيات السورية التابعة لحزب الله اللبناني والقوات الإيرانية.

من جهته، وثّق “تجمّع أحرار حوران” خلال شهر فبراير/شباط الماضي 37 عملية ومحاولة اغتيال في محافظة درعا، أسفرت عن مقتل 26 شخصاً وإصابة 12 آخرين، فيما نجا 8 أشخاص من محاولات الاغتيال. وترافقت عمليات الاغتيال، التي تسجل عادة ضد مجهولين، مع هجمات ومواجهات بين الأهالي ومقاتلي المعارضة السابقين من جهة، وقوات النظام وأجهزته الأمنية من جهة أخرى، أدت في بعض الحالات، كما حصل في مدينة الصنمين شمالي درعا في 5 مارس الحالي، إلى تهجير دفعة جديدة من المقاتلين الرافضين للتسوية باتجاه الشمال السوري. ومع هذا التصعيد في التوتر، دخل الروس مجدداً على الخط في محاولة لتهدئة الوضع ومساعدة النظام على فرض سيطرته في المحافظة. ووصل لهذا الغرض وفد روسي، يوم الأربعاء الماضي، إلى مدينة طفس في ريف درعا الغربي، وعقد اجتماعاً مع الأشخاص المعنيين بمتابعة أوضاع المدينة من مدنيين وعسكريين، والخاضعين لاتفاق التسوية والمصالحة، وذلك بعد هجمات متكررة في الأيام الأخيرة على حاجز التابلين والمنطقة المحيطة بمدينة طفس، وسط اتهامات من جانب الأهالي لمخابرات النظام بأنها هي من تقوم بهذه الهجمات على الحواجز بغية تطبيق اتفاق تسوية وسحب ما تبقى من السلاح مع عناصر الفصائل المعارضة السابقين.

وذكرت وسائل إعلام مقرّبة من النظام، أن مسؤول الملف الأمني في درعا التابع لقوات النظام اللواء، حسام لوقا، عقد اجتماعاً مع الوفد الروسي، قدّم خلاله طرحاً للسيطرة على المناطق التي وصفها بـ”المتمردة” من أجل إنهاء الوجود المسلّح في الجنوب. وهو ما وافق عليه الجانب الروسي.

وفي إطار هذه الجهود التي تقوم بها قوات النظام لإحكام سيطرتها على المحافظة، استقدمت تلك القوات في العاشر من الشهر الحالي تعزيزات عسكرية إلى محيط مدينة جاسم بريف درعا. ونصبت مدافع ثقيلة على تل مطوق وتل أم حوران، فيما تم استدعاء عشرات الوجهاء من مدينة جاسم وريفها، وأنذرتهم بوجوب تسليم السلاح الموجود في المنطقة، ومنحتهم مهلة عشرة أيام حتى يتم تسليم السلاح أو اقتحام المدينة، رغم توقيعهم على “تسويات” سابقة تنصّ على احتفاظهم بالسلاح الخفيف.

ويعد ذلك محاولة من قوات النظام لتكرار ما حدث في مدينة الصنمين المجاورة قبل أيام، حين تم اقتحام المدينة والسيطرة عليها بالكامل، وترحيل 21 مسلحاً من المعارضين للتسوية إلى الشمال السوري، إضافة إلى تسوية أوضاع الراغبين بالبقاء في محافظة درعا. ولم تدخل مدينة الصنمين في المصالحات وتسوية الأوضاع للمقاتلين فيها قبل ذلك، لأن قوات النظام سيطرت عليها قبل أن تتم صفقة المصالحات برعاية روسية.

وفي الإطار ذاته، شنّ مجهولون هجوماً على مراكز لقوات النظام السوري في مدينة داعل شمالي درعا، استخدموا فيه الأسلحة الخفيفة والمتوسطة، واستهدف الهجوم حواجز تابعة للمخابرات الجوية غربي المدينة، ما ينذر بتكرار سيناريو الصنمين وجاسم. وكانت قوات النظام دخلت داعل في 30 يونيو 2018، بعد سيطرتها على المناطق الشرقية من دون مفاوضات أو عمليات عسكرية، ما أدى إلى فرض النظام شروطه على أهاليها، خلافاً للمناطق التي دخلت بنطاق “التسوية” من خلال الضامن الروسي. وأعاد النظام فتح الدوائر الأمنية والعسكرية وقطاع الشرطة والأمن الجنائي في المدينة، وقطع أوصال المدينة عبر حواجزه الأمنية.

