La solidarité arabo-kurde est la base du projet national syrien


Boussole-بوصلة-سوريا

La solidarité arabo-kurde est la base du projet national syrien


La responsabilité nationale oblige les élites arabes et kurdes à intervenir pour faire face à cette situation artificielle imposée par la volonté des autres.

َalarab.co – Abdelbasset Sida* – 2019/11/03

*Syrien Kurde, ancien président du CNS

Pendant des décennies, le régime syrien, malgré sa politique et ses mesures de persécution adoptées contre les Kurdes, en les privant de leurs droits et exposés à toute une série de projets discriminatoires, n’a pas pu créer un fossé entre les communautés arabe et kurde, autant qu’aujourd’hui.
Cette politique oppressive reste au niveau de la superstructure autoritaire et n’affecte pas la structure des relations profondes entre les cercles kurde et arabe, en particulier dans les régions de la Jazirah, Damas et Alep, où le mélange de la population et le chevauchement des relations à divers niveaux social, économique et culturel et même au niveau politique appartenant aux mêmes partis politiques, en particulier le Parti communiste, puis les partis communistes et de gauche avec leurs différentes orientations.
Ceci en dépit du fait que le régime essayait, par tous les moyens, de briser le tissu social national afin de pouvoir contrôler tout le monde. Son approche a été clairement reflétée dans les événements survenus au stade Qamechli en 2004 et dans son traitement du soulèvement kurde, qui visait à protester contre le fait que le régime ait tiré de sang-froid sur des civils manifestant et non armés.
Face à l’escalade des manifestations, le régime a donné le feu vert à une poignée de membres de la sécurité de la région qui ont détruit les magasins appartenant aux Kurdes, pillé et volé leurs biens, causant des blessures au tissu social, mais grâce à l’intervention et à l’influence des sages des deux côtés, la situation ne s’est pas détériorée selon le désir et la planification voulu du régime.

Le régime a passé un accord avec le Parti de l’Union démocratique (PYD), la branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), afin de lui céder les régions kurdes, et puisse les contrôler et empêcher son interaction avec la révolution par tous les moyens et à tout prix.
Dès le début de la révolution syrienne, des jeunes kurdes de diverses régions, en particulier de ceux qui n’étaient pas affiliés à des partis politiques, participaient à la révolution dès ses débuts. Des manifestations dans les régions kurdes étaient actives et remarquables. Mais ce qui s’est passé, c’est que le régime l’ait prévu et qu’il était conscient que son intervention directe pour réprimer les manifestations dans les zones concernées entraînerait une escalade de l’interaction entre les Kurdes et la révolution et renforcerait la cohésion des Syriens face à lui.
Cela s’ajoutait à la crainte de positions internationales qui auraient sans doute été différentes, et il lui était alors difficile de faire passer sa stratégie consistant à lier la révolution et le terrorisme et à tenter de dépeindre ce qui se passe en Syrie comme un conflit entre les courants islamistes sunnites extrémistes et le système laïc « protecteur des minorités» face au sectarisme et nationalisme en Syrie.
Pour éviter tout cela, le régime a passé un accord avec le Parti de l’Union démocratique (PYD), la branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), afin de céder les zones kurdes afin qu’elles puissent les contrôler et empêcher à tout prix leur interaction avec la révolution, les détails de ce sujet sont connus de tous.

Avec l’émergence de Daech, qui est essentiellement un cocktail de renseignements fabriqué par les services de sécurité multinationales, y compris le régime lui-même, à travers lequel, le régime a cherché à créer le chaos et à placer le monde devant deux options corrompues: soit le régime corrompu et tyran, soit l’extrémisme radical qui menace la région voire même terrorisant le monde entier.
Il était clair que des partis travaillaient sous diverses formes pour faire éclater les relations entre Arabes et Kurdes, comme en témoignaient les attaques perpétrées par les forces du PYD contre certaines villes et villages arabes tels que Tall Hamis et Tall Barak sans raisons convaincantes. Certains militants ont également attaqué la ville de Tal Maarouf, où le siège du tribu du cheikh Al-Khaznawi, et des factions affiliées à l’opposition ont attaqué la ville de Ras al-Ayn, où ses membres ont volé des biens publics et privés et commis plusieurs violations contre des citoyens.

