« Daech » annonce le décès de Baghdadi et nomme un nouveau chef


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« Daech » annonce le décès de Baghdadi et nomme un nouveau successeur

Enab Baladi – 31/10/2019

« Daech » (EI) a annoncé l’assassinat de son chef, Abou Bakr al-Baghdadi, et la nomination d’un nouveau « Khalifa » pour le groupe, quelques jours après que l’administration américaine a annoncé l’assassinat d’Al-Baghdadi et de sa famille dans la campagne d’Idlib, dans le nord de la Syrie.

Dans une version audio publiée par la Fondation du groupe (Al-Furqan) sur Telegram, le nouveau porte-parole de l’organisation, Abou Hamza al-Qurashi, a déploré le chef de l’État islamique, Abu Bakr al-Baghdadi, et le porte-parole de l’organisation, Abou Hassan al-Mouhajer.

Le porte-parole a ajouté aujourd’hui, jeudi 31 octobre, que Baghdadi et al-Mouhajer avaient été tués ces derniers jours.

Il a également annoncé la nomination d’Aboubrahim al-Hachémi al-Qourachi, dirigeant de l’organisation de l’« Etat » et « Khalifa » de Baghdadi, à l’initiative du conseil de la choura de l’organisation et « conformément à la sounna du Prophète et au commandement de Baghdadi », comme il l’a indiqué.

Cette déclaration intervient deux jours après que le président américain Donald Trump a annoncé l’assassinat d’Al Baghdadi et de sa famille lors d’une opération aérienne dans la campagne d’Idleb, dans le nord de la Syrie.

تنظيم “الدولة الإسلامية” يعلن مقتل البغدادي ويعيّن زعيمًا جديدًا له

عنب بلدي 31/10/2019
سوريا, عنب بلدي أونلاين

أعلن تنظيم “الدولة الإسلامية” مقتل زعيمه أبو بكر البغدادي، وتعيين “خليفة” جديد للتنظيم، وذلك بعد أيام على إعلان الإدارة الأمريكية مقتل البغدادي وعائلته بريف إدلب شمالي سوريا.

وفي إصدار صوتي نشرته مؤسسة “الفرقان” التابعة للتنظيم على “تلغرام”، اطلعت عليه عنب بلدي، نعى المتحدث الجديد باسم التنظيم، أبو حمزة القرشي، زعيم تنظيم “الدولة”، أبو بكر البغدادي، والمتحدث باسم التنظيم، أبو حسن المهاجر.

وأضاف المتحدث اليوم، الخميس 31 من تشرين الأول، أن البغدادي والمهاجر، قتلا خلال الأيام الماضية.

كما أعلن القرشي تنصيب أبو إبراهيم الهاشمي القرشي، زعيمًا لتنظيم “الدولة” و”خليفة” للبغدادي، وذلك بمبادرة من مجلس الشورى التابع للتنظيم، و”عملًا بالسنة النبوية وبوصية البغدادي”، بحسب تعبيره.

إعلان التنظيم مقتل زعيمه والمتحدث الرسمي له، جاء بعد يومين على إعلان الرئيس الأمريكي، دونالد ترامب، مقتل البغدادي وعائلته بعملية إنزال جوي بريف إدلب شمالي سوريا.

 

L’EI confirme la mort de son chef al-Baghdadi et annonce un successeur

AFP-31 oct 2019

AL-FURQAN MEDIA/AFP/Archives / – Le chef du groupe Etat islamique (EI), Abou Bakr al-Baghdadi, dans une vidéo publiée par le media Al Furqan le 29 avril 2019

L’organisation ultraradicale Etat islamique (EI) a confirmé jeudi la mort de son chef Abou Bakr al-Baghdadi, cinq jours après l’annonce de son décès par Donald Trump dans une opération américaine en Syrie, et nommé son successeur en menaçant les Etats-Unis de représailles.

“Ô musulmans, Ô moujahidines, soldats de l’EI (…), nous pleurons le commandeur des croyants Abou Bakr al-Baghdadi”, déclare Abou Hamza Al-Qourachi, présenté comme le nouveau porte-parole de l’organisation extrémiste, dans un message audio posté sur l’application Telegram.

Le groupe jihadiste a également confirmé la mort, dans un autre raid, de son ancien porte-parole, Abou al-Hassan al-Mouhajir, bras droit d’Abou Bakr al-Baghdadi.

L’EI a ajouté que le “Majlis al-choura (l’assemblée consultative en arabe, NDLR)” avait prêté allégeance à Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi en tant que “commandeur des croyants” et nouveau “calife des musulmans”.

Ce nom avait rarement été mentionné parmi les potentiels successeurs de Baghdadi, dont la mort a été rapportée à de multiples reprises ces dernières années.

– “Juge de l’EI” –

“Nous ne savons pas grand-chose de lui, sauf qu’il est le principal juge de l’EI et qu’il dirige l’Autorité de la charia (loi islamique)”, a indiqué à l’AFP Hicham al-Hachemi, un expert irakien de l’EI.

US Department of Defense/AFP / HO Cette image diffusée par le Pentagone montre le complexe en Syrie où se cachait Abou Bakr al-Baghdadi avant et après sa destruction par les forces américaines.

C’est le président américain Donald Trump qui avait annoncé dimanche, depuis la Maison Blanche, la mort d’Abou Bakr al-Baghdadi, considéré comme responsable de multiples exactions et atrocités en Irak et en Syrie et d’attentats sanglants.

Mercredi, le Pentagone a diffusé plusieurs photos et extraits vidéos où l’on voit notamment une dizaine de soldats approcher, dans la nuit de samedi à dimanche, de l’enceinte du complexe où était caché le chef jihadiste dans le village de Baricha, dans le nord-ouest de la Syrie.

Acculé par les forces américaines, le chef de l’EI s’est fait exploser avec sa “veste” chargée d’explosifs alors qu’il s’était réfugié dans un tunnel creusé pour sa protection. “Il est mort comme un chien”, a affirmé Donald Trump.

Dans son enregistrement audio d’une durée de sept minutes, le nouveau porte-parole de l’organisation jihadiste a appelé à venger cette mort, en menaçant spécifiquement les Etats-Unis de représailles et en qualifiant son président de “vieil homme insensé”.

“Ne te réjouis pas Amérique (…)”, est-il dit. “Il est venu celui qui te fera oublier les horreurs” d’Abou Bakr al-Baghdadi et “les coupes amères (…) dont le goût te paraîtra doux”, a ajouté l’organisation en référence à son nouveau chef.

AFP / Janis LATVELS Abou Bakr al-Baghdadi

Depuis qu’il s’était autoproclamé, en 2014, “calife” d’un territoire qui a compté jusqu’à sept millions d’habitants, à cheval entre l’Irak et la Syrie, Abou Bakr al-Baghdadi était devenu l’homme le plus recherché au monde.

Sa mort a été annoncée plusieurs fois, mais toutes les tentatives pour éliminer cet Irakien de 48 ans avaient jusqu’à présent échoué, tant l’imam vivait dans l’ombre.

– “On s’attend à tout” –

Son successeur hérite d’un mouvement jihadiste qui a dû, après la chute de son “califat” en mars et d’autres défaites militaires, se dissoudre en une multitude de cellules clandestines en Syrie et en Irak, avec des communications difficiles dans des pays en plein chaos.

Le nouveau chef jihadiste pourrait être amené à commander quelque 14.000 combattants dispersés en Syrie et en Irak et se rapprocher du chef actuel d’Al-Qaïda, l’Egyptien Ayman al-Zawahiri, a affirmé mercredi Russ Travers, directeur par intérim du National Counterterrorism Center, l’organisme qui supervise la lutte antiterroriste aux Etats-Unis.

Dans le message audio diffusé jeudi, le porte-parole de l’EI a par ailleurs fait référence à l’appel de l’ex-chef du groupe jihadiste en faveur de la libération des détenus de l’EI dans des prisons et des camps contrôlés par les forces kurdes.

Celles-ci affirment détenir environ 12.000 jihadistes présumés de l’EI, dont plus de 2.000 étrangers en provenance de plus de 50 pays.

Les forces kurdes en Syrie, partenaires de Washington durant les années de lutte contre l’EI, ont dit craindre des représailles du groupe après la mort d’Abou Bakr al-Baghdadi.

US Department of Defense/AFP / Jose ROMERO Image du Pentagone diffusée le 30 octobre 2019 montrant la fumée provoquée par la destruction, par les forces américaines, du complexe syrien où se terrait le chef de l’EI, Abou Bakr al-Baghdadi.

“On s’attend à tout, y compris des attaques contre les prisons”, a déclaré Mazloum Abdi, commandant en chef des Forces démocratiques syriennes (FDS), en référence aux centres tenus par les Kurdes qui abritent des milliers de jihadistes.

Le corps du chef de l’EI a été immergé en mer, selon un responsable du Pentagone, une décision visant à éviter qu’une éventuelle tombe ne devienne un lieu de pèlerinage.

Khamenei accuse des manifestants Irakiens et Libanais et menace


 

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Khamenai accuse des manifestants Irakiens et Libanais et menace

Téhéran (Reuters) – Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a accusé mercredi les Etats-Unis et l’Arabie saoudite d’alimenter les troubles au Liban et en Irak, affirmant que Téhéran était au courant de la situation dans ces pays, car il devait contrecarrer une ingérence étrangère similaire dans son pays.

Il a été transcrit sur son site internet : “Les services de renseignement américains et occidentaux provoquent des troubles, avec le soutien financier de pays réactionnaires de la région”, son intervention devant des diplômés des collèges militaires.

خامنئي يتهم متظاهري العراق ولبنان ويهدد

اتهم الزعيم الأعلى الإيراني أية الله علي خامنئي يوم الأربعاء الولايات المتحدة والسعودية بإذكاء الاضطرابات في لبنان والعراق قائلا إن طهران تدرك الوضع في هاتين الدولتين لأنها اضطرت لإحباط تدخلات أجنبية مشابهة في الداخل.

ونقل عنه موقعه الالكتروني قوله لخريجين من الكليات العسكرية ”أجهزة المخابرات الأمريكية والغربية، تثير الاضطرابات، بدعم مالي من دول رجعية في المنطقة“.

Les FDS refusent l’invitation du régime à intégrer ses forces


Combattants des FDS devant le drapeau américain 2019

Les « FDS » au régime: l’unité des rangs découle d’un règlement politique qui reconnaît et préserve la particularité des « SDF »

Mercredi 30/10/2019

Déclaration des forces démocratiques syriennes: bienvenue

Le ministère syrien de la Défense a publié aujourd’hui une déclaration appelant les FDS à s’engager avec l’armée syrienne pour défendre le pays contre les ambitions turques.

Au sein du commandement général des forces démocratiques syriennes, notre position était claire depuis le début, car l’unité des rangs doit débuter par un règlement politique qui reconnaît et préserve la particularité de FDS et de tout ce qui permettra d’unifier les efforts de défense de la Syrie et de repousser l’agression turque contre notre pays et notre peuple.
La structure et la mise en place d’un mécanisme approprié pour la restructuration de la base militaire syrienne doivent constituer un cadre global permettant d’unifier les efforts.
De même, les membres des FDS, avec leurs différents régions et devant le monde, étaient depuis des années les meilleurs combattants syriens ayant combattu le groupe État islamique et détruit sa Khilafat présumée à la défense de la Syrie et du monde entier. Par conséquent, ces héros méritent des éloges et des honneurs, et non de régler le statut des réhabilitations ou des décrets rendus contre les criminels et les terroristes; nous affirmons que les membres des FDS sont une discipline et une organisation militaire dotée d’une structure institutionnelle; nous rejetons absolument ce langage qui s’adresse aux individus, le ministère syrien de la Défense aurait dû s’adresser au commandement général des forces démocratiques syriennes, afin d’ouvrir la porte au dialogue, qui reflète un désir sincère d’unir ses efforts et de ne pas contourner la réalité pour se soustraire à ses responsabilités.

“قسد” للنظام:وحدة الصفوف تنطلق من تسوية سياسية تعترف وتحافظ على خصوصية “قسد”

الأربعاء 30/10/2019

بيان لقوات سوريا الديموقراطية: نرحب

أصدرت وزارة الدفاع السورية بيانا هذا اليوم يدعو قوات سوريا الديمقراطية للانخراط مع الجيش السوري للدفاع عن الوطن ضد الأطماع التركية.
إننا في القيادة العامة لقوات سوريا الديمقراطية، إذ نثمن كل ما من شأنه توحيد الجهود للدفاع عن سوريا و صد العدوان التركي على بلادنا وشعبنا فإن موقفنا كان واضحا منذ البداية، حيث أن وحدة الصفوف يجب أن تنطلق من تسوية سياسية تعترف و تحافظ على خصوصية قسد و هيكليتها، و إيجاد آلية سليمة لإعادة هيكلة المؤسسة العسكرية السورية تكون إطارا جامعاً لتوحيد الجهود .
بالمثل فإن أفراد قوات سوريا الديمقراطية و بمختلف مشاربهم و أمام مرأى و مسمع العالم كانوا على مدى سنوات خيرة المقاتلين الأبطال السوريين الذين حاربوا داعش و دمروا خلافته المزعومة دفاعا عن سوريا و العالم الأجمع، و عليه فهؤلاء الأبطال يستحقون الثناء و التكريم و ليس تسوية أوضاع و مراسيم عفو من تلك التي تصدر بحق المجرمين و الإرهابيين، كما نؤكد أن أفراد قوات سوريا الديمقراطية هم عسكريون بانضباط و تنظيم عسكري ذي هيكل مؤسساتي، و نرفض قطعا لغة الخطاب هذه الموجهة للأفراد بينما كان الأولى بوزارة الدفاع السورية أن توجه خطابها للقيادة العامة لقوات سوريا الديمقراطية بغية فتح باب حوار ينم عن رغبة صادقة لتوحيد الجهود و ليس الالتفاف على الواقع للتنصل من مسؤولياتها.

