بروبغندا على طريقة النظام البعثي السوري في ظل المجالس المحلية لقسد


بروبغندا على طريقة النظام السوري في ظل القائد بشار الأسد

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مجلس الرقة المدني يصدر بيان بمناسبة ذكرى تحرير الرقة

الرقة – أصدر مجلس الرقة المدني، اليوم الإثنين، بياناً للرأي العام العالمي بمناسبة الذكرى السنوية الثانية لتحرير مدينة الرقة من تنظيم داعش الإرهابي، وجاء في نص البيان:

مع قدوم الذكرى السنوية الثانية لتحرير الرقة تتعرض مناطق شمال وشرق سوريا والتي تحررت من داعش والجماعات المتطرفة إلى هجوم بربري من هذه القوات التي هربت إلى تركيا وسلحتهم والآن يعتدون على شمال وشرق سوريا مع تركيا بأسماء أخرى وألوان أخرى ويرتكبون أبشع الممارسات في الإبادة الجماعية ولا يفرقون بين الطفل والشيخ والمرأة ولا الجوامع والكنائس ووصلت لدرجة استخدام الأسلحة المحرمة دوليا.

في مثل هذا اليوم الذي من المفروض أن نكون فيه فرحين والعالم  بيوم التحرير والقضاء على عاصمة داعش، وانقاذ العالم من هذا البلاء والخطر وقد قدمنا ١١ ألف شهيد و٢٤ألف جريح حتى حققنا هذا التحرير الذي كانت بمثابة معجزة تاريخية وأسطورة بطولية لا مثيل لها في التاريخ ولكن بنفس الوقت نحن حزينون لأن المناطق التي تحررت من داعش الآن تتعرض للاعتداء وبشكل إرهابي من قبل  الدولة التركية الاستعمارية بتجنيدهم  بأسماء أخرى وكأنها  في انتقام للتاريخ المعاصر وللديمقراطيين والمجتمع الدولي الذي مجد بطولات قوات سوريا الديمقراطية.

في مثل هذا اليوم بعد مضي سنتين من التحرير وقد حققنا انجازات كثيرة على جميع الصعد الخدمية والتعليمية والأمنية والسياسية من حيث الأمن والاستقرار وتحسين الوضع المعيشي ولكننا الآن نرى بأنه هناك تهديد على هذه الإنجازات وبدأت مخاوف الناس الذين تحرروا من الارهاب تظهر مرة أخرى بعودة داعش بأسماء أخرى من خلال الدولة التركية التي كانت الممول والداعم الاساسي لجميع الفصائل الإرهابية التي قتلت ولا زالت تذبح الأبرياء في سوريا.

في مثل هذا اليوم كنا نتطلع بان يحتفل كل شمال وشرق سوريا معنا في هذا اليوم ولكنهم يتعرضون الى مجازر وحشية وإبادة جماعية نتيجة هذه الاعتداء وكأنهم أرادوا أن يجعلوا أحلام وأفراح شعوب شمال وشرق سوريا وأفراح كل العالم المتحضر والشعوب غصة في حلقهم في تحد سافر للإنسانية.

نحن في مجلس الرقة المدني وفي الإدارة المدنية للرقة مثلما عاهدنا العالم بأن نكون مرتبطين بقيم الحرية والعدالة والمساواة والديمقراطية محولين الرقة إلى مدينة السلام والتعايش المشترك والديمقراطية نموذجا لكل سوريا والشرق الأوسط نعاهدهم مجدداً بأن لن ندخر جميع طاقتنا وامكانيتنا بأن لا نسمح بعودة الإرهاب مرة أخرى وسنحمي هذه المناطق من خلال قوات سوريا الديمقراطية وبدعم من القوى المحبة للخير والسلام والديمقراطية وسنقدم الخدمات ونوفر الأمن والاستقرار أكثر ونحقق إدارة رشيدة قادرة على تحقيق العدل والمساواة في مجتمع عانى الظلم والقهر والاضطهاد.