Par la suite, l’attaque par Daech sur Senjar et les régions yézidis environnantes a résulté de massacres horribles, d’enlèvements massifs d’enfants et de femmes et de pillages de biens. Des partisans et des bénéficiaires ont tenté de relier les Arabes sunnites à cette organisation, ce qui a profondément choqué la conscience populaire kurde, donnant un pretexte supplémentaire aux Kurdes indécis, à ceux qui s’étaient alignés sur des intérêts opposés avec le régime, pour justifier leurs positions et même à accuser d’autres Kurdes, ceux qui s’étaient engagés dès le début dans la révolution, de s’opposer à leur peuple, de s’allier aux islamistes radicaux, ce qui coïncidant littéralement avec la stratégie adoptée par le régime depuis le début, comme mentionné ci-dessus.

Avec l’attaque de Kobané et de sa région par Daech, les partisans de l’isolement des Kurdes de la révolution syrienne et des efforts de ceux qui envisageaient et envisagent encore de créer une rupture de la communauté entre Kurdes et Arabes se consolident, et même enracinent les causes de la haine et de l’hostilité entre eux.
Les choses ont évolué et l’intervention américaine en Syrie est intervenue en coordination avec l’intervention russe. On s’est appuyé sur les forces du PYD pour lutter contre le projet « Daech », après l’échec de l’expérience de formation des factions de l’Armée Syrienne Libre (ASL) en raison de l’insistance de la partie américaine selon laquelle le but est de combattre Daech sans le régime.
L’implication des forces (Kurdes) impliquées dans les combats dans les zones arabes, à Raqqa, à Deir Ez-Zor, et dans la campagne méridionale d’Al-Hassakah, a entraîné une escalade du discours de haine entre Arabes et Kurdes, un discours basé sur des crimes programmés par des partis qui ne veulent pas le bien ni pour le Kurdes ni pour les Arabes, mais souhaitent que les deux parties s’entretuent, afin qu’ils puissent appliquer leurs plans et parvenir à leurs objectifs.

Les abus commis par les factions militaires introduites par les forces turques dans Efrin sous le nom d’Armée Libre, ou ceux qui ont accompagné la récente campagne turque dans les régions de Tall Abyad et Ras al-Ayn sous le nom d’Armée nationale, ont encore aggravé la situation et suscité des tensions, des tensions entre Kurdes et Arabes. Dans le même temps et dans diverses régions, tout cela ne sera pas dans l’intérêt des Syriens, mais dans l’intérêt du régime et des forces qui altèrent le sort de la Syrie et des Syriens.

La responsabilité nationale oblige les élites arabes et kurdes à intervenir pour faire face à cette situation artificielle imposée à tous par la volonté des autres. Rester silencieux dans ce cas ne sert que les extrémistes, des deux côtés, et finalement, sert le régime syrien.

(…)

 

التضامن العربي الكردي أساس المشروع الوطني السوري

المسؤولية الوطنية تلزم النخب العربية والكردية بالتدخل لمواجهة هذه الوضعية المصطنعة التي فرضت على الجميع بإرادة الآخرين.

Abdelbasset Sida – الأحد 2019/11/03

لم يتمكن النظام السوري على مدى عقود من اعتماده سياسة اضطهادية رسمية مبرمجة مزدوجة ضد الأكراد، تمثلت في الحرمان من الحقوق، والتعرض لجملة من المشاريع التمييزية، من إحداث شرخ بين المجتمعين العربي والكردي مثلما هو حاصل في يومنا الراهن.

فالسياسة الاضطهادية تلك تبقى في المستوى السلطوي الفوقي، ولا تؤثر في بنية العلاقات العميقة بين الوسطين الكردي والعربي، خاصة في مناطق الجزيرة ودمشق وحلب، حيث الاختلاط السكاني، وتداخل العلاقات على مختلف المستويات الاجتماعية والاقتصادية والثقافية، وحتى على المستوى السياسي عبر الانتماء إلى الأحزاب السياسية ذاتها، لاسيما الحزب الشيوعي، ومن ثم الأحزاب الشيوعية واليسارية بتوجهاتها المختلفة.

