Des témoins: Il n’est pas vrai que les familles de (Daech)» ont fui le camp d’Ayn Issa. Ces familles ont été retirées de ce camp il y a environ une semaine…


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Il n’est pas vrai ce que les médias arabes, locaux et internationaux rapportent que «des familles de l’État islamique (Daech)» ont fui le camp de détention d’Ayn Issa aujourd’hui (14 octobre). Ces familles ont été retirées de ce camp il y a environ une semaine par ordre américain.

Les nouvelles et les photos distribuées aujourd’hui sont des images de résidents du camp d’Ayn Issa, des déplacés de Raqqa et de Deir Ezzor, ceux qui ont fui, craignant l’approche des combats. Certains d’entre eux étaient détenus dans ce camp – situé sur le terrain du cercle du Coton – au nord d’Ayn Issa – pour les empêcher de se rendre dans les zones du Bouclier de l’Euphrate. Une autre partie d’entre eux sont des personnes déplacées dont les maisons ont été détruites pendant la campagne de coalition internationale contre Daech et qui n’ont d’autre abri que ces tentes misérables. D’autres ont quitté le camp mais ont laissé une ou plusieurs personnes sous leur tente pour continuer à recevoir une assistance en nature en raison des conditions économiques connues de la région.

Ces informations sont confirmées par plus d’une source dans le camp et par le personnel d’une ONG appuyée par plus d’un pays de la coalition.
Cependant, certains médias tentent d’investir dans l’incertitude sur le terrain et l’accélération et le développement des événements, pour pêcher dans de l’eau trouble.

 

Syrie: Suite au retrait américain de Manbej…


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Les soldats syriens ont hissé le drapeau national, à Manbej, après le retrait des soldats américains

Alexandre Lavrentiev : la Russie ne permettrait pas des combats entre les armées turque et syrienne

Washington n’avait pas “constaté à ce staded’évasion majeure” de prisonniers de l’EI

Un responsable kurde a rapporté une nouvelle tentative d’évasion de femmes et d’enfants de jihadistes du camp de déplacés d’Al-Hol,  mais ils ont été rattrapés 🙂

 

Syrie: résistance des forces kurdes, patrouilles russes après le retrait américain

AFP – 15 octobre 2019

AFP / – Les soldats syriens font le V de la victoire et brandissent des portraits du président Bachar al-Assad à la périphérie nord de la ville de Minbej dans le nord de la Syrie, le 15 octobre 2019

Les forces kurdes opposent une résistance féroce mardi aux militaires turcs dans le nord de la Syrie, où le retrait de troupes américaines a permis un déploiement de l’armée du régime syrien et de son allié russe.

En lançant le 9 octobre son offensive pour éloigner de sa frontière la milice kurde syrienne des Unités de protection du peuple (YPG), la Turquie a ouvert un nouveau front dans la guerre complexe en Syrie qui a fait plus de 370.000 morts depuis 2011.

Plusieurs pays interviennent militairement en Syrie. Les soldats américains, déployés pour aider les Kurdes face au groupe jihadiste Etat islamique (EI), ont reçu l’ordre de partir. Abandonnés face aux forces turques, les Kurdes ont appelé dimanche à l’aide le régime de Bachar al-Assad, soutenu sur le terrain par la Russie mais aussi l’Iran.

L’offensive turque a provoqué un tollé international et le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir à nouveau mercredi. Le vice-président américain Mike Pence va partir pour la Turquie “dans les prochaines 24 heures” pour négocier un cessez-le-feu.

AFP / Gal ROMA Carte du nord-est de la Syrie montrant les derniers événements sur la zone d’affrontement et les dates-clés au 15 octobre

La Turquie a toutefois assuré qu’elle poursuivrait son opération “avec ou sans le soutien” du monde, dénonçant le “sale marché” conclu entre les forces kurdes et le régime Assad.