كما إننا نناشد المجتمع الدولي وكل القوى المحبة للخير والسلام أن يقفوا في وجه هذا العدوان الغاشم الذي له أطماع استعمارية قديمة جديدة وإيقافه وإخراجه من المناطق التي احتلتها.

كما إننا نناشد أهلنا وشعبنا في هذه الذكرى السنوية الثانية العزيزة على رص الصفوف والوقوف صفا واحداً في وجه كل من يريد أن يعبث بأمن الوطن.

كما نطالب بفتح تحقيق دولي بحق الجرائم الحرب التي ترتكبها الدولة التركية ومرتزقتها الإرهابية وعلى رأسها الجريمة التي ارتكبوها في التعذيب والقتل الوحشي لهفرين خلف الأمين العام لحزب سوريا المستقبل وكذلك جرائم الحرب في سري كانيه (راس العين) وكري سبي (تل أبيض) وعفرين.

مثلما ثقتنا كبيرة بشعبنا وبكل مكوناته للوقوف في وجه هذا العدوان فإن ثقتنا كبيرة بالقوى المحبة للخير والديمقراطية على أن يقفوا مع قوات سوريا الديمقراطية الذين حرروا العالم من الإرهاب في وجه هذا الظلم وهذه الإبادة الجماعية.

الإدارة المدنية الديمقراطية في الرقة

Les troupes américaines poursuivent leur retrait du nord de la Syrie vers l’Irak voisin


 

Retirés de Syrie, des soldats américains ont rejoint une base en Irak

AFP – 21 octobre 2019

AFP / SAFIN HAMED Des véhicules militaires américains arrivent dans la ville de Bardarach, dans la province kurde irakienne de Dohouk, le 21 octobre 2019

Des dizaines de blindés américains avec à leur bord des soldats sont arrivés lundi dans une base américaine du nord-ouest de l’Irak, après être entrés sur le territoire depuis la Syrie, par le Kurdistan irakien, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Les troupes américaines sont d’abord passées sur le pont du poste-frontière de Fichkhabour, aux confins des territoires irakien, syrien et turc avant de traverser la province kurde de Dohouk et de rejoindre une base américaine près de Mossoul (nord-ouest).

Le 13 octobre, les Etats-Unis avaient annoncé le retrait de quelque 1.000 militaires américains déployés dans le nord et l’est de la Syrie en guerre, cinq jours après le début d’une offensive turque dans ce secteur contre une milice kurde, les Unités de protection du peuple (YPG), considérée comme “terroriste” par Ankara.

C’est un premier retrait, le 7 octobre, de soldats américains des abords de la frontière turque dans le nord de la Syrie, après une annonce du président américain Donald Trump en ce sens, qui avait ouvert la voie à l’offensive de la Turquie contre les combattants kurdes.

L’offensive d’Ankara est suspendue depuis jeudi par une trêve négociée par Washington, qui expirera mardi à 19H00 GMT.

Dimanche, plus de 70 véhicules blindés arborant un drapeau américain, transportant du matériel militaire et escortés par des hélicoptères sont passés par la ville syrienne de Tal Tamr (est), a constaté un correspondant de l’AFP.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), ce convoi s’était retiré de la base de Sarrine, près de la ville de Kobané, plus à l’ouest, et se dirigeait vers la province de Hassaké, frontalière du Kurdistan irakien.

Ces derniers jours, les Américains se sont retirés de trois autres bases en Syrie, dont celle de la ville clé de Minbej et d’une autre située aussi près de Kobané, près de la frontière turque.

Les Etats-Unis ont actuellement 5.200 militaires postés en Irak, déployés dans le cadre de la coalition internationale antijihadiste emmenée par Washington. Leur présence sur plusieurs bases dans le pays fait débat en Irak alors que de nombreuses forces politiques et armées chiites pro-Iran réclament régulièrement leur expulsion.