هذا رغم أن النظام كان يحاول، بكل السبل، تفتيت النسيج المجتمعي الوطني من أجل التمكن من السيطرة على الجميع. وقد تجسّد توجهه هذا بصورة واضحة في أحداث ملعب القامشلي عام 2004، وتعامله مع الانتفاضة الكردية التي كانت احتجاجاً على إقدام عناصر النظام على إطلاق الرصاص الحي على المدنيين العزل المتظاهرين بدم بارد.

ومع تصاعد الاحتجاجات والمظاهرات، أعطى النظام الضوء الأخضر لحفنة مرتبطة به أمنيا من أبناء العشائر في المنطقة الذين حطموا المحلات العائدة بملكيتها للأكراد، ونهبوا وسلبوا ممتلكاتها، الأمر أحدث جروحاً في النسيج المجتمعي، ولكن بفضل تدخل وتأثير العقلاء والحكماء من الجانبين، لم تتطور الأمور نحو الأسوأ الذي كان النظام قد خطط له، ويريده.

عقد النظام صفقة مع حزب الاتحاد الديمقراطي، الفرع السوري لحزب العمال الكردستاني، من أجل تسليمه المناطق الكردية، ليتمكن من ضبطها، ومنع تفاعلها مع الثورة بكل الوسائل وبأي ثمن

ومع انطلاقة الثورة السورية شارك الشباب الكردي في مختلف المناطق، خاصة من غير المنتمين إلى الأحزاب السياسية، في الثورة منذ أيامها الأولى؛ وكانت المظاهرات في المناطق الكردية فاعلة، ولافتة للانتباه. ولكن الذي حصل هو أن النظام كان قد تحسّب للأمر، فهو كان يدرك أن تدخله المباشر لقمع المظاهرات في المناطق المعنية سيؤدي إلى تصاعد التفاعل الكردي مع الثورة، وسيعزز تماسك السوريين في مواجهته.

هذا إلى جانب الخشية من المواقف الدولية التي كانت ستختلف من دون شك، وكان من الصعب حينئذ بالنسبة إليه أن يمرر استراتيجيته التي كانت تقوم على الربط بين الثورة والإرهاب، ومحاولة تصوير ما يجري في سوريا وكأنه صراع بين التيارات الإسلامية العربية السنية المتشددة، والنظام العلماني “الحامي للأقليات” المذهبية والقومية في سوريا.

ولتحاشي كل ذلك، عقد النظام صفقة مع حزب الاتحاد الديمقراطي، الفرع السوري لحزب العمال الكردستاني، من أجل تسليمه المناطق الكردية، ليتمكن من ضبطها، ومنع تفاعلها مع الثورة بكل الوسائل وبأي ثمن؛ وتفاصيل هذا الموضوع قد باتت معروفة من قبل الجميع.

ومع ظهور داعش، الذي هو في الأساس كوكتيل مخابراتي أسهمت في صناعته وترويجه أجهزة أمنية متعددة الجنسيات، ومن ضمنها أجهزة النظام نفسها، سعى النظام لخلق حالة من الفوضى العاتية، ووضع العالم أمام خيارين فاسدين: إما النظام بفساده واستبداده أو التطرف الإسلاموي المتشدد الذي يهدد المنطقة، بل والعالم بإرهابه.

وكان من الواضح أن هناك جهات تعمل بمختلف الأشكال من أجل تفجير العلاقات العربية- الكردية، وقد ظهر ذلك واضحا من خلال الهجمات التي قامت بها قوات حزب الاتحاد الديمقراطي على بعض المدن والقرى العربية مثل تل حميس وتل براك دون أسباب مقنعة. كما هاجم بعض المسلحين بلدة تل معروف حيث مقر مشيخة آل الخزنوي، وهاجمت بعض الفصائل التي كانت محسوبة على المعارضة مدينة رأس العين، حيث قامت عناصرها بسرقة الممتلكات العامة والخاصة، وارتكبت جملة من الانتهاكات بحق المواطنين.