La “poterie” et l’”épervier” –


La poterie et l'épervier - Le dictateur Bachar al-Assad

La “poterie” et l’”épervier”

Michel Kilo – 14 mars 2020
Al-Arabi al-Jadeed

La génération post-indépendance en Syrie croyait qu’il n’y a pas de pouvoir pour ceux qui trahissent la Palestine, ou abandonnent un pouce de terre syrienne, ou affament le peuple, ou violent leur liberté et sapent leur société en les accusant de contradictions qui subvertissent leur unité et déchirent leurs rangs, ou qui gouverne à sa guise et non pas avec la constitution et la loi, mais établit plutôt un système de tyrannie contre les droits de l’homme et de la citoyenneté, il construit son système sur la discrimination entre les gens, rejetant ses justes exigences … etc. Celui qui fait tout cela n’atteint pas le pouvoir ou le perd, car le peuple se révoltera contre lui, à cause de son incompatibilité absolue avec le patriotisme et ses valeurs.

Hafez al-Assad a gouverné la Syrie notamment avec ces politiques, contrairement aux aspirations des Syriens, des citoyens ordinaires et des élites, parce qu’il a construit son régime sur une formation sectaire présociétale / infranationale, et ne l’a pas assigné au peuple, et le Golan a été remis à Israël sans combat, il a établi une règle autoritaire hostile aux droits de l’homme, à l’égalité des citoyens devant la loi, et a géré la Syrie selon ses humeurs et ses tempéraments, il a agressé les Syriens de manière jamais rencontrée de pareille expansion et violence. Cependant, son règne a duré trente ans. La raison en est due à ces facteurs, qui ont formé un système complet qui a surpris les porteurs syriens de la culture, des politiques nationalistes qui se sont retrouvés sur une autorité à deux niveaux: l’un extérieurement visible habité par le gouvernement et la bureaucratie, et l’autre dirigé par l’État profond, décisionnaire unique contrôleur de l’État et de la société dont l’existence était secrète et mystérieuse. Car il n’est pas permis au peuple d’en savoir quoi que ce soit, et il est permis de tout savoir sur le peuple, et de pénétrer ses catégories d’une manière anarchique sans respect de la loi, bien sûr.

Avec la mort de Hafez al-Assad, la Syrie est passée de la tragédie à la comédie, dans sa forme la plus proche de la farce qui couvre tout ce qu’il dit et fait son fils Bachar, qui a failli tomber et faire ses valises pour partir, en 2012, si le général iranien, Qassem Soleimani, ne l’avait pas découragé, et le chef suprême Khamenei qui a ordonné le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, de le secourir. Lorsque ce dernier n’a pas pu remplir sa mission, Soleimani s’est rendu à Moscou à deux reprises, avertissant que l’effondrement du régime d’Assad était devenu une question de jours, et Poutine a décidé d’envahir la Syrie pour le sauver, comme il l’a dit dans un discours enregistré le 27 septembre 2015, en présence de ses généraux, après une manœuvre militaire au cours de laquelle ils lui ont montré leurs capacités aériennes militaires et de combat. Poutine a déclaré: Vous allez en Syrie pour sauver Assad, et les institutions de l’État … Les Gardiens de la révolution iraniens avaient déjà envahi la Syrie avant la révolution, pour empêcher la chute de son président et protéger son régime, car ce serait un prélude à la chute du régime de Téhéran.

Ces faits, qui éveilleraient le sentiment de honte pour ceux qui maintiennent leur position avec l’arme des envahisseurs étrangers, les invitent à occuper un pays qui ne lui appartient pas, n’empêchent pas Bachar al-Assad de placer derrière lui, lors de son allocution médiatique, une « Poterie » et un « Epervier » en bois, tout en exerçant son droit de parole pendant dix minutes, que les Russes l’ont autorisé à dire, au cours de laquelle il a prononcé un discours sous prétexte de “libérer” Alep … pour la dixième fois!. Quant à la « poterie », il a prétendu, ou l’un de ses proche menteur, que c’était un cadeau offert à Assad le père, par un soldat qui avait amené de l’argile du lac de Tibériade pendant la guerre de 1973, dont aucun soldat assadiste ne s’en est approché depuis la défaite de 1967, et il était rempli d’eau apportée par un autre soldat. Assad-père a dit à Clinton quand il a posé des questions à ce sujet: celle-ci (la poterie) est faites à partir d’argile du lac de Tibériade et pleines de son eau, que moi ou l’un de mes enfants y retournerons. Quant à l’ « épervier », un crédule s’en sert pour persuader ses victimes qu’une guerre de restitution de l’eau de poterie à Tibériade est imminente.