 

Les troupes américaines poursuivent leur retrait du nord de la Syrie vers l’Irak voisin

Au départ de ce convoi des forces américaines, les Kurdes de Syrie ont manifesté leur mécontentement en brandissant des pancartes accusant le président Donald Trump de les avoir trahis.

 

Le Monde avec AFP, AP et Reuters Publié aujourd’hui à 15h31

 

Des véhicules blindés américains arrivent dans la ville de Bardarash, dans le Kurdistan irakien, lundi 21 octobre.
Des véhicules blindés américains arrivent dans la ville de Bardarash, dans le Kurdistan irakien, lundi 21 octobre. SAFIN HAMED / AFP

Un convoi de l’armée américaine d’une centaine de véhicules jusqu’ici stationnés en Syrie a pénétré, lundi 21 octobre, dans le nord de l’Irak par le poste-frontière de Sahela, dans la province de Dohouk, selon des journalistes de l’Agence France-presse sur place. Un responsable des services de sécurité du Kurdistan irakien a confirmé que les troupes américaines étaient arrivées dans le territoire autonome.

Au départ de ce convoi, les Kurdes de Syrie ont manifesté leur mécontentement en brandissant des pancartes remerciant les soldats américains mais accusant le président Donald Trump de les avoir trahis. D’autres ont lancé des projectiles sur les véhicules américains. L’annonce du retrait des troupes américaines du nord de la Syrie a ouvert la voie à une offensive turque dans la région, contre les alliés kurdes de la coalition internationale de lutte contre l’Etat islamique. Les forces kurdes des Unités de protection du peuple sont considérées comme des terroristes par Ankara.

« Des moments déchirants alors que les forces américaines ont ordre de quitter le nord de la Syrie, laissant derrière elles des Kurdes, des Arabes, des syriaques et des yézidis sans défense », commente Mutlu Civiroglu, un expert des affaires kurdes.

« Lorsque les troupes américaines sont arrivées pour la première fois dans le nord de la Syrie, les Kurdes les ont accueillies comme des héros avec des fleurs et des ululations. Aujourd’hui, des Kurdes de Syrie terrifiés lancent des tomates et des pierres sur les forces américaines qui s’en vont », écrit Jenan Moussa, journaliste de la chaîne de télévision Al Aan TV, à Dubaï.

Cessez-le-feu temporaire

Carte de situation de l’offensive turque en Syrie, au mercredi 9 octobre.
Carte de situation de l’offensive turque en Syrie, au mercredi 9 octobre. Infographie Le Monde

Jeudi, un accord de cessez-le-feu temporaire a été annoncé par la Turquie et les Etats-Unis, prévoyant la suspension pour cent vingt heures (jusqu’à mardi 21 heures, heure de Paris) de l’offensive pour permettre un retrait des combattants kurdes de zones frontalières du nord syrien.

Dimanche, plus de 70 véhicules blindés arborant un drapeau américain, transportant du matériel militaire et escortés par des hélicoptères sont passés par la ville syrienne de Tell Tamer, au nord du pays, à près de 200 km à l’ouest de la frontière avec l’Irak. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, le convoi s’était retiré de la base de Sarrine, près de la ville de Kobané, à environ 200 km plus à l’ouest, et se dirigeait vers la province de Hassaké, frontalière du Kurdistan irakien.

Ces derniers jours, les Américains se sont retirés de trois autres bases en Syrie, dont celle de la ville-clé de Manbij et d’une autre située aussi près de Kobané, près de la frontière turque.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Un accord de cessez-le-feu temporaire en trompe-l’œil en Syrie

Poursuite de la lutte contre l’EI depuis l’Irak

Le secrétaire américain à la défense, Mark Esper, affirme discuter d’une option qui consisterait à maintenir une petite force militaire américaine dans le nord-est de la Syrie pour sécuriser les champs de pétrole et poursuivre la lutte contre les militants du groupe Etat islamique. Mais l’essentiel des quelque 1 000 soldats américains déployés dans le nord de la Syrie devrait rejoindre l’ouest de l’Irak au cours des prochaines semaines pour continuer de lutter contre les combattants de l’EI.