بعد ذلك كان الهجوم الداعشي المفاجئ على سنجار والمناطق الإيزيدية المحيطة بها، وهو الهجوم الذي أسفر عن مجازر مروعة، وحالات خطف جماعية للأطفال والنساء، ونهب متوحش للممتلكات. وكانت هناك محاولات مشبوهة من قبل الداعمين والمستفيدين للربط بين العرب السنة والتنظيم المذكور؛ الأمر الذي أحدث صدمة عميقة في الوجدان الكردي الشعبي العام، ومنح ذريعة إضافية للكرد المترددين، أولئك الذين كانوا قد اصطفوا بناء على المصالح مع النظام، لتسويغ مواقفهم، بل واتهام الكرد الآخرين الذين كانوا قد التزموا خط الثورة منذ البدايات بأنهم ضد شعبهم، يتحالفون مع الإسلاميين المتشددين، الأمر الذي كان يتطابق حرفياً مع الاستراتيجية التي اعتمدها النظام منذ البداية كما أسلفنا.

الربيع المنتظر يظل هدف الأكرادالربيع المنتظر يظل هدف الأكراد

ومع الهجوم الداعشي على كوباني ومنطقتها، توفر المزيد من الحجج لأنصار عزل الأكراد عن الثورة السورية، وتعززت جهود أولئك الذين كانوا يخططون، وما زالوا، لإحداث قطيعة مجتمعية بين الكرد والعرب، بل وترسيخ أسباب الكراهية والعداوة بينهم.

وتطورت الأمور، وجاء التدخل الأميركي في سوريا بالتنسيق مع التدخل الروسي، وتم الاعتماد على قوات حزب الاتحاد الديمقراطي في محاربة مشروع داعش، وذلك بعد إخفاق تجربة تدريب فصائل الجيش الحر بسبب إصرار الجانب الأميركي على أن يكون الهدف محاربة داعش من دون النظام.

وكان إقحام القوات المعنية في القتال ضمن المناطق العربية سواء في الرقة أو في دير الزور، وريف الحسكة الجنوبي، من الأسباب التي أدت لاحقاً إلى تصاعد وتيرة خطاب الكراهية بين العرب والكرد؛ خطاب مبني على جرائم خططت لها الأطراف التي كانت، وما زالت، لا تريد الخير للكرد وللعرب، وإنما تريد إشغال الطرفين ببعضهما البعض، لتتمكن من تنفيذ خططها، والوصول إلى أهدافها.

وقد أسهمت انتهاكات عناصر الفصائل العسكرية التي أدخلتها القوات التركية إلى عفرين تحت مسمى الجيش الحر، أو تلك التي رافقت الحملة التركية الأخيرة في منطقتي تل أبيض ورأس العين تحت اسم الجيش الوطني، في تفاقم الأمور بصورة أسوأ، ورسخت حالة من التوتر والتشنج والترقب لدى الأكراد والعرب في الوقت ذاته، وفي مختلف المناطق؛ وكل ذلك لن يكون في مصلحة السوريين، بل سيكون في مصلحة النظام ومصلحة القوى التي تعبث بمصير سوريا والسوريين.

المسؤولية الوطنية تلزم النخب العربية والكردية بالتدخل لمواجهة هذه الوضعية المصطنعة التي فرضت على الجميع بإرادة الآخرين. التزام الصمت في هذه الحالة لا يخدم سوى المتطرفين، سواء في هذا الجانب أو في ذاك، وفي المحصلة النهائية يخدم النظام.

ما نحتاج إليه هو أن نلتزم الصبر والهدوء، ونتناول الموضوع من جوانبه بجرأة وحكمة بعيدة النظر. نبحث بموضوعية عن الأسباب التي أدت إلى ما نحن فيه، ونعمل على تجاوز النتائج السلبية التي لا تخدم قطعاً المشروع الوطني السوري الذي ثار الشعب السوري لتحقيقه، هذا المشروع الذي تمكنت القوى المضادة بفعل عوامل عدة لسنا بصدد الإسهاب في شرحها بتفاصيلها هنا، من عرقلته، حينما دفعت بالثورة نحو مسارات لا تتقاطع من بعيد أو من قريب مع تطلعات السوريين، بل تتناقض معها بالمطلق.

ولكن مهما يكن، فإن الربيع المنتظر سيظل هو هدف السوريين، كل السوريين، رغم كل ما حصل ويحصل.

وما تشهده عدة دول عربية في أيامنا هذه من تحركات شعبية تطالب بإبعاد الفاسدين عن الحكم ومحاسبتهم، بل تدعو إلى تفكيك الأنظمة الفاسدة المفسدة، واحترام إرادة الشعوب، يؤكد أن التغيير بات خياراً استراتيجيا بالنسبة إلى شعوب المنطقة، وكل الأدوات التي استخدمت، وتستخدم لمنع أنصار التغيير لن تتمكن من منع حصول المنتظر المطلوب.