القيادة العامة لقوات سوريا الديمقراطية

“نبع السلام” فرحة لم تتم


Combattants des FDS et du régime syrien à Kobané octobre 2019

“نبع السلام” فرحة لم تتم

العربي الجديد
علي العبدالله  – 30 أكتوبر 2019

تطوّرت العملية العسكرية التركية (نبع السلام) في شرق الفرات في سورية من السيطرة على مساحةٍ من الأرض السورية، جزر متباعدة بين رأس العين (كوباني) في محافظة الحسكة وتل أبيض في محافظة الرّقة، إلى الاتفاق على إيقاف العملية، بموجب الاتفاقين، التركي الأميركي (17/10/2019) والتركي الروسي (22/10/2019)، بعد الاعتراف لتركيا بمنطقة أمنية تحت سيطرتها بطول 120 كلم وعرض 32 كلم، هي المسافة بين المدينتين المذكورتين، وبعمق يصل إلى الطريق الواصل بين حلب والقامشلي، طريق إم 4، وانسحاب قوات سوريا الديمقراطية (قسد) من كل المنطقة الحدودية السورية التركية بطول 450 كلم وعمق 32 كم ومن منبج وتل رفعت، أثارت عشرات الأسئلة وعلامات الاستفهام: ماذا حققت “نبع السلام” للسوريين؟ وما الثمن الذي دفعته الثورة السورية لتحقيق هدف تركي؟ وأي مستقبل لشرق الفرات بعد رش الملح على جرح الخلاف العربي الكردي، النازف أصلا، بإهراق الدماء، وتصعيد الأحقاد والكراهية؟ وأين أصبحت “وطنية” الجيش الوطني بعد غرقه في مستنقع الممارسات الوحشية والسرقة والنهب والاستيلاء على ممتلكات المواطنين؟ وماذا يعني منح تركيا هدايا لروسيا من حساب الثورة السورية واتفاقها معها حول عودة اللاجئين؛ بحيث تمكّنها من العودة إلى فتح ملف إعادة الإعمار وابتزاز الغرب والعرب للمساهمة فيه بمعزل عن طبيعة الحل السياسي المنتظر؟ أسئلة تكشف الكارثة التي لحقت بالثورة السورية؛ والهدية المسمومة التي قدّمتها تركيا للمعارضة السورية، السياسية والمسلحة، بدفعها إلى الانخراط في معركة تركية بذريعة محاربة الانفصاليين، حيث لم يلحظ أي من الاتفاقين دورا للحكومة السورية المؤقتة في إدارة المنطقة الأمنية، ولا دخول الجيش الوطني إلى منبج وتل رفعت٠

لم تنجح تركيا بتحقيق هدفها الرئيس: إقامة منطقة أمنية من عين العرب (كوباني) إلى فيش  خابور، عند تقاطع الحدود التركية السورية العراقية، بطول 450 كلم وعرض 32 كلم تحت سيطرتها وحدها؛ بل وجدت نفسها بين المطرقة الأميركية والسندان الروسي، وجنت ثمار لعبها على التناقضات الأميركية الروسية، عبر استخدام التقارب مع طرفٍ للضغط على الطرف الآخر، بانقلاب اللعبة عليها واضطرارها، في اللحظة التي كانت تتطلع فيها إلى جني مكاسب جمّة، لدفع الطرفين، في ضوء ضعف قدراتها السياسية والعسكرية، في مواجهة الطرفين، أو كل منهما على حدة؛ وتوجهات الرئيس الأميركي، دونالد ترامب، ضد استمرار التدخل الأميركي المجاني في الخارج، وتغاضيه عن التمدّد الروسي في سورية؛ ما سمح للأخيرة بتحديد هامش حركة تركيا في سورية، والوجود على معظم الشريط الحدودي السوري التركي بالاتفاق معها٠

صحيحٌ أن تركيا حققت مكسبا في نقطتين: الاعتراف بنفوذٍ لها شرق الفرات، المنطقة الأمنية بين رأس العين وكوباني وتل أبيض؛ والمشاركة بدورياتٍ مع القوات الروسية في بقية الشريط الحدودي بعمق 10 كلم، وإضعاف قوات “قسد” بإبعادها عن الشريط الحدودي مسافة 32 كلم، وسحب السلاح الثقيل منها، على فرض تنفيذ هذا البند في الاتفاق الأميركي التركي، واعتبار مشروعها، وفق ما ورد في الاتفاق مع روسيا، حالة انفصالية يجب “تعطيلها”، ما دفع وزير الخارجية التركي، ميلود جاويش أوغلو، إلى التباهي بتحقيق نصر سياسي ودبلوماسي، بعقد اتفاقين مع الولايات المتحدة وروسيا في خمسة أيام. إلا أنها دفعت، وستدفع، ثمنا باهظا لهذه المكاسب الهشّة، أولها دخول روسيا والنظام إلى منطقة شرق الفرات، وثانيها الكلفة العسكرية والاقتصادية التي ستتحمّلها لمراقبة المنطقة الأمنية الواسعة، خصوصا أن الاتفاقين لم يحققا طلبها تفكيك “قسد”، أو إخراجها من المعادلة، حيث بقي الجزء الأعظم من قواتها سليما، ما يسمح بالافتراض بمواصلتها العمل ضد الوجود التركي على الأرض السورية، فالعملية العسكرية التركية، بضحاياها من العسكريين والمدنيين الكرد، وما ترتب عليها من دمار ونزوح، قد عزّزت قناعات الكرد بعداء تركيا كل ما هو كردي، وصعّدت مشاعر المظلومية وذكرياتها السوداء؛ ما خلّف تعاطفا والتفافا حول الإدارة الذاتية و”قسد” ومنحها المبرّر والشرعية لأي عمل ستقوم به مستقبلا، واحتفاظ الأخيرة بدورٍ في شرق الفرات: حماية النفط والغاز وملاحقة خلايا “داعش” النائمة، ما يبرّر استمرار الشراكة الأميركية معها، في ضوء الحاجة إليها بعد قرار الرئيس الأميركي، ترامب، الاحتفاظ بالسيطرة على آبار النفط والغاز، وحمايتها ودعمها عسكريا، حمايتها متضمنة في البند السادس من الاتفاق التركي الأميركي، ونصه “تتفق تركيا والولايات المتحدة على أن عمليات مكافحة الإرهاب يجب أن تستهدف فقط الإرهابيين وملاجئ مخابئهم ومواقعهم والأسلحة والمركبات والمعدات الخاصة بهم”، إذ معلومٌ أن الولايات المتحدة، على عكس تركيا، لا تعتبر “قسد” منظمة إرهابية.
هذا بالإضافة إلى احتمال تحرّك إيران المضاد على خلفية تجاهل وجودها ومصالحها في الاتفاقين، التركي الأميركي والتركي الروسي؛ وتحفظها السابق على العملية العسكرية؛ وعلى تزايد النفوذ التركي على الأرض السورية، من خلال التشويش على الاتفاقين بدفع جيش النظام إلى صدام عسكري مع الجيش التركي، للتذكير بعدم شرعية وجوده على الأرض السورية والتضييق على الوجود التركي هناك، والتأكيد الروسي الدائم على الطابع المؤقت للوجود العسكري التركي في عموم سورية، ما يعني أن أنقرة قد تواجه قريبا قوى كثيرة تتفق، كل لحساباتها الخاصة، على محاصرتها والضغط عليها. كان الممثل الأميركي الخاص في سورية، جيمس جيفري، قد قال للصحافيين على متن طائرة وزير الخارجية مايك بومبيو: “نحن حذّرنا تركيا من هذه العملية، لأننا كنا نخشى أن تتعامل “قسد” مع النظام وتغيّر الوضع في المنطقة، وهذا ما حدث، ونحن لن نوقف تدخل قوات الأسد في مناطق “قسد”. علاقتنا محصورة بـ “قسد” وتركيا فقط”٠

يبقى الجزء الأكثر إيلاما وخطورة ما ترتب على العملية العسكرية من أضرار على العلاقات العربية الكردية عامة، وعلى أفق العلاقات بين مؤسّسات المعارضة السورية السياسية (الائتلاف الوطني لقوى الثورة والمعارضة، والهيئة العليا للمفاوضات)، والعسكرية (الجيش الوطني) خصوصا، في ضوء مباركة هذه المؤسسات للعملية ومشاركة الجيش الوطني فيها، ما كرّس القطيعة وأسّس للصدام على خلفية الانتقام مما حصل خلال أيام القتال٠

كان على المعارضة السورية، السياسية بخاصة، التعاطي مع الموقف بصورةٍ مختلفةٍ تماما، حيث كان الواجب الوطني والمنطق السياسي السليم يستدعيان إلى تجنّب تكريس القطيعة والعداوة مع مجلس سوريا الديمقراطية (مسد)، واستثمار التصعيد السياسي والتحشيد العسكري بينها وبين تركيا في كسر الجمود السياسي والتحاور معها على حل وطني سوري، يبدأ مثلا بدعوتها إلى المشاركة في هيئة التفاوض واللجنة الدستورية، تساعدها فيه على النزول عن الشجرة التي علقت عليها، بطرحها عالي السقف ومطالبها المستحيلة، ومدّ حبل النجاة لها، ولمشروع الثورة السورية في آن، بتجنيب الطرفين الغرق في تبعات حربٍ بين العرب والكرد في معركةٍ هي تركية بامتياز، والتعاطي مع حليفها التركي على قاعدة أصحاب القضية وأم الولد. .. كان القائد الفلسطيني، ياسر عرفات، قد وضع قاعدة للتعاطي مع ضغوط الدول العربية التي تسعى إلى استتباعه مفادها: “نحن أصحاب القضية، فلا تسألونا أنتم مع من بل قولوا لنا هل أنتم معنا”. والتفاهم معها على تفكيك المعادلة من دون حرب تعمّق القطيعة وتزيد الجراح السورية، وعلى إعطاء فرصة للسياسة والدبلوماسية على الحوار بينها وبين “مسد” يتوصل إلى حلٍّ يلبّي بعض مطالب الطرفين، ويخرج الموقف من عنق الزجاجة بالاتفاق على حلٍّ يوحد الجهود، ويضعها في خدمة حل سياسي شامل، ينهي، في الوقت نفسه، هواجس الأتراك ومخاوفهم. “مسد” بدورها ارتكبت خطأ فادحا عندما لم تضع في تصوّرها التوجه إلى مؤسسات المعارضة وقواها لتخفيف التوتر والانخراط في حوار معها، بحثا عن مخرج توافقي، كانت فرصتها باستثمار وجود المجلس الوطني الكردي في “الائتلاف” و”الهيئة” كبيرة لكسر الجمود بين الطرفين، كان التلميح باستعدادها لمراجعة تصوّرها وخططها شرق الفرات كاف لفعل ذلك، لكنها مالت نحو الخيار القاتل باللجوء إلى روسيا والنظام، وهي تعلم تبعات ذلك على مشروعها، وعلى الثورة السورية، لم تنظر إلى الموقف بعين السياسي المتّزن، بل تصرفت على خلفية العداوة والبغضاء القائمة٠

لقد قادت إدارة السياسة من المعارضة السورية، السياسية والعسكرية، و”مسد” على قاعدة “كل شيء أو لا شيء” إلى خسارة الطرفين، حيث أضاعت المعارضة السياسية فرصة رأب الصدع بالانخراط في حوار سياسي مع “مسد” لردم الفجوة وتقريب المواقف وتمهيد الطريق إلى حل سياسي شامل. وخسرت “مسد” فرصة حوار مع المعارضة السياسية، كانت تسمح بدخولها في العملية السياسية طرفا أصيلا؛ والعمل على تحقيق بعض تطلعات الكرد عبر توافق وطني سوري٠

Des efforts visant à arrêter deux membres du « comité constitutionnel » pour crimes de guerre


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Justice

Des efforts visant à arrêter deux membres de la délégation du régime syrien auprès de la « Commission constitutionnelle » pour crimes de guerre

Adnan Ahmed – 30 octobre 2019

L’avocat de l’opposition syrienne Anwar al-Bunni a révélé la présence de deux officiers des services de renseignements du régime syrien dans le cadre de la délégation du régime à la « Commission constitutionnelle », qui a commencé ses travaux à Genève ce mercredi.

« Ces deux officiers ont pratiqué des arrestations arbitraires, de la torture et des disparitions forcées », a déclaré al-Bunni, qui dirige le Centre syrien d’études et de recherches juridiques, dans un article publié sur sa page Facebook, appelant ceux qui ont été victimes à témoigner pour pouvoir les poursuivre et les arrêter alors qu’ils se trouvaient en Europe.

Al-Bunni a ajouté que « Mawed Nasser et Suleiman Abou Fayyad étaient des responsables des branches de sécurité syrienne, où Nasser était un interrogateur de la branche interne du département des renseignements généraux, et Abou Fayyad était un interrogateur de la branche militaire de Sweida pour des renseignements militaires, Ils ont pratiqué la détention arbitraire, la torture et les disparitions forcées et peuvent être arrêtés pendant leur séjour en Europe ».

Al-Bunni a appelé toute personne qui avait été arrêtée et torturée par l’un d’entre eux, ou qui possédait des documents ou des informations sur leur commission, à le lui envoyer de quelque manière que ce soit, afin qu’un dossier puisse être présenté pour son procès.

Dans une déclaration à notre correspondant, Al-Bunni a expliqué que « nous allons commencer par documenter les témoignages, puis par les traduire, en nous appuyant sur les avocats locaux dans le pays et à préparer le dossier, puis à le soumettre au procureur ». confirmant qu’ils ont « pratiqué des crimes de touyures et de disparitions forcées » confirmant que « ces crimes ne sont pas soumis à des délais de prescription », a-t-il déclaré, ajoutant que « ils peuvent être poursuivis et arrêtés dans tout pays liés par les conventions contre la torture ».

 

جهود لتوقيف عضوين بوفد النظام السوري لـ”اللجنة الدستورية” بسبب ارتكابهما جرائم الحرب

عدنان أحمد – 30 أكتوبر 2019

كشف المحامي السوري المعارض أنور البني عن وجود ضابطين في مخابرات النظام السوري ضمن وفد النظام لـ”اللجنة الدستورية” التي بدأت أعمالها في جنيف، اليوم الأربعاء٠

وقال البني، وهو رئيس “المركز السوري للدراسات والأبحاث القانونية”، في منشور على صفحته في “فيسبوك”، إنّ “هذين الضابطين مارسا الاعتقال التعسفي والتعذيب والإخفاء القسري”، داعياً كل من تعرّض للأذى من جانبهما إلى تقديم شهادته بهدف الادعاء عليهما واعتقالهما خلال وجودهما في أوروبا٠

وأضاف البني أنّ “موعد ناصر وسليمان أبو فياض، كانا مسؤولين في الأفرع الأمنية السورية، حيث كان ناصر محققاً في الفرع الداخلي بإدارة المخابرات العامة، وأبو فياض كان محققاً في فرع السويداء للمخابرات العسكرية،
ومارسا الاعتقال التعسفي والتعذيب والإخفاء القسري، ويمكن العمل على اعتقالهما خلال وجودهما في أوروبا”.

ودعا البني كل من تعرّض للاعتقال والتعذيب على يدي أي منهما، أو يملك وثائق أو معلومات عن ارتكابهما لتلك الجرائم، لإرسالها إليه بأي طريقة كانت، حتى يتم تقديم ملف لمحاكمتهما٠

وفي تصريح لـ”العربي الجديد”، أوضح البني أنه “سوف نبدأ بتوثيق الشهادات أولاً ومن ثم ترجمتها والاعتماد على محامين محليين بالبلد وتجهيز الملف ومن ثم تقديمه للمدعي العام”، مؤكداً أنّهما “ارتكبا جرائم تعذيب وإخفاء قسري وهي جرائم لا تسقط بالتقادم”، مبيّناً أنّه “يمكن ملاحقتهما وتوقيفهما في أي دولة يصلان إليها ملتزمة باتفاقيات منع التعذيب”٠

Des retraits successifs des membres du Comité Constitutionnel !!!