Les Etats-Unis ont actuellement 5 200 militaires postés en Irak, déployés dans le cadre de la coalition internationale antidjihadistes emmenée par Washington. Leur présence sur plusieurs bases dans le pays fait débat en Irak alors que de nombreuses forces politiques et armées chiites pro-Iran réclament régulièrement leur expulsion.

Les inexactitudes autour de la “question kurde en Syrie” – مغالطات “القضية الكردية في سورية”٠٠٠


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Les inexactitudes autour de la “question kurde en Syrie”

Mohannad Alkati – 21 octobre 2019

Depuis l’invasion de l’Irak en 2003 notamment, le discours kurde en Syrie s’oriente à traiter de la question de la présence kurde en Syrie et de son avenir en tant que «problème kurde en Syrie». Il s’agit d’une description qui supporte plusieurs erreurs politiques, historiques et géographiques. D’un point de vue politique, l’enjeu est généralement une terre et un peuple, un peuple vivant sur leur terre, qui a été soumis à une certaine circonstance historique, représentée par une invasion ou une occupation qui a entraîné son expulsion et son déplacement, et les nouveaux envahisseurs prennent le contrôle des peuples autochtones privés de leurs droits souverains, réprimer toute tentative militante de gagner leur liberté, en conséquence, le peuple reste en lutte jusqu’à ce que les facteurs externes et d’urgence qui ont contribué à l’émergence de sa cause aient disparu. Cette description s’applique à la cause palestinienne, par exemple, et ne s’applique en aucune manière à la réalité kurde en Syrie, pas en termes d’existence de persécution ethnique contre les Kurdes en Syrie, car tout le peuple syrien était opprimé, ainsi que pour plusieurs raisons et facteurs, cela ne peut pas faire de la situation des Kurdes en Syrie un problème politique distinct de celui du peuple syrien.

En ce qui concerne le facteur historique, la Syrie, avec ses frontières actuelles ou historiques (Bilad al-Sham), ne faisait pas partie des terres traditionnelles des groupes kurdes de l’histoire. Des sources historiques ont unanimement déclaré que les zones historiques kurdes sont situées dans le territoire appelé Baladians médiéval (région montagneuse) et situées dans les montagnes iraniennes dans la zone située entre l’Iran et l’Azerbaïdjan. Mais la nature de la construction de l’État islamique et diverses autres circonstances ont contribué au mouvement des peuples musulmans tout au long de leur vie. La présence kurde en Mésopotamie a commencé depuis la période abbasside, les Kurdes ont également servi dans les divisions des armées islamiques, leur présence au Levant et en Egypte a augmenté pendant les périodes d’Illuminati et d’Ayyubidisme. Ils font désormais partie de la culture des communautés dans lesquelles ils se sont installés et ont complètement perdu leurs caractéristiques nationales: on peut les appeler «Kurdes de l’intérieur» dans la langue du chercheur syrien Jamal Barout et ils diffèrent des «Kurdes des faubourgs» qui se propagent dans le nord de la Syrie, par exemple. Ceux-ci ont commencé leur présence sous forme de tribus nomades depuis le XVIIIe siècle dans ces régions. Ils sont devenus arabisants à la suite de l’influence du milieu arabe dans cette région. La présence kurde dans le nord de la Syrie s’est renforcée au début du XXe siècle dans le contexte des germes du conflit national opposant les Turcs et les Kurdes. cela a contribué à alimenter la région avec des éléments kurdes qui ont contribué à renforcer la conscience nationale kurde parmi les Kurdes syriens. L’activité de l’exil national kurde en Syrie s’est poursuivie depuis l’ère française et a augmenté avec l’émergence du mouvement du mollah Mustafa Barzani en Irak. Elle est devenue le premier mouvement kurde en Syrie en 1957 à développer l’émergence de mouvements kurdes sous la présidence de Hafez al-Assad en Syrie à 12 partis et à ce jour où l’arène kurde en Syrietémoigne la présence de plus de 70 noms de partis et courants divisés en deux blocs principaux: l’un affilié à Massoud Barzani dans le nord de l’Irak (représenté par le Conseil national kurde en Syrie CNKS) et le second appartenant au système du PKK, qui a formé les unités de protection du peuple YPG, son aile militaire en Syrie, ces unités constituaient le principal nerf des Forces démocratiques syriennes (FDS) créées par les États-Unis en octobre 2015 lors de la déclaration de guerre contre l’Etat islamique (Daech) dans la ville de Raqqa.

