Lafarge reste mis en examen, mais plus pour “complicité de crimes contre l’humanité”


AFP- 7 nov 2019

AFP/Archives / Delil souleiman Vue générale, prise le 19 février 2018, de la cimenterie Lafarge Cement Syria (LCS) située à Jalabiya, à une trentaine de kilomètres de Ain Issa, dans le nord de la Syrie

Le groupe Lafarge a obtenu jeudi l’annulation de sa mise en examen pour “complicité de crimes contre l’humanité”, une qualification qui était inédite pour une entreprise française, mais reste menacé d’un procès pour “financement du terrorisme” dans l’enquête sur ses activités en Syrie jusqu’en 2014.

Mis en examen en juin 2018, le cimentier avait formé un recours contre cette décision des juges d’instruction qui lui faisait risquer un procès aux assises. Jeudi, la cour d’appel de Paris lui a donné raison sur ce point en invalidant les poursuites criminelles, conformément aux réquisitions du parquet général.

La chambre de l’instruction de la cour a toutefois maintenu les mises en examen de l’entreprise pour “financement du terrorisme”, “violation d’un embargo” et “mise en danger de la vie” d’anciens salariés de son usine de Jalabiya, dans le nord de la Syrie.

“La chambre de l’instruction a fait le même constat que nous”, se sont félicités les avocats de Lafarge SA, Christophe Ingrain et Rémi Lorrain. “La cour reconnaît que Lafarge n’a jamais participé ni de près ni de loin à un crime contre l’humanité” et “corrigé une décision totalement infondée”, ont-ils ajouté.

Interrogée par l’AFP, Me Marie Dosé, l’avocate de Sherpa, qui avait porté plainte en 2017 contre le cimentier français, a rappelé que l’entreprise restait mise en examen pour financement du terrorisme, “ce qui reste” là aussi “une première dans le monde judiciaire”.

Dans cette affaire, Lafarge SA, propriétaire de Lafarge Cement Syria (LCS), est soupçonné d’avoir versé en 2013 et 2014, via cette filiale, près de 13 millions d’euros à des groupes jihadistes, dont l’organisation Etat islamique (EI), afin de maintenir l’activité de son site en Syrie, alors que le pays s’enfonçait dans la guerre.

Le groupe, qui assure avoir toujours eu pour “priorité absolue” d'”assurer la sécurité et la sûreté de son personnel”, est également suspecté d’avoir vendu du ciment de l’usine au profit de l’EI et d’avoir payé des intermédiaires pour s’approvisionner en matières premières auprès de factions jihadistes.

Dans le cadre de l’information judiciaire, ouverte en juin 2017 après des plaintes de Bercy et de plusieurs associations, dont l’ONG Sherpa, huit cadres de Lafarge au total ont été mis en examen, pour “financement d’une entreprise terroriste” et/ou “mise en danger”.

– “Décisions politiques” –

Outre Lafarge, trois dirigeants du groupe contestaient les faits qui leur sont reprochés: l’ancien PDG Bruno Lafont, l’ex-directeur Sûreté de l’entreprise Jean-Claude Veillard et l’un des ex-directeurs de la filiale syrienne, Frédéric Jolibois.

Selon les avocats, la cour d’appel a réduit jeudi les charges pesant sur Jean-Claude Veillard, qui n’est plus poursuivi pour “mise en danger de la vie d’autrui”. Elle a en revanche maintenu tous les autres chefs de mises en examen pour les trois hommes.

Quelles responsabilités précises ont eu l’entreprise et ses dirigeants dans les versements à des groupes terroristes ? Si l’existence de remise de fonds à des “groupes armés” est ressortie d’un rapport d’enquête interne, Lafarge SA a toujours contesté sa responsabilité dans la destination de ces paiements.

La cour devait initialement se prononcer le 24 octobre mais avait annoncé ce jour-là repousser de deux semaines sa décision sur la validité des mises en examen, tout en annulant d’ores et déjà la présence au dossier des ONG comme parties civiles.

Deux d’entre elles, Sherpa et le Centre européen pour les droits constitutionnels et les droits de l’Homme (ECCHR), entendent se pourvoir en cassation. “C’est une défiance judiciaire assumée envers les ONG et la société civile, or sans elles ce dossier n’existerait pas”, a rappelé jeudi Me Dosé.