On nous annonce la tenue de la 1ère réunion du Comité constitutionnel syrien, ce jour, à Genève sous l’égide des Nations unies…

Trois formations constituent le Comité, réparties d’une manière équitable : 50 représentants du gouvernement syrien du régime de Bachar Al-Assad, 50 de l’opposition et 50 de la société civil.

Or, des personnes de la société civile ont annoncé successivement leurs retraits du Comité pour des raisons diverses…

Que signifient ces retraits ? Ont-ils été remplacés ?
Pourquoi ces retraits sont passés sous silence ?

Des retraits successifs des membres du Comité Constitutionnel…

Il y a trois semaines.

JesrPress a appris de sources privées qu’un groupe de membres du Comité constitutionnel syrien, qui a été inclus dans la liste de la société civile, est sur le point de se retirer du comité et a confirmé le retrait de deux membres jusqu’à présent.

Selon des sources de presse, le militant des droits de l’homme Mazen Darwish, membre du comité figurant sur la liste de la société civile, s’est excusé de ne pas pouvoir poursuivre les travaux de la Commission constitutionnelle, ce qui en fait le troisième membre de la liste qui annonce son retrait après Hadia Qaoukji et Bahjat Hajjar.

Il est prévu que le nombre de retraits de la liste de la société civile, qui comprend cinquante membres, atteindra sept personnes, en raison des craintes pour leurs proches résidant dans les zones contrôlées par le régime, malgré les assurances données par l’ONU et les garanties fournies par l’envoyé international en Syrie, Ger Pedersen, aux membres de la Commission.

Les autorités du régime ont arrêté mardi matin un membre du Comité constitutionnel pour l’opposition du Comité de coordination nationale, alors qu’il se rendait aux réunions du Comité en Arabie saoudite, avant d’être libéré le soir même.

السيدة لمى قنوت تعتذر عن المشاركة في اللجنة الدستورية لهذه الأسباب

اعتذرت السيدة لمى قنوت، خريجة جامعة دمشق للفنون الجميلة، عن المشاركة في اللجنة الدستورية، بعد تلقيها دعوة من مكتب مبعوث الأمم المتحدة لسورية بتاريخ 24/10/2019 للمشاركة في اللجنة الدستورية ضمن مجموعة المجتمع المدني٠

وأيضاًَ

انسحابات متوالية لأعضاء اللجنة الدستورية

علمت “جسر” من مصادر خاصة أن مجموعة من أعضاء اللجنة الدستورية السورية التي أدرجت في قائمة المجتمع المدني في طريقها للإنسحاب من اللجنة، وتأكد انسحاب عضوين فيها حتى الآن.

وكانت مصادر صحفية قد تحدثت عن أن الناشط الحقوقي مازن درويش، العضو في اللجنة عن قائمة المجتمع المدني، قدم اعتذاراً عن عدم المتابعة في أعمال اللجنة الدستورية، ليكون بذلك العضو الثالث عن القائمة الذي يعلن انسحابه بعد كل من هادية قاوقجي وبهجت حجار.

ومن المتوقع أن يبلغ عدد المنسحبين عن قائمة المجتمع المدني التي تضم خمسين عضواً، سبعة أعضاء، وذلك بسبب خشيتهم على ذويهم المقيمين في مناطق سيطرة النظام، على الرغم من تطمينات الأمم المتحدة والضمانات التي قدمها المبعوث الدولي إلى سوريا غير بيدرسن لأعضاء اللجنة.

وكانت سلطات النظام قد اعتقلت صباح أمس الثلاثاء أحد أعضاء اللجنة الدستورية عن هيئة التنسيق الوطني المعارضة، خلال توجهه لحضور اجتماعات اللجنة في السعودية، قبل أن تفرج عنه في مساء اليوم ذاته.

 

Début des travaux sur la Constitution prévu mercredi à Genève


 

Destructions syrie

Ça sera une première sur le chemin de la paix en Syrie. Le Comité constitutionnel syrien, chargé de rédiger une nouvelle Constitution, doit se réunir mercredi à Genève sous les auspices des Nations Unies.

Le premier face à face entre délégations syriennes, d’une durée d’une heure, est prévu à midi au Palais des Nations.

Les 150 délégués doivent se retrouver aux côtés de l’Envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Geir Pedersen. Le diplomate norvégien lancera officiellement les discussions avec les deux co-présidents du Comité constitutionnel, l’opposant Hadi al Bahra d’un côté et l’envoyé de Damas Ahmad Kuzbari de l’autre.

Selon les services de Geir Pedersen, les délégations syriennes sont déjà à Genève. Le médiateur de l’ONU avait prévu de s’entretenir mardi avec les deux co-présidents du comité. Par la suite, il devait avoir, séparément, une réunion préparatoire avec chacun des groupes, notamment la délégation gouvernementale, celle de l’opposition, mais aussi les représentants de la société civile.

Sortir de la tragédie du conflit syrien

A New York, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est félicité de l’opportunité unique offerte par ce Comité constitutionnel.

« Pour la première fois, le gouvernement de la République arabe syrienne et la Commission syrienne de négociations, de l’opposition, ainsi que la société civile, vont s’asseoir ensemble et faire le premier pas sur la voie politique pour sortir de la tragédie du conflit syrien. Je suis heureux que la représentation des femmes au sein du comité soit très proche de 30% – l’ONU n’a cessé de fixer ce seuil minimum », a dit M. Guterres dans une déclaration publiée mardi.

Le chef de l’ONU a souhaité que les parties « travaillent ensemble de bonne foi en vue de trouver une solution conforme à la résolution 2254 (2015), qui réponde aux aspirations légitimes de tous les Syriens et repose sur un engagement fort en faveur de la souveraineté, de l’indépendance, de l’unité et de l’intégrité territoriale du pays ».

« Le lancement et les travaux du Comité constitutionnel doivent s’accompagner d’actions concrètes visant à renforcer la confiance. Un engagement significatif au sein du Comité constitutionnel, accompagné d’une cessation des hostilités dans tout le pays, offrira à mon Envoyé spécial un environnement lui permettant de s’acquitter efficacement de son mandat, qui est de faciliter un processus politique plus large », a-t-il ajouté.

Geir Pedersen rencontre les ministres des Affaires étrangères russe, iranien et turc

A la veille de la réunion du Comité constitutionnel, Geir Pedersen s’est entretenu ce mardi avec les ministres des Affaires étrangères russe, turc et iranien à Genève.

L’émissaire de l’ONU a exprimé lundi l’espoir que la réunion cette semaine sur les bords du Lac Léman ouvre la voie à un processus politique pour ce pays ravagé par plus de huit ans de guerre.

« Je crois vraiment que le lancement du Comité constitutionnel doit être un signe d’espoir pour le peuple syrien qui a tant souffert », a déclaré lundi M. Pedersen aux journalistes.

Le Comité constitutionnel de 150 membres est réparti de façon équitable entre des représentants du pouvoir syrien, de l’opposition et de la société civile. Après la cérémonie de lancement officiel du comité prévue pour durer deux jours, un groupe réduit de 45 personnes représentant les trois composantes commencera à travailler sur la Constitution.

M. Pedersen a précisé qu’aucune date n’avait été fixée pour la fin des discussions, mais a insisté sur le fait que les parties avaient convenu de « travailler rapidement et sans relâche ».

Dans une prison kurde, des ex-combattants de l’EI végètent, en piteux état


Actualités

AFP – 29 oct 2019

AFP / FADEL SENNA Des jihadistes présumés du groupe Etat islamique (EI) entassés dans une prison kurde du nord-est de la Syrie, le 26 octobre 2019

Il y a quelques mois, nombre d’entre eux s’acharnaient encore à défendre l’ultime résidu du “califat” du groupe Etat islamique (EI) à Baghouz. Aujourd’hui, dans une précarité extrême, ils sont parmi les 5.000 jihadistes présumés à s’entasser dans une prison kurde du nord de la Syrie.

L’AFP a obtenu un accès exceptionnel à ce centre situé dans la province d’Hassaké. Ses journalistes y ont découvert des milliers de détenus, dont des enfants, survivant dans une odeur pestilentielle et une chaleur étouffante, recroquevillés ou allongés dans leur combinaison orange de prisonniers, le visage émacié et le corps décharné.

Bien loin de l’image du groupe qui a fait régner la terreur ces dernières années en Syrie et en Irak, en violant, décapitant et en procédant à des exécutions de masse.

AFP / FADEL SENNA Des jihadistes présumés du groupe Etat islamique (EI) entassés dans une prison kurde du nord-est de la Syrie, le 26 octobre 2019

La plupart sont Irakiens ou Syriens, Tunisiens, Marocains, Saoudiens. Mais on trouve aussi des Européens, et même des Américains malgré les appels répétés du président Donald Trump aux Européens à rapatrier leur propres ressortissants.

Aucun ne sait sans doute que le chef Abou Bakr al-Baghdadi a été tué dimanche dans une opération américaine dans le nord-ouest de ce même pays.

“Ils n’ont aucun lien avec l’extérieur. Ils ne voient le soleil que s’ils sont transférés vers l’infirmerie”, explique le directeur de la prison, qui se présente sous le pseudonyme de Serhat.

L’infirmerie accueille actuellement plus de 300 blessés ou amputés. Au total, 1.500 prisonniers, soit près d’un tiers, sont blessés ou malades, d’après ce responsable.

AFP / FADEL SENNA Des jihadistes présumés du groupe Etat islamique (EI) entassés dans une prison kurde du nord-est de la Syrie, le 26 octobre 2019

Dans la prison, des dizaines de garçons parfois à peine adolescents ont été placés dans la même cellule, des “lionceaux du califat” comme se plaisait à surnommer ces enfants la propagande de l’EI.

Aujourd’hui, quelque 12.000 jihadistes de l’EI, dont 2.500 à 3.000 étrangers originaires de 54 pays, sont détenus dans les prisons des forces kurdes.

Avec le chaos sécuritaire provoqué par l’offensive turque contre les forces kurdes du nord syrien, les Occidentaux redoutent des évasions. Washington a affirmé que plus de 100 prisonniers du groupe jihadiste s’étaient échappés depuis le lancement de l’opération turque le 9 octobre.

AFP / FADEL SENNA Des jihadistes présumés du groupe Etat islamique (EI) détenus dans une prison kurde du nord-est syrien, le 26 octobre 2019. Parmi eux, quelque 1.500 blessés et malades, selon le directeur de l’établissement

Retrait kurde achevé dans le nord, premiers combats entre Syriens et Turcs


 

َAFP – 30 oct 2019

AFP / Nazeer Al-khatib Un char turc près de la ville de Ras al-Ain, dans le nord-est de la Syrie, le 27 octobre 2019

La Russie, acteur clé dans le conflit syrien, a annoncé mardi la fin du retrait des forces kurdes du nord de la Syrie, où des combats meurtriers entre soldats syriens et turcs accentuent la volatilité de la situation sur le terrain.

Selon les termes d’un accord conclu le 22 octobre par les présidents russe Vladimir Poutine et turc Recep Tayyip Erdogan, la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG) avait jusqu’à mardi 15H00 GMT pour se retirer de ses positions frontalières de la Turquie.

Cette milice – qui a activement aidé la coalition internationale à vaincre militairement les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) mais qui est considérée comme “terroriste” par Ankara – a achevé son retrait de la zone, a assuré la Russie. M. Erdogan a dit avoir été informé par Moscou de ce retrait “total”.

Ankara a lancé une offensive le 9 octobre contre les YPG, avec pour but affiché de mettre en place une “zone de sécurité” d’une trentaine de kilomètres de profondeur pour éloigner les YPG, avant d’interrompre son opération à la faveur de deux accords négociés séparément avec les Etats-Unis et la Russie.

“Le retrait des unités armées du territoire sur lequel un corridor de sécurité doit être créé a été terminé plus tôt que prévu”, a déclaré mardi le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou.

Les forces kurdes avaient déjà éloigné ces derniers jours leur artillerie lourde et les blindés de plusieurs secteurs frontaliers.

Des patrouilles conjointes turco-russes sont prévues dans une partie de la zone tampon, selon l’accord conclu entre Ankara et Moscou.

Le ministre turc de la Défense Hulusi Akar a déclaré mardi que ces patrouilles russo-turques allaient commencer “prochainement” à vérifier si les combattants kurdes se sont effectivement retirés.

La Turquie “n’hésitera pas” à reprendre les opérations militaires dans le nord-est de la Syrie si elle y repère des combattants kurdes à proximité de sa frontière, a par ailleurs averti depuis Genève le ministre des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu. Peu avant le ministère de la Défense avait indiqué avoir capturé 18 personnes qui ont affirmé être des éléments du régime syrien, près de Ras al-Aïn, une ville frontalière stratégique.

– Combats syro-turcs –

Mardi, des combats ont opposé les armées turque et syrienne pour la première fois depuis l’arrivée des soldats du régime syrien dans le nord de la Syrie, qui s’y sont déployés à la demande des Kurdes après l’annonce du retrait américain.

Bien que l’offensive d’Ankara est à l’arrêt depuis l’accord russo-turc, la trêve est émaillée d’accrochages entre les groupes syriens proturcs et les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les YPG et désormais soutenues par Damas.

Cinq soldats syriens ont été tués par des “tirs d’artillerie” turcs, et un sixième a été “exécuté” par les rebelles proturcs près du village d’Al-Assadiya, à moins de 10 km de la frontière, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Contactées par l’AFP, les autorités turques n’ont pas donné suite dans l’immédiat.

Il s’agit, d’après l’OSDH, des premiers combats entre soldats turcs et syriens depuis le lancement de l’offensive turque.

Des affrontements ont également opposé les soldats de Damas à des supplétifs syriens d’Ankara, a affirmé l’OSDH.

Par le passé, des affrontements avaient déjà opposé les forces du régime aux supplétifs syriens proturcs. Ces derniers, entraînés et financés par la Turquie, combattaient auparavant le régime de Bachar al-Assad.

Mardi, une patrouille de la police militaire russe au poste-frontière de Derbassiyé (nord-est) a aussi été la cible d’un tir d’obus d’Ankara, selon l’agence officielle Sana, qui a dénoncé une “agression turque”. Elle a fait état de six civils syriens blessés.

– Multiples belligérants –

Conformément à l’accord russo-turc, la Turquie garde la haute main sur une autre région frontalière du nord-est longue de 120 km, dont elle a pris le contrôle au cours de son offensive.

De son côté, le pouvoir syrien se déploie dans des secteurs du nord qui lui échappaient depuis 2012, et son armée se retrouve désormais à proximité de soldats turcs.