Malgré les changements démographiques dans la région nord de la Syrie à l’époque du mandat français, du fait de la politique ethnique menée par la France, le facteur démographique reste le défi le plus important auquel sont confrontés les Kurdes de Syrie dans leurs revendications de nature nationale, car rien n’est appelé en Syrie une zone kurde, Selon la répartition démographique nationale en Syrie, nous montrons ici les différences les plus importantes entre eux et les Kurdes d’Irak, qui constituent une majorité écrasante dans les régions du nord de l’Irak.

Al-Hassakah constitue la plus grande communauté kurde en Syrie. Malgré cela, ils ne constituent la majorité de la population que dans quatre régions frontalières avec la Turquie: Amuda, Darbasiyah, Malikiyah et Jawadiyeh, sur 12 districts de la province, et la proportion de Kurdes dans cette province, entre 26% et 28%, et à l’est d’Euphrates.

Parmi les trois provinces principales (Deir Ez-Zor – Al-Raqqa – Al-Hassakah), les Kurdes représentent environ 12% – 15% de la population totale de l’est de l’Euphrate, ce qui explique pourquoi les Arabes constituent la plus grande partie des éléments du FDS.

Les Kurdes constituent également la majorité de la population dans deux zones de la campagne d’Alep, Efrin et Ain al-Arab.
Un petit nombre de Kurdes se trouvent à Alep, ainsi que dans un quartier de Damas
La population kurde totale en Syrie représente moins de 6% de la population totale (voir: Étude de géographie humaine pour les Kurdes de Syrie, World Institute for Studies, 6 juillet 2016).

(…)

Ainsi, des phrases telles que la question kurde en Syrie sont devenues le peuple kurde qui vit sur son territoire historique, une partie essentielle du discours et de la littérature de tous les partis kurdes, car toute définition différente des Kurdes en tant que “partie du peuple syrien” ne servira pas les revendications de “question kurde en Syrie”. Ils justifient les exigences des Kurdes en matière de respect de la vie privée dans la constitution, ou du “droit à l’autodétermination” indépendamment du peuple syrien.

Le meilleur accord avec la question des Kurdes syriens et toutes les questions spécifiques liées au reste des minorités (religieuses, ethniques ou sectaires) est qu’il s’agit de questions et de problèmes qui doivent être examinés et précisés dans le cadre d’une question syrienne plus vaste et globale, dans le cadre des intérêts de tous les Syriens, et pour préserver leur avenir et leur unité. La Syrie ne fait pas exception parmi les pays dotés de minorités religieuses, sectaires ou linguistiques. Par conséquent, il faudrait remédier à cette réalité en intensifiant les efforts pour promouvoir les possibilités d’intégration sociale de toutes les composantes syriennes. Il ne vise pas à intégrer la fusion ni à abolir par la force les formes de différenciation qui doivent également être établies, et à les respecter dans le cadre des libertés publiques qui doivent être garanties à tous par la Constitution, telles que la liberté de conviction, le droit d’apprendre la langue maternelle et d’autres droits garantissant le sentiment de sécurité, la stabilité et la participation effective de toutes les minorités à la société. La majorité a également une grande responsabilité en donnant aux minorités des points de vue positifs et optimistes, en les rassurant et en les encourageant à mettre en pratique leur culture et à préserver leurs convictions et leur vie privée, exemptes d’application et de pratique réelle sur le terrain.