ربما تمكنت من تشكيل عرقلة هنا أوهناك، أو أفلحت أحيانا في تكريس إحباط هنا وهناك، ولكن في نهاية المطاف ستكون الكلمة للشعوب بعد أن تحررت من أوهامها؛ أوهام الأيديولوجيات التي لم تتناسب يوماً مع طبيعة مجتمعاتها وحاجاتها الحقيقية، كما تحررت تلك الشعوب من مخاوفها بعد أن وصل السكين إلى العظم كما يقول المثل، نتيجة تراكمات الفساد والاستبداد.

لقد أثبتت العقلية الماضوية النكوصية بكل توجهاتها فشلها الذريع، الأمر الذي يفتح الطريق أمام الجهود المتوجهة نحو مستقبل أفضل، يضمن لمجتمعنا وأجيالنا المقبلة حياة إنسانية كريمة، ويوفر أسباب نمو مستدام، أساسه الاستثمار الرشيد لمواردنا البشرية والطبيعية.

عملية “أوبرا” تفضح تاريخ التعاون بين إيران وإسرائيل


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عملية “أوبرا” تفضح تاريخ التعاون بين إيران وإسرائيل

تل أبيب وطهران.. عدوّ ودود أفضل من صديق لدود وعداء ظاهري يخفي تعاونا عسكريا وتقاربا للمصالح.

يكشف البحث والتحليل والتدقيق في تفاصيل أحد أهم الأحداث في تاريخ العراق، والذي كان مفصليا في تشكيل موازين القوى بمنطقة الشرق الأوسط، عن الكثير من أسرار التعاون والتآمر المشترك بين إسرائيل وإيران. ويبدو البلدان حاليا طرفين في حرب مستعرة إعلاميا، لكن الحقيقة عكس ذلك، بل تتضمن الكثير من المفارقات، فمصالح البلدين التي تقاربت في بداية ثمانينات القرن الماضي والتي جسدها هدفهما المشترك وهو ضرورة تدمير برنامج الأسلحة النووية للعراق، جعلهما ينسّقان معا ويتعاونان لتنفيذ الهجوم الجوي على مفاعل تموز العراقي، فظاهريا سلاح الجو الإسرائيلي هو الذي نفذ الهجوم، لكن إيران لعبت دورا محوريا في العملية من خلال تقديم الدعم العسكري لإسرائيل، ما جعل الرئيس العراقي الراحل صدام حسين يردّ على تلك العملية بتنفيذ هجوم على محطة بوشهر الكهروذرية للأبحاث النووية الإيرانية، بدلا من استهداف إسرائيل مباشرة.

لندن  – تعد إيران في نظر أغلب الزعماء الأمنيين الإسرائيليين “عدوا ودودا وهي أفضل من صديق لدود” لأنه على مرّ التاريخ المعاصر لم تطلق إسرائيل رصاصة واحدة على إيران غير حربها الكلامية، وبالمثل فعلت إيران التي لم تتجاوز حدود الشعارات في “حربها” ضد إسرائيل.

وخلف هذا العداء “الصوتي” بين إيران وإسرائيل يختبئ تاريخ من التعاون والتآمر المشترك، إذ تجسّد هذا التعاون في أبرز صوره في عملية “أوبرا” العسكرية حين أطلق الطيران الحربي الإسرائيلي ضربة جوية مفاجئة استهدفت مفاعل تموز النووي العراقي في العام 1981.

لقد عاد الصحافي المتخصص في شؤون الدفاع، سيباستيان روبلين، في تحليل نشرته مجلة “ناشيونال أنترست”، إلى تقارب المصالح والتحالف بين إيران وإسرائيل وطبيعة المفارقات التي تتسم بها علاقتهما.

يقول روبلين؛ من الأسرار الخفية لعملية “أوبرا” أن إسرائيل ما كانت لتنجح لولا مساندة إيران وتعاونها معها.