Assad, le père, a régné sur la Syrie avec morosité et tragédie, et son fils a régné avec la banalité des farces. Sans son insignifiance, il n’aurait pas imaginé qu’un seul Syrien croirait que quiconque a combattu “l’ennemi” pendant quelques heures dans le Golan, tandis qu’il a pilonné son « Peuple » neuf ans durant dans la plupart de ses villages et villes, pourrait sortir sa tête des décombres de son régime, pour libérer le Golan avec une fierté pleine de mensonges et avec un épervier qui ne vole pas.

الفخّارة والباشق

ميشيل كيلو – 14 مارس 2020

آمن جيل ما بعد الاستقلال في سورية بأنه لا حكم لمن يخون فلسطين، أو يتخلى عن أي شبر من الأرض السورية، أو يجوع الشعب وينتهك حريته ويقوّض مجتمعه بشحنه بتناقضات تخرّب وحدته وتمزق صفوفه، أو من يحكم بالهوى ولا يحكم بالدستور والقانون، بل يقيم نظام استبداد فرديا مناهضا لحقوق الإنسان والمواطن، ويبني نظامه على التمييز بين أبناء الشعب، ورفض مطالبه العادلة… إلخ. من يفعل هذا إما لا يصل إلى السلطة أو يفقدها، لان الشعب سيثور عليه، بسبب تنافي مواقفه المطلق مع الوطنية وقيمها.

حكم حافظ الأسد سورية بهذه السياسات بالذات، المخالفة لتطلعات السوريين، مواطنين عاديين ونخبا، ذلك أنه بنى نظامه على تكوين طائفي ما قبل مجتمعي/ ما دون وطني، ولم يسنده إلى الشعب، وسلم الجولان لإسرائيل من دون قتال، وأقام حكما استبداديا معاديا لحقوق الإنسان، ومساواة المواطنين أمام القانون، وأدار سورية بالهوى والمزاج، ونكّل بالسوريين بطرقٍ لم يسبق لهم أن واجهوا ما يماثلها في الاتساع والعنف. ومع ذلك، استمر حكمه نيفا وثلاثين عاما. يرجع سبب ذلك إلى هذه العوامل التي كوّنت منظومة كاملة وتفاعلية، وفاجأت حملة الثقافة السياسية الوطنية من السوريين الذين وجدوا أنفسهم حيال سلطة من طابقين: واحد ظاهري تسكنه الحكومة والبيروقراطية، وآخر للدولة العميقة، صاحبة القرار والخيار، والمتحكّم الوحيد بالدولة والمجتمع الذي اتسم وجوده بالسرية والغموض، لعدم جواز أن يعرف الشعب أي شيءٍ عنه، وجواز أن يعرف هو كل شيء عن الشعب، وأن يخترق فئاته بطرقٍ خارجة على القانون، بطبيعة الحال.

بوفاة حافظ الأسد، انتقلت سورية من المأساة إلى الملهاة، في أكثر صورها قربا من المهزلة التي تتلبس كل ما يقوله ويفعله ابنه بشار الذي كاد يسقط عام 2012، وحزم حقائبه للرحيل، لو لم يثنه عن فعلته الجنرال الإيراني، قاسم سليماني، لكن المرشد خامنئي أمر أمين عام حزب الله، حسن نصر الله، بإنقاذه. وبعد فشل الحزب في تحقيق مهمته، زار سليماني موسكو مرتين، محذّرا من أن انهيار نظام الأسد صار مسألة أيام، فقرّر بوتين غزو سورية لإنقاذه، كما قال في خطاب مسجل ألقاه يوم 27 سبتمبر/ أيلول عام 2015، بحضور جنرالاته، بعد مناورةٍ عسكرية أطلعوه خلالها على قدرات طيرانهم القتالية. قال بوتين: أنتم ذاهبون إلى سورية لإنقاذ الأسد، ومؤسسات الدولة… وكان الحرس الثوري الإيراني قد غزا سورية قبل الثورة، لمنع سقوط رئيسها ونظامه، بما أنه سيكون مقدمة لسقوط نظام طهران.