“Les sociétés mères qui agissent à l’étranger par le biais de filiales sont responsables, pas seulement moralement, mais aussi pénalement lorsque la sécurité de leurs employés est mise en danger”, a insisté Cannelle Lavite, conseillère juridique à l’ECCHR, à la sortie de l’audience.

Mazloum Abdi défend la présence militaire américaine au nord-est de la Syrie…


Combattants des FDS devant le drapeau américain 2019

Washington: le pétrole syrien « extrait par les autorités locales au profit des communautés locales »

Almodon – Jeudi 07/11/2019

Un haut responsable du département d’Etat a déclaré à la presse que l’extraction de pétrole dans l’est de la Syrie, dans la zone d’influence américaine, est « effectuée par les autorités locales au profit des communautés locales ».

« Au Département d’Etat, l’administration n’a donné aucune instruction de faire quoi que ce soit dans les gisements de pétrole. Je voudrais simplement souligner que certains de ces gisements sont très proches de la frontière turque et qu’il existe une mission de sécurisation des champs pour que d’autres ne viennent pas led contrôler ».

Les « FDS a besoin d’argent en vendant du pétrole à Assad, et les Etats-Unis disent qu’ils ne veulent pas que ce pétrole tombe entre les mains de Daech, du régime syrien ou d’autres forces, et les Américains devraient rester ici jusqu’à ce qu’ils fassent partie de cet équilibre », a-t-il ajouté.

« Tout le monde sait que l’Amérique n’a pas besoin de pétrole », a déclaré Mazloum Abdi, commandant en chef des FDS. « Ils disent qu’ils ne veulent pas que ce pétrole tombe aux mains de l’Etat islamique, du régime syrien ou D’autres forces, les Américains devraient rester ici jusqu’à ce qu’ils fassent partie de cet équilibre ».

Abdi a souligné deux conditions pour conclure un accord avec le régime syrien: « L’administration de l’autogestion existante devrait faire partie de l’administration générale de la Syrie, dans le cadre de la constitution ». La deuxième condition, les FDS, en tant qu’institution, ait son indépendance, « ou nous pouvons dire qu’elle a sa propre spécificité dans le système de protection général de la Syrie ».

En ce qui concerne le rôle des forces du régime syrien récemment entrées dans la région, Abdi a déclaré au média Rudaw que les forces, les armes et les préparatifs du régime ne ne sont pas là pour protéger la région ou contraindre la Turquie à s’arrêter, expliquant que l’entrée des forces du régime dans la région est politique, et non militaire, avec une garantie russe.

S’exprimant sur les revendications des FDS, Abdi a critiqué une partie des remarques récentes de Bachar al-Assad sur « la résolution de la question kurde », affirmant que sa position “n’était pas sous la forme requise, mais était incomplète et insuffisante pour trouver une solution ». Il a ajouté: « En fait nous attendions que la position du gouvernement syrien soit meilleure, plus positif, mais malheureusement, le contenu des propos du président syrien Bachar al-Assad n’était pas positif, il y a donc matière à critique ».

Abdi a souligné qu ‹ »il est nécessaire de prendre une décision historique, liée au sort du peuple », en exprimant son désir de « prendre avec tous les partis politiques du mouvement kurde la décision ensemble ». Il a ajouté que toutes « les parties doivent faire des concessions pour parvenir à un discours kurde commun et unifier la position et la décision des Kurdes en Syrie ».

Dans le même cadre, la vice-ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Hotovli, a déclaré mercredi qu’Israël « assistait les Kurdes de Syrie attaqués par la Turquie depuis un mois et les considérait comme un contrepoids à l’influence iranienne et les défendait lors de pourparlers avec les Etats-Unis ».

« Israël a reçu de nombreuses demandes d’assistance, en particulier dans les domaines diplomatique et humanitaire », a déclaré M. Hotovli à la Knesset. « Nous reconnaissons la grande épreuve des Kurdes et les aidons par de nombreuses voies ».

Hotovely n’a donné aucun détail sur l’aide israélienne, affirmant seulement que « lors du dialogue avec les Américains, nous exprimons ce que nous voyons réellement à propos des Kurdes et nous sommes fiers d’être aux côtés du peuple kurde ».

« Israël a en fait un intérêt majeur à préserver le pouvoir des Kurdes et des autres minorités dans le nord de la Syrie en tant qu’éléments modérés et pro-occidentaux », a déclaré Hotofly.

