عزمي بشارة عن صفقة القرن:ما الموقف الفلسطيني والعربي؟


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Azmi Bishara sur “l’accord du siècle” : quelle est la position palestinienne et arabe?

Al-Modon – 26/01/2020

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كتب المفكر الدكتور عزمي بشارة على صفحته على فايسبوك، الاحد، عن الحلقة الأخيرة المرتقبة من دراما صفقة القرن الاميركية الركيكة، التي يتوقع ان يعلنها الرئيس دونالد ترامب الاسبوع المقبل، خمسة أفكار حول الصفقة التي نُفذت بنود مهمة منها، وسبل مواجهتها على المستويين الفلسطيني والعربي:

1. بعد تنفيذ “الصفقة” عمليا بضم القدس ووقف الاعتراف بقضية اللاجئين وعدم الاعتراض على الاستيطان، سوف يعلن ترامب رؤيته للتفاوض على ما تبقى: دولة فلسطينية محدودة السيادة عاصمتها خارج القدس (أبو ديس)، من دون الكتل الاستيطانية التي سوف تضم إلى إسرائيل مقابل تبادل أراضي على حدود غزة، ومن دون غور الأردن (منطقة عازلة متروكة للتفاوض بين الطرفين).

2. ويبدأ الضغط على دول عربية لإعلان تأييدها وللضغط على السلطة في رام الله. لقد تعاملت بعض الأنظمة مع قضية فلسطين كبابٍ من أبواب تقديم الخدمات العلاقة لأميركا في مقابل رضاها. ولا يمكن أن تتخذ دول عربية موقفاً جدياً في معارضة خطة أميركية ما دامت قضيتها الأولى هي صراعاتها البينية.

3. المطلوب من الدول العربية موقف رافض لاستبدال نظام الفصل العنصري بالاحتلال. أما الذين هربوا من المسؤولية فليعلموا الأميركان أيضا انها ليس مسؤوليتهم بل مسؤولية الفلسطينيين، وأن الموقف متروك للشعب الفلسطيني، وانهم سوف يقبلون بما يقبل به الفلسطينيون. فقد كانت هذه حجتهم حين وافقوا على اتفاقيات أوسلو وغيرها للتخلص من عبء القضية.

4. والأساس أن يعلن الشعب الفلسطيني موقفه بالوسائل المتاحة وأهمها الخروج إلى الشارع، وأن يدعو حلفاءه في كل مكان لاتخاذ موقف حاسم من التواطؤ المعلن بين البيت الأبيض والليكود واليمين المتطرف في إسرائيل، والذي تعتبره حكومة إسرائيل فرصتها التاريخية لتصفية الموضوع.

5. أسوأ ما قد تفعله قيادة فلسطينية او عربية هو انتظار انتخابات اسرائيلية أو أميركية قادمة. هذا رهان بائس.

Plus de 38 000 déplacés en cinq jours dans le nord-ouest de la Syrie, selon l’ONU


 

Plus de 38 000 déplacés en cinq jours dans le nord-ouest de la Syrie, selon l’ONU

La région subit des frappes aériennes quasi quotidiennes du régime syrien et de son allié russe. Une escalade qui ne fait qu’aggraver la crise humanitaire en Syrie.

 

Le Monde avec AFP Publié hier à 15h45, mis à jour à 11h46

 

 

Un garçon syrien assis sur les décombres de la maison où il vivait avec sa famille déplacée dans le village de Kafr Taal, à l’ouest d’Alep (Syrie), après un bombardement, le 20 janvier 2020.
Un garçon syrien assis sur les décombres de la maison où il vivait avec sa famille déplacée dans le village de Kafr Taal, à l’ouest d’Alep (Syrie), après un bombardement, le 20 janvier 2020. AAREF WATAD / AFP

Plus de 38 000 personnes ont été déplacées en cinq jours dans le nord-ouest de la Syrie, a annoncé, vendredi 24 janvier, l’Organisation des Nations unies (ONU), qui se dit « profondément préoccupée » par les déplacements de populations en hausse dans cette zone soumise à des raids aériens récurrents.

Les Nations unies reçoivent « des informations quasi quotidiennes faisant état de frappes aériennes et de tirs d’artillerie dans le secteur », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) David Swanson, un porte-parole du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA). « Entre le 15 et le 19 janvier, plus de 38 000 déplacés sont partis, principalement de l’ouest d’Alep » vers d’autres territoires de la province ou des secteurs d’Idlib, a-t-il précisé dans un communiqué.

La province d’Idlib et certaines zones des régions voisines d’Alep, de Hama et de Lattaquié sont dominées par les djihadistes de Hayat Tahrir Al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d’Al-Qaida). Des groupes rebelles y sont aussi présents. Ces derniers jours, l’aviation russe et celle du régime syrien ont concentré leurs frappes sur les territoires de l’ouest de la province d’Alep, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

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« Grave catastrophe humanitaire »

Depuis le début de décembre, 358 000 personnes ont été déplacées dans le Nord-Ouest syrien, en grande majorité des femmes et des enfants, selon l’ONU. « Cette dernière escalade a ouvert un nouveau front dangereux dans le conflit », a déploré le Comité international de secours (IRC). « Nous sommes déjà en plein dans une grave catastrophe humanitaire », a ajouté l’ONG dans un communiqué.

« Les camps [de déplacés] sont pleins, les services de santé sont débordés, la majorité vit dans des tentes fragiles où s’entassent plusieurs occupants et qui sont régulièrement inondées quand il pleut », selon l’IRC.

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Ces derniers jours, des dizaines de civils ont été tués dans l’ouest de la province d’Alep et à Idlib, principalement dans des raids de l’aviation russe, selon l’OSDH. Vendredi encore, l’aviation du régime et de son allié russe ont bombardé plusieurs villages d’Alep et d’Idlib selon l’Observatoire, qui n’a pas fait état de victimes dans l’immédiat. L’Observatoire détermine les auteurs des raids à partir du type d’avion utilisé, du lieu de la frappe, des plans de vol et des munitions utilisées. De son côté, Moscou nie toute « mission de combat ».

Le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane, estime que l’escalade pourrait constituer un prélude à une offensive du régime, qui cherche à sécuriser la ville d’Alep, à portée de tirs des roquettes des djihadistes et des insurgés, mais aussi l’autoroute reliant la ville, tenue par le gouvernement, à la capitale, Damas.

La région d’Idlib a déjà été le théâtre d’une offensive d’envergure entre avril et août 2019 ayant tué près d’un millier de civils, selon l’OSDH. Le pouvoir syrien, qui contrôle désormais plus de 70 % du pays, s’est dit déterminé à reconquérir l’intégralité du secteur.

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