Cette reconfiguration des forces sur le terrain illustre la complexité du conflit syrien qui implique aujourd’hui de multiples belligérants et des puissances étrangères, avec des alliances en constante évolution.

Longtemps fer de lance de la lutte anti-EI, les forces kurdes, affaiblies par l’offensive turque, ont mis en garde contre une résurgence jihadiste alors qu’elles retiennent encore des milliers de jihadistes, dont des Européens et des Américains, dans plusieurs prisons à travers le nord-est syrien.

Les FDS retiennent aussi des milliers de femmes et d’enfants de jihadistes étrangers dans des camps de déplacés.

Pour les Kurdes, le retour du régime de Damas dans le nord risque également de leur faire perdre leur autonomie de facto, arrachée à la faveur du conflit qui a fait en Syrie plus de 370.000 morts depuis 2011.

Vous avez dit “Complots” !!! تحيا «المؤامرات»٠٠


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تحيا «المؤامرات»!٠

20 oct 2019 – جلبير الأشقر

نعيش في زمن خطير يستوجب أقصى درجات اليقظة. فنحن إزاء سلسلة جديدة من المؤامرات في منطقتنا، بدأت قبل ما يناهز تسع سنوات. وقد كشف الرئيس التونسي المخلوع زين العابدين بن علي، قبل أن يفرّ إلى مملكة آل سعود التي وجد فيها مثواه الأخير، كشف أن ما بدأ في سيدي بوزيد يوم 17 كانون الأول/ديسمبر 2010 وتحوّل إلى انتفاضة شعبية عارمة عمّت كل أرجاء البلاد، إنما كان «مؤامرة للمسّ من استقرار تونس بهدف تغيير النظام». ومثله، حذّر رئيس مخابرات مصر ومن ثم نائب رئيسها، عمر سليمان، من أن الحراك الذي انطلق يوم 25 كانون الثاني/يناير 2011 إنما تحوّل إلى مؤامرة بمجرّد استمراره، وهي المؤامرة التي جعلت الرئيس المخلوع حسني مبارك يسلّم السلطة للجيش من أجل تداركها، على حدّ ما أفصح عنه هو نفسه.
أما الرئيس اليمني السابق علي عبد الله صالح، الذي اغتاله الحلفاء الأعداء، فقد ألقى خطاباً أمام طلاب كلية الطب في جامعة صنعاء، في أول آذار/مارس 2011، أكّد فيه على أن «الربيع العربي» إنما هو «مجرد ثورة إعلامية تديرها الولايات المتحدة من غرفة في تل أبيب». ومثلما أسرع حكّام البحرين إلى التنديد بالمؤامرة الإيرانية التي اندلعت في مملكتهم تديرها في نظرهم غرفة في طهران، لم يتأخر ملك ملوك أفريقيا الراحل، معمّر القذّافي، في فضح حقيقة الانتفاضة الشعبية التي هبّت في ليبيا. ويتذكّر الجميع تأكيده، وهو يخاطب سكان مدينة الزاوية بعد أيام من بدء الانتفاضة ضد حكمه القراقوشي، أن تنظيم «القاعدة» يقف وراء «التغرير بأبناء الزاوية الذين يقل عمرهم عن 20 سنة لإشاعة الفوضى والدمار». وقد دعا آنذاك أبناء المدينة إلى القبض على «أتباع بن لادن» مناشداً إياهم أن «ينزلوا إلى الشوارع ويمسكوا أولادهم الصغار الذين غرّر بهم عناصر من «القاعدة» الهاربين من «غوانتانامو» وأن يعالجوهم «من حبوب الهلوسة الموضوعة في القهوة والحليب».
وبعد أيام، أعلن ملك الملوك أن نطاق المؤامرة قد توسّع وباتت الولايات المتحدة وبريطانيا وفرنسا تشارك فيها. أما الرئيس السوري بشّار الأسد، فبعد أسبوعين من بدء الحراك إثر أحداث درعا، ألقى خطاباً شهيراً كشف فيه أن سوريا «تتعرّض لمؤامرة كبيرة خيوطها تمتدّ من دول بعيدة ودول قريبة ولها بعض الخيوط داخل الوطن وتعتمد هذه المؤامرة في توقيتها لا في شكلها على ما يحصل في الدول العربية… اليوم هناك صرعة جديدة هي ثورات بالنسبة لهم ونحن لا نسمّيها كذلك».

الرئيس السوري بشّار الأسد بعد أسبوعين من بدء الحراك، إثر أحداث درعا، ألقى خطاباً شهيراً كشف فيه أن سوريا تتعرّض لمؤامرة كبيرة خيوطها تمتدّ من دول بعيدة ودول قريبة ولها بعض الخيوط داخل الوطن

وأما الرئيس السوداني المخلوع عمر البشير، فكلّ لسانه وهو يفضح المؤامرة التي تجسّدت في الانتفاضة الشعبية قبل أن تطيح به المؤسسة العسكرية التي طالما استند إليها حكمه الاستبدادي. وبعد لقائه نظيره المصري عبد الفتّاح السيسي، الذي ما انفكّ يُحبط المؤامرات هو الآخر، وبعد أسابيع من انطلاق الانتفاضة السودانية، كشف البشير «أن هناك العديد من المنظمات التي تعمل على زعزعة الأوضاع في دول المنطقة». وفيما يخص السودان، يحاول الإعلام الدولي والإقليمي التهويل… هناك محاولات لاستنساخ قضية «الربيع العربي» في السودان بنفس الشعارات والبرامج والنداءات واستخدام وسائل التواصل الاجتماعي».
أما الفريق أحمد قايد صالح، رئيس أركان الجيش الجزائري، فقبل أن يذهب إلى سوتشي ليطمئن مُحبط المؤامرات الأكبر، الرئيس الروسي فلاديمير بوتين، ألقى كلمة أمام وحدات عسكرية جاء فيها: «لقد سبق لي أن أشرت في العديد من المناسبات إلى أن هناك أطرافاً خارجية معادية تتربّص بالجزائر وتحاول التدخّل في شؤونها الداخلية، بتواطؤ مفضوح مع العصابة في الداخل التي نحذّرها من اللعب بالنار، وهي محاولات يائسة تهدف بالأساس إلى زعزعة استقرار وأمن الجزائر… إننا لا نقول هذا الكلام من فراغ، بل لدينا معطيات تؤكد تورّط هؤلاء العملاء وسنتّخذ دون شك الإجراءات اللازمة في الوقت المناسب».
وأما في العراق، فقد كشف مستشار الأمن الوطني ورئيس هيئة «الحشد الشعبي» فالح الفياض، أن الذين يتظاهرون منذ بداية هذا الشهر بلا خوف من الرصاص ليسوا سوى «متآمرين» يعملون وفق مخطط يرمي إلى «إسقاط النظام السياسي وزرع الفتنة». وأكّد أن «الحكومة تعرف تماماً الجهات التي تقف وراء أعمال العنف التي شهدتها البلاد خلال الأيام الماضية، وسيتم الكشف في الوقت المناسب عن أسماء هؤلاء المتآمرين وكافة المعلومات بشأنهم». وقبل أيام، كشفت صحيفة «الأخبار» اللبنانية المقرّبة من «حزب الله» عن حصولها على «وثيقة أمنية تبيّن دور السفارة الأمريكية في بغداد في إدارة التشكيلات السرّية لـ«تظاهرات تشرين» في العراق.
هذا ومن حسن حظّ شعب لبنان أن الأمين العام لـ «حزب الله» لا يؤمن بنظرية المؤامرة، كما شرح بصورة مقنعة تماماً في الكلمة التي ألقاها قبل أيام: «أنا أرفض نظرية المؤامرة، لكن بالأيام الأخيرة مجموعة المعلومات والمعطيات وأعيد وأقول ليس تحليلاً، معلوماتنا ومعطياتنا التي قاطعناها من أكثر من مكان، الآن الوضع في لبنان دخل في دائرة الاستهداف السياسي الدولي والإقليمي والذي يوظّف جهات داخلية. ما عاد الموضوع حراك شعبي واحتجاجات شعبية وصحة وبيئة وفرص عمل وجوعانين وفساد وما شاكل. كلا، بالحد الأدنى معلوماتنا ومعطياتنا والمؤشرات والقرائن..»..
قالها بشّار الأسد: «هناك صرعة جديدة هي ثورات بالنسبة لهم ونحن لا نسمّيها كذلك». أما نحن، وما داموا يصرّون على تسمية الثورات «مؤامرات»، فنقول لهم: فلتحيا «المؤامرات»!

كاتب وأكاديمي من لبنان

نحو ثورة شاملة


 

Vagues-peuple

Révolution populaire

نحو ثورة شاملة

حيّان جابر  – 29 أكتوبر 2019

عادت إلى منطقتنا العربية مشاهد الثورة والتظاهر والاحتجاج الشعبي، لتؤكد عزم الشعوب على تحطيم حاجز الخوف الذي حاصرها طويلا، وتعبّر عن نيتها كسر السلاسل الاستبدادية والطائفية التي كُبلت بها سابقا، ولتعلن بوضوح استمرار الزخم الثوري العربي الشعبي؛ على الرغم من كل المآسي والآلام، والإجرام الذي قوبلت به الثورات التي سبقتها، سيما في سورية واليمن وليبيا، حتى تتمكّن شعوب المنطقة من انتزاع السلطة من الطبقات المسيطرة الحاكمة، وتفرض سلطة شعبية تسترجع الحقوق المسلوبة والمنهوبة، وتؤسس لدولة مدنية وربما علمانية؛ تكفل المساواة في الحقوق والواجبات لجميع مواطنيها من دون أي تمييز عرقي، أو إثني، أو طائفي، أو قومي، على أن تكون دولة دستورية تحترم القانون الذي يجسد مبادئ العدالة والمساواة اجتماعيا وسياسيا واقتصاديا، وتكفل استقلال السلطات الثلاث، وتصون حرية الإعلام والرأي السياسي، وتلغي التفاوت في الدخل، وتفرض الضرائب التصاعدية على أصحاب رؤوس الأموال، وتعفي أصحاب الدخل المحدود منها. فضلا عن ضرورة أن تتحمّل الدولة المنشودة مسؤولياتها الكاملة تجاه جميع مواطنيها من خلال إقرار التأمين الصحي الشامل والفاعل، واستعادة دور الدولة الاجتماعي، كدعم الأسر المحتاجة، ودفع رواتب للعاطلين من العمل، وجعل التعليم مجانيا في جميع مراحله، وتطويره بما يواكب العصر، ويلبي حاجات الدولة والمجتمع والاقتصاد الوطني، وتبني نهج اقتصادي يرفد الدولة بموارد مالية، ويعزّز استقلاليتها واكتفاءها الذاتي، من خلال تحويله إلى اقتصاد متطور ومنتج صناعيا وزراعيا، الأمر الذي يمكّن الدولة من حل جميع المشكلات التنموية والاقتصادية، كنسب البطالة، والحد من نسب الفقر حتى القضاء الكامل عليها، بالإضافة إلى توفير القدرة المالية والإرادة السياسية الضرورية لتحقيق تنمية بشرية وبنيوية متكافئة في سائر أرجاء الوطن. وهو ما يجعلنا في خضم  مرحلة تاريخية عربية جديدة، قد نختلف في تفسير أسبابها ودوافعها وترتيبهما، كما في تحديد مجمل أهدافها، بل قد نختلف أيضا حول وسائلها وآلياتها، وربما تحالفاتها، سيما الخارجية منها، لكننا سوف نجمع على حاملها ومفجرها؛ أي الشعوب، بمجمل تلاوينها واختلافاتها الثقافية والعقائدية والفكرية، أو بالأصح الشعب على اعتباره كيانا واحدا وموحّدا كما أثبتته الحركة الثورية، سيما بنسختيها المستجدتين، العراقية واللبنانية، كيانا ذا طابع إنساني يتفاعل ويتأثر ويؤثر بمجمل محيطه الثوري العربي، لذا وجدنا أثر (وجذور) الثورات السورية واليمنية والتونسية، وأحيانا الليبية، في ثورتي السودان والجزائر، ووجدنا هذه الثورات مجتمعة في الثورة العراقية، ومن ثم اللبنانية، اللتين سوف تؤثران على قادم الثورات العربية، إذ قد نشهد عودة الثورات إلى مصر وسورية وباقي المناطق التي ثارت طويلاً إلى أن تمكّنت قوى الثورة المضادة والقوى الطائفية والاحتلالات الخارجية من تكبيلها بمواجهاتٍ ومصاعب وحروب خارجة عن إرادة الحركة الثورية الشعبية وأهدافها٠

الواضح اليوم أن الشعوب ترفض الاستمرار في لعبة تبادل الكراسي التي تمارسها الفئات الحاكمة من أجل تضليل الشعب، مفضّلين المضي في الطريق الثوري، حتى لو طال زمنه إلى نهاياته المنشودة. وهو ما يتطلّب مزيدا من التضامن والتكامل الثوري داخل حدود الوطن وخارجها، تضامن المسحوقين والمستغلين في مواجهة قوى الأمر الواقع، فانتصار الثورة اللبنانية اليوم أو غدا، خطوة في مسار انتصار الثورة السورية وغيرها من الثورات، والعكس صحيح. إذ كشفت السنوات التي أعقبت موجة الثورات العربية الأولى، وسبقت الموجة الثورية الثانية التي نعيش فصولها اليوم، مدى تماسك قوى السلطة عربيا وإقليميا ودوليا، في مواجهة المد الثوري الشعبي، ما يحمي المافيا الحاكمة من السقوط المدوّي، ويحول دون نجاح الحركة الثورية في حكم الشعب ذاته بقواه وهياكله التمثيلية والتنظيمية الثورية التي يفرزها النضال الشعبي. لذا يتطلّب هذا التحالف السلطوي تحالفا شعبيا مضادّا، يستند إلى حق الشعب في استعادة ثرواته المنهوبة ورأيه المقموع ودوره الممنوع، ما يؤسّس لثورة شاملة ومتكاملة، ثورة الحق في مواجهة الباطل، ثورة المظلومين في مواجهة الظالمين من ناهبي قوت الشعب ولقمة عيشه، ثورة تمتد من لبنان والعراق إلى مصر وسورية واليمن وسائر الدول المنهوبة والمحكومة بقوة الاستبداد والقمع، فمواجهة الشعوب حكومات الذل والاستبداد والنهب والقتل على أوسع نطاق هي الضمان الوحيد لكسر تحالف القوى السلطوية المحلية والإقليمية والدولية، وهو ما سوف يبعثر قواهم ومليشياتهم وأدواتهم القذرة، فعلى الرغم من النجاح النوعي الذي حققته ثورتا الشعبين، العراقي واللبناني، حتى اللحظة، سيما في تعرية النظام الطائفي، وكشف زيف جميع القوى الراعية له وكذبها، والمشاركة فيه، إلا أن الخطر الطائفي ما زال يحوم في المنطقة، ويتربّص اللحظة الملائمة كي ينقض ويستفرد بكل ساحة على حدة. وهو ما يتطلب من الثورة كسر العصبيات التقسيمية، كالقُطرية والفئوية والقومية، واستبدالها بقيم إنسانية لا تكترث بـ “أنت من أين؟” بقدر اكتراثها بما تمثله وتناضل من أجله، فقد حان الوقت كي نجعل من الحرية والعدالة والمساواة آيقونات الثورة الثلاث على امتداد المنطقة كاملة، ومن هتاف “كلّن يعني كلّن” بوصلة للحركة الثورية التي لن ولا يجب أن تستثني أحداً ينتمي أو يدافع أو يتملق التحالف السلطوي المحلي والإقليمي والدولي، ومن “واحد واحد واحد” القاعدة الصلبة التي نؤسّس عليها مستقبلا زاهرا يجمع شعوب المنطقة الثائرة والمتضامنة والمتكاملة في ذات المسار النضالي٠