« Le possible effondrement du contrôle kurde dans le nord de la Syrie constitue un scénario négatif et dangereux pour Israël, at-elle ajouté. Il est clair qu’une telle démarche encouragerait des éléments négatifs dans la région dirigée par l’Iran ».

واشنطن:النفط السوري “تستخرجه سلطات محلية لصالح مجتمعات محلية”

المدن | الخميس 07/11/2019

قال مسؤول رفيع في وزارة الخارجية الاميركية، للصحفيين، إن استخراج النفط شرقي سوريا، في منطقة نفوذ الولايات المتحدة، يتم “من قبل السلطات المحلية لصالح المجتمعات المحلية”.

وأضاف: “ليس لدينا أي توجيه هنا في وزارة الخارجية من قبل الإدارة لفعل أي شيء في حقول النفط”، وأضاف: “أود فقط أن أشير في الخلفية إلى أن بعض هذه الحقول النفطية قريبة جداً من الحدود التركية، وأن هناك مهمة لتأمين منطقة الحقول من الآخرين كي لا يأتوا ويسيطروا عليها”.

وتابع: “قسد تحتاج إلى أموال عن طريق بيع النفط إلى الأسد، والولايات المتحدة تريد فقط إيقاف وصول داعش إلى تلك الأموال”، وأضاف: “لا يوجد توجيه من الإدارة العليا حول ما يفترض القيام به بالنفط”.

من جهته، قال القائد العام لـ”قوات سوريا الديموقراطية” مظلوم عبدي، عن الوجود الأميركي في مناطق آبار النفط: “الكل يعلم أن أميركا لا تحتاج إلى النفط. هم يقولون إنهم لا يريدون أن يقع هذا النفط في يد داعش، ويد النظام السوري أو القوات الأخرى، وينبغي أن يبقى الأميركيون هنا حتى يكونوا جزءا من هذا التوازن”.

وحدد عبدي شرطين لإبرام اتفاق مع النظام السوري؛ “أن تكون الإدارة القائمة حالياً جزءاً من إدارة سوريا عامّة، ضمن الدستور”، أمّا الشرط الثاني فهو أن يكون لقسد كمؤسسةٍ، استقلالية، “أو يمكننا القول أن تكون لها خصوصيتها ضمن منظومة الحماية العامة لسوريا”.

وعن دور قوات النظام السوري التي دخلت المنطقة مؤخّراً، أكّد عبدي لشبكة “رووداو”، إنّ قوات النظام وسلاحها واستعداداتها ليست من أجل حماية المنطقة وإجبار تركيا على التوقّف، موضّحاً أنّ دخول قوات النظام المنطقة سياسي لا عسكري وبضمانة روسية.

وفي معرض حديثه عن مطالب “قسد”، انتقد عبدي جانباً من تصريحات بشار الأسد الأخيرة، بشأن “حل المسألة الكردية” معتبراً أنّ موقفه “لم يكن بالشكل المطلوب بل كان ناقصاً ولا يكفي للحل”. وأضاف: “الحقيقة أننا كنا في انتظار أن يكون موقف الحكومة السورية أفضل، وأكثر إيجابية، لكن مع الأسف مضمون كلام رئيس سوريا بشار الأسد، لم يكن إيجابيا، لذلك ثمة مجال لتوجيه النقد إليه”.

وأشار عبدي إلى أن هناك “حاجة لاتخاذ قرار تاريخي، يتعلق بمصير الشعب”، مبدياً رغبتهم في أن “تكون كل الأطراف السياسية في الحركة الكردية معهم لاتخاذ القرار سوية”. مضيفاً أن على كل “الأطراف تقديم تنازلات بغية الوصول إلى خطاب كردي مشترك وتوحيد موقف وقرار الكرد في سوريا”.

وفي السياق، قالت نائبة وزير الخارجية الإسرائيلية تسيبي هوتوفلي، الأربعاء، إن إسرائيل “تساعد أكراد سوريا الذين يتعرضون لهجوم تركي على مدى شهر، وتعتبرهم ثقلا يوازن النفوذ الإيراني، كما تدافع عنهم في المحادثات مع الولايات المتحدة”.

وقالت هوتوفلي، أمام الكنيست، إن “العرض قوبل بالموافقة”، وأضافت “تلقت إسرائيل الكثير من الطلبات لتقديم المساعدة، لاسيما في المجال الدبلوماسي والإنساني.. ندرك المحنة الكبيرة التي يعانيها الأكراد ونساعدهم من خلال قنوات عديدة”.