 

مغالطات “القضية الكردية في سورية”٠٠٠

تتّجه السردية الكردية في سورية، ومنذ غزو العراق سنة 2003 تحديداً، نحو تناول موضوع الوجود الكردي في سورية ومستقبله بوصفه “قضية كرديّة في سورية”، وهذا وصف يحتمل عدة مغالطات سياسية وتاريخية وجغرافية، إذ إن القضيّة، من المنظور السياسي، تكون عادة قضية أرض وشعب، أي شعب يعيش على أرضه، تعرّض لظرف تاريخي معين، تمثل بغزو أو احتلال، أدى إلى تهجيره وتشريده، وبات الغزاة الجدد يفرضون سيطرتهم وسيادتهم على السكان الأصليين الذين يتم حرمانهم من حقوقهم السيادية، ويقمعون أي محاولاتٍ نضاليةٍ لنيل حريتهم، وبالتالي يبقى الشعب في حالة نضال إلى أن تزول عوامل التغيير الخارجية والطارئة التي ساهمت في نشوء قضيته. ينطبق هذا الوصف على القضية الفلسطينية مثلاً، ولا ينطبق، بأي شكل، على الواقع الكردي في سورية، لا من حيث وجود اضطهاد عرقي ضد الأكراد في سورية، إذ إن جميع أبناء الشعب السوري كانوا مضطهدين، وكذلك لعدة أسباب وعوامل لا يمكن أن تجعل من وضع الأكراد في سورية يشكّل قضية سياسية منفصلة عن قضية الشعب السوري٠

بشأن العامل التاريخي، لم تكن سورية بحدودها الحالية، أو التاريخية (بلاد الشام)، تشكّل أي جزء من الأراضي التقليدية للجماعات الكردية في التاريخ، فقد أجمعت المصادر التاريخية على أن مناطق الأكراد التاريخية تقع ضمن الإقليم الذي أطلق عليه البلدانيون في القرون الوسطى (إقليم الجبال)، ويقع في جبال إيران في المنطقة المحصورة بين إيران وأذربيجان، ولكن طبيعة بناء الدولة الإسلامية، وظروفاً أخرى مختلفة، ساهمت في تنقلات الشعوب الإسلامية في كل أرجائها، وقد بدأ الوجود الكردي في منطقة ما بين النهرين منذ العصر العباسي، كما خدم الأكراد ضمن فرق الجيوش الإسلامية، وازداد وجودهم في بلاد الشام ومصر في الحقبتين، النورانية والأيوبيّة. وبات هؤلاء جزءاً من ثقافة المجتمعات التي انتقلوا إليها، وفقدوا خصائصهم القومية بشكل كامل، ويمكن تسميتهم “أكراد الدواخل” بلُغةِ الباحث السوري جمال باروت، وهم يختلفون عن “أكراد الأطراف” الذين ينتشرون في الشمال السوري مثلاً، وهؤلاء بدأ وجودهم على شكل قبائل رحّل منذ القرن الثامن عشر في هذه المناطق، استعربوا نتيجة التأثر بالمحيط العربي هناك. وتعزز الوجود الكردي في شمال سورية، في بدايات القرن العشرين، على خلفية بذور الصراع القومي بين الأتراك والأكراد، ما ساهم في تغذية المنطقة بعناصر كردية ساهمت في تعزيز الوعي القومي الكردي لدى الأكراد السوريين. واستمر نشاط أكراد المنفى القومي في سورية منذ العهد الفرنسي، وازدادت وتيرته مع ظهور حركة الملا مصطفى البرزاني في العراق، وظهرت بوادر أول حركة كردية في سورية سنة 1957، ليتطوّر نشوء الحركات الكردية في حقبة رئاسة حافظ الأسد في سورية إلى 12 حزباً، وصولاً إلى يومنا هذا الذي تشهد فيه الساحة الكردية في سورية ما يزيد عن 70 مسمّى لحزب وتيار، تنقسم بمجموعها إلى كتلتين رئيسيتين : واحدة تتبع مسعود البرزاني في شمال العراق (ممثلة بالمجلس الوطني الكردي في سورية، والثانية تتبع منظومة حزب العمال الكردستاني، والتي شكلت وحدات حماية الشعب الكردية جناحها العسكري في سورية، ومثلت هذه الوحدات العصب الرئيسية لقوات سورية الديمقراطية (قسد) التي أوجدتها الولايات المتحدة الأميركية في أكتوبر/ تشرين الأول 2015، مع إعلان الحرب على تنظيم الدولة الإسلامية (داعش) في مدينة الرقة٠