وتم تنظيم تظاهرة لإحياء ذكرى الهجوم بعد 38 عاما من حدوثه، وهي العملية الذي ينظر إليها البعض على أنها “المهمة التي أعادت صنع الشرق الأوسط”، وشارك فيها الطيارون المنفذون لـ“عملية أوبرا” والذين لا يزالون على قيد الحياة. وأعاد الطيارون تمثيل الهجوم على أجهزة محاكاة للطيران.

قال هؤلاء إن “إحدى أكبر المفارقات في التاريخ هي أن الجمهورية الإسلامية في إيران ساعدت على تنفيذ هذا الهجوم”.

إيران وإسرائيل كانتا حليفتين قبل الثورة الإيرانية، وواصلت تل أبيب نقل الأسلحة وغيرها من المساعدات الأمنية إلى طهران خلال ثمانينات القرن الماضي، على الرغم من خطاب المرشد الأعلى المعادي لإسرائيل.

وكانت واشنطن تستعد لعقد صفقة كبيرة مع طهران لتزويدها بنحو 75 طائرة مقاتلة متطورة من طراز “أف-16″، لكن الإطاحة بشاه إيران محمد رضا بهلوي -الذي كان حليفا قويا للولايات المتحدة- إثر اندلاع الثورة الإسلامية التي قادها آية الله الخميني، جعل الولايات المتحدة تضطر إلى إلغاء الصفقة مع إيران وعرضها على إسرائيل التي قبلت بها دون تردد. وقال الميجر جنرال المتقاعد دافيد عيفري، قائد سلاح الجو الإسرائيلي آنذاك، في مقابلة تلفزيونية، “على الفور قلت نعم، من دون أن أسأل أحدا.. عندما يعرض عليك أحدهم أفضل طائرات مقاتلة، فأول شيء تفعله هو قول نعم.. وبعد ذلك سوف نرى”.

وقال الكولونيل المتقاعد زئيف راز، الذي قاد الغارة في 7 يونيو 1981، “حقيقة حصولنا على الطائرات بسبب الثورة الإيرانية هي إحدى أكبر المفارقات في التاريخ”.

واكتشفت إسرائيل لأول مرة أن العراق يعمل على بناء مفاعل بلوتونيوم يمكن استخدامه لصناعة أسلحة نووية في العام1977، حينها لم تكن الطائرات المقاتلة التي تملكها -وهي من طراز “أف 4 فانتوم” و”سكاي هوك”- قادرة على السفر لأكثر من 1000 ميل داخل أراضي العراق والعودة بسلام.

ولهذه الأسباب كانت الصفقة الأميركية لشراء طائرات “أف-16” فرصة ذهبية بالنسبة إلى إسرائيل لتنفيذ أهدافها. لكن لم يكن واضحا تماما ما إذا كانت هذه الطائرات الجديدة ستتمكن من الوصول إلى العراق وتنفيذ المهمة بنجاح بسبب سعة الوقود فيها، لذلك وضع سلاح الجو حلولا بديلة من أجل مضاعفة فرص النجاح.

وقبل تسعة أشهر من تنفيذ عملية “أوبرا” العسكرية الإسرائيلية التي دمرت مفاعل أوزيراك النووي العراقي، وفي فجر 30 سبتمبر 1980، حلقت 4 طائرات من طراز أف-4 إي فانتوم أميركية الصنع على ارتفاع منخفض في سماء العراق، وكانت كل واحدة منها محمّلة بقذائف جو، وثلاثة آلاف رطل من القنابل.

وثّق الكاتبان توم كوبر وفرزاد بيشوب هذه الغارة الغامضة والسياق الذي حدثت فيه في مقالة نشرتها مجلة “إير أنثوزياست” في العام 2004.

كانت إيران وإسرائيل حليفتين قبل الثورة الإيرانية، وواصلت تل أبيب نقل الأسلحة وغيرها من المساعدات الأمنية إلى طهران خلال ثمانينات القرن الماضي، على الرغم من خطاب المرشد الأعلى المعادي لإسرائيل. وكان هذا مدفوعا بالمخاوف التي جمعت بين الطرفين من عراق يحكمه صدام حسين.

تسليم أسلحة إسرائيلية إلى طهران

وفي العام 1975، نجح العراق في التفاوض على صفقة بقيمة 300 مليون دولار (ما يعادل 1.3 مليار دولار في 2019) مع فرنسا لبناء المفاعل العراقي. وكان الاتفاق بين صدام حسين وجاك شيراك عندما كان رئيسا للحكومة الفرنسية.