نعم، قد نلحظ، بسهولة، مدى تقارب وتأثر الثورات العربية ببعضها بعضا في الشعارات والأهازيج الثورية والنمط الاحتجاجي، كما يبدو تضامن الشعوب مع بعضها جلياً عبر مواقع التواصل الاجتماعي والمواقع الإلكترونية، بل حتى في الصحف والمحطات الإعلامية، وفي اللافتات المرفوعة في أثناء الاحتجاجات، إلا أن غياب التضامن الفعلي عن ميدان الفعل الثوري، وافتقاد التكامل الثوري فيما بينها، يمنحان الفرصة تلو الأخرى لقوى الثورة المضادة وقوى السلطة، كي تنظم أدوارها وتتقاسم الوظائف من أجل كسر الحركة الثورية، وتوجيه ضربة قاصمة لها، ضربة قد لا تتمكّن من وأد الثورة، لكنها قد تنجح في حرفها عن مسارها، وفي بعثرة قدراتها ولو إلى حين… هل نشهد قريبا تكاملا ثوريا ميدانيا يحول الساحة العربية إلى ميدان نضال شعبي يقض مضاجع سلطات النهب والاستبداد والاستغلال والإجرام العربية، ويسهّل على الشعوب مهمة تجاوزها نحو المستقبل الذي نرغب به؟

جرى الاعتقاد بأنّ “الربيع العربي” رحل موصوماً بالإرهاب إلى حيث لا عودة، بعدما ترك وراءه شهداء ونازحين ومعتقلين ومفقودين ودماراً شاملاً. بذلك نجحت السلطات في تلقين الشعوب درساً لن تنساه طوال عقود قادمة، والتباهي بقدرتها على تحويل الربيع إلى جحيم لدى أي احتجاج، مهما كان بريئاً. أصبح هذا المشهد، حسب زعم الأنظمة، مشهداً مستقرّاً للعالم العربي، ولآجال غير محدودة، والأغلب إلى الأبد.

الأمر الواضح، أن الربيع لم يرحل حتى يعود، مفاعيله لم تنته بعد، ما زال لعنة مسلَّطةً تهدد الأنظمة. ما رغبوا فيه كان من صنيع أوهامهم، لا الواقع. ويمكن الاستشهاد بالربيع نفسه الذي يأبى أن يدَعهم يطمئنون إلى المستقبل القريب، ما دام يتمدّد، ولا يتقلّص، ينتقل من بلد إلى بلد. إذا أخذ نفساً في العراق فليعيد حساباته، وإذا تعرقل في سورية، فليلملم أشتاته، وإذا حوصر في مصر، فليغيّر أساليبه، بينما يراوح في ليبيا واليمن. لكنه حقّق نجاحات في تونس والجزائر والسودان حتى الآن… وها هو اندلع في لبنان والعراق، والأعداء بالمرصاد.

يجادل معلّقون بأن ما يحصل في البلدان العربية، حراك محدود واحتجاجات مؤقّتة، لو أنّ الأنظمة استجابت إلى مطالب المتظاهرين لانتهت في وقتها. من جانب آخر، لا يجوز أن يطلَق على ما يجري وصف “ثورة”؛ فهي لا تشبه الثورة الفرنسية ولا الروسية، أو أشباه الثورات في البلدان التي تحرّرت من الاستعمار، وباشرت ثوراتها تحت قيادة العسكر، بينما بقيت على صلة مع المستعمر الذي خرج منها، وعاد تحت ذرائع أخرى.

نعم، التاريخ لا يعيد نفسه، لكن ما يتشكّل على الأرض، لا يمكن فهمه إلا على أنه ثورة على امتداد مساحة العالم العربي، الأنظمة أول من أدرك أخطارها، ولم يكن مدّ يد العون إليها، أو المساعدة على قمعها من بلدان المنطقة، إلّا لإبعاد تداعياتها عنها خشية من عدواها. وكان في إبراز الحرب السورية، كمثال دموي، استباقٌ لعدم جدوى أيّ حراك، فالثورة السورية أصبحت مادة تُستخدم لإقناع الشعوب بما يمكن أن يستجرّه التمرد على الدولة من ويلات عليها.

تأخذ الثورة في بلاد العرب شكلها الممزّق من التشرذم العربي، لكن مهما اختلفت ظروفها في الداخل، فأقدارها واحدة. تعاني هذه البلدان من ظروف متشابهة؛ طغيان، وقمع، وأجهزة مخابرات تهيمن على البلاد، وأوضاع اقتصادية سيّئة، وتدهور معيشي، وافتقاد إلى حرية الرأي والتعبير، وفساد معمّم، ونهب مستشرٍ، وانعدم المساواة، ورقابة، وسجون، وعدالة مقيدة، وقضاء منتهك… بينما الناس يلهثون لتأمين لقمة العيش. ما يشكّل بيئات طاردة تدفع الشبّان إلى الهجرة.

أوضح ما فعلته الثورات، كان في تجديد اللغة، وإعادة تعريف ما يبدو متغيرات، بينما هو إعادة الأمور إلى نصابها، فلم يعد تعريف “الشعب” على أنه جماهير الأحزاب الحاكمة، ولا قطعان مسيّرة، والوطن ليس من أملاك الرئيس يورثه لأولاده من بعده، ولا الجيش عقائدياً، أو لحماية المستبد من الانقلابات.

أعاد الربيع الاعتبار للشعب والوطن والجيش. وأتاح تعريف الدكتاتوريات الحالية، فإذا كانت الأزمات تصنع الرجال، فالربيع كشف عن حكّام ليسوا أكثر من مهازل مضحكة، لصوص وعملاء، وفي أفضل الأحوال؛ أغبياء.

لن نغمطهم حقهم من التعلم، فدرس الربيع كان بالغ التأثير، رغم أنهم احتاطوا من قبل بألا يثقوا في شعوبهم، واعتبار الجماهير عدوهم الحقيقي، وحدها الأجهزة الأمنية تحميهم من غضب الناس، كذلك استثمار الفوائد العائدة من تحويل الجيش إلى أداة ترهيب وتخريب. أما الجديد الذي تعلموه؛ إذا شاب تقصير في القضاء على الاحتجاجات، فالاستعانة بدول أجنبية، أثبته النظام السوري بالاستنجاد بروسيا وإيران، إضافة إلى تصنيع الإرهاب، ما يحلّل استعمال البراميل المتفجّرة والكيماوي، ويتيح للدول الديمقراطية الصمت على الانتهاكات.

حالياً، الربيع عراقي لبناني، كلاهما انضمّا إلى ربيع العرب، لم يلجمهما الجحيم السوري، ومهما كان الوصف: حراك أو احتجاج، انتفاضة أو ثورة… كلّ هذا من تداعيات ربيع كان على رأس أعماله: الحرية والعدالة وإنهاء الفساد.

هذه الاحتجاجات السلمية، ميادينها الساحات والشوارع، وهي تدرك، ألّا بديل عن إسقاط النظام. هذا المفصل التاريخي الآخذ بالترسُّخ، يَعِدُ بمرحلةٍ قد تمتد سنوات وسنوات لتستكمل الثورات أعمالها. التاريخ بطيء، لكنه سريع ما دام الربيع العربي في ازدهار متواصل.

FMI… ! صندوق النقد الدولي


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FMI-Dictature-Dictateur

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S’attaquer aux racines du jihadisme


La bataille contre le djihadisme reste un combat de longue haleine, autant politique et culturel que militaire.

La mort d’Abou Bakr Al-Baghdadi, chef de l’organisation Etat islamique (EI), tué dimanche 27 octobre dans la région d’Idlib, en Syrie, lors d’un raid des forces spéciales américaines, est, comme celle en 2011 d’Oussama Ben Laden, le dirigeant d’Al-Qaida, à Abbottabad, au Pakistan, un jalon important dans la lutte antidjihadiste. Dans la guerre contre des mouvements entretenant le culte du chef, il ne faut pas sous-estimer l’impact psychologique et organisationnel de cette mort, mais elle ne sera pas suffisante pour venir à bout de l’hydre terroriste.

Au départ, Abou Bakr Al-Baghdadi a embrassé la lutte armée dans une logique de guerre classique, pour résister à l’invasion et à l’occupation de son pays par l’armée américaine et ses alliés. La naissance de l’EI restera le symbole que le monde, et particulièrement le Moyen-Orient, n’a pas fini de payer le prix de la réponse désastreuse apportée par l’administration Bush aux attaques du 11 septembre 2001 contre les Etats-Unis. Au lieu de laisser les services secrets se concentrer sur la lutte clandestine contre Al-Qaida, la militarisation d’une guerre tous azimuts a fortement contribué au développement du mouvement djihadiste.

Al-Baghdadi est devenu le chef d’une organisation qui a basculé dans le terrorisme en deux temps. Premièrement, avec des attaques contre les civils irakiens, pour la plupart musulmans, davantage ciblés que les forces d’occupation. Ce schéma sanglant sera répliqué en Syrie. Le sommet de cette folie meurtrière sera atteint avec la tentative d’extermination génocidaire des yézidis. Deuxièmement, à partir de l’intervention militaire occidentale, en 2014, avec une internationalisation du combat de l’EI, la plus spectaculaire attaque ayant été l’infiltration en Occident du commando qui a frappé Paris en novembre 2015.

Dans l’ivresse de ses victoires et soucieux d’aller plus loin que Ben Laden, Al-Baghdadi s’est autoproclamé « calife Ibrahim ». Même si les théologiens du monde du djihad n’ont jamais vraiment pris au sérieux l’imam de Samarra, la création du « califat » fut une caisse de résonance qui a attiré des dizaines de milliers de jeunes islamistes vers la « guerre sainte ».

La question posée aujourd’hui consiste à savoir si l’élimination d’Al-Baghdadi et de son numéro deux lors du même assaut sonne le glas du mouvement djihadiste. L’EI irako-syrien est certes redevenu une organisation clandestine, à la suite de la perte des territoires du « califat », mais sa capacité de nuisance demeure. Son internationalisation est même en essor, avec l’apparition de nouvelles bases et la perpétration d’attentats partout dans le monde. Pire, les raisons de ses succès initiaux sont toujours là, à commencer, au-delà de politiques étrangères occidentales contestables, par l’existence de régimes sectaires et corrompus dans la région, et d’un régime outrageusement criminel à Damas.

La lutte contre le djihadisme ne se réglera pas par la mort d’un homme. Non seulement Al-Qaida ou l’organisation Etat islamique survivent à la disparition de leur chef, mais le djihadisme continue d’attirer des partisans. Cette guerre est autant politique, culturelle que militaire. S’il est important de remporter une bataille symbolique, il ne faut jamais perdre de vue qu’il s’agit d’un combat de longue haleine, qui sera peut-être l’affaire de plusieurs générations. Or, depuis la déclaration de guerre initiale de Ben Laden, la lutte a davantage tendance à s’intensifier qu’à s’atténuer. S’il est légitime de tuer les guerriers du djihad, il n’est pas interdit, au-delà de la mort d’Al-Baghdadi, de réfléchir au fait qu’il faudra bien un jour établir un plan de bataille contre les racines du djihadisme.

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Visages du terrorisme contre les populations en Syrie

Les forces américaines retournent dans des bases au nord et au nord-est de la Syrie…


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Les forces américaines retournent dans des bases du nord et du nord-est de la Syrie d’où elles se sont retirées quelques jours auparavant…

28 octobre 2019 – OSDH

L’OSDH a appris que les forces américaines retournent dans des bases d’où elles s’étaient retirés ces derniers jours dans le nord et le nord-est de la Syrie, à la suite de la décision du président américain Doland Trump. Selon les détails recueillis, plus de 500 soldats américains et du matériel militaire sont arrivés à la base de Qesreki situé sur la route m4 entre Tall Tamer et Tall Baydar, dans la zone reliant la frontière irakienne – Qamechli – Alep, au cours des trois derniers jours, l’aéroport de Serrin a été témoin du mouvement d’atterrissage d’avions américains et du déchargement d’avions cargo, en plus de la présence de véhicules et d’équipements logistiques et militaires Américains.

L’Observatoire syrien a publié ce matin l’entrée de deux convois des forces américaines peu de temps après minuit du dimanche à lundi sur le territoire syrien par le poste-frontière Al-Walid, qui comprend plus de 85 véhicules et camions transportant du matériel militaire et logistique, le processus était accompagné par le vol intensif d’aéronefs dans la région. Le nombre de camions et de véhicules introduits en quatre étapes depuis lundi soir a atteint 150 camions et véhicules américains Hummers, sur la route internationale reliant Al-Hassakah et Qamechli.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a également surveillé l’entrée du deuxième convoi de 35 véhicules blindés américains accompagné d’une couverture aérienne militaire.

القوات الأميركية تعود إلى قواعد شمال وشمال شرق سورية كانت قد انسحبت منها خلال الأيام الفائتة بقرار من ترامب

OSDH – 28 أكتوبر,2019

علم المرصد السوري لحقوق الإنسان أن القوات الأمريكية تعود إلى قواعد كانت قد انسحبت منها خلال الأيام الفائتة شمال وشمال شرق سورية، بعد قرار الرئيس الأمريكي دولاند ترامب، وفي التفاصيل التي رصدها المرصد السوري، فإن أكثر من 500 جندي أمريكي ومعدات عسكرية ولوجستية وصلت إلى قاعدة قسركي الواقعة على اتستراد الـ m4 بين تل تمر وتل بيدر، ضمن المنطقة الواصلة بين الحدود العراقية – القامشلي – حلب، وذلك على مدار الأيام الثلاث الفائتة، كما أن مطار صرين يشهد منذ 5 أيام حركة هبوط طائرات أميركية وإفراغ لطائرات شحن بالإضافة لوجود آليات ومعدات لوجستية وعسكرية أميركية فيها.