وبشأن العامل الديموغرافي والجغرافي، كانت الديموغرافيا القومية من أبرز محدّدات التقسيم التي اعتمدتها الدول الكبرى في أثناء تقسيمها الدولة العثمانية. وكانت جميع التقارير العسكرية البريطانية والفرنسية تركز، بشكل رئيسي، على التقسيمات اللغوية والإثنية والطائفية في دراستها المجتمع العثماني، وقد تضمنت اتفاقية سيفر 1920، وفق هذا المنظور، وصفاً للمناطق ذات الغالبية الكردية وفق المواد 62، 63، 64 التي عالجت موضوع كردستان. وبحسب تلك المواد، كانت المناطق ذات الغالبية الكردية المرشحة لتكون منطقة حكم ذاتي للأكراد ضمن نطاق حدود تركيا الحالية، وجزء منها في المناطق الجبلية في العراق شمال الخط الأفقي الذي يمر من العمادية. ولا يقع أي جزء من هذه المناطق في سورية، بل على العكس، كانت الحدود السورية تضم، وفق اتفاقية سيفر نفسها، ماردين وأورفا وعينتاب وكيليكيا والإسكندرونة بوصفها أراضي سورية، وسكانها ناطقين بالعربية، والمناطق الكردية تقع إلى الشمال من هذه المناطق٠

على الرغم من التبدّلات الديموغرافية التي شهدتها منطقة الشمال السوري في الحقبة الفرنسية، نتيجة السياسة الإثنية التي كان الفرنسيون يتبعونها، فإن العامل الديموغرافي لا يزال يشكّل أبرز تحدٍّ يواجه الأكراد السوريين في مطالبهم ذات الطابع القومي، إذ لا يوجد في سورية ما يمكن تسميتها مناطق كردية، وفق التوزع الديموغرافي القومي في سورية، وهنا تبرز تجليات أهم الفروق بينهم وبين أكراد العراق الذين يشكلون أغلبية ساحقة في مناطق الشمال العراقي٠

تشكل محافظة الحسكة أكبر تجمع للأكراد في سورية. وعلى الرغم من ذلك، فإنهم يشكلون أغلبية سكانية في أربع نواحٍ حدودية مع تركيا فقط: عامودا، الدرباسية، المالكية، الجوادية، من أصل 12 ناحية في المحافظة، وتبلغ نسبة الأكراد في هذه المحافظة نحو 26% – 28%، وعلى مستوى منطقة شرق الفرات التي تضم ثلاث محافظات رئيسية (دير الزور – الرقة – الحسكة)، يشكل الأكراد نحو 12% – 15% من مجموع سكان شرق الفرات، وهذا يفسر لماذا يشكّل العرب النسبة الكبرى من عناصر قسد فعلياً٠

كذلك يشكّل الأكراد غالبيةً سكانية في منطقتين تتبعان ريف حلب، هما عفرين وعين العرب، ويتوزع عدد قليل من الأكراد في مدينة حلب، وكذلك في أحد أحياء العاصمة دمشق ويشكل مجموع الأكراد في سورية ما نسبته أقل من 6% من مجموع السكان (يُنظر: دراسة الجغرافية البشرية لأكراد سورية، معهد العالم للدراسات 06 يوليو/ تموز 2016)٠