Son objectif affiché: la création d’une “zone de sécurité” de 32 km de profondeur le long de sa frontière, qui permettra notamment de rapatrier une partie des 3,6 millions de réfugiés syriens installés en Turquie.

Depuis le 9 octobre, les forces turques et leurs supplétifs syriens ont pris le contrôle d’une bande frontalière de près de 120 km. Une ville clé reste à conquérir, celle de Ras Al-Aïn.

C’est là où les combats les plus violents se concentrent, les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les YPG, opposant une résistance acharnée en utilisant un réseau de tunnels. En soirée, les affrontements se sont poursuivis dans l’ouest de Ras al-Aïn et près de la ville de Tal Abyad conquise par les forces turques, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

– Pas de combats syro-turcs –

AFP / Ozan KOSE Photo prise le 15 octobre 2019 depuis la ville turque de Ceylanpinar, montrant de la fumée s’élever au dessus de la ville syrienne de Ras al-Aïn

A l’appel des Kurdes, les forces du régime se sont déployées dès lundi dans des secteurs du Nord, notamment à Minbej où les soldats syriens ont hissé le drapeau national, après le retrait des soldats américains.

Dans ce contexte explosif, la Russie a souligné qu’elle ne permettrait pas des combats entre les armées turque et syrienne. Ils “ne sont dans l’intérêt de personne et seraient inacceptables”, a déclaré l’émissaire russe pour la Syrie, Alexandre Lavrentiev.

La police militaire russe mène d’ailleurs “des patrouilles le long de la ligne de contact” entre les forces syriennes et turques dans le secteur de Minbej, selon Moscou.

Deux soldats turcs ont toutefois été tués selon Ankara par des obus tirés depuis la région de Minbej, où de violents combats nocturnes avaient opposé les forces d’Ankara aux Kurdes.

SYRIAN TV/AFP / – Captures écran d’images de la télévision d’Etat syrienne diffusées le 15 octobre et présentant des habitants de Minbej avec des drapeaux et des portraits de Bachar al-Assad

En sept jours, 71 civils, 158 combattants des FDS ainsi que 128 combattants proturcs ont été tués, d’après l’OSDH.

Ankara a déploré la mort de six soldats en Syrie ainsi que de 20 civils par des tirs de roquettes sur des villes turques en provenance de Syrie.

De plus, l’offensive a provoqué l’exode de 160.000 personnes d’après l’ONU.

– Pence en Turquie –

Les autorités kurdes se sont alarmées de l’arrêt des activités de “toutes” les ONG internationales et le retrait de leurs employés du secteur, qui accueille plusieurs camps de déplacés déjà sous pression.

L’ONG Médecins sans frontières a dit avoir dû “suspendre la majorité de ses activités et évacuer tout son personnel international”.

Les agences de l’ONU poursuivent elles leurs opérations, malgré la situation dangereuse.

Après avoir annoncé le départ du nord syrien de près d’un millier de soldats américains, les Etats-Unis ont adopté des sanctions contre des ministres turcs mais cherchent dans le même temps à sauver leur alliance historique avec la Turquie qui accueille des bases américaines stratégiques.

“Notre objectif numéro un est de déployer notre diplomatie pour tenter de parvenir à un cessez-le-feu”, a dit un responsable américain en annonçant la visite de M. Pence en Turquie.

Suivant l’exemple de plusieurs pays occidentaux, la Grande-Bretagne a annoncé la suspension des exportations vers la Turquie d’armes “qui pourraient être utilisées” dans son offensive.

Paris et d’autres capitales européennes ont dit en outre craindre la fuite de jihadistes de l’EI détenus par les Kurdes à la faveur de cet assaut.

Mais un responsable américain a assuré que Washington n’avait pas “constaté à ce stade d’évasion majeure” de prisonniers de l’EI.

Un responsable kurde a néanmoins rapporté une nouvelle tentative d’évasion de femmes et d’enfants de jihadistes du camp de déplacés d’Al-Hol dans le nord syrien, soulignant que les fugitifs avaient été rattrapés.

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