ونشر المرصد السوري صباح اليوم، دخول قافلتين اثنتين تابعة للقوات الأمريكية بعد منتصف ليل الأحد – الاثنين إلى الأراضي السورية عبر معبر الوليد الحدودي، تضم أكثر من 85 آلية وشاحنة وعربة تحمل على متنها معدات عسكرية ولوجستية، وترافقت عملية دخولها مع تحليق مكثف لطائرات في سماء المنطقة ليرتفع إلى نحو 150 تعداد الشاحنات والآليات التي جرى إدخالها على 4 مراحل منذ مساء أمس الاثنين، حيث نشر المرصد السوري أنه رصد دخول عدد من الشاحنات التابعة لقوات التحالف الدولي، إضافة إلى مجموعة من سيارات الهامر الأمريكية، على الطريق الدولي الرابط بين الحسكة والقامشلي.

ورصد المرصد السوري لحقوق الإنسان، كذلك، دخول القافلة الثانية للمدرعات الأمريكية المكونة من ٣٥ مدرعة، حيث دخلت تلك القافلة الأراضي السورية بغطاء جوي من الطيران الحربي، وسط معلومات عن دخول قافلة أخرى خلال ساعتين

Le débarquement des forces américaines a fait neuf morts, dont un enfant, deux femmes et des dirigeants du premier rang de Daech – ليلة باريشا الغامضة: عملية إنزال للقوات الأميركية، أفضت إلى 9 قتلى بينهم طفل وامرأتين


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ليلة باريشا الغامضة: قصف جوي واشتباكات على الأرض.. وعملية إنزال للقوات الأميركية، أفضت إلى 9 قتلى بينهم طفل وامرأتين وقيادات بالصف الأول من تنظيم “الدولة الإسلامية”

 

يواصل المرصد السوري لحقوق الإنسان مواكبته للأحداث التي شهدتها منطقة باريشا شمال مدينة إدلب مساء أمس السبت، حيث أبلغت مصادر موثوقة المرصد السوري أن معلومات استخباراتية كانت لدى الـ “cia واستخبارات الإدارة الذاتية شمال وشمال شرق سورية” حول وجود قيادات من الصف الأول لتنظيم “الدولة الإسلامية” في منطقة باريشا، من ضمنهم (أبو اليمان) وهو “أمير الأمنيين في بلاد الشام” ومقرب من البغدادي وظهر إلى جانبه في آخر إصدار مصور للبغدادي، فيما أضافت المصادر للمرصد السوري أن العملية تأخرت على الرغم من وجود معلومات استخباراتية قوية، بسبب انطلاق عملية “نبع السلام” شرق الفرات.

وبالعودة إلى تفاصيل ما جرى ليلة أمس، فإن الطائرات الأميركية التي قدِمت من داخل الأراضي التركية، عمدت إلى تنفيذ عملية إنزال في المنطقة واشتبكت مع المتواجدين قرب المنزل المستهدف غرب باريشا، كما أن من ضمن القتلى الـ 9 هناك امرأتين اثنتين وطفل، بينما المنزل المستهدف جرى شراءه من قيادي جهادي قبل أيام وعرّف عن نفسه أمام أهالي المنطقة أن حلبي، كما أبلغت مصادر المرصد السوري أن العملية التي جرت في تمام الساعة الـ 9 والنصف بتوقيت غرينتش، شاركت فيها استخبارات عربية، بالإضافة لاستهداف جوي من قبل الطائرات المروحية والطائرة الحربية المرافقة لها.

ونشر المرصد السوري صباح اليوم، أنه رصد هجوم نفذته سرب مؤلف من 8 طائرات مروحية ترافقها طائرة حربية تابعة جميعها للتحالف الدولي على مواقع يتواجد بها تنظيم حراس الدين الجهادي وعناصر من تنظيم “الدولة الإسلامية” في منطقة باريشا شمال مدينة إدلب، وذلك بعد منتصف ليل السبت – الأحد، حيث استهدفت المروحيات مواقع التنظيمات بضربات مكثفة وعنيفة لمدة نحو 120 دقيقة، ترافقت مع استهداف الجهاديين للمروحيات بالأسلحة الثقيلة، ووثق المرصد السوري مقتل 9 أشخاص جراء هجوم مروحيات التحالف، ولا يعلم حتى اللحظة فيما إذا كان أبو بكر البغدادي متزعم تنظيم “الدولة الإسلامية” من ضمن القتلى، يذكر أن عدد القتلى مرشح للارتفاع لوجود عدد كبير من الجرحى بعضهم في حالات خطرة بالإضافة لوجود معلومات عن قتلى آخرين.

مكان مقتل البغدادي: العثور على 7 جثث… والمنزل لتاجر حلبي

أحمد الإبراهيم – 27 أكتوبر 2019
العربي الجديد

عثرت فرق الإنقاذ، اليوم الأحد، على جثث تعود لسبعة أشخاص، بينهم مدنيون، في المكان الذي نفذت فيه قوات تابعة للجيش الأميركي عملية عسكرية، أدت إلى مقتل زعيم تنظيم “داعشأبو بكر البغدادي.وأكد مصدر طبي لـ”العربي الجديد” أن القتلى هم ثلاث نساء وطفلة وثلاثة رجال، إضافة إلى 11 جريحاً، مشيراً إلى أن بين القتلى والجرحى مدنيين.وأضاف المصدر أن المنزل الذي تمت مداهمته قرب قرية باريشا، شمال غربي إدلب، “دمر بالكامل”، مشيراً إلى أنه “ما زالت أعمال البحث جارية عن جثث تحت الأنقاض”.وأعلن الرئيس الأميركي دونالد ترامب، في مؤتمر صحافي اليوم، مقتل البغدادي في عملية سرية نفذتها قوات أميركية خلال الليل، في قرية باريشا في محافظة إدلب شمال غربي سورية.وأشار إلى أنه قتل بعد أن فجر سترة ناسفة كان يرتديها، عقب حشره في نفق أسفل المجمع السكني الذي كان يسكن فيه. وقال إنه جرى التعرف على هوية زعيم التنظيم من خلال نتائج اختبارات أجريت بعد العملية، وأشار إلى أن القوات الأميركية ظلت في الموقع لمدة ساعتين تقريباً.وبحسب المصدر الطبي، فإن فرق الإنقاذ لم تعثر على أي شيء يتعلق بالبغدادي أو تنظيم “داعش” في الموقع الذي تم تدميره.بدروها، ذكرت مصادر محلية لـ”العربي الجديد”، أن المنزل الذي كان البغدادي موجوداً فيه يعود لتاجر من محافظة حلب، يدعى أبو محمد الحلبي، كان قد اشتراه قبل عامين.

وأوضحت أن “الحلبي” كان قليل الاحتكاك بالسكان، ولم يكن له أي نشاط غير اعتيادي، ونفت أي علم لها بارتباطه بتنظيم “حراس الدين” المبايع لتنظيم “القاعدة”.

وفي يوليو/ تموز الفائت أعلنت “هيئة تحرير الشام” قتل المرافق الشخصي لزعيم تنظيم “داعش” في اشتباك معها في محافظة إدلب، وذلك بعد ورود عدة تقارير تفيد بوجوده في المحافظة.

في الطريق إلى باريشا والبغدادي… أطراف مختلفة اجتمعت لهدف واحد

مازن المصطفى – 27 أكتوبر 2019
العربي الجديد

لا يزال الغموض يكتنف عملية الإنزال الجوي التي نفذتها مروحيات يعتقد أنها أميركية واستهدفت ما قيل إنه منزل أو مقر كان يختبئ فيه زعيم تنظيم داعشأبو بكر البغدادي في قرية باريشا، على الحدود التركية السورية.

وبحسب معلومات حصلت عليها وكالة الأناضول التركية، فإن العملية استمرت لمدة أربع ساعات، تم تنفيذها على دفعتين، انتهت بتدمير المنزل المستهدف بشكل كامل، وأن مصادر طبية عثرت على 7 جثث في المكان، بينهم طفل وثلاث نساء.

وتداول ناشطون مقطعاً مصوراً أظهر مسلحين يُعتقد أنهم يتبعون لـهيئة تحرير الشام يتحلقون حول رجل مدني، قيل إنه راعي أغنام يقطن في خيمة قريبة من المنزل المستهدف.

وقال الراعي في الفيديو إن الجنود المشاركين في العملية داهموا المنزل وأخرجوا منه ثلاثة أطفال، وسلموهم إلى شاب من سكان المنطقة، وطلبوا منه الابتعاد عن مكان المنزل لمسافة بعيدة ريثما ينتهي القصف.

وأشار الراعي إلى أن المنزل يعود لشخص يدعى أبو محمد سلامة، وأن المهاجمين طلبوا منه تسليم نفسه فوراً إثر عملية الإنزال.

فمن هو أبو محمد سلامة أو أبو محمد الحلبي الذي كان البغدادي يختبئ في منزله؟ ولماذا اختار البغدادي أساساً باريشا ملجأ له، بعد أن زادت عمليات المطاردة بحقه، بعد الانهيار شبه التام لتنظيمه في سورية والعراق؟.

تقول مصادر محلية إن أبو محمد سلامة قدم مع عائلته إلى القرية منذ فترة ليست طويلة، وبنى المنزل الذي استُهدف في العملية، بعد أن كان المنزل على الهيكل، واشتراه بـ25 ألف دولار، وهو نازح من مدينة حلب لا يعرف عنه أكثر من هذه المعلومات، سوى أن مصادر أخرى قالت إن الرجل ينتمي بشكل سري لتنظيم حراس الدين“، الذي ولد بعد خلافات بين الأقطاب التي تنبثق منها تنظيمات تتبنى أفكار تنظيم “القاعدة”.


أما باريشا، وهي قرية جبلية تقع ضمن سلسلة جبال حارم وفي المنتصف بين ناحيتي سرمدا وحارم، وتبعد عن الشريط الحدودي مع تركيا حوالي 5 كيلومترات، تسيطر عليها حالياً هيئة تحرير الشام” (النصرة سابقاً)، وتتخذ فيها مقرات لها، وكان قياديون كبار، سواء من هيئة تحرير الشام أو من التنظيمات التي استولت على القرية من قبل، يتخذون من القرية مسكناً لهم، لبعدها عن مناطق الاستهداف وقربها من الحدود، قبل أن يخرج معظمهم منها مع تدفق النازحين إلى القرية، واستهداف الكثير منهم من قبل التحالف الدولي في مناطق قريبة.

وبحسب المعلومات، فإن القرية تضم في الوقت الحالي مقراً لتنظيم حراس الدين“، الذي من المعتقد أن أبو محمد سلامة ينتمي إليه، وهذا التنظيم الأقرب فكراً في الوقت الحالي لتنظيم داعش.

واستقطبت طبيعة باريشا الجبلية في وقت مضى تنظيم حركة أحرار الشام التي استثمرت كهوفاً ومغاور داخل الجبال لتجعلها مستودعات عسكرية وطبية، قبل أن تدحر هيئة تحرير الشام عناصر أحرار الشام عن القرية إثر سيطرتها على معبر باب الهوى القريب من القرية.

ويجاور القرية عدد من المخيمات الحدودية، أقربها مخيم طور لاها الذي يقطنه نازحون من عدة مناطق في كل من ريفي إدلب وحماه، وبعض أرياف حلب.

وعمد نازحون آخرون في الآونة الأخيرة إلى شراء أراضٍ في القرية وبناء منازل عليها، في ظل حركة النزوح الكبيرة من الريف الجنوبي لإدلب والشمالي لحماة، إثر سيطرة قوات النظام على بلداتهم وقراهم.

مشاركون في قتل البغدادي؟

ويثير التصريح الذي أدلى به مسؤول تركي لوكالة رويترز“، عن أن البغدادي وصل قبل 48 ساعة إلى المكان قبل تنفيذ العملية، أسئلة حول الطريق التي سلكها البغدادي للوصول إلى باريشا، وأين كان قبل أن يقصدها، فإذا كان قد خرج من العراق أو مناطق حدودية سورية مع العراق، كما تشير أغلب التكهنات بأن البغدادي كان يتخذ من البادية بين سورية والعراق منطقة لتحركاته، فإنه سيمر أو مر حتماً بمناطق سيطرة قوات سورية الديمقراطية، أو ربما مناطق سيطرة قوات النظام السوري شرقي سورية، والتي باتت القوات الأخيرة تتمدد فيها أكثر وأكثر بعد الاتفاق التركيالروسي الذي تلا إطلاق العملية التركية العسكرية شرقي الفرات.

وقالت وزارة الدفاع التركية إن الجيشين التركي والأميركي تبادلا ونسقا المعلومات قبل الهجوم، في محافظة إدلب السورية، الذي نفذه الجانب الأميركي.

ويفتح هذا التصريح الباب أمام تكهن يفيد بأن طائرات الاستطلاع التركية المشاركة في عملية شرقي الفرات، والتي تمشط المنطقة لمراقبة سير العملية، أو عمليات الانسحاب لـقوات سورية الديمقراطية، إثر تعليق العملية لإعطاء مهلة 150ساعة إضافية لانسحاب قسد، ربما هي من رصدت حركة البغدادي حتى وصوله إلى باريشا على الحدود التركيةالسورية ومن ثم استهدافه.

وكان قائد قوات سورية الديمقراطية مظلوم عبدي قد ألمح، في تصريح صباح اليوم الأحد، إلى مشاركة قسد في تقديم معلومات للجانب الأميركي عن البغدادي حين كتب على حسابه عبر في تويتر“: عملية تاريخية ناجحة نتيجة عمل استخباراتي مشترك مع الولايات المتحدة.

وأيضاً أشار مسؤولون عراقيون أمنيون إلى أن الاستخبارات العراقية والفريق المكلف بملاحقة البغدادي حصلا على معلومات من السوريين تفيد بمقتل زعيم تنظيم داعش، ما يدل على تنسيق الجانب العراقي أيضاً في المعلومات المشاركة في العملية، أما الإشارة الى المعلومات من خلال الحصول عليها من السوريين فلا شك فب ألا تواصل للسلطات العراقية داخل سورية سوى مع النظام السوري، وربما يكون هو المقصود بإعطائه المعلومات، وهنا لا بد من ضمه إلى دائرة المشاركين في التنسيق وإعطاء المعلومات.

وبذلك، قد تكون أطراف عدة قد شاركت في تقديم معلومات استخباراتية والتنسيق قبل العملية، وهي العراق وتركيا، وقسد، وربما النظام السوري.