هذه الوقائع التي من شأنها أن تثير الشعور بالخجل لدى من يحافظ على موقعه بسلاح غزاة أجانب، دعاهم إلى احتلال بلاد ليست ملكه، لم تمنع بشار الأسد من وضع إناء من الفخار وباشق خشبي وراءه، وهو يمارس حقه في الحديث عشر دقائق، سمح الروس له أن يلقي خلالها كلمة بحجّة “تحرير” حلب… للمرة العاشرة. أما الفخارة فزعم هو، أو أحد كذبته، أنها هدية للأسد الأب من جندي جلب رملها من بحيرة طبرية في أثناء حرب عام 1973 التي لم يقترب جندي أسدي واحد منها منذ هزيمة 1967، وملئت بماء جلبه جندي آخر منها. وقد أخبر الأسد الأب الرئيس كلينتون حين سأل عنها: هذه مصنوعة من رمل بحيرة طبرية، ومليئة بمائها الذي سأعيده أنا أو أحد أبنائي إليها. أما الباشق، فيستخدمه ساذجٌ لإقناع ضحاياه بأن حرب إعادة مياه الفخارة إلى طبرية صارت وشيكة.

حكم الأسد الأب سورية بتجهم المآسي، ويحكم ابنه بتفاهة المهازل. ولولا تفاهته، لما توهم أن سورياً واحدا سيصدّق أن من حارب “العدو” سويعات في الجولان و”شعبه”، تسعة أعوام في معظم قراه ومدنه، يستطيع إخراج رأسه من ركام نظامه، ليحرّر الجولان بفخارة مليئة بالأكاذيب، وباشق لا يطير.

جزار الإيزيديين.. المولى الصلبي خليفة البغدادي – Le Boucher des Yezidis .. Al-Mawla al-Salbi Khalifah d’Al-Baghdadi


Le Boucher des Yezidis .. Al-Mawla al-Salbi Khalifah d’Al-Baghdadi

Le journal britannique “The Guardian” a cité des sources officielles du renseignement confirmant que Amir Muhammad AbdEl-Rahman al-Mawla al-Salbi avait assumé la succession de l’Etat islamique pour succéder à Abu Bakr al-Baghdadi, tué par les Etats-Unis.

Les sources ont indiqué qu’al-Mawla était l’un des fondateurs de l’organisation « Daech », et qu’il avait dirigé les massacres commis contre les Yézidis en Iraq en 2014. Abu Ibrahim al-Hachemi al-Qorachi a été nommé et il n’est pas connu des services de renseignement ou des experts des groupes extrémistes.

جزار الإيزيديين.. المولى الصلبي خليفة البغدادي

المدن – عرب وعالم | الثلاثاء 21/01/2020

جزار الإيزيديين.. المولى الصلبي خليفة البغدادي القرشي خليفة البغدادي: تركماني عراقي (The Guardian)

نقلت صحيفة “الغارديان” البريطانية عن مصادر استخباراتية رسمية تأكيدها تولي أمير محمد عبد الرحمن المولى الصلبي خلافة تنظيم “داعش” خلفا لأبو بكر البغدادي، الذي قتلته الولايات المتحدة.

وقالت المصادر إن المولى هو من المؤسسين لتنظيم “داعش”، وقاد المجازر التي ارتكبت بحق الإيزيديين بالعراق في العام 2014. وقد سمي أبو إبراهيم الهاشمي القرشي وهو ليس معروفا لدى أجهزة الاستخبارات أو لدى الخبراء بشؤون الجماعات المتطرفة.

وكان التنظيم أعلن -بُعيد مقتل البغدادي في غارة أميركية في سوريا نهاية تشرين الأول/أكتوبر- اختيار “خليفة جديد للمسلمين” هو الهاشمي القرشي، لكن هذا الاسم لم يعنِ شيئا لكثيرين من الخبراء في شؤون الجماعات “الجهادية”، لدرجة أن بعضهم شكّك حتى في إمكانية أن يكون شخصية وهمية، في حين قال عنه مسؤول أميركي رفيع المستوى إنه “مجهول تماما”.

لكن مصادر الغارديان قالت إن الزعيم الجديد ل”داعش” كان قيادياً رفيعاً في التنظيم، و”أحد منظريه العقائديين”.