وتضمن هذا المشروع بناء مفاعلين باسم تموز1 وتموز2 في منشأة التويثة للأبحاث النووية جنوب بغداد.

تم تصميم مفاعل أوزوريس لأغراض مدنية، ولكن البعض من الأطراف رأى فيه تهديدا وخشي أن يتحول إلى انطلاقة برنامج للأسلحة النووية.

ويختلف الخبراء إلى يومنا هذا حول مدى اقتراب العراق من تحقيق هذه القفزة.

نجح صدام حسين في الضغط على الفرنسيين لتسليم عشرات الكيلوغرامات من الوقود النووي المخصب بنسبة 93 بالمئة، بينما جمع كيلوغرامات من اليورانيوم من أميركا الجنوبية وأماكن أخرى.

وأزعج وجود هذا المفاعل إسرائيل التي بقيت الدولة الشرق أوسطية الوحيدة التي تمتلك أسلحة نووية، وكذلك إيران التي صدت غزوا عراقيا بالدبابات في سنة 1975.

وقال الميجر جنرال عاموس يالدين، الرئيس السابق للمخابرات العسكرية الإسرائيلية والذي كان طيارا خلال المهمة، إن “القرار الذي اتخذه بيغن (رئيس الوزراء الإسرائيلي آنذاك مناحيم بيغين الذي أمر بتنفيذ الهجوم)، استنادا على العقيدة التي تم تأسيسها مع هذه العملية وقد سُميت في ما بعد باسمه كان كالتالي: إذا كان هناك قائد عربي يدعو إلى تدمير إسرائيل، فإن إسرائيل لن تسمح له بامتلاك أسلحة نووية”.

وسعيا لإحباط البرنامج، قصف عملاء إسرائيليون قلب مفاعل نووي اكتمل بناؤه بالقرب من مدينة تولون جنوب فرنسا، في حين طعن عملاء فرنسيون عالم الفيزياء والذّرة المصري يحيى المشدّ حتى الموت في فندق بباريس في 14 يونيو من العام 1980. ونجحت تلك الإجراءات في تأخير بناء مفاعل أوزيراك النووي بمنشأة مكشوفة، إلا أن الأعمال استؤنفت لاحقا.

وفي 22 سبتمبر 1980، شن صدام حسين غزوا واسع النطاق جنوب غرب إيران على أمل الاستفادة من الفوضى السائدة في الجمهورية المولودة من رحم الثورة الإسلامية. واستمرت الحرب الناتجة عن هذه الخطوة لمدة 8 سنوات دامية.

في هذا السياق، بدأت القوات الجوية الإيرانية بالتخطيط لشن هجوم على مفاعل أوزيراك في يونيو، ويقال إنها قررت ذلك بناء على طلب رئيس المخابرات الإسرائيلية العسكرية. حينها، كانت إسرائيل واحدة من الدول القليلة التي واصلت تزويد إيران بالأسلحة والمعلومات الاستخباراتية اللازمة لمحاربة العراقيين، مما جعل الغارة تحمل منافع للطرفين.

أثبت الأسطول الإيراني الكبير الذي شمل المقاتلات الأميركية “أف 4” و“أف 14” فعاليته ضد القوات العراقية خلال السنوات الأولى من الحرب العراقية الإيرانية. وانطلقت طائرات الفانتوم التي نشرتها إيران في الغارة من سرب المقاتلات الثالث والثلاثين المتمركز بالقرب من مدينة همدان الإيرانية.

كان الهدف تدمير مفاعل أوزيراك النووي العراقي

واستغلت هذه الطائرات غفوة أفراد قوات الدفاع العراقي، وأسقطت قنابلها على محطة طاقة عراقية، مما أدى إلى انقطاع التيار الكهربائي في بغداد لمدة يومين حسبما ذكره كوبر. وخلال تلك الفوضى، أطلقت جميع القنابل الاثنتي عشرة في التويثة في ثوان معدودات. ولا توجد تقارير تدل على أي رد دفاعي من العراق.

وذكر بعض الشهود أنهم رأوا قنبلتين إيرانيتين ترتدان عن قبة المفاعل. وأدى الهجوم إلى اندلاع حريق هائل ما ألحق أضرارا بالأنابيب ومضخّات التبريد ومنشآت المختبرات. وانسحب المئات من الفنيين الفرنسيين والإيطاليين من المنشأة بعد الغارة، رغم أن بعضهم عاد لاحقا.