إذا صح مقتل “البغدادي” بالفعل فإن ذلك سيمنح روسيا ضوءًا أخضر لشن عملية عسكرية في إدلب


 

Le-Yoyo-du-Khalifah

Abou Bakr Al-Baghdadi serait tué lors d’un raid tôt ce matin

OSDH – 27 أكتوبر,2019

مدير المرصد السوري: 8 طائرات مروحية خرجت من شمال شرق حلب في الساعة 12 ونصف صباحاً بالتوقيت الصيفي لسورية، رافقتها طائرة حربية شنت غارة ودخلت المروحيات في اشتباكات مع عناصر متحصنة في منزل قرب منطقة غرب قرية “باريشا” في إدلب.. المروحيات دليل على أن العملية كانت تتضمن إنزالا ورغبة في اعتقال القيادي الذي كان متحصنا في ذلك المنزل.. المنزل يعود بالفعل إلى قيادي جهادي لا نعلم فيما إذا كان “البغدادي”.. وهناك 9 قتلى نتيجة العملية من بينهم القيادي وزوجته وعدد من الأطفال.. إذا صح مقتل “البغدادي” بالفعل فإن ذلك سيمنح روسيا ضوءًا أخضر لشن عملية عسكرية في إدلب، التي يتواجد فيها نحو 4 ملايين نسمة، وهناك منظمات إنسانية متواجدة في المنطقة تدعمها أميركا ويبدو أن ضمن هذه المنظمات يوجد عناصر استخبارات تعطي إحداثيات عن المنطقة، أي أن عشرات الملايين من الدولارات التي دفعتها أميركا لهذه المنظمات لم تذهب سدى.

Le chef de l’EI présumé mort après un raid américain en Syrie selon des médias


AFP – 27 Oct 2019

Deux-visages-du-terrorisme-4

Al Assad, Al Jolani, Al-Baghdadi, visages du terrorisme – الأسد، الجولاني، البغدادي، وجوه الإرهاب في سوريا

 

Le chef du groupe Etat islamique (EI), Abou Bakr al-Baghdadi, a été visé par une opération militaire en Syrie et aurait été tué, ont affirmé samedi plusieurs médias américains à quelques heures d’une annonce “très importante” de Donald Trump dimanche matin.

Selon CNN et ABC, qui citent des hauts responsables, al-Baghdadi a trouvé la mort lors d’une opération de l’armée américaine dans le nord-est de la Syrie.

Selon CNN, des tests sont en cours afin de pouvoir confirmer formellement la mort du chef du groupe jihadiste responsable de multiples attentats sanglants à travers le monde. Selon un responsable cité par ABC, il aurait fait exploser sa veste chargée d’explosifs pour se suicider.

Interrogé par l’AFP, le Pentagone s’est refusé à tout commentaire.

“Le président des Etats-Unis fera une annonce très importante demain matin à 9H00 (13H00 GMT) depuis la Maison Blanche”, a déclaré Hogan Gidley, porte-parole de l’exécutif américain, sans autres précisions.

Peu avant cette annonce, Donald Trump avait publié un message sybillin sur Twitter. “Quelque chose d’énorme vient de se passer!”, avait-il écrit.

Si l’opération militaire américaine a effectivement été couronnée de succès, elle serait la plus importante visant un haut responsable jihadiste depuis la mort, le 2 mai 2011, d’Oussama Ben Laden, le chef d’Al-Qaïda tué par les forces spéciales américaines à Abbottabad au Pakistan.

Ce développement intervient dans une période d’intense activité militaire dans le nord de la Syrie.

Le régime syrien et son allié russe ont accéléré le déploiement de leurs troupes à la frontière syro-turque, tandis que les Américains annonçaient l’envoi de renforts militaires dans une zone pétrolière plus à l’est sous contrôle kurde.

– Apparition publique en 2014 –

Abou Bakr al-Baghdadi n’a plus donné signe de vie depuis un enregistrement audio diffusé en novembre 2016, après le début de l’offensive irakienne pour reprendre Mossoul dans lequel il exhortait ses hommes à lutter jusqu’au martyre.

C’est à Mossoul que le chef de l’EI a fait sa seule apparition publique connue, en juillet 2014, à la mosquée al-Nouri.

En turban et habit noirs, barbe grisonnante, il avait alors appelé tous les musulmans à lui prêter allégeance après avoir été désigné à la tête du califat proclamé par son groupe sur les vastes territoires conquis en Irak et en Syrie voisine.

De son vrai nom Ibrahim Awad al-Badri, le chef de l’EI serait né en 1971 dans une famille pauvre de la région de Bagdad. Passionné de football, il a échoué à devenir avocat puis militaire avant d’étudier la théologie.

C’est lors de l’invasion américaine de l’Irak en 2003 qu’il créé un groupuscule jihadiste sans grand rayonnement avant d’être arrêté et emprisonné dans la gigantesque prison de Bucca.

Libéré faute de preuves, il rejoint un groupe de guérilla sunnite sous tutelle d’Al-Qaïda et en prend la tête quelques années plus tard. Profitant du chaos de la guerre civile, ses combattants s’installent en Syrie en 2013 avant une offensive fulgurante en Irak.

Le groupe, rebaptisé Etat islamique, supplante Al-Qaïda, tandis que ses succès militaires initiaux et sa propagande soigneusement réalisée attirent des milliers de partisans du monde entier.

 AL-FURQAN MEDIA/AFP/Archives / – Le chef du groupe Etat islamique (EI), Abou Bakr al-Baghdadi, dans une vidéo publiée par le media Al Furqan le 29 avril 2019ٍّ
 
RFI: Abou Bakr al-Baghdadi était réapparu dans une vidéo de propagande fin avril 2019.
 

Torture en Syrie : «Les tabassages se déroulaient deux fois par jour»


Du matériel de torture utilisé dans une prison près de Damas, en Syrie. Photo Stringer. AFP

Du matériel de torture utilisé dans une prison près de Damas, en Syrie. Photo Stringer. AFP

Dans sa dernière étude, l’ONG Réseau syrien des droits de l’homme estime que plus de 14 000 personnes sont mortes après avoir été torturées dans des prisons et des hôpitaux militaires du régime d’Al-Assad depuis mars 2011.

La liste est atroce. Elle recense, avec parfois des schémas à l’appui, 72 méthodes de torture employées par le régime syrien dans ses geôles et ses hôpitaux militaires. La «chaise allemande» et le «tapis volant», qui broient le dos et la colonne vertébrale, les suspensions au plafond, par un bras ou une jambe, des heures durant, les brûlures en faisant fondre des sacs en plastique ou après avoir aspergé les corps d’insecticide, les électrocutions, les coups qui fracturent mains, pieds, cages thoraciques ou crânes, les fouets qui lacèrent la peau, les viols.

Les sévices, compilés dans le dernier rapport du Réseau syrien pour les droits de l’homme (SNHR), sont tous plus abominables les uns que les autres. Ils ne se déroulent pas que dans des chambres de torture, mais aussi dans des cellules surpeuplées, sans aucune hygiène, où les morts sont abandonnés à côté des encore vivants pendant des jours, et où la nourriture manque cruellement. Elle se poursuit dans les hôpitaux militaires, où des torturés qui y sont parfois envoyés se voient frappés et où des étudiants en médecine s’en servent comme cobayes pour s’exercer. Le SNHR, qui compile les disparitions et enquête sur le système de détention en Syrie depuis le début du soulèvement, a calculé que 14 298 personnes, dont 63 femmes et 178 enfants, sont morts sous la torture entre mars 2011 et septembre 2019. Parmi elles, 14 131 l’ont été par le régime de Bachar al-Assad, les autres par des groupes jihadistes ou armés.

Le recours à la torture par Damas est largement documenté. Plusieurs ONG, dont Amnesty International et Human Rights Watch, ont publié des études ces dernières années dénonçant son caractère systématique et industrialisé. Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a également accusé le régime syrien d’extermination et de crimes contre l’humanité dans un rapport, transmis début 2016 au Conseil de sécurité, intitulé «Hors des regards, loin des consciences : les morts en détention dans la République arabe syrienne». Damas a toujours nié.

Crises d’hystérie

Ceux qui sortent de cet «archipel de la torture», selon l’expression d’Amnesty International, le doivent le plus souvent à leur famille, qui a pu identifier et payer des officiers corrompus. Omar Ahmad al-Shegri a passé trois ans et demi dans la prison de Saidnaya, à proximité de Damas, et dans celle de la branche 215 des services de renseignement militaire, également à Damas. «L’une des méthodes les plus cruelles consistait à m’électrocuter après m’avoir renversé un liquide sur le corps. Cela cause des douleurs insupportables. Une autre était de nouer le pénis avec un fil et de me faire boire de l’eau salée. Au bout d’un quart d’heure, la douleur gagne les reins et le pelvis. […] Durant les interrogatoires, j’ai eu les mains, les pieds et les côtes fracturés après avoir été battu à coups de barre de fer. J’ai toujours les cicatrices des fractures», a-t-il expliqué aux enquêteurs de SNHR.

Quand il a été libéré en juin 2015, Omar al-Shegri pesait 35 kilos et était tuberculeux. D’autres rescapés ont raconté comment les sévices subis poussent certains à sombrer dans la folie. Ils délirent, souffrent d’amnésie et d’hallucinations et font des crises d’hystérie. Les gardiens les laissent dans les cellules avec les autres. La plupart des victimes de ce syndrome de «dissociation» finissent par mourir.

«Lame»

Les sévices ne s’arrêtent pas aux portes des hôpitaux militaires. Certains qui y ont été envoyés ont raconté comment ils avaient été battus et laissés sans soin. «Les tabassages se déroulaient deux fois par jour, à 16 heures et 2 heures. Il y avait quatre employés de l’hôpital et un officier. Durant les deux premiers mois et demi, nous sommes restés nus, les yeux bandés», a témoigné Nayel Bashir al-Mughrabi, originaire de la banlieue de Damas. «Il y avait un adolescent de 15 ans qui était sur le même lit que moi. Ils avaient l’habitude de le frapper avec une grenade, ils lui ont cassé toutes les dents. Une fois, ils l’ont aspergé d’insecticide, lui ont mis le feu, et ont ensuite enveloppé son corps de gaze. Parfois, ils enlevaient la gaze, lui coupaient la peau avec une lame, et remettaient la gaze.» Le Réseau syrien des droits de l’homme a identifié six tortionnaires de haut rang, dont Yasin Ahmad Dahi, qui a dirigé la branche 235 où il supervisait la torture des détenus, avant de prendre la tête de la sécurité militaire à Deir ez-Zor, puis à Homs. Egalement incriminé, Ghassan Jawdat Ismail, directeur de la sécurité de l’armée de l’air. Il est visé depuis 2012 par des sanctions de l’Union européenne.

En novembre 2018, la France a lancé des mandats internationaux pour «complicité d’actes de torture», «complicité de disparitions forcées» et «complicité de crimes contre l’humanité» contre trois des plus hauts dignitaires du régime syrien. Parmi eux figurent Ali Mamlouk, directeur du bureau de la sécurité nationale, et Jamil Hassan, chef des services de renseignement de l’armée de l’air, déjà visé par un mandat d’arrêt allemand. Ils sont poursuivis depuis la mort de Mazen Dabbagh et de son fils, Patrick. Tous deux franco-syriens, ils ont été arrêtés à Damas en 2013 et sont morts en détention.

Luc Mathieu

Erdogan: Nous ouvrirons les frontières aux Syriens vers l’Europe si les projets dans la « zone de sécurité » ne sont pas soutenus


Statistiques-ٍRéfugiés-syrien-mars-2018

26 oct 2019

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a menacé samedi d’ouvrir les portes de l’immigration aux réfugiés syriens en Europe si les projets turcs dans la zone de sécurité du nord-est de la Syrie n’étaient pas soutenus.

« Ce que nous attendons de la communauté internationale, c’est de respecter notre fermeté vis-à-vis de la sécurité de nos frontières et de soutenir nos projets de retour des Syriens qui se trouvent dans notre pays », a déclaré Erdogan.

« Nous établirons une zone de sécurité entre Tall Abyad et Ras Al Ayn, si nécessaire, avec la mise en place d’infrastructures, de superstructures et de logements pour les réfugiés. Nous montrerons cela au monde avec des preuves », a-t-il déclaré.

Il a confirmé que les forces de l’opération « Source de paix » contrôlent une zone de 4 220 kilomètres carrés dans le nord de la Syrie, selon l’agence.

La Turquie et la Russie ont convenu mardi dernier de convenir de retirer de la zone de sécurité les milices des « Unités de protection kurde » sur une distance de 30 km en 150 heures.

https://horrya.net/archives/115502

Une carte des communautés religieuses et ethniques de la Syrie et du Liban (1935)


D’après certaines informations qui circulent largement autour des communautés et ethnies en Syrie, notamment autour de la présence des kurdes au nord et nord-est du pays, parlent qu’en:

1962 : la politique de la « ceinture arabe » : séparer les régions kurdes de Syrie de celles de Turquie et d’Irak en favorisant l’implantation de populations arabes. 150 000 Kurdes sont déchus de leur nationalité syrienne

Or certaine carte topographique datant de 1935 montrant la présence des communautés religieuses et ethniques en Syrie dément l’invention de “ceinture arabe” :

 

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Une carte des communautés religieuses et ethniques de la Syrie et du Liban (1935).
Carte établie par le Bureau topographique des troupes françaises du Levant. • Public domain

L’ONU appelle les dirigeants à écouter la colère qui s’exprime dans de nombreux pays du monde


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L’ONU appelle les dirigeants à écouter la colère qui s’exprime dans de nombreux pays du monde

25 octobre 2019

L’ONU a exprimé vendredi son inquiétude concernant les situations de troubles dans de nombreux pays, notant que, même si chaque situation est unique, les manifestations ont pour point commun la colère des populations au sujet des inégalités et leur méfiance à l’égard des dirigeants politiques.

Libération immédiate des 128000 détenu.e.s syrien.ne.s en détention arbitraire


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Syriens et Russes accélèrent leur déploiement à la frontière syro-turque


 

Syriens et Russes accélèrent leur déploiement à la frontière syro-turque

Le régime syrien et son allié russe ont accéléré vendredi le déploiement de leurs troupes à la frontière syro-turque, au moment où les Américains ont annoncé l’envoi de renforts militaires dans une zone pétrolière plus à l’est sous contrôle kurde.

Selon un photographe de l’AFP, un long convoi de transports de troupes, avec à bord des centaines de soldats agitant des drapeaux syriens, a fait son entrée dans la ville de Kobané, à l’extrême nord du pays en guerre depuis 2011.

Ils ont paradé dans les rues en chantant: “Un, un, un, le peuple syrien n’est qu’un!”

Près de la ville à majorité kurde de Qamichli, dans le nord-est, des véhicules blindés arborant des drapeaux russes ont quitté une base du régime syrien en direction de l’ouest pour une nouvelle journée de patrouilles près de la frontière turque, conformément à un accord conclu entre Moscou et Ankara.

AFP / Les champs pétroliers en Syrie

Conclu pour permettre un arrêt définitif d’une offensive turque contre les forces kurdes, l’accord s’est traduit par l’abandon de positions tenues depuis des années par les Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les combattants kurdes).