ولم تذكر هوتوفلي أي تفاصيل بشأن المساعدات الإسرائيلية واكتفت بالقول إنه خلال “الحوار مع الأميركيين.. نعبر عما نراه حقيقة بشأن الأكراد.. ونشعر بالفخر لوقوفنا إلى جانب الشعب الكردي”.

وقالت هوتوفلي إن “إسرائيل لها مصلحة كبرى في واقع الأمر في الحفاظ على قوة الأكراد والأقليات الأخرى في منطقة شمالي سوريا باعتبارهم عناصر معتدلة وموالية للغرب”.

وأضافت أن “الانهيار المحتمل للسيطرة الكردية في شمالي سوريا يعد سيناريو سلبيا وخطيرا بالنسبة لإسرائيل.. واضح تماما أن مثل هذا الأمر سيؤدي إلى تشجيع العناصر السلبية في المنطقة بقيادة إيران”.

Staffan de Mistura, l’ex-médiateur de l’ONU en Syrie qui ne voulait plus serrer la main de Bachar el-Assad


 

Staffan de Mistura, l’ex-médiateur de l’ONU en Syrie qui ne voulait plus serrer la main de Bachar el-Assad

L’ambassadeur est revenu mardi à Londres sur ses années comme envoyé de l’ONU en Syrie entre 2014 et 2018. Il a expliqué les raisons de son départ et s’est montré confiant sur l’avenir de la Syrie.

Staffan de Mistura a quitté son poste en 2018.
Staffan de Mistura a quitté son poste en 2018. FABRICE COFFRINI/AFP

Voilà un an que Staffan de Mistura a quitté son poste d’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie. Depuis, il n’était jamais revenu publiquement sur ses quatre années passées à jouer les intermédiaires dans un conflit qui a fait plus de 370.000 morts.

Au centre Aga Khan, à Londres, le diplomate italo-suédois s’est expliqué mardi 5 novembre sur les raisons de son départ. «Pourquoi suis-je parti l’année dernière?, se demande-t-il devant l’assemblée. Et bien, officiellement pour des raisons personnelles. Officieusement, parce que je sentais que la guerre touchait territorialement à sa fin, et ayant combattu contre ce qui s’était passé à Alep, à Idlib, à Daraya, je ne pouvais pas être celui qui serre la main d’Assad en disant “malesh” [“ce n’est pas grave” en arabe]».

Pourtant, Staffan de Mistura s’est toujours revendiqué d’un réalisme politique. Il discutait avec toutes les factions en présence. Le médiateur de l’ONU a toujours eu à cœur de maintenir Bachar el-Assad dans le jeu des négociations. En 2015, un an après sa nomination il assure qu’«Assad fait partie de la solution», et il a depuis toujours cherché à ménager le régime pour en obtenir des concessions, un ménagement que certains ont lu comme de la complaisance.

Staffan de Mistura s’est toujours revendiqué d’un réalisme politique qui parle à toutes les factions. HO/AFP

Devant son auditoire Staffan de Mistura a aussi défendu son bilan. L’intervention humanitaire de l’ONU et ses dénonciations des crimes de guerre auraient, estime-t-il, sauvé quelque 700.000 vies. Ces prises de position lui ont coûté sa marge de manœuvre, argue l’ancien médiateur, pour qui dénoncer les crimes de guerre ne fait pas parti du «manuel du parfait négociateur». Mais Staffan de Mistura affirme ne rien regretter de ses prises de position, bien qu’elles aient «réduit son espace de négociation».

Je ne pouvais pas être celui qui serre la main d’Assad en disant “malesh” [“ce n’est pas grave“ en arabe]

Staffan de Mistura

Incorrigible optimiste

Devant le parterre de l’Aga Khan, le diplomate qui s’était décrit lui-même en 2015 comme souffrant «d’une terrible maladie chronique, celle de l’optimisme», s’est montré confiant pour l’avenir de la Syrie. Lui qui avait été le spectateur impuissant de l’intervention de la Russie aux côtés du régime syrien en 2015, affirme que la Russie souhaite un traité de paix. «La Russie n’a aucun intérêt, aucune volonté, aucune capacité à reconstruire la Syrie, explique-t-il. Elle n’a aucune intention, si elle est intelligente, de rester seule avec entre les mains la chandelle qui, une fois consommée, lui brûlera les mains. Elle préférera la transmettre à l’Europe qui pourra alors contribuer à la reconstruction».