شكل المؤتمر العاشر للحزب الديمقراطي الكردي في سورية (البارتي)، سنة 2007، نقلة نوعية في الخطاب الكردي، فقد جاء في المادة الخامسة من مقرّرات المؤتمر: “البارتي ينطلق في نضاله من واقع وجود شعب كوردي في سورية يعيش على أرضه التاريخية، وهي بذلك تكون قضية (أرض وشعب)، وأنه يشكل القومية الثانية في البلاد بنسبة 15%”. وطرح حزب الاتحاد الديمقراطي التابع لحزب العمال الكردستاني، كذلك في نظامه الداخلي سنة 2012، ما سماها “القضية الكردية في سورية”، وجاء بحسب نظامه الداخلي: “يعلن الحزب، في نظامه الداخلي، أن قائده وقائد الشعب الكردي هو عبد الله أوجلان (زعيم حزب العمال الكردستاني). ويعلن الحزب أنَّ هدفه هو حل ما سماها (القضية الكردية في غرب كردستان)، وهو يلتزم بهذه التسمية إلى جانب تسمية (روجافا)، للتعبير عن مناطق أو إقليم كردي في سورية”٠

لم يسلم ائتلاف قوى الثورة والمعارضة السورية أيضاً من الوقوع في مطب المصطلحات، إذ نصّ الاتفاق الموقع بينه وبين المجلس الوطني الكردي، من بين شروط لانضمام الأخير لصفوف المعارضة سنة 2013، على بند جاء فيه: “يعمل الائتلاف على إقامة فعاليات وأنشطة تساهم في التعريف بالقضية الكردية في سورية والمعاناة التي مرّ بها المواطنون الكرد على مدى عقود من الحرمان والتهميش!”٠

وبالتالي، باتت عبارات، مثل القضية الكردية في سورية الشعب الكردي الذي يعيش على أرضه التاريخية، جزءاً أساسياً من خطاب جميع الأحزاب الكردية وأدبياتها، إذ إن أي تعريف مغاير للأكراد بوصفهم “جزءاً من الشعب السوري” لن يخدم مزاعم “قضية كردية في سورية”، والتي تبرّر مطالب الأكراد أن تكون لهم خصوصية في الدستور، أو “حق تقرير المصير” بمعزل عن الشعب السوري٠ 

أفضل تعامل مع مسألة أكراد سورية، وكل المواضيع ذات الخصوصية التي تتعلق بباقي الأقليات (دينية أو إثنية أو طائفية)، هو أنها مسائل وإشكالات يجب مناقشتها وبلورتها بوصفها جزءاً من قضيةٍ سورية أعم وأشمل، وذلك ضمن إطار يحقق مصلحة جميع السوريين، والحفاظ على مستقبلهم ووحدتهم، فسورية ليست استثناءً من بين الدول التي تضم أقلياتٍ دينية، طائفية أو لغوية. وبالتالي، ينبغي التعامل مع هذه الحقيقة عبر تكثيف الجهود لتشجيع فرص الاندماج المجتمعي بين كل المكونات السورية. وليس المقصود هنا بالاندماج الصهر، أو الإلغاء القسري لأشكال التمايز التي يجب إقرارها أيضاً، واحترامها في إطار الحريات العامة التي يجب أن يكفلها الدستور للجميع، كحرية الاعتقاد وحق تعلم اللغة الأم وغيرهما من الحقوق التي تضمن لجميع الأقليات الشعور بالأمان والاستقرار والمشاركة الفعلية في المجتمع. كذلك تقع على عاتق الأغلبية مسؤولية كبيرة في تغليب النظرة الإيجابية المتفائلة إزاء الأقليات وطمأنتها وتشجيعها على ممارسة ثقافتها، والحفاظ على معتقداتها وخصوصيتها، أما السلطة فتقع عليها مسؤولية كبيرة في سن كل القوانين وإشاعة كل المفاهيم، لترسيخ مبادئ المواطنة، بدلاً من إشاعة شعاراتٍ عن اللحمة الوطنية، خالية من التطبيق والممارسة الفعلية على أرض الواقع٠

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