ومع ذلك، أشار تقرير استخباراتي أدته وكالة المخابرات المركزية الأميركية بحسب مصدر بقيت هويته سرية، إلى أن القصف لم يطل سوى المباني الثانوية.

وانتشرت رواية في الغرب، وإن كانت خاطئة، تدّعي أن طيارين إسرائيليين قادوا الطائرات الإيرانية في الغارة.

في 30 نوفمبر، عادت طائرة استطلاع إيرانية من طراز “آر أف 4 فانتوم” إلى المبنى بسرعة تتجاوز سرعة الصوت، والتقطت صورا لتقييم آثار الضربة. ووفقا لكوبر وبيشوب، نقلت الصور الاستخباراتية بعد ذلك في صندوق معدني إلى إسرائيل عبر طائرة بوينغ 707 كانت تستخدم لتسليم أسلحة إسرائيلية إلى طهران.

ساعدت هذه الصور الاستخباراتية الجيش الإسرائيلي على تصميم نسخة طبق الأصل للمبنى بغرض التخطيط لمهاجمته والتمرن على العملية.

ونفذ الجيش خطته النهائية في 7 يونيو 1981، بعد أن انطلقت 8 طائرات إسرائيلية من طراز “أف 16 فايتينغ فالكون”، مع 6 طائرات من طراز “أف 15 إيغل” عبر الأجواء السعودية، مستغلة فجوة في تغطية الرادار العراقي.  وفي أقل من دقيقة، دمرت مقاتلات إيغل مفاعل أوزيراك بقنابل “مارك 84” الضخمة التي تزن 2000 رطل، ما أسفر عن مقتل تسعة عراقيين ومهندس فرنسي.

ووجّه صدام حسين تركيزه إلى محطة بوشهر الكهروذرية للأبحاث النووية الإيرانية، لعدم رغبته في الانتقام من إسرائيل مباشرة.

وقصفت الطائرات النفاثة العراقية، بين عامي 1984 و1987، المجمع الإيراني خمس مرات ما ألحق أضرارا كبيرة بالمنشأة التي لم تكن تستخدم كثيرا بسبب القيود المالية التي فرضتها الحرب.

وتعد غارة أوزيراك من الأحداث التي يستشهد بها في الحجج المؤيدة للضربات الاستباقية المناهضة للأسلحة النووية. ويبدو نجاح الغارة واضحا. لكن، ورغم تعطيل الجهود العراقية الرامية إلى الحصول على الأسلحة النووية لعقد كامل، يزعم بعض الخبراء أن المفاعل لم يكن مناسبا لمثل هذه الأغراض.

وفي أعقاب الغارة، بدأ صدام حسين برنامجا نوويا واسع النطاق يسعى إلى إنتاج الأسلحة في المباني المحصنة تحت الأرض. ولو لم يتحول تركيزه إلى المواجهة العسكرية مع الولايات المتحدة عند غزو الكويت في العام 1990، لنجح صدام حسين في حشد قوة أكبر في مجال الأسلحة النووية على المدى الطويل.

وتسببت الهزيمة التي تكبدها نظام صدام حسين في العام 1991، بالإضافة إلى انهيار الاتحاد السوفييتي، في إنهاء التحالف السري بين إسرائيل وإيران، إذ اعتمدت طهران على دعمها للجماعات المعادية لإسرائيل لكسب النفوذ والتحالفات في العالم العربي، في حين أدركت إسرائيل أن إيران هي الأكثر عدائية في المنطقة.

وتكمن المفارقة هنا؛ فبعد أن كانت إيران حليفة إسرائيل في الهجمة الاستباقية التي استهدفت محطات الأبحاث النووية التابعة لدولة أخرى، أصبح برنامج إيران النووي الشامل مهددا اليوم بهجمات جوية وقائية من إسرائيل والولايات المتحدة.

ومع ذلك، تعلمت إيران من ضربات أوزيراك، ونشرت برنامج أبحاثها النووية بين العديد من المنشآت الموجودة تحت الأرض، بدلا من جمعها في مبنى مكشوف معرّض للهجوم في أي وقت.

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