وبحسب المصدر، فإن المولى الصلبي ينحدر من الأقلية التركمانية في العراق، مما يجعله واحداً من القادة غير العرب القلائل في التنظيم. والمولى، الذي تخرج من جامعة الموصل، كانت له اليد الطولى في “حملة الاضطهاد” التي شنها تنظيم “داعش” ضد الأقلية الإيزيدية في العراق عام 2014.

ووفق “الغارديان”، يعد المولى الصلبي أحد أكثر الأيديولوجيين نفوذا في صفوف “داعش”. ولد في بلدة تلعفر، وهو معروف أيضاً باسم “الحجي عبدالله”، أو باسم “عبدالله قردش”، رغم أن الاستخبارات العراقية تقول إن المدعو عبدالله قردش وهو قيادي في “داعش” قتل قبل عامين.

وأشارت “الغارديان” إلى أنه ليس لدى مسؤولي الاستخبارات سوى القليل من المعرفة حول مكان وجود الصلبي، لكنهم يشيرون إلى أنه من غير المرجح أن يكون قد لحق البغدادي إلى محافظة إدلب، إذ كان يفضل البقاء في مجموعة صغيرة من البلدات غرب مدينة الموصل العراقية.

ولفتت الصحيفة إلى أن عملية البحث عن الصلبي امتدت إلى تركيا، حيث يقطن شقيقه عادل الصلبي، وهو معروف بتمثيله لحزب سياسي يدعى “الجبهة التركمانية العراقية”، ويعتقد أن زعيم “داعش” الجديد حافظ على صلاته مع أخيه لغاية تعيينه قائداً.

من جهتها، رصدت الولايات المتحدة في أغسطس/آب 2019 مكافأة مالية تصل قيمتها إلى خمسة ملايين دولار مقابل أي معلومة تقودها إلى المولى، الذي كان لا يزال حينها قيادياً في التنظيم الجهادي، لكنه مع ذلك كان “خليفة محتملا للبغدادي”.

وبحسب موقع “المكافآت من أجل العدالة” التابع للحكومة الأميركية، فإن المولى كان “باحثاً دينياً في المنظمة السابقة لتنظيم الدولة، وهي منظمة القاعدة في العراق، وارتفع بثبات في الصفوف ليتولى دوراً قيادياً كبيراً في التنظيم”.

وأضاف الموقع أنه بصفته “واحداً من أكبر الأيديولوجيين في تنظيم الدولة، ساعد حجي عبد الله على قيادة وتبرير اختطاف وذبح وتهريب الأقلية الدينية الإيزيدية في شمال غرب العراق، ويعتقد أنه يشرف على بعض العمليات الإرهابية العالمية للجماعة”.

Damas affirme qu’aucun cas n’a été détecté sur son territoire, malgré la propagation du virus chez ses voisins.


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La Syrie en guerre prend à son tour des mesures de précaution face au coronavirus

Par LEXPRESS.fr avec AFP ,
A leur entrée en Syrie depuis la Turquie, les arrivants sont testés au coronavirus.

A leur entrée en Syrie depuis la Turquie, les arrivants sont testés au coronavirus.

Nayef Al-ABOUD / AFP

Damas affirme qu’aucun cas n’a été détecté sur son territoire, malgré la propagation du virus chez ses voisins.

L’inquiétude gagne les autorités syriennes. Elles ont annoncé ce vendredi une série de mesures pour prévenir une éventuelle propagation du coronavirus dans ce pays en guerre où aucun cas n’a pour le moment été officiellement signalé, selon l’agence officielle syrienne Sana.

A l’issue d’une réunion gouvernementale présidée par le Premier ministre Imad Khamis, les autorités ont annoncé la “fermeture des écoles, des universités et des instituts techniques privés et publics à partir du 14 mars jusqu’au 2 avril”, a rapporté Sana. Elles ont aussi annoncé l'”arrêt de toutes les activités scientifiques, culturelles, sociales et sportives” dans le pays ainsi que “l’interdiction des chichas dans les cafés et les restaurants”.

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Le nombre de fonctionnaires sera réduit à 40% des effectifs actuels, et leurs horaires seront limités, de 9 heures et 14 heures, ont-elles ajouté.

Deux centres de quarantaines seront aménagés et équipés dans chacune des provinces du pays, a annoncé le gouvernement, alors que la Syrie en guerre n’a fait état d’aucun décès ou cas d’infection avéré par le coronavirus.