Il signe aussi la fin du rêve d’autonomie des Kurdes syriens dans cette région frontalière de la Turquie.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), environ 180 véhicules de l’armée du président syrien Bachar al-Assad sont arrivés vendredi à Kobané.

L’OSDH a par ailleurs fait état vendredi d’affrontements sporadiques dans la zone sous contrôle turc, malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 octobre entre les FDS et les forces d’Ankara. Une attaque de drone turc a blessé cinq membres d’une même famille dans leur voiture près de la ville d’Ain Issa.

L’évolution du conflit en Syrie profite largement au régime Assad, qui récupère sans combattre de larges portions d’un territoire qui lui échappaient depuis des années.

– Soldats russes venus de Tchétchénie –

Selon Moscou, près de 300 militaires russes basés en Tchétchénie ont été envoyés en renfort dans le nord-est de la Syrie.

Ils appuieront les troupes russes déjà présentes sur le territoire, Moscou prêtant main forte depuis 2015 à Assad, son allié, dans la guerre.

Ces renforts seront déployés dans la zone de 30 km de large à la frontière syro-turque définie par l’accord russo-turc sur le retrait des forces kurdes. Selon l’armée russe, 20 véhicules blindés supplémentaires ont été envoyés en Syrie.

AFP / Delil SOULEIMAN Un véhicule blindé arborant un drapeau russe patrouille le long de la frontière syro-turque près de la ville syrienne de Darbasiyah (nord-est), le 25 octobre 2019

L’offensive turque avait été déclenchée le 9 octobre après un feu vert de facto du président américain Donald Trump qui avait alors spectaculairement lâché les FDS, forces qui avaient été déterminantes pour vaincre sur le terrain le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Les Américains se sont retirés de plusieurs bases du nord de la Syrie, mais M. Trump a annoncé jeudi l’envoi de renforts militaires dans une zone pétrolière dans l’Est toujours sous contrôle kurde. Quelque 200 soldats américains y sont actuellement postés.

L’opération se fera en coopération avec les FDS, qui restent présentes dans l’Est au delà de la zone frontalière “neutralisée” par les Turcs.

“L’objectif est d’empêcher que les champs pétroliers tombent aux mains de l’EI ou d’autres groupes déstabilisateurs”, a expliqué un responsable militaire. “Nous devons interdire à l’EI cette source de revenus pour prévenir toute résurgence” du groupe jihadiste.

– Civils renvoyés par la force –

Washington, largement critiquée par les capitales occidentales à propos de l’offensive turque dans le nord-est de la Syrie, où les Kurdes assuraient la garde de camps de détenus de l’EI, a reconnu que plus de 100 prisonniers du groupe jihadiste s’étaient échappés depuis le lancement de l’opération turque.

L’offensive visait à éloigner de son territoire les milices kurdes -que la Turquie qualifie de “terroristes”- et à faciliter le retour dans leur pays d’une partie des 3,6 millions de réfugiés syriens présents sur son sol.

Pour les Kurdes, cela impliquera d’importants déplacements de populations à leur détriment. Selon l’OSDH, quelque 300.000 civils ont été chassés depuis le 9 octobre.

Les ONG Amnesty International et Human Rights Watch ont accusé Ankara d’avoir déjà renvoyé par la force des civils syriens dans leur pays en guerre pendant les mois ayant précédé le déclenchement de l’offensive turque.

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie, le conflit syrien s’est complexifié au fil des ans avec l’implication de puissances étrangères et de groupes jihadistes et a fait plus de 370.000 morts.

Le sort du pétrole syrien à l’est de l’Euphrate menace l’accord turco-russe/مصير النفط السوري شرق الفرات يهدد الاتفاق التركي – الروسي


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Le sort du pétrole syrien à l’est de l’Euphrate menace l’accord turco-russe

مصير النفط السوري شرق الفرات يهدد الاتفاق التركي – الروسي

عماد كركص – 26 أكتوبر 2019

يفتح تصريح الرئيس الأميركي دونالد ترامب الأخير، حول إبقاء عددٍ من جنود بلاده لحماية حقول النفط والغاز السورية الخاضعة لسيطرة “قوات سورية الديمقراطية” (قسد)، الباب على مصراعيه أمام وقوع إشكالية جديدة قد تفضي إلى إعاقة تنفيذ الاتفاق التركي – الروسي حول منطقة شرق الفرات، والذي توصل إليه لقاءُ القمّة الذي جمع في منتجع سوتشي رئيسي البلدين رجب طيب أردوغان وفلاديمير بوتين، يوم الثلاثاء الماضي. ويقضي الاتفاق التركي – الروسي بانسحاب “قسد” من كامل الحدود التركية – السورية بعمق 30 كيلومتراً، مع تسيير دوريات تركية – روسية داخل عمق 10 كيلومترات من هذه المنطقة، إضافة إلى دخول حرس الحدود التابع للنظام السوري، للمشاركة في إبعاد القوات الكردية عن المسافة المتفق عليها، قبل البدء بتسيير هذه الدوريات.
وبعدما كان قد أكد عزمه على سحب كامل القوات الأميركية من سورية، أعرب الرئيس الأميركي، الذي تواجه سياسته في هذا البلد انتقادات متزايدة داخل واشنطن، يوم الإثنين الماضي، عن نيته طلب الإبقاء على عددٍ من الجنود لحماية حقول النفط في منطقة شرق الفرات. وفي السياق، قال ترامب إن “عدداً محدوداً من الجنود الأميركيين سيبقون في سورية، بعضهم ليحمي حقول النفط، فيما سينتشر البعض الآخر على الحدود السورية – الأردنية”. وأضاف: “قلت دائماً إذا كنا سننسحب فلنحمِ النفط، يمكن للولايات المتحدة أن ترسل واحدةً من كبرى شركاتها النفطية للقيام بذلك في شكلٍ صحيح”.

كلام ترامب كرّره وزير دفاعه مارك إسبر في اليوم نفسه، حين أشار إلى أن واشنطن “تناقش إبقاء بعض القوات (الأميركية) في الحقول النفطية، شمالي شرقي سورية”، موضحاً أن “هذه القوات ممكن أن تبقى قرب الحقول التي تسيطر عليها (قسد) لضمان عدم سيطرة تنظيم (داعش) أو جهات أخرى على النفط”. ولفت إسبر إلى أن بعض القوات الأميركية لا تزال تتعاون مع ما سمّاها “قوات شريكة” قرب الحقول النفطية، وأن المناقشات جارية بشأن إبقاء بعضها هناك، مضيفاً أنه لم يقدم اقتراحه هذا بعد، لكن “مهمة البنتاغون بحثُ كافة الخيارات”. وأول من أمس، الخميس، حذّر إسبر من أن تركيا “تسير في الاتجاه الخاطئ” من خلال توغلها العسكري في سورية، واتفاقها مع روسيا على تسيير دوريات مشتركة في “منطقة آمنة” هناك.

وعقب ذلك، قال أحد مسؤولي وزارة الدفاع الأميركية في بيان، ليل الخميس الجمعة، إن “أحد أهمّ المكاسب التي حقّقتها الولايات المتّحدة مع شركائنا في الحرب ضدّ تنظيم داعش هو السيطرة على حقول النفط في شرق سورية، وهي تُعدّ مصدرَ عائداتٍ رئيسيّاً لداعش”. وأضاف المسؤول الأميركي، الذي لم يكشف هوّيته، أنّ “الولايات المتّحدة ملتزمة بتعزيز موقعنا في شمال شرق سورية بالتنسيق مع شركائنا في قوّات سورية الديمقراطيّة، عبرَ إرسال دعم عسكري إضافي لمنع حقول النفط هناك من أن تقع مجدّداً بيَد تنظيم الدولة الإسلامية أو فاعلين آخرين مزعزعين للاستقرار”.

ويهدد إبقاء عددٍ من الجنود الأميركيين في منطقة شرق الفرات السورية لحماية حقول وآبار النفط والغاز التي وقعت تحت سيطرة سلطة “قسد” بإشراف أميركي خلال معارك “التحالف الدولي” لطرد تنظيم “داعش” من المنطقة، مصير الاتفاق التركي – الروسي، أو قد يؤدي إلى عرقلته على الأقل، وذلك في ظلّ تصادم قد يكون متوقعاً بين المصالح الروسية والأميركية حول تلك الحقول. ولم تخفِ موسكو يوماً رغبتها في أن يكون لها موطئ قدم عند تلك الحقول والآبار، من خلال شراكتها القائمة مع النظام. وفي هذا الخصوص، كان نائب وزير الخارجية الروسي ميخائيل بوغدانوف واضحاً جداً، حين اعتبر في تصريحٍ، يوم الأربعاء الماضي، أن “منابع وحقول النفط في شمال شرق سورية يجب أن تكون تحت سيطرة حكومة النظام”، معرباً عن أمل بلاده “في أن يقدم المقاتلون الأكراد ضمانات للخروج من منطقة الحدود التركية – السورية”.

وتضّم المنطقة التي يتوجب على “قسد” الانسحاب منها بحسب الاتفاق الروسي – التركي (على عمق 30 كيلومتراً)، حقولاً للنفط والغاز تقع جميعها في محافظة الحسكة، منها حقول الرميلان للنفط والغاز، كراتشوك، القحطانية، والسويدية (غاز)، وحقل زاربا المحاذي للحدود التركية – السورية. بعض هذه الحقول يقع ضمن منطقة الـ10 كيلومترات التي ستُسيّر فيها الدوريات الروسية – التركية، وبعضها الآخر ضمن منطقة الـ30 كيلومتراً التي من المفترض أن تنسحب منها “قسد” التي تديرها حالياً. وفي هذا الإطار، تجدر الإشارة إلى أن أجزاء من بعض الحقول النفطة تقع خارج هذه المنطقة (10 أو 30 كيلومتراً)، إذ تتوزع الآبار التي يفوق عددها الألفي بئر على مساحةٍ جغرافية واسعة، ما يضع بعضها خارج الخط المحدد للمنطقة المتفق عليها بين موسكو وأنقرة، وهو أمرٌ سيجعل كيفية إدارتها معقدة وإشكالية.

هذا الواقع يؤكده مهندس البترول، الباحث السياسي السوري، سعد الشارع، موضحاً أن “إدارة هذه الحقول النفطية ستكون من الناحية الهندسية والتقنية معقدة، لكون الكثير من الآبار تقع داخل المنطقة المتفق عليها، ومنها ما يقع خارجها”.

ويلفت الشارع، في حديثٍ مع “العربي الجديد”، إلى أن “إبقاء الولايات المتحدة على دعمها لقسد بما يخص حماية النفط أو إدارته، وهو ما نلمسه من التصريحات الأميركية المتعاقبة أخيراً، سيجعل من الناحية التقنية الاستفادة مستحيلة من هذه الآبار – حتى تلك التي تقع في منطقة الـ10 أو الـ30 كيلومتراً وأياً كانت الجهة التي ستستولي عليها، من دون الوصول إلى الحقول الأساسية التي من المتوقع ألا تسحب واشنطن جنودها أو شركاتها منها”.

ويلفت الباحث السياسي والخبير النفطي السوري إلى “غزارة الإنتاج النفطي في جنوب المنطقة المتفق عليها (بين روسيا وتركيا)، حيث تدير قسد أيضاً منشآت ضخمة في دير الزور وجنوب الحسكة”، متوقعاً أن تبقي الولايات المتحدة على دعمها لهذه القوات (التي يشكل الأكراد غالبيتها) لتدير هندسياً الحقول والآبار في المنطقة المتفق عليها بين الأتراك والروس، من الحقول الأساسية جنوباً”. ويُذكّر بأن “إصرار الأميركيين على عدم ذهاب عائد النفط السوري لصالح النظام، ولا حتى لصالح حلفائه، سواء أكانوا الروس أم الإيرانيين، وهو أمر من غير المعروف مدى استمراريته في ظلّ رغبة واشنطن بعدم التفريط بهذه الورقة، المرتبطة بحسب رأيها بإعادة الإعمار في سورية وملفات مستقبلية أخرى، تتعلق بشكل وصيغة الحلّ السوري النهائي”.

بدوره، يستبعد الباحث المتخصص بأمن الطاقة والتأثيرات السياسية والاقتصادية، حسن الشاغل، أن “تتخلى الولايات المتحدة عن الآبار النفطية التي تقع ضمن نطاق سيطرتها في سورية”، لافتاً إلى أنها “دائمة التحرك لفرض حصار وعقوبات اقتصادية على النظام، ليس لأهمية هذه الآبار أو الحقول بالنسبة إليها أو إلى سوق الطاقة الدولية، وإنما لأهميتها الاقتصادية عند النظام الذي هو بأمسّ الحاجة اليوم لعائدات النفط من أجل ترميم قدراته الاقتصادية والعسكرية، بعدما جفّت احتياطاته من العملة الأجنبية في المصرف المركزي”. وبناءً عليه، لا يرى الشاغل في حديثه لـ”العربي الجديد” أي إمكانية لـ”حصول تخلٍ أميركي عن هذه الآبار، أياً كانت الجهة المسيطرة على المنطقة المعنية”، مؤكداً “عزم البنتاغون على مواصلة حمايتها، على الرغم من جدواها الاقتصادية الضئيلة، مقارنةً بآبار جنوب الحسكة ودير الزور”.

من جهته، يرى الباحث السياسي المتخصص في الشؤون الروسية، محمود حمزة، أن “قسد سيجري حلُّها بطريقة أو بأخرى بعد الاتفاق التركي الروسي، لكن النفط السوري بالنسبة للأميركيين يعني تأمين كلفة وجودهم في سورية (قسد)”، مستبعداً “حصول أي مواجهة انتحارية مع الجنود الأميركيين الذين سيتولون حماية هذه الآبار من قبل أي طرفٍ سيتواجد على الأرض (الروس أو الأتراك أو قوات النظام)”.

شبيحة حزب الله تعتدي بعنف شديد على المعتصمين في بيروت


 

Chabihha-شبيحة

شبيحة حزب الله تعتدي بعنف شديد على المعتصمين في وسط بيروت

Des Chabbiha de Hezbollah ont violemment agressé des manifestants au centre-ville de Beyrouth

 

مشاهد مصوّرة توثق اعتداءات أنصار “حزب الله” على المتظاهرين في بيروت

بيروت ــ العربي الجديد – 25 أكتوبر 2019

استبق أنصار “حزب الله” اللبناني خطاب زعيمهم، حسن نصرالله، اليوم الجمعة، تاسع أيام الحراك الشعبي الواسع الذي يشهده لبنان من شماله إلى جنوبه، باقتحام الاعتصام المركزي في ساحة رياض الصلح بالعاصمة بيروت، والاعتداء على المتظاهرين السلميين بالأيدي والعصي، وفق ما أظهرت مقاطع مصوّرة من هناك، ما أدّى إلى وقوع إصابات في صفوف المحتجّين.

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