Staffan de Mistura révèle même qu’un accord entre la Russie et les États-Unis avait été conclu en 2016, les premiers promettant de maintenir au sol les avions syriens, les seconds de faire pression sur l’opposition pour évincer le Front Al-Nosra, l’ancienne branche syrienne d’Al-Quaïda, aujourd’hui connue sous le nom d’Hayat Tahrir al-Sham. «Les Russes voulaient un accord parce qu’il craignait qu’Hillary Clinton ne devienne présidente et inaugure une politique plus musclée», poursuit-il. Mais l’accord a tourné court lorsqu’un convoi de l’ONU a été bombardé la même année, et que les regards accusateurs se tournaient vers la Russie.

Même la situation des Kurdes syriens n’échappe pas à son optimisme. Alors que les forces des YPG – les milices kurdes de Syrie – font face à une offensive turque de grande ampleur, Staffan de Mistura professe sa foi que la Russie exigera des Syriens qu’ils maintiennent l’autonomie du Rojava. En attendant, Damas réinvesti les zones kurdes, et la semaine dernière, les premiers échanges de tirs ont opposé l’armée syrienne aux forces turques.

Des activités militaires américaines et russes à l’est de l’Euphrate… Nouvelles d’un raid “inconnu” contre des milices iraniennes (à BouKamal)


Véhicule américaine au nord de la Syrie 2019

Des activités militaires américaines et russes à l’est de l’Euphrate… Nouvelles d’un raid “inconnu” contre des milices iraniennes (à BouKamal)

Adnan Ahmad- 6 nov 2019

ذكرت شبكات إخبارية محلية أن مواقع لمليشيات إيرانية قرب مدينة البوكمال، شرقي سورية، تعرضت، اليوم الأربعاء، لقصف جوي من قبل طيران مجهول الهوية.

وقالت شبكة “فرات بوست” إن الطيران الحربي استهدف مقرات عسكرية تابعة للحرس الثوري الإيراني و”حزب الله” اللبناني في قرية الحمدان بريف مدينة البوكمال.

ولم تؤكد مصادر “العربي الجديد” في المنطقة الشرقية هذه المعلومات، مشيرة إلى تحليق للطيران الحربي، ظهر اليوم، في المنطقة المذكورة، غربي نهر الفرات، الواقعة تحت سيطرة قوات النظام، لكن ليست هناك معلومات مؤكدة بشأن حدوث عمليات قصف.

إلى ذلك، أنهت القوات الأميركية دورية عسكرية في منطقة مثلث الحدود السورية – العراقية – التركية، فيما وصلت عشرات الشاحنات المحملة بالأسلحة والذخائر الروسية إلى مركز التنسيق والعمليات العسكرية بين القوات الروسية و”قوات سورية الديمقراطية” (قسد) في عين عيسى، شمالي الرقة.

وسيّرت القوات الأميركية، اليوم الأربعاء، دورية عسكرية تجولت في المثلث الحدودي السوري – العراقي – التركي، من قرية جنيدية بريف رميلان، وصولاً لحقلي السويدية وكرزير ومنطقة قره تشوك، في أقصى الشمال الشرقي من الجزيرة السورية، ترافقها سيارة تابعة لـ”قوات سورية الديمقراطية”.

Frappes aériennes ciblent la région de désescalade


Syrie-Bombardement-ExplosionPhoto d’archive 2019

Environ 75 frappes aériennes ciblent la région de désescalade «Poutine-Erdogan», qui coïncide avec des affrontements dans la campagne d’Alep, alors que des positions de contrôle étaient mutuellement bombardées

7 novembre 2019 – Observatoire syrien des droits de l’homme

نحو 75 غارة جوية تستهدف منطقة “بوتين-أردوغان” تزامنا مع اشتباكات في ريف حلب وسط قصف متبادل يطال مواقع السيطرة

7 نوفمبر,2019 – المرصد السوري لحقوق الإنسان

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Parallèlement à son ciblage des installations vitales dans les zones rurales d’Idleb .. Plus de 50 frappes aériennes dans la région de “désescalade” Poutine-Erdogan

6 novembre 2019 – Observatoire syrien des droits de l’homme

Les bombardements du régime syrien et du «garant» russe au cours de la journée ont principalement porté sur des installations vitales et des bâtiments résidentiels situés dans les zones de «désescalade». .