La situation à Idleb particulièrement préoccupante

Vendredi, le ministère syrien de la Santé a ainsi affirmé qu’il n’existait pas de cas de l’épidémie Covid-19 dans le pays, selon Sana. Ces démentis réitérés ont suscité le doute, notamment sur les réseaux sociaux, d’autant que les cinq pays riverains de la Syrie – Irak, Turquie, Liban, Jordanie et Israël – ont tous enregistré des cas, et parfois des décès, en raison du nouveau coronavirus.

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Le risque d’une propagation du virus est particulièrement préoccupant à Idleb, région du nord-ouest syrien ayant fait l’objet ces derniers mois d’intenses bombardements du régime et de son allié russe contre l’ultime grand bastion rebelle et djihadiste du pays.

Près d’un million de personnes ont été déplacées depuis décembre par cette offensive, suspendue le 6 mars par un cessez-le-feu russo-turc. Les infrastructures médicales, ravagées après neuf ans de guerre, ont été ciblées lors des bombardements.

Dans l’ensemble du pays, le “système de santé fragile pourrait ne pas être en mesure de détecter et de répondre” à une épidémie, a prévenu dimanche un porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Hedinn Halldorsson.

l’ONU appelle à mettre fin à « l’inhumanité » du conflit qui entre dans sa dixième année


 

Syrie :

© UNICEF/UNI310539/Romenzi
Une mère avec ses deux enfants dans la ville détruite d’Alep, en Syrie.
12 mars 2020

Le chef de l’ONU a appelé jeudi à mettre un terme au conflit dévastateur en Syrie qui entre dans sa dixième année, soulignant l’ampleur de la crise humanitaire et le coût humain « inacceptable ».

« La paix reste encore beaucoup trop insaisissable », a déploré le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, dans une déclaration publiée alors que le conflit syrien entre dans sa dixième année. « Le conflit brutal a entraîné un coût humain inacceptable et a provoqué une crise humanitaire d’une ampleur monumentale ».

En Syrie, des millions de civils continuent de faire face à des risques de protection. Plus de la moitié de la population du pays a été forcée de fuir. Des millions de personnes vivent dans des conditions précaires en tant que réfugiés et 11 millions ont toujours besoin d’une aide humanitaire vitale.

« Nous avons vu neuf ans d’atrocités horribles, y compris des crimes de guerre. Neuf ans de violations des droits de l’homme à une échelle massive et systématique, érodant les normes internationales à de nouvelles profondeurs de cruauté et de souffrance », a dénoncé M. Guterres, rappelant que des dizaines de milliers de personnes sont portées disparues, détenues, soumises à des mauvais traitements et à la torture.

« Un nombre incalculable de personnes ont été tuées et blessées. Il ne doit pas y avoir d’impunité pour ces crimes horribles », a souligné le Secrétaire général.

Plus de 6 millions de personnes aidées chaque mois en Syrie en 2019

Durant le conflit syrien, le système humanitaire des Nations Unies et de ses partenaires a recours à tous les moyens disponibles pour fournir de l’aide à ceux qui en ont besoin – des parachutages aux acheminements à travers les lignes de front en passant par les livraisons transfrontalières.

En 2019, les Nations Unies et ses partenaires ont pu atteindre plus de 6 millions de personnes chaque mois dans toute la Syrie. En janvier de cette année, une assistance alimentaire à environ 1,4 million de personnes a été fournie uniquement par le biais du mécanisme transfrontalier, de même que des fournitures médicales pour près d’un demi-million de personnes et des articles non alimentaires pour plus de 230.000 personnes.

Pour le chef de l’ONU, les étapes pour mettre fin aux souffrances du peuple syrien sont bien connues mais doivent être réalisées.

« Premièrement, le protocole additionnel du 5 mars au mémorandum sur la stabilisation de la situation dans la zone de désescalade d’Idlib conclu entre la Russie et la Turquie doit conduire à une cessation durable des hostilités qui ouvre la voie à un cessez-le-feu permanent à l’échelle nationale », a rappelé M. Guterres. « Deuxièmement, les parties doivent revenir au processus politique facilité par les Nations Unies, mandaté par la résolution 2254 (2015), qui reste la seule voie viable pour mettre fin au conflit et offrir une paix durable au peuple syrien », a-t-il ajouté.

Pour le Secrétaire général, le message sur la situation en Syrie après neuf ans de conflit ne peut pas être plus clair : « Nous ne pouvons pas laisser la dixième année se traduire par le même carnage, le même mépris des droits de l’homme et du droit international humanitaire, la même inhumanité ».

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