تزامناً مع استهدافها مرافق حيوية في ريف إدلب.. أكثر من 50 غارة جوية على منطقة “بوتين-أردوغان”

تركز قصف طائرات النظام السوري و”الضامن” الروسي، خلال اليوم، على مرافق حيوية وأبنية سكنية ضمن مناطق “خفض التصعيد”، في حين قصفت طائرات روسية فجر اليوم مشفى “الإخلاص” في بلدة شنان بريف إدلب، ما أدى إلى تدميره وخروجه عن الخدمة.

 

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Trois hélicoptères se relaient pour cibler la campagne de Lattaquié avec des barils explosifs, en plus de 70 frappes aériennes environ dans la région de «Poutine-Erdogan»

6 novembre 2019 – Observatoire syrien des droits de l’homme

L’OSDH a documenté le martyre d’un enfant du village d’Al-Sahara, blessé par les raids aériens russes, tandis que l’Observatoire syrien avait documenté le martyre de 6 personnes, dont deux citoyens, lors du même massacre.

3 مروحيات تتناوب على استهداف ريف اللاذقية بالبراميل المتفجرة تزامنا مع نحو 70 ضربة جوية استهدفت منطقة” بوتين-أردوغان”

وثّق المرصد السوري لحقوق الإنسان استشهاد طفل في قرية السحارة متأثراً بجراحه التي أصيب بها جراء غارات الطائرات الروسية اليوم، في حين كان “المرصد السوري” وثّق استشهاد 6 بينهم مواطنتين ظهر اليوم في المجزرة ذاتها.

Les forces russes acheminent des dizaines de camions chargés d’équipement militaire et logistique dans leur nouvelle base militaire à Aïn Issa…


Patrouille russe de la police militaire à Manbij octobre 2019

Les forces russes acheminent des dizaines de camions chargés d’équipement militaire et logistique dans leur nouvelle base militaire située dans la ville d’Ain Issa, au nord de Raqqa.

6 novembre 2019 – OSDH

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a appris que les forces russes avaient acheminé au moins 40 camions (remorques) vers sa nouvelle base militaire située dans la ville d’Ain Issa, au nord de la ville de Raqqa, qui était une base qui appartenait à la coalition. L’Observatoire syrien a publié il y a de nombreuses heures que des renforts appartenant à la police militaire russe, comprenant au moins 15 véhicules, étaient arrivés à la base militaire russe située dans la zone Al-Iza’a à l’ouest de la ville d’Ain al-Arab (Kobané), à environ 4 km.

L’Observatoire syrien a suivi mardi le passage d’une patrouille conjointe turco-russe dans la ville d’Ain al-Arab (Kobané) et sa campagne orientale,
Des sources de l’OSDH ont signalé qu’un certain nombre de personnes de la ville avaient lancé des pierres sur la patrouille, exprimant leur mécontentement face à l’accord russo-turc sur la «zone de sécurité».

 

القوات الروسية تستقدم عشرات الشاحنات المحملة بالمعدات العسكرية واللوجستية نحو قاعدتها العسكرية الجديدة في بلدة عين عيسى شمال الرقة

علم المرصد السوري لحقوق الإنسان أن القوات الروسية عمدت إلى استقدام ما لا يقل عن 40 شاحنة (قاطرة مقطورة) نحو قاعدتها العسكرية الجديدة في بلدة عين عيسى شمال مدينة الرقة والتي كانت قاعدة تابعة للتحالف، حيث تحمل الشاحنات التي وصلت قبل ساعات أسلحة وذخائر بالإضافة لمعدات عسكرية ولوجستية، ونشر المرصد السوري منذ ساعات، أن تعزيزات تابعة للشرطة العسكرية الروسية، ومؤلفة من ما لا يقل عن 15 آلية ومركبة وصلت إلى القاعدة العسكرية الروسية في منطقة الإذاعة غرب مدينة عين العرب (كوباني) بنحو 4 كلم، وكان المرصد السوري رصد يوم أمس الثلاثاء، تسيير دورية تركية – روسية مشتركة في مدينة عين العرب (كوباني) وريفها الشرقي، وأبلغت مصادر المرصد السوري أن عدد من أهالي المدينة قاموا برشق الدورية بالحجارة كتعبير منهم عن استياءهم من الاتفاق الروسي – التركي حول “المنطقة الآمنة”،

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